organization:we can

  • soundtrack du 18/03
    http://www.radiopanik.org/emissions/soundtrack-de-minuit/soundtrack-du-18-03

    Today’s mix is by William Hendrickx. For a few years now, he was a contributor to RTBF, Musiq3 programme “Autour de Babel”. He calls them slow cooking music. So here he is, just a loner lost in music. His favorite piece of music is “4:33” by John Cage.

    See, hear, and he is... silent.

    Playlist:

    Matching Mole / Starting In The Middle Of The Day We Can Drink Our Politics Away Barbara Hannigan & Ludwig Orchestra / Luciano Berio – Sequenza III Bugge Wesseltoft - Darn That Dream Sofia Gubaidulina - Vater, ich befehle meinen Geist in deine Haende Ricardo Villalobos & Max Loderbauer / Reblazhenstva Björk – Features Creatures La Chapelle Royale & Philippe Herreweghe / Delalande – Dies Irae, S.31 XII. Pie Jesu domine Isabel Mundry – Renate (...)

    http://www.radiopanik.org/media/sounds/soundtrack-de-minuit/soundtrack-du-18-03_06390__1.mp3

  • Exciting Tech #predictions We Can Expect to Take Place in 2019
    https://hackernoon.com/exciting-tech-predictions-we-can-expect-to-take-place-in-2019-e67114a667

    Every year, the gadgets around us are evolving. These tech gadgets have become an essential part of our lives. From smartphones to televisions, we depend on these gadgets even for basic things like communicating, information, entertainment and so much more. 2018 was an amazing year for smartphones — we got to see different technologies come to life. Even laptops saw a considerable improvement in the last year. Most of the gadgets like televisions, cameras, fitness bands and smartwatches saw a great deal of improvement. 2019 has just started and there are a lot of expectations from this year already.We are going to see the launch of foldable & 5G smartphones, 8K TVs, roll-able TVs, better desktops and so much more. While most tech enthusiasts are gearing up for the CES 2019 which will (...)

    #technology #technology-predictions #future #tech-predictions

  • What You Don’t Know About Human Intuition Can Hurt You
    https://hackernoon.com/what-you-dont-know-about-human-intuition-can-hurt-you-e9a12db2433e?sourc

    Learn from the Flaws of Human IntuitionNir’s Note: This guest post is by Francesca Gino, an associate professor of #business Administration at Harvard Business School and the author of “Sidetracked: Why Our Decisions Get Derailed, and How We Can Stick to the Plan”A few years ago, Joe Marks, then Disney’s vice president of research, visited Tokyo Disneyland and was puzzled by a particular behavior he observed there. Park visitors were standing in line, often for many hours at a time, outside a shop in the park’s Frontierland. Marks found out that they were waiting to buy an inexpensive (less than $10) leather bracelet on which they could have a name painted or embossed.Why were the bracelets in such demand? Joe wondered. And why weren’t other stores in the park selling the same bracelets, so (...)

    #tech #human-intuition #entrepreneurship #startup

  • Made in Belgium
    https://www.nova-cinema.org/prog/2018/169-pink-screens/15-11/article/made-in-belgium

    •+ Seul avec elle Laura Petrone & Guillaume Kerbusch, 2018, BE, video, vo fr st nl & ang, 9’ Aujourd’hui, comme souvent, Guillaume ne va pas bien. Quelque chose le ronge. •+ We Can Be Heroes Camille Caroli, 2018, BE, video, vo fr st nl & ang, 18’ Jade vit, depuis un moment, une relation cachée avec Alice. Lorsque ses ami·es commencent à se douter de quelque chose, elle doit faire face aux regards des autres. •+ Máscaras David San Juan, 2016, BE, video, vo fr st ang, 13’ Lucas, romantique malchanceux se laisse embobiner par Victor, séducteur invétéré... •+ Récit de soi Géraldine Charpentier, 2018, BE, video, vo fr st ang, 5’ Lou se raconte, son rapport au genre, aux vêtements et à d’autres marqueurs incontournables, alors que les (...)

  • MENSONGES LACANIENS, par JACQUES VAN RILLAER | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/jean-louis-racca/blog/290212/mensonges-lacaniens-par-jacques-van-rillaer

    « Notre pratique est une escroquerie : bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué, c’est quand même ce qu’on appelle d’habitude du chiqué — à savoir ce que Joyce désignait par ces mots plus ou moins gonflés — d’où nous vient tout le mal. »

    Jacques Lacan, 26 février 1977 [1]

    Le fondement essentiel des pratiques de ceux qui se nomment « psychanalystes » sont des textes de Freud et de quelques disciples. Il est donc crucial de connaître le degré de fiabilité des affirmations contenues dans ces publications. Des milliers de personnes croient que Freud, Bettelheim ou Lacan sont des savants parfaitement intègres, qui ont observé méthodiquement des faits, qu’ils ont ensuite mis par écrit sans les déformer. Ces personnes ignorent ou refusent d’admettre les inévitables processus de distorsion du traitement des informations et la pratique du mensonge chez une large proportion des êtres humains, y compris chez les hommes de science.

