organization:le parlement européen

  • Accords de libre-échange : l’Europe veut-elle accorder plus de droits aux investisseurs qu’à ses propres citoyens ?
    https://www.bastamag.net/Accords-de-libre-echange-l-Europe-veut-elle-accorder-plus-de-droits-aux

    L’Union européenne est-elle devenue totalement schizophrène ? D’un côté, la justice européenne estime que les tribunaux privés d’arbitrage, qui permettent à des #Multinationales d’attaquer des Etats dont les politiques sociales ou environnementales entraveraient leur rentabilité, sont illégaux au sein de l’espace européen. De l’autre, le Parlement européen vient d’adouber un nouvel accord de libre-échange avec Singapour, champion en matière d’opacité financière. Cet accord ne prévoit rien contre l’évasion (...)

    #Décrypter

    / #Europe, #Amériques, #Asie_et_Pacifique, Traités de libre-échange : les multinationales contre la démocratie ?, #Capitalisme, (...)

    #Traités_de_libre-échange_:les_multinationales_contre_la_démocratie ?


  • Le Parlement européen condamne l’usage des LBD par la police
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/14/le-parlement-europeen-condamne-l-usage-des-lanceurs-de-balles-de-defense-par

    En plein mouvement des « gilets jaunes », les députés européens ont condamné l’usage « disproportionné » de la force par certains Etats membres.

    Vous le sentez comme l’Europe elle est importante et qu’elle nous protège là ?


  • « La France doit s’engager pour une issue diplomatique au Venezuela »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/02/07/la-france-doit-s-engager-pour-une-issue-diplomatique-au-venezuela_5420341_32

    Dans une tribune au « Monde » cosignée par Jean-Luc Mélenchon, un collectif de personnalités de gauche milite pour une solution politique et pacifique.

    Le Venezuela est prisonnier d’un conflit civil qui a polarisé à l’extrême l’ensemble de la société et altéré l’Etat de droit et la démocratie. Il faudrait se positionner par rapport à une alternative faussement abstraite : faut-il soutenir le camp de Nicolas Maduro ou celui de Juan Guaido ? Faut-il soutenir celui du président constitutionnel mais contesté ou celui du président « par intérim » autoproclamé, dont la légitimité ne provient pas du suffrage universel ? En réalité, la question n’est déjà plus celle-ci. Ce dont il est question désormais, c’est de stopper d’urgence les logiques de surenchère et d’ingérence partisanes activées au nom de la « démocratie » et des droits de l’homme pour servir, in fine, une stratégie de « changement de régime ».

    « Ce dont il est question désormais, c’est de stopper d’urgence les logiques de surenchère et d’ingérence partisanes »

    Au Venezuela comme ailleurs, les résultats de cette approche sont connus d’avance. Les crises de cette ampleur, complexes et bloquées, ne se règlent jamais par la force, l’ingérence, l’interventionnisme direct ou indirect. L’histoire de ce premier quart de siècle entamé, de l’Irak à la Libye en passant par la Syrie, ne nous a que trop édifiés quant à cette question. Partout, toujours plus de chaos, de violence, de désordres, et toujours moins de démocratie, de paix et de prospérité.

    #paywall itou

    • http://www.medelu.org/Qui-reconnait-qui | Maurice Lemoine

      « Mélange bâtard de ses deux prédécesseurs, le président Macron figure donc en première ligne de cette « communauté internationale » qui, à en croire la sphère médiatique, a reconnu la légitimité de Juan Guaido et de son « gouvernement de transition ». Information ou manipulation ?
      Côté pro-coup d’Etat, Washington et ses supplétifs. Le Groupe de Lima (13 pays latinos conservateurs plus le Canada). Le 4 février, depuis Ottawa, celui-ci s’est prononcé « pour un changement de régime sans usage de la force » en appelant… l’armée vénézuélienne « à se ranger derrière Juan Guaido ». Message subliminal : « On cherche un Pinochet sympa. » Et respectueux des nouvelles normes en matière de coup d’Etat.
      Traditionnellement, un « golpe » est défini comme la prise illégale et brutale du pouvoir par l’armée ou par une autorité politique bénéficiant de son soutien. Si le pire devait survenir au Venezuela en la figure d’un quarteron de généraux félons, qu’on n’imagine pas un scénario à la chilienne. L’opération porterait le tampon « méthode Honduras ».

      Dans ce pays, en juin 2009, ce sont le Parlement, la Cour suprême de justice et, dans l’ombre, Washington, qui se trouvent à la manœuvre pour renverser le président constitutionnel – mais de gauche – Manuel Zelaya. L’astuce (sur ordre impératif du gouvernement américain) : le 28 juin, c’est un commando militaire qui arrête et séquestre le chef de l’Etat, l’expédie à l’étranger et réprime violemment ses partisans. Toutefois, l’exécuteur des basses œuvres, le général Romeo Vásquez, remet immédiatement le pouvoir au président du Congrès. Une manœuvre parfaite : « soumis au pouvoir civil », qui lui a demandé d’agir pour défendre la Constitution, les militaires servent d’instrument à une « succession présidentielle ». Bientôt, le régime putschiste de Roberto Micheletti se verra rebaptisé « gouvernement de transition » [11]. Anesthésiée par la présence omniprésente des « costume cravate », l’opinion internationale n’y verra que du feu.

      Le Groupe de Lima, donc [12]. Les boutefeux européens : l’Allemagne, l’Espagne, la France, les Pays-Bas, le Portugal, le Royaume-Uni, bientôt rejoints par l‘Autriche, qui envoient un l’ahurissant ultimatum de huit jours au chef de l’Etat constitutionnel, lui enjoignant de convoquer une nouvelle élection présidentielle, puis reconnaissent le « fils de Trump » (en espagnol : « HijueTrumpa »). Comme l’a fait le 31 janvier – 430 « pour », 104 « contre » et 88 abstentions – le Parlement européen. Une résolution non contraignante, mais donnant le sens du vent mauvais.

      Derniers appuis au « dictateur », soutiennent devant micros et caméras les disciples du faux-semblant, la Russie, la Chine, la Corée du Nord, l’Iran, la Turquie et Cuba. Une liste qui, puant les « pays parias » à plein nez, est censée mettre un terme à tout débat. Sauf que le monde entier n’est pas obligé de croire ce genre de demi-vérité. Car, à l’examen, même l’Europe se divise. « Aussi incroyable que cela paraisse, s’étrangle L’Express (6 février), il y a au cœur de l’UE des gouvernements qui ne parviennent toujours pas à déclarer ouvertement que Nicolas Maduro, le maître de la clique de Caracas, s’est rendu illégitime (…). » Interdisant une position commune, la Grèce et l’Italie, ou la Roumanie refusent de suivre le troupeau ; seules dix-neuf nations de l’UE sur vingt-huit reconnaissent Guaido. »


  • À Bruxelles, les États membres se font eux aussi les porte-voix des lobbys | Olivier Petitjean
    http://multinationales.org/A-Bruxelles-les-Etats-membres-se-font-eux-aussi-les-porte-voix-des-

    Dans la capitale européenne, les défenseurs les plus dociles et les plus fervents des multinationales et des intérêts privés ne sont pas forcément ceux qu’on croit. Depuis des années, les institutions bruxelloises comme la Commission et le Parlement européen sont au centre de critiques souvent justifiées pour leur complaisance envers les lobbys. Les États membres ne sont pourtant en reste, comme le démontre, de nombreux exemples à l’appui, un nouveau rapport de l’ONG bruxelloise Corporate Europe Observatory. Mais leur rôle à Bruxelles, souvent crucial, est aussi opaque que mal connu. Source : Observatoire des (...)


