organization:federal bureau of investigation

  • Les investisseurs floués par Madoff commencent à revoir leurs millions Valérie Demierre-Bueler - 3 Décembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/economie/10040838-les-investisseurs-floues-par-madoff-commencent-a-revoir-leurs-millions.

    Dix ans après l’éclatement de l’affaire Madoff, dont la pyramide financière s’est écroulée en 2008, les milliers de victimes de l’investisseur américain véreux commencent à récupérer une partie de leur agent.

    11 décembre 2008, le monde de la finance tombe des nues. Bernard Madoff, que l’on surnommait le magicien de Wall Street, n’est en réalité qu’un escroc. Il vient d’avouer au FBI n’avoir jamais investi l’argent de ses clients. A la place, il a créé le plus grand schéma de Ponzi au monde, la plus grande arnaque de la planète. D’un coup 65 milliards de dollars disparaissent.

    Des dizaines, des centaines de milliers d’investisseurs se sont fait berner. Dix ans plus tard, alors que l’on pensait cet argent définitivement disparu, certaines victimes commencent à recevoir des remboursements. En Suisse, 1136 personnes en ont déjà bénéficié, selon un fonds américain d’aide aux victimes. Au niveau mondial, 37’000 personnes ont touché un dédommagement.

    Deux sources de remboursement
    De l’argent venu des Etats-Unis, où deux sources de remboursement ont été mises en place. La première est un fonds de solidarité d’aides aux victimes (Madoff Victim Fund) doté de 4 milliards de dollars, la moitié environ a déjà été distribuée.

    La seconde fonctionne via un fonds comprenant la liquidation des biens ayant appartenu à Bernard Madoff. En tout, 13,3 milliards de dollars ont été récupérés. Tous ses biens personnels ont été vendus aux enchères et ses comptes en banque transférés. Mais surtout, beaucoup d’argent a été récupéré auprès de ceux qui en avaient gagné grâce à lui. Des établissements financiers et des amis proches.

    « On est surpris par ce qui a pu être récupéré, confirme Stéphane Garelli, professeur à l’IMD, un institut de management basé à Lausanne. C’est certainement satisfaisant pour ceux qui vont recevoir de l’argent. Mais c’est probablement les plus gros qui vont en bénéficier, les banques, les fonds d’investissements. C’est d’ailleurs devenu une véritable industrie. Mais n’oublions pas que Madoff a aussi arnaqué de petites gens et je ne pense pas qu’ils ont récupéré ce qu’ils ont perdu à l’époque. »

    Caisses de pension de l’Etat de Vaud en partie remboursées
    Quelques victimes genevoises nous ont confirmé avoir commencé à recevoir des remboursements. Pour l’instant, ils oscillent entre 10 et 20% de leurs pertes. Les caisses de pension de l’Etat de Vaud avaient perdu 7 millions. A ce jour, elles en ont déjà récupéré 60%.

    D’autres investisseurs ont récupéré plus encore. Des victimes qui se sont lancées dans une procédure judiciaire contre l’établissement financier qui leur avait vendu des fonds Madoff. Me François Canonica qui les a représentées estime qu’elles vont pouvoir retrouver pratiquement 70% de l’argent disparu. « Ils vont retrouver 30% en raison de la procédure judiciaire entamée à Genève. Ils espèrent retrouver 10% via le Madoff Victim Fund et entre 10, 15, voire 40% grâce à leur droit au dividende. Donc pratiquement 70%. Certains ont même retrouvé 100% dans des affaires contre des banques qui ont transigé immédiatement. C’est satisfaisant, mais cela ne s’est pas fait sans souffrance ».

    Des avocats qui s’enrichissent
    A New York, des voix dénoncent la face sombre de ce système de remboursement. Une avocate estime que le processus prend trop de temps et que tout l’argent récupéré ne va pas directement aux victimes. « Le cabinet d’avocat chargé de la liquidation est aujourd’hui plus riche que Madoff l’était à l’époque, détaille Helen Chaitman, avocate et aussi victime. Il a déjà perçu 1 milliard de dollars pour organiser ces remboursements et ce n’est pas fini. »

    Bernard Madoff est aujourd’hui enfermé jusqu’à la fin de ses jours dans la prison de Butner en Caroline du Nord. Il a été condamné à une peine de 151 ans. Quant à ses victimes, elles ne retrouveront jamais l’entier de leur argent envolé.

    #finance #pyramide_de_ponzi #madoff #bankers #escroquerie #arnaque #criminalité_financière


  • Show #373: J-J-J-Jonestown
    http://www.radiopanik.org/emissions/l-etranger/show-373-j-j-j-jonestown

    “If you’re born in capitalist America, racist America, fascist America, then you’re born in sin. But if you’re born in socialism, you’re not born in sin.” - #jim_jones (13/05/31 - 18/11/78)

    Playlist

    The tracks below inter-and-over-layed with audio from The #jonestown Institute archive of audiotapes recovered by the FBI post 14/11/78.

    1. Reverend Jim Jones and People’s Temple Choir - Will You from ‘He’s Able’ CD (Grey Mattter, UK, 1993) 2. Reverend Jim Jones and People’s Temple Choir - Mass #suicide (excerpt) from ‘He’s Able’ CD (Grey Mattter, UK, 1993 reissue) 3. J D Emmanuel – Part II: Prayer from ‘Wizards’ LP (North Star Productions, USA, 1982) 4. Marks And Lebzelter - Do You Understand What I’m Trying To Say? from ‘Rock And Other Four Letter Words’ CD (Paradigm, UK, (...)

    #commune #collective #utopia #commune,collective,suicide,jonestown,utopia,jim_jones
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/l-etranger/show-373-j-j-j-jonestown_05789__1.mp3


  • Reuters: Ex tesorero de #Venezuela se declaró culpable por lavado de dinero
    http://www.el-nacional.com/noticias/mundo/reuters-tesorero-venezuela-declaro-culpable-por-lavado-dinero_260529


    Foto: El Nuevo Herald

    El Departamento de Justicia estadounidense informó el martes que Alejandro Andrade, ex tesorero nacional de Venezuela, se declaró culpable ante una corte de Estados Unidos por cargo de conspiración para lavar dinero en un plan que involucró a Raul Gorrin y cerca de 1.000 millones de dólares, reseñó Reuters.

    Andrade se declaró culpable ante la corte en septiembre de 2017, en un caso que estaba bajo reserva y se levantó el martes. Ese mismo día, también se levantó la reserva judicial a la declaración de culpabilidad que hizo en marzo de este año Gabriel Arturo Jímenez, implicado en el mismo plan de lavado de dinero.

    Raul Gorrin, propietario del canal de #Globovisión y de la aseguradora Seguros La Vitalicia, fue acusado en agosto de 2017 por violar las leyes anticorrupción de Estados Unidos, conspiración y blanqueo de capitales, en el mismo esquema de Andrade y Jímenez.

    Gorrin fue declarado fugitivo en septiembre y los cargos se revelaron el lunes.

    Los casos forman parte del esfuerzo de los fiscales federales de Estados Unidos para tomar medidas contra el uso del sistema financiero para lavar y almacenar fondos producto de la corrupción venezolana.

    #corruption #blanchiment

    • Fiscalía de Estados Unidos acusó a Raúl Gorrín de lavado de dinero
      http://www.el-nacional.com/noticias/mundo/fiscalia-estados-unidos-acuso-raul-gorrin-lavado-dinero_260388


      Foto: Referencial

      La Fiscalía de Estados Unidos publicó este lunes una acusación en contra del empresario venezolano Raúl Gorrín.  Los cargos que se le imputan son: conspiración para violar la Ley de Prácticas Corruptas en el Extranjero, conspiración para cometer lavado de dinero y lavado de instrumentos monetarios.

      Producto de la acusación le incautaron 17 propiedades al empresario en el estado de Florida, además de siete en Nueva York, según detalló el documento publicado por el ente estadounidense.

      La pena máxima que podría recibir Gorrín, de ser declarado culpable de todos los cargos que se le imputan, es de 45 años de prisión.

      La acusación señala que las presuntas actividades ilegales iniciaron a mediados del año 2008, cuando el empresario aceptó realizar sobornos a funcionarios venezolanos.

    • FBI detuvo a ex tesorero de Hugo Chávez en EE UU por incumplir acuerdos
      http://www.el-nacional.com/noticias/fbi-detuvo-tesorero-hugo-chavez-por-incumplir-acuerdos_260181

      El periodista Casto Ocando informó que Alejandro Andrade, ex tesorero del fallecido presidente Hugo Chávez, fue detenido por agentes del FBI durante un operativo realizado este viernes en Welington. Le confiscaron caballos y propiedades.

      «FBI allana finca de Alejandro Andrade en Welington y lo arresta bajo acusaciones de incumplir acuerdo de cooperación. Agentes federales confiscan sus caballos y propiedades. Pesquisa se amplía a España a otros socios de Andrade, indicaron fuente», dijo Ocanto en Twitter.

      El ex funcionario de gobierno trabaja conjuntamente con la Fiscalía del sur de la Florida. Sin embargo, fue acusado de esconder información a los investigadores federales.

    • Raúl Gorrín, el magnate acusado en EE UU de lavar millones de dólares
      http://www.el-nacional.com/noticias/bbc-mundo/raul-gorrin-magnate-acusado-lavar-millones-dolares_260533

      En el año 2003, el gobierno de Hugo Chávez estableció un sistema de control cambiario a través del cual las autoridades fijan la tasa y la cantidad de divisas que los ciudadanos y las empresas pueden adquirir. En ese sistema, que se ha mantenido con ligeras variaciones hasta la actualidad, existe una tasa oficial que con frecuencia es varias veces menor que la que se utiliza en el mercado paralelo (informal).

      Durante muchos años, distintos analistas han denunciado que ese mecanismo ha permitido que miembros de la elite empresarial con conexiones con el gobierno se enriquezcan al conseguir dólares a una pequeña fracción de la tasa vigente en el mercado paralelo.

      De acuerdo con el documento, estos pagos ilegales se hicieron en efectivo pero también en bienes pues incluyeron el pago de la compra de tres jets, un yate, varios caballos de carrera y numerosos relojes de lujo, entre otros bienes.
      […]
      Sin embargo, en una nota de prensa relacionada con este caso divulgada este martes por la Fiscalía se anuncian cargos en contra de Alejandro Andrade Cedeño, un teniente retirado venezolano que fue guardaespaldas de Hugo Chávez durante la campaña electoral de 1998.

      Andrade luego fue su secretario privado y posteriormente fue nombrado Tesorero Nacional (2007 - 2010) y presidente del Banco Nacional de Desarrollo Económico y Social (2008-2010).

      Según las autoridades estadounidenses, Andrade se declaró culpable por un cargo de conspiración para lavar dinero el pasado 22 de diciembre de 2017 y reconoció haber recibido unos US$1.000 millones de parte de Gorrín y de otras personas a cambio de usar su puesto de tesorero nacional para permitirles realizar operaciones cambiarias para el gobierno de Venezuela.

      También aceptó que le fueran confiscados US$1.000 millones, así como todos los bienes implicados en la trama corrupta, incluyendo propiedades, vehículos, caballos, aviones y cuentas bancarias.

    • L’ex-trésorier national, condamné à 10 ans de prison, reconnait les faits reprochés et indique qu’il collaborait avec la justice états-unienne depuis son entrée dans le pays en 2014, avec un statut de « on parole  », désignant habituellement la liberté conditionnelle et présenté ici comme un mode de délivrance de visa d’entrée…

      Andrade : Asumo plenamente la responsabilidad y me declaro culpable
      http://www.el-nacional.com/noticias/politica/andrade-asumo-plenamente-responsabilidad-declaro-culpable_261290

      Alejandro Andrade, ex tesorero de Venezuela condenado a 10 años de prisión en Estados Unidos, leyó una carta durante el juicio de este martes y confesó que cuando ejerció su cargo tomó decisiones “desacertadas”.  

      «Como tesorero de la nación tome decisiones desacertadas que hoy me pesan de todo corazón. Asumo plenamente la responsabilidad por la conducta de la que hoy me declaro culpable”, dijo Andrade.

      La periodista Tamoa Calzadilla detalló que Andrade llegó a EE UU en 2014 con un permiso especial de entrada y desde ese momento ha colaborado con las autoridades norteamericanas.

      El gobierno de EE UU me concedió un permiso especial para entrar, que se conoce como parole. El parole es reservado para quien pueda rendir un servicio especial a este país», detalló el ex funcionario.

      Andrade aseguró que siente un “enorme remordimiento” por el dolor y la vergüenza que pudo haberle causado a sus familiares y a las personas afectadas por sus actos.

      «Tengo un gran respeto por el gobierno de EE UU y acepto plenamente la consecuencias de mis actos. Hoy estoy convencido de que la decisión que tomé fue la correcta», indicó.

    • Il ne fera pas appel de sa condamnation espérant négocier une réduction contre des informations supplémentaires.

      Par ailleurs, ce sont seulement 60 millions de dollars qu’il a détournés, pas 1 milliard…

      Abogado de Andrade : Solo se benefició de 60 millones de dólares
      http://www.el-nacional.com/noticias/politica/abogado-andrade-solo-beneficio-millones-dolares_261285


      Abogado de Andrade : Solo se benefició de 60 millones de dólares

      El abogado de Alejandro Andrade, ex tesorero de Venezuela que fue condenado a 10 años de prisión en Estados Unidos, informó este lunes que no apelarán la sentencia de la Corte Federal.

      No vamos a apelar, podría reducirse la pena porque vamos a conversar de nuevo con la jueza y en ese momento le vamos a entregar más información y pedir se reconsidere la decisión", dijo el abogado a EVTV Miami. 

      El representante legal indicó que Andrade se benefició de casi 60 millones de dólares y no de 1.000 millones.

      «El no recibió sobornos por mil millones de dólares. Se benefició de aproximadamente de 60 millones de dólares. Él no se benefició de los mil millones, solo de los 60 millones», señaló.

      El jurista detalló que durante los siguientes tres meses continuarán colaborando con la Corte estadounidense.

      "Durante estos tres meses va a seguir cooperando... Nosotros juntos nos vamos a comunicar con la corte para presentar la ayuda y toda la cooperación”, sentenció.


  • A Look at the #security Risks of #iot Devices
    https://hackernoon.com/a-look-at-the-security-risks-of-iot-devices-f0d6ffe1441d?source=rss----3

    It is estimated that by 2020, not so far from now, 20.4 billion smart home devices will be installed. Nearly doubling the number installed this year alone, there are IoT devices heated towards the whole family, from mom, dad, kids, and even pets. With this growing popularity though, security concerns grow as well — ignoring the safety and integrity of these devices enables risk.Getting into the habit of being mindful of IoT devices is essential when bringing them into the home. Routines like checking devices for unwanted connectivity features, updating two-factor authentication settings, and opening up a separate network for guests keep us mindful and protected from the risks. Even the FBI recommends resetting your router once in a while, to avoid VPNFilter malware. Habits as simple as (...)

    #iot-device #risks-of-iot-devices #iot-devices-risk


  • Affaire Khashoggi : Washington envisage l’expulsion de Gülen pour calmer Ankara - France 24
    https://www.france24.com/fr/20181116-etats-unis-turquie-trump-erdogan-affaire-khashoggi-expulsion-gule

    La Maison Blanche chercherait un moyen d’expulser l’imam turc Fethullah Gülen, exilé aux États-Unis depuis 1999, pour convaincre Ankara de cesser de faire pression sur Riyad au sujet de l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, selon NBC News.

    L’administration Trump continue d’étudier la demande turque d’extradition du prédicateur Fethullah Gülen, honni par le président Recep Tayyip Erdogan et accusé par Ankara d’avoir orchestré le putsch manqué de 2016, a déclaré jeudi 15 novembre le département d’État américain.

    Selon NBC News, la Maison Blanche se penche sur les possibilités juridiques d’expulser le prédicateur islamiste, installé aux États-Unis depuis 1999. Une des options envisagées consisterait à le contraindre à s’installer en Afrique du Sud.

    Selon quatre sources citées par la chaîne, le ministère de la Justice et le FBI ont été invités à rouvrir le dossier. NBC News rapporte que cela s’inscrit dans un effort diplomatique pour que Recep Tayyip Erdogan relâche la pression sur l’Arabie saoudite après l’assassinat de l’éditorialiste saoudien Jamal Khashoggi.

    (...) Elle n’a en revanche pas clairement démenti les informations de NBC sur des réflexions au sein de l’administration de Donald Trump sur une possible solution pour faire partir le prédicateur.