    DES MENSONGES DÈS LE DÉPART DU FREUDISME

    Le voile sur les mensonges de Freud a commencé à être levé par son disciple Ernest Jones. Dans sa célèbre biographie, Jones signale que le traitement d’Anna O., le cas princeps de la psychanalyse, ne s’était pas terminé comme c’est écrit dans les Etudes sur l’hystérie. Alors qu’on y lisait qu’Anna O. avait été délivrée de tous ses symptômes, Jones signalait qu’après un an et demi de « cure par la parole » la malade avait dû être placée dans un institut psychiatrique. Il ajoutait : « Un an après qu’il eût cessé de la soigner, Breuer confia à Freud qu’elle était tout à fait détraquée, et qu’il lui souhaitait de mourir et d’être ainsi délivrée de ses souffrances [2] ».

    D’autres révélations ont également été faites par des disciples. Ainsi Oskar Pfister, pasteur suisse devenu analyste freudien, a confié à Henri Ellenberger, qui avait fait une analyse didactique sous sa direction, que l’ouvrage de Jones contenait des « légendes », notamment la légende que Freud aurait été constamment attaqué de façon malhonnête [3].

    C’est sans doute Ellenberger, le plus célèbre des historiens de la psychiatrie, qui a porté des coups décisifs aux légendes relatives à l’intégrité scientifique de Freud. Chargé du cours d’histoire de la psychiatrie à la Fondation Menninger (Etats-Unis), il s’est donné la peine de faire une enquête sur le cas d’Anna O qui lui fit découvrir son dossier médical dans la clinique suisse où elle avait été placée, faute d’être aidée par la psychanalyse. On y lisait que la patiente — dont Freud a écrit à plusieurs reprises qu’elle avait été guérie detous ses symptômes [4] — présentait nettement plus de troubles après le traitement qu’avant et qu’elle était même devenue morphinomane durant la cure. Ellenberger a publié ces faits en 1972 [5] et y a consacré quelques pages dans l’édition française de sa monumentale histoire de la psychothérapie [6]. Il a également montré que Freud avait beaucoup plagié et était beaucoup moins original que le grand public ne le croit.
    Peu après, Frank Cioffi a publié l’article « Freud était-il un menteur ? » [7]. Rapprochant simplement des textes de 1896 et de 1924, il montrait que Freud avait menti sur un point capital de sa doctrine. En 1896, Freud écrivait que l’hystérie de toutes ses patientes sans exception s’expliquait par « des séductions subies dans la première enfance ». Il ajoutait : « Les malades ne racontent jamais ces histoires spontanément. On ne réussit à réveiller la trace psychique de l’événement sexuel précoce que sous la pression la plus énergique du procédé analyseur et contre une résistance énorme, aussi faut-il leur arracher le souvenir morceau par morceau. […] Dans la plupart des cas, les souvenirs n’étaient retrouvés qu’après plus de cent heures de travail [8] ». A partir des années 1910, Freud a raconté qu’il avait été trompé par ses patientes, qui lui racontaient spontanément des histoires d’inceste qu’il avait pris naïvement, à l’époque, pour des récits d’événements réels. Freud dit avoir compris ensuite qu’il s’agissait seulement de fantasmes produits par les désirs œdipiens. Il n’a jamais reconnu qu’il avait conditionné ses patientes à inventer ce qui était conforme à sa théorie.

    Par la suite, des historiens du freudisme, à mesure que des archives se publiaient, ont découvert de plus en plus de mensonges et de légendes. Les ouvrages de Crews, Bénesteau, Borch-Jacobsen et Shamdasani, parmi bien d’autres, montrent l’ampleur des mystifications [9].

    Aux mensonges de Freud s’ajoutent ceux de disciples célèbres, à telle enseigne que Cioffi, trente ans après son célèbre article, conclut le bilan des tromperies de Freud et de freudiens par ces mots : « Le mouvement psychanalytique dans son ensemble est l’un des mouvements intellectuels les plus corrompus de l’Histoire [10] ». On pourrait évoquer par exemple les impostures de Bruno Bettelheim [11] ou le Journal d’une adolescente, que Hermina Hug-Hellmut — la première analyste d’enfants — , publia comme le récit d’une adolescente alors qu’elle l’avait entièrement inventé [12]. Nous nous limitons ici aux cas de Jacques Lacan et de son beau-fils Jacques-Alain Miller, son héritier au sens matériel et figuré du terme.

    POURQUOI AVOIR CRÉÉ L’ÉCOLE FREUDIENNE DE PARIS ?

