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  • Jean-Marie Hullot, informaticien visionnaire, technologiste exceptionnel | binaire
    http://binaire.blog.lemonde.fr/2019/06/20/jean-marie-hullot-informaticien-visionnaire-technologiste-excep

    Jean-Marie Hullot fut un très grand professionnel de l’informatique. Outre les apports scientifiques du début de sa carrière de chercheur IRIA détaillés plus loin, peu de personnes ont eu des impacts aussi forts et permanents sur l’informatique de Monsieur Tout-le-monde. On lui doit directement les interfaces et interactions graphiques et tactiles modernes, développés d’abord à L’IRIA, puis chez NeXT computers, dont la superbe machine est restée dans les mémoires et a servi en particulier à Tim Berners-Lee pour créer le World Wide Web, et enfin chez Apple à travers le Macintosh et son système MacOSX puis l’iPhone, véritables révolutions dans le domaine qui ont largement engendré le développement de l’informatique conviviale à grande échelle que nous connaissons maintenant, avec en particulier la révolution des smartphones.

    Ces interfaces particulièrement élégantes et intuitives ont marqué une nette rupture avec tout ce qui s’était fait avant, et qu’on a d’ailleurs largement oublié. Il faut bien comprendre qu’elles résultent de la conjonction d’un goût esthétique très sûr et de la création et de la maîtrise de nouvelles architectures de programmation subtiles et éminemment scientifiques, que Jean-Marie Hullot avait commencé à développer lorsqu’il était chercheur à l’IRIA. Un autre apport majeur a été celui des mécanismes de synchronisations d’appareils divers, ici Macs, iPhones et iPads, pour que les calendriers, listes de choses à faire ou autres soient automatiquement à jour dès qu’on les modifie sur un des appareils, sans besoin de la moindre transformation et quels que soient les réseaux utilisés. Cette transparence maintenant habituelle était difficile à réaliser et inconnue ailleurs. Il faut rappeler que le domaine concerné de l’IHM locale et synchronisée est profond et difficile, et les réussites de ce niveau y sont fort rares. Celle de Jean-Marie Hullot chez NeXT puis Apple, particulièrement brillante, a aussi demandé de très nombreuses interactions avec des designers et surtout directement avec Steve Jobs, dont l’exigence de qualité était légendaire.

    Mais, avant sa carrière industrielle, Jean-Marie Hullot a fait bien d’autres apports scientifiques de premier plan. Après l’École normale supérieure de Saint-Cloud, il s’est vite passionné pour la programmation, particulièrement en LISP. Cela s’est passé à l’IRCAM où se trouvait alors le seul ordinateur en France vraiment adapté à la recherche en informatique, le PDP-10 exigé par Pierre Boulez pour monter cet institut. S’y trouvaient en particulier Patrick Greussay, auteur de VLISP et fondateur de l’école française de LISP, et Jérôme Chailloux, auteur principal du système Le_Lisp qui a longtemps dominé la scène française de l’Intelligence Artificielle et auquel Hullot a beaucoup participé et apporté.

    Avec sa rencontre avec Gérard Huet, dont il suivait le cours de DEA à Orsay, il rejoint l’IRIA à Rocquencourt pour son travail doctoral. Il débuta sa recherche en réécriture de termes, problématique issue de la logique mathématique et de l’algèbre universelle, et par suite essentielle aux fondements mathématiques de l’informatique. Parti de l’algorithme de complétion décrit dans l’article séminal de Knuth et Bendix, il réalisa un système complet de complétion de théories algébriques, incluant les dernières avancées en traitement des opérateurs commutatifs et associatifs, permettant la transition avec le calcul des bases polynomiales de Gröbner. Le logiciel KB issu de son travail de thèse avait une algorithmique particulièrement soignée, permettant d’expérimenter avec des axiomatisations non triviales, comme par exemple la modélisation canonique des déplacements du robot de l’Université d’Edimbourg. La renommée de ce logiciel lui valut une invitation d’un an comme chercheur invité au Stanford Research Institute en 1980-1981. Là, en tandem avec Gérard Huet, il développa les fondements de la théorie de la réécriture algébrique, alors en balbutiement. Son article Canonical forms and unification, présenté à l’International Conference on Automated Deduction en 1980, présente un résultat fondamental sur la surréduction qui permit d’établir le théorème de complétude de la procédure de narrowing (Term Rewriting Systems, Cambridge University Press 2003, p. 297.)

    Sa thèse de Doctorat à l’Université Paris XI-Orsay Compilation de formes canoniques dans les théories équationnelles fut soutenue le 14 novembre 1980. Point d’orgue de son travail en algèbre effective, elle devint la bible des chercheurs en réécriture, désormais domaine essentiel de l’informatique fondamentale. Elle fut le premier document technique français composé avec le système de composition TeX, alors en développement par Don Knuth à Stanford, où Jean-Marie Hullot s’y était initié. Il était frappé par l’étonnante qualité graphique des documents traités par TeX, mais aussi des écrans bitmap alors développés au laboratoire PARC de Xerox.

    En 1981 il retrouve l’INRIA à Rocquencourt où démarrait le Projet National Sycomore dirigé par Jean Vuillemin, et que venait de rejoindre Jérôme Chailloux, concepteur du langage Le_Lisp. Il y découvrit le premier Macintosh, ordinateur commercial pionnier profitant des avancées de PARC (bitmap display, interface de fenêtres, ethernet) et du SRI (souris). Mais il a vite trouvé la façon dont ses interfaces étaient programmées assez infernale. Comme c’était l’époque de la naissance des langages objets, il a d’abord décidé de développer le sien au-dessus de Le_Lisp, nommé Ceyx, en privilégiant les aspects dynamiques non présents dans les autres langages de l’époque (il est ensuite passé à Objective C, langage du même type mais bien plus efficace.) Ce langage remarquable, dont l’implémentation était un bijou de simplicité et d’intelligence, a servi notamment à Gérard Berry pour écrire son premier compilateur Esterel.

    Ce travail a débouché sur la création du premier générateur d’interfaces mêlant conception graphique directe et programmation simple, SOS Interfaces. C’est en présentant ce système aux idées très originales dans un séminaire à l’université Stanford qu’il a rencontré Steve Jobs, alors chassé d’Apple, et qui a immédiatement souhaité l’embaucher pour créer sa nouvelle machine NeXT. Même si cette machine n’a pas été un succès commercial, elle reste connue comme probablement la plus élégante jamais fabriquée, et a eu le rôle de précurseur de tout ce qui s’est passé ensuite.

    Jean-Marie Hullot a ensuite pris le leadership des interfaces et interactions du nouveau Macintosh en tant que directeur technique du service des applications d’Apple. Ses créations et celles de son équipe marquent toujours l’informatique moderne. Il a ensuite quitté un moment Apple et la Californie pour s’installer à Paris. Là, Steve Jobs l’a rappelé pour régénérer l’esprit créatif d’Apple, mais il a refusé de revenir en Californie, et proposé plutôt de créer un téléphone, ou plutôt un smartphone comme on dit maintenant. Après quelques difficultés pour convaincre Steve Jobs qui n’y croyait pas trop, il a créé l’iPhone dans un laboratoire secret d’une vingtaine de personnes à Paris. La suite est connue, et assez différente de ce que disait Steve Ballmer lors de la première démonstration par Steve Jobs : « Cet objet n’a aucun avenir industriel » ! Avec plus d’un milliard d’exemplaires vendus, il s’agit probablement d’un des plus grands succès esthétiques et industriels de l’histoire.

    En outre, il mena plusieurs entreprises technologiques en France. La société RealNames qu’il a créé en 1996 avait pour objet de doter le réseau Internet alors en plein essor, mais anarchique au niveau du nommage, d’un espace de nommage standardisé. Plus tard, il chercha à créer une infrastructure ouverte pour le partage de photographies, en suivant le modèle de l’encyclopédie libre Wikipedia , et créa la société Photopedia à cet effet. Ces entreprises n’ont pas été pérennes, mais elles ont permis à de nombreux jeunes professionnels de se former aux technologies de pointe, et d’essaimer à leur tour de nouvelles entreprises technologiques.

    Mathématicien créatif, informaticien visionnaire, programmeur élégant, ingénieur rigoureux, technologiste hors-pair, esthète raffiné, Jean-Marie Hullot aura marqué son époque. Les résultats de son travail ont tout simplement changé le monde à tout jamais. La Fondation Iris, qu’il a créé avec sa compagne Françoise et dont l’objectif est de sauvegarder la fragile beauté du monde, continue de porter son message humaniste : http://fondationiris.org.

    Gérard Berry et Gérard Huet

    #Histoire_numérique #IHM #iPhone #Interface #Synchronisation

  • Training a single AI model can emit as much carbon as five cars in their lifetimes - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/s/613630/training-a-single-ai-model-can-emit-as-much-carbon-as-five-cars-in

    In a new paper, researchers at the University of Massachusetts, Amherst, performed a life cycle assessment for training several common large AI models. They found that the process can emit more than 626,000 pounds of carbon dioxide equivalent—nearly five times the lifetime emissions of the average American car (and that includes manufacture of the car itself).

    It’s a jarring quantification of something AI researchers have suspected for a long time. “While probably many of us have thought of this in an abstract, vague level, the figures really show the magnitude of the problem,” says Carlos Gómez-Rodríguez, a computer scientist at the University of A Coruña in Spain, who was not involved in the research. “Neither I nor other researchers I’ve discussed them with thought the environmental impact was that substantial.”

    They found that the computational and environmental costs of training grew proportionally to model size and then exploded when additional tuning steps were used to increase the model’s final accuracy. In particular, they found that a tuning process known as neural architecture search, which tries to optimize a model by incrementally tweaking a neural network’s design through exhaustive trial and error, had extraordinarily high associated costs for little performance benefit. Without it, the most costly model, BERT, had a carbon footprint of roughly 1,400 pounds of carbon dioxide equivalent, close to a round-trip trans-American flight.

    What’s more, the researchers note that the figures should only be considered as baselines. “Training a single model is the minimum amount of work you can do,” says Emma Strubell, a PhD candidate at the University of Massachusetts, Amherst, and the lead author of the paper. In practice, it’s much more likely that AI researchers would develop a new model from scratch or adapt an existing model to a new data set, either of which can require many more rounds of training and tuning.

    The significance of those figures is colossal—especially when considering the current trends in AI research. “In general, much of the latest research in AI neglects efficiency, as very large neural networks have been found to be useful for a variety of tasks, and companies and institutions that have abundant access to computational resources can leverage this to obtain a competitive advantage,” Gómez-Rodríguez says. “This kind of analysis needed to be done to raise awareness about the resources being spent [...] and will spark a debate.”