    #mbs #usa #turquie


  • Bloc-notes de liens lus ou survolés ou que j’ai envie de lire / écouter parce qu’ils semblent analyser ou déconstruire le mouvement "Gilets Jaunes" du 17 novembre sans tomber pour autant dans un dédain anti-beaufs ou une lutte classes-pauvres vs classes-moyennes, etc. [màj : 18nov, 11h]


    Si vous en repérez aussi, ou si une autre compile (sur cette base filtrante) existe, je suis preneuse ;) Je mettrai à jour au fur et à mesure

    Selection du portail #mediaslibres de @Bastamag : https://portail.bastamag.net/Mouvement-des-gilets-jaunes

    "Chantage vert, colère noire, gilets jaunes" : https://dijoncter.info/?chantage-vert-colere-noire-gilets-jaunes-671

    Entretien avec deux gilets jaunes bretons : « pas de politique ni de syndicats » : https://radioparleur.net/2018/11/16/entretien-gilets-jaunes-bretons

    Un k-way noir chez les gilets jaune, l’histoire d’un vilain petit canard. : https://paris-luttes.info/un-k-way-noir-chez-les-gilets-11047

    Gilets jaunes et écolos, pas le même maillot, mais la même récupération : https://rebellyon.info/L-ecologie-est-t-elle-un-concept-ethere-19782

    Sur le 17 novembre – Les révolutionnaires ne font pas la révolution : https://nantes.indymedia.org/articles/43595

    À propos de la manif du 17 novembre  : https://diacritik.com/2018/11/15/a-propos-de-la-manif-du-17-novembre

    C’est jaune, c’est moche et ça peut vous pourrir la vie… : https://defensecollective.noblogs.org/post/2018/11/14/cest-jaune-cest-moche-et-ca-peut-vous-pourrir-la-vie

    17 novembre – Les 8 gilets incontournables Lequel porteras-tu ? : https://rouendanslarue.net/17-novembre-les-8-gilets-incontournables

    Gilets jaunes : en voiture ! Notes sur le 17 novembre : https://rouendanslarue.net/gilets-jaunes-en-voiture-notes-sur-le-17-novembre

    Mouvement du 17 novembre - Que faire ?  : https://nantes.indymedia.org/articles/43450

    Pourquoi il faut parler d’écologie le 17 novembre. : https://nantes.indymedia.org/articles/43520

    Éléments de la Commission Nationale Ecologie du NPA sur la mobilisation du 17 novembre : http://npa29.unblog.fr/2018/11/14/carburant-et-taxtes-npa

    Prix des carburants : des contradictions sociales surmontables : https://www.alternatives-economiques.fr/prix-carburants-contradictions-sociales-surmontables/00086912

    Les petits-commerçants « étouffés par les taxes » : le mouvement Poujade : https://paris-luttes.info/le-mouvement-poujade-11039

    L’idéologie sociale de la bagnole : https://infokiosques.net/lire.php?id_article=346

    ++ Livres :
    Nathalie Quintane "Que faire des classes moyennes ?"
    Alain Accardo "Le Petit Bourgeois-Gentilhomme".

    #mouvement_social #recuperation #poujadisme #colere_populaire #giletsjaunes #gilets_jaunes #gilets #jaunes #17novembre #17novembre2018 #la_revolution_mais_pas_trop mais aussi la force des #medias_Libres #mediaslibres et #automedias

    • Des gouts découlent heurts !

      Des goûts et des couleurs avec Michel Pastoureau (5/5) Le jaune France Culture
      https://www.franceculture.fr/emissions/hors-champs/des-gouts-et-des-couleurs-avec-michel-pastoureau-le-jaune-et-lor-55

      Le #jaune serait donc la couleur la moins appréciée ? Alors que l’ensemble des aux autres couleurs de base ont toutes un double symbolisme, le jaune est la seule à n’avoir gardé que l’aspect négatif.

      Des goûts et des couleurs …, on peut discuter à l’infini, et tout le monde reconnaît la force de la subjectivité dans ces domaines. Mais saviez-vous que les couleurs ont une histoire culturelle, politique et psychique ? Imaginiez-vous qu’il existe des couleurs qui nous font chaud au cœur et d autres qui nous font peur et ce, par delà les latitudes et les origines religieuses ? Toute cette semaine « Hors-champs » tente de faire la cartographie amoureuse des couleurs grâce à un historien amoureux des ours, des emblèmes héraldiques et de … certaines couleurs.

      Comme toujours avec des archives et des chansons, balade dans l’histoire de la peinture, des mentalités et de nous mêmes...

    • https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10155665502096960&set=a.49908841959&type=3&theater

      J’avais un oncle il s’appelait Gaby. Je l’aimais bien. Il était gazier. J’étais gauchiste. Il avait un grand poster de JM Lepen dans son garage. On buvait des bières en réparant des bagnoles. Passons. Des années plus tard, j’avais fait un grand papier dans Libé pour expliquer comment le FN et Lepen arrivait à monter la tête de types bien comme Gaby. Deux pages. July (Serge) le patron m’avait félicité genre : « Enfin un journaliste qui ne les prend pas avec des pincettes ». Pourquoi je parle de Gaby et pourquoi je pense à lui en ce moment ? A cause des gilets jaunes. Gaby bossait à Gaz de France (son cousin, mon pater, bossait à EDF). Ils bossaient 7 jours sur 7 sans trop compter. Il y avait les lignes à réparer, les tuyaux à aligner. La chaleur des pauvres à assurer. Ils étaient fonctionnaires. On partait en vacances dans les tentes bleues de la CCAS. Passons. Pourquoi j’en viens à évoquer ce passé vermoulu ? Le gilet jaune… L’injustice fiscale. La plupart des éditorialistes et des politiques n’y comprennent que dalle à cette colère. Emmanuel Macron et son armée de républicains en marche ont compris eux. Et ils commencent à flipper. A passer des consignes. A jouer de la carotte et du bâton. Vu d’ici, c’est pitoyable. Je ne sais pas ce qu’il adviendra de ce mouvement basique et populaire, si la stratégie du pouvoir va fonctionner, mais cette colère n’a rien à voir avec le réchauffement climatique et très peu avec le diesel. Les gens à l’origine du gilet jaune le disent depuis le début. Ils en ont assez d’être pris pour des pigeons, des vaches à traire, des décérébrés du bulbe, des sans honneur. Ils veulent se révolter. Il se révoltent. Gaby bossait à Gaz de France donc. Il y a usé sa santé. Il est parti en retraite sans se douter qu’on allait vendre Gaz de France à Suez en 2007. Quand je dis vendre, je déconne. Offrir serait plus adéquat. Une histoire de prédateurs et d’hommes politiques très compromis. Sarkozy, Hollande Villepin, Royale, Coppé, Longuet… Tous vont oeuvrer avec des responsabilités diverses à cette prédation consentie. Je ne vais pas développer ici (lisez notre livre, « les prédateurs » en vente partout). Tonton Gaby casse sa pipe. GDF devient Engie. Méthode Suez, extrême capitalisme. On pressure et on défiscalise à mort. Non seulement, se chauffer devient un luxe mais Engie, avec la bénédiction des politiques, Macron de chez Rothschild en tête, envoie ses bénéfices au Luxembourg (27 milliards en 2015, passez l’info à Google). L’État français se prive de 2 milliards d’impôts. Alors que nous, cochons de payeurs, on raque. On raque. Et on regarde passer les trains et les prédateurs qui se goinfrent. Et on ne doit rien dire. Et on doit – sous prétexte de réchauffement climatique, sous prétexte de récupération politique- fermer sa gueule. Ben non. Ce qui se prépare ici, c’est une Jacquerie. Le message est clair et éminemment politique. Les pauvres en ont marre d’avoir froid, de jouer du crédit le 15 du mois, de faire des demi pleins. Alors qu’à la télé, ils entendent chaque jour se raconter une histoire qui n’est plus la leur. Alors que leur président déroule le tapis rouge à ceux qui ne paient pas d’impôts, Frère, Desmarais, Bolloré, Arnault… Ceux qui font croire qu’ils nous sont indispensables, qu’ils sont des premiers de cordées. Foutaise. Demain, avec le fantôme de Gaby je serai gilet jaune à donf.
      Les beaufs et les cols blancs de Saint Germain n’ont rien compris, ce n’est pas un mouvement marqué à droite. Ni vraiment à gauche. C’est punk. No future dans ce monde-là

      #Denis_Robert
      https://seenthis.net/messages/736344

    • Les « gilets jaunes », ou la révolte de la France des ronds-points

      Jean-Laurent Cassely

      http://www.slate.fr/story/169626/blocage-17-novembre-gilets-jaunes-revolte-ronds-points-france-peripherique-die

      « Nous allons nous rejoindre sur un parking de centre commercial à Sens », témoigne encore le créateur d’un groupe Facebook local appelant au blocage. Dans le territoire marqué par l’étalement urbain, le rond-point devient l’équivalent logistique et symbolique du rôle joué par la place dans les mouvements de protestation de centre-ville, dont l’expression française fut la tenue, place de la République à Paris, du rassemblement Nuit Debout. La place conserve, à gauche, une connotation politique forte, comme en témoignent encore récemment le cas de l’aménagement du quartier de La Plaine à Marseille, ou le mouvement politique lancé par Raphaël Glucksmann, baptisé « Place publique ».

      À l’opposé de cette culture politique, en tout cas assez loin de ses habitudes, l’automobile devient le langage de la protestation des mouvements périphériques. Si les unes et les uns se réunissent en grappes humaines, forment des assemblées et des cortèges, nourrissant une culture politique marquée par les grands mouvements sociaux, les luttes passées qui peuplent l’imaginaire collectif du « peuple de gauche » et un idéal de démocratie directe et participative, les autres, dans un rapport au corps et à l’espace différent, forment des « opérations escargot » et autres figures chorégraphiques d’un grand ballet motorisé qui se danse depuis l’intérieur de son habitacle. C’est par le « périph » que les manifestants ont prévu de rouler (et non de marcher) sur Paris. C’est aussi sur le périphérique des grandes villes que se sont réunis plusieurs groupes locaux pour préparer la journée du 17 novembre.

    • De la France périphérique à la France des marges : comment rendre leur juste place aux territoires urbains marginalisés ?

      https://urbs.hypotheses.org/411

      Samuel Depraz, enseignant-chercheur, géographie, Université Jean Moulin Lyon 3, UMR Environnement, Villes et Sociétés

      La France périphérique, ou la paresse intellectuelle de la dichotomie

      C’est, d’abord, une lecture simpliste qui nie ce qui fait l’essence même de la géographie, c’est-à-dire l’attention à la nuance et à la diversité des territoires. « Décrire la terre », c’est être sensible aux différences et à la pluralité des mondes sociaux. Ainsi, dans les périphéries, les situations de pauvreté ne sont jamais identiques d’un espace à l’autre, et on trouvera tantôt de la pauvreté monétaire, tantôt de la précarité matérielle, parfois aussi un déclassement social et un isolement des personnes. La pauvreté, c’est aussi un rapport social défavorable, souvent entretenu par des politiques publiques défaillantes. Le tout se recoupe souvent, mais pas toujours : on rappelle ainsi les dimensions – complexes – de la pauvreté, au sens de Serge Paugam (2005) ; ceci nécessite une lecture plus détaillée des territoires, comme le propose par exemple Catherine Sélimanovski dans son analyse de « la frontière de la pauvreté » (2008) ou encore l’analyse de Raymonde Séchet sur la relation entre espaces et pauvreté (1996). Et l’idée de périphérie, souvent réduite à sa dimension économique, s’appréhende également par de multiples autres outils : mobilités et transports, flux migratoires, modes de vie alternatifs et contestation sociale ou électorale – sans que l’on puisse raisonnablement combiner tous ces indicateurs thématiques, au risque de produire des corrélations hasardeuses et des indices agrégés absurdes.

    • Le thread d’un journaliste-photographe avec des portraits de vraies tronches de vies jaunes :

      [THREAD] Quelques réflexions à propos des #giletsjaunes. Hier, je ne me suis pas mêlé à mes confrères journalistes pour « couvrir » cette journée du #17novembre2018. Faire des images de cette journée était tout à fait respectable. Mais je m’interroge sur le sens de ces images. Je m’explique. L’action de ces #giletsjaunes échappe aux politiques et marque une défiance à l’égard des médias. Le gilet jaune est devenu un symbole mais un symbole réducteur sur le sens de ce mouvement. Il symbolise la voiture et les carburants. Or, la colère va bien au-delà...

      https://twitter.com/VinceJarousseau/status/1064157135150465026

    • La vie en jaune
      http://www.dedefensa.org/article/la-vie-en-jaune

      18 novembre 2018 – Hier, j’avais très mal au dos, attaque pernicieuse et violente à la fois d’une sciatique irréfragable, une du grand âge.... Alors, j’ai sacrifié pas mal de mon temps sur un fauteuil à dossier très droit et, avec peu de courage pour lire, j’ai laissé aller l’“étrange lucarne”. Il n’était question que de cette “journée en jaune”

      Je me fixe sur le “centre de crise” de la chaîne, Arlette Chabot aux commandes, conduisant un talk-show permanent avec deux vieilles badernes de ma génération, dont l’incurablement pontifiant d’Orcival, de Valeurs Actuelles, avec en arrière-plan les reportages constants sur les divers points stratégiques choisis comme références de cette “journée en jaune”.

      Vers la fin de l’après-midi, l’habituel “tour de France” des correspondants était ramené aux points (...)

      repéré sur https://seenthis.net/messages/736556

    • À qui appartient la mort d’une femme, qui a le droit de l’arracher à l’anecdote d’un accident ? | Slate.fr
      http://www.slate.fr/story/170049/chantal-mazet-gilets-jaunes-morte-savoie-17-novembre

      Elle n’a pas trouvé la force, explique-t-elle, de prendre la route, ni d’annoncer à sa fille que sa grand-mère était morte ; elle a trouvé un « soutien moral » chez les gilets jaunes et ses « amis de l’instant ». Et sa maman, « décédée SUR LE MOUVEMENT », « APPROUVE DONC NOTRE ACTION !!!! ». Ces capitales et ces points d’exclamation sont le cri de l’heure. Ils ne disent pas seulement une souffrance, mais ce que cette souffrance construit politiquement.

      Vers une heure du matin, Alexandrine Mazet, ajoutait ceci, dans le désordre de la nuit : « Qu’ils aillent tous se faire tater les castaner de rugy macreux & co !!echec du rassemblement ??? échec de votre tentative de manipulation !!!VOUS NOUS AVEZ POUSSÉS DANS NOS RETRANCHEMENTS ! VOUS SEMEZ LA DISCORDE AU SEIN MÊME DU PEUPLE FRANÇAIS !VOUS ÊTES LA CAUSE DE CE RASSEMBLEMENT ! DONC DE CAUSE À EFFET VOUS ÊTES RESPONSABLES !!! ».

    • https://soundcloud.com/user-898678423/entretien-avec-deux-gilets-jaunes-bretons-pas-de-politique-ni-de-syndica

      Qui sont les anonymes qui appellent aux blocages samedi 17 novembre et se réclament du peuple ? Loin d’être limitée à la hausse du diesel, leur colère est celle d’une France moyenne, éloignée des métropoles et de la participation politique, et qui croit aux vertus révolutionnaires de Facebook. Rencontre avec deux porte-paroles bretons d’un groupe de gilets jaunes en colère.

      source : radioparleur.net 2nd lien cité par @val_k

    • https://twitter.com/LaMulatresse_/status/1064195118813650945

      Je viens de la case en dessous du prolétaire moyen,

      Le prix de l’essence nous concerne pas vu qu’on a pas de voiture, nous on se tape le bus et les trains dont tout le monde se fout totalement

      Les gilets jaunes = les gens qui nous méprisent le plus. On est des profiteurs et on vole leurs travail de merde sous payé selon eux. Donc si j’ai envie de dire que ce sont de gros beaufs racistes et sexiste personne ne m’en empêchera.

    • À la cour du président des riches, on s’interroge. Qui sont ces gueux sous nos fenêtres ? Pourquoi ces brailleries et ce grabuge alors que nous faisons tout pour leur bien ? Du côté des experts médiatiques et des voyantes ultra-lucides, on se demande quelles sont ces gens-là, des beaufs racistes et violents ou juste des ploucs avec leurs bagnoles qui puent ? Des fachos ou des fachés ? Faut-il les lécher ou les lyncher ?

      Selon les sondages, ils ont la faveur de l’opinion, donc ils ont nos faveurs [1]. Il sera toujours temps de les lâcher ; une bavure, une violence et on les repeint en rouge brun. Mais avant tout, la question est : qui est derrière ça ? Qui ? Le FBI, la Russie ? L’extrême droite ? Le lobby du pétrole ? De la bagnole ? Les Chinois qui fabriquent les gilets jaunes ?

      Et non, les amis, celui qui est derrière ça, c’est Macron lui-même, le Robin des Bois à l’envers, celui qui prend aux pauvres pour donner aux riches. C’est lui qui est à l’origine de tout ça, au départ, la violence, c’est lui. Lui et son monde. La violence de l’injustice et de l’arrogance, c’est eux. Sauf que les gueux ont fini par se lasser. Abusés, humiliés, invisibles et tondus jusqu’à l’os, la goutte d’eau a allumé l’étincelle. Alors que règnent la résignation et le repli, voilà qu’ils se lancent de partout, en jaune, depuis le plus profond du pays. Surprise générale devant ce grand cahier de doléances. Près de 300 000 ce samedi à travers l’hexagone.

