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  • La panacée touristique... creuse les écarts
    https://www.cetri.be/La-panacee-touristique-creuse-les

    Dans une tribune au « Monde », le sociologue Bernard Duterme dénonce les méfaits du #Tourisme international, pourtant vanté chaque trimestre par l’OMT. « L’avenir radieux du tourisme international », « 2018, nouvelle année faste », « Hausse très supérieure à la croissance économique mondiale ». À chaque parution du « baromètre » trimestriel de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), un même refrain extasié s’impose, acritique, repris en chœur par monts et par vaux, comme s’il s’agissait de la chronique (...)

    #Le_regard_du_CETRI

    / #Le_regard_du_CETRI, #Le_Sud_en_mouvement, #Analyses, Tourisme, #Le_Monde, Homepage - Actualités à la (...)

    #Homepage_-_Actualités_à_la_une

  • Le projet de loi anti-Opep refait surface au Congrès américain
    https://www.latribune.fr/economie/international/le-projet-de-loi-anti-opep-refait-surface-au-congres-americain-807056.html

    Aux États-Unis, des parlementaires ont récemment remis sur la table un projet de loi visant à empêcher l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) d’influencer les cours de l’or noir mais risquant aussi de provoquer de forts remous géopolitiques et financiers.

    Le projet de loi baptisé "No Oil Producing and Exporting Cartels Act of 2019" ou #NOPEC a été déposé la semaine dernière à la fois devant la Chambre des représentants et devant le Sénat américain. Cette loi, si elle était adoptée, permettrait aux autorités américaines de poursuivre tout groupe de pays s’accordant pour influencer les prix du pétrole en ajustant leur production. L’idée est d’abaisser in fine le prix de l’essence à la pompe. Pour l’heure, aucune date n’a été fixée pour son examen en séance plénière.

    L’#Opep, et son chef de file l’#Arabie_saoudite, sont directement visés. Le cartel a notamment décidé fin 2016, en association avec plusieurs pays partenaires dont la Russie, de s’imposer des quotas pour tenter de redresser les cours de l’or noir.

    Proposé pour la première fois en 2000, le projet de loi NOPEC réapparaît depuis par intermittence au Congrès américain malgré l’opposition de la Chambre américaine de commerce et de la fédération du secteur pétrolier API. Il n’a toutefois jamais été adopté. Les présidents républicain George W. Bush et démocrate Barack Obama avaient toujours averti qu’ils y mettraient leur veto.

    Le projet de loi apporte à l’administration américaine « un moyen de pression important si les prix devaient grimper », estimaient récemment dans une note les analystes de Barclays.

    Il pourrait aussi fournir « des options législatives pouvant être considérées comme des sanctions au regard du meurtre (du journaliste saoudien Jamal) Khashoggi, des tensions entre la Russie et l’Ukraine et des arrangements que l’Opep et ses partenaires pourraient envisager le mois prochain à Bakou », relevaient-ils.
    Le cartel et ses partenaires doivent discuter en Azerbaïdjan d’éventuels ajustements à l’accord les liant. Donald Trump appelle régulièrement l’Opep, parfois vertement, à ouvrir plus grand les vannes.

    Si le texte devait être adopté, le cartel - Arabie saoudite en tête -, « n’aurait alors plus aucun intérêt à se réserver une marge de manœuvre en cas de troubles », souligne James Williams de WTRG Economics.

    L’Opep maintient en effet depuis plusieurs décennies de quoi augmenter rapidement sa production pour pouvoir maintenir l’offre d’or noir sur le marché mondial, et Ryad est plusieurs fois monté au créneau pour éviter une flambée des prix, au moment des guerres en Irak ou des combats en Libye par exemple. Mais c’est coûteux. Or sans ce coussin de sécurité, « les prix fluctueront au moindre pépin », affirme M. Williams.

    « Toute loi NOPEC soulève le problème des relations entre les Etats-unis et l’Arabie saoudite », rappelle Harry Tchilinguirian de BNP Paribas. Certes les Etats-Unis, grâce à l’essor du pétrole de schiste, sont désormais moins dépendants des importations de pétrole. Mais Ryad reste « la pierre angulaire de la politique étrangère de Donald Trump au Moyen-Orient, en particulier pour tout ce qui concerne l’Iran_ », ajoute-t-il. Et le royaume est un important acheteur d’armes américaines.

    Par ailleurs, « si les prix du pétrole descendaient trop, les revenus des pays du Moyen-Orient chuteraient d’autant et leur population pourrait de nouveau manifester son mécontentement comme lors du Printemps arabe », remarque M. Williams.
    Pour tous ces risques économiques et géopolitiques, l’administration américaine n’aurait pas intérêt, selon lui, à promulguer le texte. Mais, ajoute-t-il, « avec ce président, on n’est jamais certain de rien ».

  • Vinci Autoroutes va envoyer une facture aux automobilistes passés pendant les opérations « péage gratuit » des « gilets jaunes »
    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/vinci-autoroutes-va-envoyer-une-facture-aux-automobilistes-passes-penda

    L’entreprise compte identifier les véhicules passés sans payer à l’aide des caméras de surveillance installées sur les péages.

    Où tu découvres que les sociétés d’autoroute ont le moyen d’écrire aux automobilistes en utilisant leur immatriculation.

    Où tu te dis que ces gens ont une vraie envie de paix civile.

  • Comment l’aide suisse au développement relève le défi de la migration

    Créer les conditions permettant aux gens de vivre en paix dans leur propre pays et de réaliser leurs rêves : c’est le but du Pacte migratoire de l’ONU. La Suisse a gelé son adhésion à cet accord. Elle soutient pourtant des projets qui poursuivent ces objectifs.
    En début de semaine, la communauté internationale a officiellement adopté le Pacte mondial sur les migrations à Marrakech, sous les auspices des Nations unies (ONU). Mais la Suisse a suspendu sa participation, car le Parlement exige d’être préalablement consulté. La Confédération soutient pourtant déjà des projets qui font le lien entre migration, développement et protection des droits humains. Voici quelques exemples :

    #Bosnie-Herzégovine : « i-plateforme »

    Depuis la guerre en ex-Yougoslavie, la Bosnie-Herzégovine est une nation fragmentée d’un point de vue ethnique et religieux, avec une structure politique variable. En Suisse, bien que très hétérogène, la diaspora défend sa patrie. Ses relations avec le pays d’origine sont principalement basées sur des liens personnels. De ce fait, une communication et une coopération systématiques entre les autorités locales et nationales sont en cours d’élaboration.

    Dans les années 1960 et 1980, les flux concernaient essentiellement des saisonniers non qualifiés venus en Suisse pour travailler. En 1991, la Confédération a mis fin à ce type de migrations de main-d’œuvre. En 1993, en raison de la nouvelle guerre des Balkans, le nombre de demandes d’asile a culminé à 7000 personnes, aboutissant à la décision du Conseil fédéral d’accueillir collectivement et temporairement des réfugiés de guerre. Une décision qui sera abrogée en 1995. Pourtant, même après la fin du conflit, la réconciliation nationale en Bosnie-Herzégovine est restée problématique et a rendu difficile le retour et la réinstallation des réfugiés. Depuis, les principaux motifs d’immigration en Suisse ont été motivés par le regroupement familial et la nécessité d’accueillir des cas difficiles.

    On estime à 60’000 environ le nombre de personnes originaires de Bosnie-Herzégovine vivant en Suisse. La majorité de ces personnes sont titulaires d’un permis de séjour B ou C. De 1998 à 2006, le taux de naturalisation des citoyens bosniens a augmenté, mais il a diminué depuis 2006.

    La « i-plateforme », créée en partenariat avec la DDC, permet à la diaspora en Suisse de contribuer au développement économique, social, culturel et démocratique de la Bosnie-Herzégovine. Indépendant sur le plan ethnique et confessionnel, cet outil remplit une double fonction de passerelle : tant au sein de la diaspora en Suisse que dans la société fragmentée de Bosnie-Herzégovine.

    #Sri_Lanka : « Pour une migration sans risque de la main-d’œuvre » (#Safe_Labour_Migration_Programme)

    Depuis la fin de la guerre civile, la situation au Sri Lanka reste instable, aggravée par la crise politique actuelle. La Suisse soutient le processus de réforme et de réconciliation. Entre 2005 et 2016, elle a également fourni une aide humanitaire à la reconstruction du pays après la guerre et après le tsunami de 2004.

    Chaque année, plusieurs centaines de milliers de personnes fuient la pauvreté au Sri Lanka. Avec le salaire qu’ils obtiennent à l’étranger, ces émigrants améliorent la santé et l’éducation de leurs familles restées au pays. Entre 2009 et 2018, les travailleurs expatriés sri-lankais ont transféré en moyenne plus de 500 millions de dollars US dans leur pays d’origine. Ils sont souvent exploités en raison d’une carrence d’informations et d’une méconnaissance de leurs droits. Les femmes sont particulièrement exposées, elles sont souvent victimes de violences sexuelles ou de traite des êtres humains.

    Environ 3 millions de citoyens sri-lankais vivent à l’étranger, dont environ 50’000 en Suisse. La plupart d’entre eux ont fui à la suite de la guerre civile de 1983-2009 ou à cause de la répression politique et des persécutions. En 2017, 840 demandes d’asile ont été déposées en Suisse par des ressortissants sri-lankais (environ 38% de moins que l’année précédente).

    Dans le cadre du Safe Labour Programme de l’Organisation internationale du Travail (OIT), un projet soutenu par la DDC, les travailleurs émigrés sont conseillés et informés sur leurs droits, en vue de les protéger contre l’exploitation. Le projet promeut ainsi une migration sans risque de la main-d’œuvre, maximise les aspects positifs et minimise les conséquences négatives.
    Tunisie : « Programme intégré sur le recrutement équitable » et « Communauté Tunisienne Résidente en Suisse »
    Fin de l’infobox

    Depuis le Printemps arabe, les défis sociaux, politiques et économiques à relever en Afrique du Nord, y compris en Tunisie, sont toujours nombreux. Notamment parce que la Tunisie doit faire face à un double mouvement : l’émigration de ses citoyens et l’immigration ou le transit de réfugiés en provenance d’autres pays.

