organization:environmental protection agency

  • L’environnement aux mains des climatosceptiques américains
    https://www.mediapart.fr/journal/international/200118/l-environnement-aux-mains-des-climatosceptiques-americains

    Un des sites charbonniers de la Murray Energy Corporation à Powhatan Point (Ohio). © Reuters Cible du secteur de l’énergie et de la frange dure républicaine, la puissante agence américaine de l’environnement (EPA) est désarmée un an après Trump, influencée comme jamais par les lobbies et les amis riches du président.

    #International #Donald_Trump #environnement #EPA #Scott_Pruitt


  • Czech voters to give verdict on president’s anti-immigrant populism | World news | The Guardian

    https://www.theguardian.com/world/2018/jan/11/czech-voters-to-give-verdict-on-presidents-anti-immigrant-populism

    Jiří Drahoš, main challenger to incumbent Miloš Zeman, pledges to ensure that country will face the west if he wins poll on Friday

    The Czech president, Miloš Zeman. Photograph: Martin Divisek/EPA

    Thu 11 Jan ‘18 05.00 GMT

    Robert Tait in Prague

    The Czech president, Miloš Zeman, has been accused of promoting a climate of “vulgarity, incompetence and corruption” as the Czech Republic heads into a presidential election widely seen as a referendum on his controversial brand of anti-immigrant populism and the country’s place in the western alliance.

    #république_tchèque #tchéquie #populisme #extrême_droite #europe


  • Shhhh. The “Gene Silenced” Apple Is Coming. – Mother Jones
    http://www.motherjones.com/food/2018/01/shhhh-the-gene-silenced-apple-is-coming/#

    Why go through all this trouble to change the color of the fruit? The Arctic’s non-browning properties mean it can be sold pre-sliced, which the company says makes it more appealing as a snack food for kids. And unlike other prepackaged apple slices, “our non-browning sliced apples are preservative free, avoiding negative flavor and aroma impacts of anti-browning treatments,” Okanagan President Neal Carter told me.

    Et l’argument écologiste en prime

    And if the apples stay white, we’re less likely to toss them out, according to the Breakthrough Institute, which is helping promote the fruit: “By eliminating superficial bruising and browning, the Arctic Apple holds the potential to dramatically reduce consumer food waste once it enters the market.” Food makes up the largest share of waste at municipal landfills, according to the Environmental Protection Agency. Around the world, almost half of all fruits and vegetables are wasted every year, according to the Food and Agriculture Organization, and that includes a startling 3.7 trillion apples.
    Okanagan Specialty Fruits Inc.

    But if the point of the apple is to help reduce food waste, why market it in a way that requires so much packaging? I asked the company, and it responded that the plastic bags are recyclable, as are the shipping cartons and trays. Still, it’s hard to see how whole apples would require as much plastic, recyclable or not.

    Et la mention OGM n’est pas sur l’emballage

    ut the Arctic apples are one of the first genetically modified foods created to please consumers, rather than farmers. “It’s good for people to bite into one of these apples and see in their own hand how simple it is,” says Professor Pam Ronald, a plant pathologist and geneticist at the University of California-Davis. “It tastes the same.”
    If you come across a packet of Arctic apple slices in stores, it won’t say “GM” on the label.

    That’s only if they know what they’re eating. A law signed in 2016 by President Barack Obama requires companies to reveal whether a product is genetically modified, but it does not force them to print that information on its packaging. If you come across a packet of Arctic apple slices in stores, it won’t say “GM” on the label. Instead, there will be a QR code on the back that you can scan with a smartphone to learn more about Okanagan and the biotechnology at work.

    #OGM #discours #Pomme


  • Environnement : comment Trump tente de museler les scientifiques américains

    http://www.lemonde.fr/international/article/2017/12/23/les-scientifiques-americains-cible-d-une-chasse-aux-sorcieres_5233983_3210.h

    L’Agence de protection de l’environnement (EPA) subit de plein fouet l’offensive de la Maison Blanche pour saper la préservation de la nature et du climat au profit de l’industrie.

    Le candidat Donald Trump s’y était engagé dès février 2016 : « Le département de la protection environnementale : nous allons nous en débarrasser dans presque toutes ses formes », même si on conservera « quelques friandises ». Promesse tenue : sous la houlette de Scott Pruitt, climatosceptique notoire de l’Oklahoma, l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) se saborde consciencieusement et démantèle les régulations environnementales adoptées sous Barack Obama.

    Pour cela, il faut agir sur les hommes. Scott Pruitt mène donc une véritable guérilla contre des fonctionnaires et des scientifiques qui lui sont hostiles. Dans une atmosphère paranoïaque, il a fait déminer pour 3 000 dollars (2 500 euros) son bureau pour vérifier qu’il n’y avait pas de micro caché et s’est fait financer pour 25 000 dollars une cabine de télécommunications sécurisée pour pouvoir s’entretenir confidentiellement avec la Maison Blanche. Victime de menaces et sous protection policière rapprochée, Scott Pruitt agit sur quatre axes : découragement des salariés, voire intimidation, même s’il n’y est officiellement pour rien ; recomposition des comités scientifiques en y nommant des défenseurs des industries polluantes ; réduction au silence des scientifiques ; sabrage du budget et des effectifs.

    Les salariés intimidés par une officine ultraconservatrice

    La syndicaliste Nicole Cantello, par exemple, raconte sa mésaventure. Ce 15 février, cette avocate salariée de l’EPA depuis vingt-six ans est devant son ordinateur. Soudain, elle voit apparaître une demande de recherche de ses courriels : tous ceux qui mentionnent le nom de Pruitt. Cette requête ne tombe pas par hasard. Dix jours plus tôt, le 6 février, elle a organisé une manifestation à Chicago contre la nomination par Donald Trump de M. Pruitt. Bien sûr, rien n’émane de l’EPA ou de M. Pruitt. La demande d’information a été formulée par le juriste Allan Blutstein, qui dirige America Rising, une officine ultraconservatrice qui aide les républicains à constituer des dossiers. « J’étais stressée. J’ai pensé qu’ils voulaient me discréditer », s’est alors inquiétée Mme Cantello.

    Tous ceux qui se sont opposés publiquement à M. Pruitt sont dans le collimateur d’America Rising. Michael Cox (Etat de Washington) figurait sur la liste noire pour avoir envoyé lors de son départ à la retraite une lettre ouverte cinglante à M. Pruitt, tout comme Gary Morton, qui avait manifesté contre les coupes budgétaires à Philadelphie. « C’est une chasse aux sorcières contre les employés de l’EPA qui ne font que tenter de protéger la santé humaine et l’environnement. Ils essaient de nous intimider et de nous réduire au silence », a accusé Gary Morton dans le New York Times.

    Dans sa vingtaine de requêtes, Allan Blutstein revendique avoir « été à la pêche » en visant ceux qui disaient du mal de M. Pruitt, des syndicalistes mais pas toujours, pour vérifier s’ils violaient les règles de l’EPA. Le problème, c’est qu’il a le droit en sa faveur, comme l’explique Nicole Cantello. « Nous avons la loi sur la liberté d’information, et chacun peut demander mes mails. C’est légitime si c’est pour savoir si je fais bien mon travail », nous confie-t-elle, en sa qualité de syndicaliste, en communiquant par adresse mail et téléphone privés.