      Bon mais, c’est bien joli, spontané, auto-organisé, mais sans structure organisée, vous croyez que ça peut marcher ? On sait en tout cas qu’avec les partis et les syndicats organisés, pour la loi Travail et pour les cheminots, la victoire n’a pas vraiment été au rendez-vous. Alors ? C’est vrai, pas de drapeaux rouges avec les gilets jaunes. Pas de République, ni de Bastille, on fonce tout droit sur l’Élysée en repassant par où la foule était massée lors des funérailles de Johnny. Un hasard, sans doute. Et partout, dans le pays, les ronds-points, les péages, les parkings de supermarchés. D’autres espaces, d’autres lieux de lien.

      La suite ? Un coup d’épée dans l’eau ou la prise de la Bastille ? Un défoulement sans suite ou un mouvement de fond ? Bien sûr, la droite racole à fond et l’extrême droite est à la manœuvre, normal, bien sûr la gauche doit soutenir et porter cet étonnant élan. Oui, un élan aussi étonnant, c’est pas si souvent. Samedi, vers l’Élysée, entre grenades et lacrymos, notre reporter Dillah Teibi a rencontré quelques-unes et quelques-uns de ces gueux.

      Daniel Mermet

      https://seenthis.net/messages/736858

    • Les gilets jaunes à l’épreuve des agressions racistes et homophobes

      https://rouendanslarue.net/les-gilets-jaunes-a-l-epreuve-des-agressions-racistes-et-homophobes

      L’expression terrifiante du sexisme, du racisme et de l’homophobie. Des humiliations, des agressions et parfois des lynchages d’une violence à vomir comme à Saint-Quentin où une femme a été forcée de retirer son voile, ou encore à Bourg-en-Bresse où un couple homosexuel a été attaqué. Précisons que dans le premier cas d’autres gilets jaunes ont tenté d’aider et de protéger cette femme avant d’être pris à partie à leur tour.

      Les organisateurs-administrateurs de page facebook condamnent et se désolidarisent de tels actes, à Saint-Quentin mais aussi à Cognac où c’est une femme noire qui s’est fait agresser. On peut supposer qu’ils sont réellement choqués par de tels gestes. Ils sentent bien aussi, comme beaucoup, que même si ces faits sont minoritaires et qu’ils ne sont pas publiquement assumés (au contraire, les administrateurs suppriment régulièrement les propos racistes sur les pages Facebook), ils fragilisent cette mobilisation en la montrant sous son pire aspect – dont se repaissent évidemment les médias.

      En effet, ce ne sont pas les prétendus casseurs ou les éléments extérieurs qui sont une menace pour ce mouvement. Mais tous ceux qui sont prêts à agresser d’autres personnes pour des motifs racistes, sexistes et/ou homophobes. Nous continuons de penser, avec d’autres (Nantes Révoltée, LaMeute et Dijoncter notamment) que ce mouvement mérite notre attention et que cette lutte est légitime. Les affects racistes et homophobes, s’ils sont bien présents, ne sont ni hégémoniques ni le moteur de cette colère – comme c’était le cas par exemple dans la manif pour tous. Sinon il faudrait effectivement la déserter sur le champ.

    • affordance.info : Les gilets jaunes et la plateforme bleue.
      https://www.affordance.info/mon_weblog/2018/11/gilets-jaunes-facebook-bleu.html
      https://www.affordance.info/.a/6a00d8341c622e53ef022ad3a15778200d-pi

      Gilets Jaunes et plateforme bleue.

      Du point de vue qui est le mien sur ce blog, à savoir l’observation des phénomènes culturels et sociétaux liés au numérique, l’opération gilets jaunes est un exemple de plus de la manière dont Facebook en particulier, « les réseaux sociaux » et internet en général, ont « facilité l’organisation des révolutions sociales mais en ont compromis la victoire » comme l’expliquait Zeynep Tufekci il y a déjà 4 ans.

      Le journaliste Jules Darmanin a publié sur Twitter ce qui me semble être, avec celle de Zeynep ci-dessus, l’autre analyse la plus pertinente de ce mouvement de mobilisation en ligne :

      « Les gilets jaunes se sont constitués grâce aux groupes facebook, il est donc logique qu’ils finissent comme des groupes facebook : mal modérés, pourris par des éléments toxiques et remplis de gens qui ont des visions différentes pour le même groupe. »

      Gilets Jaunes et Nuit Debout.

      Cette mobilisation sans réelle revendication claire, semblant ne reposer sur aucune base syndicale ou politique, sans leader ou porte-parolat identifiable (à part Jacline Mouraud ...) est un peu à la France des déclassés ce que le mouvement Nuit Debout avait été à la France des jeunes sur-diplômés. En tout cas du point de vue de la réception médiatique et sociologique du phénomène.

      Personne n’a encore bien sûr conduit d’analyse sur la composante sociologique des gilets jaunes à l’image de ce qui avait pu être fait pour le mouvement Nuit Debout mais il apparaît clair, tant dans le traitement médiatique que dans les ressentis exprimés sur les réseaux sociaux, qu’il y a autant de « beaufs, connards, racistes » dans les gilets jaunes pour les uns qu’il pouvait y avoir de « bobos, gauchos, droitdelhommistes » dans Nuit Debout pour les autres.

    • Merci pour les liens vers l’analyse de #Olivier_Ertzscheid, @unagi, c’est une des personnes qui me fait le plus réfléchir actuellement. Un autre est #André_Gunthert, avec cette excellente analyse de l’image sociale, comme souvent, autour des dessins assez minables de #Xavier_Gorce :

      A l’instar de nombreux éditorialistes, le mouvement des gilets jaunes a inspiré à Gorce une incompréhension et une raillerie mordante. L’épithète d’« abrutis » franchit un seuil de virulence rarement observé dans la presse des classes favorisées

      Il aura suffi du soutien empressé de Marine Le Pen pour effacer la substance du symptôme manifesté par la jacquerie : celui de la paupérisation qui atteint les classes moyennes françaises comme elle a envahi celles des Etats-Unis, portée par les politiques de transfert des ressources vers les plus riches.

      Faut-il aider des pauvres de droite (selon la lecture opportunément politique de leur apolitisme) ? Allons donc ! Il suffit de les insulter.

      « On n’a pas fini de se moquer des pauvres » : http://imagesociale.fr/6717

    • J’étais en train de le lire, @unagi (càd de faire un enregistrement pour @karacole ) mais ce passage m’a vraiment fait bloquer (je mets en gras la partie) :

      L’effondrement de leur foyer, celui de leurs fins de mois, celui de leur niveau de vie, de leurs sorties au restaurant, de leurs cadeaux à leurs enfants, celui de leur quotidien à chaque fois amputé de ces quelques euros qui te maintiennent dans une forme de dignité et d’attention à l’autre et à des causes qui te dépassent, mais qui, lorsqu’ils viennent à manquer, t’enferment dans les plus grégaires de tes instincts, dans les plus vaines de tes colères .

      Je suis très mal à l’aise avec cette partie parce que je la trouve glissante : ce n’est pas perdre des euros qui te fait basculer, c’est paniquer, c’est perdre espoir, c’est se sentir menacé, mais surement pas quelques euros ou même la pauvreté, et c’est la que le glissement est dangereux, même si je ne crois pas que l’auteur pense que les pauvres ne sont pas dignes, je crois qu’il aurait été judicieux de le formuler autrement... Du coup, comme je n’ai pas pu m’empêcher de commenter, j’hésite à mettre en ligne l’enregistrement ... :/ P’t’être que je vais faire une sélection et en mettre en ligne plusieurs en même temps.

    • Gilets jaunes : Le soulèvement de la France d’en-bas
      https://lvsl.fr/gilets-jaunes-le-soulevement-de-la-france-den-bas

      Le mouvement des gilets jaunes se résumerait-il à une « grogne » des Français moyens, qui regardent Auto-Moto et Téléfoot le week-end en attendant le retour de la saison des barbecues ? C’est l’image qu’en donne la majorité des médias et des commentateurs politiques. Cette « grogne » n’est en réalité que la partie émergée d’un iceberg : celui d’une crise profonde qui fracture la société et le territoire français.

    • « Depuis samedi, nous nous sentons un peu moins seuls et un peu plus heureux »

      Avant même que nous agissions, la plupart des médias et de nombreux politiciens nous on décrit comme des gros balourds anti-écologiques qui voulaient préserver le droit à polluer tranquille. Sur quelle planète pensent-ils que nous vivons ? Contrairement à eux, nous avons les pieds sur terre. Non, nous ne réclamons pas le droit à polluer chaque jour un peu plus une planète déjà bien mal en point. Ce que nous refusons c’est ce chantage dégueulasse qui consiste à faire peser sur nos épaules la responsabilité du carnage écologique et son coût. Si la planète est dans cet état, si on n’est même pas certains que nos petits enfants y survivront, c’est pas parce que nous utilisons notre voiture pour aller au boulot mais parce que des entreprises, des dirigeants et des hommes politiques ont jugé pendant des années qu’il fallait mieux faire tourner l’économie à toute blinde plutôt que de se préoccuper des animaux qui disparaissent, de notre santé, de notre avenir.

      https://lundi.am/Depuis-samedi-nous-nous-sentons-un-peu-moins-seuls-et-un-peu-plus-heureux

    • @val_k Je comprends ton questionnement, « et à des causes qui te dépassent » est aussi sujet à interprétations. Il me semble le passage est batit sur une illusion et sur l’absence de connaissance de ce qu’est être pauvre, vraiment pauvre. Si ton enregistrement donne à débattre, ou non, je pense que c’est intéressant de le partager et que tu en exprimes les limites.

    • S’il y a plus de 300 000 fachos actifs dans l’hexagone il est grand temps de prendre son passeport et de quitter le pays. Mais tel n’est pas le cas !

      UNITÉ DE CEUX QUI COMPTENT EN CENTIMES

      CONTRE CEUX QUI COMPTENT EN MILLIARDS

      Ce qui ne passe plus c’est l’injustice, l’incohérence et l’hypocrisie.

      Car la réalité de l’année 2018 est celle-ci : Frais bancaires : +13%, Carburant : +12%, PV stationnement : +130%, Assurances : +3 à 5%, Mutuelle : +5%, Timbres poste : +10%, Carte grise : +15%, Tabac : +10%, Abonnement bus : +3%, Péage routier : +1,3%, Gaz : +7%, Forfait hospitalier : +15%, Abonnement vélib : +30%, Contrôle technique automobile : +23%, Cantine scolaire : +1 à 3%, Fioul domestique : +36%, Électricité : +17%, CSG : +21,7%....

      Quant aux retraites, c’est -1,7% et le smic : +1,2%, tandis que les salaires stagnent globalement.

      http://www.rennes-info.org/Gilets-jaunes-Syndicalement

    • Gilets jaunes : on y va ? Expansive.info
      https://expansive.info/Gilets-jaunes-on-y-va-1282

      Dresser un profil ethnique et générationnel de ce mouvement en moins d’une journée en dit long sur les capacités intellectuelles omniscientes de l’intelligenstia radicalisée pour laquelle ces initiatives sont soit directement pilotées par l’#extrême-droite, soit réactionnaires par essence donc essentiellement le terreau sur lequel l’extrême droite va se renforcer. Étant données les positions qui relèvent d’un marxisme orthodoxe éculé pour lequel le seul vrai sujet révolutionnaire est le prolétariat industriel (et la seule vraie lutte celle liée à la production ou au travail), ou pour les plus "post-modernes" le sous-prolétariat « racisé » qu’on ne cesse d’opposer aux "blancs privilégiés", il semble effectivement que ce mouvement soit du pain béni pour l’extrême droite à laquelle nous laissons, par notre mépris et distance, tout un #espace_politique à prendre.

      « Gilets jaunes », un peuple qui vient  ? Patrick Cingolani
      https://www.liberation.fr/debats/2018/11/20/gilets-jaunes-un-peuple-qui-vient_1693139

      On aura beau dénoncer la dimension d’arriération du mouvement quant à l’enjeu écologique, c’est bien l’#égalité_sociale contre l’iniquité du traitement de faveur fait aux plus riches qui est l’objet central de cette contestation.

      Gilets jaunes : des signaux alarmants, selon les renseignements, #DCRI
      http://www.leparisien.fr/economie/gilets-jaunes-des-signaux-alarmants-selon-les-renseignements-20-11-2018-7

      Radicalisation des Gilets jaunes, convergence des luttes, ou effet d’aubaine ? Observateurs et analystes peinaient à y voir clair ce mardi soir sur l’évolution de ce mouvement hétérogène et non coordonné dont chacun s’accorde sur le caractère inédit.
      Une chose est sûre : pour le ministère de l’Intérieur, le #maintien_de_l’ordre est extrêmement compliqué à organiser...

    • peut-être que ce billet de @lieuxcommuns t’as échappé @val_k

      « Gilets jaunes » : la démocratie directe en germe ?
      Le mouvement populaire en cours, qu’il le sache ou non, défie toute l’organisation de la société et récolte un mé­pris officiel à la hauteur. Le surgissement de cette colère réveille des questions enfouies depuis si longtemps que leur simple formulation effraie. Pourtant la dégradation de la situation générale est telle qu’un choix s’impose entre le chaos qui s’avance et la reconquête, lente et laborieuse, d’une souveraineté véritablement collective.

      https://seenthis.net/messages/737319
      une analyse du collectif @lieuxcommuns en + de leur impeccable #revue_de_presse


      en bonus, leblogalupus.com trouvé sur leur site.
      https://leblogalupus.com/2018/11/19/les-revoltes-du-week-end

    • "Les gilets jaunes et les « leçons de l’histoire »
      http://lenumerozero.lautre.net/Les-gilets-jaunes-et-les-lecons-de-l-histoire

      Néanmoins, ces similitudes entre des luttes sociales de différentes époques masquent de profondes différences. Je vais m’y arrêter un moment car elles permettent de comprendre ce qui fait la spécificité du mouvement des gilets jaunes. La première différence avec les « jacqueries » médiévales tient au fait que la grande majorité des individus qui ont participé aux blocages de samedi dernier ne font pas partie des milieux les plus défavorisés de la société. Ils sont issus des milieux modestes et de la petite classe moyenne qui possèdent au moins une voiture. Alors que « la grande jacquerie » de 1358 fut un sursaut désespéré des gueux sur le point de mourir de faim, dans un contexte marqué par la guerre de Cent Ans et la peste noire.

      La deuxième différence, et c’est à mes yeux la plus importante, concerne la coordination de l’action. Comment des individus parviennent-ils à se lier entre eux pour participer à une lutte collective ? Voilà une question triviale, sans doute trop banale pour que les commentateurs la prennent au sérieux. Et pourtant elle est fondamentale. A ma connaissance, personne n’a insisté sur ce qui fait réellement la nouveauté des gilets jaunes : à savoir la dimension d’emblée nationale d’un mouvement spontané. Il s’agit en effet d’une protestation qui s’est développée simultanément sur tout le territoire français (y compris les DOM-TOM), mais avec des effectifs localement très faibles. Au total, la journée d’action a réuni moins de 300 000 personnes, ce qui est un score modeste comparé aux grandes manifestations populaires. Mais ce total est la somme des milliers d’actions groupusculaires réparties sur tout le territoire.

    • Gilets jaunes. Affrontements à Langueux : la rumeur [#DCRI / Parisien Libéré, ndc] de l’ultra-gauche démentie
      https://www.letelegramme.fr/france/affrontements-a-langueux-la-rumeur-de-l-ultra-gauche-dementie-21-11-201

      Les « casseurs » langueusiens n’ont aucun lien connu ou déclaré avec l’ultra-gauche. Ils n’expriment aucune accointance politique particulière, au-delà de leur intention de se frotter au système sans ménagement. Et c’est plutôt ce caractère nouveau d’une radicalité plutôt rurale, capable de se donner des moyens d’action (barre de fer, cocktails Molotov) dans une certaine improvisation, qui a fait tiquer les services de renseignement. Leur point commun : ils ont un casier. Mais là encore, pas de quoi en faire des caïds d’habitude. En témoignent les peines dont trois d’entre eux ont écopé, ce mercredi, devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc. Quatre mois ferme sans mandat de dépôt pour l’un. Des peines de 4 et 6 mois de sursis assorties d’une obligation de travaux d’intérêt général pour les deux autres.

      #punks

    • @vanderling méfiance avec l’article de blog mediapart que tu mets en lien... L’auteur est un abonné qui squatte allègrement les commentaires de pratiquement tous les articles. C’est un obsédé, il a un problème : il voit des totalitarismes partout, jusqu’à l’hallucination, et fait des amalgames absolument infects.