    Les perspectives du marché du travail en Tunisie et dans la région sont faibles. Même les personnes qualifiées ont peu de chances de trouver un emploi. Le taux de chômage atteint 29% chez les jeunes (2017). À cela s’ajoutent les conflits, notamment en Libye et dans la Corne de l’Afrique, qui provoquent instabilité et flux migratoires.

    Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), entre 2011 et 2017, quelque 94’000 personnes ont quitté la Tunisie, dont 84% pour l’Europe. En 2018, 5000 Tunisiens ont atteint les côtes italiennes et, fin octobre, 262 demandes d’asile de citoyens de ce pays avaient été déposées en première instance en Suisse.

    Deux initiatives visent à accroître les chances des jeunes Tunisiens sur le marché du travail et à améliorer leurs conditions de travail en Tunisie. Le projet de la DDC « Communauté tunisienne résidant en Suisse », mis en œuvre avec l’ambassade de Suisse à Tunis, utilise les capacités et le savoir-faire de la diaspora tunisienne en Suisse pour le développement social et économique dans le pays d’origine. Les projets contribuent, par exemple, à mettre en adéquation les compétences des jeunes Tunisiens avec celles recherchées sur le marché du travail local. Le « Programme intégré sur le recrutement équitable »vise également à prévenir l’exploitation des travailleurs migrants et à améliorer les processus de recrutement. Avec le soutien de la DDC, ce projet de l’OIT est appliqué dans trois régions du monde particulièrement touchées par les migrations de main-d’œuvre.

    La #Corne_de_l’Afrique : Autorité intergouvernementale pour le développement

    La Corne de l’Afrique abrite 7 millions de personnes ayant dû fuir leurs pays, soit la plus forte concentration de déplacés au monde. Les pays de cette région figurent parmi les moins développés du globe, 13 millions de personnes y souffrent de pénuries alimentaires. A cela s’ajoutent les conflits violents, les attaques de groupes islamistes, tel Al-Shabaab, ainsi que les sécheresses cycliques qui déstabilisent la région.

    Dans la Corne de l’Afrique, il tombe moins de 600mm de pluie par an sur environ 70% du territoire. Dans le même temps, cette région a connu des inondations dévastatrices en 2018. Raisons pour lesquelles les terres agricoles sont rares et déclenchent des conflits tout comme une pauvreté persistante. Les attentats terroristes et le taux de chômage élevé, en particulier chez les jeunes (environ 60%), expliquent pourquoi la population cherche du travail et des revenus à l’étranger.

    Près de 80% des migrants et réfugiés de la Corne de l’Afrique restent sur le continent africain. Les Somaliens et les Erythréens figurent cependant parmi les 10 premiers demandeurs d’asile en Suisse. En 2017, 3375 demandes d’asile provenaient d’Érythréens (soient 34,8 % de moins que l’année précédente) et 843 de Somaliens (moins 46,7 %).

    Les huit États membres de l’Autorité intergouvernementale pour le développement, créée en 1996 et soutenue par la #DDC, le #SEM et la #Division_Sécurité_humaine sont l’Éthiopie, Djibouti, l’Érythrée, le Kenya, l’Ouganda, la Somalie, le Sud-Soudan et le Soudan. Notons toutefois que l’aide à l’Érythrée a été suspendue depuis 2007. Dans l’objectif d’une migration ordonnée et de la protection des migrants, la coopération régionale est encouragée et les structures nationales renforcées. Cette coopération vise également à stabiliser l’ensemble de la région et à endiguer les causes des migrations. Concernant l’Erythrée, une réintégration de ce pays est à l’étude.

    https://www.swissinfo.ch/fre/pacte-sur-les-migrations_comment-l-aide-suisse-au-d%C3%A9veloppement-rel%C3%A8ve-le-d%C3%A9fi-de-la-migration/44616782
    #Suisse #aide_au_développement #asile #migrations #réfugiés #paix #développement #global_compact #Erythrée

  • Les migrants représentent près de 5% des travailleurs dans le monde
    https://www.rts.ch/info/monde/10048614-les-migrants-representent-pres-de-5-des-travailleurs-dans-le-monde.html

    Les migrants constituent 4,7% de la force de travail dans le monde. Leur nombre atteignait l’année dernière 164 millions, selon les estimations dévoilées mercredi à Genève par l’Organisation internationale du travail (OIT).

    L’institution mentionne une augmentation de 9% en quatre ans. Mais les données de 2017 sur 188 pays prennent en compte près de 20 millions de réfugiés.

    « Cette ampleur correspond à la croissance économique des pays et également à la croissance de la migration en général », explique Etienne Piguet, professeur à l’Université de Neuchâtel, spécialiste des flux migratoires et vice-président de la Commission fédérale des migrations. « L’augmentation va toutefois rester constante, il n’y a pas de déferlante de la migration comme certains l’affirment », note-t-il.

    Le travail, motif n°1 des migrations
    « La majorité des migrants » se déplacent pour leur travail ou pour en chercher un, a dit de son côté devant la presse la directrice du département du travail et de l’égalité à l’OIT, Marisa Tomei. Ceux-ci apportent une contribution positive et remplissent surtout des emplois qui ne sont pas occupés par les ressortissants nationaux du pays d’accueil, selon elle.

    Parmi les migrants actifs, 96 millions sont des hommes et 68 millions des femmes. La part des premiers s’est étendue de 2 points de pourcentage pour s’établir à 58%.

    Dans la force de l’âge, avec 42% de femmes
    Toutefois, davantage de femmes se sont déplacées depuis 20 ans pour trouver du travail. Mais « la discrimination à laquelle elles font souvent face en raison de leur sexe et de leur nationalité réduit leurs opportunités d’emplois », selon Marisa Tomei.

    Autre caractéristique de ces travailleurs : ils sont dans la force de l’âge, selon les termes de l’OIT, c’est-à-dire que la plupart sont âgés entre 25 et 64 ans. Leur départ pourrait avoir un impact négatif sur la croissance économique de leurs pays.

    Près de 112 millions de travailleurs migrants se trouvent dans des pays riches. Les travailleurs migrants constituent 18,5% du total des actifs des pays riches mais seulement environ 2% dans les pays pauvres. Parmi les régions, près d’un quart habitent dans le nord du continent américain. La même part se trouve en Europe, à l’exception de l’Est du continent, et 13,9% dans les Etats arabes.

    Mesures concrètes pour freiner les flux
    « L’intérêt de ce rapport est d’offrir une vision nuancée des effets de la migration », souligne Etienne Piguet. D’une part, la migration est extrêmement importante pour la prospérité des pays en croissance économique. « Mais parfois aussi, on préférerait que des travailleurs formés ne quittent pas leur pays, pour travailler ailleurs dans des emplois où ils sont souvent surqualifiés. »

    Parmi les mesures concrètes pour lutter contre le phénomène, selon Etienne Piguet, il faut reconnaître les diplômes d’un pays à l’autre, veiller à ce que les conditions de travail soient acceptables, et éviter le dumping salarial. « En faisant cela, on n’aura plus, pour certains travailleurs, des incitations biaisées à vendre leur force de travail ailleurs, et pas non plus d’incitations pour les gouvernements à recruter à bas prix ailleurs. »

    #Migration #migrations #femmes #hommes #travail #économie #exploitation #capitalisme #OIT

    • Je crois qu’ils ont la bonne définition.

      Based on figures for 2017 provided by the United Nations/ Department of Economic and Social Affairs (UN/DESA), which are adjusted for the number of refugees, there are 277 million international migrants, 234 million migrants of working age (15 and older) and 164 million migrant workers worldwide. For the purposes of this report, the term “international migrants” refers to persons who are foreign-born (or foreign citizens when place-of-birth information is not available), while the term “migrants of working age (15 years of age and over)” is a subset of international migrants. The term ‘“migrant worker”, on the other hand, refers to international migrant individuals of working age and older who are either employed or unemployed in their current country of residence. Overall, migrants of working age constitute 4.2 per cent of the global population aged 15 and older, while migrant workers constitute 4.7 per cent of all workers.

      https://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---dgreports/---dcomm/---publ/documents/publication/wcms_652001.pdf

  • Le canton de Genève renonce à sa plate-forme de vote électronique Alexandra Richard/lan - 28 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/regions/geneve/10028542-le-canton-de-geneve-renonce-a-sa-plate-forme-de-vote-electronique.html

    Le canton de Genève renonce à sa plate-forme de vote électronique, a appris mercredi la RTS. Le Conseil d’Etat ne va plus investir dans son système qui demandait à être révisé.
    Ce sont donc des raisons financières qui seraient à l’origine de la décision et pas un problème de sécurité du vote électronique.


    Rien à voir a priori avec le test de piratage réalisé il y a un mois. Des hackers, engagés pour vérifier la sécurité du vote électronique, étaient parvenus à manipuler le système genevois : ils avaient réussi à rediriger l’électeur potentiel vers un autre site.

    Cette faille aurait pu être réparée. Mais Genève ne veut plus investir dans son projet. Il aurait dû dépenser plus de deux millions pour réviser son système et améliorer la sécurité.

    Encore en place en 2019
    La plate-forme genevoise sera encore exploitée en 2019, pour les élections fédérales en particulier. Et dès l’année suivante, Genève devrait trouver une alternative pour permettre à ses citoyens de voter électroniquement, surtout ceux qui ne peuvent pas se déplacer facilement, comme les Suisses de l’étranger ou les personnes handicapées.

    A la dernière statistique, en septembre 2017, ils étaient près de 60% à avoir choisi la voie électronique pour voter à Genève.

    Système de la Poste
    L’alternative sera probablement le système de la Poste, seul autre modèle utilisé actuellement en Suisse. Ce modèle sera lui aussi testé par l’équipe de pirates informatiques au début de l’année prochaine.

    La Poste aura alors le monopole sur le vote électronique. La Suisse dépendrait d’un seul système, comme l’a expliqué Laurent Wehrli, conseiller national PLR et membre du comité de l’Organisation des Suisses de l’étranger, dans La Matinale de mercredi.

