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  • Gilets jaunes : « Je n’ai jamais vu autant de blessés graves » - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/gilets-jaunes-je-n-ai-jamais-vu-autant-de-blesses-graves_2058008.html

    Pour les soignants, l’ampleur des blessures physiques observées lors des manifestations des gilets jaunes est inédite.

    Antoine et Frédéric ont chacun eu une main arrachée à Bordeaux. Jérôme, Fiorina, Patrick et Alexandre ont tous les quatre perdu un oeil. Quant à Florent et Geoffrey, ils sont désormais défigurés. Leur point commun, au-delà des sutures et des bandages : tous ont été blessés ces dernières semaines lors des manifestations des gilets jaunes. L’IGPN - la police des polices - a reçu 200 signalements sur sa plate-forme et a été saisie par la justice à 78 reprises.

    Sur les réseaux sociaux, les vidéos de CRS en action se multiplient, tout comme les photos et témoignages de blessés. Aux premières loges de ce triste spectacle, les soignants, qui chaque week-end de manifestation pansent les plaies de dizaines de victimes. Les passages aux urgences s’intensifient régulièrement les samedis, jours de rassemblement de ce mouvement social inédit. Témoins d’une situation sans précédent, ils craignent, non pas d’être débordés, mais bien de devoir faire face à de plus en plus de cas graves.
    Une centaine de blessés graves

    Mi-décembre, Amnesty international alertait déjà contre un « usage excessif de la force lors des manifestations des gilets jaunes ». Selon l’Intérieur, 1800 manifestants et 1000 membres des forces de l’ordre ont été blessés au cours des neuf premiers actes de la révolte populaire. Le ministère ne distingue pas les cas graves des autres car « il est impossible de qualifier la nature des blessures », assure-t-on à Beauvau.

    LIRE AUSSI >> Gilets jaunes : une enquête pour violences policières à Rouen

    Du côté des militants, une comptabilité non officielle est mise à jour. Sur sa page Twitter, le documentariste engagé David Dufresne relaie le signalement de plus de 300 blessés graves. Dans cet hospice 2.0, il répertorie mains arrachées, mâchoires brisées et yeux crevés. Sur les réseaux sociaux, des pontes de la médecine comme le Professeur Lantieri -spécialiste de la greffe de visage- dénoncent aussi cette vague de mutilation hors norme, toujours difficile à quantifier.

    Selon le collectif « Désarmons-Les », les forces de l’ordre auraient grièvement blessé 98 personnes ces deux derniers mois. Un ordre de grandeur proche de ce que constatent, sur le terrain ou dans les hôpitaux, les services d’urgence amenés à soigner ces manifestants.
    Le résultat « n’est pas beau à voir »

    « Certaines journées ont provoqué un nombre de passages aux urgences supérieur à la moyenne, en particulier à Paris, notamment lors de l’acte IV [le 8 décembre 2018] », souligne Christophe Prudhomme, urgentiste au SAMU 93. Pour faire face à l’afflux de blessés, l’hôpital Cochin, dans le 14e arrondissement, a ainsi mis en place des mesures d’exception, afin de permettre aux urgences de continuer à tourner malgré les épidémies et le manque de personnel.
    Evacuation d’un blessé lors d’une manifestation de « gilets jaunes » à Nantes, le 22 décembre 2018

    Evacuation d’un blessé lors d’une manifestation de « gilets jaunes » à Nantes, le 22 décembre 2018

    afp.com/Sebastien SALOM-GOMIS

    « Nous devons rester disponibles en cas de besoin », explique le docteur François Lecomte, qui précise qu’un plan d’urgence est également prévu en cas d’attaque terroriste, un jour de manifestation. « Nous avons renforcé le SAMU de Paris et les pompiers. Les associations de secouristes ont aussi multiplié leurs effectifs par deux, voire par trois », complète Patrick Pelloux, président de l’association des médecins urgentistes de France. Malgré l’afflux, pas de panique au bloc. « Certains hôpitaux, à proximité des lieux de rassemblements, ont vu arriver un nombre conséquent de blessés. Mais ça n’a pas provoqué de catastrophe. Nous n’avons pas été totalement débordés, confirme son confrère, le Dr Prudhomme. En revanche, le nombre de blessés graves a augmenté au fil des semaines. Il commence à être très conséquent. » Et le résultat « n’est pas beau à voir », assure le soignant.

    « Il y a des lieux prévus pour manifester, avec des parcours protégés. Les rassemblements spontanés, eux, sont beaucoup plus violents », observe François Lecomte. Mutilations, blessures à la tête, lésions fonctionnelles importantes - notamment intracrâniennes, comme à Bordeaux où un gilet jaune a été placé en coma artificiel la semaine dernière - et séquelles permanentes... Face à la gravité des cas, il est temps d’alerter sur les moyens de défense utilisés par la police, inappropriés selon lui. « En termes de santé publique, nous constatons un usage disproportionné de la force. La police doit s’adapter si on ne veut pas encore voir le nombre de blessés graves augmenter. »
    Le Flash-Ball au coeur des préoccupations

    Selon Libération, les tirs de Flash-Ball (ou « lanceur de balles de défense » dans leur dernière version) sont impliqués dans 60 des cas graves répertoriés au 11 janvier. Les grenades de désencerclement (9 cas) et les grenades lacrymogènes (2 cas), complétant le tableau. Face à « l’évidence » de la dangerosité des tirs de Flash-Ball, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, réclame que le gouvernement prenne des dispositions et suspende son utilisation. Avant lui, dès 2016, des médecins du CHU Pellegrin de Bordeaux alertaient déjà sur la dangerosité de cette arme dite « non-létale ». Mais pour le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, il y aurait « beaucoup plus de blessés » si elle n’était pas utilisée.

    D’autant que la tête est par ailleurs touchée - les enquêtes détermineront si elle était réellement visée - dans la majeure partie des cas (67 personnes) contre 8 personnes blessées à la main et une au pied. « La tête est tout de même quelque chose de très fragile. Au niveau de la face, des projectiles à haute vélocité ne peuvent que provoquer des dégâts », confirme l’urgentiste Christophe Prudhomme. Les policiers ciblent-ils volontairement le visage des manifestants - ce qui est interdit - ou ne maîtrisent-ils que partiellement ces armes ? « Que ce soit volontaire ou un signe d’incompétence, ça pose problème », tranche le médecin, qui voit défiler « des citoyens lambda, pas des délinquants » dans sa salle d’attente.
    Les « street medics » en renfort

    Pour lui, l’ampleur des dégâts physiques est inédite. « Je travaille depuis les années 1980 dans ce secteur et c’est la première fois que je vois autant de blessés graves lors d’un mouvement social. » Sur ce point, ni la loi Travail, pourtant perçue comme particulièrement violente à l’époque, ni les manifestations étudiantes de ces quarante dernières années n’égaleraient celles des gilets jaunes.

    Sur le terrain, une aide informe s’est aussi organisée : les « street médics » - des manifestants secouristes souvent équipés de matériel d’urgence dont certains sont formés au secourisme - gèrent une partie des premiers soins ainsi que les blessures superficielles. Munis de désinfectant, bandages et sérum physiologique, ils parcourent les manifs un peu partout en France chaque samedi. « Cela évite que les patients dont les blessures sont les moins graves ne se rendent aux urgences, où ils craignent d’être fichés », analyse l’urgentiste.

    #maintien_de_l'ordre


  • Gilets Jaunes : la mobilisation reprend de l’ampleur
    https://www.latribune.fr/economie/france/gilets-jaunes-la-mobilisation-reprend-de-l-ampleur-803631.html

    Près de 84.000 Gilets Jaunes ont défilé ce samedi pour le 9ème Acte de leur mouvement de protestation contre la politique du gouvernement. Samedi dernier, ils n’étaient que 50.000 manifestants. Des heurts ont éclaté un peu partout en France.
    Environ 84.000 personnes ont manifesté samedi dans le cadre de l’acte 9 des « gilets jaunes », contre 50.000 la semaine dernière, a annoncé le ministère de l’Intérieur, qui a également fait état de 244 interpellations sur l’ensemble du territoire.

    A Paris, où près de 5.000 membres des forces de l’ordre ont été mobilisées, 8.000 personnes ont défilé « dans le calme » et « sans incident grave signalé », selon le ministère de l’Intérieur.

    « Tout au long de la semaine, j’avais appelé à la fin des violences. Je note qu’aujourd’hui, à Paris, la responsabilité l’a emporté sur la tentation de l’affrontement. Place maintenant au grand débat national, qui va s’ouvrir mardi, et qui doit pouvoir se dérouler dans un climat serein et constructif », a affirmé le ministre Christophe Castaner dans une déclaration transmise à l’AFP.

    Sur l’ensemble du territoire, les forces de l’ordre ont procédé à 244 interpellations qui ont donné lieu à 201 gardes à vue, selon la place Beauvau.

