organization:front national

  • Bannon déménage en Europe pour mettre en place The Movement, une fondation populiste pour rivaliser avec George Soros et déclencher une révolte de droite à travers le continent.


    https://www.thedailybeast.com/inside-bannons-plan-to-hijack-europe-for-the-far-right
    L’ancien conseiller en chef de la Maison Blanche a déclaré à The Daily Beast qu’il créait en Europe une fondation appelée The Movement, dont il espère qu’elle mènera une révolte populiste de droite à travers le continent à partir des élections du Parlement européen au printemps prochain.

    Au cours de l’année écoulée, Bannon a eu des entretiens avec Nigel Farage et des membres du Front National de Marine Le Pen (récemment rebaptisé Rassemblement National) à l’Ouest, du Hongrois Viktor Orban et des populistes polonais de l’Est.
    Bannon est convaincu que les années à venir marqueront une rupture radicale par rapport aux décennies d’intégration européenne. « Le nationalisme populiste de droite est ce qui arrivera. C’est ce qui gouvernera », a-t-il dit au Daily Beast. « Vous allez avoir des États nations avec leurs propres identités, leurs propres frontières. »
    Les mouvements de base sont déjà en place en attendant que quelqu’un maximise leur potentiel. "Ce sera instantané - dès que nous appuierons sur le bouton, a-t-il dit.

    Faut-il s’en inquiéter ? J’ai bien l’impression. N’oubliez pas que Bannon a été le stratège de Trumps tout au long de la campagne de 2016.

    L’homme n’est PAS stupide, il sait comment jouer le jeu de la politique identitaire.
    #Bannon #Europe


  • « On a suivi la formation pour être un mâle alpha ! ».
    https://www.explicite.info/articles/1034-on-a-suivi-la-formation-pour-être-un-mâle-alpha-
    (Pour info. Article complet, sans les photos, visible ci-dessous mais pas du tout bien édité. Je crois que la lecture est limitée à un article sur le site, avant inscription gratuite.)

    On a suivi la formation pour être un mâle alpha !
    Un ex-leader du FN se lance dans le coaching. Objectif de ce site masculiniste : transformer les « hommes fragiles » en mâles alpha. Explicite a suivi les cours en ligne.
    20 juin 2018 - par Matthieu Beigbeder

    Qu’est-ce qui est pire qu’un lundi au soleil ? Probablement un lundi au soleil à regarder Julien Rochedy disserter sur la masculinité.
    Hier, lundi donc, j’apprenais l’existence, à travers un énième clash twitteresque, du magazine « École Major », lancé début juin par l’ex-patron du Front National de la Jeunesse (FNJ), qui se définit aujourd’hui comme polémiste, écrivain ou encore influenceur, Julien Rochedy. Site Internet masculiniste, on peut y apprendre, entre autres, à « faire un voyage d’homme », « pourquoi il faut montrer ses intentions aux femmes », ainsi que quelques « conseils pour une alimentation saine et non fragile » pour, imagine-t-on, manger des salades comme un gros bonhomme.

    Julien Rochedy donnant une leçon de masculinité lors de sa « Session Alpha » (Capture écran Session Alpha)
    Surtout, « École Major » propose une formation, intitulée sobrement « Session Alpha ». Destinée à ceux qui en ont « marre de la société d’eunuques dans laquelle on vit », elle est censée « offrir toutes les bases culturelles et mentales qu’un homme doit connaître » pour la modique somme de 47€, tarif généreusement raboté de moitié pour le lancement. Me trouvant un peu mou en ce moment, j’ai donc décidé de participer à cette formation afin d’apprendre à être un homme, un vrai.
    La théorie masculiniste
    La Session Alpha se décompose en deux parties : théorique et pratique, composées d’une quinzaine de leçons vidéo (avec fichiers PDF inclus en guise de résumé), dont la durée s’étale de 8 à 25 minutes, soit approximativement quatre heures de pur bonheur en compagnie de Julien Rochedy. Une bonne soirée en perspective.
    La première chose qui frappe, c’est que les thèses de Rochedy ont cela de malin qu’elles cachent presque parfaitement (hormis quelques dérapages) le caractère misogyne, machiste et patriarcal des masculinistes. Les leçons théoriques s’articulent autour de plusieurs thèmes, à chaque fois enrobés de références à d’illustres penseurs et aux civilisations grecque et romaine : « savoir s’inspirer du passé », « comprendre la volonté de puissance », « les valeurs des forts contre les valeurs des faibles », « l’attitude virile du soi », etc.
    Rochedy truffe son argumentaire de comparaisons historiques, opposant les « anciens mondes » au nouveau, ce dernier étant jugé dégénérescent, en proie au déclin de l’homme.
    À chaque fois, l’argumentaire évolue dans un paradigme hétérosexuel, où hommes et femmes seraient attirés l’un par l’autre sans possibilité d’avoir de relations homosexuelles. En filigrane de toute leçon, c’est le moyen, pour l’homme, de séduire « la femme » et de la conserver. Et c’est plutôt bien fait. À chaque fois, Rochedy truffe son argumentaire de comparaisons historiques, opposant les « anciens mondes » au nouveau, ce dernier étant jugé dégénérescent, en proie au déclin de l’homme et des « valeurs masculines ». Les civilisations grecque et romaine y sont hissées au rang de modèles de virilité et de masculinité, car guerrières, cultivées et croyantes (mais certainement pas esclavagistes ni adeptes de l’homosexualité, faut pas déconner).

    Au long de sa démonstration, Rochedy dénonce pêle-mêle les « bobos des centres-villes » et le trop grand nombre de fonctionnaires (qui font souvent un travail de bureau assis sur une chaise, ce qui ne permet plus de les différencier des femmes, disserte-t-il). Affirmant qu’aujourd’hui, il n’y a plus d’"écoles" de formation (comme la famille, les Scouts, l’Eglise, l’armée, des écoles qui vous forment un gaillard à la vie, en somme), il nous incite à lire des biographies (« afin de vous imprégner de la vie des grands hommes ») et à trouver un modèle qui nous corresponde.
    Fidèle capitaliste libéral, Julien Rochedy prendra souvent, tout au long de ses leçons, la figure du chef d’entreprise comme exemple modèle. Tout en prévenant : « J’espère pour vous que vous n’allez pas les chercher dans les grandes stars des médias, parce que je vous assure que le monde des médias ne nécessite pas du tout les qualités viriles et masculines pour particulièrement réussir, et ce sont souvent des ‘semi-virs’, comme diraient les Romains ».
    « Les valeurs des esclaves ont totalement triomphé »
    Me sentant un peu insulté (« semi-vir toi-même oh »), j’enchaîne néanmoins sur les leçons suivantes en me sentant déjà un peu plus mâle. Les leçons théoriques qui s’en suivent sont un panier garni de namedropping en tout genre (Einstein, Schopenhauer, Michel Foucault, Nietzsche, Cicéron, Marc-Aurèle, Freud, Don Juan...), dont les citations sont supposées éclairer et justifier le raisonnement masculiniste.

    Julien Rochedy dissertant sur la pratique de la masculinité (©Capture d’écran Session Alpha)
    Julien Rochedy développe ainsi une argumentation basée sur le « struggle for life » de Charles Darwin afin de soutenir qu’"il n’y a que les plus forts qui parviennent à survivre". Ceci constituant « des vérités qui font mal aux oreilles », avant de dénoncer la « moraline » de certains (bobos de centre-ville, on imagine). Partant de ce constat, Rochedy dénonce l’inversion des repères de nos sociétés, où « les valeurs des esclaves (paix, amour, gentillesse, tolérance) ont totalement triomphé, c’est pour ça qu’en tant qu’homme on se sent mal à l’aise ».
    « Les valeurs féminines sont beaucoup plus vers la paix, la douceur et la non-violence »
    Mais au fait, c’est quoi un homme, et c’est quoi une femme ? Quelles sont les valeurs qui les distinguent ? Partie essentielle de son raisonnement, l’influenceur Rochedy définit les « valeurs » qui distinguent l’homme de la femme sans pratiquement aucune justification, hormis leur supposée prégnance dans les anciennes civilisations.
    Côté valeurs féminines, on est donc dans « l’acceptation de l’autre », tandis que chez les valeurs masculines, on est dans la « pénétration de l’autre ». Subtil. Selon Rochedy, la guerre et la violence sont des valeurs masculines, « tandis que les valeurs féminines sont beaucoup plus vers la paix, la douceur et la non-violence » (faudrait qu’on lui présente Cléopâtre ou Athéna, déesse grecque de la guerre, ou peut-être les Amazones ou les combattantes kurdes). Pêle-mêle ensuite, la tolérance et le dialogue c’est pour les meufs, tandis que l’autorité (« qui a fait beaucoup plus avancer les individus et les communautés que le dialogue ») c’est pour les mecs qui en ont dans l’caleçon.
    « Aujourd’hui, on est à 99% dans les valeurs féminines, conclut Julien Statistiques. C’est très mauvais, ça conduit les individus à la déprime, à la névrose et à l’incapacité de réussir. Ça conduit nos communautés à la destruction. Il faut retourner aux valeurs masculines ».

    S’en suivent deux dernières leçons sur la spiritualité. L’homme, le vrai, est vivement incité à se doter d’une spiritualité, l’athéisme y est très critiqué : « Ces individus sont amenés à être dépressifs et à mourir par nature. C’est une logique absolument certaine ». Pour finir sur l’amitié homme-femme : « Pour qu’une amitié entre un homme et une femme soit possible, il faut qu’il y ait une égalité parfaite, 50-50 entre ce qui chez cette femme vous dégoûte et ce qui chez cette femme vous plaît ».
    Pratiques masculines et anecdotes personnelles
    Me voilà un peu plus instruit sur ma condition de mâle alpha. Effaçant les numéros de toutes mes amies de sexe féminin, je profite d’être au bord de l’apoplexie cérébrale pour me concocter un bon gros plat de pâtes de bonhomme, avec du gros jambon qui sent encore le foin comme les vrais cochons alphas, et du gruyère bien sale qui sent sous les bras et qu’est certainement pas homo lui.
    Il est temps de passer à la pratique. Enfin, quand je dis « pratique », il s’agit plus d’une nouvelle partie théorique appuyée de plusieurs anecdotes personnelles afin d’énoncer des conseils présentés comme naturels. On apprend ainsi à « avoir de l’audace », « développer son courage » et « son charisme », évidemment « travailler son corps » (« Un patron tyrannique manquera beaucoup moins de respect à un type subordonné musclé qu’à un type subordonné pas musclé. C’est une expérience sociologique que vous pouvez faire »). Il faut également apprendre à développer un réseau, qui n’est que le reflet actuel du « clan » ancestral, nécessaire à l’épanouissement de chaque grand homme : « L’homme individualiste pur se retrouve complètement baisé, explique l’écrivain Rochedy, lorsqu’il affronte d’autres communautés qui elles restent organisées sur des points de vue ethniques, religieux ou idéologiques ».

    Valeur primordiale, l’homme alpha doit à tout prix apprendre à « se faire respecter ». L’ex-cadre frontiste raconte qu’on « a tous déjà vu » des hommes se faisant agresser dans la rue, « souvent des Français qui n’ont pas cette culture (masculiniste) », frappés par « d’autres communautés », des gens « élevés dans des notions purement masculines, même si pour le coup elles peuvent être brutales et barbares », et qui « n’estiment pas que l’on doit le respect à quelqu’un au prétexte qu’il est quelqu’un ». Parfois, les thèses du FN ne sont pas loin.
    Une pensée rétrograde
    En résumé, la formation de Julien Rochedy peut prêter à sourire. Elle ressemble, quoiqu’en (légèrement, très légèrement) plus long, aux vidéos de coaching où un soi-disant formateur vous explique les trois techniques à appliquer pour aborder et emballer à coup sûr une femme dans la rue.
    Mais sous couvert de références philosophiques permanentes, de comparaisons historiques bancales, d’anecdotes à la gloire des anciens mondes grec et romain, à la France d’avant où l’homme avait toute sa place et où la femme fermait sa gueule, à l’appui de thèses sociologiques au ras du plancher (« on a tous déjà vu… », « j’ai des amis qui… »), l’idéologie de Rochedy sent le soufre, la détresse d’un « mâle » élevé au rang de symbole, désorienté qui, faute d’arriver à se positionner dans le monde actuel, construit autour de lui un univers qui se veut « impertinent », « conservateur » et « anti-bobo », occultant son caractère profondément machiste et patriarcal.
    Le seul « oubli » volontaire, la seule différence entre l’ancien monde et le nouveau que Rochedy appréhende tant, c’est qu’aujourd’hui les femmes ont l’opportunité de parler, et surtout d’être entendues. Ce qui, visiblement, déplaît à certains.


  • @reka, je ne sais pas s’il t’en souvient, mais l’année dernière, plus ou moins à la même époque nous avions entamé une discussion à propos d’un truc dont je rougis de comprendre rétrospectivement que je n’avais la moindre idée de la catastrophe politique en cours (nous parlions des élections législatives qui feraient suite aux élections présidentielles) et cela avait un peu dévié sur le désir commun à beaucoup dans ces lieux de comprendre intimement les raisons de la montée du Front National et je t’avais alors conseillé de mettre dans ton panier le film de Régis Sauder, Retour à Forbach et le livre de Valérie Igounet, Les Français d’abord ( https://seenthis.net/messages/595617 )

    L’ami @sinehebdo avait alors entamé un florilège de ressources comme ceux dont il a l’habitude et le talent ici ( https://seenthis.net/messages/597642 ).

    Bref, je viens de voir un film, Retour à Bollène de Saïd Hamich, dont je crois me souvenir qu’il est le producteur de Much Loved qui avait fait grand bruit pour de mauvaises raisons, qui n’en demeurait pas moins un excellent film. Et il me semble que Retour à Bollène pourrait rejoindre cette collecte à propos de l’intimité de la montée du vote frontiste (même si on ne dit plus comme ça, dans la mesure où je continue de dire le RPR, je ne vois pas pourquoi je ferai différemment avec le FN, il y aurait d’ailleurs à dire et à penser comment je ne doute pas une seconde que ces changements de noms de parti chers à la droite dure, permettent sans doute de se soustraire un peu à l’analyse en se coupant volontairement au référencement des moteurs de recherche, entre autres machines à oubli).