    Le dépouillement en question
    Mais pour Jean-Christophe Schwaab, ancien conseiller national socialiste vaudois, cette solution va « modifier le débat sur le vote électronique : on va moins parler de sécurité et de fiabilité, mais on va à présent parler de privatisation du dépouillement des scrutins ».

    Confier le dépouillement des scrutins à une entreprise privée, « cela revient à confier les clés de la démocratie à une entreprise privée. Le dépouillement d’un scrutin est l’essence même de la démocratie, il ne doit pas être confié à une entreprise privée. », a-t-il relevé dans la Matinale.

    #vote_électronique #démocratie #élections #vote #machines_à_voter #politique #anti-démocratique #capitalisme #suisse #élection

  • Le Conseil central de l’OLP soutient la suspension de la reconnaissance de l’Etat d’Israël
    AFP - 29 oct 2018 - Mise à jour 30.10.2018 à 00:00
    https://information.tv5monde.com/info/le-conseil-central-de-l-olp-soutient-la-suspension-de-la-recon

    Les membres du Conseil central palestinien, un organe clé de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), se sont prononcés lundi en faveur de la suspension de la reconnaissance de l’Etat d’Israël et de l’arrêt de la coopération sécuritaire en Cisjordanie avec l’Etat hébreu.

    Les membres du Conseil central ont émis le souhait que cette suspension se prolonge jusqu’à la reconnaissance de l’Etat palestinien par Israël, à l’issue de deux jours de réunion à Ramallah en Cisjordanie occupée.

    Le Conseil central palestinien autorise l’OLP, l’entité reconnue internationalement comme représentant les Palestiniens des Territoires et de la diaspora, et l’Autorité Palestinienne à « mettre fin à leurs obligations (...) concernant les accords avec les autorités d’occupation », selon un communiqué.

    Il s’agit de suspendre l’historique reconnaissance d’Israël remontant à 1988, jusqu’à ce que l’Etat hébreu reconnaisse l’Etat palestinien, avec Jérusalem comme capitale, ainsi que de cesser toute coopération dans le domaine sécuritaire.

    • Territoires palestiniens : l’OLP menace de ne plus reconnaître Israël
      Par RFI Publié le 30-10-2018 - Avec notre correspondant à Jérusalem,Guilhem Delteil
      http://www.rfi.fr/moyen-orient/20181030-territoires-palestiniens-olp-menace-israel-plus-reconnaitre

      C’est un organe clé de la vie politique palestinienne qui s’est réuni dimanche 28 et lundi 29 octobre à Ramallah. Le conseil central de l’Organisation de libération de la Palestine devait définir une nouvelle stratégie, alors qu’elle se trouve dans une situation délicate. La réconciliation avec le Hamas qui contrôle la bande de Gaza n’avance pas et les Etats-Unis ont cessé l’essentiel de leur aide aux Palestiniens. Dans ce contexte, le conseil central recommande une mesure assez radicale : le retrait de la reconnaissance par l’OLP de l’Etat d’Israël.

      Son communiqué final marque l’agacement croissant de l’Organisation de libération de la Palestine. Depuis la signature des accords d’Oslo il y a 25 ans, elle attend la création d’un Etat palestinien. Et le texte publié ce lundi soir dénonce les « atteintes continues aux accords signés de la part d’Israël ».

      Vers un arrêt de la coopération sécuritaire ?

      Face à l’absence d’avancées et aux pressions exercées par l’administration Trump, le conseil central de l’OLP recommande donc de retirer la reconnaissance d’Israël jusqu’à ce que le pays reconnaisse à son tour la Palestine comme un Etat, dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale.

      Cette reconnaissance d’Israël date de 1988 et avait été un prélude aux accords d’Oslo. Son retrait, accompagné de l’arrêt de la coopération sécuritaire, pourrait marquer la fin de ce processus engagé au début des années 90.

      Mais cette menace palestinienne n’est pas récente. Elle avait déjà été formulée en janvier dernier ainsi qu’en 2015. Pour l’instant, elle n’a jamais été mise en oeuvre par le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Mais cette fois-ci, un comité a été créé pour étudier les moyens d’appliquer cette recommandation. Et le ministre israélien de l’Economie accuse l’OLP de « torpiller le processus de paix ».

  • « Changer de système ne passera pas par votre caddie »

    En rendant cheap la nature, l’argent, le travail, le care , l’alimentation, l’énergie et donc nos vies - c’est-à-dire en leur donnant une #valeur_marchande - le capitalisme a transformé, gouverné puis détruit la planète. Telle est la thèse développée par l’universitaire et activiste américain #Raj_Patel dans son nouvel ouvrage, intitulé Comment notre monde est devenu cheap (Flammarion, 2018). « Le capitalisme triomphe, non pas parce qu’il détruit la nature, mais parce qu’il met la nature au travail - au #moindre_coût », écrit Patel, qui a pris le temps de nous en dire plus sur les ressorts de cette « #cheapisation » généralisée.

    Raj Patel est professeur d’économie politique à l’université du Texas d’Austin. À 46 ans, c’est aussi un militant, engagé auprès de plusieurs mouvements, qui a travaillé par le passé pour la Banque mondiale et l’Organisation mondiale du commerce. Logique, quand on sait qu’il se définit lui-même comme « socialiste », ce qui « n’est pas facile au Texas », nous précise-t-il dans un éclat de rire. Patel a déjà écrit sur les crises alimentaires, dont il est un expert. Il signe aujourd’hui un nouvel ouvrage, Comment notre monde est devenu cheap, co-écrit avec Jason W. Moore, historien et enseignant à l’université de Binghampton.

    Ces deux universitaires hyper-actifs y développent une nouvelle approche théorique pour appréhender l’urgence dans laquelle nous nous trouvons, mêlant les dernières recherches en matière d’#environnement et de changement climatique à l’histoire du capitalisme. Pour eux, ce dernier se déploie dès le XIVème siècle. Il naît donc avec le #colonialisme et la #violence inhérente à l’#esclavage, jusqu’à mettre en place un processus de « cheapisation » généralisé, soit « un ensemble de stratégies destinées à contrôler les relations entre le capitalisme et le tissu du vivant, en trouvant des solutions, toujours provisoires, aux crises du capitalisme ». Une brève histoire du monde qui rappelle, sur la forme, la façon dont Yuval Harari traite l’histoire de l’humanité, mais avec cette fois une toute autre approche théorique, que Raj Patel n’hésite pas à qualifier de « révolutionnaire ».

    Entretien autour de cette grille de lecture, qui offre également quelques perspectives pour sortir de ce que les auteurs appellent le « #Capitalocène », grâce notamment au concept d’ « #écologie-monde ».

    Usbek & Rica : Des scientifiques du monde entier s’accordent à dire que nous sommes entrés depuis un moment déjà dans l’ère de l’#Anthropocène, cette période de l’histoire de la Terre qui a débuté lorsque les activités humaines ont eu un impact global significatif sur l’écosystème terrestre. Mais vous allez plus loin, en parlant de « Capitalocène ». Le capitalisme serait donc la cause de tous nos problèmes ?

    Raj Patel : Si vous avez entendu parler de l’Anthropocène, vous avez entendu parler de l’idée selon laquelle les humains sont en grande partie responsables de la situation désastreuse de notre planète. À ce rythme, en 2050, il y aura par exemple plus de plastique que de poissons dans les océans. Si une civilisation survient après celle des humains, les traces qui resteront de notre présence seront le plastique, la radioactivité liée aux essais nucléaires, et des os de poulet. Mais tout cela n’est pas lié à ce que les humains sont naturellement portés à faire. Il y a quelque chose qui conduit les humains à cette situation. Et si vous appelez cela l’Anthropocène, vous passez à côté du fond du problème. Ce n’est pas l’ensemble des comportements humains qui nous conduit à la sixième extinction. Il y a aujourd’hui beaucoup de civilisations sur Terre qui ne sont pas responsables de cette extinction de masse, et qui font ensemble un travail de gestion des ressources naturelles formidable tout en prospérant. Et ces civilisations sont souvent des populations indigènes vivant dans des forêts.

    Mais il y a une civilisation qui est responsable, et c’est celle dont la relation avec la nature est appelée « capitalisme ». Donc, au lieu de baptiser ces phénomènes Anthropocène, appelons-les Capitalocène. Nous pouvons ainsi identifier ce qui nous conduit aux bouleversements de notre écosystème. Il ne s’agit pas de quelque chose d’intrinsèque à la nature humaine, mais d’un système dans lequel évolue un certain nombre d’humains. Et ce système nous conduit vers une transformation dramatique de notre planète, qui sera visible dans l’étude des fossiles aussi longtemps que la Terre existera.

    Vous établissez, avec votre co-auteur, une histoire du capitalisme fondée sur sept choses « cheap ». Quelles sont-elles, et comment êtes vous parvenus à cette conclusion ?

    Dans ce livre, nous évoquons les sept choses que le capitalisme utilise pour éviter de payer ses factures. C’est d’ailleurs une définition courte du capitalisme : un système qui évite de payer ses factures. C’est un moyen de façonner et de réguler les relations entre individus, et entre les humains et la reste de la vie sur Terre. Ces sept choses sont la nature « cheap », l’argent « cheap », le travail « cheap », le care « cheap », l’alimentation « cheap », l’énergie « cheap » et les vies « cheap ». Nous sommes parvenus à cette conclusion en partie grâce à un raisonnement inductif fondé sur l’histoire, mais aussi en s’intéressant aux mouvements sociaux d’aujourd’hui. Par exemple, le mouvement Black Lives Matter ne proteste pas uniquement contre l’inégalité historique qui résulte de l’esclavage aux Etats-Unis. Ses membres se penchent aussi sur le changement climatique, l’équité entre les genres, le travail, la réforme agraire ou la nécessaire mise en place de meilleurs systèmes alimentaires et de systèmes d’investissement solidaires qui permettraient à des entreprises d’émerger.

    C’est une approche très complète, mais l’idée qui importe dans la structuration des mouvements sociaux est celle d’intersectionnalité. Et on peut identifier nos sept choses « cheap » dans presque tous les mouvements intersectionnels. Tous les mouvements visant à changer l’ordre social se tiennent à la croisée de ces sept choses.

