organization:hamas

  • Face à une recrudescence de la violence en Cisjordanie, l’Autorité palestinienne est sous pression
    Middle East Eye | Zena Tahhan | 18 décembre 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/face-une-recrudescence-de-la-violence-en-cisjordanie-l-autorit-palest

    RAMALLAH, Territoires palestiniens occupés (Cisjordanie) – Après une semaine de fusillades au volant et d’attaques au couteau, de meurtres de Palestiniens commis par les forces israéliennes, de raids militaires, d’arrestations et de démolitions, l’incertitude persiste quant aux conséquences politiques et sécuritaires de cet épisode pour la Cisjordanie occupée.

    Tandis qu’Israël a attribué les différentes attaques au Hamas, des analystes interrogés par Middle East Eye expliquent que ces incidents ont impliqué des assaillants isolés et reflètent plutôt les tensions entre Palestiniens de Cisjordanie, qui ont atteint un point critique.

    Selon eux, l’Autorité palestinienne (AP), qui gouverne la Cisjordanie depuis plus de deux décennies, est de plus en plus proche d’un tournant critique et sera contrainte de procéder à des changements audacieux pour rester en place.

    « Ces événements me rappellent la première Intifada. Il y a eu de nombreuses attaques individuelles, mais la colère est généralisée », a indiqué à Middle East Eye Mohammad Daraghmeh, analyste politique basé à Ramallah. « Les gens ont perdu tout espoir. Ce n’est pas le Hamas, c’est le peuple. » (...)


  • Controverse autour du prix des droits de l’homme décerné par la France à deux ONG israélienne et palestinienne
    Par Piotr Smolar et Marc Semo Publié aujourd’hui à 16h05
    https://www.lemonde.fr/international/article/2018/12/10/controverse-autour-du-prix-des-droits-de-l-homme-decerne-par-la-france-a-deu

    La ministre de la justice Nicole Belloubet a renoncé lundi à présider la cérémonie de remise d’une récompense aux associations B’Tselem et Al-Haq, mises en cause par Israël et les organisations juives de France.

    (...) C’est finalement François Croquette, ambassadeur pour les droits de l’homme, qui a remis les prix,

    #CNCDH

    • Nicole Belloubet a du se souvenir que le gouvernement israélien considère Btselem comme la troisième menace pour Israël après le Hezbolah et le Hamas. Surtout ne pas heurter Netanyahou. C’est minable.

    • Publié le 10 Décembre 2018
      Crif - La CNCDH remet un prix à deux associations impliquées dans la campagne BDS au Ministère de la Justice
      http://www.crif.org/fr/actualites/crif-la-cncdh-remet-un-prix-deux-associations-impliquees-dans-la-campagne-bds-

      Ce lundi, la CNCDH a remis un prix à deux associations qui soutiennent le Boycott d’Israël. Dès que le Crif a pris connaissance des récipiendaires de ce prix, il a pris contact avec le Ministère de la Justice afin de l’informer de l’implication active des associations Al Haq et B’Tselem dans la campagne BDS qui vise à délégitimer l’Etat d’Israël. Francis Kalifat, Président du Crif, a écrit à la Garde des Sceaux, Ministre de la Justice. La Ministre a déclaré qu’elle n’assisterait pas comme initialement prévu à la remise du prix.


  • لماذا لا يَستَحِقْ فَشَل القَرار الأمريكيّ في الأُمم المتحدة كُل هَذهِ الاحتِفالات؟ وكَيف حَصَلتْ إسرائيل على دَعمِ 87 دولة وَقفَت ضِد المُقاوَمة لاحتِلالِها؟ ولِماذا نُطالِب بطَردِ مُعظَم السُّفَراء الفِلسطينيّين لتَجَنُّب كارِثَةٍ دِبلوماسيّةٍ وَشيكَةٍ؟ - رأي اليوم
    https://www.raialyoum.com/index.php/%d9%84%d9%85%d8%a7%d8%b0%d8%a7-%d9%84%d8%a7-%d9%8a%d8%b3%d8%aa%d8%ad%d9%8

    80 “سفارة” فِلسطينيّة تُكَلِّف مِئات المَلايين مِن الدُّولارات سَنَويًّا ثَبُتَ عَمليًّا، ومِن خِلال نَتائِج التَّصويت على هذا القَرار، أنّها في مُعظَمِها مَأوىً للعَجَزة، ولا تُقَدِّم للقضيّة الفِلسطينيّة إلا أقَل القَليل، فتَراخِي مُعظَم العامِلين فيها، وانغماسِهِم في البَذَخْ، وتَصديق أُكذوبَة أنّهم سُفَراء، ونِسيانِهم، أو تَجاهُلهم لأبْرَز واجِبات عَمَلِهِم في خِدمةِ قضيّتهم هُوَ الذي أدَّى إلى هَذهِ النَّتيجة الكارِثيّة.

    Commentant l’échec de la proposition des USA à l’ONU visant à condamner le Hamas, Abdel-Bari Atouane analyse que c’est aussi une victoire israélienne dont le point de vue a reçu un soutien sans précédent à l’Assemblée générale, notamment de la part de pays africains et asiatiques (87 pour, 57 contre et 33 abstentions). Dans l’extrait, il s’emporte contre les 80 « ambassadeurs » palestiniens de par le monde, qui coûtent aux Palestiniens une fortune pour des résultats for médiocres.

    #palestine


  • 33 Palestinians injured during 37th Friday of Gaza protests
    Dec. 8, 2018 12:17 P.M. (Updated: Dec. 8, 2018 4:14 P.M.)
    https://www.maannews.com/Content.aspx?id=782016

    GAZA CITY (Ma’an) — Thirty-three Palestinians were injured during the 37th Friday of “The Great March of Return” along the eastern borders of the besieged Gaza Strip.

    A Ma’an reporter said large crowds of Palestinians gathered by the return camps near the eastern Gaza border, in order to participate in the weekly protests to break the ongoing Israeli siege.

    Israeli forces repeatedly fired live ammunition and tear-gas bombs directly towards protesters gathered near the Israeli security fence, which led to injuring 33 Palestinians.

    Sources added that Israeli snipers were deployed across the eastern border.

    The Hamas movement spokesperson, Hazem Qassem, said that the return marches reaffirm the rights of the Palestinian people against plans to “disregard” the Palestinian cause.

    Qassem stressed, “The legitimate and just struggle of the Palestinian people will continue until our goals are achieved. The marches will continue until the siege of the Gaza Strip is lifted.”

    #marcheduretour


  • UNGA votes against anti-Hamas resolution
    Dec. 7, 2018 12:18 P.M. (Updated : Dec. 7, 2018 2:29 P.M.)
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=782008

    NEW YORK (Ma’an) — The United Nations General Assembly failed to pass an anti-Hamas resolution, on Thursday, serving a crushing defeat to both the United States and Israel after weeks of diplomacy.

    While the draft resolution, which was proposed by outgoing UN envoy, Nikki Haley, received 87 votes in favor, it fell short of the two-thirds super-majority needed to pass.

    Additionally, 57 opposed it and 33 countries abstained and another 23 were not present.

    Israeli leaders still praised the outcome as a “show of wide support” for their position against the Hamas movement.

    In response to the votes regarding the draft resolution, Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu thanked the 87 countries that voted in favor of it.

    Netanyahu posted a tweet, reading, "While it did not achieve a two-thirds majority, this is the first time that a majority of countries have voted against Hamas and I commend each of the 87 countries that took a principled stand against Hamas.” (...)

    #ONU



  • Asad Abukhalil : « En ce moment même, le gouvernement qui envoie régulièrement ses avions de combat survoler le Liban est en train de lancer une campagne de communication pour dénoncer quelques tunnels qui violeraient sa souveraineté. »
    https://twitter.com/asadabukhalil/status/1069861543460823041

    Right this moment the government which sends its fighter jets regularly over Lebanon is launching a propaganda campaign that some tunnels have violated its sovereignty.

    • Du coup, dans le Monde, le prévisible article (du « correspondant » à Jérusalem) qui ne cite que des sources officielles israéliennes, et qui bascule d’un coup sur « les experts » et « la milice chiite soutenue par l’Iran ». (Je me demande pourquoi ils ne font pas directement signer leurs papiers par le porte-parole officiel de l’armée israélienne ; ça leur ferait des économies.) L’armée israélienne lance une opération pour détruire des tunnels d’attaque du Hezbollah
      https://www.lemonde.fr/international/article/2018/12/04/israel-lance-une-operation-contre-les-tunnels-du-hezbollah-a-la-frontiere-av

      Mais les experts estiment aussi que la milice chiite, soutenue par l’Iran, s’est renforcée comme jamais. Elle dispose d’environ 120 000 roquettes et missiles. Le nombre est impressionnant, mais la précision et la portée des armes les plus avancées le sont encore davantage. Le Hezbollah est capable de déclencher des centaines de tirs en une journée vers les grandes villes israéliennes, en utilisant des systèmes de guidage sophistiqués.

    • Noter au passage l’usage, sans guillemets dans le Monde, de l’expression « tunnels d’attaque ». De la pure bidasse-speak israélienne (compagne de communication, il y a quelques années, sur le même sujet, contre le Hamas et les tunnels de ravitaillement de Gaza).

      Sinon, pour trouver des « tunnels d’attaque », quelques mentions dans des textes historiques sur 14-18. Mais depuis, apparemment, ça n’apparaît jamais en dehors de textes de la propagande israélienne. (Ou, donc, dans le Monde et sans guillemets.)

    • Israël accuse le Hezbollah d’avoir creusé des tunnels pour l’attaquer
      Par Reuters le 04.12.2018 à 09h15
      https://www.challenges.fr/monde/israel-accuse-le-hezbollah-d-avoir-creuse-des-tunnels-pour-l-attaquer_629

      JERUSALEM (Reuters) - L’armée israélienne a annoncé mardi avoir débuté une opération visant à « exposer et entraver » des tunnels transfrontaliers entre le Liban et Israël creusés selon elle par le mouvement chiite libanais du Hezbollah pour attaquer l’Etat hébreu.

      Israël est au courant de l’existence d’un certain nombre de tunnels traversant la frontière nord de l’Etat hébreu depuis le Liban, a déclaré un porte-parole de l’armée israélienne, le colonel Jonathan Conricus, précisant que Tsahal allait opérer seulement sur le territoire israélien.

      Dans un communiqué, l’armée israélienne a déclaré avoir « renforcé sa présence » dans le nord d’Israël et être « préparée à divers scénarios ».

      Ces « tunnels d’attaque » ont été découverts par les forces de sécurité israéliennes « avant de devenir opérationnels et de menacer la sécurité des civils israéliens », écrit Tsahal. Ils constituent « une flagrante et grave violation à la souveraineté d’Israël », est-il ajouté dans le communiqué.

      Certaines zones situées à proximité de la frontière israélo-libanaise ont été fermées.

      Israël considère le Hezbollah, auquel il a livré plusieurs guerres dont la dernière en 2006, comme la menace la plus sérieuse à sa frontière.

      (Ari Rabinovitch ; Jean Terzian pour le service français)


  • Pushing for an Israeli victory is the only way to end the conflict with the Palestinians

    Il faut lire ce point de vue d’un néoconservateur américain car il reflète une partie de la pensée de la droite pro-israélienne

    Lieberman and Bennett failed to impose a new paradigm on how to deal with Hamas, but more and more people in Israel are recognizing that compromises and concessions have only led to more violence

    Daniel Pipes SendSend me email alerts
    Dec 02, 2018 4:04 PM
    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-an-israeli-victory-is-the-only-way-to-end-the-conflict-with-the-pa

    From a practical political point of view, Avigdor Lieberman, Naftali Bennett, and their idea to take a tougher stand toward Hamas just went down to defeat, if not humiliation. 
    That’s because Prime Minister Benjamin Netanyahu once again showed his political skills; the first is now ex-defense minister, the second failed to become defense minister.
    >> ‘Get used to the rockets’: What Netanyahu should tell Israelis living near Gaza | Opinion
    From a longer-term point of view, however, the duo raised an issue that for decades had not been part of the Israeli political discourse but, due to their efforts, promises to be an important factor in the future: that would be the concept of victory, of an Israeli victory over Hamas and, by extension, over the Palestinian Authority and Palestinians in general.
    Victory – defined as imposing one’s will on the enemy so he gives up his war goals - has been the war goal of philosophers, strategists, and generals through human history. Aristotle wrote that “Victory is the end of generalship.” Karl von Clausewitz, the Prussian theorist, concurred: “The aim of war should be the defeat of the enemy.” Gen. James Mattis, the U.S. secretary of defense, finds that “No war is over until the enemy says it’s over.” 
    Palestinians routinely speak of achieving victory over Israel, even when this is fantastical: to cite one example, PA leader Mahmoud Abbas called his Hamas counterpart, Ismail Haniyeh, after eight days of violence with Israel that left Gaza badly battered in November 2012 to “congratulate him on the victory and extend condolences to the families of martyrs.”

