organization:fateh


  • Aisha Obeid (84) one of the first Palestinian post-1967 women prisoners, has passed away. She was first arrested in 1968 and held in administrative detention for two years under accusations of being a member of Fateh. She was repeatedly arrested thereafter, spending an additional 5 years in Israeli prison.
    وفاة الحجه المناضلة عايشه اعبيد عن عمر 84 سنه .
    الحجه عايشه اعتقلت عام 1968 اعتقال اداري بتهمه الانتماء لحركة فتح لمده عامين ثم اعتقلت أكثر من مره . ودام اعتقالها خمس سنوات


  • Islam : « Le rapport El Karoui relève d’une gestion indigéniste » - Le Point
    Fateh Kimouche, fondateur du site Al Kanz, réagit vivement au rapport présenté par Hakim El Karoui, qui propose une réforme radicale de l’islam de France. Propos recueillis par Clément Pétreault

    http://www.lepoint.fr/societe/islam-le-rapport-el-karoui-releve-d-une-gestion-indigeniste-10-09-2018-22500

    Le rapport présenté ce matin propose de structurer l’islam pour éviter les dérives, c’est pour vous un problème ?

    Hakim El Karoui dit « islamiste » pour ne pas dire « musulman », comme Alain Soral dit « sioniste » pour ne pas dire « juif ». Regardez de près le discours de ces gens qui prétendent, comme Laurent Bouvet, être des républicains. Pour eux, le spectre de l’islamisme va de Mennel à Daech, en gros, du musulman pratiquant au terroriste. Pour eux, il n’existe pas de différence de nature, mais une simple différence de degré, c’est très problématique. Alors que jamais on ne dit que les salafistes ont été en première ligne dans la lutte contre les terroristes... Le problème de ce rapport qui parle d’islam et d’islamisme, c’est que le curseur de l’islamisme commence au simple pratiquant. Dans son livre, L’Islam, une religion française, Hakim El Karoui écrit, page 51, que « manger halal est un marqueur islamiste », c’est totalement idiot. Ça fait 1 400 ans que le prophète lui-même – paix et bénédiction sur lui – a dit qu’il faut manger halal. Pire encore, il cite le verset et avance que ce verset dit « explicitement le contraire »... C’est la marque d’une vraie ignorance.

    On peut aussi parler de cet éternel débat sur le hijab qui ne serait pas obligatoire... Le hijab est obligatoire ; après chacun voit midi à sa porte, si une jeune femme musulmane ne veut pas le porter, c’est entre elle et Dieu. Troisième ineptie : Hakim El Karoui écrit que la prière du vendredi « n’a pas un sens religieux comme la messe ». C’est extraordinaire ! C’est comme dire que le pape serait marié ou qu’il est bouddhiste. Au fond, quelle est la légitimité intellectuelle, religieuse ou scientifique de cet homme ? Aucune.


  • Mercredi, pour l’AÏd, je me suis baladée dans mon quartier et j’ai assisté à des abattages rituels à la mosquée (enfin, l’une des mosquées). Dix minutes pour la première vache, six pour la deuxième, les animaux se vident lentement de leur sang, respirent fort, se débattent un peu pendant tout ce temps, la gorge tranchée avant de mourir finalement. Je me demandais s’il était légalement possible d’abattre un animal comme ça en Europe et je découvre qu’en Belgique l’étourdissement préalable est obligatoire. Mais comme Seenthis, c’est mieux que Wikipedia, je vous demande d’éclairer ma lanterne sur ces questions !

    Dhabiha — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Dhabiha

    La dhabiha se pratique par une incision profonde et rapide avec un couteau effilé sur la gorge, de façon à couper les veines jugulaires et les artères carotides bilatéralement et rapidement, mais en laissant la moelle épinière, afin que les convulsions améliorent encore le drainage. Le but de cette technique est de drainer plus efficacement le sang du corps de l’animal, afin que la viande soit plus hygiénique, car selon les croyances de l’époque de l’institutionnalisation de la pratique, le sang est un vecteur de maladie[réf. nécessaire]. Cette méthode d’abattage permet le drainage efficace du sang et sa séparation de la viande1. Les détails de la méthode proviennent largement de la tradition islamique, plutôt que du Coran.

    • En France ca permet de faire des économies dans les abattoirs car le poste d’assommeur·e est supprimé. Du coup beaucoup de viande est égorgée sans étourdissement sans que ca soit signalé sur les emballages.
      http://agriculture.gouv.fr/tout-savoir-sur-labattage-rituel

      Mais en fait ca semble pas etre très défini ces règles :

      Au sein de ce marché qui suscite beaucoup de fantasmes et d’opportunisme, les consommateurs se montrent de plus en plus exigeants estime le porte-parole d’AVS, Fouad Imarraine. Pour lui, la norme Afnor est « une tartufferie ». Il l’accuse de vouloir réguler uniquement le marché halal et de laisser de côté la production casher. « Un sujet de discrimination fort ». Pire, à ses yeux, il y aurait ingérence sur un sujet religieux. « Il y avait un engagement économique avant toute autre considération, dénonce-t-il. Nous, les musulmans, servions juste de faire valoir. »

      « Le business du halal est une opportunité, il risque de devenir un cauchemar », s’inquiètait pour sa part l’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler. Membre observateur durant trois ans de la commission halal de l’Afnor, elle jugeait, à sa sortie, cette norme « préoccupante » [lire ci-dessous]. Pourtant, « il y avait un besoin de normalisation et d’assainissement de ce marché sur lequel il y a énormément de fraudes, reconnaît Fateh Kimouche, fondateur du site d’informations Al Kanz. Mais on a offert une mauvaise réponse en impliquant les industriels. Ce ne sont pas des observateurs donnant un avis purement consultatif. Pour eux, les exigences halal sont comme pour le bio : des contraintes ».

      En réaction aux travaux de l’Afnor, une partie de la communauté musulmane – deux certificateurs dont AVS, deux associations de consommateurs, mais également les trois grandes mosquées et le Conseil national du culte musulman – a élaboré, fin 2016, sa propre charte halal sur les produits carnés et leurs dérivés. Elle exclut notamment la pratique de l’étourdissement des bêtes, l’abattage non manuel et mécanique, ou encore l’emploi de certificateurs non musulmans pratiquants. Très stricte, elle n’a jamais été officialisée. Sera-t-elle suivie par les industriels, tiraillés par l’enjeu d’améliorer le bien-être animal ? Aux yeux de l’Afnor, « ces deux documents sont complémentaires et ont chacun leur utilité ».

      La contestation a-t-elle été trop forte ? En avril 2018, l’organisme de certification a finalement décidé de renoncer à sa norme halal. Elle n’avait, bien sûr, était établie qu’à titre volontaire et expérimentale, et l’Afnor supprime chaque année autant de normes qu’elle en crée.

      Une autre question reste en suspens. Outre la traçabilité, comment améliorer la transparence de ce marché, alors que certains consommateurs non musulmans mangent pour leur part du halal… sans le savoir ? Faute de référentiel reconnu par tous, impossible pour les services de répression des fraudes d’agir. Un décret de 2011 devait encadrer l’abattage rituel dans l’Hexagone. Mais certains abattoirs européens feraient toujours du « tout halal », pour des raisons économiques, en écoulant auprès des grossistes conventionnels les parties arrière de la bête, interdites de consommation en casher et peu prisées en halal...

      Je savais pas que les musulman·nes négligeaient les culs de poulets et que les juif·ves les proscrivaient....


  • Jordan’s Abdullah to Pence: East Jerusalem must be capital of Palestinian state - #Jordan
    Haaretz and Reuters Jan 21, 2018 5:24 PM
    https://www.haaretz.com/middle-east-news/jordan/jordan-s-abdullah-to-pence-east-jerusalem-must-be-palestinian-capital-1.574
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=83&v=rbrbKJ6ku-M

    Jordan’s King Abdullah voiced concern on Sunday over a decision by Washington to recognize Jerusalem as Israel’s capital, insisting that East Jerusalem must be the capital of a future Palestinian state.

    In remarks during talks with U.S. Vice Mike Pence in Amman, the king said the only solution to the Israeli-Palestinian conflict was a two-state one.

    “The U.S. decision on Jerusalem ...does not come as a result of a comprehensive settlement of the Palestinian-Israeli conflict,” the monarch told Pence at the start of the talks in the royal palace.

    “For us, Jerusalem is key to Muslims and Christians, as it is to Jews. It is key to peace in the region and key to enabling Muslims to effectively fight some of our root causes of radicalization,” he continued.

    Pence added he and Jordan’s King Abdullah ’agreed to disagree’ on Trump’s Jerusalem decision.

