organization:tsahal

  • Asad Abukhalil : « En ce moment même, le gouvernement qui envoie régulièrement ses avions de combat survoler le Liban est en train de lancer une campagne de communication pour dénoncer quelques tunnels qui violeraient sa souveraineté. »
    https://twitter.com/asadabukhalil/status/1069861543460823041

    Right this moment the government which sends its fighter jets regularly over Lebanon is launching a propaganda campaign that some tunnels have violated its sovereignty.

    • Du coup, dans le Monde, le prévisible article (du « correspondant » à Jérusalem) qui ne cite que des sources officielles israéliennes, et qui bascule d’un coup sur « les experts » et « la milice chiite soutenue par l’Iran ». (Je me demande pourquoi ils ne font pas directement signer leurs papiers par le porte-parole officiel de l’armée israélienne ; ça leur ferait des économies.) L’armée israélienne lance une opération pour détruire des tunnels d’attaque du Hezbollah
      https://www.lemonde.fr/international/article/2018/12/04/israel-lance-une-operation-contre-les-tunnels-du-hezbollah-a-la-frontiere-av

      Mais les experts estiment aussi que la milice chiite, soutenue par l’Iran, s’est renforcée comme jamais. Elle dispose d’environ 120 000 roquettes et missiles. Le nombre est impressionnant, mais la précision et la portée des armes les plus avancées le sont encore davantage. Le Hezbollah est capable de déclencher des centaines de tirs en une journée vers les grandes villes israéliennes, en utilisant des systèmes de guidage sophistiqués.

    • Noter au passage l’usage, sans guillemets dans le Monde, de l’expression « tunnels d’attaque ». De la pure bidasse-speak israélienne (compagne de communication, il y a quelques années, sur le même sujet, contre le Hamas et les tunnels de ravitaillement de Gaza).

      Sinon, pour trouver des « tunnels d’attaque », quelques mentions dans des textes historiques sur 14-18. Mais depuis, apparemment, ça n’apparaît jamais en dehors de textes de la propagande israélienne. (Ou, donc, dans le Monde et sans guillemets.)

    • Israël accuse le Hezbollah d’avoir creusé des tunnels pour l’attaquer
      Par Reuters le 04.12.2018 à 09h15
      https://www.challenges.fr/monde/israel-accuse-le-hezbollah-d-avoir-creuse-des-tunnels-pour-l-attaquer_629

      JERUSALEM (Reuters) - L’armée israélienne a annoncé mardi avoir débuté une opération visant à « exposer et entraver » des tunnels transfrontaliers entre le Liban et Israël creusés selon elle par le mouvement chiite libanais du Hezbollah pour attaquer l’Etat hébreu.

      Israël est au courant de l’existence d’un certain nombre de tunnels traversant la frontière nord de l’Etat hébreu depuis le Liban, a déclaré un porte-parole de l’armée israélienne, le colonel Jonathan Conricus, précisant que Tsahal allait opérer seulement sur le territoire israélien.

      Dans un communiqué, l’armée israélienne a déclaré avoir « renforcé sa présence » dans le nord d’Israël et être « préparée à divers scénarios ».

      Ces « tunnels d’attaque » ont été découverts par les forces de sécurité israéliennes « avant de devenir opérationnels et de menacer la sécurité des civils israéliens », écrit Tsahal. Ils constituent « une flagrante et grave violation à la souveraineté d’Israël », est-il ajouté dans le communiqué.

      Certaines zones situées à proximité de la frontière israélo-libanaise ont été fermées.

      Israël considère le Hezbollah, auquel il a livré plusieurs guerres dont la dernière en 2006, comme la menace la plus sérieuse à sa frontière.

      (Ari Rabinovitch ; Jean Terzian pour le service français)


  • Tsahal sur Twitter : « Joyeuse fête de l’Indépendance du #Liban au peuple libanais, nos voisins du nord ! Nous espérons que vous serez bientôt libérés de l’impérialisme iranien et des terroristes du #Hezbollah. » / Twitter
    https://twitter.com/Tsahal_IDF/status/1065710561218973696

    La deuxième guerre du Liban (2006) : dix ans après - Les clés du Moyen-Orient
    https://www.lesclesdumoyenorient.com/La-deuxieme-guerre-du-Liban-2006-dix-ans-apres.html

    « la plupart des civils qui périssent durant la guerre des 33 jours meurent dans les bombardements qui ne visent ni le Hezbollah, ni ses structures de ravitaillement » et que « les domiciles de dizaines de milliers de Libanais n’ayant rien à voir avec le parti sont aussi bien pris pour cible que ceux des cadres de l’organisation ». Il semblerait d’ailleurs que l’armée israélienne ait finalement reconnu « de manière semi-publique » que « les institutions de l’État et les civils libanais [ont été] eux-aussi délibérément visés, dans une logique à la fois de punition collective et d’incitation à faire pression sur le Hezbollah » (5).

    #sionisme #Israel #nausée


  • Israël admet avoir coulé un bateau de réfugiés libanais en 1982 - médias
    The Times of Israël - 23 novembre 2018
    https://fr.timesofisrael.com/israel-admet-avoir-coule-un-bateau-de-refugies-libanais-en-1982-me

    La Dixième chaîne israélienne a révélé jeudi, après la levée de la censure militaire sur un incident remontant à 1982, qu’un sous-marin israélien a accidentellement coulé un bateau qui transportait des réfugiés et des ouvriers étrangers au large de la côte libanaise pendant la guerre du Liban de 1982, tuant 25 personnes.

    Selon la Dixième chaîne, l’incident est survenu au large de Tripoli, au nord du Liban, au mois de juin 1982, alors qu’Israël avait imposé un blocus naval au pays.

    #IsraelLiban

    • Un ancien officier de Tsahal ayant enquêté sur l’incident a confié à la Dixième chaîne ne pas partager le même point de vue.

      Le colonel à la retraite Mike Eldar, qui était à la tête de la 11e flotille pendant la guerre, a estimé que le capitaine avait agi de manière inappropriée et il a accusé Israël de tenter de couvrir l’incident.

      « Nous avons des règles d’engagement même dans les sous-marins : on n’ouvre pas le feu sur un bateau simplement parce qu’on a peut-être des soupçons », a-t-il déclaré à la Dixième chaîne, ajoutant que le sous-marin aurait dû faire venir un bateau de patrouille pour enquêter.

      Eldar a expliqué qu’il avait tenté, depuis des décennies, à faire reconnaître cet incident par Israël.


  • Israël : l’ex-chef de Tsahal, sauveur de l’opposition et futur tombeur de Nétanyahou ?
    Par Guillaume Gendron, Correspondant à Tel-Aviv — 22 novembre 2018
    https://www.liberation.fr/planete/2018/11/22/israel-l-ex-chef-de-tsahal-sauveur-de-l-opposition-et-futur-tombeur-de-ne

    (...) Pour le reste, l’homme n’a ni parti, ni programme, ni même d’idéologie définie. Tout juste sait-on qu’il « considère très sérieusement » un avenir parlementaire. Courtisé par les stratégistes travaillistes, élevé au rang d’icône par les magazines qui l’affichent en couverture tel un Clint Eastwood attendant sous le porche de son ranch qu’on l’appelle à nouveau pour zigouiller les méchants, Gantz reste une énigme, une bulle spéculative. Et la preuve que la gauche israélienne n’en a pas finie avec son complexe originel, son syndrome Moshe Dayan : la conviction que pour être crédible et rassembleuse, elle doit être menée par un militaire.

    « Pour qu’un leader de gauche soit "téflon", imperméable aux accusations de sentimentalisme envers les Palestiniens, il faut qu’il ait tué, qu’il ait fait la guerre », explique le politologue Denis Charbit, maître de conférences à l’Université ouverte d’Israël. Théorème implacable : le prix Nobel de la paix Yitzhak Rabin était aussi l’ancien général qui voulait « briser les os » des révoltés de la première intifada. Ehud Barak, ex-chef d’état-major comme Gantz, compensait son allure bonhomme par sa réputation de plus redoutable tueur des forces spéciales… « En ce sens, Gantz est un peu le dernier espoir de ceux qui rêvent encore du grand leader ashkénaze aux yeux clairs, poursuit Charbit. Celui qui n’est pas clivant comme Nétanyahou, qui est rationnel, avec la croyance que les armes sont au-dessus des idéologies… »

    En Israël, la popularité des généraux ne s’est jamais démentie. Les législateurs (plus par calcul tactique que par intérêt démocratique) ont tenté de la circonscrire en imposant une période dite de « refroidissement », portée à trois ans en 2007, et qui interdit l’entrée en politique d’un haut gradé immédiatement après la fin de son service. Revenu à la vie civile depuis 2015, il semblerait que l’option Gantz soit encore tiède.

    #BennyGantz


  • « Notre but n’est pas la sécurité d’Israël, mais de contrôler les Palestiniens » - Le Point

    INTERVIEW. Ancien sniper de Tsahal de 2005 à 2008, le militant israélien Nadav Weiman interprète les consignes données aux soldats israéliens. De notre envoyé spécial à Tel Aviv, Armin Arefi

    https://www.lepoint.fr/monde/notre-but-n-est-pas-la-securite-d-israel-mais-de-controler-les-palestiniens-

    Deux cent dix-huit Palestiniens tués. Un mort, côté israélien. Depuis le 30 mars dernier, les balles de snipers de Tsahal pleuvent chaque vendredi à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, pour empêcher des milliers de manifestants palestiniens de s’approcher de la barrière de sécurité qui sépare l’enclave palestinienne de l’État hébreu. À travers cette « Marche du retour », les Gazaouis entendent retourner sur la terre dont leurs ancêtres ont été expulsés à l’issue de la première guerre israélo-arabe de 1948. Mais ils comptent avant tout sur cette mobilisation pour obtenir la levée du double blocus économique et sécuritaire israélo-égyptien qui a contribué à faire de leur minuscule territoire l’un des plus pauvres au monde. Chômage record, pénurie d’électricité et eau polluée, « Gaza est en train d’imploser », s’est alarmé le mois dernier Nickolay Mladenov, émissaire de l’ONU pour le Proche-Orient.
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    inRead invented by Teads

    Lire aussi Gaza : « Nous vivons tous grâce aux aides de l’UNRWA »

    « À l’origine, le mouvement [de la Marche du retour] n’a pas été créé par le Hamas », admet le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, porte-parole de l’armée israélienne (Tsahal). « Mais cette organisation terroriste l’a facilement récupéré et toute sa logistique est désormais entre les mains du Hamas. » S’ils étaient au départ en majorité pacifiques, les manifestants palestiniens ont ensuite lancé de nombreux cerfs-volants incendiaires qui ont atteint les localités israéliennes avoisinantes et brûlé des champs.

    De son côté, Tsahal a mobilisé dès les premiers jours de nombreux snipers qui n’ont pas hésité à tirer sur les manifestants. Mais le lieutenant-colonel Jonathan Conricus reste droit dans ses bottes : le Hamas utilise désormais des civils comme arme pour tenter de rentrer en Israël en traversant la grille de sécurité », affirme-t-il. « Si nous ne les arrêtons pas, alors leur prochaine cible sera les communautés israéliennes qu’ils n’hésiteront pas à tuer. »

    Lire aussi Gaza : traverser la frontière, et après ?
    Une version à laquelle n’adhère sûrement pas Nadav Weiman. Sniper de l’armée israélienne entre 2005 et 2008 en Cisjordanie, à Gaza et à la frontière libanaise, cet ancien soldat de Tsahal est aujourd’hui membre de l’ONG Breaking the Silence, visant à éclairer le public israélien et la communauté internationale sur les pratiques des FDI (forces de défense israélienne). Dans une interview au Point, ce militant israélien de 32 ans nous donne sa vision des consignes données aux soldats de Tsahal.

    « L’ordre est d’instiller la peur chez les Palestiniens. De leur donner le sentiment qu’ils sont chassés, que Tsahal peut être partout, tout le temps »


  • » Israeli Soldiers Kill Seven Palestinians, Including Two Children, Injure 506, In Gaza–
    IMEMC News - September 29, 2018 2:20 AM
    http://imemc.org/article/israeli-soldiers-kill-seven-palestinians-including-two-children-injure-506-in

    The Palestinian Health Ministry has reported, Friday, that Israeli soldiers killed seven Palestinians, including two children, and injured 506 others, including 90 with live fire; three of them suffered serious wounds, during the Great Return March processions, in the Gaza Strip.

    Dr. Ashraf al-Qedra, the spokesperson of the Health Ministry in Gaza, said, “the types of injuries, and the deliberate use of sniper fire against the protesters, reflect one of the bloodiest and most brutal military assaults against the processions in the Gaza Strip, since the massacre of May 14.”

    Dr. al-Qedra stated that 506 Palestinians suffered various types of injuries, 210 of them were moved to hospitals, and added that 90 of the injured were shot with live fire, including three who suffered life-threatening wounds.

    He also said that among the wounded are 35 children, four women, four medics (including one with live fire,) and two journalists.
    Dr. al-Qedra stated that 506 Palestinians suffered various types of injuries, 210 of them were moved to hospitals, and added that 90 of the injured were shot with live fire, including three who suffered life-threatening wounds.

    He also said that among the wounded are 35 children, four women, four medics (including one with live fire,) and two journalists.

    The soldiers killed Mohammad Ali Mohammad Anshassi, 18, and Nasser Azmi Misbih, 12 , east of Khan Younis, in the southern part of the Gaza Strip.


    In Gaza city, Israeli army sharpshooters killed Eyad Khalil Ahmad Sha’er , 18, who was killed east of the city, Mohammad Bassam Shakhsa, 24, from the Sheja’eyya neighborhood, east of Gaza city, and Mohammad Waleed Haniyya , 24, from the Shati refugee camp. Their corpses were moved to the Shifa Medical Center, west of Gaza city.
    Eyad Khalil Sha’er
    Mohammad Bassam Shakhsa
    Mohammad Waleed Haniyya
    Furthermore, an army sharpshooter killed a child, identified as Mohammad Nayef al-Houm, 14, with a live round in the chest, east of the al-Boreij refugee camp, in central Gaza, before his corpse was moved to Al-Aqsa Hospital, in Deir al-Balah.
    Mohammad Nayef al-Houm
    The soldiers also killed Mohammad Ashraf al-Awawda, 23, from the al-Boreij refugee camp, in central Gaza.
    Mohammad Ashraf al-Awawda
    Thousands of Palestinians participated in the Great Return March procession, along the perimeter fence, across the eastern parts besieged Gaza Strip, for the 24th consecutive Friday, while many burnt tires, and a few managed to cross the fence.