    Contrarily, in Israel, the notion of victory has been sidelined since at least the Oslo Accords of 1993, after which its leaders instead focused on such concepts as compromise, conciliation, confidence-building, flexibility, goodwill, mediation, and restraint. Prime Minister Ehud Olmert immemorially articulated this attitude in 2007 when he stated that "Peace is achieved through concessions.”
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    >> Israel is incomparably stronger than Hamas – but it will never win: Interview with Hamas leader in Gaza
    his perverse understanding of how wars end led Israel to make extraordinary blunders in the 15 years after Oslo, for which it was punished by unremitting campaigns of delegitimization and violence, symbolized, respectively, by the Durban conference of 2001  and the Passover Massacre of 2002. 
    Such nonsense ended during Netanyahu’s near-decade-long term as prime minister, but it has not yet been replaced by a sturdy vision of victory. Rather, Netanyahu has put out brush fires as they arose in Sinai, Gaza, the West Bank, the Golan Heights, Syria, and Lebanon. While agreeing with the concept of an Israeli victory when personally briefed, he has not spoken publicly about it.
    Meanwhile, other leading figures in Israel have adopted this outlook. Former deputy chief of staff Uzi Dayan called on the army “to return the path of victory.” Former education and interior minister Gideon Sa’ar has stated that “The ‘victory paradigm,’ like Jabotinsky’s ‘Iron Wall’ concept, assumes that an agreement may be possible in the future, but only after a clear and decisive Israeli victory ... The transition to the ‘victory paradigm’ is contingent upon abandoning the Oslo concept.”
    In this context, the statements by Lieberman and Bennett point to a change in thinking. Lieberman quit his position as defense minister out of frustration that a barrage by Hamas of 460 rockets and missiles against Israel was met with a ceasefire; he called instead for “a state of despair” to be imposed on the enemies of Israel. Complaining that “Israel stopped winning,” Bennett demanded that the IDF “start winning again,” and added that “When Israel wants to win, we can win.” On rescinding his demand for the defense portfolio, Bennett emphasized that he stands by Netanyahu “in the monumental task of ensuring that Israel is victorious again.”
    >> Netanyahu’s vision for the Middle East has come true | Analysis
    Opponents of this paradigm then amusingly testified to the power of this idea of victory. Ma’ariv columnist Revital Amiran wrote that the victory the Israeli public most wants lies in such arenas as larger allocations for the elderly and unbearable traffic jams. Meretz leader Tamar Zandberg, replied to Bennett that for her, a victorious Israel means winning Emmy and Oscar nominations, guaranteeing equal health services, and spending more on education.
    That victory and defeat have newly become a topic for debate in Israel constitutes a major development. Thus does the push for an Israeli victory move forward.
    Daniel Pipes is president of the Middle East Forum think tank, which promotes Israel Victory, a project to steer U.S. policy toward backing an Israeli victory to resolve the conflict with the Palestinians. Follow him on Twitter @DanielPipes


  • Who Will Fix #Facebook? – Rolling Stone
    https://www.rollingstone.com/politics/politics-features/who-will-fix-facebook-759916

    The flip side of being too little engaged is to have intimate relationships between foreign governments and companies involved in speech regulation.

    In March this year, for instance, after the company had unknowingly helped spread a campaign of murder, rape and arson in Myanmar, Facebook unpublished the popular Palestinian news site SAFA, which had 1.3 million followers.

    SAFA had something like official status, an online answer to the Palestine Authority’s WAFA news agency. (SAFA has been reported to be sympathetic to Hamas, which the publication denies.) Its operators say they also weren’t given any reason for the removal. “They didn’t even send us a message,” says Anas Malek, SAFA’s social media coordinator. “We were shocked.”

    The yanking of SAFA took place just ahead of a much-publicized protest in the region: the March 30th March of the Great Return, in which Gaza Strip residents were to try to return to their home villages in Israel; it resulted in six months of violent conflict. Malek and his colleagues felt certain SAFA’s removal from Facebook was timed to the march. “This is a direct targeting of an effective Palestinian social media voice at a very critical time,” he says.

    Israel has one of the most openly cooperative relationships with Facebook: The Justice Ministry in 2016 boasted that Facebook had fulfilled “95 percent” of its requests to delete content. The ministry even proposed a “Facebook bill” that would give the government power to remove content from Internet platforms under the broad umbrella of “incitement.” Although it ultimately failed, an informal arrangement already exists, as became clear this October.

    That month, Israel’s National Cyber Directorate announced that Facebook was removing “thousands” of accounts ahead of municipal elections. Jordana Cutler, Facebook’s head of policy in Israel — and a former adviser to Prime Minister Benjamin Netanyahu — said the company was merely following suggestions. “We receive requests from the government but are not committed to them,” Cutler said.


  • Nancy Pelosi and Israel: Just how hawkish is the likely next speaker of the house? - Israel News - Haaretz.com

    Plus pro-israélien, on ne peut pas imaginer ! la probable future présidente de la chambre des représentants

    https://www.haaretz.com/israel-news/nancy-pelosi-and-israel-why-the-house-s-pro-israel-stance-is-unlikely-to-ch

    Pelosi has also held staunchly pro-Israel views that have at times even out flanked the GOP from the right.
    In 2005, while addressing AIPAC, Pelosi had waxed poetic about her personal experiences in Israel and how they shaped her views: “This spring, I was in Israel as part of a congressional trip that also took us to Egypt, Lebanon, Jordan, and Iraq. One of the most powerful experiences was taking a helicopter toward Gaza, over the path of the security fence. We set down in a field that belonged to a local kibbutz. It was a cool but sunny day, and the field was starting to bloom with mustard. Mustard is a crop that grows in California, and it felt at that moment as if I were home.”
    Pelosi, who was the 52nd Speaker of the House, previously served from 2007 to 2011 in the position which coincided with the 2008-2009 Israel-Gaza war known as Operation Cast Lead. In 2009, Pelosi sponsored a resolution that passed the House by a 390-5 majority blaming the Palestinian side for the violence and reaffirming U.S. support for Israel and a peaceful resolution to the Israeli-Palestinian conflict.
    The resolution quoted then Secretary of State Condoleezza Rice, who said in 2008, “We strongly condemn the repeated rocket and mortar attacks against Israel and hold Hamas responsible for breaking the cease-fire and for the renewal of violence there.”
    Stephen Zunes, author and professor of Middle Eastern Studies at the University of San Francisco, pointed out at the time that the language in the House decision was even to the right of the Bush administration, which supported the UN Security Council resolution condemning “all acts of violence and terror directed against civilians” - the congressional resolution only condemns the violence and terror of Hamas.
    Pelosi’s resolution also called for “the immediate release of the kidnapped Israeli soldier Gilad Shalit, who has been illegally held in Gaza since June 2006.”
    The Shalit kidnapping was a personal issue for Pelosi, who in 2008, while meeting with then Israeli Knesset speaker Dalia Itzik, held up dog tags of three Israeli soldiers kidnapped in 2006.  Two of them belonged to Ehud Goldwasser and Eldad Regev, whose bodies were repatriated to Israel earlier that year. The third belonged to Gilad Shalit, who at the time was still believed to be held by Hamas in Gaza. Shalit was famously freed in 2011 as part of a prisoner exchange deal.
    Pelosi said she kept them as a “symbol of the sacrifices made, sacrifices far too great by the people of the state of Israel.”
    However, she hasn’t always been been on the right side of the pro-Israel divide. In 2014 Pelosi was criticized for suggesting Hamas is a humanitarian organization. On CNN she said, “And we have to confer with the Qataris, who have told me over and over again that Hamas is a humanitarian organization.” The host of the segment Candy Crowley then interrupted her to ask, “The U.S. thinks they’re a terrorist organization though, correct? Do you?” Pelosi responded with, “Mmm hmm.”
    After receiving a lashing from the likes of Megyn Kelly on Fox News and The Republican Jewish Coalition Matthew Brook, Pelosi’s office released a statement, “As Leader Pelosi reiterated in her CNN interview, Hamas is a terrorist organization.”
    Pelosi was also a vocal critic of Prime Minister Benjamin Netanyahu’s speech to a joint session of the U.S. Congress denouncing then-President Obama’s nuclear deal, which she supported.
    After the speech she released a very harshly worded condemnation saying, “That is why, as one who values the U.S. – Israel relationship, and loves Israel, I was near tears throughout the prime minister’s speech – saddened by the insult to the intelligence of the United States as part of the P5 +1 nations, and saddened by the condescension toward our knowledge of the threat posed by Iran and our broader commitment to preventing nuclear proliferation.”
    Pelosi, who was endorsed this week by J Street in her bid for speaker, addressed the 2017 AIPAC Policy Conference by reading a J Street-backed letter, which was signed by 191 members of Congress, mostly Democrats, urging U.S. President Donald Trump to support a two-state solution.
    “As strong supporters of Israel, we write to urge you to reaffirm the United States’ long-standing, bipartisan commitment to supporting a just and lasting two-state solution to the Israeli-Palestinian conflict,” Pelosi said.
    “It is our belief that a one-state outcome risks destroying Israel’s Jewish and democratic character, denies the Palestinians fulfillment of their legitimate aspirations, and would leave both Israelis and Palestinians embroiled in an endless and intractable conflict for generations to come,” she continued.
    Pelosi, at 78, represents the Democratic establishment’s traditional position on Israel, coupling unwavering support for Israeli defense and the two-state solution for peace between Israel and Palestinians, a bipartisan position that courts both AIPAC and J Street and doesn’t diverge too far from that of centrist Republicans. Unlike some new members of her caucus who criticize Israel for “occupying” the West Bank or for human rights abuses, Pelosi reservers her criticism only for Israeli leaders or policies she disagrees with, most prominently Netanyahu.


  • Botched Israeli operation in Gaza endangers human rights groups - Palestinians

    If it turns out that the IDF invented a fictitious aid group for the operation, from now on it can be expected that every real new organization will find it difficult to be trusted by the authorities and residents in the Gaza Strip

    Amira Hass
    Nov 25, 2018

    https://www.haaretz.com/middle-east-news/palestinians/.premium-botched-israeli-operation-in-gaza-endangers-human-rights-groups-1.

    If members of the Israeli special operations force that Hamas exposed in the Gaza Strip this month indeed impersonated aid workers, as Walla news and the Israel Television News Company reported, it will reinforce and even retroactively justify Hamas’ longtime suspicions.
    Hamas has in the past claimed that, consciously or not, international humanitarian organizations assist Israel’s Shin Bet security service and the Israeli military.
    To really understand Israel and the Palestinians - subscribe to Haaretz
    This is exactly what the employees of foreign aid organizations, as well as Palestinian ones with some foreign staff, fear. A senior employee in one of these organizations told Haaretz that if Israel has abused the network of international or local aid groups, it could undermine the critical activities of organizations large and small: The Hamas government that controls the Gaza Strip might take precautions that will interfere with their entry into the Strip and their work.
    “No one will listen to the protest of a small organization on the exploitation of humanitarian activity,” he said. “Large organizations need to make their voices heard.”

    The bodies of four of the six men killed during an Israeli raid on Khan Younis in a hospital morgue in Gaza, on Sunday, November 11, 2018AFP
    Foreigners who entered the Gaza Strip last week reported more exacting questioning than usual at Hamas’ border control position and strict identity checks of passengers at checkpoints within the Strip.

    A Westerner who visits the Strip frequently told Haaretz they sense some suspicion on the part of ordinary Gazans toward foreigners — and not for the first time.
    What is interesting is that Palestinian media outlets did not publish the suspicions about the Israel special force impersonating aid workers: In other words, Hamas did not raise this claim publicly.
    According to versions heard in the Gaza Strip, the members of the unit carried forged Palestinian ID cards, presumably of Gazans, and said they had food distribution coupons. It also seems they spent a number of days in the Strip before they were exposed.
    Working for an aid organization is a logical and convenient cover story. As part of the strict limits on movement by Israel, foreigners and Palestinians who are not residents of the Strip, who work for international aid organizations (and foreign journalists) are among the few who receive entry permits into the Gaza Strip.

