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  • NON A LA PRESENCE POLICIERE SUR LE CAMPUS DE PARIS DIDEROT.
    POUR UN RETOUR AU CALME ET A LA LIBERTE DE DEBAT

    Dans la soirée du 15 mai, sur l’esplanade des Grands Moulins de l’Université Paris-Diderot (Paris 7), la police a interpelé et dispersé un groupe d’étudiants qui s’étaient réunis pour un « pique-nique » d’échanges : selon le principe de la « convergence des luttes », des postiers du 92 avaient été invités à parler par les étudiants hostiles à la loi ORE (dite « Loi Vidal », qui institue le principe de sélection à l’entrée à l’université). Au cours de cette réunion, une protestation contre les massacres de Gaza s’est également exprimée à travers la présence d’un drapeau palestinien.

    Une vidéo a circulé, montrant des policiers armés sur un espace qui appartient symboliquement au campus, intimidant puis menaçant les étudiants réunis, renversant une table portant des tracts et des reliefs de pique-nique [1]. D’après plusieurs étudiants présents, les policiers ont argué successivement de l’illégalité : 1) du port d’un drapeau palestinien ; 2) d’un rassemblement sans demande d’autorisation ; 3) d’une consommation d’alcool sur la voie publique. Menaçant l’ensemble des étudiants, ils ont appelé des fourgons en renfort puis ont interpelé l’un des étudiants qui leur avait répondu de manière moqueuse. Celui-ci, emmené au poste, doit à présent suivre un « stage de citoyenneté » à ses frais (150 euros). D’après des témoins directs, il y a eu des brutalités commises par la police (une étudiante saisie par la gorge, un étudiant trainé au sol).

    Ces faits nous semblent tout à fait anormaux : cette réunion, de taille très modeste (une trentaine d’étudiants), n’était évidemment pas destinée au blocage de la Fac puisqu’elle était fixée en soirée, après ou avant une journée d’examens (c’est d’ailleurs au cours d’une épreuve le lendemain que nous avons été informés de ces faits). A Paris Diderot en effet, pour des raisons diverses qui ne seront pas discutées ici, le mouvement a été peu suivi, ou aucun blocage ne s’est installé (les étudiants mobilisés ont rejoint les campus de Tolbiac ou de Nanterre, ou se sont interrompus pour passer les examens).

    Ces faits du 15 mai semblent donc parfaitement anodins, mais la réaction policière, elle, ne l’est pas : elle est aberrante et très significative. Cet incident dit qu’il est tout bonnement interdit à présent de se rassembler pour débattre, fût-ce à 30 personnes, sur le campus de l’université. Que des espaces de débat pacifiques soient empêchés dans une université non bloquée est particulièrement inquiétant. Nous ne pouvons pas accepter cet état de fait. Quelles que soient les positions de chacun sur la loi Ore, le blocage des Facultés, le traitement des postiers ou le conflit israélo-palestinien, débats qui ne sont pas en jeu ici, ce qui s’est passé montre qu’un seuil intolérable est franchi. Un des principes majeurs qui donnent sens à notre métier est bafoué.

    Disperser par principe n’importe quelle réunion d’étudiants au prétexte qu’il faut empêcher les blocages est un abus injustifiable et dangereux. C’est aussi une transgression flagrante du principe tant vanté de « l’université dans la cité », devenu une grotesque antiphrase. En aucun cas cette situation malsaine que crée la présence policière quotidienne ne doit être normalisée. Nous qui croyons en l’esprit de libre-pensée et d’examen critique que cette université a fait sien, nous demandons que l’esprit de « Denis Diderot » soit honoré dans ces murs. Nous refusons que ces murs deviennent ceux d’un fortin imprenable, aux portes engrillagées, qu’il nous faut pénétrer en montrant chaque jour patte blanche et aux prix de longs contournements de bâtiments, qui alourdissent notre travail.

    Nous souhaitons que cesse également la présence des vigiles aux portes, dont nous savons le coût exorbitant, profondément discutable à un moment où les budgets sont systématiquement rognés, et où tous les personnels sont sous pression. Ce climat est irrespirable, et ne permet plus l’exercice normal de notre profession. Nous souhaitons que ce campus reste un campus et pas un camp pour policiers armés et gardiens de forts.
    L’incident d’apparence insignifiant du 15 mai à Paris-Diderot a eu lieu dans un contexte que tous connaissent. Beaucoup d’entre nous ont vu les vidéos montrant des CRS, voire des milices fascistes investissant des amphithéâtres, hurlant des injures racistes et sexistes contre des étudiants réunis pour débattre lors d’Assemblées Générales. Le nombre et la gravité des intrusions, dérives et violences policières qui se sont déroulées à Montpellier, Toulouse, Paris 3, à l’EHESS, ont suscité la protestation de nombreux collègues, dont certains se sont mis en grève administrative et pédagogique [2]. Enfin, en un semestre il y a eu 30 évacuations d’établissements universitaires par la police, c’est beaucoup et c’est inédit dans l’histoire de la République.

    Les enseignants-chercheurs sont de facto concernés par cette violence, parfois très directement. Le 1er mai, un enseignant-chercheur de l’EHESS a été violemment frappé alors qu’il tentait de contourner le bâtiment, par les policiers qui lui ont déclaré qu’avec ce qu’il allait prendre il « ne pourrait plus se relever », qu’il allait « payer pour ses étudiants pour toutes ces merdes que vous leur apprenez ! ». Blessé, le collègue a porté plainte, la direction de l’EHESS a rappelé le principe de « franchise universitaire », et nos collègues de l’IRIS ont fait circuler une lettre pour protester contre ces faits très graves [3].
    Tout cela est inadmissible. Nous n’acceptons plus que des étudiants qui sont placés sous notre responsabilité, et qui sont l’avenir de ce pays, soient ainsi brutalisés et interdits de parole sur nos campus, alors qu’ils ne font que mettre en application, légitimement, les principes du débat démocratique dont notre pays a le plus urgent besoin.
    Nous n’acceptons plus le sinistre paradoxe d’universités et d’institutions culturelles qui se complaisent dans la célébration de mai 68, tout en mettant en œuvre le message inverse : contre l’émancipation, c’est l’arbitraire et l’obscurantisme de la force brute qui se sont installés dans nos universités.

    Nous n’acceptons plus que nos propres tutelles, qu’elles soient nationales ou locales, nos présidences, etc., soient devenues à ce point incapables de débat critique et d’ouverture à la jeunesse, voire même à leurs personnels administratif, technique et enseignant, qu’il leur est devenu plus naturel d’appeler la police que de dialoguer, prenant le risque de mettre en danger une jeunesse qui a pourtant fait confiance à l’institution. Et qui redit son attachement à l’Université à travers le slogan « Flics hors de nos facs, Flics hors de nos vies » ! Que nos étudiants éprouvent encore le sentiment d’être là chez eux est inespéré, au regard de l’atmosphère délétère qui s’y est installée. Nous devons répondre à cette confiance qu’ils nous font.

    Nous, enseignants-chercheurs de toutes disciplines, invitons nos collègues de l’administration à se joindre à cette protestation. Nous demandons instamment à la Présidence de l’université Paris Diderot de s’expliquer sur la présence régulière de forces de police sur notre campus, sur le maintien des grilles et du filtrage en l’absence de blocage, et sur les violences policières évoquées plus haut. Nous demandons également à la Présidence d’agir très rapidement afin de rétablir le calme et la liberté de débat contradictoire dont nous avons tous besoin, afin de ne pas compromettre le bon déroulement de cette fin d’année ni celui de la rentrée prochaine.

    Notes :
    1. https://www.facebook.com/search/top/?q=paris%207%20contre%20la%20r%C3%A9forme%20vidal
    2. Voir le résumé des faits et leur analyse dans : https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/160518/universites-violences-policieres-et-privatisation-de-la-securite. Voir également la protestation signée par quatre professeurs d’universités parisiennes, « Vers des Etats généraux de l’université, Le Monde, 30 avril 2018. Signée par Bertrand Guillarme (Paris 8), Stéphanie Hennette-Vauchez (Paris-10), Sandra Laugier (Paris 1), Tiphaine Samoyault (Paris 3).
    3. https://www.facebook.com/nicolas.jaoul.1/posts/10156428342020984 ; https://www.marianne.net/societe/tu-vas-payer-pour-les-etudiants-un-enseignant-de-l-ehess-affirme-avoir-ete

    Premiers signataires (ordre alphabétique) :