    “What probably many of us did not comprehend is the scale of it until we saw these comparisons,” echoed Siva Reddy, a postdoc at Stanford University who was not involved in the research.
    The privatization of AI research

    The results underscore another growing problem in AI, too: the sheer intensity of resources now required to produce paper-worthy results has made it increasingly challenging for people working in academia to continue contributing to research.

    #Intelligence_artificielle #Consommation_énergie #Empreinte_carbone

  • Maximizing influence in a social network: Improved results using a genetic algorithm
    Kaiqi Zhang, Haifeng Du, Marcus W. Feldman,
    From School of Management of Xi’an Jiaotong University (China), and Stanford University (US)
    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0378437117301930

    Influence Maximization in Online Social Networks
    Cigdem Aslay ISI Foundation, Turin, Italy
    Laks V.S. Lakshmanan, Vancouver, KKKanada
    https://dl.acm.org/citation.cfm?id=3162007

    Viral marketing , a popular concept in the business literature, has recently attracted a lot of attention also in computer science, dueto its high application potential and computational challenges.Theidea of viral marketing is simple yet appealing: by targeting themost influential users in a social network (e.g., by giving themfree or price-discounted samples), one can exploit the power ofthe network effect through word-of-mouth, thus delivering themarketing message to a large portion of the network analogous tothe spread of a virus.

    Influence maximization is the key algorithmic problem behind viral marketing.

    #scary_science

  • Opinion | Do Not Trust That Stranger’s 5-Star Review - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/05/25/opinion/sunday/five-star-customer-reviews.html

    Stars beget sales. According to an often mentioned Harvard Business School working paper that studied restaurant reviews on Yelp, each added star is associated with a 5 percent to 9 percent increase in revenue. Not surprisingly, then, new businesses have sprung up to exploit the rating system to the seller’s or the platform’s advantage.

    Finally, it’s hard to know what the stars even mean. Often times, whether it’s a mattress or can opener or an Uber driver, a five-star rating means “nothing disastrous happened,” said Nikhil Garg, a doctoral candidate at Stanford University. A recent study he co-wrote reported that 80 percent of people gave freelancers hired from an online platform five stars. But when he asked people to choose from different words (“terrible,” “mediocre,” “best possible,” etc.), at least half of the freelancers earned the equivalent of a two-, three- or four-star review.

    In the case of hotels, said Dr. Cotte, five stars typically means “everything is what I expected.” I’m assuming this is how the Hampton Inn averaged a five-star rating on my recent search for a hotel in Maine, compared to several luxury resorts that rated only a four.

    The experts confirmed what I knew, but resisted, all along. If you really want to find the best product or service for your needs, you’ll need to exert some effort. But it’s also worth remembering that if you don’t, it’s no big deal.

    As Dr. Salganik explained, even if a system is gamed, the worst product probably won’t end up at the top of your screen for long; assuming there’s a considerable difference in quality among the options, it will eventually be knocked down. But if the products are pretty similar, then yes, it’s possible that the very best one will actually not float to the very top — though that’s no tragedy either. As Barry Schwartz, the author of “The Paradox of Choice,” argues, if everything is essentially the same, then there’s nothing wrong with ending up with a product that’s the second- or third-best of the heap.

  • Opinion | Do Not Trust That Stranger’s 5-Star Review - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/05/25/opinion/sunday/five-star-customer-reviews.html

    Bon papier sur les évaluations en ligne.

    Stars beget sales. According to an often mentioned Harvard Business School working paper that studied restaurant reviews on Yelp, each added star is associated with a 5 percent to 9 percent increase in revenue. Not surprisingly, then, new businesses have sprung up to exploit the rating system to the seller’s or the platform’s advantage.

    Finally, it’s hard to know what the stars even mean. Often times, whether it’s a mattress or can opener or an Uber driver, a five-star rating means “nothing disastrous happened,” said Nikhil Garg, a doctoral candidate at Stanford University. A recent study he co-wrote reported that 80 percent of people gave freelancers hired from an online platform five stars. But when he asked people to choose from different words (“terrible,” “mediocre,” “best possible,” etc.), at least half of the freelancers earned the equivalent of a two-, three- or four-star review.

    In the case of hotels, said Dr. Cotte, five stars typically means “everything is what I expected.” I’m assuming this is how the Hampton Inn averaged a five-star rating on my recent search for a hotel in Maine, compared to several luxury resorts that rated only a four.

    The experts confirmed what I knew, but resisted, all along. If you really want to find the best product or service for your needs, you’ll need to exert some effort. But it’s also worth remembering that if you don’t, it’s no big deal.

    As Dr. Salganik explained, even if a system is gamed, the worst product probably won’t end up at the top of your screen for long; assuming there’s a considerable difference in quality among the options, it will eventually be knocked down. But if the products are pretty similar, then yes, it’s possible that the very best one will actually not float to the very top — though that’s no tragedy either. As Barry Schwartz, the author of “The Paradox of Choice,” argues, if everything is essentially the same, then there’s nothing wrong with ending up with a product that’s the second- or third-best of the heap.

    #E-commerce #Evaluation #Avis_utilisateurs

  • Opinion | Do Not Trust That Stranger’s 5-Star Review - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/05/25/opinion/sunday/five-star-customer-reviews.html

    Stars beget sales. According to an often mentioned Harvard Business School working paper that studied restaurant reviews on Yelp, each added star is associated with a 5 percent to 9 percent increase in revenue. Not surprisingly, then, new businesses have sprung up to exploit the rating system to the seller’s or the platform’s advantage.

    Finally, it’s hard to know what the stars even mean. Often times, whether it’s a mattress or can opener or an Uber driver, a five-star rating means “nothing disastrous happened,” said Nikhil Garg, a doctoral candidate at Stanford University. A recent study he co-wrote reported that 80 percent of people gave freelancers hired from an online platform five stars. But when he asked people to choose from different words (“terrible,” “mediocre,” “best possible,” etc.), at least half of the freelancers earned the equivalent of a two-, three- or four-star review.

    In the case of hotels, said Dr. Cotte, five stars typically means “everything is what I expected.” I’m assuming this is how the Hampton Inn averaged a five-star rating on my recent search for a hotel in Maine, compared to several luxury resorts that rated only a four.

    The experts confirmed what I knew, but resisted, all along. If you really want to find the best product or service for your needs, you’ll need to exert some effort. But it’s also worth remembering that if you don’t, it’s no big deal.

    As Dr. Salganik explained, even if a system is gamed, the worst product probably won’t end up at the top of your screen for long; assuming there’s a considerable difference in quality among the options, it will eventually be knocked down. But if the products are pretty similar, then yes, it’s possible that the very best one will actually not float to the very top — though that’s no tragedy either. As Barry Schwartz, the author of “The Paradox of Choice,” argues, if everything is essentially the same, then there’s nothing wrong with ending up with a product that’s the second- or third-best of the heap.

  • Big tech firms are racing to track climate refugees - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/s/613531/big-tech-firms-are-racing-to-track-climate-refugees

    To be an undocumented refugee, these days, is to exist in many places and to not exist at all. It is to have your movements, words, and actions tracked, archived, and multiplied. It is to live between fences, tents, and databases—one new entry per doctor’s visit, per bag of rice, per canister of water. It can mean having your biometric and biographical data scanned, stored, and cross-checked by people you do not know, and who speak a language you may not understand. It is to have your identity multiplied, classified, and reduced to lines of code. It is to live in spreadsheets.

    Today, around 1.1 billion people live without a recognized form of identification. In many cases, their papers—if they ever had papers at all—have been burned, lost, or otherwise destroyed. And the number is growing every day. The United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR), the UN’s refugee agency, estimates that in 2017, one person became displaced every two seconds as a result of conflict, economics, or climate change. “In short, the world had almost as many forcibly displaced people in 2017 as the population of Thailand,” the agency reports. “Across all countries, one in every 110 persons is someone displaced.”

    The next frontier, though, is not figuring out where people have been or where they will settle: it is figuring out who they will be when they get there. What will their “digital identity” look like? Who will hold the keys? A number of new and established tech companies are rushing to answer these critical questions. Technology accelerated the global identity crisis, and now technology claims to have the solution.

    But now that so much of our economic and political life takes place online, creating new forms of identity has taken on a severe urgency. Both the private and public sectors are racing to come up with a sustainable way of counting, identifying, and connecting not only the growing population of the global displaced, but also the wealthy population of the voluntarily mobile. Mastercard, Microsoft, Apple, Palantir, and Facebook have all entered the field, through private ventures as well as controversial partnerships with some of the world’s largest humanitarian agencies.

    In 2015, all the UN’s member states committed to providing “legal identity for all” by 2030 as part of its Sustainable Development Goals. As a result, virtually every major aid-granting agency is either incubating, researching, or piloting a digital identity program.

    Et hop, Palantir dans la boucle... humanitaire, tant qu’à faire.

    The UN’s World Food Programme recently announced a new $45 million, five-year collaboration with Palantir that will use the Palo Alto firm’s “range of digital analytical solutions” to streamline and track the dispersal of humanitarian aid. The move was immediately met with skepticism among privacy advocates: a group of more than 60 human rights activists sent an open letter to WFP executives, expressing deep concern over the partnership and urging WFP leaders to “reconsider the terms and scope of the agreement with Palantir.”

    They argued that not only would the partnership threaten to “seriously damage the reputation of the WFP,” but also that it could “seriously undermine the rights of 90 million people the WFP serves.” The controversy, researchers said, should be a “wake-up call” to the humanitarian community about the dangers of relying on digital data and entrusting their networks to third parties.

    In a statement responding to these concerns, the WFP wrote that a series of “checks and balances” would protect private, identifying data, and that Palantir would not be able to use it for commercial gain. In an e-mail to MIT Technology Review, a WFP representative wrote that the agency has its own solutions to managing refugee identities, and that “the WFP-Palantir partnership does not focus on areas that require personally identifiable information (PII) of beneficiaries, nor does it focus on digital identity. No PII data is ever shared with Palantir or with any other partner. Only anonymized/encrypted information is used to analyze allocation of assistance to ensure complete privacy and security for the people we serve.”

    Yet as researcher Faine Greenwood said in Slate, the WFP may be overestimating its ability to protect and anonymize sensitive data.

    Expérimenter la blockchain sur des populations fragilisées comme les Rohynga, quelle bonne idée.

    Both the promise and the risks of digital identity have already become evident in the work of a small army of blockchain and biometric startups. The immutable, decentralized nature of the blockchain has led a number of startups to pin their hopes on the emerging technology as a solution to the problem of storing and protecting sensitive information, including biometric data.

    Passbase, which bills itself as “the first self-sovereign identity platform backed by verified government documents, linked social media accounts, and biometric signatures,” has raised seed funding from Alphabet and Stanford, and currently accepts documents from over 150 countries. Vinny Lingham, cofounder of the blockchain identity verification company Civic, goes so far as to claim that his company can help save democracy. WFP.s Building Blocks program also uses blockchain inside a refugee camp in Jordan.