    C’est ce même droit qu’utilisent les médias pour avoir accès à l’agenda détaillé de M. Pruitt. L’affaire a cependant tourné au scandale quand on a découvert que l’EPA avait signé un contrat – depuis annulé — de « surveillance médiatique » de 120 000 dollars avec une société associée à America Rising.

    Des comités scientifiques probusiness

    Scott Pruitt excelle dans l’art d’utiliser les armes de ses adversaires. On accuse les entreprises dont il écoute les avis d’être en conflit d’intérêts. Il use de ce même argument pour chasser des comités scientifiques chargés de conseiller l’EPA, ceux qui bénéficiaient de subventions de la part de cette dernière. « Nous devons nous concentrer sur la science, pas sur la science politique », a déclaré M. Pruitt en octobre. La manœuvre permet d’exclure les scientifiques financés sur fonds publics. Donna Kenski en a été la victime. Cette démocrate travaille pour une agence de Chicago qui analyse la qualité de l’air des grands lacs et reçoit indirectement de l’EPA, par l’intermédiaire de l’Etat de l’Illinois, 900 000 dollars. Son mandat de trois ans au sein de cet organisme a été révoqué prématurément. Elle avait été nommée à l’époque contre l’avis du sénateur de l’Oklahoma, le climatosceptique James Inhofe.

    Ces départs permettent de faire de la place aux défenseurs des entreprises. Ainsi, Michael Honeycutt a été nommé président du bureau de conseil scientifique de l’EPA. Ce toxicologue texan est connu pour avoir jugé excessives les normes sur l’ozone fixées par l’agence environnementale et a cosigné une étude accusant celle-ci d’avoir exagéré les bénéfices sur la santé d’un air plus pur. Il retrouvera dans ce comité le Californien Robert Phalen, célèbre pour avoir estimé que « l’air moderne est un peu trop pur pour une santé optimale », mais aussi l’ancien directeur de recherche de l’entreprise pétrolière de l’Oklahoma Phillips 66, ou encore l’ancien responsable environnement de la compagnie d’électricité d’Atlanta Southern Co, l’un des plus gros émetteurs de CO2 des Etats-Unis.

    Les comités scientifiques s’ouvrent à des gens « qui croient que le travail de l’EPA est de stimuler l’économie américaine, car elle est plus importante que la santé de gens et l’environnement », déplore un scientifique réduit au silence.

    Pour nommer les cadres dirigeants de l’EPA, une confirmation du Sénat est souvent nécessaire : William Wehrum a ainsi été investi de justesse pour (dé)réguler la protection de l’air, alors qu’il a longtemps défendu les entreprises pétrolières. Mais Michael Dourson, qui a par le passé été payé pour critiquer des études scientifiques défavorables à ses clients de la chimie et du pétrole, a dû renoncer à prendre en charge la direction des risques chimiques et de pollution.

    Les scientifiques réduits au silence

    C’était en septembre. Un colloque devait se tenir à Rhode Island sur les conséquences du réchauffement climatique qui affecte la baie de Narragansett, le plus grand estuaire de la Nouvelle-Angleterre, situé entre Boston et New York. Trois scientifiques de l’EPA devaient y prendre la parole mais, à la dernière minute, la direction le leur a interdit, au prétexte qu’il ne s’agissait pas d’un événement EPA. Une trentaine de manifestants ont protesté, avec des pancartes : « La science, pas le silence ».

    Les consultations de l’agence perdent désormais en crédibilité et servent de plate-forme politique. Pour annuler la loi sur l’air de Barack Obama, qui aurait pu servir de feuille de route pour respecter l’accord de Paris, l’EPA a tenu une séance publique en Virginie-Occidentale, dans un bassin minier. M. Pruitt vient de rajouter trois réunions, dont une à Gillette, capitale charbonnière du Wyoming.

    Le budget sabré, les salariés désertent

    Au printemps, M. Trump a indiqué qu’il voulait diminuer de 30 % le budget de l’EPA, qui atteignait 8 milliards de dollars en 2017, et réduire ses effectifs de 3 200 personnes sur un total de 15 000. La Chambre a proposé une réduction de 8 % et le Sénat de 2 %, soit environ 150 millions de dollars. Mais les budgets consacrés à l’eau, à l’environnement, au climat sont ciblés et baissent de 10 % environ. Faute d’accord, le budget 2017 est provisoirement reconduit à un niveau ayant baissé de plus de 20 % depuis le début de la décennie.

    La voie budgétaire ne sera peut-être même pas nécessaire, car le travail de sape de Scott Pruitt porte ses fruits, comme l’a révélé, le 22 décembre, le New York Times. Depuis que Donald Trump est au pouvoir, 700 personnes ont quitté l’agence – retraite, démission, transaction –, dont plus de 200 scientifiques : une centaine de spécialistes de la protection de l’environnement et 9 directeurs de départements. Sur les 129 embauches de l’année, seules 22 sont des scientifiques ou des étudiants scientifiques.

    De surcroît, M. Pruitt n’a que 150 inspecteurs chargés de faire respecter la réglementation, alors que la loi exige un minimum de 200. Et l’EPA ne veut plus prendre en charge les frais du ministère de la justice, qui est son bras armé pour attaquer les contrevenants. L’atmosphère est crépusculaire. Comme 20 personnes non remplacées de son bureau de San Francisco, Lynda Deschambault est partie de l’agence au bout de vingt-six années. Elle a confié son désarroi au New York Times : « Le bureau était une morgue. »


  • E.P.A. Officials, Disheartened by Agency’s Direction, Are Leaving in Droves - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2017/12/22/climate/epa-buyouts-pruitt.html

    Une bonne stratégie pour imposer un agenda favorable aux entreprises prédatrices : supprimer les agents de la régulation et du contrôle.

    WASHINGTON — More than 700 people have left the Environmental Protection Agency since President Trump took office, a wave of departures that puts the administration nearly a quarter of the way toward its goal of shrinking the agency to levels last seen during the Reagan administration.

    Of the employees who have quit, retired or taken a buyout package since the beginning of the year, more than 200 are scientists. An additional 96 are environmental protection specialists, a broad category that includes scientists as well as others experienced in investigating and analyzing pollution levels. Nine department directors have departed the agency as well as dozens of attorneys and program managers. Most of the employees who have left are not being replaced.

    The departures reflect poor morale and a sense of grievance at the agency, which has been criticized by President Trump and top Republicans in Congress as bloated and guilty of regulatory overreach. That unease is likely to deepen following revelations that Republican campaign operatives were using the Freedom of Information Act to request copies of emails from E.P.A. officials suspected of opposing Mr. Trump and his agenda.

    #EPA #USA #Environnement #Capitalisme_prédateur


  • Five Covert Techniques Used by Trump to Cut Government Oversight - Pacific Standard
    https://psmag.com/news/how-trump-is-covertly-deregulating-the-country

    How the Trump administration skirts the obstacles that make it hard for federal agencies to deregulate industries.

    Here are five techniques being used by the Trump administration.

    The Data Dump

    An agency can’t regulate blind. Deprive a regulator of information, and it can’t do much.

    [...] exemple : ne plus collecter les données mettant en relation sexe et salaire

    The Enforcement Strike

    Sometimes, just doing less adds up to deregulation, in a form that’s difficult to identify and even harder to challenge in court.