    1. Andreotti, Bruno, professeur à l’Université Paris Diderot, chercheur au laboratoire PMMH2 de l’ESPCI ParisTech et membre de l’Institut universitaire de France
    2. Audureau, Florian, Doctorant à l’université Paris Diderot, laboratoire CERILAC
    3. Aurélia, Michel, maître de conférence à l’université Paris Diderot, UFR GHES, CESSMA
    4. Babou, Igor, professeur à l’université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    5. Bacharach, Jeanne, doctorante contractuelle à l’université Paris Diderot, laboratoire CERILAC
    6. Bardin, Chloé, étudiante à l’université Paris Diderot en Master 2 Lettres, Arts et Pensée Contemporaine, UFR LAC
    7. Baty-Delalande, Hélène, maître de conférence à l’université Paris Diderot, UFR LAC, Laboratoire CERILAC
    8. Begot, Jacques-Olivier, maître de conférences à l’Université Paris Diderot, UMR 8547 (Ecole Normale Supérieure)
    9. Baudet-Michel, Sophie, maître de conférences à l’université Paris Diderot, UFR GHES, UMR Géographie-cités
    10. Berthet, Frédérique, maître de conférences HDR à l’université Paris Diderot, UFR LAC, Laboratoire CERILAC
    11. Berroir, Sandrine, maîtresse de conférences à l’université Paris Diderot, UFR GHES
    12. Berthonnet, Irène, maître de conférence à l’université Paris Diderot, UFR GHES, laboratoire Ladyss
    13. Beugnet, Martine, professeur à l’université Paris Diderot, directrice de l’UFR d’études anglophones, LARCA
    14. Bézirard, Elisa, étudiante en licence 1 de lettres et sciences humaines à l’université Paris Diderot, UFR LAC
    15. Bilodeau, Clélia, maîtresse de conférences à l’université Paris Diderot, UFR GHES, Ladyss
    16. Bitoun, Iska, étudiante (préparation de l’agrégation) à l’université Paris Diderot, UFR LAC
    17. Blanc, Nathalie, directrice de recherche au CNRS, UFR GHES, Directrice du Laboratoire LADYSS
    18. Bourneuf, Jeanne, étudiante à l’université Paris Diderot en Master 2, VAP, UFR GHES
    19. Boyer, Julien, doctorant à l’université Paris Diderot, LCSP
    20. Brasca, Matis, étudiant à l’université Paris Diderot en L2 cinéma, UFR LAC
    21. Brémon, Cécile, Coordinatrice des programmes HUMAROM et LAFABREV, UFR LAC, Centre de ressources Jacques-Seebacher, CERILAC
    22. Brisset, Claire-Akiko, Maître de conférences HDR à l’université Paris Diderot, UFR LCAO
    23. Broccardo, Laura, doctorante en Lettres à Paris-Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    24. Cabioc’h, Antonin, étudiant à l’université Paris Diderot en Master 1 de Journalisme scientifique, UFR LAC
    25. Cappellen, Raphaël, maître de conférences à l’université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    26. Cardin, Fanny, doctorante contractuelle à l’université Paris Diderot, laboratoire CERILAC
    27. Carré, Guénolé, étudiant à l’université Paris Diderot en Master 1 de Journalisme scientifique, UFR LAC
    28. Caillol, Daphné, doctorante en Géographie, UMR Géographie-cités
    29. Catel, Claire, étudiante en licence à l’université Paris Diderot, UFR LAC
    30. Cazayous, Maximilien professeur à l’université Paris Diderot, UFR de Physique, Laboratoire Matériaux et Phénomènes Quantiques
    31. Cazalas, Inès, maîtresse de conférences à l’université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    32. Cazé, Antoine, professeur à l’université Paris Diderot, UFR d’Etudes anglophones, LARCA
    33. Chanod, Camille, doctorante en cinéma à l’université Paris Diderot, UFR LAC, CERILAC
    34. Chudeau, Flore, étudiante en Licence 2 d’études cinématographiques à l’université Paris Diderot, UFR LSH
    35. Clerc, Valérie, Chargée de recherche, IRD, CESSMA - Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques
    36. Contel, Rafael, étudiant à l’université Paris Diderot en L2 Cinéma, UFR LAC
    37. Coquio, Catherine, professeure à l’université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    38. Courtois, Jean-Patrice, maître de conférences émérite à l’université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    39. Cuny, Nathalie, gestionnaire scolarité à l’université Paris Diderot, Pôle Ouvert d’Enseignements à Tous
    40. Cuillerai, Marie, professeur de Philosophie à l’université Paris Diderot, Responsable du Master SPP, LCSP/IHSS
    41. Dacheux, Michaël, chargé d’enseignement à l’université Paris Diderot, Ateliers cinéma, UFR LAC
    42. Dahlab, Lou, étudiante de master 2 LAPC, UFR LAC
    43. Darmangeat, Christophe, PRAG à l’université Paris Diderot, département économie, UFR GHES
    44. De Bary, Cécile, maîtresse de conférences à l’université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    45. De Fazio, Camilla, étudiante en Master 1 de Journalisme scientifique, UFR LAC
    46. De Gasquet, Béatrice, maîtresse de conférences à l’université Paris Diderot, IHSS, laboratoire URMIS
    47. Delanoë-Brun, Emmanuelle, maîtresse de conférences à l’Université Paris Diderot, Adjointe à la direction de l’UFR d’Etudes anglophones littérature américaine, études visuelles, traduction littéraire
    48. Delporte, Carole, professeur à l’université Paris Diderot, UFR d’informatique, Laboratoire IRIF
    49. De Montbrial, Blanche, étudiante en Master 2 Lettres Art et Pensée Contemporaine à l’université Paris Diderot, UFR LAC
    50. Descamps, Flora, étudiante à l’université Paris Diderot en L 2 Lettres et sciences humaines, UFR LAC
    51. Desceul, Lise, docteure en littérature comparée, en préparation à l’agrégation à l’université Paris Diderot, UFR LAC
    52. Desné, Maëva, étudiante (préparation de l’agrégation) à l’université Paris Diderot, UFR LAC
    53. Desriac, Julie, étudiante en Master 2 de Journalisme scientifique, UFR LAC
    54. Dujarier, Marie-Anne, Professeure à l’Université Paris Diderot, Laboratoire de Changement Social et Politique (LCSP)
    55. Dunglas, Juliette, étudiante en Master 1 de Journalisme scientifique, UFR LAC
    56. Dupont, Véronique, Directrice de recherche à l’IRD, CESSMA - Centre d’Etudes en Sciences Sociales sur les Mondes Africains, Américains et Asiatiques, UFR GHES
    57. Ebguy, Jacques-David, maître de Conférences à l’université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    58. Elsouri, Gaafar, étudiant à l’université Paris Diderot en M2 Histoire et civilisations comparées spécialité Histoire des mondes, UFR GHES
    59. Ermakoff, Catherine, Responsable Ateliers Cinéma, UFR LAC
    60. Fabregat, Roxane, étudiante à l’université Paris Diderot, préparation à l’agrégation de lettres modernes, UFR LAC
    61. Falquet, Jules, maîtresse de conférences HDR à l’université Paris Diderot, UFR de sciences sociales, LCSP
    62. Faret, Laurent, professeur à l’université Paris Diderot, UFR GHES, laboratoire CESSMA
    63. Farnier, Alice, étudiante en préparation de l’agrégation de Lettres modernes, UFR LAC
    64. Fauconnier, Hugues, professeur à l’université Paris Diderot, UFR informatique, IRIF
    65. Félice, Azéma, étudiante M2, UFR LAC
    66. Flipo, Fabrice, professeur à l’Institut Mines-Telecom, Laboratoire de Changement Social et Politique de Paris Diderot
    67. Folléa, Clémence, maîtresse de conférences à l’université Paris Diderot, UFR Etudes Anglophones, LARCA
    68. Foti, Giorgia, étudiante conférences à l’université Paris Diderot en Master 2 de Lettres, UFR LAC
    69. Fourmestraux, Océane, étudiante à l’université Paris Diderot en L2 Lettres Sciences Humaines, UFR LAC
    70. Froidefond, Marik, maîtresse de conférences à l’université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    71. Gallais, Mathieu, étudiant à l’université Paris Diderot en Master 1 de Journalisme scientifique, UFR LAC
    72. Garnier, Nicolas, Doctorant contractuel, Université Paris Diderot, UFR d’études anglophones, LARCA
    73. Gay, Vincent, maître de conférences à l’université Paris Diderot, Institut Humanités, Sciences et Sociétés (IHSS), Laboratoire du changement social et politique
    74. Gheerbrant, Amélie, maître de conférence à l’université Paris Diderot, UFR d’Informatique, Laboratoire IRIF
    75. Girola, Claudia, maître de conférences à l’université Paris Diderot, département de sciences sociales, IHSS, LCSP
    76. Gombin, Anna, agrégative en Lettres Modernes à l’université Paris Diderot, UFR LAC
    77. Grillet, Maxime, étudiant à l’université Paris Diderot en M1 de sociologie, UFR Sciences sociales
    78. Guennoc, Jean-François, PRAG à l’Université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    79. Guérois, Marianne, maîtresse de conférences à l’université Paris Diderot, UFR GHES, laboratoire Géographie-cités
    80. Guéret, Erwan, doctorant contractuel à l’Université Paris Diderot, ED131
    81. Guillard, Alice, étudiant à l’université Paris Diderot en L 2 Lettres et sciences humaines, UFR LAC
    82. Gwinner, Coline, étudiante à l’université Paris Diderot en Licence 2 d’études cinématographiques, UFR LSH
    83. Habib, Michel, professeur à l’université Paris Diderot, Institut de Recherche en Informatique Fondamentale
    84. Hamisultane, Sophie, docteure, chercheure associée au Laboratoire de changement social et politique, Université Paris Diderot
    85. Hautcoeur, Guiomar, maîtresse de conférences à l’université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    86. Hecquet, Romain, étudiant en Master 1 de Journalisme scientifique, UFR LAC
    87. Hewison, Charlie, doctorant contractuel, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    88. Humber, Abel, étudiant en Master 2 MPRI à l’université Paris Diderot, stagiaire au LIX (polytechnique)
    89. Jarroux, Alice, étudiante en master 2, UFR de linguistique
    90. Jouve, François, professeur à l’université Paris Diderot, UFR de mathématiques, laboratoire LJLL