    Vous expliquez que la nourriture est actuellement peu chère, mais que cela n’a pas été le cas à travers l’histoire. Dans votre introduction, vous prenez pour exemple les nuggets de MacDonald’s pour illustrer votre théorie des sept choses « cheap ». Pourquoi ?

    Il n’a pas toujours été possible d’obtenir un burger ou quelques chicken nuggets pour un euro ou deux. Au XIXème siècle, les ouvriers anglais dépensaient entre 80 et 90% de leurs revenus en nourriture. Aujourd’hui, nous consacrons à peu près 20% à l’alimentation. Quelque chose a changé. Et le nugget est devenu un fantastique symbole la façon dont le capitalisme évite de payer ses factures.

    Reprenons nos sept choses « cheap ». La nature « cheap » nous permet de retirer un poulet du monde sauvage et de le modifier en machine à produire de la viande. Cette approche de la nature est assez révélatrice de la façon dont le capitalisme opère. La deuxième chose, c’est le travail : pour transformer un poulet en nugget, il vous faut exploiter des travailleurs. Et partout dans le monde, ces ouvriers avicoles sont extrêmement mal payés. Une fois que les corps de ces ouvriers sont ruinés par le travail à la chaîne, qui va veiller sur eux ? Généralement, cela retombe sur la communauté, et particulièrement sur les femmes. C’est cela que j’appelle le « cheap care ». Les poulets sont eux-mêmes nourris grâce à de la nourriture « cheap », financée par des milliards de dollars de subventions. L’énergie « cheap », c’est-à-dire les énergies fossiles, permet de faire fonctionner les usines et les lignes de production. Et l’argent « cheap » permet de faire tourner l’ensemble, parce que vous avez besoin de taux d’intérêt très bas, et que les grandes industries en obtiennent des gouvernements régulièrement. Et enfin, vous avez besoin de vies « cheap » : il faut reconnaître que ce sont les non-blancs qui sont discriminés dans la production de ce type de nourriture, mais aussi que les consommateurs sont considérés comme jetables par l’industrie.

    Vous insistez sur le fait que le capitalisme est né de la séparation entre nature et société, théorisée notamment par Descartes. Et que cette naissance a eu lieu au XIVème siècle, dans le contexte de la colonisation. On a donc tort de dire que le capitalisme est né avec la révolution industrielle ?

    Si vous pensez que le capitalisme est né au cours de la révolution industrielle, vous êtes en retard de trois ou quatre siècles. Pour que cette révolution advienne, il a fallu beaucoup de signes avant-coureurs. Par exemple, l’idée de la division du travail était déjà à l’oeuvre dans les plantations de cannes à sucre à Madère à la fin du XIVème siècle ! Toutes les innovations dont on pense qu’elles proviennent de la révolution industrielle étaient déjà en place quand les Portugais ont apporté la production de sucre, l’esclavage et la finance à Madère.

    Quant à la division du monde entre nature et société, il s’agit là du péché conceptuel originel du capitalisme. Toutes les civilisations humaines ont une façon d’opérer une distinction entre « eux » et « nous », mais séparer le monde entre nature et société permet de dire quels humains peuvent faire partie de la société, et d’estimer qu’on est autorisé à exploiter le reste du monde. Les colons arrivant en Amérique considéraient ceux qu’ils ont baptisé « Indiens » comme des « naturales ». Dans une lettre à Isabelle Iʳᵉ de Castille et Ferdinand II d’Aragon, Christophe Colomb se désole de ne pouvoir estimer la valeur de la nature qu’il a devant lui aux Amériques. Il écrit aussi qu’il reviendra avec le plus d’esclaves possibles : il voit certains hommes et la nature comme des denrées interchangeables car ils ne font pas partie de la société. Cette frontière entre nature et société est propre au capitalisme, et c’est pourquoi il peut utiliser les ressources fournies par la nature tout en la considérant comme une immense poubelle.

    Le capitalisme fait partie, selon vous, d’une écologie-monde, un concept forgé par votre co-auteur. En quoi ?

    Nous nous inspirons de Fernand Braudel et du concept d’économie-monde. En résumé, l’historien explique que si l’on veut comprendre comment fonctionne le monde, on ne peut pas prendre l’Etat-nation comme unité fondamentale d’analyse. Il faut comprendre que cet endroit est défini par son rapport aux autres endroits, tout comme les humains sont définis par leurs relations aux autres humains. On doit également penser au système dans lequel le pays que l’on étudie se trouve.

    L’économie n’est qu’une façon de penser la relation entre les humains et le tissu du vivant. Par exemple, Wall Street est une façon d’organiser le monde et la nature. Les traders qui y travaillent font de l’argent en faisant des choix, et en les imposant via la finance et la violence qui lui est inhérente. Le tout pour structurer les relations entre individus et entre les humains et le monde extra-naturel. Ce que nous faisons, c’est que nous replaçons tout cela dans son écologie, et c’est pourquoi le concept d’écologie-monde fait sens. Si vous vous intéressez à la façon dont les humains sont reliés les uns aux autres, vous devez choisir la focale d’analyse la plus large possible.

    Vous dites qu’il est plus facile d’imaginer la fin du la planète que la fin du capitalisme. Pourquoi ?

    J’expliquais dernièrement à mes étudiants que nous avons jusqu’à 2030 si l’on veut parvenir à une économie neutre en carbone. Et ils étaient désespérés et désemparés. Ce désespoir est un symptôme du succès du capitalisme, en cela qu’il occupe nos esprits et nos aspirations. C’est pourquoi il est, selon moi, plus facile d’envisager la fin du monde que celle du capitalisme. On peut aller au cinéma et y admirer la fin du monde dans tout un tas de films apocalyptiques. Mais ce qu’on ne nous montre pas, ce sont des interactions différentes entre les humains et la nature, que certaines civilisations encore en activités pratiquent actuellement sur notre planète.

    Je vis aux Etats-Unis, et tous les matins mes enfants doivent prêter serment et répéter qu’ils vivent dans « une nation en Dieu » [NDLR : « One nation under God »]. Mais les Etats-Unis reconnaissent en réalité des centaines de nations indigènes, ce que l’on veut nous faire oublier ! Tous les jours, on nous apprend à oublier qu’il y existe d’autres façons de faire les choses, d’autres possibilités. Cela ne me surprend pas que certains estiment impossible de penser au-delà du capitalisme, même si les alternatives sont juste devant nous.

    Parmi ces alternatives, il y en a une qui ne trouve pas grâce à vos yeux : celle du progrès scientifique, incarnée en ce moment par certains entrepreneurs comme Elon Musk.

    Ce que je ne comprends pas, c’est que ceux que nous considérons comme nos sauveurs sont issus du passé. Beaucoup pensent qu’Elon Musk va sauver le monde, et que nous allons tous conduire des Tesla dans la joie. Mais si on regarde ce qui rend possible la fabrication des Tesla, on retrouve nos sept choses « cheap » ! Les travailleurs sont exploités, notamment ceux qui travaillent dans les mines pour extraire les métaux rares nécessaires aux batteries. Et Musk lui-même s’attache à éliminer les syndicats... Je suis inquiet du fait que l’on fonde nos espoirs sur ces messies.

    Des initiatives comme celle du calcul de son empreinte écologique ne trouvent pas non plus grâce à vous yeux. Pourquoi ?

    Parce qu’il s’agit d’un mélange parfait entre le cartésianisme et la pensée capitaliste. C’est une façon de mesurer l’impact que vous avez sur la planète en fonction de vos habitudes alimentaires ou de transport. À la fin du questionnaire, on vous livre une série de recommandations personnalisées, qui vous permettent de prendre des mesures pour réduire votre empreinte écologique. Qu’est-ce qu’il pourrait y avoir de mal à ça ? Evidemment, je suis d’accord avec le fait qu’il faudrait que l’on consomme moins, particulièrement dans les pays développés.

    Pourtant, présenter le capitalisme comme un choix de vie consiste à culpabiliser l’individu au lieu de condamner le système. C’est la même logique qui prévaut derrière la façon dont on victimise les individus en surpoids alors que leur condition n’a pas grand chose à voir avec leurs choix individuels, mais plutôt avec leurs conditions d’existence. On ne pourra pas non plus combattre le réchauffement climatique en recyclant nos déchets ! Du moins, pas uniquement. En mettant l’accent sur le recyclage, on sous-estime l’immensité du problème, mais aussi notre propre pouvoir. Parce que si vous voulez changer de système, ça ne passera pas par ce que vous mettez dans votre caddie, mais par le fait de s’organiser pour transformer la société. Et c’est l’unique façon dont une société peut évoluer. Personne n’est allé faire les courses de façon responsable pour mettre un terme à l’esclavage ! Personne n’est sorti de chez lui pour acheter de bons produits afin que les femmes obtiennent le droit de vote ! Tout cela dépasse le niveau des consommateurs. Il va falloir s’organiser pour la transformation, c’est la seule façon de combattre.

    C’est pour ça que le dernier mot de votre livre est « révolution » ?

    Si nous continuons comme ça, la planète sur laquelle nous vivons sera en grande partie inhabitable. Si je vous dis que j’ai l’idée révolutionnaire de transformer le monde pour le rendre inhabitable, vous me répondrez qu’il faudrait que j’évite de faire ça. Le problème, c’est que si je vous dis que j’ai l’idée révolutionnaire de se détourner du capitalisme pour vivre mieux qu’aujourd’hui, vous me diriez la même chose. On choisit sa révolution. Soit on essaye de maintenir les choses comme elles sont, avec leur cortège d’exploitation, de racisme et de sexisme, la sixième extinction de masse, et la transformation écologique pour prétendre que tout va bien se passer. Soit on accueille le changement à venir, et on tente de s’y connecter.

