organization:maison du peuple

  • #Lecture #Audio : Comment la machine policière a brisé la manif du 1er mai
    https://archive.org/details/MachinePoliciere1erMai_Basta


    « Tout le monde voulait échapper aux forces de l’ordre » : comment la machine policière a brisé la manif du 1er mai
    Selon les autorités, une partie des manifestants auraient « volé » le défilé du 1er mai à Paris. Depuis le cortège, et à écouter les témoignages, c’est un autre tableau qui se dessine. Au niveau de la Pitié-Salpêtrière et sur le boulevard Saint-Marcel, des milliers de personnes de tous âges ont été contenues dans une immense nasse, progressivement refermée à coups de matraques et de lacrymogènes. Une partie d’entre-elles ont dû se réfugier dans les halls d’immeubles pour éviter l’écrasement et la suffocation. Fidèles aux consignes données, les forces de l’ordre ont fait preuve d’une agressivité qui, loin de se limiter à ses adversaires déclarés, a brutalisé l’ensemble de la
    manifestation.

    Article de Thomas Clerget
    à lire, richement illustré de photos, vidéos et tweets de témoins, sur @bastamag !
    https://www.bastamag.net/Tout-le-monde-voulait-echapper-aux-forces-de-l-ordre-comment-la-machine

    Débunkage de l’intox sur l’Hôpital Pitié-Salpêtrière et liste d’articles par la suite : https://seenthis.net/messages/778352

    Photo d’illustration : devant la "Maison du Peuple des Gilets Jaunes de Saint-Nazaire & Alentours", le 14/04/2019 par @val_k
    Série complète et infos à retrouver ici : https://www.flickr.com/photos/valkphotos/albums/72157680024416028

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    #Repression


  • #Saint-Nazaire (44) : #ouverture de la #Maison_du_peuple 2
    https://fr.squat.net/2019/05/01/saint-nazaire-44-ouverture-de-la-maison-du-peuple-2

    Depuis le 24 novembre 2018, un squat ouvert par des #Gilets_Jaunes de Saint-Nazaire au 113 boulevard de Maupertuis servait de Maison du Peuple, en lieu et place des anciennes Assedic et de la sous-préfecture par intérim. Mais suite aux procédures judiciaires lancées par les propriétaires pour expulser la Maison du Peuple, les clés ont […]

    #Donges


  • #Montpellier : De la réouverture du Royal Occupé à la Maison du Peuple
    https://fr.squat.net/2019/04/29/montpellier-de-la-reouverture-du-royal-occupe-a-la-maison-du-peuple

    Le bâtiment du Royal vient de réouvrir grâce à la volonté et la coordination des #Gilets_Jaunes. Il devient #la_Maison_du_Peuple_de_Montpellier et la première réunion de fondation (assemblée générale gilets jaunes) a eu lieu dimanche 28 avril 2019. Le Royal Occupé avait été occupé une première fois en mai 2016 et […]

    #13_rue_Boussairolles #le_Royal_Occupé #ouverture #réoccupation


  • Maison du Peuple 2 - besoin de soutien à #donges
    https://nantes.indymedia.org/articles/45455

    Ce matin, un gars de la CARENE et des policiers sont venus constater l’occupation de la maison de Donges. Ils ont déclaré que la procédure d’expulsion allait être lancée et que, très sûr d’eux, celle-ci serait bien plus courte que pour la MdP.

    #/ #squat #logement #gilets_jaunes #Saint-Nazaire #/,squat,logement,gilets_jaunes


  • « Qui sont les Black-Blocs ? » ... Maison du Peuple #1 des #GiletsJaunes de Saint-Nazaire : 24/11/18 > 23/04/19 - Appel pour la #2 & prochaines dates +>
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/33804262068

    Flickr

    ValK. a posté une photo : 23/04/19 - Appel pour la #2 & prochaines dates +>" />

    APPEL des Gilets Jaunes de la Maison du Peuple de Saint-Nazaire & Alentours pour la Maison du Peuple #2 : « /.../ Nous cherchons un terrain ou un bâtiment qui pourrait être prêté ou loué à prix raisonnable où nous pourrons nous rassembler et faire naître des projets /.../ » : giletjaune44.livehost.fr/2019/04/21/appel-pour-la-maison-...

    Compte-rendu de la dernière AG et prochains RdV : nantes.indymedia.org/articles/45382

    + CONTACT : maisondupeuplesn@riseup.net + SITE : maisondupeuplesn.fr

    + Lire aussi les reportages de Presquile Gazette : www.presquilegazette.net/presquilegazette-net-pages/a-nou...

    + Lire des retours sur l’Assemblée des Assemblées (...)


  • Fin de la Maison du Peuple #1 des #GiletsJaunes de Saint-Nazaire : 24/11/18 > 23/04/19 - Appel pour la #2 & prochaines dates +>
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/47628963382

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    APPEL des Gilets Jaunes de la Maison du Peuple de Saint-Nazaire & Alentours pour la Maison du Peuple #2 : « /.../ Nous cherchons un terrain ou un bâtiment qui pourrait être prêté ou loué à prix raisonnable où nous pourrons nous rassembler et faire naître des projets /.../ » : giletjaune44.livehost.fr/2019/04/21/appel-pour-la-maison-...

    Compte-rendu de la dernière AG et prochains RdV : nantes.indymedia.org/articles/45382

    + CONTACT : maisondupeuplesn@riseup.net + SITE : maisondupeuplesn.fr

    + Lire aussi les reportages de Presquile Gazette : www.presquilegazette.net/presquilegazette-net-pages/a-nou...

    + Lire des retours sur l’Assemblée des Assemblées (...)