    Celle-ci note toutefois qu"’à nouveau, il y a eu - et il y a encore à l’heure actuelle - dans certaines villes, des tensions, des dégradations et des affrontements".

    Des heurts entre manifestants et forces de l’ordre ont éclaté dans plusieurs villes en régions comme Nîmes, Nantes, Rouen, Caen ou encore Saint-Brieuc.

    Tout au long de la semaine, les autorités ont pronostiqué une mobilisation en hausse et ont alerté sur des risques de débordements à Paris comme en province. Le gouvernement a multiplié les mises en garde promettant une réponse musclée d"’ultra-fermeté" face à « l’ultra-violence ».

    Quelque 80.000 membres des forces de l’ordre ont été mobilisées sur l’ensemble du territoire.


  • David Dufresne : « La police s’est enfermée dans une logique d’escalade et d’affrontement »
    https://www.nouvelobs.com/societe/20190110.OBS8278/david-dufresne-la-police-s-est-enfermee-dans-une-logique-d-escalade-et-d-

    Les images d’un « gilet jaune » de 72 ans violemment projeté au sol par un CRS samedi 5 janvier à Paris. Le témoignage d’un homme à « Sud-Ouest », photos de son visage blessé à l’appui, affirmant avoir reçu un projectile non identifié – tir de Flash-Ball ? éclat de grenade ? – le même jour à Bordeaux. D’autres images prises à Aix-en-Provence samedi dernier qui montrent, face à des « gilets jaunes », deux membres des forces de l’ordre, l’un d’eux bras levé, une grenade dans sa main qu’on entend crier « Le premier qui avance, il est mort ». Autant de « signalements » que le journaliste indépendant David Dufresne, spécialiste de la question du maintien de l’ordre dans la police, recense depuis début décembre. Il en a aujourd’hui 253, qu’il a tous notifiés, via Twitter, au ministère de l’Intérieur. Interview.

    Quel regard portez-vous sur le maintien de l’ordre à la française ?

    Il s’est enfermé dans une logique contraire à celle des polices européennes comparables comme en Angleterre ou en Allemagne... Alors que celles-ci sont dans une logique de désescalade – c’est-à-dire dans l’idée du dialogue et de montrer sa force pour ne pas l’utiliser –, la police française s’est enfermée dans une logique d’escalade et d’affrontement.
    « Aujourd’hui, pour de nombreuses raisons, et alors qu’il existe d’autres méthodes, on demande aux policiers d’aller au contact. C’est évidemment multiplier les risques de blessures, de bavures… »

    De plus, on fait des effets d’annonces et dramatiser en annonçant un déploiement inouï de policiers – comme l’a fait Edouard Philippe lundi en annonçant 80.000 forces de l’ordre pour samedi –, on envoie des policiers au front qui ne sont absolument pas formés et entraînés au maintien de l’ordre. Ils ont l’habitude d’être gardiens de la paix, policier de l’anti-gang ou de la Brigade anti-criminalité (BAC). Ils viennent avec leur culture, leurs méthodes, leurs appréhensions, ils ne sont pas du tout préparés à se retrouver face à une foule de manifestants.

    Enfin, la France utilise massivement des armes prohibées dans le reste de l’Europe en matière de maintien de l’ordre : je pense aux Flash-Balls et LBD (lanceurs de balles de défense). Rappelons que le Défenseur des droits recommande depuis des années, et encore très récemment dans son rapport de 2017, l’interdiction du Flash-Ball en maintien de l’ordre. Ces armes provoquent des dégâts invraisemblables.

    Les policiers, sur-sollicités depuis des mois, font face à certaines personnes au comportement particulièrement violent...

    Il ne s’agit pas de contester la difficulté du travail policier. Mais avancer la fatigue comme argument justifiant leur violence ne tient pas. Ce n’est pas aux gens mutilés de payer la fatigue du policier. Je dis « mutilés » car il faut employer les bons mots : ceux qui perdent un œil le perdent à vie, ne parlons donc pas de simples blessures.
    « La société doit réfléchir au fait de savoir si sa conversion au tout sécuritaire mérite que les policiers travaillent 15 heures par jour. Avec les risques inhérents. »

    Quelle serait, selon vous, la réponse policière proportionnée face aux manifestants violents, pour certains dotés de bombes artisanales ou autres ?

    Question insidieuse : aucun des blessés graves n’était porteur de menaces dont vous faites état. La question est, comme le dit un syndicat puissant de commissaires, de sortir du côté match de foot manifestants vs. policiers. C’est à l’arbitre – le politique – de donner une réponse proportionnée. Elle sera politique, sociale, économique. Pas répressive.

    Vos signalements ne concernent pas seulement des violences physiques.

    En effet. Certains portent sur des manquements potentiels à la déontologie. Briser le téléphone portable d’un manifestant qui filme n’est pas physiquement violent, mais ça reste illégal. Idem quand un policier arrache un gilet jaune. Ou quand les canons à eau visent, comme à Toulouse samedi dernier, des secouristes volontaires.

    Fin décembre, l’Inspection générale de la police nationale avait été saisie par la justice pour 48 affaires de violences policières présumées. [78 selon les derniers chiffres de France Inter, publiés après cette interview].

    On en est maintenant à 53 saisines. C’est-à-dire autant de dossiers que l’IGPN a accepté de traiter. Quid des autres ? Pour l’heure, c’est cinq fois plus que lors des manifestations contre la loi travail. De mon côté, je compile ce qui est traçable visuellement, photos et vidéos à l’appui. C’est donc sans compter les violences non filmées, probablement plus nombreuses, que je ne peux, faute de temps, pas documenter.

    Selon l’AFP, les forces de l’ordre annonçaient de leur côté plus de 1.000 blessés fin décembre.

    Le problème, c’est qu’on a des chiffres extrêmement précis concernant les forces de l’ordre, mais pas concernant les manifestants. Les chiffres varient, on serait entre 1.200 et 1.700 blessés côté manifestants. Tout le monde n’est pas blessé au Flash-Ball bien sûr, mais ces chiffres sont considérables. L’omerta sur ces chiffres est tout proprement incompréhensible.

    « La Nouvelle République » rapporte que mercredi soir, à Tours, un Comité de défense des victimes des violences policières a lancé un appel à témoignages.

    Je constate en effet une évolution. Au début du mouvement, les gens filmaient la manifestation. Maintenant, ils filment pour contester les violences policières. Comme la justice va commencer à passer, certains demandent aussi à d’autres s’ils ne possèdent pas des images de tel ou tel acte pour les produire en justice.

    Comment expliquez-vous que vous recensiez autant de signalements ?

    Je ne m’attendais pas, au début, à ce que ça dure aussi longtemps. Le drame, c’est ça : la masse. Au-delà de l’irresponsabilité policière, il y a les autorisations, donc le politique. En France, politique et maintien de l’ordre sont intimement liés. Dans le maintien de l’ordre, une arme ne sort que sur autorisation du commandement préfectoral qui prend ses ordres à Beauvau, qui les prend à Matignon, qui éventuellement les prend à l’Elysée. Les 250 cas que je soulève sont autant de cas politiques.
    « La seule réponse politique, à coups de déclarations ministérielles voire présidentielles avant chaque acte, c’est d’envoyer la police. »

    Une réponse tout à fait insuffisante qui ne réglera jamais la question. La preuve : tous les samedis, des gens vont manifester en sachant qu’ils peuvent perdre un œil. Par ailleurs, certains policiers me contactent aussi pour exprimer leur exaspération, leur colère, leur désarroi face à des ordres, à un jeu qu’on leur demande de jouer pour lequel ils considèrent ne pas être efficaces.

    Ma démarche est de lutter contre le déni médiatique – après l’effroi face à une telle violence, j’étais sidéré, dans les premiers temps, de voir que les images n’étaient pas diffusées – mais aussi contre le déni politique. Quand on reprend les déclarations de Christophe Castaner, Edouard Philippe, ou Emmanuel Macron, il n’y a pas un mot pour les victimes.

    Qu’avez-vous à répondre à ceux affirmant qu’on ignore dans certains cas ce qu’il s’est passé avant et/ou après ces signalements, qu’il manque la mise en contexte ?

    Je m’évertue à essayer de donner une source menant à des témoignages écrits. La justice passe son temps à juger des choses qu’elle n’a pas vues. Bien sûr, chercher le contexte est plus que légitime et nécessaire, mais il peut s’établir autrement qu’en vidéo. Le maintien de l’ordre obéit à deux règles : l’absolue nécessité de l’usage de la force et la proportionnalité. Dans les vidéos de bavures recensées, ces deux principes sont bafoués. Et aucune ne peut se justifier par tel ou tel événement s’étant déroulé auparavant. Sinon, c’est la loi du talion, et la police n’est pas, justement, la loi du talion. La République non plus.