    Les systèmes sociaux meurent rapidement. Le féodalisme a par exemple disparu pendant une période de changement climatique et d’épidémies. Plusieurs expériences ont été tentées pour remplacer le féodalisme, et parmi elles, c’est le capitalisme qui a gagné. Ce que je veux dire, c’est que nous pouvons choisir le monde que nous voulons construire maintenant pour être capables de supporter l’après-capitalisme. On peut choisir sa révolution, mais la chose qu’on ne peut pas choisir, c’est de l’éviter. Le capitalisme nous rend aveugles à la révolution qu’il opère lui-même à la surface de la planète en ce moment.

    Donc, selon vous, il faudrait se tourner vers le concept d’écologie-monde pour reprendre espoir ?

    Une partie de ce que l’on voulait faire avec Comment notre monde est devenu cheap, c’était d’articuler théoriquement ce qui est déjà en train d’advenir. Je suis très inspiré par ce que met en place le mouvement paysan La Via Campesina. Ce mouvement international qui regroupe des petits paysans fait un travail incroyable, notamment en Amérique du Sud, en promouvant l’agroécologie.

    L’agro-écologie est un moyen de cultiver la terre qui est totalement à l’opposé de l’agriculture industrielle. Au lieu de transformer un champ en usine en annihilant toute la vie qui s’y trouve, vous travaillez avec la nature pour mettre en place une polyculture. Cela vous permet de lutter contre le réchauffement en capturant plus de carbone, et de vous prémunir contre ses effets en multipliant le type de récoltes. Enfin, vous vous organisez socialement pour soutenir le tout et gérer les ressources et leur distribution, ce qui ne peut se faire sans combattre le patriarcat. Voilà un exemple de mouvement fondé autour d’une lutte contre l’OMC et qui a évolué en une organisation qui combat les violences domestiques, le patriarcat et le réchauffement climatique. C’est un exemple concret, et presque magique, d’intersection entre les choses « cheap » que nous évoquons dans notre livre. Et tout cela est rendu possible parce que le mouvement est autonome et pense par lui-même, sans s’appuyer sur de grands espoirs, mais sur l’intelligence de chaque paysan.

    Votre livre compte 250 pages de constat, pour 10 pages de solution. Est-ce qu’il est vraiment si compliqué que ça d’accorder plus de place aux solutions ?

    Il y a déjà des organisations qui travaillent sur des solutions. Mais pour comprendre leur importance et pourquoi elles se dirigent toutes vers une rupture d’avec le capitalisme, on s’est dit qu’il était de notre devoir de regrouper un certain nombre d’idées qui parcourent le monde universitaire et le travail de nos camarades au sein des mouvements sociaux. Notre rôle me semble être de théoriser ce qui se passe déjà, et de nourrir nos camarades intellectuellement. Et ces sept choses « cheap » pourraient être une nouvelle manière d’appréhender nos systèmes alimentaires et tout ce que l’on décrit dans l’ouvrage, mais pas seulement. Le cadre théorique pourrait aussi s’appliquer à la finance, au patriarcat ou au racisme, et permettre aux mouvements en lutte de se rendre compte qu’il faut qu’ils se parlent beaucoup plus. Nous n’avions pas l’objectif de faire un catalogue de solutions, encore moins un programme politique : beaucoup d’acteurs engagés font déjà de la politique, et c’est vers eux qu’il faut se tourner si vous voulez changer les choses maintenant, sans attendre l’effondrement.

    https://usbeketrica.com/article/changer-de-systeme-ne-passera-pas-par-votre-caddie
    #intersectionnalité #mouvements_sociaux #post-capitalisme #capitalisme #alternatives #nature #responsabilité #résistance

    • Comment notre monde est devenu cheap

      « Cheap » ne veut pas simplement dire « bon marché ». Rendre une chose « #cheap » est une façon de donner une valeur marchande à tout, même à ce qui n’a pas de #prix. Ainsi en va-t-il d’un simple nugget de poulet. On ne l’achète que 50 centimes, alors qu’une organisation phénoménale a permis sa production : des animaux, des plantes pour les nourrir, des financements, de l’énergie, des travailleurs mal payés…
      Déjà, au XIVe siècle, la cité de Gênes, endettée auprès des banques, mettait en gage le Saint Graal. Christophe Colomb, découvrant l’Amérique, calculait ce que valent l’eau, les plantes, l’or… ou les Indiens. Au XIXe siècle, les colons britanniques interdisaient aux femmes de travailler pour les cantonner aux tâches domestiques gratuites. Jusqu’à la Grèce de 2015, qui remboursait ses dettes en soldant son système social et ses richesses naturelles.
      Le capitalisme a façonné notre monde : son histoire, d’or et de sang, est faite de conquêtes, d’oppression et de résistances. En la retraçant sous l’angle inédit de la « cheapisation », Raj Patel et Jason W. Moore offrent une autre lecture du monde. De cette vision globale des crises et des luttes pourrait alors naître une ambition folle : celle d’un monde plus juste.

      https://editions.flammarion.com/Catalogue/hors-collection/documents-temoignages-et-essais-d-actualite/comment-notre-monde-est-devenu-cheap

      #livre

  • Les masques de Staline
    http://www.laviedesidees.fr/Vie-du-Petit-Pere.html

    Une #biographie donne à voir le maître du Kremlin dans ses façons de gouverner, entouré de ses proches, mais aussi dans le secret de ses lectures. Entre récit et analyse d’une trajectoire politique, elle prend ses distances avec les portraits peu scientifiques qui abondent dans les librairies russes.

    #Recensions

    / biographie, U.R.S.S., #dictature

    #U.R.S.S.

    • Un Staline un peu pâlot, Jean-Jacques Marie
      https://www.en-attendant-nadeau.fr/2018/01/23/staline-palot-khlevniuk

      Mais peut-être ses capacités d’analyse vont-elles s’améliorer quand il abordera la période où Staline joue les premiers rôles ? Hélas, guère. Que l’on en juge sur pièce ! Ainsi, évoquant la situation à la veille de la Seconde Guerre mondiale, il nous affirme : « Il est difficile d’évaluer la part des considérations d’ordre moral et émotionnel dans les décisions de Staline » (p. 295). Quelles « considérations d’ordre moral » auraient bien pu mouvoir Staline au lendemain d’une Grande Terreur dont Khlevniuk offre une vision accablante ? Un peu plus loin, évoquant l’assassinat de Trotski, il s’interroge : « Était-il animé par une soif de vengeance ou par la peur de voir les trotskistes présents sur le territoire soviétique quand la guerre éclaterait ? » (p. 306). Étrange question : en 1938, Staline avait fait fusiller la quasi-totalité des trotskistes et il en restait au mieux une dizaine en vie, et encore pour la moitié d’entre eux, comme Ivan Vratchev, le survivant par miracle, internés au goulag.

      Une lecture, citée par la vie de idées, qui se démarque de celle de Nicolas Werth

    • Le CR me donne très envie de le lire mais, au vu des remarques sur la traduction, plutôt en anglais…

      Point fondamental par rapport à l’échange
      entre Elena Smirnova rapporteuse du point de vue d’#Oleg_Khlevniuk

      Pour pleinement apprécier le sens et la portée de l’ouvrage d’Oleg Khlevniuk, il est indispensable de prendre la mesure de l’instrumentalisation politique dont la figure de Staline fait l’objet dans la Russie de Poutine. En effet, s’il n’est plus question de mettre en cause l’existence des répressions, toute une littérature de vulgarisation colporte « divers mythes sur un »autre« Staline, un Staline dont le style de gouvernement serait un modèle à suivre ».

      et Jean-Jacques Marie :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques_Marie

      Entré jeune en politique comme membre de l’aile gauche de la SFIO, il s’oppose à la guerre d’Algérie avec le célèbre vétéran de l’extrême gauche française Marceau Pivert, qui sera son mentor jusqu’à sa mort. Militant trotskiste depuis cette date, il a été membre de l’Organisation communiste internationaliste (OCI) de 1965 à 1981, puis du Parti communiste internationaliste de 1981 à 1991. Depuis 1992, il est membre du Parti des travailleurs.

      Il est l’un des principaux animateurs du Centre d’études et de recherches sur les mouvements trotskyste et révolutionnaires internationaux (CERMTRI). Il est un collaborateur régulier de la revue L’Histoire et du magazine La Quinzaine littéraire.

      d’où parlent-il·le·s ?

  • La réunion de l’OMC finit dans la discorde
    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/12/14/97002-20171214FILWWW00096-la-reunion-de-l-omc-finit-dans-la-discorde.php

    Les membres de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) ne sont parvenus à conclure aucun nouvel accord à l’issue, mercredi, d’une conférence ministérielle de trois jours qui aura exposé les divergences de vues au sein de cet organisme, critiqué par les Etats-Unis et bloqué par les vetos. Cette paralysie a empêché des avancées dans les domaines du commerce en ligne et des subventions à l’agriculture et à la pêche. Elle soulève surtout des questions sur la capacité de l’OMC à réguler un commerce mondial de plus en plus féroce. Certains participants, comme le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer, ont émis l’idée qu’il serait préférable d’essayer de progresser au sein de groupes restreints de pays partageant un même état d’esprit.

    « Nous ne sommes parvenus à aucun résultat multilatéral », a dit Cecilia Malmström, commissaire européenne au Commerce, lors d’une conférence de presse. « La triste réalité est que nous ne nous sommes même pas entendus sur un arrêt des subventions à la pêche illégale. » Elle a jugé que cette réunion avait exposé crûment l’une des principales fragilités de l’OMC, la nécessité que tous les accords soient approuvés à l’unanimité des 164 pays membres. Elle a déclaré que les Etats-Unis étaient en partie responsables de cette paralysie mais qu’ils n’étaient pas les seuls. Roberto Azevedo, directeur général de l’organisation, a invité les pays membres à un « véritable examen de conscience » afin de réaliser qu’ils ne peuvent obtenir tout ce qu’ils désirent.