  • (G)Rève Générale Badia Benjelloun - 29 Janvier 2019 - Librairie Tropiques
    http://www.librairie-tropiques.fr/2019/01/g-reve-generale.html

    L’internationale de la Répression.
    Après les trois semaines d’émeutes en octobre et novembre 2005 qui avaient concerné pas moins de 300 communes en France, les pays européens ont pris au sérieux la menace insurrectionnelle urbaine. Le bilan après la mort des deux jeunes adolescents pris en chasse par la police et piégés dans un site EDF, 6000 interpellations et 1300 personnes écrouées, a été lourd. Les violences ont décliné puis cessé après que le gouvernement ait décrété l’état d’urgence. Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l’Intérieur, avait fait appel aux conseils techniques du régime de Tel Aviv http://www.europalestine.com/spip.php?article1929 . Le Ministre de la Sécurité publique et un Haut Commissaire ont été mandés pour passer 4 jours en France et livrer leur expérience accumulée lors de la répression sanglante de l’#Intifada de l’an 2000.

    L’ordre néolibéral devait être défendu de l’émergence probable d’une révolte populaire.

    Le #Danemark a offert en mars 2007 aux corps répressifs de quelques pays un terrain d’expérimentation de techniques de contrôle d’une #insurrection au centre d’une ville. Une maison de quatre étages, mise à la disposition par la mairie depuis 25 ans à des jeunes de la culture underground et finalement vendue à une église évangéliste fondamentaliste devait être évacuée au profit de ses nouveaux acquéreurs. Tout un dispositif que ne nécessitait pas la situation, à peine une quarantaine de jeunes gens de moins de vingt ans dormaient là, a été mis en place pour faire éclater une émeute. L’expulsion des occupants d’Ungdomshuset https://fr.wikipedia.org/wiki/Ungdomshuset dans le quartier de Noerrebro allait être réalisée par une unité d’élite de la police de très bonne heure un matin. Déposée par un hélicoptère sur le toit, elle a été appuyée par des canons à eau au sol et des grues qui ont transporté jusqu’aux étages des policiers anti-émeutes, surprenant les résidents dans leur sommeil.

    Il s’en est suivi des batailles de rues vite étendues à d’autres quartiers de la ville. Incendies de voitures, jets de cocktail Molotov et de pavés, barricades ont été la réponse d’une jeunesse qui a été délibérément provoquée. La ‘guerre des rues’ a duré quelques jours et a donné lieu à des milliers d’arrestations. Le porte-parole de la police danoise avait d’abord nié la présence d’unités actives venant d’autres pays d’Europe. Il a fini par reconnaître que des policiers étrangers pouvaient avoir été présent en ‘qualité d’observateurs’. Les législatives de 2001 avaient mis au pouvoir une coalition du parti libéral d’Anders Fogh Rasmussen et du Parti populaire conservateur, soutenue par le Parti du Peuple danois ouvertement raciste et xénophobe. Le système politique a alors adopté une politique chauvine visant autant la gauche que les musulmans fort peu présents dans ce pays qui réglemente très strictement l’immigration.

    Les attentats du 11 septembre 2001 ont permis de faire muter le problème de l’inégalité économique entre nations en une question de lutte contre le terrorisme. Ils ont aussi autorisé ici et là une transformation des luttes sociales en luttes raciales dissolvant le caractère économique de la régression des acquis des travailleurs, principe subrepticement inclus dans le Traité de Maastricht puis le Traité constitutionnel européen. Les partis de gauche, comme les directions syndicales, absorbés par le système et préoccupés uniquement à mettre en avant des revendications sociétales t se sont absentés du terrain social . Ils ont même été souvent à l’œuvre pour promouvoir la flexibilité, c’est-à-dire la précarité, et l’aide à l’emploi autrement dit les privilèges fiscaux accordés aux grosses entreprises ainsi que la suppression de la part patronale du salaire social différé, retraite, assurance maladie et chômage. Ces entités, devenues accessoires potiches puis inutiles, ont fini par disparaître fonctionnellement et ontologiquement.

    Dissuasion inefficace
    Puis vint cette vague jaune inattendue, acéphale, vivante de ses mille molécules toutes agrégées autour du refus de la mise en esclavage salarial à vie au profit de quelques privilégiés et nantis. Semaine après semaine, elle revient, plus puissante. Elle surmonte allégrement les digues qu’on lui oppose. Chaque nouveau blessé, chaque arrestation arbitraire la renforce.
     
    Le #discrédit
    Elle est réfractaire à toute division et se montre inclassable dans les catégories classiquement réprouvées par la moraline du plasma idéologique ambiant. Ni raciste, ni d’extrême-droite, ni d’extrême gauche, ni antisémite ni homophobe. Rien de tout cela.

    La #mutilation
    La violence policière sciemment organisée ne l’affaiblit pas. Chaque nouveau blessé, chaque arrestation arbitraire la renforce.

    Un temps, au début, on pouvait l’attribuer à l’inexpérience d’unités non ou insuffisamment entraînées à la guérilla urbaine et au contrôle des manifestations. La #sidération produite par la crise financière mondialisée de 2008 aidée d’une réticence à l’offre politique a pu faire croire en effet à la disparition définitive de toute forme de rébellion. L’austérité élevée au rang de religion d’Etat, alpha et oméga de toute orientation budgétaire, avait mené à une restriction du personnel répressif qualitativement et quantitativement. Mais il a fallu admettre que les assauts répétés dans plusieurs villes, à l’occasion de nombreuses manifestations sans violence de la part de ses participants ne sont pas le fruit d’erreurs d’appréciation des forces policières et apparentées. Les têtes et les yeux sont visés délibérément et très adroitement atteints par les lanceurs de balles ‘de défense’. Le #gazage systématique de foules rassemblées et soigneusement encerclées dans des places n’est pas non plus fortuit. Il est accompagné de lancers de grenades de désencerclement https://www.liberation.fr/france/2018/09/04/grenades-de-desencerclement-la-police-a-du-mal-a-compter_1676444 et d’usage de canons à eau alors que nul danger n’est couru par les forces répressives.
    Une atmosphère de guerre asymétrique est présente à chaque fin de manifestation.

    Asphyxié, aveuglé par des #gaz chlorés lacrymogènes, chacun tente de fuir l’agression sans trouver d’issue de sortie. Les ordres de la préfecture sont exécutés, il ne s’agit donc pas de disperser mais de punir https://francais.rt.com/france/58538-gilet-jaune-blesse-jerome-rodrigues-exclusivite-rt-france-importa . Pas de quartier, sus aux revendicateurs !

    Le contre-feu
    La contremanifestation organisée le dimanche 27 janvier n’a rassemblé que quelques centaines de personnes. Macron n’est décidément pas un De Gaulle, Riester n’est pas non plus un Malraux et il manquait 990 000 foulards rouges pour atteindre le million de supporter à l’équipe Macron. Cet échec patent souligne si besoin était l’illégitimité du pouvoir en place totalement déconnecté de la réalité concrète vécue par les millions de Français poussés en dehors de chez eux vers des ronds points, des carrefours et des centre ville.

    La division
    Ils ne se sont pas désignés de chef et récusent toute instrumentalisation de la part de l’ennemi politique. Ils jouent spontanément la partition de la solidarité. La liste pour les européennes contestée pour usurpation https://francais.rt.com/france/58549-flop-directeur-campagne-liste-gilets-jaunes-annonce-retrait-une-s du titre gilets jaunes semble vivre des jours difficiles avec le retrait momentané de son directeur de campagne https://francais.rt.com/france/58549-flop-directeur-campagne-liste-gilets-jaunes-annonce-retrait-une-s .

