organization:parlement grec

  • Zoé Konstantopoulou : « Choisir la justice, c’est parfois désobéir »
    https://loveliveminimal.tumblr.com/post/166317409020/zoé-konstantopoulou-choisir-la-justice-cest

    Calme, déterminée, Zoé Konstantopoulou dénonce inlassablement la situation économique et politique de son pays. Elle se bat sur le plan juridique, appelle à l’union et à la désobéissance civile. Remise en contexte et petite interview. Propos recueillis par Véronique Laurent pour Axelle magazine (www.axellemag.be). Zoé Konstantopoulou devient début 2015 la seconde femme présidente du Parlement grec, lorsque son parti de gauche, Syriza, porteur d’un espoir immense après des années de crise, gagne …

  • Lettre ouverte adressée au Parlement grec et aux citoyennes et citoyens de la Grèce à propos d’une proposition de loi sur « l’identité de genre »
    https://tradfem.wordpress.com/2017/09/27/lettre-ouverte-adressee-au-parlement-grec-et-aux-citoyennes-et-ci

    Le gouvernement grec vient de préparer et de soumettre au Parlement un projet de loi concernant le « changement d’identité de genre ». Comme cette terminologie n’est pas encore entièrement traduite ou totalement intégrée à la langue grecque, nous souhaitons expliquer aux femmes et aux hommes de Grèce ce que signifie la notion de genre lorsqu’elle est utilisée pour remplacer le sexe en tant que classe juridique et ce que sont ses conséquences pour les femmes, les enfants, la liberté d’expression et la société en général.
    Nous sommes des femmes, des hommes et des transsexuels de pays où de telles lois misogynes et homophobes constituent déjà une réalité humiliante et menaçante, et nous considérons qu’il est de notre devoir de prévenir nos ami.e.s grec.que.s et les autorités grecques au sujet des changements culturels qu’entraînera une loi sur l’identité de genre.
    Le plus important de ces changements est la destruction de toute législation offrant une protection et une égalité aux femmes par l’effacement médical, juridique et pénal de la réalité biologique de l’identité sexuelle. Les lois d’identité de genre limitent également la liberté d’expression et la recherche scientifique au nom d’une minuscule minorité de personnes souffrant des problèmes de santé mentale que sont la dysphorie sexuelle ou l’autogynéphilie. Ces personnes jouissent déjà de tous les droits de la personne, à l’exception du droit à l’« auto-identification » ; mais « l’auto-identification » n’est pas un droit de la personne et ne peut jamais être considérée comme telle lorsque sa reconnaissance juridique a pour effet d’effacer les droits et les protections des femmes et des enfants et de mettre en danger la liberté d’expression fondamentale de personnes. La société grecque, et en particulier les femmes et les enfants grecs, souffrent déjà des mesures d’austérité imposées et nous sommes justement préoccupées par d’autres séquelles si l’identité de genre devient un article de loi.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.ipetitions.com/petition/dont-erase-women-open-letter-to-the-greek
    #identité_de_genre #trans #Grèce

  • Grèce : la violence imbécile des créanciers | Michel Husson
    http://alencontre.org/europe/grece/grece-la-violence-imbecile-des-creanciers.html

    Le 18 mai 2017, le Parlement grec a voté à une courte majorité (les députés de Syriza et ANEL : soit 153 députés sur 300) un nouveau train de mesures d’austérité qui couvre la période 2018-2021. En réalité, il s’agit de la transposition d’un volumineux document de 941 pages préparé par les créanciers et de la mise en musique de « l’accord » conclu avec la Commission européenne le 2 mai. Le document préparatoire, le Draft Preliminary Agreement [1] (que le site Keep Talking Greece a fait fuiter) donne un aperçu de l’étendue des champs couverts. La Grèce n’est plus une démocratie : ce sont les créanciers qui rédigent les lois. Source : A (...)

  • A Rome, Mélenchon creuse le sillon du « plan B » européen avec les gauches radicales

    Le candidat à la présidentielle participe samedi et dimanche à une réunion de la gauche radicale européenne. Il prône une sortie de l’Union si la renégociation des traités échoue.
    Jean-Luc Mélenchon a longtemps pensé que l’Europe serait au cœur de cette présidentielle. Même si le sujet n’est pas parvenu pour le moment à s’imposer dans la campagne, ce partisan du non au traité constitutionnel européen en 2005 compte bien saisir la tribune qui lui est offerte, samedi 11 mars, lors d’« un sommet du plan B » organisé à Rome. Une autre façon pour lui de célébrer les 60 ans du traité du même nom, à l’origine de la Communauté économique européenne (CEE).