  • [Saint-Nazaire] Compte-rendu d’AG du 22 avril : dernière dans les murs de la Maison du Peuple
    https://nantes.indymedia.org/articles/45382

    Les prochains Rendez-vous : mercredi après-midi : chez Ludo, groupe de travail sur l’organisation et le fonctionnement (le contacter si intéressé) jeudi : 9 h Tribunal pour soutenir Yoyo 14 h Tribunal pour soutenir Morgane, Emilie et Oopa 19 h AG à la Base sous-marine samedi 8h : manifestation à Pontchâteau dimanche : 16 h groupe de travail sur l’Education populaire proposé par Espé 20h Bilan de l’ADA

    #gilets_jaunes #presquile #Saint-Nazaire


  • Aujourd’hui, c’est la fin de la Maison du Peuple #1 des #GiletsJaunes de #SaintNazaire / @MDPSaintNazaire. L’occasion de lui rendre hommage et de diffuser son appel pour la #MdPSN #2 +>
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/46761137425

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    APPEL des Gilets Jaunes de la Maison du Peuple de Saint-Nazaire & Alentours pour la Maison du Peuple #2 : « /.../ Nous cherchons un terrain ou un bâtiment qui pourrait être prêté ou loué à prix raisonnable où nous pourrons nous rassembler et faire naître des projets /.../ » :
    http://giletjaune44.livehost.fr/2019/04/21/appel-pour-la-maison-du-peuple-2

    + CONTACT : maisondupeuplesn@riseup.net

    + SITE : http://maisondupeuplesn.fr

    + Lire aussi les reportages de Presquile Gazette : https://www.presquilegazette.net/presquilegazette-net-pages/a-nous-de-jouer/gilets-jaunes/manifestation-des-gilets-jaunes-a-st-nazaire.html

    + Lire des retours sur l’Assemblée des Assemblées : https://reporterre.net/Gilets-jaunes-l-Appel-de-Saint-Nazaire & https://lundi.am/A-Saint-Nazaire-on-reapprend-a-construire-ensemble & en écoute chez Radio Parleur : https://radioparleur.net/2019/04/07/gilets-jaunes-saint-nazaire-assemblee

    +++ de photos : http://frama.link/valk


  • Attracteur, une démocratie en cours de construction
    http://www.dedefensa.org/article/attracteur-une-democratie-en-cours-de-construction

    Attracteur, une démocratie en cours de construction

    Pluie et bruits, Saint-Nazaire 6, 7 et 8 avril 2019

    Le ciel belliqueux avait sorti toute sa panoplie, une bruine fine, un gris d’acier et un silence granité du seul clapotement de ses armes. Sur la place de la gare où s’alignent en rangée sage une dizaine de bistrots, marche à pas vifs un homme en gilet jaune. L’homme très affairé à retrouver une adresse propose de me conduire avec son groupe au site.

    La Maison du Peuple, port fiévreux, troue de son abondante fluorescence l’écran de pluie pour nous accueillir. Dans la grande salle au plafond portant la marque encore fraîche des cloisons abattues, un intense brouhaha fait place à l’écoute du programme très fourni de la journée. L’auditoire, presque recueilli, est attentif.

    Des rapporteurs des séances (...)


  • Chroniques de la couleur

    Une grosse recension de textes (et autres médias) sur les Gilets Jaunes.

    Les liens cliquables sont par là :
    http://inter-zones.org/chroniques-de-la-couleur

    –—

    Sophie Wahnich : Les gilets jaunes et 1789 : Résurgences révolutionnaires, 18 Décembre 2018

    Achille Mbembe : Pourquoi il n’y aura pas de gilets jaunes en Afrique, 18 décembre 2018

    Michalis Lianos : Une politique expérientielle – Les gilets jaunes en tant que peuple, 17 décembre 2018

    Fanny Gallot : Les femmes dans le mouvement des gilets jaunes : révolte de classe, transgression de genre, 17 décembre 2018

    Stéphane Zagdanski : Réflexions sur la question jaune, 17 décembre 2018

    Yves Pagès : Bloqueurs de tous les ronds-points, rions jaune… et ne cédons rien, 17 décembre 2018

    Alessandro Stella : Gilets jaunes et Ciompi à l’assaut des beaux quartiers, 16 décembre 2018

    Juan Chingo : Gilets jaunes : Le retour du spectre de la révolution, 16 décembre 2018

    Pierre-Yves Bulteau : À Saint-Nazaire : Je ne suis pas en lutte, je suis une lutte, 15 décembre 2018

    Florence Aubenas : Gilets jaunes : La révolte des ronds-points, 15 décembre 2018

    Sarah Kilani et Thomas Moreau : Gilets jaunes : Pour la gauche, l’antifascisme ne doit pas être une option, 15 décembre 2018

    Anonyme : Danse imbécile ! Danse ! Notes sur le mouvement en cours, 14 décembre 2018

    Jean-Baptiste Vidalou : L’écologie du mensonge à terre, 14 décembre 2018

    Toni Negri : Chroniques françaises, 14 Décembre 2018

    David Graeber : Les gilets jaunes font partie d’un mouvement révolutionnaire plus large, 14 décembre 2018

    Jérôme Ferrari : On fera de vous une classe bien sage, 13 décembre 2018

    Etienne Balibar : Gilets jaunes : Le sens du face à face, 13 décembre 2018

    Jérôme Baschet : Pour une nouvelle nuit du 4 août (ou plus), 13 décembre 2018

    Andreas Malm : Ce que le mouvement des gilets jaunes nous dit du combat pour la justice climatique, 13 décembre 2018

    Collectif : Communiqué de la coordination de Saint-Lazare, 12 décembre 2018

    Michèle Riot-Sarcey : Les gilets jaunes ou l’enjeu démocratique, 12 décembre 2018

    Mathieu Rigouste : Violences policières : Il y a derrière chaque blessure une industrie qui tire des profits, 12 décembre 2018

    Leslie Kaplan : Un monde soudain devenu injustifiable aux yeux de tous, 12 décembre 2018

    Pierre Dardot et Christian Laval : Avec les gilets jaunes : Contre la représentation, pour la démocratie, 12 décembre 2018

    Jacques Rancière : Quelle égalité de la parole en démocratie ? 12 décembre 2018

    Collectif : Gilets jaunes : Une enquête pionnière sur la révolte des revenus modestes, 11 décembre 2018