    Aujourd’hui, en matière de maintien de l’ordre, en France, les samedis, pendant le mouvement des gilets jaunes, la République est en dessous de ses valeurs. C’est ce que montrent ces vidéos.

    Propos recueillis par Céline Rastello

    #maintien_de_l'ordre


  • Vu depuis la Suisse  : Hausse de la mobilisation des « gilets jaunes », marquée par des heurts
    https://www.rts.ch/info/monde/10115219-hausse-de-la-mobilisation-des-gilets-jaunes-marquee-par-des-heurts.html

    Des dizaines de milliers de « gilets jaunes » ont défilé samedi en France pour leur huitième journée d’action, marquée par des heurts avec les forces de l’ordre. Le président Emmanuel Macron a dénoncé « une violence extrême ».

    « L’acte VIII » de la mobilisation a rassemblé 50’000 personnes, contre 280’000 au plus fort de la mobilisation et 32’000 la semaine dernière, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. Il a précisé que plus de 56’000 membres des forces de l’ordre étaient mobilisés ce samedi.

    Il a néanmoins cherché à minimiser la portée de ce chiffre : « 50’000, ça fait un peu de plus de une personne par commune de France (...) Donc on voit bien que ce mouvement n’est pas représentatif de la France », a-t-il déclaré sur la chaîne LCI. Il a par ailleurs condamné les heurts qui ont émaillé cette journée, tout en reconnaissant que la plupart des manifestations « se sont bien passées ».

    Porte-parole du Gouvernement évacué
    A Paris, alors que le défilé parisien s’était déroulé dans le calme dans la matinée - environ 4000 participants dans l’après-midi-, des heurts ont éclaté dans plusieurs quartiers, notamment sur les quais de Seine.

    En milieu d’après-midi, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a été évacué de ses bureaux après une intrusion de « gilets jaunes » avec un engin de chantier dans la cour du ministère, située non loin de ceux du Premier ministre.

    Plusieurs villes de province, où se sont rassemblés à chaque fois quelques milliers de manifestants, ont aussi connu des heurts lors de cette nouvelle mobilisation.

    Emmanuel Macron dénonce « une extrême violence »
    Le président de la République Emmanuel Macron a réagi sur Twitter : « Une fois encore, une extrême violence est venue attaquer la République - ses gardiens, ses représentants, ses symboles. Ceux qui commettent ces actes oublient le coeur de notre pacte civique. Justice sera faite. Chacun doit se ressaisir pour faire advenir le débat et le dialogue ».

    Le mouvement des « gilets jaunes » dénonce depuis le 17 novembre la politique fiscale et sociale du gouvernement, qu’il juge injuste, et réclame également plus de pouvoir d’achat. Cette forme inédite de mobilisation citoyenne se traduit notamment par l’occupation de ronds-points à travers la France, et une journée d’action chaque samedi.

    #GiletsJaunes #médias


  • "#Gilets_jaunes" : que font les #policiers_en_civil au milieu des manifestants ?

    La diffusion d’images sur les réseaux sociaux de membres des forces de l’ordre en civil, le 1er décembre à Paris, a alimenté les rumeurs sur leur présence parmi les « gilets jaunes ».
    Sur la plupart des images, on voit des hommes vêtus de grandes parkas ou de doudounes, une capuche ou un casque sur la tête, le bas du visage masqué. Ils marchent près de l’Arc de triomphe ou dans les rues pavées de Paris, le 1er décembre. Parfois, un seul détail, mais de taille, les distingue des manifestants qui se sont rassemblés dans la capitale, à l’appel des « gilets jaunes » : ils portent un brassard de police.

    Plusieurs vidéos ont ainsi été diffusées sur les réseaux sociaux après la journée de violences. Et une rumeur s’est répandue comme une traînée de poudre : des policiers se seraient infiltrés en civil parmi les manifestants pour agir comme des « casseurs ». Qu’en est-il réellement ? Selon nos informations, il y avait bien des policiers en civil lors de la manifestation des « gilets jaunes » le 1er décembre et il y en aura encore samedi 8 décembre. Mais la police nationale assure sur Twitter que ces agents en civil ne sont pas là « pour casser ».

    C’est leur tenue qui peut expliquer la confusion : pour passer inaperçus, les policiers en civil « s’adaptent au public ». « Alors enfiler un ’gilet jaune’, pourquoi pas. Il faut ressembler le plus possible aux gens à surveiller », révèle à franceinfo Jean-Marc Bailleul, secrétaire général du Syndicat majoritaire des cadres de la sécurité intérieure (SCSI-CFDT).
    « Faire le tri entre vrais et faux ’gilets jaunes’ »

    « La mission, en fait, c’est de se déguiser en manifestant avec une attitude de casseur, afin de repérer les groupes hostiles qui se déplacent dans le but de tout saccager », précise à franceinfo un policier de la BAC, qui souhaite rester anonyme. « Malheureusement, certains se font démasquer. Du coup, les gens pensent qu’ils sont là pour inciter à la casse et pour décrédibiliser le mouvement, alors que ce n’est pas du tout le cas », regrette cet agent, qui travaillera en civil samedi.

    Pour Jean-Marc Bailleul, il est « paradoxal » de penser que les policiers en civil « seraient là pour faire le mal ». « C’est pour le bien des manifestants. Il faut distinguer les casseurs qui se mêlent à eux », expose le secrétaire général du Syndicat majoritaire des cadres de la sécurité intérieure. Pour y parvenir, la « solution », pour les forces de l’ordre, c’est d’être « noyé » parmi eux. « Ce n’est pas pour nuire aux ’gilets jaunes’ : c’est pour faire le tri entre vrais et faux », poursuit-il.

    « Avec des policiers en tenue, il n’y aurait pas beaucoup d’interpellations. »
    Jean-Marc Bailleul à franceinfo

    La présence de policiers en civil aux manifestations de « gilets jaunes » est loin d’être exceptionnelle : elle est même systématique dans les rassemblements conséquents. « Dans les grosses manifestations, ils protègent les CRS, les policiers en tenue et les gendarmes mobiles, entre autres. Ils viennent en appui pour le maintien de l’ordre », explique Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint du syndicat Alliance police, contacté par franceinfo.

    « Il y a des policiers en civil tous les jours »

    Leur effectif varie en fonction de la ville où a lieu la manifestation et de l’ampleur de cette dernière. La plupart du temps, il s’agit de policiers qui ont l’habitude de travailler en civil. Ils sont soit issus de la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (#DSPAP), soit des sûretés départementales. Il y a aussi des policiers membres des Brigades anticriminalité (#BAC). Les forces de l’ordre qui sont en première ligne – les #CRS par exemple – peuvent leur remettre les personnes interpellées, ce qui leur permet de rester mobilisées sur le terrain en permanence.

    « Il faut donc un maximum de policiers en civil pour traiter un nombre important d’interpellations. »
    Jean-Marc Bailleul à franceinfo

    Pour autant, ce ne sont pas des électrons libres. « Les policiers en civil ne sont jamais seuls. Ils sont par groupe de deux ou de trois et il y a toujours un gradé à proximité », ajoute le responsable syndical. Lorsque les manifestations sont déclarées, les organisations, comme les syndicats par exemple, disposent d’un service d’ordre. Celui-ci peut parfois repérer les casseurs et les désigner aux policiers en civil, qui se trouvent alors « le long » des défilés, détaille Jean-Marc Bailleul. Mais ce n’est pas le cas dans les manifestations de « gilets jaunes », y compris ce samedi.

    Comment s’y prennent-ils pour procéder à des arrestations ? « Ils repèrent les casseurs, les suivent et ensuite les interpellent au moment propice, quand c’est plus calme ou quand ils sont isolés », explique Jean-Marc Bailleul. « C’est un boulot de policier classique, poursuit-il. Il y a des policiers en civil tous les jours dans le métro, ou au Louvre par exemple, dans les endroits où il y a des voleurs à la tire, pour procéder à des interpellations. Car le vol ne va pas se passer juste devant un policier en tenue ou avec un brassard. »

    Ces policiers en civil ont le droit d’avoir sur eux tout leur équipement : arme, matraque télescopique, menottes, gilet pare-balles et, bien sûr, leur brassard police, même s’ils ne le montrent pas. « Mais quand on interpelle une personne on montre sa carte de police ou on dit ’police’ », précise Jean-Marc Bailleul. Leurs actions sont coordonnées par la salle de commandement. « Ils ne sont pas sous l’autorité des CRS », tient à rappeler le responsable syndical. Ils sont sous celle des commissaires ou des officiers qui représentent l’autorité civile du secteur.
    « Ils sont là pour faire remonter des informations »

    Dans les manifestations, l’autre mission des policiers en civil, c’est le renseignement. Soit ils informent le poste de commandement des CRS et des escadrons de gendarmerie, soit ils renseignent sur les casseurs et les pilleurs afin de procéder à des interpellations.