    Celui qui n’a cessé de dénoncer ces dernières années « l’Europe austéritaire » a lui-même lancé ce processus en septembre 2015 lors de la Fête de L’Humanité. A l’époque, il vient de rompre avec Alexis Tsipras, le premier ministre grec issu du parti Syriza, coupable à ses yeux de n’avoir pas su instaurer un rapport de force avec l’Allemagne.
    Le député européen est alors soutenu par l’ex-ministre grec des finances Yanis Varoufakis – qui s’éloignera finalement de l’initiative –, par l’Allemand Oskar Lafontaine, ancien coprésident de Die Linke, ou encore par Zoe Konstantopoulou, alors présidente du Parlement grec, en rupture avec Syriza.

    « Protectionnisme solidaire »

    Samedi et dimanche, à Rome, cette quatrième rencontre réunira des participants principalement issus de la gauche radicale européenne la plus critique – les communistes français ne partagent par exemple pas cette démarche.

    Etaient cependant annoncés John McDonnel, un proche du leader du Parti travailliste britannique Jeremy Corbyn, Luigi De Magistris, maire de Naples et homme de gauche indépendant, ou Fabio Massimo Castaldo, député européen du Mouvement 5 étoiles italien. « C’est encore très démarrant, on se voit beaucoup car on a besoin de bien se comprendre, avait précisé M. Mélenchon, lundi, lors d’une conférence de presse. Il n’y aura pas qu’un plan B. Suivant les pays, le plan B ne sera pas le même. »

    Dans son programme, M. Mélenchon défend l’idée d’un « plan A » – « sortie concertée des traités européens » et « négociation d’autres règles » – et d’un « plan B » – « sortie des traités européens unilatérale par la France » – en cas d’échec de la première méthode.

    Le premier comporte la fin de l’indépendance de la Banque centrale européenne, la mise en place d’un « protectionnisme solidaire » ou encore une harmonisation fiscale et sociale.

    « L’Europe, on la change ou on la quitte »

    En cas d’accord, les Français seront consultés par référendum pour décider « souverainement de [leur] participation à l’Union européenne [UE] refondée ou de la sortie ». En cas d’échec, la seconde option consisterait notamment à stopper la contribution de la France au budget de l’UE et à mettre en place un contrôle des capitaux et des marchandises aux frontières nationales.

    « S’il n’y a pas de plan B, le plan A ne fonctionne pas, expliquait le candidat de La France insoumise en août 2016 au Monde. Ce qui me distingue d’autres courants de gauche, c’est que, pour moi, la nation est un levier de la bataille européenne. »

    Une démonstration qui ne convainc pas l’écologiste Pascal Durand, son collègue au Parlement européen, qui juge que c’est une sortie de l’UE qui ne dit pas son nom. « Son plan A n’existe pas, estime ce pro-européen. Mélenchon, ce n’est pas Zorro : ce qu’il demande n’est pas compatible avec les traités. On peut essayer de les renégocier mais pas de s’en affranchir tout seul. La seule façon d’y arriver, c’est de sortir de l’UE. »

    Au lendemain du Brexit britannique, en juin 2016, M. Mélenchon n’avait pas hésité à résumer sa pensée d’une formule provocatrice, inspirée d’un slogan de la droite dure : « L’Europe, on la change ou on la quitte. » Une approche qui marque une évolution par rapport à 2012, où il souhaitait « s’affranchir » du traité de Lisbonne pour « construire une autre Europe ».

    Se différencier de Benoît Hamon

    Désormais, l’ex-socialiste entend marquer sa différence, notamment avec Benoît Hamon, pourtant lui aussi « noniste » en 2005. C’est d’ailleurs le seul point que M. Mélenchon avait évoqué, le 26 février, après leur tête-à-tête pour expliquer l’échec de leurs discussions.

    Si l’objectif du candidat socialiste – « mettre l’austérité en minorité » en Europe – rejoint celui du fondateur du Parti de gauche, le chemin pour y parvenir diverge, comme il l’expliquait jeudi dans une interview au Monde. M. Hamon, lui, ne croit pas à la « menace » d’un plan B. « Je veux réussir à parler d’Europe sous une autre forme que celle d’un dangereux chiffon rouge qu’on agite dans tous les sens », critiquait-il.

    Ce partisan d’une Europe de la défense que M. Mélenchon fustige promeut « une assemblée parlementaire de la zone euro » qui aurait pour mission de « décider du budget de la zone euro, mais aussi des politiques d’harmonisation fiscale et sociale ».

    Une idée que son concurrent de La France insoumise a déjà étrillée dans une note de blog le 22 février, jugeant que M. Hamon ne faisait que reprendre une idée « cosmétique » de François Hollande. « Il ne s’agit donc pas de trouver de nouvelles formes d’apparence de l’Europe, mais de régler ses problèmes à la racine ! », écrivait-il.