    #Palestine_assassinée #marcheduretour

    • Bande de Gaza : sept Palestiniens tués par des soldats israéliens
      https://www.france24.com/fr/20180929-bande-gaza-sept-palestiniens-tues-soldats-israeliens
      Dernière modification : 29/09/2018

      Sept Palestiniens, dont deux adolescents, qui manifestaient à la frontière entre la bande de Gaza et Israël ont été tués vendredi par des militaires israéliens. Tsahal affirme avoir risposté à des jets d’engins explosifs et de pierres.

      Des militaires israéliens ont tué vendredi 28 septembre sept Palestiniens qui manifestaient à la frontière entre la bande de Gaza et Israël dans le cadre du mouvement de protestation hebdomadaire lancé il y a six mois, ont annoncé les services de santé de l’enclave palestinienne.

      Ils font également état de 505 blessés, dont 89 par balle. Parmi les sept Palestiniens tués, figurent deux adolescents de 12 et 14 ans.

      L’armée israélienne a déclaré que les soldats avaient été attaqués par des manifestants qui lançaient dans leur direction des engins explosifs et des pierres.

      Selon le ministère de la Santé dans l’enclave palestinienne, il s’agit de la journée la plus sanglante depuis le 14 mai qui avait vu la mort de plus de 60 Palestiniens lors de violences coïncidant avec l’inauguration de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, un motif d’indignation pour les Palestiniens.

    • Gaza : Israël poursuit ses tueries en toute impunité
      29 septembre 2018 - 29 septembre 2018 – Ma’an News – Traduction : Chronique Palestine
      http://www.chroniquepalestine.com/gaza-israel-poursuit-ses-tueries-en-toute-impunite

      Ma’an News – Sept Palestiniens, dont 2 enfants, ont été assassinés par l’occupant israélien dans des manifestations à Gaza.

      Sept Palestiniens, dont deux enfants, ont été abattus ce vendredi après-midi par les forces israéliennes lors de manifestations à l’est de la clôture qui encercle la bande de Gaza assiégée.

      Le ministère palestinien de la Santé à Gaza a confirmé que 7 Palestiniens avaient été assassinés, identifiés comme étant un garçon de 14 ans, Muhammad Nayif al-Hum du camp de réfugiés d’Al-Breij, tué d’une balle dans la poitrine, Iyad al-Shaer, de 18 ans et Muhammad Walid Haniyeh, de 23 ans, du camp de réfugiés d’al Shate, et Muhammad Bassam Shakhsa, 25 ans, tous résidents de la ville de Gaza.

      Le ministère a identifié les trois victimes restantes comme étant Nasser Azmi Musbeh, âgé de 12 ans, et Muhammad Ali Anshashi, âgé de 18 ans, tous deux abattus dans la partie est de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, aux côtés de Muhammad Ashraf al-Awawdeh, âgé de 26 ans, qui a été déclaré mort à l’hôpital al-Shifa après avoir subi des blessures graves au camp de réfugiés d’Al Breij, dans l’est de l’enclave.

      Le porte-parole du ministère, Ashraf al-Qidra, a confirmé qu’environ 506 Palestiniens avaient été blessés lors des manifestations, dont 90 avec balles réelles, 3 d’entre eux étant dans un état critique.

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      7 Palestinians, including 2 children, killed in Gaza protests
      Sept. 29, 2018 10:42 A.M. (Updated : Sept. 29, 2018 3:23 P.M.)
      http://www.maannews.com/Content.aspx?id=781253


  • Selon la Russie, la France participe aux bombardements israéliens en Syrie. (Wait, what ?)

    Russian military aircraft ’disappears’ during Syria strike attributed to Israel, France
    https://www.haaretz.com/middle-east-news/russian-military-aircraft-believed-to-be-shot-down-by-syria-defenses-1.6489

    Russia’s defence ministry said on Tuesday that one if its military aircraft with 14 people on board disappeared from radar screens over Syria at the same time that Israeli and French forces were mounting aerial attacks on targets in Syria.

    […]

    “At the same time Russian air control radar systems detected rocket launches from the French frigate Auvergne which was located in that region.”

    • Au moins, les Britanniques ont été prévenus :
      https://www.dailymail.co.uk/debate/article-6172483/PETER-HITCHENS-brink-war-noticed.html
      Almost everyone missed an amazing and worrying moment in Parliament last week, when Foreign Office Minister Alistair Burt gave us a glimpse of the Government’s thinking. They will go to war without waiting for the facts to be checked, and without recalling Parliament.
      In a very brief debate about the war in Syria, he was asked about plans – now being openly discussed at high levels in Washington – for a devastating attack on Damascus.

    • La France a-t-elle procédé à un tir au large de la Syrie ?
      18 sept. 2018, 10:38
      https://francais.rt.com/international/53963-france-a-t-elle-procede-tir-large-syrie

      Moscou assure avoir détecté un tir français, lancé depuis la frégate Auvergne en mer Méditerranée, au large de la Syrie, le 17 septembre au soir, alors qu’Israël procédait également à des tirs dans la région.

      Parallèlement aux tirs israéliens survenus le 17 septembre au soir en Syrie, le système de contrôle de l’espace aérien russe a annoncé avoir repéré un tir depuis la frégate française Auvergne, qui croise en mer Méditerranée au large de la Syrie, selon un communiqué du ministère russe de la Défense. (...)

    • Avion abattu par Damas : Moscou dénonce les tirs israéliens et se « réserve le droit » de répondre
      18 sept. 2018
      https://francais.rt.com/international/53961-damas-aurait-abattu-avion-militaire-russe-15-soldats-bord-moscou

      Après qu’un avion russe Il-20 a disparu des radars le 17 septembre au soir au-dessus de la mer Méditerranée, Moscou a finalement identifié la provenance de l’attaque : un tir des forces anti-aériennes syriennes.

      12h32 CET

      La Russie a annoncé qu’elle convoquait l’ambassadeur d’Israël. En Israël, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a refusé de commenter cette convocation, assurant n’avoir « rien à dire » à ce sujet.

      11h30 CET

      L’opération de recherche des membres de l’équipage de l’avion russe Il-20 qui s’est abîmé près de la côte de Lattaquié comprend huit bateaux, destroyers et navires d’approvisionnement de la marine russe.

      Pour l’heure, seuls des fragments de corps des membres de l’équipage et des effets personnels, ainsi que des débris de l’avion ont été repêchés à bord des bateaux russes.

      11h23 CET

      Le ministère russe de la Défense a publié une carte de l’incident retraçant ce qu’il estime être la trajectoire des différents acteurs présents dans la zone.


      La Russie a averti Israël de possibles représailles lors d’un appel entre ministres de la Défense respectifs des deux pays.

      Moscou rend directement responsable Israël de la perte de son appareil, précisant n’avoir été prévenu qu’« une minute avant le début des frappes »
      11h00 CET

      Les avions israéliens « ont délibérément créé une situation dangereuse pour les navires de surface et les aéronefs dans la région », d’après le ministère russe de la Défense.

      « En utilisant l’avion russe comme bouclier, les pilotes israéliens l’ont exposé au feu des systèmes de défense aérienne syrienne : ainsi, l’Il-20 dont la surface est d’un ordre supérieure à celle du F-16, a été abattu par un missile du complexe S-200 », a-t-il ajouté. (...)

    • https://francais.rt.com/international/53961-damas-aurait-abattu-avion-militaire-russe-15-soldats-bord-moscou

      15h30 CET

      Recevant son homologue hongrois Victor Orban à Moscou ce 18 septembre, le président russe Vladimir Poutine a répondu à une question de journaliste concernant le crash de l’avion de reconnaissance russe Iliouchine 20. « Cela ressemble à une succession de circonstances tragiques », a-t-il déclaré. « Quand il y a des gens qui meurent, c’est toujours un grand malheur », a poursuivi le chef d’Etat qui a présenté ses condoléances aux proches des 15 soldats russes qui étaient à bord de l’appareil au moment où il a disparu des radars au-dessus de la Méditerranée, au large de la Syrie.
      13h49 CET

      L’armée israélienne a réagi en disant « tenir le régime d’Assad, dont l’armée a abattu l’avion russe, pour entièrement responsable de cet incident ». Israël a ajouté que l’Iran et « l’organisation terroriste du Hezbollah » étaient responsables de ce drame.

      Israel will share all the relevant information with the Russian Government to review the incident and to confirm the facts in this inquiry.— Israel Defense Forces (@IDFSpokesperson) 18 septembre 2018

      Tsahal précise que ses avions n’étaient plus dans la zone lorsque les tirs syriens ont été effectués et que ceux-ci sont dus au caractère « imprécis » des systèmes anti-aériens syriens.

      Israël a également annoncé qu’il partagerait avec l’armée russe toutes les informations pertinentes dont il dispose pour mener à bien l’enquête.


  • » Palestinian Killed by Israeli Forces in Hebron After Alleged Stabbing Attempt
    IMEMC News - September 3, 2018 10:57 PM
    http://imemc.org/article/palestinian-killed-by-israeli-forces-in-hebron-after-alleged-stabbing-attempt

    Israeli soldiers killed, Monday, a young Palestinian man near the al-Mowahel military checkpoint, located near the illegal Israeli settlement of Keryat Arba in Hebron, in the southern part of the occupied West Bank.

    The soldiers shot the young man with multiple live rounds, then left him lying on the ground and prevented ambulances from reaching him. He eventually bled to death from his wounds.

    Although the soldiers claimed that the young man had attempted to carry out a stabbing attack at the checkpoint, they presented no evidence for this claim, and the video released by the Israeli military shows al-Jabari’s body lying on the ground far from the checkpoint in the middle of the street.

    This is presumably where he was standing where he was shot, and the location is at least twenty meters away from the checkpoint.

    The Palestinian has been identified as Wael Abdul-Fattah al-Ja’bari, a 27-year-old Palestinian, from Hebron.

    The slain Palestinian is a married father of two children, and was shot just meters away from his home.

    Israeli forces reportedly shot the youth with several bullets throughout his body and prevented the access of ambulance crews to the site of the incident, leaving the youth to bleed to death.

    No Israeli soldiers were injured or hurt in any way, as the young man was shot while far from the checkpoint.

    #Palestine_assassinée

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    In video - Israeli forces kill Palestinian father after alleged attack
    Sept. 4, 2018 11:10 A.M. (Updated: Sept. 4, 2018 12:42 P.M.)
    http://www.maannews.com/Content.aspx?id=780927

    • Un Palestinien voulant attaquer des soldats abattu (armée)
      https://www.romandie.com/news/Un-Palestinien-voulant-attaquer-des-soldats-abattu-arm-e/950497.rom
      AFP / 03 septembre 2018 16h57

      Hébron (Territoires palestiniens) - Un Palestinien armé d’un couteau a été abattu lundi après avoir tenté d’attaquer des soldats israéliens postés en Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël, a annoncé une porte-parole militaire.

      Aucun soldat n’a été blessé lors de cette tentative d’attaque qui s’est produite près de la colonie israélienne de Kyriat Arba, dans le sud de la Cisjordanie, a-t-elle ajouté. La police palestinienne a identifié le Palestinien tué comme Waël Jaabari, âgé de 27 ans.

      La colonie de Kyriat Arba située près de Hébron a été le théâtre de nombreuses attaques palestiniennes dans le passé.

      La dernière attaque au couteau en Cisjordanie remonte au 26 juillet, lorsque trois Israéliens ont été blessés près de Ramallah. L’assaillant palestinien a été tué.

      De nombreuses attaques au couteau contre des Israéliens ces dernières années ont été menées par des Palestiniens que les autorités israéliennes qualifient de « loups solitaires ».

    • Un Palestinien tué près de Hébron, en Cisjordanie
      Par Reuters le 03.09.2018 à 20h10
      https://www.challenges.fr/monde/un-palestinien-tue-pres-de-hebron-en-cisjordanie_610442

      JERUSALEM (Reuters) - Un Palestinien qui brandissait un couteau a été tué lundi par les forces israéliennes près d’une colonie de Cisjordanie, a fait savoir leur état-major.

      Le Croissant-Rouge palestinien a confirmé ce décès, survenu près d’Hébron, sans plus de précisions.

      « Un assaillant palestinien s’est approché d’un poste de contrôle des forces de défense israéliennes près de Kiryat Arba, à l’est d’Hébron, avec un couteau à la main. En conséquence, les soldats israéliens ont ouvert le feu sur lui », dit Tsahal, dans un bref communiqué.

      Selon un Palestinien d’Hébron nommé Abed al Maouti al Qaouasmi, l’homme, qui n’était pas armé, n’a pas été tué par des militaires, mais par un colon israélien qui a ouvert le feu depuis sa voiture.

      Aucun Palestinien n’avait été tué depuis juillet par les forces israéliennes en Cisjordanie occupée.

      (Ali Sawafta, Jean-Philippe Lefief pour le service français)


  • i24NEWS - Flottille/Gaza : la Norvège exhorte Israël à s’expliquer
    Mis à jour le 01/08/2018 11:34:08
    https://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/180717-180801-bateau-intercepte-a-gaza-la-norvege-demande-des-explications-a

    (...) Le ministère norvégien a indiqué dans un communiqué que ses diplomates en Israël avaient fourni une assistance consulaire à cinq Norvégiens qui faisaient partie des 22 passagers et membres d’équipage à bord du navire « Awda » (« Retour », en arabe) qui battait pavillon norvégien, arraisonné par la marine israélienne.

    « Nous avons demandé aux autorités israéliennes de clarifier les circonstances concernant l’interception du navire et de fournir les bases juridiques de l’intervention », a déclaré le porte-parole du ministère norvégien.

    « Il s’agit du premier navire norvégien envoyé à destination de Gaza pour aider les Palestiniens. C’est un bateau pacifique, en aucun cas il ne menace la sécurité d’Israël », a estimé le chef de ’Ship to Gaza Norway’ qui a organisé l’expédition, Torstein Dahle. (...)

    #Flottille #Gaza

    • Norway Demands Explanation for Israeli Seizure of Gaza-bound Boat
      August 2, 2018
      http://imemc.org/article/norway-demands-explanation-for-israeli-seizure-of-gaza-bound-boat

      Reuters reported, according to Al Ray Palestinian Media Agency, that Norway has asked the Israeli government to explain the legal grounds for detaining a Norwegian-flagged fishing boat seized, while activists tried to sail with aid to the Gaza Strip, Norway’s foreign ministry said on Tuesday.

      The ministry said its diplomats in Israel had been providing consular assistance to five Norwegians who were among the 22 passengers and crew detained onboard the vessel Kaarstein, on Sunday. Two Israelis on board were quickly released.