    Palestinian militants of Hamas’ military wing attend the funeral of seven Palestinians, killed during an Israeli special forces operation in the Gaza, in Khan Younis, on November 12, 2018.AFP
    Hamas senior official Moussa Abu Marzouk was quoted as hinting that the entry of the unit was made possible through a checkpoint of the Palestinian Authority, at the Erez border crossing.
    His statement fed the constant suspicions against the PA’s security services of cooperation and help for the Israeli security forces. But knowing how the official entry process into the Gaza Strip from Israel works raises doubts about the feasibility of this scenario.
    In addition to navigating the bureaucracy of Israel’s Coordinator of Government Activities in the Territories to obtain an entry permit from Israel, foreigners seeking to enter the Gaza Strip must also coordinate their travel in advance with the Hamas authorities.
    To enter officially through the Erez crossing, you must submit full identification details, including details on the purpose of the visit and the organization and identity of contact persons inside the Gaza Strip.
    >> How Hamas sold out Gaza for cash from Qatar and collaboration with Israel | Opinion
    The military unit’s entry through Erez would have required Israel to use the name of a well-known aid organization, which would not raise any suspicions. Did the Israel Defense Forces use the name of an organization such as UNRWA or an Italian aid group funded by the European Union, for example?
    And if it turns out that to carry out the mission, the IDF invented a fictitious aid group a long time ago, and in doing so received the help of COGAT, from now on it can be expected that every real new organization will find it difficult to be trusted by the authorities and residents in the Gaza Strip.
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    On entry to the Gaza Strip, those who receive permits go through four checkpoints: On the Israel side of the crossing, at the first registration position of the PA on the other side of the crossing, at the checkpoint of the PA police, which was once the Hamas checkpoint and was handed over to the PA about a year ago when it was attempted to establish a reconciliation government, and at the new registration position of Hamas, which has restarted operations these last few months.
    Even those bearing Palestinian identity cards — which according to reports the members of the unit carried — must pass through the posts of the PA and Hamas and answer questions. At the Hamas position, suitcases are not always checked, but a person who often enters the Gaza Strip told Haaretz that the check — even if only to search for alcohol — is always a risk to be taken into account.
    It is hard to believe that the members of the Israeli military unit would have entered Gaza without weapons, on one hand, or would have risked exposure, on the other, he said. 
    One gets the impression from media reports that Hamas and the IDF are both busy competing over who was humiliated more by the exposure of the unit’s operations. What is certain is that making humanitarian aid into a tool in the service of Israeli military intelligence contributes to the feeling of vulnerability and isolation of the Strip.


  • How Hamas sold out Gaza for cash from Qatar and collaboration with Israel

    Israel’s botched military incursion saved Hamas from the nightmare of being branded as ’sell-outs’. Now feted as resistance heroes, it won’t be long before Hamas’ betrayal of the Palestinian national movement is exposed again

    Muhammad Shehada
    Nov 22, 2018 7:04 PM

    https://www.haaretz.com/middle-east-news/.premium-how-hamas-sold-out-gaza-for-cash-from-qatar-and-collaboration-with

    Earlier this month, Hamas was confronted by one of its worst nightmares. The Palestinian mainstream began to brand Hamas with the same slurs that Hamas itself uses to delegitimize the Palestinian Authority. 
    "They sold us out!” Gazans began to whisper, after Hamas reached a limited set of understandings with Israel in early November. Its conditions required Hamas to distance Gazan protesters hundreds of meters away from the separation fence with Israel and actively prevent the weekly tire-burning and incendiary kite-flying associated with what have become weekly protests.
    In return for this calm, Israel allowed a restoration of the status quo ante – an inherently unstable and destabilizing situation that had led to the outbreak of popular rage in the first place. 

    Other “benefits” of the agreement included a meaningless expansion of the fishing zone for few months, restoring the heavily-restricted entry of relief aid and commercial merchandise to Gaza, instead of the full-on closure of previous months, and a tentative six-month supply of Qatari fuel and money to pay Hamas’ government employees. Basically, a return to square one. 
    skip - Qatari ambassador has stones thrown at him in Gaza
    Qatari ambassador has stones thrown at him in Gaza - דלג

    The disaffected whispers quickly became a popular current, which took overt form when the Qatari ambassador visited Gaza. He was met with angry cries of “collaborator,” as young Gazans threw stones at his vehicle after the ambassador was seen instructing a senior Hamas leader with the words: “We want calm today...we want calm.”
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    Hamas leaders didn’t dare show their faces to the people for several days following, and the movement’s popular base had a very hard time arguing that the agreement with Israel - which offered no fundamental improvement of condition – and sweetened by Qatari cash wasn’t a complete sell-out by Hamas. 
    Inside Hamas, there was evident anxiety about public outrage, not least in the form of social media activism, using Arabic hashtags equivalents to #sell-outs. One typical message reads: “[Suddenly] burning tires have became ‘unhealthy’ and [approaching] the electronic fence is suicide! #sell-outs.”

    Social media is clearly less easy to police than street protests. Even so, there was a small protest by young Gazans in Khan Younis where this “sell-out” hashtag became a shouted slogan; the demonstrators accused Hamas of betrayal.
    But relief for Hamas was at hand – and it was Israel who handed the movement an easy victory on a gold plate last week. That was the botched operation by Israel thwarted by Hamas’ military wing, the al-Qassam brigade, which cost the life of a lieutenant colonel from an IDF elite unit.
    The ensuing retaliation for Israel’s incursion, led by the Islamic Jihad (prodded into action by Iran), who launched 400 improvised rockets into Israel, was intended to draw a bold red line of deterrence, signaling that the Israeli army cannot do as it pleases in Gaza. 
    For days after this last escalation, Hamas leaders rejoiced: that exhibition of muscle power proved their moral superiority over the “collaborationist” Palestinian Authority. Boasting about its heroic engagement in the last escalation, Hamas easily managed to silence its critics by showing that the “armed resistance” is still working actively to keep Gaza safe and victorious. Those are of course mostly nominal “victories.”

    But their campaign was effective in terms of changing the political atmosphere. Now that the apparatus of the Muqawama had “restored our dignity,” further criticism of Hamas’ political and administrative conduct in Gaza was delegitimized again. Criticism of Hamas became equivalent to undermining the overall Palestinian national struggle for liberation.

    Unsurprisingly that silenced the popular outrage about Hamas’ initial agreement of trading Gaza’s sacrifices over the last seven months for a meager supply of aid and money. The few who continued to accuse Hamas of selling out were promptly showered by footage of the resistance’s attacks on Israel, or reports about Israeli Defense Minister Avigdor Lieberman’s resignation, for which Hamas claimed credit, coming as it did a day after a Hamas leader demanded he resigned. 
    Mission accomplished, a piece of cake. Now it was time for Hamas to return to business, strengthened by a renewed shield of resistance-immunity that branded criticism as betrayal.
    Although Hamas leaders have admitted the reality: no more fundamental cease-fire is being negotiated, and so no fundamental improvements for Gaza can be expected - it continues to sell Gazans the delusion that their decade of endurance is finally bearing fruit and soon, more prosperity, employment and hope will trickle down to the masses.
    What has actually trickled down so far are temporary and symbolic painkillers, not an actual end to Gaza’s pain.

    Hamas agreed to give a small share of the Qatari spoils to 50,000 poor Gazan families; $100 for each household. They agreed to creating temporary employment programs for 5,000 young university graduates with the aspirational title of Tomoh (“Ambition”). They promised to keep up the fight until Gaza is no longer unlivable, and Hamas leaders pledged with their honor to continue the Gaza Great Return March until the protests’ main goal - lifting the blockade - was achieved.
    But does that really mean anything when the protests are kept at hundreds of meters’ distance from the fence, essentially providing the “Gazan silence” Netanyahu wants? When no pressure is applied anymore on the Israeli government to create a sense of urgency for action to end the disastrous situation in Gaza? And when Hamas continues to avoid any compromises about administering the Gaza Strip to the PA in order to conclude a decade of Palestinian division, and consecutive failures?
    That Hamas is desperately avoiding war is indeed both notable and worthy, as well as its keenness to prevent further causalities amongst protesters, having already suffered 200 deaths and more than 20,000 wounded by the IDF. That genuine motivation though is mixed with more cynical ones – the protests are now politically more inconvenient for Hamas, and the casualty rate is becoming too expensive to sustain.
    Yet one must think, at what price is Hamas doing this? And for what purpose? If the price of Gaza’s sacrifices is solely to maintain Hamas’ rule, and the motive of working to alleviate pressure on Gaza is to consolidate its authority, then every Gazan has been sold out, and in broad daylight.

    Only if Hamas resumes the process of Palestinian reconciliation and a democratic process in Gaza would those actions be meaningful. Otherwise, demanding that the world accepts Hamas’ rule over Gaza as a fait accompli – while what a Hamas-controlled Gaza cannot achieve, most critically lifting the blockade, is a blunt betrayal of Palestinian martyrdom.
    It means compromising Palestinian statehood in return for creating an autonomous non-sovereign enclave in which Hamas could freely exercise its autocratic rule indefinitely over an immiserated and starving population.
    Which, according to PA President Mahmoud Abbas, is what Hamas has always wanted since rising to power in 2009: an interim Palestinian state in Gaza under permanent Hamas rule, not solving the wider conflict but rather obliterating in practice the prospect of a two state solution.
    It remains to be seen if the calls of “sell-outs” will return to Gaza’s social networks and streets, not least if Hamas’ obduracy and appetite for power end up selling out any prospect of a formally recognized State of Palestine.
    Muhammad Shehada is a writer and civil society activist from the Gaza Strip and a student of Development Studies at Lund University, Sweden. He was the PR officer for the Gaza office of the Euro-Med Monitor for Human Rights. Twitter: @muhammadshehad2

    Muhammad Shehada


  • Opération secrète ratée à Gaza : la rare mise en garde de l’armée israélienne - Moyen-Orient - RFI
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20181123-israel-hamas-mise-garde-operation-secrete-appel-temoin

    La mise en garde est suffisamment rare pour être soulignée. Ce 22 novembre, l’armée israélienne a lancé une mise en garde aux médias et au public au sujet de la diffusion d’informations sur une opération secrète de l’armée israélienne menée le 11 novembre dernier. L’opération avait mal tourné. Sept Palestiniens avaient perdu la vie ainsi qu’un lieutenant-colonel israélien, ce qui aurait pu causer une nouvelle guerre à Gaza.

    Le censeur de l’armée israélienne adresse une mise en garde à l’attention des médias et du public. « Toute information, aussi inoffensive qu’elle puisse paraître à celui qui la diffuserait, peut mettre en danger des vies et menacer la sécurité de l’Etat » explique-t-il dans un communiqué.

    Les autorités israéliennes pointent ainsi du doigt les brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, qui ont diffusé ce 22 novembre les photos de huit personnes, dont deux femmes, qui auraient participé à une opération secrète. En plus de ces portraits, des photos d’un minibus et d’un camion utilisé par l’armée israélienne ont également été diffusées.

    Sans préciser si le matériel publié par le Hamas, le mouvement qui contrôle Gaza, est vrai ou faux, le censeur de l’armée israélienne demande que cesse autant que possible la diffusion de ces images.

    Nouveau rapport de force entre Gaza et Israël ? La résistance palestinienne marque également des points sur le plan de la guerre de communication... Un petit jeu amusant consiste à regarder qui obéit ou non, dans la presse internationale, à cette injonction à ne pas diffuser les images des brigades Izeddine al-Qassam. Par exemple, Al-Jazeera en anglais s’abstient, mais pas en arabe ! http://www.aljazeera.net/news/arabic/2018/11/22/%D8%A7%D9%84%D9%82%D8%B3%D8%A7%D9%85-%D8%AD%D9%85%D8%A7%D8%B3-%D8%BA%D8%B)

    #gaza #palestine #clichés_arabes #israël

    • A mon avis, une des raisons pour laquelle ils ne voulaient pas que des photos soient publiées est parce qu’ils ne voulaient pas qu’on voit que les militaires israéliens étaient déguisés en médecins humanitaires, d’une part parce que ça met en danger les vrais médecins, et d’autre part parce que c’est interdit ! Mais entre temps l’info a été révélée :

      Botched Israeli operation in Gaza endangers human rights groups - Palestinians
      Amira Hass, Haaretz, le 25 novembre 2018
      https://seenthis.net/messages/738372

      #censure


  • Maroc-Israël : Hassan II, la grande imposture, par René Naba – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/11/22/maroc-israel-hassan-ii-la-grande-imposture-par-rene-naba

    Le Roi Hassan II du Maroc, Président du Comité Al Qods » (Jérusalem), hôte du premier sommet islamique de l’époque contemporaine (Rabat 1969), apparaît rétrospectivement comme l‘un des grands traîtres à la cause arabe et son long règne de 38 ans (Mars 1961-Juillet 1999) une vaste supercherie, si toutefois sont avérées les révélations contenues dans le livre du journaliste israélien Ronen Bergman « Rise and Kill First : The secret History of Israel’s targeted assassinations », ED. Penguin Random House.

    LES DIRIGEANTS ARABES PLACÉS SUR ÉCOUTE SUR ORDRE DE RABAT
    Réputé pour son sérieux, chroniqueur militaire de Yedioth Aharonoth et du New York Times, l’auteur soutient que les dirigeants arabes ont été placés sur écoute des services israéliens grâce à la connivence marocaine lors du Sommet arabe de Casablanca de septembre 1965. Du jamais vu même dans les fictions les plus satiriques, cette trahison dénote la désinvolture du monarque chérifien à l’égard de ses pairs et de son mépris pour la cause palestinienne.