    91. Kabbaj, Loubna, étudiante à Paris Diderot en L1
    92. Karsenti, Anna, étudiante à l’université Paris Diderot, master 1, UFR LAC
    93. Kian, Azadeh, professeure à l’université Paris Diderot, Directrice du département de Sciences sociales, Directrice du CEDREF, Institut humanités, sciences et sociétés
    94. Kramer, Hugo, étudiant en Licence 2 d’études cinématographiques, UFR LSH
    95. Lamarche, Thomas, Professeur des Universités, université Paris Diderot, UFR GHES, Ladyss
    96. Langlinay, Antonin, étudiant à l’université Paris Diderot en Licence 2 d’Etudes Cinématographiques, UFR LSH
    97. Laroche, Camille, doctorante en Lettres, Laboratoire Cerilac
    98. Laroussinie, François, professeur à l’université Paris Diderot, UFR Informatique, laboratoire IRIF
    99. Latière, Elise, étudiante à l’université Paris Diderot en master 1 de Psychologie à l’UFR Etudes Psychanalytiques
    100. Lebreton, Cécile, étudiante à l’université Paris Diderot en M2 d’histoire, UFR GHES
    101. Leclercq, Aurélie, doctorante contractuelle à l’Université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    102. Le Duff, Chloé, Agrégative en lettres modernes, UFR LAC
    103. Lerousseau, Clara, agrégative en Lettres modernes, UFR LAC Paris Diderot
    104. Lestage, Françoise, Professeur à Paris Diderot, UFR IHSS, chercheur à l’URMIS
    105. Livigni, Tom, étudiant en préparation de l’agrégation de Lettres modernes, UFR LAC
    106. Lloret, Léandre, étudiant à l’université Paris Diderot en L1 Lettres et Sciences Humaines, UFR LSH
    107. Lotterie, Florence, maîtresse de conférences à l’université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    108. Lowit, Valérie, IGE à l’université Paris Diderot, IHSS, département Sciences sociales
    109. Lucet, Sophie, maître de conférences à l’université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    110. Makédonski, Katia, étudiante à l’université Paris Diderot en Licence 3, UFR LAC
    111. Manca, Maria, maître de conférences à l’université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    112. Marcangeli, Catherine, Maître de conférences, à l’université Paris Diderot, UFR Etudes anglophones, LARCA
    113. Marion-Magnan, Jean, étudiant à l’université Paris Diderot en master 1 d’études cinématographiques, UFR LAC
    114. Martineau, Melvin, étudiant à l’université Paris Diderot en Master 2 de Journalisme scientifique, UFR LAC
    115. Massoueme, Héloïse, étudiante à l’université Paris Diderot en Licence 2 Lettres et Sciences Humaines, UFR LAC
    116. Mazodier, Catherine, maîtresse de conférences à l’université Paris Diderot, UFR d’Études Anglophones, LARCA
    117. Méjia, Sébastien, étudiant à l’université Paris Diderot en Master 2, préparation de l’agrégation, UFR de mathématiques
    118. Mering, Catherine, professeure à l’université Paris Diderot, UFR GHES, laboratoire LIED
    119. Micheli, Anne, maîtresse de conférences à l’université Paris Diderot, UFR Informatique, laboratoire IRIF
    120. Mignon, Mathilde, intervenante réalisatrice à Paris Diderot UFR LAC L2, ateliers de réalisation
    121. Millet, Claude-Elisabeth, professeure à l’université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    122. Mills Affif, Edouard, Maître de Conférences à l’université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    123. Montestruc Laia, Étudiante en Master 2 LAPC, UFR LAC
    124. Morange, Marianne, maîtresse de conférences à l’université Paris Diderot, UFR GHES, laboratoire CESSMA
    125. Morel, Baptiste, étudiant à l’université Paris Diderot en master 1 de psychologie
    126. Moreno, Romain, étudiant à l’université Paris Diderot en L 3 Mathématiques et informatique
    127. Morin, Sylvie, secrétariat de l’UFR d’études anglophones à l’université Paris Diderot
    128. Murard, Numa, Professeur émérite de sociologie, Université paris Diderot
    129. Mussou, Amandine, maîtresse de conférences à l’université Paris-Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    130. Nollet, Rémi, doctorant avec mission d’enseignement, UFR informatique, laboratoire IRIF
    131. Nordmann, Lola, étudiante à l’université Paris Diderot Master 2, UFR LAC
    132. Nyckees, Vincent, Professeur à l’Université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire HTL
    133. Oisel, Mary, Secrétariat et Gestion Master Recherche UFR Etudes Anglophones
    134. Ouadah, Lyes, étudiant à l’université Paris Diderot en L 2 de chimie
    135. Torres, Palmyre, étudiante en Master LAPC, UFR LAC
    136. Passalacqua, Arnaud, maître de conférence à l’Université Paris Diderot, UFR GHES, laboratoires ICT et LIED
    137. Patron, Sylvie, Maître de conférences (HDR) à l’université Paris Diderot, UFR LAC, Cerilac
    138. Pellas, Claire, étudiante à l’Université Paris Diderot, préparation à l’agrégation de lettres modernes, UFR LAC
    139. Perez, Liliane, professeure à l’université Paris Diderot, Directrice d’études à l’EHESS, directrice de l’UFR GHES, Centre Alexandre Koyré
    140. Pernet, Arthur, étudiant à l’Université Paris Diderot en L2 de Lettres et arts, UFR LAC
    141. Perse, Léa, étudiante en L1 de Lettres et Sciences humaines à Paris Diderot, UFR LAC
    142. Petit, Zoé, étudiante à l’université Paris Diderot en master 1 LAPC
    143. Peter, Andy, étudiant à l’université Paris Diderot en L 3 Lettres et sciences humaines, UFR LAC
    144. Pinet, Timothée, étudiant en Master 1 LAPC à Paris Diderot, UFR LAC
    145. Poiret, Christian, maitre de conférences à l’Université Paris Diderot, UFR IHSS, laboratoire URMIS
    146. Poulalhon, Dominique, maîtresse de conférences à l’Université Paris Diderot, UFR Informatique, Laboratoire IRIF
    147. Provost, Killian, étudiant (préparation de l’agrégation) à l’université Paris Diderot, UFR LAC
    148. Quadrato, Gabriella, étudiante en préparation de l’agrégation de Lettres modernes, UFR LAC
    149. Raguet, Paul, étudiant à l’université Paris Diderot en L 2 Lettres et sciences humaines, UFR LAC
    150. Rabouin, David, chargé de recherche CNRS, Laboratoire SPHERE, Université Paris Diderot
    151. Rey, Alice, étudiante à l’université Paris Diderot en L2 Etudes Cinématographiques, UFR LSH
    152. Ritz, Olivier, maître de conférences à l’université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    153. Rivé-Lasan, Marie-Orange, maîtresse de conférence, UFR LCAO, Centre Chine, Corée, Japon (CCJ)
    154. Rivière, Tancrède, doctorant à l’Université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    155. Rodrigues, Daniel, étudiant à l’université Paris Diderot en L 1 LEA, UFR EILA
    156. Rognon, Joahim, étudiant à l’université Paris Diderot en L3 de cinéma, UFR LAC
    157. Rommevaux-Tani, Sabine, Directrice de recherche CNRS, laboratoire SPHERE, Université Paris Diderot
    158. Ronchail, Josyane, maîtresse de conférences à l’université Paris Diderot, UFR GHES, Laboratoire LOCEAN/IPSL
    159. Rouffilange, Jeanne, étudiante à l’université Paris Diderot en L 3 Lettres et sciences humaines, UFR LAC
    160. Roux, Lewis, adjoint technique à l’université Paris Diderot, Equipe 7 du laboratoire BFA
    161. Saillenfest, Gaëlle, étudiante en master 2 Lettres Arts et Pensée contemporaine, UFR LAC
    162. Salado, Régis, maître de conférences à l’université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    163. Sangnier, Arnaud, maître de Conférences, UFR d’informatique, laboratoire IRIF
    164. Sanna, Francesca, Doctorante Contractuelle à Paris Diderot, ED 382, UFR GHES, Laboratoire LIED
    165. Sarcelet, Loïc, étudiant à l’université Paris Diderot en L 2 Lettres et sciences humaines, UFR LAC
    166. Sawicki, Solenn, étudiante en L 2 Lettres et Sciences Humaines
    167. Schor, Paul, maître de conférences à l’université Paris Diderot, UFR Etudes anglophones, laboratoire LARCA
    168. Séité, Yannick, maître de conférences HDR à l’université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    169. Sergent, Juliette, étudiante en Master 1, UFR LAC, Université Paris Diderot
    170. Shron, Alina, doctorante contractuelle, laboratoire SPHERE, Université Paris Diderot
    171. Silva Costa, Valentin, étudiant en M2 LAPC, UFR LAC
    172. Smadja, Stéphanie, maîtresse de conférences à l’université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    173. Souchaud, Sylvain, Chargé de recherche à l’IRD, URMIS - Unité recherche migrations et société - IHSS
    174. Spire, Amandine, maîtresse de conférences à l’université Paris Diderot, UFR GHES, laboratoire CESSMA
    175. Susbielle, Thelma, étudiante à l’université Paris Diderot en L1 LSH, UFR LAC
    176. Talbot, Armelle, maîtresse de conférences à l’université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    177. Tarjot, Cécile, étudiante en Master 2 Recherche Lettres LAPC, UFR LAC
    178. Tidmarsh, Katie, doctorante à l’Université Paris Diderot, laboratoire CERILAC
    179. Toulza, Pierre-Olivier, maître de conférences à l’université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC
    180. Vidal, Mathilde, ATER à l’Université Paris-Diderot, UFR LAC, Laboratoire Cerilac
    181. Vidal, Rose, étudiante en master 1 à l’université Paris-Diderot, UFR LAC
    182. Vigier, Margot, étudiante à l’université Paris Diderot en L2 d’études cinématographiques, UFR LSH
    183. Vettard, Pauline, étudiante à l’université Paris Diderot en Master 1 Lettres Arts et Pensée Contemporaine
    184. Winternheimer, Arthur, étudiant à l’université Paris Diderot en Licence 2 de Lettres et Arts, UFR LSH
    185. Zacchiroli, Stefano, maître de conférences à l’université Paris Diderot, UFR Informatique, laboratoire IRIF
    186. Zaoui, Pierre, maître de conférences à l’université Paris Diderot, UFR LAC, laboratoire CERILAC