    « Les policiers en civil renseignent sur les mouvements du cortège. »
    La police nationale sur Twitter

    Sur son blog hébergé par Mediapart, le sociologue Laurent Muchielli estime que « faire du renseignement » de cette façon permet « parfois d’interpeller des leaders ou des meneurs pour maîtriser davantage la situation, diminuer éventuellement l’intensité de la manifestation et contrôler en particulier le moment toujours délicat de la dispersion à la fin d’une manifestation ».

    « Ils sont là pour faire remonter des informations aux autorités afin qu’elles adaptent le dispositif du maintien de l’ordre », précise à BFMTV Denis Jacob, secrétaire général du syndicat Alternative police. Il s’agit alors d’une mission à part entière explique Jean-Marc Bailleul : « Ceux qui font du renseignement ne font que ça, sauf s’ils voient quelque chose de grave. »

    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/gilets-jaunes-que-font-les-policiers-en-civil-au-milieu-des-manifestant
    #police
    ping @davduf


  • Plus de 89.000 membres des forces de l’ordre mobilisés samedi en France, une douzaine de véhicules blindés à Paris
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15345-plus-de-89-000-membres-des-forces-de-l-ordre-mobilises-samedi-en-fr

    Edouard Philippe interrogé au 20 heures de TF1 a annoncé la présence de véhicules blindés dans Paris, ainsi que celle de 89 000 membres des forces de l’ordre dans toute la France.

    Le Premier ministre a précisé jeudi soir, au 20H de TF1, que 89.000 membres des forces de l’ordre seront mobilisés samedi en France, dont 8.000 à Paris, pour la quatrième grande journée de manifestations des "gilets jaunes".

    Pour la quatrième grande journée de manifestations des "gilets jaunes", samedi, Édouard Philippe a indiqué jeudi soir au 20H de TF1 que 89.000 membres des forces de l’ordre seront mobilisés samedi en France. Parmi eux, 8.000 gendarmes et policiers seront déployés à Paris.

    Une "douzaine de véhicules blindés" à roues de la gendarmerie (VBRG) seront par ailleurs utilisés (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises


    • ’Benalla et l’arc d’extrême droite" par Frédéric Lordon, 23 juillet 2018
      ....Faire peur en massacrant le premier venu et, sous le regard terrorisé des autres, faire passer à tous l’envie de revenir. Voilà le régime politique dans lequel nous vivons, dont les médias, dans un mélange de collusion fondamentale et d’insuffisance intellectuelle, ne diront jamais le moindre mot en toute généralité – l’affaire Benalla de ce point de vue est idéalement faite pour leur (re)donner l’impression d’être le fer de lance de la démocratie : parbleu, ils enquêtent ! ils soulèvent, ils sont intransigeants, ils n’hésitent pas à fièrement bousculer le pouvoir, ils sont la liberté en marche (pardon – enfin oui quand même, justement, la « liberté en marche », c’est-à-dire la version « En marche » de la liberté, la liberté Potemkine qui ne sait rien, ne veut rien savoir, et ne rien dire, de toutes les offenses aux libertés réelles).

    • Comme une illustration supplémentaire de cette propension des médias à croire s’acquitter d’un devoir de rapporter sans en fait jamais rien montrer, on devrait se souvenir de cette étude d’un chercheur américain (2), reprise aussi platement que possible et sans aucun esprit de suite dans la presse française, s’appuyant sur le World Values Survey et l’European Values Survey pour établir ce paradoxe que les électeurs du centre, et non les « extrémistes » comme on l’aurait attendu (souhaité), sont les moins attachés aux principes de la démocratie. Ici, il faut sans doute en revenir à la catégorie d’extrême centre, proposée par Alain Deneault (3) pour dire comme il convient cette forme inaperçue de fanatisme qu’emporte le néolibéralisme, et être un peu plus au clair quant à la question de savoir qui sont les vrais radicalisés dans la société – ils sont au pouvoir.

      (2) https://seenthis.net/messages/697160

      Traduit ici : https://lemediapresse.fr/politique-fr/les-centristes-sont-les-plus-hostiles-a-la-democratie-pas-les-extremis

    • Alors désormais nous attendons. Nous attendons de voir s’il se trouve quelque média pour enfin montrer toutes ces choses, entendons : pour les montrer vraiment, c’est-à-dire autrement que comme une série d’articles factuels mais sans suite ni cohérence, par-là voués à l’oubli et l’absence d’aucun effet politique, quelque média pour connecter ce qui doit l’être, non pas donc en en restant au confortable FN, mais en dessinant enfin l’arc qui est maintenant sous nos yeux, l’arc qui emmène de Marine Épouvantail Le Pen à Valls, Collomb, Macron, qui fait le rapport entre la violence pluri-décennale dans les banlieues et celle plus récente dans la rue, ou contre les syndicalistes trop remuants, et ceci quitte, s’il le faut (on sent qu’il le faudra…), à demander aux journalistes-remparts-de-la-démocratie d’aller puiser dans leurs souvenirs d’enfance : « relie les points dans l’ordre des numéros et tu verras apparaître une figure ». Avertissons d’emblée ces âmes sensibles : ici on va voir apparaître une sale gueule.

      Article remarquable ! C’est comme si au travers de cette affaire, tout devenait transparent jusqu’au mensonge du Monde à propos de son soit-disant contrepouvoir

    • L’Histoire de la période présente, c’est qu’il y a un problème de police, et même de police-justice, dans ce pays, un problème de première grandeur, où il faudra bien se décider à voir un symptôme politique.

      Il est optimiste sur notre capacité à en faire quelque chose, de cette affaire.

      Au reste, il appartiendrait à une minutieuse enquête de sociologie des médias d’éclairer ce mystère de l’émoi qui a saisi les rédactions au spectacle d’une scène de violence que, dans leur propre norme désormais déformée, les manifestants ne seraient pas loin de trouver « ordinaire ». C’est que depuis deux ans, en fait depuis la manifestation COP 21 du 29 octobre 2015, date d’inauguration de l’état d’urgence à usage des opposants politiques, la violence policière déployée contre les manifestants n’a cessé de passer des seuils.

      Rémi Fraisse, mon gars, c’était en novembre 2014, dix ans pile après Sébastien Briard, un autre manifestant tué.

      Lien vers https://www.nytimes.com/interactive/2018/05/23/opinion/international-world/centrists-democracy.html.

      Sur l’extrême centre... Je suis engagée dans une discussion pénible avec mon oncle républicain centriste laïcard jacobin. D’habitude il est très ouvert, il examine tout avec une absence de préjugés remarquable. Mais je crois qu’il est tombé amoureux de Macron. Je cherche à trouver des terrains d’entente : respect de la loi (pour tou·tes !), droits humains, le kit républicain de base. Et je crois qu’il n’en veut plus, qu’il ne veut plus que de la liberté.

      Évidemment, le fait que les personnes tabassées ont jeté une canette l’a convaincu du bien fondé des coups de matraque (et j’ai l’impression qu’il a envie de dépasser le détail sur qui les donne). Alors je continue : est-ce que le rôle de la police est de dispenser des châtiments corporels ou d’amener les personnes qui ont commis des délits devant la justice ? Même le kit républicain a peu de succès. Oui, c’est inquiétant, j’espère que c’est son âge plutôt que l’esprit du temps qui le fais dégringoler comme ça d’une grande exigence à... ce truc.

      Mon autre centriste de la famille a repéré très vite le proto-fascisme de Macron et refusé de faire barrage. Comme quoi, quand on se sert de son cerveau...

    • merci @aude_v parce que la façon de crier au loup de Lordon est fatiguante (et à côté de la plaque compte tenu de la violence policière intrinsèque cf Maurice Rajsfus) et combien je suis d’accord avec ta phrase

      est-ce que le rôle de la police est de dispenser des châtiments corporels ou d’amener les personnes qui ont commis des délits devant la justice

      #punishment_park

    • 2014, c’est aussi la massification des slogans ACAB et « Tout le monde déteste la police », je daterais de là cette nouvelle ère. Qui ressemble pas mal aux précédentes : pendant le CPE un syndicaliste Sud est resté entre la vie et la mort, en 1977 Vital Michalon a été tué en manif anti-nuc... C’est pour les blancs, sans compter les personnes qui ne sont tuées pour aucune raison de répression politique, simplement parce que c’est la gestion habituelle des populations pauvres et racisées.

      Lordon est brillant, j’aime bien une grosse partie de son texte et je te remercie @philippe_de_jonckheere d’avoir attiré notre attention dessus. C’est bien d’avoir ce porte-parole dont on espère qu’il ne convainc pas que les convaincu·es, mais ce n’est pas le type le plus révolutionnaire du moment, il a un certain prisme qui lui fait louper d’autres réalités. Bref.