      ”We have asked the Israeli authorities to clarify the circumstances around the seizure of the vessel and the legal basis for the intervention,” the spokesman for the Norwegian foreign affairs ministry in Oslo said. A spokesman for Israel’s Foreign Ministry declined to comment.

      Torstein Dahle, head of the group Ship to Gaza Norway which organized the shipment, said it was the first Norwegian aid vessel to attempt to breach the Israeli blockade of Gaza.

      The captain had been struck on the head by Israeli soldiers who ordered him to sail for Israel, but no one was seriously hurt, Dahle said.

      “This is a peaceful boat; it’s impossible that it can threaten Israel’s security,” he said.

    • La Norvège demande des réponses sur la saisie d’un bateau à destination de Gaza
      Les activistes de la flottille disent que les soldats les ont frappés ; Tsahal répond qu’il « a fait preuve d’un usage raisonnable de la force pour maîtrise les passagers résistants »
      Par Times of Israel Staff 1 août 2018, 14:24

      https://fr.timesofisrael.com/la-norvege-demande-des-reponses-sur-la-saisie-dun-bateau-a-destina

      (...) Tsahal a justifié l’usage de la force pendant la prise du navire, déclarant dans un communiqué cité par Hadashot TV qu’ »une enquête sur l’incident a montré que lors de la prise du bateau un usage raisonnable de la force avait été employé afin de maîtriser les passagers résistants ».

      Audun Lysbakken, le chef du parti Socialiste d’opposition de Norvège, a appelé le ministère des Affaires étrangères du pays à protester contre le « piratage » du navire par Israël, déclarant que les marins avaient le droit de protester contre le blocus et demandant la libération des activistes.

      Le ministère des Affaires étrangères d’Israël a déclaré qu’il allait répondre aux plaintes de la Norvège plus tard dans la semaine.

      Le « Retour » était le premier des deux navires dans la « Flottille de Liberté » à essayer de forcer le blocus maritime qu’Israël impose à Gaza.

      A bord de ce bateau, on pouvait notamment retrouver le Professeur Ismaïl Nazari, président de la campagne de boycott contre Israël en Malaisie, le Suédois Charlie Andreason, qui a été détenu en Israël pour son rôle sur le Marianne, un chalutier battant pavillon suédois qui conduisait une flottille de bateaux en juin 2015, l’activiste juif espagnol Zohar Shamir Chamberlain et Heather Milton-Lightening, une activiste de la cause des indigènes canadiens.

    • Minister of Foreign Affairs fails to address the issues
      https://kiaoragaza.wordpress.com/2018/07/31/minister-of-foreign-affairs-fails-to-address-the-issues

      Kia Ora Gaza has finally received a reply from Rt Hon Winston Peters, minister of Foreign Affairs, to our letters calling for our government to demand that Israel end the illegal blockade of Gaza, and allow safe and unhindered passage for the international Freedom Flotilla to Gaza, with New Zealand human rights advocate and union leader, Mike Treen on board. After the flotilla boat was unlawfully hijacked by Israeli forces in international waters on Sunday night, we asked Mr Peters to also demand the immediate release of the boat and its passengers and cargo of medical aid.
      Unfortunately Mr Peter’s reply failed to address any of the issues we raised. Here is his letter received today, followed by our response reiterating our requests:


  • Israël abat un avion syrien qui a pénétré dans son espace aérien
    http://www.europe1.fr/international/israel-abat-un-avion-syrien-qui-a-penetre-dans-son-espace-aerien-3718184

    « L’armée israélienne a repéré l’avion syrien de type Sukhoi qui a pénétré de deux kilomètres dans l’espace aérien israélien et a tiré des missiles Patriot dans sa direction », a précisé l’armée.

    Une source militaire syrienne a accusé mardi Israël d’avoir tiré en direction d’un avion de guerre syrien qui menait des opérations contre les djihadistes en Syrie, l’État hébreu affirmant que l’appareil était dans l’espace aérien israélien.

    Le régime syrien et ses alliés ont lancé le 19 juin une offensive pour reprendre les zones rebelles dans les provinces de Deraa et de Qouneïtra, dans le sud de la Syrie, des régions qui bordent la partie du plateau du Golan occupée et annexée par Israël. Les forces du régime ont réussi à reprendre la majorité de ces territoires aux rebelles et encerclent désormais un secteur tenu par le groupe Etat islamique (EI) proche du Golan.

    Pas de précision concernant l’avion. Le régime de Damas accuse depuis longtemps Israël de soutenir l’EI et d’autres groupes d’opposition. « L’ennemi israélien a confirmé avoir adopté des groupes armés terroristes, et a visé l’un de nos avions qui frappait leurs positions dans la région de Saïda (...) dans l’espace aérien syrien », a affirmé la source militaire syrienne. La source, citée par l’agence syrienne Sana, n’a pas précisé si l’avion avait été touché ou abattu.

    Tsahal se dit être en « état d’alerte ». Plus tôt, l’armée israélienne avait donné une version différente de l’incident. « L’armée israélienne a repéré l’avion syrien de type Sukhoi qui a pénétré de deux kilomètres dans l’espace aérien israélien et a tiré des missiles Patriot dans sa direction », a-t-elle indiqué dans un communiqué. « Depuis le matin, il y a eu une escalade des combats internes en Syrie, y compris un accroissement des activités de l’aviation syrienne », selon le communiqué. « L’armée israélienne est en état d’alerte et continuera à opérer contre toute violation de l’accord » de 1974, a averti l’armée, en référence à un accord sur la création d’une zone tampon démilitarisée entre les deux pays, un an après la guerre israélo-arabe de 1973.


  • Combien de Français servent dans l’armée israélienne ?
    Libération - Par Fabien Leboucq 19 juillet 2018
    http://www.liberation.fr/checknews/2018/07/19/combien-de-francais-servent-dans-l-armee-israelienne_1661759

    (...) Il y a deux mois, quand nous commencions à traiter ce sujet, un connaisseur français de l’armée israélienne nous prévenait : « Vous aurez du mal à obtenir des infos, c’est hautement tabou des deux côtés. » Prédiction confirmée par le Ministère des affaires étrangères français, qui nous explique quelques jours plus tard « ne pas disposer d’informations sur le nombre de Français au sein de l’armée israélienne. » Les ambassades française en Israël, israélienne en France ainsi que le Quai d’Orsay, assurant ne pas avoir de chiffres, nous ont unanimement renvoyés vers Tsahal.

    2% au moins du total de l’armée

    À force de relances, nous avons obtenu réponse du porte-parolat des forces armées israéliennes : « 4185 soldats en service régulier ont la citoyenneté française. » Le nombre est peut-être minoré, car l’armée ne compte que les personnes qui ont déclaré leur nationalité française.

    La nationalité française est la deuxième nationalité étrangère la plus représentée dans les rangs de Tsahal, après la nationalité américaine. Les citoyens français ou franco-israéliens engagés dans les forces armées israéliennes représentent entre 1,7% et 3,5% des effectifs totaux.

    En 2011 ce total était estimé à 176 500 soldats, selon l’Institut national des études de sécurité, rattaché à l’université de Tel-Aviv. Un chiffre « inférieur à la réalité », assure la grande muette israélienne sans en dire plus.

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    Ces Français volontaires dans l’armée israélienne
    Droit international et occupation
    Orient XXI > Marc Cher-Leparrain > 18 mars 2014
    https://orientxxi.info/magazine/ces-francais-volontaires-dans-l-armee-israelienne,0546


  • Débâcle israélienne en Syrie
    par Abdel Bari Atwan 11 juillet 2018 – Raï al-Yaoum – Traduction : Chronique de Palestine
    http://www.chroniquepalestine.com/debacle-israelienne-en-syrie

    Israël peut menacer et gonfler les muscles, mais il a perdu sa capacité à influencer les développements sur le terrain en Syrie.

    Chaque fois que l’armée syrienne remporte une victoire sur le terrain et reprend le contrôle d’une des principales villes ou d’un des gouvernorats syriens, les dirigeants israéliens se sentent frustrés et dépités. Ils réagissent en lançant des tirs de missiles ou des raids aériens pour frapper une cible ou une autre en Syrie, de façon à donner à un public israélien anxieux l’impression qu’il reste fort et garde l’avantage dans la région.

    Les unités avancées de l’armée syrienne ont atteint la frontière syro-jordanienne et ont décroché le drapeau de l’opposition qui dominait alors le poste frontalier de Nusayib. Cela a mortifié la direction israélienne, et ses frappes aériennes qui ont suivi ont donné une idée de l’ampleur du revers subi, de ses craintes quant aux conséquences futures et de sa confusion quant à l’évolution des développements militaires et politiques sur le terrain.

    Le dernier raid aérien israélien sur la base aérienne T-4 près de Homs – sous prétexte de cibler des forces iraniennes et libanaises du Hezbollah – était le troisième du genre en l’espace de trois mois. La répétition de ces frappes confirme le fait important que les attaques précédentes ont échoué. Elles n’ont atteint aucun de leurs objectifs et ont rencontré à trois reprises une résistance efficace des défenses aériennes syriennes – bien qu’elles aient causé des morts et des pertes matérielles comme on pouvait s’y attendre. (...)

    #Israël_Syrie

    • Israël publie la vidéo de ses frappes contre les positions de l’armée syrienne
      12.07.2018

      Une vidéo montrant les tirs de missiles menés dans la nuit du 11 au 12 juillet par l’armée de l’État hébreux contre les positions des troupes syriennes dans la province de Kuneitra, près du Golan, a été diffusée par Tsahal.

      https://fr.sputniknews.com/international/201807121037170453-israel-frappes-armee-syrienne

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      Tsahal dit avoir tiré un missile Patriot contre un drone approchant depuis la Syrie
      13.07.2018
      https://fr.sputniknews.com/international/201807131037188461-tsahal-missile-drone-syrie

      L’armée israélienne a annoncé avoir tiré un missile d’interception Patriot contre un drone lancé depuis le sol syrien.

      Israël était certain d’intercepter un drone appartenant à la Syrie et non à la Russie
      Les militaires israéliens ont déclaré avoir tiré un missile d’interception Patriot ciblant un drone qui, selon eux, approchait depuis la Syrie.


  • https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2018/07/05/claude-lanzmann-le-realisateur-de-shoah-est-mort_5326308_3382.html

    Il serait dommage de ne retenir de lui qu’un seul film – un chef-d’œuvre, il est vrai : Shoah.

    Certes. Pour ma part je me demande si ce n’est pas justement le meilleur service qu’on puisse lui rendre. Le reste de l’oeuvre étant précisément très discutable. Et son autobiographie hagiographique (Le lièvre de Patagonie) ne fait justement rien pour nous détourner d’un tel jugement.

    • Reka, tu évoques sans doute Shlomo Sand, Le XXe siècle à l’écran, commenté par exemple ici :
      https://journals.openedition.org/1895/2012

      Le centre de la question de la représentation au cinéma, sa pierre de touche, est, pour lui, les représentations de la Shoah. Cela le rapproche ou du moins permet de le confronter à d’autres historiens ou analystes dont les livres sortent également en ce moment, tant Delage et Guigueno (l’Historien et le film) que Didi-Hubermann (Image malgré tout). Précisément Shlomo Sand a suscité une polémique dans un certain milieu en France où on l’a accusé d’ » antisémitisme », en raison des réserves qu’il a émises sur le film Shoah. L’occasion est donc toute trouvée d’évaluer sa démarche dans un cas singulier et particulièrement complexe. Le respect pétrifié devant Shoah peut paraître agaçant, en effet, alors que certains des points faibles de la « méthode » de Claude Lanzmann apparaissent plus visibles dans ce « supplément » (en fait une partie non retenue alors) qu’est Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures2. Or l’approche que Sand propose affiche d’emblée une franche hostilité et, plus que d’analyse, il s’agit d’un réquisitoire où l’on fait flèche de tout bois : le film procéderait d’une commande déguisée de l’État d’Israël à travers une société écran à des fins de propagande électorale, il éviterait soigneusement toute mise en cause de la France de l’Occupation (« aucun Français juif n’est évoqué… », aucun train « ne part de Drancy », pp. 330-331), le film charge exagérément voire avant tout les Polonais, il occulte « la collaboration passive et parfois active de diverses institutions juives » (p. 332), il refuse l’archive et le document au profit du témoignage en dépit de la fragilité de la mémoire individuelle, il utilise une « subjectivité incisive et orientée » pour susciter l’adhésion émotionnelle du spectateur et se livre, en un mot, à une « manipulation politique » qui ouvre la voie à une mythologisation du passé (p. 333). Pourquoi ne pas ouvrir le débat sur chacun de ces points ? Mais Sand se révèle en l’occurrence plutôt journaliste et polémiste qu’historien. Pour démontrer que le film est « élitiste » (ce qui exigerait d’étudier sa réception et non de juger sa seule démarche esthétique), il ironise au sujet de Simone de Beauvoir qui a soutenu le film à sa sortie (« pour la première fois [l’affreuse expérience] devient la nôtre ») alors qu’en 1942, ayant signé sans état d’âme sa déclaration d’aryanité, elle plastronnait au Café de Flore, indifférente au sort des enfants juifs qu’on emmenait à Drancy (p. 331)… Cette critique sans ménagement de Shoah contraste avec la valorisation d’Holocauste « qui marque le début d’une ère nouvelle dans l’histoire du cinéma » (p. 326) et engendre le « sous-genre » des films sur la Shoah. Les 220 millions de téléspectateurs de ce feuilleton de huit heures en font « un événement médiatique majeur » (pp. 321-2), tandis que le « battage médiatique » autour des neuf heures de Shoah paraît une manœuvre de « l’intelligentsia parisienne » (p. 331)…

    • Pierre Nora se confie sur Macron, son judaïsme et la place des juifs en France
      2 août 2018
      https://fr.timesofisrael.com/pierre-nora-se-confie-sur-macron-son-judaisme-et-la-place-des-juif

      Pour finir, on sait que Claude Lanzmann était un de vos amis proches, comment décririez vous le personnage qu’il a incarné ?

      C’était un ami très personnel, c’était un homme monstrueux à tous égards, mais c’était un monstre qui a eu une vie extraordinaire, et qui a laissé une oeuvre extraordinaire.

      Alors on s’incline beaucoup.

      Il était insupportable a beaucoup d’égards, et personnellement, car c’était un ‘égolâtre’ à côté de qui Chateaubriand paraissait un modeste personnage.