    Cédric Durand et Razmig Keucheyan : Avec les gilets jaunes, pour une nouvelle hégémonie, 11 décembre 2018

    Cédric Durand : Le fond de l’air est jaune, 11 décembre 2018

    Joshua Clover : Les émeutes des ronds-points, 11 décembre 2018

    Joao Gabriell : À propos du discours de Macron du 10 décembre, 11 décembre 2018

    Femmes en lutte 93 : Acte V Gilets jaunes : La place des femmes et LGBT est dans la lutte, 10 décembre 2018

    Michelle Zancarini-Fournel : Le mouvement des gilets jaunes favorise la cohésion intergénérationnelle des milieux populaires, 10 décembre 2018

    Syllepse : Gilets jaunes : Des clefs pour comprendre, 10 décembre 2018

    Annie Ernaux : Il n’y a pas de nouveau monde, ça n’existe pas, 9 décembre 2018

    Alain Bertho : Il ne s’agit pas d’un simple mouvement social, 8 décembre 2018

    Jérôme Baschet : Lettre à celles et ceux qui ne sont rien, depuis le Chiapas rebelle, 8 décembre 2018

    Raoul Vaneigem : Les raisons de la colère, 8 décembre 2018

    Laurent Mucchielli : Deux ou trois choses dont je suis presque certain à propos des gilets jaunes, 8 décembre 2018

    Les Gilets Jaunes de St Nazaire et leur Maison du Peuple, 7 décembre 2018

    Appel des gilets jaunes de Commercy à la formation d’assemblées populaires, 7 décembre 2018

    Lundimatin : Ici La Réunion ! 7 décembre 2018

    Pierre Bance : L’heure de la commune des communes a sonné ! En soutien à l’appel de Commercy, 7 décembre 2018

    Alèssi Dell’Umbria : Marseille, Debout, Soulève-toi ! 7 décembre 2018

    Eric Hazan : Paris n’est pas un acteur, mais un champ de bataille, 7 décembre 2018

    Rafik Chekkat : À Mantes-la-Jolie, domination policière et humiliation de la jeunesse, 7 décembre 2018

    Etienne Penissat et Thomas Amossé : Gilets jaunes : des automobilistes aux travailleurs subalternes, 6 décembre 2018

    Plateforme d’Enquêtes Militantes : Une situation excellente ? 6 Décembre 2018

    Alain Bertho : Gilets jaunes : Crépuscule du parlementarisme, 6 décembre 2018

    Frédéric Gros : On voudrait une colère, mais polie, bien élevée, 6 décembre 2018

    Danielle Tartakowsky : Les gilets jaunes n’ont rien de commun avec Mai 68, 6 décembre 2018

    Ballast : Gilets jaunes : Carnet d’un soulèvement, 5 décembre 2018

    Frédéric Lordon : Fin de monde ?5 décembre 2018

    Eric Toussaint : Gilets jaunes : Apprendre de l’histoire et agir dans le présent - Des propositions à ceux et celles qui luttent, 5 décembre 2018

    Grozeille, Que leur nom soit Légion : À propos des gilets jaunes, 5 décembre 2018

    Samuel Hayat : Les Gilets Jaunes, l’économie morale et le pouvoir, 5 décembre 2018

    Sophie Wahnich : La structure des mobilisations actuelles correspond à celle des sans-culottes, 4 décembre 2018

    Stefano Palombarini : Les gilets jaunes constituent une coalition sociale assez inédite, 4 Décembre 2018

    Édouard Louis : Chaque personne qui insultait un gilet jaune insultait mon père, 4 décembre 2018

    Chantal Mouffe : Gilets jaunes : Une réaction à l’explosion des inégalités entre les super riches et les classes moyennes, 3 décembre 2018

    Yves Pagès : La façade du triomphalisme macronien ravalée à l’aérosol par quelques bons-à-rien, 3 décembre 2018

    Yannis Youlountas : Cours, gilet jaune, le vieux monde est derrière toi ! 3 décembre 2018

    Les Lettres jaunes, Bulletin de lecture quotidien des Gilets Jaunes, pour aller plus loin ! 3 décembre 2018

    Alain Bihr : Les gilets jaunes : pourquoi et comment en être ? 2 décembre 2018

    Gérard Noiriel : Pour Macron, les classes populaires n’existent pas, 2 décembre 2018

    Temps critiques : Sur le mouvement des Gilets jaunes, 1 décembre 2018

    Zadibao : Climat jaune et changement de gilet, 30 novembre 2018

    Plateforme d’Enquêtes Militantes : Sur une ligne de crête : Notes sur le mouvement des gilets jaunes, 30 novembre 2018

    Lundimatin : Le mouvement des Gilets Jaunes à la Réunion, 29 novembre 2018

    Sophie Wahnich : Postérité et civisme révolutionnaire, 28 novembre 2018

    Le comité Adama rejoint les gilets jaunes : Ce n’est pas une alliance au prix d’un renoncement politique, 27 novembre 2018

    Comité Adama : Si nous voulons changer notre destin, nous devons lutter dans la rue, 26 novembre 26

    Bruno Amable : Vers un bloc antibourgeois ? 26 novembre 2018

    Benoît Coquard : Qui sont et que veulent les gilets jaunes ? 23 novembre 2018

    Félix Boggio Éwanjé-Épée : Le gilet jaune comme signifiant flottant, 22 novembre 2018

    Anshel K. et Amos L. : Les amours jaunes, 21 novembre 2018

    Les Chroniques de La Meute, 18 novembre 2018

    Aurélien Barrau : À propos de la manif du 17 novembre, 15 novembre 2018



  • Maison du Peuple de Saint-Nazaire et alentours
    Nos exigences.