    La distraction
    Le Grand Débat https://www.gouvernement.fr/grand-debat-national-4-themes-retenus-pour-animer-la-concertation national devait mettre un terme au mouvement des GJ. Il est apparu rapidement comme une manœuvre des communicants élyséens destinée à rendre illégitime et sans objet la colère populaire. L’exécutif consent à donner des leçons à des collèges de maires soigneusement sélectionnés et évite de prendre en compte les doléances émanant des citoyens. La concertation de deux mois sur quatre thèmes étroitement balisés s’effectuera sous contrôle par une autorité administrative sans aucune indépendance. Il est aussi le premier moment du lancement de la campagne des élections pour le Parlement européen qui se tiendront en mai 2019, scrutin de plus en plus boudé par les citoyens européens avec des taux d’abstention de plus de 50%.

    L’interdiction
    Maniant une séduction qui n’opère plus et le bâton, le régime de cette 5ème République finissante se propose de faire voter une loi anticasseurs qui, si elle venait à être adoptée, reviendrait à une véritable abrogation du droit constitutionnel à manifester, rejoignant en cela les mesures adoptées par le maréchal al Sissi qui avait interdit manifestations et grèves dès son arrivée au pouvoir. Le texte est jugé liberticide y compris par des députés de la majorité http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/01/22/01016-20190122ARTFIG00296-loi-anticasseurs-castaner-tente-de-rassurer-les-d ‘En Marche’.

    Naissance de la cis-Rhénanie et disparition de l’Etat français.
    Pendant ce temps-là, Macron continue ce qu’il sait faire de mieux et pour quoi il a été porté au pouvoir, brader des biens nationaux et dépecer la nation. La fusion Alstom-Siemens va donner lieu en réalité à une absorption du groupe du rail par l’entreprise allemande qui sera majoritaire à 50,5%. Il s’agit bien du rachat de l’activité ferroviaire https://www.lerevenu.com/bourse/alstom-siemens-un-projet-prometteur-mais-desequilibre #Alstom par #Siemens et le terme de fusion n’est qu’une formule promotionnelle destinée à calmer les 67 000 emplois français qui risquent bien d’être translatés en Allemagne et transformés en emplois précaires pour Polonais, Ukrainiens ou immigrés récents syriens.

    Macron s’apprête également à céder au secteur privé #ADP, les trois aéroports d’Orly, de Charles de Gaulle et du Bourget. L’Etat sera délesté d’une rentrée financière importante en augmentation constante avec l’accroissement du fret Paris étant une des premières destinations touristiques mondiales. Cette opération comporte de plus le risque de l’augmentation des taxes aéroportuaires et du prix des billets d’avions, constituant un facteur de ralentissement de leur fréquentation. On peut raisonnablement considérer qu’il s’agit d’un choix malheureux pour un pays dont l’ambition est de devenir un pays avec un PIB alimenté essentiellement par les services du tourisme.

    Le #service_public http://www.lemondepolitique.fr/cours/droit_public/service_public/notion.html est une notion de droit public et administratif évolutive et d’une grande plasticité. Quand des organismes ou personnes privées l’assurent, elles doivent se soumettre à un régime juridique de droit public et ne pas rechercher le profit. En déléguant à la société privée #Streeteo https://fps-stationnement.fr/actualite/moovia-controle-le-stationnement-payant-a-bordeaux-1333 filiale d’Indigo la gestion du contrôle des paiements du stationnement payant en voierie de la capitale, la mairie de Paris réintroduit le fermage de l’impôt avec rentabilité de l’activité qui lui est attenante.

    Le même type de prise en charge par le privé a été institué dans de nombreuses villes françaises. Depuis qu’elle a adopté le principe d’une police municipale indépendante de la préfecture de police de Paris, #Hidalgo va avoir recours à des sociétés privées de sécurité pour contrôler l’accès aux arrondissements piétonnisés un dimanche par mois. L’obsession #escro-écologique de la guerre aux voitures conduit à donner à des personnes non assermentées la prérogative de vérification http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/01/26/01016-20190126ARTFIG00052-paris-respire-des-agents-non-assermentes-pour-effectuer-des-controles.php#http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/01/26/01016-20190126ARTFIG00052-paris-respire-des- des documents d’identité.

    Les suppressions de postes http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2019/01/27/20002-20190127ARTFIG00182-bercy-reduit-massivement-ses-effectifs-partout-en-france.php#http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2019/01/27/20002-20190127ARTFIG00182-bercy-reduit-massivement-ses-effectifs-pa , près de 2130, programmée par le Ministère des finances et de l’économie fait craindre à juste titre l’extension de sociétés privées de fermage et le retour aux méthodes de l’Ancien Régime et une aggravation de la charge fiscale qui pèse sur les plus démunis. Les plus puissants, on le sait, savent tout des techniques de l’optimisation fiscale.

    Il faudrait pouvoir recenser exhaustivement tous les domaines où le public disparaît en faveur du privé sans que l’administration n’ait les moyens de contrôler la conformité de son activité dans des domaines d’intérêt général comme pour le médicament, l’eau et la gestion des déchets.

    Les inégalités se sont creusées tout au long des quatre décennies précédentes, elles prennent des proportions monstrueuses, véritable violence incompatible avec une vie sociale sans heurts. Les parrains de #Macron l’ont compris. L’affrontement devenu inévitable est en cours. Les GJ ont intégré désormais que leurs balades même imprévisibles et désordonnées dans les villes et leur occupation de nœuds de circulation est insuffisante à faire plier un système qui n’hésite pas à mutiler avec des armes de guerre. Ils ont décidé de s’emparer de la grève reconductible http://www.lapenseelibre.org/2019/01/n-164-gilets-jaunes-et-syndicats.html . Les #syndicats n’ont qu’à bien se tenir, elle se fera avec ou sans eux.
     

    #Badia_Benjelloun
    Le 29 janvier 2019.


  • L’AECG avance vers son adoption en Europe Éric Desrosiers - 30 Janvier 2019 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/economie/546649/europe-l-aecg-avance-vers-son-adoption

    L’Europe s’est rapprochée encore un petit peu plus de la ratification de son accord de libre-échange avec le Canada par ses pays membres.


    Photo : John Thys Agence France-Presse Yves Bot, l’avocat général de la CJUE, a contredit ses opposants en concluant que le fameux mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États est compatible avec le droit européen.

    Une disposition controversée de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne a eu mardi un premier feu vert de l’autorité juridique suprême de l’UE. Amené à exprimer un premier avis sur le mécanisme qui permettrait aux investisseurs privés de poursuivre les États devant un tribunal spécial s’ils s’estiment victimes de discrimination, l’avocat général de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), Yves Bot, a contredit ses opposants en concluant que le fameux mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États est compatible avec le droit européen, qu’il n’empiète pas sur les pouvoirs de la cour de justice et qu’il offre suffisamment de garanties en matière d’équité, d’impartialité et d’indépendance.

    Cet avis n’est qu’une première étape vers une décision par la CJUE. Ses juges eux-mêmes doivent encore se prononcer sur l’affaire. Si l’on se fie à ses habitudes, la Cour devrait rendre sa décision « d’ici quatre à six mois », a indiqué par courriel au Devoir la délégation de l’UE à Ottawa.

    Mais cela pourrait aisément aller jusqu’à l’automne, a expliqué en entretien téléphonique au Devoir le professeur de droit et directeur de la Chaire Jean Monnet en intégration européenne de l’Université Laval, Olivier Delas. « Cet avis favorable de l’avocat général est important parce que c’est celui d’un expert indépendant et qu’il est généralement suivi par la Cour. Pas toujours, mais très souvent. »

    Le mécanisme investisseurs-États est perçu par ses opposants comme une atteinte par les pouvoirs de l’argent à la souveraineté des gouvernements élus. Devant le tollé qu’il soulevait en Europe, les négociateurs du Canada et de l’UE en ont modifié les règles habituelles en délimitant mieux son champ d’action, en mettant plus de distance entre ses juges et les entreprises, et en le coiffant d’un tribunal d’appel.