    En 1962, au moment de choisir des études universitaires, la lecture d’ouvrages vantant les prodigieuses victoires de la psychanalyse m’ont incité à opter pour la psychologie [13] . Dès ma 2e année d’études, je me suis adressé à la Société Belge de Psychanalyse, affiliée à l’International Psychoanalytical Association (IPA), pour entamer une didactique freudienne. La présidente m’a répondu qu’il fallait être diplômé médecin ou psychologue avant de pouvoir commencer ce type d’analyse. L’année suivante, j’apprenais par Jacques Schotte, professeur de mon université, qu’il allait fonder, avec quatre autres psychanalystes, l’Ecole belge de psychanalyse (EBP), qui se rattacherait à l’Ecole freudienne de Paris (EFP), que venait de créer Jacques Lacan. Il m’expliqua que, dans l’association lacanienne, les règles étaient moins « obsessionnelles » [14] que dans la corporation « annafreudienne ». En effet, la porte était grande ouverte aux étudiants en psychologie, aux philosophes, aux théologiens, aux prêtres qui quittaient l’Eglise, etc. Je pus ainsi commencer une analyse didactique dès ma 3e année de psychologie, chez Winfried Huber, qui avait effectué la sienne à Paris, chez Juliette Favez-Boutonnier. Celle-ci avait été analysée par René Laforgue, qui l’avait été par Eugénie Sokolnika, qui l’avait été par Freud. J’évoque cette « filiation » parce que, selon la doctrine freudienne, le pouvoir d’être analyste se transmet de la même façon que le pouvoir d’être prêtre catholique : le sacrement autorisant la pratique sacrée est conféré par quelqu’un qui a lui-même reçu cette grâce au terme d’une lignée qui remonte jusqu’au Christ.

    Pendant les quatorze années de mon adhésion à l’EBP, je n’ai jamais entendu parler de lavéritable raison pour laquelle Lacan avait fondé l’EFP en 1964. Le lecteur qui douterait de cette ignorance peut lire d’un bout à l’autre les 420 pages de mon livre Les illusions de la psychanalyse, publié en 1981. La raison essentielle de la création de l’EFP n’y apparaît nulle part, malgré d’abondantes critiques de Lacan. Ce n’est qu’en 1985 que j’en ai été informé par la lecture du livre de François Perrier Voyages extraordinaires en Translacanie [15] . Dans l’EBP, il s’agissait d’une information qui avait été soigneusement dissimulée. Dans l’EFP, elle avait été progressivement occultée. Voici les faits.

    Au début des années 50, les autorités de la Société Française de Psychanalyse (SFP) ont constaté que Lacan menait un nombre considérable d’analyses didactiques. Elles ont également appris que la durée des séances était largement inférieure à la durée réglementaire de 45 minutes. Pire : cette durée diminuait d’année en année pour ne plus être que de quelques minutes. Les autorités psychanalytiques internationales ont alors mené plusieurs enquêtes sur la durée des séances chez Lacan. A partir de 1953, les dirigeants de l’IPA ont, à plusieurs reprises, rappelé Lacan à l’ordre. Chaque fois, il y avait « promesses de Lacan, non tenues, bien sûr, puis colères, amabilités, injures, rapprochements, ruptures » [16] . En juillet 1963, après dix années de mises en garde répétées, l’IPA retirait définitivement à Lacan le titre de didacticien. Le document, intitulé la « Directive de Stockholm » (du nom du congrès où cette décision fut prise), précisait : « Le Dr. Lacan n’est plus désormais reconnu comme analyste didacticien. Cette notification devra être effective le 31 novembre 1963 au plus tard. Tous les candidats en formation avec le Dr. Lacan sont priés d’informer la Commission des études s’ils désirent ou non poursuivre leur formation, étant entendu qu’il sera exigé d’eux une tranche supplémentaire d’analyse didactique avec un analyste agréé par la Commission des études. Cette notification devra être effective le 31 décembre 1963 au plus tard [17] ».

    Soulignons que Lacan gardait le titre de « psychanalyste » de la SFP et de l’IPA. Il pouvait continuer à analyser des patients, il pouvait même continuer ses cours et séminaires, mais il fulminait et préparait sa riposte : la création de sa propre Ecole de psychanalyse.

    « L’EXCOMMUNICATION MAJEURE »

    Le 20 novembre, devant l’amphithéâtre bondé de l’hôpital Ste-Anne, Lacan tenait un Séminaire au cours duquel il allait se dire victime d’une excommunication comparable à celle infligée par les autorités rabbiniques à Baruch Spinoza :

    « Mon enseignement, désigné comme tel, subit, de la part d’un organisme qui s’appelle le Comité exécutif d’une organisation internationale qui s’appelle l’International Psychoanalytical Association, une censure qui n’est point ordinaire, puisqu’il ne s’agit de rien de moins que de proscrire cet enseignement — qui doit être considéré comme nul, en tout ce qui peut en venir quant à l’habilitation d’un psychanalyste, et de faire de cette proscription la condition de l’affiliation internationale de la société psychanalytique à laquelle j’appartiens.

    Cela encore n’est pas suffisant. Il est formulé que cette affiliation ne sera acceptée que si l’on donne des garanties pour que, à jamais, mon enseignement ne puisse, par cette société, rentrer en activité pour la formation des analystes.

    Il s’agit donc là de quelque chose qui est proprement comparable à ce qu’on appelle en d’autres lieux l’excommunication majeure. Encore celle-ci, dans les lieux où ce terme est employé, n’est-elle jamais prononcée sans possibilité de retour.