    [...]exemple : La SEC poursuit moins de monde

    The Budget Squeeze

    The White House’s decision to impose a so-called “regulatory budget” on government agencies is one of its more innovative moves to shrink the footprint of the federal bureaucracy. Each agency’s allotment creates a sort of deregulatory cap-and-trade system designed to force the agency to make it cheaper for the private sector to comply with rules.

    [...] exemples : toutes les agences

    The Slowdown

    The rush toward the end of the Obama administration to finalize lingering rules left many of them to go into effect after January 20th, when Trump took office. That left open a possibility the White House has embraced: delay.

    [...] exemple : les régulations sur les mines

    The Expanding Exemptions

    Many agency rules include exceptions to their requirements—when or where the rule applies, to whom it applies. Interpreting exceptions expansively or using them more aggressively are ways to cut back on a rule’s practical effect without revising it or taking it off the books.

    [...] exemple : l’EPA

    Bref, comment mener une politique via des règles administratives sans passer par la loi et le débat public. Il serait intéressant de voir comment ce modèle se déploie un peu partout dans le monde.

    #Dérégulation #Politique #Administration


  • Data visualisation mistakes — and how to avoid them
    The FT’s chart expert outlines some basic errors and simple fixes

    https://www.ft.com/content/3b59f690-d129-11e7-b781-794ce08b24dc

    https://www.ft.com/__origami/service/image/v2/images/raw/http%3A%2F%2Fcom.ft.imagepublish.prod.s3.amazonaws.com%2Fcc096136-d367-11e7-ae3e

    Pakistan’s education inequality was barely noticeable in the original chart; now its bias against girls becomes the standout story © EPA

    There is a moment in Double Indemnity, the 1940s Hollywood noir classic, when you finally realise that anti-hero Walter Neff’s attempt to get away with murder will end badly. His colleague, Barton Keyes, suspects foul play in a seemingly straightforward insurance case.

    What makes it clear that Neff is up against a master logician? Keyes has outsized charts on his office walls that project a bold message: beware the intellectual power of an executive with a firm grasp of the facts.

    https://www.ft.com/__origami/service/image/v2/images/raw/http%3A%2F%2Fcom.ft.imagepublish.prod.s3.amazonaws.com%2Fd6e15e9a-d12a-11e7-b781
    Walter Neff (Fred MacMurray) in Barton Keyes’ (Edward G Robinson) chart-filled office

    Fast forward to 2017 and the intervening decades have not necessarily been kind to the use of charts in business. My colleague Andrew Hill wrote recently about a survey of business leaders’ preferred formats for insights: “None favoured infographics, which too often emphasise ‘graphic’ over ‘info’.”

    Pejorative connotations of the word infographic often start from this perspective as corporate designers, desperate to dress up “dull” data, veer away from facts towards aesthetics. Reclaiming the value of charts requires a fundamental rethink.

    In 2014, Unesco asked me to review graphics published in a series of reports on access to education in the Asia-Pacific region. I spent a pleasant week in Bangkok working with a knowledgable and talented team whose passion for their work was unquestionable. We spent most of our time discussing why the charts in their reports were uniformly awful.

    For example, take Figure 7, the memorably titled “Gender Parity Index of the adjusted net intake rate in primary education, 2009” from the report on Universal Primary Education.

    https://www.ft.com/__origami/service/image/v2/images/raw/http%3A%2F%2Fcom.ft.imagepublish.prod.s3.amazonaws.com%2F21aaa5b6-d12c-11e7-b781
    UNESCO’s Figure 7 from Universal Primary Education: Gender Parity Index of the adjusted net intake rate, 2009

    This chart breaks one of the first rules of data visualisation. It is not self-sufficient.

    Assuming we know what the Gender Parity Index is, it is not clear what purpose the mysterious grey area in the centre is serving. Worse, this chart might injure you physically. Extended reading requires a chiropractic adjustment, thanks to the rotated labels. The liberal use of bright, saturated red matches the hue of the report’s cover but is the equivalent of UPPER CASE SHOUTING.

    How could this be turned into a useful chart?

    First, scaling. Why does the GPI start at 0.82 and finish at 1.12? There is of course just one reason — it is the default of the software used to create the chart.

    The GPI is actually a measure of gender bias in access to primary education, with a value of 1 denoting no bias (equality) between boys and girls. So we should really anchor the bars to 1 and represent deviations from this central point by pushing the values above and below 1 in opposing directions.

    This allows us to re-orient the chart, making the country labels easier to read. Simple text labels help confirm the shape and direction of the data to the reader.

    https://www.ft.com/__origami/service/image/v2/images/raw/http%3A%2F%2Fcom.ft.imagepublish.prod.s3.amazonaws.com%2Fa3eaaf48-d128-11e7-b781

    Next we can re-introduce the mysterious grey shaded area. It is actually Unesco’s performance target. This is essential information because it allows us to place each country’s performance in context.

    https://www.ft.com/__origami/service/image/v2/images/raw/http%3A%2F%2Fcom.ft.imagepublish.prod.s3.amazonaws.com%2Fb35fd52a-d128-11e7-b781

    We can bring back colour, this time to draw attention only to the countries that are not meeting the Unesco target. Distinct colours make it clear there are two different reasons for not hitting target. On-chart annotations concisely reinforce the main message.

    https://www.ft.com/__origami/service/image/v2/images/raw/http%3A%2F%2Fcom.ft.imagepublish.prod.s3.amazonaws.com%2Fc57652de-d128-11e7-b781

    Finally, clear titles help non-specialist readers tune in to a chart. Technical details can be relegated to the subtitle and footnotes — such as the source. It is important information, but not necessarily the first thing the reader should see.

    https://www.ft.com/__origami/service/image/v2/images/raw/http%3A%2F%2Fcom.ft.imagepublish.prod.s3.amazonaws.com%2Fd54bf36c-d128-11e7-b781

    If we compare the original and the rework, it is difficult to see how we are looking at the same data. Where Pakistan was previously barely noticeable, now its bias against girls becomes the standout story.

    In fact, it is only by reworking the chart that we can see it is of any use at all. Many charts cannot be transformed in this way. Adopt a “fewer but better” mantra when it comes to incorporating them in reports.

    With well-selected charts taking care of the key questions of “what?” and “how much?”, the text in a report can focus on the follow-on questions, such as “why?” and “so what?” By conceiving words and graphics simultaneously, reports can be restructured into readable and confident narratives.

    The willingness shown by Unesco to critique and improve its materials is also important. No amount of external consulting will achieve lasting improvements in quality unless the desire to improve is at the heart of an organisation.

    This may sound deceptively straightforward but communicating with data is a skill that has fallen through gaps in academic curriculums. Few receive formal training.

    In January 2018 we are inviting readers to the Financial Times for a one-day introductory Chart Doctor workshop on effective data presentation. More details and booking information are available via Eventbrite.

    In the meantime, we would like to hear from FT readers about the business charts that rile you most. We have opened up comments below for you to upload your own favourite bad graphics. Do your worst.