    Un avis négatif de la CJUE bloquerait l’adoption de l’AECG en Europe et forcerait la renégociation ou l’abandon de ses dispositions problématiques. Ce serait un dur revers pour un accord de libre-échange conclu en 2016 au terme de plus de sept années de négociations. Entré provisoirement en vigueur dans sa presque totalité en septembre 2017 après sa ratification par le Canada et le Parlement européen, il doit encore être ratifié par 38 parlements nationaux, chambres hautes et parlements régionaux dans les 28 pays membres de l’UE pour obtenir l’appui unanime requis.

    10 sur 28
    Jusqu’à présent, une dizaine de pays de l’UE seulement ont ratifié l’AECG. C’est l’opposition du parlement de la Wallonie au mécanisme investisseurs-États qui a amené la Belgique à soumettre la disposition à la Cour européenne. L’Italie et la Hongrie font aussi partie des opposants, mais pour d’autres raisons.

    Ottawa et Bruxelles disaient cet automne avoir bon espoir que leur entente finira par obtenir l’accord de tous avec le temps. « Il ne faut pas s’énerver. Ce genre de processus de ratification est souvent très long », confirme Olivier Delas, qui pense lui aussi que l’accord a de bonnes chances d’être finalement adopté.

    L’AECG est qualifié par les experts de traité de libre-échange de nouvelle génération, notamment parce qu’il ne se limite pas à la réduction des tarifs sur les produits, mais porte aussi sur le commerce des services, la mobilité de la main-d’oeuvre ou encore la coopération réglementaire.

    #AECG #UE #union_européenne #Canada #traités #CJUE #libre-échange #CETA #TAFTA #secret #ottawa #bruxelles


  • Émission « Libre à vous ! » sur radio Cause Commune (29 janvier 2019)
    https://www.april.org/emission-libre-a-vous-sur-radio-cause-commune-29-janvier-2019

    Début : 29 Janvier 2019 - 15:30Fin : 29 Janvier 2019 - 17:00

    Écouter le podcast

    >

    La onzième émission Libre à vous ! de l’April sera diffusée en direct sur radio Cause Commune sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur le site web de la radio, mardi 29 janvier 2019 de 15 h 30 à 17 h 00. Et l’émission sera rediffusée le soir même de 21 h à 22 h 30.

    Notre sujet principal portera sur le projet de directive droit d’auteur, suite à l’annulation du trilogue (négociation entre la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne) qui devait se tenir le 21 janvier. Vincent Calame fera sa première chronique « Jouons collectif » (Choses vues, entendues et vécues autour de l’usage des logiciels libres au sein de collectifs (...)

    #Droit_d'auteur #Sensibilisation #Trad-GNU


  • Émission « Libre à vous ! » diffusée mardi 29 janvier 2019 sur radio Cause Commune
    https://www.april.org/emission-libre-a-vous-diffusee-mardi-29-janvier-2019-sur-radio-cause-commune

    Début : 29 Janvier 2019 - 15:30Fin : 29 Janvier 2019 - 17:00

    Écouter le podcast

    >

    La onzième émission Libre à vous ! de l’April sera diffusée en direct sur radio Cause Commune sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur le site web de la radio, mardi 29 janvier 2019 de 15 h 30 à 17 h 00. Et l’émission sera rediffusée le soir même de 21 h à 22 h 30.

    Notre sujet principal portera sur le projet de directive droit d’auteur, suite à l’annulation du trilogue (négociation entre la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne) qui devait se tenir le 21 janvier. Vincent Calame fera sa première chronique « Jouons collectif » (Choses vues, entendues et vécues autour de l’usage des logiciels libres au sein de collectifs (...)

    #Droit_d'auteur #Sensibilisation #Trad-GNU


  • Le Parlement européen appelle à la #Censure automatisée et privatisée du Web à des fins sécuritaires
    https://www.laquadrature.net/2018/12/12/le-parlement-europeen-appelle-a-la-censure-automatisee-et-privatisee-d

    Comme nous le redoutions lundi dernier, le Parlement européen vient d’adopter un rapport proposant, au prétexte de la lutte contre le terrorisme, de déléguer la censure du Web européen à Facebook et Google.

    Pour rappel, ce…


  • Le Parlement européen s’opposera-t-il à la #Censure sécuritaire ?
    https://www.laquadrature.net/2018/12/10/le-parlement-europeen-sopposera-t-il-a-la-censure-securitaire

    Le 12 décembre, le Parlement européen votera le « rapport sur les observations et les recommandations de la commission spéciale sur le terrorisme ». S’il est adopté, ce texte, sans avoir l’effet d’une loi, recommandera l’adoption de…


  • L’Allemagne, ce pays où l’enlèvement international d’enfant est légal - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2018/12/02/l-allemagne-ce-pays-ou-l-enlevement-international-d-enfant-est-legal_1695

    Le Parlement européen, saisi régulièrement par des pétitions de parents non allemands victimes d’un enlèvement international d’enfant, a décidé de hausser le ton contre l’#Allemagne, puisque ce pays est le seul de l’Union à refuser d’appliquer le #droit_européen (l’Autriche, qui avait la même interprétation de l’intérêt de l’enfant, est rentrée dans le rang). Le 29 novembre, par 307 voix contre 211 et 112 abstentions, il a adopté une résolution ciblant uniquement Berlin, ce qui est sans précédent et montre l’agacement des eurodéputés.
    Langue maternelle

    La résolution décrit le système mis en place outre-Rhin pour refuser d’exécuter les décisions judiciaires européennes ordonnant le retour des enfants. Outre l’interprétation extensive, puisant sa source dans une loi du régime nazi, de l’intérêt de l’enfant qui est toujours de rester auprès de son parent allemand en Allemagne, même en cas de violence ou d’abus avéré contre le parent non allemand, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe estime que l’Allemagne n’a pas à exécuter une décision de justice européenne si l’#enfant, même de moins de 3 ans, n’a pas été entendu par le juge… Surtout, le pouvoir du Jungendamt est proprement terrifiant : c’est lui qui recommande au juge la décision à prendre et peut décider de mesures temporaires (comme la tutelle) sans aucun appel possible. Il peut aussi s’opposer au droit de visite du parent non allemand, imposer sa présence lors des visites ou refuser que le parent non allemand parle dans sa #langue_maternelle à son enfant…

    #parentalité


  • Quand le droit d’auteur devient plus vigoureux que la lutte contre les contenus terroristes
    https://www.nextinpact.com/news/107320-quand-droit-dauteur-devient-plus-vigoureux-que-lutte-contre-conte

    Souvent des intermédiaires ont été épinglés pour avoir été trop laxistes dans le traitement des demandes de retrait. Or, dans une recommandation du 1er mars 2018, la Commission européenne relevait qu’en général, « les contenus à caractère terroriste sont (…) les plus nuisibles au cours de la première heure ».

    Le point intéressant consiste désormais à comparer cette obligation avec celle en gestation au sein de la future directive sur le droit d’auteur, actuellement négociée en « trilogue ». Présentée par la Commission européenne en 2016, cette proposition de directive a été adoptée en version corrigée par le Parlement européen le 12 septembre 2018.

    Le texte n’organise pas d’obligation de retrait dans l’heure. Non, il va beaucoup plus loin : il engage la responsabilité des intermédiaires techniques concernés dès le premier octet contrefaisant, sans délai. Immédiatement.
    Il reste que si l’on place maintenant les deux textes face à face, on aboutit à une situation ubuesque où le droit d’auteur va bénéficier finalement d’une protection beaucoup plus forte que la lutte contre les contenus incitant au terrorisme.