      D’ailleurs si tu lis « l’article » en question, en gros c’est : je copie/colle des bouts d’articles de mediapart et j’en fait mon beurre (insinuations, inférences foireuses, etc.). Pas vraiment une référence le gars...

    • Quand les « gilets jaunes » dérapent...
      https://www.cgtdouanes.fr/actu/article/propos-sur-la-douane-des-manifestants-gilets-jaunes-a-flixecourt
      Les douaniers en colère (et on les comprends)

      Dans un post abject sur Facebook et des vidéos qui circulent sur tous les médias ce jour, des manifestants appartenant au « mouvement » des gilets jaunes se félicitent d’avoir traqué des migrants dans la cuve d’un camion. Ils s’enorgueillissent même de faire « mieux que la douane et de pouvoir (y) postuler, CV et lettre de motivation ». D’autres propos, absolument ignobles, ne peuvent être repris ici.

      Forts de leurs convictions racistes, ils ont préféré appeler la gendarmerie plutôt qu’une association d’entraide pour les secourir. Dans cette vidéo, les protagonistes appellent à « un barbecue géant ». Tout ceci rappelle de bien tristes et peu glorieux événements de notre histoire…mais c’est surtout un appel clair à la haine raciale.
      Est-ce donc de ce monde là que nous voulons ? Un monde de haine, de bêtise, d’ignorance, de division…
      N’oublions jamais que le racisme est un délit.

    • http://mondialisme.org/spip.php?article2714

      Alors que l’extrême gauche (voire au-delà) se pâme devant les « gilets jaunes » (le jaune étant pourtant traditionnellement dans le mouvement ouvrier la couleur des briseurs de grève) quelques voix isolées se dressent devant le consensus médiato-politique comme celle du site « Ligne de crêtes » en avançant des arguments solides. On peut ne pas être d’accord avec tout ce que contient l’article ci-dessous, mais approuver l’essentiel : non à l’union sacrée des autonomes radicaux à Marine Le Pen, en passant par Dupont-Aignan, Laurent Wauquiez, Mélenchon, Lutte ouvrière, le NPA, Besancenot et les Identitaires !
      Celles et ceux qui dénoncent Trump et Bolsonaro ne voient pas que ce mouvement des gilets jaunes repose sur les mêmes bases sociales hétérogènes qui les ont portés au pouvoir, la même confusion idéologique (dans laquelle se reconnaissent l’extrême droite et l’extrême gauche, cette dernière ayant abandonné toute ligne de classe), les mêmes moyens (les réseaux sociaux où les fascistes masqués pratiquent le dévervelage depuis des années), le même programme (en réalité supprimer toutes les conquêtes sociales, résultat de luttes collectives, au nom d’une prétendue critique radicale de l’Etat et de la défense des droits des contribuables), les mêmes théories du complot (Macron et les « banques ») et les mêmes pulsions nationalistes et xénophobes.

      YC, Ni patrie ni frontières, 23 novembre 2018.

      https://www.lignes-de-cretes.org/de-la-difference-entre-boucher-une-artere-et-creer-un-coeur

    • Cela fait plus d’une semaine qu’a débuté le mouvement des « gilets jaunes ». Ce mouvement social prend une ampleur et des dimensions inédites en France depuis de nombreuses années. C’est un mouvement dans lequel il semble difficile de s’impliquer pour une grande partie des militants révolutionnaires, syndicaux, de gauche, écolos… Bien qu’avec les jours qui passent de plus en plus de personnes et de groupes s’y investissent.

      Exploités énervés est jusqu’à ce jour resté muet sur le sujet. Comme tant d’autres nous avons pu être surpris, mais suffisamment curieux pour aller voir. Nous sommes allés sur différents blocages à Alès et ce que nous avons vu, c’est des travailleurs, des chômeurs, des retraités, des lycéens… qui en ont marre de voir leur conditions d’existence se dégrader quotidiennement, de n’avoir aucun contrôle sur les décisions, tandis qu’une minorité s’enrichit toujours plus.

      Il est certain que ce mouvement est traversé de contradictions. Il porte en lui les contradictions du temps présent. Nous pensons que c’est dans l’échange, dans la lutte, que les dépassements pourront se produire.

      https://exploitesenerves.noblogs.org/gilets-jaunes-mobilisation
      https://exploitesenerves.noblogs.org
      https://www.youtube.com/watch?v=gJV1gy9LUBg

    • Incursion en France jaunie où la colère est nourrie et exploitée
      Un article très bien documenté et qui devient indispensable tant le déni se développe chez les « camarades » qui préfèrent tenter le zbeul plutôt que se retenir en pariant, une fois encore, sur le moindre mal. A lire sur Le blog de Sauvergardons bocage : https://blogs.mediapart.fr/sauvergardons-bocage/blog/211118/incursion-en-france-jaunie-ou-la-colere-est-nourrie-et-exploitee

      Réseaux sociaux et médias ont boosté les « gilets jaunes » comme aucune lutte ne l’a jamais été auparavant. Un peu d’investigation révèle à quel point l’extrémisme de droite est dans la place donc ancré dans ce mouvement qu’on respecte parce qu’il porte du déclassement ou par culpabilité ? Pourquoi nous en sommes là ?

    • Classes d’encadrement et prolétaires dans le « mouvement des gilets jaunes »
      https://agitationautonome.com/2018/11/25/classes-dencadrement-et-proletaires-dans-le-mouvement-des-gilets-

      La « colère populaire » qui se fait entendre est un funambule sur une ligne de crête. Tout dépendra de l’abnégation de certains blocages à perdurer dans leur essence, c’est-à-dire une négation de la politique comme pratique collective, syndicale ou autonome, et à leur préférer une horizontalité confuse débouchant sur un commun plus populiste et nationaliste type M5S (malgré de réelles dissemblances) qu’émancipateur. Si c’est cette optique qui l’emporte, le fait d’investir ces espaces donnera à ces derniers une respectabilité déviant toute critique. Alors, le « mouvement » cherchera à se trouver des leaders, tendant la joue à toute une partie du spectre politique parlementaire. A l’inverse, si l’ensemble des franges du « mouvement social » (en particulier syndicales) tentent de mobiliser et de charpenter ce mouvement des gilets jaunes sur des bases saines (notamment antiracistes, comme certaines Union Locales et Fédérations le tentent actuellement), il est fort probable qu’il y ait un intérêt stratégique dans certains espaces pour structurer la contestation sur des bases classistes (prolétariennes).

      Il s’agira de dépasser les objectifs antifiscaux éloignés de notre camp social pour se focaliser dans un premier temps sur les attaques actuelles de la bourgeoisie contre les travailleurs. Cela signifie la grève générale comme premier moyen de lutte.

      La revendication du droit à la mobilité, telle qu’elle, reste bien entendu encore prise au piège dans les filets de la reproduction négociée du capital, et nous ne savons qu’une chose : dans la phase politique actuelle, seules deux perspectives se dégagent. Celle du fascisme, ou celle du communisme.

    • Retour sur le parcours d’un agriculteur star devenu « gilet jaune »
      https://labogue.info/spip.php?article302

      Il n’est pas question ici d’analyser le mouvement des gilets jaunes mais il nous a semblé important de pointer du doigt ceux qui veulent se réapproprier un « mouvement #citoyen » en prenant le masque de la respectabilité.

      Focalisons-nous donc sur l’un des organisateurs autoproclamés des « gilets jaunes » à #Limoges : Christohe Lechevallier.

    • « Gilets jaunes », la nouvelle Jacquerie ?
      26/11/2018
      https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/gilets-jaunes-la-nouvelle-jacquerie

      Les Gilets Jaunes, une révolte populaire ? Une jacquerie 2.0 ?

      Après un week-end de mobilisation, et alors que les blocages se poursuivent aujourd’hui dans toute la France, tentative de clarification d’un mouvement et de ses revendications, avec le grand historien de l’immigration et de la classe ouvrière Gérard Noiriel , auteur d’Une Histoire populaire de la France (Agone, 2018).

      Directeur d’études à l’EHESS, il est aussi l’auteur de Le Creuset français. Histoire de l’immigration (Seuil, 1988) et de Qu’est ce qu’une Nation ? (Bayard, 2015).

      http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-26.11.2018-ITEMA_21902640-1.mp3?track=false

    • La création d’une « délégation » de huit gilets jaunes a été annoncée ce matin dans un communiqué.
      https://www.liberation.fr/checknews/2018/11/26/qui-a-choisi-les-huit-porte-parole-des-gilets-jaunes-que-veulent-ils_1694

      Vu la taille du morceau, très teinté brun, j’ai fais une publication spécifique de l’analyse complète de ces profils : https://seenthis.net/messages/738886

      et sinon, @mad_meg la video marche très bien si on clique sur le lien, je sais pas pourquoi la vignette déconne... et non, justement, ça n’est pas civitas, mais juste des braves gens...

    • Des gilets jaunes à ceux qui voient rouge
      https://agitationautonome.com/2018/11/22/des-gilets-jaunes-a-ceux-qui-voient-rouge

      La diversité des gilets jaunes selon les points de mobilisation a permis à tout un chacun d’y apposer son petit drapeau idéologique en ne retenant que ce qui l’arrange. Ainsi l’Action Française, le Bastion Social (ex-GUD), le Rassemblement National, Les Républicains mais aussi la France Insoumise, divers groupes trotskistes du NPA à Lutte Ouvrière, ou même des anarchistes partis répandre la bonne parole ont tous pu prétendre à la victoire et se galvaniser de la réussite toute relative de cette journée d’actions du 17 novembre – rappelons que 250 000 manifestants dans toute la France, c’est considéré comme une défaite lors d’une mobilisation syndicale, et encore ici ils ne font même pas grève.

      Quoi qu’en disent certains manifestants isolés exprimant leur ras-le-bol de façon désordonnée à des caméras en quête de déclarations choc, le mouvement s’est construit autour d’un discours poujadiste de protestation contre « les taxes » et « les impôts » qui « étouffent le peuple », ce qui est loin d’être un combat de classe (et contrairement à ce qui est avancé, près de 70 % de la hausse du prix vient des fluctuations du cours du pétrole et non pas d’une politique délibérée de l’Etat).

    • Deux sociologues dans les beaux quartiers avec les gilets jaunes
      https://www.humanite.fr/deux-sociologues-dans-les-beaux-quartiers-avec-les-gilets-jaunes-664163

      En ce samedi 24 novembre 2018, nous partons rejoindre le mouvement des gilets jaunes pour nous faire notre propre opinion. Nous pressentons que l’instrumentalisation de l’extrême droite est une manipulation de plus pour discréditer la colère des « gueux », pour reprendre une expression souvent employée par des manifestants qui se sentent dépouillés non seulement financièrement, mais jusque dans leur humanité même. Le mépris et l’arrogance d’Emmanuel Macron reviendront plus souvent dans les témoignages que nous avons recueillis que la hausse des taxes sur le carburant. Cette hausse est en réalité le déclencheur d’une colère beaucoup plus profonde, qui réunit les hommes et les femmes dans une révolte dont ils savent parler. Ils contestent la légitimité d’Emmanuel Macron à l’Élysée, son élection n’étant que le résultat du pouvoir de l’argent sur le monde politique : « Nous ne sommes pas dans une démocratie mais dans une dictature ! » « Nous allons faire en sorte que Macron ne puisse plus se présenter comme le chef du monde libre et de la démocratie. » « Plus rien n’est cohérent, on ne peut plus faire de projets. » Quant aux violences commises, notamment sur les Champs-Élysées, elles sont « la réponse à la violence de l’oppression que nous subissons chaque jour ».

      « C’est nous qui vous engraissons »
      Les gilets jaunes choisissent de manifester dans les beaux quartiers, de façon visible, avec ce jaune fluorescent comme symbole de leur chaleureuse détermination à renverser les rapports de forces, puisque « c’est nous qui vous engraissons : rendez-nous notre pognon ! », comme ils l’ont dit aux clients du restaurant de l’Avenue, à l’angle de la rue de Marignan et de l’avenue Montaigne, juste en face de chez Dior. La préfecture de police voulait les cantonner au Champ-de-Mars, qu’ils ont boudé tout au long de la journée au bénéfice des lieux de pouvoir, le plus près possible de l’Élysée.

      Pour nous deux, la confrontation entre les gilets jaunes et les clients chics de ce restaurant cher du 8e arrondissement a constitué un moment d’observation sociologique exceptionnel. Poussés par les gaz lacrymogènes, les bombes assourdissantes et les canons à eau, nous avons fui par la rue de Marignan avec le slogan repris en chœur : « Macron démission ! » Il est aux environs de 13 heures et la terrasse du restaurant de l’Avenue est pleine à craquer d’hommes et de femmes des beaux quartiers qui portent sur leur corps et leur tenue vestimentaire la douceur et la richesse d’une vie quotidienne embaumée par les pétales de roses. Les gilets jaunes encerclent la terrasse avec leur corps malmené par des conditions de vie difficiles, et ce fameux gilet jaune, symbole du prolétariat et des gagne-petit. Il n’y aura aucune violence physique mais les paroles seront franches dans cette confrontation de classe entre les premiers et les derniers de cordée. « Profitez-en, cela ne va pas durer », « Picolez car vous n’allez pas rire longtemps ! » Les femmes minces et élégantes et leurs maris en costume croisé se lèvent peu à peu pour se réfugier à l’intérieur du restaurant, « Ah bon ! alors on vous dérange ? » demande un gilet jaune. Qu’à cela ne tienne, les manifestants se collent aux baies vitrées et poursuivent leurs invectives de classe : « L’ISF pour les bourgeois ! », « Ils sont en train de bouffer notre pognon ! » C’en est trop, les clients du restaurant ferment alors les rideaux. « Ah ! vous ne voulez plus voir les gueux ? » Ceux-ci se sont peu à peu éloignés pour manifester toujours et encore leur colère.

      Colère de classe contre assurance de classe
      Nous avons été frappés par le calme des grands bourgeois et surtout par leur détermination à déjeuner dans ce restaurant, le lieu où ils avaient décidé de retrouver leurs amis et où ils avaient réservé leur table, dans un entre-soi qu’ils savaient au fond d’eux-mêmes garanti par les forces de l’ordre. Au point même que, vers 13 h 30, quelques clients faisaient la queue à l’extérieur en attendant de pouvoir bénéficier d’une table à l’intérieur. Ils ont affiché une assurance de classe qui ne doit pas présenter de faille, tant que leur vie n’est pas en danger.

      Nous avons été surpris par la reconnaissance de notre travail sur la violence des riches : « Vous avez mis des mots sur notre souffrance et tout ce que vous dites, c’est la vérité ! », « Vous êtes vraiment nos porte-voix ! » Nous avons fait des selfies, il y a eu des embrassades amicales, nous avons échangé et longuement discuté avec les personnes qui nous ont reconnus et abordés. Avant de partir pour le salon du livre de Radio France à la Maison de la radio dans le 16e arrondissement, nous avons rencontré un militant de la fédération CGT des dockers qui leur a conseillé « de rallier les gilets jaunes pour participer à ce mouvement », en disant qu’il « fallait savoir prendre le train en marche pour l’orienter et le soutenir dans ses aspects de confrontation entre les intérêts du capital et ceux du travail ».

      Notre témoignage sûrement incomplet ne se veut pas une analyse péremptoire de ce mouvement des gilets jaunes. Il s’agit plutôt d’attirer l’attention sur les processus de stigmatisation qui ont été mis en œuvre dès le départ afin de masquer une colère de classe en casse séditieuse d’extrême droite. Lorsque nous sommes arrivés à Radio France, la fouille de nos sacs à dos a révélé la présence de nos deux gilets jaunes, dont nous avons dû nous séparer le temps de nos dédicaces mais que nous avons récupérés à la sortie. Nous avons été accueillis par de nouveaux gilets jaunes nous annonçant leur volonté de s’en prendre aux médias publics. Ils avaient le projet d’occuper le lendemain, dimanche 25 novembre, l’esplanade devant France Télévisions.

      Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot.

    • Une compilation d’articles pour réfléchir autour de ce mouvement populaire ambivalent et clivant.

      Est-il possible de poser un angle de lutte de classe au sein de ce mouvement ?
      Y-a-t-il possibilité de diffuser au sein de ce mouvement des problématiques autour du genre ou des questions de racisme ?
      Comment ?
      Quels avantages le camp de l’émancipation peut-il tirer de ce moment ?
      Les fachos ont-ils déjà pris le contrôle ?
      Est-il possible de les isoler politiquement au sein du mouvement ?
      Doit-on abandonner tout espoir d’influer positivement sur le cours de ce mouvement ?
      Doit-on le combattre ?
      Comment ?


      https://bourrasque-info.org/spip.php?article1261

    • LE TEXTE que j’attendais : Gilets jaunes : questions pour ceux qui cherchent des alliances : https://carbureblog.com/2018/11/27/gilets-jaunes-questions-pour-ceux-qui-cherchent-des-alliances
      Lecture audio chez @karacole : https://archive.org/details/GiletsJaunes


      Merci @arnoferrat pour le repérage !