    King Abdullah also told the vice president that he viewed the Israel-Palestinian conflict as a “potential major source of instability”. Abdullah went on to add: “We hope that the U.S. will reach out and find the right way to move forward in these challenging circumstances,” he said.

    Israeli Prime Minister Netanyahu praised Pence ahead of his landing in Israel, “Tonight a great friend of the State of Israel will arrive...a true friend.”

    Netanyahu addressed plans by Israeli opposition members to boycott Pence’s speech to the Knesset, “I view it as a disgrace that members of Knesset intend to boycott this important visit,” said Netanyahu.

    Jordan lost East Jerusalem and the West Bank to Israel during the Arab-Israeli war in 1967.

    Pence was in Amman on the second leg of a three-country tour that concludes in Israel.

    In comments delivered in Egypt, he said Washington would support a two-state solution for Israelis and Palestinians if the two sides agreed to it.
    Last month’s endorsement of Israel’s claim to Jerusalem as its capital by President Donald Trump drew universal condemnation from Arab leaders and widespread criticism elsewhere.

    It also broke with decades of U.S. policy that the city’s status must be decided in negotiations with the Palestinians, who want East Jerusalem as the capital of their future state.

    Pence told the king that Washington was committed to preserving the status quo of holy sites in Jerusalem.

    “We take no decision on boundaries and final status, those are subject to negotiation,” he said.

    Pence’s is the highest-level visit by a U.S. official to the region since Trump made his declaration on Jerusalem last month.

    Jordanian officials fear Washington’s move on Jerusalem had also wrecked chances of a resumption of Arab-Israeli peace talks which the monarch had sought to revive.

    King Abdullah said the U.S. move on Jerusalem would fuel radicalism and inflame Muslim and Christian tensions.

    King Abdullah’s Hashemite dynasty is the custodian of the Muslim holy sites in Jerusalem, making Amman sensitive to any changes of status of the disputed city.

    “For us, Jerusalem is key to Muslims and Christians, as it is to Jews. It is key to peace in the region,” he said.

    Jordanian officials are further worried the move could trigger violence in the Palestinian territories and a spillover into Jordan, a country where many people are descendants of Palestinian refugees whose families left after the creation of Israel in 1948.

    • Pence Visit Met by Opposition from Jordan and Palestine
      January 21, 2018 6:32 PM IMEMC News & Agencies
      http://imemc.org/article/pence-visit-met-by-opposition-from-jordan-and-palestine

      (...) Meanwhile, the Palestine National Liberation (Fateh) movement, on Saturday, announced a general strike for Tuesday, when US vice president arrives in Israel, as a protest against the Jerusalem decision.

      The strike will include all sectors, except for the ministries of Education and Health, according to the PNN.

      In an interview with Voice of Palestine radio, member of the Fateh Central Council Jamal Muheisen said that the strike aims to protest Trump’s move and activate non-violent popular resistance as affirmed by the Palestinian Central Council, WAFA reported

      He said that a meeting will be held on Sunday to discuss ways to strengthen popular resistance to end the Israeli occupation.

      This visit has been postponed since last December, where Pence was scheduled to meet with Palestinian Authority officials, who in turn said they will not receive him after Trump’s recognition of Jerusalem as the Israeli capital, which sparked Palestinian rage and ensuing protests all over the West Bank and Gaza.

      Following Trump’s recognition, the PA said that the US no longer qualifies to mediate in the Israeli-Palestinian negotiations or peace-process, announcing its halt.


  • Leïla Shahid : Pour les Palestiniens, la phase diplomatique est aujourd’hui terminée - Propos recueillis par Caroline HAYEK et Anthony SAMRANI - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1089834/leila-shahid-pour-les-palestiniens-la-phase-diplomatique-est-aujourdh

    Entretien

    À l’occasion de l’excellent colloque « 100 ans après la déclaration Balfour et 70 ans après le plan de partition », organisé par l’Institut des études palestiniennes et l’Institut Issam Farès de l’AUB, mercredi et jeudi derniers, « L’Orient-Le Jour » a rencontré Leïla Shahid, ancienne ambassadrice de la Palestine auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg. Membre du comité exécutif et du conseil d’administration de l’Institut des études palestiniennes, l’ancienne diplomate réagit à la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et dresse le bilan de la stratégie adoptée par l’Autorité palestinienne depuis le début des années 1990.
    Propos recueillis par Caroline HAYEK et Anthony SAMRANI | OLJ
    16/12/2017

    • Leïla Shahid : Pour les Palestiniens, la phase diplomatique est aujourd’hui terminée
      Propos recueillis par Caroline HAYEK et Anthony SAMRANI, L’Orient Le Jour, le 16 décembre 2017
      https://www.lorientlejour.com/article/1089834/leila-shahid-pour-les-palestiniens-la-phase-diplomatique-est-aujourdh

      Entretien

      À l’occasion de l’excellent colloque « 100 ans après la déclaration Balfour et 70 ans après le plan de partition », organisé par l’Institut des études palestiniennes et l’Institut Issam Farès de l’AUB, mercredi et jeudi derniers, « L’Orient-Le Jour » a rencontré Leïla Shahid, ancienne ambassadrice de la Palestine auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg. Membre du comité exécutif et du conseil d’administration de l’Institut des études palestiniennes, l’ancienne diplomate réagit à la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et dresse le bilan de la stratégie adoptée par l’Autorité palestinienne depuis le début des années 1990.

      La décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël est-elle la preuve ultime de l’échec de la stratégie de non-violence adoptée par l’OLP au début des années 1990 ?

      Elle est avant tout une décision dictée par sa politique intérieure et n’a absolument rien à faire avec la diplomatie internationale. C’est pour cela qu’elle a été refusée par tous les États du monde. Le choix du moment est dicté, lui, par l’état du monde arabe qui n’a jamais été aussi divisé et qui mène une guerre soi-disant de religion (sunnite/chiite) aux dépens de la Palestine et des démocraties arabes, pour des ambitions géostratégiques régionales. Mais vous avez raison, cela ne doit pas nous empêcher d’avoir le courage et la lucidité de faire le bilan de nos échecs mais aussi de nos victoires.

      Je pense, en effet, que nous nous sommes trompés. Mais il faut replacer cet échec dans l’histoire. Nous sommes arrivés à la fin d’une étape pour le mouvement national palestinien, marquée par plusieurs phases. La première est celle de la lutte armée, menée essentiellement par les Palestiniens en exil, qui a pris fin en 1974 lorsque le mouvement de libération a enfin obtenu une reconnaissance internationale. Il y a eu ensuite une deuxième phase qui a démarré lors de la reconnaissance de l’OLP, lors du discours ovationné de Yasser Arafat aux Nations unies. C’était la première fois que les Palestiniens avaient une patrie symbolique qui réunissait ce que Mahmoud Darwich a appelé « l’éclatement du corps palestinien » en 1948. Oslo a été très important pour Yasser Arafat, parce que c’était le retour d’une patrie vers un sol national. En 1987, lors de la première intifada, toute la population s’est opposée à l’occupation. La phase de la négociation, la troisième donc, commence après tout cela, à partir de 1990 et après la fin de la guerre froide.

      Je rappelle tout cela car je pense que c’est très important de comprendre la politique actuelle dans un contexte historique à long terme. La phase diplomatique est aujourd’hui terminée et c’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai décidé de prendre ma retraite. Ce n’est pas Trump qui a changé la politique américaine, mais c’est lui qui, par sa stupidité et son ignorance totale au niveau politique et diplomatique, entérine ce que ses prédécesseurs avaient dit à demi-mot.

      Quelle est donc l’alternative à la voie diplomatique ? À partir du moment où l’OLP a décidé de poser les armes, est-ce qu’un retour en arrière est possible ?

      Il va falloir aller vers une autre méthode. Le peuple palestinien a été héroïque. Près de 70 ans plus tard, les Palestiniens sont plus militants qu’avant et ont un genre de conscience tranquille. Ils ont la justesse de la cause, comme disait Jean Genet, de leur côté. Ils ne sont pas racistes, ils ne fondent pas un État sur une religion, mais un État laïc. Ils n’ont rejeté personne à la mer, comme le prétendent les Israéliens, mais au contraire, ils ont accepté de ne prendre que 22 % de la Palestine pour en donner 78 % aux Israéliens.
      Il y a une vitalité, une créativité, un sens de l’invention des méthodes de résistance qu’on a rarement vus dans des exemples d’occupation longue. Je suis éberluée par la créativité sur le plan artistique et culturel.