    Le sujet du film n’est pas directement la montée du FN (Rassemblement National, RN), en revanche, il me semble que c’est ce qui est traité en filigrane avec une intelligence remarquable, attaquant par la voie de la fiction le même versant que Régis Sauder dans Retour à Forbach, à savoir rappeler utilement que le FN grandit dans des territoires absolument sacrifiés, démonstration dont je pense qu’elle n’est jamais inutile, surtout pour ce qui est de rappeler que la politique de droite, non seulement cela ne fonctionne pas mais en plus cela crée justement du vote Front National.


  • Immigration : Marine Le Pen rallie Nicolas Dupont-Aignan
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/14874-immigration-marine-le-pen-rallie-nicolas-dupont-aignan

    Personellement je pense que c’est une très bonne chose, plus on aurras d’opposants organisés face à Emmanuel Macron et son parti « En marche vers la dictature… » et mieux cela sera...

    La présidente du FN Marine Le Pen (D), et le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, lors d’une

    rencontre au siège du Front national, le 29 avril 2017 / afp.com/GEOFFROY VAN DER HASSELT

    Du côté des Républicains en revanche, une rencontre avec l’homme fort de Debout la France est exclue, tout comme un potentiel ralliement.

    C’est ce vendredi matin sur les antennes de BFMTV et de RMC que le leader de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a expliqué que Marine Le Pen, présidente du Front National, avait "signé" sa proposition de référendum sur l’immigration. Arrivé en (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises


  • La démocratie directe et ses lieux communs (2/3)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/918-la-democratie-directe-et-ses-lieux

    Voir la première partie (.../...) C : A propos de 99 %, je pense que même ceux qui tenaient ce slogan se savaient minoritaires mais leur message était de dire « regardez nous sommes pauvres comme vous » et la division est plutôt : pauvres versus très privilégiés. Ce sont eux les 1 %. Ça recoupe ce que tu dis à propos des mouvements liés à l’islam qui sont vus dans certains milieux comme intrinsèquement bons car nécessairement pauvres. Il y a ce même discours même appliqué aux électeurs du Front National, (...)

    Comptes-rendus d’interventions

    / Lieux Communs , Entretien , Politique , Histoire , Mouvement social 2016 & Nuit Debout , Gauchisme , Post-modernisme , Progressisme , Démocratie directe , Avant-gardisme , (...)

    #Comptes-rendus_d'interventions
    #Lieux_Communs
    #Entretien
    #Politique
    #Histoire
    #Mouvement_social_2016_&_Nuit_Debout
    #Gauchisme
    #Post-modernisme
    #Progressisme
    #Démocratie_directe
    #Avant-gardisme
    #Assemblée


  • L’Extrême droite se radicalise-t-elle ?
    https://tempspresents.com/2018/05/01/lextreme-droite-se-radicalise-t-elle

    Il a largement été question ces dernières semaines d’un accroissement du nombre de groupuscules activistes d’extrême droite. En fait, cette augmentation peut découler d’un émiettement et non d’une hausse du nombre de militants impliqués. Dans les phases où le Front National a paru hégémonique voire aux portes du pouvoir, avec Bruno Mégret puis Marine Le Pen, les groupes s’assèchaient. Quand le doute revient sur la capacité du FN, cela leur redonne quelque d’ambition. En outre, c’est une constante partout que, lorsque le parti dominant de la droite nationaliste cherche à se normaliser, il libère à sa droite un espace pour des mouvements plus radicaux, dont le mode d’expression peut être celui des élections, mais aussi celui de l’activisme, ou les deux à la fois.

    Dès lors, il est fondamental de ne pas omettre que la spécificité historique de l’extrême droite radicale française est d’être divisée en une noria de groupuscules qui s’interconnectent plus ou moins et n’ont jamais eu un chef ou un parti uniques. Internet pose à cet égard un double défi : savoir si derrière un site ou une page des réseaux sociaux, se cache un homme seul ou un réseau en constitution ; et surtout, penser les trajectoires de radicalisation en prenant certes en compte le web, mais sans oublier que la radicalisation se fait encore par le contact humain, le militantisme, les réseaux de socialisation dans le monde réel.


  • La famille du #colonel_Beltrame opposée à une rue à son nom dans les municipalités #Front_National

    La famille du colonel #Arnaud_Beltrame n’autorisera pas les collectivités dirigées par le Front National à donner le nom de l’officier de Gendarmerie à une artère.

    Une quarantaine de villes ont déjà décidé de baptiser au nom du colonel Beltrame, tué par un terroriste le 24 mars dans un supermarché à Trèbes (Aude) une rue, un établissement scolaire ou à un bâtiment municipal.

    Parmi ces villes, figurent #Rennes, #Evreux, #Pau ou #Versailles ou encore #Lille ou #Créteil.


    https://lessor.org/la-famille-du-colonel-beltrame-opposee-a-une-rue-a-son-nom-dans-les-municipa
    #toponymie #France #Beltrame #nom_de_rue #FN #Saint-Cyr-l’Ecole


    • Mireille Knoll, tristesse, colère et inquiétude
      mercredi 28 mars 2018 par le Bureau national de l’UJFP
      http://www.ujfp.org/spip.php?article6289

      Pourtant, en prétendant faire de la lutte contre l’antisémitisme la mère de toutes les batailles, et en amalgamant sciemment l’opposition à la politique israélienne et la haine des Juifs, son agenda se résume en réalité à relayer la propagande de cet État et à discréditer le mouvement de solidarité avec la Palestine en faisant de lui le ventre fécond de la bête immonde. Son inénarrable président, Francis Kalifat, ne recule devant rien – et sûrement pas devant la diffamation. Il l’a en effet prouvé une fois encore hier soir en renvoyant dos à dos le Front National et la France Insoumise : les « deux extrêmes » (sic) ne seraient pas les bienvenus à la Marche blanche organisée à la mémoire de Mireille Knoll. La critique d’Israël à gauche, cette « forme réinventée de l’antisémitisme » pour reprendre la dangereuse formule du Président Macron, et l’antisémitisme, bien réel celui-ci, de l’extrême-droite, ce serait la même chose ! Si la ficelle est un peu grosse, elle n’est certainement pas nouvelle : c’est le carburant de la machine de propagande des soutiens hexagonaux hystériques à Israël.

      L’UJFP milite et continuera de militer inlassablement contre l’antisémitisme, toujours en récusant ces tentatives minables et obscènes d’instrumentalisation, et avec la conviction que la lutte contre l’antisémitisme ne doit pas être isolée du reste de la lutte contre le racisme : il est essentiel qu’elle soit portée par tou-te-s – victimes du racisme ou allié-e-s, Juifs/Juives ou non –, pour qu’enfin nous l’arrachions des mains de ceux qui l’exploitent et la dégradent au profit de la seule satisfaction d’autres agendas.



  • Histoire de la jeunesse (2/4) : 1979-1989 : les débuts du rock alternatif
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/histoire-de-la-jeunesse-24-1979-1989-les-debuts-du-rock-alternatif

    Sur Paris et en banlieue, alors qu’on réaménage le territoire, beaucoup font leurs premières armes dans les squats quand nombre de MJC rechignent à les accueillir.Ce qu’on nommera plus tard le rock alternatif se traduit par une scène hétéroclite où les Bérurier Noir, La Souris déglinguée ou Parabellum parient sur le « Do It Yourself » (DIY), via les radios libres, les fanzines et les labels indépendants à l’image de VISA, Bondage ou Gougnaff. Mal-logement, montée du chômage et du Front National, bavures policières, combat antiraciste, manifestations étudiantes, nombre des groupes alternatifs prennent part aux luttes qui se déploient à ce moment-là. La plupart ne se prive pas de dénoncer, en français, une société en crise. En 1989, une première page se tourne : les Bérurier Noir font leur concert d’adieu à l’Olympia, la Mano Negra signe chez Virgin, délaissant Boucherie Production, les ventes commencent à s’envoler, le rap débarque...

    Un documentaire d’Amélie Meffre réalisé par Thomas Dutter

    Avec Tai-Luc, de La Souris déglinguée, Géant Vert, de Parabellum, Pat Kebra, d’Oberkampf, Yves Le Carpentier et Thierry Delavau, créateurs du label VISA et animateurs à Radio Libertaire, Gérald Biot, de Rock à l’usine et Marsu, co-fondateur de Bondage et manager des Bérurier Noir.

    #documentaire #radio #punk #rock #alternatif


  • La semaine où Macron dévisse : bain de boue pour tous 26 Février 2018 - Jean-Luc Mélenchon
    https://melenchon.fr/2018/02/26/la-semaine-ou-macron-devisse-bain-de-boue-pour-tous

    Le coup monté du « service public » contre la « France Insoumise »
    C’est une des énigmes dont je n’ai pas la clef. Pourquoi nous haïssent-ils à ce point ? Je veux dire jusqu’à ce niveau où des personnes qui se disent « journalistes » finissent par n’avoir aucune honte à tomber dans des méthodes dont ils savent qu’ils ne ressortiront pas eux-mêmes indemnes.


    Nous subissons un bashing quotidien depuis six mois pleins. Il y a toujours une histoire contre nous en cours. Et à côté de cela, il y a aussi plusieurs tweets par jour de plusieurs bonzes du journalisme plus ou moins en détresse de notoriété, les agents des communautés qui débitent leurs éléments de langage, l’extrême droite et ainsi de suite. Tant de monde se bouscule au portillon pour nous salir ! Sans compter les humiliations et les mépris dont nous accablent les chapelles de la toute « petite gôche ».

    De cela, voyons le bon côté. En six mois de bashing ininterrompu, j’ai beaucoup appris sur l’art de la guerre politique sous un déluge de cette nature. Et je ne suis pas seul. Nous sommes devenus plus forts, plus expérimentés. Nous maitrisons mieux les temps de réponse à une attaque. Nous parons mieux les coups notamment sur le plan psychologique. Encore que tout le monde n’y arrive pas aussi bien, c’est vrai. Nous avons appris comment porter plainte, demander beaucoup, jusque contre les tweets. Nous savons mieux ne pas répondre souvent, laisser filer et ne pas nous laisser submerger par la haine qui est toujours une victoire de l’ennemi. Nous nous améliorons : notre capacité à rejeter tout ce qui vient de la caste médiatique est plus profond et mur. Quand, le lendemain de l’émission ONPC avec Quatennens, « France info » ne « retient » que l’échange sur le Venezuelaaaaa, après avoir bien ri, on reconnait la main à l’œuvre. Dommage qu’on n’ait pas parlé du papier hygiénique dans ce pays. https://melenchon.fr/2017/12/04/enfin-un-vrai-debat-y-a-t-il-assez-de-pq-au-venezuela
    Tout cela ne nous fait donc pas perdre de vue l’essentiel. Il s’agit de la lutte pour le pouvoir. Les neufs milliardaires payent cher pour qu’une armée de plumes et de lecteurs de prompteurs jaspinent dans les micros les derniers ragots qui peuvent être dégainés. L’ampleur de la décomposition morale et professionnelle de ce milieu a même mis à notre disposition un large réseau d’informateurs dans la place. Car les mœurs délétères des principales salles de rédactions rendent aussi l’atmosphère irrespirable en interne. Tout le monde n’est pas prêt à tout. Ça balance grave, comme ils disent ! Surtout au « service public de l’information » considéré comme une « honte nationale » par le président de la République Macron.

    Si la motivation personnelle des gens qui acceptent une aussi basse besogne m’échappe, le sens de la manœuvre est lui bien clair. Tout cela n’arrive pas autrement que comme un épisode à l’intérieur d’une bataille globale. La semaine passée témoignait d’une situation particulière. Le pouvoir et ses soutiens médiatiques entraient en panique. L’indépassable roi du monde, le président de la République, pourtant encensé à longueur de journée, a sombré dans les sondages. Le plus bas niveau depuis le début de la cinquième République à époque comparable. La meute, avec ou sans coup de fil des chefs suprêmes, se mit en mouvement sur une ligne d’offensive à front de bœuf : « Notre premier de cordée va mal. Tapons sur les premiers de banc adverses » ! Le JDD, messe du dimanche du macronisme, décrit en toutes lettres la manœuvre contre la FI : « ils auraient pu avoir un boulevard mais ils ont échoué ». Et ce parce qu’ils ont butté sur un « nid de poule » : des soupçons de surfacturation lors de la dernière campagne présidentielle évoqués cette semaine sur « France Info ». Et voilà toute la manœuvre mise en mots.

    De son côté, l’opposition de droite et nous avons pris de plein fouet deux « révélations » qui étaient de purs montages. Des rentre-dedans qui, bien sûr, ont leur impact immédiat de salissure. Et de panique à bord. C’est incontestablement efficace sur la sphère la plus vulnérable de chaque camp, les esprits impressionnables, les moutons de Panurge que la peur du loup fait sauter dans le vide. Mais le fond est stupide. Car les esprits construits voient vite les ficelles et leur endurance au feu d’insultes s’accroît en même temps que la haine des manipulateurs médiatiques. Je tire beaucoup d’autres conclusions de cet épisode. Mais je viens d’abord sur le tableau d’ensemble.

    Wauquiez s’est pris une lourde attaque globale du parti médiatique. « L’affaire » est ridicule : trois phrases volées dans une conférence. Mais « l’affaire » a tenu cinq jours de médias. Sans aucun contenu, l’opération est destinée à empêcher la droite de se regrouper autour de son parti traditionnel au moment où l’opération « Macron chef de toutes les droites » a du plomb dans l’aile du fait des sondages. On sent que cette équipe Wauquiez n’est pas encore rodée. Elle a eu du mal à trouver la réplique aux seaux de boue. Mais elle a fini par trouver son registre. Et les rangs se sont reformés. La salve est de mauvaise qualité. Elle fonctionne donc comme un vaccin pour la nouvelle direction de la droite.

    Déjà, Wauquiez a appris l’essentiel : ne pas reculer. Et même prendre appui sur l’effet voulu par la pauvre cloche de journaliste à la manœuvre. En effet, la plupart d’entre eux ne connaissent de l’art du combat que les méthodes des coups tordus des salles de rédaction. Ils ne savent rien de la façon avec laquelle se construit l’opinion populaire qui nous intéresse. Leur culture de classe les handicape. Dans l’épisode des « écoutes aux portes », Wauquiez a fortifié son autorité et s’est débarrassé d’une nouvelle poignée de traitres. De son point de vue il s’est renforcé. Autant de tireurs dans le dos de moins pour le prochain épisode.