      /.../ Et qui va sortir gagnant de cette alliance ? Est-ce que la lutte des classes, c’est seulement entre le « peuple » et le pouvoir ? Est-ce que l’interclassisme ça n’est pas aussi une lutte des classes dans leurs alliances même ? Est-ce que le problème c’est Macron ? Est-ce qu’il faut « dégager Macron » et refaire des élections ? Et dans ce cas qui sera élu à sa place ? Est-ce que les quartiers populaires ont quelque chose à y gagner ? Est-ce que la France blanche-d’en-bas a quelque chose à y gagner ? Est-ce que les plus pauvres ont quelque chose à y gagner ? Pourquoi quand les quartiers manifestent leur colère il y a couvre-feu, alors que quand la France blanche-d’en-bas le fait elle est reçue dans les ministères ? Est-ce qu’on a jamais demandé aux émeutiers de 2005 de se choisir des représentants ? Est-ce qu’il y a seulement entre les quartiers et la France blanche-d’en-bas de l’incompréhension et de vagues préjugés hérités de la colonisation ? /.../



  • La crucifixion de Julian Assange – Ce qui arrive à Assange devrait terrifier la presse (Truth Dig) – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/11/14/la-crucifixion-de-julian-assange-ce-qui-arrive-a-assange-dev

    Le silence sur le traitement d’Assange n’est pas seulement une trahison à son égard, mais une trahison de la liberté de la presse elle-même. Nous paierons cher cette complicité.

    L’asile de Julian Assange à l’ambassade d’Equateur à Londres s’est transformé en une petite boutique des horreurs. Au cours des sept derniers mois, il a été largement coupé de toute communication avec le monde extérieur. Sa nationalité équatorienne, qui lui a été accordée en tant que demandeur d’asile, est en cours de révocation. Sa santé s’est détériorée. On lui refuse l’accès à soins médicaux appropriés [ie à l’extérieur de l’ambassade – NdT]. Ses efforts pour obtenir réparation ont été paralysés par les « règles du bâillon » [« gag rules » – Une règle de bâillon est une règle qui limite ou interdit la discussion, la considération ou la discussion d’un sujet particulier par les membres d’un organe législatif ou exécutif. – NdT], y compris les ordres équatoriens lui interdisant de rendre publiques ses conditions de vie à l’intérieur de l’ambassade dans sa lutte contre la révocation de sa citoyenneté équatorienne.

    Le Premier ministre australien Scott Morrison a refusé d’intercéder en faveur d’Assange, un citoyen australien, même si le nouveau gouvernement équatorien, dirigé par Lenín Moreno – qui appelle Assange un « problème hérité » et un obstacle à de meilleures relations avec Washington – rend la vie du fondateur de WikiLeaks dans cette ambassade insupportable. Presque tous les jours, l’ambassade impose des conditions plus dures à Assange, notamment en lui faisant payer ses frais médicaux, en lui imposant des règles obscures sur la façon dont il doit prendre soin de son chat et en lui demandant d’effectuer diverses tâches ménagères dégradantes.

    Les Équatoriens, réticents à expulser Assange après lui avoir accordé l’asile politique et la citoyenneté, ont l’intention de rendre son existence si pénible qu’il accepterait de quitter l’ambassade pour être arrêté par les Britanniques et extradé vers les États-Unis. L’ancien président de l’Equateur, Rafael Correa, dont le gouvernement a accordé l’asile politique à l’éditeur, qualifie les conditions de vie actuelles d’Assange de « torture ».

    Sa mère, Christine Assange, a déclaré dans un récent appel vidéo : [L’auteur cite de longs extraits. Voir l’appel en entier et en français : https://www.legrandsoir.info/unity4j-christine-assange-lance-un-appel-… – NdT]

    Assange était loué et courtisé par certains des plus grands médias du monde, dont le New York Times et le Guardian, pour les informations qu’il possédait. Mais une fois que ses documents sur les crimes de guerre commis par les États-Unis, en grande partie fournis par Chelsea Manning, ont été publiés par ces médias, il fut mis à l’écart et diabolisé. Un document du Pentagone qui a fait l’objet d’une fuite et préparé par la Cyber Counterintelligence Assessments Branch (Direction du contre-espionnage cybernétique) du 8 mars 2008 a révélé une campagne de propagande visant à discréditer WikiLeaks et Assange. Le document dit que la campagne de diffamation doit chercher à détruire le « sentiment de confiance » qui est le « centre de gravité » de WikiLeaks et à salir la réputation d’Assange. Cela a largement fonctionné. Assange est particulièrement vilipendé pour avoir publié 70 000 courriels piratés appartenant au Comité national démocrate (DNC) et à de hauts responsables démocrates. Les démocrates et l’ancien directeur du FBI, James Comey, affirment que les courriels ont été copiés des comptes de John Podesta, chef de campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton, par des pirates du gouvernement russe. Comey a dit que les messages ont probablement été transmis à WikiLeaks par un intermédiaire. Assange a dit que les e-mails n’avaient pas été fournis par des « acteurs étatiques ».

    Le Parti démocrate, qui cherche à imputer sa défaite électorale à l’ » ingérence » russe plutôt qu’à la grotesque inégalité des revenus, à la trahison de la classe ouvrière, à la perte des libertés civiles, à la désindustrialisation et au coup d’Etat des entreprises que le parti a aidé à orchestrer, accuse Assange d’être un traître, bien qu’il ne soit pas un citoyen américain. Ni un espion. Et à ma connaissance, aucune loi ne lui interdit de publier les secrets du gouvernement US. Il n’a commis aucun crime. Aujourd’hui, les articles parus dans les journaux qui publiaient autrefois des articles de WikiLeaks mettent l’accent sur son comportement prétendument négligeant – ce qui n’était pas évident lors de mes visites – et sur le fait qu’il est, selon les mots du Guardian, « un invité indésirable » à l’ambassade. La question vitale des droits d’un éditeur et d’une presse libre a cédé le place à la calomnie contre la personne.

    Assange a obtenu l’asile à l’ambassade en 2012 afin d’éviter l’extradition vers la Suède pour répondre à des questions sur des accusations d’infractions sexuelles qui ont finalement été abandonnées. Assange craignait qu’une fois détenu par les Suédois, il soit extradé vers les États-Unis [un accord d’extradition entre la Suède et les Etats-Unis autorise l’extradition d’une personne comme simple « témoin » – NdT]. Le gouvernement britannique a déclaré que, bien qu’il ne soit plus recherché pour interrogatoire en Suède, Assange sera arrêté et emprisonné s’il quitte l’ambassade pour avoir violé les conditions de sa libération sous caution.

    WikiLeaks et Assange ont fait plus pour dénoncer les sombres machinations et crimes de l’Empire américain que toute autre organisation de presse. Assange, en plus de dénoncer les atrocités et les crimes commis par l’armée américaine dans nos guerres sans fin et de révéler les rouages internes de la campagne Clinton, a rendu publics les outils de piratage utilisés par la CIA et la NSA, leurs programmes de surveillance et leur ingérence dans les élections étrangères, notamment les élections françaises. Il a révélé le complot contre le chef du Parti travailliste britannique Jeremy Corbyn par des députés travaillistes au Parlement. Et WikiLeaks s’est rapidement mobilisé pour sauver Edward Snowden, qui a exposé la surveillance totale du public américain par le gouvernement, de l’extradition vers les États-Unis en l’aidant à fuir Hong Kong pour Moscou. Les fuites de Snowden ont également révélé, de façon inquiétante, qu’Assange était sur une « liste de cibles d’une chasse à l’homme » américaine.

    Ce qui arrive à Assange devrait terrifier la presse. Et pourtant, son sort se heurte à l’indifférence et au mépris sarcastique. Une fois expulsé de l’ambassade, il sera jugé aux États-Unis pour ce qu’il a publié. Cela créera un précédent juridique nouveau et dangereux que l’administration Trump et les futures administrations utiliseront contre d’autres éditeurs, y compris ceux qui font partie de la mafia qui tentent de lyncher Assange. Le silence sur le traitement d’Assange n’est pas seulement une trahison à son égard, mais une trahison de la liberté de la presse elle-même. Nous paierons cher cette complicité.

    Même si ce sont les Russes qui ont fourni les courriels de Podesta à Assange, il a eu raison de les publier. C’est ce que j’aurais fait. Ces courriers ont révélé les pratiques de l’appareil politique Clinton qu’elle et les dirigeants démocrates cherchaient à cacher. Au cours des deux décennies où j’ai travaillé en tant que correspondant à l’étranger, des organisations et des gouvernements m’ont régulièrement divulgué des documents volés. Ma seule préoccupation était de savoir si les documents étaient authentiques ou non. S’ils étaient authentiques, je les publiais. Parmi ceux qui m’en ont transmis, il y avait les rebelles du Front de Libération Nationale Farabundo Marti (FMLN) ; l’armée salvadorienne, qui m’a un jour donné des documents du FMLN ensanglantés trouvés après une embuscade, le gouvernement sandiniste du Nicaragua ; le Mossad, le service de renseignement israélien ; le FBI ; la CIA ; le groupe rebelle du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ; l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ; le service de renseignement français, la Direction générale de la sécurité extérieure, ou DGSE ; et le gouvernement serbe de Slobodan Milosovic, qui a ensuite été jugé comme un criminel de guerre.

    Nous avons appris par les courriels publiés par WikiLeaks que la Fondation Clinton a reçu des millions de dollars de l’Arabie saoudite et du Qatar, deux des principaux bailleurs de fonds de l’État islamique. En tant que secrétaire d’État, Hillary Clinton a remboursé ses donateurs en approuvant la vente de 80 milliards de dollars d’armes à l’Arabie saoudite, ce qui a permis au royaume de mener une guerre dévastatrice au Yémen qui a déclenché une crise humanitaire, notamment une grave pénurie alimentaire et une épidémie de choléra, et fait près de 60 000 morts. Nous avons appris que Clinton avait touché 675 000 $ pour une conférence chez Goldman Sachs, une somme si énorme qu’elle ne peut être qualifiée que comme un pot-de-vin. Nous avons appris que Mme Clinton avait dit aux élites financières, lors de ses entretiens lucratifs, qu’elle voulait » l’ouverture du commerce et des frontières » et qu’elle croyait que les dirigeants de Wall Street étaient les mieux placés pour gérer l’économie, une déclaration qui allait directement à l’encontre de ses promesses électorales. Nous avons appris que la campagne Clinton avait pour but d’influencer les primaires républicaines pour s’assurer que Donald Trump était le candidat républicain. Nous avons appris que Mme Clinton avait obtenu à l’avance les questions posées lors du débat pendant les primaires. Nous avons appris, parce que 1 700 des 33 000 courriels provenaient d’Hillary Clinton, qu’elle était l’architecte principale de la guerre en Libye. Nous avons appris qu’elle croyait que le renversement de Moammar Kadhafi lui permettrait d’améliorer ses chances en tant que candidate à la présidence. La guerre qu’elle a voulu a plongé la Libye dans le chaos, vu la montée au pouvoir des djihadistes radicaux dans ce qui est aujourd’hui un État en déliquescence, déclenché un exode massif de migrants vers l’Europe, vu les stocks d’armes libyens saisis par des milices rebelles et des radicaux islamiques dans toute la région, et fait 40 000 morts. Cette information aurait-elle dû rester cachée ? Vous pouvez dire oui, mais dans ce cas vous ne pouvez pas vous qualifier de journaliste.

    « Ils sont en train de piéger mon fils pour avoir une excuse pour le livrer aux États-Unis, où il fera l’objet d’un simulacre de procès« , a averti Christine Assange. « Au cours des huit dernières années, il n’a pas eu accès à un processus juridique approprié. A chaque étape, c’est l’injustice qui a prévalu, avec un énorme déni de justice. Il n’y a aucune raison de penser qu’il en sera autrement à l’avenir. Le grand jury américain qui produit le mandat d’extradition se tient en secret, a quatre procureurs mais pas de défense ni de juge.

    Le traité d’extradition entre le Royaume-Uni et les États-Unis permet au Royaume-Uni d’extrader Julian vers les États-Unis sans qu’il y ait de preuve prima facie. Une fois aux États-Unis, la National Defense Authorization Act permet la détention illimitée sans procès. Julian risque d’être emprisonné à Guantánamo Bay et torturé, d’être condamné à 45 ans de prison de haute sécurité, ou la peine de mort.« 

    Assange est seul. Chaque jour qui passe lui est plus difficile. C’est le but recherché. C’est à nous de protester. Nous sommes son dernier espoir, et le dernier espoir, je le crains, pour une presse libre.

    Chris Hedges

    Chris Hedges, a passé près de deux décennies comme correspondant à l’étranger en Amérique centrale, au Moyen-Orient, en Afrique et dans les Balkans. Il a fait des reportages dans plus de 50 pays et a travaillé pourThe Christian Science Monitor, National Public Radio, The Dallas Morning News et The New York Times, pour lesquels il a été correspondant à étranger pendant 15 ans.

    Traduction « il y aura des comptes à rendre » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles » »https://www.truthdig.com/articles/crucifying-julian-assange/URL de cet article 34082 
    https://www.legrandsoir.info/la-crucifixion-de-julian-assange-ce-qui-arrive-a-assange-devrait-terri



  • L’Amérique des sans-abri. Par Chris Hedges
    https://www.les-crises.fr/lamerique-des-sans-abri-par-chris-hedges

    Source : Truthdig, Chris Hedges, 08-10-2018 8 octobre 2018 Par Chris Hedges PORTLAND, Oregon – Il est 8 heures du matin. Je suis dans les petits bureaux de Street Roots, un hebdomadaire qui imprime 10 000 exemplaires par édition. Ceux qui vendent le journal dans la rue, tous victimes de l’extrême pauvreté et la moitié […]

    • . . . . .
      Bien que les estimations des administrations fédérales situent le nombre de sans-abri du pays à 554 000, la plupart des villes – y compris Portland, qui compte officiellement environ 4 000 sans-abri – estiment que leur nombre, notoirement difficile à évaluer, est au moins trois fois supérieur. Les écoles de Portland, comme la plupart des écoles publiques du pays, constatent une augmentation de l’itinérance chez leurs élèves – 1 522 enfants dans le district scolaire de Beaverton, soit 4 % des inscriptions totales, et 1 509 dans les écoles publiques de Portland, soit 3 % des inscriptions totales. Le problème s’étend à de nombreuses petites villes de l’Oregon. À Butte Falls (429 habitants en 2010), dans le comté de Jackson, il y a 56 étudiants sans-abri, soit 30 % de l’effectif total du district. Beaucoup d’étudiants sans-abri, parce qu’ils passent souvent d’un endroit temporaire à un autre, n’apparaissent jamais dans les statistiques officielles.
      . . . . .
      De l’autre côté de la rue se trouve l’ancien Oshu Nippo News, le quotidien de langue japonaise qui a été attaqué par le FBI le 7 décembre 1941, lors de l’attaque de Pearl Harbor. Elle a été fermée et son personnel arrêté. La population japonaise du quartier a été raflée, dépouillée de tous ses biens et placée dans des camps de concentration, faisant partie des 120 000 Japonais-américains, la plupart originaires de Californie et du Nord-Ouest, qui ont été internés pendant la guerre. Des gens qui n’étaient qu’un seizième Japonais ont été arrêtés. Soixante-deux pour cent de ces personnes déplacées selon une directive d’internement étaient des citoyens américains. Il n’y a pas eu de rapports dignes de foi indiquant qu’ils constituaient un risque pour la sécurité. C’était une politique fondée sur le racisme.

      La communauté japonaise de Portland ne s’est jamais rétablie après la guerre. Les crimes passés de l’État se confondent, aux yeux de Kaia Sand, la directrice exécutive de Street Roots, avec les crimes actuels.

      « Ces familles se sont retrouvées sans-abri et incarcérées sur ordre du gouvernement fédéral », dit-elle. « Leurs possessions étaient réduites à ce qui rentrait dans des valises. Maintenant, dans ces mêmes rues, les gens transportent aussi leurs sacs et leurs chagrins sans domicile. »
      . . . . .


  • La tragédie-bouffe des bombes-postales
    http://www.dedefensa.org/article/la-tragedie-bouffe-des-bombes-postales

    La tragédie-bouffe des bombes-postales

    Alors qu’il s’agit incontestablement d’un événement politique aux USA si l’on en juge par l’extraordinaire puissance du courant de communication à son propos, l’affaire des “colis-suspects” ou “colis-piégés”, ou encore aimablement surnommés “bombes-postales” pour faire plus dramatique, constitue une énigme dont il est difficile de saisir le sens et la substance lorsque la chose est considérée objectivement. La dernière nouvelle en date (Sputnik), qui semblerait comme un effort pour mettre un peu de cohérence dans ce désordre insaisissable, est une communication du FBI annonçant : 1) que d’autres bombes-postales sont sans doute en route ou sur le point d’être livrées ; 2) que l’origine de ces bombes postales serait liée à des sites proches de Daesh et d’al Qaïda :

    « William (...)