    Raphaëlle Besse Desmoulières
    Journaliste au Monde

    #élections_présidentielles #union_européenne #promesses_électorales #plan_B

  • Documents secrets du FMI sur la Grèce avec commentaires d’Eric Toussaint (CADTM)

    Nous mettons à la disposition du public francophone des documents tenus secrets par le FMI. Il s’agit de documents authentiques qui ont été mis à la disposition de la Commission pour la vérité sur la #dette publique grecque par Zoe Konstantopoulou, la présidente du Parlement grec en fonction entre le 6 février et le 3 octobre 2015. Le contenu de ces 2 documents qui datent de mars et de mai 2010 est accablant pour le #FMI.

    #Grèce #austérité #CADTM #Syriza

    http://www.cadtm.org/Documents-secrets-du-FMI-sur-la

  • Grèce : La démocratie introuvable ! par Yorgos Mitralias
    http://lovinatti.tumblr.com/post/155063849236/grèce-la-démocratie-introuvable-par-yorgos

    Billet invité. Ouvert aux commentaires.<p>En matière de déni de démocratie, il y a eu évidemment l’illustre précèdent du résultat, jamais respecté, du referendum français de 2005 sur la constitution européenne. Quand même, ce qui s’est passé en Grèce en ce funeste mois de juillet 2015, n’a pas son pareil dans l’histoire de l’Europe (anti-)démocratique. Jugez-en par vous-même…<p>La foule en délire devant le Parlement grec était en train de fêter l’écrasante victoire du Non à l’austérité, aux Memoranda …

  • dans la série des « plans d’aide à la Grèce »

    Fin septembre, sous pression européenne, le Parlement grec a donné son feu vert à la relance des privatisations. Une aubaine dont comptent profiter plusieurs entreprises françaises, en premier lieu Suez qui vise les services d’eau d’#Athènes et Thessalonique. Coïncidence ? La France, qui se complaît tant à se présenter comme une amie de la #Grèce, a placé deux hauts fonctionnaires de #Bercy à des positions clés pour influencer le processus de privatisation.

    #privatisations #néo-libéralisme #austérité #mémorandums #Syriza

    http://multinationales.org/Privatisations-grecques-la-France-place-ses-hauts-fonctionnaires-po

  • #Privatisations grecques : la #France place ses hauts fonctionnaires pour mieux favoriser ses entreprises
    http://multinationales.org/Privatisations-grecques-la-France-place-ses-hauts-fonctionnaires-po

    Fin septembre, sous pression européenne, le Parlement grec a donné son feu vert à la relance des privatisations. Une aubaine dont comptent profiter plusieurs entreprises françaises, en premier lieu Suez qui vise les services d’eau d’Athènes et Thessalonique. Coïncidence ? La France, qui se complait tant à se présenter comme une amie de la #Grèce, a placé deux hauts fonctionnaires de Bercy à des positions clés pour influencer le processus de #privatisation. C’est un haut fonctionnaire français, inspecteur (...)

    Actualités

    / Grèce, France, #Suez_environnement, #Eau, Privatisations, #Lobbying, #influence, privatisation, services (...)

    #services_publics
    « http://www.world-psi.org/en/new-documentary-highlights-aggressive-efforts-troika-and-corporations-pri »

  • CADTM - Quelques vérités sur la dette grecque
    http://cadtm.org/Quelques-verites-sur-la-dette

    Commission pour la Vérité sur la dette publique grecque

    Cette Commission d’audit a été créée en avril 2015 par la Présidente du Parlement grec, Zoé Konstantopoulou, et coordonnée par le porte-parole du CADTM, Eric Toussaint. Elle comprend des membres grec.que.s pour moitié et des membres venant de dix autres pays pour l’autre moitié.

    Une trentaine de juristes, économistes, politologues et membres de mouvements sociaux ont ainsi mis leurs compétences, leur temps et leur énergie au service de l’analyse des origines de la dette grecque et des causes de son augmentation. Ils et elles n’ont pas été rémunéréEs pour ce travail et ne le seront pas à l’avenir.

    L’échéance donnée pour réaliser ce travail était très courte, il y avait un manque de moyens logistiques et – surtout – des informations auxquelles la Commission n’a pas (encore) pu avoir accès. Citons pour exemple le refus du Gouverneur de la Banque de Grèce et ancien Ministre des Finances du gouvernement d’Antonis Samaras, Yannis Stournaras, de transmettre des documents essentiels à la Commission et de répondre aux 13 questions que celle-ci lui avait soumises.

  • Le parlement grec vote à l’unanimité en faveur de la reconnaissance de la Palestine | Middle East Eye
    22 décembre 2015
    http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/le-parlement-grec-vote-l-unanimit-en-faveur-de-la-reconnaissance-de-l

    Mardi, le parlement grec a approuvé une résolution appelant le gouvernement à reconnaître l’État de Palestine, lors d’une session spéciale en présence du président palestinien en visite.