    #data #statistiques #visualisation #manipulation #graphiques #cartographie #sémiologie #jacques_bertin


  • The Toxic Chemical Industry Is Having a Really Great Year | New Republic
    https://newrepublic.com/article/145952/toxic-chemical-industry-really-great-year

    The Senate’s EPA spending bill would kill a program that assesses health risks posed by chemicals, the latest in a long line of recent gifts to the industry.

    #austérité” oblige #corruption #etats-Unis #crimes


  • Pruitt Bars Some Scientists From Advising E.P.A. - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2017/10/31/climate/pruitt-epa-science-advisory-boards.html

    Très fort ! Accuser les chercheurs qui touchent de l’argent de l’Agence fédérale de conflit d’intérêt, quand les industriels en seraient « par nature » exemplts. Ça c’est de la rhétorique...

    Mais ce n’est pas nouveau. Chez nous, on dénonce facilement les « chercheurs militants » (l’injure suprême, demandez à Gilles-Eric Séralini). mais personne ne considère ceux qui sont sous contrat d’entreprise comme des « militants du marché ». Pourtant...

    Scott Pruitt, the head of the Environmental Protection Agency, stripped a half-dozen scientists and academics of advisory positions Tuesday and issued new rules barring anyone who receives E.P.A. grant money from serving on panels that counsel the agency on scientific decisions.

    The move will effectively bar a large number of academic researchers, many of them experts in fields ranging from toxicology to epidemiology, from advising the E.P.A. on scientific matters, since the agency is one of the largest funders of environmental research.

    Mr. Pruitt was expected to appoint several industry representatives to the panels. He did not impose any new restrictions to prevent them from offering advice on environmental regulations that may affect their businesses.

    #Recherche #Conflits_intérêt #EPA #Indépendance_scientifique


  • #Glyphosate Found in All 5 Major Orange Juice Brands
    https://www.organicconsumers.org/news/glyphosate-found-all-5-major-orange-juice-brands

    Moms Across America founder Zen Honeycutt stated, "The discovery of glyphosate residue in orange juice is unacceptable, especially since a branch of the World Health Organization designated glyphosate a probable carcinogen, two years ago, back in the spring of 2015. The #EPA has had ample time to revoke the license of this chemical and restrict its use in our food and beverage crops.

    #vendus


  • Why Has the E.P.A. Shifted on Toxic Chemicals ? An Industry Insider Helps Call the Shots - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2017/10/21/us/trump-epa-chemicals-regulations.html

    Un lng papier très intéressant sur les changements a sein de l’Environmental Protection Agency. Le poids du lobby de l’industrie chimique et surtout la manière de poser les problèmes pour dénaturer les alertes de santé repérés par les chercheurs. Des « éléments de langage » qu’on retrouve dans toutes les tentatives de diminuer la régulation sur les produits chimiques. Une méthode qui « mise en doute » qui est devenu un cas d’école sur les formes modernes de la domination politique sur la science.

    So scientists and administrators in the E.P.A.’s Office of Water were alarmed in late May when a top Trump administration appointee insisted upon the rewriting of a rule to make it harder to track the health consequences of the chemical, and therefore regulate it.

    The revision was among more than a dozen demanded by the appointee, Nancy B. Beck, after she joined the E.P.A.’s toxic chemical unit in May as a top deputy. For the previous five years, she had been an executive at the American Chemistry Council, the chemical industry’s main trade association.

    The E.P.A.’s abrupt new direction on legacy chemicals is part of a broad initiative by the Trump administration to change the way the federal government evaluates health and environmental risks associated with hazardous chemicals, making it more aligned with the industry’s wishes.

    It is a cause with far-reaching consequences for consumers and chemical companies, as the E.P.A. regulates some 80,000 different chemicals, many of them highly toxic and used in workplaces, homes and everyday products. If chemicals are deemed less risky, they are less likely to be subjected to heavy oversight and restrictions.

    The E.P.A.’s new leadership also pressed agency scientists to re-evaluate a plan to ban certain uses of two dangerous chemicals that have caused dozens of deaths or severe health problems: methylene chloride, which is found in paint strippers, and trichloroethylene, which removes grease from metals and is used in dry cleaning.

    “It was extremely disturbing to me,” Ms. Hamnett said of the order she received to reverse the proposed pesticide ban. “The industry met with E.P.A. political appointees. And then I was asked to change the agency’s stand.”

    “No matter how much information we give you, you would never write a fair piece,” Liz Bowman, a spokeswoman for the E.P.A., said in an email. “The only thing inappropriate and biased is your continued fixation on writing elitist clickbait trying to attack qualified professionals committed to serving their country.”

    Before joining the E.P.A., Ms. Bowman was a spokeswoman for the American Chemistry Council.

    Mr. Pruitt has selected a replacement for Ms. Hamnett: Michael L. Dourson, a toxicologist who has spent the last two decades as a consultant helping businesses fight E.P.A. restrictions on the use of potentially toxic compounds. He is already at work at the agency in a temporary post while he awaits Senate confirmation.

    The American Chemistry Council, and its members, are among the top private-sector sponsors of Mr. Dourson’s research. Last year, he collaborated on a paper that was funded by the trade group. His fellow author was Dr. Beck.

    #Environnement #Politique_USA #EPA #Lobbyisme



  • 3 Drinks Flight Attendants Avoid When They’re Flying | Alternet
    https://www.alternet.org/food/3-drinks-flight-attendants-avoid-when-theyre-flying

    Encore un problème de santé publique lié à l’absence de régulation et de contrôle sur les activités privées.

    For that report, the EPA tested the onboard drinking water of 158 planes. According to the EPA findings, around 13 percent, or one in 10 airplanes, contained coliform (a hazardous form of E.coli bacteria) in its water supply. In that same Business Insider article it was further reported that through a Freedom of Information Act Request, a 2012 follow-up study by the EPA showed that the problems with airplane water had remained unchanged.

    This issue largely comes down to regulation. Quoted by Business Insider, the Association of Flight Attendants-CWA explained that the EPA is responsible for implementing regulations to ensure “safe drinking water on the aircraft.” The AFA had insisted on these measures “over 15 years ago,” but because it “gives broad discretion to airlines on how often they must test the water and flush the tanks… [the AFA] does not believe this regulation goes far enough or is sufficiently enforced."

    #Régulation #Contrôle #Santé_publique #Avions


  • USA: le Plan #climat d’Obama est abrogé - La Libre
    http://www.lalibre.be/actu/international/usa-le-plan-climat-d-obama-est-abroge-59dd2180cd70461d2689b0fe

    Le chef de l’Agence américaine de protection de l’Environnement (EPA), Scott Pruitt, a signé mardi un projet de décision abrogeant un ensemble de mesures prises par l’administration Obama pour lutter contre le changement climatique.

    Cette abrogation, une promesse de campagne de Donald Trump, intervient quelques mois après la décision du président américain de quitter l’accord de Paris sur le climat, estimant qu’il était défavorable aux Etats-Unis. Cet accord avait été signé en décembre 2015 par 195 pays, dont les Etats-Unis de Barack Obama, pour limiter la hausse de la température mondiale.


  • « Monsanto papers », les agences sous l’influence de la firme

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/10/05/monsanto-papers-les-agences-sous-l-influence-de-la-firme_5196332_3244.html

    Pour contrer le soupçon qui entoure le glyphosate, son produit-phare classé « cancérogène probable », la firme américaine interfère auprès des organismes de réglementation.

