organization:revolutionary armed forces of colombia

  • La menace terroriste en France n’est pas seulement islamiste

    « #Terrorisme d’Etat, cyber, ultradroite, ultragauche, radicaux régionaux et même animalistes : pour les services de renseignement, d’autres menaces s’ajoutent à la principale, celle des jihadistes »

    https://www.lopinion.fr/edition/politique/menace-terroriste-en-france-n-est-pas-seulement-islamiste-189864

    Y’en aura pour tout le monde, au supermarché de la construction des terreurs d’Etat !

    Au risque d’une confusion entre les violences dans les manifestations – #NDDL #GiletsJaunes – et le terrorisme

    Ha bon ?!

    Les services français redoutent notamment les membres de l’ultragauche qui ont été formés militairement en allant combattre avec les Kurdes syriens de l’YPG ou en Colombie avec les Farc ou l’ELN. Plusieurs gendarmeries ont bien été incendiées en 2017, comme à Grenoble, mais la justice n’a pas ouvert d’enquêtes pour terrorisme. Une certaine prudence semble de mise depuis le fiasco judiciaire de l’affaire du « Groupe de Tarnac », qualifié de « terroriste » en 2008 avant d’être définitivement blanchi en 2018.

    De quoi faire ironiser @davduf sur twitter ?
    https://twitter.com/davduf/status/1140525200406175745

    Au demeurant l’article prouve surtout que les seuls qui passent à l’acte, sauf geste suicidaire de solitaire fragile psychologiquement, ce sont les groupuscules d’ultra-droite, armés, et fréquemment militarisés...

    • Ces réfugiés dans leur propre pays

      En 2018, il y a eu autant de nouveaux « déplacés internes » dans 55 pays que de réfugiés en séjour dans le monde entier.

      A voir le nombre de personnes exilées à l’intérieur de leur propre pays, celui des réfugiés paraît faire moins problème. A fin 2018, le nombre de réfugiés recensés dans le monde entier atteignait 28,5 millions, soit autant que celui des « déplacés internes » supplémentaires enregistrés au cours de la seule année dernière.

      Selon le Rapport global 2019 de l’Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC) du Conseil norvégien des réfugiés, dont le siège se trouve à Genève, on comptait, à fin 2018, 41,3 millions de personnes vivant en situation de déplacés internes dans 55 pays, suite à des catastrophes naturelles ou à des conflits. Il s’agit d’un effectif record de personnes déplacées dans leur propre pays du fait de conflits, de violence généralisée ou de catastrophes naturelles.
      Catastrophes naturelles

      Parmi les désastres qui ont provoqué l’an dernier quelque 17,2 millions de nouveaux déplacements, certains sont très probablement dus au changement climatique. Ainsi, les incendies qui ont détruit une grande partie de la forêt californienne et qui ont contraint 1,2 million d’Américains – sans compter les morts – à abandonner leur domicile et à s’installer ailleurs peuvent probablement être attribués au réchauffement climatique et à la sécheresse.

      Au contraire, le Bangladesh n’a enregistré l’an dernier « que » 78’000 déplacements de personnes en raison des inondations. C’est presque l’équivalent de la population de la ville de Lucerne qu’il faut recaser sur des terrains sûrs dans un pays comptant 1’100 habitants au kilomètre carré. Le Bangladesh prévoit de construire trois villes de taille moyenne pour accueillir les déplacés récents et ceux qui ne vont pas manquer d’affluer dans les années à venir. Mais que pourra-t-on faire lorsque le niveau de la mer montera ?

      Au Nigeria, cet immense pays de plus de 100 millions d’habitants, 80% des terres ont été inondées par des pluies torrentielles, causant 541’000 déplacements internes.

      Problème : les personnes qui, en raison d’inondations ou de conflits locaux, doivent chercher refuge ailleurs dans leur propre pays se rendent systématiquement dans les villes, souvent déjà surpeuplées. Comment imaginer que Dhaka, la capitale du Bangladesh récemment devenue une mégapole approchant les 17 millions d’habitants, puisse encore grandir ?
      Violences et conflits

      En 2018 toujours, 10,8 millions de personnes ont connu le sort des déplacés internes en raison des violences ou des conflits qui ont sévi surtout dans les pays suivants : Ethiopie, République démocratique du Congo (RDC), Syrie, Nigeria, Somalie, Afghanistan, République centrafricaine, Cameroun et Soudan du Sud. Outre ces mouvements internes, des personnes sont allées chercher secours et refuge notamment en Turquie (3,5 millions), en Ouganda (1,4 million) ou au Pakistan (1,4 million).

      Les trois pays qui comptent le plus de déplacés internes dus à la violence sont la Syrie, (6,1 millions de personnes), la Colombie (5,8 millions) et la RDC (3,1 millions). S’agissant de la Syrie, nous savons que la guerre civile n’est pas terminée et qu’il faudra faire des efforts gigantesques pour reconstruire les villes bombardées.

      Mais que savons-nous de la Colombie, depuis l’accord de paix entre le gouvernement de Santos et les Farc ? En 2018, il y a eu 145’000 nouveaux déplacés internes et de nombreux leaders sociaux assassinés : 105 en 2017, 172 en 2018 et 7, soit une personne par jour, dans la première semaine de janvier 2019.

      L’Assemblée nationale colombienne ne veut pas mettre en œuvre les accords de paix, encore moins rendre des terres aux paysans et accomplir la réforme agraire inscrite à l’article premier de l’accord de paix. Les Farc ont fait ce qu’elles avaient promis, mais pas le gouvernement. Ivan Duque, qui a remplacé Manuel Santos, s’est révélé incapable de reprendre le contrôle des terrains abandonnés par les Farc – et repris par d’autres bandes armées, paramilitaires ou multinationales, ou par des trafiquants de drogue. Triste évolution marquée par une insécurité grandissante.

      Et que dire de la RDC ? C’est au Kivu, Nord et Sud, véritable grotte d’Ali Baba de la planète, que les populations sont victimes de bandes armées s’appuyant sur diverses tribus pour conserver ou prendre le contrôle des mines riches en coltan, diamant, or, cuivre, cobalt, étain, manganèse, etc. Grands responsables de ces graves troubles : les téléphones portables et autres appareils connectés à l’échelle mondiale ainsi que les multinationales minières.

      Il y a probablement bien d’autres pays de la planète où les violences sont commises par des multinationales qui obligent les habitants locaux à fuir devant la destruction de leurs villages et de leurs terres. Où vont-ils se réfugier ? Dans les villes bien sûr, où ils espèrent trouver un toit. Mais un toit ne suffit pas, ni l’éventuelle aide humanitaire apportée par la Croix-Rouge et les Etats occidentaux. Quand débarquent des dizaines de milliers de déplacés, les municipalités doivent aussi construire des écoles, des hôpitaux, assurer la distribution d’eau potable et l’évacuation des eaux usées.

      Dans les pays africains où il arrive que moins de la moitié des habitants aient accès à l’eau potable, un déplacement important risque fort de remettre en cause tout le programme gouvernemental. Le rapport de l’Observatoire des situations de déplacement interne va même jusqu’à prévoir que certains des Objectifs de développement durable fixés par les Nations unies en 2015 ne pourront jamais être atteints.


      https://www.domainepublic.ch/articles/35077

    • Displaced people: Why are more fleeing home than ever before?

      More than 35,000 people were forced to flee their homes every day in 2018 - nearly one every two seconds - taking the world’s displaced population to a record 71 million.

      A total of 26 million people have fled across borders, 41 million are displaced within their home countries and 3.5 million have sought asylum - the highest numbers ever, according to UN refugee agency (UNHCR) figures.

      Why are so many people being driven away from their families, friends and neighbourhoods?
      Devastating wars have contributed to the rise

      Conflict and violence, persecution and human rights violations are driving more and more men, women and children from their homes.

      In fact, the number of displaced people has doubled in the last 10 years, the UNHCR’s figures show, with the devastating wars in Iraq and Syria causing many families to leave their communities.

      Conflict in the Democratic Republic of Congo (DRC), Yemen and South Sudan, as well as the flow of Rohingya refugees from Myanmar to Bangladesh, have also had a significant impact.

      Most do not become refugees

      While much of the focus has been on refugees - that’s people forced to flee across borders because of conflict or persecution - the majority of those uprooted across the world actually end up staying in their own countries.

      These people, who have left their homes but not their homeland, are referred to as “internally displaced people”, or IDPs, rather than refugees.

      IDPs often decide not to travel very far, either because they want to stay close to their homes and family, or because they don’t have the funds to cross borders.

      But many internally displaced people end up stuck in areas that are difficult for aid agencies to reach - such as conflict zones - and continue to rely on their own governments to keep them safe. Those governments are sometimes the reason people have fled, or - because of war - have become incapable of providing their own citizens with a safe place to stay.

      For this reason, the UN describes IDPs as “among the most vulnerable in the world”.

      Colombia, Syria and the DRC have the highest numbers of IDPs.

      However, increasing numbers are also leaving home because of natural disasters, mainly “extreme weather events”, according to the Internal Displacement Monitoring Centre (IDMC), which monitors the global IDP population only.

      The next biggest group of displaced people are refugees. There were 25.9 million by the end of 2018, of whom about half were children.

      One in four refugees came from Syria.

      The smallest group of displaced people is asylum seekers - those who have applied for sanctuary in another country but whose claim has not been granted. There were 3.5 million in 2018 - fewer than one in 10 of those forced to flee.
      Places hit by conflict and violence are most affected

      At the end of 2018, Syrians were the largest forcibly displaced population. Adding up IDPs, refugees and asylum seekers, there were 13 million Syrians driven from their homes.

      Colombians were the second largest group, with 8m forcibly displaced according to UNHCR figures, while 5.4 million Congolese were also uprooted.

      If we just look at figures for last year, a massive 13.6 million people were forced to abandon their homes - again mostly because of conflict. That’s more than the population of Mumbai - the most populous city in India.

      Of those on the move in 2018 alone, 10.8 million ended up internally displaced within their home countries - that’s four out of every five people.

      A further 2.8 million people sought safety abroad as newly-registered refugees or asylum seekers.

      Just 2.9 million people who had previously fled their homes returned to their areas or countries of origin in 2018 - fewer than those who became displaced in the same period.

      The world’s largest new population of internally displaced people are Ethiopians. Almost three million abandoned their homes last year - many escaping violence between ethnic groups.

      The conflict in the DRC also forced 1.8 million to flee but remain in their home country in 2018.

      In war-torn Syria, more than 1.6 million became IDPs.

      Venezuelans topped the list of those seeking asylum abroad in 2018, with 341,800 new claims. That’s more than one in five claims submitted last year.

      Hyperinflation, food shortages, political turmoil, violence and persecution, have forced hundreds of thousands of Venezuelans to leave their homeland.

      Most left for Peru, while others moved to Brazil, the US or Spain. More than 7,000 applied for asylum in neighbouring Trinidad and Tobago - just seven miles off Venezuela’s coast - last year alone.

      Annielis Ramirez, 30, is among the thousands of Venezuelans seeking a better life on the islands.

      “All my family is in Venezuela, I had to come here to work and help them,” she says. "I couldn’t even buy a pair of shoes for my daughter. The reality is that the minimum salary is not enough over there.

      “I’m here in Trinidad now. I don’t have a job, I just try to sell empanadas [filled pastries]. The most important thing is to put my daughter through school.”
      Those driven from their homelands mostly remain close by

      Almost 70% of the world’s refugees come from just five countries: Syria, Afghanistan, South Sudan, Myanmar and Somalia, according to the UNHCR. And their neighbouring nations host the most.

      Most Syrians have escaped to Turkey and more than half of Afghan refugees are in Pakistan.

      Many South Sudanese go to nearby Sudan or Uganda. Those from Myanmar - the majority Rohingya refugees displaced at the end of 2017 - mainly fled to Bangladesh.

      Germany, which doesn’t border any of those countries with the largest outflows, is home to more than half a million Syrian and 190,000 Afghan refugees - the result of its “welcome culture” towards refugees established in 2015. It has since toughened up refugee requirements.

      When assessing the burden placed on the host countries, Lebanon holds the largest number of refugees relative to its population. One in every six people living in the country is a refugee, the vast majority from across the border in Syria.

      The exodus from Syria has also seen refugee numbers in neighbouring Jordan swell, putting pressure on resources. About 85% of the Syrians currently settled in Jordan live below the poverty line, according to the UN.