    Maybe blockchain will save democracy. Or maybe it will make future political crises even worse. The Rohingya Project distributed blockchain-based digital identity cards to Rohingya refugees in order to help them access financial, legal, and medical services. It is, on the face of things, an altruistic, forward-looking humanitarian initiative. But uploading highly sensitive, identifying biometric information to an immutable ledger and testing emerging technology on a vulnerable population means exposing that population to untold risks.

    Data breaches, like those that have repeatedly exposed personal information in India’s Aadhaar biometric identification program, have exposed at-risk populations to new dangers. And they are all too common: in March, a data breach at the US Federal Emergency Management Agency exposed the personal information of 2.3 million survivors of American wildfires and hurricanes, leaving them vulnerable to identity fraud. In April, Kaspersky Labs reported that over 60,000 user digital identities could be bought for $5 to $200 via a dark-net marketplace. No technology is invulnerable to error, and no database, no matter how secure, is 100% protected from a breach.

    As digital identification technologies flood into the market, it is difficult to imagine predicting or preventing the disruptions—good and bad—that they will cause. Blockchain and biometric technologies have touched off a critical reevaluation of the most existential questions: What determines identity, and how many identities can one person claim? What will it mean when official identification eventually—inevitably—is no longer the purview of the nation-state?

    “Everybody deserves to have formal identification that they can use to exert their rights,” says Brandie Nonnecke, director of UC Berkeley’s CITRIS Policy Lab, which works on technology development in the social interest.

    But the rush of public and private digital identity programs has already begun to complicate fundamental questions about identification, registration, citizenship, and belonging. Even the simplest questions about digital identity have yet to be determined, Nonnecke says: “Do you have one identity, or do you have multiple identities across institutions? Is that a safeguard, or does it create more risk?”

    #Identité_numérique #Vie_privée #Humanitaire #Techno-fix

  • Corruption à l’université américaine : une famille chinoise dit avoir été dupée Belga - 3 Mai 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_corruption-a-l-universite-americaine-une-famille-chinoise-dit-avoir-ete-

    La mère d’une étudiante chinoise a reconnu vendredi avoir payé 6,5 millions de dollars à l’homme au coeur d’un scandale de versements de pots-de-vin contre place universitaire aux Etats-Unis, mais déclaré qu’elle avait été dupée.

    Le monde universitaire américain a été traversé par un gigantesque scandale de corruption. L’ancien patron d’une société spécialisée dans la préparation aux examens, William Singer, a plaidé coupable pour avoir mis sur pied un système bien rôdé de triche aux examens et de corruption d’entraîneurs sportifs universitaires permettant aux enfants de familles aisées de rentrer dans les universités les plus prestigieuses.

    Cette affaire a éclaboussé de nombreuses personnalités, dont les actrices Felicity Huffman et Lori Loughlin, et des patrons de sociétés. Au total, l’organisation de M. Singer, qui a opéré entre 2011 et 2018, aurait reçu 25 millions de dollars.

    Il y a quelques jours, les médias américains avaient rapporté que M. Singer avait reçu un paiement de 6,5 millions de dollars de la part d’une riche famille chinoise dont la fille, Yusi Zhao, avait été admise à l’université de Stanford en 2017.

    Vendredi, les avocats de la mère de la jeune fille, dont le cabinet est à Hong Kong, ont publié en son nom un communiqué dans lequel elle reconnait le versement de cette somme. Mais elle ajoute que M. Singer lui avait fait croire qu’il s’agissait d’un don officiel qui servirait à financer les salaires des personnels de l’université ainsi que son programme boursier.

    « Ce don est de même nature que ceux qui sont faits ouvertement à des universités prestigieuses par de nombreux parents aisés » , dit le texte. La somme a été versée un mois après l’acceptation de la candidature de la jeune fille, souligne le communiqué.
    « Les affaires de M. Singer et de sa fondation ayant reçu une large publicité, Mme Zhao s’est rendu compte qu’elle avait été trompée, que sa générosité avait été détournée et que sa fille était victime d’une escroquerie ».

    Le cabinet Mayer Brown s’est refusé à donner le nom de la mère ou à dire si sa fille fréquentait toujours #Stanford. Aucune poursuite n’a été lancée à ce stade contre la famille Zhao aux Etats-Unis.

    D’après les médias américains, une autre famille a versé à M. Singer une somme à sept chiffres, des Chinois qui auraient payé 1,2 million de dollars pour que leur fille entre à #Yale.

    #université #universités #corruption #etats-unis #diplômes #argent

  • #Athlétisme : feu vert pour la « police de la #testostérone »

    Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rejeté ce mercredi le recours de la double championne olympique sud-africaine #Caster_Semenya. Les femmes qui, comme elle, produisent beaucoup de testostérone naturelle devront prendre des médicaments pour en faire baisser le taux, sous peine d’être exclues de certaines courses.

    https://pbs.twimg.com/card_img/1123613734361075712/eWIWjVef?format=png&name=600x314

    https://www.mediapart.fr/journal/international/010519/athletisme-feu-vert-pour-la-police-de-la-testosterone
    #genre

    • #Hyperandrogénie : le Tribunal arbitral du sport (TAS) donne raison à l’IAAF contre Caster Semenya

      Saisi par la Sud-Africaine Caster Semenya qui contestait les nouveaux règlements de la Fédération internationale concernant les athlètes hyperandrogènes, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a donné raison à l’IAAF.

      https://www.lequipe.fr/Athletisme/Actualites/Hyperandrogenie-le-tribunal-arbitral-du-sport-tas-donne-raison-a-l-iaaf-contre-caster-semenya/1014316
      #sport

    • Oui @aude_v, voici la formule :

      if (gagnante & is(noire) & is not(dopée) & is not(membre du G7) & is(lesbienne) & is not(soumise) ) then (dégage).

    • Le site de l’IAAF annonce « 6 core values »

      universality, leadership, unity, excellence, integrity and solidarity

      Je pense qu’on peut décerner un FAIL sur chacune.

    • C’est très intéressant d’imaginer toutes ces cogitations de #règlement_sportif pour trouver un biais soit disant législatif. Au début, ils se sont demandés si ils n’exigeraient pas un plat en sauce en moins d’une demie-heure avant le top départ, d’aucuns s’il ne fallait pas l’affamer sur plusieurs générations pour réduire sa hauteur. Un autre s’est levé pour proposer le viol par les membres du jury. Et si elle sait fabriquer un autre corps, c’est bien une femme. Le suivant, a proposé lors des courses une tenue réglementaire exhibant son sexe. Le chef a dit qu’en lui limant les dents et en réduisant sa machoire chirurgicalement, on pourrait considérer que ce n’est pas un homme. Ils ont tous approuvé l’injection de botox pour ses seins et ses hanches.
      Cependant, ils étaient toujours inquiets, elle avait encore une moustache et des poils sur les jambes. Obligation épilatoire ! cria l’un. Violons la cria l’autre, un troisième répliqua que c’était déjà fait. Nous sommes en danger, nous devons mener bataille pour défendre l’union phallique hétéro centré, pas question qu’une femme courre plus vite que nous. Exigeons la réduction des pieds cria l’un, allongeons lui le cou clama l’autre, tapons la ajouta le troisième, du moment qu’elle courre moins vite que nous. L’anus sacré du temple de la #testostérone ne peut accepter la pénétration d’une femme, on va leur montrer qu’on n’est pas des pédés et que le sport c’est du sérieux, de la couille.
      Le plus jeune proposa que les femmes ne soient admises aux jeux olympiques que si elles avaient remporté le concours de Miss, les autres éclatèrent de rire, quel ignorant, depuis 1980, elles peuvent courir librement.
      Non, les mecs, il nous faut un truc moderne hightech, un machin aux hormones pour lui faire diminuer sa soif de gagner et ses muscles disgracieux. D’autant que si elle accepte le breuvage chimique, c’est sous sa responsabilité après tout. Votons démocratiquement comme un seul homme pour la #castration_chimique obligatoire, déjà testé en laboratoire sur des chimpensées femelles, c’est miraculeux, elles deviennent blanches et perdent leurs poils.

    • Oui @Fil, on pourrait s’organiser un atelier cinéma lors d’une rencontre …
      Le réglement créé pour diminuer #Caster_Semenya est l’apothéose de toutes les inventions les plus terrifiantes pour maintenir les femmes sous la domination masculine.

    • #merci @mad_meg et @fil
      pour le film un comité de vigilance masculin fait des propositions autour d’un corps en 3D/hologramme d’une femme telle qu’ils veulent la définir. On entrecoupe le tout par des images et vidéos piochées sur le web. Comme celle-ci


      Todo - trouver des extraits de Free to Run qui raconte comment les femmes ont été empêchées de courir.

    • Jusqu’à la puberté, les enfants ont le même type de corps et parfois le même type d’entrainement. Ensuite, on les sépare et surtout, on n’entraine plus les filles comme les garçons, ce qui explique aussi en partie les différences de performances, ça et l’injonction à la maigreur et donc à une baisse des apports nutritionnels en dessous des besoins pour un bon développement.

      En gros, je pose l’hypothèse que les différences de performances n’expliquent pas la ségrégation sexuelle dans le sport, mais plutôt que la ségrégation sexuelle partout explique les différences physiques et de performances.

      En une génération, on verrait probablement les différences physiologiques régresser jusqu’à ne pas être plus significatives qu’entre deux individus lambda.

    • Le problème viens peut être aussi du sport, là je ne veux pas dire la pratique physique en elle même, mais la compétition qui l’accompagne. Si le principe du sport c’est de montrer qui a le plus gros taux de testosterone, ou qui est le kiki de tous les kikis, c’est logique que les femmes soient en retrait et beneficient de rémunérations et visibilité nulle ou ridicule.

    • Tout à fait d’accord avec @mad_meg. La plaie principale ça reste quand même la compétition à outrance, où il faut vraiment être le plus fort, le plus rapide, etc.

      Aaah, l’escalade et le cirque, mes deux champs d’activités physiques préférées. :) (ya le Parkour aussi où j’ai toujours vu un bon esprit pour l’instant)
      Bien sûr dans tout on peut trouver de la compétition (y compris entre artistes), mais yen a quand même où c’est beaucoup moins prégnant et où il s’agit plus de faire ensemble, de s’entraider, et d’atteindre des sommets personnels.

      Moi je suis pour le mélange de la pratique physique avec la pratique artistique/esthétique, où il ne s’agit rien de gagner, mais juste de construire quelque chose (qu’on décidera de montrer à d’autres ou pas).