    Réunis en assemblé ce jeudi 29 novembre 2018, nous, gilets jaunes de la région de Saint-Nazaire ici présents, exigeons, par un vote unanime :

    – la démission de Macron
    – la baisse des prix des produits de première nécessité (carburants, eau, gaz, électricité, logement etc…)
    – des taxes sur le kérosène des avions et sur le fuel lourd des navires + taxes sur ces pollutions
    – l’augmentation des salaires, retraites et autres minimas, sans baisse des cotisations sociales
    – le rétablissement de l’ISF et la lutte contre l’évasion fiscale pour financer les services publics et la transition énergétique
    – le partage égalitaire des richesses
    – le développement des énergies renouvelables
    – la nationalisation du secteur de l’énergie, des banques et des autoroutes
    – le droit de révocabilité des élus à tous les niveaux
    – le plafonnement de l’indemnisation des élus à la hauteur du revenu moyen
    – la dissolution du gouvernement et refondation de notre république par les assemblées représentatives du peuple.
    – le respect du droit des enfants (éducation, santé….)
    – la traduction dans les faits de notre devise : liberté, égalité, fraternité


  • vous connaissez peut-être déjà un peu cet endroit incroyable (on le découvre par exemple à travers le film de Quentin Maussang qui y montrait le travail sur "Ra" https://www.youtube.com/edit?o=U&video_id=0h6_IlxnZIg

    ).

    Son actuel directeur, Christophe Joneau, un gars vraiment chouette qui se démène pour la Fraternelle, fait passer ces temps-ci un appel pour soutenir la structure ; je relaie ici cet appel :

    Voilà plus de trente ans que notre association fait vivre La Maison du Peuple patrimoine unique de la mémoire coopérative. Cet héritage qu’il est si important de rappeler aujourd’hui, prend forme dans les activités multiples que nous proposons à tous tout au long de l’année. Au fil du temps, nous avons développé un savoir-faire autour de la diffusion, la production, la transmission de formes et de techniques inattendues, avec le souci d’une démarche privilégiant des expressions artistiques populaires et exigeantes à la fois. Notre objectif est de favoriser les rencontres et les croisements entre les différentes pratiques artistiques, l’existence de temps de partage avec des musiciens, des danseurs, des comédiens, des réalisateurs, des plasticiens, des techniciens, les bénévoles de La fraternelle et le public. Une Maison du Peuple avec de la culture en nourriture et le partage en ligne de mire.
    L’équilibre financier et économique d’une telle aventure n’est pas simple. La fraternelle est avant tout un projet de territoire qui travaille en coopération avec toutes les collectivités et les partenaires institutionnels.
    Leur soutien et leur confiance nous sont devenus indispensables. S’ajoutent à ce potentiel riche un réel soutien des 402 adhérents de l’association, du public (50 000 entrées annuelles), des artistes et techniciens du spectacle. Sans tous ces engagements sur lesquels nous pouvons compter rien ne serait possible.
    De nombreux donateurs se sont manifestés à la fin de l’année 2017. Grâce à eux la somme de 15 800 € a été collectée. Pour répondre à un objectif ciblé : alléger le coût de la mise aux normes réalisée au cours de l’année 2017. Cette année encore, l’association a fait plusieurs investissements nécessaires à son activité :
    • Le renforcement et la sécurisation de la maison ;
    • Un nouveau site internet plus fonctionnel permettant notamment l’achat de billets en ligne et bientôt les produits de la boutique ;
    • Un plancher danse mobile et modulable pour pouvoir développer les projets danse dans et en dehors de la maison ;
    • Un traceur numérique pour l’atelier sérigraphie.
    Autant d’investissements qui nous permettent de développer nos activités.
    Soutenir financièrement ou humainement La fraternelle c’est permettre à notre association de mener sa mission culturelle sur le territoire, comme par le passé la coopérative menait son action sociale. Pour nous soutenir un menu multiple :
    • faire un don financier déductible des impôts* à titre individuel ;
    • être ou devenir adhérent ;
    • acheter ou offrir des places de cinéma et/ou de spectacle/concert ;
    • participer aux ateliers proposés tout au long de l’année ;
    • faire l’acquisition d’une estampe et/ou prendre un abonnement à l’art’Othèque ;
    • devenir bénévole ;
    • promouvoir La fraternelle dans ses activités partout où vous pouvez.
    Saint-Claude a un petit joyaux plutôt unique en France, ce n’est pas que la pipe, que le diamant, c’est aussi une Maison du Peuple. Plus que jamais nous avons besoin de votre présence et si possible de vos dons, pour continuer à faire vivre cette merveilleuse aventure humaine et artistique : La fraternelle !
    Le Conseil d’administration de La fraternelle
    Les bénévoles
    L’équipe salariée
    * Reconnue d’intérêt général le 15 avril 2015, Les dons et versements que l’association La fraternelle reçoit, ouvrent droit à la réduction d’impôts prévue par les articles 200-1 et 238 bis du CGI :
    POUR UN PARTICULIER 66 % du montant du don, dans la limite de 20% du revenu imposable du donneur.
    POUR UNE ENTREPRISE 60% du montant du don, dans la limite de 5% du chiffre d’affaires

    Comment faire un don ?
    par voie postale : en nous envoyant un chèque à l’ordre de “association La fraternelle” accompagné du bon soutien à télécharger ICI : https://maisondupeuple.us2.list-manage.com/track/click?u=15d9d9367cf5f99f9560f9064&id=d38d40b5f1&e=8e
    par virement bancaire : en mettant l’intitulé “DON LA FRATERNELLE”
    Caisse d’Epargne Franche-Comté
    IBAN : FR76 1213 5003 0008 0515 8927 251
    BIC : CEPAFRPP213 Bien penser à envoyer une notification de virement à info@maisondupeuple.fravec vos coordonnées postales
    Pour tout don reçu avant le 31 décembre, un rescrit fiscal sur l’année 2018 vous sera envoyé.
    Télécharger l’appel à soutien au format pdf : https://maisondupeuple.us2.list-manage.com/track/click?u=15d9d9367cf5f99f9560f9064&id=8f2d222f31&e=8e
    Association La fraternelle / 12 rue de la Poyat à Saint-Claude ~ tél. 03 84 45 42 26
    WWW.MAISONDUPEUPLE.FR
    la.fraternelle@maisondupeuple.fr

    #soutien #la fraternelle


  • #Manif10octobre #Nantes : la belle cabane « Maison du Peuple Nantais »
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/37610781542

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    Manifestation unitaire pour la Fonction Publique, contre la Loi Travail XXL et l’État d’Urgence permanent, Nantes le 10 octobre 2017. Suivi en direct par Radio Cayenne sur nantes.indymedia.org/articles/38758 Rappel, mes photos sont pour la lutte et les #médiaslibres, pas permettre aux mainstream ou réseaux sociaux de se faire du blé... merci !