  • Moment détente (?) : Une bombe posée près de chez George Soros, le milliardaire cible des nationalistes
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15200-moment-detente-une-bombe-posee-pres-de-chez-george-soros-le-milliar

    Le philanthrope est régulièrement la cible d’attaques antisémites, et accusé de vouloir inonder la Hongrie d’immigrants.

    INTERNATIONAL - Un engin explosif a été découvert lundi 22 octobre dans la boîte aux lettres de la résidence du

    milliardaire George Soros, ennemi juré des nationalistes, rapporte le New York Times.

    Selon le quotidien américain, un employé de cette résidence située dans l’État de New York a découvert l’engin en ouvrant un paquet déposé dans la boîte. "Il a déposé le colis dans une zone boisée et nous a appelés", a indiqué la police, qui est intervenue dans l’après-midi dans le hameau de Katonah, à Bedford, dans le comté de Westchester.

    George Soros, 88 ans, n’était pas à son domicile à ce moment-là. L’enquête a été confiée au FBI.

    Cible d’attaques (...)

    #En_vedette #Divers


  • The Newest Password Technology Is Making Your Phone Easier for Police to Search
    https://www.theatlantic.com/technology/archive/2018/10/face-recognition-iphone-unlock-police-force/572353

    For the first time, police have compelled a suspect to unlock his phone using Face ID. The case reveals an interesting inversion : More advanced password technology is less protected from police seizure. In August, the 28-year-old Grant Michalski was implicated as part of a ring of men sharing images and videos of a young girl, the daughter of one of the ring’s members, being sexually abused. The FBI arrived at Michalski’s home with the authority to require him to unlock his iPhone X using (...)

    #Apple #FBI #FaceID #biométrie #smartphone #iPhone #facial


  • Canary Mission : JVP Statement and Resource Guide
    https://jewishvoiceforpeace.org/canarymissionguide

    Une organisation inquiétante qui dénonce anonymement les soutiens du peuple palestinien

    CANARY MISSION: JVP STATEMENT AND RESOURCE GUIDE
    08 OCTOBER 2018 PRESS RELEASE/STATEMENT
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    FOR IMMEDIATE RELEASE
    October 8, 2018
    Contact: Sonya E Meyerson-Knox | sonya@jvp.org | 929-290-0317
    Jewish Voice for Peace has been fighting Canary Mission since 2015, when the site first appeared.

    Thanks to intrepid reporting in The Forward, The Jewish Community Federation of San Francisco (JCF) has promised to stop funding Canary Mission in the future, following the exposure of a $100,000 contribution by one of its donor groups.

    The Canary Mission website, which maintains a blacklist of people who defend Palestinian human rights, has bullied and slandered thousands of students and professors, making egregious claims based on very little fact. Canary Mission has threatened the careers and reputations of those listed, and tries to intimidate and dissuade people from speaking out for Palestinian rights.

    Canary Mission particularly targets Arab and Muslim students, pulling on anti-Arab and anti-Muslim tropes. For Palestinian students, inclusion on the blacklist can prevent them from visiting their families. Indeed, it was recently confirmed that the State of Israel is using this slanderous and unverified blacklist as a tool in determining who can enter Israel, and that the FBI was using Canary Mission as a basis for questioning students of color in the U.S.

    With the majority of Canary Mission’s donors remaining anonymous, all Jewish institutions should immediately confirm they will cease any funding to the cyber-bullying blacklist.

    Moreover, it is not enough to pledge to abstain from funding Canary Mission in the future. Indeed, the JCF should issue a public apology, and clarify the steps it will take towards restitution and repair.

    Many American Jewish philanthropic institutions grant money to causes far outside their mandate of support for the Jewish community; The Jewish United Fund of Metro Chicago funds anti-Muslim hate groups, for example. We urge members of the American Jewish community to contact your local Jewish institutions to ensure they are not funding hate groups or racist organizations.

    Canary Mission is a form of online harassment, and like all cyberbullying, it has real world consequences for the victims. It must be shutdown – and it will be, once it has lost its funders.

    Resources

    Against Canary Mission
    Palestine Legal: Canary Mission’s Veil of Anonymity Pierced
    Jewish Voice for Peace condemns Canary Mission
    University Faculty condemn Canary Mission Blacklist
    Articles

    Official Documents Prove: Israel Bans Young Americans Based on Canary Mission Website
    In Funding Canary Mission, Jewish Federation Betrayed Us
    Following Forward Report, Federation Says It Will No Longer Fund Canary Mission
    REVEALED: Canary Mission Blacklist Is Secretly Bankrolled By Major Jewish Federation
    How Israel Spies on US Citizens
    Meet the Owner of Canary Mission’s Anonymous Anti-Palestinian Blacklisting Website
    A New Wave Of Hardline Anti-BDS Tactics Are Targeting Students, And No One Knows Who’s Behind It
    The FBI is using unvetted, right-wing blacklists to question activists about their support for Palestine
    Canary Mission’s Threat Grows, From U.S. Campuses To The Israeli Border
    Banned From Israel: A Q&A With Law Professor Katherine Franke
    Jewish students: A blacklist of BDS supporters is hurting our efforts to defend Israel on campus
    Countering a Blacklist: Introducing ‘Against Canary Mission’
    ###

    Jewish Voice for Peace is a national, grassroots organization inspired by Jewish tradition to work for a just and lasting peace according to principles of human rights, equality, and international law for all the people of Israel and Palestine. JVP has over 200,000 online supporters, over 70 chapters, a youth wing, a Rabbinic Council, an Artist Council, an Academic Advisory Council, and an Advisory Board made up of leading U.S. intellectuals and artists.


  • Sen. Collins Calls for Kavanaugh’s Presumption of Innocence – Where...
    https://diasp.eu/p/7816362

    Sen. Collins Calls for Kavanaugh’s Presumption of Innocence – Where is the Criminal Investigation?

    https://www.youtube.com/watch?v=Li2s8B9X8NM

    October 5, 2018

    Our panelists Paul Jay, Dharna Noor, and Dana Vickers Shelley, Executive Director of the Maryland ACLU, and host Marc Steiner discuss the significance of the nomination, why the Democrats didn’t pursue a criminal investigation for perjury, the consequences for women’s rights and whether a fight should be waged to impeach Kavanaugh once he is confirmed. Sanders Calls for Kavanaugh Perjury Investigation – Where are the Democrats?

    Dharna Noor and Paul Jay discuss Sen. #Bernie_Sanders ’ call for an #FBI investigation into Kavanaugh’s possible perjury

    #Supreme_Court nominee #Brett_Kavanaugh (...)


  • Le FBI force un suspect à déverrouiller un iPhone X avec la reconnaissance faciale
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/10/01/le-fbi-force-un-suspect-a-deverrouiller-un-iphone-x-avec-la-reconnaissance-f

    Aux Etats-Unis, les forces de l’ordre ne peuvent pas forcer un suspect à fournir un mot de passe. Mais la fonction FaceID de l’iPhone X permet de déverrouiller un iPhone juste en le regardant. C’est le premier cas connu du genre. En août, le FBI a forcé un suspect à déverrouiller son iPhone avec la reconnaissance faciale, rapporte Forbes. Une fonctionnalité rendue possible avec l’iPhone X, sorti fin 2017. Aux Etats-Unis, on ne peut pas forcer un suspect à fournir un mot de passe. Les forces de (...)

    #Apple #FBI #FaceID #smartphone #iPhone #écoutes #biométrie #iris #empreintes #facial #surveillance #pédophilie (...)

    ##pornographie


  • À propos de BlacKkKlansman | Le cinéma est politique
    http://www.lecinemaestpolitique.fr/a-propos-de-blackkklansman

    Alors que la presse et les critiques ont été largement unanimes pour saluer et promouvoir le dernier film de Spike Lee, BlacKkKlansman, Boots Riley a publié une critique du film sur Twitter le 18 août 20181, qu’il nous semble utile d’ajouter au débat. Nous en publions ici une traduction, avec son autorisation.

    Cette intervention de Boots Riley nous semble d’autant plus nécessaire que l’histoire de BlacKkKlansman, décrite comme ‘incroyable’, ‘improbable’, ‘si surprenante’ à longueur d’interviews et d’articles, est souvent présentée comme une histoire ‘vraie’ par les personnes qui défendent ou promeuvent le film – alors que le générique de fin dit bien qu’elle est ‘inspirée’ des mémoires du policier noir Ron Stallworth. Le nom de Jordan Peele, l’auteur et réalisateur de Get Out sorti l’année dernière, et l’un des co-producteurs de BlacKkKlansman, est aussi systématiquement invoqué et mis en avant pour ajouter au film un surplus de ‘validation’ anti-raciste.

    Dans une très longue et très complaisante interview pour le prestigieux magazine de cinéma du British Film Institute Sight & Sound2, Lee explique que son film se veut avant tout une sorte de manifeste méta-cinématographique, que son intention est d’intervenir pour changer le regard que le cinéma a pu porter sur les noirs – d’où les régulières références à l’histoire du cinéma que le film inclut. Ainsi, le gros plan (qui précède la conclusion et les images de la manifestation de Charlottesville en août 2017) qui montre la croix de feu reflétée dans l’œil d’un membre du Klan, se veut un symbole de ce que BlacKkKlansman dénonce : la manière dont l’histoire du cinéma a pu affecter le regard et contribuer à alimenter la haine jusqu’à aujourd’hui. Le texte de Boots Riley, nous semble-t-il, interroge précisément la portée de ce programme.

    • Réalisateur de Sorry To Bother You (2018) https://www.youtube.com/watch?v=enH3xA4mYcY

      – une comédie surréaliste qui nous entraîne dans le monde macabre d’une boîte de télémarketing, et dont on ne sait pas encore pour sûr s’il sera distribué en France mais qui s’est fait remarquer aux États-Unis –, Boots Riley était jusque-là plus connu comme le membre principal du groupe de rap d’Oakland ‘The Coup’, et comme un militant communiste, anti-capitaliste et anti-raciste de longue date. Ses albums Kill My Landlord de 1993, Party Music https://www.youtube.com/watch?v=OViqNb3ZdDA
      de 2001, Pick a Bigger Weapon de 2006 ou sa collaboration avec Tom Morello (de Rage Against The Machine) pour former le Street Sweeper Social Club en 2009, et enfin Sorry To Bother You – l’album, avec son super morceau ‘Guillotine’ – en attestent. Boots Riley se sert ainsi très explicitement de sa musique comme d’un outil d’agitprop, alliant radicalité du propos et musique engageante. Car en parallèle il s’est particulièrement impliqué dans le mouvement d’Occupy Oakland en 2011 et surtout contre le transporteur céréalier et géant capitaliste EGT, et aux côtés des syndicats de dockers https://www.youtube.com/watch?v=D3Ia-oQnZOo
      du port d’Oakland en 2012. Il s’est aussi mobilisé pour soutenir, notamment, les enseignants en grève à Chicago la même année, les employés de McDonald’s à Oakland en 2013, et plus récemment, la grève des prisonniers (qui travaillent souvent pour moins d’un dollar de l’heure), qui se sont mobilisés en nombre du 21 août au 9 septembre derniers contre la déshumanisation et la brutalité du système carcéral. Une grève historique qui, dans 17 États, a contribué à souligner et dénoncer les limites du 13ème amendement de la Constitution. Car si celui-ci a abolit l’esclavage il permet encore la perpétuation de l’oppression de pans entiers de la population, et de façon disproportionnée les Africain Américains, surtout depuis la Présidence Clinton et sa funeste loi ‘de lutte contre la criminalité’ de 19943

      Voilà d’où parle Boots Riley lorsqu’il intervient sur le film de Spike Lee.

      3 À ce sujet il est important de voir le documentaire d’Ava DuVernay 13TH https://www.youtube.com/watch?v=V66F3WU2CKk

      , qui fait notamment intervenir Michelle Alexander et se fait l’écho de nombreux enjeux exposés son ouvrage de 2012, The New Jim Crow http://newjimcrow.com , ou encore Angela Davis, La prison est-elle obsolète ?

    • Voici quelques réflexions à propos de BlacKkKlansman.

      Ce texte contient des spoilers, donc ne le lisez pas avant d’avoir vu le film.

      Ceci n’est pas tant une critique esthétique d’un film formellement très maîtrisé qu’une critique politique de son contenu dans le contexte actuel.

      En préambule, je tiens aussi à dire, comme je l’ai tweeté la semaine dernière, que Spike Lee a eu une grande influence sur moi. C’est lui qui, il y a bien des années, m’a donné envie de faire des études de cinéma. Il est la première personne à qui j’ai envoyé une démo de ma musique quand il était à la tête du label 40 Acres and a Mule Musicworks, et il m’a inspiré en tant que critique culturel. Il n’a jamais mâché ses mots au sujet des films de Tyler Perry ou d’autres films qu’il pouvait voir et qui le mettaient en colère. Spike Lee ne mâche pas ses mots. Et même si, à mon tour, je vais exprimer ma déception, je garde la plus grande estime pour lui en tant que cinéaste. Je dois aussi ajouter que de nombreuses personnes qui ont contribué au film sont des personnes que je connais personnellement, que je trouve géniales et que je sais être pleines de bonnes intentions, et comme elles me connaissent, elles savent aussi que je ne vais pas mâcher mes mots.

      Tout d’abord, BlacKkKlansman n’est pas une histoire vraie. Qu’une histoire ne soit pas « vraie » n’est pas nécessairement un problème pour moi – le réalisme au cinéma n’est pas vraiment ce qui m’intéresse en ce moment – mais ce film est promu comme étant une « histoire vraie ». Or c’est précisément tout ce qui n’est pas vrai dans ce film qui permet de faire d’un flic un héros de la lutte contre le racisme. Lorsque j’ai commencé à formuler des critiques sur le film, on m’a répondu : « Mais c’est une histoire vraie ! ». Ce n’est pas le cas.

      Il s’agit d’une histoire fabriquée dont les éléments purement inventés visent à faire passer un flic pour un protagoniste de la lutte contre l’oppression raciste. Et ça sort au moment où Black Lives Matter s’est imposé dans les débats, et ce n’est pas une coïncidence. C’est loin d’être neutre.

      Voici ce que l’on sait :

      Le véritable Ron Stallworth a infiltré une organisation révolutionnaire noire pendant trois ans (et pas qu’à une seule occasion, comme nous le montre le film) et tous les documents du programme de contre-espionnage du FBI (COINTELPRO) qui ont été publiés dans le cadre de la loi d’accès à l’information (1966) nous informent sur ce qu’il a fait, à savoir : saboter une organisation politique noire radicale, et certainement pas dans le but de lutter contre l’oppression raciste. Les documents du COINTELPRO révèlent que ceux qui ont infiltré ces organisations pour la police ont œuvré à déstabiliser ces organisations en y provoquant des conflits internes, en agissant comme des dingues pour nuire à l’image du groupe, en suscitant des confrontations physiques, et en montant des coups pour faire en sorte que les militants de ces associations se fassent tuer par la police ou d’autres. Ron Stallworth appartenait à COINTELPRO. Le but du COINTELPRO était de détruire les organisations radicales, et en particulier les organisations révolutionnaires noires.

      Les documents du COINTELPRO nous montrent aussi que, lorsque les organisations suprémacistes blanches étaient infiltrées par le FBI et les flics, ce n’était pas pour les déstabiliser. Elles n’étaient pas déstabilisées, mais utilisées pour menacer et/ou attaquer physiquement les organisations radicales. Aucune directive n’a été donnée pour empêcher la montée des organisations suprémacistes blanches. Les directives étaient d’empêcher le développement d’organisations radicales anti-racistes. Les suprémacistes blancs ont été infiltrés par l’État pour être utilisés comme des outils d’oppression plus efficaces. Dans certains cas, c’étaient les flics infiltrés eux-mêmes qui élaboraient des stratégies et donnaient le feu vert pour des assassinats. C’est ce qui s’est produit lors des attentats qui ont frappé les églises proches du mouvement pour les droits civiques à Birmingham, lors des meurtres de leaders du mouvement au moment de la Marche de Selma à Detroit, comme lors du massacre de travailleurs membres du Parti communiste à Greensboro en 1979, entre autres. Voilà à quoi Ron Stallworth a participé, et il l’a fait dans ce contexte-là. Or les événements montrés dans le film ont tous lieu en 1979 et après.

      Stallworth a écrit ses mémoires pour se montrer sous un autre jour, mais voyons ce que nous savons d’autre.

      Stallworth et la police n’ont jamais déjoué aucun attentat à la bombe. Ce n’est pas dans ses mémoires. Cette histoire-là a été inventée pour le film afin de faire passer les policiers pour des héros.