      Overall, one third of the global refugee population (6.7 million people) live in the least developed countries of the world.
      Many go to live in massive temporary camps

      Large numbers of those driven from their home countries end up in cramped, temporary tent cities that spring up in places of need.

      The biggest in the world is in Cox’s Bazar, Bangladesh, where half a million Rohingya now live, having fled violence in neighbouring Myanmar.

      The second largest is Bidi Bidi in northern Uganda, home to a quarter of a million people. The camp has seen many arrivals of South Sudanese fleeing civil war just a few hours north.

      Bidi Bidi, once a small village, has grown in size since 2016 and now covers 250 sq km (97 sq miles) - a third of the size of New York City.

      But what makes Bidi Bidi different from most other refugee camps, is that its residents are free to move around and work and have access to education and healthcare.

      The Ugandan government, recognised for its generous approach to refugees, also provides Bidi Bidi’s residents with plots of land, so they can farm and construct shelters, enabling them to become economically self-sufficient.

      The camp authorities are also aiming to build schools, health centres and other infrastructure out of more resilient materials, with the ultimate aim of creating a working city.

      Among those living in Bidi Bidi are Herbat Wani, a refugee from South Sudan, and Lucy, a Ugandan, who were married last year.

      Herbat is grateful for the welcome he has received in Uganda since fleeing violence in his home country.

      “The moment you reach the boundary, you’re still scared but there are these people who welcome you - and it was really amazing,” he says. “Truly I can say Uganda at this point is home to us.”

      Lucy says she doesn’t see Herbat as a refugee at all. “He’s a human being, like me,” she says.

      However, despite the authorities’ best efforts, a number of challenges remain at Bidi Bidi.

      The latest report from the UNHCR notes there are inadequate food and water supplies, health facilities still operating under tarpaulins and not enough accommodation or schools for the large families arriving.
      Displacement could get worse

      Alongside conflict and violence, persecution and human rights violations, natural disasters are increasingly responsible for forcing people from their homes.

      Looking at data for IDPs only, collected separately by the Internal Displacement Monitoring Centre (IDMC), natural disasters caused most new internal displacement cases last year, outpacing conflict as the main reason for people fleeing.

      On top of the 10.8 million internally displaced by conflict last year, there were 17.2 million people who were forced to abandon their homes because of disasters, mainly “extreme weather events” such as storms and floods, the IDMC says.

      The IDMC expects the number of people uprooted because of natural disasters to rise to 22 million this year, based on data for the first half of 2019.

      Mass displacement by extreme weather events is “becoming the norm”, its report says, and IDMC’s director Alexandra Bilak has urged global leaders to invest more in ways of mitigating the effects of climate change.

      Tropical cyclones and monsoon floods forced many in India and Bangladesh from their homes earlier this year, while Cyclone Idai wreaked havoc in southern Africa, killing more than 1,000 people and uprooting millions in Mozambique, Zimbabwe and Malawi.

      Idai was “one of the deadliest weather-related disasters to hit the southern hemisphere”, the World Meteorological Organization (WMO) said.

      Although linking any single event to global warming is complicated, climate change is expected to increase the frequency of such extreme weather events.

      The WMO warns that the physical and financial impacts of global warming are already on the rise.

      Phan Thi Hang, a farmer in Vietnam’s Ben Tre province, has told the BBC his country’s changing climate has already had a “huge impact” on rice yields.

      “There has been less rain than in previous years,” he says. "As a result, farming is much more difficult.

      “We can now only harvest two crops instead of three each year, and the success of these is not a sure thing.”

      He says he and his fellow farmers now have to work as labourers or diversify into breeding cattle to make extra cash, while others have left the countryside for the city.

      Like Phan’s fellow farmers, many IDPs head to cities in search of safety from weather-related events as well as better lives.

      But many of the world’s urban areas may not offer people the sanctuary they are seeking.

      Displaced people in cities often end up seeking shelter in unfinished or abandoned buildings and are short of food, water and basic services, making them vulnerable to illness and disease, the IDMC says. They are also difficult to identify and track, mingling with resident populations.

      On top of this, some of the world’s biggest cities are also at risk from rising global temperatures.

      Almost all (95%) cities facing extreme climate risks are in Africa or Asia, a report by risk analysts Verisk Maplecroft has found.

      And it’s the faster-growing cities that are most at risk, including megacities like Lagos in Nigeria and Kinshasa in the Democratic Republic of Congo.

      Some 84 of the world’s 100 fastest-growing cities face “extreme” risks from rising temperatures and extreme weather brought on by climate change.

      This means that those fleeing to urban areas to escape the impact of a warming world may well end up having their lives disrupted again by the effects of rising temperatures.

      https://www.bbc.com/news/world-49638793
      #conflits #violence #Bidi-Bidi #camps_de_réfugiés #bidi_bidi #vulnérabilité #changement_climatique #climat #villes #infographie #visualisation

  • In memoriam Malcolm Menzies

    Claudio Albertani, Malcolm Menzies

    https://lavoiedujaguar.net/In-memoriam-Malcolm-Menzies

    En 2010, Malcolm Menzies (1934-2019) acceptait de répondre aux questions de Claudio Albertani. En hommage à l’ami disparu en mai 2019 à Paris, nous republions cet entretien.

    Vous êtes l’auteur de quatre romans et d’un livre de contes. Vous écrivez dans votre langue natale, l’anglais, mais vos ouvrages ont été publiés en traduction française et, pour l’un d’eux, espagnole. Dans vos travaux, vous combinez la plus rigoureuse recherche historique avec un travail passionné d’imagination littéraire et un souci constant de perfection esthétique. Le résultat est un univers riche et intense avec des personnages que vous arrachez aux mensonges qui les entourent et que vous nous restituez avec leurs idéaux, leurs passions et aussi leurs contradictions. Quels auteurs classiques ont inspiré votre travail ?

    La littérature est la passion de ma vie, mais il est clair que mes livres trouvent leur inspiration dans l’histoire de ce qui est connu sous le nom d’« anarchisme ». Suis-je anarchiste ? Je ne sais pas. Qu’est-ce qu’un anarchiste ? Je déteste toutes les étiquettes et je ne me sens pas à l’aise dans le monde des doctrines. Disons que mon concept d’individu ressemble à celui de l’anarchisme individualiste. J’admire beaucoup d’écrivains. En Amérique latine, j’aime José Eustasio Rivera, Borges, Rulfo, Sarmiento et les Brésiliens Guimaraes Rosa et Euclides da Cunha, parmi d’autres. (...)

    #Malcolm_Menzies #littérature #anarchie #Makhno #Bonnot #Victor_Serge #Darien #Cayenne #Clément_Duval #Colombie #FARC #Marulanda #Costa_Rica

  • Colombie : assassinat d’un responsable local, le 317ème depuis le 01/01/2018. Il avait porté plainte après avoir reçu des menaces et avait demandé une protection. Qui n’avait pas été mise en place au moment des faits…

    Asesinaron a un líder social colombiano en zona fronteriza con Venezuela
    http://www.el-nacional.com/noticias/sociedad/asesinaron-lider-social-colombiano-zona-fronteriza-con-venezuela_284179

    El líder social colombiano Dagoberto Álvarez fue asesinado este domingo por desconocidos en la convulsa región del Catatumbo, zona fronteriza con Venezuela, informó la senadora de izquierdas Aída Avella.

    «Continúan asesinando líderes sociales. Dagoberto Álvarez, tesorero de la Junta Comunal en Playa de Belén, Norte de Santander», sostuvo la senadora y presidenta del partido Unión Patriótica (UP).

    La parlamentaria dijo que el gobierno debe «responder por el genocidio», pues aseguró que los ataques contra líderes sociales y defensores de derechos humanos son «planificados».

    En el Catatumbo opera la guerrilla del Ejército de Liberación Nacional (ELN), disidencias de las FARC, grupos narcotraficantes y un reducto del Ejército Popular de Liberación (EPL), considerado por el gobierno como una banda criminal.

    Esa región, que alberga extensos cultivos de coca, es una de las zonas más pobres y olvidadas de Colombia y está conformada por los municipios de Convención, El Carmen, El Tarra, Hacarí, San Calixto, Sardinata, Teorama y Tibú, además de La Playa.

    El comandante operativo de la Policía en Norte de Santander, teniente coronel Quilian Novoa, afirmó a Noticias Caracol que la víctima había interpuesto una denuncia por amenazas ante la Fiscalía y que esta fue remitida a la Unidad Nacional de Protección para que se tomaran medidas de seguridad.

    «En el momento de los hechos no tenía esquema de seguridad», subrayó Novoa, quien agregó que las autoridades desconocen a los responsables del asesinato, por lo que pidió la colaboración de la ciudadanía para esclarecer el hecho.

    El Instituto Nacional de Medicina Legal divulgó el pasado 15 de mayo un informe en el que señala que son 317 los líderes sociales asesinados en el país entre el 1 de enero de 2018 y el 30 de abril de 2019.

    Precisamente, Norte de Santander es uno de los departamentos más agolpados por este fenómeno con 25 casos, por debajo del Cauca (67) y Antioquia (44).

  • Dos au mur, l’opposition vénézuélienne en exil promet d’accentuer la pression sur #Maduro
    https://lemediapresse.fr/international/dos-au-mur-lopposition-venezuelienne-en-exil-promet-daccentuer-la-pres

    Les échecs successifs de Juan Guaidó face au gouvernement chaviste fragilisent l’action de ceux qui appellent à une transition politique au #Venezuela. Face à l’impasse, l’avenir du pays se joue tout autant à l’intérieur qu’à l’étranger, où beaucoup de détracteurs du pouvoir en place ont trouvé refuge. La #Colombie s’est ainsi consolidée comme une place forte des opposants qui, tant bien que mal, répètent que leur victoire est inéluctable. 

    #International #États-Unis #Chavez #Chavisme #Duque #FARC #Guaido #Lopez #UE

  • Juan Guaidó (il court toujours,…) : après l’échec de «  la phase ultime de l’Opération Liberté  » (et ceux des précédentes phases finales depuis janvier…) annonce la prochaine stratégie qui lui a été suggéré : des grèves tournantes en vue d’une grève générale.

    À chaque fois il y a moins de monde bloqué par la peur, le seul coup d’État qu’il pourrait y avoir au #Venezuela serait qu’ils m’arrêtent.

    Guaidó en El Marqués : Todos los días tendremos acciones de protesta
    http://www.el-nacional.com/noticias/oposicion/guaido-marques-todos-los-dias-tendremos-acciones-protesta_281081

    "Mañana vamos a acompañar la propuesta que nos hicieron de paros escalonados, hasta lograr la huelga general", anunció

    El presidente interino Juan Guaidó advirtió que la única forma de un golpe de Estado en el país es que lo detengan.

    Cada vez hay menos gente secuestrada por el miedo, la única forma de que haya golpe de Estado en Venezuela es que me detengan, vieron ayer el respaldo de la comunidad internacional”, dijo en la concentración en El Marqués.

    Destacó que la ruta planteada para Venezuela es cívica y pacífica y que a partir de este primero de mayo se realizarán acciones de protestas hasta lograr la libertad.

    «Mañana vamos a acompañar la propuesta que nos hicieron de paros escalonados, hasta lograr la huelga general», anunció.

    • À destination des mal-comprenants, lecture des événements par Le Monde, en 4 questions.
      (article du 1/05, MàJ à 21h23)

      Quatre questions sur l’opération « Liberté » de Juan Guaido au Venezuela
      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/05/01/quatre-questions-sur-l-operation-liberte-de-juan-guaido-au-venezuela_5457139

      • S’agit-il d’un « coup d’Etat » ou d’un soulèvement pacifique ?
      [alignement total sur la position de Guaidó : l’Assemblée nationale a déclaré illégitime le deuxième mandat de Maduro, c’est donc elle qui détient la légitimité]

      • Combien de militaires se sont-ils rangés du côté de Juan Guaido ?
      […] Les premières images de la base de La Carlota laissaient penser que de nombreux militaires l’avaient rejoint dans son opération « Liberté ». « Aujourd’hui, Maduro n’a plus le soutien des forces armées », a-t-il proclamé mardi.
      M. Guaido a bien compté avec le soutien de quelques militaires pour faire sortir l’opposant Leopoldo Lopez de chez lui, et probablement de membres du Sebin qui le surveillaient. Le chef du Sebin, Manuel Ricardo Cristopher Figuera, a d’ailleurs été destitué mardi.