    En quatre décennies, la version officielle n’a jamais changé : le glyphosate n’est pas cancérogène. C’est ce que concluent avec constance les expertises des plus grandes agences réglementaires, chargées d’évaluer la dangerosité d’un produit avant et après sa mise sur le marché : l’Agence de protection de l’environnement (EPA) américaine et, sur le Vieux Continent, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA).

    Il a fallu attendre mars 2015 pour qu’une autre organisation, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) des Nations unies (ONU), parvienne à la conclusion inverse. Pour cette institution de référence, l’herbicide – produit-phare de Monsanto et pesticide le plus utilisé au monde – est génotoxique, cancérogène pour l’animal et « cancérogène probable » pour l’homme.

    Comment expliquer cette spectaculaire divergence ? La plupart des observateurs invoquent une raison majeure : pour rendre leurs conclusions, les agences se sont largement fondées sur des données confidentielles fournies par… Monsanto, alors que le CIRC, lui, n’a pas eu accès à ces données. En d’autres termes, la décision favorable au glyphosate est essentiellement basée sur les conclusions de l’entreprise qui le fabrique.

    Une expertise « scientifiquement erronée »

    Un toxicologue de renom va bientôt dénoncer cette situation : Christopher Portier, ancien directeur de diverses institutions fédérales de recherche américaines et associé, en 2015, aux travaux du CIRC. Grâce à des eurodéputés écologistes et une ONG qui en ont exigé copie auprès des autorités européennes, il est le seul scientifique indépendant à avoir pu ausculter les fameuses données ultra-secrètes.

    Il s’est alors aperçu que celles-ci recelaient des problèmes passés inaperçus. Le 28 mai 2017, il jette un pavé dans la mare en écrivant à Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne : pour lui, pas de doute, l’expertise des agences européennes, menée essentiellement sur la base des éléments transmis par Monsanto, est « scientifiquement erronée ». Ces dernières, assure-t-il, seraient passées à côté de huit cas d’augmentation d’incidence de certaines tumeurs, associés au glyphosate. Les agences ont beau réfuter en bloc, la polémique est lancée.

    Qui croire ? Pour tenter de répondre à cette question-clé, Le Monde s’est plongé dans les « Monsanto papers », ces dizaines de milliers de pages de documents internes que la firme a dû rendre publics dans le cadre d’une action collective menée aux Etats-Unis par près de 3 500 plaignants.

    La lecture de ces documents apporte de troublants éléments de réponse. Elle jette une lumière crue sur la manière dont les agences réglementaires tiennent compte des études secrètes – et parfois suspectes – de l’industrie. Elle conduit surtout à s’interroger sur l’intégrité et l’indépendance des expertises officielles sur le glyphosate.

    Une étude « indûment écartée »

    A Bruxelles, certains élus prennent la question au sérieux. En mai 2017, l’eurodéputé tchèque Pavel Poc (Socialistes et Démocrates) organise une réunion publique sur le sujet, sous les ors du Parlement européen.

    Ce jour-là, à la tribune, Peter Clausing, un toxicologue allemand associé à l’ONG Pesticide Action Network (PAN), lâche une bombe : d’après lui, une étude soumise par les industriels, qui montrait une augmentation d’incidences de lymphomes malins chez les souris les plus exposées au glyphosate, a été indûment écartée par l’EFSA, l’Autorité européenne de sécurité des aliments. Considérant que cette étude n’était pas fiable, l’agence n’a pas pris en compte ses résultats, pourtant susceptibles de l’alerter sur les dangers de ce produit.

    Dans son rapport d’expertise de novembre 2015, l’EFSA justifiait ainsi ce choix : « Au cours de la seconde téléconférence d’experts (TC 117), l’étude a été considérée comme non acceptable en raison d’infections virales qui ont pu influencer la survie [des animaux] ainsi que les incidences de tumeurs – en particulier les lymphomes. »

    Certains virus dits « oncogènes » peuvent en effet provoquer des tumeurs chez les animaux de laboratoire. Les souris utilisées pour cette étude dénommée « Kumar, 2001 » auraient contracté un virus de ce type (sans lien avec le glyphosate), brouillant ainsi les résultats.

    « Le gros problème est qu’aucun document ne mentionne le fait qu’une infection de ce genre a effectivement touché les animaux, assure le toxicologue Peter Clausing. Ce qu’on trouve dans les rapports préliminaires d’évaluation du glyphosate, c’est que ce type d’infection est possible, mais pas qu’elle s’est produite. Ce qui est d’abord décrit comme une possibilité devient, à l’issue de la “téléconférence 117”, un fait avéré. »

    Que s’est-il passé lors de cette « téléconférence 117 » ? Le 29 septembre 2015, à quelques semaines de la finalisation de l’expertise européenne, ce grand rendez-vous téléphonique réunit les experts de plusieurs agences. L’objectif est, d’une certaine manière, d’accorder les violons. Parmi les participants, figure un représentant de l’Agence américaine de protection de l’environnement, l’EPA, Jess Rowland. C’est lui qui supervise la réévaluation du glyphosate aux Etats-Unis. Et c’est lui, assure Peter Clausing, qui, au cours de la discussion, fait état d’une infection virale qui invaliderait l’étude « Kumar, 2001 ». Interrogée par Le Monde, l’EFSA confirme. Mais elle assure que « l’information présentée par l’EPA au cours de cette téléconférence a été vérifiée de manière indépendante » par ses propres experts.

    Un article sponsorisé par Monsanto

    Ni une ni deux, l’ONG bruxelloise Corporate Europe Observatory dépose, courant mai, une demande d’accès aux documents internes de l’EFSA pour le vérifier. La réponse tombe le 21 juin : il n’existe aucune trace, dans les archives de l’agence, d’une quelconque vérification des affirmations de Jess Rowland.

    Plus embarrassant, l’Agence européenne des produits chimiques, l’ECHA, écrit dans son propre rapport sur le glyphosate que l’étude « Kumar, 2001 » ne signale « aucune suspicion d’infection virale » des souris et que « le fondement réel de la décision de l’EPA n’est donc pas connu ». Dans une lettre au vitriol adressée le 22 mai à l’agence européenne, Peter Clausing fait un constat plus perturbant encore. « La première spéculation sur une infection virale en lien avec l’étude “Kumar, 2001” provient d’un article de 2015 sponsorisé par Monsanto et signé de Greim et collaborateurs. »

    Reste à savoir si les interventions d’un expert de l’agence américaine ont pu influencer l’expertise européenne. Les « Monsanto papers » montrent en tout cas que la firme est informée presque en temps réel, le lendemain même de la TC 117. « J’ai parlé du gly[phosate] avec l’EPA, écrit l’un de ses cadres dans un texto, à 14 h 38. Ils ont le sentiment d’avoir aligné l’EFSA pendant le coup de fil. »

    Ce n’est pas tout. Au siège de Monsanto, Jess Rowland n’est pas un inconnu : son nom surgit régulièrement dans les « Monsanto papers », en particulier en avril 2015, bien avant la fameuse réunion téléphonique. Alors que le glyphosate vient d’être classé « cancérogène probable » par l’agence de l’ONU (CIRC), et que sa réévaluation est en cours à l’EPA, une autre organisation fédérale américaine, l’Agence des substances toxiques et de l’enregistrement des maladies (ATSDR), vient à son tour d’annoncer avoir enclenché sa propre expertise.