    #Droit_auteur #Terrorisme #Europe #Ubu


  • Emily O’Reilly, médiatrice européenne : « La décision de travailler à Strasbourg ou à Bruxelles ne m’appartient pas »
    https://www.rue89strasbourg.com/emily-oreilly-mediatrice-europeenne-travailler-strasbourg-bruxelles

    Médiatrice de l’Union européenne (UE) depuis 2013, Strasbourgeoise d’adoption, l’Irlandaise Emily O’Reilly a pour mission de garantir l’éthique au sein des institutions européennes. Elle travaille depuis le Parlement européen, mais ses jours en Alsace pourraient être comptés : un projet d’avis, soumis aux votes de la commission des Pétitions du Parlement européen ce mercredi 21 novembre, stipule que le bureau de la médiatrice devrait déménager à Bruxelles. Dans le processus législatif, un avis n’a que peu de poids, mais ce texte est toutefois perçu par beaucoup comme une attaque frontale à l’encontre de Strasbourg. La principale intéressée, l’« Ombudsman » Emily O’Reilly, nous a ouvert les portes de son bureau, dans la nouvelle aile du Parlement à Strasbourg. (lire l’article complet : Emily O’Reilly, médiatrice (...)


  • Quand Strasbourg fut choisi pour construire le Parlement européen
    https://www.rue89strasbourg.com/quand-strasbourg-choisi-construire-parlement-europeen-143649

    Archives vivantes – Comment en est-on arrivé à construire un Parlement européen à Strasbourg ? Symboles, projets farfelus et batailles politiques ont permis la construction de ce bâtiment en verre, dont on fête bientôt les 20 ans. (lire l’article complet : Quand Strasbourg fut choisi pour construire le Parlement européen)


  • La puissance des lobbies en France (Canal+)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15261-la-puissance-des-lobbies-en-france-canal

    Vous vous en doutez, mais en voyant ce documentaire vous allez comprendre pourquoi la corruption fait partie intégrante de L’ADN du monde politique, les lobbies nous pourrissent la vie depuis des années, on peut citer le monde pharmaceutique avec les vaccins, l’industrie agro alimentaire avec la malbouffe, l’industrie pétrochimique avec les pesticides et les perturbateurs endocriniens, et plus récemment les constructeurs automobiles, ces voyous ce font graisser la pate ouvertement, alors pour ce qui est caché, c’est tellement facile de faire un virement sur un compte à l’étranger, (rappeler vous Cahuzac si il a ouvert un compte en suisse c’était pour cela...), et le pire c’est que la c’est au niveau national, mais le parlement européen et cerné de lobbystes, il (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises


  • Facebook : le Parlement européen réclame un audit et la suspension du Privacy Shield
    https://www.nextinpact.com/brief/facebook---le-parlement-europeen-reclame-un-audit-et-la-suspension-du-pr

    Le texte (non contraignant) liste une longue série de mesures, dans le sillage du scandale Cambridge Analytica de 2014 et des ingérences étrangères dans les élections ces dernières années. Il s’attaque à la fois à la protection des données et à la désinformation, sujets chauds pour les instances communautaires. Dans l’affaire Cambridge Analytica, Facebook a enfreint les directives sur la protection des données de 1995 et 2002. Les textes en vigueur avant le Règlement général sur la protection des données (...)

    #Facebook #données #BigData #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) #PrivacyShield (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##CambridgeAnalytica



  • Face au Parlement, Osmos : des bureaux à prendre ou à laisser par les institutions européennes
    https://www.rue89strasbourg.com/batiment-strasbourg-parlement-europeen-144110

    On appelait ça le « lot E » du quartier d’affaires Archipel, il faudra désormais parler d’Osmos : un bâtiment de 15 000 m² de bureaux, réservés aux institutions européennes, entre le bâtiment d’Adidas et le Parlement européen. Un second bâtiment de 40 000 m² doit être construit dans un second temps, une fois le premier achevé. Les collectivités locales (Ville de [...] (lire l’article complet : Face au Parlement, Osmos : des bureaux à prendre ou à laisser par les institutions européennes)


  • Impunité « made in Europe » : pourquoi l’UE s’oppose à un traité sur la responsabilité des multinationales Observatoire des multinationales - 15 Octobre 2018
    http://multinationales.org/Impunite-made-in-Europe
    (Revue de presse Les Crises : https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-21-10-2018 )

    Pourquoi l’Europe fait-elle obstruction, au sein de l’ONU, à l’adoption d’un traité international ambitieux sur les multinationales et leur responsabilité en matière de droits humains et d’environnement ? Un nouveau rapport publié dans le cadre du réseau européen d’investigation ENCO, dont l’Observatoire des multinationales est l’un des fondateurs, se penche sur la troublante proximité entre l’Union européenne et les lobbies des multinationales, et sur ce qu’elle révèle : une conception du monde où le secteur privé est associé à toutes les décisions, et où lui imposer des règles contraignantes devient quasi inimaginable.


    Alors qu’un groupe de travail de l’ONU se réunit pour la quatrième fois afin de négocier un traité international très attendu visant à mettre fin à l’impunité des entreprises multinationales, l’Union européenne (UE) se distingue par son opposition à l’introduction de normes contraignantes pour ces dernières et par sa défense obstinée de mécanismes volontaires qui ont démontré leur efficacité et leur insuffisance.

    Comme le démontre le rapport Impunité « made in Europe », https://multinationales.org/IMG/pdf/impunite-made-in-eu.pdf cette position reflète non seulement la capture des institutions européennes par le secteur privé, mais aussi l’hypocrisie des dirigeants politiques et économiques du vieux continent. Toujours prompts à se présenter comme des modèles de « responsabilité », ils restent délibérément aveugles aux impacts réels des multinationales européennes tout autour de la planète et aux conséquences de nombreuses politiques de l’UE sur les peuples et sur l’environnement.

    Cette publication unique en son genre est basée sur les contributions de nombreuses organisations et experts de l’Europe entière et de pays du sud, réunies à l’initiative du réseau ENCO (European Network of Corporate Observatories), collaboration d’organisations de la société civile et de médias dédiée à l’investigation et à la veille sur les multinationales. De la révélation du lobbying et de la « capture du régulateur » qui prévalent désormais au niveau de l’UE et de l’ONU à la mise en lumière des impacts réels des multinationales européennes sur l’environnement et les droits humains au-delà de leur communication « verte » et « responsable », du décryptage des mécanismes juridiques de l’impunité à la critique des traités de libre échange et des mécanismes de protection des investisseurs, ce rapport synthétise différents niveaux de recherche et d’analyse pour dresser un tableau clair et complet des enjeux des négociations actuelles à l’ONU en vue d’un traité international sur les multinationales et les droits humains.

    L’UE s’aligne sur les lobbies des multinationales
    Ce rapport montre en particulier qu’au sein du groupe de travail mis en place à cet effet, les représentants de l’Union européenne disent exactement la même chose, avec les mêmes arguments et parfois les mêmes mots, que les lobbies des multinationales comme la Chambre de commerce internationale ou l’Organisation internationale des employeurs. Leurs arguments ? Qu’il n’y a pas besoin d’un traité car les mécanismes volontaires existants suffisent ; que le secteur privé devrait participer aux négociations : et (malgré les innombrables preuves que leurs structures juridiques complexes et leur pouvoir politique et économique leur permettent d’échapper largement à toute régulation et d’imposer leur volonté aux gouvernements) que les entreprises multinationales ne soulèvent pas de problème spécifique en termes de droit international.

    L’identité de position entre UE et lobbies des multinationales est d’autant plus troublante que la société civile européenne et le Parlement européen ont exprimé à plusieurs reprises leur soutien au processus onusien d’élaboration d’un instrument international contraignant sur les multinationales et les droits humains. Des législations en ce sens sont d’ailleurs proposées dans plusieurs pays du vieux continent (et, dans le cas de la France, a été adoptée en 2017). Mais la bureaucratie européenne – représentée en l’occurrence par le Service d’action extérieure de l’UE – préfère serrer les rangs aux côtés des multinationales pour défendre le statu quo.