    Version arabe de ce récit selon la recension de l’ouvrage établi par le site en ligne Ar Rai Al Yom à l’intention du locuteur arabophone.
    https://www.raialyoum.com/?p=821705

    La date n’est pas anodine. Scellé par la signature d’un pacte de solidarité et de coexistence pacifique entre régimes arabes, ce sommet s’est tenu en septembre 1965, au terme d’un été particulièrement brûlant au Maroc, marqué par la terrible répression de la révolte étudiante de Casablanca (23 mars 1965) qui fit officiellement 7 morts et 168 blessés. En fait 400 morts selon l’ambassade de France à Rabat.

    Sentant le vent du boulet, le jeune monarque a eu la lumineuse idée de se tourner alors vers les Israéliens, comme garde fou aux débordements de son opposition interne et externe. Autrement dit, contre la volonté de son peuple, il s’allia aux ennemis du Monde arabe pour la survie de son trône, dans la pure tradition de la servitude coloniale. Un schéma identique sera observé 70 ans plus tard par le trône wahhabite, bradant la Palestine, par une alliance ouverte avec Israël.

    Dans une sorte d’échange de bons procédés, Hassan II percevra le prix de sa forfaiture au plan arabe, un mois plus tard, par l’élimination d’un des espoirs de la renaissance arabe, Mehdi Ben Barka.

    Figure mythique de l’opposition démocratique marocaine, l’ancien professeur de mathématiques d’Hassan II sera enlevé en octobre 1965 à Paris avec la complicité du Mossad, et carbonisé par des sbires marocains, un mois après la tenue du sommet de Casablanca.

    Principal opposant socialiste au roi Hassan II et leader du mouvement tiers-mondiste et panafricaniste, Mehdi Ben Barka a été enlevé le 29 octobre 1965 à Paris alors qu’il tentait, en sa qualité de « commis-voyageur de la révolution », de fédérer les mouvements révolutionnaires du tiers-monde en vue de la Conférence Tri-continentale devant se tenir en janvier 1966 à la Havane en vue de faire converger « les deux courants de la révolution mondiale : le courant surgi avec la révolution d’Octobre et celui de la révolution nationale libératrice ». Pour l’historien René Galissot, « c’est dans cet élan révolutionnaire de la Tri-continentale que se trouve la cause profonde de l’enlèvement et de l’assassinat de Ben Barka ».

    Sur ce lien, Le rôle de Mehdi Ben Barka et de la tri-continentale dans le réveil des peuples colonisés

    https://www.madaniya.info/2015/12/20/non-alignes-tricontinentale-60-eme-anniversaire-1-2
    https://www.madaniya.info/2015/12/26/non-alignes-tri-continentale-60-eme-anniversaire-2-2
    La mise sur écoute des dirigeants arabes a permis aux Israéliens de prendre note de la stratégie de reconquête de la Palestine, comme des divergences inter arabes. La décision marocaine aura constitué « Le plus grand trésor stratégique d’Israël ». Le journaliste israélien a estimé que cette information était « la raison principale qui a poussé Israël à prendre la décision de faire la guerre aux États arabes en Juin 1967 », deux ans après le sommet de Casablanca, et qui a infligé une terrible défaite à l’Égypte, à la Syrie et à la Jordanie.

    L’incendie de la Mosquée Al Aqsa par un illuminé israélien, en 1969, donne l’occasion au souverain chérifien de se refaire une virginité politique à l’occasion du sommet Islamique de Rabat, en 1969. Deux ans après la défaite de juin 1967, dont il en a été indirectement responsable, le « Commandeur des Croyants » va cumuler cette fonction spirituelle avec celle plus politique de président du « Comité Al Qods ».

    Le sommet islamique de Rabat a marqué, sur le plan idéologique, le début de l’instrumentalisation de l’Islam comme arme politique contre l’athéisme soviétique et le nationalisme arabe, et, sur le plan stratégique, le détournement du combat pour la libération de la Palestine, vers des contrées périphériques, à des milliers de km du champ de bataille de la Palestine, avec Al Qaida en Afghanistan et les djihadistes arabo afghans au Caucase et en Bosnie au Kosovo, avant d’être dirigé contre les pays arabes à structure républicaine (Libye, Syrie) à l’occasion du déclenchement de la séquence dite du « printemps arabe » et le surgissement de groupements terroristes islamistes Daech, Jabat An Nosra, Jaych al Islam, opérant, dans le sud de la Syrie, en coopération avec Israël.

    Le Maroc figurera lors de cette séquence comme l’un des plus gros exportateurs du terrorisme islamique vers l’Europe occidentale (Attentat de Madrid 2004 qui a fait 200 morts, l’assassinat de Théo Van Gogh, les attentats de Bruxelles en 2015 et les attentats de Barcelone en 2017).

    Pour aller plus loin sur ce thème

    http://www.renenaba.com/de-l-instrumentalisation-de-l-islam-comme-arme-de-combat-politique

    Nonobstant la coopération sécuritaire entre le Maroc et Israël, Hassan II, fait rarissime dans les annales, devra faire face à deux séditions militaires, à son palais de Skhirat, le 10 juillet 1971, jour de son anniversaire, puis l’année suivante contre son propre Boeing par un groupe d’aviateurs ; indice d’un fort ressentiment à son égard, deux ans après son sacre de Rabat.

    Au delà du rôle du Mossad dans l’enlèvement de Mehdi Ben Barka, la vassalité du trône alaouite à l’égard de l’État Hébreu s’est concrétisée sous le règne de son successeur Mohammad VI avec le scandale du « Collier de la Reine » dans sa version tropicale ; un scandale qui titre son nom du bijou offert par l’épouse du Roi à Tzipi Livni, ancien ministre israélien des Affaires étrangères, dans la foulée de la destruction de la bande de Gaza (2007-2008), dont l’ancienne agent du Mossad en Europe en a été la coordonnatrice.

    Pour aller plus loin sur l’affaire du collier de la reine
    http://www.renenaba.com/le-collier-de-la-reine

    LE MAROC, PIVOT CENTRAL DU DISPOSITIF OCCIDENTAL EN AFRIQUE VIA LE SAFARI CLUB
    Pivot central du dispositif occidental en Afrique, le Royaume fondera, en 1976, avec la France, l’Egypte, l’Iran et l’Arabie saoudite, le « Safari Club », se donnant ainsi l’illusion de « jouer dans la cour des grands ». En pleine négociation de paix égypto-israélienne, il assumera le rôle de gendarme, non sur le champ de la confrontation israélo-arabe, mais à des milliers de kilomètres de là, non pour la récupération des Lieux Saints de l’Islam, mais pour le maintien au pouvoir d’un des dictateurs les plus corrompus de la planète le Zaïrois Mobutu, agent attitré des Américains dans la zone centrale de l’Afrique, l’assassin de Patrice Lumumba, le chef charismatique de l’Indépendance du Congo ex belge.

    En soutien à Jonas Savimbi, l’agent de la CIA en Angola ; ou encore l’ivoirien Félix Houphouet Boigny, le principal pourvoyeur des djembés et des mallettes à une caste politico médiatique française vénale.

    Le Maroc était représenté au sein de cette structure par le général Ahmad Dlimi, un des artisans de la liquidation de Mehdi Ben Barka, l’ancien lieutenant du général Mohamad Oufkir, l’homme des basses oeuvres de la dynastie alaouite, tous les deux liquidés sans autre forme de procès sur ordre du Palais royal.

    À propos du safari Club

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Safari_Club

    La dynastie chérifienne a constamment justifié sa relation privilégiée avec Israël par la spécificité du judaïsme marocain.

    Cf sur ce point, l’analyse d’Abraham Sarfati, l’un des plus célèbres opposants marocain à Hassan II.
    http://www.renenaba.com/jordanie-et-maroc-additif

    Il n’en demeure pas moins que le règne d’Hassan II, malgré les prosternations d’une presse française vénale, sera néanmoins qualifié de « Règne du Bagne et de la Terreur », dont le cas le plus illustre aura été le bagne de Tazmamart et l’arbitraire qui frappa notamment les Frères Bourequat.

    Pour aller plus loin sur cette affaire, cf le lien suivant
    http://www.renenaba.com/maroc-les-trois-freres-bourequat-40-ans-apres-le-retour-des-fantomes-vivan

    LE MAROC, POURVOYEUR DE PROSTITUÉES POUR LES PÉTROMONARCHIES ET REFUGE DE LA MAFIA ISRAÉLIENNE
    Un des principaux pourvoyeurs de la prostitution à destination du Golfe pétro monarchique, où près de vingt mille marocaines y font l’objet d’exploitations sexuelles, le Maroc passe de surcroît pour être un refuge pour la mafia israélienne. Le royaume aurait accueilli plusieurs anciens membres de la mafia israélienne, selon le quotidien israélien Haaretz, en date du vendredi 14 septembre 2012.

    Gabriel Ben-Harush et Shalom Domrani, deux figures puissantes de la mafia israélienne, recherchées depuis des années par l’Interpol, figuraient parmi les noms cités par le journal. Cf à ce propos : http://www.yabiladi.com/articles/details/12903/maroc-refuge-pour-mafia-israelienne.html

    Pour aller plus loin sur ce sujet cf :
    http://www.renenaba.com/yves-mamou-et-le-phenomene-de-serendipite

    Ronen Bergman mentionne 2700 assassinats ciblés orchestrés par Israël ; soit en moyenne 40 opérations par an. Les Israéliens n’auront fait que reprendre les méthodes en vigueur en Palestine par les britanniques, notamment le général Orde Wingate, qui avait créé dans la décennie 1930 les « Special Night Squads », les « Escadrons Nocturnes Spéciaux » composés de combattants juifs chargés des raids contre les villages arabes en procédant à l’élimination des meneurs.

    La France en a fait usage pendant la guerre d’Algérie et François Hollande a même admis que Paris y avait eu recours dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Les deux derniers présidents américains ont eu également recours aux « assassinats extrajudiciaires », George W. Bush jr, après les attentats terroristes du 11 Septembre 2001, et Barack Obama a ordonné plusieurs centaines d’exécutions ciblées par drones.

    YASSER ARAFAT, CHEIKH AHMAD YASSINE, ABDEL AZIZ RANTISSI
    La connivence israélo-marocaine s’est poursuivie en dépit de la décapitation du leadership palestinien, par les Israéliens, et le recours aux assassinats « extra judiciaires » des deux principaux dirigeants du Hamas, Cheikh Ahmad Yassine et son successeur Abdel Aziz Rantissi. Une collision qui acte une forme de forfaiture de la part du pouvoir chérifien.

    Le livre suggère aussi clairement qu’Israël a utilisé un poison radioactif pour tuer Yasser Arafat, le chef historique palestinien, ce que les dirigeants israéliens ont toujours nié. Bergman écrit que la mort d’Arafat en 2004 correspondait à un modèle et avait des partisans. Mais il évite d’affirmer clairement ce qui s’est passé, expliquant que la censure militaire israélienne l’empêche de révéler ce qu’il pourrait savoir.

    Deux monuments ont été édifiés au Maroc pour immortaliser l’oeuvre d’Hassan II : son mausolée à Rabat et la Mosquée de Casablanca, l’une des plus grandes du monde, qui porte son nom. Mais celui que la presse occidentale, particulièrement la presse française engourdie par la diplomatie de la Mamouniya, encensait comme un « Machiavel arabe doté de la baraka », se révélera être, à la lecture des révélations du livre de Ronen Bergman, un mauvais génie, une imposture.

    Et les deux monuments édifiés à la gloire posthume du Commandeur des Croyants et Président du comité Al Qods, -mais néanmoins un des principaux artisans du bradage de la Palestine, au même titre que l’Arabie saoudite-, se perçoivent, rétrospectivement, comme les stigmates du règne hideux d’un parfait sous traitant de l’impérium israélo-occidental. D’un être maléfique. D’un souverain vil et servile.

    Source : Madaniya, René Naba, 17-11-2018                                           https://www.les-crises.fr/maroc-israel-hassan-ii-la-grande-imposture-par-rene-naba


  • En Israël, la culture est prise entre deux feux
    Pierre Sorgue, Le Monde, le 16 novembre 2018
    https://www.lemonde.fr/m-actu/article/2018/11/16/en-israel-la-culture-est-prise-entre-deux-feux_5384505_4497186.html

    Lana Del Rey, Brian Eno, Peter Gabriel ou Arcade Fire… L’appel au boycott d’Israël pour dénoncer le sort des Palestiniens rencontre de plus en plus d’écho chez les artistes. Un dilemme pour le monde de la culture israélien.

    A trois heures du matin, The Block est à bloc. Le plus célèbre club électro de Tel-Aviv, enfoui sous le béton de la gare routière centrale, reçoit Carl Craig, ponte de la techno de Detroit (Michigan) aux Etats-Unis.