    Elle n’existe sous cette forme que dans une communauté religieuse désignée par le terme indicatif, symbolique, de la synagogue, et c’est proprement ce dont Spinoza fut l’objet. Le 27 juillet 1656 d’abord — singulier bicentenaire puisqu’il correspond à celui de Freud — Spinoza fut l’objet du kherem, excommunication qui répond bien à l’excommunication majeure, puis il attendit quelque temps pour être l’objet du chammata, lequel consiste à y ajouter cette condition de l’impossibilité d’un retour.

    Je ne suis pas en train de dire — mais ce ne serait pas impossible — que la communauté psychanalytique est une Église. Cependant, incontestablement, la question surgit de savoir ce qui en elle peut bien faire ici écho à une pratique religieuse [18] ».

    Sept mois plus tard, le 21 juin 1964, c’est le grand coup de théâtre autocratique. Lacan proclame dans son séminaire la création de sa propre société de psychanalyse en ces termes :

    « Je fonde — aussi seul que je l’ai toujours été dans ma relation à la cause psychanalytique — l’Ecole Française de Psychanalyse, dont j’assurerai, pour les quatre ans à venir dont rien dans le présent ne m’interdit de répondre, personnellement la direction [19] ».

    Lacan préfèrera peu après le nom « Ecole Freudienne de Paris ». Il la présidera jusqu’à sa dissolution, par lui-même, en 1980, peu avant sa mort. Inutile d’insister sur le fait qu’il ne mit plus aucun frein à sa frénésie du commerce des didactiques, recevant jusqu’à 80 analysants par jour [20]. Ceux-ci étaient complices. Comme le note François Roustang, ancien jésuite devenu pour un temps analyste lacanien : « Devenir analyste, reconnu par Lacan, était une manière de titre de noblesse, qui ouvrait à la possibilité de se faire une clientèle. Sans lui, nombre d’entre nous n’auraient jamais accédé à ce statut et n’auraient pas eu les moyens d’en vivre. Après avoir donné l’existence à beaucoup, l’analyse devenait le moyen de leur subsistance [21] ». Jean-Guy Godin, qui restera toujours fidèle au gourou, ne dit pas autre chose : « Pour chacun de nous, Lacan était une société, une société par actions dont nous détenions chacun une part ; d’autant que, dans ce début des années soixante-dix, sa cote ne cessait de monter [22] ». Perrier, un des premiers lieutenants de Lacan, écrit : « Il était parfaitement conscient du pouvoir de son nom, de ce que signifiait, pour les gens, de dire : “Je suis sur le divan de Lacan.” D’ailleurs, les séances dites courtes consistaient en un véritable compostage : le sourire et la poignée de main du maître. [23] »

    Durant ma formation à l’EBP, je n’ai entendu parler qu’une seule fois des « séances courtes ». C’était à l’occasion du séminaire d’Alphonse De Waelhens sur le texte « Fonction et champ de la parole et du langage en psychanalyse ». Lacan y justifie son innovation en disant qu’elle rejoint la technique zen, qu’elle « déconcerte la résistance du patient », qu’elle « brise le discours pour accoucher la parole [24] ». Dans Ecrits, où ce texte de 1953 est réédité, Lacan a ajouté cette note en bas de page : « Pierre de rebut ou pierre d’angle, notre fort est de n’avoir pas cédé sur ce point (1966) ». De Waelhens était passé rapidement sur ce passage, se contentant de dire que cette technique n’était pas en usage en Belgique. Il n’avait pas relevé la note infrapaginale. Il n’avait pas dit — ce que lui devait savoir — que les séances courtes étaient la « pierre » sur laquelle Lacan « n’avait pas cédé », la pierre sur laquelle est édifiée l’EFP et, secondairement, l’EBP à laquelle nous appartenions.

    UNE ÉCOLE FREUDIENNE « OUVERTE »

    En fondant sa propre école, Lacan s’octroyait le moyen de continuer une pratique extrêmement lucrative, mais il allait en outre prendre dans ses filets ce qu’on appelle psychanalyse en France. En effet, tandis que les autres sociétés freudiennes exigeaient généralement une formation de psychologue ou de médecin avant d’entamer la formation analytique, Lacan ouvrait les bras à tout qui se voulait psychanalyste. Il se montrait particulièrement séducteur à l’endroit des philosophes, des mathématiciens et des agrégés de droit [25]. La distinction entre analyse didactique et analyse thérapeutique était abrogée. Sous prétexte de balayer la bureaucratie « ipéiste », la hiérarchie autoritaire et les règles rigides, Lacan déclarait qu’il n’était plus nécessaire d’être psychanalyste, ni même en analyse, pour pouvoir s’inscrire au titre de membre de son Ecole. Simplement il distinguait trois types de membres : les « analystes de l’Ecole » (AE), reconnus par un jury d’agrément, les « analystes membres de l’Ecole » (AME), garantis par l’Ecole, et les « analystes praticiens » (AP), qui s’autorisent d’eux-mêmes [26].