    Le 28 avril 2015, deux cadres de Monsanto échangent des courriels. Le premier raconte avoir reçu un appel inopiné de Jess Rowland au sujet des velléités investigatrices de l’ATSDR. Le cadre le cite en ces termes : « Si je peux dézinguer ça, je mérite une médaille », aurait plastronné M. Rowland au bout du fil. « Mais il ne faut pas trop y compter, poursuit le responsable de la firme à l’adresse de son interlocuteur, je doute que l’EPA et Jess [Rowland] puissent dézinguer ça, mais c’est bon de savoir qu’ils essaient de se coordonner à la suite de notre insistance, et qu’ils partagent notre inquiétude de voir l’ATSDR parvenir aux mêmes conclusions que l’EPA. » « Wow ! C’est très encourageant », réagit son correspondant.

    Promiscuité

    Incidemment, l’échange montre que les employés de la firme sont déjà au courant des conclusions du panel d’experts présidé par Jess Rowland. Celui-ci ne finalisera pourtant son travail que… cinq mois plus tard.

    Les efforts promis par M. Rowland ont-ils payé ? L’évaluation du glyphosate par l’ATSDR a-t-elle été « dézinguée » ? Des informations de la presse américaine l’ont récemment donnée pour morte. Cependant, interrogée par Le Monde, l’agence assure que son évaluation est en cours, mais n’est pas achevée : « Nous prévoyons la finalisation d’un premier jet, soumis aux commentaires du public, d’ici à la fin de l’année. »

    Les « Monsanto papers » prouvent sans ambiguïté que Jess Rowland est considéré par la firme agrochimique comme un atout stratégique au sein de l’EPA. « Jess se mettra en retraite de l’EPA dans cinq à six mois, écrit un employé dans un mémo interne du 3 septembre 2015. Et il pourrait encore nous être utile dans la défense en cours du glyphosate. »

    M. Rowland partira en effet à la retraite début 2016. Une retraite loin d’être oisive. Dans l’action collective en cours aux Etats-Unis, les avocats des plaignants ont bataillé ferme pour obtenir cette information : Jess Rowland exerce désormais une activité de consultant pour l’industrie chimique. Ils n’ont, pour l’heure, pas réussi à connaître les noms de ses employeurs, les conditions de son embauche, la nature de son travail ni le montant de ses émoluments. L’inspecteur général de l’EPA a lancé, fin mai 2017, une enquête interne afin d’éclaircir l’affaire. Sollicité par l’intermédiaire de son avocat, M. Rowland n’a pas donné suite à nos demandes.

    Cette promiscuité entre l’agence américaine et Monsanto remonte à bien plus loin, au début des années 1980. C’est l’Américaine Carey Gillam, ancienne journaliste à l’agence Reuters et désormais directrice de recherche pour l’association U.S. Right to Know, qui a, la première, épluché la correspondance de l’époque entre l’agence et la firme. Elle en a extrait une chronologie plus que significative, qu’elle retrace dans un livre intitulé Whitewash (« Blanchiment »), à paraître en octobre aux Etats-Unis.

    Un expert payé par Monsanto

    De premiers soupçons à l’égard du glyphosate se font jour en 1983. Cette année-là, Monsanto soumet à l’EPA les données d’une étude de toxicité qu’un laboratoire externe a menée pour la firme pendant deux ans sur plus de 400 souris.

    Le toxicologue de l’agence qui les examine en conclut que le glyphosate est « oncogène » : des souris exposées ont développé des adénomes tubuleux aux reins, une forme de tumeurs rarissime. Monsanto conteste énergiquement, avance qu’il s’agit de « faux positifs ». Mais les toxicologues de l’EPA sont catégoriques : « L’argumentation de Monsanto est inacceptable, consignent-ils dans un mémo de février 1985. Le glyphosate est suspect. » Ils décident donc de classifier l’herbicide « oncogène de catégorie C », soit « cancérigène possible pour l’homme ».

    Monsanto décide alors de fournir des données supplémentaires à l’EPA en faisant réexaminer les lames où sont conservés les « carpaccios » de reins de ces 400 souris. Mais cette fois par un expert de son choix, payé par ses soins. « Le Dr Marvin Kuschner passera en revue les sections de rein et présentera son évaluation à l’EPA dans le but de convaincre l’agence que les tumeurs observées n’ont pas de rapport avec le glyphosate », écrit un responsable de la compagnie en interne. A l’en croire, le résultat de cette analyse semble couru d’avance.

    Quelques jours tard, le Dr Marvin Kuschner reçoit les 422 rondelles de petits reins par colis. Et en octobre 1985, il consigne dans son rapport avoir découvert une tumeur, jusqu’ici passée inaperçue, dans le rein de l’une des souris contrôle – non exposée au glyphosate. Armée de cette conclusion, Monsanto bâtit auprès de l’EPA un argumentaire autour d’une « maladie chronique spontanée des reins » qui serait répandue chez les souris de laboratoire et fait basculer les conclusions. Autrement dit, si tumeur il y a, elle n’a rien à voir avec le glyphosate. Exactement comme pour l’étude « Kumar, 2001 », deux décennies plus tard.

    En 1991, le glyphosate disparait du radar

    Si cette seule et unique tumeur est bien réelle, pourquoi n’a-t-elle pas été remarquée auparavant ? Couvertes par le secret commercial, les lames n’ont jamais pu être examinées par des experts indépendants.

    En 2017, les avocats des plaignants réclament que cela soit fait. En attendant, ils relèvent que l’EPA a par la suite fait marche arrière toute, en faisant preuve d’une souplesse de plus en plus flagrante à l’égard du glyphosate.

    Les toxicologues « maison » ne sont pas en cause ; ils étaient unanimes à trouver le produit « suspect ». C’est en fait un panel constitué à la fois d’agents de l’EPA et d’autres agences fédérales qui, en février 1986, rétrograde le glyphosate dans le groupe D – « inclassable quant à sa cancérogénicité pour l’homme ». En 1989, l’agence cesse même de demander de nouvelles données à Monsanto. En 1991, le glyphosate est encore rétrogradé, dans le groupe E cette fois – « preuves de non-cancérogénicité ». Bref, il disparaît du radar.

    Qui sont ces fonctionnaires du panel de l’EPA qui ont initié son déclassement en 1986 ? Leurs parcours révèlent de singuliers points communs, et un talent indéniable pour utiliser leur carnet d’adresses dans le secteur commercial, notamment chez Monsanto.

    Ainsi, trois ans après le revirement de l’agence, le chef du panel, John Moore, prend la présidence d’un « institut pour l’évaluation des risques pour la santé » financé par l’industrie pétrolière, les banques et la grande distribution. Sa successeure, Linda Fischer, deviendra pour sa part l’une des vice-présidentes de Monsanto, dès son départ de l’EPA en 1993. Son adjoint, James Lamb part, lui, en 1988 rejoindre un cabinet d’avocats qui compte Monsanto parmi ses clients. Une demi-douzaine de fonctionnaires fédéraux quitteront également l’EPA pour ce cabinet. Quant à leur chef, le directeur du bureau des programmes pesticides, Steven Schatzow, il sera lui aussi recruté par un cabinet d’avocats pour y représenter des fabricants de… pesticides. David Gaylor, enfin, membre du panel en tant que représentant du Centre national pour la recherche en toxicologie, quittera la fonction publique pour être consultant privé. Lui aussi aura Monsanto comme client.