  • #Radio_Croco, la #radio_libre de la Maison du peuple de #Rennes, met quelques archives en ligne. Bon, ce serait bien de dépasser le stade facebook-soundcloud-vimeo du podcast, parce que les solutions libres (et gratuites) qui ne fliquent pas les auditrices/teurs existent (archive.org par exemple), mais c’est néanmoins sacrément bien de pouvoir écouter ces archives.

    Il y a donc des jingles et des chansons du Prolétariat Mondial Organiseyyy qui causent d’autre chose que de la radio. Le tout :
    https://soundcloud.com/user-353928442

    Une micro-sélection :

    https://soundcloud.com/user-353928442/jingleradiocroco-point-marx

    https://soundcloud.com/user-353928442/jingleradiocroco-societe-spectaculaire-marchande-a-bas-la

    https://soundcloud.com/user-353928442/jingleradiocroco-bagelstein-boycott

    Et une émission, appelée au départ Matinale ou borborygme, puis Socialisme et borborygme, dont on trouve la première ici

    Lors de cette émission (21 mai 2016) nous répondions à une émission antérieure sur radio croco qui faisait la promotion de la décroissance à la sauce colibri et compagnie. Ce fut l’occasion de critiquer les ressorts de la « bonne conscience », de l’action individuelle, du retour à un passé fantasmé, et d’y opposer une analyse matérialiste des rapports sociaux et la nécessité des luttes collectives.
    Par contre le son est très difficile malheureusement.

    https://soundcloud.com/user-261395619/1e-emission-sur-lideologie-de-la-decroissance

    et les suivantes là

    A l’occasion de l’émission « Matinale ou Borborygme » - « l’émission qui radicalise en douceur » Pierre Douillard-Lefevre est venu nous causer de la militarisation de la police, du maintien de l’ordre et plus globalement des violences d’état.
    Pour les personnes qui souhaiteraient écouter uniquement son intervention, elle commence vers 27mn50sec.
    Matinale ou Borborygme est un des programmes qui ont été diffusés à l’antenne de radio croco, média de lutte créé dans le cadre de la lutte contre la loi travail (et son monde), et plus spécifiquement dans un pemier temps dans les murs de la Maison du Peuple Occupée à Rennes.

    https://vimeo.com/171302323

    3e épisode de l’émission « Socialisme ou Borborygme » consacrée à la piraterie.

    https://vimeo.com/171310132

    #audio #luttes_sociales


  • SI UNE FORCE DÉCOUVRE SON PROPRE NOMBRE...

    Le gouvernement révèle qu’il « puise déjà dans ses réserves stratégiques ». Il croit parler carburant.

    Dans certains contextes (fin de règne, modèle dominant usagé, veille d’apocalypse), il est plus difficile que d’ordinaire d’enfermer la générosité et la détermination. On a beau les assigner à résidence, les murer dans le silence et le mensonge, ou les incarcérer tout court, rien n’y fait. Impossible de dire alors où s’arrête le rayon d’action d’un geste, pour peu qu’il soit simple et franc. À croire qu’il suffit parfois d’y aller franchement, pour faire dans l’époque une mince ouverture. Un déchirement de chemise peut trouver, bien plus tard, un prolongement inattendu. Signe discret que le présent s’est ouvert. Que nous vaut l’efficacité de cette chemise de DRH arrachée ? Si le geste trouve à se continuer, c’est peut-être qu’il arrive de très très loin, du plus profond de nous. C’est peut-être qu’il est dans le futur.

    Depuis mars, semaine après semaine, l’émeute est comme un fou rire : plus on la réprime, plus on la tient confinée, plus elle éclate et se communique. La vigueur des cortèges de jeunesse – où l’on s’en prend à la police, et accessoirement aux agences bancaires – la salubre énergie des méchants casseurs devait à la longue se révéler contaminante. Gares, ports, autoroutes, centres logistiques, raffineries, terminaux et dépôts pétroliers, centrales nucléaires : on s’avance tranquillement et sûrement vers un blocage de la France entière.

    Un virus sérieux sait muter. Ce qui est manifestation offensive à un endroit, devient blocage acharné un peu plus loin. C’est la même volonté de faire mal à l’ordre en place. Si la radicalité d’une action anticapitaliste se mesure à la longueur de l’ardoise, eh bien, les syndicalistes l’emportent haut-la-main sur les autonomes.

    Quel rapport peut s’établir entre la bonne vieille CGT et les (très courus) cortèges d’infréquentables ? A priori tout nous oppose. Or, le propre d’une lutte est justement d’avoir raison des « a priori ». Le 24 mai, à 4 heures 30 du matin, quand les forces de sécurité ont viré le blocage de Fos-sur-Mer, elles ont ramassé. Il n’y a pas dix mille façons de faire preuve de détermination. 7 blessés côté loyalistes. À l’entendre, la CGT veut avant tout éviter la bagarre, en déplaçant les barrages au gré des interventions de la police. Mais face au jusqu’au-boutisme froid de l’exécutif, à un certain moment, on doit se défendre. Fatalement. Et la meilleure défense,

    En définitive, l’écart le plus grand qu’on pourra jamais trouver dans ce mouvement ne se situe pas entre shegueys et syndiqués, charos et orgas, désœuvrés et travailleurs. Il se situe entre Martinez 1 et Martinez 2. La grande question est donc : Philippe, il s’est passé quoi ?
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    « Maintenant, on a les directions syndicales avec nous ? » Rosa Luxemburg parle de ces moments où « le nombre découvre sa propre force ». Aujourd’hui, il semble qu’une force découvre, n’en finit pas de découvrir, son propre nombre.
    Quelle force ? Depuis deux mois, on grandit ensemble, en avançant. Comme on pouvait le lire sur une de ces banderoles renforcées qui, mises bout à bout, forment une sorte de journal vivant de la lutte : « Nous naissons de partout, nous sommes sans limites ». (On imagine que faire corps avec un message doit avoir en soi quelque chose de renforçant, cela doit venir blinder la bâche derrière laquelle on charge les flics. Bien sûr, chacun reste libre de ne pas y voir un rapport offensif et touchant avec la vérité.)