    Tous les partis représentés au parlement grec ont voté en faveur de cette décision, selon le président de l’assemblée Nikos Voutsis.

    Celle-ci demande instamment au gouvernement grec de « promouvoir les procédures appropriées pour la reconnaissance d’un État palestinien et tout effort diplomatique pour la reprise des discussions pour la paix » dans la région, a ajouté Voutsis.

    Le Premier ministre Alexis Tsipras a annoncé lundi après un entretien avec le président palestinien Mahmoud Abbas que la Grèce ne mentionnerait plus l’Autorité palestinienne sur les documents officiels, mais plutôt la Palestine.

    La visite d’Abbas en Grèce montre le « renforcement » des liens traditionnellement historiques entre les deux pays, a indiqué le Premier ministre.

    Athènes a tissé des liens étroits avec Israël ces dernières années, en particulier dans le domaine de l’énergie, tout en conservant ses relations traditionnellement bonnes avec les Palestiniens.

    Le mois dernier, Tsipras s’était rendu en Israël où il avait rencontré à la fois Abbas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.

    La Grèce « jugera du bon moment » pour reconnaître l’État de Palestine, en tenant compte de ses « relations fraternelles avec les peuples arabes et ses liens de coopération avec Israël », a précisé Tspiras.

    #Palestine #Grèce

    • Motion non contraignante du Parlement grec qui reconnait « l’Etat de Palestine »
      Par i24news | Publié : 22/12/2015
      http://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/96449-151222-des-passeports-etat-de-palestine-emis-a-partir-de-2016-annonce-

      Un haut responsable israélien a confié à i24news que la motion adoptée par le Parlement grec est « simplement symbolique et non contraignante. Elle n’a aucune signification pratique et ne rapproche pas davantage les Palestiniens vers un Etat ».

    • Grèce : le Parlement vote en faveur de la reconnaissance de la Palestine
      22 Déc. 2015
      http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/grece-le-parlement-vote-en-faveur-de-la-reconnaissance-de-la-palestine-22

      La Grèce a franchi mardi un pas vers la reconnaissance de l’Etat palestinien, avec un vote unanime du Parlement en faveur de celle-ci, le Premier ministre Alexis Tsipras, soucieux de préserver les relations avec Israël, restant toutefois évasif sur le calendrier.
      Lors d’une séance spéciale à l’Assemblée, en présence du président palestinien Mahmoud Abbas lui-même, en visite à Athènes depuis lundi, tous les partis grecs - unanimité rarissime - ont voté oui à un texte appelant le gouvernement « à promouvoir les procédures adéquates pour la reconnaissance d’un Etat palestinien ».
      Chaleureusement applaudi par les députés, M. Abbas s’est dit « fier de se trouver dans le Parlement grec, le sanctuaire de la démocratie », et il a remercié les parlementaires grecs pour ce vote, qui « contribue à la création d’un Etat palestinien ».
      Israël de son côté a déploré quelques heures plus tard, par la voix de la vice-ministre des Affaires étrangères Tzipi Hotovely, que « les Palestiniens et Abou Mazen (Mahmoud Abbas, ndlr) continuent à choisir la voie des décisions unilatérales pour obtenir une reconnaissance qui n’a aucune signification en pratique ».
      « Au lieu d’arrêter d’inciter à la haine et de financer le terrorisme, il suit un chemin erroné qui ne le mènera nulle part », a-t-elle ajouté.

  • Zoe Konstantopoulou : « Le gouvernement grec a sacrifié la démocratie »
    http://www.revue-ballast.fr/zoe-konstantopoulou

    On connaît Zoe Konstantopoulou comme la seconde femme à avoir pris le rôle de présidente du Parlement grec. Largement élue à ce poste en tant que membre de Syriza au début du mois de février 2015, elle le quitta le 4 octobre de la même année, cette fois comme membre d’Unité populaire — un parti formé après l’annonce des élections anticipées. Tout au long de ces huit mois, Konstantopoulou a marqué les esprits pour son travail au sein de la Commission pour la vérité sur la dette publique grecque autant que pour son respect des règles démocratiques, son opposition forcenée à la capitulation du gouvernement Tsípras et sa vigueur à contredire l’affirmation que celui-ci n’avait pas d’autre choix… Elle s’est moins exprimée sur la question monétaire, sa vision actuelle des « plans B », ou encore sa courte mais (...)