      Mais il a fait un grand film avec ‘Shoah’ qui a changé la perception des choses. Il a écrit un grand livre avec ‘Le lièvre de Patagonie’, qui est un livre magnifique. Il a su refaire d’autres films comme ‘Le dernier des injustes’, et surtout terminer avec ‘Les quatre sœurs‘.

      Ce film est une oeuvre profondément émouvante et un magnifique hommage à la féminité, lui qui a été à la fois un dévoreur de femmes dans des conditions souvent discutables.

      Il a eu une belle et grande vie, on se la souhaiterait à beaucoup d’égards. Alors c’est ça qui domine et qui restera, même si le personnage était un peu invivable.


  • Israël vote une loi facilitant le processus décisionnel pour l’entrée en guerre | The Times of Israël

    La Knesset approuve la clause controversée de la nouvelle loi qui autorise Netanyahu à lancer des opérations militaires de masse en ne consultant que le ministre de la Défense

    Par SUE SURKES, RAOUL WOOTLIFF et AFP

    https://fr.timesofisrael.com/israel-vote-une-loi-facilitant-le-processus-decisionnel-pour-lentr

    Le Parlement israélien a voté lundi en faveur d’une loi permettant au Premier ministre et au ministre de la Défense de décider d’entrer en guerre sans réunir le gouvernement, sur fond de tensions croissantes entre Israël et certains de ses voisins.

    Cette loi, votée à 62 voix contre 41, donne la responsabilité au cabinet restreint de sécurité de décider d’une opération militaire ou d’une guerre sans se concerter avec le reste du gouvernement.

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    Mais un paragraphe précise qu’en cas de « conditions extrêmes », le Premier ministre et son ministre de la Défense, seuls, pourront décider d’une telle opération.

    La loi ne précise pas quelles sont exactement ces « conditions extrêmes », ou qui les déterminera, en indiquant seulement que la décision s’appliquera, « si la question est nécessaire en raison de l’urgence ».

    Des soldats de l’armée israélienne à Hébron, le 17 juin 2014. (Crédit : AFP Photo/Hazem Bader)
    Le projet de loi initié par la ministre de la Justice Ayelet Shaked est un amendement d’une loi fondamentale qui, auparavant, donnait au gouvernement uniquement la possibilité de décider de lancer une opération militaire avec la présence de la majorité des ministres.

    Présenté par Netanyahu depuis l’année dernière – le projet avait été rejeté plus tôt dans la journée par les membres de deux comités clés de la Knesset : Droit et Justice, et Affaires étrangères et Défense. Il a toutefois été soumis à nouveau par Avi Dichter, membre du Likud et président de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense, lors des deuxième et troisième lectures d’un amendement plus large et a été voté dans ce cadre législatif plus large.

    Cet amendement plus large permet au gouvernement de déléguer le pouvoir de déclarer la guerre dans des circonstances normales, ou de se mobiliser pour une opération militaire majeure, à un forum composé « d’au moins la moitié » de tous les ministres du Cabinet.

    Le président de la Commission des affaires étrangères et de la défense, Avi Dichter (D), dirige une réunion de la Commission à la Knesset, le 30 avril 2018. (Miriam Alster/Flash90)
    Il y a environ huit ans, Netanyahu et Ehud Barak, alors ministre de la Défense, avaient chargé le chef d’état-major et le chef du service de renseignement du Mossad de placer l’armée en état d’urgence, mais ces derniers lui ont répondu que cela était illégal car cette action n’avait pas été dûment approuvée et pouvait mener à la guerre.

    Cependant, à de nombreuses occasions, des décisions de même nature ont été prises par le seul Cabinet de sécurité, un petit groupe de ministres chargé d’élaborer des politiques en matière de guerre et de paix, ou d’autres petits groupes de ministres.

    Onze ministres sont membres du cabinet restreint de sécurité actuel sur les 22 ministres qui composent le gouvernement Netanyahu.

    Yaakov Amidror (à droite) avec le chef d’état-major général de Tsahal Benny Gantz (Crédit photo : Miriam Alster/Flash90).
    Un comité créé en 2016 sous la direction d’un ancien conseiller à la sécurité nationale, le major-général Yaakov Amidror, pour examiner le fonctionnement du cabinet de sécurité et la manière dont il informe et met à jour les ministres a recommandé de mettre la loi en conformité avec ce qu’il a dit être devenu la « pratique normale ». En juin de l’année dernière, le cabinet a voté en faveur d’une modification de la loi.

    Ayelet Shaked a justifié l’amendement en expliquant devant le Parlement que « dans la situation sécuritaire actuelle, il faut pouvoir rendre plus efficace le travail du gouvernement et du Cabinet ».

    Deux députés de l’opposition – Omer Bar Lev de l’Union sioniste, officier de réserve de l’armée israélienne ayant le grade de colonel et ancien commandant de l’unité d’élite Sayeret Matkal, et Ofer Shelah de Yesh Atid, commandant de compagnie de la Brigade de parachutistes de réserve qui a perdu un œil pendant la guerre du Liban de 1982 – ont averti les comités que le libellé de la nouvelle législation pourrait permettre au Premier ministre d’exclure les députés opposés à une opération militaire et de soumettre une telle opération à un vote en l’absence de ces derniers.

    Le député Ofer Shelah (Yesh Atid) s’exprime lors d’une conférence de presse sur ce que l’on appelle la « loi sur la conscription » à Tel Aviv le 12 septembre 2017. (Miriam Alster/Flash90)
    Ils ont également déclaré que permettre au Premier ministre et au ministre de la Défense de décider quand une situation est considérée comme « conditions extrêmes » leur donnerait le plein pouvoir de déclencher une guerre sans aucun contrôle.

    Shelah a ensuite accusé les membres de la coalition d’avoir voté « contre leurs propres opinions, en matière de vie et de mort » à cause de la pression exercée par Netanyahu.

    « Le mépris de Netanyahu pour tous ceux qui l’entourent et pour tout ce que nous avons appris au cours de nos nombreuses guerres a pris le pas sur la considération de nombreux membres compétents et expérimentés de la Knesset », a-t-il dit.

    L’Institut israélien pour la démocratie a soumis une série de réserves aux commissions au sujet du projet de loi, notamment en exigeant l’approbation du Premier ministre, du vice-Premier ministre et des ministres de plusieurs ministères clés et en suggérant de définir les activités militaires qui nécessitent l’approbation du Cabinet et celles qui ne le sont pas. Aucune des recommandations de l’institut n’a été acceptée.

    Bien qu’ils se soient opposés sans succès au projet de loi à la Knesset, les partis d’opposition ont déclaré lundi soir au Times of Israel qu’il n’y avait aucun projet de recours contre le projet de loi devant la Haute Cour.

    Cette loi est votée dans un contexte de tensions avec les Palestiniens alors que, depuis le 30 mars, des manifestations dans la bande de Gaza, le long de la frontière avec Israël, ont donné lieu à des affrontements avec les forces israéliennes dans lesquels 45 Palestiniens auraient été tués.

    Par ailleurs, le ministre israélien de la Défense Avigdor Liberman a averti jeudi que son pays s’en prendrait à toute tentative d’“implantation militaire” iranienne en Syrie, après une attaque dans ce pays le 9 avril attribuée à l’Etat hébreu.

    Tout en veillant à ne pas se laisser entraîner dans le conflit syrien, Israël a mené des attaques contre des positions du régime syrien ou des convois d’armes présentés comme provenant d’Iran et destinés au groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah qui soutient le président syrien Bashar el-Assad.

    EN SAVOIR PLUS SUR :
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  • Gaza : indignation de l’émissaire de l’ONU après la mort d’un ado
    Guillaume Gendron, Libération, le 21 avril 2018
    http://www.liberation.fr/planete/2018/04/21/gaza-indignation-de-l-emissaire-de-l-onu-apres-la-mort-d-un-ado_1644965

    Quatre Palestiniens, dont un mineur, ont été tués vendredi lors de nouvelles manifestations à la frontière de Gaza. L’émissaire de l’ONU dans la région a accusé Tsahal de « tirer sur des enfants ».

    « Voilà une autre idée : arrêtez de tirer sur des enfants ». Au soir d’un quatrième vendredi consécutif de colère et de sang à Gaza, l’envoyé spécial de l’ONU pour le « processus de paix » au Proche-Orient, le Bulgare Nickolay Mladenov, a décidé d’enfreindre les codes policés du verbiage diplomatique.

    Il répondait ainsi sur Twitter à un ancien porte-parole de Tsahal qui lui suggérait d’ordonner aux employés de l’ONU à Gaza de former une chaîne humaine pour empêcher les manifestants de s’approcher de la frontière. Plus tôt, Mladenov s’était indigné en termes tout aussi forts de la mort dans la journée d’un adolescent de 15 ans, tué d’une balle dans la tête par un sniper israélien, « un incident tragique qui doit faire l’objet d’une enquête ». Une vidéo confuse du moment fatal, largement relayée sur les réseaux sociaux, montre le jeune Palestinien abattu au milieu d’autres manifestants, à plusieurs dizaines de mètres de la clôture et ne posant aucune menace apparente.

    Au total, selon le ministère de la santé de Gaza contrôlé par le Hamas, quatre palestiniens ont été tués durant la journée de vendredi, et 156 autres blessés par des tirs à balles réelles. Depuis le 30 mars et le début de la « Marche du retour », mobilisation de masse le long de la frontière avec Israël, 37 Palestiniens - dont quatre mineurs - ont été tués par les forces israéliennes positionnées de l’autre côté des barbelés. Aucun Israélien n’a été blessé.

    Lancé à l’origine par des activistes « apolitiques » puis soutenu financièrement et logistiquement par le Hamas, le mouvement réclame « le droit au retour » des réfugiés et leurs descendants ainsi que la levée du blocus sur l’enclave. Si la grande majorité des participants est pacifique, divers incidents (lancers de pierres et de cocktails molotov, cerf-volants enflammés, pneus brûlés, drapeaux nazis) ont été montés en épingle par les officiels israéliens pour en démentir la nature non-violente. Jeudi, des drones israéliens ont largué des milliers de flyers le long de la frontière intimant aux Palestiniens de ne pas participer à ces rassemblements et ne pas se laisser manipuler « à des fins politiques par le Hamas ». La mobilisation doit culminer le 15 mai, jour de la « Nakba » pour les Palestiniens, soit la « Catastrophe » que fut l’expulsion de leurs villages en 1948.

    Depuis le début de cette flambée de violence, 4 900 Palestiniens ont été blessés. Jeudi, les équipes de Médecins Sans Frontières ont annoncé avoir traité en trois semaines plus de patients que durant toute l’année 2014, durant laquelle s’était déroulée l’opération israélienne « Bordure protectrice ». Les équipes de l’ONG ont souligné la nature « dévastatrice » des blessures causées par les balles des tireurs d’élite, « d’une sévérité inhabituelle, extrêmement complexes à soigner et qui laisseront de lourdes séquelles à la majorité des patients ». La description des lésions (« chez la moitié des 500 victimes de tirs que nous avons prises en charge, la balle a littéralement détruit les tissus après avoir pulvérisé l’os ») semble indiquer l’utilisation de balles explosives. Selon le ministère de la Santé de Gaza, 60% des blessés sont touchés dans la région du genou, indiquant une consigne claire. Plusieurs Gazaouis, faute de pouvoir être transférés hors de Gaza pour plus de soins en Cisjordanie, ont dû être amputés - un recours auprès de la Cour suprême israélienne pour autoriser ces sorties a été déposé.

    La réaction outragée de Nickolay Mladenov s’inscrit dans un contexte de condamnation internationale grandissante, alors que l’Etat hébreu fête ses 70 ans. Jeudi, l’actrice israélo-américaine Natalie Portman a annulé sa venue à la cérémonie du prix Genesis, sorte de Nobel israélien qu’elle devait recevoir, citant « des événements récents bouleversants », sans faire référence explicitement à Gaza. Vivement critiquée en Israël, l’actrice a depuis précisé qu’elle ne souhaitait pas, par sa présence, apparaître comme un soutien de Benyamin Netanyahou, qui devait lire un discours introductif.

    #Palestine #Gaza #Palestine_assassinée #enfants #ONU #Nickolay_Mladenov #armée_israélienne


  • RSF demande une enquête indépendante après la mort du journaliste palestinien Yaser Murtaja touché par un tir de Tsahal
    RSF | 7 avril 2018
    https://rsf.org/fr/actualites/rsf-demande-une-enquete-independante-apres-la-mort-du-journaliste-palestinien-y

    Reporters sans frontières (RSF) dénonce avec la plus grande fermeté l’usage disproportionné de la force par l’armée israélienne qui a conduit à la mort du journaliste palestinien Yaser Murtaja, alors qu’il couvrait les manifestations à Gaza, le 6 avril. RSF réclame une enquête indépendante. (...)


  • Israeli forces shoot dead 16 Palestinians in one day during protests in Gaza
    March 31, 2018 12:22 P.M.
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=779990

    BETHLEHEM (Ma’an) — By Friday evening, 16 Palestinians had been declared dead in Gaza as a result of Israeli fire. Fifteen of the dead were killed during massive demonstrations on the border with Israel, and one, a farmer, was killed before dawn on Friday while on his land near the border fence.

    The Gaza Ministry of Health confirmed the death of 16 Palestinians and the injury of 1,416 civilians, which ranged from live bullet wounds to severe tear gas inhalation.

    The slain Palestinians were identified as:

    Naji Abu Hijir

    Mohammed Kamal Najjar

    Wahid Nasrallah Abu Samour

    Amin Mansour Abu Muammar

    Mohammed Naeem Abu Amr

    Ahmed Ibrahim Ashour Odeh

    Jihad Ahmed Fraina

    Mahmoud Saadi Rahmi

    Abdel Fattah Abdel Nabi

    Ibrahim Salah Abu Shaar

    Abd al-Qader Marhi al-Hawajri

    Sari Walid Abu Odeh

    Hamdan Isma’il Abu Amsha

    Jihad Zuhair Abu Jamous

    Bader al-Sabbagh

    Omar Samour, 31 — the farmer who was killed around dawn

    Videos from the march, which was organized as a peaceful protest by activists and grassroots organizations in Gaza and later supported by local Hamas officials, show civilians being shot down by Israeli snipers who were stationed tens of meters away from the protesters, on the other side of a highly militarized fence.