      Je suis ébahie par le courage des mères palestiniennes qui continuent d’envoyer leurs enfants à l’école alors qu’elles ignorent s’ils vont revenir à la maison. Il ne faut jamais parler de revenir en arrière. La deuxième intifada n’est pas la première et la première n’est pas celle de 1969 dans les camps palestiniens au Liban, dont on ne parle jamais. Les méthodes changent car le peuple est créateur des conditions. Je n’ai absolument pas d’inquiétudes sur le fait qu’ils trouveront quelque chose. Et ce ne sera ni le retour à la lutte armée ni une troisième intifada, mais quelque chose de nouveau qui sera très difficile à gérer pour les Israéliens. Quand vous vivez 50 ans avec l’armée israélienne, vous commencez à la connaître mieux qu’elle-même, et vous commencez à réaliser quel est son talon d’Achille. Vous pouvez lui faire mal, mais il faut choisir les cibles. Israël ne paie pas du tout le prix de son occupation et de sa politique, de tous ses crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

      Cette méthode n’est donc pas encore définie...

      Elle ne peut pas être définie parce que nous sommes au bout d’une phase historique des fondateurs du mouvement national dont le président est le dernier représentant. La deuxième génération a été mise en prison, comme c’est le cas de Marwan Barghouti. On saute à une troisième génération, les trentenaires, cosmopolites, polyglottes, qui ont des papiers palestiniens et ont compris comment fonctionne le monde.

      Petit à petit, il faut qu’ils prennent le pouvoir. Nous avons besoin d’une nouvelle direction politique plus jeune, plus ouverte sur le reste du monde. Oslo, d’une certaine manière, nous a piégés dans une cage, nous a territorialisés. Oslo nous a fait des fausses promesses pour nous mettre dans un ghetto divisé en plusieurs zones, où on n’a pas le même statut. La nouvelle génération dont je vous parle va être éclatée, comme en 1948. Mais contrairement à 1948, où nous n’étions pas au courant des méthodes de lutte, du droit international, de la malice et du pernicieux d’Israël, cette fois-ci, ce ne sera pas le cas.

      Le secrétaire général de l’OLP, Saëb Erekat, a récemment déclaré à « Haaretz » qu’il faut désormais abandonner la solution à deux États et se concentrer sur la lutte pour un seul État avec des droits égaux. Qu’en pensez-vous ?

      Cette solution à deux États était sans issue avant même la déclaration de Trump sur Jérusalem, parce que les colonies ont fait en sorte que les territoires palestiniens ne soient pas contigus. Comment peut-on construire un territoire national avec un tel morcellement ? Il y a même des généraux israéliens qui ont dessiné des projets de tunnels et de ponts pour relier les territoires. On se croirait dans 1984 de Georges Orwell ! Seul un système malade psychologiquement peut accepter de vivre dans un État comme celui-là.

      Vous adhérez donc à la vision d’un seul État avec des droits égaux ?

      La solution à deux États n’est qu’une expression orale, et c’est la réalité géopolitique d’aujourd’hui qui a tué cette solution. Jérusalem est le coup de grâce. Mais elle n’a pas mis fin à notre droit à l’autodétermination, droit inaliénable. Ce qui compte, c’est que nous ayons des droits égaux. Que ce soit dans un système à un État, deux États, d’un condominium ou d’un Benelux moyen-oriental, ce n’est pas important. Mais ce qu’il faut avant tout, c’est une volonté politique de notre part, mais également du côté israélien, et de la communauté internationale, afin de nous aider à y aboutir.

      Étant donné la nature de l’État hébreu, ne pensez-vous pas que la solution à un État est encore plus irréaliste que celle à deux États ?

      Si, bien sûr. C’est pour cela que j’ai toujours été pour deux États et non pas pour un État, tout simplement parce qu’Israël ne veut pas vivre avec les Palestiniens et ne veut être qu’un État juif. Tout ce qui n’est pas juif ne les intéresse pas. Et c’est de pire en pire, car la société penche de plus en plus vers le nationalisme de droite des colons. Mais, dans le principe, je préfère un État laïc pour tous ses citoyens. Même sur le plan géostratégique mondial, entre les colonies et la déclaration sur Jérusalem, il n’y a plus de place pour un État palestinien. L’opinion a changé à 100 % en vingt ans. Tout le monde connaît aujourd’hui le peuple palestinien et personne n’ignore que nous sommes laïcs, même si nous avons des extrémistes comme tout le monde. Il faut que ce changement de l’opinion devienne une force dans notre travail de communication auprès des jeunes Arabes, des jeunes Occidentaux et des jeunes Israéliens.

      La décision de Trump a fait l’unanimité contre elle et la communauté internationale a rappelé son attachement à la solution à deux États. Ce ne sont que des déclarations de principe selon vous ?

      Bien sûr, ce sont des déclarations de principe, parce que ces États ne se sont jamais appliqués à les mettre en œuvre ni même à prendre une seule sanction. Poutine annexe la Crimée et d’un coup, il y a une série de sanctions et des ruptures diplomatiques... Les Israéliens annexent Jérusalem, la capitale de toutes les religions monothéistes, mais aucun d’entre eux n’a pris une seule sanction contre Israël. Parce que ce dernier joue très bien la carte de la culpabilité et du génocide, mais également la carte commerciale. Comme il est le 51e État des États-Unis, il possède une technologie de pointe, une économie formidable, une industrie militaire très importante qu’il vend à tous les pays fascistes du monde et il a une armée très puissante. Donc ils sont très efficaces dans la pression qu’ils font sur l’Europe. J’ai été ambassadrice en Europe pendant 10 ans, et il faut le reconnaître, nous ne sommes pas efficaces parce que nous ne savons pas utiliser les armes économiques, les sanctions. Nous avons uniquement réussi une chose, c’est le BDS (boycott des investissements et des sanctions), comme campagne chez les citoyens, mais aucun pays n’a suivi pour l’instant. Ceux qui ont le mieux suivi le BDS, c’est surprenant, ce sont les juifs libéraux et progressistes américains et britanniques, beaucoup plus que les populations du monde arabe et bien plus que les Palestiniens eux-mêmes.

      Les dirigeants arabes font-ils assez pour la cause palestinienne ?

      Pas du tout. Aujourd’hui, certains complotent même. Lorsque le conflit avec l’Iran (sur la question du nucléaire) a commencé, Tzipi Livni (ministre israélienne des Affaires étrangères) m’avait dit à Bruxelles que ce que me disaient les ambassadeurs arabes n’était pas ce qu’ils lui disaient à elle, donc aux Israéliens. Je suis allée leur poser la question directement et l’un d’entre eux, dont je tairai le nom, m’a avoué que l’Iran était une plus grande menace pour eux que ne l’est Israël. Il est évident que la direction du monde arabe mais également ses citoyens ne se mobilisent pas. L’esprit des printemps arabes est encore sous-jacent, mais il faut quelqu’un pour lui donner un peu d’adrénaline.

      Durant ces dernières semaines, il a beaucoup été question de la réconciliation palestinienne entre le Hamas et le Fateh...

      Oui, et je n’y crois pas beaucoup. Nous sommes idéologiquement très différents. Nous sommes en grande majorité laïcs. Je suis le produit de l’OLP. Arafat avait certes la foi, mais il considérait que c’était une affaire personnelle. Le Hamas vient vraiment d’une tradition des Frères musulmans, qui a un autre projet social, celui d’appliquer la charia, et il pense que ce qui est important, ce n’est pas la nation palestinienne mais la oumma dont les frontières s’étendent jusqu’en Indonésie. Mais, dans le même temps, le Hamas représente un courant en Palestine. Je pense qu’ils n’ont accepté la réconciliation que lorsqu’ils ont senti qu’ils étaient en train de perdre de leur popularité, que l’Égypte leur a fermé la porte, etc. Ils se sont dit qu’il leur fallait donner ce cadeau empoisonné qui est de gérer Gaza à Abbas. La déclaration sur Jérusalem a été le plus beau cadeau qu’ils pouvaient recevoir. Ce cadeau risque de transformer la cause palestinienne en une guerre de religions. C’est ce que souhaiteraient Trump et Netanyahu.

      Quitte à faire oublier que la stratégie de la lutte armée peut aussi être considérée comme un réel échec...

      Non, pas du tout. Chaque phase de notre histoire a eu la stratégie que la réalité imposait. La lutte armée a été le fondateur du mouvement national contemporain, après une longue phase où le monde nous considérait uniquement comme une question humanitaire de réfugiés dans le monde arabe. Elle a aussi permis d’unifier les Palestiniens sous l’égide de l’OLP depuis 1964. Puis il y a eu les phases de la reconnaissance politique et diplomatique arabe et internationale dont on a parlé au début. Aujourd’hui, l’échec des militants des organisations qui continuent la lutte armée est plus dû aux cibles qu’ils cherchent à frapper qu’au principe de la lutte armée, qui est un droit reconnu à tous les peuples qui luttent contre la colonisation. Si ces cibles étaient mieux choisies, ces mouvements auraient contribué à renforcer la stratégie diplomatique de l’OLP au lieu de servir d’alibi pour nos ennemis, où qu’ils soient, comme si notre lutte pouvait être assimilée au terrorisme internationale.