    La foule ondule, saute, tressaute au rythme des basses, dans le brouillard bleu que découpent les faisceaux de projecteurs épileptiques.

    BDS pour Boycott, désinvestissement, sanctions

    Yaron Trax, le maître des lieux, s’est glissé entre les danseurs pour s’assurer des bons réglages de sa sono analogique, réputée l’une des meilleures du monde. Le quadragénaire aux airs adolescents est aux anges parmi ces jeunes gens dont beaucoup sont venus au club comme ils étaient à la plage, en short et tee-shirt. Celui que porte Yaron ce soir-là reproduit les briques et la typographie reconnaissable entre toutes : Pink Floyd, The Wall. Lorsqu’on lui fait remarquer, il sourit comme un enfant contrit : « C’est un tee-shirt formidable et l’album l’est aussi. Quel dommage que Roger Waters soit devenu aussi décevant… »

    Car le musicien britannique, ex-membre de Pink Floyd, est le spectre qui hante la scène israélienne et dérange l’intelligentsia de gauche, celui qui empêche la bulle libérale et hédoniste qu’est Tel-Aviv de flotter innocemment à cinquante kilomètres du mouroir à ciel ouvert qu’est la bande de Gaza.

    Depuis des années, Roger Waters offre sa voix aux militants internationaux du BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions), mouvement né en 2005 de la société civile palestinienne, un an après que la Cour internationale de justice a jugé illégal le mur de séparation construit entre Israël et les territoires occupés.

    Il prône les pressions sur l’État d’Israël pour parvenir à ce que n’ont jamais obtenu des décennies de guerre, de résolutions de l’ONU et de vains processus de paix pendant lesquels le nombre des colons n’a cessé de croître (500 000 aujourd’hui) : la fin de l’occupation des territoires, la pleine égalité pour les citoyens palestiniens d’Israël, le droit au retour des réfugiés chassés de leurs terres.

    La scène musicale comme estrade politique

    Il suffit de voir les gratte-ciel bleutés qui poussent à Tel-Aviv pour s’en convaincre : le boycott économique n’a que peu d’effets. La « start-up nation » se porte bien, ses relations commerciales et diplomatiques n’ont cessé de se développer avec l’Afrique, l’Inde, la Chine, voire certains pays arabes. En ce mois d’octobre encore estival, les plages sont noires de monde, les ruelles de la vieille ville de Jérusalem, pleines de visiteurs : le pays aura accueilli plus de 4 millions de touristes à la fin de l’année, soit 46 % de plus qu’en 2016.

    Au-delà du portefeuille, le BDS s’attaque aussi aux cœurs et aux têtes. Il appelle au boycott culturel et académique, comme celui qui s’exerçait sur l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid. Et celui-là trouve, ces derniers mois, un écho bien supérieur. Depuis longtemps, la scène musicale sert d’estrade politique. D’un côté, Roger Waters, Peter Gabriel, Brian Eno, Elvis Costello, Lauryn Hill (The Fugees), Arcade Fire et d’autres ont annoncé qu’ils ne joueront plus en Israël tant qu’ils ne pourront en accepter la politique.

    De l’autre, Nick Cave, Radiohead, Paul McCartney, Alicia Keys, parmi beaucoup, sont venus au nom du dialogue et du refus de se voir dicter leur conduite. Mais, récemment, deux chanteuses moins politisées et plus populaires parmi les adolescents ont suivi le mouvement : en décembre, Lorde, la jeune rockeuse néo-zélandaise, annulait son concert après avoir été « alertée » par une lettre ouverte signée de deux fans – l’une Juive, l’autre Palestinienne –, puis en septembre, après de nombreux appels dont celui de Roger Waters, Lana Del Rey faisait faux bond. Parce qu’elle ne pourrait pas se produire également dans les territoires palestiniens, dit-elle, elle renonçait à jouer au festival Meteor qui devait être une sorte de Coachella version kibboutznik, dans le nord d’Israël.

    Un « tsunami d’annulations »

    Après le refus, en avril, de l’actrice Natalie Portman de recevoir le Genesis Prize (considéré comme un « Nobel » israélien) pour exprimer son désaccord avec le gouvernement Nétanyahou et les violences commises à Gaza, après la défection de l’équipe d’Argentine de Lionel Messi qui, en juin, a annulé une rencontre amicale avec celle d’Israël à la suite de pressions internationales (de menaces, dit-on du côté israélien), le retrait de Lana Del Rey fut une autre secousse médiatique.

    « Une belle surprise qui aidera peut-être les jeunes à se poser des questions sur une politique insoutenable dans les territoires occupés, mais aussi en Israël, où les Palestiniens, qui représentent 20 % de la population, sont victimes d’une cinquantaine de lois discriminatoires, à commencer par le logement et la terre », explique Kobi Snitz, chercheur en neurobiologie au Weizmann Institute et cofondateur de Boycott from Within (« boycott de l’intérieur »), qui rassemble une poignée de militants suffisamment téméraires pour affronter les torrents de haine qu’ils suscitent au sein du pouvoir, des médias et sur les réseaux sociaux.

    Dans la foulée de Lana Del Rey, quatorze artistes, dont plusieurs DJ, ont décliné l’invitation du festival. Des dizaines d’autres ont exprimé leur soutien au boycott sur les réseaux sociaux. Yaron Trax commence à se faire du souci pour « la capitale du clubbing » qu’est Tel-Aviv. Idit Frenkel, qui officie souvent derrière les platines de The Block, a signé un long article dans le quotidien israélien Haaretz, pour évoquer le « tsunami d’annulations ». Le titre de la tribune était emprunté aux paroles d’une chanson de Don McLean, American Pie (1971) : « The day the music died » [« le jour où la musique est morte »].

    Le boycott la laisse amère : « On peut comprendre ceux qui veulent lutter de manière non violente contre les morts de Gaza, le développement des colonies ou la décision de Trump d’installer l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem. Mais ne pas venir, c’est punir ceux qui essaient de changer les choses, y compris dans la minuscule scène underground qu’abhorrent les nationalistes et les religieux du gouvernement. »

    Si certaines figures de l’électro, comme l’Américano-Chilien Nicolas Jaar ou les Français d’Acid Arab, viennent encore en Israël, ils ne jouent plus à Tel-Aviv mais à Haïfa, au Kabareet, tenu et animé par Jazar Crew, un collectif d’artistes palestiniens. Haïfa, la cité portuaire qui soigne sa réputation de tolérance et de coexistence entre Juifs et Arabes…

    Une forme d’apartheid ?

    Attablé dans un café du centre-ville, Ayez Fadel, 31 ans, l’un des fondateurs et DJ de Jazar Crew, connaît l’antienne par cœur : « Mais même ici, grandir en étant palestinien, c’est éprouver la discrimination. Les écoles publiques arabes moins dotées que les établissements juifs, les boîtes de nuit où l’on te demande ton “Hoger”, le livret militaire que tu n’as pas [la majorité des Arabes citoyens d’Israël n’effectuent pas leur service militaire], la langue… Une nouvelle loi fait de l’hébreu la seule langue officielle, elle dit aussi que le pays est “l’Etat-nation du peuple juif”, alors que je suis un Palestinien vivant ici par la force de l’histoire, que mes impôts servent à protéger les colonies juives et à financer une armée qui a tué 44 enfants palestiniens ces trois derniers mois… Parler d’apartheid ne me paraît pas exagéré. »

    Ayez Fadel comprend le boycott et revendique la dimension politique de Jazar Crew : « Une manière de sensibiliser les jeunes. Nous n’avons plus honte d’être palestiniens, nous sommes éduqués et confiants. Et nous ne cessons de répéter que nos positions ne sont pas contre les Juifs mais contre ce régime. » Le jeune homme se dit prêt à collaborer avec Yaron Trax, qui l’a appelé pour que The Block et Kabareet « organisent quelque chose ensemble ». Mais, précise-t-il, « à condition qu’il fasse une déclaration claire sur l’occupation des territoires et les droits des Palestiniens ».

    Les turbulences qui agitent le microcosme underground reflètent assez bien le désarroi du monde de la culture devant ces appels au boycott. « En ce moment, pas un dîner sans qu’on en parle », reconnaît la responsable d’une galerie d’art installée aux franges de Florentine, ancien quartier d’entrepôts et d’ateliers de Tel-Aviv devenu le préféré des artistes et des bobos. Comme beaucoup d’opposants à l’occupation, elle refuse d’acheter les produits des colonies – certaines se sont spécialisées dans l’agriculture et l’élevage bio – ou le vin venu du Golan. « Mais le BDS culturel, dit-elle, frappe ce qui reste de l’élite de gauche, celle que Nétanyahou et son gouvernement détestent. Si on la muselle, on n’entendra plus que les voix des plus réactionnaires… »

    C’est aussi ce que pense Avi Pitchon, écrivain, critique et commissaire d’expositions : « Le boycott culturel réduit le débat à une polarisation extrême entre les activistes et le gouvernement, il déshumanise et nourrit la paranoïa, ce “nous” contre “eux” dont joue un régime de moins en moins démocratique. Ce tout ou rien est un piège, quoi que disent les créateurs ils seront perdants. Alors, ils préfèrent laisser parler leur art… »

    C’est peut-être pour cela que chercher à les rencontrer pour évoquer la question relève de la chasse au dahu. Groupe pop connu pour ses textes radicaux, écrivain loué comme l’une des « grandes voix morales » du pays, cinéastes, producteurs de concerts, responsables de théâtre, de centre d’art contemporain… tous se disent trop occupés. D’autres se ravisent après avoir parlé et demandent à n’être plus cités.

    Pnina Blayer, la directrice artistique du Festival international du film de Haïfa qui s’est déroulé fin septembre sans les « grands noms » invités, exige les questions par courriel et adresse des réponses aussi sèches que le fleuve Jourdain surexploité : selon elle, la situation dans la bande Gaza et la guerre en Syrie sont les motifs des absences, dont aucune n’a été motivée par le BDS, qui n’aura découragé qu’un film marocain, et si Agnès Varda, à qui le festival rendait hommage, n’est pas venue, ce n’est pas pour des raisons politiques.

    Il faut comprendre sa prudence : pendant que le festival est soumis aux pressions de l’étranger, sa propre ministre de la culture, la très droitière Miri Regev, demande à celui des finances de lui couper les vivres pour avoir accueilli deux films israéliens qui « sapent les valeurs et symboles » de l’Etat (l’un d’eux raconte l’histoire d’un metteur en scène palestinien qui monte une pièce narrant un amour entre une Juive et un Arabe…).

    Le projet de loi « Loyauté dans la culture »

    La même ministre se démène pour l’adoption d’un projet de loi « Loyauté dans la culture » qui veut supprimer les fonds à toute organisation déniant « Israël comme un Etat juif et démocratique » ou qui ferait du jour de l’indépendance celui de la Nakba, la « catastrophe » que vécurent 700 000 Palestiniens expulsés en 1948.

    Le monde de la culture a manifesté le 27 octobre contre ce texte, de nombreux cinéastes israéliens, comme Amos Gitaï ou Ari Folman, sont parmi les signataires d’une tribune parue lundi 12 novembre dans Le Monde pour demander le retrait du texte. En attendant, des députés ont également proposé de punir de sept ans de prison tout appel au boycott et l’entrée du pays est déjà interdite à tout étranger qui soutient activement le BDS.

    Car, pour le gouvernement, c’est la guerre. Au vingt-neuvième étage d’une tour de Bnei Brak, dans la banlieue de Tel-Aviv, une trentaine de personnes travaillent au sein de la National Task Force for Countering Delegitimization (« force d’intervention contre la délégitimisation »), qui dépend du ministère des affaires étrangères.

    « Nous révélons les relations entre le BDS et des organisations terroristes comme le Hamas ou le Front populaire de libération de la Palestine ; comment, sous couvert de droits de l’homme, il s’attaque à la légitimité d’Israël ; comment il bombarde les artistes par des cyberattaques menées par des robots. Nous travaillons avec des centaines d’organisations pro-israéliennes en leur offrant articles, vidéos et autres outils pour affronter les arguments du BDS », résume Tzahi Gavrieli, le directeur.

    Le bureau a lancé la plate-forme 4il sur Internet, Facebook et Twitter : des images de jolies filles montrent la diversité du pays, des vidéos soulignent la réussite de certains « Arabes israéliens ». Des posts saluent la criminalisation du boycott en France (en 2015, la justice a confirmé la condamnation de militants ayant appelé au boycott des produits israéliens) ou en Allemagne (le BDS a été jugé antisémite par l’Office fédéral de la protection de la constitution de Berlin).

    Un post du 23 octobre relaie le rapport de Human Rights Watch sur la torture pratiquée par le Hamas et l’Autorité palestinienne en demandant si la communauté internationale va exercer sur eux les mêmes pressions que sur Israël… Des messages vantent le concours Eurovision de la chanson de mai prochain : avec ses 186 millions de téléspectateurs, la manifestation est une vitrine que le gouvernement ne veut pas voir entachée, malgré l’appel au boycott lancé par 140 artistes internationaux.