  • Grèce - Appel : Un avenir pour la Grèce | Okeanews
    http://www.okeanews.fr/20150828-appel-un-avenir-pour-la-grece

    D’ici quelques semaines ou au plus quelques mois, une récession aggravée va se produire et les Grecs ne pourront faire autrement que de tenter de survivre en se réfugiant dans l’économie « grise » ou parallèle afin d’échapper à l’accroissement de la pression fiscale dans un contexte de réduction de leurs revenus.

    Les créanciers et les institutions (dont le pouvoir normatif est sensiblement renforcé au détriment du Parlement grec) attaqueront alors les autorités grecques pour non-respect de leurs engagements (excédent budgétaire primaire, privatisations) et avanceront alors de nouvelles exigences. Ils menaceront à nouveau et sans répit le gouvernement, quelle que soit sa couleur politique, de ne pas accorder les sommes prévues si de nouvelles mesures d’austérité ne sont pas prises. L’engrenage sans fin broiera le corps social grec et son économie, obligeant les jeunes du pays (souvent de haute qualification) à choisir un exil dont ils ne veulent pas.

    La dette, principal vecteur de servitude, ne pourra que croître. Les nouveaux prêts accordés dans le cadre d’un troisième plan d’ « aide » ne serviront au mieux qu’au seul roulement de la dette, enfonçant la Grèce dans la spirale infernale du surendettement par le jeu des intérêts et de la baisse du PIB. Dans un document daté du 14 juillet, le FMI indique d’ailleurs que l’endettement de l’Etat grec devrait atteindre les 200% dans les deux ans à venir !

    En résumé, ce qui est imposé à la Grèce en pure perte pour elle est une perte de souveraineté, le retour de la Troïka et de ses « hommes en noir » à Athènes, une austérité et une récession aggravées.

    • ...nous considérons comme indispensable la mise en œuvre d’un projet de développement des capacités productives du pays.

      Cinq principes nous semblent devoir guider la définition d’un tel projet :

      Recouvrer la souveraineté politique et économique du pays
      Développer la démocratie dans tous les domaines de la vie politique, économique et sociale,
      Répondre aux besoins fondamentaux du peuple grec, en valorisant le travail et les compétences de tous,
      Protéger la nature et plus généralement tous les biens communs,
      Favoriser le développement des territoires, les économies de proximité.
      Sur la base de ces principes, l’enjeu consiste à développer l’industrie et l’agriculture grecques dans leur ensemble en tirant parti des nouvelles technologies : soutien des activités agricoles et agro-alimentaires (agriculture biologique et « raisonnée », etc.), de l’activité de rénovation de logements (utilisation de nouveaux matériaux, etc.), promotion des économies d’énergie (réseaux intelligents, isolation, etc.) et des énergies renouvelables (éoliennes, photovoltaïque, etc.), des industries liées à la santé (biotechnologie, nanotechnologies, etc.) , de la filière textile-habillement (nouveaux matériaux, textiles techniques, etc.), des matériels de transport (petit véhicule propre électrique ou hybride, transports collectifs économes, etc.), , de la construction/réparation navale (nouvelles modalités de propulsion, etc.), etc.

      Un modèle de développement pour la Grèce ne peut s’appuyer sur une vision moniste fondée uniquement sur l’initiative privée ou bien seulement sur la propriété publique ou encore exclusivement sur l’économie sociale et solidaire. Le nouveau modèle de développement de la Grèce doit être fondé sur la diversité des formes d’économie combinant les initiatives privées, un secteur public rénové et un tiers-secteur performant. (...)
      Gabriel Colletis, Professeur à l’Université de Toulouse 1-Capitole
      Et Ioannis Margaris, Docteur en Energie et Technologie de l’Université Technique Nationale d’Athènes (NTUA), Post-Doc (DTU)

  • CADTM - Courrier de Zoe Konstantopoulou, Présidente du Parlement grec au Président du Parlement européen, Martin Schultz
    http://cadtm.org/Courrier-de-Zoe-Konstantopoulou

    Je vous demande de ce fait de vous abstenir de déclarations comme celles que vous avez faites dans les derniers jours - tant avant qu’après le référendum -. Par vos déclarations vous sous-entendez que le « NON » doit donner lieu à une punition contre le peuple grec. Je vous demande également de vous abstenir de déclarations qui contiennent des interprétations arbitraires et fausses du résultat du référendum visant à contester une procédure démocratique dans un Etat membre de l’Union européenne.

    Je voudrais également souligner le comportement de la Banque centrale européenne qui continue à refuser la fourniture de liquidités adéquates aux banques grecques. Cette mesure a pour conséquence la fermeture des banques, ce qui renforce l’impression que le peuple et le gouvernement grecs sont punis pour l’exercice d’un droit politique fondamental - le droit de vote. Le fait que les déclarations officielles y compris la vôtre envisagent une aide humanitaire à la Grèce si la situation persiste indique qu’il y a la conscience que la survie même du peuple grec est mise en danger par le refus de la BCE de fournir des liquidités. Cela souligne le besoin urgent d’une solution démocratique et humaine en lieu et place de mesures aux conséquences antidémocratiques et inhumaines et révèle le degré de responsabilité des officiels et dirigeants européens.