      #Leïla_Shahid #Palestine


  • Fatah et Hamas | Chronique de Palestine
    Abdel Bari Atwan - 18 septembre 2017 – Raï al-Yaoum – Traduction : Chronique de Palestine – Lotfallah
    http://chroniquepalestine.com/fatah-et-hamas

    (...) Les rencontres entre le Hamas et Fateh ont abouti à des accords supposés lourds de conséquences. Le Hamas a exprimé sa volonté de dissoudre immédiatement son gouvernement (Conseil d’administration) à Gaza et d’organiser des élections à la présidence et à la législature de l’AP, ainsi qu’au Conseil national de Palestine. Il a également convenu de restructurer son appareil de sécurité et de donner tous les pouvoirs à un « gouvernement d’accord national » pour une période intérimaire en attendant la formation d’un « gouvernement d’unité nationale ».

    Mais on recherche en vain dans tous les documents et déclarations, la moindre référence à la fin de la coordination répressive entre l’Autorité palestinienne et Israël, ou à la réactivation de la résistance sous toutes ses formes contre l’occupation, ou au rétablissement des allocations aux prisonniers politiques palestiniens dans les prisons de l’occupation, ou à l’annulation des réductions de salaire pour les employés à Gaza. Aucune mention de ces problèmes n’a été faite.

    L’accomplissement le plus récent et plus importante des Palestiniens a été de forcer le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu à abandonner ses projets de renforcer le contrôle israélien sur la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem. Cette victoire a été obtenue sans l’implication directe ou indirecte ni du Fatah ni du Hamas, ni d’aucune des autres factions qui sont sur le point de s’engager dans une autre série de dialogues et de rapprochements pouvant leur donner plus de crédibilité.

    Cela résume avec précision et sans détour l’état actuel de la politique palestinienne.
    Ils veulent que nous nous nous réjouissions de la dissolution du Conseil d’administration de Gaza et du fait que les représentants du Hamas et du Fatah s’embrassent, au motif que la réconciliation serait sur la bonne voie. Pas de problème, nous respecterons leurs souhaits. Mais jusqu’à quel point pouvons-nous être optimistes, et combien de semaines ou de mois faudra-t-il ? Quels sont les mécanismes pratiques pour la mise en œuvre des accords ? Comment le nouveau gouvernement sera-t-il constitué ? Y aura-t-il des garanties de véritables réformes dans toutes sortes de domaines ou que la corruption sera réellement éradiquée ? (...)

    • ONU Assemblée générale des Nations Unies
      Débat général de la 72e session
      https://gadebate.un.org/fr/72/%C3%A9tat-de-palestine
      État de Palestine
      S.E. M. Mahmoud Abbas, Président

      20 septembre 2017

      « Nous ne pouvons continuer d’être une Autorité sans autorité », a-t-il lancé, ajoutant que les Palestiniens ne peuvent rester les bras croisés face à la menace sur leur existence nationale, politique et sociale et sur leurs terres. Nous devons prendre des mesures différentes pour préserver notre existence nationale et laisser ouverts les horizons de paix et de sécurité. Parmi ces mesures, il a rappelé que la Palestine a invité la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir une enquête et à poursuivre les autorités israéliennes impliquées dans les colonies de peuplement et les agressions contre le peuple palestinien. Il a aussi indiqué que la Palestine va poursuivre son processus d’accession aux conventions, protocoles et organisations internationales, en droite ligne du statut d’Observateur qu’il a acquis auprès des Nations Unies.


  • Cinq combattants du Hezbollah libérés, 8 000 jihadistes et civils syriens en route pour Idleb - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1065670/cinq-combattants-du-hezbollah-liberes-8-000-jihadistes-et-civils-syri

    À Qaa, M. Ibrahim a rencontré Wafic Safa, responsable de la coordination au sein du Hezbollah. Il a également annoncé la réouverture prochaine d’un bureau de la Sûreté générale dans la localité. La tournée de Abbas Ibrahim a eu lieu sur fond de bombardement à l’artillerie lourde, par l’armée, de positions occupées par des combattants de Daech dans le jurd de Ras Baalbeck et de Qaa.

    Concernant le sort des combattants de la Brigade Ahl al-Cham, présents dans le jurd de Ersal, et qui devaient être inclus dans l’échange de prisonniers entre le Hezbollah et Fateh el-Cham, le général Ibrahim a annoncé leur départ prochain. La dernière partie de l’accord entre le parti chiite et les jihadistes prévoyait l’évacuation des combattants d’Ahl el-Cham et leurs familles, ainsi que de réfugiés, vers le Qalamoun syrien. Selon la chaîne LBCI, les négociations concernant le départ de ce groupuscule ont été retardées par le fait que les combattants d’Ahl el-Cham ont pris part, aux côtés de Fateh el-Cham, aux combats qui ont opposé ce dernier la semaine dernière au Hezbollah, et alors qu’ils avaient promis de rester neutres.

    À noter que le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui devait s’exprimer hier dans la soirée au sujet de l’étape qui va suivre la libération du jurd, a finalement reporté son discours à aujourd’hui, afin de laisser la place à la couverture médiatique de la libération des combattants du parti chiite.


  • Offensive du Hezbollah contre le Fatah al-Sham et l’Etat islamique dans la région de Ersal
    https://www.lorientlejour.com/article/1063585/premiere-etape-de-la-bataille-du-jurd-de-ersal-effet-de-surprise-et-a

    L’offensive des combattants du Hezbollah dans sa première étape a ainsi été menée à travers deux axes, dans le but évident de couper en deux la zone contrôlée par Fateh el-Cham, pour affaiblir les combattants et les déstabiliser. Le premier axe est celui du jurd de Flita (à l’ouest, en Syrie) et le second à partir de la chaîne de montagnes qui sépare le Liban de la Syrie, au nord-est du jurd de Ersal. Ce qui montre bien l’intention de ceux qui mènent l’offensive de couper le contact entre les deux zones pour piéger les combattants.
    Dans le premier axe, l’avancée des combattants du Hezbollah et des soldats de l’armée syrienne est spectaculaire. En quelques heures, ils ont pris la colline stratégique al-Bourkan occupée par les combattants de Fateh el-Cham. Concernant le second axe, c’est la position al-Kanzah qui constitue la première cible vers laquelle les combattants du Hezbollah et les soldats syriens avancent rapidement. Selon les informations données par le département d’information militaire (un service conjoint libano-syrien qui couvre en ligne les développements militaires), certaines positions ont été évacuées par les combattants de Fateh el-Cham, avant même l’arrivée de l’armée syrienne et du Hezbollah. D’autres, par contre, ont fait l’objet de combats acharnés. Au total, et en quelques heures, huit positions de Fateh el-Cham ont été reprises par le Hezbollah et l’armée syrienne, et plusieurs experts militaires prévoient une bataille rapide (du moins pour ce qui concerne cette dernière formation), les combattants n’ayant aucune chance de tenir longtemps face à cette offensive étudiée jusque dans ses moindres détails.


  • Première étape de la bataille du jurd de Ersal : effet de surprise et avancée rapide... - Scarlett Haddad
    https://www.lorientlejour.com/article/1063585/premiere-etape-de-la-bataille-du-jurd-de-ersal-effet-de-surprise-et-a

    À l’aube d’hier, juste après la prière, l’offensive conjointe du Hezbollah et de l’armée syrienne dans le jurd de Ersal a officiellement commencé. Elle était préparée depuis quelques jours par des bombardements aériens intensifs de l’armée de l’air syrienne contre les positions présumées des combattants de Fateh el-Cham (ex-Front al-Nosra), de Daech, ainsi que d’autres factions armées de l’opposition syrienne.

    Malgré l’importance de l’événement, couverture médiatique minimale en France : rien d’autre que la reprise d’une même dépêche de l’AFP :
    https://www.lorientlejour.com/article/1063585/premiere-etape-de-la-bataille-du-jurd-de-ersal-effet-de-surprise-et-a
    Et dans le cas du Monde, rien.

    On doit encore se demander s’il faut en dire du bien ou du mal. Ou, plutôt, comment en dire du mal sans passer trop visiblement pour un suppôt d’Al Qaeda. (On attend le communiqué de presse de l’ambassade séoudienne de Beyrouth.)


  • Le Hezbollah annonce le début de la bataille du jurd de Ersal - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1063393/le-hezbollah-annonce-le-debut-de-la-bataille-du-jurd-de-ersal.html

    La bataille contre les jihadistes retranchés dans le jurd de Ersal, à la frontière avec la Syrie, a commencé, a annoncé tôt vendredi matin le « média de guerre », affilié au Hezbollah.