    #Palestine_assassinée #marcheduretour


  • En désaccord avec le traitement médiatique du conflit syrien, Nöel Mamère quitte Le Média — RT en français
    https://francais.rt.com/international/48352-desaccord-traitement-conflit-syrien-depart-mamere-media

    Une première raison avancée qui est suivie par une seconde, d’une autre nature : « Je n’accepte pas qu’on établisse un parallèle dans le conflit syrien meurtrier, entre les responsabilités du "boucher de Damas" et celles de ses opposants. » Une attaque à peine voilée contre l’analyse du chroniqueur spécialiste du Moyen-Orient du Média, Claude El Khal, au sujet de la situation dans la région syrienne de la Ghouta orientale, thème principal du journal télévisé de 20h diffusé le 23 février.

    Etonnant cette soudaine hyper-sensibilité d’un homme qui a vécu, comme tout le monde, environ un demi-siècle avec le pouvoir Assad en Syrie sans que cela ne le bouleverse outre mesure... Je vois sur sa fiche Wikipedia qu’il est en politique depuis 1988 après avoir été journaliste. Il devait être au courant tout de même ! Par ailleurs, sa participation au « Média » doit-elle être remise en cause à cause d’un désaccord sur une chronique (pourtant fort prudente à mon avis) à propos d’une question qui n’est tout de même pas centrale par rapport à son engagement, enfin j’imagine. Etrange tout de même cette brusque passion de #syrie aujourd’hui...

    • J’ai assisté à cette chronique, exceptionnellement, chronique qui reprenait essentiellement les faits relatés par Robert Fisk.

      J’ai trouvé cette chronique vraiment équilibrée.

      Noël Mamère est bizarre, sur ce sujet. Je n’ai pas entendu son argumentation, mais bon sang, il lui faut quoi ? On n’a plus le droit de dire que Al Qaida, ce sont des gros méchants ? Finalement, Assad, c’est pire que Al Qaida ? Il est capable, lui, de faire un classement dans l’horreur ? 6 ans que ça dure, et que l’Occident entretient le conflit (en dépit des pertes humaines odieuses)... encore maintenant, par exemple en incitant les Kurdes Syriens à ne pas s’entendre avec Assad... Mais c’est toujours Assad le « méchââânt », et l’armée de Assad, y sont rien que des nazis méchants transformés en démons décérébrés pour conquérir le monde !...

      Ils sont désespérants. Noël Mamère aussi. Il va finir oublié, comme Cochet et quelques autres qui confondent équilibre et... sentimentalisme.

      Il était où Noël Mamère au moment de la destruction de Mossoul il y a quelques mois ? Pourquoi est-ce que l’OSDH n’a pas décompté les morts à Mossoul ? Parce que cépapareil ?

    • Il se trouve que je l’ai regardée aussi (grâce à SeenThis, signalé je crois me souvenir par @Palestine). Très équilibré, de fait, trop même à mon goût dans le genre si je dis du mal des Israéliens il faut tout de même que j’en dise un peu des Palestiniens. Mais, de fait, pas le gloubi-boulga qu’on martelle depuis des jours. Quiconque à jamais les pieds dans la région rigole quand on compare la densité d’Alep à celle de la Ghouta à cet endroit, après des années de guerre. M’enfin...

    • Très équilibré, de fait, trop même à mon goût dans le genre si je dis du mal des Israéliens il faut tout de même que j’en dise un peu des Palestiniens.

      J’y ai pensé à ce « renvoi dos à dos gage d’équilibre », mais ce n’est évidemment pas tout à fait pareil dans ce contexte. Les « pauvres-rebelles-syriens » sont tout de même bien mieux équipés et soutenus que les « palestiniens-pas-tout-a-fait-innocents ».
      L’équilibre du commentaire à mon sens était plutôt du type : « la guerre, c’est vraiment moche, et les deux partis participent à égalité dans cette guerre ».

    • Justement, ce matin, j’avais envie de poster un message sur le thème : « J’ai comme l’impression qu’une campagne va bientôt démarrer pour faire virer Claude El Khal de Le Média. » Parce que je voyais monter les messages indignés du fan club de la rébellitude syrienne après sa chronique, je sentais le truc monter.

      Ça n’aura donc pas traîné.

    • Article de Patrick Cockburn, avec témoignages des deux côtés

      Trapped in eastern Ghouta: How both sides are preventing civilians escaping the horror in Syria siege | The Independent
      http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/eastern-ghouta-syria-civilians-deaths-trapped-damascus-siege-assad-re

      What does emerge is that the armed opposition groups in Eastern Ghouta as well as the government have been stopping people leaving. This is confirmed by a UN-backed report called Reach, which says: “Women of all ages, and children, reportedly continued to be forbidden by local armed groups from leaving the area for security reasons.” This has been the pattern in all the many sieges in Syria conducted by all sides who do not want their own enclaves depopulated and wish to retain as much of the civilian population as possible as human shields.
      […]
      But there is another reason why people fleeing Eastern Ghouta might be in danger in government held-Damascus. Seven years of civil war has ensured that Syrians on different sides, many of whom will have lost relatives in the violence, regard each other with undiluted hatred. In Damascus, the shellfire and bombing are largely by the government into rebel areas, but there is also outgoing fire from Eastern Ghouta, mostly from mortars, into government-controlled districts.

    • @biggrizzly Non, tu n’as pas besoin d’avoir un CV impeccable pour l’ouvrir. Comme tu le sais, tu as besoin d’être impeccable si tu décides d’aborder la Syrie d’une manière à peine hétérodoxe. Autrement tout te sera pardonné.

      C’est le principe du character assassination. On lui reproche des choses qui n’ont rien à voir avec la Ghouta, alors qu’il est clair que c’est à cause de ce qu’il a dit sur la Ghouta qu’on veut le faire virer.

      Si on prend le CV de François Burgat et Romain Caillet, ils ont quand même pondu un texte utilisant leur vernis universitaire à l’époque, prétendant démontrer que Nusra n’existait pas, et que les attentats revendiqués par Nusra, en réalité, avaient été commis par le régime lui-même, sous faux-drapeau, pour accuser les rebelles.
      http://ifpo.hypotheses.org/3540
      Wladimir Glasman, Hénin et Filiu ont également largement joué de la corde paranoïaque sur la Syrie.

      Je veux dire : je ne crois pas avoir vu personne reprocher à Burgat et Caillet leurs « positions pour le moins… étranges » à propos de la Syrie à chaque fois qu’ils l’ouvrent. Bon, Colonel Salafi a eu droit à un traitement spécifique pour sa fiche S, mais personne ne lui avait alors reproché les positions complotistes de cet ancien article. Et aujourd’hui, Conspiracy Watch participe au character assassination d’El Khal directement dans le flux Tweeter de Caillet, comme quoi il y a du complotisme qu’on a le droit, même pour un sujet aussi sensible que le jihadisme en Syrie.

    • Claude El Khal
      ‏3 hours ago

      Quand autant de gens malhonnêtes s’emploient à vous lyncher, c’est que vous avez raison. Ils utilisent les méthodes les plus abjectes pour vous faire taire. Mais ce néo-maccarthysme ne passera pas. Et je ne me tairai pas. Merci à celles et ceux qui me soutiennent ! #NoPasaran

    • Lundi matin hurle avec la meute !

      Quand on en est à colporter les propos de Raphaël... Enthoven sur Twitter et à s’en faire le messager c’est qu’on est en plein « naufrage » dixit Sarah Kilani et Thomas Moreau sur Lundi matin . @colporteur
      Pour ma part il me semble qu’il y autant de fanatiques en ISraël qu’en ISIS ; et ceci ne relève pas de la théorie du complot :)

    • Comment Mathilde s’est pris les pieds dans le tapis...

      FranceQ a donc confié la tâche de l’estocade anti LeMedia à une jeune chroniqueuse des Matins, Mathilde Serrell.

      A priori, les vieux routiers de l’info FranceQ ont préféré s’abstenir, ... pour le moment.
      Cette jeune journaliste est donc revenue, ce matin, sur la « démission » de Noël Mamère, laquelle fut annoncée sur cette chaîne de radio publique.
      Et voilà que notre Mathilde s’est pris les pieds dans le tapis.
      Elle aussi, à son insu, est victime des techniques de persuasion clandestine utilisées par les « mass media indépendants ».
      En effet, pour défendre Noël Mamère et ses arguments, elle reprend la vision dichotomique du conflit syrien : le méchant dictateur qui bombarde les gentils « rebelles » encerclés dans la Ghouta. Et elle sous entend que Claude Elkhal se situerait plutôt du côté du fils Assad (dur, dur, pour quelqu’un qui combattit les armées du père Assad au sein de l’armée libanaise...).

      https://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-culturel/le-billet-culturel-du-mercredi-28-fevrier-2018

      Claude Elkahl a bien pris soin de rappeler que les « rebelles » en question étaient des groupes affiliés au Djihad et à Al Quaïda. Et, (ne te vexe pas Mathilde), je fais davantage confiance à Claude Elkhal qu’à toi pour définir plus avant la véritable nature de ces « rebelles ».
      Donc, Claude ne veut point diffuser d’images se rapportant à ce conflit sans pouvoir vérifier l’origine de ces images vidéo. Il redoute de se faire manipuler tout autant par les media du complexe dictatorial russo-syrien que par ceux des groupes djihadistes
      Il ne prend pas parti pour un clan ou un autre, il en revient simplement aux fondamentaux de son métier de journaliste...

    • La nouvelle Inquisition et les moukhabarat parisianistes
      https://seenthis.net/messages/673469

      ISISRAEL et les articles sur la Daech conspiracy

      Avant tout, je me dois de préciser que le jeu de mots et les articles en question ne sont en rien liés. Le jeu de mots déniché par les inquisiteurs pour me faire passer pour un antisémite a été publié sur les réseaux sociaux pendant la guerre contre Gaza en 2014. Les massacres de civils commis par l’armée israélienne dans cette prison à ciel ouvert qu’est la bande de Gaza n’ont rien à envier, à mes yeux, aux méthodes barbares de Daech (ISIS). Les crimes commis par Tsahal contre la population civile palestinienne ont été documentés et dénoncés par tous les organismes internationaux, les organisations de défense des droits de l’homme, la presse de gauche israélienne et de nombreux citoyens et artistes israéliens, comme la regrettée Ronit Elkabetz.

      On peut trouver le jeu de mot excessif, on peut en débattre, mais l’utiliser pour m’accuser de telle ou telle chose n’est rien d’autre que de la diffamation. Ils auraient pu dénicher d’autres jeu de mots de la même facture qui dénonçaient les exactions du régime syrien, comme Bachar d’assaut ou Blood Baath, ou même Bilad el Shame. Mais non, ils ont précisément choisi ISISRAEL pour leur entreprise de character assassination.

      Par ailleurs, on peut se demander en quoi ce jeu de mots qui les choque tant est plus grave que le négationnisme de Benjamin Netanyahu qui a osé déclarer en octobre 2015 qu’Adolf Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs. Curieusement, les hurleurs d’aujourd’hui n’ont pas poussé des hauts cris comme ils auraient dû le faire face aux propos scandaleux du Premier ministre israélien. Moi, par contre, je l’ai dénoncé avec force dans une note intitulée When Netanyahu absolves Hitler.

      Quant aux articles sur la Daech conspiracy, ils ont été écrits après que l’organisation terroriste s’est implantée au Liban, au su et au vu de toute la communauté internationale, sans que celle-ci ne bouge le petit doigt pour l’en empêcher. Si Daech, comme le prétendent encore certains, n’a existé que pour combattre le régime syrien, pourquoi s’est-il implanté au Liban ? Je me suis donc penché sur le sujet et cherché à comprendre.

      Le Liban est entouré par la Syrie et Israël, qui ont chacun de leur côté cherché à le dominer et à détruire tout ce qui leur résistait. Ils l’ont parfois fait de concert, comme le 13 octobre 1990, quand l’aviation syrienne, chapotée par l’aviation israélienne, a bombardé ce qu’on appelait alors le « réduit chrétien » et mis fin au rêve d’indépendance des Libanais.

      Israël n’est pas un ami du Liban – c’est le moins qu’on puisse dire. Depuis que je suis né, il y a déjà 50 ans, l’état hébreu bombarde régulièrement la population civile libanaise. Pendant les cinq décennies qui nous séparent de ma naissance, l’armée israélienne a envahi le pays des cèdres à plusieurs reprises, l’a occupé pendant plus de vingt ans, y a créé une milice qui n’avait rien à envier à celle qui a sévi en France durant l’occupation allemande (souvenez-vous de la prison de Khiam), y a commis de nombreux massacres (peut-on oublier Cana ?), a pillé ses ressources naturelles (notamment l’eau du Litani), et violé un nombre incalculable de fois sa souveraineté, ses eaux territoriales et son espace aérien.

      Les terroristes de Daech, venus de Syrie, sont entrés au Liban dans un silence international assourdissant. Et Israël, d’habitude si soucieux des organisations paramilitaires qui s’implantent au Liban, et qui n’hésite jamais à les dénoncer et à les attaquer, n’a ni moufté ni bronché. De quoi se poser des questions. Des questions légitimes que je me suis évidemment posé, tout comme bon nombre de Libanais.

      J’ai donc fait des recherches et posé la problématique dans un premier article : What’s Daech doing in Lebanon ? Dans cet article, j’ai cité, entre autres, une source attribuée à Edward Snowden (en précisant qu’elle n’était pas vérifiée), et une correspondance attribuée à David Ben Gourion et Moshe Sharett qui préconisait la division du Moyen-Orient en mini-états confessionnels, que Daech a mis en œuvre en créant un mini-état sunnite à cheval entre l’Irak et la Syrie. Dans un second article, qui faisait suite au premier, j’ai écarté ces deux éléments – la source attribuée à Snowden s’étant révélé être une fake news, et je n’avais pas pu vérifier la véracité de la correspondance entre Ben Gourion et Sharett.

      Ne pouvant, en toute honnêteté, rien affirmer, j’ai posé des questions légitimes et claires. Mais ma réflexion sur les origines de la création de Daech ne s’est pas limitée à ces questions auxquelles je n’ai pas encore trouvé de réponses, et à Israël. J’ai exploré d’autres possibilités et écrit plusieurs articles sur le sujet (Daech est sans doute le sujet que j’ai le plus traité sur mon blog), dont l’un s’interroge sur le parallèle géopolitique troublant entre la montée du nazisme en Europe et du daechisme au Moyen-Orient : History repeating ?

      Mais pour Éric Naulleau ou Raphaël Enthoven (pour ne citer qu’eux, le second étant plus fin que le premier qui a implicitement demandé mon renvoi du Média), la lecture ne peut être que franco-française, voire parisiano-parisienne. Leur monde, c’est Paris et ses plateaux télé. Pour eux, je ne suis peut-être qu’un Arabe sans grande importance, sans Histoire et sans passé. Qui n’a pas le droit à sa singularité, voire son individualité, et surement pas à sa liberté de penser, de s’interroger et de s’exprimer en dehors de leurs clous à eux.