      Mais le gros des forces armées n’a pas rejoint le président par intérim et continue d’être fidèle à Nicolas Maduro. Pour Juan Guaido, le fait que l’armée n’ait pas violemment réprimé les manifestations mardi est cependant le signe d’un changement progressif au sein des différentes unités de l’armée.

      • Quelle est, au juste, la stratégie de Juan Guaido ?
      [Bonne question !]
      La stratégie de M. Guaido est donc celle des petits pas pour maintenir une pression constante. « Tous les jours, essayons de faire quelque chose de plus pour aller dans le sens du changement dans le pays », a-t-il dit mercredi.
      […]
      • Pourquoi l’opération « Liberté » a-t-elle eu lieu un jour avant la date prévue ?
      [parce que c’est un génie tactique,…]

      Bref,
      cette fois-ci, c’est la bonne !
      ah ben non, mais on a progressé.

    • BBC Mundo, reprise par El Nacional, informe des manifestations du premier mai, pour et contre le gouvernement.

      Tensión en Venezuela luego del levantamiento de Guaidó y López
      http://www.el-nacional.com/noticias/bbc-mundo/tension-venezuela-luego-del-levantamiento-guaido-lopez_281124

      En la mañana, comenzaron a llegar los primeros grupos ciudadanos a las concentraciones convocadas a favor y en contra del oficialismo.

      Por un lado, se pudo ver a ciudadanos con pancartas pidiendo la salida de Maduro ("No a la dictadura") y, por otro, a miembros de la Milicia Bolivariana con mensajes al «comandante» Maduro.

    • Pendant que John Bolton décrit un Maduro terré au fond de son bunker, entouré de ses surveillants cubains, alors que Guaidó démontre son courage dans la rue…

      John Bolton : Maduro está oculto en un búnker custodiado por cubanos
      http://www.el-nacional.com/noticias/mundo/john-bolton-maduro-esta-oculto-bunker-custodiado-por-cubanos_281128


      EFE

      El presidente interino, Guaido, conduce con valentía al pueblo venezolano por las calles, mientras que Maduro se esconde en un búnker militar en algún lugar, rodeado de sus supervisores cubanos y amigos corruptos. Guaido muestra el coraje de un líder; Maduro no es más que un autócrata cobarde”, señaló Bolton en Twitter.

      John Bolton sur Twitter :
      https://twitter.com/ambjohnbolton/status/1123676318506340356

      Interim President Guaido bravely leads the Venezuelan people through the streets, while Maduro hides in a military bunker somewhere, surrounded by his Cuban overseers and corrupt cronies. Guaido shows the courage of a leader; Maduro is nothing but a cowardly autocrat.

    • Ouh la !

      Visiblement Guaidó et ses tireurs de ficelles ont pris leurs désirs pour des réalités. Que le pays aille mal, c’est sûr, d’autant plus qu’on s’emploie à l’asphyxier par ailleurs, que l’administration et les politiques soient corrompus, ce n’est pas vraiment une nouvelle dans ce pays, qu’il y ait du monde opposé à Maduro, c’est certain, il y en a toujours eu depuis le début du chavisme à crier à l’illégitimité radicale du régime (un peu sur le mode Mitterand en 1981,…), que même ses partisans soient critiques (cf. le très intéressant entretien de BBC Mundo avec une jeune chaviste, il y a 2 mois, https://seenthis.net/messages/765364 ).

      Mais que tout cela suffise à faire réussir un Maïdan vénézuélien, ça fait 4 mois que ça ne prend pas. Les anti-maduro ne rallient visiblement pas les masses et, en conséquence, l’armée ne bouge pas. Et aucun parti d’opposition autre que Voluntad Popular ne s’est manifesté à l’occasion de la tentative du 30 avril.

      La situation est bloquée, en fait depuis les législatives de 2015 avec aggravations successives dont un « premier » coup d’État le 1er mai 2017 avec l’annonce d’une nouvelle constitution puis – je saute des étapes,…– le déssaisissement de l’Assemblée nationale de ses pouvoirs législatifs par la Constituante pour « finir » avec le « second » coup d’État du 10 janvier 2019 (auto-proclamation de Guaidó) et les flux et reflux de l’Opération Liberté,…

      Alors ? L’effondrement économique et social se poursuit, le pays se détruit. J’ai du mal à imaginer : tout manque, les réseaux eau, électricité sont en état catastrophique, l’inflation est délirante, les estimations 2019 sont de +3%/jour, soit +23%/semaine et +160%/mois. Les gens luttent pour leur survie, dépendant de plus en plus d’un système de distribution de secours, ou s’en vont (on n’en parle plus tellement d’ailleurs en ce moment).

      Au grand désespoir de la bande à Trump, Colombie et Brésil se gardent bien d’intervenir. On s’achemine vers une nouvelle forme d’#État_failli. Dans l’histoire du pays, on a une grande guerre civile, il y a longtemps (plus de 150 ans), sur des bases politiques qui recoupent en partie un particularisme régional (les régions andines) pas tout à fait éteint. Par ailleurs, en dehors de la frange côtière et andine, le contrôle des ressources commence à devenir problématique entre guerrilleros (ELN et FARC dissidents venus de Colombie), narco-trafiquants et forces militaires et paramilitaires (mais les llanos sont quasi vides et l’Amazonie l’est complètement).

      Vu d’il y a très longtemps et de très loin…

      Comme dit la jeune Ángela dans l’entretien cité plus haut, la solution doit passer par des élections. #yapuka

    • Ah, après mûres réflexions, pour Le Monde, c’est un «  échec  »
      #paywall (mais c’est pas grave…)

      Au Venezuela, Nicolas Maduro résiste à une nouvelle offensive de Juan Guaido
      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/05/02/au-venezuela-nicolas-maduro-resiste-a-une-nouvelle-offensive-de-juan-guaido_

      Le jeune président « autoproclamé » appelle à une grève générale après deux jours de confusion à Caracas, marqué par l’échec d’un soulèvement militaire.

  • Deux ans après la paix, le nouveau combat des #FARC
    https://lemediapresse.fr/international/deux-ans-apres-la-paix-le-nouveau-combat-des-farc

    En #Colombie, au cœur du Guaviare, une zone naturelle longtemps préservée mais aujourd’hui menacée, les membres de la #Guérilla communiste ont déposé les armes en juin 2017. Leur retour à la vie civile est ralenti par l’effet des années d’isolement et les positions vindicatives de la droite au pouvoir. Reportage.

    #International #Amérique_du_Sud #Gauche #Lutte #Lutte_armée

  • Las decisiones que llevaron a profunda crisis económica en Venezuela
    Por GDA| EL TIEMPO| COLOMBIA| GERMÁN UMAÑA MENDOZA
    http://www.el-nacional.com/noticias/politica/las-decisiones-que-llevaron-profunda-crisis-economica-venezuela_269817

    Article du journal colombien El Tiempo, avec un constat basé sur l’évolution des relations économiques transfrontalières. Les sanctions états-uniennes, mentionnées deux fois, y tiennent une place discrète.

    La evolución de la economía política en Venezuela a partir del año 2015 se ha caracterizado por el inicio y permanencia de la crisis tanto en lo macroeconómico como en la producción de bienes y servicios, y en la restricción de la demanda. Esta evolución parecería conducir a un cambio inevitable en el modelo económico. Es la economía determinando lo político.

    Al observar el comportamiento del producto interno bruto (PIB) total y per cápita de Colombia y Venezuela, la dinámica es positiva entre el 2004 y el 2008. Durante este periodo aumenta la cercanía entre los dos países; se encontraban vigentes los compromisos comerciales de la CAN y, como resultado, el comercio total binacional alcanza sus máximos históricos en el 2008 (8.000 millones de dólares).

    A partir de allí, el comportamiento es diferencial, y, aunque Colombia continúa creciendo a tasas similares a las del pasado, en Venezuela el crecimiento es fluctuante, por lo que para el periodo 2010-2014, el acumulado es en la práctica nulo. Esta es la etapa en que Venezuela se retira definitivamente de la CAN y disminuye el comercio total entre nuestros países.

    Sin embargo, a pesar de las diferencias en los modelos de desarrollo y políticos, el apoyo a las negociaciones del Gobierno colombiano con las Farc se constituye en un elemento equilibrante.

    Entre el 2015 y el 2018, la crisis en el crecimiento y en la demanda en Venezuela se hace evidente (disminuciones en el PIB total del 60 % y per cápita del –58 %). Las exportaciones y las importaciones muestran una caída significativa con respecto al mundo y, más aún, en el comercio con Colombia, al intensificarse las diferencias políticas, lo que sumado a la decisión de Venezuela de sustituir las importaciones provenientes de Colombia, condujo al peor momento de las últimas dos décadas en las relaciones económicas y comerciales binacionales.

    El comportamiento
    La balanza de cuenta corriente en Venezuela (la diferencia entre las divisas que entran y salen por comercio y servicios, entre otros), como resultado de la disminución de la demanda total y a pesar de las tasas negativas en el crecimiento, sigue siendo positiva. En contraposición, la cuenta financiera o de capitales (la diferencia entre las divisas que entran y salen por préstamos e inversiones) ha tenido un comportamiento deficitario durante todo el periodo, a excepción del año 2017. Por tal razón se genera una crisis en los ingresos y de incumplimiento de obligaciones externas.

    Las reservas internacionales (el ahorro en divisas u oro que hace el país y administra su banco central) disminuyeron considerablemente en el periodo 2009 a 2019, al pasar de 30.322 millones a 8.414 millones de dólares respectivamente. Sin embargo, dichas reservas no representan liquidez de corto plazo, tanto por las sanciones de diferentes países como por el congelamiento de los activos de PDVSA (Citgo) en EE. UU.

    En política monetaria, el Banco Central de Venezuela (BCV) perdió todo tipo de autonomía y, simplemente, ante la escasez de recursos en bolívares, procedía a emitir dinero, subiendo la base monetaria a niveles absurdos.

    En la medida en que el aumento de la oferta monetaria no correspondía a la evolución de la producción de bienes y servicios, se promovía el incremento en los precios, que en los últimos tres años se ha transformado en hiperinflación.

    La debilidad del bolívar creó una mayor demanda por el dólar, por lo que el gobierno pretendió forzar los mecanismos de control de cambios, y en consecuencia se amplió la brecha entre las importaciones oficiales o aquellas realizadas con los dólares otorgados por el gobierno y la demanda por importaciones de otros bienes y servicios que se efectuaban con la tasa de cambio real de mercado. Las medidas publicadas el 28 de enero de 2019, al aumentar la tasa oficial por encima de la paralela, pretenden recolectar parte de los dólares que se dejarán de percibir por el flujo de exportaciones a EE. UU.

    En lo interno, el aumento del endeudamiento significó un incremento del déficit fiscal cercano al 20 por ciento del PIB, así como un sistemático deterioro de la estructura productiva de las empresas públicas, y, más grave aún, en la prácticamente única fuente de ingresos por exportación, como es la del petróleo.

    Desde el punto de vista de la deuda externa, esta creció a 184.500 millones de dólares a finales de 2017. Los principales acreedores de Venezuela son aquellos que compraron bonos país y bonos PDVSA. La deuda vencida y en mora por este concepto a diciembre de 2018 alcanzó los 8.869 millones de dólares.

    De otra parte, la deuda principal con otros países es la de la China, que es mayor a 30.000 millones de dólares, y la de Rusia, que equivale a cerca de 10.000 millones de dólares. Ni China ni Rusia parecen estar dispuestos a financiar a Venezuela con recursos frescos, y su estrategia ha sido celebrar convenios en los cuales se otorgan concesiones en materia minero-energética a fin de generar recursos exclusivamente para disminuir la deuda. En esencia, la fuente de financiamiento externo con que cuenta actualmente Venezuela se reduce a los ingresos generados por exportaciones, de los cuales cerca del 90 por ciento son por petróleo.

    La caída de los precios internacionales del petróleo a partir del año 2015, sumada a la disminución en los barriles producidos diariamente (según datos de la Opep, algo así como 1’100.000), significó la reducción de los ingresos percibidos por la nación. Adicionalmente, habrá que ver el resultado de las sanciones de Estados Unidos a PDVSA (Citgo), lo que significaría una nueva baja en los menguados ingresos por este concepto.