    Cette bataille était imminente, selon divers milieux. L’armée libanaise, qui elle aussi combat les jihadistes dans ce secteur, n’a quant à elle fait aucune annonce concernant le début des affrontements.

    « La bataille qui vise à nettoyer le jurd de Ersal et du Qalamoun (chaîne montagneuse entre le Liban et la Syrie) des éléments terroristes armés a commencé », a indiqué le « média de guerre ». Il a précisé que le Hezbollah vise à l’artillerie lourde et avec des missiles des positions du Front Fateh el-Cham (ex-Front al-Nosra) situées dans Dahr al-Hawa, Kanzah, et sur les hauteurs de Wadi al-Khayl et Chaabat al-Nahlé, dans la région aride de Ersal. Il n’est pas clair si les jihadistes du groupe Etat islamique étaient également ciblés par le Hezbollah, mais selon les médias affiliés au parti chiite, ce groupe jihadiste était visé par les raids de l’aviation syrienne.


  • Un retour au calme reste tributaire du résultat des négociations avec Fateh el-islam - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1045966/un-retour-au-calme-reste-tributaire-du-resultat-des-negociations-avec

    Le Fateh reste intransigeant et assure que l’option militaire reste maintenue jusqu’à en finir avec les îlots d’insécurité dans le camp. Il exige notamment que Bilal Badr, le chef de Fateh el-islam, qui avait ouvert le feu vendredi contre les combattants du comité conjoint de sécurité, se rende aux autorités libanaises. Cette condition a été solennellement confirmée par le commandement politique des forces nationales et islamiques du camp, au nom duquel Fathi Abou el-Ardat s’est exprimé, au terme d’une réunion qu’il a tenue hier dans l’après-midi. Celui-ci n’accepte pas moins qu’une reddition de Badr. Il exige parallèlement un déploiement de la force conjointe de sécurité dans tout le camp, notamment dans le quartier de Tiri, fief du chef de Fateh el-islam, et une dissolution de ce groupe terroriste qui doit remettre ses armes à la force commune.
    Il a été décidé d’accorder un délai de six heures à Bilal Badr pour répondre. Le porte-parole de Esbat el-Ansar, le secrétaire général des Forces islamiques du camp, un représentant du Hamas et deux autres de Jund el-Cham, Haytham Chaabi et Rami Ward, ont été chargés de communiquer ces conditions à des proches de Badr, Oussama Chehabi et Mohammad Arefi, tous deux membres des Jeunes musulmans, un groupe intégriste, qui ont accepté ces conditions.
    Haytham Chaabi et Rami Ward devaient à leur tour rencontrer Bilal Badr qui a cependant refusé de se rendre, mais a accepté de « disparaître ». Il a fait savoir au commandement palestinien, par le biais de ses médiateurs, qu’il acceptait un déploiement des combattants de la force commune à Tiri, et qu’il ne s’opposait à la participation d’aucune faction, mais qu’il refusait de se rendre ou de livrer ses hommes à la force commune. Il a assuré que lui et ses partisans étaient prêts à « se retirer et disparaître ». Le commandement du Fateh et les factions palestiniennes ont promis de répondre à leur tour à ces conditions.


  • Ex-Qaeda affiliate in Syria claims Damascus bombings
    https://www.yahoo.com/news/ex-qaeda-affiliate-syria-claims-damascus-bombings-144218070.html

    Comprendre #jabhat_al_nosra,

    Beirut (AFP) - Syria’s former Al-Qaeda affiliate Fateh al-Sham Front on Sunday said in a statement it was behind twin bombings targeting Shiite pilgrims in the centre of Damascus that killed 74 people.

    “On Saturday... a twin attack was carried out by two heroes of Islam... in the centre of the capital Damascus, killing and wounding dozens,” the statement said.

    Without elaborating, it called the bombings “a message to Iran and its militias”.


  • Saïda en grève aujourd’hui contre les affrontements à Aïn el-Héloué - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1037900/saida-en-greve-aujourdhui-contre-les-affrontements-a-ain-el-heloue.ht

    Selon l’agence al-Markaziya, les combats ont opposé le Fateh, posté dans le secteur Barksat, aux islamistes de Isbat el-Ansar, postés à Safsaf, aux islamistes radicaux dirigés par Bilal Badr, positionnés à Tiré, aux partisans du général Mahmoud Issa, mieux connu sous le nom de Lino, installés dans la région des abattoirs (Maslakh), et aux Brigades des martyrs de Chatila, postés à Jabal Halib. Les tirs ont même débordé pour atteindre les quartiers voisins à Saïda, notamment la région de Sinik ou la rue de Hasbé, provoquant la panique des habitants, un incendie à proximité de la mosquée al-Farouk et des embouteillages monstres dans le secteur, vu que l’accès à certaines routes impraticables était interdit par les forces de l’ordre.

    Cette escalade a poussé de nombreux habitants à l’exode et les éléments armés à prendre le contrôle des ruelles du camp. Pour la seconde journée consécutive, les écoles et les commerces de Aïn el-Héloué ont fermé leurs portes, à l’instar de certains établissements situés dans les parages du camp. Les institutions de l’Unrwa, elles, ont interrompu les services à la population.


  • Rapports de force et contrôle du camp au cœur des affrontements de Aïn el-Heloué - Scarlett HADDAD - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1037477/rapports-de-force-et-controle-du-camp-au-coeur-des-affrontements-de-a

    Le Liban a suggéré de son côté le renforcement du Fateh (dont Mahmoud Abbas est le chef) au sein des camps pour lui permettre d’en prendre le contrôle, au détriment des autres factions, notamment celles qui sont proches ou affiliées aux mouvements radicaux islamistes. Ces formations constituent en effet des planques idéales pour les réseaux terroristes en leur fournissant un environnement favorable. Le président palestinien s’est déclaré favorable à cette idée et il a promis de faire de son mieux pour renforcer le Fateh à l’intérieur des camps, notamment à Aïn el-Heloué, sachant que celui-ci a longtemps constitué le principal fief de ce mouvement avant l’émergence des factions islamistes. Mais le problème auquel se heurte ce projet est qu’il y a une multitude de factions palestiniennes radicales à Aïn el-Heloué, qui depuis quelques années reçoivent plus de fonds que le Fateh. De plus, les divisions interpalestiniennes ont eu aussi un grand impact sur le Fateh lui-même qui est divisé à Aïn el-Heloué en plusieurs branches.


  • astana-apres-alep | Framapad annuel
    https://annuel.framapad.org/p/astana-apres-alep

    Une belle interview de Rudolf el Kareh. Elle devrait intéresser @nidal et @simplicissimus
    Elle est sous #paywall dans la Libre Belgique. Alors, je me permets de la retranscrire dans un pad.

    Il est grand temps de regarder la réalité en face. Il y a eu, de la part d’un groupe d’Etats aux systèmes de valeurs opposés, une manipulation de l’information, et une présentation des réalités dans un récit destiné à servir leurs intérêts et leurs stratégies. Comme toutes les manœuvres déployées dans ce cas de figure, les outils classiques de la propagande ont été mobilisés et notamment la désinformation, la diabolisation et les clichés manichéens. Les groupes terroristes affiliés à Daech et Al Nosra (aujourd’hui Fateh Al Cham, soit Al Qaïda, Ndlr), ainsi que leurs clones ont été présentés comme de sympathiques « insurgés » et comme des « rebelles ». Sans oublier l’occultation de l’identité de leurs parrains et de leurs commanditaires.

    #syrie #turquie #propagande #Alep


  • Syria prepared for new round of violence: over 85% of belligerents are excluded from the ceasefire
    https://elijahjm.wordpress.com/2017/01/09/syria-prepared-for-new-round-of-violence-over-85-of-belligerents

    The main reason for this war preparation and the ceasefire rejection is the exclusion of the main groups who represent tens of thousands of militants. These are: the “Islamic State” (ISIS), Al-Qaida (Nusra/Fateh al-Sham) and similar jihadist groups, plus pro-Turkey Ahrar al-Sham.

     

    Despite the agreement on the ceasefire between Moscow and Ankara, essential countries involved in the Syria war, i.e. Saudi Arabia and Qatar, were excluded from the first round of the Astana peace talks and did not delegate their wishes to Turkey to negotiate on their behalf. These Middle Eastern countries refuse, to-date, to raise the white flag, and they still enjoy significant influence over tens of thousands of militants fighting in Syria, demonstrating  the failure of the Russian-Turkish meeting in Kazakhstan. The exclusion of the US and Europe is also a factor presaging an unsuccessful outcome, a by-product of Russia’s pressing determination to end the Syrian conflict. Turkey has not said its last word: it has not committed to abide by Russia’s terms in reaching the end of the war in Syria. Moreover it has refrained from imposing on its proxy, Ahrar al-Sham, the signature and agreement on the ceasefire, and abandoning the choice of war: this despite the loss of Aleppo.