    L’attitude de l’UE est une nouvelle illustration de la capture croissante des processus et des institutions démocratiques par les grandes entreprises, au niveau national comme à l’échelle internationale. Le secteur privé semble désormais en mesure non seulement d’empêcher toute régulation significative de ses activités, mais également de se présenter comme la seule et unique « solution » aux défis de la planète. Cette « capture du régulateur », déjà bien documentée et critiquée en ce qui concerne les institutions européennes, est également de plus en plus manifeste au niveau du système des Nations unies, avec la création du « Pacte mondial », la dépendance croissante de l’ONU envers les financements privés ou encore l’omniprésence des multinationales dans les espaces de négociations supposés les réguler, comme les conférences sur le climat. Le processus d’élaboration d’un traité international pour mettre fin à l’impunité des multinationales et assurer l’accès à la justice et à la réparation des communautés affectées, en raison de l’intérêt actif qu’il suscite au sein de la société civile, est perçu comme une menace pour ce tête-à-tête de plus en plus confortable entre les grandes entreprises et les gouvernements.

    Hypocrisie européenne ?
    Le modèle défendu à la fois par l’Union européenne et par les lobbies des multinationales, aussi bien au sein du groupe de travail de l’ONU que comme modèle général de gouvernance pour faire face aux défis globaux, est basé sur trois piliers : 
 Un droit international contraignant pour protéger les intérêts des multinationales, à travers par exemple les traités de commerce et d’investissement et les mécanismes d’arbitrage international ; 
 Le secteur privé légitimé et invité à « co-écrire » les régulations qui lui sont applicables, quand ce n’est pas à remplacer la régulation par des standards privés non contraignants gérés par des « forums multi-parties prenantes » ; 
 Des mécanismes volontaires et non contraignants pour les multinationales, comme les Principes directeurs de l’ONU sur les entreprises et les droits humains, destinés à leur donner une image « verte » et « responsable » sans faire aucune différence en termes d’accès à la justice et à la réparation pour les communautés affectées ou les travailleurs.

    Ce rapport comprend un ensemble d’études de cas (dont la version intégrale est disponible en ligne) https://multinationales.org/IMG/pdf/impunite-made-in-eu.pdf rédigées par des experts et des organisations de la société civile d’Europe (dans le cadre du réseau ENCO) et par des organisations du sud directement impliqués aux côtés des communautés affectées. Ces cas démontrent que quoiqu’en disent les politiques et les cadres dirigeants du vieux continent sur leur « exemplarité », les multinationales européennes restent impliquées dans des violations des droits humains et de l’environnement tout autour de la planète, sans être mises face à leurs responsabilités. Le souci de « respectabilité » du vieux continent se traduit trop souvent par une délocalisation des pires impacts sociaux et environnementaux des multinationales et des consommateurs européens vers les pays du sud. Une tendance facilitée, si ce n’est encouragée, par certaines politiques de l’UE comme la poursuite effrénée d’accords de libre échange ou la promotion des marchés carbone.

    #ue #union_européenne #corruption #multinationales  #lobbying #lobbies #lobby #décrypter #europe #enquêtes #capitalisme #climat #agriculture #finance #paradis_fiscaux #pollutions_ #eau #alimentation #politique #économie



  • Les indemnités des eurodéputés sont secrètes L’essentiel/afp - 25 Septembre 2018 - L’essentiel
    http://www.lessentiel.lu/fr/news/europe/story/les-indemnites-des-eurodeputes-sont-secretes-21555375

    Le Parlement européen a le droit de refuser l’accès aux documents relatifs aux indemnités des eurodéputés, a estimé, mardi, la justice européenne.

    Le tribunal de l’Union européenne était saisi par plusieurs journalistes et associations de journalistes, qui s’étaient vu empêcher par le Parlement l’accès aux documents relatifs aux indemnités journalières, aux frais de voyage, aux indemnités de frais généraux et aux frais d’assistance parlementaire des eurodéputés. Il rappelle dans son arrêt que « les institutions de l’Union peuvent refuser l’accès à un document dans le cas où sa divulgation porterait atteinte à la protection de la vie privée et de l’intégrité de l’individu ». « Or, l’ensemble des documents sollicités contiennent des informations concernant des personnes physiques identifiées (à savoir les eurodéputés) », ajoute-t-il.

    Le tribunal souligne cependant que « l’accès aux documents contenant des données à caractère personnel peut néanmoins être accordé si le demandeur démontre la nécessité du transfert et s’il n’existe aucune raison de penser que ce transfert pourrait porter atteinte aux intérêts légitimes de la personne concernée ». Mais il ajoute que les journalistes qui ont demandé à voir les documents en question « ne sont pas parvenus à démontrer en quoi le transfert des données personnelles en cause serait nécessaire pour assurer un contrôle suffisant des dépenses engagées ».


    Un salaire mensuel de 6 611,42 euros
    Les frais de voyage des eurodéputés correspondent aux frais de transport pour se rendre à Bruxelles ou Strasbourg, où se situe le Parlement européen, en avion (classe affaires), en train (première classe) ou en voiture. Les indemnités journalières sont, elles, versées à hauteur de 313 euros par jour de présence à Bruxelles ou Strasbourg, pour couvrir les frais de logement ou de repas.

    L’indemnité de frais généraux est versée à hauteur de 4 416 euros par mois pour couvrir les coûts des activités menées dans la circonscription électorale. Les frais d’assistance parlementaire peuvent atteindre 24 526 euros par mois - non directement versés à l’eurodéputé - pour recruter des assistants et un secrétariat. Chaque eurodéputé touche un salaire net de 6 611,42 euros par mois.

     #pognon_de_dingue #ruissellement #en_vedette #pognon #ue #union_européenne #europe #ruissellement #parlement_européen


  • Changement de régime à Budapest ? Diana JOHNSTONE - 20 Septembre 2018 - LGS
    La Hongrie désobéissante : De l’Union Soviétique à l’Union Européenne

    https://www.legrandsoir.info/changement-de-regime-a-budapest.html

    CNN a récemment découvert un paradoxe. Comment était-il possible, se demandait la chaîne, qu’en 1989, Viktor Orban, alors leader de l’opposition libérale acclamé par l’Occident, appelait les troupes soviétiques à quitter la Hongrie, et maintenant qu’il est Premier ministre, il se rapproche de Vladimir Poutine ?

    Pour la même raison, imbécile.

    Orban voulait que son pays soit indépendant à l’époque, et il veut qu’il le soit maintenant.


    En 1989, la Hongrie était un satellite de l’Union soviétique. Peu importe ce que les Hongrois voulaient, ils devaient suivre les directives de Moscou et adhérer à l’idéologie communiste soviétique.

    Aujourd’hui, la Hongrie doit suivre les directives de Bruxelles et adhérer à l’idéologie de l’UE, c’est-à-dire à "nos valeurs communes".

    Mais quelles sont exactement ces "valeurs communes" ?

    Il n’y a pas si longtemps, "l’Occident", c’est-à-dire les États-Unis et l’Europe, revendiquaient une dévotion aux "valeurs chrétiennes". Ces valeurs étaient évoquées dans la condamnation occidentale de l’Union soviétique. Ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, en effet, l’une des raisons pour lesquelles Viktor Orban est considéré comme une menace pour nos valeurs européennes est sa référence à une conception hongroise du "caractère chrétien de l’Europe, le rôle des nations et des cultures" . La renaissance du christianisme en Hongrie, comme en Russie, est considérée en Occident comme profondément suspecte.