    « Des progrès nécessitaient un changement dans les positions des pays membres », a-t-il dit. « Nous ne l’avons pas observé. » L’absence d’accord signifie que les discussions sur les mêmes thèmes vont se poursuivre d’ici la prochaine conférence ministérielle en 2019. Cecilia Malmström a dit que des « accords plurilatéraux de court terme dans le cadre de l’OMC » étaient la meilleure façon d’aller de l’avant. Deux accords de ce type ont été conclus à la conférence de Buenos Aires. Environ 70 membres, dont les Etats-Unis, l’Union européenne et le Japon, se sont engagés à élaborer des règles de négociation en matière de commerce électronique après l’échec d’une initiative identique à l’échelle de l’ensemble de l’OMC. La Chine et l’Inde, entre autres, n’ont pas participé à cet accord. Mardi, les Etats-Unis, l’Union européenne et le Japon ont déclaré qu’ils entendaient coopérer davantage pour lutter contre les surcapacités industrielles et autres pratiques faussant les échanges commerciaux. Leur communiqué ne mentionne pas la Chine mais les pratiques qu’ils dénoncent, comme les subventions aux entreprises publiques, pointent en direction de ce pays.

    Chad Brown, expert des questions commerciales au sein du Peterson Institute for International Economics à Washington, pense que les pays engagés dans cette voie peuvent prendre pour exemple l’accord de 1996 sur les technologies de l’information, par lequel seulement 29 membres de l’OMC au départ ont décidé d’abaisser les barrières douanières sur ces produits. Ils ont depuis été rejoints par 82 pays représentant 97% des échanges commerciaux du secteur. La présidente de la conférence de Buenos Aires, l’ancienne ministre argentine des Affaires étrangères Susana Malcorra, a défendu le principe de l’unanimité au sein de l’OMC. « Travaillons plutôt à renforcer l’OMC parce que l’option alternative, c’est la jungle », a-t-elle dit. Dès le début de la conférence, Robert Lighthizer avait lancé une charge virulente contre l’OMC reflétant la primauté accordée par le président américain Donald Trump à des accords commerciaux bilatéraux et à la défense des intérêts des Etats-Unis. Le représentant américain au Commerce a déclaré lundi aux ministres présents qu’il était impossible de négocier de nouvelles règles quand tant d’autres ne sont pas appliquées. Il a aussi reproché à l’OMC de perdre de vue ses objectifs et de se transformer en instance d’arbitrage et non plus de négociation. La Chine a dit jeudi « ne pas soutenir les membres de l’Organisation mondiale du Commerce niant l’utilité de cette organisation lorsque leurs demandes ne sont pas satisfaites ».

  • Dans le monde, plus de 45 millions de personnes sont victimes d’esclavage moderne

    https://www.franceculture.fr/societe/dans-le-monde-plus-de-45-millions-de-personnes-sont-victimes-desclavag

    A l’échelle internationale, l’esclavage est proscrit depuis l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948. Néanmoins, en 2016, on estime à plus de 45 millions les personnes victimes d’esclavage moderne. Des victimes qui se trouvent pour 60% d’entre elles en Asie.

    #esclavage_moderne

    • Findings- Global Slavery Index 2016

      https://www.globalslaveryindex.org/findings

      What is the estimated prevalence of modern slavery country by country, and what is the absolute number by population?

      The 2016 Global Slavery Index estimates that 45.8 million people are subject to some form of modern slavery in the world today. The Index presents a ranking of 167 countries based on the proportion of the population that is estimated to be in modern slavery.

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      Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage 2 décembre
      http://www.un.org/fr/events/slaveryabolitionday

      ’esclavage n’est pas seulement un vestige du passé, mais une réalité tristement actuelle. Selon l’Organisation internationale du Travail (OIT), il y a actuellement plus de 40 millions de victimes du travail forcé dans le monde. L’esclavage moderne est un terme recouvrant plusieurs pratiques telles que le travail forcé, la servitude pour dettes, le mariage forcé et la traite d’êtres humains. Elle implique des situations d’exploitation qu’une personne ne peut refuser ou quitter en raison de menaces, de violence, de contraintes et/ou d’abus de pouvoir.

      Par ailleurs, plus de 150 millions d’enfants sont contraints de travailler. Cela représente plus d’un enfant sur 10 dans le monde.
      Faits et chiffres

      A un moment donné en 2016, 40,3 millions de personnes étaient victimes de l’esclavage moderne, dont 24,9 du travail forcé et 15,4 millions du mariage forcé.
      Cela signifie qu’il y a 5,4 victimes d’esclavage moderne sur mille personnes dans le monde.
      1 victime sur 4 d’esclavage moderne est un enfant.
      Sur les 24,9 millions de personnes réduites au travail forcé, 16 millions sont exploitées dans le secteur privé, comme le travail domestique, la construction ou l’agriculture ; 4,8 millions sont victimes d’exploitation sexuelle, et 4 millions sont astreintes à des travaux forcés imposés par les autorités publiques.
      Les femmes et les filles sont disproportionnellement touchées par le travail forcé ; elles représentent 99% des victimes dans l’industrie du sexe, et 58% dans d’autres secteurs.

      Source : Organisation internationale du travail, Les estimations mondiales de l’esclavage moderne : travail forcé et mariage forcé, septembre 2017

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      (38) Landmark Forced Labour Protocol enters into force - YouTube
      https://www.youtube.com/watch?v=SZpyul9JRTE

      Le Protocole historique sur le travail forcé entre en vigueur. Le Protocole sur le travail forcé de l’OIT, qui a été adopté par la Conférence internationale du Travail en 2014, entre en vigueur le 9 novembre, un an après avoir obtenu sa deuxième ratification. Cela veut dire que tous les pays qui l’ont ratifié doivent désormais remplir leurs obligations définies par le Protocole.

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      Travail forcé, esclavage moderne et traite des êtres humains (Travail forcé, esclavage moderne et traite des êtres humains)
      http://www.ilo.org/global/topics/forced-labour/lang--fr/index.htm

      Le Protocole historique sur le travail forcé entre en vigueur

      « Les pays qui l’ont ratifié doivent maintenant appliquer le traité et rendre des comptes sur les mesures prises. » Commission sur le travail forcé, CIT 2014.

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  • Crise du Golfe : le Qatar dépose une plainte à l’OMC contre ses voisins
    http://www.latribune.fr/economie/international/crise-du-golfe-le-qatar-depose-une-plainte-a-l-omc-contre-ses-voisins-7459

    Le Qatar a déposé plainte auprès de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) contre l’Arabie saoudite et ses alliés qui ont imposé un blocus au petit émirat gazier, a annoncé lundi soir le ministère qatari de l’Economie et du Commerce.

    La plainte, déposée auprès de l’Organe de règlement des différends de l’OMC, « accuse les pays assiégeants de violations des lois et conventions fondamentales du commerce des biens et services et des aspects liés au commerce de la propriété intellectuelle », indique le ministère dans un communiqué reçu par l’AFP.

    #nuit_torride

  • Ça coince également entre l’Argentine et la France pour les cinq Super Etendard
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/ca-coince-egalement-entre-la-l-argentine-et-la-france-pour-les-cinq-super-

    Décidément entre l’Argentine et la France, les relations sont mauvaises. Après le pataquès des patrouilleurs français sélectionnés par Buenos Aires puis mis en stand-by, le dossier des cinq Super-Etendard destinés à la marine argentine est également à l’arrêt. Contrairement à ce qu’a relaté la presse ces derniers jours, le contrat n’a pas été signé, selon nos informations. Une lettre d’intention pour un achat de cinq appareils est encore en attente sur le bureau du nouveau ministre de la Défense, Oscar Aguad. La France qui a envoyé une proposition, attend un retour de Buenos Aires.

    Si la marine pousse à fonds pour obtenir ces cinq appareils, l’armée de l’air essaie quant à elle de torpiller ce projet évalué à 12 millions d’euros, dont 10 millions pour l’achat des appareils. En outre, il semblerait que l’Argentine n’a pas dédié de budget à cet achat. Enfin, cette opération semble conditionnée au règlement de la crise entre les deux pays sur la vente de quatre patrouilleurs de type L’Adroit à l’Argentine. Aussi, ce dossier est devenu très politique. Pas sûr que la France, qui s’interroge sur le sérieux de l’Argentine, veuille satisfaire les Argentins si ces deniers relancent un appel d’offres international pour l’achat de quatre patrouilleurs. À suivre…

    • Armement : l’Argentine ira-t-elle jusqu’au clash avec la France ?
      http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/armement-l-argentine-ira-t-elle-jusqu-au-clash-avec-la-france-752873.html

      Après la Pologne et les hélicoptères, l’Argentine et les patrouilleurs ? Buenos Aires pourrait annuler un contrat de 360 millions d’euros environ promis à Naval Group, qui propose de fabriquer quatre patrouilleurs de type L’Adroit.

      Incroyable... Alors qu’un contrat de 360 millions d’euros environ portant sur la vente de quatre patrouilleurs de Naval Group était accepté par les deux parties et prêt à la signature début septembre, l’Argentine hésite ces dernières semaines à le signer. Pourtant, Naval Group a déjà gagné fin 2016 la compétition lancée par l’Argentine au printemps de la même année. Le gouvernement argentin va-t-il tenir sa parole vis-à-vis de la France ou bien lancer un nouvel appel d’offres international comme il en est question ?
      […]
      Mais que s’est-il passé cet été pour en arriver à ce pataquès ? Un petit chantier naval espagnol Gondan, situé dans les Asturies (Nord de l’Espagne), aurait convaincu Federico Ramón Puerta, l’ambassadeur argentin en Espagne très controversé dans son pays mais réputé proche du président argentin Mauricio Macri, de faire mieux et moins cher (50 millions d’euros l’unité) que Naval Group. A partir de là le dossier de Naval Group, qui avait jusqu’ici été géré d’une main de maître, se grippe.
      […]
      Ce contrat aurait été également semble-t-il parasité par un dossier agricole. Les producteurs français et allemands de colza se sont alliés contre la réouverture du marché européen au biodiesel argentin et ont annoncé leur volonté de déposer une plainte auprès de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC). Ce qui fâché Mauricio Macri, l’Argentine étant le troisième producteur mondial de biodiesel. Mais début septembre, l’Union européenne a annoncé sa volonté de baisser les taxes d’importation du biodiesel argentin, se conformant ainsi à une décision de l’OMC. Enfin, un autre dossier complique également les relations entre la France et l’Argentine. Buenos Aires avait promis de régler un contentieux financier avec Paris… Ce qui n’a pas été encore fait.