    El otro medio de financiamiento con que cuenta este país, que hasta ahora no es controlado por el gobierno, son las remesas, que en el último año alcanzaron niveles mayores a los 3.000 millones de dólares, según cálculos conservadores de la mayoría de los analistas económicos.

    Lo que se ha descrito es realmente la causa de la crisis: disminuyeron de manera dramática los ingresos de Venezuela, la crisis en la balanza de pagos (las transacciones con el resto del mundo) es evidente, la política monetaria es inexistente, el déficit fiscal es inmenso, la demanda se encuentra en niveles impensables en el pasado, el poder adquisitivo de la población es de miseria y no existe capacidad de pago de sus compromisos internacionales. Mientras no se produzca un cambio estructural en la política económica, esta nación no tendrá acceso a recursos frescos, tanto de carácter humanitario como de reestructuración de la deuda.

    Pensando en futuro
    En materia macroeconómica será necesario: reestructurar la política cambiaria, monetaria y fiscal para controlar la hiperinflación y aumentar el ingreso a fin de generar mayor demanda.

    En cuanto a la política cambiaria, es indispensable una apertura para que el precio del dólar sea fijado por la oferta y la demanda. En el caso de la política monetaria, devolver la autonomía al Banco Central de Venezuela para que regule la emisión monetaria. Por último, en las acciones de la política fiscal se debe hacer una reforma tributaria que genere los suficientes ingresos para solucionar el déficit existente.

    Estas tres políticas, unidas a un programa de ayuda humanitaria, y con el financiamiento externo de los organismos multilaterales y la banca internacional privada, podrían significar un cambio hacia la estabilización y, posteriormente, generarían crecimiento y desarrollo sostenible.

    El desmantelamiento del aparato productivo exige recuperar y generar nuevas inversiones en infraestructura, industria y servicios, tanto en el sector público como en el privado, así como establecer condiciones y apoyos necesarios para el retorno del capital humano que ha salido del país por efecto de las migraciones. 

    En cuanto a las relaciones colombovenezolanas, lo más importante es desarrollar nuevamente un marco institucional de cooperación que determine reglas claras de juego para atacar la informalidad, fijar normas comerciales, de liberación de bienes y servicios, macroeconómicas, de competencia y control de calidad, etc., las cuales hagan transparentes estas relaciones.

    Adicionalmente, promover el comercio de bienes y servicios tomando en cuenta el círculo virtuoso que existió en el pasado, incorporando nuevos sectores y trabajando en lo que contribuya a la recuperación del aparato productivo, donde el papel de Colombia será fundamental, suministrando bienes intermedios, materias primas, así como promoviendo el intercambio de bienes en las cadenas productivas complementarias y la generación de nuevas oportunidades comerciales, específicamente en servicios con valor agregado.

    En lo externo y en el corto plazo, el papel de la comunidad internacional en dotar a Venezuela de ayuda humanitaria y, en el mediano plazo, de recursos que contribuyan a la recuperación económica y de la estructura productiva para fortalecer la estabilización, el crecimiento y la demanda será fundamental.

    Es indudable que el oscuro período que vive Venezuela puede significar en el corto y mediano plazo un renacimiento en su desarrollo y en el de la integración económica, social y comercial con Latinoamérica y con el resto del mundo. En pocas palabras, es la economía política: la evolución descrita y sus consecuencias parecen ser definitivas para generar el necesario cambio hacia un mañana mejor para la nación y la ciudadanía en Venezuela.

  • Colombie : un nouveau gisement de pétrole léger découvert à la frontière vénézuélienne - Sputnik France
    https://fr.sputniknews.com/economie/201901251039769959-colombie-petrole-gisement-ecopetrol

    Pourquoi cette odeur de pétrole partout où les USA soutiennent la démocratie ?

    En pleine crise vénézuélienne intervient l’annonce de la découverte d’un nouveau gisement de pétrole léger par la compagnie pétrolière colombienne Ecopetrol près de la frontière avec le Venezuela. Le gisement est situé près d’un oléoduc important ce qui facilite sa commercialisation.

    La compagnie pétrolière colombienne Ecopetrol a découvert un gisement de pétrole léger dans le département d’Arauca à la frontière avec le Venezuela, selon un communiqué de la compagnie.

    Le gisement a été prospecté lors du forage du puits Cosecha C-01, d’une profondeur de 3.300 mètres, exploité de concert avec le partenaire d’Ecopetrol, Occidental Petroleum.

    Et en commentaire de l’opinion au Venezuela et en Amérique latine
    https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=a-kkhnfw0E8

    ¡Basta ya! ¡Basta Ya! ¡Basta ya que el yanqui mande! El yanqui vive en palacio yo vivo en uno ¡barracón! ¿Como es posible que viva el yanqui mejor que yo? ¡Basta ya! ¡Basta ya! ¡Basta ya que el yanqui mande! ¿Qué pasa con mis hermanos de Méjico Y Panamá? Sus padres fueron esclavos, ¡sus hijos no lo serán! ¡Basta ya! ¡Basta ya! ¡Basta ya que el yanqui mande! Yo de pequeño aprendí a luchar por esa paz. De grande lo repetí y a la cárcel fui a parar. ¡Basta ya ! ¡Basta ya! ¡Basta ya que el yanqui mande! ¿Quién ha ganado la guerra en los montes del Viet-Nam ? El guerrillero en su tierra Y el yanqui en el cinema.

  • #Colombie : La #FARC considère l’attentat à l’école de police à Bogotá comme une provocation pour mettre fin à l’accord de paix avec l’#ELN

    Farc condena el atentado con carro bomba en Escuela General Santander de Bogotá - Partidos Políticos - Política - ELTIEMPO.COM
    https://www.eltiempo.com/politica/partidos-politicos/farc-condena-el-atentado-con-carro-bomba-en-escuela-general-santander-de-b


    El protocolo de seguridad se mantiene en la zona y sus alrededores.
    Foto: Rodrigo Sepúlveda / EL TIEMPO

    El partido político de la antigua guerrilla de las Farc, la Fuerza Alternativa Revolucionaria del Común, se unió a las voces que condenaron la explosión del carro bomba en la Escuela de Policía General Santander, en Bogotá, en la mañana de este jueves.

    La Farc, luego de una reunión del consejo político de la colectividad, condenó los hechos y pidió a las autoridades que establezcan los hechos y capturen a los responsables en el menor tiempo posible.

    Sin embargo, también enviaron un mensaje al pueblo colombiano para que se siga trabajando en la construcción de paz. 

    «Expresamos nuestra solidaridad a las víctimas y sus familiares y convocamos a todos los sectores del país persistir en la construcción de un pacto nacional que saque la violencia y las armas del ejercicio de la política», dice la publicación de la exguerrilla.

    El primer miembro del partido en pronunciarse fue el exlíder guerrillero Pastor Alape, quien calificó este mediodía el atentado contra la General Santander como una “provocación” dirigida a “cerrar las posibilidades de un acuerdo con el Eln”.

    Alape, muy cercano al máximo jefe de las Farc, ‘Timochenko’, fue un caracterizado líder de bloque en el Magdalena Medio y hoy es delegado del partido Farc al Consejo Nacional de Reincorporación.

    El líder del partido Farc también aseguró que el atentado pretende “deslegitimar las movilizaciones sociales y favorecer a sectores guerreristas”.

  • How an Internet Impostor Exposed the Underbelly of the Czech Media – Foreign Policy
    https://foreignpolicy.com/2018/12/03/how-an-internet-impostor-exposed-the-underbelly-of-the-czech-media

    When politicians own the press, trolls have the last laugh.

    Tatiana Horakova has an impressive résumé: As head of a Czech medical nonprofit that sends doctors to conflict zones, she negotiated the release of five Bulgarian nurses held by Muammar al-Qaddafi in Libya, traveled to Colombia with former French President Nicolas Sarkozy to secure a hostage’s freedom from FARC guerrillas, and turned down three nominations for the Nobel Peace Prize.

    Not bad for someone who might not even exist.

    Horakova has never been photographed. She does not appear to have a medical license. Her nonprofit, which she has claimed employs 200 doctors, appears to be a sham. Her exploits, so far as anyone can tell, are entirely fabricated.

    None of this has stopped the press from taking her claims at face value time and again over the course of more than a decade. When it comes to a good story, incredulity is scant and memories run short.

    Earlier this year, she again emerged from the shadows, this time to troll Czech Prime Minister Andrej Babis—and expose just how easily disinformation can slip into the mainstream press, especially when politicians control it.

    In September, the Czech broadsheet Lidove Noviny published an op-ed by Horakova expressing support for Babis’s refusal to offer asylum to 50 Syrian orphans, as was proposed by an opposition member of parliament. Playing up to his populist pledge not to allow “a single refugee” into the Czech Republic, the prime minister said the country had its own orphans to care for.

    That crossed the line and provoked widespread criticism. But Horakova’s op-ed seemed to offer a way out: an expert offering the opinion that the orphans would be better off at home in Syria. 

    Horakova originally sent the piece to the prime minister’s office, which forwarded it to the paper. A brief Google search would have raised plenty of red flags about the author, but the newspaper leaped without looking.

    Lidove Noviny pulled the piece within hours, but not quickly enough to stop several high-profile journalists from quitting. The editors, they complained, could no longer protect the newspaper from its owner—the billionaire prime minister.

    Desperate to deflect criticism, Babis’s office appears to have passed the article to the paper without doing due diligence, and the paper took what it was spoon-fed.

    The debate over the Syrian orphans had created “a highly charged political moment,” Babis’s spokesperson, Lucie Kubovicova, told Foreign Policy. She said she did not know “who exactly” sent the article to the paper.

    #fake_news #medias #presse #république_tchèque

  • Desarticularon red narco que involucra a pilotos venezolanos y brasileños
    http://www.el-nacional.com/noticias/mundo/desarticularon-red-narco-que-involucra-pilotos-venezolanos-brasilenos_2

    Una red que enviaba droga desde Colombia hacia Estados Unidos y Europa, en avionetas piloteadas por brasileños y venezolanos, fue desmantelada tras un año de investigaciones, informaron este martes funcionarios de la policial colombiana.

    En el operativo se confiscaron 20 toneladas de cocaína, se inmovilizaron ocho aeronaves y se capturaron a 25 colombianos en Bogotá y la frontera con Venezuela, indicó la autoridad en un comunicado.

    La organización era liderada por «Olinto», ex miembro de las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC), y su hermano, quienes enviaban la droga desde la región limítrofe de Catatumbo, hacia pistas clandestinas en Zulia, Venezuela.

    Desde allí coordinaban el traslado de la cocaína a Honduras y Guatemala, donde el cargamento era recibido por ciudadanos de esos países, quienes servían de enlace con los carteles mexicanos de Sinaloa y Nueva Generación.

    Finalmente la droga era enviada a Estados Unidos, Alemania y Holanda. La banda colombiana reclamaba el pago a través de casas de cambio en la ciudad fronteriza de Cúcuta, explicó la policía. Ningún piloto fue detenido.

    La organización tenía una «relación estrecha» con el Ejército de Liberación Nacional (ELN) en Colombia, según las autoridades.

    • Tensión con Venezuela: Lo que deja el fin del diálogo con el ELN
      http://www.el-nacional.com/noticias/mundo/tension-con-venezuela-que-deja-fin-del-dialogo-con-eln_267135


      Cortesía (soit DR, en français)

      Colombia encara una nueva frustración en el intento por extinguir su conflicto armado: un coche bomba atribuido al ELN hizo estallar los diálogos con esa guerrilla en Cuba y promete escalar, según analistas, la tensión con Venezuela, acusada de dar refugio a los rebeldes.
      […]
      Los expertos apuntan a que habrá un recrudecimiento del conflicto, con golpes de lado y lado, que pueden significar el aumento de atentados, secuestros y voladuras de la infraestructura petrolera.

      Esto va ser algo largo y doloroso”, asegura Ávila. Y “en el corto plazo el rechazo de la población impide que exista un escenario de negociación”, sostiene el investigador Camilo Echandía, de la Universidad Externado.

      El lío venezolano
      Desde que Iván Duque asumió la presidencia en agosto, las denuncias sobre presencia de mandos del ELN en territorio venezolano han agriado aún más la disputa entre Bogotá y Caracas, que prácticamente no mantienen relaciones diplomáticas desde mediados de 2017.

      Colombia ha acusado a Venezuela de albergar a los rebeldes y ha pedido al gobierno de Nicolás Maduro hacer efectivas las órdenes de capturainternacionales en contra de comandantes guerrilleros.