    La tragédie grecque n’est pas un jeu et ne peut être dissociée des erreurs et manquements flagrants des créanciers de la Grèce, que ces derniers ont publiquement reconnus. Punir une population pour corriger de telles erreurs est une solution insupportable qui entre en contradiction avec les principes européens.

    J’en appelle de ce fait à votre sens de la solidarité européenne et je demande votre contribution pour résoudre cette crise, pour garantir le respect de la démocratie, des droits humains fondamentaux et de l’égalité dans l’Union européenne et d’exercer à cet effet le contrôle démocratique nécessaire des institutions européennes.

  • En Grèce, une génération humiliée crie son refus de l’austérité

    A la tombée de la nuit, dimanche 5 juillet 2015, ils ont déferlé en masse sur la place Syntagma. Face au Parlement grec, ils ont célébré leur première victoire sur la rigueur. Les jeunes Grecs ont très majoritairement voté non à l’austérité, lors du référendum sur les propositions des créanciers. Selon un sondage pour la chaîne grecque Antenna, 67 % des bulletins de refus appartenaient des électeurs âgés de 18 à 34 ans.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/07/09/en-grece-une-generation-sacrifiee-crie-non-a-l-austerite_4677456_3214.html
    #Grèce #jeunesse

  • Grèce - Varoufakis aux journalistes : Schäuble veut le Grexit | Okeanews
    http://www.okeanews.fr/20150709-varoufakis-aux-journalistes-schauble-veut-le-grexit

    Ce jeudi matin, Yanis Varoufakis a eu une conversation avec des journalistes, en marge de la réunion du Parlement grec.

    L’ex-ministre des finances a, entre autres, expliqué aux journalistes que l’Allemagne disposait d’un plan de sortie de la Grèce de l’euro.

    Selon M. Varoufakis, le ministre des finances Allemand, Wolfgang Schäuble, dispose d’un plan « comptabilisé » concernant la sortie de la Grèce de la zone euro et « ce moment, est le meilleur moment pour qu’il y arrive ».

    A la question de savoir si les Allemands avaient estimé le coût d’un Grexit, il a affirmé que M. Schäuble estime que les pertes seront maîtrisables.

    Selon M. Varoufakis, le ministre Allemand des finances est le seul ministre de la zone euro à disposer d’une pensée coordonnée et d’un plan précis. Il semble contrôler parfaitement la majorité de l’Eurogroupe, à l’exception du ministre des finances Français.

    M. Varoufakis est paru convaincu d’avoir été éloigné du ministère des finances à cause des pressions exercées par M. Schäuble et ses homologues Européens.

    Enfin, s’agissant de la possibilité d’un accord dans les jours à venir, après avoir dit ne pas vouloir faire de commentaires, il a ajouté : « j’aimerais qu’il y ait un accord pour la solution. Pour l’instant, on ne peut préjuger d’aucun résultat ».

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    Greek crisis : EC president Tusk calls for debt relief plan - live updates

    http://www.theguardian.com/business/live/2015/jul/09/greek-crisis-reform-plan-grexit-tsipras-draghi-live

    15:18 Woah! Back in Frankfurt, Wolfgang Schäuble has said the IMF is correct that Greece needs a haircut make its debt sustainable; but alas this isn’t possible under European rules.

    15:04 Spotted: Greece’s new finance minister, Euclid Tsakalotos, chatting with his predecessor Yanis Varoufakis in the Athens parliament today.

    14:59 French finance minister Michel Sapin has also weighed in on the Greek crisis.

    Reuters has the details:

    “Balanced budgetary strategies are necessary and efforts are needed to boost investment,” Sapin told a conference in Frankfurt. “We must find the right balance between indispensable budgetary consideration and boosting growth.”

    Regarding Greece, Sapin said there was a need to rebuild confidence and trust to find a solution to the current crisis

  • #Euclid_Tsakalotos : « Ce qui est irréaliste, c’est de ne pas changer de direction » | L’Humanité
    http://www.humanite.fr/euclid-tsakalotos-ce-qui-est-irrealiste-cest-de-ne-pas-changer-de-direction

    Professeur d’économie et porte-parole sur les questions économiques pour la coalition de la gauche radicale (Syriza) au Parlement grec, Euclid Tsakalotos ­explique la stratégie de sa formation pour faire face à la crise humanitaire. 300 000 familles vivent au dessous du seuil de pauvreté. Entretien.

    voyons voyons ce que racontait le nouveau ministre des phynances grecques en Janvier 2015