    Soutiens extérieurs (ordre alphabétique) :

    1. Aguilar, Anne-Sophie, Maître de conférences, Université Paris Nanterre, HAR
    2. Altounian, Janine, Essayiste, traductrice (Œuvres complètes de Freud sous la direction de Laplanche)
    3. Ausécache, Mireille, chercheuse post-doc, EPHE
    4. Agier, Michel, directeur d’études EHESS et IRD
    5. Beaudet, Jean-Michel, Professeur à l’Université Paris Nanterre, Département d’Anthropologie
    6. Benveniste, Annie, maitre de conférences émérite, membre du LEGS, Université Paris 8
    7. Bessis, Sophie, directrice de recherches à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) de Paris, historienne
    8. Bourlet, Mélanie, Maîtresse de Conférences à l’Inalco, laboratoire LLACAN (UMR8135)
    9. Bridet, Guillaume, Professeur de Littérature française, Université de Bourgogne-Franche-Comté
    10. Carbonnel, Laure, Dr. en anthropologie, université Paris Nanterre
    11. Cau, Nathalie, BIATSS, Université Paris Nanterre
    12. Cazalas, Oriana, Chargée de mission Développement Économique
    13. Costa, James, maitre de conférences, Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, Laboratoire Lacito
    14. Delord, Julien, Responsable adjoint Service des relations internationales, Université Paris Nanterre
    15. Dautrey, Marianne, éditrice à L’institut national d’histoire de l’art (INHA), Chef du service des Éditions
    16. Dufaux, Frédéric, Maître de Conférences en géographie urbaine et urbanisme, Département de Géographie et Aménagement, Université Paris Nanterre, Laboratoire Mosaïques-LAVUE (UMR 7218)
    17. Dumoulin, Hugo, Doctorant contractuel chargé de TD, Département de philosophie, UFR Phillia, Université Paris Nanterre
    18. Engélibert, Jean-Paul, professeur de littérature comparée, Université Bordeaux-Montaigne
    19. Etienne Arreguy, Marília, Post-doctorante à l’Université Paris 8 - Saint-Denis, Chercheuse-invitée à l’École Doctorale Recherches en Psychanalyse - Université Paris Diderot
    20. Ferré, Vincent, Professeur à l’université Paris Est Créteil, UFR Lettres, Langues, Sciences Humaines
    21. Fjeld, Anders, chercheur postdoctoral au CriDIS, Université Catholique de Louvain, et chercheur associé au LCSP, Université Paris Diderot
    22. Garnier, Xavier, Professeur à la Sorbonne Nouvelle - Paris 3
    23. Grudzinska, Agnieszka, professeur émérite, Sorbonne Université
    24. Hache, Emilie, maitre de conférences philosophie à l’université de Paris Nanterre
    25. Hajji, Hamza, étudiant en licence de philosophie à l’Université Paris 8, département de philosophie
    26. Joubert-Laurencin, Hervé, Professeur à l’université de Paris Nanterre et chercheur au Cnrs (laboratoires HAR et Cral-Ehess)
    27. Launay, Isabelle, professeure à l’université Université Paris 8
    28. Le Marec, Joëlle, professeure à l’université Paris Sorbonne 4, CELSA, laboratoire Gripic
    29. Lorin, Marie, post-doctorante à l’Inalco, laboratoire LLACAN (Inalco/CNRS)
    30. Louis, Camille, docteure en philosophie (Paris 8) et dramaturge (collectif kom.post)
    31. Marignier, Noémie, docteure, Laboratoire Clesthia, Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3
    32. Mekdjian, Sarah, maitre de conférences, Géographie, Université Grenoble Alpes
    33. Mileschi, Christophe, professeur en études italiennes, Université Paris Nanterre
    34. Monteiro Rodrigues, Elisabeth, traductrice
    35. Napoli, Gabrielle, PRAG lettres modernes, Paris 3
    36. Nicolas, Hélène, maîtresse de conférence en anthropologie, Paris8
    37. Perrin, Julie, maîtresse de conférence à l’université Paris 8, IUF
    38. Quillier, Patrick, Professeur des Universités, UFR LASH (Université Côte d’Azur), CTEL
    39. Riffard, Claire, Équipe "Manuscrits francophones", ITEM-CNRS
    40. Salvatierra, Violeta, étudiante chercheur au Département danse, Paris 8
    41. Souyris Oportot, Lorena, Post-doctorante LEGS, Membre associée ENS et laboratoire ERRAPHIS (Université Le Mirai Toulouse)
    42. Suchet, Myriam, maitresse de conférences, Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, Directrice du Centre d’études québécoises de Paris 3
    43. Vidal-Naquet, Marina, ATER à l’Université Paris-Nanterre
    44. Villemur-Ponselle, Félix, étudiant en 2ième année du cours Florent, Paris, ancien étudiant à Paris 7 en licence cinéma audiovisuel


  • Sur la manière dont on fabrique un #grand_homme - Pierre Rissient
    Je découvre Pierre Rissient, beaucoup d’articles font son éloge funèbre en insistant sur le fait qu’il a co-produit le seul film réalisé par une femme et doté d’une demi palme d’or à Cannes.
    On apprend que cet homme etait pote avec Tarantino et Scorces et on parle du festival de cannes post-weinstein. Du coup je me demande quelles relations avait ce Pierre Rissant avec Weinstein le serial-violeur. Au passage je rappel que le tag #balancetonporc à été crée car le porc était le nom que les actrices donnaient à Weinstein à Cannes.

    C’est impossible que ce Pierre Rissient ignore ce que faisait Weinstein. En cherchant des infos sur les liens entre Rissant et Weinstein je trouve ceci daté de 2008 (ca donne un indication sur le lien entre les porcs et weinstein au passage) :

    Il y a trois ans, ils claquaient la porte de Disney, lui laissant leur société Miramax - et son extravagant catalogue de films. Depuis, les frères Weinstein n’étaient plus réapparus à la lumière. Mais leur dernier film, Zack and Miri Make a Porno, vient de faire un tabac au festival de Toronto. Les Weinstein, producteurs mythiques du cinéma américain des années 1990, sont peut-être de retour.

    Nés en 1952 et 1954, Harvey et Bob font leur entrée dans le septième art en 1979, à l’aube de l’ère des blockbusters. Le nom de leur société - Miramax - est un hommage à leur mère Miriam et à leur père Max, un tailleur de diamants qui avait combattu en Egypte pendant la seconde guerre mondiale avant de soutenir la cause sioniste.

    Elevés dans le Queens dans des conditions modestes, les deux frères ont grandi dans le culte de la famille Kennedy, mais aussi de la fratrie. Malgré des disputes parfois violentes, ils ont toujours travaillé main dans la main. Véritable cinéphile, doté d’une agressivité très hollywoodienne, Harvey, le plus grand (et le plus gros) des deux, le plus extraverti aussi, s’occupe directement des films.

    Il est aussi le plus redouté - notamment pour sa violence légendaire. Une réputation qui lui vaut d’être caricaturé par Tom Cruise dans Tropic Thunder, le film de Ben Stiller dont la sortie française est prévue le 15 octobre.

    Certains cinéastes le détestent. Sa tendance assumée à couper dans les films lui vaut le doux surnom d’"Harvey Scissorhands", référence au film Edouard aux mains d’argent, dans lequel Johnny Depp porte une paire de ciseaux en guise de mains.

    Mais Harvey est un séducteur sans pareil. Doublée d’une grande intelligence et d’un sens aigu de la communication, son agressivité devient un atout quand il s’agit de défendre un film. « La première fois que je l’ai rencontré, se souvient Vincent Maraval, patron des ventes internationales chez Wild Bunch, il voulait nous acheter Delicatessen. On ne le connaissait pas et on n’avait aucune intention de le lui vendre. Pour nous prouver sa motivation, il est parti puis est revenu déguisé en boucher, avec une tête de cochon sous le bras ! On a fini par lui laisser le film... »

    Quant à ses interventions sur la table de montage, elles relèvent, pour certains, d’un instinct très sûr. Pierre Rissient, qui fut membre du comité de sélection du Festival de Cannes et travailla avec Harvey sur La Leçon de Piano, de Jane Campion, et Little Buddha, de Bernardo Bertolucci, témoigne : « Quoi qu’on pense de Little Buddha, le film se tenait mieux après ses suggestions. Dans sa génération, Harvey est un des seuls à être compétent. »

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/cinema/article/2008/09/13/les-freres-weinstein-refont-leur-cinema_1094856_3476.html#KjWTXQQgzcvdDbW0.9

    Du coup le « féminisme » de Rissient me semble assez particulier car si d’un coté il a co-produit le seul film réalisé par une femme (et du coup je me demande si cette co-palme est pas finalement un cadeau fait à Rissient par ses potes quetards de cannes), Bertolucci est notoirement connu pour le viol de Maria Sheinder
    https://www.lesinrocks.com/2016/12/04/cinema/dernier-tango-a-paris-bertolucci-reconnait-organise-viol-de-comedienne-m
    Et j’ai pas vu Lillte Bouddha mais le pitch fleur un peu le supremacisme blanc, le sauveur blanc et le colonialisme.

    Alors on a des articles élogieux pour un mec totalement inconnu du publique et on efface son amitié avec Weinstein, Tarantino (qui agresse aussi ses actrices en les étranglant jusqu’à l’évaouissement), Bertolucci... pour en faire un pseudo féministe à demi-mots

    Weinstein a co-produit la lecon de piano (un film très douteux du point de vue féministe soit dit en passant, ca m’étonne pas que Weinstein ai produit cet érotisation du chantage sexuel).

    L’institut lumière qui fait la comm pour l’hagiographie de cet inconnu mentionne le nom de son épouse Yung Hee et là j’aimerais bien savoir quelle est la différence d’age entre ce Pierre Rissient et son épouse. J’ai pas trouvé d’infos à ce sujet mais j’ai comme l’impression qu’elle n’a pas 81 ans.

    Bref hier au détour d’un article sur la vieillesse chez les 68tards je tombe sur un exemple de la manière dont la mémoire d’une féministe est faite en 2018 :

    https://seenthis.net/messages/692095
    « Le féminisme radical de Thérèse, sa vision très politique, un peu mégalo et autocratique, n’ont pas toujours facilité les choses, créant des conflits incessants non seulement avec la mairie, mais aussi avec les femmes du projet (un premier groupe a d’ailleurs explosé dès 2011). »

    Au passage je relève l’absence de sororité de cette journaliste qui installe une image très négative de Thérèse Clerc tandis que les hagiographes de Pierre Rissient sont des hommes. C’est peut être un hasard mais cette absence de sororité est un problème pour l’historicisation des femmes et la mémoire en particulier des féministes (qui vont toujours trop loin)

    Les inrock révèlent un peu plus qui est ce Rissient, un gros masculiniste aux tendances extrème droitières : https://www.lesinrocks.com/2018/05/06/cinema/pierre-rissient-disparition-dun-activiste-cinephile-111080076

    Dans ce cinéma, ils avaient établi un fameux carré d’as : Raoul Walsh, Otto Preminger, Fritz Lang et Joseph Losey. Des cinéastes qui ne faisaient pas dans le sentimentalisme ni n’abusaient d’ornementations stylistiques gratuites, menant leurs récits de manière sèche, autoritaire, dans un style sobre qui ne prenait jamais le pas sur le récit et l’action. Des cinéastes également portés vers la masculinité, dans leurs thèmes ou leur esthétique, point sur lequel insistaient les macmahoniens ce qui leur valut des soupçons de sympathies droitières, voire pire.