    Mais quelle force ? En plein cœur du mouvement, il n’y a pas l’unité, il y a les contradictions, les désaccords à leur comble. Qu’on en reste là, et c’est le malentendu qui triomphe : le service d’ordre du 17 mai en mode casques manches de pioche, lancé à l’assaut des jeunes déters, et qui s’en revient la queue entre les jambes, conspué par 5000 personnes. Mais qu’on continue à avancer, et c’est simplement [notre force] qui peu à peu se dégage, la vérité qui progresse.

    Vérité, au sens où ce ne sont pas les automatismes qui ont le dessus, mais ce qui les détraque. Au sens où nul ne se satisfait « d’être soi-même », où chacun se trouve heureusement dépassé.
    Au sens où personne, tant qu’on avance, ne peut dire ce qui réellement est en train d’avoir lieu. Où chacun sent bien que son angle d’attaque n’est qu’une pièce au service de la situation : une pièce du puzzle, qui ne prend sens qu’aux côtés des autres. Vérité, comme un puzzle dont personne ne connaît d’avance l’image complète – si ce n’est Flamby, dans ses rêves (« Les vacances, et tout cela s’évanouira, tout retournera au néant »). Vérité, au sens où on ne lâche rien, puisqu’on ne connaît qu’un mot d’ordre, qu’on garde comme un talisman : « Continuons le début ».

    Notre force ? Il n’y a d’unité que dans l’ennemi commun, et la confrontation interne : unité négative. Aussi faut-il élever la négation au rang d’art, et commencer par distinguer plusieurs manières d’être [contre]. On ne s’oppose pas à Cazeneuve comme on se tient à distance de telle pratique au sein de la lutte, ou encore comme on désapprouve un ami.

    Nous de la lutte, notre force est insaisissable, intempestive, réductible à rien de répertorié. Par conséquent, ses détracteurs doivent l’appeler violence – et l’entourer de la nuée lexicale traditionnelle : « casseurs », « en marge », « une minorité », « radicalisation », « ultras », « archaïsmes », etc. Le gouvernement en trois mots : isoler les violents. En date du 26 mai, la CGT est à son tour qualifiée d’« organisation extrémiste minoritaire ». Il est à parier que, dans deux jours sur BFM, ses militants seront décorés casseurs. À tout le moins, Gattaz donnera dans la « dictature stalinienne » et le « terrorisme ».

    Le pouvoir parle de « violence » quand il flaire l’irrécupérable. Trouble, flou, tabou universel, ce concept permet toutes les confusions propices au parti de l’ordre. Depuis le temps on connaît la musique. D’un côté, ce qui est violent et insoumis à l’ordre républicain est nécessairement disqualifié : barbarie. De l’autre, la violence dont la République fait usage est plus que légitime, si légitime qu’elle disparaît : on parlera tout au plus de « fermeté ».

    Ainsi, le monopole de la violence existe à proportion de sa disparition aux yeux de tous. Qu’il crève l’écran prouve immédiatement à l’État qu’on le lui conteste en acte, son monopole. Le théologien de la Place Beauvau doit alors monter en chaire, et s’élever contre « ceux qui théorisent une consubstantialité de la police à la violence ». Hum, complexe.

    L’ennemi s’embourbe dans l’impossibilité où il est de pouvoir assumer sa violence. À l’inverse, assumons ! Il suffit d’apporter une définition amie, hérétique. La violence, c’est « la qualité de ce qui agit avec force ». L’enjeu politique n’est pas ailleurs : telle expression violente rencontrera-t-elle son propre nombre ? Telle force découvrira-t-elle son propre monde ?
    « Le nombre » dont on parle c’est un [nombre singulier], c’est telle force, ce n’est pas le plus grand nombre. C’est ce qui, à chaque lutte, vient au devant de la scène : nous. La défaite, c’est quand nous de la lutte nous laissons à nouveau dispatchés en individus, classes, peuple. « L’individu » ? L’illusion de la liberté. « Le groupe social » ? Le nous identitaire, la communauté aliénée. « Le peuple », « le plus grand nombre » ? Alibis en béton de toute oligarchie.

    La défaite, elle vient toujours comme notre retour à l’état social. La défaite c’est nous, mais divisés en personnes, figés en groupes arrêtables, préfabriqués en classes, et fantasmés en peuple. On ne nous y reprendra plus.
    Alors, que reste-t-il ? Cette simple idée. Partir de ce qu’il y a de meilleur en nous : ces moments où nous avons su faire preuve ensemble de générosité et de détermination. Ces deux mois et demi en regorgent (#pontd’austerlitz). Partant de là, il reste à « penser, attaquer, construire. »

    Quand le contact se fait entre ces deux éléments, force & nombre, quand la magie opère, alors, rien ne nous arrête. Et l’alchimie tient en partie à cela : que l’on s’exerce, encore et encore, à faire l’impossible résumé des épisodes précédents. Previously bienveillant et partial.
    Notre force a su répondre à une intrusion de la police dans une fac (17 mars) par une manif sauvage offensive (21 mars). Elle a su répondre au tabassage d’un lycéen par des attaques de commissariats (25 mars). Comme elle a répondu plus tard à la mutilation d’un manifestant par la prise de la Maison du Peuple, en plein cœur de la zone rouge (Rennes, 1er mai). Quand le RAID a mis fin à l’occupation, notre vengeance a été belle. « Toutes nos condoléances aux familles des vitrines ». – On me souffle dans l’oreillette que la Maison du Peuple vient d’être réoccupée (27 mai) – puis évacuée de nouveau (29 mai).