    Mais la leçon reste. Dorénavant, on ne peut plus nulle part parler librement. La presse est ainsi la première ennemie de la liberté d’expression qui ne se confond pas avec la liberté de « tout répéter » ni avec le délire névrotique de la transparence absolue que réclament les médias (et qu’ils ne s’appliquent pas à eux-mêmes).

    Mais le fondamental est que, petit à petit, la scène politique à droite retourne à sa configuration ancienne RPR/UDF. D’un côté la droite de toujours, les bourgeois flanqués de petit bourgeois qui s’y croient. De l’autre le marais avec Macron. Mais encore faut-il qu’il en reste le roi. La spécialité du « centre » est l’émiettement et la guerre des chefs. Et l’opportunisme électoral… Ils se débanderont au premier coup de canon électoral tiré au but. Ici, les partielles jouent le rôle de tirs d’essai. Les LR ont gagné, les macronistes ont perdu. Et rien d’autre ne peut compter que la réalité.

    Quant à nous, nous avons dû subir « l’affaire des comptes de campagne ». Un pur coup monté. En première ligne : France inter, France info et le « service enquête de radio France », nom pompeux pour une équipe de bras cassés, une sorte de CIA médiatique vouée à propager les dénonciations, même pas très anonyme dans notre cas et à organiser des « coups » déstabilisateurs. Selon des sources internes, le coup est parti d’une commande de la hiérarchie. Au demeurant, le service ne rend de compte qu’à ce niveau. Selon certaines sources que je veux protéger, en ce moment, les agents traitants du service vivent une certaine ambiance qui leur interdit de dire non.

    Au cas précis, la demande ne coûtait pas trop de travail. Il n’était pas question pour eux d’examiner les 52 cartons de factures que nous avons remis à la commission. Il s’agissait seulement de reprendre les notes données par le rapporteur démissionnaire de la commission. Aucune « enquête » ni « investigation » comme ces Rouletabille voudraient le faire croire. Juste du copié collé. Nous pouvons en parler en connaissance de cause. La veille, les « enquêteurs » nous avaient envoyé une liste de « questions » suivant la technique désormais rodée de ce genre d’offensive. Trois pages sur un mode d’insinuations infamantes, juste destinées à pouvoir écrire « n’a pas souhaité répondre » et pour se donner bonne conscience. Les trois pages de questions sont des copiés-collés du document du dénonciateur dont nous avons aussi possession.

    Donc, le 22 février au matin, l’info numéro un, l’ouverture du journal de « France Inter », le premier évènement dans le monde, c’étaient nos comptes de campagne présidentielle. Ce jour-là on aurait pu annoncer que la neutralité du net est finie aux USA à partir du lendemain. Ou la fin du procès en appel de Jérôme Cahuzac. Ou que le gouvernement supprime une prime d’activité pour les handicapés. Ou bien que l’on venait de trouver des traces d’OGM dans les aliments d’animaux d’élevage. Ou que le Sénat proposait un texte pour encadrer les écoles libres hors contrat. Et peut-être même qu’une manifestation monstre était en cours en Argentine contre le gouvernement libéral reçu il y a peu en grand pompe par Macron. Mais j’admets que ce n’était pas le moment pour France Inter d’apprendre à ses auditeurs que le magazine satirique allemand « Titanic » venait de révéler la veille que le grand journal « Bild » était pris la main dans le sac pour une affaire montée de toute pièce avec des faux. Contre un leadeur politique, Kevin Kuhnert, le leader de la jeunesse du SPD qui combat la formation de la grande coalition de Merkel et du PS allemand. Comment ! une affaire montée de toutes pièces par un grand média avec des faux ! Ce n’est pas en France qu’on verrait ça !

    Signez la pétition pour la création d’un Conseil de déontologie du journalisme.


    Je ne crois pas à la dignité personnelle des gens qui montent de telles opérations. Il ne sert donc à rien d’essayer de les convaincre de quoi que ce soit. Je le dis d’autant plus volontiers que j’ai longtemps cru et agi comme si on pouvait les convaincre d’une erreur de leur part. C’est absurde. Leur pouvoir est sans recours. C’est le dernier pouvoir absolu du pays, sans contrepoids ni contre-pouvoir. Il s’agit d’une pure caste hors des droits communs de la démocratie. Ce n’est pas pour rien qu’ils ne veulent pas d’un « conseil déontologique des médias » comme le propose ma pétition https://www.change.org/p/pour-la-cr%C3%A9ation-d-un-conseil-de-d%C3%A9ontologie-du-journalisme-en-fra ! Ils ne peuvent pas changer. Leur métier c’est d’empêcher les autres de penser et de les maintenir en rang dans le troupeau. Pour cela les milliardaires ont acheté presque tous les médias et le gouvernement donne chaque année des millions « d’aide à la presse ». Répondre, c’est d’ailleurs ce qu’ils espèrent parfois pour faire « vivre » leur angle d’attaque. Certains n’attendent que cela pour faire exister l’inexistant. Ainsi quand « France Inter » nous sollicite pour venir « répondre » sur « le plateau du 13 heures » à leur attaque du matin 8 heures ! Encore une grosse manipulation. Car c’était leur manière de « créer l’affaire », avec notre participation évidemment. De l’intérieur on nous prévint aussitôt. Personne n’est donc allé faire la chair à canon sur ce plateau.

    Si la haine des médias et de ceux qui les animent est juste et saine, elle ne doit pas nous empêcher de réfléchir et de penser notre rapport à eux comme une question qui doit se traiter rationnellement dans les termes d’un combat. À chaque attaque, sa réplique particulière. Beaucoup d’amis n’ont pas encore compris que nous n’avons pas d’autre adversaire concret que le « parti médiatique ». Lui seul mène bataille sur le terrain, en inoculant chaque jour la drogue dans les cerveaux. Ce ne sont pas les autres militants politiques, ceux des autres partis. Ils sont inexistants sur le terrain et restent à portée de polémique. Le parti médiatique, je l’ai dit, est sans recours. Sa condition de survie est de le rester. D’ailleurs, le but du parti médiatique est de détruire tous les autres « émetteurs » de pensée : parti, syndicat, autorité morale de quelque nature qu’elle soit. Tout est bon alors pour atteindre ce but. Tout. C’est un pur effet de système. Le moindre journal comporte au moins chaque jour une « révélation », incontrôlable, destinée à salir quelqu’un vivant ou mort. La méthode est ample. Pas un jour une information qui donne la pêche, rend confiant dans l’humanité, fait croire au futur. La peur et le dégoût comme nourriture quotidienne, c’est le terreau du pouvoir médiatique qui vous « révèle » ce que personne ne veut que vous sachiez. Le pouvoir médiatique est d’essence complotiste.

    Au cas de cette histoire tordue de « compte de campagne » faisons pour nos lecteurs la contre-épreuve de notre démonstration. Car qui le voudrait pourrait se poser les questions qui sautent à l’œil. Puisque que nos comptes de campagne sont validés, où est le problème ? Les sommes non remboursées ne sont pas litigieuses. Nous avons tout déclaré, tout jusque dans les détails pour éviter d’être invalidés comme dans l’affaire Bygmalion et comme vient de l’être ce député du Tarn accusé d’avoir sous-évalué ses dépenses. Les non-remboursements sont de la libre appréciation de la commission. C’est même son second objet après la vérification de la régularité des comptes et de leur non dépassement du plafond.

    Mais si on s’interroge sur elles, pourquoi seulement les nôtres ? Si on parle des salaires et des contrats de nos employés dans la campagne, pourquoi jamais ceux des autres ? Pourquoi n’y en a-t-il pas une ligne nulle part ? Comment expliquer les écarts de coûts de campagne ? C’est-à-dire comment expliquer que neuf mois ou trois mois de campagne coûtent davantage que quinze mois ? S’il s’agissait d’informer sur les comptes de campagne, ces questions seraient traitées. Mais il ne s’agit pas d’information. Juste de bourrage de crâne et de dénigrements. Que les naïfs nous fassent l’amitié d’aller gémir plus loin et de ne pas nous retenir les bras pendant que nous rendons les coups.

    Jusqu’à ce que la poussière retombe
    Tout le champ des partis politiques est en ébullition. L’extrême droite voit ressurgir une nouvelle opération « Maréchal-Le Pen » et un pilonnage de presse déprimant qui atteint la chefferie suprême. La période du lepénisme médiatique a fait son temps semble-t-il. Madame Le Pen a joué son rôle dans la présidentielle pour permettre à quelqu’un qui a fait 23 % au premier tour (4 points de plus que nous seulement) d’être élu au second tour par 60 % des suffrages. De son côté, la droite n’a pas trouvé son centre de gravité. Wauquiez sait que le problème en France, c’est la grève civique du peuple : les gens ne vont pas voter, pensent que tout cela est une comédie et n’accordent aucune confiance à personne. C’est pour cela qu’il essaie de reprendre pied dans le peuple profond de droite acquis aujourd’hui au Front National. C’est une stratégie qui comporte un grand risque si elle n’aboutit pas.


    Car Macron est là comme candidat à être le chef raisonnable de toutes les droites raisonnables. Une sorte de Giscard mâtiné de Sarkozy… L’oligarchie le soutient fermement et ne veut pas d’autre champion. Le coup monté des « écoutes aux portes » à l’école de commerce de Lyon montre comment le parti médiatique, qui est dans la main des neufs milliardaires, est prêt à le hacher menu. Le discours de Wauquiez montre qu’il renonce aux secteurs « modérés » de la droite traditionnelle à cette étape. Il durcit son discours pour aspirer le vote Front National. Il ajoute donc au trouble et à l’instabilité. Résultat : les turbulences sont incroyables dans les familles de droite. Elles sont mises face à un choix qu’elles ne souhaitaient pas faire. Les divers secteurs de la droite sont déboussolés. Aucun dénominateur commun n’apparait. C’est pourquoi la « peur des extrêmes » est devenu l’argument de vote essentiel dans cette famille. C’est pauvre. Mais d’une certaine façon, cela nous sert. La centralité de Macron à droite nous aide car elle empêche l’ancienne droite de se recomposer et de construire un rassemblement autour d’elle. La dynamique du changement peut alors rester de notre côté.

    Côté vieille gauche, l’ambiance est morose et les dynamiques de reconstruction inexistantes. Les socialistes vont avoir un congrès démoralisant. L’onde de choc de leur effondrement n’a pas fini de les dévaster. La configuration du choix de congrès est destructrice. L’immobilisme et la gestion patrimoniale des restes de l’appareil avec Faure, la connivence Macroniste avec Le Foll, le socialisme traditionnel d’avant Hollande avec Maurel, le candidat de la gauche du PS, contre lequel les trois autres sont prêts à tout pour l’empêcher de parvenir à la première place. Le Parti communiste est également en proie à un débat interne particulièrement vif. Nous n’avons donc aucun interlocuteur stable. Attendons qu’ils aient fait leurs choix. Tous.

    Car du côté de Benoît Hamon, le fil des sinuosités s’embrouille certains jours. Il offre son alliance de tous côtés. Mais en réalité il ne se cache pas de vouloir siphonner. Nous avons connu ça déjà dans l’élection présidentielle. Il a surtout posé un acte stupéfiant. En effet, il a tenu une réunion en Grèce avec Syriza où ils ont affirmé la « volonté d’en finir avec l’Europe de l’austérité ». Tout ça une semaine après un nouveau plan d’austérité et la limitation du droit de grève par Tsípras ! Après quoi il dit qu’il nous laisse la porte ouverte « si nous changeons de position sur l’Europe ». Renoncer à nos idées pour avoir un accord ? Même pas en rêve !

    La consigne, c’est donc la patience. Et de ne nous mêler de rien. Une fois le paysage mieux dessiné, on avisera utilement. Jusque-là, tout ne peut être que vaine agitation.

    Le Mexique à l’horizon !
    En ligne, c’était lui : AMLO le Mexicain. Notre candidat à l’élection présidentielle qui va avoir lieu en juillet prochain au Mexique. Nous avons eu une bonne conversation. Une conversation pleine d’amitié car nous avons sympathisé ensemble à l’occasion de son passage à Paris. Il m’avait lui aussi appelé et soutenu moralement pendant notre campagne présidentielle. Il était si heureux de penser qu’on pouvait y arriver ici en France dans l’un des cœurs du capitalisme-monde. Son nom entier est Andres Manuel Lopez Obrador. D’où l’abréviation amicale « AMLO ». L’élection lui a déjà été volée deux fois. Actuellement, les narcotrafiquants et leurs marionnettistes nord-américains sont en embuscade.


    De fait la CIA est aux abois. La propagande du parti médiatique, les France Inter et compagnie locaux tournent sur les mêmes thèmes que partout ailleurs : l’agressivité du candidat, ses liens avec le Venezuela et Cuba. Il y a eu aussi la séquence sur « les moyens de sa campagne ». Du classique sans imagination. Ça ne fonctionne pas. Les gens sont blindés car c’était déjà le cas la dernière fois. Ils ont aussi beaucoup essayé de jeter le soupçon sur ses moyens et sa « fortune » personnelle comme ils l’ont fait contre Lula au Brésil. Bref tous les stéréotypes y sont passés. Une victoire de notre camp contre eux au Mexique mettrait fin à l’actuelle phase de la contre-offensive de l’oligarchie contre les nôtres sur le continent. La pression se relâcherait sur le Venezuela sans doute. En tous cas ce serait un formidable appel d’air pour beaucoup de secteurs en lutte politico-sociale dans la région.
    Donc, le 1er juillet prochain auront lieu les élections générales au Mexique. Le Mexique compte parmi les pays les plus inégalitaires du monde. La pauvreté y est immense et généralisée. Plus de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté soit 63 millions de Mexicains. Dans le même temps, une poignée de milliardaires amasse toujours plus de richesse. En 2017, la fortune de Carlos Slim, le plus riche du Mexique, s’est accrue de 4,5 milliards de dollars soit l’équivalent du salaire annuel de 3,5 millions de mexicains.