    Les inrock disent que bien sur c’etait pas un vrai, mais les inrock adorent faire la pub de Cantat et Orselan du coup si les inrock disent que c’est pas un fasciste masculiniste c’est que c’en est un. Il était peut être pas fascite sur tous les plans, mais il y beaucoup d’élément pour dire qu’est c’était un facho de la bite, un mussolinien du zob, un pinochien de la pine, c’est à dire un masculiniste.

    Du coup ca explique le si faible nombre de réalisatrices selectionnées à cannes puisque c’est ce type affreux qui fait des films « éxotico-érotique aux phillipines » (erk !) qui choisissait les films de ce festival misogyne.

    Et du coup cette année, pour la première session de cannes post-weinsteins le festival est dédié à cet homme qui faisait l’éloge de Weinstein.

    #legende_noire #legende_blanche #historicisation #fraternité #fratriarcat #féminisme #cannes #culture_du_viol #mémoire #amnesie #weinstein #balancetonporc #masculinisme


  • House Proposal Targets Confucius Institutes as Foreign Agents – Foreign Policy
    http://foreignpolicy.com/2018/03/14/house-proposal-targets-confucius-institutes-as-foreign-agents-china-c

    A new draft proposal in the House of Representatives seeks to require China’s cultural outposts in the United States, the Confucius Institutes, to register as foreign agents.

    The effort, spearheaded by U.S. Rep. Joe Wilson (R-S.C.), targets any foreign funding at U.S. universities that aims to promote the agenda of a foreign government.

    Après, il faudra s’attaquer à l’Alliance française (encore que le(s) gouvernement(s) français fait/font ça très bien tout seul(s)…) au Goethe-Institut ou à l’Instituto Cervantes.


  • L’#Insee intègre le trafic de #drogues au calcul du PIB
    http://www.boursorama.com/actualites/l-insee-integre-le-trafic-de-drogues-au-calcul-du-pib-22034855797384a449


    #prostitution

    mais non, ils ont osé !

    La décision de l’Insee fait suite à un long débat lancé par Eurostat en 2013. L’institut statistique européen avait alors demandé aux États membres d’intégrer le trafic de drogue et la prostitution dans leurs statistiques nationales, estimant qu’il s’agissait de transactions commerciales consenties librement. L’objectif était d’harmoniser les données, ces activités étant considérées comme légales dans certains États (Pays-Bas), ce qui gonfle leur PIB. Après la demande d’Eurostat, l’Espagne, le Royaume-Uni et l’Italie ont intégré ces données. Ce nouveau système s’est à chaque fois traduit par une révision à la hausse de leur PIB.

    LA PROSTITUTION RESTE EXCLUE DU CALCUL

    Dans un premier temps, l’’Insee avait accepté de prendre en compte les ressources issues du trafic de drogue dans le « revenu national brut » (RNB), destiné principalement à déterminer la contribution de la France au budget de l’Union européenne, mais pas dans le PIB.

    L’institut refusait par ailleurs de comptabiliser la prostitution relevant des réseaux, estimant que le consentement des prostituées n’était « probablement pas vérifié ». « Sur ce point, nous maintenons notre position », souligne Ronan Mahieu.

    Donc il faut en conclure que la #dépendance est un choix.
    Soit absolument tout le contraire des études sociales ou scientifiques sur les #addictions.
    #libéralisme
    #business
    #cynisme
    C’est Nan Goldin qui va être contente.

    • Donc, si on suit la logique de l’ #INSEE, les activités liées au trafic de drogues qui relevaient de la #criminalité sont désormais des « activités économiques ». Stupéfiant ! Mais certains états membres de l’UE intègrent déjà les flux financiers générés par ces « activités », de même ceux générés par la prostitution, au calcul de leur #PIB. j’en suis toujours à me demander comment les statisticiens évaluent ces « productions de richesses » ...
      #capitalism_is_evil

    • D’une certaine façon, la question est en effet : qu’est-ce qui ressort de l’activité économique ? d’une activité économique marchande ? comment le compte-t-on ? comment le valorise-t-on ? Pour chacune de ces questions, la réponse (les réponses…) se fondent sur des conventions. Conventions a priori fondées sur des normes sociales, et donc conventions qui peuvent (et doivent) évoluer.

      La drogue de ce point de vue est un excellent exemple dans la mesure où la dépénalisation de la consommation du cannabis est dans l’air du temps et se met en place dans différents pays. L’organisation de son commerce n’est « criminelle » que parce que la loi la déclare illégale. Idem pour l’activité criminelle des passeurs : c’est parce que l’immigration est illégale que se mettent en place les trafics (non comptabilisés – ou pas encore … – dans l’activité économique), si elle devient, tout ou partie légale, on verra fleurir les « agences de voyage » spécialisées.

      Ça fait d’ailleurs longtemps que des économistes affirment que pour lutter contre la criminalité et les mafias, l’un des moyens les plus efficaces seraient de légaliser les trafics (je ne retrouvent pas, mais je me souviens, il y a un bon bout de temps d’une tribune dans Le Monde de 2 professeurs de l’Essec à ce sujet.

      Pour le côté convention, ça fait depuis belle lurette que les enseignants d’économie racontent que lorsqu’un employeur épouse sa femme de ménage, il fait baisser le PIB le travail dans le ménage n’étant pas valorisé…

      Sinon, il y avait eu un premier signalement ici https://seenthis.net/messages/664764


  • Quel est le niveau de vie dans votre commune ?
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/10/17/01016-20171017ARTFIG00003-visualisez-le-niveau-de-vie-de-votre-commune.php

    L’Insee a publié les niveaux de vie des ménages par commune pour l’année 2014. Le dispositif d’analyse, appelé Filosofi, prend du temps mais permet de détailler où se situent les zones de pauvreté en France.

    En 2014, parmi l’ensemble des ménages fiscaux, 10% vivait avec moins de 890 € par mois et par personne, selon l’Insee. Parallèlement, le taux de pauvreté (voir ce que veut dire ce terme plus bas) national s’élevait à 14,7%. Les derniers chiffres, datés de 2015, indiquent un taux de pauvreté à 14,2%. Alors pourquoi revenir sur des chiffres d’il y a trois ans ?

    L’institut national de la statistique a publié ces nouvelles données début septembre. L’atout de ce dispositif, appelé Fichier localisé social et fiscal (FiLoSoFi), est que les statisticiens de l’Insee détaillent le niveau de vie des ménages à différentes échelles. Il est donc possible de visualiser le revenu disponible d’une agglomération, d’une commune ou même d’un quartier. Ce fichier mobilise des informations issues des déclarations fiscales des ménages. Il faut donc attendre que celles-ci soient faites et enregistrées par l’administration pour que l’Insee y ait accès, puis le temps pour les statisticiens d’analyser et affiner les données, pour publier les résultats. Au total, deux à trois ans selon un expert de l’Insee. Mais la précision des données permet de définir où se trouvent les foyers les plus riches et les plus pauvres. (Pour Paris, Lyon ou Marseille, indiquez votre arrondissement après le nom de la commune)

    #richesse #pauvreté #inégalité #data #cartographie #revenus


  • affordance.info : Le rapport de l’institut Montaigne sur le numérique et l’enseignement supérieur (et pourquoi il serait opportun qu’ils retournent sucer des bites en enfer)
    http://affordance.typepad.com//mon_weblog/2017/06/institut-montaigne-universite-numerique-bites-enfer.html
    http://www.affordance.info/.a/6a00d8341c622e53ef01b8d2912128970c-600wi

    L’institut Montaigne vient donc de sortir son rapport (130 pages). Je l’ai lu. En entier. Juste après avoir lu le billet signalé ci-dessus des anciens étudiants du Master en architecture de l’information de l’université de Lyon. Vous allez comprendre le lien. Enfin j’espère. Notez que les étudiants et les enseignants dudit Master ne m’ont rien demandé. Et l’institut Montaigne non plus.

    Je vais me contenter pour ce billet de commenter rapidement les « 10 propositions » qui tiennent sur 2 pages mais si vous voulez (vous faire mal) vous pouvez aussi allez lire l’intégralité de ce ramassis de Bullshit. Mais ne comptez pas sur moi pour vous mettre le lien. C’est au-dessus de mes forces.


  • Paru dans Le Monde, 17.06.2017
    Qu’ils soient démographes, historiens, économistes, les chercheurs ès migrations peinent à influer sur les politiques françaises
    Sourd aux idées des experts

    Oui à l’immigration choisie, non à l’immigration subie. " Ce slogan de campagne, lancé par Nicolas Sarkozy en 2005, devait donner le ton de sa politique d’immigration une fois élu. Mais qu’aurait appris le président s’il avait écouté les chercheurs ? Qu’il tenait peut-être un bon " élément de langage " mais que sa formule n’avait aucun sens au regard des faits. " Vouloir n’est pas savoir ", aurait pu lui rétorquer le démographe François Héran.

    Dans son livre Avec l’immigration (La Découverte, 300 p., 21 euros), ce directeur de recherche à l’Institut national d’études démographiques (INED) analyse la déconnexion entre le discours politique et la réalité en matière de migrations et d’intégration. Le rôle du chercheur n’est pas, précise-t-il, de " dicter une politique a priori " mais de " tracer la frontière entre le possible et l’impossible ". Encore faut-il que le politique veuille l’entendre. Car si l’immigration et l’intégration sont au cœur des débats depuis trente ans, le décalage " entre le savoir accumulé dans les recherches et les orientations prises par les politiques n’a jamais été aussi grand ", affirme l’INED.

    Les scientifiques sont pourtant nombreux à travailler sur ces thèmes, mais les universitaires, détenteurs d’un savoir, ont du mal à se faire entendre des décideurs, détenteurs du pouvoir. " Un préjugé répandu voudrait que les politiques aient le sens des réalités, tandis que les chercheurs vivraient en lévitation, analyse François Héran dans son ouvrage. C’est la science sociale qui ramène les politiques au principe de réalité, alors que ceux-ci commencent par vendre du rêve avant de courir après les chiffres. "

    Formation des élites
    Patrick Weil, historien spécialiste des questions d’immigration et de citoyenneté, est l’un des rares à avoir influencé une politique publique. Appelé par Lionel Jospin en 1997 pour piloter une mission sur le droit des étrangers, il a orienté par ses recommandations la réforme votée l’année suivante. Interrogé en 1998 par la revue Critique interna-tionale, il reconnaissait que la nomination d’un universitaire, choix atypique à l’époque, " n’avait pas, au départ, suscité l’enthousiasme " dans les services de l’Etat. " C’est quelque chose qu’on ne fait pas beaucoup en France ", ajoutait-il alors.