    L’« instrumentalisation » du monde de la culture ?

    La lutte contre le BDS est aussi l’affaire d’Adam Shay au sein du Jerusalem Center for Public Affairs, un think tank niché dans un quartier tranquille de la ville sainte. Il « scrute » les militants locaux, conseille les promoteurs de spectacles, essaie de convaincre des artistes ciblés que ce qu’on leur raconte est un tissu de mensonges et qu’ils ne regretteront pas de venir.

    « David Guetta était là la semaine dernière », se réjouit le jeune homme avant de confier qu’il cherchait à faire venir Rachid Taha, peu avant sa mort, en septembre : « Cela aurait été un gros truc » (vu les relations qui liaient le rockeur français à Brian Eno, très impliqué dans le BDS, on imagine mal une réponse positive).

    C’est cette « instrumentalisation » du monde de la culture qui, aux yeux des militants du BDS, justifie les appels au boycott de ceux dont les travaux ou les voyages sont financés par le gouvernement. Ils aident, disent-ils, le pays à soigner son image de démocratie favorable à la liberté d’expression. Les artistes se retrouvent coincés entre le marteau du gouvernement, qui tient (et serre) les cordons de la bourse, et l’enclume des pressions internationales.

    « À l’étranger, nous sommes considérés par certains comme des collaborateurs ; ici, comme des traîtres. Mais l’argent du ministère est aussi celui de mes impôts. Si la solution est de dire non, où va-t-il aller et qui va dire ce que l’on dit ? », demande Hillel Kogan, danseur et chorégraphe de la célèbre compagnie Batsheva, qui dut affronter cet été quelques militants pro-BDS à Montpellier et à Toulouse alors que, invité de la très diplomatique saison « France-Israël », il s’apprêtait, avec le Palestinien d’Israël Adi Boutros, à interpréter sa pièce We Love Arabs.

    Certains dans le pays ont regretté que l’écrivain David Grossman, considéré comme une « conscience » par le camp de la paix, se laisse « enrôler » par le pouvoir en acceptant le prix Israël de littérature 2018 des mains du ministre de l’éducation ou, en 2017, lorsqu’il accompagne à New York une pièce tirée de l’un de ses romans et adaptée par deux troupes israéliennes qui s’étaient produites dans les colonies (ce que l’auteur désapprouve). Ce, sous les yeux de la ministre de la culture qui avait fait le voyage. « Une manière de résister au BDS qui est une nouvelle forme d’antisémitisme », avait dit Miri Regev ce jour-là.

    Car c’est l’argument massue des contempteurs du BDS. Le mouvement a beau condamner racisme et antisémitisme, le public hétéroclite qu’il mobilise laisse parfois suinter des attaques haineuses, voire négationnistes. Dans le petit théâtre de Jérusalem où il travaille avec de jeunes comédiens juifs et arabes, Arik Eshet se souvient du festival de théâtre d’Édimbourg de 2014, lorsque des militants « agressifs » avaient fait annuler son spectacle : « Tu entends des gens crier qu’Israël ne devrait pas exister. C’est traumatisant… »

    La nécessaire mobilisation de la société civile

    Roger Waters est systématiquement accusé d’infamie. Du coup, Gideon Levy, le journaliste de Haaretz qui se démène inlassablement pour évoquer le sort des Palestiniens, ne cesse de défendre le chanteur. « J’ai passé de longues nuits à discuter avec lui, rien ne lui est plus étranger que les sentiments antisémites, ces accusations sont intolérables », assène-t-il dans le salon de sa maison, dont un mur est orné d’une vieille publicité ensoleillée où est inscrit : « Visit Palestine ».

    Un BDS efficace, ajoute-t-il, serait le seul moyen d’en finir avec les bains de sang : « Le changement ne viendra pas de l’intérieur d’Israël, la vie est trop bonne ici. Or les Etats-Unis soutiennent le pays et l’Europe est une plaisanterie : le seul espoir est la mobilisation de la société civile. La gauche sioniste appelle depuis des lustres à deux Etats mais n’a rien fait pour ça, nous devons en payer le prix. La criminalisation du BDS est un scandale : pourquoi serait-il légitime de boycotter l’Iran et pas Israël ? »

    En les réduisant au rang de producteurs de « biens culturels » ou d’instruments du soft power d’un Etat dont ils n’approuvent pas la politique, le BDS interroge les artistes de manière inconfortable sur leurs responsabilités de créateurs et de citoyens au cœur d’une opinion publique au mieux indifférente, au pis de plus en plus xénophobe. Et dans les conversations un nom revient souvent, comme s’ils étaient orphelins d’une figure capable d’indignation, de « courage », disent certains.

    « Il nous manque un penseur comme Leibowitz », glisse le photographe Miki Kratsman, l’un des fondateurs de l’ONG Breaking the Silence qui recueille les témoignages des soldats sur les exactions auxquelles les contraint l’occupation. C’est aussi ce que dit Zeev Tene, un vieux rockeur dont Ari Folman utilisa une chanson pour son film Valse avec Bachir et qui, depuis deux ans, part, le 6 juin, date anniversaire de la guerre des Six-Jours, le long du mur de séparation avec quelques musiciens et un camion en guise d’estrade pour jouer devant une banderole qui proclame « Make Israel small again ».

    Yeshayahu Leibowitz, mort en 1994, grand penseur et moraliste, religieux convaincu et sioniste affirmé, fut un critique féroce de l’occupation qui « détruit la moralité du conquérant ». Outré par la torture, il alla jusqu’à employer le terme de « judéo-nazis »… Or, constate l’historien « post-sioniste » Shlomo Sand, qui fait lui aussi référence à Leibowitz, « je n’ai pas vu l’Université se mettre en grève lorsqu’une succursale a été ouverte dans la colonie d’Ariel. Je n’ai entendu aucune de nos voix de la gauche sioniste prôner l’objection de conscience dans les territoires ou soutenir les refuzniks [qui refusent de servir dans l’armée]. Le BDS les met devant leurs contradictions… »

    Mais le malaise, explique-t-il, vient aussi du fait que, « en posant le droit au retour des réfugiés, le BDS questionne les conditions mêmes de la naissance d’Israël dans un pays encore hanté par la Shoah. Ce droit au retour ne peut être ignoré, mais il faut être honnête : on ne pourra pas accueillir 5 millions de réfugiés. Je soutiens le BDS à condition qu’il ne mette pas en danger l’existence d’Israël. »

    Une situation parfois absurde

    L’historien déplore aussi la « stupidité » de certains appels au boycott culturel. Les musiciens d’Apo and the Apostles, un Arménien de Jérusalem et trois Palestiniens de Bethléem, partagent sûrement son avis. Lorsque ces talentueux garçons qui mêlent leur folk-rock à des nuances orientales doivent se produire dans un festival de musique alternative arabe à Tel-Aviv, le BDS décrète que ce n’est pas acceptable parce qu’ils ne sont pas des « Palestiniens de 48 », ceux restés en Israël…

    Shady Srour aussi a quelques remarques à faire sur les censeurs du BDS : cinéaste palestinien de Nazareth, il a tourné un très joli film dans sa ville natale, Holy Air, où comment un homme essaie de s’en sortir en vendant de l’« air saint » aux touristes venus sur les traces de Jésus. C’est drôle, féministe, sexy, acide, « beckettien », plus grave lorsque les rêves sont empêchés par le seul fait de n’être pas un citoyen comme les autres.

    Mais le BDS ne rit pas : il a demandé son retrait d’un festival du film israélien à Londres, puis du Festival des cinémas arabes de l’Institut du monde arabe, à Paris, qui a congédié le réalisateur d’un bref courrier. « Je suis palestinien, mon père fut l’un de ceux chassés vers le Liban. Me boycotter, c’est m’empêcher d’affirmer mon propre récit face à celui des Israéliens. Le BDS vient chez moi pour me couper la langue… Aucun financement arabe ne m’est accordé parce que j’ai un passeport israélien, où est-ce que je trouve l’argent ? » On comprend que son film soit teinté de tristesse et d’absurde.

    #Palestine #Culture #Apartheid #BDS #Boycott_culturel


  • Égypte. Obama, ce « laquais » des Frères musulmans – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/11/20/egypte-obama-ce-laquais-des-freres-musulmans

    L’administration de Barack Obama s’est divisée face aux bouleversements qui, de manière inattendue, ont menacé l’ordre régional ancien à partir de l’hiver 2011-2012. La secrétaire d’État Hillary Clinton souhaitait soutenir jusqu’au bout le président Hosni Moubarak, alors qu’Obama, très isolé au sein de son gouvernement, pensait le contraire. Mais, au-delà de ces différences, la défense des intérêts américains était le point qui les rassemblait, et la démocratie n’était pas une préoccupation prioritaire. Comme l’explique à l’auteur un haut fonctionnaire du département d’État, « on a penché en faveur d’une transition dirigée par Moubarak. Quand ça n’a pas marché, on s’est prononcé pour Omar Suleiman1, et quand cette idée a été abandonnée, on s’est dit, “d’accord, travaillons avec le Conseil supérieur des forces armées2 ”. » L’objectif étant de garder le contact avec les autorités et surtout avec l’armée égyptienne, garante de la paix avec Israël.

    Que pensait le gouvernement américain des Frères musulmans ? Au printemps 2011, le département d’État ne connaissait personne dans ce qui allait devenir le bloc politique égyptien le plus influent ! Comme le raconte un membre du Conseil de sécurité nationale à l’auteur : « Nous ne savions rien ! Les conseillers de Mme Clinton au département d’État et le personnel du bureau égyptien au Conseil de sécurité nationale ont rédigé un câble demandant officiellement à l’ambassade du Caire d’entrer en contact avec les Frères musulmans. »Mais il fallut encore un mois pour que les diplomates obtempèrent.

    UN DOUBLE PARI DE WASHINGTON
    Ces premiers contacts ne furent pas très fructueux, et nombre de responsables politiques, militaires ou du renseignement américains craignaient l’élection de Mohamed Morsi. Le deuxième tour de l’élection en juin 2012 donna lieu à de virulentes discussions internes, d’autant que le très influent réseau saoudien et émirati à Washington était favorable à son adversaire Ahmed Chafik. « De nombreux membres de l’armée et des services de renseignement américains craignaient la perspective d’un président islamiste en Égypte, relate Kirkpatrick. Mais étant donné la piètre performance des généraux [depuis février 2011], une victoire truquée de Chafik ne semblait garantir qu’un chaos continu. » Il cite Ben Rhodes, un proche conseiller d’Obama qui assistait à une réunion du Conseil de sécurité nationale : « On pouvait voir que beaucoup de gens dans la salle penchaient pour Chafik. Mais même ces gens ne pouvaient pas accepter que nous agissions contre l’autre gars (Morsi) qui avait gagné une élection libre. »

    Le double pari de Washington — en tout cas celui de la Maison Blanche — était que les Frères musulmans, le plus puissant parti et le mieux organisé d’Égypte, pourraient engager les réformes économiques nécessaires et rétablir la stabilité ; le second était que le soutien de facto de Morsi aux accords de paix israélo-égyptiens renforcerait l’influence américaine. Si le second pari a été gagné, le premier a échoué.                                                                

    Un test grandeur nature vint après l’offensive d’Israël contre Gaza et le Hamas en novembre 2012. Obama entra directement en contact avec Morsi et ce dernier lui promit d’amener le Hamas à la table des négociations. Ben Rhodes se souvient : « Les pourparlers de cessez-le-feu étaient dans l’impasse avant que Morsi n’intervienne […] Et il a tenu ses engagements […] Il a respecté sa part du marché […] Il a surpris même les sceptiques. »

    « C’était un test décisif pour Morsi, et il l’a passé avec brio, se souvient Steven Simon du Conseil de sécurité nationale. […] Il était indispensable. » La récompense ne tarda pas, Hillary Clinton en personne se rendit au Caire le 21 novembre pour annoncer le cessez-le-feu et remercier Morsi « pour avoir assumé le leadership qui a longtemps fait de ce pays une pierre angulaire de la stabilité et de la paix dans la région ». Et quand le conseiller de politique étrangère de Morsi, Essam Al-Haddad se rendit à Washington quelques semaines plus tard, il fut surpris d’obtenir une audience impromptue avec le président Obama lui-même. Ces événements eurent une double conséquence : alimenter en Égypte une campagne sur le soi-disant soutien d’Obama aux Frères musulmans ; convaincre Morsi qu’il disposait du soutien de l’administration américaine qui empêcherait toute intervention de l’armée contre lui : la suite allait lui montrer son erreur.