  • Assemblée générale des Nations Unies
    Débat général de la 72e session

    Liban | S.E. M. General Michel Aoun, Président |21 septembre 2017

    Lebanon | Assemblée générale des Nations Unies
    https://gadebate.un.org/fr/72/liban

    M. MICHEL AOUN, Président du Liban, a affirmé que les attentats du 11 septembre qui ont frappé New York, il y a 16 ans, ont été le point de départ d’une guerre internationale contre le terrorisme, une guerre qui s’est ramifiée, déviant de ses objectifs en mettant le feu dans beaucoup de pays, surtout au Moyen-Orient. Elle a donné naissance et nourri un fanatisme des plus redoutables, s’est-il alarmé, son but étant d’exterminer l’humain, la civilisation et la culture. Ce terrorisme a fait tache d’huile et s’est étendu aux cinq continents d’une manière aveugle avec des méthodes d’une cruauté inégalée et personne ne peut prédire quelles peuvent être ses limites et quand sera sa fin.

    Dès le début du conflit syrien, a-t-il poursuivi, il était évident que le Liban allait en subir directement les conséquences et être déstabilisé par le terrorisme. Pourtant, il a réussi à éviter l’implosion et à préserver son unité nationale et sa sécurité interne malgré les divisions politiques, s’est félicité son Président. Le Liban a en outre réussi à éliminer les terroristes qui s’y sont infiltrés et vient de remporter une « victoire majeure » le long de sa frontière avec la Syrie. Reste toutefois que le Liban assume aujourd’hui un fardeau considérable qui dépasse ses forces pour avoir accueilli dans ses maisons, ses écoles et ses hôpitaux un nombre considérable de réfugiés syriens. M. Aoun a expliqué que la population a augmenté de 50% depuis l’arrivée des réfugiés et des migrants et que sa densité de population est passée de 400 à 600 par m2, une situation qui a un impact direct sur la situation économique du Liban. Le Président a également indiqué que les terroristes ont utilisé certains rassemblements de migrants pour y trouver refuge, d’où l’urgence d’organiser le retour des migrants vers leur pays d’origine, d’autant plus que la majorité des régions d’où ils sont originaires sont à présent sécurisées en Syrie. « Prétendre qu’ils ne seront pas en sécurité dans leur pays est à présent une excuse irrecevable », s’est-il exclamé.(...)

    transcription d’un extrait de la vidéo à partir de la traduction française

    Israël répond depuis toujours à toute tentative de solution, par la force militaire et la spoliation du droit. Le Liban en est le meilleur témoin, puisque Israël viole sa souveraineté et la résolution 1701 de façon permanente. Dernièrement les avions de guerre israélien ont bombardé la Syrie à partir de l’espace aérien libanais, puis ils ont simulé une attaque, survolant la ville de Saïda à basse altitude, semant la panique et provoquant des dégâts matériels en passant le mur du son, ajoutant à cela l’implantation d’appareils d’espionnage sur le sol libanais. Ce comportement n’est pas nouveau puisqu’il dure depuis 7 décennies. Pas moins de 100 intrusions, Terre, mer et air dans le territoire libanais sont enregistrés chaque mois. À chaque fois, le Liban porte plainte auprès de l’ONU mais ce dernier n’arrive pas à y mettre fin.

    Monsieur le Président, ces 7 décennies de guerre israélienne ont prouvé que ni le canon, ni le char, ni l’avion n’apportent de solution, ni de paix. Pas de paix sans droit, pas de justice sans le respect du droit. Le crime commis envers les Palestiniens en les chassant de leur terre ne sera jamais réparé par un nouveau crime commis envers les libanais.

    Le Liban ne peut pas devenir une patrie de substitution pour ces Palestiniens, ils doivent garder le doit de retour dans leur pays. La volonté de supprimer l’UNWRA n’est qu’un premier pas vers la suppression du statut de réfugié pour aboutir à leur intronisation. Or, jamais le Liban n’acceptera l’implantation ni de réfugiés, ni de migrants sur sa terre quelque soit le prix et c’est à nous et à personne d’autre de prendre cette décision.

    #Liban

  • L’ONU lance sa bibliothèque numérique aux documents gratuitement consultables et réutilisables

    La bibliothèque de l’Organisation des Nations unies (ONU) vient de mettre en ligne sa bibliothèque numérique : digitallibrary.un.org. Celle-ci propose depuis la semaine dernière les métadonnées bibliographiques, l’index des actes, l’index des discours, les enregistrements de vote, le thésaurus UNBIS, les guides de recherche et les questions fréquemment posées. C’est à dire des contenus, données et métadonnées liées à l’information, aux ressources, aux publications et aux documents de l’Onu. Ces informations peuvent être consultées et utilisées gratuitement pour une utilisation non commerciales à condition de bien mentionner le copyright suivant : « Nations Unies, 2016, http://library.un.org , téléchargé le XX/XX/20XX ».

    http://www.archimag.com/bibliotheque-edition/2017/05/22/onu-bibliotheque-numerique-documents-gratuit
    #open_source #ONU #nations_unies #bibliothèque

    Lien URL : https://digitallibrary.un.org/?ln=fr

    cc @reka

  • Israeli forces kill Palestinian man during predawn raid in al-Faraa
    Jan. 10, 2017 9:42 A.M. (Updated: Jan. 10, 2017 11:18 A.M.)
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=774838

    BETHLEHEM (Ma’an) — A Palestinian man was shot and killed by Israeli forces during an overnight raid in the al-Faraa refugee camp in the northern occupied West Bank district of Tubas on Tuesday, Israeli and Palestinian sources reported, although they widely diverged over the circumstances of the man’s death.

    A member of the politburo of the Palestinian People’s Party (PPP), Khalid Mansour, told Ma’an that an Israeli intelligence officer “executed” Muhammad al-Salihi, 32, during a raid in his home.

    Al-Salihi and his mother were surprised when Israeli forces entered and ransacked their homes, Mansour said.

    “Muhammad started to shout at them because he thought they were thieves, and the soldiers immediately showered him with bullets at point-blank range, before the very eyes of his elderly mother,” Mansour recounted.

    According to the PPP official, medical sources at the Turkish hospital in Tubas said al-Salihi had been shot at least six times, including in the upper body.

    An Israeli army spokesperson, meanwhile, told Ma’an that a Palestinian advanced towards Israeli troops holding a knife during an army detention raid in al-Faraa. She said that al-Salihi did not heed calls by the soldiers asking him to halt, leading the soldiers to shoot and kill him.

    The deadly altercation did not take place inside a home, the spokesperson said, contradicting Palestinian accounts.

    The army added that no Israelis were injured in the incident.

    Al-Salihi’s funeral was set to be held after midday prayer on Tuesday.

    #Palestine_assassinée

    • Israeli Forces Execute Palestinian Civilian at Point-Blank Range in al-Far’ah Refugee Camp
      January 10, 2017
      http://pchrgaza.org/en/?p=8684

      In an extra-judicial execution crime, on Tuesday dawn, 10 January 2017, Israeli forces shot dead in cold blood a Palestinian civilian in al-Far’ah refugee camp, south of Tubas, in front of his mother. The Palestinian Center for Human Rights (PCHR) stresses that this crime was committed after the Israeli political and military leaders gave the Israeli soldiers the green light to shed the Palestinian blood and tolerated the soldiers for their crimes against Palestinian civilians.

      According to PCHR’s investigations and the mother’s testimony, Fawziyah Mahmoud Khamis Salhi (67) said to PCHR’s fieldworker that at approximately 02:00 on the abovementioned day, Israeli forces moved into al-Far’ah refugee camp, south of Tubas. They surrounded the family house of Mohammed Subhi Ahmed Khamis Salhi (33) near an UNRWA School for Girls and the camp sports club, seemingly in order to arrest him. A number of Israeli soldiers jumped from the outer wall of the 1-storey house. Mohammed and his mother then heard noise in the corridor and went out of their bedroom. When his mother saw the soldiers, she stood between them and her son. An Israeli soldier then ordered her to sit on a plastic chair there, but when she refused, the soldier forcefully seated her. She then twice stood between the soldiers and her son. However in the third time she stood, the soldier forcefully pushed her and seated her on the chair. The soldier then pulled out a gun with a silencer and directly fired 5 bullets at Mohammed at point-blank range. As a result, the bullets penetrated his neck, chest, hand, armpit, pelvis and thigh from the left side of his body and killed him in front of his elderly mother. The mother said that she did not hear any sound of shooting, but saw sparkles coming from the gun. After that, her son swayed and fell on the ground. His body was put on a litter and then taken by an ambulance belonging to the Palestinian Red Crescent Society (PRCS) to Tubas Turkish Governmental Hospital in Tubas, where medical sources announced him dead. It should be mentioned that the Mohammed previously served a 3-year sentence in the Israeli prisons.

    • L’armée israélienne abat un Palestinien qui a tenté de poignarder des soldats
      AFP / 10 janvier 2017 17h01
      http://www.romandie.com/news/Larmee-israelienne-abat-un-Palestinien-qui-a-tente-de-poignarder-des-soldats/767429.rom

      Jérusalem - Des soldats israéliens ont abattu dans la nuit de lundi à mardi en Cisjordanie occupée un Palestinien qui, selon l’armée, avait tenté de les attaquer avec un couteau, une source palestinienne donnant une autre version des faits.

      Mohammed al-Salhi , âgé de 32 ans, essayait d’empêcher les soldats d’entrer dans sa maison quand il a été abattu de six projectiles, a déclaré Khaled Mansour, un responsable du camp de réfugiés palestiniens d’al-Fara, au nord de la ville de Naplouse (Cisjordanie), où les faits se sont produits.

      Selon l’armée israélienne, « un agresseur armé d’un couteau a tenté de poignarder des soldats en opération pour arrêter des suspects ». « Les soldats ont demandé à l’homme de s’arrêter, mais alors qu’il continuait à avancer, ils lui ont tiré dessus, le tuant », a-t-elle affirmé dans un communiqué.

      Les soldats ont essuyé des jets d’engins incendiaires et des tirs d’autres habitants du camp au cours de l’opération, a ajouté l’armée.