    La situation de la masse des Mexicains ne cesse de se dégrader depuis que leurs dirigeants ont signé un accord de libre-échange avec États-Unis, l’ALENA. Le Mexique a été le cobaye du libre-échangisme nouvelle génération avec nivellement des normes en plus de l’abaissement des droits de douanes et tribunaux d’arbitrage pour les multinationales. L’agriculture subventionnée et industrielle des États-Unis a depuis détruit l’agriculture paysanne mexicaine. 5 millions d’emplois agricoles ont été perdus et 2 millions d’hectares sont laissés en jachère. Le Mexique, qui était autosuffisant pour son alimentation en 1994, dépend maintenant des États-Unis pour 40% de ses besoins. L’ouverture totale du pays au capital états-unien a essentiellement créé de la pauvreté et des vagues d’exil forcé aux États-Unis.

    Mais le voisin du Mexique refuse d’assumer une quelconque responsabilité pour la misère qu’il a lui-même créé. Déverser ses marchandises : oui. Accueillir les pauvres : pas question. Ils traitent donc la question des migrants mexicains de façon militaire. Le mur de Donald Trump n’est en réalité qu’une étape supplémentaire. Car en vérité il y a déjà un mur à la frontière. Plus de 1000 kilomètres de murs de bétons et de grillages disposés de manière discontinue le long d’une frontière qui en fait 3000.

    La proximité des États-Unis favorise au Mexique le développement des narcotrafics. Un mélange de traitement brutal du problème pour le gouvernement de de corruption font que cette situation a dégénéré pour devenir l’une des plus violente du monde. La fédération internationale des droits de l’Homme considère que le Mexique est « la pire situation du continent en matière de droits de l’Homme ». Depuis 2012, 100 000 personnes sont mortes dans la « guerre contre la drogue », 310 000 ont été déplacées et 31 000 ont disparu. 35 journalistes ont été assassinés et 426 agressés dont la moitié par des fonctionnaires de police. Vous n’en entendez jamais parler par les soi-disant défenseurs de la liberté de la presse au Venezuela du type de la dame Debray (la fille par le père). D’après le rapporteur spécial du haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, les militants des droits humains sont vus par le gouvernement comme des « ennemis de l’État ».

    Le gouvernement, c’est celui de Enrique Peña Nieto, du PRI, le parti qui a été pouvoir 76 années sur les 90 dernières. Ce parti est membre de l’internationale socialiste. Il est donc entièrement soumis au libéralisme. En 2013, Peña Nieto, a privatisé le secteur de l’énergie et notamment la compagnie nationale pétrolière. Celle-ci était sous contrôle de l’État depuis 1938. Cette privatisation appauvrit considérablement l’État mexicain. Un tiers du budget fédéral du Mexique était constitué des recettes apportées par l’entreprise publique. Elle ouvre par contre la voie aux compagnies privées polluantes américaines qui pourront désormais exploiter les réserves du sous-sol mexicain, y compris par fracture hydraulique.

    L’élection du 1er juillet 2018 vise notamment à élire le successeur de Peña Nieto. Les sondages donnent aujourd’hui une avance importante à notre candidat humaniste Andres Manuel Lopez Obrador. Dans son programme, il propose de durcir la lutte contre la corruption de « la mafia du pouvoir ». Pour le peuple, il propose l’augmentation du salaire minimum, des pensions des retraités, la gratuité de l’école et des soins.

    Sa campagne est pour l’instant marquée par l’enthousiasme populaire, les meetings dans les rues et sur les places et donc une avance dans les sondages. Les deux autres candidats principaux sont loin derrière lui, tellement leurs partis respectifs sont détestés au Mexique. Cependant, les précédentes élections présidentielles de 2006 et 2012 ont montré que l’oligarchie mexicaine n’hésitait pas à frauder pour empêcher l’arrivée d’AMLO au pouvoir. En 2006, selon l’université nationale autonome du Mexique « un million et demi de bulletins de vote sont apparus d’on ne sait où, ou bien se sont volatilisés ». Résultat : une avance de 0,3% pour le candidat de la droite. Candidat dont le beau-frère était propriétaire de la société qui gérait les listes et les données électorales. En 2012, AMLO arrive à nouveau en deuxième position, derrière Peña Nieto. Il a été établi que le parti au pouvoir avait massivement acheté des voix, notamment par l’entremise d’un syndicat des enseignants.

    Cette fois, les partisans d’AMLO s’organisent pour surveiller les urnes autant qu’ils le peuvent. S’ils parviennent à déjouer les plans contre eux et gagnent l’élection, ce sera un changement considérable pour le Mexique et toute l’Amérique latine. Pour la première fois, le pays frontalier des États-Unis serait dirigé par notre camp. Cela donnera un signal puissant à tous les nôtres dans tout le continent : la bataille n’est pas perdue, nous pouvons encore infliger des défaites à l’oligarchie et a sa patrie universelle, les États-Unis.

    Bure nous appelle : sortons du nucléaire
    Alors que le secrétaire d’Etat, Sébastien Lecornu, arrivait à Bure, le gouvernement procédait à une expulsion violente du bois Lejuc, de la maison de la résistance, hauts lieux de l’opposition à la construction de la poubelle nucléaire. Plus de 500 gendarmes mobiles ont été mobilisés à cette occasion. La coïncidence est-elle un coup monté pour pourrir le séjour du ministre ? Ou bien une démonstration de force voulue et orchestrée ? Car le cas n’est pas banal. En effet, des recours judiciaires sont en cours. Ils contestent précisément la légalité de l’occupation de la forêt par l’Andra et le début des travaux relatifs au projet d’enfouissement des déchets nucléaires ! La police avant les juges. Voilà la démonstration.


    Le libéralisme à la sauce d’Emmanuel Macron s’exerce contre nos libertés. Mais pourquoi faut-il que l’écologie du ministre Nicolas Hulot s’exerce contre les écologistes. Pourtant, il disait encore il y a peu « on ne peut pas imposer ces déchets comme ça à des populations locales (…) sans concertation, sans transparence ». En fait de transparence, Hulot n’a fait étudier aucune alternative, lui non plus. Comme autrefois à Notre-Dame-des-Landes. Et fait de concertation, il n’y aura eu qu’une répression de plus. Cela fait sans doute plaisir au ministre de l’Intérieur. Il s’aime dans le rôle de celui qui est fort avec les faibles. Mais au-delà de lui, c’est tout le gouvernement qui est engagé, bien sûr.

    Mathilde Panot a montré dans l’hémicycle une photo qui a beaucoup tourné sur les réseaux. On y voit Hulot avec une pancarte contre le site de Bure. Où est passé cet Hulot ? C’est la question que lui a posé la députée du Val-de-Marne le jour même à l’Assemblée nationale. Pendant ce temps, sur le terrain, Caroline Fiat se joignait au rassemblement de tous ceux qui accouraient sur place. Les insoumis essaient d’être utiles au combat commun contre le nucléaire des nombreuses forces qui y sont attelées depuis des années. Car toute l’actualité montre que ce combat est celui de l’intérêt général.
    https://www.youtube.com/watch?v=wImnJAfFUEg

    Chaque semaine j’aborde ce sujet ici, depuis le lancement de la campagne des insoumis pour la sortie du nucléaire https://lafranceinsoumise.fr/nos-campagnes/campagne-sortie-nucleaire qui va culminer avec la votation citoyenne de la semaine du 11 au 18 mars. À présent, je veux revenir sur la question des coûts. Car elle a été pendant longtemps l’argument massue du lobby pro-nucléaire. À présent on l’entend beaucoup moins. Et pour cause.
    Le nucléaire nous coûte déjà cher. Il va nous coûter beaucoup plus cher dans les années à venir. Car durant les dernières décennies, les investissements nécessaires n’ont pas été réalisés. La propagande du lobby nucléaire aura coûté cher pour masquer les problèmes. Et l’omission du sujet par les usines à bourrer le crâne genre « le service public » de « l’information » montre ici sa nocivité. Le résultat de cette mauvaise gestion volontairement masquée par ces médias est que désormais, les pannes, les incidents se multiplient dans les centrales. 18 réacteurs ont dû être mis à l’arrêt il y a quelques mois. La production d’électricité en France a baissé en 2016 selon les chiffres publie le 15 février dernier. Une baisse due aux installations nucléaires. Il donc fallu importer de l’électricité ! Ce qui a provoqué une hausse du coût de l’électricité sur le marché européen et donc celui des importations.

    Les coûts de maintenance ont explosé : de 800 millions d’euros par an dans les années 2000, ils sont passés à plus de 4 milliards d’euros. Dans les années à venir, l’addition du nucléaire va s’alourdir. 17 réacteurs arrivent à la fin de la durée de vie prévue pour eux d’ici la fin de cette mandature. Ce sera ensuite le cas pour les trois quarts du parc d’ici 2027. Si le pays fait le choix de prolonger la dépendance au nucléaire, il faudra faire d’immense travaux dans ces centrales. Il y en a pour 100 milliards d’euros. Autant de ressources qui ne pourront pas être utiliser dans la nécessaire transition énergétique de notre pays. La France est le pays le plus nucléarisé du monde. C’est aussi le pays européen qui accuse le plus de retard par rapport aux objectifs de production en énergies renouvelables. Il n’y a toujours pas en France une seule éolienne en mer. Malgré nos 3000 km de côtes. Malgré les entreprises, les ouvriers, les techniciens qui savent le faire et que nous avons dans notre pays. L’obstination à continuer dans le sens du nucléaire nous lie les mains. Elle nous empêche d’engager la conversion écologique de notre production dans son ensemble.
    Dès lors, il faut lutter. Seule la bataille d’opinion, l’ancrage des arguments dans le débat public, l’éducation de masse peut contribuer à faire avancer l’idée que nous mettrons en œuvre le moment venu : sortir du nucléaire. C’est l’objectif de notre campagne sur le thème. C’est le sens de la votation citoyenne que nous engageons du 11 au 18 mars prochains. Aidez-nous à ouvrir et tenir des bureaux de vote partout dans le pays. https://lafranceinsoumise.fr/groupes-appui/les-evenements-locaux

    Détruire les services publics, c’est détruire l’État
    Jeudi 1er février, Gérald Darmanin et Edouard Philippe ont annoncé les contours du plan du gouvernement pour la fonction publique. Pour l’occasion, tout le vocabulaire managérial du secteur privé était convoqué. Il s’agit de « moderniser et d’assouplir » la fonction publique. De la rendre « plus agile et plus véloce ». Les suppressions de postes prévues sont renommées « plan de départ volontaire ». Les annonces s’apparentent davantage à une entreprise de démantèlement de l’État.


    L’opération doit permettre d’appliquer le plan d’austérité de près de 80 milliards d’euros qu’Emmanuel Macron a promis à l’Union européenne. Le plus grand plan social du pays dans les prochaines années sera donc mis en place par le gouvernement lui-même. Il prévoit de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires. Pour légitimer cette saignée, le gouvernement et ses relais auront bien sûr recours à la fable selon laquelle la France regorgerait de fonctionnaires inutiles. Ce discours idéologique des libéraux est bien loin de la réalité. Un récent rapport de France Stratégie nous apprend que notre pays compte, proportionnellement à sa population, bien moins de fonctionnaires que le Canada, la Finlande, la Suède, le Danemark ou encore la Norvège. Le nombre d’emplois publics est par ailleurs en baisse depuis 15 ans.

    Ainsi, le nombre d’emplois publics dans l’éducation est passé de 30 pour 1000 habitants à 26 pour 1000 habitants. Avec les conséquences que l’on connait sur la dégradation de notre système scolaire. Dans la santé, le nombre de fonctionnaires stagne depuis 2000 alors que les besoins ont considérablement augmenté, notamment du fait du vieillissement de la population. Rajouter à cela de nouvelles réductions d’effectifs aggravera les dysfonctionnements des services publics. La qualité du service rendu baissera inévitablement, quel que soit le dévouement des agents. Ce qui servira de prétexte, le moment venu, pour privatiser.

    L’attaque contre les fonctionnaires et le service public ne s’arrête pas là. Elle comprend un volet de précarisation. Le gouvernement veut appliquer aux salariés des services publics les mêmes recettes qu’il a mis en œuvre pour les salariés du privé avec les ordonnances. Ainsi, il annonce un recours accru aux contractuels. Ce mot désigne les agents du service public qui ne sont pas des fonctionnaires titulaires mais embauchés avec des contrats précaires. Une précarité qui peut s’avérer extrême : dans la fonction publique, il est autorisé de renouveler des CDD pendant 6 ans. Le plan prévoit aussi de s’attaquer aux instances de représentation du personnel, sur le modèle de la destruction des CHSCT opérée par les ordonnances dans le privé. Deux mesures qui vont accroitre considérablement le mal-être au travail qui touche déjà la fonction publique comme l’ont montré les mobilisations dans les EPHAD et dans les prisons. Au moment même où ces annonces étaient faites, les députés de la majorité refusaient de discuter de la proposition de loi de la France insoumise pour reconnaitre les conséquences du burn-out comme maladies professionnelles.

    En vérité, pour une grande partie de la fonction publique, le mouvement de contractualisation – précarisation est déjà bien engagé. Un agent sur cinq est précaire dans les services publics. Dans la fonction publique territoriale, les contractuels représentent désormais une majorité des nouvelles embauches. Le gouvernement souhaite poursuivre et amplifier ce mouvement, notamment en l’ouvrant aux hauts-cadres de l’État, pour l’instant épargnés. Cela revient à dire qu’en lieu et place d’agents titulaires dédiés au service de l’État, le gouvernement veut privilégier pour diriger les administrations des gens qui seront de passage dans la fonction publique, entre deux postes à la tête d’entreprises du CAC40.

    On comprend mieux pourquoi, cet été, il refusait systématiquement nos amendements à la loi de moralisation pour interdire le pantouflage dans la haute fonction publique et prévenir les conflits d’intérêts. Il ne veut pas interdire ces pratiques mais les généraliser. Emmanuel Macron construit un État capté par la caste et tourné vers le service de ses intérêts. C’est dans ce sens qu’il faut également comprendre la loi sur le droit à l’erreur. Elle signifie concrètement moins de contrôles et de sanctions pour les entreprises frauduleuses. Par exemple, plus d’amendes pour celles qui ne respectent pas le droit du travail.
    Le statut de la fonction publique, dans le collimateur du gouvernement, n’est pas un cadeau fait aux fonctionnaires. Il existe pour garantir l’existence d’un corps dédié à l’intérêt général et protégé de l’influence des intérêts privés. C’est pourquoi nous opposons à l’entreprise de destruction du gouvernement la titularisation des précaires des fonctions publiques et la revalorisation des salaires, gelés depuis 2010. Nous proposons de durcir les règles pour les hauts-fonctionnaires contre les conflits d’intérêts, d’allonger les périodes d’interdiction d’exercer une fonction privée après avoir exercé une activité publique dans le même secteur. Nous sommes pour un État au service de l’intérêt général. La vraie réforme dont la fonction publique a besoin est celle qui la mettra à l’abri des puissances de l’argent qui veulent détourner ses missions à son profit.