     

    Also, Damascus and its allies consider Russia is in too much of a hurry, trying to reach an immature political compromise for fear of being stuck in the Syrian quagmire. The “Afghanistan nightmare” seems to dominate the Russian politicians, causing the failure of two out of three ceasefires “imposed” by Russia these last months. It looks as if – at least according to Damascus and its allies –  the third ceasefire is will fail dramatically, simply because conditions and circumstances for its success are absent.


  • In Syria, Western Media Cheer #Al_Qaeda
    By Rania Khalek
    http://fair.org/home/in-syria-western-media-cheer-al-qaeda

    The Syrian government—a dictatorship known for imprisoning, torturing and disappearing dissidents—is easy to vilify. And over the last five years of Syria’s civil war, it has committed its share of atrocities. But there is more than one side to every story, and US media coverage has mainly reflected one side—that of the rebels—without regard for accuracy or basic context.

    [...]

    Almost always overlooked in the US (and UK) media #narrative is the fact that the rebels in East Aleppo were a patchwork of Western- and Gulf-backed jihadist groups dominated by Jabhat Fateh al-Sham (formerly Jabhat al-#Nusra)—Al Qaeda’s affiliate in Syria—along with its ally, Ahrar al-Sham (Daily Beast, 8/8/16; Foreign Policy, 9/1/16). These groups are explicitly anti-democratic and have been implicated in human rights violations, from mass execution and child beheadings to using caged religious minorities as human shields.

    In the absence of any desire to evoke a political response, US media would surely have identified East Aleppo’s rebels by the name of the most famous militant group in the world—Al Qaeda. Yet press reports regularly referred to the militant forces dominating East Aleppo simply as “rebels.”

    #Syrie #MSM #désinformation #propagande #manipulation sans_vergogne


  • Netanyahou et Poutine ont scellé un accord secret pour éviter un conflit israélo-russe en Syrie
    RT en français | 12 déc. 2016
    https://francais.rt.com/international/30502-netanyahou-poutine-accord-syrie

    (...) « A la minute où [Vladimir] Poutine a décidé de placer ses forces militaires en Syrie, je suis allé le voir et je lui ai dit : "Regardez, voilà ce que je suis en train de faire. Je n’interviens pas en Syrie. Mais dans le même temps, si la Syrie essaie d’intervenir chez nous, si l’Iran essaie d’utiliser la Syrie pour nous attaquer, et bien arrêtez cela." […] Donc nous avons coordonné nos troupes parce que personne ne veut d’une confrontation israélo-russe accidentelle », a indiqué le Premier ministre israélien.

    Malgré l’affirmation de Benjamin Netanyahou sur la non-intervention militaire de l’Etat hébreu en Syrie, l’armée de l’air israélienne a été impliquée dans plusieurs raids meurtriers visant des cibles militaires syriennes, à proximité du Golan, mais aussi plus récemment à Damas. De plus, Israël a été accusé de soutenir les djihadistes du front Fateh Al-Cham (l’ex-Front Al-Nosra) sur le plateau du Golan par un député israélien.

    Netanyahou fait confiance à Donald Trump pour rompre l’accord sur le nucléaire iranien

    Le Premier ministre israélien a aussi indiqué se satisfaire de l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, un ami déclaré d’Israël. Après son investiture, Benjamin Netanyahou reste confiant sur le fait que Donald Trump respectera son engagement de campagne. Il avait en effet qualifié de « priorité numéro un » le démantèlement du « pire accord jamais négocié » sur le nucléaire iranien.(...)

    #Israël


  • Hadi Abdullah, ami du terroriste ciblé d’al-Qaïda nommé Muhaysini, vient de recevoir le Prix de la Liberté de la Presse de 2016 Reporters sans frontières ! - Ça n’empêche pas Nicolas
    http://canempechepasnicolas.over-blog.com/2016/11/hadi-abdullah-ami-du-terroriste-cible-d-al-qaida-nom

    Hadi Abdullah, ami du terroriste ciblé d’al-Qaïda nommé Muhaysini, vient de recevoir le Prix de la Liberté de la Presse de 2016 Reporters sans frontières, un agent des opérations de « changement de régime » financées par la CIA et Soros.

    Il se trouve en effet que Al-Muhaysini, est un clerc saoudien qui vient d’être désigné désormais comme cible (pour la CIA) à la suite du revirement d’Obama au lendemain de l’élection de Trump et qui est le principal idéologue de Nusra en Syrie.

    Certains le considèrent comme le nouveau Osama Bin-Laden. On le voit sur l’image, à gauche, bras dessus bras dessous avec le chef d’Al-Qaeda en Syrie, le propagandiste et « journaliste » Hadi Abdullah.

     

     

     

    Un autre éminent et courageux journaliste du "monde libre" vient d’être distingué cette fois par Jean-Claude Guillebaud et son "prix Bayeux" des correspondants de guerre. Une distinction bien méritée comme l’explique ici J-M. Bourget (article publié sur le site oumma.com, peu soupçonnable d’islamophobie), du moins si dans cette guerre on est du coté des jihadistes égorgeurs et des terroristes.

    La France remet un Prix de journalisme à un adorateur d’Al Qaida.
    par Jacques-Marie Bourget
    http://oumma.com/223911/france-remet-un-prix-de-journalisme-a-un-adorateur-da

    Tare professionnelle, les journalistes sont trop modestes. Ce qui compte pour eux ce n’est rien d’autre que le combat pour que la vérité aboutisse, et arrive à temps pour le « 20 heures ».

    Ainsi la presse a trop peu évoqué le palmarès du dernier Prix Bayeux, des récompenses attribuées aux « correspondants de guerre ».

    Un vocable désuet qui désignait jadis des journalistes qui tuaient le temps sur les champs de bataille. Je ne comprends pas la pudeur de mes confrères ?

    Pourtant cette année le jury s’est distingué en récompensant, sans hésiter, un compagnon de route du Djihad mondial. Un choix qui aurait mérité plus de lignes, plus de mots.

    L’heureux confrère, primé pour un reportage signé en commun avec Clarissa Ward de CNN, porte le nom de Bilal Abdul Kareem. Et ce n’est pas n’importe qui. Né en 1970 à New York, Bilal se rêve d’abord acteur. Plutôt que l’écran, il crève la faim. Dans sa pérégrination, en 1997, il déménage à Brooklyn, par hasard près d’une mosquée, et c’est la révélation. Bilal devient un fou de Dieu. Tant même que certains lui accordent le titre d’imam…

    Il passe ses jours et ses nuits entre le Coran et la grammaire arabe. L’envie de mieux vivre sa vocation le pousse à s’installer au Soudan, à Khartoum, ville alors bénite où le Congrès Islamique Mondial a son rond de serviette. Un peu mieux nourri de religion, Bilal part alors pour l’Egypte. A force de pratiquer le Tafsïr, c’est-à-dire l’exégèse du Livre, il poursuit son chemin vers la sainteté. D’une sacristie l’autre, le voilà en contact avec les gardiens des Lieux saints. Une télé saoudienne lui propose un job, il va sans dire dans une chaine très halal qui vit au rythme de la prière. Hélas, sans doute sur un désaccord de doctrine, notre confrère quitte la télé et part au Rwanda (?) pour y tourner un documentaire. Le maniement de la vidéo ne fait pas oublier les voies du Seigneur au converti. Le 5 novembre 2009 quand, à l’intérieur du camp de Fort Hodd au Texas, l’officier Nidal Malick Hasan flingue 13 de ses propres collègues, le vidéaste Bilal -par le biais du site « Révolution Islamique »- poste une auto interview signée AIM Films. Le contenu est simple : il approuve la tuerie texane. Pour Bilal le geste de Hasan est « un acte de guerre et non une action terroriste ou criminelle ». Dans la foulée de son aspiration à un Djihad mondialisé, il soutient les rebelles tchétchènes au point que son nom est cité lors d’un procès lié à un marché d’armes.