      #compétition d’ailleurs (et l’athlétisme est le summum de l’esprit compétitif du sport)

    • Je colle ici quelques idées à ajouter au film à venir

      « S’épiler les sourcils, se raser sous les bras… apprendre à marcher avec des chaussures à talons hauts, écrit Dworkin dans Woman Hating, se faire refaire le nez, raidir ou friser les cheveux — ces choses font mal. La douleur, bien sûr, enseigne une leçon importante : aucun prix n’est trop élevé, aucun processus trop répugnant, aucune opération trop douloureuse pour la femme qui souhaite être belle. »

      On remplacera belle par femme.

    • D’un autre coté, être belle ca veut dire montrer des signes de soumissions. S’infliger des trucs douloureux qui coutent la peau des fesses et tout ca pour plaire à des dominants qui risquent de te pourrir encor plus la vie avec de la progéniture.

    • Quelles difficultés juridiques posent le cas de l’athlète hyperandrogène Caster #Semenaya ?

      La double championne olympique du 800 m, Caster Semenya, s’est vue interdite de courir sur 800 m depuis l’instauration d’une nouvelle règle sur les athlètes hyperandrogènes. Depuis le 8 mai, ce règlement impose à certaines athlètes présentant une différence du développement sexuel (DSD), de suivre un traitement pour faire baisser un taux de testostérone élevé. Le recours qu’elle a formé devant le Tribunal arbitral du Sport a été rejeté le 1er mai mais l’athlète a annoncé son inscription aux 3000 m à Stanford le 30 juin prochain.

      Décryptage par Mathieu Maisonneuve, professeur à l’Université d’Aix-Marseille.

      « Les arbitres ont considéré que ce règlement était discriminatoire, mais ont néanmoins estimé légale la discrimination créée au motif qu’elle constituerait un moyen nécessaire, raisonnable et proportionné d’atteindre un objectif légitime »

      Qu’appelle-t-on l’affaire « Semenya » ?

      Caster Semenya est une athlète sud-africaine, triple championne olympique et double championne du monde du 800 mètres. Réduite à sa plus simple expression juridique, l’affaire « Semenya » est née de la requête que l’athlète a déposée devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) afin d’obtenir l’annulation du nouveau règlement de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) relatif aux conditions de participation aux compétitions féminines des athlètes présentant des différences du développement sexuel (DSD).

      Ce règlement interdit en principe aux femmes hyperandrogènes en raison d’une telle DSD de participer aux courses féminines des compétitions internationales comprises entre le 400 mètres et le mile. Il ne s’agit donc pas d’exclure des athlètes que l’on suspecterait de consommation exogène de testostérone. C’est l’objet de la réglementation contre le dopage. Il s’agit d’empêcher des athlètes de participer à des épreuves d’athlétisme sur la base de certaines de leurs caractéristiques naturelles sans que rien ne puisse leur être reproché. Si elles veulent continuer à courir avec les autres femmes dans les épreuves concernées, ces athlètes n’ont d’autre choix que d’abaisser médicalement leur taux de testostérone. À défaut, elles peuvent toujours participer aux compétitions masculines, mais avec des chances nulles d’y figurer en bonne position.

      Non-discrimination, libre disposition de son corps, droit à la vie privée, respect de la dignité humaine, l’affaire « Semenya » soulève des questions juridiques fondamentales. Elle pose aussi des questions scientifiques, éthiques ou bien encore sociétales. C’est une affaire qui renvoie au « procès de virilisation » dont font l’objet certaines femmes, qui pose en creux la question de la « vraie femme », au-delà même du monde du sport, et rappelle que les tests de féminité n’ont pas totalement disparu.

      Dans quel sens le Tribunal arbitral du sport l’a-t-il tranchée ?

      La formation arbitrale chargée de juger l’affaire a rejeté la requête de Caster Semenya et a donc validé le règlement de l’IAAF. D’après le résumé détaillé de la sentence qui a été publié par le TAS, les arbitres ont certes considéré que ce règlement était discriminatoire, mais ont néanmoins, à la majorité, estimé légale la discrimination créée au motif qu’elle constituerait un moyen nécessaire, raisonnable et proportionné d’atteindre un objectif légitime : celui d’avoir des compétitions féminines justes.

      Le raisonnement repose sur l’idée que la raison d’être de la bi-catégorisation par sexe des compétitions d’athlétisme serait d’éviter à des individus d’avoir à concourir contre d’autres qui présenteraient certaines caractéristiques physiques leur conférant un avantage compétitif tel qu’aucune compétition juste ne serait possible entre eux. Nécessaire, la discrimination instituée le serait alors parce que la preuve scientifique aurait cette fois été apportée, à la différence de ce que le TAS avait estimé quatre ans auparavant dans l’affaire « Dutee Chand », que le taux de testostérone circulante serait le vecteur principal de la différence de performances sportives entre les hommes et les femmes. Proportionnée, elle le serait parce qu’elle serait notamment limitée aux épreuves sportives où l’avantage compétitif en découlant serait le plus significatif, avec toutefois un doute émis concernant le 1500 mètres et le mile. Raisonnable, elle le serait entre autres parce que les athlètes concernées pourraient faire baisser leur taux de testostérone par des contraceptifs hormonaux sans avoir à subir une intervention chirurgicale, là encore sous quelques réserves liées notamment à d’éventuels effets secondaires de ces traitements chez certaines athlètes qui pourraient conduire à une impossibilité pratique de respecter le règlement.

      La sentence rendue a notamment pu être qualifiée de « profondément sexiste ». D’un strict point de vue juridique, certaines des critiques dont elle a fait l’objet peuvent toutefois être relativisées. C’est en particulier le cas de l’apparent illogisme consistant à reconnaître le caractère discriminatoire d’un règlement tout en le jugeant légal. En droit, il est classiquement admis qu’une discrimination, au sens neutre de différence de traitement, ce qui semble être le sens utilisé par la formation arbitrale, peut s’accorder avec le principe d’égalité ou de non-discrimination si elle est justifiée et ne repose pas sur un critère prohibé. L’est-elle scientifiquement ? Il faudra attendre la publication intégrale de la sentence pour en savoir plus. Le critère génétique est-il un critère de distinction utilisable ? La Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ou bien encore la déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l’homme invitent à en discuter. Ce qui paraît en revanche certain, c’est que la formation arbitrale a choisi de faire prévaloir ce qu’elle a estimé être l’intérêt général du sport sur les droits fondamentaux individuels de certaines athlètes.

      Des voies de recours sont-elles envisageables contre la sentence du TAS ?

      La fédération sud-africaine d’athlétisme a d’ores et déjà annoncé son intention de saisir le Tribunal fédéral suisse d’un recours en annulation. C’est bien sûr envisageable. Il faut toutefois bien être conscient qu’il ne s’agit pas d’un appel à proprement parler. Il ne rejugera pas l’affaire. Il contrôlera seulement que la sentence est bien régulière sur la base des motifs limitativement énumérés par la loi suisse sur le droit international privé. Parmi eux, un seul motif de fond peut être soulevé : la violation de l’ordre public. A priori, comme l’affirme le Tribunal fédéral lui-même, les chances d’obtenir l’annulation d’une sentence pour ce motif sont « extrêmement minces ». Le simple fait que « les preuves aient été mal appréciées » ne saurait ainsi suffire, ce qui semble exclure que la question de la justification scientifique du règlement de l’IAAF soit à nouveau débattue à ce stade.

      S’il est toujours hasardeux de se livrer au jeu des pronostics, la cause est toutefois peut-être ici moins perdue d’avance que d’habitude. Parmi les principes fondamentaux dont la violation est susceptible de provoquer l’annulation d’une sentence en droit suisse de l’arbitrage international, figurent notamment « la prohibition des mesures discriminatoires » et « le respect de la dignité humaine ». En raison du critère de distinction utilisé par l’IAAF aussi bien qu’en raison de l’effet stigmatisant de la discrimination instituée, il ne saurait ainsi être totalement exclu que, à l’inverse des arbitres du TAS, les juges du Tribunal fédéral suisse fassent prédominer les droits fondamentaux individuels de certains athlètes sur l’intérêt général du sport. C’est en tout cas clairement le souhait du Conseil des droits de l’homme de l’ONU qui, dans l’une de ses rares résolutions concernant le sport, a fermement condamné le règlement de l’IAAF.

      Dans le cas où le Tribunal fédéral suisse viendrait à rejeter le recours en annulation dirigé contre la sentence rendue dans l’affaire « Semenya », il resterait alors la possibilité de se tourner vers la Cour européenne des droits de l’homme.

      Depuis que la sentence a été rendue le 30 avril, Caster Semenya a couru le 800 mètres du meeting de Doha le 3 mai. Rien d’étonnant. Le règlement validé par le TAS n’est en effet entré en vigueur que le 8 mai. Si elle a déclaré forfait pour le 800 mètres de Stockholm, qui se déroulera le 30 mai, elle sera en revanche au départ du 2000 mètres de Montreuil le 11 juin et du 3000 mètres de Stanford le 30 juin. La raison est simple : le règlement de l’IAAF n’interdit sa participation qu’aux épreuves féminines allant du 400 mètres au mile, qui plus est à l’occasion des seules compétitions internationales. Caster Semenya pourrait ainsi très bien prendre part à une course sur sa distance de prédilection du 800 mètres lors d’une compétition nationale. En revanche, si elle veut participer sur cette distance aux championnats du monde d’athlétisme qui débuteront fin septembre au Qatar, il ne lui reste plus qu’à faire baisser son taux de testostérone ou à espérer que, d’ici là, le Tribunal fédéral suisse aura annulé la sentence du TAS, voire lui aura au moins accorder des mesures provisoires.

      Pour aller plus loin :

      Règlement de l’IAAF régissant la qualification dans la catégorie féminine (pour les athlètes présentant des différences du développement sexuel) : https://www.iaaf.org/responsive/download/downloadregistration?token=uxrd3ggqopeoxnuuql680shshnfutcbqg2jfyrak ainsi que sa note explicative.
      Résolution du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes et des filles dans le sport
      Résumé détaillé de la sentence du TAS rendu le 30 avril 2019 dans l’affaire Caster Semenya & Fédération sud-africaine d’athlétisme c/ IAAF : https://www.tas-cas.org/fileadmin/user_upload/CAS_Executive_Summary__5794_.pdf
      Bohuon, Le Test de féminité dans les compétitions sportives. Une histoire classée X ?, Paris, éditions iXe, 2012 : https://journals.openedition.org/clio/11114

      http://blog.leclubdesjuristes.com/pourquoi-le-cas-semenaya-divise-t-il

  • #religion and the Simulation Hypothesis, Part 2: Is Karma a Questing Algorithm?
    https://hackernoon.com/religion-and-the-simulation-hypothesis-part-2-is-karma-a-questing-algori

    Do Video Games and the Matrix provide a scientific basis for religious beliefs? (part 2)NOTE: On the 20thanniversary of the release of the movie, the Matrix, MIT and Stanford grad Rizwan Virk is releasing his book, The Simulation Hypothesis: An MIT Computer Scientists Shows Why AI, Quantum Physics and Eastern Mystics Agree We Are In a Video Game, which explores the scientific, philosophic and religious implications of this important theory.“Know all things to be like this:A mirage, a cloud castle, a dream, an apparition, without essence, but with qualities that can be seen;As a magician makes illusions of horses, oxen, carts, and other things, nothing is at it appears.”- BuddhaIn Part I of this series, Religion and the Simulation Hypothesis: Is God an AI?, we looked at the implications of (...)