    Tu fumes ?
    L’industrie du tabac est l’une des plus meurtrières du monde. Son commerce engendre de fortes dépendances et provoque 7 millions de décès prématurés par an. Le lobbying des multinationales du tabac est puissant. Nous en avons eu un nouvel exemple lors de l’élaboration par la Commission européenne d’une directive sur le sujet en 2014. L’épisode fut notamment marqué par la démission d’un commissaire européen qui était soupçonné d’avoir reçu des pots de vin.


    En décembre dernier, la Commission a présenté les actes d’application de cette directive. Sans surprises, ils sont extrêmement favorables aux cigarettiers. Notamment en ce qui concerne la lutte contre le marché noir des cigarettes. Ce n’est pas un petit sujet puisque ce marché noir pourrait représenter jusqu’à 10% du marché légal. Il sape les politiques de santé publique anti-tabac mises en place par les États. Il représente un manque à gagner fiscal pour les États de 10 milliards d’euros en Europe.

    Les cigarettiers sont reconnus par tout le monde comme étant des acteurs centraux de ce marché illégal. Plusieurs d’entre eux ont été condamnés par la justice pour avoir organisé eux-mêmes le marché noir. Pourtant, la Commission européenne n’a rien trouvé de mieux que de confier une grande partie du processus de traçabilité et de suivi aux multinationales elles-mêmes. C’est eux qui sont responsables pour l’apposition des codes qui permettent le suivi sur les paquets. Puis, c’est encore à eux que la Commission européenne confie la gestion, et la transmission des données relatives à la production dans les usines. Les mêmes usines à partir desquelles est organisé le marché parallèle, avec la complicité des cigarettiers.

    Ces différents textes auraient dû passer inaperçus, sans vote. Il y aura finalement le vote du Parlement européen. C’est uniquement du fait du député insoumis Younous Omarjee. Parce qu’il l’a demandé. Il a, en effet, pris la tête de ceux qui, au niveau européen, refusent que les collusions entre la Commission et les fabricants de cigarettes ne mettent en péril les efforts de santé publique mis en œuvre par les États membres.

    Car la directive européenne, trop laxiste, pourrait compromettre l’application d’un protocole de l’Organisation Mondiale de la Santé signé par divers États et qui devrait entrer en vigueur d’ici cet été. Ce protocole pose le principe de l’exclusion des cigarettiers de la lutte contre le marché noir. Les parties prenantes reconnaissent « la diversité des stratégies et tactiques employées par l’industrie du tabac pour parvenir à s’ingérer dans l’élaboration et la mise en oeuvre des mesures de lutte antitabac » . 35 États, dont la France, ont déjà ratifié ce protocole. Il deviendra contraignant lorsque ce nombre montera à 40 États, ce qui devrait être le cas d’ici juillet. L’OMS s’inquiète que l’Union européenne fasse passer des textes contraires juste avant l’entrée en vigueur de son protocole. L’organisation voit donc d’un bon œil le renfort qu’apporte au sein des institutions européennes Younous Omarjee. L’eurodéputé insoumis et le directeur général de l’OMS ont d’ailleurs co-signé une tribune.

    Le mardi 20 février, Younous Omarjee s’est retrouvé seul contre tous à défendre son « objection », puisque c’est ainsi que s’appelle la procédure parlementaire qu’il a utilisée. Devant la Commission environnement du Parlement européen, presque tous les membres ont voté contre lui. Et donc, avec les empoisonneurs et leurs complices de la Commission.

    #journalistes #basse_besogne #gôche #haine #pouvoir #macron #sondages #JDD #wauquiez #France_Inter #Bild #caste #parti_médiatique #le_pen #benoît_hamon #Syriza #Tsípras #Mexique #stéréotypes #AMLO #Bure #nicolas_hulot #électricité #union_européenne #précarisation #pantouflage #tabac #marché_noir #parlement_européen #OMS #commission_européenne #média_bashing #Actualités_françaises #financement_de_campagnes #présidentielle_2017

    • Extraits de l’analyse

      Mais le fondamental est que, petit à petit, la scène politique à droite retourne à sa configuration ancienne RPR/UDF. D’un côté la droite de toujours, les bourgeois flanqués de petit bourgeois qui s’y croient. De l’autre le marais avec Macron. Mais encore faut-il qu’il en reste le roi. La spécialité du « centre » est l’émiettement et la guerre des chefs. Et l’opportunisme électoral… Ils se débanderont au premier coup de canon électoral tiré au but. Ici, les partielles jouent le rôle de tirs d’essai. Les LR ont gagné, les macronistes ont perdu. Et rien d’autre ne peut compter que la réalité.

      La peur et le dégoût comme nourriture quotidienne, c’est le terreau du pouvoir médiatique qui vous « révèle » ce que personne ne veut que vous sachiez. Le pouvoir médiatique est d’essence complotiste.

      La centralité de Macron à droite nous aide car elle empêche l’ancienne droite de se recomposer et de construire un rassemblement autour d’elle. La dynamique du changement peut alors rester de notre côté.

    • « J’appelle Benoit Hamon à se retirer de la vie politique »
      https://www.lemediatv.fr/articles/j-appelle-monsieur-benoit-hamon-quitte-la-vie-politique

      Macron et le CAC40 peuvent compter sur les médias pour assommer la population et dénigrer La France Insoumise. Mais je m’aperçois que personne n’est meilleur que Hamon pour nuire à la gauche. BHL, Schneidermann, Pierre Laurent ou Plenel ne lui arrivent pas à la cheville.

      Ce matin le JDD publie « l’appel » de Benoît Hamon à la France insoumise qui devrait « mettre entre parenthèses sa stratégie solitaire ». Pourtant, une semaine plus tôt Hamon refusait de participer à la campagne pour la sortie du nucléaire, une campagne pensée pour l’unité d’action, sans logos ni code couleurs qui pourraient rappeler LFI. Son mouvement était sollicité depuis décembre pour participer à ce combat crucial. Sa porte-parole a tenté d’expliquer l’inexplicable dans une bouillie de langue de bois si chère au PS agonisant :

      « Lorsque la France insoumise nous a contacté, nous avons consulté les ONG avec qui nous avons l’habitude de travailler. Nous avons estimé que ces dernières menaient depuis longtemps un travail de long terme, et qu’il ne fallait pas les court-circuiter avec une votation citoyenne. C’est pourquoi nous n’avons pas rejoint le comité de pilotage. » La porte-parole précise la stratégie de Génération-s : « Nous sommes bien évidemment pour la sortie du nucléaire, mais nous pensons qu’il faut proposer un plan économique et social plus cohérent, au sein duquel le sujet trouverait sa place, de concert avec les ONG. Nous n’avons pas à nous substituer à elles. »

      Donc, un jour il refuse l’unité politique, une semaine plus tard il la réclame, dénigrant ceux là même qui la mettent en oeuvre. C’est de la bêtise ou de la malveillance ? En tous cas, c’est médiocre et mal intentionné :

      « Il y a unité syndicale, il doit y avoir unité politique à gauche. Ce qui est en jeu dépasse nos petites personnes. C’est le service public : son avenir ou sa fin. J’appelle donc les dirigeants de La France insoumise à mettre entre parenthèses leur stratégie solitaire pour ajouter leur force à la mobilisation unitaire », souligne M. Hamon.

      Il se prend pour qui ? Si seulement il avait montré par le passé une capacité à rassembler et à construire une opposition. Mais non. Rien de rien. Que des moulinets et des invocations, des paroles, des gesticulations.
      N’était-il pas solitaire, lui plutôt, avec ses 6% du premier tour, quand il était insulté par ses anciens amis Valls et Hollande, mais justifiait son incapacité à quitter le PS uniquement par la nécessité de rembourser les dépenses électorales ? Dépenses qui ont atteint des montants astronomiques rapportées au nombre de voix et à la durée de la campagne. Dépenses que l’on va éplucher avec intérêt car il serait intéressant de comprendre comment il est possible de dépenser autant d’argent en si peu de temps, pour des meetings vides (des jauges grand maximum à 2000 personnes à Lille, souvent quelques centaines), une communication indigente, une absence de militants pour tracter ou « dépenser » des supports de campagne.

      Il va falloir commencer à s’intéresser sérieusement à un personnage d’une telle duplicité.

      Par exemple, de véritables tactiques d’apparatchik sont pratiquées par Hamon en Juillet 2016 pour laisser passer la loi travail : Il préférait une tribune dans la presse au dépôt d’une motion de censure !!! Lisez l’article, le rappel des faits est gratiné. Il montre que 7 mois avant sa candidature à l’élection présidentielle, Benoît Hamon n’est toujours pas de gauche et ne veut toujours rien tenter contres ses amis « progressistes » néolibéraux du PS. Cette phrase du journaliste résume bien la fermeté des convictions du personnage : « certains avaient évoqué l’hypothèse d’un raté calculé, et ce afin de ne pas se faire exclure du PS. Le Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis a lui toujours indiqué que le dépôt d’une motion de censure contre le gouvernement aurait pour conséquence l’exclusion du parti. »

      Lutter contre la loi travail semble ainsi bien difficile pour celui qui a intrigué en faveur de Valls quelques mois plus tôt. Et il est effectivement logique de penser qu’en aidant Valls à devenir premier ministre, en coulant Ayrault, Hamon savait qu’il aurait à couvrir des menées ultra libérales, voire les soutenir. On ne devient pas Ministre de l’Education pour quelques mois en soutenant un type comme Valls sans se compromettre avec quelques promesses de soutien le moment venu. Ce Rastignac du PS est finalement très simple à lire. Un Macron aux petits pieds.

      Le récit du complot dans la presse : « Benoît Hamon, alors ministre délégué à l’Économie sociale et solidaire, apporte la caution de l’aile gauche à la manigance qui aboutit le 30 mars 2014, soir de déroute pour le gouvernement aux élections municipales. Les maroquins tournent : Arnaud Montebourg voit ses prérogatives élargies à l’Économie, Benoît Hamon est promu à l’Éducation nationale. »

      « La caution de l’aile gauche »... Comme en 2012 contre Mélenchon. Hamon n’existe que par la capacité de nuisance qu’il construit patiemment et offre aux néolibéraux comme un rempart le moment venu. Il est ainsi le chien de garde de cette sociale démocratie à bout de souffle qui a élevé Macron en son sein. Toutes ses indignations sont feintes. A la fin il ne rallie jamais la gauche. Il lui demande de se rallier à lui. Incroyable vanité ! Et désespérante bêtise des quelques centaines de milliers de gens, souvent très diplômés, qui n’ont pas été assez rigoureux pour comprendre l’esbroufe.

      Pourtant le tombeur de Ayrault est-il un mystificateur si chevronné ?

      En juin 2017 il perd les élections législatives dans sa commune de Trappes sérieusement ébranlée par le communautarisme. Or à Trappes aux présidentielles, il avait fait 24,23 % quand Mélenchon faisait 32,62 % et Macron 17,65 %. On s’aperçoit que le peuple d’une banlieue en grande difficulté, qui l’a vu à l’oeuvre pendant 5 ans, comprend mieux la vacuité du personnage que les cadres supérieurs et les intellectuels des centre-villes qui pensent voter pour un défenseur du bien commun. Les citoyens savent qu’une caution, un rempart, un faux nez, ne peut rien changer à leur vie quand ils ont besoin que les politiques soient charpentés et déterminés pour affronter les multinationales de l’eau ou de l’électricité qui coupent les robinets….

      Cette duplicité est aussi révélée par le fait que sa femme n’est pas la simple citoyenne ayant droit à la confidentialité qu’il réclame pour elle en invoquant le féminisme :

      « Je trouve incroyable qu’en 2016, une femme puisse dire d’une autre qu’il faille qu’elle se cache derrière son compagnon, en l’occurrence moi, avait répliqué Benoît Hamon.
      J’ai une grande admiration pour ma femme. Elle souhaite rester discrète sur sa vie, on est au 21e siècle, on a deux carrières différentes et ce n’est pas parce que je fais de la politique que je dois l’imposer à ma femme et à mes filles ».

      Mystification à nouveau. Séchons vite les larmes des « progressistes » sociaux démocrates bouleversés par l’évocation de la femme et des enfants et intéressons les aux faits : sa femme est bel et bien une activiste politique, Gabrielle Guallar, qui a bataillé pour le compte de son employeur en faveur de l’ouverture des magasins le dimanche, a défendu la casse sociale des lois Macron au sein même du sénat, le 10 mars 2015 devant une commission spéciale chargée d’examiner la loi Macron. Elle est lobbyiste pour Bernard Arnault. Ses activités professionnelles lui imposent d’aller contre les idées que son mari professe, voire d’intriguer comme le font les lobbyistes pour amender les propositions de loi, les rédiger carrément, obtenir des révisions en catimini au petit matin, inviter les plus récalcitrants en voyage ou les couvrir de cadeaux. C’est ce que font les lobbyistes comme elle. Lire l’article ici.

      On ne lui interdit pas de l’être d’ailleurs. A chacun son éthique et sa morale. Les lobbyistes sont l’ADN de l’Europe et ils ont pignon sur rue. Ils représentent même la quintessence de la réussite politique de notre temps : être capable d’influencer au point que les lois sont contournées, détournées, dévoyées, et de telle manière que le citoyen ne pourra jamais défendre l’intérêt publique. Oui Madame Hamon peut parfaitement passer ses journées professionnelles à pourrir la vie de Monsieur Hamon, soi-disant représentant du peuple de gauche. Mais on interdit à Monsieur Hamon de nous le cacher. Ainsi, quand il est devenu Ministre de l’éducation nationale, Monsieur Hamon n’a pas expliqué aux citoyens que le chef de Madame Hamon chez Arnault était aussi le Président du conseil d’administration du CNED, un organisme financé par… l’Education nationale. Même le Canard enchaîné s’en était offusqué.