  • Médias grecs : contre Tsípras, des attaques à la chaîne - Libération
    http://www.liberation.fr/monde/2015/07/03/medias-grecs-contre-tsipras-des-attaques-a-la-chaine_1343041

    Skai TV, comme la radio du même nom, et le quotidien conservateur Kathimerini appartiennent à l’armateur Yiannis Alafouzos, réputé très interventionniste. « C’est vrai, il est très actif, il vient souvent voir la rédaction », concède le journaliste, qui ne cache pas le mépris que lui inspire « ce ramassis de gauchistes irrationnels qui forme l’actuel gouvernement » et prédit le pire en cas de victoire du non : « La Grèce va être chassée de l’Europe, retourner à la drachme, et Tsípras n’aura plus qu’à faire un coup d’Etat militaire pour imposer un régime autoritaire. »

    Dans ce climat peu serein, le clash n’est jamais loin lorsque les membres de Syriza sont invités sur le plateau de la chaîne. Ce fut encore le cas cette semaine, lors d’un duel féminin d’une violence hallucinante qui a opposé la très blonde Sia Kossioni, présentatrice vedette de la chaîne, à la brune Zoé Konstantopoulou, présidente du Parlement grec et bête noire des médias privés.

    Une tension qu’on retrouve aussi sur les plateaux de la chaîne Mega TV lorsqu’un ministre est invité. Surendettées, les grandes chaînes privées, qui appartiennent toutes à de grandes fortunes du pays, n’ont en réalité jamais oublié que Tsípras voulait remettre en cause les fréquences qui leur ont été accordées gratuitement.

    Yannis Pretenderis est l’un des animateurs vedettes de cette chaîne. Elégant sexagénaire, il reçoit dans son bureau de l’hebdomadaire To Vima, où il est également chroniqueur. « Les médias sont depuis toujours très politisés en Grèce », rappelle Pretenderis, qui lui non plus ne croit pas à l’objectivité mais s’offusque qu’on le critique « sur les faits » : « Est-ce ma faute si les banques sont fermées ? Est-ce que je ne dois pas en parler ? » Tout en dénonçant, lui aussi, Syriza : « Petit parti de fanatiques dogmatiques » qui « s’adresse à un autre monde ». Avant de noter, l’air amusé : « Ils découvrent que leurs interlocuteurs européens ne sont pas de gauche ! Mais c’est comme ça ! L’euro n’est pas de gauche, le monde n’est pas de gauche. »

    A rapprocher de la situation des gouvernements progressistes d’Amérique latine :
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/12/LAMBERT/48471

    #Grèce #médias

  • greek crisis : Le sens du « Non »
    http://www.greekcrisis.fr/2015/07/Fr0441.html

    Comme le remarque le mouvement M’PEP en France, « mercredi 1er juillet 2015, la #GSEE (Confédération générale des travailleurs grecs), le plus important syndicat des travailleurs du secteur privé en Grèce, totalement corrompu et contrôlé par le #PASOK, affilié à l’inénarrable Confédération européenne des syndicats (CES), a fait une stupéfiante déclaration publique. Elle demande purement et simplement l’annulation du référendum voté par le Parlement grec, prévu le 5 juillet ! Le même jour, la CES a immédiatement proclamé son soutien à cet appel de la Confédération générale des travailleurs grecs. Nous appelons les syndicalistes et tous les citoyens à signer le présent Appel pour exiger que la C.G.T., la F.S.U., la C.F.D.T., F.O., la C.F.T.C., l’UNSA, syndicats français membres de la CES, condamnent les propos de la CES : les Grecs doivent être souverains et libres de choisir leur destin. »

    #Grèce #syndicalisme

  • Référendum grec : « Un "non" rendra fières les générations futures et défendra la véritable âme de l’Europe »
    http://www.bastamag.net/Un-non-rendra-fieres-les-generations-futures-et-defendra-la-veritable-ame-

    « Pour la première fois le peuple peut réellement décider de son avenir. Pour la première fois il peut repousser lui-même, par son vote, le dernier chantage », lance à la tribune Zoé Konstantopoulou, présidente du Parlement Grec. Dans un discours prononcé le 1er juillet 2015, elle condamne toutes les tentatives de manipuler le sens de la question posée par le référendum : « Le oui signifie oui aux mémorandums, à la soumission et à la servitude ». Selon elle, la victoire du non ne signifiera pas une sortie (...)

    #Débattre

    / #Politique, #Europe, Démocratie !, #Droits_fondamentaux

    #Démocratie_ !

  • Grèce : anatomie d’une manipulation - Libération
    http://www.liberation.fr/monde/2015/06/19/grece-anatomie-d-une-manipulation_1333377

    Une commission chargée par le Parlement grec d’établir un audit des finances du pays estime que les plans d’aide des institutions internationales n’avaient pas vocation à sauver Athènes, mais seulement les banques étrangères.