    #reincarnation #videogames #hackernoon-top-story #simulation-hypothesis

  • How I finally started learning new things like #cryptography
    https://hackernoon.com/learning-new-things-like-cryptography-ebabc87c8b8?source=rss----3a8144ea

    My experience taking the course Cryptography I by Stanford as offered by Coursera.The first rule of cryptography is never to implement one yourself. “It’s going to get crushed to dust by anyone who knows what they’re doing”mithi/simple-cryptographyLife as I’ve known itI do believe that everyone deep down at one point in their lives has thought that Cryptography — the art of writing and solving codes — is fascinating and considered learning more about it. People want to keep secrets safe, and people want to know the secrets of others.When I was a young child, as a game, my friends and I used to make “cipher algorithms”. These were basically just substitution ciphers with a few complicated but totally useless rules added. It’s embarrassing and quite frankly stupid, but I guess we had fun like with most (...)

    #programming #security #python #tech

  • How to #product Manage Your Own Career with Stanford PM Instructor Daniel Elizade
    https://hackernoon.com/how-to-product-manage-your-own-career-with-stanford-pm-instructor-daniel

    Daniel Elizade teaches Internet of Things product management at Stanford University, and works as an Internet-of-Things PM Coach full-time. Daniel and I discuss IoT product management and how to succeed in PM recruiting by imagining yourself as a product.Tell us about how you broke into product management. I was born and raised in Mexico City, went to school there, and graduated with a dual degree in Electronics and Computer Science. My first job was in Austin, Texas at a company called National Instruments, which is an industrial automation and instrumentation company. That was a fascinating job for me because it started me on a path of IoT that I work on today.One of my favorite roles in that company was serving as a solutions architect for the consulting team. My role was to go out (...)

    #product-manager #interview #product-management #hackernoon-top-story

  • #privacy : What You Need To Know
    https://hackernoon.com/privacy-what-you-need-to-know-e183ef3563c1?source=rss----3a8144eabfe3---

    If you share something with more than 5 people, you should not consider it private anymore. This is Entropy’s Law of Privacy, known as gossip.Here is how it works. Researcher and social psychologist, Dr. Cazzell (Stanford, Queensland, BYU, Yale), excellently described this in her Behavioral #economics article with the Game of Clue. Here is how it works:When you reveal your card, that Professor Plum did not commit the murder, then the other person also learns that information. This seems obvious, but when you contrast that with physical things, it is oddly different. If I give you money, a cake, a car, or anything else, then I lose it and you gain it. This is not true with information, both people gain knowledge win+win — at no loss. Think how silly it would be if your brain forgot the card (...)

    #cybersecurity #crypto #security

  • Google flipped seats, shifted millions of votes to Dems in 2018 midterms, researcher tells RT — RT USA News
    https://www.rt.com/usa/454653-epstein-interview-google-elections

    Google’s biased search algorithm actually flipped seats in the 2018 US midterm elections, according to a researcher who found the search engine’s “dramatically biased” results could have shifted over 78 million votes to Democrats.

    Upwards of 25 percent of the national elections in the world are being decided without people’s knowledge by Google’s search algorithm,” senior research psychologist Dr. Robert Epstein of the American Institute for Behavioral Research and Technology told RT, calling the search engine the “deciding factor” in close races.

    Epstein’s study of three 2018 California House races found Google played the deciding role in flipping those Republican-held seats to the Democrats, influencing millions of undecided voters by controlling what they saw when they searched 500 election-related terms. Google’s results showed a “significant liberal bias,” unlike Bing’s or Yahoo’s – and with 90 percent of the search engine’s market share in the US, that bias is enormously influential.

    Search results favoring one side of an issue can influence anywhere from 20 to 80 percent of undecided voters, depending on the issue and demographic group, Epstein said. He has spent six years investigating the role of what he calls the Search Engine Manipulation Effect (SEME) in swaying public opinion, more recently focusing on the political ramifications by looking at various countries’ elections.

    People trust algorithmic output. They trust Google. They think because it’s generated by a computer, they don’t see the human hand - they think it’s impartial and objective and, because of that, their opinions change,” Epstein said.

    While Google denies it manipulates search rankings to manipulate political sentiment or makes election-specific tweaks, Epstein says their response is disingenuous – he never claimed they re-ranked results, merely that the results they displayed were biased.

  • De riches parents américains pris dans un vaste scandale universitaire Loïc Pialat/oang - 15 Mars 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10291184-de-riches-parents-americains-pris-dans-un-vaste-scandale-universitaire.

    Un immense scandale secoue certaines des universités les plus prestigieuses des Etats-Unis et fait la Une de tous les médias américains. C’est, selon le FBI, la plus grande fraude dans l’histoire universitaire du pays.

    Une trentaine de très riches parents ont été interpellés et inculpés il y a quelques jours. Ils sont accusés d’avoir payé des pots de vin, de parfois plusieurs centaines de milliers de francs, pour que leurs enfants puissent être admis dans ces établissements d’élite.

    Système basé sur deux moyens de tricher
    La fraude, basée essentiellement sur deux techniques, a duré pendant près de dix ans, entre 2011 et début 2019.

    Le premier moyen était de tricher au tests SAT, passés par tous les lycéens américains et qui servent de base aux établissements universitaires pour sélectionner les élèves. La triche consistait à envoyer une autre personne, plus douée, passer le test avec la complicité d’employés corrompus qui détournaient le regard. Il était possible aussi de demander plus de temps pour que l’élève passe le test en prétextant des difficultés d’apprentissage.

    L’autre approche était de payer certains entraîneurs des nombreuses équipes universitaires, pour qu’ils recommandent des étudiants à l’établissement. Ces derniers ont en effet souvent le droit à un quota d’étudiants moins brillants mais performants sur le terrain. Reste que les élèves concernés n’avaient rien d’athlétique : les parents et leurs complices ont falsifié leur CV en inventant des performances inexistantes. Ils ont même parfois trafiqué des photos de leurs enfants avec un logiciel, en récupérant celles d’athlètes sur internet.

    Le « conseiller » au cœur du scandale
    Tout le système reposait sur un homme, William Rick Singer, qui conseille depuis longtemps les parents pour préparer un dossier d’admission. La profession est en pleine croissance aux Etats-Unis, tant l’entrée dans les plus grandes universités devient sélective.

    Ce Californien d’une soixantaine d’années avait en fait créé un faux organe de charité, The Key Foundation, à qui les parents versaient de fortes sommes d’argent. En huit ans, il a ainsi amassé quelque 25 millions de francs, une somme dont il se servait pour corrompre employés et coaches. Les parents, eux, pouvaient déduire les montants versés de leurs impôts - ce qui est déjà en soi un délit.

    Une « Desperate Housewife » sur la sellette
    Felicity Huffman a été inculpée devant une cour fédérale de Los Angeles. [AFP] Et si les médias américains parlent tant de cette affaire, c’est parce que des célébrités figurent parmi les parents poursuivis. L’actrice Felicity Huffman, connue pour son rôle dans la série « Desperate Housewives », a ainsi versé 15’000 dollars pour truquer le test de sa fille. On trouve également Lori Loughlin, qui jouait le rôle de Tante Becky dans la sitcom « La fête à la maison », très populaire dans les années 90. Elle et son mari ont donné 500’000 dollars pour que leurs deux filles soient admises à l’Université de Californie du Sud (USC) en les faisant passer pour des membres de l’équipe d’aviron alors qu’elles n’ont jamais ramé de leur vie.

    Les universités en cause - USC, UCLA, Yale, Georgetown ou Stanford - comptent parmi les meilleures au monde. Dans le cas de Stanford, le taux d’admission est inférieur à 5%, ce qui signifie que des étudiants ont pris la place d’autres, plus méritants.

    C’est la preuve, pour l’opinion publique, que la méritocratie est un mythe et que tout peut s’acheter, même son entrée dans ces établissements d’élite. Cet état de fait crée un immense sentiment d’injustice.

    Déjà des conséquences professionnelles
    En attendant d’éventuelles peines de prison, l’actrice Lori Laughlin a déjà été renvoyée de projets qu’elle devait tourner pour la chaîne de télévision Hallmark. Plusieurs entraîneurs ont été par ailleurs suspendus ou licenciés.

    Les écoles et les élèves, en revanche, ne devraient pas être poursuivis. Mais deux étudiantes de Stanford, qui n’ont rien à voir avec le scandale, ont lancé une procédure devant les tribunaux, estimant que cette affaire va dévaloriser leur diplôme auprès des employeurs.

    #USA #université #oligarchie #triche #fraude #méritocratie #élite

    • Un système qui favorise les riches
      Cette affaire a aussi lancé un débat sur le coût de l’éducation aux Etats-Unis, car les dons à une université - pratique courante et parfaitement légale - peuvent aider les étudiants à y entrer. Il y a aussi le système dit de « legacy. » : si les parents sont d’anciens élèves de l’université, les jeunes ont deux à trois fois plus de chances d’être admis dans cette école.

      C’est ce qu’a expliqué William Singer, cerveau du scandale actuel : « La porte d’entrée, ce sont les bonnes notes », a-t-il illustré. « La porte de derrière, ce sont des dons très importants. Moi, je vous ferai rentrer par la fenêtre. »

      Reste qu’une année scolaire coûte de toute façon, frais d’inscription et logement inclus, facilement plus de 30’000 francs aux Etats-Unis. Pour beaucoup, le système est donc injuste et favorise les riches.

  • #internet vs #blockchain Revolution : Origins of Disruptive Companies (Part 2)
    https://hackernoon.com/internet-vs-blockchain-revolution-origins-of-disruptive-companies-part-2

    This article is part of the Internet vs Blockchain Revolution Series. If you are interested in reading the other articles, check out this post.Looking back at the Internet revolution, the founders of a lot of disruptive companies didn’t necessarily had business in mind first but came from various backgrounds, such as hobbyists, researchers from universities, hacker channels, and ex-employees of successful companies. This list is not exhaustive, but we will go through some examples.HobbyistThe origin of Yahoo began as a hobby, in which Jerry Yang and David Filo, Ph.D. students at Stanford at the time (1994), were collecting and trading new website links during the early time of the web. After discovering Mosaic, the first web browser, the two became obsessed with the World Wide Web. At (...)