      Je leur rappelle, ainsi qu’à tous les autres, que j’ai combattu l’occupation de mon pays par une armée étrangère, les milices totalitaires qui y régnaient en maître et le régime policier qui y sévissait, que j’ai risqué ma vie pour avoir le droit d’être libre et de m’exprimer comme bon me semble. Avant de m’interpeller du haut de leur célébrité et me jeter à la gueule toutes sortes d’anathèmes, qu’ils me montrent donc leur CV, qu’ils me fassent part de leurs combats et des risques qu’ils ont pris pour défendre leurs idées, qu’ils me démontrent ce qui leur donne le droit de me juger !

      Bref. Tout ce que j’ai écrit n’a rien à voir avec le complotisme (quel mot imbécile pour faire taire celles et ceux qui osent questionner les versions officielles des gouvernements, comme si ces derniers ne mentent jamais) et l’antisémitisme. Prétendre que je suis antisémite est aussi ridicule que d’affirmer que je mesure 1m90, que je suis blond aux yeux bleus et que je chausse du 54. Et surtout, de par mon passé, de par mes amitiés et mes amours, cette accusation m’est insupportable. Tout futur accusateur devra en répondre devant la justice française.

      Quant au complotisme, on m’accuse d’être un partisan de la théorie du complot liée aux attentats du 11 septembre (the 9/11 conspiracy explained in less than 5 minutes). Ils ont balayé d’un revers de main méprisant l’explication que j’ai donnée sur Twitter, qui disait que c’était de l’humour et du second degré. Mais si ces inquisiteurs à la petite semaine avaient fait correctement leur sale boulot, ils auraient trouvé d’autres notes de blog qui se moquent des théories du complots : The Gay conspiracy, The iPhone X anti-Lebanese conspiracy, Red Moon : the communists are taking over the heavens, sans oublier Le complot dont personne ne parle, celui de mes voisins du dessus qui ne font du bruit que lorsque je me mets à écrire !
      Claude El Khal

      @colporteur

    • Soutien et Total Respect à Claude El Khal ! Son intervention pour refuser la dictature si facile de l’opinion dominante m’a convaincue. Parce que je suis contre ceux @ colporteur « qui ont jeté aux chiens l’honneur d’un homme ».

      J’ai dit au cours d’un débat téléphonique sur France culture diffusé ce matin : « Il n’y a rien de plus similaire à une image de guerre qu’une autre image de guerre ». Voici un exemple en deux images, l’une a été prise en #Syrie et l’autre en #Irak (les deux nous viennent de l’AFP)


      Conclusion hallucinante de la présentatrice qui invitait Claude El khal ou plutôt le prenait en tenaille : "Faisons confiance aux journalistes...". Puis, juste après, le slogan de la station "FranceCulture, l’esprit d’ouverture"...
      sauf aux critiques du journalisme !

      #Syrie #meute_médiatique #character_assassination #attaques_en_diffamation #lynchage_médiatique_parisianiste
      #nouvelle_inquisition #police_de_la_pensée_dominante
      #bouffon_c'est_celui_qui_dit_qui_y_est !

    • « Le Média » est sur la bonne voie. Le journal du vendredi 2 mars était excellent, et en progrès sensible. Les interviews- chloroforme de Noël Mamère ne manqueront pas à la qualité de son contenu, et son départ, ainsi que les volte-face d’autres représentants de la mouvance ex-PS ne soulignent, une fois de plus, que l’instabilité de leurs opinions.

      Bon Vent ! aussi à

      – Aurélie Filippetti
      – Gérard Mordillat (dommage !)
      – Patrick Pelloux
      – François Morel et Judith Chemla
      – Cécile Amar de L’Obs
      – Edouard Perrin de Cash investigation
      – Giovanni Mirabassi et Médéric Collignon.

      Les rats quittent le navire ?
      La ligne de flottaison n’en sera que plus haute !  ;)


  • Diabolisation de la cause palestinienne
    Dominique Ziegler, Le Courrier (Genève), le 20 février 2018
    https://lecourrier.ch/2018/02/20/diabolisation-de-la-cause-palestinienne

    Quant à la presse française, elle suit les traces de ses politiciens. L’hebdomadaire Le Point gratifie régulièrement ses lecteurs des chroniques de l’indécrottable BHL, qui nous apprend, entre deux envolées lyriques sur la haute moralité de Tsahal, que le mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) est composé de « salopards ». BDS est devenu la bête noire des soutiens du gouvernement israélien. Pourquoi ? Parce que le boycott culturel et économique de l’Afrique du Sud contribua pour beaucoup à la fin du régime d’apartheid. Bien que modeste, parfaitement pacifiste et issu de la société civile, BDS doit à son tour être démonisé ; L’Obs (dont la dérive idéologique a été minutieusement disséquée par son ancienne directrice adjointe Aude Lancelin dans son ouvrage Le Monde Libre) publie un article à charge dans son édition du 25 janvier 2018, soupçonnant le mouvement d’œuvrer à la destruction d’Israël. Bigre, le BDS, combien de missiles ?

    Ces efforts aboutissent : en France, des militants BDS se voient condamnés par les tribunaux pour « incitation à la haine ». Un comble ! En Suisse, l’appel des artistes solidaires avec la Palestine, lors des massacres de Gaza en 2014, avait réuni plus de 600 signatures. Cela n’avait pas empêché le Conseil fédéral d’acheter des drones israéliens (pour 250 millions de francs) ; mais le droit des artistes à l’expression démocratique n’avait au moins pas été censuré ou démonisé comme en France. Pour combien de temps encore ?

    #Palestine #Dominique_Ziegler #BDS #criminalisation_des_militants


  • Paris : Miri Regev fait pression sur le Festival du film israélien qui projettera "Foxtrot"
    https://www.i24news.tv/fr/actu/international/167412-180211-miri-regev-veut-retirer-le-soutien-financier-a-un-festival-par

    Le ministre de la Culture, Miri Regev, fait pression sur le ministère des Affaires étrangères pour qu’il retire son soutien financier du Festival du film israélien qui se tiendra à Paris en mai prochain, après avoir découvert que le film « Foxtrot » y serait projeté.La ministre a dit avoir l’intention « d’informer le Premier ministre afin qu’il ordonne au ministère des Affaires étrangères de ne fournir aucun soutien pour le festival ».

    Actuellement à Paris, Miri Regev a rencontré l’ambassadrice d’Israël en France, Aliza Ben-Nun, et son équipe pour discuter d’un projet visant à promouvoir les liens culturels entre Israël et la France.

    Lors de leur entretien, la ministre de la Culture a appris que « Foxtrot » devait ouvrir le Festival à Paris ce qui « contredit les accords précédents », selon Regev.Israël ne devrait pas « soutenir un festival qui présente des films qui nous calomnient dans le monde et contiennent de faux contenus sur les soldats de Tsahal et ses citoyens », a déclaré Regev au quotidien israélien Haaretz.

    Festival du cinéma israélien à Paris : Israël boycotte la soirée d’ouverture
    http://www.lepoint.fr/cinema/festival-du-cinema-israelien-a-paris-israel-boycotte-la-soiree-d-ouverture-1

    En raison de la diffusion du film controversé Foxtrot, l’ambassadrice d’Israël en France ne participera pas à la soirée d’ouverture du festival du cinéma israélien de Paris. L’annonce a été faite dimanche 11 février par le ministère des Affaires étrangères de l’État hébreu. L’ambassade « a suggéré à la direction du festival de choisir un film qui ne suscite pas la controverse pour sa soirée d’ouverture, mais à la suite de son refus [...], le ministère a décidé que l’ambassadrice ne sera pas présente à cette soirée », a-t-il affirmé dans un communiqué.

    Et de « préciser » sans rire :

    « L’ambassade d’Israël en France est fière de soutenir le festival du cinéma israélien à Paris depuis sa création il y a 18 ans et n’a pas l’habitude de se mêler du choix des films diffusés durant le festival », a néanmoins précisé le communiqué du ministère.

    Bon, s’ils se mettent à se #BDSser tout seuls, maintenant…

    (Le film dans lequel le gentil israélien se lamente de la souffrance psychique du gardien de check-point et du soldat d’occupation me semble constituer un pan entier de la production destinée à l’exportation par Israël.)


  • L’avion de combat russe abattu en Syrie augure d’une guerre plus large _ WSWS.Org - Peter Symonds - 6 février 2018 *
    https://www.wsws.org/fr/articles/2018/02/06/syri-f06.html

    L’avion de combat russe abattu dans le nord de la Syrie samedi menace d’intensifier dramatiquement l’affrontement entre Washington et Moscou dans la guerre par procuration soutenue par les États-Unis pour évincer le régime du président Bachar al-Assad soutenu par la Russie. Les médias russes et de hauts responsables politiques accusent déjà les États-Unis d’y être impliqués.

    Le ministère russe de la défense a rapporté qu’un Sukhoi Su-25 avait été touché par un missile sol-air portatif, ou MANPAD, dans la province d’Idlib, dans le nord de la Syrie. Le pilote, qui n’a pas été nommé, a été éjecté de l’avion mais a été tué sur le terrain lors d’une « bagarre avec des terroristes ». Le Su-25 est un avion d’attaque au sol à basse altitude.

    Tharir al-Sham, groupe affilié à Al-Qaïda, a revendiqué la responsabilité, affirmant que l’un de ses combattants avait réussi à abattre l’avion à l’aide d’un missile antiaérien tiré à l’épaule. Le ministère russe de la défense a annoncé que des frappes de représailles contre les forces anti-Assad dans la région ont tué plus de 30 combattants.

    Le sénateur russe Frants Klintsevich, vice-président de la commission de la défense et de la sécurité du Conseil de la Fédération de Russie, a tenu les États-Unis responsables de l’acte. « Je suis absolument convaincu […] qu’aujourd’hui les militants ont des MANPAD, et qu’ils ont été fournis par les Américains par l’intermédiaire de pays tiers », a-t-il dit.

    Klintsevich a appelé à une enquête rigoureuse pour déterminer le type de MANPAD qui ont été fournis et les « circonstances de la destruction du Su – 25 ». Il a averti que « la perte d’un avion n’est rien, mais cela a une grande importance et de grande conséquences. »
    Le parlementaire russe Dmitry Sablin a blâmé un pays non identifié, voisin de la Syrie, pour avoir fourni le MANPAD utilisé pour abattre l’avion. « Les pays par lesquels transitent les armes qui sont ensuite utilisées contre les militaires russes, doivent comprendre que cela ne restera pas impuni », a-t-il déclaré.

    Le Pentagone a rapidement nié avoir fourni des MANPAD aux milices soutenues par les États-Unis et a réitéré le mensonge selon lequel ses opérations de combat se concentrent uniquement sur l’État islamique (ÉI), désormais vaincu. « Les États-Unis n’ont pas équipé leurs forces armées partenaires en Syrie d’armes sol-air et n’ont aucune intention de le faire à l’avenir », a déclaré samedi le porte-parole du Pentagone, Eric Pahon, aux médias russes.

    Ce déni ne résiste pas à un examen sérieux. Rien que le mois dernier, les États-Unis ont annoncé qu’ils armeraient et équiperaient une « force frontalière » de 30 000 hommes constituée principalement d’unités de protection du peuple kurdes (YPG) afin de se tailler de fait une enclave dans le nord de la Syrie, à partir de laquelle des attaques pourront être lancées contre le régime d’Assad.

    Les plans américains sont en pleine déroute. La Turquie, qui qualifie les YPG de terroristes alignés sur le parti séparatiste des travailleurs du Kurdistan (PKK), a lancé une offensive à grande échelle dans l’enclave kurde. En même temps, les forces gouvernementales syriennes, soutenues par la Russie, ont lancé leurs propres attaques contre des milices appuyées par les pays occidentaux qui cherchent à s’accrocher à ce qu’il reste du territoire contrôlé par l’opposition.

    Un long éditorial du New York Times mercredi dernier, intitulé « Alors que les alliés des États-Unis s’affrontent, la lutte contre l’ÉI faiblit », a passé en revue la politique incohérente et contradictoire de Washington qui a mené à des combats entre la Turquie, son allié au sein de l’OTAN, et les forces par procuration américaines en Syrie. Dans une tentative de résoudre ce problème insoluble, les États-Unis ont donné le feu vert à l’offensive turque, mais ils ont fixé une ligne à ne pas franchir à la ville syrienne de Manbij, où sont basés des centaines de soldats américains, ainsi que des milices kurdes.

    En conclusion, le New York Times a sévèrement critiqué la Russie et l’Iran pour avoir manœuvré « afin d’assurer une présence et une influence permanentes » et a accusé les États-Unis, en réalité le président Donald Trump, de « se soustraire à sa responsabilité pour l’avenir politique de la Syrie ». Cet éditorial ne peut être interprété que comme un appel à l’action pour contenir la Russie et l’Iran afin d’empêcher que les États-Unis soient encore plus marginalisés dans le bourbier syrien qu’ils ont créé. Quelques jours plus tard, la réponse apparaissait sous la forme de cet avion de combat russe abattu alors qu’il attaquait les forces alignées sur les États-Unis.

    Dans le monde trouble des intrigues de l’opposition syrienne, où les milices de droite alignées sur Al-Qaïda collaborent ouvertement avec des groupes pro-occidentaux, la CIA et les forces spéciales américaines, il est impossible de savoir précisément qui a fourni le MANPAD et qui a pris la décision de le tirer, ou même qu’elle milice l’a fait.

    Le site Debkafile, qui a des liens étroits avec les services secrets israéliens, a rapporté le mois dernier que le Pentagone « envoyait aux YPG [milices kurdes] des systèmes de défense aérienne portatifs – des MANPAD – particulièrement efficaces contre les avions et les hélicoptères volant à basse altitude ».

    Dans un article intitulé « Qui a déclenché le tir contre l’avion de chasse russe dans une zone de guerre tapissée d’armes ? », Al Arabiya a souligné qu’un certain nombre de milices de l’opposition syrienne avaient accès à des missiles antiaériens. Il a déclaré que les FIM-92 Stingers américains, un des modèles de MANPAD, ont été fabriqués sous licence en Turquie par la société Roketsan et, selon l’analyste américain Theodore Karasik, ont été livrés à « de nombreuses forces d’opposition syriennes, comme l’Armée syrienne libre [alignée sur l’occident], autour d’Idlib ».

    Indépendamment de qui a précisément appuyé sur la gâchette, ce dernier incident souligne la situation extrêmement tendue dans laquelle les forces militaires russes et américaines se font face de près, de part et d’autre des belligérants dans la désastreuse guerre civile syrienne.