      J’ai perdu mon oncle aujourd’hui, ça m’a fait pleurer. Y’a un vieux plein de merde à la place qui m’a accusée d’être de mauvaise foi alors que je lui proposais chaque fois de trouver un terrain d’entente pour ensuite diverger tranquillement : s’il trouve normale la répression policière des manifs, c’est qu’il a abandonné l’idée que les gens qui commettent des délits doivent être puni·es par la justice ? ou est-ce qu’il trouve normal de mutiler les gens au hasard dans une foule ? Sérieux, on peut penser que les actes violents en manif méritent répression sans perdre mon estime. Et puis parler de 1917 systématiquement pour critiquer Mélanchon, c’est tellement bas de plafond... alors qu’on peut poser le curseur tranquillement entre égalité de liberté. Mais le pire, c’est que ses sorties contre le pape et l’Église (grossières et monolithiques) me font craindre qu’il ait été abusé enfant. Et que ça l’ait poursuivi jusqu’à 69 ans, ça me rend triste. C’est peut-être seulement qu’il a perdu le sens de la mesure. Espérons.

    • Lordon est comme pleins d’autres intellos qui n’ont un point de vue sur les choses que très éloigné... « du terrain ». Ils ont une pensée très construite, très intéressante, ils font des liens entre les choses passionnants. Mais oui, ils ont des « blancs » dans leur réflexion, simplement parce qu’ils n’y croient pas à ces violences tant qu’elles ne les touchent pas. Ils ne le savent pas qu’elles font système, et qu’elles disent quelque chose.

      Cela m’a aussi choqué cette tentative de sa part de mettre une date sur le début d’un quelque chose plus violent. Ce quelque chose, pour lui, dans l’alimentation de sa culture politique, c’est de découvrir que les socialistes AUSSI sont des pourritures, et que même, ils le sont encore plus que les ennemis politiques « normaux », ceux de droite. Nous, là, ici, on le sait « à coup sûr » depuis 2005 en général que les PS sont des ordures. On savait que le ver était dans le fruit depuis un moment... là, si je cherche, je me souviens de DSK et du gouvernement Jospin... Les 35 heures d’un côté, les privatisations à tout va de l’autre... Mais on pourrait aussi se souvenir de Delors, de Maastricht... puis de 1983 encore plus loin...

      Bref. On en revient à l’état et à sa violence légitime qui mériterait bien qu’on la remette en cause. La peine de mort est abrogée et on (la justice, les journalistes, nous ?...) trouve « normal » que des citoyens meurent au contact des forces de l’ordre. Comment ne pas utiliser le mot « impunité » quand on constate que ces membres des forces de l’ordre ressortent d’un tel évènement sans aucune sanction d’aucune sorte.
      Et on pourrait ensuite embrayer sur les mutilations. Sur Ruffin qui n’est au courant de rien à propos d’Adama Traoré ; lui aussi, très cultivé, mais grosse impasse sur les violences racistes...
      Etc.

      @aude_v : Condoléances. On ne choisit pas forcément les gens qui nous accompagnent tout au long de notre vie... mais même avec des désaccords, ils étaient là et en faisaient partie... de notre vie.

    • #exécutions_extra-juciaires, je crois qu’il va falloir s’habituer à mettre des noms sur les choses.

      Mon oncle (qui est toujours à 37° mais quelle place vas-je lui faire dans ma vie maintenant ?) le dit bien : oui mais Benella n’était pas si en tort que ça parce que les manifestant·es qu’il a frappé·es au sol « n’étaient pas des enfants de choeur se rendant à l’église mais des ??? qui étaient entrain de canarder les CRS ». (On dirait qu’il et elle ne manifestaient même pas, d’après le témoignage d’un photographe qui a une centaine de clichés pour le démontrer.) Si c’est acceptable, les violences policières (sauf quand on n’a pas le bon statut), c’est que les personnes victimes de ces violences sont coupables : couleur de peau tendancieuse, propension dangereuse à afficher ses idées dans la rue, etc. C’est des exécutions et des châtiments corporels, qu’ils servent à intimider plus qu’à punir compte peu pour ceux et celles qui les subissent. Et pour les autres qui y ont encore échappé.

    • Affaire Benalla : le couple agressé « avait une attitude extrêmement pacifique »
      https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/agression-d-un-manifestant-par-un-collaborateur-de-l-elysee/affaire-benalla-le-couple-agresse-avait-une-attitude-extremement-pacifi

      Sur la place, le couple de jeunes victimes des coups portés par Alexandre Benalla et Vincent Crase “avait une attitude extrêmement pacifique”, qu’il qualifie de “souriante et décontractée.” « Je ne suis pas certain que ces deux jeunes faisaient partie des manifestants », affirme Naguib Michel Sidhom. “J’ai l’impression qu’ils étaient là peut-être par hasard.” En référence au rôle d’observateur pour lequel Alexandre Benalla avait reçu une autorisation, Naguib Michel Sidhom assure : “Ceux qui était observateurs, c’était plutôt les deux jeunes.”

    • Au journal télévisé, ils ont (très rapidement) montré des vidéos où ces deux personnes lançaient des verres en direction des forces de l’ordre. Ce n’était pas du « canardage ». Mais à priori, ils avaient commis un acte répréhensible (justifiant tabassage et pourquoi pas, mise à mort, évidemment, si par hasard, ces fâcheux avaient eu l’outrecuidance d’obliger les forces de l’ordre d’en arriver à de telles extrémités).

    • Quelle honte, ce comportement d’Alexandre Benalla lors de la manif du 1er mai ! Les syndicats de policiers en ont eu l’estomac retourné : « Nous sommes ici face à un comportement de petite frappe de cité qui tranche avec l’attitude professionnelle des CRS », s’est insurgé Patrice Ribeiro, patron du syndicat Synergie-Officiers (« Le Figaro », 20/7).
      Quand les CRS matraquent eux-mêmes les manifestants, c’est beaucoup plus « professionnel ».

      #Le_Canard_enchaîné 25/7/2018


      https://trouden.blogspot.com
      #Troud #police #matraque

    • Vidéo : comment Benalla et Crase, au cœur du dispositif policier, lancent les deux interpellations - Libération
      http://www.liberation.fr/france/2018/07/22/video-comment-benalla-et-crase-au-coeur-du-dispositif-policier-lancent-le

      Presque au contact de la ligne de CRS, on reconnaît sans difficulté les deux manifestants qui seront quelques instants plus tard interpellés par Alexandre Benalla et Vincent Crase. Ce couple, qui parle en grec et en français dans les vidéos et qui n’est pas réapparu depuis, jette alors violemment trois objets sur la ligne de CRS, qui est à quelques mètres d’eux. Juste avant que la jeune femme leur fasse un bras d’honneur.


  • Alexandre Benalla, collaborateur de Macron, identifié en train de frapper un manifestant le 1er mai à Paris
    https://www.huffingtonpost.fr/2018/07/18/alexandre-benalla-collaborateur-de-macron-identifie-en-train-de-frapper-un-manifestant-le-1er-mai-a-paris_a_23484931/?ncid=fcbklnkfrhpmg00000001

    Portant un casque à visière des forces de l’ordre, Alexandre Benalla -qui n’est pourtant pas membre des forces de l’ordre mais adjoint au chef de cabinet du président- a été reconnu sur des images largement diffusées sur les réseaux sociaux en train de prendre une jeune femme par le cou puis frapper et traîner un jeune homme au sol.

    D’après Le Monde, qui s’est procuré d’autres vidéos non diffusées sur les réseaux sociaux, cet homme s’est ensuite rapidement éloigné de peur d’être reconnu lors de son intervention musclée au milieu des CRS qui semblent le laisser faire pendant un « Apéro militant » qui avait réuni une centaine de personnes dans le 5e arrondissement de Paris.

    Interrogé par le quotidien, Alexandre Benalla a refusé de commenter mais le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron a lui confirmé les informations. « Alexandre Benalla m’avait prévenu deux jours plus tôt qu’il souhaitait participer à une intervention auprès de la préfecture de police pour voir comment se gérait une grande manifestation. Il m’en a demandé l’autorisation, je la lui ai donnée, mais en précisant bien qu’il y allait en observateur », explique ce dernier.

    « Le lendemain de la manifestation, j’ai été avisé par un collaborateur que M. Benalla avait été reconnu sur le terrain en train de participer à des opérations de maintien de l’ordre. J’ai vu les vidéos, je l’ai convoqué le jour même, je lui ai demandé si c’était lui ». Ce que Benalla a confirmé et Macron a alors demandé que des sanctions soient prises.

    Benalla a ensuite écopé d’une suspension temporaire, du 4 au 19 mai, comme le montre un courrier que s’est procuré Le Monde. Le directeur de cabinet lui y reproche son « comportement manifestement inapproprié » ayant « porté atteinte à l’exemplarité qui est attendue, en toutes circonstances, des agents de la présidence de la République » en précisant que tout nouveau débordement se traduira par un licenciement.