      Beaucoup de cachotterie pour quelqu’un qui donne des leçons à la terre entière. Et pourtant, cela nous l’aurait presque rendu sympathique finalement, s’il avait eu ce petit sursaut d’exigence morale, et nous avait révélé qu’il vivait avec un ennemi politique direct, très haut placé et très actif. On aurait imaginer les empoignades idéologiques et les crêpages de chignon, la difficulté d’expliquer aux enfants que papa veut réformer l’Europe mais que maman ne veut pas… Mais je déraille. Voilà que je parle des enfants comme un vulgaire Hamon.

      Il aurait pu dire : "ok, elle est de droite, d’extrême centre, je suis de gauche, on vit comme cela, ça ne vous regarde pas ». Il aurait aussi pu dire : « son salaire extravagant (ce genre de poste est au-delà des 10 000 euros bruts mensuels) ne me pousse pas à mener la grande vie et notre appartement n’est pas (indirectement) payé par Bernard Arnault, car je mets un point d’honneur à dissocier ma vie privée de ma vie politique » .

      Mais au lieu de cela il la fait passer pour une oie blanche dont il se dit fier des diplômes (Collège d’Europe de Bruges, le ENA européen, particulièrement ultra libéral), en escamotant la réalité de ce qu’elle est : une activiste politique au service direct d’un des oligarques les plus voraces de la place. Il nous la fait passer pour une brave femme innocente et inoffensive qu’il conviendrait de protéger, et nous prend pour des abrutis. Récurrent chez ce monsieur. La duplicité comme art de vivre.

      Et les sujets d’étonnements ne s’arrêtent pas là.

      Dans le JDD ce jour, il rappelle qu’il ne « fait pas partie de ceux qui pensent que la reconquête des classes populaires passe par l’abandon de l’Europe » .
      « Nous sommes d’accord sur le constat. L’Union européenne est mal gouvernée. Mais nous avons un désaccord stratégique car LFI envisage sérieusement une sortie de la France de l’euro et de l’union européenne. C’est une erreur majeure. »

      Or il s’allie avec Varoufakis qui a craqué lors du bras de fer avec l’Eurogroupe et contribué à plonger la Grèce dans le moyen âge social. L’histoire de Tsipras et Varoufakis est en train de s’écrire. Il est désormais clair qu’ils ont joué un rôle actif de défense du système ultra libéral imposé par l’Europe aux Etats. Et Hamon ne trouve rien de mieux que de s’allier à eux.
      Mais ce type n’a t’il aucune pudeur ? Est-il prêt à toutes les combines pour s’inventer une façade « progressiste » respectable ? Il fonctionne tout le temps sur des manoeuvres d’appareil, des alliances de circonstances, l’incapacité profonde à se forger une conviction. Tout pour la survie politique et le remplissage de l’égo. C’est ce qui le caractérise le mieux finalement : le tout à l’égo.

      Voici plus bas ce qui est disponible entre autres concernant Varoufakis et la Grèce (sur le site d’Olivier Berruyer les-crises.fr). C’est une longue analyse sérieuse et documentée qui montre que l’Europe actuelle ne se réformera pas. Elle se quittera. Les forces à l’oeuvre au sommet ne laisseront jamais le pouvoir leur échapper. La Grèce en a apporté la preuve. Les paradis fiscaux constitutifs de l’Europe actuelle en apportent une seconde preuve.

      Un passage de l’étude d’Eric Toussaint :

      Dès le mardi matin 24 février, les médias ont affirmé que le retard était la preuve que Varoufakis était incompétent. Varoufakis commente : « Une accusation à laquelle je ne pouvais pas répondre sans dire que j’avais secrètement négocié avec les créanciers avant de soumettre officiellement ma liste » (p. 286). Le pire était à venir : quelques heures plus tard, la presse grecque révélait le contenu du document envoyé par Varoufakis à l’Eurogroupe et annonçait que ce document avait été écrit par Declan Costello de la Commission européenne, ce qui était largement vrai. Comme le reconnaît Varoufakis : « Mon sang n’a fait qu’un tour, j’ai pris mon ordinateur portable, ouvert ma liste de réformes, cliqué sur « Dossier », puis sur « Propriétés », et j’ai vu qu’à côté d’« Auteur » apparaissait « Costello Declan (ECFIN) [Affaires économiques et financières] », et juste en dessous, après « Entreprise », deux mots couronnant mon humiliation : « Commission européenne » » (p. 287). [5
      Varoufakis poursuit son récit et dit que toute honte bue, il se rend à la réunion du Conseil des Ministres. Il affirme qu’après deux heures de discussion, il a obtenu le feu vert
      des ministres pour poursuivre les négociations sur la base du texte qu’il avait envoyé la veille à l’Eurogroupe. Varoufakis ne donne aucun détail sur la discussion qui a eu lieu lors de cette réunion ni sur les personnes qui étaient présentes.
      Heureusement, d’autres sources sont disponibles pour se faire une idée correcte des discussions qui ont eu lieu lors de ce Conseil des Ministres restreint. Voici un extrait d’un article rédigé par une journaliste bien informée du quotidien grec Kathimerini : « Dans les sommets gouvernementaux, les frictions internes se sont exprimées lors de la réunion du Conseil Gouvernemental d’hier, où le ministre de la Reconstruction productive, de l’environnement et de l’énergie, Panagiotis Lafazanis, a exprimé de fortes réserves à l’égard des engagements pris par le gouvernement avec une liste des réformes envoyées aux partenaires et a demandé des clarifications, principalement au sujet des privatisations, qui concernant son ministère, mais aussi en référence à l’engagement pris de poursuivre l’harmonisation du marché de l’électricité et du gaz naturel avec les normes du marché et la législation de l’UE. Mme Nadia Valavani [6] a soulevé la question de la mise en œuvre rapide du règlement des arriérés de dette. De la part d’autres ministres, cependant, on percevait des murmures de désapprobation quant au fait qu’ils n’avaient pas vu le texte dans sa forme finale avant qu’il ne soit envoyé. » [7]

      Et LFI ferait une erreur majeure en s’éloignant des liquidateurs de l’Eurogroupe ? Ceux qui ont traité le nouvel allié de Hamon d’une telle manière et qui ne sont pas élus ? Par quel miracle Hamon imagine-t’il les combattre quand le vote n’est même pas une solution ? On comprend pourquoi il ne dit jamais rien des moyens qu’il compte utiliser pour réformer en profondeur l’Europe actuelle de l’intérieur. Il ment par omission. Il n’a aucun plan.

      Hamon est un enfumeur professionnel qui surfe sur la peur des gens à remettre en question sérieusement le système de prédation dans lequel ils vivent depuis toujours. Il trouvera toujours des angles d’attaque destinés à leurrer ceux qui sont influencés par la propagande du "no alternative ». C’est son fond de commerce.

      On l’ a vu avec le revenu universel. La LFI se bat pour une reconstruction du travail et de l’emploi en luttant contre les multinationales (LVMH notamment !) qui ne paient pas d’impôts quasi légalement, qui poussent Valls (poussé par Hamon !) et Macron pour financer leur recherche ou leurs licenciements, qui tronquent leurs données concernant leurs empreintes environnementales, etc. Alors, au lieu de rejoindre LFI, Hamon doit inventer pour se différencier et appâter les naïfs qui n‘ont plus aucune culture politique, et surtout aucune velléité de creuser : il invente le miroir aux alouettes d’un revenu qui bénéficierait à toutes et à tous… Avec l’argent de qui ? En taxant les multinationales sans quitter l’Europe ? Par simple pouvoir de conviction verbal ? Tartuffe. Ici un article qui remet les pendules à l’heure sur cette énième esbrouffe :

      « Ainsi, la redistribution des richesses et la fin de l’exploitation ne passera pas par la proposition de revenu universel d’un Hamon, qui a fait ses bancs d’école au PS et au gouvernement. Il y a, sur ce terrain là, une bataille à mener. De plus, il serait pour le moins utopique de croire que les classes dominantes laisseraient tout à coup financer un revenu universel à la hauteur d’un niveau de vie décent, acceptant ainsi une redistribution des richesses à laquelle elles passent au contraire leur temps à s’opposer - en refusant d’interdire les licenciements, en faisant pression sur les salaires à la baisse, en détricotant la sécurité sociale et le droit du travail, en organisant le chômage. Ainsi, si l’on veut imaginer un véritable « revenu universel », cela passera d’abord par la lutte pour la baisse du temps de travail, via son partage entre toutes et tous. »

      Dans le registre de la vacuité des propositions, cette note de blog ici, avec ce passage :

      « On trouve des tas de choses séduisantes dans le programme de Hamon, comme mettre “une dose de proportionnelle” dans les élections législatives, reconnaître le vote blanc ou encore un “49.3 citoyen” qui permettrait à des gens d’avoir une incidence sur la proposition ou le vote d’une loi. Bref, ça ne mange pas de pain comme on dit. D’autres points consistent essentiellement à réparer les dégâts commis par le gouvernement dont Hamon fut un temps ministre : abroger la loi travail, par exemple, passe pour une mesure particulièrement “de gauche”, même si Hamon n’aurait pas eu besoin de le proposer s’il avait voté la motion de censure déposée par l’opposition au moment du passage en force de la loi. D’autres mesures sont carrément anecdotiques et ne parlent qu’aux cadres et professions intellectuelles qui, il est vrai, ont constitué la plus grande part des votants à la primaire de la “Belle Alliance populaire” qui n’avait de populaire que le nom. Par exemple, le droit à la déconnexion (pourtant déjà présent dans la loi Travail qu’il se propose d’abroger) qui ne concerne guère les employés et ouvriers, ou encore le revenu universel, qui comme son nom l’indique, est versé aux pauvres comme aux classes moyennes ou aux gens aisés. »

      Voilà, j’ai pris quatre heures à bosser sur le cas de ce sinistre personnage parce qu’il m’a mis en colère avec cette nouvelle démonstration de sa cuistrerie dans le JDD, et aussi parce que j’en suis arrivé à penser que c’était une erreur de l’ignorer. L’insignifiance intellectuelle et politique ne supprime pas le danger. Au contraire. La démagogie est la plus insidieuse des armes à combattre et Hamon est plus dangereux que la droite et le CAC40 réunis finalement.

      Il va falloir que nous soyons costauds en face de gens dénués de toute fierté. Il faudra éplucher leurs arguments et les dénoncer un à un, en leur opposant toujours notre programme politique.

      Mais le timing est bon. Il faut les démasquer maintenant et ne pas avoir à le faire 6 semaines avant le premier tour…

      Deeplo.

      http://www.lejdd.fr/politique/benoit-hamon-jappelle-la-france-insoumise-a-mettre-entre-parentheses-sa-strate

      http://revolutionpermanente.org/Benoit-Hamon-et-la-fausse-bonne-idee-du-revenu-universel

      https://blogs.mediapart.fr/revue-frustration/blog/130217/hamon-est-il-vraiment-tres-gauche


    • La double-pensée est peut-être ce qui définit le mieux la présidence Macron. Dire quelque chose tout en faisant l’inverse est devenu une marque de fabrique du pouvoir. Précariser c’est protéger quand il s’agissait de casser le code du travail, démanteler le modèle social c’est moderniser quand il s’agit de creuser les inégalités, gazer et pourchasser les migrants c’est agir avec humanité quand il s’agit de mener une politique que le Front National ne renierait pas et donc mettre au pas le Parlement en passant par les ordonnances c’est mener une concertation.

      #service_public #domaine_marchand #république

    • L’Ephéméride de la semaine, c’est Saint Rapport Spinetta

      Aujourd’hui Mercredi 28 Février 2018, c’est la Saint Rapport Spinetta.
      Saint Rapport Spinetta du nom de son rédacteur, Jean Cyril,
      non ce n’est pas une blague,

      Le lien direct vers le mp3 fonctionne
      http://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/sons/3047789/3086213_Saint_Rapport_Spinetta.mp3


      Spinetta, ancien PDG d’Air France, missionné pour privatiser la compagnie aérienne,
      accusé, quand il était président du conseil de surveillance d’AREVA d’avoir retardé la libération des otages lors de l’affaire de la prise d’otages français au Niger, et d’avoir tenté d’assassiner un ancien colonel de la DGSE,
      Jean Cyril,
      non ce n’est pas une blague,
      Spinetta, soupçonné de blanchiment en bande organisée, de travail dissimulé, de complicité de corruption passive, de trafic d’influence et de complicité d’abus de biens sociaux pendant une enquête sur une compagnie sous traitante d’Air France,
      Jean Cyril,
      ce n’est pas une blague,
      Spinetta, Socialo. . . . de toujours, et donc chiraco macrono compatible, donc le type idéal à qui il faut confier le démantèlement du service public ferroviaire,

      Saint donc Rapport Spinetta,
      du nom de qui vous savez,
      est la saint patron de ceux qui veulent nous faire prendre de force le train de la Réforme, en marche,
      en marche
      en marche,
      C’est toujours en marche ces derniers temps.
      . . . . . . .
      http://audioblog.arteradio.com/post/3083939/saint_rapport_spinetta


  • Lille en résistance... du 7 au 11 mars 2018 !
    http://labrique.net/index.php/thematiques/hors-canard/966-lille-en-resistance-du-7-au-11-mars-2018

    Toutes et tous à Lille pour une semaine de résistance antifasciste Le 16ème congrès du Front National se tiendra les 10 et 11 mars à Lille, à une trentaine de kilomètres d’Hénin-Beaumont, mairie frontiste dans une région où Le Pen a obtenu près de 1,5 million de voix le 7 mai 2017 ! Ce congrès revêt une importance toute particulière. Il s’agit de « refonder » le parti en vue de parachever l’entreprise de « dédiabolisation » ainsi que de transformer son audience électorale en force militante. Avec plus de 10 millions de voix à l’échelle nationale au second tour de la dernière élection présidentielle, la perspective et l’éventualité de la prise du pouvoir par le Front National, qu’il change de nom ou pas, allié à toute l’extrême droite et la droite extrême est plus que jamais d’actualité. Le lien vers l’évènement : (...)