      Aucun soldat n’a été blessé, a-t-elle dit.

      L’organisation Centre palestinien des droits de l’Homme (PCHR) a accusé l’armée israélienne dans un communiqué d’avoir « exécuté » Mohammed al-Salhi à bout portant chez lui en présence de sa mère, dont l’organisation cite le témoignage.

      Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne n’a pas commenté ces informations. Elle s’est contentée de dire que le Palestinien n’avait pas été tué chez lui.

  • Séminaire « Champignons et fédéralisme »
    http://www.uef.fr/seminaire-champignons-et-federalisme

    La section RHONE-ALPES de l’UEF France a tenu les 15 et 16 octobre, à Chalmazel (Loire), un séminaire « Champignons et Fédéralisme ». Une dizaine de membres de l’organisation ont été reçus par Pierre-Yves Maurice pour le weekend. Il s’agissait de mettre à profit un agréable dépaysement pour des activités entre amis et des échanges informels sur les manques et les améliorations à apporter à l’action de l’UEF, à tous les niveaux. Quelques points forts du programme de travail ont également été abordés. Une (...)

    #Régions

    / #Auvergne-Rhône-Alpes

  • Journée mondial Kobanê : manifestation place Bellecour le mardi 1er novembre
    https://rebellyon.info/Journee-mondial-Kobane-manifestation-17092

    Il y a tout juste 2 ans, le monde regardait avec admiration et étonnement le combat acharné des hommes et des femmes de Kobanê contre l’organisation de l’Etat islamique (Daesh) qui avait assiégé cette ville du Rojava (Ouest-Kurdistan, Syrie). Leur lutte est devenue le symbole de la résistance populaire contre Daesh. Rendez-vous le mardi 1er Novembre à 20h00 sur la place Bellecour pour soutenir Kobanê, et en solidarité avec la lutte pour la liberté, la démocratie et la paix en Syrie.

    #Infos_locales

    / #Résistances_et_solidarités_internationales, #Manchette

  • #Yémen : plusieurs morts dans un hôpital de Médecins sans frontières atteint par un raid | ICI.Radio-Canada.ca
    http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/2016/08/15/009-yemen-msf-frappe-aerienne.shtml

    Une frappe aérienne de la coalition arabe qui soutient le président yéménite en exil a touché un hôpital de Médecins sans frontières (#MSF) dans la province de Hadja, dans le nord du Yémen, faisant au moins 11 morts, dont un membre de l’organisation humanitaire. Au moins 19 personnes ont aussi été blessées.

  • Le Bugey C’Trip, festival « culturel et enragé », mais quand même pas féministe (faut pas exagérer)
    https://rebellyon.info/Le-Bugey-C-Trip-festival-culturel-et-16545

    Au Bugey C’Trip, festival qui se veut militant, des membres de l’organisation soutiennent des harceleurs qui sévissent dans leurs concerts... - Infos locales / Rapports sociaux de genre, Fêtes - Festivals - Vie du mouvement, Une — Infos locales, Rapports sociaux de genre, Fêtes - Festivals - Vie du mouvement, Une

  • La pauvreté ne diminue pas dans l’Union européenne, au contraire RTBF avec Belga 19 Mai 2016

    La pauvreté a légèrement progressé ces dernières années dans les pays de l’Union européenne, selon un rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) publié mercredi.

    D’après le rapport, la « pauvreté relative » dans l’UE - part de la population dont le revenu est inférieur à 60% de la médiane du revenu disponible équivalent - est resté assez stable (autour de 16,5% de 2005 à 2008).
    « Depuis, ce taux a tendance à augmenter » , passant de 16,8% en 2012 à 17,2% en 2014, expliquent les experts de l’OIT.

    Sur la même période (entre 2012 et 2014) ce taux est resté stable aux Etats-Unis, tandis qu’il a très légèrement augmenté au Japon.

    D’après l’OIT, une agence de l’ONU, durant ces deux dernières décennies, des avancées importantes ont été réalisées en matière de réduction de la pauvreté dans la majorité des pays.


    La suite : http://www.rtbf.be/info/societe/detail_la-pauvrete-ne-diminue-pas-dans-l-union-europeenne-au-contraire?id=93017

    #euro #union_européenne #Commission_européenne #Marché_commun #pauvreté #OIT #L'Europe_en_mieux #UEF

  • [Suisse] Non à l’extradition de Nekane Txapartegi
    https://renverse.ch/Suisse-Non-a-l-extradition-de-Nekane-Txapartegi-616

    Nekane Txapartegi, journaliste basque et militante de la gauche indépendantiste est emprisonnée à Zürich suite à une demande d’extradition déposée par l’Etat espagnol. En 2008, un Tribunal de cet Etat l’a condamnée à une peine de six ans et neuf mois pour collaboration avec une organisation terroriste (ETA). On lui reproche une réunion avec des activistes à Paris et la remise de deux passeports à des membres de l’organisation. Depuis, les autorités la pourchassent pour qu’elle rejoigne les 390 prisonnier.e.s politiques basques détenu.e.s dans les prisons espagnoles et françaises. Au delà du caractère politique de la décision, la condamnation se fonde essentiellement sur les déclarations rendues par Nekane et une autre personne dans les premiers jours de leur détention, alors qu’ils étaient placé.e.s à (...)

    #Répression_-_Enfermement #Suisse #Prisonniers_politiques

  • Le pétrole a perdu un cinquième de sa valeur en deux semaines
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/le-petrole-a-perdu-un-cinquieme-de-sa-valeur-en-deux-semaines-537732.html

    La baisse de l’"or noir" continue, dans un marché plombé par une surabondance de l’offre. Lundi 21 décembre en Asie, le cours du baril de « light sweet crude » (WTI) pour livraison en janvier cédait 20 cents, à 34,53 dollars, dans les échanges électroniques. Le baril de Brent, référence européenne du brut, pour livraison en février, reculait pour sa part de 33 cents, à 36,55 dollars.

    Depuis le 4 décembre, lorsque l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a refusé de limiter ses niveaux de production en dépit de l’offre excessive, les cours ont perdu près d’un cinquième de leur valeur.

    Le déséquilibre du marché a été confirmé par l’annonce de stocks de brut américains bien plus élevés que prévu alors que, d’après la société de services pétroliers Baker Hughes, il y a eu la semaine dernière 17 puits de pétrole en activité de plus aux Etats-Unis que la semaine précédente. Autre élément inquiétant pour le marché, le Congrès américain a décidé de lever l’interdiction pesant depuis 40 ans sur les exportations de pétrole américain.

    Depuis l’été 2014, le brut a reculé de plus de 60%. Au début du mois de septembre de cette année-là, il dépassait les 100 dollars le baril.

  • Deux tiers des migrants dans le monde sont des travailleurs, selon l’OIT - Yahoo Finance France
    https://fr.finance.yahoo.com/actualites/deux-tiers-migrants-monde-travailleurs-selon-loit-224751122.html

    Deux tiers des 232 millions de migrants comptabilisés dans le monde sont des travailleurs, selon la première étude globale sur le sujet publiée mercredi par l’Organisation internationale du travail (OIT).

    L’OIT dénombre ainsi 150,3 millions de travailleurs migrants dans le monde.

    #migration #travail @reka @cdb_77 #visualisation

  • Gaza sur Seine : Du fait du blocus, hausse du taux de mortalité infantile

    Pour la première fois en 50 ans, le taux de mortalité infantile à Gaza est en hausse, et c’est une conséquence du blocus imposé depuis neuf ans par la puissance occupante, Israël, a annoncé hier l’UNRWA, l’agence de l’ONU en charge des réfugiés palestiniens.

    En 1960, sur 1000 naissances, 127 bébés gazaouis mouraient avant l’âge d’un an. En 2008, ce chiffre tombait à 20,2, affirme l’UNRWA. Mais lors du dernier décompte en 2013, il est remonté à 22,4. De même, le nombre de bébés n’atteignant pas les quatre semaines dans la bande de Gaza est passé de 12 pour 1000 en 2008 à 20,3 en 2013, note l’UNRWA.

    Akihiro Seita, directeur du programme Santé de l’UNRWA, explique : « La mortalité infantile est l’un des meilleurs indicateurs de santé d’une population. Les progrès en termes de mortalité infantile ne connaissent normalement pas de recul, une telle hausse paraît sans précédent. Les seuls autres exemples qui me viennent à l’esprit sont ceux de pays africains ayant connu des épidémies de Sida. Il est difficile de déterminer les causes exactes de la mortalité des nourrissons mais j’ai peur qu’elle ne fasse partie d’un phénomène plus large. L’UNRWA est très inquiète de l’impact sur le long terme du blocus sur les infrastructures de santé, les fournitures en médicaments et en équipements médicaux pour Gaza ».

    L’OMS, qui avait dénoncé les attaques contre les établissements de soins à Gaza lors de l’attaque israélienne de l’été dernier, a de longue date expliqué que le blocus ruinait la santé publique à Gaza.

    En février 2015, 30 organismes internationaux d’aide humanitaire dans une déclaration de presse commune, dont le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), l’ONU-Femmes, le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avaient déploré l’absence de reconstruction effective, du fait du blocus, exposant que la plupart des résidents étaient incapables de pourvoir à leurs besoins alimentaires et que plus de sept années de blocus avaient sévèrement compromis l’accès de la population aux services de base, notamment à la santé et à l’eau.

    L’OMS rappelait que près de 400.000 enfants de Gaza souffrent de détresse psychosociale à la suite du conflit armé de 50 jours en 2014. Dans ce contexte, on ne peut que saluer l’initiative de la mairie de Paris, car avec « Gaza sur Seine », l’occasion de faire la fête avec « foodtrucks, DJ set, animations ludiques et gratuites »

    La plage de Gaza :

    Gilles Devers est un avocat engagé qui tient son blog (Actualités du Droit). Il connait manifestement très bien les salades PS. J’aime bien ses positions, même si, quand il est vénère, il peut s’égarer vers moins de rigueur (comme tout le monde).

    http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2015/08/09/gaza-sur-seine-du-fait-du-blocus-hausse-du-taux