      Aucun flic n’a jamais été dénoncé et/ou arrêté pour avoir dit, dans un bar et alors qu’il était soûl, qu’il pourrait bien abattre des noirs si ça lui chantait. Ça non plus, ça ne figure pas dans les mémoires de Stallworth. Cette scène a été inclut dans le film pour donner l’impression que Ron et la police se souciaient de combattre le racisme, comme si la police ne protégeait pas systématiquement tous les flics racistes ou responsables d’abus qui existent dans leurs rangs. Il s’agit d’une scène dans laquelle les forces de police toutes entières – leur chef et tout et tout – travaillent ensemble avec la petite copine révolutionnaire de Ron pour coincer un flic raciste isolé. Ça n’est jamais arrivé. Et ça ne risque pas d’arriver non plus, car quelqu’un qui dirait un truc aussi vague sous l’emprise de l’alcool ne pourrait pas être arrêté pour ça. Mais dans le film, la scène fait passer les flics pour de bons gars.

      Son collègue qui s’est chargé d’infiltrer le Klan n’était pas juif et n’est jamais passé aux yeux de personne pour juif. Il s’agit d’une invention qui permet juste de dramatiser encore plus l’affaire et de faire croire que les flics étaient prêts à se sacrifier. Si vous ajoutez cela à l’idée mensongère selon laquelle leur but était de combattre le racisme, ça vous les rend encore plus sympathiques. Ça veut dire, qu’en vrai, Stallworth n’a jamais eu besoin d’aller jeter une pierre par la fenêtre d’un membre du Klan pour sauver son acolyte, ni quoi que ce soit du genre.

      J’ai rencontré Kwane Ture en personne deux ou trois fois, et je l’ai entendu parler bien plus que ça. À l’époque où il a commencé à se faire appeler Kwane Ture, il venait de fonder la AAPRP (All-African People’s Revolutionary Party) et passait le plus clair de son temps en Afrique. La mission de l’organisation aux États-Unis était d’encourager l’émergence d’intellectuels révolutionnaires noirs. Pour cela, ils avaient constitué une liste de lectures particulièrement longue et des groupes de réflexion très poussés. C’est dans ce cadre-là qu’il est revenu aux États-Unis pour faire le tour des universités, rencontrer et parler à des étudiant.e.s noir.e.s. En 1989/90, à l’université d’État de San Francisco, j’ai participé à quelques séances de ces groupes de réflexion. Si vous aviez pris la peine de demander alors à Kwane Ture ce qu’il faudrait faire – comme le fait Ron Stallworth dans le film – il aurait répondu ce qu’il répondait d’habitude : « Étudie ! ». Mais faire dire à Ture quelque chose qui s’entend comme un appel à l’insurrection armée – ce qu’il ne prônait pas à l’époque aux États-Unis – fait passer ce groupe révolutionnaire pour bien plus dangereux qu’il ne l’était. En d’autres termes, ce film veut faire passer un agent du COINTELPRO pour un héros. Et tous les moyens sont bons pour arriver à cette fin.

      Avec ces morceaux d’histoire fabriqués de toutes pièces, BlacKkKlansman fait passer Ron Stallworth pour un héros et, avec lui, son collègue et les forces de police toutes entières. Si l’on met de côté tous ces éléments inventés et que l’on prend en compte tout ce l’on sait de ce qu’a vraiment été historiquement l’infiltration des groupes révolutionnaires par la police, et de la manière dont celle-ci a orchestré les attaques des organisations suprémacistes blanches contre ces groupes, alors Ron Stallworth est en vérité le méchant de l’histoire.

      Tout le reste n’est qu’un ensemble de choses invérifiables que l’ex-flic Ron Stallworth a écrites dans ses mémoires. On ne sait pas ce qui s’est passé parce que les « dossiers ont été détruits ». Il faut donc croire sur parole un flic qui a infiltré une organisation noire révolutionnaire pendant trois ans. C’est sans doute pour ça que l’ouvrage n’a pu être publié que par un éditeur spécialisé dans les livres écrits par des flics.

      À la fin du film, sa copine révolutionnaire lui dit qu’elle a du mal à accepter qu’il soit policier, et Stallworth – le gars qu’on vient de suivre tout le long, qu’on nous a rendu sympathique et dont on nous a fait croire qu’il avait risqué sa vie pour combattre le racisme – dit qu’il est pour la libération de sa communauté tout en étant policier. Sa position est confortée par tous les trucs inventés qu’on nous a raconté sur lui. Et juste à ce moment-là, illes entendent un bruit et la scène nous les montre aller voir ce qui se passe, armes à la main. Ils avancent ensemble le long d’un couloir – et on les suit grâce à un travelling qui porte la signature de Spike Lee et nous rappelle bien qu’il s’agit d’un de ses films, comme ceux qui nous ont montré Malcolm descendre la rue, ou suivre Dap à travers le campus en train de crier : « Réveillez-vous ! » – ils avancent, vers l’avenir, dans une composition parfaitement symétrique, pour combattre la croix de feu, symbole de la terreur raciste. Les flics et le mouvement révolutionnaire unis contre le racisme. C’est la pénultième scène avant que le film ne passe aux images récentes d’attaques de suprémacistes blancs. Ah mais bon sang non !

      Écoutez, on se débat avec le racisme, pas juste contre la terreur physique et des attitudes d’individus racistes, mais contre ce que le racisme veut dire en termes de discriminations salariales, d’accès au logement, à la santé et autres enjeux qui affectent notre qualité de vie : des questions très matérielles. Pour ce qui est des attaques physiques et de la terreur engendrées par le racisme ou sous-tendues par le racisme et les doctrines racistes, les personnes de couleur en font l’expérience quotidienne avant tout dans leurs interactions avec la police. Et pas seulement avec les flics blancs, mais aussi avec les flics noirs. Alors, que Spike Lee nous sorte un film basé sur une histoire qui fait passer un policier noir et ses collègues pour des alliés dans la lutte contre le racisme est vraiment décevant, pour le dire très gentiment.

      La plupart du temps, les appels à dénoncer les violences et meurtres perpétrés par la police et mis en lumière par le mouvement Black Lives Matter se sont vus contrés, à droite, par des : « Et que faites-vous de la violence des noirs contre les noirs ? ». Certains d’entre nous, comme Spike Lee, ont fini par y adhérer. Il y a deux ans j’ai écrit un article pour le journal britannique The Guardian sur le mythe de l’augmentation des violences des noirs contre les noirs en montrant, statistiques à l’appui, à quel point cette idée est fausse et comment le film de Spike Lee Chi-Raq contribue à l’alimenter. Les deux films disent pareillement : « Les noirs doivent arrêter de se prendre la tête sur les violences policières et se préoccuper de ce qu’ils se font entre eux – et puis, de toute façon, la police est aussi contre le racisme. »

      À présent, il commence à se savoir que Spike Lee a été payé 200 000 dollars dans le cadre d’une campagne publicitaire dont le but était « d’améliorer les relations entre la police et les minorités. » D’une certaine manière, BlacKkKlansman semble être le prolongement de cette campagne.



  • Israel’s forgotten hero: The assassination of Count Bernadotte - and the death of peace
    He was charged by the UN with bringing peace to Palestine– but died at the hands of Jewish assassins. Now, 60 years after his death, the memory of the Swedish aristocrat Folke Bernadotte is dividing Israel.
    Donald Macintyre | @indyvoices | Thursday 18 September 2008
    https://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/israels-forgotten-hero-the-assassination-of-count-bernadotte-and-the-
    https://static.independent.co.uk/s3fs-public/thumbnails/image/2008/09/17/20/54569.bin

    Sitting in the back seat, the blue-blooded Swedish aristocrat and the decorated French hero of two world wars had begun to relax from the tension of the journey as the big Chrysler, the last of a three-car convoy, started its final ascent up the narrow road through the now Jewish-occupied district of Katamon, towards Rehavia and the house of the Jerusalem military governor. No one in the first car, a DeSoto, least of all the Israeli captain assigned to escort the VIPs, showed much concern when a new-looking Israeli army jeep slewed across the road to bring the convoy to a halt: just another temporary checkpoint. As three soldiers in standard Israel Defence Forces khaki shorts, fingers on triggers, approached the DeSoto; the three young Swedes and a Belgian in the passenger seats, groped for their papers. “It’s OK boys,” the Israeli officer explained. “Let us pass. It’s the UN mediator.”

    At that moment, one of the three men ran to the Chrysler, pushed the barrel of his German-made Schmeisser MP40 sub-machine gun through the open rear window, and pumped six bullets into the chest, throat and left arm of the aristocrat and another 18 into the body of the French colonel sitting on his left. Rushing out of the first car, the Israeli captain, Moshe Hillman, ran back to the Chrysler. Aghast at the sight of the copiously bleeding bodies he kept repeating: “My God, oh my God,” before jumping in beside the driver, a UN security man recruited from the FBI, and telling him to head straight for the Hadassah hospital. But Count Folke Bernadotte, the UN mediator officially charged with bringing peace to a Holy Land at war, and his chief UN observer Colonel Andre Serot, who had only swapped places with Hillman at the last minute so that he could personally thank the count for saving his wife from a Nazi concentration camp three years earlier, were dead on arrival.

    The assassination of Bernadotte by Jewish militants disguised as regular soldiers on 17 September 1948, was commemorated in a series of Swedish and UN ceremonies in Jerusalem, Stockholm and New York yesterday. But no blue Israeli plaque marks the spot, as it does for so many military and Jewish underground exploits of the period. (...)


  • Palantir : livre-t-on nos secrets à nos alliés américains ?
    https://www.franceculture.fr/numerique/palantir-livre-t-nos-secrets-a-nos-allies-americains

    Une société américaine d’analyse de données, Palantir, travaille pour le compte des services antiterroristes français, et des entreprises stratégiques, comme Airbus. Existe-t-il des risques de fuites de données vers les États-Unis ? Enquête sur l’une des start-up les plus puissantes du monde. 23 mai 2018. Une cinquantaine de patrons de géants du numérique sont invités par le chef de l’État, Emmanuel Macron, lors d’une réunion baptisée Tech for good. Parmi eux, un homme aux cheveux en bataille : Alexander (...)

    #Airbus #CambridgeAnalytica #Boeing #Palantir #Facebook #Paypal #algorithme #Predpol #criminalité #écoutes #données #métadonnées #web #surveillance #BigData #NSA #CIA (...)

    ##criminalité ##FBI


  • #Internet Crime Complaint Center (IC3) | #Education #Technologies: Data Collection and Unsecured Systems Could Pose Risks to Students
    https://www.ic3.gov/media/2018/180913.aspx

    The FBI is encouraging public awareness of cyber threat concerns related to K-12 students. The US school systems’ rapid growth of education technologies (EdTech) and widespread collection of student data could have privacy and safety implications if compromised or exploited.

    The tech #elite is making a power-grab for public education – code acts in education
    https://codeactsineducation.wordpress.com/2018/09/14/new-tech-power-elite-education

    The FBI and the ‘ed-techlash’

    The tech elite now making a power-grab for public education probably has little to fear from FBI warnings about education technology. The FBI is primarily concerned with potentially malicious uses of sensitive student information by cybercriminals. There’s nothing criminal about creating Montessori-inspired preschool networks, using ClassDojo as a vehicle to build a liberal society, reimagining high school as personalized learning, or reshaping universities as AI-enhanced factories for producing labour market outcomes– unless you consider all of this a kind of theft of public education for private #commercial advantage and #influence .

    The FBI intervention does, however, at least generate greater visibility for concerns about student data use. The tech power-elite of Zuckerberg, Musk, Thiel, Bezos, Powell Jobs, and the rest, is trying to reframe public education as part of the tech sector, and subject it to ever-greater precision in measurement, prediction and intervention. These entrepreneurs are already experiencing a ‘#techlash‘ as people realize how much they have affected politics, culture and social life. Maybe the FBI warning is the first indication of a growing ‘#ed-techlash’, as the public becomes increasingly aware of how the tech power-elite is seeking to remake public education to serve its own private interests.

    #conflit_d'intérêt


  • Yuval Noah Harari : the myth of freedom
    https://www.theguardian.com/books/2018/sep/14/yuval-noah-harari-the-new-threat-to-liberal-democracy?CMP=fb_gu

    Governments and corporations will soon know you better than you know yourself. Belief in the idea of ‘free will’ has become dangerous Should scholars serve the truth, even at the cost of social harmony ? Should you expose a fiction even if that fiction sustains the social order ? In writing my latest book, 21 Lessons for the 21st Century, I had to struggle with this dilemma with regard to liberalism. On the one hand, I believe that the liberal story is flawed, that it does not tell the (...)

    #FBI #algorithme #manipulation #domination #bénéfices #biométrie #prédictif #discrimination #profiling (...)

    ##marketing


  • Google a alerté des internautes visés par une enquête du FBI
    https://motherboard.vice.com/fr/article/pawjjn/google-a-alerte-des-internautes-vises-par-une-enquete-du-fbi

    Plusieurs dizaines de personnes auraient reçu un mail de Google leur signalant qu’elles sont la cible d’une enquête du FBI. Le FBI a demandé l’accès à vos données utilisateur. C’est, en substance, le contenu d’un mail adressé à plusieurs dizaines de personnes (au moins) par Google la semaine dernière. Le message ne révèle rien de la réponse du moteur de recherche à l’agence fédérale. L’alerte de Google semble liée à l’affaire Colton Grubbs, l’un des créateurs de l’outil d’administration à distance (en anglais (...)

    #Google #FBI #délation


  • The FBI Used the #MeToo Moment to Pressure an Environmental Activist Into Becoming an Informant
    https://theintercept.com/2018/09/01/metoo-fbi-informant-environmental-activism-rod-coronado

    Julie Henry was jogging when she got the call from the FBI. She didn’t recognize the number, which had a Washington state area code, but she answered anyway. The FBI agent identified herself as Kera O’Reilly, and said that Henry wasn’t in any trouble. O’Reilly was there to help. The phone call, which Henry received on February 22, 2018, brought her back to an internal conflict that she thought she’d finished wrestling with two years earlier. O’Reilly wanted to talk to Henry about her online (...)

    #FBI #activisme #surveillance #discrimination #harcèlement #MeToo

    ###MeToo


  • Shadowy Black Axe group leaves trail of tattered lives - The Globe and Mail
    https://www.theglobeandmail.com/news/national/shadowy-black-axe-group-leaves-trail-of-tattered-lives/article27244946

    Canadian police say they are fighting a new kind of criminal organization.

    The signs began to appear two years ago: photos on Facebook of men wearing odd, matching outfits.

    Then there were stories, even old police files, attached to the people in the photos: a kidnapping, a man run over by a car, brutal beatings over what seemed to be a small slight.

    Mapping a secret criminal hierarchy for the first time is a rare kind of detective work. So when two Toronto police officers and an RCMP analyst in British Columbia started documenting the existence of something called the “Black Axe, Canada Zone,” they could not have predicted it would take them to funerals, suburban barbecue joints and deep into African history before they understood what they were seeing.

    The Black Axe is feared in Nigeria, where it originated. It is a “death cult,” one expert said. Once an idealistic university fraternity, the group has been linked to decades of murders and rapes, and its members are said to swear a blood oath.

    Most often, the group is likened to the Mob or to biker gangs, especially as it spreads outside Nigeria.

    An investigation by The Globe and Mail that included interviews with about 20 people found that “Axemen,” as they call themselves, are setting up chapters around the world, including in Canada.

    Like any criminal organization, it focuses on profit, police say. But instead of drug or sex trafficking, it specializes in a crime many consider minor and non-violent: scamming.

    What police have also learned is that, when done on an “industrial” level as part of a professional global network, scams ruin lives on a scale they have rarely seen.

    Two weeks ago, at a news conference attended by FBI officers, Toronto police announced they had taken part in an international crackdown on a money-laundering network through which more than $5-billion flowed in just over a year. Two local men charged with defrauding a Toronto widow of her life’s savings will eventually face extradition to the United States on money-laundering charges, they said.

    Online fraud is fluid, global and hard-to-track, but it often requires local operatives. Several Toronto-area residents have been defrauded of at least $1-million each in the past two years, and police allege the money was wired with the help of Canadian residents linked to the Black Axe, and sometimes it was handed to the group’s associates in person. The recipients then sent the money ricocheting through bank accounts around the globe, with trusted members in countries on every continent helping with the transfers before it disappeared.

    The sophistication of the money-laundering scheme reflects the efficiency of the scams, in which several people assume false identities and mix reality – bank accounts, real names and real websites – with fake documents.

    The police added an extra charge for one of the men they arrested, Akohomen Ighedoise, 41: “participating in a criminal organization.”

    Officers said in an interview they seized documents that will prove in court that Mr. Ighedoise separately helped a network of fraudsters launder money, that the fraudsters are members of the Black Axe and that he is their bookkeeper. The charge is the first time a Canadian has been publicly linked to the group.