    Le journal précise qu’aujourd’hui Benalla reste chargé de mission à l’Elysée mais a été affecté à un poste administratif où il s’occupe de la sécurité d’événements organisés « à l’intérieur du Palais » comme la célébration de la victoire des Bleus au Mondial.


  • Un médecin argentin dit qu’il pratiquera l’avortement « sans anesthésie », et se fait virer | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/163319/medecin-argentin-avortement-sans-anesthesie-virer

    Le 14 juin, les députés argentins ont adopté à une courte majorité le projet de loi visant à légaliser l’avortement. Quelques heures plus tard, rapporte le journal colombien El Espectador, un médecin exerçant dans la province de la Rioja, dans le Nord de l’Argentine, a cru bon de poster ce statut sur son compte Facebook : « Avec moi, les avortements se feront sans anesthésie ».

    Aussitôt, les commentaires fusent, et l’auteur initial passe ses publications sous statut privé. Trop tard : des internautes ont eu le réflexe de faire des captures d’écran, et le post devient viral.

    Ce médecin, du nom de Facundo Segovia Barcena, exerce en tant qu’anesthésiste dans un hôpital de la ville de La Rioja. Il est également secrétaire général d’une association regroupant ses confrères de la région. Ou plutôt pourrions-nous écrire au passé : après avoir été informé de ces déclarations, le ministère de la Santé de la province de La Rioja a tout bonnement décidé de virer le praticien « de manière immédiate ». L’institution a même informé l’association et l’Ordre des Médecins des propos qu’avait tenus Barcena.

    #violence_obstétricale #violence_gynécologique #torture #sexisme #IVG


  • Notre-Dame-des-Landes : Circulez y’a rien à voir ! | Syndicat National des Journalistes de France Télévisions
    http://snj-francetv.fr/notre-dame-des-landes-circulez-ya-rien-a-voir

    – Notre-Dame-des-Landes –
    Circulez y’a rien à voir !
    « 200 caméras de la gendarmerie sur le terrain », annonce fièrement Gérard Collomb sur LCI.
    Tranquillement, le ministre de l’intérieur assume le fait d’avoir écarté des journalistes professionnels pour montrer au public des images "contrôlées" de l’évacuation des Zadistes de Notre-Dame-des-Landes.
    « Ce que nous voulions, c’est qu’il puisse y avoir de la part des spectateurs un jugement qui soit objectif », déclare notamment le premier flic de France pour justifier cette atteinte à la liberté de la presse.
    Sur place nos confrères ont vu ces "collègues" filmer des équipes de journalistes professionnels. Equipés de leurs tenues de sécurité, comme tous les autres CRS, certains de ces gendarmes arboraient des dossards de presse. Ne reculant devant aucun moyen, les gendarmes ont également utilisé des drones qui ont fourni des vues aériennes, mises gracieusement à la disposition des médias.
    Lors de leur arrivée sur les lieux, nos confrères (les vrais) ont été parqués en bord de route puis évacués de la zone, sous escorte, avec interdiction de filmer. Certains sont parvenus à regagner la ZAD par des chemins de
    traverse, ils ont été contrôlés, menacés, interdits d’accès.
    Le SNJ France Télévisions condamne très fermement cette dérive qui consiste à fournir, sous prétexte de sécurité, des images "clés en main" et totalement aseptisées des opérations "sensibles" du gouvernement.
    Le SNJ France Télévisions regrette qu’en diffusant les images de la gendarmerie, la direction de France Télévisions cautionne indirectement cette censure imposée à nos équipes sur le terrain.
    L’Elysée a fait le choix d’une information contrôlée, au mépris de la profession de journaliste, au mépris des citoyens qui ont droit à une information libre et indépendante.
    Au moment où le gouvernement lance un projet de loi contre les "fake news", il serait nettement contradictoire qu’il en fabrique lui-même.
    Paris, le 11 avril 2018



    © Pacôme Le Mat – journaliste France Télévisions

    #nddl #fake #médias_aux_ordres #censure


  • Policiers et gendarmes confrontés à une brutale vague de suicides
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/14176-policiers-et-gendarmes-confrontes-a-une-brutale-vague-de-suicides

    Ils font semblant de ne pas comprendre les causes de ces suicides, qui sont en fait des sacrifices et des appels au secours, aussi je vous rappel le témoignage de ce policier que nous avons passé récément...

    Un policier à Calais, le 23 juin 2017 / afp.com/PHILIPPE HUGUEN

    Paris - Huit membres des forces de l’ordre ont mis fin à leurs jours en une semaine, dont l’ex-patron de la lutte contre le hooliganisme : après quelques années d’accalmie, policiers et gendarmes craignent qu’en 2017 le fléau des suicides dans leurs rangs ne retrouve ses plus hauts niveaux.

    Ils sont gardiens de la paix ou commissaire de police, gendarme membre d’une unité d’intervention ou commandant une brigade de proximité, fonctionnaires ou militaires exerçant en zone rurale ou dans (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises


  • ILSE RUPPERT « PUNKS & TRIBES »
    https://laspirale.org/photo-533-ilse-ruppert- punks-tribes.html

    ILSE RUPPERT « PUNKS & TRIBES »Focus sur la scène punk et new-wave de la fin des années 1970 et du début des années 1980 avec Ilse Ruppert, photographe allemande. Où il est question de Berlin-ouest et de Berlin-Est, du Clash, de Ronald Reagan, d’Einstürzende Neubauten, de Frank Zappa et de Dennis Hopper.

    Ilse naît à Mespelbrum, un petit village d’Allemagne de l’Ouest, où elle vivra une enfance heureuse. Néanmoins, un événement la fait dévier cette voie calme et toute tracée : son premier concert, Screaming Lord Sutch et sa mise en scène macabre. Dès lors, la musique devient sa nouvelle religion, pas la pop aseptisée, mais la face sombre du #rock'n_roll et le mode de vie qui en découle.

    Elle tombe amoureuse de la photographie en 1976, à la vue d’un portrait d’elle réalisé par un ami mexicain,
    étudiant aux Beaux-Arts. Ilse achète un appareil le lendemain et part sur les routes. Autodidacte, ses premières expérimentations portent sur les paysages du Mexique, des Canaries et du Maroc. Fascinée par la #photographe révolutionnaire #Tina_Modotti, elle se tourne vers les êtres humains et leur portrait. En 1978, elle apprend les techniques du noir et blanc et installe son propre labo. Le succès est immédiat : des acteurs la demandent comme photographe de plateau, les réalisateurs la remarquent. « Ses photos ont la beauté des rêves et la cruauté des cauchemars », dira d’elle Hans Peter Cloos, le metteur en scène qui l’emmène à Paris en 1979, où il monte l’Opéra de Quatre Sous. Le magazine Interview utilise son portrait de Fassbinder, sa carrière est lancée, puis arrive le punk(...)

    #punk #new-wave #laspirale #squats_punks #Berlin-Est #contre_culture #reportage_gonzo #acid_house #raves


    @ladistroy

    20 mai 1980. Dans la salle de concert du Markthalle, le concert des Clash a été interrompu. Joe Strummer tient encore la Stratocaster qu’il vient d’exploser sur la tête d’un membre du public. Dans un coin, on discerne les premiers flics et leur chien. La rage qui monte dans la salle est presque palpable, jusqu’à entendre les cris échappés de toutes ces bouches ouvertes : « vendus ! ». Ce sont les prémices de la célèbre émeute d’Hambourg, où s’affronteront punks et membres des forces de l’ordre. Ilse est juchée sur de gigantesques amplis, absorbée par son seul cadre.

    Comment décrirais-tu cette époque aux jeunes générations, nées dans les années 1980 ou 1990 ?

    C’était comme d’attendre que la guerre nucléaire éclate... La guerre froide battait son plein. Des espions de tous les bords... Tchernobyl ! Tu te souviens ? Berlin-Ouest était entouré de militaires russes, leurs missiles pointés sur nous. Une ligne mortelle était instaurée et nous n’avions aucune idée de ce qui se passait de l’autre côté du mur.

    La population se composait d’immigrés turcs, de personnes âgées, d’artistes, de punks, de squatteurs, d’une faune alternative et de jeunes de l’Ouest qui voulaient échapper au service militaire. Les loyers étaient ridicules, la vie peu chère, comme les drogues. Ça a créé un terreau favorable aux artistes .


  • Presse Purée #15
    http://www.radiopanik.org/emissions/presse-puree/presse-puree-15-2

    Ce soir, en tant que non-experts revendiqués mais de très bonne volonté, les membres de la brigade Presse Purée se sont intéressés à une actualité récurrente, lancinante même, celle qui met en lumière la #Violence. Une violence particulière, puisqu’exercée de manière abusive par les personnes qui justement ont pour mission de la combattre, à savoir des membres des forces de l’ordre. Un abus de pouvoir en somme. Pouvoir que ces personnes reçoivent de l’état. Violence d’état. Car ces personnes qui sont censées connaître la loi pour la faire respecter. Car comme on le sait tous sans vraiment le savoir : « nul n’est censé ignorer la loi ». A plus forte raison un policier.