    A l’écouter, la situation n’a guère changé, -notamment à cause de la formation des élites. " L’ENA et Sciences Po ont le quasi-monopole du conseil au politique et de la mission politique, analyse-t-il. Pourtant, ce sont des formations qui favorisent le “savoir parler des choses” plutôt que le savoir en lui-même, c’est-à-dire l’apprentissage d’une discipline et son approfondissement. Nous, universitaires et chercheurs, avons une présence dans la sphère publique plus forte qu’ailleurs mais nous sommes négligés par la plupart des décideurs politiques au profit des énarques. "

    Cette culture politique explique que les evidence-based policies, les " politiques publiques appuyées sur la recherche ", se diffusent plus lentement en France que dans le monde anglo-saxon. " Ici, ce sont les valeurs qui comptent, pas les faits, analyse Hillel Rapoport, professeur à l’Ecole d’économie de Paris et spécialiste des migrations internationales. Dans les pays anglo-saxons, on vous dit : “Show me it works”, montrez-moi que ça marche. En France, on vous dit : “Ce que vous proposez, c’est de gauche ou de droite ?” Mais qu’est-ce qu’on en sait ? Ce n’est pas notre problème ! Je grossis le trait, cela s’améliore, les frontières sont plus -poreuses, mais c’est encore présent. "

    Chercheur et enseignant pendant deux ans à la Kennedy School of Government de Harvard, il a constaté que dans ce lieu qui forme les futurs membres de la haute administration américaine, " l’evidence-based thinking est le b.a.-ba ". Ce n’est pas encore le cas en France, où l’évaluation des politiques publiques est rare : elle dépend du bon vouloir ou de la personnalité d’un directeur d’administration ou d’un ministre qui alloue, ou non, le budget nécessaire à ce travail.

    Si le monde de la recherche a rarement l’oreille des politiques, c’est aussi parce que le premier se nourrit du doute et de la prudence tandis que les seconds réclament des certitudes. Une différence que l’économiste Hillel -Rapoport aime illustrer par une anecdote. " Le président Truman disait vouloir des économistes manchots parce que chaque fois qu’il parlait à un économiste celui-ci lui répondait : “On one hand, on the other hand.” - “D’une part, d’autre part”, l’anglais hand signifiant “main”. - En politique, on veut “just one hand” ! C’est une différence fondamentale de culture entre la recherche et le politique, même si certaines personnes la gèrent mieux que d’autres. "

    Ces deux mondes, en outre, n’ont pas le même horizon. Le temps long de la recherche n’est pas celui du politique, qui est soumis à un calendrier électoral exigeant des solutions rapides. Et le principe de responsabilité ne joue pas de la même manière dans les deux champs. Il arrive néanmoins que l’actualité pousse les idées scientifiques jusqu’aux cénacles politiques.

    L’afflux de migrants en 2015 a ainsi donné un nouvel écho au travail universitaire publié en 2011 par Hillel Rapoport et Jesus Fernandez-Huertas Moraga, de l’université Carlos-III de Madrid. Leur sujet ? La gestion des flux migratoires par la méthode des quotas échangeables. Les deux économistes, qui ont adapté leur modèle à la situation européenne, ont été invités à le présenter au Parlement européen et – par deux fois – au cabinet du premier ministre suédois. Premier pays d’accueil des demandeurs d’asile en Europe, proportionnellement à sa population, la Suède était très en demande d’idées qui collaient à sa philosophie.

    Passerelles
    Hillel Rapoport sait cependant que les propositions des chercheurs ne peuvent pas toujours être appliquées telles quelles dans le monde réel. " Je n’ai pas d’illusion sur le fait que notre proposition pourrait être appliquée in extenso, reconnaît-il. Nos propositions ont pour but d’alimenter une réflexion générale. Je pense que nous allons vers quelque chose qui s’inspirera de nos travaux, mais qui les transformera et les adaptera de manière à ce qu’ils soient politiquement digérables, faisables et présentables. "

    Depuis quelques années, des passerelles permettent cependant aux chercheurs et aux politiques de dialoguer. Les think tanks sont le meilleur endroit pour faire réfléchir scientifiques et décideurs côte à côte, mais d’autres s’y attellent : l’ENA et l’Ecole normale supérieure ont inauguré en mars une chaire commune baptisée " Savoir, prévoir, pouvoir ". Cet enseignement entend explorer le rôle de l’expert dans le processus de décision et les attentes des pouvoirs publics à l’égard des chercheurs.

    En 2019, un nouveau centre interdisciplinaire consacré aux sciences des migrations verra en outre le jour à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Implanté sur le futur Campus Condorcet, cet institut baptisé " Convergences " abritera 200 scientifiques issus des sept institutions fondatrices (Inserm, CNRS, INED, EHESS, IRD, EPHE, université Paris-I-Panthéon-Sorbonne) et proposera toute une gamme de cursus. L’institut veut offrir une meilleure visibilité aux résultats de la recherche et resserrer les liens avec la société civile, classe politique incluse.

    Il prévoit aussi, chose nouvelle, d’assumer une activité de fact-checking et de décryptage des données issues des ministères ou des organismes spécialisés (comme l’Office français des protection des réfugiés et apatrides). " Nous avons intérêt à ce que l’intervention des chercheurs dans le débat public ne soit pas que ponctuelle, livrée au bon vouloir de chacun, mais qu’on puisse devenir une référence forte, pourvue d’un certain crédit, vers qui on se tournera ", explique François Héran, le responsable du projet. L’ambition de cette sentinelle : devenir l’égale des grands instituts européens qui étudient les migrations, que ce soit à Oxford, Amsterdam ou Göttingen. " Les centres d’Oxford possèdent une aura et ils sont régulièrement consultés, conclut le démographe. Cela ne veut pas dire qu’ils influencent les politiques publiques. Mais il est incontestable qu’ils contribuent à structurer le débat sur les questions de migration. "

    Adelaïde Grobault

    #migrations #asile #réfugiés #politique #science #savoir #université #recherche


  • Russia ’furious’ with Assad over gas attack

    http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2017/04/russia-us-chemical-weapons-attack-assad-putin-tillerson.html

    WASHINGTON — Privately, Russian officials are furious with Syrian President Bashar al-Assad for a suspected April 4 chemical weapons attack in Idlib province that killed over 80 people, Russia analysts said. They see it as threatening to sabotage the potential for US-Russia rapprochement ahead of US Secretary of State Rex Tillerson’s first visit to Moscow this week.

    Syria’s alleged chemical weapons attack in Idlib province has threatened to sabotage potential US-Russia rapprochement, and Russia is privately furious with Syrian President Bashar al-Assad.
    Author Laura Rozen Posted April 10, 2017

    But Russia is also confused by what it perceives as contradictory statements from various top Trump Cabinet officials on whether US policy is shifting to demand Assad’s ouster, to what degree does the United States think Russia is culpable for Assad’s behavior, and more broadly, who from the administration speaks for Donald Trump, they said.

    “Assad committed suicide here,” Michael Kofman, a Russia military expert with the Kennan Institute, told Al-Monitor in an interview April 10. Russia “will never forgive him for this.”

    The suspected April 4 nerve gas attack on rebel-held Khan Sheikhoun that killed over 80 people, many of them children, “is a complete disaster” for Russia, Kofman said. “It destroyed the legacy of the 2013 deal [to remove Syria’s chemical weapons] that both countries [the United States and Russia] certified. So it made liars of both of us.”

    He noted, “It provided all the ammunition to sabotage rapprochement between the United States and Russia. Look at the atmospherics. It caused public embarrassment. [Russian President Vladimir] Putin has to swallow US cruise missile strikes. Notice he has not defended Assad. It looks bad for Russia.”

    Kofman added, “It demonstrates … in terms of Putin being a power broker … that the Russian role is very aspirational. It prevented him from doing this.”

    “The Russians weren’t happy about what happened,” Nikolas Gvosdev, a Russia expert and professor at the US Naval War College, told Al-Monitor, referring to the April 4 chemical weapons attack. “They don’t like unpredictability … when things happen that throw what they are planning off course.”

    “The Russians don’t like to be surprised,” Gvosdev added. “They don’t like … [to be made to] look like they can’t enforce agreements or don’t have as much influence over Assad as they were suggesting.”

    Trump discussed Syria during a phone call with British Prime Minister Theresa May on April 10, and according to the British readout, the two leaders said they saw an opportunity to press Russia to break its alliance with Assad.❞
    #Russie #Syrie #armeschimiques

    • @biggrizzly Oui ce qui est tendancieux, car ils appartiennent l’Institut Kennan de Mr Kennan qui a organisé le containment de l’Urss depuis le début de la guerre froide. Il vaux mieux passer par d’autres sources pour avoir l’avis réel des russes et mieux pour lire entre les lignes de cette affaire qui ressemble à un « casus belli » comme en 2013 ! Pour ceux que ça interesse les mensonges d’Eliot Higgins et Daniel Kaszta sur le présumé « smocking gun » contre Assad lors d’un tir de « gaz sarin » dont on sait que ce sont les djihadistes les vrais responsables : https://drive.google.com/file/d/0B1B_DCeZ6N6OTlRpMFAtV1VEZGM/view
      Tant qu’on est dans les mensonges pour appuyer une nouvelle guerre, repensons a Collin Powel et sa fiole d’Anthrax dont on sait maintenant que les CIA et FBI étaient derrière l’intox :
      iecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/L_anthrax_et_Wired.pdf
      Et dès 1982 les Usa dont la DIA avait le projet d’attaque la Syrie laique des Assad en se servant des Frères Musulmans comme chair à canon pour créer une guerre religieuse et ethnique :
      https://syria360.files.wordpress.com/2013/11/dia-syria-muslimbrotherhoodpressureintensifies-2.pdf
      Exactement ce qui se passe à l’heure actuelle ...