    Étrangère aux canaux classiques de la représentation, notre force a su presque partout se rendre autonome dans des cortèges distincts, en prenant la tête des défilés unitaires, ou encore en chassant le SO qu’on avait tragi-comiquement lancé à ses trousses. (On peut être sûr que le 14 juin, marchant sur Matignon ou l’Élysée, chasubles rouges et coupe-vent noirs, côte à côte nous chargerons la police – #onestenfinale).

    Face aux diverses manœuvres de maintien de l’ordre, notre force a su déborder, encore et toujours. Il est vrai qu’en deux mois et demi, la tête de cortège a plus que décuplé. Elle a bouté les flics hors des trottoirs (1er mai). Les dispositifs d’encerclement « fuient » de partout : par les toits, les entrées d’immeubles, les chantiers, les commerces. Quand ils tronçonnent les manifs, les flics se retrouvent eux-mêmes pris en sandwich et tout le monde les pourrit. Quand la préfecture interdit de manifester, des milliers de personnes bravent l’interdit (Nantes, Rennes). Une solidarité impensable a vu le jour au milieu des gaz, des nasses, des charges, des interpellations, des blessures sales, des égratignures, dans la mêlée, en garde-à-vue. Des mains secourables surgissent dans les pires moments, on se souvient du parapet devant la gare de Lyon (31mars).
    Face au vide propositionnel de Nuit Debout, notre force a lancé des cortèges sauvages vers des lieux de pouvoir (9, 11, 12, 14 avril), déclenché des affrontements massifs des heures durant, République noyée sous les gaz (15 avril). Surtout, elle a construit sur la place, dans l’idée de rendre effective l’occupation promise. Un court instant, c’était la ZAD en ville. La répression a été féroce comme jamais (28 avril). Après quoi, notre force a trouvé aux Beaux-Arts un refuge temporaire et monumental (12 mai).

    Le 18 mai, quand les flics ont voulu réserver la place de la République pour gémir devant le médias, faire des selfies avec leurs amis politiques, et mater des vidéos d’émeutes sur écran géant en ayant tout loisir de faire « bouh », alors, notre force a submergé leur opération de communication lamentable. L’État a naturellement cherché à se venger de ce méchant buzz. À l’heure qu’il est, montrant les flammes virales, il essaie encore de faire croire à une sombre « tentative d’homicide sur véhicule dépositaire de l’autorité publique ».

    « J’aurais énormément de difficultés à considérer qu’il y a derrière ces hordes sauvages quelque chose qui ressemble à de l’humanité ou a fortiori à un début d’idéal » (Bernard de Beauvau, le 19 mai). Il faut s’empresser de dire, à tous ceux qui ne savent pas encore quoi penser de la violence politique : voyez, c’est atroce, c’est immonde – ou plutôt : détournez-le regard. Il y a chez notre ennemi démocrate une incapacité structurelle à envisager celui qui le combat comme un adversaire loyal.

    AOUH ! Si nous sommes des barbares, ce n’est pas au sens où ils l’entendent. Dans leur bouche, « les casseurs » incarnent une vision du combat complètement déréglée. Or, il n’y a rien de plus réglé qu’un affrontement. Chacun connaît « les règles du jeu » : tout ce qui vient délimiter, matériellement et politiquement, le champ de bataille. L’enjeu est de résister de la manière la plus tenace et maligne à un armement qui, par définition, situe l’ennemi hors de notre portée. Aussi loin qu’il peut aller, un manifestant a un million de fois moins de chances qu’un flic de tuer quelqu’un d’en face. La police joue avec nos vies à chacune de ses interventions (le 26 mai encore), la réciproque n’est pas vraie. C’est dans ce cadre-là, non dépassable jusqu’à nouvel ordre, que les manifestants peuvent s’enhardir. S’il arrive qu’ils [cherchent la limite] (dirait un éduc), c’est bien que, des limites, il y en a. Modifier ce cadre est à la portée de quelque chose comme une insurrection, sûrement pas d’un quelconque défilé, si bouillant soit-il.

    Du côté de l’État, on a beau jeu de passer artificiellement d’un répertoire à l’autre : on a plus ou moins dans l’idée de réserver au manifestant d’aujourd’hui le traitement qu’on jouirait d’infliger demain à l’insurgé. Et si, insensiblement, on faisait glisser la manifestation dans la zone « cours d’Assises » ? Cette perversion, on ne l’invente pas, elle est inscrite noir sur blanc dans l’état d’urgence. Il reste que tous ceux qui luttent ont bien conscience que porter volontairement atteinte à une vie humaine, c’est briser le mouvement de résistance pour des années, voire des décennies. Nul besoin de se lancer dans un débat moral : c’est une absurdité stratégique complète, dans le moment historique où nous sommes. Tout le monde a entendu parler du désastre des morts de la banque incendiée à Athènes.

    Et maintenant ? Face à l’impassibilité surjouée de l’exécutif, face à la [violence] avec laquelle il « comprend mais », devant la façon au fond puérile qu’il a de se cacher derrière des contingents de flics, devant le [chantage à l’Euro] qu’il brandit comme arme fatale et lapsus révélateur, maintenant, notre force a recours au blocage en série de nombreux points stratégiques. Les syndicalistes tiennent des promesses que depuis longtemps ils n’osaient même plus formuler. Une génération entière, qu’on croyait défaite, rangée de l’Histoire, retrouve goût à la grève, à la fumée noire, à l’action collective, au coup de force assumé. Un docker le dit. « En attendant, tous les matins, on peut se regarder dans le miroir ». Tous les secteurs s’y mettent, la France entière est touchée. Il s’agit d’affamer le Capital, d’assécher la Machine, strangulation des flux, on est chaud. Le poids de l’intimidation quotidienne s’abat d’un coup sur les épaules de ceux qui l’exercent. Avec tout ça, on a pris la confiance.