    Dérapage, bavure, incident, voire même accident, les termes utilisés pour qualifier cette violence sont multiples. Affaire Théo chez les (...)

    #Critique #Police #Info
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/presse-puree/presse-puree-15-2_03342__1.mp3


  • Saint-Sylvestre : réveillon sous surveillance
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/12927-saint-sylvestre-reveillon-sous-surveillance

    Près de 100 000 membres des forces de l’ordre seront mobilisées ce week-end pour assurer la sécurité lors des festivités de la Saint-Sylvestre. C’est un dispositif de sécurité accru qui a été dévoilé ce vendredi 30 décembre après-midi par le gouvernement.

    Dans 24 heures, l’avenue des Champs-Elysées sera piétonne et sous haute sécurité. Rien qu’à Paris, 10 000 forces de l’ordre seront mobilisées. Les ministres de l’Intérieur et de la Défense se veulent vigilants face à la menace terroriste. "Au niveau intérieur, la menace est forte. On a vu ce qui s’est passé à Berlin il y a quelques jours et on connait les mots d’ordre qui sont ceux de nos ennemis. Nous devons avoir une vigilance de tous les instants", a déclaré Bruno le Roux, le ministre de l’Intérieur.

    52 600 (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises


  • Des centaines de policiers manifestent de nouveau dans plusieurs villes de France
    http://www.brujitafr.fr/2016/12/des-centaines-de-policiers-manifestent-de-nouveau-dans-plusieurs-villes-de

    A l’appel du collectif « policiers en colère », plusieurs centaines de membres des forces de l’ordre ont manifesté à Paris, Lyon, Marseille et d’autres villes de l’Hexagone pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail. Une nouvelle fois les...


  • L’armée israélienne aurait pu éviter des tirs mortels contre des Palestiniens (rapport) -
    L’Orient-Le Jour | AFP | 25/10/2016
    http://www.lorientlejour.com/article/1014662/larmee-israelienne-aurait-pu-eviter-des-tirs-mortels-contre-des-pales

    Des tirs israéliens qui ont tué des Palestiniens lors de deux incidents récents auraient pu être évités, selon un rapport interne de l’armée israélienne cité mardi par la radio publique.

    Un porte-parole de l’armée a confirmé à l’AFP que ces incidents avaient été examinés lors d’une procédure de routine mais n’a pas voulu commenter les conclusions du rapport. Il n’était pas clair dans l’immédiat si des mesures allaient être prises à l’encontre des soldats impliqués. Selon le rapport cité par la radio, les soldats auraient pu éviter de tuer deux assaillants palestiniens, l’une armée d’un couteau, l’autre ayant jeté des pierres sur un véhicule militaire.

    D’après la radio, des gardes-frontières —qui sont sous commandement de l’armée— ont tiré une rafale de balles lorsqu’ils ont tué une jeune Palestinienne le 19 octobre. Ils ont d’abord suivi les instructions, tirant en l’air puis en direction des jambes de la jeune femme de 19 ans après son refus de s’arrêter. Puis ils ont tiré plus de 30 balles sur elle. Une vidéo diffusée sur internet a montré quatre membres des forces de l’ordre semblant lui tirer dessus alors qu’elle était au sol.

    L’autre cas est celui d’un adolescent palestinien de 15 ans qui, après avoir jeté des pierres sur un véhicule militaire, a été tué par balles le 20 octobre. « Selon l’enquête, il n’y avait pas de danger de mort (pour l’officier). Il n’aurait pas dû tirer afin de tuer » le Palestinien, affirme la radio.
    « Il s’agit d’un rapport opérationnel afin de passer en revue et d’améliorer nos performances sur le terrain », a déclaré à l’AFP Arye Shalicar, un porte-parole de l’armée, sans vouloir confirmer toutefois les conclusions du rapport. Selon ce porte-parole, la police militaire ouvre automatiquement une enquête sur chaque incident mortel.

    https://seenthis.net/messages/534892
    https://seenthis.net/messages/535446


  • Paris : des centaines de policiers en colère manifestent pour le cinquième soir consécutif (IMAGES)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/12537-paris-des-centaines-de-policiers-en-colere-manifestent-pour-le-cinq

    Des vidéos disponibles sur la Source, je n’ai pas réussi à les intégrer (Merci twitter...), désolé : (

    Comme chaque soir depuis cinq jours, plusieurs centaines de policiers se sont rassemblés dans les rues de la capitale, cette fois à quelques pas du Palais de Justice, pour faire part de leur mécontentement quant à l’exercice de leur métier.

    Dans la soirée du 21 octobre, quelques centaines de membres des forces de l’ordre ont bravé la pluie pour venir manifester durant plusieurs heures devant la cathédrale Notre-Dame de Paris, non loin du Palais de Justice.

    Entre Marseillaises et sirènes de police, les manifestants se sont ensuite dirigés vers l’Hôtel de Ville de la capitale, où ils ont scandé des slogans tels que « Français en colère », « Citoyens avec nous » ou encore « Cazeneuve (...)

    #En_vedette #Liberté,_Égalité,_Fraternité... #Actualités_France


  • Manifestation contre la loi Travail : carton plein pour les syndicats
    https://www.crashdebug.fr:443/actualites-france/11923-manifestation-contre-la-loi-travail-carton-plein-pour-les-syndi

    Félicitations à vous toutes et tous pour cette mobilisation, je suis fier de mes compatriotes.

    VIDÉO. Les manifestants étaient 1 million à Paris, selon FO, CGT et Solidaires, alors que la préfecture de police assure qu’ils étaient entre 75.000 et 80.000.

    De nombreux incidents ont éclaté mardi à Paris lors de la manifestation nationale contre la loi Travail, provoquant au moins 40 blessés (29 membres des forces de l’ordre et 11 manifestants), 42 interpellations et de nombreuses dégradations de commerces et d’agences bancaires ou encore l’hôpital Necker. Plusieurs dizaines de milliers d’opposants à la loi travail, actuellement en débat au Sénat, ont manifesté depuis la place d’Italie en direction des Invalides. Ils étaient un million, selon les syndicats FO, CGT et Solidaires. (...)


  • Manifestation contre la loi travail : carton plein pour les syndicats
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/11923-manifestation-contre-la-loi-travail-carton-plein-pour-les-syndicats

    Félicitations à vous toutes et tous pour cette mobilisation, je suis fièr de mes compatriotes.

    VIDÉO. Les manifestants étaient 1 million à Paris, selon FO, CGT et Solidaires, alors que la préfecture de police assure qu’ils étaient entre 75 000 et 80 000.

    De nombreux incidents ont éclaté mardi à Paris lors de la manifestation nationale contre la loi travail, provoquant au moins 40 blessés (29 membres des forces de l’ordre et 11 manifestants), 42 interpellations et de nombreuses dégradations de commerces et d’agences bancaires ou encore l’hôpital Necker. Plusieurs dizaines de milliers d’opposants à la loi travail, actuellement en débat au Sénat, ont manifesté depuis la place d’Italie en direction des Invalides. Ils étaient un million, selon les syndicats FO, CGT et Solidaires. (...)


  • La #police de #Rennes invente les #voltigeurs en voiture
    http://www.franceinfo.fr/actu/societe/article/rennes-plusieurs-blesses-apres-une-charge-de-la-police-contre-des-opposan

    La charge a été particulièrement violente. Afin de disperser quelque 300 manifestants qui s’apprêtaient à envahir la rocade de Rennes, quatre à cinq véhicules de police ont foncé vers la foule, tout en vaporisant par les fenêtres des gaz lacrymogènes en importante quantité. Ils ne se sont arrêtés qu’après avoir traversé le groupe.

    Plusieurs dizaines de membres des forces de l’ordre ont ensuite pourchassé des manifestants, faisant usage de leurs matraques, y compris sur des journalistes. Deux blessés ont été pris en charge par les pompiers, tandis qu’un troisième a directement été emmené aux urgence par les manifestants.