    Interviews with police, gang experts and Nigerian academics paint a picture of an organization both public and enigmatic, with an ostensible charitable purpose as well as secret codes and a strict hierarchy. Police say it has grown to 200 people across Canada.

    Officers in Canada first heard the name “Black Axe” less than two years ago, said Tim Trotter, a detective constable with the Toronto Police Service. They are working quickly, trying to stop the group from becoming entrenched.

    “I mean, 100 years ago, law enforcement dealt with the same thing, the Sicilian black hand, right? It meant nothing to anybody except the Sicilian community,” Det. Constable Trotter said. “And that’s what we have here – that’s what we believe we have here.”

    **

    Many scam victims lose a few thousand dollars. Soraya Emami, one of Toronto’s most recent victims, lost everything, including many friends.

    In 1988, Ms. Emami fled her native Iran with her four sons. Her husband was jailed by the regime and his passport was held for years. Ms. Emami flew to Canada and became a real estate agent in North York.

    It took 30 years to save for a nice house in quiet Stouffville, Ont. The rest of her earnings went to her boys, who grew up to be a doctor, an engineer, a computer engineer and a bank manager. Last year, the youngest – a fifth son, born in Canada – began university. She and her husband had never reunited, and for the first time in decades, Ms. Emami thought about dating.

    “My kids grow up, and I feel lonely,” said the 63-year-old, who has long, wavy black hair. “I didn’t know how, and because I’m not [used to] any relationship, I feel shy.”

    Ms. Emami saw a TV commercial for Match.com and joined, hesitantly. A few days later, she told a friend she had heard from a tanned, white-haired, very nice geologist. Fredrick Franklin said he lived just 45 minutes away, in Toronto’s wealthy Bridle Path neighbourhood.

    He had spent years in Australia, and when they talked on the phone, she could not always understand his thick accent at first. He called her several times a day from Vancouver, where he was on a business trip, then from Turkey, where he travelled on a short contract. He was to fly home via Delta airlines on May 5. She would pick him up from the airport, and they would finally meet.

    “I am a simple man in nature, very easy going,” he wrote in an e-mail, telling her about his son and granddaughters. “I have done the Heart and Stroke ride in Toronto for the past 2 years, have also done the MS ride from London to Grand Bend.”

    A few days before his return date, Mr. Franklin called Ms. Emami in a panic. His bank had told him someone had tried to gain access to his account, he said. He could not clear it up from rural Turkey, so would she mind calling the bank and reporting back with his balance? He e-mailed the phone number for SunTrust bank, a 10-digit account number and a nine-digit tax ID number.

    She spoke to a bank teller. The balance, she was told, was $18-million.

    A few days later, Mr. Franklin asked for a small favour – could she send him a new phone and laptop – saying he would repay her upon his return. She acquiesced, believing he could pay her back.

    Within a few weeks, she lost half a million dollars, and the scam would cost her the home in Stouffville.

    What perplexes police about some of the Toronto romance frauds is not how the victims could be so naive, but how the fraudsters could be so convincing.

    The SunTrust account appears to be real, The Globe determined after retracing the steps Ms. Emami took to access it. The bank said it could not verify the account’s existence, as that was client-related information.

    In the course of the scam, Ms. Emami spoke to at least five people other than the Aussie geologist, including two in person.

    In June, in what they called Project Unromantic, York Regional Police charged nine local people in several cases, including that of Ms. Emami, that added up to $1.5-million. They considered the criminals to be internationally connected. “We don’t know who’s at the top, but there seems to be a hierarchy,” Detective Courtney Chang said.

    The Toronto police believe the crimes that led to their charges against Mr. Ighedoise are linked to the ones in York Region.

    *

    Canadian police came across the Black Axe by happenstance. In 2013, an RCMP analyst in Vancouver was investigating a West Coast fraud suspect and found a photo of him on Facebook with another man, said Det. Constable Trotter (the analyst would not speak to The Globe). Both were wearing unusual clothes and seemed to be at a meeting in Toronto.

    The analyst discovered the second man was under investigation by Toronto financial crimes detective Mike Kelly, an old partner of Det. Constable Trotter. The analyst e-mailed Det. Constable Kelly to ask if he knew the significance of what the two men in the photo were wearing.

    The uniform of the Black Axe is a black beret, a yellow soccer scarf and high yellow socks. These items often have a patch or insignia showing two manacled hands with an axe separating the chain between them, which sometimes also says “Black Axe” or “NBM,” standing for “Neo-Black Movement,” another name for the group. They often incorporate the numbers seven or 147.

    The group tries to maintain a public image of volunteerism. It has been registered as a corporation in Ontario since 2012 under the name “Neo-Black Movement of Africa North America,” with Mr. Ighedoise among several people listed as administrators. In the United Kingdom, said Det. Constable Trotter, it has been known to make small donations – to a local hospital, for example – and then claim to be in a “partnership” with the legitimate organization.

    In the GTA, the group got itself listed publicly in 2013 as a member of Volunteer MBC, a volunteer centre serving Mississauga, Brampton and Caledon. But after expressing an interest in recruiting volunteers, the group involved never posted an ad, and staff at the centre said when they tried to follow up, they found the three yahoo.com addresses on file were no longer working.

    Police found plenty of photos on social media of men in Axemen uniforms at what were said to be conferences or events.

    Det. Constable Kelly and Det. Constable Trotter compiled a list of people in Canada photographed wearing Axemen outfits. From a car, they watched some of them attend a funeral. One mourner had yellow socks and a yellow cummerbund with NBM on it, Det. Constable Trotter said. The rest were dressed normally. Near the end of the ceremony, “all of a sudden the berets and everything came out, and then they put the coffin into the earth,” he said.

    As they added names to their list, the investigators checked each one for connections to previous cases.

    What they found were 10 to 20 episodes of serious violence over the past few years clearly linked to members of the group, many of them at a Nigerian restaurant in northwest Toronto, Det. Constable Trotter said. One man had been run over by a car; another was allegedly kidnapped and beaten with a liquor bottle for a day in an abandoned building; a man was knocked to the ground for refusing to fetch another man a beer. Witnesses generally refused to talk.

    In one incident, a group of men had insulted another man’s girlfriend, and when he objected, they “beat the living hell” out of him, leaving him with cranial fractures, Det. Constable Trotter said.

    “Without the understanding of the context, it’s just a bar fight,” he said. “But when we understand who those people were, and we realize, oh, they’re all affiliated to the group … that’s why no one called [911]. And that’s why, when the police came, suddenly, oh no, those cameras don’t work. And that’s why, out of a bar full of people, the only witness was his girlfriend.”

    That case and the kidnapping case are before the courts, Det. Constable Trotter said. The Globe tried to search for all court records linked to the bar’s address over the past few years, but was told such a search is impossible.

    Police have six criteria to identify members of the group, Det. Constable Trotter said. If a person meets three of the six, he is considered a likely member.

    Police have documents that show when certain people were “blended” or initiated into the group, including some in Toronto, he said. Members live mostly in Toronto, Calgary and Vancouver.

    “There’s evidence that they’ve been active since 2005, so that’s a decade’s worth of ability to lay under the radar and become ensconced in the criminal community,” he said.

    To set up scams, they work from cafés or home and are “fastidious” about deleting their online history, Det. Constable Kelly said.

    “They have names, titles, they show respect,” Det. Constable Trotter said. “They pay dues to each other. Individuals are detailed by higher-ranking individuals to do things.”

    As they learned of the group’s fearsome reputation in Nigeria, the officers began to equate it more with established Canadian organized crime. At Afrofest in Woodbine Park one summer, a group of Axemen walked through in full uniform – not something anyone from the Nigerian community would do lightly, Det. Constable Trotter said. “I wouldn’t wear a Hells Angels vest if I wasn’t a Hells Angel.”

    He began to worry the group’s brazenness would signify to the community that “Axemen are here. And they’re open about it, and the police are doing nothing.”

    *

    Fraternities such as the Black Axe were born during an optimistic time in Nigeria’s recent history, and at first they reflected it. In the postcolonial 1970s, they were modelled after U.S. fraternities. They attracted top students and were meant to foster pan-African unity and Nigeria’s future leaders.

    When the country descended into widespread corruption after its oil boom, the fraternities split into factions and violently sought power on campuses, trying to control grades and student politics and gain the loyalty of the richest, best-connected students.

    Through the 1990s and 2000s, the groups inspired terror: Students were hacked to death or shot in their sleep, and professors were murdered in their offices in what seemed to be random attacks. Researchers say such crimes were often assigned to new members in their late teens to prove their allegiance after a painful hazing in an isolated cemetery or forest.

    “Sometimes, they are given some tough assignments like raping a very popular female student or a female member of the university staff,” Adewale Rotimi wrote in a 2005 scholarly article.

    Raping the daughters of rich and powerful families, or the girlfriends of enemies, was another tactic of the groups to prove their dominance, Ifeanyi Ezeonu wrote in 2013.

    In addition to innocent victims, one West African organization fighting cult violence says more than 1,700 fraternity members died in inter-group wars in a 10-year span. The groups were outlawed, and much of their ritualistic element – night-time ceremonies, code words – seemed to evolve to avoid detection, said Ogaga Ifowodo, who was a student in Nigeria during the 1980s and later taught at Cornell and Texas State universities.

    “Early on … you could distinguish them by their costume,” he said. “The Black Axe, they tended to wear black berets, black shirt and jeans.”

    The transformation was not a coincidence, Mr. Ifowodo said.

    “At that time, we were under military dictatorships, and they had actually propped up the now-secret cults as a way of weakening the students’ movements,” he said. “It violates something that I think is sacred to an academic community, which is bringing into campus a kind of Mafia ethos.”

    But this does not explain whether, or how, the fraternities could morph into a sophisticated global crime syndicate.

    In Nigeria, the groups are not associated with fraud, said Etannibi Alemika, who teaches at Nigeria’s University of Jos. Mr. Ifowodo agreed. However, he also backed Toronto Police’s conclusion that Black Axe is one and the same as the Neo-Black Movement. In a briefing document posted online, Canada’s Immigration and Refugee Board says the two are closely linked, but speculates that the Black Axe is a “splinter group” of the NBM.

    The NBM is known to carry out fraud, said Jonathan Matusitz, a professor at the University of Central Florida who has studied Nigerian fraternities. He said the group’s members have also been linked, mostly in Nigeria, to drug trafficking, pimping, extortion, and the falsification or copying of passports and credit cards.

    “I think that the NBM movement is more about scamming people, and it has some associations with the Black Axe, which kills people,” he said. “Have they joined forces to have like a super-group? I hope not.”

    Despite police fears, several people interviewed by The Globe, mostly business owners, said they had never heard of the Black Axe before the police news conference last week.

    Kingsley Jesuorobo, a Toronto lawyer who has many Nigerian-Canadian clients, said he has never heard of anyone being intimidated by the group.

    Mr. Jesuorobo said he is familiar with the Black Axe in the Nigerian context, but cannot imagine it posing a real threat in Canada. It is more likely that former members gravitate to each other for social reasons, he said.

    “It would be a case of comparing apples and oranges to look at how these guys operate – the impunity that characterizes their actions – in Nigeria, and then sort of come to the conclusion that they can do the same thing here,” he said.

    For Nigerian-Canadians, a cultural minority working hard to establish themselves, the idea is very troubling, he said.

    “If these things are true, it would be a bad omen for our community,” he said.

    *

    After confirming her love interest’s $18-million bank balance, Ms. Emami did not hear from him for a few days. When they spoke again, she told him she had worried. He responded that it was a sign of how close they had become; she had sensed something had happened.

    The geologist said that during his contract in Turkey, he had been in a mining accident. He was injured and could not get to Istanbul to replace his phone and laptop, which had been destroyed, so would she buy new ones and send them by courier? Ms. Emami went to the Apple Store at Fairview Mall and called him, asking if he could pay with his credit card over the phone. He said the store would not allow it, and the employee agreed. So she bought the $4,000 laptop and phone and shipped them.

    A few days later, he called again: He needed $80,000 to pay the salary of an employee, promising to repay with interest. She told him she would have to borrow from her son, but he reassured her, and she wired the money in several instalments.

    The day of his flight, a man called and said he was Mr. Franklin’s lawyer and was with him at the Istanbul airport. Someone injured in the mining accident had died, he said, and Mr. Franklin owed $130,000 to his family or he would go to jail.

    “He’s calling me, he’s crying to me,” she said. “I didn’t have any choice. I go to friends and everybody I know. Because you know, when you’re trying to be a good person, everybody trusts you. …Whatever I asked, they give me.”

    Even a friend of a friend, a cab driver, lent her thousands. “He told me, you know, dollar by dollar I collected this money,” she recalled.

    Mr. Franklin sent her details of his rebooked flight, and she promised to pick him up and cook a meal. He would love that, he said; he liked chicken.

    “You don’t believe how much food I make for him,” she said.

    She was waiting with the packed-up meal the morning of his flight when the phone rang again. It was another lawyer, this time at the Frankfurt airport, he said. Mr. Franklin owed $250,000 in tax before he could leave the country with a valuable stone.

    “My heart is just – crash,” she said. “I was crying on the phone. I said, ’Please don’t do this to me. … Why are you doing this to me? I told you from the first day, I’m borrowing this money from people.’”

    A man saying he was Mr. Franklin’s son, who also had an Australian accent, called and told her he had remortgaged his house to save his father and might lose custody of his children because of it. Ms. Emami pulled together $158,000. When her bank would not let her transfer the money, she was instructed to meet a man and a woman in person who deposited it into their accounts.

    Ms. Emami’s son and her manager at work persuaded her to go to police. When officers told her Mr. Franklin was not real and the money was likely gone for good, they called a psychiatrist to help her grasp the news.

    She cannot pay her bills or afford groceries, her credit rating is destroyed and she is hunting for work despite crippling headaches. On Oct. 27, she was served with notice that she will lose her house in Stouffville in 20 days.

    “I can’t sleep,” she said recently, crying.

    She had always considered it her “duty” to help people in need, she said. Now her friends, even her sons, are angry that the scam impoverished them as well.

    “It’s my life, it’s my relationships,” she said. “And after 30 years living here with five kids, you know, I can’t live in the street. I can’t go to the shelter.”

    *

    Other local women describe the lengths fraudsters went to to blend truth and fiction. One received a forged Ontario provincial contract. Two victims in York said the scammers impersonated an Edmonton mining executive. The fraudsters build Facebook and LinkedIn accounts that seem to be populated by friends and family.

    “When we Google them, they do seem real,” one woman said.

    Daniel Williams of the Canadian Anti-Fraud Centre, a federal intelligence-gathering agency on fraud, said the scammers profit from economies of scale. “What they did to you, they were doing to 8,000 people that day,” he said.

    The agency gets more calls from fraud victims a day than it can answer, sometimes exceeding 2,000. Staff look for waves of calls complaining of the same methods.

    Authorities estimate they are only ever aware of about 1 per cent to 5 per cent of fraud committed globally, Mr. Williams said. Many victims do not believe they have been scammed or will not report it out of embarrassment.

    Fraudsters, sometimes using credit checks, also home in on well-off victims for special treatment, Det. Constable Kelly said.

    “It’s just like, oh, we’ve got somebody on $100,000 level, let’s steer this to this person,” he said.

    The amount taken from Toronto victims alone is “absolutely astonishing,” he said.

    “If you were going to distribute cocaine, for example, you have to buy that cocaine from another smuggler somewhere, and you have to put up money for that,” he said.

    “In fraud, what is your put-up? What is your overhead? Your commodity that you’re trading in, that you’re selling, is BS. BS is cheap, it’s abundant, it’s infinite. You know, it can be replicated again and again and again and again. … And that’s why it’s a better business.”

    Fraudsters based in Canada work with people in Kuala Lumpur, in Tokyo, in Lagos, Det. Constable Kelly said.

    At the turn of the 20th century in New York, Italian-owned banks started suffering bombings, and homes were mysteriously burned down. Police heard the incidents happened after warnings from something called the “black hand.” But no officers spoke Italian, and investigations were stymied.

    It was not until the 1950s that widespread police crackdowns began. By that time, the group now known as the Mafia had spread around the world and made new alliances. The FBI estimates the organization has about 25,000 members and a quarter-million affiliates worldwide, including about 3,000 in the United States.

    Police hope the charge against Mr. Ighedoise will send an early message to Canada’s Axemen. York and Toronto officers are working to confirm connections between the fraud ring that impoverished Ms. Emami and the ring that Mr. Ighedoise is alleged to help lead.

    At their recent press conference, they appealed to the Nigerian community to report instances where the Black Axe has “intimidated” others.

    They want to know how ambitious the group really is, Det. Constable Trotter said, and how much it is feared.

    If Axemen rely on selling stories, he said, the most important one is for their own community: “That [they] have all the power and authority and the propensity for violence that [they] have back home, here in Canada.”

    #Canada #scam #Nigeria #Black_Axe