      Caracas niega que haya rebeldes en su territorio, en unas acusaciones que vienen desde la presidencia de Álvaro Uribe (2002-2010).

      El ELN tiene mucha tropa en esa zona. Entonces Venezuela va a ser un factor, para bien o para mal, determinante”, apunta Ávila.

      Sin embargo, según el investigador Ronald Rodríguez, el ELN no solo tiene presencia en Venezuela, sino que ha expandido recientemente sus actividades en varios estados venezolanos con la benevolencia del chavismo.
      […]
      A la imposición de la línea dura dentro de la guerrilla de la que alertan los expertos, se suma la dificultad histórica para negociar por su estructura federal, que concede vocería a cada frente y dificulta su unidad de mando.

      El gran problema para el ELN es esa división interna que tiene, y de momento parece insalvable”, apunta Echandía.

  • ELN y disidencia de las FARC controlan minas de coltán y oro en Venezuela
    http://www.el-nacional.com/noticias/latinoamerica/eln-disidencia-las-farc-controlan-minas-coltan-oro-venezuela_259336

    Desde hace aproximadamente dos años, la presencia de guerrilleros del Ejército de Liberación Nacional (ELN) y disidentes de las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC) que no se unieron al proceso de paz se ha notado y denunciado en Venezuela, especialmente en los estados Bolívar, Apure, Amazonas, estos dos últimos fronterizos con Colombia.

    Allí han replicado sus asentamientos en zonas selváticas así como el control de rutas de transporte y poblaciones, pero se han involucrado especialmente en la explotación de los recursos minerales del suelo venezolano, específicamente el oro, diamante y coltán.

    Se trata de la reinvención de estos grupos a la sombra del gobierno del presidente fallecido Hugo Chávez que tuvieron luz verde para entrar y descansar en Venezuela, pero bajo el régimen de Nicolás Maduro tienen un «trabajo formal en las minas»: organizar a los mineros para explotar el recurso, luego transportarlo y entregarlo al gobierno venezolano, que desde hace poco tiempo recurre a la explotación minera como nueva fuente de riqueza ante el declive de su producción petrolera. 

    Funciona como una especie de alianza laboral en la que la Fuerza Armada Nacional de Venezuela (FANV) tiene un rol pasivo, con apenas presencia en algunos puntos de control y haciéndose la vista gorda ante la actividad de la zona. Así lo explican el diputado por el estado Bolívar, Américo De Grazia, y el ex candidato a gobernador y también ex diputado de esa región Andrés Velásquez, recientemente amenazados por el presidente Maduro por denunciar lo que ocurre al sur del país.

    «Estas actividades de explotación y entrega de oro y coltán al gobierno venezolano solían estar a cargo de los ’pranes’ (criminales o ex convictos pertenecientes al crimen organizado que controlan la explotación de los recursos), pero poco a poco los disidentes de las FARC y guerrilleros del ELN que han entrado a Venezuela han ido asumiendo estos roles», explicó Velásquez a El Tiempo de Colombia. 

    «Los guerrilleros están haciendo el mismo trabajo de los pranes, pero al gobierno les ha resultado mejor la cosa con ellos porque se supone que son más organizados, tienen mejor control de la zona y hay menos problemas entre clanes», agregó.

    El diputado De Grazia, oriundo de la zona, discernió que son tres los puntos donde los guerrilleros colombianos han logrado establecerse. En Parguaza, una zona conocida como el cuadrante entre los estados Bolívar, Apure, Amazonas y que pellizca la frontera con Colombia, donde se explota el coltán. «Esta zona es custodiada y operada por el ELN», aseguró. 

    La segunda zona es en San Vicente de Paúl, en el municipio Cedeño también en el estado Bolívar, donde hay explotación de diamante y el tercer punto es la zona de Bochinche, en la zona limítrofe entre Venezuela y el Esequibo, al extremo oriental del estado Bolívar. 

    En este último punto la explotación es de oro, lo mismo que en el municipio Sifontes, donde se encuentra la zona de Tumeremo, fuente prácticamente inagotable del metal precioso y por eso también de mafias por controlarlo. Allí han ocurrido al menos tres masacres de mineros en los últimos dos años.

    • Reprend l’article d’il y a 5 jours d’un journal local de l’état Bolívar, El Correo del Caroní

      Correo del Caroní - ELN explora suelo venezolano desde hace cinco años y se expande para controlar minas y pasos fronterizos
      http://www.correodelcaroni.com/index.php/ciudad/ciudad-bolivar/305-eln-explora-suelo-venezolano-desde-hace-cinco-anos-y-se-expande

      Sus motivaciones son principalmente económicas, asegura la organización colombiana Fundación Ideas para la Paz, que ha mapeado en el país la presencia del ELN y disidentes de las FARC que buscan controlar minas y paso de combustible y alimentos.

      La presencia de guerrilleros colombianos del Ejército de Liberación Nacional (ELN) y disidentes de las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC) se ha hecho fuerte y crece desde 2013 al sur de Venezuela, cuando el primer grupo hizo incursiones tímidas desde el estado Apure hacia Amazonas, fronterizo con Colombia.

      Un informe de 2017 de la organización colombiana Fundación Ideas para la Paz (FIP) indica que el ELN así como disidencias de las FARC, específicamente del Frente 16 y Acacio Medina, se ha movido a zonas de alto valor estratégico para su financiamiento. En el caso de Colombia, hacia los departamentos de Guainía, Vichada y Arauca y, en Venezuela, a Apure, Bolívar y Amazonas, en donde el domingo emboscaron a militares y asesinaron a tres de ellos, tras la captura de Luis Felipe Ortega Bernal, alias Garganta, comandante del Frente de Guerra Oriental del ELN.

      El Gobierno venezolano ha insistido en negar la presencia del ELN y disidencias de las FARC en Venezuela, pese a que la misma Cancillería de Colombia nombró a Ortega Bernal como “un reconocido cabecilla del ELN, cuyo prontuario delictivo le mereció circular azul por parte de Interpol, por múltiples delitos cometidos en nuestro país”.

      Un mapa de la presencia de los irregulares, trazado por la FIP, dibuja la presencia del ELN en Amazonas desde Puerto Páez en el municipio Pedro Camejo del estado Apure hasta San Fernando de Atabapo en el municipio Atabapo del estado Amazonas, mientras que los disidentes de las FARC se despliegan en el sur de Amazonas en las cercanías del Parque Nacional Yapacana, al suroeste de la confluencia del río Ventuari en el río Orinoco, y en el norte a pocos kilómetros de la capital de Amazonas.

    • Carte interactive de situation aux frontières colombiennes, par la Fundación Ideas para la Paz
      ESPECIAL FRONTERAS –Inseguridad, Violencia y Economías Ilegales: los Desafíos del Nuevo Gobierno
      http://www.ideaspaz.org/especiales/mapa-fronteras

      et le rapport


      http://ideaspaz.org/media/website/fip_seguridad_fronteras.pdf

      01. Frontera con Venezuela
      02. Frontera con Venezuela y Brasil
      03. Frontera con Ecuador y Perú
      04. Frontera con Brasil y Perú
      05. Frontera con Panamá

    • InSight Crime, une autre ONG, basée en Colombie, établit le constat

      El ELN opera en 12 estados de Venezuela
      https://es.insightcrime.org/noticias/analisis/eln-opera-12-estados-venezuela

      Pero contrario a los comentarios de Padrino, InSight Crime logró identificar la presencia del ELN en 12 estados de Venezuela (la mitad del país), mediante un monitoreo de las denuncias publicadas en prensa en 2018 sobre la actividad de esta guerrilla en territorio venezolano, los informes de algunas ONG y las informaciones suministradas por fuentes oficiales en las zonas fronterizas.

      Según estos registros el ELN tendría presencia en Táchira, Zulia, Apure, Trujillo, Anzoátegui, Lara, Falcón, Amazonas, Barinas, Portuguesa, Guárico y Bolívar. Allí estaría desarrollando actividades como contrabando de ganado, contrabando de gasolina, cobro de extorsiones, distribución de comida, emisoras de radio, reclutamiento de menores, ataques a funcionarios de cuerpos de seguridad, narcotráfico y minería ilegal, entre otras.

      La última incursión en Bolívar, el 14 de octubre, dejó como resultado seis personas ejecutadas en el municipio de Domingo Sifontes, la más importante zona minera del país, donde el gobierno Venezolano desarrolla el proyecto Arco Minero. Este hecho no solo mostró el poder que la guerrilla colombiana tiene en territorio venezolano, sino que puso de manifiesto el largo recorrido que han hecho, para tener presencia en la mitad del país.

  • Ce soir sur France2, j’ai appris que Manuel Lopez Obrador était le nouveau président de gauche du Mexique, et qu’il est connu pour avoir des tendances autoritaires (il n’a jamais gouverné le pays, mais on sait déjà comment il gouverne, c’est la prescience occidentale).
    J’ai aussi appris que le nouveau président colombien est connu pour remettre en cause le traité de paix avec les FARC (ce n’est pas une information de savoir qu’il est de droite dite « dure » (certains disent que la droite dure assassine, en Colombie)).
    A propos du Honduras, on a juste appris que les Honduriens étaient en route pour les Etats-Unis (ce n’est pas une information de savoir que là-bas, le pouvoir issu du coup d’état contre un président de gauche (autoritaire, évidemment), est un pouvoir qui laisse assassiner des journalistes, syndicalistes et autres gauchistes).

  • Trump Administration Discussed Coup Plans With Rebel Venezuelan Officers - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/09/08/world/americas/donald-trump-venezuela-military-coup.html

    The Trump administration held secret meetings with rebellious military officers from Venezuela over the last year to discuss their plans to overthrow President Nicolás Maduro, according to American officials and a former Venezuelan military commander who participated in the talks.

    Establishing a clandestine channel with coup plotters in Venezuela was a big gamble for Washington, given its long history of covert intervention across Latin America. Many in the region still deeply resent the United States for backing previous rebellions, coups and plots in countries like Cuba, Nicaragua, Brazil and Chile, and for turning a blind eye to the abuses military regimes committed during the Cold War.

    The White House, which declined to answer detailed questions about the talks, said in a statement that it was important to engage in “dialogue with all Venezuelans who demonstrate a desire for democracy” in order to “bring positive change to a country that has suffered so much under Maduro.

    But one of the Venezuelan military commanders involved in the secret talks was hardly an ideal figure to help restore democracy: He is on the American government’s own sanctions list of corrupt officials in Venezuela.

    He and other members of the Venezuelan security apparatus have been accused by Washington of a wide range of serious crimes, including torturing critics, jailing hundreds of political prisoners, wounding thousands of civilians, trafficking drugs and collaborating with the Revolutionary Armed Forces of Colombia, or FARC, which is considered a terrorist organization by the United States.

    American officials eventually decided not to help the plotters, and the coup plans stalled. But the Trump administration’s willingness to meet several times with mutinous officers intent on toppling a president in the hemisphere could backfire politically.

    • NY Times: EE UU discutió planes con militares venezolanos en secreto
      http://www.el-nacional.com/noticias/politica/times-discutio-planes-con-militares-venezolanos-secreto_251006

      Oficiales americanos y un ex comandante del cuerpo castrense venezolano indicaron que la administración del presidente norteamericano, Donald Trump, mantuvo reuniones secretas con oficiales militares rebeldes de Venezuela para discutir planes para derrocar al presidente Nicolás Maduro.

      The New York Times indicó que uno de los militares involucrado en las conversaciones se encuentra en la lista de oficiales sancionados por el gobierno de Estados Unidos por actos de corrupción.

      Los oficiales americanos decidieron, eventualmente, no ayudar a los conspiradores, por lo que los planes golpistas se congelaron. De acuerdo con la información de The New York Times, miembros de la Fuerza Armada habían solicitado reuniones con funcionarios norteamericanos durante el gobierno del presidente Barack Obama, pero fueron rechazados.

      La declaración del Presidente Trump de que EE UU tenía en cuenta la opción militar para Venezuela animó a los militares venezolanos a retomar el contacto con Washington nuevamente.

      Era el comandante en jefe el que decía esto ahora”, indicó el ex comandante venezolano en la lista de sanciones durante una entrevista.