    Et continue à matraquer méthodiquement les journalistes - et les autres manifestant·es tout autant, mais cela va sans dire
    https://twitter.com/Rennes24/status/738384876425072641

    @Rennes24 Après nous être clairement identifiés comme « Média Rennes 24 » et avoir laissé la BAC fouiller notre sac qui ne contenait 1/2

    https://twitter.com/Rennes24/status/738385065021997057

    @Rennes24 que de l’eau. J’ai reçu deux coups de matraques dont un dans la jambe sur mon Smartphone. 2/2

    https://twitter.com/ren_multimedia/status/738377786675634176

    Une journaliste de @OuestFrance blessée par des coups de matraques soignée par l’équipe StreetMedics #LoiTravail (@SarahHoumsi)

    #violences_policières #luttes_sociales #liberté_de_la_presse


  • Etat d’urgence : malaise après la perquisition d’un foyer pour femmes en difficulté | Vu de l’intérieur
    http://delinquance.blog.lemonde.fr/2015/12/16/etat-durgence-malaise-apres-la-perquisition-dun-foyer-pour-

    Ce mardi soir 8 décembre, il n’y avait qu’une jeune femme de 20 ans dans le pavillon d’Argenteuil (Val-d’Oise) où l’association Baytouna héberge temporairement des femmes en difficulté. Les policiers mandatés pour perquisitionner n’ont pas eu à enfoncer la porte d’entrée - sa serrure était défectueuse. Les dix à quinze membres des forces de l’ordre mobilisés sont donc entrés, ont fouillé et interrogé la jeune femme présente, ont forcé la porte de trois des huit studios aménagés dans le pavillon, et sont repartis avec du « renseignement », selon la préfecture du Val-d’Oise.

    Dans son ordre de perquisition administrative, la préfecture avait choisi une formulation très générale pour motiver cette opération effectuée dans le cadre de l’état d’urgence. « L’association Baytouna, y lit-on, (...) est fréquentée par des personnes dont le comportement constitue une menace pour l’ordre et la sécurité publique. » Aucun nom n’est cité, ni celui de ces « personnes », ni celui des responsables de l’association.

    • Malgré mon âge qui commence, en effet, à avancer, ce doublon résulte d’un choix délibéré, le billet pointé traitant de deux points différents, même si tous les deux rattachés à l’ÉdU.

      Il m’a semblé que cette première défaite juridique de la préfecture méritait mieux qu’un post-scriptum, d’où le deuxième billet. Même si il semblerait au vu de l’article (ce n’est pas très clair) que le principe de l’assignation à résidence ait été maintenu et que seul le lieu de celle-ci aurait été modifié.

      Merci du souci que tu portes à mes neurones ! À l’occasion, je te présenterai ma fille qui, par moments, pourrait avoir le même genre de conclusions (hâtives !) que toi, même si elle n’ose pas (pas encore : 13 ans…) toujours les formuler.

    • Ce n’est pas l’âge qui fait le radotage et je ne te comptais pas comme vieux, sois rassuré ! (et répéter 20 fois à ta fille de ranger sa chambre ne serait pas signe de sénilité comme elle oserait le prétendre mais plus certainement de tentative d’éducation)


  • Etat d’urgence : une circulaire Pepper Grill, un soupçon de recours et une assignation mobile | Vu de l’intérieur
    http://delinquance.blog.lemonde.fr/2015/11/28/etat-durgence-une-circulaire-pepper-grill-un-soupcon-de-rec

    « C’est parce que la #perquisition_administrative est une mesure exceptionnelle qui porte particulièrement atteinte aux #libertés_individuelles des personnes que les policiers ou les gendarmes qui y procèdent sont tenus d’être exemplaires dans son exécution. » Bernard Cazeneuve a envoyé une circulaire à tous les préfets, mercredi 25 novembre, pour recadrer un peu les perquisitions administratives : « L’état d’urgence n’est en aucune façon une dérogation à l’Etat de droit. » L’agence spécialisée AEF Sécurité globale a révélé le texte, vendredi 27 novembre.

    Par certains aspects, on pourrait surnommer le texte « circulaire Pepper Grill ». Le ministre de l’intérieur revient ainsi sans le dire sur les aspects les plus contestables de la perquisition du restaurant de Saint-Ouen-l’Aumône, dont nous avions rendu compte ici. Un exemple : "Dans un premier temps et dans toute la mesure du possible, l’ouverture volontaire de la porte devra être recherchée." Au Pepper Grill (comme lors de nombreuses perquisitions de domiciles), les forces de l’ordre ont en effet eu une fâcheuse tendance à casser d’abord et à sonner ensuite.

    « Raisons sérieuses »

    Plus largement, le ministre rappelle que la perquisition est « une mesure de #police_administrative qui, même en état d’urgence, doit être nécessaire et motivée » :

    « Le critère déterminant étant les raisons sérieuses de penser que le lieu est fréquenté par une personne dont le comportement menace l’ordre ou la sécurité publics, ce qui nécessite de disposer d’éléments objectifs en ce sens. En particulier, il est nécessaire de disposer du nom de la personne et des éléments qui la rattachent à ce lieu. »

    Dans le cas du Pepper Grill, seul le restaurant était visé par l’ordre rédigé par le préfet du Val-d’Oise, son propriétaire n’étant même pas cité. Et aucun élément objectif n’était fourni à l’appui de l’affirmation qui justifiait la perquisition : « Il existe des raisons sérieuses de penser que se trouvent des personnes, armes ou objets liés à des activités à caractère terroriste. »*

    Enfin, le ministre rappelle que la "mise en œuvre" de la perquisition « doit être strictement proportionnée » et qu’"en l’absence de crime ou de délit, pas plus les membres des forces de l’ordre que l’officier de police judiciaire présent ne disposent d’un pouvoir de retenue ou de mesures de contrainte". Pourtant, plusieurs témoignages de menottages durant les perquisitions nous sont remontés, notamment à Rennes et Ivry, jeudi 26 novembre, dans le cadre des opérations visant des militants écologistes et libertaires.

    « Soupçons suffisamment étayés »

    Dans le même temps, le juge des référés du tribunal administratif de Paris travaillait ses ordonnances sur deux recours contre des assignations à résidence. Elles ont été rendues le 27 novembre 2015 : les recours ont été rejetés.

    Dans l’un des cas, la personne assignée estimait que « les faits graves relatés par le ministre de l’intérieur dans son arrêté, sur communication de fiches de la DGSI, ne sont assortis d’aucune preuve et sont erronés ». L’assignation avait provoqué une procédure de licenciement « en raison des faits ayant motivé l’assignation à résidence et de son absence sur son lieu de travail ».

    Le ministère de l’intérieur a rétorqué qu’"il ne saurait être exigé que les mesures prises en application de l’état d’urgence, qui ont un objet préventif, reposent sur des faits matériellement incontestables, des soupçons suffisamment étayés par les services de renseignement pouvant suffire".

    #état_d'urgence


  • « Il m’a dit : ’Tire-moi de là, ils vont me tuer’ ! » Un journaliste de France 2 raconte l’agression de son caméraman à Jérusalem
    http://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/il-m-a-dit-tire-moi-de-la-ils-vont-me-tuer-un-journaliste-de-france-2-r

    La tension est à son comble en Israël, après un série d’attaques qui ont fait 7 morts du côté israélien et 33 du côté palestinien, depuis début octobre. Un caméraman de France 2, Hofset Nalbandian, en a fait les frais, mercredi 14 octobre. Il a été roué de coups par des membres des forces de l’ordre et des passants, alors qu’il se trouvait sur la scène d’un attentat contre un bus, à Jérusalem.
    (...)
    Il filmait un attroupement d’hommes armés, près du bus visé par l’attaque. Il se trouvait à l’endroit même où l’assaillant avait été abattu, mais je ne suis même pas sûr qu’il l’avait vu. Une membre des services de sécurité, sans doute une garde-frontière, s’est jetée sur lui en hurlant de ne pas filmer. Il a répondu « OK », et il a reculé. Là, deux gardes l’ont attrapé d’un coup et l’ont emmené plus loin. Ils l’ont mis au sol et il a été frappé, par eux et par des passants.


  • 20 par jour, soit 7603 par an...
    http://cettesemaine.info/breves/spip.php?article1173

    Violences contre les gendarmes et policiers : 20 victimes par jour Figaro, 28/08/2015 à 20:19 Pas moins de 7603 membres des forces de l’ordre ont été blessés en opération l’an dernier. « Le tabou de l’autorité est en train de tomber », déplore Pascal Lalle, directeur central de la sécurité publique. (...) — 9-20.jpg, 10-24.jpg, 7-35.jpg, Keufs, juges, contrôleurs, militaires, journalistes...


  • Face au #Terrorisme, l’Europe est plus qu’une nécessité
    http://www.taurillon.org/face-au-terrorisme-l-europe-est-plus-qu-une-necessite

    Les 7, 8 et 9 janvier, dix-sept personnes ont été lâchement assassinées. Ces victimes étaient journalistes ou proches de Charlie Hebdo, membres des forces de l’ordre ou de la communauté juive, un dernier agent de maintenance. De nombreuses autres ont été blessées. L’émotion suscitée par ce terrible coup, porté vainement à notre modèle de société, dépasse largement Paris ou la #France. Partout dans le monde, et particulièrement en Europe, se sont exprimées l’indignation, l’incompréhension, l’incrédulité, l’indestructibilité face à ce geste barbare.

    Actualité

    / France, #Liberté_d'expression, #Liberté_de_la_presse, (...)

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