    Car le pouvoir de Morsi, au-delà de sa propre incompétence, de ses erreurs et de son sectarisme, faisait face à une campagne régionale bien organisée, relayée par des cercles influents au sein de l’administration américaine. « En avril 2013, note Kirkpatrick, le réseau satellitaire basé aux Émirats — Sky News Arabia, Al Arabiya en Arabie saoudite et d’autres médias égyptiens liés aux Émirats dénonçaient un prétendu complot américain pour amener les Frères au pouvoir, avec l’ambassadrice Patterson comme chef de file […] [Ils] étaient pleins d’accusations selon lesquelles elle était un “laquais” des Frères, une “vieille sorcière” ou un “ogre”[…] Ils affirmaient que l’ambassadrice avait fait pression sur le gouvernement égyptien pour truquer l’élection présidentielle. » Le tout étant le résultat d’un « grand complot », au profit… d’Israël ! Comme le rappelle Rhodes à l’auteur, « les alliés des États-Unis ont financé une campagne de dénigrement contre l’ambassadrice des États-Unis dans un pays qui est l’un des plus grands bénéficiaires de l’aide des États-Unis pour renverser le gouvernement démocratiquement élu de ce pays ».

    PAS DE DIFFÉRENCE ENTRE AL-QAIDA ET LES FRÈRES MUSULMANS
    Mais cette campagne n’aurait pas eu un tel impact si elle n’avait pas disposé de relais influents à Washington, si elle n’avait pas été alimentée par les activités des ambassades saoudienne et émiratie. Au Pentagone, nombre de responsables ne cachaient pas leur haine de tout ce qui est musulman. Le général James Mattis, chef du Central Command, responsable de toutes les opérations au Proche-Orient, en Asie centrale et du Sud-Est (il deviendra secrétaire d’État à la défense du président Donald Trump) pensait que les Frères musulmans et Al-Qaida représentaient plus ou moins le même courant. Et Michael Flynn, directeur de l’agence du renseignement de la défense (DIA), qualifiait l’islam de « cancer » et avait développé des relations étroites avec celui qui n’était encore que le ministre de la défense, le général Abdel Fattah Al-Sissi. Flynn fut limogé par Obama en août 2014 et sera, brièvement, conseiller national à la sécurité de Trump.

    Comme le note l’auteur, « les divisions au sein du gouvernement américain devenaient évidentes pour les diplomates et les militaires de la région. Obama et une partie de la Maison-Blanche espéraient que Morsi réussirait ; beaucoup au Pentagone, comme Mattis et Flynn, étaient d’accord avec leurs homologues égyptiens et émiratis que Morsi était un danger. La schizophrénie américaine était si visible que les généraux égyptiens s’en sont plaints auprès de leurs contacts au Pentagone ». Et ils ont compris qu’ils pourraient agir contre le pouvoir élu sans représailles américaines.

    En janvier 2013, Obama nomme Chuck Hagel, un sénateur républicain, au secrétariat d’État à la défense. Celui-ci se rend en Égypte avec comme instructions de prévenir Sissi que tout coup d’État provoquerait l’arrêt de l’aide militaire américaine. Mais, à la fois du fait de ses convictions, et des pressions saoudiennes, émiraties et israéliennes, Hagel n’en fit rien, si l’on en croit Kirkpatrick.

    Dès le printemps 2013, l’ensemble des organisations de renseignement américaines informèrent Washington qu’un coup d’État était en préparation, « mais personne au Pentagone, au département d’État, à la Maison Blanche ne dit à Sissi de s’arrêter ni n’expliqua à Morsi que Sissi s’était retourné contre lui »(étonnamment, presque jusqu’au bout Morsi fit confiance à son ministre de la défense).

    ISRAËL AVEC LES PUTSCHISTES
    Le 3 juillet 2013, l’armée égyptienne franchissait le Rubicon et Morsi était mis sous les verrous. Le lendemain, Obama convoquait une réunion du Conseil national de sécurité. À la surprise de ses conseillers, le président refusa de qualifier les événements de « coup d’État », ce qui aurait entraîné ipso facto la suspension de l’aide militaire américaine. John Kerry, secrétaire d’État depuis décembre 2012, abonda dans son sens. Il expliquera plus tard à l’auteur que « Sissi s’était incliné devant la volonté populaire et agissait pour sauver l’Égypte. Les généraux affirmaient qu’ils avaient destitué Morsi pour éviter une implosion et établir la primauté du droit, et non dans le but de gouverner. Ils prétendaient qu’ils allaient adopter une feuille de route permettant le recours aux élections ».

    Israël joua un rôle non négligeable dans ces choix, comme l’explique Hagel à Kirkpatrick : « (Les Israéliens) me disaient, c’est notre sécurité et [Sissi] garantit la meilleure relation que nous ayons jamais eue avec les Égyptiens. Et ils intervenaient auprès du Congrès ». Le sénateur Rand Paul, républicain du Kentucky, avait présenté un projet de loi visant à mettre fin à l’aide militaire à l’Égypte en raison du coup d’État. L’American Israel Public Affairs Committee — plus connu sous l’acronyme AIPAC — écrivit à tous les sénateurs en faisant valoir que toute réduction de l’aide « pourrait accroître l’instabilité en Égypte, miner d’importants intérêts américains et avoir un impact négatif sur notre allié israélien ». Le Sénat vota par 86 voix contre 13 la poursuite de l’aide.

    Cet appui d’Israël et du lobby pro-israélien au régime égyptien confirmait la fragilité et la dépendance du président Siss, malgré ses rodomontades ultra nationalistes, et diminuait le poids que pouvait avoir l’Égypte pour trouver une solution au conflit israélo-palestinien. Comme le rapporte l’auteur, « le 21 février 2016, le secrétaire d’État Kerry a convoqué un sommet secret à Aqaba, en Jordanie, avec Sissi, le roi Abdallah de Jordanie et le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou. Une partie de l’ordre du jour était un accord régional pour que l’Égypte garantisse la sécurité d’Israël dans le cadre de la création d’un État palestinien. Nétanyahou tourna la proposition en ridicule. Qu’est-ce que Sissi pouvait offrir à Israël ? s’interrogea-t-il, selon deux Américains impliqués dans les pourparlers. Sissi dépendait d’Israël pour contrôler son propre territoire, pour sa propre survie. Sissi avait besoin de Nétanyahou ; Nétanyahou n’avait pas besoin de Sissi. » Nétanyahou savait que, loin d’apporter une solution au « terrorisme », le coup d’État du 3 juillet 2013 avait marqué le début d’une insurrection dans le Sinaï, sous la direction d’un groupe qui rallia en 2015 l’organisation de l’État islamique (OEI) ; l’armée égyptienne était incapable de la juguler et Israël dut intervenir plusieurs fois militairement pour aider les militaires égyptiens. On était loin des rodomontades ultranationalistes du Caire.

    Il fallut le massacre de près d’un millier de civils à Rabaa au mois d’août 2013 pour que les États-Unis réagissent. D’abord en reportant les manœuvres militaires conjointes américano-égyptiennes, ensuite, au mois d’octobre, en suspendant l’aide militaire de 1,3 milliard de dollars (1,58 milliards d’euros). Mais il était trop tard, d’autant que de puissantes forces se faisaient entendre à Washington contre ces orientations : le Pentagone ne désignait plus les conseillers du président que comme « les djihadistes de la Maison Blanche » ou « le caucus des Frères musulmans ». Rapidement, Obama rétablit l’aide militaire. Washington tirait un trait sur la démocratie en Égypte.

    Du livre se dégage le portrait finalement peu flatteur d’un président Obama velléitaire, incapable d’imposer ses choix à sa propre administration, et pour qui la démocratie n’est sûrement pas une composante majeure de la politique étrangère des États-Unis. Avec des conséquences graves. Comme l’explique Mohamad Soltan, un Égypto-Américain membre des Frères emprisonné par la junte avant d’être expulsé vers les États-Unis : « La seule chose qu’ont en commun tous ceux qui sont en prison — les gars de l’État islamique, les Frères musulmans, les libéraux, les gardes, les officiers — c’est qu’ils haïssent tous l’Amérique. » On se demande pourquoi…         

    ALAIN GRESH


  • Gaza : 25 blessés par des tirs israéliens dont un cameraman d’AP, annonce le ministère de la Santé
    AFP - 19/11/2018
    https://www.lorientlejour.com/article/1144320/gaza-25-blesses-par-des-tirs-israeliens-dont-un-cameraman-dap-annonce

    Vingt-cinq Palestiniens ont été blessés par des tirs israéliens lundi dans le nord de la bande de Gaza, dont un caméraman travaillant pour l’agence de presse américaine Associated Press (AP), a annoncé le ministère de la Santé gazaoui.

    Le journaliste Rached Rachid a été touché par une balle à la cheville au moment où il filmait des centaines de Palestiniens manifestant près de la barrière séparant l’enclave palestinienne d’Israël, a dit le porte-parole du ministère. Il a été transporté à l’hôpital.

    Ces manifestations, qui ont lieu tous les lundis dans la localité de Beit Lahya, font partie du mouvement de protestation lancé fin mars dans l’enclave dirigée par le Hamas pour exige la levée du blocus israélien étouffant la bande de Gaza depuis plus d’une décennie.

    #marchecôtière


  • Putin’s interests in Syria and Lebanon are limiting Israel’s military options
    Playing chess with Hezbollah is one thing. Trying to figure out what Putin wants, in Syria and perhaps also in Lebanon, even as Hezbollah is trying to manufacture weapons there, is a completely different challenge
    Amos Harel - Nov 18, 2018 9:39 AM
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-putin-s-interests-in-syria-and-lebanon-is-limiting-israel-s-milita

    One reason for Israel’s exceptional caution in dealing with Hamas in the Gaza Strip is its growing concern over the northern front. Though it may sound like a threadbare excuse, this seems to be one of the considerations driving Prime Minister Benjamin Netanyahu to decide, time after time, to try to reach a cease-fire in Gaza.

    The problem Israel faces in the north, in a nutshell, is the real danger that its operational window of opportunity is closing. In recent years, Israel has exploited the upheaval in the Arab world to expand its offensive activity, most of which is secret.

    Via hundreds of airstrikes and special operations, the army and the intelligence agencies have worked to distance the danger of another war and reduce the enemy’s operational capabilities in the event that war does break out.

    In Syria and Lebanon, the campaign initially focused on preventing Iran from smuggling advanced weaponry to Hezbollah. But over the last year or so, a new mission has been added – preventing Iran’s military entrenchment in Syria. This peaked with a flurry of incidents between the Israel Defense Forces and Iran’s Revolutionary Guards last winter and spring.

    A problem may also be developing in Lebanon. In his address to the United Nations General Assembly in September, Netanyahu warned of efforts by Iran and Hezbollah to set up missile production facilities in the Beirut area. Given the problems its smuggling operations had encountered, the Revolutionary Guards’ Quds force apparently decided it had to shorten the distance between the manufacturer and the customer by moving its efforts to improve the accuracy of Hezbollah’s rockets to Lebanon.

    Netanyahu’s speech did its job. In the three days between that speech and the tour of Beirut the Lebanese government conducted for diplomats to rebut it, someone worked hard to get rid of the evidence. But over the long run, Iran seems unlikely to abandon this effort.

    What’s even more worrying is that Putin has recently displayed increased interest in events in Lebanon. In the worst-case scenario, the defensive umbrella — both real and symbolic — that Russia has spread over northwest Syria would be expanded to Lebanon, further complicating Israel’s calculus.

    Even now, at least according to Arab media reports, Israel hasn’t conducted an airstrike in Lebanon since February 2014, when the IAF, apparently pursuing an arms convoy that had crossed the border from Syria, bombed a target in Janta, a few hundred meters to the Lebanese side of the Lebanon-Syria border.

    Hezbollah, which was willing to pretend the spit was rain as long as its convoys were being bombed on the Syrian side, immediately responded with a series of attacks by Druze residents of the Syrian Golan Heights.

    The cell’s commander, Lebanese terrorist Samir Kuntar, and his successor, Hezbollah’s Jihad Mughniyeh, were both subsequently killed in attacks attributed to Israel. Since then, Israel has confined its attacks to Syria.

    But playing chess with Hezbollah is one thing. Trying to figure out what Putin wants, in Syria and perhaps also in Lebanon, even as Hezbollah is trying to manufacture weapons there, is a challenge of a completely different order of magnitude.

    Netanyahu was presumably hinting at this problem, among others, when he spoke about security considerations that he can’t share with the public, at the memorial for Paula Ben-Gurion earlier this week.

    #IsraelRussie


  • الإعلام العبريّ : حماس أطاحت بليبرمان الذي لا يتعدّى كونه كاريكاتيرًا وتواجده بوزارة الأمن لن يترك أيّ بصمةٍ ولكنّ استقالته قد تدفع نتنياهو إلى تبكير الانتخابات | رأي اليوم
    https://www.raialyoum.com/index.php/%d8%a7%d9%84%d8%a5%d8%b9%d9%84%d8%a7%d9%85-%d8%a7%d9%84%d8%b9%d8%a8%d8%b1

    Je ne les cite pas tous mais pour (une partie de) la presse arabe, les derniers combats à #Gaza ont permis au Hamas 1) de faire tomber Liberman 2) ont montré que l’invincibilité de l’armée israélienne est de moins en moins réelle et 3) que les missiles Patriot ne sont vraiment pas fiables comme système de défense...