    #history #cryptocurrency #technology

  • Il était temps que je compile une nouvelle #recension de citations des travaux de #Richard_Wilkinson et #Kate_Pickett, et d’autres, sur la corrélation entre #inégalités et #problèmes_sociaux (et environnementaux), en mentionnant aussi l’#invisibilisation fréquente de Kate Pickett.

    Leurs deux principaux livres :

    The spirit level : why more equal societies almost always do better
    Richard Wilkinson et Kate Pickett, Allen Lane, 2009

    Traduit en français sous : Pourquoi l’égalité est meilleure pour tous
    Richard Wilkinson et Kate Pickett, Les Petits Matins, 2013

    The Inner Level : How More Equal Societies Reduce Stress, Restore Sanity and Improve Everyone’s Well-Being
    Kate Pickett et Richard Wilkinson, Penguin Press, 2019

    Traduit en français sous : Pour vivre heureux, vivons égaux ! Comment l’égalité réduit le stress, préserve la santé mentale et améliore le bien-être de tous
    Kate Pickett et Richard Wilkinson, Les liens qui libèrent, 2019

    Un documentaire a aussi été réalisé :

    The Divide, de Katharine Round (2015)
    avec Richard Wilkinson, Kate Pickett, Noam Chomsky...
    https://thedividedocumentary.com

    Articles sur SeenThis :

    Vie de merde, bouffe de merde, corps de pauvres
    Laurent Chambon, Minorités, le 4 avril 2010
    https://seenthis.net/messages/164618

    Alienation, human nature and mutual aid
    Anarcho, le 3 janvier 2011
    https://seenthis.net/messages/13315

    Comment les inégalités économiques nuisent aux sociétés
    Richard Wilkinson, TED Talk, Juillet 2011
    https://seenthis.net/messages/39401

    Réduire les inégalités est bon pour l’environnement
    Agnès Sinaï, Actu Environnement, le 12 octobre 2011
    https://seenthis.net/messages/37733

    Richard Wilkinson : « Les inégalités nuisent à tous, y compris aux plus aisés »
    Pascal Riché, Rue89, le 20 octobre 2013
    https://seenthis.net/messages/228691

    Pourquoi l’égalité est meilleure pour tous
    Nicolas Journet, Sciences Humaines, le 17 novembre 2013
    https://seenthis.net/messages/517783

    L’austérité tue massivement : des preuves chiffrées
    Jean Gadrey, Alternatives Economiques, le 9 décembre 2013
    https://seenthis.net/messages/205592

    La fin du monde : la faute à qui ?
    Dror Warschawski, Le Courrier (Genève), le 6 mai 2014
    https://seenthis.net/messages/254232

    Les inégalités nous rendent malades
    Richard Wilkinson, Projet, le 21 mai 2014
    https://seenthis.net/messages/259192

    « L’égalité c’est la santé » (et l’amour aussi...)
    Baptiste Lefevre, interview de Richard Wilkinson, Fakir, juin 2014 - édité en livre en février 2016
    http://www.fakirpresse.info/l-egalite-c-est-la-sante-et-l-amour-aussi

    Income inequality and health : A causal review
    Kate E. Pickett and Richard G. Wilkinson
    Social Science & Medicine 128:316-326 (Mars 2015)
    https://seenthis.net/messages/352063
    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0277953614008399?np=y

    Richard Wilkinson : « Les riches n’abandonnent que face à une menace sociale »
    François Ruffin, Fakir, le 20 février 2016
    https://seenthis.net/messages/517783

    Income inequality is cyclical
    Branko Milanovic, Nature, 537:479–482, le 21 septembre 2016
    https://seenthis.net/messages/535662
    https://www.nature.com/news/income-inequality-is-cyclical-1.20618

    Americans Are Dying Faster. Millennials, Too
    Ben Steverman, Bloomberg, le 28 octobre 2016
    https://seenthis.net/messages/537950

    Illness as indicator
    The Economist, le 19 novembre 2016
    https://seenthis.net/messages/541433

    Economic growth in the United States : A tale of two countries
    Emmanuel Saez, Thomas Piketty et Gabriel Zucman, Equitable Growth, le 6 décembre 2016
    https://seenthis.net/messages/550015

    A New Study Shows How Severe U.S. Inequality Is — and How Little We’re Doing About It
    Eric Levitz, New York Magazine, le 8 décembre 2016
    https://seenthis.net/messages/550015

    Life Expectancy in U.S. Declines Slightly, and Researchers Are Puzzled
    Katie Rogers, New York Times, le 8 décembre 2016
    https://seenthis.net/messages/550343

    Stanford historian uncovers a grim correlation between violence and inequality over the millennia
    Elena Dancu, Stanford News, le 24 janvier 2017
    https://seenthis.net/messages/564635

    Les politiques ne comprennent pas qu’une nouvelle classe sociale s’est formée après la crise
    Amid Faljaoui, Trends, le 1er mars 2017
    https://seenthis.net/messages/575648

    Votre croissance, nous n’en voulons plus !
    François Ruffin, le 26 septembre 2018
    https://seenthis.net/messages/725163
    https://www.youtube.com/watch?v=fRUxBKOq9kc

    Moins d’inégalités pour plus de croissance
    Alexis Louaas, La Vie des Idées, le 5 février 2019
    https://seenthis.net/messages/757902

    Richard Wilkinson : « Le changement climatique exige des sociétés plus égalitaires »
    Kévin Boucaud-Victoire, Le Média, le 22 février 2019
    https://seenthis.net/messages/762180

    Les ravages insoupçonnés des inégalités de richesse
    Marie Charrel, Le Monde, le 25 février 2019
    https://seenthis.net/messages/762844

    Pour vivre heureux, vivons égaux (1 heure)
    Richard Wilkinson et François Ruffin, le 5 mars 2019
    https://seenthis.net/messages/765272
    https://www.youtube.com/watch?v=VFhtgPXz3O4

    et bien sûr tout ça est lié à #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène et se retrouve donc sur les compilations :
    https://seenthis.net/messages/680147

  • The Mystery of the Exiled Billionaire Whistle-Blower - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/01/10/magazine/the-mystery-of-the-exiled-billionaire-whistleblower.html

    From a penthouse on Central Park, Guo Wengui has exposed a phenomenal web of corruption in China’s ruling elite — if, that is, he’s telling the truth.

    By Lauren Hilgers, Jan. 10, 2018

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    On a recent Saturday afternoon, an exiled Chinese billionaire named Guo Wengui was holding forth in his New York apartment, sipping tea while an assistant lingered quietly just outside the door, slipping in occasionally to keep Guo’s glass cup perfectly full. The tycoon’s Twitter account had been suspended again — it was the fifth or sixth time, by Guo’s count — and he blamed the Communist Party of China. “It’s not normal!” he said, about this cycle of blocking and reinstating. “But it doesn’t matter. I don’t need anyone.”

    Guo’s New York apartment is a 9,000-square-foot residence along Central Park that he bought for $67.5 million in 2015. He sat in a Victorian-style chair, his back to a pair of west-facing windows, the sunset casting craggy shadows. A black-and-white painting of an angry-looking monkey hung on the wall to Guo’s right, a hat bearing a star-and-wreath Soviet insignia on its head and a cigarette hanging from its lips. Guo had arrived dressed entirely in black, except for two silver stripes on each lapel. “I have the best houses,” he told me. Guo had picked his apartment for its location, its three sprawling balconies and the meticulously tiled floor in the entryway. He has the best apartment in London, he said; the biggest apartment in Hong Kong. His yacht is docked along the Hudson River. He is comfortable and, anyway, Guo likes to say that as a Buddhist, he wants for nothing. If it were down to his own needs alone, he would have kept his profile low. But he has a higher purpose. He is going to save China.

    Guo pitches himself as a former insider, a man who knows the secrets of a government that tightly controls the flow of information. A man who, in 2017, did the unthinkable — tearing open the veil of secrecy that has long surrounded China’s political elite, lobbing accusations about corruption, extramarital affairs and murder plots over Facebook and Twitter. His YouTube videos and tweets have drawn in farmers and shopkeepers, democracy activists, writers and businesspeople. In China, people have been arrested for chatting about Guo online and distributing T-shirts with one of his slogans printed on the front (“This is only the beginning!”). In New York, Guo has split a community of dissidents and democracy activists down the middle. Some support him. Others believe that Guo himself is a government spy.

    Nothing in Guo’s story is as straightforward as he would like it to seem. Guo is 47 years old, or 48, or 49. Although he has captured the attention of publications like The Guardian, The New York Times and The Wall Street Journal, the articles that have run about him have offered only hazy details about his life. This is because his biography varies so widely from one source to the next. Maybe his name isn’t even Guo Wengui. It could be Guo Wugui. There are reports that in Hong Kong, Guo occasionally goes by the name Guo Haoyun.

    When pressed, Guo claims a record of unblemished integrity in his business dealings, both in real estate and in finance (when it comes to his personal life, he strikes a more careful balance between virility and dedication to his family). “I never took a square of land from the government,” he said. “I didn’t take a penny of investment from the banks.” If you accept favors, he said, people will try to exploit your weaknesses. So, Guo claims, he opted to take no money and have no weaknesses.

    Yet when Guo left China in 2014, he fled in anticipation of corruption charges. A former business partner had been detained just days before, and his political patron would be detained a few days afterward. In 2015, articles about corruption in Guo’s business dealings — stories that he claims are largely fabrications — started appearing in the media. He was accused of defrauding business partners and colluding with corrupt officials. To hear Guo tell it, his political and business opponents used a national corruption campaign as a cover for a personal vendetta.

    Whatever prompted Guo to take action, his campaign came during an important year for China’s president, Xi Jinping. In October, the Communist Party of China (C.P.C.) convened its 19th National Congress, a twice-a-decade event that sets the contours of political power for the next five years. The country is in the throes of a far-reaching anti-corruption campaign, and Xi has overseen a crackdown on dissidents and human rights activists while increasing investment in censorship and surveillance. Guo has become a thorn in China’s side at the precise moment the country is working to expand its influence, and its censorship program, overseas.

    In November 2017, the Tiananmen Square activist Wang Dan warned of the growing influence of the C.P.C. on university campuses in the United States. His own attempts to hold “China salons” on college campuses had largely been blocked by the Chinese Students and Scholars Association — a group with ties to China’s government. Around the same time, the academic publisher Springer Nature agreed to block access to hundreds of articles on its Chinese site, cutting off access to articles on Tibet, Taiwan and China’s political elite. Reports emerged last year that China is spending hundreds of thousands of dollars quarterly to purchase ads on Facebook (a service that is blocked within China’s borders). In Australia, concerns about China’s growing influence led to a ban on foreign political donations.

    “That’s why I’m telling the United States they should really be careful,” Guo said. China’s influence is spreading, he says, and he believes his own efforts to change China will have global consequences. “Like in an American movie,” he told me with unflinching self-confidence. “In the last minutes, we will save the world.”