    • Sur France inter à 19h réquisitoire assez convaincant contre la Russie ; puis on passe à la situation du Yémen, où « la violence de la guerre » et « la famine » menacent des centaines de milliers de personnes. Là par contre je n’ai pas entendu les mots « Arabie saoudite » ou « États-Unis ». C’est juste « la guerre » qui est mise en cause.


  • Le « risque Mélenchon » fait son apparition sur les marchés financiers
    https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0211959745394-le-risque-melenchon-fait-son-apparition-sur-les-marches-finan

    Si le programme de Mélenchon inquiète les marchés, c’est principalement en raison de son euro-scepticisme et de sa radicalité en matière fiscale. Le candidat d’extrême gauche souhaite, entre autres, sortir des traités européens mais aussi instaurer une taxation à 100% des revenus supérieurs à 20 fois le revenu médian. Du côté de la candidate d’extrême droite, Marine Le Pen, c’est le retour au franc et le référendum sur l’appartenance de la France l’Union européenne qui mettent la pression sur le taux français .

    Finalement, y-a plus que l’extrême gauche (et Todd) pour continuer à dire que Mélenchon n’est pas assez radicale sur l’Euro et l’Europe :-D


  • Détection du cancer du sein. Le flair des chiens efficace à 100%
    http://www.ouest-france.fr/sante/cancer/detection-du-cancer-du-sein-le-flair-des-chiens-efficace-100-4830776

    L’institut Curie a annoncé mercredi les excellents résultats de tests permettant de détecter des tumeurs cancéreuses grâce au flair de chiens entraînés. Le protocole Kdog s’avère efficace à 100% après six mois de tests.


  • La banque centrale russe victime d’un casse à 18 millions d’euros...
    https://www.crashdebug.fr/informatik/93-securite/12774-la-banque-centrale-russe-victime-d-un-casse-a-18-millions-d-euros

    Sérieusement je me demande comment ils font...

    L’institut d’émission monétaire russe a réussi à récupérer une partie des montants visés, entre autres sur des

    comptes bancaires ouverts ailleurs par les voleurs (Crédits : REUTERS/Maxim Zmeyev)

    Des pirates se sont introduits sur des comptes de correspondant ouverts auprès d’elle en utilisant les identifiants de l’un de ses clients

    La somme est à peine croyable. Des pirates informatiques ont volé près de 18 millions d’euros sur des comptes ouverts à la banque centrale russe. Une somme six fois plus importante que celle subtilisée lors de l’attaque informatique sur Tesco Bank début novembre. Dans un rapport publié vendredi, l’établissement expliquait que des pirates s’étaient introduits sur des comptes de correspondant (...)

    #En_vedette #Sécurité #Actualités_Informatique


  • Belgique, Nucléaire : 90 communes frontalières vont en Justice pour la fermeture de Tihange 2 RTBF avec Belga 3 Novembre 2016
    http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_nonante-communes-frontalieres-vont-en-justice-pour-la-fermeture-de-tihan

    Près de 90 communes des régions frontalières allemande, néerlandaise et luxembourgeoise s’apprêtent à engager une action en justice pour forcer Electrabel et le régulateur AFCN à fermer le réacteur nucléaire Tihange 2, écrivent Het Nieuwsblad et Het Belang van Limburg jeudi.

    Une étude autrichienne met le feu aux poudres, pointant les risques qu’encourent ces régions en cas d’accident nucléaire.

    Ce rapport a été présenté à Vienne voici une semaine. L’institut autrichien a étudié les effets d’un nuage radioactif venu de Tihange. Les effets seraient désastreux. Une grande partie du Limbourg néerlandais serait inhabitable ainsi que 10% de la région d’Aix-
    la-Chapelle en Allemagne.

    Fissures trop importantes
    Inacceptable, estime le patron de la sécurité nucléaire allemande. Pour lui ce réacteur n’aurait jamais dû redémarrer. Les fissures sont trop importantes. Et il ne comprend pas que l’AFCN ait autorisé ce redémarrage. C’est pourquoi ces 90 communes souhaitent citer en justice l’AFCN mais aussi Electrabel, l’exploitant.
    L’AFCN n’a pas souhaité réagir.

    #nucléaire #Belgique


  • Quand la médecine de précision se révèle imprécise
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/chimie-pharmacie/quand-la-medecine-de-precision-se-revele-imprecise-612376.html

    La médecine de précision, également appelée médecine personnalisée, retient l’attention de toute la communauté scientifique et des médias. Barack Obama a annoncé en janvier un 2015 un plan massif pour la développer. L’institut national de la santé et de la recherche (Inserm) y voit la « médecine du futur ». Ayant une vocation prédictive, elle permet de diagnostiquer précisément les patients afin de personnaliser et fournir les traitements les plus efficaces.
    […]
    Mais elle connait des ratés. C’est ce qu’expliquent des médecins de la Mayo Clinic, un des plus grands hôpitaux américains et une institution à l’aura internationale. Mal appliquée, la médecine de précision peut en effet entraîner des erreurs dans l’application d’un traitement.

    Dans la suite, on note — au passage — un taux de fausse alerte (risque de 2ème espèce) de 40 %. Excusez du peu : on n’est pas (du tout !) dans une situation d’application inadaptée mais au cœur même du principe de diagnostic.

    « Cette erreur de diagnostic est due à des résultats de tests génétiques utilisés de façon inappropriés », explique Mayo Clinic.

    Et globalement, le docteur Ackerman, qui travaille à la Mayo Clinic, estime que 40% des patients venus ses dernières années dans l’établissement, et diagnostiqués d’un Syndrome du QT long via un séquençage ADN, n’en étaient en réalité pas atteints.
    […]
    Une étude publiée dans The Nature à la mi-octobre confirme les difficultés à interpréter les séquençages d’ADN. La revue scientifique expliquait que sur 54 mutations listées comme pathogéniques (pouvant évoluer en maladie) chez un panel de patients, 41 ne l’étaient probablement pas.


  • Le présent et le passé
    http://universitepopulairetoulouse.fr/spip.php?article788

    150 personnes, des salariés de Latécoère, des salariés d’autres entreprises, des militant e s politiques ont répondu à l’appel de la CGT. Ce premier rassemblement était important pour montrer la détermination des salaries à s’opposer au plan de liquidation programmé de l’entreprise. L’institut d’histoire sociale de la CGT a publié un document sur l’histoire de Latécoère que nous reproduisons ci dessous Un article publié dans actucotétoulouse « lire (...)

    #Fondation_Copernic_31

    « http://actu.cotetoulouse.fr/quel-avenir-latecoere-terrains-plein-coeur-toulouse_45955 »
    http://universitepopulairetoulouse.fr/IMG/pdf/latecoere309.pdf


  • Sebastião Salgado
    L’humanisme en noir & blanc.

    Sebastião Salgado est né le 8 février 1944 à Aimores au #Brésil. Après de brillantes études au Brésil et à Paris, il travaille à São Paulo au ministère des finances, puis à Londres à l’ICO (Organisation internationale du café). Changement de cap en 1973 : il décide de se consacrer à la #photographie et intègre successivement les agences Sygma (74-75), Gamma (75-79) et Magnum (79-94). Il publie alors de nombreux #reportages d’actualité sur la #guerre en #Angola et au Sahara espagnol, la prise d’otages israéliens à Entebbe ou la tentative d’assassinat de Ronald Reagan.

    Cet amoureux de la nature, maître du #noir_et_blanc et de l’argentique fonde à Paris en 1994 l’agence Amazonas Images avec sa femme Lélia, et s’investit dans des projets personnels.
    Déjà, de 1986 à 1992, il avait parcouru 26 pays pour réaliser un ouvrage sur la fin du #travail_manuel, la main de l’homme (1997). Témoin des modes de vie en voie de disparition, des #famines, des #migrations, il rassemble dans #Exodes (2000) cinq ans de reportages sur les peuples déplacés, victimes de catastrophes naturelles ou d’événements politiques. De 2004 à 2013, il développe le projet Genesis , hommage à la nature et à ses origines qui démontre par l’image combien il faut protéger notre planète.

    Elevé dans une ferme au Brésil, #Sebastião_Salgado a repris le domaine familial épuisé par des années d’exploitation et lui a redonné vie, reboisant 700 hectares. Pour y parvenir, il a fondé avec sa femme Lélia l’ONG Instituto Terra qui a trouvé les financement pour élever et planter près de 4 millions d’arbres. L’institut a également une vocation pédagogique et propose des programmes de sensibilisation pour faire naître une attitude citoyenne face au développement et à l’environnement.
    http://www.taschen.com/pages/fr/catalogue/photography/all/05315/facts.sebastio_salgado_exodes.htm

    http://www.peterfetterman.com/exhibitions/sebastio-salgado2/selected-works?view=slider#3


  • Qualité de l’air dans les capitales européennes : les bons et mauvais élèves
    http://fr.myeurop.info/2016/06/09/qualit-de-l-air-dans-les-capitales-europ-ennes-les-bons-et-mauvais-l-ve

    P margin-bottom : 0.21cm ; L’institut Eurostat a sondé les habitants des principales métropoles européennes : quel est leur niveau de satisfaction quant à la qualité de l’air dans leur ville ? Si les résultats sont globalement satisfaisants, ils laissent entrevoir de larges disparités. Paris arrive en queue de peloton.

    P margin-bottom : 0.21cm ; lire la suite

    #Environnement #Union_européenne #qualité_de_l'air


  • Qualité de l’air dans les capitales européennes : les bons et mauvais élèves
    http://fr.myeurop.info/2016/06/09/qualit-de-l-air-dans-les-capitales-europ-ennes-les-bons-et-mauvais-l-ve

    P margin-bottom : 0.21cm ; L’institut Eurostat a sondé les habitants des principales métropoles européennes : quel est leur niveau de satisfaction quant à la qualité de l’air dans leur ville ? Si les résultats sont globalement satisfaisants, ils laissent entrevoir de larges disparités. Paris arrive en queue de peloton.