      Los miembros del cuerpo castrense del país le explicaron a los oficiales estadounidenses, durante unas reuniones que comenzaron en septiembre del año pasado y prosiguieron este año, que representaban a cientos de miembros de la fuerza armada descontentos con el gobierno de Maduro.

      The New York Times indicó que los militares venezolanos solicitaron radios encriptadas, alegando la necesidad de comunicarse de forma segura mientras desarrollaban un plan para la instalación de un gobierno de transición para dirigir el país hasta que se realizaran elecciones.

      Los oficiales americanos no proveyeron a los oficiales con los equipos requeridos, y los planes se develaron, causando el arresto de una docena de presuntos conspiradores.

      El ex comandante venezolano señaló que hay, por lo menos, tres grupos distintos dentro del cuerpo castrense del país que han conspirado contra el gobierno venezolano.

      Uno de los grupos estableció contacto con el gobierno estadounidense mediante la embajada americana en una capital europea. En ese momento, oficiales de la Casa Blanca indicaron que estaban intrigados pero atentos, y dijeron que les preocupaba que el encuentro pudiese ser visto como una trampa para tener evidencia de que la administración de EE UU estaba conspirando contra Venezuela.

      A medida que la situación del país empeoró, los oficiales americanos señalaron que valía la pena apoyar el esfuerzo de los militares que querían lograr un cambio político.

      Despues de mucha discusión, acordamos que deberiamos escuchar lo que tenían que decir”, indicó un oficial que no estaba autorizado a hablar de las reuniones secretas.

      La administración de Trump envió a un diplomático a las reuniones para las conversaciones, pero no estaba autorizado a negociar nada en el momento. El oficial norteamericano puntualizó que los oficiales venezolanos no parecían tener un plan detallado de acción y que esperaban que los americanos les ofrecieran ideas y colaboración para idear un plan.

      El ex comandante venezolano aseguró que los militares nunca solicitaron a Estados Unidos por una intervención militar. “Nunca acordé una operación conjunta, ni ellos la propusieron”, señaló el miembro del cuerpo castrense y añadió que se iba a actuar en julio del año pasado, cuando el gobierno instaló la asamblea nacional constituyente, pero abortaron el plan por temor a que llevara a un baño de sangre.

      Posteriormente decidieron realizar la toma del poder en Marzo, pero los planes se develaron, de acuerdo con el oficial, por lo que decidieron posponer la operación hasta el 20 de mayo, día de “elecciones presidenciales” en Venezuela. Nuevamente se filtraron los planes, por lo que se canceló el plan.

      Para que la conspiración tuviera éxito, se debía detener a Nicolás Maduro y a otros funcionarios de gobierno de manera simultánea. Para hacer eso, los oficiales venezolanos requerían una forma de comunicación segura, por lo que solicitaron equipos al diplomático norteamericano durante su segunda reunión el año pasado. Los norteamericanos se negaron a la solicitud.

      Estabamos frustrados. No recibíamos señales de apoyo y me dejaron esperando”, indicó el ex comandante venezolano sobre la segunda reunión. Durante el tercer encuentro, a principios de este año, las discusiones se estancaron y los estadounidenses no proveyeron de material o apoyo político a los planes de los militares.

      Más de 150 militares han sido detenidos, y el ex comandante venezolano indicó que probablemente estén siendo torturados. Se lamentó de la falta de apoyo táctico de Estados Unidos, la cual, a su juicio, pudo haber cambiado la historia del país.

      Estoy decepcionado. Pero soy el menos afectado, al menos no soy un prisionero”, confesó.

  • Les liaisons à risques du #CICR

    Les relations du Comité international de la Croix-Rouge avec le secteur privé et la double casquette de son président, #Peter_Maurer, également membre du conseil de fondation du #World_Economic_Forum, font courir le risque que le CICR soit perçu comme partial. La sécurité des délégués sur le terrain est en jeu.

    C’était le 9 octobre 2017. Sans tambour ni trompette, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) déclarait mettre fin avec effet immédiat au partenariat qu’il entretenait avec la multinationale LafargeHolcim. Cette dernière était l’une des douze sociétés appartenant au Corporate Support Group du CICR, un groupe de partenaires stratégiques du secteur privé. Motif : LafargeHolcim (LH), entreprise née de la fusion entre la société suisse Holcim et le français Lafarge lancée en 2014 et effective en 2015, est accusée d’avoir financé des groupes djihadistes en Syrie, dont l’organisation Etat islamique, à travers sa filiale Lafarge Cement Syria (LCS) et la cimenterie de Jalabiya.

    La justice française a depuis mis en examen sept cadres de la société soupçonnés de « financement du terrorisme ». Dans sa communication de l’automne dernier, le CICR est explicite : il « n’a pas travaillé avec LH ou avec Lafarge en Syrie, et n’a aucune connexion avec la situation complexe dans laquelle se trouve LH actuellement. »
    L’affaire LafargeHolcim

    L’exemple soulève la question des rapports du CICR avec ses partenaires privés. Pour l’organisation, fondée en 1863 par Henri Dunant et dont la mission est de rendre visite aux détenus, de fournir protection, assistance et aide humanitaire aux victimes de conflits armés et de promouvoir le respect du droit international humanitaire, l’alerte est chaude. Elle l’est d’autant plus que le CICR met du temps à réagir. Le Monde publie sa première enquête le 21 juin 2016 sous le titre : « Comment le cimentier Lafarge a travaillé avec l’Etat islamique en Syrie. »

    Face à ces révélations, le CICR réévalue ses procédures. Mais pas de remise en question immédiate du partenariat avec #LafargeHolcim. Selon un document interne envoyé au même moment aux délégations et que Le Temps s’est procuré, le CICR avance que « bien qu’à ce stade, la probabilité que les médias approchent le CICR au sujet du soutien qu’il reçoit de LH soit très faible, les lignes ci-dessous devraient aider à gérer de telles demandes ». Les collaborateurs sont censés mentionner des projets développés en commun par LH et le CICR, notamment au Nigeria. Le siège continue à relativiser : « Les accusations contre LH au sujet du comportement de son équipe en Syrie doivent encore être prouvées. »

    A Genève, on ne prend pas la mesure de l’urgence : le président du CICR Peter Maurer et le chef de la délégation du CICR au Nigeria signent le 21 octobre 2016 à Lagos un protocole d’accord avec Lafarge Africa Plc. Le partenariat prévoit notamment de « renforcer la position de Lafarge sur le marché du ciment dans le nord-est du Nigeria ». Une phrase qui provoque une vive discussion à l’interne. Quatre jours plus tard, pourtant, la rupture avec LH est annoncée : « La révision [du partenariat] a révélé que la controverse […] avait le potentiel d’impacter négativement les opérations, la réputation et la crédibilité du CICR avec des acteurs clés, y compris sur le terrain. » En dépit de la volte-face, le malaise persiste. Etait-il opportun d’avoir un partenariat avec Holcim, dont le président du conseil d’administration jusqu’en mai 2014 (après la fusion avec Lafarge), Rolf Soiron, siégeait dans le même temps au Conseil de l’Assemblée, l’organe suprême du CICR ?
    Les risques de conflit d’intérêts

    Le partenariat avec LafargeHolcim n’étant plus d’actualité, l’affaire pourrait s’arrêter là. C’est compter sans un groupe de 25 membres honoraires, d’anciens dirigeants, chefs des opérations et de délégation du CICR. Dans un document qu’ils envoient au siège du CICR en décembre 2017 intitulé « L’indépendance et la neutralité du CICR en péril », ils affirment vouloir nourrir un débat qu’ils jugent « existentiel ». Leur intention, précisent-ils au Temps, n’est pas de « casser » une organisation qu’ils continuent d’aimer.

    Le réflexe pourrait être de voir dans cette mobilisation un combat d’arrière-garde entre des anciens, dépassés, et des nouveaux, progressistes. Or l’inquiétude dépasse largement ce cercle et provient aussi des délégués actifs sur le terrain. Elle ne porte pas tant sur la collaboration avec le secteur privé que sur les conditions dans lesquelles celle-ci se matérialise. Cette inquiétude est exacerbée par plusieurs facteurs : face aux multiples crises humanitaires et à leur complexité croissante, face à l’irrespect crasse du droit international humanitaire, le CICR évolue dans un contexte extraordinairement difficile. Il est présent dans 86 pays et emploie 18 000 collaborateurs. Son travail, remarquable, est reconnu.

    Si nombre d’entreprises privées ont régulièrement soutenu l’auguste institution, elles l’ont surtout fait sous une forme philanthropique. « Aujourd’hui, c’est davantage du donnant-donnant », explique Marguerite Contat, ex-cheffe de délégation qui craint que l’indépendance et l’impartialité du CICR ne soient remises en question. Un vocabulaire qui fait écho au slogan « win-win » familier du World Economic Forum (#WEF), mais qui s’inscrit aussi dans la transformation en partie entamée à l’ONU au début des années 2000 par Kofi Annan sous le nom de « #Global_Compact », un concept de promotion du #partenariat_public-privé. Le document rédigé par le groupe des 25 met en garde : « L’institution ne peut se permettre de mettre en péril le formidable capital de confiance qu’elle a accumulé au cours de son siècle et demi d’existence […]. Il ne suffit pas, pour le CICR, de se proclamer neutre et indépendant, encore faut-il qu’il soit reconnu comme tel par toutes les parties concernées. »

    On l’aura compris : les craintes exprimées touchent à un aspect central de l’action du CICR : la perception qu’ont de lui les acteurs locaux, qu’il s’agisse de groupes armés non étatiques, d’Etats ou de groupes terroristes. Les principes ne sont pas gravés dans le marbre une fois pour toutes, déclarait pourtant Peter Maurer lors d’un symposium consacré en 2015 aux « principes fondamentaux dans une perspective historique critique ». Ils sont fonction de l’époque.

    Sous la présidence de Jakob Kellenberger (2000-2012), le CICR a institué un partenariat stratégique avec douze sociétés réunies dans ce qu’il appelle le Corporate Support Group (CSG). L’apport de chacune est d’un demi-million par an sur six ans. Leur contribution financière est marginale, soit moins de 4% du financement assuré par les Etats contributeurs. Mais pour le CICR, appelé à répondre à des besoins humanitaires qui explosent, ce soutien est nécessaire. Dans cette logique, le récent partenariat conclu avec la société danoise Novo Nordisk a du sens. Peter Maurer le justifiait récemment devant l’Association des correspondants du Palais des Nations (Acanu) : « Non, ce n’est pas de la philanthropie. Nous n’obtenons pas les médicaments [anti-diabète] de Novo Nordisk gratuitement. Mais ceux-ci peuvent être fournis à des populations vulnérables à des prix plus favorables. »
    Perception du CICR, un acquis fragile

    Difficile par ailleurs de demander au contribuable d’en faire davantage, la Confédération appuyant le CICR déjà à hauteur de 148 millions de francs (2017). Le financement par les Etats soulève aussi son lot de questions. Un ancien haut responsable de l’institution le souligne : « Les contributions versées par certains Etats relèvent plus de la stratégie de communication que d’un réel engagement humanitaire. » Un autre observateur ajoute : « Les Etats-Unis sont les premiers contributeurs étatiques du CICR. Or ils ont orchestré de la torture en Irak à partir de 2003. »

    Au CICR, on le martèle : le monde a changé. Gérer simplement l’urgence humanitaire ne suffit plus. Il faut « inscrire l’urgence dans la durée », dans le développement durable d’un Etat, d’une communauté. Le savoir-faire du secteur privé peut s’avérer utile pour améliorer des situations humanitaires catastrophiques lorsque les services de l’Etat se sont effondrés. Mais qu’obtiennent en contrepartie les entreprises stratégiques du CSG, hormis la possibilité d’utiliser le logo du CICR ? Membre du CSG depuis 2008, Credit Suisse y trouve son compte. Son porte-parole Jean-Paul Darbellay s’en explique : « Grâce à ce partenariat, nous bénéficions de nombreux échanges de connaissances et partageons notre expertise dans de plusieurs domaines d’activité : marketing, ressources humaines, collectes de fonds. »

    Credit Suisse apporte aussi son expertise au « WEF Humanitarian System Global Future Council présidé par Peter Maurer ». En aidant le CICR, la fondation néerlandaise Philips, membre du CSG, n’a pas d’objectifs commerciaux. Elle a développé avec lui un kit d’instruments pour la détection précoce des grossesses à haut risque dans des communautés fragiles ayant un accès limité à des services de santé. La société Roche n’attend pour sa part aucun « retour matériel sur investissement ».
    Un rôle flou

    « Notre intérêt, explique au Temps Yves Daccord, directeur général du CICR, réside surtout dans l’échange de compétences avec le secteur privé. Avec Swiss Re, nous avons un intérêt à coopérer avec le secteur de la réassurance. En Syrie, si on laisse le système s’effondrer, cela aura un énorme impact humanitaire. » Les critiques estiment toutefois que le CICR en fait trop en aidant ses partenaires à développer des activités économiques là où il est présent. Yves Daccord s’en défend : « Il est exclu que le CICR fournisse des renseignements situationnels à ses partenaires. Ce serait de la folie. » Devant l’Acanu, Peter Maurer précise : « Nous ne sommes pas impliqués dans la reconstruction. » Mais le président du CICR n’hésite pas à sensibiliser les partenaires stratégiques en les amenant sur le terrain. Lors d’une visite en Colombie en janvier 2017, lors de laquelle il rencontra le président Juan Manuel Santos, il avait « dans ses bagages » l’Avina Stiftung, Holcim Colombia ou encore Nespresso.