    (repartage du lien d’un commentaire de @loutre http://seenthis.net/messages/383092#message383122 )

    #grèce

  • La présidente du Parlement grec veut la « vérité » sur la dette
    http://www.liberation.fr/monde/2015/06/02/la-presidente-du-parlement-grec-epingle-l-allemagne-et-les-socialistes-eu

    Zoé Konstantopoulou a lancé une commission d’audit à Athènes en mars pour « analyser l’origine et l’historique de la #dette grecque ». Interview.

    (…) Mais pourquoi la Grèce est-elle si isolée dans ces négociations ? Même la France ne semble guère soutenir la position d’Athènes. Hollande n’est-il pas de gauche ?

    J’ai l’impression que la réponse est déjà dans la question… Il y a un vrai problème au sein de l’Europe, où les forces dites #socialistes ont finalement accepté de se soumettre à l’agenda néolibéral. Alors même que parfois les citoyens leur avaient donné un autre mandat. Ces choix éloignent les gouvernements de leurs responsabilités politiques. La manière dont sont menées les politiques libérales en Europe est assez caractéristique d’une forme de totalitarisme au sein de l’Europe, un totalitarisme économique. Il y a clairement une méthode et un objectif de subordination. Or il y a toujours des choix et des alternatives possibles. Et c’est pour ça qu’il y a aujourd’hui une véritable bataille menée par ceux qui veulent prouver que la gauche ne peut qu’échouer. Reste qu’il ne faut pas s’arrêter à la photographie du moment, on verra peut-être bientôt émerger d’autres voix, différentes, au sein de l’Europe. Je crois que #Syriza et la #Grèce montrent que nous sommes à la veille de grands changements du logiciel européen.

  • CADTM - Discours de la présidente du Parlement grec, Zoe Konstantopoulou, à la session inaugurale de la Commission de vérité de la dette publique
    http://cadtm.org/Discours-de-la-presidente-du

    Messieurs et Mesdames, je vous annonce la Décision numéro 1448 de la Présidente du Parlement, du 4 avril 2015, par laquelle est constituée la Commission Spéciale du Parlement des Grecs pour la recherche de la vérité concernant la création et le gonflement de la dette publique, l’audit de la dette et la promotion de la collaboration internationale du Parlement avec le Parlement européen, les Parlements d’autres pays et des organismes internationaux en matière de dette, ayant comme objectif de sensibiliser et activer la société, la communauté internationale et l’opinion publique internationale. Cette Commission on l’appellera Commission de vérité de la dette publique

  • CADTM - Discours de la présidente du Parlement grec, Zoe Konstantopoulou, à la session inaugurale de la Commission de vérité de la dette publique
    http://cadtm.org/Discours-de-la-presidente-du

    Messieurs et Mesdames, nous vous remercions de votre présence à l’événement d’aujourd’hui qui est d’importance historique et marque le début du remboursement d’une vraie dette : celle de dire la vérité et de rendre des comptes au peuple et a la société grecque sur comment a-t-elle été créée et gonflée, la dette qui est suspendue au-dessus des têtes des citoyens et des jeunes générations.

    La dette publique qui est utilisée comme instrument de chantage et d’asservissement, comme moyen de soumission, dans des conditions qui n’ont rien à voir avec l’objectif statutaire européen de prospérité des peuples et des sociétés, des conditions qui, au lieu de garantir, de servir les principes œcuméniques de démocratie, d’égalité, d’équité, de respect des droits de l’homme et des libertés ainsi que de progrès social, produisent le rétrécissement des espaces démocratiques, des discriminations, des exclusions, de la misère et la crise humanitaire.

    #dette #Syriza #Grèce

  • Discours d’A. Tsipras avant le vote du projet de loi humanitaire | SYRIZA PARIS / FRANCE
    http://syriza-fr.org/2015/03/20/discours-da-tsipras-avant-le-vote-du-projet-de-loi-humanitaire

    Et là, surgit une autre question – que je n’adresse pas naturellement au Parlement grec, mais aux institutions européennes. Je l’adresse aux gouvernants politiques de l’Europe mais aussi à tout citoyen européen : Est ce bien cette Europe là à laquelle nous avons aspiré ? Est ce bien cette Europe que nous sommes en train de construire ? Une Europe qui après avoir créé par ses décisions une crise humanitaire pour tout un peuple, qui après avoir admis cette réalité, ose déclarer que parer à cette crise humanitaire constitue un acte unilatéral ? Mais de quoi cette Europe est-elle faite et quelles vocations exprime-t-elle ?

    #Syriza #austérité #Commission_Européenne