    Le danger d’un conflit entre les deux puissances nucléaires a été grandement exacerbé par la publication du gouvernement Trump d’une nouvelle Stratégie de défense nationale en janvier, qui déclarait que « la compétition stratégique interétatique », et non le terrorisme, était « maintenant la préoccupation principale ». Elle a qualifié la Chine et la Russie de « puissances révisionnistes » et a déclaré que les États-Unis doivent « donner la priorité à la préparation à la guerre ».

    Cela a été encore renforcé vendredi dernier avec la publication de la dernière Nuclear Posture Review (Étude sur la position nucléaire) des États-Unis. Elle désigne la Russie, avec la Chine, la Corée du Nord et l’Iran, comme des menaces potentielles et appelle à une expansion de l’arsenal nucléaire américain. Elle recommande le développement d’une gamme de nouvelles armes qui pourraient être utilisées dans des situations autres que la guerre nucléaire à grande échelle, ce qui nuirait aux accords visant à faire reculer les arsenaux nucléaires.

    La guerre civile syrienne n’est que l’une des poudrières au Moyen-Orient et dans le monde entier qui pourraient toutes déclencher un conflit catastrophique pendant que toutes les parties manœuvrent et intriguent pour renforcer leur présence et leur influence. La responsabilité principale pour cette situation, cependant, revient à l’impérialisme américain. Au cours du dernier quart de siècle, il a mené une guerre d’agression après l’autre, transformant la Syrie, le Yémen, l’Irak et toute la région en une poudrière instable.

    (Article paru en anglais le 5 février 2018)

    #MANPAD #Syrie #Guerre#états-unis #world_socialist_web_site #journalisme #russie #Chine #Corée_du_Nord #Iran #Pentagone #Stingers #stratégie #Israel #Agression #F16 #Daech #USA #Front Al-Nosra #tsahal
    https://seenthis.net/messages/667167


  • Deux appareils israéliens abattus par la DCA syrienne. Tsahal achève « sa riposte » au plus vite. Faille dans la supériorité israélienne – Site de la chaîne AlManar-Liban
    http://french.almanar.com.lb/773947

    Un avion israélien et un hékicoptère de combat ont été abattus et d’autres auraient été touchés lorsque le système antiaérien syrien a riposté à une nouvelle attaque aérienne en Syrie.

    En plus du F16 peut-être un hélicoptère Apache également abattu.

    Avec ce lien (mais en arabe), la liste des agressions israéliennes en Syrie depuis 2013 : http://almanar.com.lb/3351071


  • Palestine : A girl’s chutzpah -

    Ahed Tamimi, 16, is a heroine, a Palestinian heroine. Maybe the intifada of slappings will succeed where all other methods of resistance have failed

    Gideon Levy Dec 20, 2017
    read more: https://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.830229

    Last Tuesday, Israel Defense Forces soldiers shot Hamed al-Masri, 15, in the head, wounding the unarmed boy from Salfit severely. On Friday, soldiers shot the unarmed Mohammed Tamimi, also 15, in the head, wounding the Nabi Saleh boy severely. Also on Friday, soldiers killed Ibrahim Abu Thuraya, a double amputee, shooting him in the head, too. On the same day Ahed Tamimi, 16, stood in the courtyard of her home with her girlfriend and slapped an IDF officer who had invaded her home.
    Israel woke from its slumber angry: How dare she. The three victims of the barbaric shooting didn’t interest Israelis, and the media didn’t even bother to report on them. But the slap (and kick) by Tamimi provoked rage. How dare she slap an IDF soldier? A soldier whose friends slap, beat, abduct and of course shoot Palestinians almost every day.
    She really has chutzpah, Tamimi. She broke the rules. Slapping is permitted only by soldiers. She is the real provocation, not the soldier who invaded her house. She, who had three close relatives killed by the occupation, whose parents have been detained countless times and whose father was sentenced to four months in prison for participating in a demonstration at the entrance to a grocery store – she dared to resist a soldier. Palestinian chutzpah. Tamimi was supposed to fall in love with the soldier who invaded her house, to toss rice at him, but, ingrate that she is, she rewarded him with a slap. It’s all because of the “incitement.” Otherwise she certainly wouldn’t hate her conqueror.
    But there are other sources of the unbridled lust for revenge against Tamimi. (Education Minister Naftali Bennett: “She should finish her life in prison.”) The girl from Nabi Saleh shattered several myths for Israelis. Worst of all, she dared to damage the Israeli myth of masculinity. Suddenly it turns out that the heroic soldier, who watches over us day and night with daring and courage, is being pitted against a girl with empty hands. What’s going to happen to our machismo, which Tamimi shattered so easily, and our testosterone?
    Suddenly Israelis saw the cruel, dangerous enemy they are confronting: a curly-haired 16-year-old girl. All the demonization and dehumanization in the sycophantic media were shattered at once when confronted by a girl in a blue sweater.
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    Israelis lost their heads. This is not what they were told. They’re used to hearing about terrorists and terror and murderous behavior. It’s hard to accuse Ahed Tamimi of all that; she didn’t even have scissors in her hands. Where’s the Palestinian cruelty? Where’s the danger? Where’s the evil? You could lose your mind. Suddenly all the cards were reshuffled: For one rare moment the enemy looked so human. Of course you can rely on Israel’s machinery of propaganda and brainwashing, which are so efficient, to assassinate Tamimi’s character soon enough. She too will be labeled a cruel terrorist who was born to kill; it will be said she has no justifiable motives and that there’s no context for her behavior.

    Ahed Tamimi is a heroine, a Palestinian heroine. She succeeded in driving Israelis crazy. What will the military correspondents and right-wing inciters and security experts say? Why good are 8200, Oketz, Duvdevan, Kfir and all these other special units if at the end of the day the IDF is confronting a helpless civilian population that is tired of the occupation, embodied by a girl with a kaffiyeh on her shoulder?
    If only there were many more like her. Maybe girls like her will be able to shake Israelis up. Maybe the intifada of slappings will succeed where all other methods of resistance, violent and non-violent, have failed.
    Meanwhile Israel has reacted the only way it knows how: a nighttime abduction from her home and detention with her mother. But in his heart of hearts, every decent Israeli likely knows not only who is right and who isn’t, but also who is strong and who is weak. The soldier armed from head to toe who invades a house that doesn’t belong to him, or the unarmed girl defending her home and her lost honor with her bare hands, with a slap?

    • Mardi dernier, les soldats des Forces de défense israéliennes ont tiré sur Hamed al-Masri, 15 ans, dans la tête, blessant gravement le garçon désarmé de Salfit. Vendredi, des soldats ont tiré sur Mohammed Tamimi, un homme non armé, également âgé de 15 ans, dans la tête, blessant gravement le garçon Nabi Saleh. Vendredi également, des soldats ont tué Ibrahim Abu Thuraya, un double amputé, lui tirant aussi dans la tête. Le même jour, Ahed Tamimi, 16 ans, se tenait dans la cour de sa maison avec sa petite amie et a giflé un officier des FDI qui avait envahi sa maison. Israël s’est réveillé de son sommeil en colère : Comment ose-t-elle. Les trois victimes de la fusillade barbare n’ont pas intéressé les Israéliens, et les médias n’ont même pas pris la peine d’en parler. B La gifle (et le coup) de Tamimi provoqua la rage. Comment ose-t-elle gifler un soldat de Tsahal ? Un soldat dont les amis giflent, battent, enlèvent et, bien sûr, fusillent les Palestiniens presque tous les jours. Elle a vraiment chutzpah, Tamimi. Elle a enfreint les règles. Les gifles ne sont autorisées que par les soldats. Elle est la vraie provocation, pas le soldat qui a envahi sa maison. Elle, qui a eu trois proches parents tués par l’occupation, dont les parents ont été détenus plusieurs fois et dont le père a été condamné à quatre mois de prison pour avoir participé à une manifestation à l’entrée d’une épicerie - elle a osé résister à un soldat. Chutzpah palestinien. Tamimi était censée tomber amoureuse du soldat qui envahissait sa maison, lui lancer du riz, mais, bien qu’elle le sache, elle le récompensa d’une gifle. C’est tout à cause de « l’incitation ». Sinon, elle ne détesterait certainement pas son conquérant. Mais il existe d’autres sources de la convoitise débridée pour se venger de Tamimi. (Ministre de l’Education Naftali Bennett : « Elle devrait finir sa vie en prison. ») La fille de Nabi Saleh a brisé plusieurs mythes pour les Israéliens. Le pire de tout, elle a osé endommager le mythe israélien de la masculinité. Soudain, il s’avère que le soldat héroïque, qui veille sur nous jour et nuit avec audace et courage, est confronté à une fille aux mains vides. Que va-t-il arriver à notre machisme, que Tamimi a brisé si facilement, et à notre testostérone ? Soudain, les Israéliens ont vu l’ennemi cruel et dangereux auquel ils sont confrontés : une fille de 16 ans aux cheveux bouclés. Toute la diabolisation et la déshumanisation dans les médias sycophantiques ont été brisées à la fois quand confronté par une fille dans un chandail bleu. Restez à jour : Inscrivez-vous à notre newsletter Email * S’inscrire

      Les Israéliens ont perdu la tête. Ce n’est pas ce qu’on leur a dit. Ils ont l’habitude d’entendre parler de terroristes et de la terreur et du comportement meurtrier. Il est difficile d’accuser Ahed Tamimi de tout ça ; elle n’avait même pas de ciseaux dans ses mains. Où est la cruauté palestinienne ? Où est le danger ? Où est le mal ? Vous pourriez perdre votre esprit. Soudain, toutes les cartes furent remaniées : pendant un moment rare, l’ennemi semblait si humain. Bien sûr, vous pouvez compter sur la machinerie israélienne de propagande et de lavage de cerveau, qui sont si efficaces, pour assassiner le personnage de Tamimi assez tôt. Elle aussi sera étiquetée comme un terroriste cruel qui est né pour tuer ; on dira qu’elle n’a aucun motif justifiable et qu’il n’y a pas de contexte pour son comportement.

      Ahed Tamimi est une héroïne, une héroïne palestinienne. Elle a réussi à rendre les Israéliens fous. Que diront les correspondants militaires et les incitateurs de droite et les experts en sécurité ? Pourquoi bien sont 8200, Oketz, Duvdevan, Kfir et toutes ces autres unités spéciales si en fin de compte les FDI affrontent une population civile sans défense qui est fatiguée de l’occupation, incarnée par une fille avec un kaffiyeh sur son épaule ? Si seulement il y en avait beaucoup plus comme elle. Peut-être que des filles comme elle seront capables de secouer les Israéliens. Peut-être que l’intifada des slappings réussira là où toutes les autres méthodes de résistance, violentes et non-violentes, ont échoué. Pendant ce temps, Israël a réagi de la seule façon dont il sait comment : un enlèvement nocturne de sa maison et sa détention avec sa mère. Mais dans son cœur, chaque Israélien décent sait probablement non seulement qui a raison et qui ne l’est pas, mais aussi qui est fort et qui est faible. Le soldat armé de la tête aux pieds qui envahit une maison qui ne lui appartient pas, ou la fille désarmée qui défend sa maison et son honneur perdu à mains nues, avec une gifle ?


  • La ministre de la Culture israélienne se déchaîne contre un film candidat aux Oscars
    Par AFP | Mis à jour le 21/09/2017
    http://www.lefigaro.fr/cinema/2017/09/21/03002-20170921ARTFIG00008-la-ministre-de-la-culture-israelienne-se-dechaine

    Miri Regev est indignée par le long-métrage Foxtrot , éligible aux Oscars, qui relate l’occupation israélienne en Palestine. Elle juge l’œuvre primée à la Mostra de Venise « diffamatoire » et « mensongère », bien qu’elle ne l’ait jamais vue.

    Un film israélien candidat aux Oscars a suscité mercredi l’indignation de la ministre de la Culture Miri Regev pour qui cette œuvre prête le flanc à une accusation de « meurtre rituel » à l’encontre de soldats israéliens. Foxtrot, qui a obtenu cette année le Lion d’argent Grand Prix du Jury à la Mostra de Venise, raconte une histoire de deuil avec pour toile de fond deux générations traumatisées par le service militaire et traite notamment de l’occupation israélienne des territoires palestiniens.

    Ce film réalisé par Samuel Maoz a remporté mardi le prix de l’Académie israélienne du Film, qui doit lui permettre d’être sélectionné aux Oscars dans la catégorie des films étrangers. Ce choix a été dénoncé par Miri Regev, qui entretient des relations tumultueuses avec le monde artistique de son pays. Elle n’a d’ailleurs pas été invitée à la cérémonie de remise des prix.

    Reconnaissant ne pas avoir vu le film, la ministre s’est insurgée contre une scène du film qui montre des soldats israéliens tuant un Palestinien innocent dans un moment de panique. Un officier masque alors la bavure : « Il s’agit d’une terrible accusation de meurtre rituel », s’est indignée Miri Regev dans une vidéo sur sa page Facebook. Avant d’ajouter : « En tant que ministre et mère d’enfants qui ont servi au sein de Tsahal (l’armée israélienne) j’ai honte qu’un tel film ait obtenu une récompense aussi prestigieuse. »


  • L’aura de Sifaoui et Chalgoumi donne le tournis à Kamel Daoud - RipouxBliqueDesCumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/09/l-aura-de-sifaoui-et-chalgoumi-donne-le-tournis-a-kamel-daoud.html

    Sifaoui -Chalghoumi et leurs mentors
    Dans son dernier "opus", KD "explique" pourquoi il n’est pas "solidaire" de la Palestine ! Pour ceux qui ne le connaissent pas, ils seraient tentés de croire en "un revirement" de position et de conviction. Mais au fait, c’est un secret de polichinelle. Depuis quand "les chroniqueurs" de la veine de KD se sont souciés (et encore moins solidarisé) des cas des peuples (arabes à fortiori, et palestinien justement) ?

    Avant de continuer, je me dois de clarifier, que nulle n’est mon intention de discuter ses arguments égrenés au fil de son écrit, pour justifier cette position "chevaleresque", en essayant de se bunkeriser derrière le drame de nos frères de Ghardaia ou d’ailleurs, en fait KD n’a pas à s’inventer des arguments pour expliquer ce courage d’être en porte à faux avec les émotions "primitives", qu’il pourrait même trouver "antisémite" du ghachi que nous sommes, lui qui vient de raccorder son violon sur des notes culturellement correctes et adapté au solfège de l’autre rive, et semble en être ébloui au point de "transgresser" tous les tabous, en particulier ceux qui lui prodigueraient les sésames des plateaux TV gaulois.