    Propaganda, censorship and rewritten histories have long been specialties of authoritarian nations. The aim, as famously explained by the political philosopher Hannah Arendt, is to confuse: to breed a combination of cynicism and gullibility. Propaganda can leave people in doubt of all news sources, suspicious of their neighbors, picking and choosing at random what pieces of information to believe. Without a political reality grounded in facts, people are left unmoored, building their world on whatever foundation — imaginary or otherwise — they might choose.

    The tight grip that the C.P.C. keeps on information may be nothing new, but China’s leadership has been working hard to update the way it censors and broadcasts. People in China distrusted print and television media long before U.S. politicians started throwing around accusations of “fake news.” In 2016, President Xi Jinping was explicit about the arrangement, informing the country’s media that it should be “surnamed Party.” Likewise, while the West has only recently begun to grapple with government-sponsored commenters on social media, China’s government has been manipulating online conversations for over a decade.

    “They create all kinds of confusion,” said Ha Jin, the National Book Award-winning American novelist born in China’s Liaoning Province, and a vocal supporter of Guo. “You don’t know what information you have and whether it’s right. You don’t know who are the informers, who are the agents.”

    Online, the C.P.C. controls information by blocking websites, monitoring content and employing an army of commenters widely known as the 50-cent party. The name was used as early as 2004, when a municipal government in Hunan Province hired a number of online commenters, offering a stipend of 600 yuan, or about $72. Since then, the 50-cent party has spread. In 2016, researchers from Harvard, Stanford and the University of California-San Diego estimated that these paid commenters generated 448 million social-media comments annually. The posts, researchers found, were conflict averse, cheerleading for the party rather than defending it. Their aim seemed not to be engaging in argument but rather distracting the public and redirecting attention from sensitive issues.

    In early 2017, Guo issued his first salvos against China’s ruling elite through more traditional channels. He contacted a handful of Chinese-language media outlets based in the United States. He gave interviews to the Long Island-based publication Mingjing News and to Voice of America — a live event that was cut short by producers, leading to speculation that V.O.A. had caved to Chinese government pressure. He called The New York Times and spoke with reporters at The Wall Street Journal. It did not take long, however, before the billionaire turned to direct appeals through social media. The accusations he made were explosive — he attacked Wang Qishan, Xi Jinping’s corruption czar, and Meng Jianzhu, the secretary of the Central Political and Legal Affairs Commission, another prominent player in Xi’s anti-corruption campaign. He talked about Wang’s mistresses, his business interests and conflicts within the party.

    In one YouTube video, released on Aug. 4, Guo addressed the tension between Wang and another anti-corruption official named Zhang Huawei. He recounted having dinner with Zhang when “he called Wang Qishan’s secretary and gave him orders,” Guo said. “Think about what Wang had to suffer in silence back then. They slept with the same women, and Zhang knew everything about Wang.” In addition, Guo said, Zhang knew about Wang’s corrupt business dealings. When Zhang Huawei was placed under official investigation in April, Guo claimed, it was a result of a grudge.

    “Everyone in China is a slave,” Guo said in the video. “With the exception of the nobility.”

    To those who believe Guo’s claims, they expose a depth of corruption that would surprise even the most jaded opponent of the C.P.C. “The corruption is on such a scale,” Ha Jin said. “Who could imagine that the czar of anti-corruption would himself be corrupt? It is extraordinary.”

    Retaliation came quickly. A barrage of counteraccusations began pouring out against Guo, most published in the pages of the state-run Chinese media. Warrants for his arrest were issued on charges of corruption, bribery and even rape. China asked Interpol to issue a red notice calling for Guo’s arrest and extradition. He was running out of money, it was reported. In September, Guo recorded a video during which he received what he said was a phone call from his fifth brother: Two of Guo’s former employees had been detained, and their family members were threatening suicide. “My Twitter followers are so important they are like heaven to me,” Guo said. But, he declared, he could not ignore the well-being of his family and his employees. “I cannot finish the show as I had planned,” he said. Later, Guo told his followers in a video that he was planning to divorce his wife, in order to shield her from the backlash against him.

    Guo quickly resumed posting videos and encouraging his followers. His accusations continued to accumulate throughout 2017, and he recently started his own YouTube channel (and has yet to divorce his wife). His YouTube videos are released according to no particular schedule, sometimes several days in a row, some weeks not at all. He has developed a casual, talkative style. In some, Guo is running on a treadmill or still sweating after a workout. He has demonstrated cooking techniques and played with a tiny, fluffy dog, a gift from his daughter. He invites his viewers into a world of luxury and offers them a mix of secrets, gossip and insider knowledge.

    Wang Qishan, Guo has claimed, is hiding the money he secretly earned in the Hainan-based conglomerate HNA Group, a company with an estimated $35 billion worth of investments in the United States. (HNA Group denies any ties to Wang and is suing Guo.) He accused Wang of carrying on an affair with the actress Fan Bingbing. (Fan is reportedly suing Guo for defamation.) He told stories of petty arguments among officials and claimed that Chinese officials sabotaged Malaysia Airlines Flight 370, which disappeared in 2014 en route to Beijing, in order to cover up an organ-harvesting scheme. Most of Guo’s accusations have proved nearly impossible to verify.

    “This guy is just covered in question marks,” said Minxin Pei, a professor at Claremont McKenna who specializes in Chinese governance.

    The questions that cover Guo have posed a problem for both the United States government and the Western journalists who, in trying to write about him, have found themselves buffeted by the currents of propaganda, misinformation and the tight-lipped code of the C.P.C. elite. His claims have also divided a group of exiled dissidents and democracy activists — people who might seem like Guo’s natural allies. For the most part, the democracy activists who flee China have been chased from their country for protesting the government or promoting human rights, not because of corruption charges. They tell stories of personal persecution, not insider tales of bribery, sex and money. And perhaps as a consequence, few exiled activists command as large an audience as Guo. “I will believe him,” Ha Jin said, “until one of his serious accusations is proved to be false.”

    Pei, the professor, warns not to take any of Guo’s accusations at face value. The reaction from the C.P.C. has been so extreme, however, that Pei believes Guo must know something. “He must mean something to the government,” he said. “They must be really bothered by this billionaire.” In May, Chinese officials visited Guo on visas that did not allow them to conduct official business, causing a confrontation with the F.B.I. A few weeks later, according to The Washington Times, China’s calls for Guo’s extradition led to a White House showdown, during which Jeff Sessions threatened to resign if Guo was sent back to China.

    Guo has a history of cultivating relationships with the politically influential, and the trend has continued in New York. He famously bought 5,000 copies of a book by Cherie Blair, Tony Blair’s wife. (“It was to give to my employees,” Guo told me. “I often gave my employees books to read.”) Guo has also cultivated a special relationship with Steve Bannon, whom he says he has met with a handful of times, although the two have no financial relationship. Not long after one of their meetings, Bannon appeared on Breitbart Radio and called China “an enemy of incalculable power.”

    Despite Guo’s high-powered supporters and his army of online followers, one important mark of believability has continued to elude him. Western news organizations have struggled to find evidence that would corroborate Guo’s claims. When his claims appear in print, they are carefully hedged — delivered with none of his signature charm and bombast. “Why do you need more evidence?” Guo complained in his apartment. “I can give them evidence, no problem. But while they’re out spending time investigating, I’m waiting around to get killed!”

    The details of Guo’s life may be impossible to verify, but the broad strokes confirm a picture of a man whose fortunes have risen and fallen with the political climate in China. To hear Guo tell it, he was born in Jilin Province, in a mining town where his parents were sent during the Cultural Revolution. “There were foreigners there,” Guo says in a video recorded on what he claims is his birthday. (Guo was born on Feb. 2, or May 10, or sometime in June.) “They had the most advanced machinery. People wore popular clothing.” Guo, as a result, was not ignorant of the world. He was, however, extremely poor. “Sometimes we didn’t even have firewood,” he says. “So we burned the wet twigs from the mountains — the smoke was so thick.” Guo emphasizes this history: He came from hardship. He pulled himself up.

    The story continues into Guo’s pre-teenage years, when he moved back to his hometown in Shandong Province. He met his wife and married her when he was only 15, she 14. They moved to Heilongjiang, where they started a small manufacturing operation, taking advantage of the early days of China’s economic rise, and then to Henan. Guo got his start in real estate in a city called Zhengzhou, where he founded the Zhengzhou Yuda Property Company and built the tallest building the city had seen so far, the Yuda International Trade Center. According to Guo, he was only 25 when he made this first deal.

    The string of businesses and properties that Guo developed provide some of the confirmable scaffolding of his life. No one disputes that Guo went on to start both the Beijing Morgan Investment Company and Beijing Zenith Holdings. Morgan Investment was responsible for building a cluster of office towers called the Pangu Plaza, the tallest of which has a wavy top that loosely resembles a dragon, or perhaps a precarious cone of soft-serve ice cream. Guo is in agreement with the Chinese media that in buying the property for Pangu Plaza, he clashed with the deputy mayor of Beijing. The dispute ended when Guo turned in a lengthy sex tape capturing the deputy mayor in bed with his mistress.

    There are other details in Guo’s biography, however, that vary from one source to the next. Guo says that he never took government loans; Caixin, a Beijing-based publication, quoted “sources close to the matter” in a 2015 article claiming that Guo took out 28 loans totaling 588 million yuan, or about $89 million. Guo, according to Caixin, eventually defaulted. At some point in this story — the timeline varies — Guo became friends with the vice minister of China’s Ministry of State Security, Ma Jian. The M.S.S. is China’s answer to the C.I.A. and the F.B.I. combined. It spies on civilians and foreigners alike, conducting operations domestically and internationally, amassing information on diplomats, businessmen and even the members of the C.P.C. Describing Ma, Guo leans back in his chair and mimes smoking a cigarette. “Ma Jian! He was fat and his skin was tan.” According to Guo, Ma sat like this during their first meeting, listening to Guo’s side of a dispute. Then Ma told him to trust the country. “Trust the law,” he told Guo. “We will treat you fairly.” The older master of spycraft and the young businessman struck up a friendship that would become a cornerstone in Guo’s claims of insider knowledge, and also possibly the reason for the businessman’s downfall in China.

    Following the construction of Pangu Plaza in Beijing, Guo’s life story becomes increasingly hard to parse. He started a securities business with a man named Li You. After a falling-out, Li was detained by the authorities. Guo’s company accused Li and his company of insider trading. According to the 2015 article in Caixin, Li then penned a letter to the authorities accusing Guo of “wrongdoing.”