    Jean Clavreul, fidèle lieutenant de Lacan jusqu’à la mort (celle de Lacan et la sienne), a bien décrit comment ce procédé a fait exploser le nombre de lacaniens : « Le prestige de l’Ecole freudienne fut tel qu’il y eut de plus en plus d’adhésions, à tel point que les demandes d’adhésion devinrent aussi importantes que le nombre d’adhérents, plus de six cents à ce moment-là. Cela était dû au fait que Lacan ne prononçait jamais d’exclusion. Pendant quinze années, l’Ecole freudienne n’a jamais exclu personne[27] ». En France,psychanalyse est alors devenu davantage synonyme de lacanisme que de freudisme(orthodoxe) [28]. Lacan était un champion du marketing psy.

    Trois ans plus tard, Lacan sera poussé par ses camarades à formuler des règles plus strictes pour la reconnaissance du titre d’analyste de son Ecole (la « passe »), mais le « Freud français » aura réussi à noyer les analystes affiliés à l’IPA sous le nombre des siens. Son « ouverture » aux philosophes et aux lettrés lui aura permis de noyauter tous les médias et les hautes sphères du pouvoir [29]. Son beau-fils « jouit » encore pleinement de ce pouvoir.

    LA DISSIMULATION CONTINUE

    A ma connaissance, il n’y a aucun écrit de Lacan qui mentionne la véritable raison du refus par l’IPA de continuer à agréer ses didactiques au-delà de 1963. La majorité de ses disciples ont dissimulé autant que lui ce motif et donc la véritable raison de la création de l’EFP. Ainsi Jacques-Alain Miller écrit-il en 2011 dans Vie de Lacan : « Il [Lacan] n’a pas tellement pâli de la rétorsion de l’Autre. Oui, bien sûr, une Association internationale alors basée à Chicago l’a persécuté, chassé — ou plutôt a voulu l’émasculer comme analyste, en lui interdisant de former des gens. N’en faisons pas toute une histoire. En définitive, elle pouvait peu, sinon aider au rinforzando de la calomnie. Lacan, de son côté, avait de la ressource, ne se laissa pas intimider, et manœuvra comme un chef. C’est alors que je l’ai connu, janvier 1964, et je fus le témoin direct, et aussi l’un des instruments, de sa brillante contre-offensive. Il triompha en France, au prix d’y rester enfermé, car coupé du milieu international [30] ».

    Elisabeth Roudinesco, qui détient le pouvoir d’informer les lecteurs du journal Le Mondedes matières psy, évoque le véritable motif, mais en l’édulcorant et en minimisant son importance. Dans Pourquoi la psychanalyse ?, elle écrit que la scission de 1963 se produisit « lorsque Lacan ne fut pas accepté comme didacticien dans les rangs de l’IPA du fait de son refus de se soumettre aux règles en vigueur concernant la durée des séances et la formation des analystes. Lacan refusait, en effet, de se plier à l’impératif de la séance de cinquante-cinq minutes et proposait de l’interrompre par des ponctuations significatives donnant un sens à la parole du patient. [...] Par ailleurs — et c’est sans doute la raison profonde de cette rupture —, Lacan restaurait, par son enseignement et par son style, la figure freudienne du maître socratique à une époque où celle-ci était jugée néfaste par l’IPA [31] » (souligné par J.V.R.)

    LE POUVOIR CURATIF DES CURES FREUDIENNES ET LACANIENNES

    Depuis longtemps, la médiocrité des résultats que Freud obtenait par ses traitements est connue et bien documentée [32]. Ceci n’empêche nullement les frères Miller d’affirmer que Freud guérissait sans difficulté, comme par magie. Ils affirment ce fait, mais l’expliquent de façon tout à fait différente.

    Jacques-Alain donne une explication freudienne classique : « Au départ, les cures analytiques avaient des résultats rapides et spectaculaires. Il suffisait de livrer à un patient la clé de l’Œdipe, c’était si révolutionnaire que cela le métamorphosait. Au fur et à mesure, la nouveauté se dissipait, les cures devenaient plus longues, plus complexes [33] ». Autrement dit : si les cures sont devenues si longues, voire interminables, c’est parce que tout le monde parle désormais du complexe d’Œdipe.

    Gérard, lui, avance une explication typiquement lacanienne : « L’aliénation du sujet à la chaîne signifiante, c’est ce que la psychanalyse naissante avait mis au jour. Qu’est-ce que l’âge d’or de la découverte freudienne, sinon ce temps béni des dieux où les symptômes analysés cédaient comme par miracle ? Lecture émerveillée des premiers textes de Freud... La psychanalyse dévoilait le lien du sujet au langage, témoignait de l’emprise du signifiant sur le corps, réussissait à annuler la souffrance par la parole. [34] » Autrement dit : si les cures sont devenues si longues, c’est parce que tout le monde sait que le symptôme est langage et que sa disparition tient en une analyse de Signifiants.