    Une fraude mortifère

    Reste une question cardinale : pourquoi Monsanto a-t-elle donc entrepris de réaliser cette étude et de la soumettre à l’EPA en 1983 alors que le glyphosate était autorisé sur le marché américain depuis déjà près de dix ans ? Un courrier de Monsanto de 1985 l’explique : cette étude fait partie d’un « programme de remplacement des études de toxicologie d’IBT ».

    IBT ? Pour ceux qui le reconnaissent, ce sigle évoque des visions à vous glacer le sang. L’histoire est connue : aux Etats-Unis, les plus grandes firmes confiaient autrefois les études de toxicologie de leurs produits à Industrial Bio-Test, ou IBT.

    En 1976, des inspecteurs sanitaires fédéraux avaient découvert que le succès de ce prestataire extérieur était fondé sur une fraude mortifère. Ce n’est qu’équipés de masques qu’ils avaient pu explorer le hangar, surnommé le « marais ». Là, des milliers d’animaux de laboratoire infusaient dans une puanteur et une touffeur insoutenables. Des conditions incompatibles avec des études de toxicité.

    Dans les carnets des techniciens, une abréviation récurrente, « TBD », signifiait « Too Badly Decomposed » (« Trop méchamment décomposés ») pour qu’on puisse en tirer quelque donnée que ce soit. Les tests d’IBT parvenaient rarement à des conclusions négatives : elles étaient souvent inventées.

    Des centaines de produits chimiques, dont pas moins de deux cents pesticides, ainsi que l’Aroclor, un PCB redoutablement toxique mis au point par Monsanto, avaient été homologués en Amérique du Nord sur la base des tests « effectués » par IBT. Roundup compris ? Questionnée, Monsanto se contente aujourd’hui de répondre qu’« aucune donnée générée par IBT n’est utilisée pour soutenir une homologation du glyphosate ».

    Le pesticide le plus utilisé dans le monde provoque-t-il le cancer ? L’agence de l’ONU, le CIRC, a-t-elle vu en 2015 ce que l’EPA américaine aurait dû voir il y a quarante ans ? Certains mémos internes de Monsanto suggèrent que ses toxicologues eux-mêmes craignaient de longue date une expertise indépendante de leur best-seller. Comme ce courriel d’une scientifique de la firme qui écrit, en septembre 2014, à un collègue : « Ce que nous redoutions depuis longtemps s’est produit. Le glyphosate doit être évalué par le CIRC en mars 2015. »

    Le 23 octobre, les Etats membres décideront en qui l’Union européenne doit placer sa confiance.


  • DELTA DRONE : Drones pour la Paix : Rocketmine (Groupe Delta #Drone) retenu par l’UNICEF pour un important projet #humanitaire de #cartographie au #Malawi - EasyBourse

    https://www.easybourse.com/marches/valeurs/communique-presse/1268711/delta-drone-drones-pour-paix-rocketmine-groupe-delta-drone-retenu-par-un

    Rocketmine, filiale sud-africaine du Groupe Delta Drone (EPA : ALDR), devient le partenaire de l’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’Enfance) pour un vaste programme de cartographie dans le cadre du projet « Drones pour la Paix » au Malawi. Ce programme prévoit le survol et la cartographie de 21 000 Ha / mois dans tout le pays, destiné à améliorer les efforts de l’UNICEF pour identifier les zones à haut risque d’inondations. Il correspond à un contrat d’un montant de 300 000 US dollars.

    Les mauvaises conditions météorologiques, comme les inondations provoquées par de fortes pluies, engendrent de véritables obstacles qui retardent l’acheminement de l’aide humanitaire et des médicaments au Malawi. Alors que le pays est victime d’une pandémie latente relative au virus HIV, les jeunes mères et les femmes enceintes attendent parfois jusqu’à 2 mois avant de pouvoir faire réaliser un test HIV à leurs bébés. Il résulte de cette situation dramatique que la moitié des enfants séropositifs décède avant l’âge de 2 ans.



  • This miracle weed killer was supposed to save farms. Instead, it’s devastating them.
    https://www.washingtonpost.com/business/economy/this-miracle-weed-killer-was-supposed-to-save-farms-instead-its-devastating-them/2017/08/29/33a21a56-88e3-11e7-961d-2f373b3977ee_story.html

    The #dicamba system, approved for use for the first time this spring, was supposed to break the cycle and guarantee weed control in soybeans and cotton. The herbicide — used in combination with a genetically modified dicamba-resistant soybean — promises better control of unwanted plants such as pigweed, which has become resistant to common weed killers.

    The problem, farmers and weed scientists say, is that dicamba has drifted from the fields where it was sprayed, damaging millions of acres of unprotected soybeans and other crops in what some are calling a man-made disaster. Critics say that the herbicide was approved by federal officials without enough data, particularly on the critical question of whether it could drift off target.

    https://en.wikipedia.org/wiki/Dicamba

    Dicamba came under scrutiny due to its tendency to vaporize from treated fields and spread to neighboring crops.[12] Monsanto began offering crops resistant to dicamba before a reformulated and drift resistant herbicide, which they claimed would be less likely to affect neighboring fields, had gained approval from the Environmental Protection Agency. Incidents in which dicamba affected neighboring fields led to complaints from farmers and fines in some US states.[A] A lower volatility formulation, M1768, was approved by the EPA in November 2016.[14] However, this formulation has not been evaluated by experts outside of Monsanto.[15]


  • The Pentagon is Poisoning Your Drinking Water
    https://www.counterpunch.org/2017/08/25/the-pentagon-is-poisoning-your-drinking-water

    The nation’s biggest polluter isn’t a corporation. It’s the Pentagon.

    The Department of Defense, under a 1980 EPA exemption, is still allowed to burn weapons waste, detonate toxic explosives, and in certain cases even radioactive waste. Every year the DoD churns out more than 750,000 tons of hazardous waste — more than the top three chemical companies combined.

    The military is largely exempt from compliance with most federal and state environmental laws, and the EPA continues to work hard to keep it that way, especially in the case of #perchlorate as the agency debates exactly how much of the noxious stuff is safe to consume.

    #etats-unis #pentagone #pollution #déchets #eau


  • How the Pentagon’s Handling of Munitions and Their Waste has Poisoned America
    https://www.propublica.org/article/military-pollution-open-burns-radford-virginia

    Internal #EPA records obtained by ProPublica show that the Radford plant [i.e. the nation’s largest supplier of propellant for artillery and the source of explosives for almost every American bullet fired overseas] is one of at least 51 active sites across the country where the Department of Defense or its contractors are today burning or detonating munitions or raw explosives in the open air, often in close proximity to schools, homes and water supplies. The documents — EPA PowerPoint presentations made to senior agency staff — describe something of a runaway national program, based on “a dirty technology” with “virtually no emissions controls.” According to officials at the agency, the military’s open burn program not only results in extensive contamination, but “staggering” cleanup costs that can reach more than half a billion dollars at a single site.