    Nicolas Valls doit stipuler que ce n’est pas la CGT qui gouverne. Comme les médias aiment bien avoir affaire à leurs semblables, ils s’intéressent de près aux robots qui nieront le plus longtemps qu’il est en train de se passer enfin quelque chose dans ce putain de pays ! C’est eux qu’on entend, ceux dont la force d’inertie semble si grande qu’elle leur interdit de voir plus loin que demain matin je dois aller bosser, nous emmerdent avec leurs conneries. Mais combien sont-ils encore, à réagir comme ça ? Une minorité ! « Les gens ne sont plus dupes, alors maintenant, il faut juste qu’ils éteignent leur poste de télé et qu’ils descendent dans la rue » (Martinez). Il y a deux façons d’en finir avec les mythes, avec les vieilles lunes. On peut les abandonner parmi les gravats. On peut aussi les réaliser, pour voir. Grève générale ! La France à l’arrêt !
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    Notre force ? Depuis dix ans, on n’a jamais vu autant de détermination dans un mouvement, et si peu de discussions [entre nous]. Si d’aventure on commençait à se parler, si on avait un lieu, quelle accélération. Mouvement enclenché à Rennes, Rouen (Saint-Nicaise), Bordeaux (la Chaufferie), ailleurs. La capitale est à la traîne. La tête de cortège a besoin d’une maison, et elle la prendra. Mais c’est une chose qu’il faudra arracher. On l’a vu, le pouvoir gère les débordements dans la rue, mais il écrase le moindre signe de communisme.

    Pour qui gouverne, il est toujours possible, d’une manière ou d’une autre, de contrecarrer le négatif seul, isolé, coupé de son côté pile. Mais confronté à la face cachée du négatif, à [l’affirmation d’autre chose], on panique, on en oublie toute sérénité républicaine. Cet aspect du combat exige de nous une patience et une résolution infinies, à la hauteur de l’enjeu. La nervosité de l’adversaire à cet endroit indique une crainte : « Admettons qu’on leur laisse un lieu. Et si ça prenait ? Regardez la ZAD... »

    On peut dire que la tête de cortège ne cesse de grossir. On peut aussi dire que l’ancienne manière de se battre est en train de muter. Encore une fois, nul ne doit se former une image arrêtée du peloton de tête autonome, de là où il va, de qui le compose. Lycéens, étudiants, salariés, chômeurs, retraités, syndiqués, révolutionnaires, électrons libres, nous nous sommes retrouvés à [contrer ensemble une loi]. Comment avons-nous pu franchir tous les obstacles jusqu’ici ? Parce qu’une charge bien plus explosive que cette seule opposition nous en a donné la puissance. De cela, tout le monde est convaincu.

    Et à présent, c’est parce qu’on saura se donner un objectif [supérieur] qu’on pourra l’emporter. Puisant en nous, dans cette situation folle, le feu nécessaire, il est temps de formuler des exigences communes, de tracer des perspectives audacieuses. Autrement la lutte mourra comme tant d’autres sont mortes : parce qu’on s’est cru trop faible pour montrer l’horizon.

    Le gouvernement révèle qu’il « puise déjà dans ses réserves stratégiques ». Il croit parler carburant. 

    Chasubles rouges, coupe-vent noirs, on tient la ligne ! On avance ! Le 14 juin ils tombent ! On continue !

    Paris, le 29 mai 2016.

    https://lundi.am/SI-UNE-FORCE-DECOUVRE-SON-PROPRE-NOMBRE


  • #Rennes : Retour sur les procès du mois de mai (partie 1)
    https://nantes.indymedia.org/articles/34893

    Compte rendu d’audiences du 25 mai, au sujet des évènements liés à l’expulsion le vendredi 13 mai de la Maison du Peuple et de la manifestation nocturne qui s’en est suivie.

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  • #Rennes : Communiqué du mardi 31 mai 2016 suite à la tentative d’occupation de l’Hôtel à projets Pasteur
    https://nantes.indymedia.org/articles/34873

    Depuis la deuxième expulsion de la Maison du Peuple, dimanche dernier, nous sommes à nouveau sans lieu. Or nous avons besoin d’un lieu central pour pouvoir organiser et amplifier encore le mouvement. Si nous avons tenté d’occuper l’ Hôtel Pasteur mardi dernier, c’est aussi parce que nous nous y sentons aussi chez nous.

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  • H Série/ Maison du Peuple de Rennes
    http://audioblog.arteradio.com/post/3071590/h_serie__maison_du_peuple_de_rennes

    Un son de Saki Monki de Radiocroco (mixlr.com/radiocroco)
 
 62 - 77 mars, treize premiers jours d’occupation de La Maison du Peuple à Rennes, un lieu symbolique dans le coeur de la ville de Rennes.
 
 Entre lutte, rencontres, discussions, et auto-gestion, ce lieu unique est devenu un QG de la bataille contre la Loi travail, mais plus encore, un espace où se cultive l’utopie.
 
 Reportage sur ce lieu et ses habitants.
 
 Diffusé également dans l’émission Hoop Kultur sur Prun

    #Documentaire #Politique,_Radio,_Engagements



  • #Rennes : réoccupation de la Maison du Peuple
    https://nantes.indymedia.org/articles/34766

    Réunis à plusieurs centaines en AG interpro, il a été décidé de reprendre la Maison du Peuple ! C’est chose faite !! À l’heure actuelle, une AG se tient à l’intérieur, des dizaines de camarades sont sur le toit et d’autres sont dehors. La BAC et la police sont déjà sur place. On appelle tous ceux qui le peuvent à venir nous rejoindre dès maintenant. Une banderole trône : « nous reprenons ce qui est à nous » et une deuxième : « demain s’ouvre au pied de biche ». Venez le plus nombreux possible. Vive la grève ! Vive la Maison du Peuple Occupée !

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