    #En_vedette #Hors_canard


  • Lille en résistance... du 7 au 11 mars 2018 !
    http://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/966-lille-en-resistance-du-7-au-11-mars-2018

    Toutes et tous à Lille pour une semaine de résistance antifasciste Le 16ème congrès du Front National se tiendra les 10 et 11 mars à Lille, à une trentaine de kilomètres d’Hénin-Beaumont, mairie frontiste dans une région où Le Pen a obtenu près de 1,5 million de voix le 7 mai 2017 ! Ce congrès revêt une importance toute particulière. Il s’agit de « refonder » le parti en vue de parachever l’entreprise de « dédiabolisation » ainsi que de transformer son audience électorale en force militante. Avec plus de 10 millions de voix à l’échelle nationale au second tour de la dernière élection présidentielle, la perspective et l’éventualité de la prise du pouvoir par le Front National, qu’il change de nom ou pas, allié à toute l’extrême droite et la droite extrême est plus que jamais d’actualité. Le lien vers l’évènement : (...)

    #En_vedette #Lutte_des_classes


  • « Le Rom est d’ailleurs devenu un bouc émissaire transversal à l’échiquier politique, depuis la gauche libérale avec Manuel Valls jusqu’au Front National. Si on doit pointer précisément un responsable à la situation actuelle, c’est plutôt une classe sociale – les riches – et un système économique, le néolibéralisme. Puisqu’il faut des formules fortes : le banquier plutôt que l’immigré ! » https://portail.bastamag.net/Monique-Pincon-Charlot-La-violence


  • Ex-Mossad agent who helped capture Eichmann backs far-right German party with Nazi past as ’great hope’ - Israel News - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-ex-mossad-agent-who-captured-eichmann-backs-far-right-germany-part

    Former cabinet member and #Mossad agent Rafi Eitan has expressed support for the far-right Alternative for Germany party, saying he hopes its ideology expands to the rest of #Europe.

    In honor of International Holocaust Remembrance Day last month, Eitan praised the controversial German party (known as #AfD) for coming out against anti-Semitism and supporting Jewish life in Germany. In his video message to the party, published on his Facebook page Saturday, Eitan said: “If you work wisely, powerfully and, most importantly, realistically confronting a situation and deciding to act according to given circumstances, I’m sure that instead of an alternative to Germany, you’ll become an alternative to Europe.”

    #sionisme #extrême_droite

    • Le sionisme c’est très bien entendu avec le nazisme jusqu’a conclure un accord dit ‘l’accord de la haavara’ permettant a des juifs allemands de partir en Palestine avec beaucoup d’argent afin de construire l’état d’Israel .
      .je mets en lien les commentaires de Haaretz : “‘Not surprising
      It’s not really surprising that a man who has spent his life demonizing Arabs should express hatred towards Muslims. The dehumanization of the Arab population of Israel was pretty much a prerequisite to taking their land; the continuing rationalization of Israel’s oppression of the Palestinians requires this, too. Why is it shocking that an agent of the Israeli state should be expressing such views? Indeed, the common links between the ethnic nationalism of Israel and the ethnic nationalism of Germany that Eitan is encouraging so strongly should be hard to miss’ suite :
      ‘to the surprise of... nobody

      This should surprise no one. Rafi long ago compared Palestinians to cockroaches and parasites, as if stealing the phrase from the mouths of Nazis talking about Jews. The break between the Israeli right and Fascists wasn’t over general outlook, it was over anti-Semitism. Early LEHI and Herut styled uniforms and writings after fascists. Perhaps if the Nazis had confined themselves to murdering communists, gays, and Gypsies Rafi would have been kidnapping Eichman for advice. Perhaps it is a cruel irony that Israel and neo-Nazis are coalescing, but history is full of irony’ et
      ‘Rafi Titan and the AFD

      I fully and entirely agree with the words of the Israeli Ambassador. Unfortunately Eitan is not the only Israeli right wing politician on friendly terms with neo fascists parties/groups, mostly in Europe, for the sole reason of the common hatred and fear of Muslims. The awful mistake they are all making is that such parties as the AFD, the Front National in France and others like them in Europe, are pure racialists. At present their racialism is directed mostly at Muslims, tomorrow it may, and probably will be, redirected at others, including Jews. in the US is the best example of such a trend.’”
      Vous me direz comment des juifs européens, instruits, éduqués ayant souffert des nazis, peuvent accumuler autant de haine envers les Palestiniens, arabes, ou musulmans au point de leur faire subir la même chose qu’ils ont/auraient subi sous les nazis ?? et bien les victimes peuvent devenir des bourreaux et inversement je le crois.

    • @elihanah je ne crois pas que ce vieux poncif antisémite (1er paragraphe de ta réponse) puisse être d’une quelconque utilité pour le peuple palestinien. En tout cas il n’est pas un argument recevable. Merci de réfléchir à le retirer.


  • L’idiotie congénitale d’un certain antiracisme
    http://www.dedefensa.org/article/lidiotie-congenitale-dun-certain-antiracisme

    L’idiotie congénitale d’un certain antiracisme

    Les mérites d’un minimalisme en politique

    La dernière élection présidentielle en France a permis une mise au net du paysage politique. Les partis qui animaient le champ médiatique de petites phrases lancées par leurs dirigeants, seule denrée au menu du débat public, y ont terminé leur existence.

    Le parti socialiste et les Républicains ont littéralement été pulvérisés, et la comédie de l’alternance mise en place depuis le suicide assisté du PCF par l’OPA mitterrandiste s’est achevée.

    Le Front National, gardé en lice, a été carbonisé lors de l’assaut final, le duel (pugilat) télévisé qui allait consacrer l’un des deux candidats. Sa Présidente, préoccupée de déstabiliser un rhétoriqueur très entraîné dans la production de sophismes où se tiennent ensemble sans (...)


    • Relevé parmi les commentaires :

      Baby love : “Anyone can be negative, but it’s not a proper critique of a person or a situation. For what it’s worth, France (and I live here) has changed enormously since May’s elections. There really is more of a sense of hope in the air rather than the gloom that a Brexit-style Front National would have brought about.”

      Franz Ferdinand : “Hope is the last and the worst of all evils because it prolongs the torments of man.”


  • Désormais bloqué par @nidal qui joue à confondre les dealeurs en complotisme et leurs clients, une réponse rapide à https://seenthis.net/messages/642685
    Oui, j’ai confondu bd Voltaire qui n’avait pas à être cité ici avec le réseau Voltaire. Ce dernier ne semble cité nulle part sur seenthis, sauf par son propre compte, en 2011, @ reseau_voltaire.

    A moins que ce soit de notoriété publique et tu seulement ici, que Jean-Louis Robert ai relu le manuscrit de cette BD et en soit remercié n’indique absolument pas qu’il sache que Raphaël Meyssan travaille pour le réseau Voltaire, depuis des années. Ce n’est pas ou plus le cas des lecteurs du seen précité.
    Sur le réseau Voltaire, organisation complotiste et manipulatrice, je le maintien, il suffit de lire la fort diplomatique (...) notice wikipédia pour savoir combien de gens de gauche y ont participé au départ. Ça n’a surement pas plus d’importance ou de signification que son hébergement et son financement ultérieur par la Syrie.
    C’est sûrement l’amour... de la BD qui rend aveugle.

    #complotisme

    • Je n’ai pas découvert ces faits sur R.M sur gogole comme tu le dis, @unagi, [edit quant à « la pureté en politique », c’est aussi m’imputer une positon à la fois débile et néfaste, passons], je l’ai signalé, suite à un tweet des éditions Libertalia qui avait recommandé son livre, tout comme je l’avais stupidement fait grâce à seenthis .
      Plutôt furieux d’avoir recommandé le livre d’un tel personnage grâce à seenthis , j’ai cherché à vérifier la chose et une source primaire que l’on doit à R.M lui même a permis de le faire. C’est pas difficile, j’y insiste à nouveau, c’est pas du gogole décérébrant contrairement à ce que tu dis, c’est pas des tiers malintentionnés ou une intox c’est ce qu’affirme R.M sur son propre site professionnel lorsqu’il cite le réseau Voltaire parmi ses « références ».
      http://www.editorial-design.org
      Parmi ces « références » on trouve d’ailleurs d’autres entreprises ou organes de presse liés à ce « Réseau Voltaire » : Intelligencia (Liban) par exemple, et pour le reste je laisse aux connaisseurs le soin de regarder, sachant que la mention de Syria Alghad vient de disparaître de cette liste de « références »... Ménage et lustrage en cours semble-t-il.

      Faut dire qu’une version bien plus sympatoche est en cours d’officialisation (on le voit ici même, comme dans la presse mainstream)
      http://www.meyssan.com/Biographie-de-Raphael-Meyssan
      « Ses clients sont des personnes qui ont des choses à dire et non à vendre : artistes, chercheurs, psychanalystes, archivistes... (...) Son écriture haletante s’inspire de certaines séries télé d’investigation » dit-il de lui même.

      Un exemple local et récent des positions politique de ce réseau, pour Thierry Meyssan, Nuit debout c’est la CIA
      https://seenthis.net/messages/479203

      Un exemple en milieu scolaire d’une difficulté à appréhender les théories conspirationnistes que l’on pouvait penser moins prégnante sur seenthis
      https://seenthis.net/messages/462719#message462753

      De cette participation au Réseau Voltaire de @raphael il ne doit pas être question puisque ici sous peine d’ostracisme, on est tous d’accord : "on sait tout de même qui est Raphaël" (@nidal).

      #senthis_arnaque
      #conspirationnisme #manipulation

    • En 2000
      http://transfert.net/Archives-en-ligne-le-FN-deboute

      Président de l’association Réseau Voltaire, Thierry Meyssan manifestait son désappointement à la sortie de l’audience. Mercredi 6 décembre, la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris l’a relaxé du délit de diffamation à l’égard de Karl Lang. Elle a également rejeté les poursuites du secrétaire général du Front National contre Raphaël Meyssan, fils de Thierry et #webmestre du site du Réseau Voltaire.

      et aujourd’hui ? et il y a un ou deux ans ?
      On peut toujours lui envoyer un message par l’entremise du site du réseau machin
      http://www.voltairenet.org/email14.html?lang=fr
      webmestres et lecteurs de BD de tous bords unissez vous ?

    • En 2002 (merci @unagi je finis par faire ce que tu m’imputais, regarder sur gogole)

      Les complotistes tissent leur toile
      https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-internet/20090203.RUE8178/les-complotistes-tissent-leur-toile-1-2-de-meyssan-a-loose-change.html

      Le 10 février 2002, le fils de Thierry Meyssan, Raphaël, publie sur un site internet qu’il dirige, Asile.org, un « jeu des sept erreurs » sur le Pentagone. Le but ? Alerter les lecteurs « de manière ludique et dédramatisante », selon Raphaël Meyssan. Le site, habitué à quelques centaines de visiteurs quotidiens, en reçoit plus de 80 000 par jour, toujours d’après son fondateur. Un succès rapidement interprété par les journalistes comme un coup de pub. Un mois plus tard, le 11 mars 2002, sort le livre de Thierry Meyssan, « L’Effroyable Imposture »,

      Une entreprise qui marche : La désinformation par le net ?
      https://www.clicanoo.re/node/361014

      Le mardi 12 mars, alors que ni la thèse du Réseau Voltaire ni asile.org n’ont bénéficié de relais dans la presse, ce site culmine à 85 000 visites selon les mesures de son hébergeur, Gitoyen. Largement plus que beaucoup de sites de la presse écrite française. Et « environ deux tiers de nos connexions viennent des États-Unis », assure Raphaël Meyssan.

      Une belle success story qui vaut qualification.
      Sur son site : http://www.editorial-design.org :

      « Nous concevons des journaux, tant imprimés que sur Internet. Notre recherche pour mettre à profit les nouvelles technologies dans une logique éditoriale s’est avérée fructueuse, en France et en Amérique latine. »

      Le sens du buzz, et un réseau « libertaire » (si si)
      http://www.technikart.com/heros-malgre-lui

      Olivier se rend au bureau, la vie prend un tout nouveau jour. Il prend contact avec le Réseau Voltaire, une officine libertaire qui lutte pour la liberté d’expression sur le Net.
      Samedi 14 avril (début d’après-midi). Thierry Meyssan (fondateur du Réseau, mais moins drôle que Voltaire), débarque au bureau avec trois acolytes et quelques dossiers déjà préparés. Raphaël Meyssan, le fils de Thierry : « C’est génial, tu es assigné ! »

      Une fidélité au père et à ses âneries à toute épreuve ?
      Internet véhicule une rumeur extravagante sur le 11 septembre
      http://pascalfroissart.online.fr/2-presse/2002-lemonde.pdf

      Mais, le 10 février, le site L’Asile utopique (asile.org), géré par le fils de Thierry Meyssan, Raphaël, publie une version allégée de cette thèse. La présentation, courte et scandée, exhibe des photos de l’attentat contre le Pentagone, toutes reprises de sites officiels américains. Une minute suffit à parcourir ce montage, agrémenté de légendes au ton badin et énigmatique, qui stigmatisent l’absence de débris sur les lieux de l’attentat mais ne démontrent pas la théorie du complot. Dans cette sélection sur asile.org, la photo d’Associated Press (AP), montrant un morceau de fuselage gisant à une centaine de mètres du Pentagone, n’y figure toutefois pas. « On nous raconte que l’avion s’est complètement désintégré (...), mais on retrouve à plusieurs dizaines de mètres de l’explosion un morceau de carlingue tordu, mais pas calciné », rétorque Raphaël Meyssan.

      En août 2011, R.M donne des nouvelles de son père
      http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-il-y-a-eu-des-coups-de-feu-a-l-interieur-de-l-ho

      On peut changer de position, mais dans ce cas là, j’ai beau chercher, rien ne le montre. Si quelqu’un en sait quelque chose parmi ceux qui savent bien qui est R.M ou d’autres, j’aimerais être tenu au courant, je me sentirais moins berné que je ne l’ai été.

    • @touti, je le redit, le problème n’est pas la filiation (sauf peut-être pour R.M. lui même). J’indiquais juste après l’avoir mentionné que "Ce Raphaël Meyssan est le graphiste du Réseau Voltaire" ce que personne ici n’a jusqu’alors démenti.

      Le problème est l’activité de R.M., "la situation de Raphaël", selon l’euphémisme de @nidal toujours des plus imprécis sur cette dimension ("on sait tout de même qui est Rapaël"). Quant aux #, chercher à faire croire comme le fait @nidal qu’ils sont employé ad hominem alors qu’ils concernent le RV, c’est se moquer du monde. Ce genre de réponse qui ne dit rien ou cherche à discréditer mon propos par des moyens controuvés n’a donc rien de convaincant. Je comprends même pas comment il se fait que ce ne soit pas relevé.