    [...] Our examination found that open burn sites are just one facet of a vast problem. From World War I until today, military technologies and armaments have been developed, tested, stored, decommissioned and disposed of on vast tracts of American soil. The array of scars and menaces produced across those decades is breathtaking: By the military’s own count, there are 39,400 known or suspected toxic sites on 5,500 current or former Pentagon properties. EPA staff estimate the sites cover 40 million acres — an area larger than the state of Florida — and the costs for cleaning them up will run to hundreds of billions of dollars.

    The truth is that those materials litter the American landscape like no other industry or source of pollution ever has. “The Pentagon is the most prolific and profound polluter on the planet,” said Jeff Ruch, the executive director of Public Employees for Environmental Responsibility, a national whistle-blower support organization that has chronicled insider reports of pollution and failed cleanups on military sites for decades.

    #DoD #armée #armes #pollution #sols


  • 100,000 Pages of Chemical Industry Secrets Gathered Dust in an Oregon Barn for Decades — Until Now
    https://theintercept.com/2017/07/26/chemical-industry-herbicide-poison-papers

    “We didn’t think of ourselves as environmentalists, that wasn’t even a word back then,” Van Strum said. “We just didn’t want to be poisoned.”

    Still, Van Strum soon found herself helping with a string of suits filed by people who had been hurt by pesticides and other chemicals. “People would call up and say, ‘Do you have such and such?’ And I’d go clawing through my boxes,” said Van Strum, who often wound up acquiring new documents through these requests — and storing those, too, in her barn.

    Along the way, she amassed disturbing evidence about the dangers of industrial chemicals — and the practices of the companies that make them.

    [...] In 1977, her house burned to the ground and her four children died in the fire. Firefighters who came to the scene said the fact that the whole house had burned so quickly pointed to the possibility of arson. But an investigation of the causes of the fire was never completed.

    Van Strum suspected some of her opponents might have set the fire. It was a time of intense conflict between local activists and employees of timber companies, chemical manufacturers, and government agencies over the spraying of herbicides.

    [...] Still, after all these years, Van Strum felt it was time to pass on her collection of documents, some of which pertain to battles that are still being waged, so “others can take up the fight.”

    #pesticides #poison_papers #Dow #Monsanto #EPA

    https://www.poisonpapers.org

    The “Poison Papers” represent a vast trove of rediscovered chemical industry and regulatory agency documents and correspondence stretching back to the 1920s. Taken as a whole, the papers show that both industry and regulators understood the extraordinary toxicity of many chemical products and worked together to conceal this information from the public and the press. These papers will transform our understanding of the hazards posed by certain chemicals on the market and the fraudulence of some of the regulatory processes relied upon to protect human health and the environment.


  • Trump’s latest senior science nominees are a talk-radio ignoramus and a career poisoner / Boing Boing
    https://boingboing.net/2017/07/21/we-are-fucked.html

    The Department of Agriculture’s chief scientist oversees more than 1,000 scientists in 100 research facilities: Trump’s pick to run the agency is Sam Clovis, a climate-denying talk-radio host who not only lacks any kind of scientific degrees — he didn’t take a single science course at university.

    Meanwhile, Trump has nominated Michael Dourson to head the EPA’s Office of Chemical Safety and Pollution Prevention; Dourson’s last job was at the helm of Toxicology Excellence for Risk Assessment, the company that DuPont picked when it needed experts who would claim that its toxic waste wasn’t so bad for the people who were imbibing it.

    Here’s a little taste of Sam Clovis, the talk radio host Trump picked to run the department that keeps us all from starving to death: “After the interviewer highlighted the widespread acceptance of climate change within the scientific community, Clovis responded by saying, in effect, that scientists were trying to fool him. ’I have looked at the science, and I have enough of a science background to know when I’m being boofed,’ he said. (Pro Publica checked and found that Clovis had never even taken an undergraduate level course in any science.).”


  • Court Blocks E.P.A. Effort to Suspend Obama-Era Methane Rule - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2017/07/03/climate/court-blocks-epa-effort-to-suspend-obama-era-methane-rule.html

    Dealing a legal blow to the Trump administration, a federal appeals court ruled on Monday that the Environmental Protection Agency cannot suspend an Obama-era rule to restrict methane emissions from new oil and gas wells.

    The 2-to-1 decision from the United States Court of Appeals for the District of Columbia Circuit is a legal setback for Scott Pruitt, the E.P.A. administrator, who is trying to roll back dozens of Obama-era environmental regulations. The ruling signals that the Trump administration’s efforts to simply delay environmental and public health actions are likely to face an uphill battle in the courts and require a more painstaking process.

    #Environnement #USA #contre-pouvoirs


  • EPA Takes First Step to Repeal Clean Water Rule - Pacific Standard
    https://psmag.com/environment/epa-takes-first-step-to-repeal-clean-water-rule

    The Environmental Protection Agency took the first formal step on Tuesday to repeal the Clean Water Rule, which the Trump administration hopes to replace with a more industry-friendly version.

    “We are taking significant action to return power to the states and provide regulatory certainty to our nation’s farmers and businesses,” EPA head Scott Pruitt said in a statement.

    The Obama-era regulation, which was based on a review of more than 1,200 peer-reviewed scientific studies and the input of hundreds of stakeholders, was meant to protect our nation’s waterways from pollution, and determine which water bodies were subject to federal oversight. A 2015 survey found that 80 percent of Americans, including 94 percent of Democrats and 68 percent of Republicans, supported the rule.

    “Once again, the Trump Administration has agreed to do the bidding of the worst polluters in our country, and once again it’s putting the health of American families and communities at risk,” Michael Brune, executive director of the Sierra Club, said in a statement.

    #Environnement #Eau #USA


  • Néonicotinoïdes : Matignon pris dans le pot de miel - Libération
    http://www.liberation.fr/futurs/2017/06/26/neonicotinoides-matignon-pris-dans-le-pot-de-miel_1579733

    Non seulement pour les abeilles, dont le taux de mortalité a grimpé en flèche après l’introduction massive des néonicotinoïdes dans les années 90 (et dont la production de miel a été au plus bas en 2016 en France). Mais aussi pour les autres pollinisateurs, ainsi que la faune du sol, de l’air et des rivières. Vers de terre, batraciens ou oiseaux, nul n’y échappe, directement ou indirectement. Pas même l’homme. Des publications récentes pointent des risques d’effets chroniques pour la santé de ces pesticides neurotoxiques, qui agissent sur le système nerveux central des insectes, provoquant une paralysie mortelle.

    Les néonicotinoïdes, qui représentent désormais un juteux marché (40 % des ventes d’insecticides mondiales), sont omniprésents dans l’environnement et se retrouvent dans nos aliments et boissons, donc dans notre corps. Certains, comme le thiaclopride - associé à la delthaméthrine dans le pesticide Proteus (Bayer), très utilisé en France sur le colza - sont classés perturbateur endocrinien potentiel, avec effets sur la thyroïde. Cette même molécule est suspectée d’être cancérigène depuis 2002 par l’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA). Surtout, à la suite notamment d’une étude japonaise, l’EFSA déclarait en 2013 que « deux néonicotinoïdes, l’acétamipride et l’imidaclopride, peuvent avoir une incidence sur le développement du système nerveux humain ».