    Professeur émérite de l’Université du Nebraska et auteur du livre ICRC : A Unique Humanitarian Protagonist, David Forsythe connaît bien l’institution et salue son travail de terrain. Il questionne toutefois le rôle flou du CICR avec ses partenaires : « Personne ne remet en question la nécessité de travailler avec le secteur privé. Mais si cette coopération devait permettre aux entreprises partenaires de faire de l’argent, cela poserait un problème sérieux au vu de la mission strictement humanitaire du CICR. Et certaines multinationales pourraient chercher à redorer leur image en soutenant une telle organisation humanitaire. Il en va de même pour le choix par cooptation des membres de l’Assemblée du CICR. Il faut s’assurer qu’ils soient irréprochables et qu’ils ne soient pas sujets à des conflits d’intérêts. »
    La proximité avec le WEF critiquée

    L’autre aspect qui fait débat aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur du CICR, c’est la double casquette de Peter Maurer, président du CICR depuis 2012 et membre du conseil de fondation du World Economic Forum (WEF) depuis novembre 2014. Cette double appartenance interpelle même les actuels collaborateurs. Après un message envoyé le 12 avril 2017 par le siège pour sonder les délégations et que Le Temps a pu consulter, l’une de ces dernières relève que la double casquette « met automatiquement le CICR du côté des puissants et des riches ». Les délégués sur le terrain pourraient en subir les conséquences.

    Or, explique une seconde délégation, le CICR est une institution « qui se présente comme ontologiquement proche des victimes ». Une autre délégation déplore l’association formelle au WEF alors que « le CICR a déployé d’énormes efforts durant la dernière décennie pour se débarrasser de son étiquette occidentale ». Elle se pose une question rhétorique : que se passerait-il si les FARC, le mouvement révolutionnaire colombien d’obédience marxiste, négociant avec le CICR, apprenait que le président du CICR était aussi au conseil de fondation du WEF, une organisation qui défend le libéralisme économique ? Le sondage semble avoir eu peu d’effet. Le mandat de Peter Maurer au WEF a été renouvelé sans problème en 2017. « On ne tient pas compte de nos remarques, explique un responsable encore en fonction. Nous sommes mis devant un fait accompli. » La direction élude le débat. Le sujet est devenu tabou.

    Le double mandat de Peter Maurer peut cependant prêter à confusion. Le 11 mai 2017, le président du CICR se rend à Kigali pour une réunion du WEF Afrique. Il y est invité par la ministre rwandaise des Affaires étrangères. Après quelques hésitations, Peter Maurer accepte l’invitation. La délégation du CICR à Kigali essaie de lui arranger un rendez-vous avec le président du Rwanda. En vain. Il faudra l’appel de Klaus Schwab, président du WEF, pour inciter Paul Kagame à rencontrer le patron du CICR. « Pendant seize minutes, tous deux ne parlent que du CICR, explique au Temps une personne qui était sur place. Pour Paul Kagame, il n’y avait pas de confusion possible : Peter Maurer parlait au nom du CICR. »

    Jugeant le WEF complaisant à l’égard des Emirats arabes unis et de l’Arabie saoudite, un ex-haut responsable du CICR en convient : « Cela n’a pas eu d’effet mesurable pour l’instant. Mais un accident n’est pas exclu. Je rappelle qu’au Yémen, le CICR est la seule organisation capable de parler à tous les acteurs. » Or ce sont les deux pays précités qui ont orchestré le blocus économique du Yémen, aggravant la situation humanitaire. Par ailleurs, être formellement associé au WEF est « risqué pour les délégués, notamment en Syrie, poursuit-il. Au WEF, plusieurs acteurs ont expliqué comment éliminer l’Etat islamique. » Le professeur David Forsythe avertit : « Si des acteurs locaux venaient à apprendre le mandat de Peter Maurer au WEF, cela pourrait devenir un sérieux problème. »
    L’exemple douloureux du Biafra

    La question de sa perception n’est pas anodine pour une organisation qui souhaite avoir accès à tous les belligérants. Car son image est parfois fragile. Le CICR en a fait l’expérience au moment de la crise du Biafra à la fin des années 1960, quand des gardes en uniforme du président de la Guinée équatoriale montèrent avec leurs motos à bord d’avions de la Croix-Rouge suédoise marqués du sigle générique de la Croix-Rouge. La scène aurait été filmée par un Hollandais.

    En Afrique, il faudra des années au CICR pour se débarrasser de cette fausse nouvelle selon laquelle il aurait participé à un trafic d’armes… Or c’était il y a près de cinquante ans. Aujourd’hui, à l’heure des réseaux sociaux, le risque de dégât d’image est décuplé. Peter Maurer le reconnaît lui-même : « Mon organisation ne bénéficie pas d’une neutralité garantie. C’est quelque chose que vous obtenez en établissant des relations de confiance avec les parties au conflit. Gagner leur confiance est un combat quotidien. » A propos de la tragique mort récente d’un collaborateur du CICR au Yémen, des délégués le déplorent sur le réseau Alumni Networks du CICR. Il aurait été abattu « parce qu’il était du CICR ». Etait-ce déjà une question de perception de l’organisation ?

    Yves Daccord comprend les arguments critiques par rapport au WEF, mais les conteste. « Notre choix stratégique ne consiste pas à observer, mais à faire partie de la discussion. Depuis huit ans, notre engagement a considérablement augmenté. Nous avons désormais une présence diplomatique dans les capitales des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Nous poursuivons une stratégie d’influence croisée pour renforcer notre discours humanitaire. » Dans cette logique, le WEF est une plateforme très utile où sont présents bon nombre d’acteurs (multi-stakeholders) auprès desquels le CICR peut exercer son influence pour renforcer son message humanitaire. « Quand le président chinois Xi Jinping est à Davos, qu’il rencontre le conseil de fondation du WEF et qu’il voit Peter Maurer, c’est important. Cela permet au CICR d’établir rapidement un lien avec le dirigeant chinois. Il faut nous juger sur nos objectifs, non sur une image arrêtée de la situation. »
    Changement de culture

    Au CICR, le choc des cultures est une réalité. Le monde a changé et l’institution genevoise aussi. Peter Maurer est beaucoup sur le terrain : en Libye, au Yémen, en Syrie. On reconnaît à cet ex-ambassadeur de Suisse auprès de l’ONU à New York un grand talent diplomatique qui lui a valu de rencontrer les grands de la planète : Xi Jinping, Vladimir Poutine, Barack Obama. En termes de budget, l’organisation atteint désormais les 2 milliards. Pour les uns, c’est une course à la croissance effrénée par laquelle le CICR s’éloigne de sa mission spécifique de protection des civils pour embrasser toute une série d’activités de développement propres à une « agence para-onusienne ».

    Pour d’autres, c’est le génie de Peter Maurer qui a su réaliser qu’il fallait voir l’humanitaire dans une dimension plus large. Yves Daccord l’admet : « Oui, la culture de la maison a changé. » Le professeur David Forsythe met toutefois en garde : « Attention au style de management vertical propre à une grande multinationale. Malgré son excellente image et sa réputation, voyons si le CICR est toujours capable, au vu de ce management, d’attirer des délégués aussi engagés, dont il ne faut pas oublier qu’ils risquent leur vie sur le terrain. » Le CICR, semble-t-il sous-entendre, ne peut être soumis à une culture managériale identique à celle d’une multinationale, car en fin de compte, ce sont les gens du terrain qui sont sa raison d’être.

    https://www.letemps.ch/monde/liaisons-risques-cicr
    https://www.letemps.ch/monde/liaisons-risques-cicr
    #Lafarge #Syrie #conflit_d'intérêts #Lafarge #Holcim

  • Colombia pledges to tackle impunity for activist killings
    http://news.trust.org/item/20180510164924-j3r31

    Colombia is working to prevent the killing of activists and tackle impunity, under mounting international pressure to stem the violence, a minister said on Thursday.

    Despite a 2016 government peace accord that ended a half a century of civil war with the Revolutionary Armed Forces of Colombia (FARC), activists in the country are still in the firing line, with one gunned down every five days.

    They are particularly at risk in regions vacated by rebel fighters following the peace accord, leaving a power vacuum that crime gangs have sought to fill, the United Nations has said.

    “The government recognizes that the signing of the peace accord is not peace in itself but a necessary and definitive step towards building a more just and equal society,” said Rodrigo Rivera, Colombia’s interior minister.

    “We are fighting against the impunity of homicides of human rights defenders,” he told the United Nations Human Rights Council in Geneva on Thursday as it reviewed the country’s right record.

    The government has set up an elite police task force and investigation unit to dismantle criminal groups and investigate killings and attacks against activists, the minister said.

    About 4,000 at-risk activists receive protection from the government, including bodyguards, bullet-proof vests and cars, Rivera said.

    The government says 144 human rights campaigners were killed in 2016 and 2017 and 103 people have been arrested.

    But local rights groups and watchdogs say the true number of dead is higher.

    #Colombie #violences #meurtres #activisme

  • Analyse intéressante (d’opposition) sur la situation politique au #Venezuela y compris lexicologique.

    El « #pranato » que nos gobierna | Analitica.com
    http://www.analitica.com/opinion/el-pranato-que-nos-gobierna

    Nuestro problema no es solo de derechos humanos y democracia o crisis humanitaria sino de articulación del régimen con grupos y países con intereses geopolíticos y delincuenciales en Venezuela.

    El camino de las discusiones académicas, políticas e incluso lingüísticas para caracterizar la organización del poder en la Venezuela chavista ha consumido mucho tiempo, durante el cual ha sido complicado un acuerdo sobre la mejor vía para liberarnos de esta lacra que nos acogota. Es reciente que en los círculos académicos, en los pasillos de las cancillerías y en las organizaciones internacionales se comience a aceptar que estamos en dictadura. Distintas caracterizaciones aparecieron en estos largos años, entre ellas, neodictadura, autoritarismo, autoritarismo competitivo y totalitarismo sin olvidar lo de fascismo. Catalogarlo como dictadura no fue una tarea fácil. Formalmente la OEA, por ejemplo, no ha sido capaz de hablar de “ruptura del hilo constitucional” sino de “violación”. Y menos de actuar en consecuencia. Hubo que crear un grupo extra OEA, el Grupo de Lima, para ser más claro y contundente y hablar de “ruptura”. Hoy hay algunos miembros, como Chile, que le tienen miedo al término dictadura y prefieren decir que “no hay democracia”.

    Una más fácil transición fue pasar de hablar de #gobierno a #régimen. Entendiendo que gobierno se refiere más a aquellos que están destinados a rotar en el poder, mientras que regímenes serían los que se quieren perpetuar, especialmente imponiendo una hegemonía y redefiniendo el modelo económico, político e incluso cultural de un país.

    Ahora nos hemos dado cuenta del carácter delincuencia del régimen. Primero hablamos de que somos un país secuestrado por unos malandros que se han apropiado de las riquezas y de las instituciones para ejercer su dominio sobre el territorio y la gente. Es una figura metafórica que nos permite entender el tipo de relación entre nosotros y quienes nos someten. Alí Babá y los cuarenta ladrones.