    En 2012, la guerre en Syrie arrive à temps puisque Bilal se sent pousser, à lui seul, les ailes d’une brigade internationale. Il s’installe sur le champ de bataille, et assez vite à Alep. Inutile de se laisser pousser la barbe, il l’a longue depuis des mois. Là, sa maison devient une rédaction tenue par un seul homme-orchestre, notre courageux confrère photographie, écrit, blogue, filme. Bilal a la chance d’être le seul « correspondant » accrédité, supporté par les djihadistes, il a le monopole. Médusé par cet homme protée le monde des médias occidentaux lui passe parfois commande. Avoir des nouvelles fraîches de ces rebelles –forcément modérés – est une chose utile.
    En novembre 2015, après les massacres de Paris, en tant que phare de la pensée islamique, Bilal rend son jugement : « Je ne condamne les crimes de Paris que si l’on condamne les crimes commis par les tueurs français contre des musulmans innocents ». Un propos venu du front, assez cohérent, mais peu fait pour enthousiasmer les rescapés du Bataclan ou les actionnaires de CNN. Et c’est ainsi que le Prix Bayeux a été décerné à un compagnon de route de tous les salafistes, sauf ceux de Daech. Amnesty International, l’organisation humanitaire qui patronnait ce « Deuxième Prix catégorie TV », doit être enchantée d’avoir porté des lauriers au front de ce magnifique filleul.

    Décidément l’automne est la période de grande forme pour notre « correspondant de guerre »… Ne voilà-t-il pas, il y a un an, que Bilal Abdul Kareem, sur Facebook relié en forum, répond à 29 questions posées par le web planétaire. Nous nageons là en pleine onction, les mots sont ponctués de références au Coran et au Prophète. De la rude pensée de Bilal, j’ai extrait le bonus qui va suivre.

    Nous attaquons par une spéculation sur la composition du futur gouvernement de la Syrie, celui qui sera mis en place par les rebelles qui prendront Damas. Le lauréat du Prix Bayeux répond : « Le danger serait alors l’installation d’un nouveau pouvoir qui ne représenterait pas toutes les forces islamiques ».

    Pas une syllabe pour les mécréants qui, nous dit-on, se battent pour l’avènement d’une démocratie sans Allah. A propos du comportement du groupe Ahrar Asham -une chapelle composée de barbares dont les chefs sont issus d’Al-Qaïda- notre confrère constate que ses frères-là « ont fait couler plus de sang que ce que l’on peut imaginer ». Mais que, sans eux la Révolution « ne serait pas où elle en est. Sans eux elle serait morte ». Bilal Abdul Kareem, le collaborateur de CNN, apprécie vraiment ces sympathiques guerriers qui forment « un groupe très influent qui a fait beaucoup pour le peuple syrien ».

     A la question posée sur ceux qu’il considère comme de « vrais moudjahidin », Bilal répond : « Tous les groupes islamiques sauf ISIS (Daech) ont plus de vertus que de torts. Je ne peux en distinguer un seul ».

     A un internaute qui s’étonne de ce que les rebelles de Jaish al islam exposent sur les places publiques des familles enfermées dans des cages, le compréhensif confrère répond : « Je ne suis pas d’accord avec eux mais je sais pourquoi ils ont fait ça. Les bombardements d’Assad et de la Russie transformant leurs familles en pudding, ils utilisent comme boucliers humains ceux qu’ils considèrent comme des supporters du régime. Je n’approuve pas mais je comprends. » Vous avez noté je « n’approuve pas ».

     Et Al-Nosra, autre succursale d’Al-Qaïda n’est pas absente dans le cœur de Abdul Kareem : « Quand ils réussissent, c’est l’ensemble des factions rebelles qui réussit ». L’avenir ? Bilal le voit en vert : « La Syrie est un pays musulman qui doit être gouverné par des musulmans. Ici la démocratie est une notion étrangère qui ne peut fonctionner. »…

    Pourtant, en place de Bachar, Hollande, Obama et Cameron nous ont promis la mise en place d’hommes libres et démocrates… Au terme de la Révolution, ce sera donc Allah. Allah, et la charia, bien sûr. Une sainte charia qui n’est pas l’horreur décrite par les Croisés d’Occident. Mais « qui est d’abord le moyen de faire adhérer toute la Oumma, le monde islamique, au futur régime de Damas. Oui les rebelles adoptent et adopteront la charia dès qu’ils auront repris toute la Syrie ».

    Sur l’organisation des groupes islamistes, notre journaliste-généralissime s’exprime en guerrier. C’est normal. Il se réjouit de la création d’un comité militaire commun sous l’enseigne de Jaysh Al Fateh, un parapluie qui n’accueille que des unités ayant prêté allégeance à Al-Qaïda « c’est beaucoup plus efficace ». Comment les Syriens vivent-ils l’action et la présence de ces groupes armés ? Très bien : « Les Syriens qui vivent avec Ahrar (milice sponsorisée par l’Arabie et le Qatar) supportent Ahrar, les autres, s’ils sont dans un secteur pris en main par Al-Nosra (Al-Qaïda), se comportent de la même façon ».

    Ainsi, selon le pigiste de CNN, vivre la guerre à Alep, sous la douce et clairvoyante férule des salafistes, c’est un temps de bonheur. Œcuménique, amis de tout barbu, Abdul Kareem a quand même sa préférence. A lui. C’est Al- Nosra, donc le groupe vassal d’Al-Qaïda. Pour Abdul Kareem ces gens sont, si l’on peut dire, des types au poil. « Il gouverne de larges zones de Syrie… Pour différentes raisons il y a des gens qui n’aiment pas Al-Nosra, mais la réalité est que cette organisation est une part importante dans le conflit et qu’elle a rendu un grand service au peuple syrien ». Dommage que Ben Laden ne soit plus là pour lire un entretien aussi revigorant.

    « Correspondant de guerre », à contre temps, essentiellement quand les canons grondent moins, le vénéré Jean-Claude Guillebaud, prince de la conscience bonne, président du jury de Bayeux versus 2016, a donc eu la main heureuse en distinguant un journaliste qui est un modèle : engagement total, courage, abnégation, publication sur supports multiples, notes de frais ridicules. Finalement ce dont rêve Bolloré (et autres) pour « I Télé ».

    Jacques-Marie Bourget

     Jacques-Marie Bourget a travaillé pour les plus grands journaux français dont 22 années à Paris-Match. Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient a également obtenu le Prix Scoop 1986 pour avoir révélé l’affaire Greenpeace. Auteur de plusieurs livres dont Des affaires très spéciales (Plon) et Sabra Chatila au cœur du massacre(Erick Bonnier).


  • Combats entre rebelles syriens près de la frontière turque
    http://www.boursorama.com/actualites/combats-entre-rebelles-syriens-pres-de-la-frontiere-turque-3602a6992e6df

    BEYROUTH, 14 novembre (Reuters) - Des combats entre groupes
    rebelles rivaux ont éclaté lundi dans la ville d’#Azaz, près de
    la frontière syro-turque, accentuant les divisions entre
    insurgés alors que les forces de Bachar al Assad assiègent les
    quartiers d’Alep-Est.

    Les affrontements ont opposé le Front du Levant, un groupe
    de l’Armée syrienne libre (ASL) soutenue par la #Turquie, a
    d’autres factions de l’ASL ralliées aux islamistes d’Ahrar al
    Cham, ont dit des sources dans les deux camps.

    Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), le
    Front du Levant a perdu dans la bataille son quartier général et
    plusieurs postes de contrôle. Un responsable du groupe a indiqué
    que des combattants participant à l’offensive contre le groupe
    Etat islamique (EI) à Al Bab avaient dû être rappelés en renfort
    à Azaz.

    Les affrontements ont incité Ankara à fermer le poste
    frontière d’Oncupinar, un axe d’approvisionnement majeur entre
    la Turquie et les territoires contrôlés par les insurgés dans le
    nord de la #Syrie.

    Ces combats pourraient avoir des répercussions jusqu’à #Alep,
    à 60 km plus au sud, où les groupes impliqués dans les combats
    sont aussi représentés et se sont récemment affrontés pour le
    contrôle de positions et de stocks d’armes.

    A Azaz, Ahrar al Cham et le groupe Nour al Dine al Zinki,
    affilié à l’origine à l’ASL mais qui combat de plus en plus aux
    côtés des islamistes voire des djihadistes comme ceux du Front
    Fateh al Cham (ex-#Front_al_Nosra) à Alep, ont dit avoir lancé
    une campagne visant à « nettoyer » le nord de la Syrie des groupes
    agissant de manière mafieuse.


  • Alep en échange de Mossoul -
    par Abdel Bari Atwan - 20 octobre 2016 – Raï al-Yaoum – Traduction : Chronique de Palestine – Lotfallah
    http://chroniquepalestine.com/alep-echange-de-mossoul

    Les États-Unis et la Russie ont de toute évidence accepté un compromis, ce qui incite la Turquie et les pays du Golfe à abandonner leurs anciens protégés à leur sort.

    Je vous avoue que quand il est question de la politique et des conflits du Moyen-Orient, je crois fermement dans les théories de la conspiration.

    (...) Un de ces exemples pourrait être la situation qui prévaut à Alep, où quelque deux cent mille personnes souffrent dans des conditions désespérées dans la partie orientale assiégée de la ville, apparemment abandonnée à son sort par la communauté internationale – les soi-disant « Amis de Syrie » inclus.