  • Ben Salmane « a tenté de persuader Netanyahou de faire la guerre à #Gaza » | Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/ben-salmane-tent-de-persuader-netanyahou-de-faire-la-guerre-gaza-5375

    Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS) a tenté de persuader le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou de déclencher un conflit avec le Hamas à Gaza dans le cadre d’un plan visant à détourner l’attention du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, ont indiqué à Middle East Eye des sources en #Arabie_saoudite.


  • Israel’s defense chief resigns, slams Netanyahu for ’surrendering to Hamas terror’
    Haaretz.com - Chaim Levinson Nov 14, 2018 12:47 PM
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-israel-s-political-arena-holds-breath-as-defense-chief-calls-surpr

    Defense Minister Avigdor Lieberman announced his resignation on Wednesday and called for elections to be held as soon as possible, saying he hopes a date will be set by Sunday. Lieberman said of all the members of his party, Yisrael Beiteinu, will quit the coalition.

    However, a senior source in Likud, Prime Minister Benjamin Netanyahu’s party, said that elections are not neccessarily the next step and added that Netanyahu will initially take on Lieberman’s portfolio. Lieberman, who heads Yisrael Beiteinu, will retake his Knesset seat following his resignation, as provided for by law.

    “I didn’t look for reasons to quit,” Lieberman said. “I tried to remain a loyal government member, in the cabinet, keep differences internal even at an electoral cost.” The two turning points, he said, were the millions of dollars in cash delivered from Qatar to Gaza, and the cease-fire Israel reached with Hamas on Tuesday.

    “There is no other definition, no other significance, but a capitulation to terror,” he said, adding: “What we are doing now as a country is buying short-term quiet at the cost of our long-term security.”

    “It is no secret there were differences between the prime minister and I,” he said. “I did not agree to allow entry of Qatari money [into Gaza], and I had to allow it only after the prime minister announced it.” Lieberman said similar differences revolved around the evacuation of the West Bank Bedouin village of Khan al-Ahmar.

    Yisrael Beiteinu’s departure means Netanyahu still holds a Knesset majority of 61 seats to maintain the coalition. Another key coalition partner in Netanyahu’s government, Habayit Hayehudi (headed by Education Minister Naftali Bennett) said that unless the defense portfolio goes to Bennett, the party will also quit the coalition.

    Hamas, which controls the Gaza Strip, said Lieberman’s resignation is a recognition of Israel’s defeat in this week’s military confrontation with the Islamic group.

    Following the cabinet meeting on Tuesday, Lieberman and Education Minister Naftali Bennett published statements against the truce reached with Hamas. Sources said that as soon as the latest round of fighting erupted, Lieberman demanded a “harsh, decisive” move against Hamas. Sources near Bennett say that his opposition to the cease-fire was clear as could be.

    Other sources, however, say that ultimately, the ministers unanimously supported the defense establishment’s position that action should be taken to restore the calm.

    According to associates of Lieberman, the Prime Minister’s Office’s claim on Tuesday that he had supported the cease-fire agreement that was reached to end hostilities in Gaza infuriated him.

    Senior Hamas official Husan Badran said Tuesday, the third day of hostilities, that “if Netanyahu is interested in ending this round, he must fire [Defense Minister] Lieberman, who in his foolish conduct caused the escalation.”

    In recent weeks, Lieberman and Bennett have publicly argued between them about Gaza and Israel’s actions there. Last month, Bennett charged Lieberman of a weak, left-wing defense policy, while Lieberman retorted that in cabinet meetings, Bennett says the opposite of what he says in public.

    Lieberman and the cabinet were divided about the sale of gasoline and natural gas to Gaza, and in defense forums, it was decided that the defense minister may not make decisions on the subject without the cabinet’s agreement. The ministers were surprised last month by Lieberman’s decision to cut off the fuel supply to Gaza, a decision he made on his own, in contradiction to the position of the defense establishment. Netanyahu and the cabinet members heard of the decision for the first time through the media.


  • Violence escalates: 6 Palestinians killed, 20 injured in Israeli airstrikes
    Nov. 13, 2018 11:36 A.M. (Updated: Nov. 13, 2018 12:48 P.M.)
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=781772

    GAZA CITY (Ma’an) — Six Palestinians were killed and at least 20 others were injured during a campaign of Israeli airstrikes from overnight Monday until predawn Tuesday across the northern besieged Gaza Strip.

    Medical sources in Gaza reported that six Palestinians were killed and 20 others were injured during continuous Israeli airstrikes over various parts of Gaza.

    The Palestinian Ministry of Health in Gaza identified the six killed as Muhammad Zacharia al-Tatri, 27, Muhammad Zahdi Awda, 22, Mousa Iyad Ali Abed al-Aal, 22, Hamed Muhammad al-Nahal, 22, and Khaled Riad Ahmad Sultan, 26, and Musaab Hawas, 20.

    In addition, Mahmoud Abu Usba, 40, was killed after a residential building was hit by a rocket fired from Gaza towards the Ashkelon Regional Council, in southern Israel, on late Monday.

    Abu Usba was a Palestinian resident of Halhoul City, north of the southern occupied West Bank district of Hebron, and was a worker in Israel.

    Hebrew-language news outlets reported that two Israeli women, who were present in the same residential building were reported to be in critical conditions, due to the hit.

    The sites additionally confirmed that some 550 rockets were fired from the Gaza Strip towards the Israeli communities surrounding Gaza, which led to 70 Israelis injured and the destruction of several buildings in the communities.

    Israeli warplanes targeted and fired at over a hundred Hamas movement and Islamic Jihad movement sites, including an intelligence compound, which is located in the center of Gaza City near a school, a mosque and other diplomatic facilities, an Israeli army spokesperson confirmed.

    The entire complex itself includes a kindergarten and a warehouse, however, the Israeli army claimed that it is used for intelligence gathering, research and development.

    A Ma’an reporter said that Israeli warplanes had targeted and demolished three residential buildings, which were home to three Palestinian families, and another five commercial buildings, including a hotel, in Gaza City.

    Following the violent escalation overnight, Hamas’ military wing spokesperson said in a statement that Beer Sheva and Ashdod would be targeted next if “Israel persisted in its aggression.”

    The Jihad reiterated the statement by Hamas, saying Gaza factions have the capacity to continue their offensive.

    It is noteworthy that Israel is currently not working with the United Nations nor Egypt to reduce tensions.

    #Palestine_assassinée

    • Flambée des tensions à Gaza suite à une opération mortelle des forces israéliennes dans l’enclave
      MEE - 13 novembre 2018
      https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/flamb-e-des-tensions-gaza-suite-une-op-ration-mortelle-des-forces-isr

      Des dizaines de frappes aériennes israéliennes sur la bande de Gaza ont tué six Palestiniens, tandis que des tirs de roquettes du Hamas ont tué un Palestinien en Israël

      Quatre Palestiniens ont été tués ce lundi, et deux autres sont décédés aujourd’hui, alors que l’armée israélienne a lancé des dizaines de frappes aériennes sur la bande de Gaza, tandis que plusieurs centaines de roquettes ont été tirées depuis l’enclave assiégée.

      Le ministère gazaoui de la Santé a identifié les six Palestiniens tués : Mohammed Zakariya al-Tatari (27 ans), Mohammed Zuhdi Odeh (22 ans), Hamad Mohammed al-Nahal (23 ans), Moussa Iyad Abd al-Aal (22 ans), Khaled Riyadh al-Sultan (26 ans) et Musaab Hoss (20 ans) . Vingt-cinq autres Palestiniens ont été blessés depuis lundi après-midi.

      Un Palestinien a également été tué après qu’une roquette tirée depuis Gaza a touché sa maison dans la ville israélienne d’Ashkelon, a rapporté Haaretz, qui a ajouté que la roquette avait gravement blessé deux femmes qui se trouvaient dans la maison.

      La mort du quadragénaire, un Palestinien originaire de la ville de Hébron en Cisjordanie, est le premier décès confirmé causé par le déluge de roquettes tirées de Gaza depuis lundi après-midi ; cette flambée des tensions a fait suite à une opération mortelle menée par les forces spéciales israéliennes dans l’enclave.

      L’armée israélienne a touché au moins 70 cibles à Gaza, tandis que 300 roquettes ont été tirées du territoire palestinien vers Israël tout au long de la journée de lundi, ont rapporté les médias israéliens.

      Une nouvelle frappe israélienne a également tué un Palestinien ce mardi, a annoncé le ministère de la Santé de Gaza, faisant s’élever le bilan à cinq morts dans l’enclave en moins de 24 heures.

      Un témoin oculaire à Gaza a déclaré à Middle East Eye que l’armée israélienne avait bombardé lundi le bâtiment qui abrite Al-Aqsa TV à Gaza, une chaîne de télévision liée au Hamas.

      Des médias locaux et internationaux ont rapporté que le bâtiment avait été complètement détruit lors de l’attaque et que des édifices voisins avaient également été endommagés. (...)


  • Israël/Territoires palestiniens (12.11.18) - France-Diplomatie - Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères
    https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/israel-territoires-palestiniens/processus-de-paix/evenements/article/israel-territoires-palestiniens-12-11-18

    La France condamne avec la plus grande fermeté les nombreux tirs de roquettes revendiqués par le Hamas, qui ont visé délibérément ces dernières heures plusieurs communes du sud d’Israël depuis la bande de Gaza. Elle exprime sa solidarité aux populations touchées, et en particulier aux familles des victimes. Elle demande la cessation immédiate de ces actions inacceptables et injustifiables et appelle les parties à éviter un nouveau cycle de violences dont les populations civiles seraient les premières victimes.

    Nos postes diplomatiques et consulaires suivent la situation avec attention et se tiennent prêts à porter assistance à nos compatriotes qui en auraient besoin.

    #Francediplo


  • Israel Sabotages Ceasefire Talks, Assassinating Hamas Commander, IDF Senior Commander Also Killed - Tikun Olam תיקון עולם

    https://www.richardsilverstein.com/2018/11/12/israel-sabotages-ceasefire-talks-assassinating-hamas-commander-i

    Today, IDF commandos invaded Gaza in a night-time raid and murdered seven Hamas operatives, including the commander responsible for the tunnel defense system maintained by the Islamist rulers of the enclave.  According to various media sources, the raid was exposed and Palestinian militants fought back fiercely.  In order to free the IDF forces, the Israelis had to lay down a massive drone and air attack which permitted them to withdraw back to Israel.

    Israeli senior IDF officer killed Gaza
    The Israeli military censor has prohibited domestic media naming the Israeli commando who was killed. But an Israeli source has informed me he is Lt. Col. Mahmoud Kheireddine from the Druze village of Hurfeish. Another officer who was wounded is from Isfiya.  They both served in Sayeret Matkal, Israel’s equivalent of the Navy SEALs. Kheireddine was deputy commander of the unit.  Given the death of so high-ranking an IDF officer, something went terribly wrong on this mission.

    In response, Hamas has launched missiles into southern Israel and driven hundreds of thousands into air raid shelters.  Once again, just as both sides thought they might be close to a ceasefire and/or a prisoner exchange, Israel rescued defeat from the jaws and victory and almost guaranteed a new escalation, if not war, against Gaza.

    A former IDF general has suggested that the raid was not an assassination attempt, but an attempt to capture the Hamas commander:

    Maj. Gen. (res.) Tal Russo, a former commander of the IDF Southern Command, indicated that the operation was likely an intelligence-gathering mission gone wrong, rather than an assassination.


  • Le bidasse-speak pour les nuls : « en plein accès de fièvre », « gouvernée par le mouvement islamiste palestinien », « aucune victime », « frappes », « évacuer les lieux avant une attaque ». Les bombardements israéliens sont tellement prévenants qu’on serait presque jaloux d’autant de tendresse.

    Gaza : le bâtiment de la télévision du Hamas détruit par l’aviation israélienne
    http://www.lefigaro.fr/international/2018/11/12/01003-20181112ARTFIG00362-gaza-le-batiment-de-la-television-du-hamas-detrui

    L’aviation israélienne a détruit lundi soir le bâtiment d’Al-Aqsa TV, la chaîne de télévision du Hamas, en plein accès de fièvre dans et autour de la bande de Gaza gouvernée par le mouvement islamiste palestinien. Aucune victime n’a été rapportée dans un premier temps. Les frappes israéliennes ont été précédées par l’envoi de dispositifs non explosifs ou de faible puissance communément employés par l’armée israélienne pour signifier aux occupants d’un bâtiment civil d’évacuer les lieux avant une attaque.