    Luego hemos caído en cuenta de que el asunto es más serio. Algunos señalan el tema del narcotráfico para caracterizar a Venezuela como un ‘#narcoestado’. Pero se quedan cortos. Estos ‘secuestradores’ están articulados internacionalmente a una serie de fuerzas e intereses, en lo concreto con organizaciones y gobiernos, todos persiguiendo sus intereses geopolíticos o delincuenciales, y no solo son las drogas.

    Por esto preferimos hablar de pranato, neologismo proveniente de otro: #pran. Viene del submundo criminal venezolano e identifica al jefe o capo de los presos en una cárcel cuya red delincuencial se extiende fuera de la prisión.

    Usamos pranato en vez de régimen, pues va más allá al significar una articulación o alianza con fuerzas delictivas organizadas. En él no solo participan venezolanos filocubanos chavistas, militares corruptos, Cuba y los boliburgueses, sino grupos guerrilleros como las FARC y el ELN, potencias extraregionales como Rusia, China e Irán y movimientos radicales islamitas, además de bandas criminales locales e internacionales y los miembros del Foro de San Pablo. Pero nuestro problema no es solo de derechos humanos y democracia o crisis humanitaria. El pranato venezolano al ser parte de las “organizaciones delictivas transnacionales” es además una “amenaza más inmediata para nuestro hemisferio”, como planteó Rex Tillerson.

    • Entendiendo que gobierno se refiere más a aquellos que están destinados a rotar en el poder, mientras que regímenes serían los que se quieren perpetuar, especialmente imponiendo una hegemonía y redefiniendo el modelo económico, político e incluso cultural de un país.

      «  Étant entendu que gouvernement s’applique plutôt à ceux qui autorisent une alternance au pouvoir alors que régime serait pour ceux qui cherchent à se perpétuer, en particulier en imposant une hégémonie et en redéfinissant le modèle économique, politique et même culturel d’un pays.  »

      #régime pour @biggrizzly (je crois…)

  • When Terrorists and Criminals Govern Better Than Governments - The Atlantic

    Une vison iconoclaste

    https://www.theatlantic.com/international/archive/2018/04/terrorism-governance-religion/556817

    The Taliban claims to adhere to a strict interpretation of Islamic law, but that didn’t stop them from learning to love the poppy. The Islamic State developed an unforgiving set of laws to govern its caliphate, even as it engaged in widespread smuggling of antiquities and the synthetic drug Captagon. The Revolutionary Armed Forces of Colombia (the farc) were once puritanically anti-drugs but turned wholeheartedly to supporting the cocaine economy following their Eighth Party Congress in 1982. This isn’t necessarily surprising. Despite initial protestations, militant groups often engage in criminal operations—drugs, trafficking, and smuggling—to fund their activities.

    But crime is not their primary calling—they also seek to govern. These groups may be evil but they can also be rational, calculating, and sometimes surprisingly effective, outperforming existing governments. Yet this fundamental point is often lost on policymakers.

  • En #Colombie, la droite anti-accord de paix l’emporte
    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/03/12/en-colombie-la-droite-anti-accord-de-paix-l-emporte_5269368_3222.html

    La droite opposée à l’accord de paix avec l’ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) est arrivée en tête des législatives, dimanche 11 mars, en Colombie, à l’issue d’un scrutin historique auquel participaient pour la première fois d’anciens rebelles qui ont fait leur entrée au Parlement.

    La victoire de la droite, bien que celle-ci n’ait pas réussi à emporter la majorité, suscite l’incertitude quant à la suite de la mise en œuvre de l’accord signé en 2016 avec ce qui était alors la rébellion la plus ancienne et la plus puissante d’Amérique latine.

    Pour la première fois en plus d’un demi-siècle de conflit armé, les Colombiens ont pu cependant voter sans la menace des guérillas. Le président de la République de Colombie, Juan Manuel Santos, a salué « les élections les plus sûres, les plus transparentes (...) de l’histoire récente du pays ».

    En tête de la coalition de droite, c’est le Centre démocratique du sénateur et ex-président Alvaro #Uribe, farouche adversaire de l’accord avec les FARC, qui a recueilli le plus de voix, obtenant dix-neuf sièges au Sénat et trente-trois à la Chambre des députés. L’accord avec l’ex-guérilla devenue la Force alternative révolutionnaire commune garantit dix des deux cent quatre-vingts sièges du nouveau Parlement à l’ancienne guérilla marxiste.
    […]
    Ce dimanche avaient aussi lieu les primaires pour désigner les candidats à la présidence des deux principales tendances.
    A droite, c’est le sénateur Ivan Duque (CD) qui l’a emporté ; à gauche, #Gustavo_Petro, ancien maire de Bogota et ex-guérillero du M-19 (Movimiento 19 de Abril, gauche, dissous). Avec le centriste Sergio Fajardo, ancien maire de Medellin, deuxième ville du pays, ils sont en tête des sondages.

    Si Ivan Duque remporte la présidence, les pourparlers avec l’ELN pourraient aussi être retardés. Ils ont été gelés en février par le gouvernement à la suite d’attentats meurtriers de cette guérilla d’environ quinze cents combattants.

  • #Colombie: l’ex-guérilla des #FARC intègre avec difficulté le jeu électoral
    https://www.mediapart.fr/journal/international/100318/colombie-l-ex-guerilla-des-farc-integre-avec-difficulte-le-jeu-electoral

    Pablo Catatumbo, membre du parti de la Farc, pendant une conférence de presse, vendredi 9 février à Bogotá. © Reuters Sept mois après avoir déposé les armes, l’ex-guérilla colombienne présente pour la première fois des candidats aux élections législatives, qui ont lieu ce dimanche. La participation des ex-rebelles des Farc est prévue par l’accord de paix signé à La Havane en 2016.

    #International #accord_de_paix #élections_2018 #Uribe

  • #Colombie. #Tourisme : vis ma vie d’ancien #FARC

    D’anciens membres de la #guérilla colombienne proposent aux touristes de découvrir ce qu’était la vie quotidienne des combattants. Leur promesse : des sensations fortes, mais en toute sécurité, dans des zones longtemps inaccessibles à cause des combats.


    https://www.courrierinternational.com/article/colombie-tourisme-vis-ma-vie-dancien-farc
    #dark_tourism #tourisme_de_guerre #tourisme_noir

  • En #Colombie, une lutte pour la terre entre paysans et grandes entreprises
    https://reporterre.net/En-Colombie-une-lutte-pour-la-terre-entre-paysans-et-grandes-entreprises

    Il y a un an, le gouvernement colombien signait la paix avec les FARC-EP. Mais les paysans des régions où se déroulait la guerre voient leurs #terres spoliées par les entreprises agro-industrielles soutenues par le gouvernement. Ils luttent en créant des « zones de #biodiversité », racontent les auteurs de cette tribune.

    #agro-industrie

  • Palm oil mounts ‘new offensive’ in Colombia while workers decry labor conditions
    https://news.mongabay.com/2017/10/palm-oil-mounts-new-offensive-in-colombia-while-workers-decry-labor-c

    Demobilization of the FARC and other militant groups are opening vast areas of Colombia to new development.

    Colombia is Latin America’s biggest palm oil producer. Researchers expect the industry will be expanding into these new territories, and are worried about how Colombia’s native ecosystems will fare against new oil palm plantations and how communities will be treated by the industry.

    Advocacy organizations say Colombia is facing a grave security crisis for human rights defenders, unionists, community activists, and indigenous and Afro-Colombian leaders, with more than 120 social leaders reportedly killed so far in 2017.

    Mongabay traveled to Magdalena Medio to talk with oil palm plantation workers; they reported dangerous working conditions and deadly retribution from anti-union organizers.

    #Colombie #industrie_palmiste #terres #droits_humains #peuples_autochtones #peuple_afro-colombien

  • La violence, mais pour quoi faire ?, par Anselm Jappe [Pour « aller au-delà du cortège de tête »]
    http://www.palim-psao.fr/article-34399246.html

    Nous republions ici ce texte de 2009 dans le cadre des discussions et contributions actuelles pour aller « au-delà du cortège de tête ».

    L’État laisse donc tomber tous les jolis oripeaux dont il s’est revêtu depuis plus d’un siècle. Mais ce n’est pas un retour en arrière. La situation historique est inédite : l’État s’installe en seul maître du jeu. Dans les trente dernières années, il s’est forgé un arsenal de surveillance et de répression qui dépasse tout ce qu’on a vu, même à l’époque des États dits « totalitaires ». A-t-on déjà imaginé ce qui serait arrivé si les nazis et leurs alliés avaient disposé des mêmes instruments de surveillance et de répression que les démocraties d’aujourd’hui ? Entre surveillance vidéo et bracelets électroniques, échantillons d’ADN et contrôle de toutes les communications écrites et verbales, aucun juif ou gitan n’en aurait réchappé, aucune résistance n’aurait pu naître, tout évadé d’un camp de concentration aurait été repris immédiatement. L’État démocratique actuel est bien plus équipé que les États totalitaires d’antan pour faire du mal et pour traquer et éliminer tout ce qui peut lui faire opposition. Apparemment, il n’a pas encore la volonté d’en faire le même usage que ses prédécesseurs, mais demain ? Une logique fatale pousse les États à faire tout ce qui peut être fait, d’autant plus qu’ils sont les gérants d’un système technologique qui obéit à la même logique. Et on le voit tous les jours dans l’usage des moyens de répression : les prélèvements d’ADN, utilisés au début seulement pour les cas les plus graves, comme les meurtres d’enfants, sont maintenant appliqués couramment pour des vols de scooter ou pour les faucheurs volontaires, et finalement pour tout délit sauf pour les délits financiers (les bonnes âmes de gauche limiteront leur protestation à en demander l’extension à cette catégorie pour lutter contre les « privilèges »).

    […]

    Face au sabotage ou à d’autres formes de « violence », la question est toujours : qui l’exerce, et dans quel but ? La gauche radicale a souvent confondu la violence, même employée pour des buts absolument immanents à la logique marchande, tels les revendications salariales, avec la « radicalité ». Le sabotage pourra tout aussi bien se confondre avec l’affirmation violente d’intérêts particuliers et provoquer des réactions également violentes de l’autre côté : ainsi, les exploitants de terrains cultivés en OGM et saccagés par des faucheurs, ne se sentant pas défendus par l’État, pourraient recourir à des agences de sécurité privées. Le « maintien » émancipateur d’un mouvement d’opposition, même s’il démarre sur de bonnes bases, n’est jamais garanti – il pourra toujours basculer dans un « populisme » qui dépasse tout « clivage gauche-droite ». La transformation de certains mouvements de résistance à l’État en mafias qui luttent seulement pour elles-mêmes (comme les FARC en Colombie) est hautement significative. Et une fois que les « communes » dont parle L’Insurrection (et dont la conception rappelle quelque peu quelques-uns des survivalistes nord-américains qui se préparent à l’apocalypse) constateront que le reste de la population ne se met pas sur la même voie, elles ne combattront que pour leur propre compte. Ce ne sera pas le premier cas dans l’histoire récente.

    Déjà en ce moment, au lieu d’une critique du fonctionnement du capitalisme – et donc de la valeur, de l’argent, du travail, du capital, de la concurrence –, on assiste à une « chasse aux managers », à des attaques de leurs villas, à des séquestrations. « On trouve parmi les inculpés [des actes de révolte dans les banlieues] toutes sortes de profils que n’unifie guère que la haine de la société existante, et non l’appartenance de classe, de race ou de quartier », dit L’Insurrection qui vient. Soit. Cependant, le fait de détester la société existante ne veut encore rien dire, il faut voir si c’est pour de bonnes ou de mauvaises raisons. L’islamiste aussi est mû par la haine de cette société, et les supporters fascistes dans les stades crient « All cops are bastards ». Les négristes aussi croient voir des alliances parfaitement imaginaires de tous les ennemis de ce monde, du kamikaze palestinien jusqu’au professeur en grève, des banlieues parisiennes aux mineurs boliviens – pourvu que ça pète… Les sentiments de rejet qu’engendre le monde d’aujourd’hui sont souvent beaucoup plus près de la « haine désincarnée » (Baudrillard) et sans objet que de la violence traditionnelle et ils peuvent difficilement entrer dans une stratégie « politique » quelle qu’elle soit. Et si la guerre civile – la vraie – éclatait, il n’est pas difficile d’imaginer qui seraient les premiers à se trouver réveillés en pleine nuit et collés au mur sans façon, tandis qu’on viole les femmes et qu’on tire sur les enfants…

    #violence #comité_invisible #cortège_de_tête #Anselm_Jappe