    Lacan a été pour le moins discret sur les effets de ses propres cures. Il s’est toujours plu à affirmer que la psychanalyse n’est pas une psychothérapie. Ainsi dans sa célèbre interview à la télévision, il déclare : « La psychothérapie, quelle qu’elle soit, tourne court, non qu’elle n’exerce pas quelque bien, mais qui ramène au pire [35] ». Même discours lors de l’ouverture de la section clinique de l’université Paris VIII : « La psychothérapie ramène au pire... Ce n’est pas la peine de thérapier [sic] le psychique. Freud aussi pensait ça. Il pensait qu’il ne fallait pas se presser de guérir [36] ». Les témoignages d’anciens lacanienssont accablants. Perrier par exemple écrit : « J’aurais aimé que Lacan publiât ses chiffres : c’est fou ce qu’on se suicidait chez lui ! Pour sa part, il avait horriblement peur de la mort. Une anecdote est restée célèbre : il avait foutu à la porte Diatkine, parce que ce dernier fantasmait sur la mort. Ça aussi, c’est très grave. Si Lacan a tué tout son monde, c’est parce que seul le cheminement de la pensée l’intéressait. Les êtres humains, il s’en foutait. Et la séduction qu’il exerçait sur eux dépouillait ses malades et ses clients de toute capacité d’autodéfense, ou peu s’en faut [37] ».

    Freud a toujours écrit que la psychanalyse n’était pas en mesure de traiter les psychoses, qu’il appelait « névroses narcissiques » [38]. Dans les années 1920, il a essayé de traiter un adolescent psychotique, Carl Liebmann, qu’il a qualifié de « paranoïaque super-intelligent » et pour lequel, écrit-il, il s’est « donné beaucoup de mal ». Il en parle dans sa correspondance avec Ferenczi [39], mais n’a jamais rien publié à ce sujet et pour cause : il n’a obtenu aucun résultat positif. Aujourd’hui des lacaniens prétendent, grâce à Lacan, faire mieux que Freud : ils affirment que l’autisme est une « psychose », qu’il leur revient de « traiter », et qu’il est de leur devoir de « combattre les thérapies cognitivo-comportementales » [40]. On attend toujours la publication d’études empiriquement validées.

    DE QUELQUES AUTRES MENSONGES

    Lacan s’est illustré par d’autres formes de tromperie, notamment le plagiat. Par exemple, il a repris à Henri Wallon — sans le citer — la description du stade du miroir. René Zazzo, parmi d’autres, a dénoncé cette malhonnêteté [41], ce qui n’empêche pas nombre delacaniens et d’autres d’enseigner qu’il s’agit d’une « découverte » de Lacan.

    J.-A. Miller s’est fait une spécialité des fausses citations pour diaboliser les TCC et spécialement Skinner. Nous avons déjà eu l’occasion de montrer comment il a utilisé la formule d’un journaliste « We Can’t Afford Freedom » (Nous ne pouvons nous payer le luxe d’être libre) placée sur la couverture d’un numéro du Time où il était question de Skinner, pour en faire une citation exprimant des intentions qui n’étaient absolument pas celles du célèbre professeur de Harvard [42]. Dans son récent « Lacan quotidien » (25-01-2012), on peut lire une autre citation attribuée à Skinner (« Je n’ai poursuivi dans ma vie qu’une idée — une véritable idée fixe. Le mot “contrôle” l’exprime », etc.) qui est en réalité le propos d’un personnage du roman de Skinner Walden Two. C’est comme si attribuait à Camus des phrases d’un personnage de son Caligula. Chacun jugera du niveau éthique et épistémologique du procédé.

    Peut-être le mensonge le plus nuisible de Lacan aura été de faire croire que sa logomachie recelait un sens profond, que seule une longue initiation permettait de comprendre. Cette « imposture intellectuelle » — pour reprendre le titre du célèbre ouvrage de Sokal et Bricmont — a égaré des milliers de personnes dans des exégèses ad infinitum et les a détournés d’activités réellement thérapeutiques. La tradition du mensonge, inaugurée par Freud, est plus que jamais vivante dans le lacanisme.

    ANNEXE : L’ÉTHIQUE DE LACAN SELON JACQUES-ALAIN MILLER

    Extraits de : Vie de Lacan écrite à l’intention de l’opinion éclairée.
    Ed. Navarin, 2001, 24 p.

    « Par beaucoup de traits, et même par un trait essentiel, Lacan n’était pas et ne se croyait pas un homme de bien. “Je n’ai pas de bonnes intentions”, dit-il une fois à son séminaire, moquant les préjugés de ceux qui pensent bien » (p. 12).

    « Il est clair que Lacan voulut être une exception, et s’assumait comme tel. [...] Il évoquait sa vie, écoutez bien, comme “une vie passée à vouloir être Autre malgré la loi” » (p. 15).

    « Que veut dire ce “malgré la loi”, à le prendre au sérieux ? Lacan s’avoue fièrement transgresseur, et joue au délinquant, au vaurien, au voyou. [...] Lacan est en effet quelqu’un qui bravait la loi, et dans les plus petites choses. » (p. 16)

    « Certains se plaisent à lui prêter des passions basses, qui sont, j’en jurerais, les leurs : fortune, notoriété, pouvoir. Mais tout cela va de soi pour l’homme de désir, ce sont des moyens de son désir, ce n’est pas son désir. Lacan incarnait au contraire ce qu’il y a d’énigmatique, de peu rassurant, voire d’inhumain dans le désir » (p. 19).