    Il est entendu que le christianisme n’est plus une "valeur occidentale". Qu’est-ce qui a pris sa place ? Cela devrait être évident : aujourd’hui, "nos valeurs communes" signifient essentiellement démocratie et élections libres.

    Devinez à nouveau. Orban a récemment été réélu par un raz de marée. Guy Verhofstadt, chef de file des libéraux de l’UE, a qualifié ce mandat de "mandat électoral pour faire reculer la démocratie en Hongrie".

    Puisque les élections peuvent "faire reculer la démocratie", elles ne peuvent être l’essence même de "nos valeurs communes". Il peut arriver que les gens votent mal ; c’est ce qu’on appelle le "populisme" et c’est une mauvaise chose.

    Les valeurs communes réelles et fonctionnelles de l’Union européenne sont énoncées dans ses traités : les quatre libertés. Non, pas la liberté d’expression, car de nombreux États membres ont des lois contre le "discours de haine", qui peut couvrir de nombreux domaines puisque son sens est sujet à une interprétation large. Non, les quatre libertés obligatoires de l’UE sont la libre circulation des biens, des services, des personnes et des capitaux dans l’Union. Ouvrir les frontières. Open Borders . C’est l’essence même de l’Union européenne, le dogme du marché libre.

    Le problème avec la doctrine des Open Borders , c’est qu’elle ne sait pas où s’arrêter. Ou qu’elle ne s’arrête nulle part. Quand Angela Merkel a annoncé que des centaines de milliers de réfugiés étaient les bienvenus en Allemagne, l’annonce a été interprétée comme une invitation ouverte par des immigrants de toutes sortes, qui ont commencé à affluer en Europe. Cette décision unilatérale allemande s’appliquait automatiquement à l’ensemble de l’UE, avec son absence de frontières intérieures. Avec l’influence de l’Allemagne, Open Borders est devenu la "valeur commune européenne" essentielle et l’accueil des immigrés l’essence même des droits de l’homme. 

    Des considérations idéologiques et pratiques très contrastées contribuent à l’idéalisation des frontières ouvertes. Pour n’en nommer que quelques-unes :

    • Les libéraux économiques soutiennent qu’en raison du vieillissement de la population, l’Europe a besoin de jeunes travailleurs immigrés pour payer les pensions des travailleurs retraités.

    • De nombreux militants juifs se sentent menacés par les majorités nationales et se sentent plus en sécurité dans une société composée de minorités ethniques.

    • Plus discrètement, certains patrons favorisent l’immigration massive parce que la concurrence croissante sur le marché du travail fait baisser les salaires.

    • De nombreuses personnes ayant des tendances artistiques considèrent que la diversité ethnique est plus créative et plus amusante.

    • Certaines sectes anarchistes ou trotskystes pensent que les immigrés déracinés sont "les agents" de la révolution que le prolétariat occidental n’a pas su devenir.
    • De nombreux Européens acceptent l’idée que les États-nations sont la cause de la guerre et en concluent que tout moyen de les détruire est le bienvenu.

    • Les investisseurs financiers internationaux veulent naturellement lever tous les obstacles à leurs investissements et promouvoir ainsi Open Borders comme étant l’avenir.

    • Il y a même quelques puissants intrigants qui voient dans la "diversité" la base du "diviser pour régner", en fragmentant la solidarité sur les bases ethniques.

    • Il y a des gens bienveillants qui veulent aider toute l’humanité en détresse. 

    Cette combinaison de motivations contrastées, voire opposées, ne constitue pas une majorité dans tous les pays. Notamment en Hongrie.

    Il convient de noter que la Hongrie est un petit pays d’Europe centrale de moins de dix millions d’habitants, qui n’a jamais eu d’empire colonial et n’a donc aucune relation historique avec les peuples d’Afrique et d’Asie comme en ont la Grande-Bretagne, la France, les Pays-Bas ou la Belgique. Étant l’un des perdants de la Première Guerre mondiale, la Hongrie a perdu une grande partie de son territoire au profit de ses voisins, notamment la Roumanie. La langue hongroise, rare et difficile, serait sérieusement menacée par une immigration massive. On peut probablement dire sans risque de se tromper que la majorité de la population hongroise a tendance à être attachée à son identité nationale et pense qu’elle serait menacée par une immigration massive en provenance de cultures radicalement différentes. Ce n’est peut-être pas gentil de leur part, et comme tout le monde, ils peuvent changer. Mais pour l’instant, c’est ainsi qu’ils votent.

    En particulier, ils ont récemment voté massivement pour réélire Victor Orban, approuvant évidemment son refus de l’immigration incontrôlée. C’est ce qui a provoqué la surveillance étroite d’Orban et la recherche de signes de la mise en place d’une dictature. En conséquence, l’UE prend des mesures pour priver la Hongrie de ses droits politiques. Le 14 septembre, Victor Orban a clairement exposé sa position dans un discours prononcé devant le Parlement européen à Strasbourg :

    "Soyons francs. Ils veulent condamner la Hongrie et les Hongrois qui ont décidé que notre pays ne sera pas un pays d’immigration. Avec tout le respect que je vous dois, mais aussi fermement que possible, je rejette les menaces des forces pro-immigration, leur chantage à la Hongrie et aux Hongrois, toutes basées sur le mensonge. Je vous informe respectueusement que, quelle que soit votre décision, la Hongrie mettra fin à l’immigration illégale et défendra ses frontières contre vous si nécessaire."

    Cela a été accueilli avec indignation.

    L’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, actuellement président du groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe au Parlement européen et ardent fédéraliste européen, a répondu furieusement que « nous ne pouvons laisser des gouvernements populistes d’extrême droite entraîner des États européens démocratiques dans l’orbite de Vladimir Poutine ! »

    Dans un tweet à ses collègues du PE, Verhofstadt a averti : « Nous sommes dans une bataille existentielle pour la survie du projet européen. ... Pour le bien de l’Europe, nous devons l’arrêter ! »

    CNN a publié avec approbation un article d’opinion de Verhofstadt décrivant la Hongrie comme une "menace pour l’ordre international".

    « Dans les semaines et les mois à venir, la communauté internationale – et les États-Unis en particulier – devront tenir compte de notre avertissement et agir : le gouvernement hongrois est une menace pour l’ordre international fondé sur des règles, » a-t-il écrit.

    « Les gouvernements européens et les Etats-Unis ont l’obligation morale d’intervenir », a poursuivi M. Verhofstadt. « Nous ne pouvons laisser des gouvernements populistes d’extrême droite entraîner les États européens démocratiques sur l’orbite de Vladimir Poutine et saper les normes internationales de l’après-guerre. »

    Viennent ensuite les sanctions : « Les coûts politiques et financiers doivent être affectés à la lutte contre les gouvernements qui suivent une voie autoritaire et au soutien aux organisations de la société civile... ».

    Verhofstadt a conclu : « Ce n’est pas dans l’intérêt des peuples d’Amérique ou d’Europe. Nous devons l’arrêter … maintenant. »

    L’appel de Verhofstadt à l’Amérique pour « arrêter » le Premier ministre hongrois ressemble étrangement aux appels lancés à Brejnev par des communistes purs et durs pour envoyer les chars en Tchécoslovaquie réformiste en 1968. 

    Cependant, cet appel à l’intervention ne s’adressait pas au président Trump, qui est aussi impopulaire qu’Orban parmi les atlantistes, mais plutôt à l’état permanent que le fanatique belge suppose être toujours au pouvoir à Washington.

    Au début de son article sur CNN, Verhofstadt a rendu hommage à "feu John McCain, le grand John McCain, celui qui a un jour décrit Orban comme "un fasciste en cheville avec Poutine...". Celui qui a parcouru le monde en tant que chef de la branche républicaine du National Endowment for Democracy (NED), encourageant et finançant des groupes dissidents à se rebeller contre leurs gouvernements respectifs, en préparation de l’intervention américaine. Sénateur McCain, où êtes-vous maintenant qu’il faudrait changer de régime à Budapest ?