    As this dispute was going on, China’s anti-​corruption operation was building a case against Ma Jian. In Guo’s telling, Ma had long been rumored to be collecting intelligence on China’s leaders. As the anti-corruption campaign gained speed and officials like Wang Qishan gained power, Ma’s well of intelligence started to look like a threat. It was Guo’s relationship with Ma, the tycoon maintains, that made officials nervous. Ma was detained by the authorities in January 2015, shortly after Guo fled the country. Soon after Ma’s detention, accounts began appearing in China’s state-run media claiming that Ma had six Beijing villas, six mistresses and at least two illegitimate sons. In a 2015 article that ran in the party-run newspaper The China Daily, the writer added another detail: “The investigation also found that Ma had acted as an umbrella for the business ventures of Guo Wengui, a tycoon from Henan Province.”

    In the mix of spies, corrupt business dealings, mistresses and sex scandals, Guo has one more unbelievable story to tell about his past. It is one reason, he says, that he was mentally prepared to confront the leaders of the Communist Party. It happened nearly 29 years ago, in the aftermath of the crackdown on Tiananmen Square. According to Guo, he had donated money to the students protesting in the square, and so a group of local police officers came to find him at his home. An overzealous officer fired off a shot at Guo’s wife — at which point Guo’s younger brother jumped in front of the bullet, suffering a fatal wound. “That was when I started my plan,” he said. “If your brother had been killed in front of your eyes, would you just forget it?” Never mind the fact that it would take 28 years for him to take any public stand against the party that caused his brother’s death. Never mind that the leadership had changed. “I’m not saying everyone in the Communist Party is bad,” he said. “The system is bad. So what I need to oppose is the system.”

    On an unusually warm Saturday afternoon in Flushing, Queens, a group of around 30 of Guo’s supporters gathered for a barbecue in Kissena Park. They laid out a spread of vegetables and skewers of shrimp and squid. Some children toddled through the crowd, chewing on hot dogs and rolling around an unopened can of Coke. The adults fussed with a loudspeaker and a banner that featured the name that Guo goes by in English, Miles Kwok. “Miles Kwok, NY loves U,” it said, a heart standing in for the word “loves.” “Democracy, Justice, Liberty for China.” Someone else had carried in a life-size cutout of the billionaire.

    The revelers decided to hold the event in the park partly for the available grills but also partly because the square in front of Guo’s penthouse had turned dangerous. A few weeks earlier, some older women had been out supporting Guo when a group of Chinese men holding flags and banners showed up. At one point, the men wrapped the women in a protest banner and hit them. The park was a safer option. And the protesters had learned from Guo — it wasn’t a live audience they were hoping for. The group would be filming the protest and posting it on social media. Halfway through, Guo would call in on someone’s cellphone, and the crowd would cheer.

    Despite this show of support, Guo’s claims have divided China’s exiled dissidents to such an extent that on a single day near the end of September, two dueling meetings of pro-democracy activists were held in New York, one supporting Guo, the other casting doubt on his motivations. (“They are jealous of me,” Guo said of his detractors. “They think: Why is he so handsome? Why are so many people listening to him?”) Some of Guo’s claims are verifiably untrue — he claimed in an interview with Vice that he paid $82 million for his apartment — and others seem comically aggrandized. (Guo says he never wears the same pair of underwear twice.) But the repercussions he is facing are real.

    In December, Guo’s brother was sentenced to three years and six months in prison for destroying accounting records. The lawsuits filed against Guo for defamation are piling up, and Guo has claimed to be amassing a “war chest” of $150 million to cover his legal expenses. In September, a new set of claims against Guo were made in a 49-page document circulated by a former business rival. For Ha Jin, Guo’s significance runs deeper than his soap-opera tales of scandal and corruption. “The grand propaganda scheme is to suppress and control all the voices,” Jin said. “Now everybody knows that you can create your own voice. You can have your own show. That fact alone is historical.” In the future, Jin predicts, there will be more rebels like Guo. “There is something very primitive about this, realizing that this is a man, a regular citizen who can confront state power.”

    Ho Pin, the founder of Long Island’s Mingjing News, echoed Jin. Mingjing’s reporters felt that covering Guo was imperative, no matter the haziness of the information. “In China, the political elite that Guo was attacking had platforms of their own,” Ho said. “They have the opportunity, the power and the ability to use all the government’s apparatus to refute and oppose Guo Wengui. So our most important job is to allow Guo Wengui’s insider knowledge reach the fair, open-minded people in China.” Still, people like Pei urge caution when dealing with Guo’s claims. Even Guo’s escape raises questions. Few others have slipped through the net of China’s anti-corruption drive. “How could he get so lucky?” Pei asked. “He must have been tipped off long before.”

    At the barbecue, a supporter named Ye Rong tucked one of his children under his arm and acknowledged that Guo’s past life is riddled with holes. There was always the possibility that Guo used to be a thug, but Ye didn’t think it mattered. The rules of the conflict had been set by the Communist Party. “You need all kinds of people to oppose the Chinese government,” Ye said. “We need intellectuals; we also need thugs.”

    Guo, of course, has his own opinions about his legacy. He warned of dark times for Americans and for the world, if he doesn’t succeed in his mission to change China. “I am trying to help,” he told me. “I am not joking with you.” He continued: “I will change China within the next three years. If I don’t change it, I won’t be able to survive.”
    Correction: Jan. 12, 2018

    An earlier version of this article misidentified the name of the province where the Chinese government hired online commenters in 2004. It is Hunan Province, not Henan.

    #Chine #politique #corruption #tireurs_d_alarme

  • 2 chercheuses de l’université de Stanford se sont posées la question des effets de cette interdiction sur le devenir des jeunes filles qui, après 2004 n’avaient plus le droit de porter le voile - baignant ainsi dans un environnement scolaire des plus « laïque »

    Political Secularism and Muslim Integration in theWest: Assessing the Effects of the French HeadscarfBan∗

    PDF : https://vfouka.people.stanford.edu/sites/g/files/sbiybj4871/f/abdelgadirfoukajan2019.pdf

    Do bans on religious expression affect minority integration? In this paper we system-atically investigate the effects of the 2004 French headscarf ban and show that theintegration of Muslim women was negatively impacted by the law along a number ofdimensions. Affected cohorts of Muslim women are less likely to complete secondaryeducation, more likely to drop out of secondary school after the law’s enactment, andmore likely to take longer to complete secondary education. Long-term socioeconomicoutcomes and attitudes are also affected. Treated cohorts have lower rates of labor forceparticipation and employment, and are more likely to have more children. A combina-tion of quantitative and qualitative evidence suggests that these results are primarilydriven by two mechanisms. The first one is discrimination, either through the policyitself or through negative attitudes surrounding and accompanying its implementation.This manifested in school, with direct consequences for educational performance andenrollment, but also in university and in the labor market. The second mechanism isthe strengthening of Muslim identity and the weakening of ties with France, which ledwomen affected by the ban to retreat into their communities and avoid interaction withthe broader society.

  • Silicon Valley sans fard | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/02/18/silicon-valley-sans-fard

    Visages de la Silicon Valley se veut un essai de Fred Turner, professeur de communication à la Stanford University, avec des photographies, qu’il faut prendre le temps de regarder, de de les scruter, de les contempler pour les faire « parler ». Mary Bett Mehan, la photographe, sait donner à voir comme le texte lui-même. Le tout se veut éclairages sur la réalité du mythe. Combinaison de diplômés et de pauvres qui dévoile une des réalités de la révolution numérique : l’approfondissement des inégalités entre les très qualifiés et les non-qualifiés lié à un éclatement des qualifications moyennes.

    Visage de la Silicon Valley est à la fois un « beau livre » – les images sont bien mises en valeur en affirmant leur nécessité esthétique – et une sorte de réquisitoire contre cette Amérique qui fait cohabiter extrême richesse et extrême pauvreté en perdant le sens même de la notion de solidarité. Ce livre indique simultanément les réactions, actions de résistance, de résilience pour éviter le délitement et dessiner un avenir différent – le socialisme redevient présent outre atlantique – par la lutte contre les mutations climatiques, la crise écologique.

    L’essai de Fred Turner, si américain dans ses références, donne à comprendre le concept de « Silicon Valley » et la réalité du piège qu’il comporte, piège de l’imagerie. Les photographies de Mary Bett Mehan deviennent fondamentales à ce niveau pour abandonner cette mythologie. Cet essai critique à deux voix permet de comprendre tout en laissant percevoir d’autres possibles.

    Fred Turner & Mary Bett Mehan : Visages de la Silicon Valley, C&F éditions, 33€

    Nicolas Béniès

  • Sommet Trump-Kim au Vietnam : un vague accord de paix à la place de la dénucléarisation ? - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2019/02/23/sommet-trump-kim-vietnam-vague-accord-paix-denuclearisation

    Du reste, son patron, que l’on a connu à maintes reprises plus exalté sinon ouvertement inconséquent, semble se montrer inhabituellement plus mesuré. « J’espère, a déclaré Donald Trump, que nous serons aussi chanceux que lors du premier sommet [de Singapour]. Mais, je ne suis pas pressé [vis-à-vis des avancées de la dénucléarisation du régime nord-coréen]. Nous ne voulons simplement plus qu’il y ait d’essais [nucléaires, balistiques]. »* Le président américain est bien loin de ses positions maximalistes entrevues un an plus tôt. Moins un sursaut de lucidité que l’évidence de devoir rabattre ses improbables prétentions face à un interlocuteur sur lequel le monde extérieur possède toujours fort peu de prises. Kim, de son côté, semble se targuer d’une position allant tranquillement en se renforçant. Selon Siegfried Hecker, professeur à Stanford et parmi les meilleurs spécialistes du dossier nucléaire nord-coréen, Pyongyang pourrait – sur la base de la production toujours en cours de matières fissiles – avoir fabriqué l’équivalent de sept armes nucléaires supplémentaires en 2018 alors même que le régime négociait sa « dénucléarisation » avec les États-Unis

    #vietnam #Corée #Géopolitique #nucléaire #trump

  • Moins d’#inégalités pour plus de #croissance - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/Moins-d-inegalites-pour-plus-de-croissance.html

    Faut-il choisir entre égalité et efficacité économique ? Ce présupposé imprègne nombre de débats publics et académiques. Mais dans un monde où les plus aisés peuvent se soustraire aux règles d’une concurrence équitable, redistribuer les richesses permettrait de concilier gains d’efficacité et baisses d’inégalités.

  • Quitter Facebook rendrait plus heureux… et moins bien informé
    https://usbeketrica.com/article/quitter-facebook-rendrait-plus-heureux-et-moins-bien-informe

    Quel est l’impact de la suppression de son compte Facebook ? Des chercheurs de l’Université de New York et de Stanford ont suivi près de 3 000 internautes qui ont décroché du réseau social pendant un mois. On connaît depuis longtemps le potentiel addictif du plus populaire des réseaux sociaux. Il n’est donc guère surprenant que désactiver son compte Facebook ait des effets bénéfiques sur son bien-être. C’est en tout cas ce que confirme une étude menée par des chercheurs des Universités de New York et (...)

    #Facebook #addiction