    « “Tâcher toujours plutôt à changer mes désirs que l’ordre du monde”, la belle maxime cartésienne qui résume tout ce qui est sagesse antique et moderne, n’était pas pour Lacan. Il était du parti contraire. Il entendait, lui, changer autour de lui le train des choses, leur train-train, et avec une obstination, une persévérance, une constance, qui faisait mon admiration » (p. 20).

    « Les anecdotes lacaniennes sont toutes vraies, même celles qui sont fausses, car, en saine doctrine, la vérité se distingue de l’exactitude, et elle a structure de fiction. Tout ce qui court sur le personnage de Lacan, de vu, d’entendu, ou de forgé, inventé, ou simplement de mal entendu, qui le diffame ou qui l’encense, converge à peindre l’homme de désir, et même de pulsion, qu’il était. » (p. 21).

    #psychose #escroquerie #lacan #psychanalyse

    • PSYCHANERIES
      https://sporenda.wordpress.com/2018/02/05/psychaneries

      On ne sait par où commencer tant ce psychanalyste accumule les non-sens et les absurdités. D’abord, affirmer que la pédophilie était quasi-inexistante lorsque l’ordre patriarcal était incontesté est évidemment massivement contrefactuel historiquement. Doit-on rappeler qu’en Angleterre par exemple, les bordels d’enfants des deux sexes étaient parfaitement légaux et nombreux à l’époque victorienne ? Qu’il était coutumier que les maîtres violent leurs très jeunes servantes ? Qu’un grand nombre des patientes de Freud avaient subi des incestes et des viols pédophiles (ce que Freud a décidé de dissimuler par souci de sa carrière et de protection de l’ordre patriarcal) ?

      Et il y a l’affirmation hallucinée que c’est la mort du roi-père (belge) qui signe la multiplication des Dutroux. Moralité : pour éliminer la pédophilie, restaurons la monarchie. Face à de telles bouffées délirantes, on serait tenté-e de conseiller à van Meerbeck d’aller consulter de toute urgence.

      Mais le paralogisme culminant de van Meerbeck, c’est lorsqu’il pose que l’inceste des mères est la partie invisible de l’iceberg : si l’inceste maternel est visible nulle part, c’est justement la preuve qu’il est partout. Par contre, si les cas d’incestes par père ou beau-pères sont majoritairement écrasants dans les cours d’assises et les médias, c’est en fait parce qu’ils n’existent (presque) pas.

      Ne vous y trompez pas : cette mise en accusation constante des mères par la psychanalyse, décrites comme fusionnelles au point d’être vampiriques et immanquablement incestueuses, c’est une opération de détournement d’attention et d’inversion de responsabilité qui vise à exonérer et protéger les pères incestueux : on agite le chiffon rouge d’incestes maternels imaginaires pour cacher la réalité factuellement constatable des nombreux incestes paternels (4 millions de personnes ont été victimes d’inceste en France selon un article de l’Express).

      Séparer la mère des enfants, et les faire passer du côté du père, c’est l’objectif primordial de la psychanalyse. En faisant de la mère une ogresse dont il faut à tout prix éloigner les enfants pour les soustraire à son amour dévorateur–noble tache « civilisatrice » qui est l’apanage du père–la psychanalyse vise à les « groomer » pour les préparer à devenir de bons petits soldats de l’ordre patriarcal ; soumission impossible si les enfants restent identifiés à leur mère, et aux valeurs dites féminines d’empathie, de coopération, de care et de souci du bien collectif dont la (bonne) maternité est porteuse.

      Notez aussi que séparer la mère des enfants et l’empêcher ainsi de les protéger présente l’avantage de faciliter l’accès sexuel des pères incestueux et des pédophiles aux enfants. Et que, dans l’ordre masculin d’inversion des valeurs, quand un meurtrier tue sa femme, c’est de l’amour et il doit être excusé. Mais quand une femme aime et protège ses enfants, (et pourrait fâcheusement s’interposer entre eux et les prédateurs sexuels), c’est de l’inceste, et elle est salie et stigmatisée.

      Stigmatiser la mère « incestueuse » largement imaginaire pour escamoter la réalité de l’inceste paternel tout en facilitant l’accès des prédateurs sexuels aux enfants en les soustrayant à la protection maternelle : coup double–le patriarcat est vraiment très fort.

  • Yes, We Can Make Use Of The #data Stored On The #blockchain. Here’s How
    https://hackernoon.com/yes-we-can-make-use-of-the-data-stored-on-the-blockchain-heres-how-f941f

    Right now, there are millions of bits of data stored on every public blockchain. Its potential value is immense.And yet, there’s not yet an easy way to view it comprehensively, which means we can’t study it, track it, or otherwise put it to good use.This is a lost opportunity, namely because there’s so much that could be done with that data. For example, if we seed this data into a machine learning model, we could track trends that would help us prevent nefarious user behavior — things like piracy or drug trafficking.Right now, we only use the blockchain for transactional purposes.We use the Bitcoin blockchain to send money from one address to another. With #ethereum’s smart contracts, individual addresses on the blockchain can call for a function on another address. But still, the data is only (...)