      La question n’est pas non plus, @rastapopoulos, que R.M continue de revendiquer sa participation au RV (cf son site), car pour ce qui est de cet aspect de son passé, il serait fort difficile à cacher, mais bien que pour ce qui est du présent, personne ici parmi ceux qui savent (?), dont @raphael et @fil, n’en dit rien.
      Que la mention de Syria Alghad ait disparu de la liste de « références » de R.M. laisse penser en revanche que ce qui craint mais n’a pas fait l’objet d’articles (comme son implication dans le RV) est en train d’être dissimulé...

      On peut se gourrer dangereusement, ne plus être d’accord avec le RV par exemple, et ne pas le cacher mais au contraire l’expliquer. Jusqu’à plus ample informé il ne semble pas que R.M. en soit là (si c’était le cas, sans doute aurait-il fait supprimer la page du site de RV qui permet de prendre contact avec lui). On serait devant le scénario devenu un classique du/des confusionnisme/s (cf Soral, Philippot), un conspirationniste qui s’approprie un pan de la culture "de gauche" ou révolutionnaire (La Commune) et se fait sa pub depuis ça ?

      Je n’ai nulle part dit que cette BD ne serait pas "remarquable", j’ai tout au contraire relayé l’annonce de cette publication, ce pourquoi je ne suis pas indigné mais furieux d’avoir été berné (oui, @de_quels_droits_, j’ai dans ce cas "colporté de travers"). La mauvaise foi et le déni se sont ensuite manifesté à plein tube (un des multiples exemples en plus de ceux déjà cité : non je ne compares R.M. à un troll facho, le cas parait bien différent) sans dire quoi que ce soit de l’implication de R.M. dans le RV.

      Seenthis est aussi un outil supposé relever des cas de #désinformation, ces derniers ne sont pas toujours d’origine mainstream. Que -jusqu’à plus ample informé- quelqu’un ici travaille pour le RV ne poserait pas problème puisqu’il n’en parle pas ici, ne véhicule rien depuis cette provenance et que personne n’en parle ici ?

      Pour ma part, au vu des non réponses, la fiabilité et l’intégrité de #seenthis sont en cause. Et c’est grave emmerdant.

    • Bien qu’il y ait ici des gens bien plus qualifiés que moi pour conduire de telles recherches, personne ne donne de précisions. Je continue à en chercher, maladroitement certes, et sachant que sur une échelle de 1 à 10 mon degré de confiance dans la confrontation des infos ici a du dégringoler de 7 à 3 (sur ce Raphael, ça chute à -5).

      Un rappel : Syrie, été 2006. De gauche à droite : Ahmed Moualek, du site Labanlieuesexprime, Dieudonné, Thierry Meyssan du Réseau Voltaire, Alain Soral et Frédéric Chatillon


      Dans « Comment un ancien du GUD fait la promo de la Syrie » (2009)
      http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2009/12/18/comment-un-ancien-du-gud-fait-la-promo-de-la-syrie

      Sur Syria Alghad (la mention effacée des références de R.M sur son site) voilà ce que je trouve (citation ne vaut pas accord, il s’agit d’un papier geek sur les moyens de com du RV)
      Le réseau voltaire et la Syrie (2012)
      http://pixellibre.net/2012/03/le-reseau-voltaire-et-la-syrie

      Le réseau voltaire dispose également d’une antenne en Syrie, à Damas pour être précis, elle s’appelle Syria Alghad. C’est une radio (le 104.4) et le réseau avait (et a encore) pignon sur rue dans Damas et en Syrie.

      On trouve aussi, une mention, spécial panier de crabes, selon une source très française (...) dans : Conspirationnisme : Thierry Meyssan, le maître à fausser (2015)
      https://www.lexpress.fr/actualite/societe/conspirationnisme-thierry-meyssan-le-maitre-a-fausser_1672294.html

      A Damas, Thierry Meyssan forme des cadres du régime au sein de l’institut de recherche politique Syria Al-Ghad (Syrie Demain). (...) Depuis le déclenchement de la guerre civile syrienne, en 2011, notre « journaliste en exil » assure, en vidéo, le service après-vente de la propagande du régime de Bachar el-Assad.

      Ailleurs je lis que T.M. s’était vanté d’avoir par le passé, travaillé avec les services israéliens, ou ensuite négocié la libération d’otages... Ça grenouille entre agent d’influence, espionnage (réel et/ou imaginaire). Ce type est un jobard, qui semble décidé depuis l’enfance à jouer un « rôle important » (faire de la politique, faire l’espion, influencer), passé selon un chemin tortueux (responsabilités chez les radicaux de gauche,etc) d’une éducation en secte catho charismatique à un autre #antisémitisme.

      « La galaxie Dieudonné : Pour en finir avec les impostures » (Syllepses), cite de nombreuses fois TM et le RV.
      https://books.google.fr/books?id=hmSYAgAAQBAJ&pg=PT19&lpg=PT19&dq=journal+Syria+Alghad+réseau+v

      Ce livre comporte une note 64 -dont je ne sais à quelle partie du texte elle se rattache, celle-ci n’étant pas accessible en ligne - j’imagine au titre des publications liées au RV ou auxquelles le RV a vendu ou offert son « expertise » (oui, c’est ténu, mais je vais pas commander le livre ni même le chercher en bibliothèque, si quelqu’un l’a merci de préciser et de démentir le cas échéant cette hypothèse si elle est fausse) ,en gras les publications cités parmi les « références » media de RM :

      Agencia Cubana de Noticias (Cuba), Agencia Nacional de Communicacion (Argentine), Agenca Informe de Prensa Internacional (Pérou), Contralinea (Mexique), Fortuna (Mexique), Horizon et Débats (Suisse), Opcion (Equateur), Syria Alghad (Syrie), New Orient News (Liban)

      Parmi les références media de R.M., la mention de Syria Alghad a disparu il y a quelques jours (qu’en diraient ceux qui « connaissent la situation de RM » ?). Ces références sont quoi qu’il en soit incomplètes, plus précisément, R.M. occulte certaines de ses activités, passées ou présentes (?), préférant citer des contributions plus neutres ou plus flatteuses, par exemple Periódico de las Madres de Plaza de Mayo, et se faire admettre/admirer pour sa BD.
      http://www.editorial-design.org

      Agencia Informe de Prensa Internacional (Pérou), Agencia nacional de comunicación (Argentine), Alia2 (Venezuela), Altercom (Équateur), Bolpress (Bolivie), Contralínea (Mexique), Desde Abajo (Colombie), Éditions des Arènes (France), El Juguete Rabioso (Bolivie), El Sucre (Équateur), Federación Latinoamericana de Periodistas (Mexique), Fortuna (Mexique), Intelligencia (Liban), Observatorio de Medios (Argentine), Opción (Équateur), Periódico de las Madres de Plaza de Mayo (Argentine), Punto Final (Chili), Question (Venezuela), Réseau Voltaire (France), Unión de Trabajadores de Prensa de Buenos Aires (Argentine).

      Blanchot est passé de l’extrême droite à tout autre chose. Ça arrive aussi dans ce sens là, fort heureusement. Mais où en est donc aujourd’hui cet homme de média et dessinateur là ?

      #çarenifle

    • La recherche « Raphaël Meyssan » sur seenthis donne une réponse étonnante
      https://seenthis.net/recherche?recherche=raphaël+meyssan

      502 Bad Gateway
      nginx

      Bug technique ou volonté de sucrer cette référence des résultats de moteurs de recherche ?
      Si c’est la seconde hypothèse, les admins ont mon mel, il me semble. Si d’aucun estiment que des explications publiques n’ont pas à être données, il aurait été possible de m’indiquer que je fais fausse route avec ces questions. Le cas échéant j’aurais pu supprimer mes posts à ce sujet. Drôle de gestion.

      Par ailleurs, je viens de voir
      https://seenthis.net/messages/31388
      ou, en août 2011, @seenthis écrivait

      « Nos nouveaux camarades de jeu aujourd’hui : (...) @ reseau_voltaire, (...). Bienvenue sur Seenthis ! »

      ce qui me surprend aussi, comment ignorer ce qu’était le RV en 2011 ?

      Pour finir, sauf erreur de ma part, rares sont les comptes ici qui citent TM ou le RV sans aucune distance ou critique :
      brujitafr
      caucasecircassie
      florencio1
      folamour
      jacqueschapman
      roger_g

      Mes seens à ce propos gâchent l’ambiance, c’est ballot. Mais j’ai décidé de ne pas m’exclure de moi même comme le consensuel silence sur ces questions y incite. Après tout j’ai des archives ici, et puis j’aimerais pouvoir encore apprécier seenthis.

    • @fil j’accuse réception de ta réponse
      https://seenthis.net/messages/642685#message658665
      ici car je ne peux le faire sur la page d’origine...
      pour t’en remercier, grâce à cela je comprend mieux ce qui s’est passé.
      Survolté je l’ai été effectivement car il aura fallu un mois, et que ce soit moi qui joue le mauvais rôle (grâce à une sollicitation extérieure) pour en savoir davantage. Au départ, j’avais considéré que les trois avis positifs de seenthisiens auxquels j’accordais a priori une certaine confiance suffisaient. Ce n’est pas toi que je considérais comme un garant personnel (je crois pas aux sauveurs, ni que des individus puissent endosser à eux seuls de telles responsabilités dans un processus collectif) mais bien le fonctionnement de seenthis (avis croisés, coopération de fait).
      Sinon, je crains de n’avoir ni le temps ni l’envie de m’impliquer dans un collectif de gestion de seenthis dont je ne connais d’ailleurs ni les tâches, ni les prérogatives. D’autant que le cas Lacroix Riz, la bienveillance et/ou l’adhésion dont bénéficient ici ses textes
      https://seenthis.net/messages/657577
      me font encore davantage relativiser la valeur et l’intérêt de ce que l’on trouve ici.
      L’invocation du/des complotisme/s par des dominants qui savent bien inventer, par exemple, des « armes de destruction massive » irakiennes pour servir leur politique ne me fera pas pour autant admettre - sauf erreur- des thèses complotistes, infondées et/ou mensongères de débris de la gauche ou de quoi que ce soit qui se présente comme critique, différent, alternatif, dissensuel, etc.




  • Right-wing extremists enter government in Austria - World Socialist Web Site

    https://www.wsws.org/en/articles/2017/12/18/aust-d18.html

    L’#extrême-droite au ministère de l’intérieur en #Autriche, même dans mes pires cauchemars...

    The conservative Austrian People’s Party (ÖVP) and the far-right Freedom Party (FPÖ) agreed on a coalition deal and presented the government’s programme and ministers on Saturday. The government is to be sworn in today.

    It will be the most right-wing government in Vienna since the Austro-fascist state under Kurt Schuschnigg, who governed Austria as a dictator from 1934 until the Anschluss with Hitler’s Germany in 1938. The FPÖ is a member of the “Europe of Nations and Freedom” group within the European parliament, which includes France’s Front National, the Dutch PVV of Geert Wilders, Italy’s Lega Nord and other right-wing extremist parties.


  • Le procès Hermant... ou comment la démocratie se dissout dans le fascisme
    http://labrique.net/index.php/thematiques/histoires-du-bocal/941-le-proces-hermant-ou-comment-la-democratie-se-dissout-dans-le-fascisme

    La Brique connaît un peu Claude Hermant. Lorsque La Voix du Nord faisait la pub de la Maison Flamande, on rétorquait ‘’Tiens, un plan com’ pour les fachos’’. Lorsqu’il serrait des pinces aux flics en manif, on prenait des notes. En peu de temps, à force de l’entendre plastronner sur l’internet, dans la presse, à la TV, on s’était à notre tour tenté de croquer l’animal. On était encore loin du compte. Pourtant, on l’observe depuis longtemps, gesticuler et pérorer, entre la boxe thaï, le paintball, la moto, le patriotisme folk, la bière, et sa carrière d’amant retraité des armes, du service d’ordre du Front National à la section de recherches de Villeneuve d’Ascq, sa carrière de politicard avortée, de ses alliances avec Serge Ayoub, leader de troisième voie et des jeunesses nationalistes révolutionnaires à (...)

    #En_vedette #Histoire_du_bocal


  • It’s the Kultur, Stupid

    http://www.nybooks.com/articles/2017/12/07/germany-alt-right-kultur-stupid

    “The reason we are inundated by culturally alien [kulturfremden] peoples such as Arabs, Sinti and Roma etc. is the systematic destruction of civil society as a possible counterweight to the enemies-of-the-constitution by whom we are ruled. These pigs are nothing other than puppets of the victor powers of the Second World War….” Thus begins a 2013 personal e-mail from Alice Weidel, who in this autumn’s pivotal German election was one of two designated “leading candidates” of the Alternative für Deutschland (hereafter AfD or the Alternative). The chief “pig” and “puppet” was, of course, Angela Merkel. Despite the publication of this leaked e-mail two weeks before election day, adding to other widely publicized evidence of AfD leaders’ xenophobic, right-wing nationalist views, one in eight German voters gave the Alternative their support. It is now the second-largest opposition party in the Bundestag, with ninety-two MPs.

    Xenophobic right-wing nationalism—in Germany of all places? The very fact that observers express surprise indicates how much Germany has changed since 1945. These days, we expect more of Germany than of ourselves. For, seen from one point of view, this is just Germany partaking in the populist normality of our time, as manifested in the Brexit vote in Britain, Marine le Pen’s Front National in France, Geert Wilders’s blond beastliness in the Netherlands, the right-wing nationalist-populist government in Poland, and Trumpery in the US.


  • Un #discours Made in #FHaine ou Made in #Wauquiez ? Le petit jeu des questions/réponses
    http://www.revolutionpermanente.fr/Un-discours-Made-in-FHaine-ou-Made-in-Wauquiez-Le-petit-jeu-des

    La #droite est sur le point de changer de président. Le favori pour le poste, Laurent Wauquiez, était hier à Mandelieu-la-Napoule, près de Nice, devant le ban, l’arrière ban et toute la troupe à pied des Républicains pour dérouler un argumentaire qui fait plus que flirter avec l’extrême droite. Demande en mariage aux électeurs du Front National ? Tentez de différencier l’un de l’autre : ce n’est pas facile !