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis à plusieurs reprises qu’il ne permettrait jamais la chute d’Alep et défendrait ses habitants. Mercredi, il a annoncé qu’il avait convenu avec son homologue russe, Vladimir Poutine, d’un retrait de la ville des combattants appartenant au Fateh ash-Sham, anciennement Front al-Nusra. Il a ajouté dans un discours devant les représentants de la communauté locale à Ankara que « nous avons donné les instructions nécessaires à nos amis » pour « d’œuvrer à sortir al-Nusra d’Alep et à maintenir la paix du peuple d’Alep ».

    Une telle démarche serait logique pour tous les intéressés. Elle offre le meilleur espoir d’éviter l’effusion de sang et de soulager les souffrances des innocents habitants civils assiégés de l’est d’Alep. Les combattants ash-Sham Fateh qui y sont justement retranchés, estimés par l’ONU à juste environ 900, ne sont en aucun cas capables d’empêcher la reprise de ce secteur par les forces gouvernementales syriennes. Avec leurs alliés russes, celles-ci disposent d’une supériorité militaire écrasante. Elles ont aussi la volonté de continuer à l’utiliser pour bombarder l’enclave à partir du sol et de l’air, jusqu’à ce que le groupe – qui continue à être classé au niveau international et en vertu de la loi américaine et occidentale, comme une organisation terroriste – soit totalement écrasé.

    #Alep #Mossoul


  • Vers un deal russe avec Fateh al-Cham à Alep ? - Lina KENNOUCHE - L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/1013436/vers-un-deal-russe-avec-fateh-al-cham-a-alep-.html

    Moscou a cessé hier les raids aériens sur Alep, en geste « de bonne volonté » et pour permettre l’ouverture d’un corridor humanitaire. Mais selon des sources diplomatiques russes, l’arrêt des bombardements viserait principalement à négocier le départ de la ville des forces jihadistes de Fateh al-Cham (ex-Front al-Nosra, branche syrienne d’el-Qaëda). Ces mêmes sources confirment les pressions du leadership russe sur les militaires pour trouver une solution à Alep avant la fin du mois d’octobre.

    Ce serait donc dans ce contexte qu’interviendrait la proposition faite par les Russes, par l’intermédiaire des Turcs, au groupe Fateh al-Cham, d’évacuer 4 000 civils et un millier de combattants. Le groupe aurait jusqu’à demain jeudi pour étudier l’offre de sortie d’Alep qui lui permettrait de rejoindre son fief à Idleb en conservant armes légères et munitions. L’envoyé spécial de l’Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura, avait lui-même appelé de ses vœux le 6 octobre à Genève la sortie des « 900 combattants » du Front Fateh al-Cham d’Alep-Est, se disant prêt à les « accompagner physiquement ». Si le départ des combattants de Fateh al-Cham faciliterait un arrangement avec les groupes rebelles les plus pragmatiques pour un règlement rapide des hostilités, son échec comporte le risque d’une escalade militaire dans un contexte où les avancées des forces régulières syriennes ont radicalement changé la donne.


  • Surmonter les divisions interaméricaines pour sauver l’accord avec Moscou - Lina KENNOUCHE - L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/1008403/surmonter-les-divisions-interamericaines-pour-sauver-laccord-avec-mos

    Or la volonté d’établir une coopération militaire avec Moscou et de classer Fateh el-Cham comme organisation terroriste a accentué les divisions avec le Pentagone. L’article « Les détails de l’accord sur la Syrie creusent le fossé entre John Kerry et le Pentagone » (« Details of Syria Pact Widen Rift Between John Kerry and Pentagon »), paru le 13 septembre dans le New York Times, relevait que « l’accord que le secrétaire d’État a annoncé avec la Russie pour réduire le nombre de morts en Syrie a élargi un fossé, connu de tous, entre M. Kerry et le secrétaire à la Défense, Ashton Carter. Ce dernier a émis de profondes réserves au sujet du plan pour cibler les groupes terroristes conjointement par les forces américaines et russes ». Le lendemain, dans un entretien sur Public Radio, John Kerry a rappelé l’intransigeance du département d’État dans la mise en œuvre de l’accord russo-américain, qui serait soutenu par le président Barack Obama. Dans son intervention, M. Kerry s’exprime en affirmant qu’il « pense » que le Pentagone a reçu le message et que les militaires se conformeront au respect de l’engagement américain bien qu’il ne leur soit pas demandé de « renoncer à leurs principes », des propos problématiques selon le politologue socialiste américain Bill Van Auken. Dans sa publication « Le Pentagone défie ouvertement le cessez-le-feu américano-russe en Syrie », il notait que « les remarques de Kerry expriment les relations réelles au sein de l’appareil d’État américain, l’influence prépondérante de l’immense appareil militaire et de renseignement et sa capacité à exercer de fait un droit de veto sur les responsables civils élus du pays ».


  • Attempting Regime-Change in Palestine | رأي اليوم
    http://www.raialyoum.com/?p=519213
    By Abdel Bari Atwan | September 11, 2016

    All of a sudden and with no preliminaries, the world was informed that there exists an ‘Arab Quartet’ on Palestine, and that it has a plan.
    This group – consisting of Saudi Arabia, Jordan, Egypt, and the UAE — proposes reviving and taking forward the Palestinian cause by brokering two reconciliations. The first would be within the Fateh movement, based on the readmission of former Gaza Strip security chief Muhammad Dahlan who was expelled along with some of his supporters in 2011, and has since been based in and sponsored by the UAE. The second would be between Fateh in the West Bank and Hamas in the Gaza Strip, and that would in turn enable the moribund in stitutions of the Palestine Liberation Organization (PLO) to be reactivated.
    The proponents of this plan, according to leaked accounts of the talks they held, threatenedthat if no agreement were reached – in other words, if Palestinian Authority (PA) President and Fateh leader Mahmoud Abbas were to refuse to reinstate Dahlan and his acolytes — the Arab League would be prepared to intervene. It would take measures it deems to be in the Palestinian people’s interest, and some Arab states might individually consider adopting alternative approaches to the Palestinians and the conflict with Israel.

    • (...)In the current case, it there is clearly no political difference to speak of between Abbas and Dahlan. Both remain devoted to the 1993 Oslo Accords and the never-ending process of negotiations. Both oppose resistance, whether armed or otherwise, as a means of ending the occupation. Both believe that the Palestinian right of return is impractical and redundant. And both are committed to security coordination with Israel and maintain close contacts with the occupying power. They were once allies against Arafat. Dahlan used to boast that it was he who propelled Abbas to the leadership of Fateh and the PA after Arafat was assassinated. The disagreement between the two men has never been over national causes, but personal and financial issues.
      (...)
      Equally worrying is the prospect that the Arab Quartet’s pressure could drive Abbas into offering even bigger concessions to the Israelis to ensure he remains in his post. In a very real sense, the contest between him and Dahlan is over who can be more accommodating to Israel. Two of the Quartet’s members, Egypt and Jordan, openly have diplomatic relations with Israel and routinely coordinate their moves with it. The other two, Saudi Arabia and the UAE, have covert and indirect contacts with it, and could well be seeking Palestinian cover for full normalization with Israel. Their sudden activity on the Palestinian front should be seen in this light. The identity of the individual who provides the cover – Abbas or Dahlan – is of secondary importance.
      The Palestinian cause does not need a change of figureheads. It needs a change of course, and a political renewal based on new foundations, foremost of which is resistance to the occupation.


  • Syrie : Ahrar al-Sham change de politique et négocie avec les Iraniens
    http://french.almanar.com.lb/adetails.php?eid=322705

    Le mouvement islamiste syrien proche d’Al-Qaïda, Ahrar al-Sham, pourrait très bien opérer prochainement un changement radical dans sa politique et sa vision sur l’avenir de la Syrie.

    A la lumière de ses dernières déclaration et positions, il semble vouloir accepter une solution de la crise syrienne basée sur un processus politique, tout en consentant une ouverture sur l’Iran.

    Selon le journal libanais assafir, le commandement de ce mouvement qui a toujours été le compagnon de route du front al-Nosra, la branche d’Al-Qaïda en Syrie, (rebaptisé front Fateh al-cham) est désormais persuadé que le renversement du régime syrien relève de l’impossible, tout aussi qu’une solution de la crise syrienne sans l’Iran.

    C’est du moins ce qu’a conclu une commission secrète formée pour effectuer une révision politique du mouvement, et qui n’a pas encore été achevée. Les conclusions qu’elle proposera nécessiteront leur ratification par le conseil de la Chourah du mouvement pour entrer en vigueur.

    L’article du Safir : http://assafir.com/Article/1/508253

    #syrie