    P margin-bottom : 0.21cm ; lire la suite

    #Environnement #Union_européenne #qualité_de_l'air


  • Documentaire-débat : « L’ONIA 1919 à 1947 »
    http://universitepopulairetoulouse.fr/spip.php?article683

    L’institut d’histoire de la CGT et l’Université Populaire de Toulouse vous invitent le samedi 7 mai à 10H00 au cinéma UTOPIA Tournefeuille. Réminiscence industrielle et spicilège mémoriel sur les premières années d’une usine d’exception Sûr que ce nom parle aux toulousains de plus de 50 ans. Pour les plus jeunes, l’acronyme AZF, de sinistre mémoire, parle d’avantage. Mais qu’elles sont les raisons de l’implantation d’un tel enchevêtrement de tuyaux aux relents infernaux aux (...)

    #Cinéma_-_débat


  • Sondage de l’Élysée : l’institut Ipsos mis en examen
    http://www.lepoint.fr/justice/sondage-de-l-elysee-l-institut-ipsos-mis-en-examen-19-03-2016-2026555_2386.p

    Nouvel épisode dans l’affaire des #sondages de l’Élysée réalisés durant le quinquennat de Nicolas #Sarkozy. L’institut d’études d’opinion #Ipsos a été mis en examen jeudi pour #recel_de_favoritisme. Trois autres instituts, #Opinionway, #Ifop et #TNS-Sofrès avaient été placés ces dernières semaines sous le statut intermédiaire de témoin assisté, qui leur permet à ce stade d’espérer échapper à un renvoi en procès.

    Déclenchée par une plainte de l’association Anticor, après un rapport cinglant de la Cour des comptes en 2009, l’enquête porte sur plusieurs volets, notamment sur des contrats passés sans appel d’offres entre l’Élysée et divers instituts. Dans ce contexte, Ipsos, dirigé par le conseiller de Nicolas Sarkozy #Pierre_Giacometti jusqu’à début 2008, est considéré par les enquêteurs comme « l’institut par excellence de l’Élysée, en volume et en montant, puisqu’il a facturé près de 1,5 million d’euros HT entre mai 2007 et octobre 2009, soit 92 % du montant total » des sondages commandés, selon une source proche du dossier. Les responsables actuels d’Ipsos n’ont pas fait de commentaire.

    Côté Élysée, le juge d’instruction a mis en examen pour favoritisme son ancien secrétaire général, #Claude_Guéant, l’ancienne directrice de cabinet #Emmanuelle_Mignon et deux anciens conseillers, #Julien_Vaulpré et #Jean-Michel_Goudard. L’enquête porte aussi sur les contrats passés entre l’Élysée et la société Giacometti-Peron après le départ de Pierre Giacometti d’Ipsos et avec les cabinets (#Publifact, #Publiopinion) de l’influent conseiller de Nicolas Sarkozy, #Patrick_Buisson. La convention signée en 2007 par Patrick Buisson avec l’Élysée prévoyait d’une part du conseil rémunéré 10 000 euros par mois et octroyait d’autre part à Publifact « l’exécution de sondages », à sa liberté d’appréciation et avec les instituts de son choix.

    7,5 millions d’euros en sondages

    Au final, les enquêteurs ont retrouvé trace de 235 sondages achetés par le cabinet de Patrick Buisson et revendus à la présidence entre 2007 et 2009, avec un bénéfice d’environ 1,4 million d’euros, soit entre 65 % et 70 %. Le juge d’instruction l’a mis en examen pour recel de favoritisme, mais aussi pour le #détournement_de_fonds_publics. Certains des sondages revendus avaient déjà été diffusés dans la presse.

    D’après l’enquête, l’#Élysée a payé environ 7,5 millions d’euros en sondages et conseils lors du quinquennat 2007-2012. Pierre Giacometti et Patrick Buisson ont demandé la nullité de leur mise en examen. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris devra notamment se pencher sur l’obligation de passer par des appels d’offres pour la présidence de la République en matière de conseil politique. Une question dont dépend en partie la suite de l’affaire.


  • L’institut de l’entreprise projette d’éditer un journal d’actualité économique (Apses)
    http://www.apses.org/metier-pedagogies/pedagogie-et-didactique/article/l-institut-de-l-entreprise

    Commentaire de Guillaume Duval (Alternatives Économiques) à propos de cette opération d’endoctrinement avec la bénédiction du Ministère qui appose son logo :

    L’Institut de l’entreprise [IdE], un lobby patronal longtemps dirigé par Michel Pébereau, pourchasse de sa hargne les enseignants et les programmes de Sciences économiques et sociales depuis plusieurs décennies déjà. A son instigation, ils sont régulièrement accusés dans la presse main stream de tous les maux du pays et même rendus responsables de son déclin économique... Et par la même occasion l’IdE pourchasse Alternatives économiques souvent recommandé par ces enseignants à leurs élèves. L’IdE est semble-t-il sur le point de lancer son propre journal à destination des enseignants de SES. Pourquoi pas ? La concurrence quand elle est libre et non faussée ne nous pose strictement aucun pb. Le « petit » souci dans l’affaire c’est que cette officine patronale semble avoir obtenu l’appui du ministère de l’Education nationale pour ce projet : le logo du ministère apparaît sur un numéro zéro distribué récemment à des enseignants. Un soutien que cette officine pourtant très bien introduite à Bercy et dans les allées du pouvoir n’avait encore jamais réussi à obtenir

    #éducation #lycée #SES #lobbying_patronal


  • VersoBooks.com
    http://www.versobooks.com/blogs/2146-wolfgang-streeck-the-euro-a-political-error

    Très important entretien accordé par Wolfgang Streeck le 7 juillet à l’Espresso et désormais disponible en anglais.

    Wolfgang Streeck dirige l’Institut d’Etudes sociales Max Planck de Cologne - son livre « Du temps acheté » a récemment été publié par Gallimard.

    ‘The euro is not Europe’. Wolfgang Streeck suggests this as a basis for an accurate analysis of the negotiations over the Greek debt. ‘The equation between the monetary union and Europe is simply ideology, and serves to conceal prosaic interests’, the director of Cologne’s Max-Planck Institute for the Study of Societies explains.

    The interests of the countries of Northern Europe, against those of the South; of international finance against the peoples of the Mediterranean; of the ‘market people’ [Marktvolk] against the ‘state people’ [Staatvolk]; of capitalism against democracy. For the author of Buying Time: The Delayed Crisis of Democratic Capitalism, the Greek case in fact merely represents the latest variant of a process dissolving the postwar democratic capitalist system. That is, the system that had fought to hold democracy and capitalism together in a fragile and unstable combination, and which gave rise to a social pact that has now exploded.

    Even in Europe. And precisely because of a European Union that has become ‘the engine of the liberalisation of European capitalism, a tool of neoliberalism’. And because of a single currency that serves ‘the market’s interests’. For Wolfgang Streeck, one of today’s most influential sociologists, if we are to get out of the vicious circle of a free-market Europe condemned to austerity, we must start by renouncing the euro as a single currency. With a new European Bretton Woods.

    #monnaie #dette #Grèce #Allemagne #Etalon_Or #austérité


  • L’institut du temple vient d’annoncer qu’il est était en train de préparer l’élevage de génisses rousses.. La cendre d’un tel animal est indispensable à la purification de l’endroit où doit s’élever le troisième temple juif.. Sur le mont du Temple, à la place des saintes mosquées...
    http://www.brujitafr.fr/2015/07/l-institut-du-temple-vient-d-annoncer-qu-il-est-etait-en-train-de-preparer

    La construction du Temple se fera si et seulement si les mosquées qui se trouvent sur le Mont du Temple sont détruites... par un tremblement de terre ? La prophétie nous dit que l’Antéchrist va s’asseoir dans le « Temple de Dieu », il sera donc reconstruit,...


  • #Géopolitique, #géopoétique : panser la Cité
    http://www.larevuedesressources.org/geopolitique-geopoetique-panser-la-cite,2798.html

    Ideas of Order at Cape Wrath, le dernier #Essai de #Kenneth_White (né à Glasgow en 1936, auteur d’une œuvre immense composée d’essais, de récits de voyage et de poèmes, et fondateur de l’Institut International de Géopoétique), a été présenté comme un « livre géopolitique (géo-politico-culturel) qui prend pour exemple l’Écosse » (White, Panorama, p. 22). Cet ouvrage fait notamment suite à On Scottish Grounds (1998), « The Remapping of Scotland » (2001), On the Atlantic Edge. A Geopoetics Project (2006) et vient (...)

    #Kenneth_White

    / Kenneth White, #Ecosse, Essai, Géopolitique, géopoétique, Institut international de géopoétique / International Institute of (...)

    #Institut_international_de_géopoétique_/_International_Institute_of_Geopoetics


  • Prothèses mammaires et lymphomes : un deuxième décès recensé
    http://www.allodocteurs.fr/se-soigner/chirurgie/chirurgie-mammaire/protheses-mammaires-et-lymphomes-un-deuxieme-deces-recense_15940.html

    L’institut national du cancer (Inca) annonçait ce 17 mars l’identification d’une forme de cancer rare (18 cas recensés, dont un décès), liée de façon spécifique au port de prothèse mammaire. Selon nos informations, à l’occasion d’une réunion au ministère de la Santé ce 25 mars, un second décès aurait été annoncé. Un 19ème cas avéré de cancer lié au port de prothèses mammaires aurait également été identifié.

    Santé : la fin des faux seins ?
    http://www.elle.fr/Societe/News/Sante-la-fin-des-faux-seins-2941830

    Cette opération répond à un besoin physique pour les 20 % de porteuses qui recourent à cette chirurgie après un cancer du sein. Ou à un besoin de réparation psychologique pour celles qui compensent un sentiment de féminité tronquée. « Nous n’avons pas d’alternative à l’implant, à part la greffe de graisse, souligne Isabelle Sarfati. Ce n’est donc pas la fin des prothèses. Mais une nouvelle étape vers plus de sécurité. » Les gros seins ont de beaux jours devant eux.

    « Un besoin de réparation psychologique » qui bien sûr tombe du ciel et n’est jamais créé par un environnement médiatique saturé de corps artificiels et parfaits. Mais il faut souffrir (voire mourir) pour être belle, non ?

    #chirurgie_esthétique #cancer