    Ce genre de plumes, de tous les temps se sont mis du côté des "seigneurs" et se sont acoquinés avec les porteurs des bourses et des baïonnettes, depuis qu’ils ont connu les news rooms. N’a-t-il pas, il y a à peine quelques jours, traité le peuple algérien (incongru à son gout) avec dédain et mépris, sur ces nouveaux plateaux devenus sa prime convoitise ? Veut-il nous faire oublier qu’il n’y a pas si longtemps, il faisait partie du lot de ce qu’on appelle les journalistes "Embedded", enrôlés par les officines du DRS au nom de la lutte antiterroriste, ceux qui signaient des articles rédigés par les officiers du DRS, comme l’a relevé l’ancien journaliste du Matin Ahmed Semiane, dans son écrit "Au refuges des balles perdues", ces plumes ont toujours été de l’autre côté de la barrière, et ce n’est que lorsque le pole unique du pouvoir s’est effrité, que nos KD se sont découvert un courage et un franc parlé "désintéressé" pour abattre leur glaive sur la carcasse de celui qui leur semblait en perte de grâce. On les a vu d’ailleurs, se donner à cœur joie dans du punching ball "sécurisé", sur un président en fauteuil roulant : Bouteflika IV. Seulement, maintenant, à l’ère de la globalisation, qui rime et se conjugue à la vente de conscience et de la plume à l’échelle planétaire, notre KD s’est hissé avec son nouveau art, à une échelle internationale.

    Ne cherchez pas très loin le pourquoi de cette dite "désolidarisation" de KD, elle est de nature humaine, dans son sens basique, celle qui pour glaner certains "satisfécits" s’enfonce dans l’art de caresser dans le sens du poil du pole au commande, surtout quand ceux "qu’on flagelle" se trouvent dans une position "inoffensive", sans risque de nuire. Dans son "opus" on sent ce parfum, qui trahit une volonté hargneuse de la part de KD de concurrencer un certain Sifaoui, qui, depuis qu’il s’est autoproclamé expert "es" antiterrorisme, s’est vu ouvrir devant lui les plateaux des Telavivision comprendre France TV (emprunté à François Burgat), où il est quasi impossible, voire un crime de lèse-majesté , d’entendre une autre version de ce qui se passe à Gaza, autrement que de la manière conforme et agréé par les Enrico Macias, BHL, André Gluksman, Eric Zemour, M Sifaoui, et maintenant KD, à savoir la seule thèse acceptable, celle qui donne "exclusivement" à Israël le droit de se défendre, et la légitimité d’éradiquer des terroristes fussent-ils des enfants ou des femmes, sur des plateaux qui ne laissent pas un iota d’espace à l’autre version, celle du meurtre de population civile, chose que Sifaoui, Chalgoumi et maintenant KD semblent avoir bien "digéré". Certes pour faire dans l’humanisme, on condamnera "subtilement" les "dépassements", on dira "en sibylline", que les coups sont disproportionnés, et autres "stupidités" israélienne (nonobstant des corps d’enfants et de femmes déchiquetés que ces plateaux auront le soin de zapper, pour ne pas choquer les esprits, nous dit-on,), ces images sanglantes arrivent quand même à échapper à la vigilance des gardiens du temple, qui écument la toile, au grand regret de ces "humanistes", qui se seraient bien passés de pareilles "images encombrantes", et face auxquelles ils arborent leur rôle d’équilibriste, en usant du subterfuge bien rodé : la compassion conditionnée, celle de regretter les pertes humaines (qui sont toujours palestiniennes), comme si elles sont le résultat du néant ou de catastrophe, et non de l’hégémonie d’une force aveugle d’occupation, cet équilibrisme va jusqu’à porter la responsabilité de ces "pertes humaines" aux victimes elles-mêmes, qu’on accusera d’avoir provoqué, d’avoir obligé, d’avoir tout fait, sauf d’être des victimes d’un blocus assassin qui dure depuis des années, et d’être des cible "fair game" d’une armada israélienne, et d’être victime d’un "mass murder" sur leur propre sol, en leur déniant tout droit de se défendre (droit exclusif à Israël). Que reste-t-il, (que propose-t-on) au peuple palestinien en blocus, réprimé et privé de tous ses droits, sur son sol, et dont le seul tort est de lutter avec les moyens dont il dispose pour exprimer le refus de son aliénation et de recouvrer son indépendance ? On lui miroite la capitulation, sous un euphémisme reluisant, épousé par KD : une certaine paix, concoctée entre Sissi et Netanyahou.

    KD s’est depuis sa désolidarisation, semble-t-il, avoir rejoint le peloton, pour parfaire son harmonie avec ses nouveaux employeurs potentiels.

    A cet effet il est indispensable pour KD de présenter un CV consistant et convainquant, en "tolérance", comprendre banalisation des crimes sionistes, les réduisant en simple conflit, ce qui expliquerait son courage de la 13heure, pour pouvoir prétendre rejoindre et pourquoi pas détrôner les Sifaoui, Chalagoumi sur les plateaux auxquels il a pris gout, car KD semble ne plus se suffire des apparitions occasionnelles ; monsieur pour gagner son label d’expert en affaire terroriste, et casseur de tabous, est prêt à tout, quitte à puiser profondément dans la surenchère, dont il vient de faire preuve de sa première primeur, sa désolidarisation de Palestine, le reste est question de temps.

    En fait si on décarcasse l’"opus" de KD, de ses "arguments" justifiant sa dite "désolidarisation" on trouve son "opus" réduit à sa forme la plus commerciale, offre/demande : un CV clinquant à l’intention des maitres des plateaux TV, une manière d’étaler son savoir et son aptitude de plume indigène, prête à se surpasser dans l’art qu’il excelle, casser de l’arabe, quitte à justifier platement, leur épuration "salvatrice", d’autant qu’à l’ère de la sionisation globalisante, casser de l’islamo-arabe est devenu une affaire win/win, un sport sans risque et aux dividendes juteux, ça se vent tellement bien que KD s’en est découvert une passion et s’en est converti à cette vague new âge d’or.

    Ce sont en fait autant de pièces nécessaires et pas forcément suffisantes, pour embellir son CV, des prérequis à tout candidat à la banalisation des crimes sionistes et l’art de tordre le cou aux réalités du terrain, comme trouver des vocables visqueux, comme par exemple imputer la responsabilité du drame aux Palestiniens eux-mêmes des crimes dont ils sont victimes, une manière de criminaliser toute velléité de résistance à l’hégémonie sioniste, sous couvert de real politik, et de paix aux connotation de Dahlan et Mahmoud Abbas et en surfant sur les désirs de leurs employeurs et le sang des infra humains que sont les peuples arabes, c’est dans cette ambiance propice que KD a trouvé sa vocation ad hoc, longtemps récessive, et qui fait surface en ce moment de grande opportunité, alors pourquoi s’en priver !

    Alors que Noam Chomsky, Naomi Klein, et autres Finkelstein, affrontent avec magnanimité la machine sioniste à fabriquer le business de l’antisémitisme qui rapporte à ses gourous des milliards, tout en muselant toutes voix dissonantes qui osent condamner le génocide du peuple palestinien, et parce que cette lignée d’hommes et de femmes libres, étant juifs, ne peuvent pas être accusés antisémites, ils se trouvent taxés de "self hating jews", pendant ce temps nos KD et MS et Chalgoumi, se drapent du sceau de la tolérance, et d’un courage polarisé, qui leur permet de légitimer ces crimes sionistes. On serait tenté de leur apposer, le qualificatif de "self hating arabs", mais en fait le terme le plus approprié qui pourrait les qualifier, est un terme bien de chez nous : "rokhs".

    Evidemment il ne faudrait pas s’étonner qu’il nous fasse étaler les lettres de menace qu’il nous dira avoir reçu des "hordes" intégristes salafistes islamistes obscurantistes, et tous les chapelets de qualificatifs dont il détient le secret, et qu’il manie à la pavlovienne, n’est-ce pas d’ailleurs une autre "pièce jointe" toute aussi cruciale à ajouter à son palmarès pour renforcer son CV, et le hisser au rang des "victimes" de crimes de blasphème, tant valorisant, à l’image de Salman Rushdie, Teslima Nesrine et autre Ayann Hirsi.

    Quant au courage de KD et de ses congénères, pour "casser" de l’arabe (le pauvre petit peuple), il n’a d’égal que celui du Tsahal face à l’enclave d’hommes désarmés, d’enfants, de femmes et de vieillards, une situation décrite on ne peut mieux par… Chomsky : "Israël utilise des avions sophistiqués, des navires de guerre pour bombarder les camps de réfugiés surpeuplés, des écoles, des habitations, les mosquées, des bidonvilles, pour bombarder une population qui n’a ni armée de l’air, ni défense aérienne, ni marine, ni armes lourdes, aucune unités d’artillerie, pas d’unités mécanisées, aucune commande au sol, ni armée, et avec cela Israël appelle cela une guerre ; non ce n’est pas une guerre, c’est un MEURTRE".

    Rachid Ziani-Cherif
    20 juillet 2014

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    Ce pourquoi je ne suis pas « solidaire » de Gaza

    Non, le chroniqueur n’est pas « solidaire » de la Palestine. Le mot solidaire est entre guillemets. Car il a deux sens. D’abord non à la « solidarité » sélective. Celle qui s’émeut du drame palestinien parce que se sont des Israéliens qui bombardent. Et qui, donc, réagit à cause de l’ethnie, de la race, de la religion et pas à cause de la douleur. Celle qui ne s’émeut pas du M’zab, du Tibet ou de la Kabylie il y a des ans, du Soudan, des Syriens et des autres douleurs du monde, mais seulement de la « Palestine ». Non donc à la « solidarité » par conditionnement religieux et « nationaliste ». Cette « solidarité » qui nuit à la victime et au solidaire parce qu’elle piège la Palestine comme « cause arabe et musulmane », dédouanant le reste de l’humanité par appropriation abusive. La « solidarité » qui se juche sur l’histoire d’un peuple malmené et presque sans terre au nom de la haine de l’autre. Cette « solidarité » concomitante que le chroniqueur a vomi dans les écoles, les manuels scolaires, les chants et l’arabisme et l’unanimisme religieux.

    Le drame palestinien a été « arabisé » et islamisé à outrance au point où maintenant le reste de l’humanité peut se sentir débarrassé du poids de cette peine. C’est une affaire « arabe » et de musulmans. Cette solidarité qui a transformé un drame de colonisation entre clashs de religions, de haines et d’antiques mythologies exclusives. Cette solidarité VIP que le chroniqueur ne veut pas endosser, ni faire sienne. Cette « solidarité » qui préfère s’indigner de la Palestine, mais de chez soi, et ne rien voir chez soi de la « palestinisation » du M’zab ou du Sud ou des autres territoires du monde. Cette solidarité au nom de l’Islam et de la haine du juif ou de l’autre. Cette solidarité facile et de « droit public » dans nos aires. Qui au lieu de penser à construire des pays forts, des nations puissantes pour être à même d’aider les autres, de peser dans le monde et dans ses décisions. Cette « solidarité » pleurnicharde et émotive qui vous accuse de regarder le mondial du Brésil au lieu de regarder Al Jazeera. Cette « solidarité » facile qui ferme les yeux sur le Hamas et sa nature pour crier à l’indignation, sur les divisons palestiniennes, sur leurs incapacités et leurs faiblesses au nom du respect aux « combattants ». Au nom de l’orthodoxie pro-palestinienne que l’on ne doit jamais penser ni interroger.

    Non donc, le chroniquer n’est pas solidaire de cette « solidarité » qui vous vend la fin du monde et pas le début d’un monde, qui voit la solution dans l’extermination et pas dans l’humanité, qui vous parle de religion pas de dignité et de royaume céleste pas de terre vivante ensemencée.

    Si le chroniqueur est solidaire, c’est par une autre solidarité. Celle qui ne distingue pas le malheur et la douleur par l’étiquette de la race et de la confession. Aucune douleur n’est digne, plus qu’une autre, de la solidarité. Et solidarité n’est pas choix, mais élan total envers toutes et tous. Solidarité avec l’homme, partout, contre l’homme qui veut le tuer, le voler ou le spolier, partout. Solidarité avec la victime contre le bourreau parce qu’il est bourreau, pas parce qu’il est Israélien, Chinois ou Américain ou catholique ou musulman. Solidarité lucide aussi : que l’on cesse la jérémiade : le monde dit « arabe » est le poids mort du reste de l’humanité. Comment alors prétendre aider la Palestine avec des pays faibles, corrompus, ignorants, sans capitaux de savoir et de puissance, sans effet sur le monde, sans créateurs ni libertés ? Comment peut-on se permettre la vanité de la « solidarité » alors qu’on n’est pas capable de joueur le jeu des démocraties : avoir des élus juifs « chez nous », comme il y a des élus arabes « chez eux », présenter des condoléances pour leurs morts alors que des Israéliens présentent des condoléances pour le jeune Palestiniens brûlé vif, se dire sensible aux enfants morts alors qu’on n’est même pas sensible à l’humanité. Le chroniqueur est pour l’autre solidarité : celle totale et entière et indivise. Celle qui fait assumer, par votre dignité, au reste du monde, sa responsabilité envers une question de colonisation, pas de croyances. Celle qui vous rehausse comme interlocuteur, négociateur et vis-à-vis. Celle qui vous impose la lucidité quant à vos moyens et votre poids, à distinguer votre émotion de vos élans. Celle qui commence par soi, les siens pour justement mieux aider l’autre, partout, dans sa différence comme dans sa communauté. La solidarité avec le chrétien pourchassé en Irak et en Syrie, des musulmans de Birmanie, des habitants de l’Amazonie ou du jeune encore emprisonné à Oum El Bouaghi pour un casse-croute durant un ramadan.

    Les images qui viennent de Gaza sont terribles. Mais elles le sont depuis un demi-siècle. Et nos indignations sont encore aussi futiles et aussi myopes et aussi mauvaises. Et nos lucidités et nos humanités sont aussi rares et mal vues. Il y a donc quelque chose à changer et à assumer et à s’avouer. La « solidarité » n’est pas la solidarité.

    Ce que fait Israël contre Gaza est un crime abject. Mais nos « solidarités » sont un autre qui tue le Palestinien dans le dos.

    Que les amateurs des lapidations se lèvent donc : c’est la preuve que mis à part les jets de cailloux, ils ne savent rien faire d’autre.

    Kamel Daoud
    12 juin 2014
    Publié dans Le Quotidien d’Oran

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