    La réputation de dictateur d’Orban en Occident est incontestablement liée à son conflit intense avec le financier d’origine hongroise George Soros, dont la fondation Open Society finance toutes sortes d’initiatives visant à promouvoir son rêve d’une société sans frontières, notamment en Europe orientale. Les activités de Soros pourraient être considérées comme une politique étrangère étasunienne privatisée, innocemment "non gouvernementale". L’une des initiatives de Soros est l’Université privée d’Europe centrale (UEC) basée à Budapest, dont le recteur est Michael Ignatieff, partisan de l’Open Society. La Hongrie a récemment imposé une taxe de 25% sur l’argent dépensé par les organisations non gouvernementales pour des programmes qui " visent directement ou indirectement à promouvoir l’immigration " , ce qui affecte l’UEC. Cela fait partie d’un paquet de mesures anti-immigration récemment adopté, connu sous le nom de projet de loi "Stop Soros". 

    Les mesures hongroises contre l’ingérence de Soros sont bien sûr dénoncées en Occident comme une grave violation des droits de l’homme, tandis qu’aux Etats-Unis, les procureurs recherchent frénétiquement la moindre trace d’ingérence russe ou d’agents russes.

    Dans un autre coup porté à l’ordre international fondé sur des règles, le cabinet du Premier ministre hongrois a récemment annoncé que le gouvernement cesserait de financer des cours universitaires en études de genre au motif qu’ils "ne peuvent être justifiés scientifiquement" et attirent trop peu d’étudiants pour être valables. Bien que financée par le secteur privé et donc capable de poursuivre son propre programme d’études sur le genre, l’UEC s’en est "étonnée" et a qualifié la mesure de "sans aucune justification ou antécédent".

    Comme l’Union soviétique, l’Union européenne n’est pas seulement un cadre institutionnel antidémocratique promouvant un système économique spécifique ; elle est aussi le véhicule d’une idéologie et d’un projet planétaire. Tous deux sont basés sur un dogme quant à ce qui est bon pour le monde : le communisme pour le premier, "l’ouverture" pour le second. Les deux exigent des citoyens des vertus qu’ils ne partagent peut-être pas : une égalité forcée, une générosité forcée. Tout cela peut sembler bien, mais de tels idéaux deviennent des méthodes de manipulation. L’imposition d’idéaux finit par se heurter à une résistance obstinée.

    Il y a différentes raisons d’être contre l’immigration tout comme d’être pour. L’idée de la démocratie était de trier et de choisir entre les idéaux et les intérêts pratiques par une discussion libre et, en fin de compte, à main levée : un vote éclairé. Le Centre autoritaire libéral représenté par Verhofstadt cherche à imposer ses valeurs, ses aspirations, voire sa version des faits aux citoyens qui sont dénoncés comme "populistes" s’ils sont en désaccord. Sous le communisme, les dissidents étaient appelés "ennemis du peuple". Pour les mondialistes libéraux, ce sont des "populistes", c’est-à-dire le peuple. Si l’on dit constamment aux gens que le choix se situe entre une gauche qui prône l’immigration massive et une droite qui la rejette, le virage vers la droite est inéluctable.

    Diana Johnstone

    #Hongrie #UE #union_européenne #union_soviétique #indépendance #viktor_orban #guy_verhofstadt #indépendance #migration #christianisme #john_mccain #NED #soros #open_society #UEC #idéologie #populisme #ennemis_du_peuple

    • Bruxelles : Les fanatiques de l’union européenne ne lisent pas les discours de monsieur Guy Verhofstadt.

      Le premier festival européen de la démocratie au Parc Léopold à Bruxelles RTBF avec Belga - 22 Septembre 2018
      https://www.rtbf.be/info/regions/detail_le-premier-festival-europeen-de-la-democratie-au-parc-leopold-a-bruxelle

      . . . . . .
      Le citoyen y sera invité à s’exprimer et à échanger des opinions avec des responsables politiques européens ainsi que des représentants des institutions européennes et d’organisations de la société civile. Divers groupes politiques européens y seront aussi représentés.

      Le festival, à l’initiative d’individus engagés, comprendra plusieurs scènes, des stands des institutions européennes, des outils interactifs ou encore des expositions sur l’Europe citoyenne et des formats de discussion variés, comme le Pechakucha, qui mêle une présentation orale à la projection de 20 diapositives se succédant toutes les 20 secondes.

      Jubel abordera des questions telles que l’origine de l’euroscepticisme, l’avenir des dialogues citoyens et cherchera des pistes pour transformer les institutions européennes en meilleurs organismes d’écoute.

      « Malgré plusieurs initiatives entreprises par les institutions européennes pour renouer le contact avec ses citoyens, Jubel est convaincu qu’une approche plus haute en couleur, originale et bottom-up est nécessaire pour créer un lien plus fort entre les citoyens européens et leurs élites », soulignent les organisateurs dans un communiqué
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      http://www.jubelfestival.eu

      The festival wants to contribute, by means of a bottom-up approach, to the idea of citizen consultations launched by French president #Macron and endorsed by his fellow heads of state and government, as well as the consolidated initiative of the European Commission, with the help of a structured output about the future of the European democratic project and the current functioning of the European Union.


  • Que peut changer la directive européenne sur le droit d’auteur pour les internautes ?
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/09/11/que-peut-changer-la-directive-europeenne-sur-le-droit-d-auteur-pour-les-inte

    Le Parlement européen se penchait, mercredi, sur une réforme contestée du copyright. Ce texte peut avoir des conséquences directes sur l’utilisation d’Internet. Le Parlement européen a finalement adopté, mercredi 12 septembre, le projet de directive censé adapter les droits d’auteur à l’heure du numérique. Il offre une victoire nette aux industries des médias et de la culture, qui ont beaucoup milité pour son adoption. Pour les opposants à cette directive – les grandes entreprises du Web et les (...)

    #Google #Facebook #algorithme #Robocopyright #censure #filtrage #législation #copyright (...)

    ##GAFAM


  • Sur YouTube, la détection automatique des contenus soumis à droit d’auteur ne satisfait personne
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/07/05/droit-d-auteur-sur-youtube-personne-n-est-vraiment-satisfait-de-la-reconnais

    La directive européenne voulait imposer à toutes les plates-formes des systèmes de reconnaissance automatique lorsqu’un internaute met en ligne une vidéo ou une chanson. Le Parlement européen a rejeté en l’état, jeudi 5 juillet, un important projet de directive européenne sur le droit d’auteur. Le texte sera à nouveau débattu en septembre, notamment l’un de ses articles les plus polémiques : l’article 13. Visant à protéger les auteurs face à la réutilisation de leurs œuvres sur des plates-formes (...)

    #Google #YouTube #algorithme #Robocopyright #ContentID #censure #filtrage #législation #web (...)

    ##copyright


  • Articles 11/13 : la liberté du web sacrifiée sous un tonnerre d’applaudissements
    https://mrmondialisation.org/articles-11-13-la-liberte-du-web-sacrifiee

    En adoptant une directive controversée sur le droit d’auteur, dont le filtrage à l’upload, le Parlement européen se plie aux exigences des éditeurs de presse et de l’industrie du divertissement. Les dispositions, si elles devaient entrer en vigueur de manière définitive, changeraient radicalement le visage d’internet avec le risque d’un coup de grâce pour le « libre » et ses plateformes alternatives. Les plateformes web devront-elles bientôt payer à chaque fois qu’elles utilisent un simple lien ou (...)

    #algorithme #Robocopyright #censure #filtrage #législation #web #surveillance #copyright (...)

    ##GAFAM