    #blockchain-technology #big-data

  • “Black Mirror” Reveals Our Fear of #Robots and Algorithms We Can’t Control
    https://theintercept.com/2018/01/07/black-mirror-season-4-netflix-metalhead

    The powerlessness many people feel in the face of new #technologies may have something to do with the undemocratic nature of their development. People naturally fear what they depend on but have no understanding or control over. In the last 10 to 15 years, many long-held social and political norms have been washed away by technologies that have helped contribute to a crisis of faith in American democracy. #Silicon_Valley companies have been remarkably opaque about the future implications of their research and development programs, which, among other things, many Americans plausibly believe will lead to the loss of their jobs.

    #algorithmes #démocratie #contrôle #impuissance

  • Balfour Declaration Turns 100 : Together We Can End its Legacy of Dispossessing Palestinians
    Le BNC, le 2 novembre 2017
    https://bdsmovement.net/news/balfour-declaration-turns-100-together-we-can-end-its-legacy-dispossess

    La Déclaration Balfour a 100 ans : Ensemble nous pouvons mettre fin à la dépossession des Palestiniens qu’elle a léguée
    Le BNC, le 2 novembre 2017
    https://www.bdsfrance.org/la-declaration-balfour-a-100-ans-ensemble-nous-pouvons-mettre-fin-a-la-de

    #Balfour_Declaration #Déclaration_Balfour #Palestine #Grande_Bretagne #Sionisme #Racisme #Colonialisme #histoire #Omar_Barghouti #BDS

  • Well, Too Bad We Can’t Stay
    https://feministfrequency.com/2017/03/01/well-too-bad-we-cant-stay

    I saw Get Out among a predominantly white audience this weekend. The decision was spontaneous and swift — there was a showing near me (in the white-ass suburb in which I live) at the perfect time, so I went. If I had had more than 10 seconds to think about it and plan, I would have taken the time to drive a little further and watch the film in a […]


    http://1.gravatar.com/avatar/7b9b699a1ebe8eae1245ca601b04007a?s=96&d=identicon&r=G

  • “We have become exhausted slaves in a culture of positivity”
    http://www.3quarksdaily.com/3quarksdaily/2016/01/we-have-become-exhausted-slaves-in-a-culture-of-positivity.html

    Here is the crux of Han’s thesis. “Yes We Can” sounds like an empowering slogan, indicating our freedom and limitless potential. But according to Han, this is an illusory freedom because the message enclosed within “Yes We Can” is “Yes We Should”. Instead of living in a Disziplinargesellschaft(disciplinary society) of the past where our behavior was clearly regulated by societal prohibitions and commandments, we now live in a Leistungsgesellschaft (achievement society) in which we voluntarily succumb to the pressure of achieving. The Leistungsgesellschaft is no less restrictive than the Disziplinargesellschaft. We are no longer subject to exogenous prohibitions but we have internalized the mandates of achievement, always striving to do more

  • Notes sur le pouvoir-Système bloqué
    http://www.dedefensa.org/article/notes-sur-le-pouvoir-systeme-bloque

    Notes sur le pouvoir-Système bloqué

    22 décembre 2015 – Nous allons commencer par une confidence : “Nous-n’y-com-pre-nons-rien”... Nous voulons parler de l’“hyper(im)puissance”, les États-Unis d’Amérique, et précisément de sa politique dans la si importante crise syrienne, dite Syrie-II ; rien, rien du tout, entre les “Assad Must Go”, les “Yes, We Can [Change]”, les regime change, les déclarations de Kerry, les sombres et austères conférences de presse d’Obama maudissant Assad, les “sources autorisées” exposant le contraire de ce qui se dit officiellement, les menaces de McCain à la tête de sa commission sénatoriale, les éditos du Washington Post, les positions toutes en nuances extrémistes et contradictoires des uns et des autres, les interprétations qui se colorent de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

    ... (...)

  • Allen Toussaint est mort
    http://entrelesoreilles.blogspot.fr/2015/11/elo208-marche-de-la-dignite-et-contre.html

    On nous avait déjà fait le coup de nous consoler de la mort de Eddy Louiss en nous annonçant celle de Charles Pasqua. Voici que le Sarkozyste André Glucksmann casse sa pipe juste pour nous faire rigoler.... mais nous n’avons pas le coeur à rire après la disparition de l’un des plus grand compositeurs du XXème siècle, le Néo-Orléanais Allen Toussaint... Récemment, on avait pu apercevoir son élégance et son toucher de piano dans la série Tremé. En tournée en Europe, il avait donné un concert à Madrid lundi soir, et il est mort juste après, à tout juste 77 ans...

    Quelques heures avant de mourir, il avait l’air en forme :

    Get Out of My Life, Woman :
    https://www.youtube.com/watch?v=HMCk-fW67K8

    Play Something Sweet (son dernier morceau) :
    https://www.youtube.com/watch?v=5FwBfimGbPU

    Après avoir écrit pour les autres (il a publié sous son nom aussi, mais avec moins de succès) une floppée des meilleurs titres de la Nouvelle Orléans ("Ruler of My Heart," "Working in the Coal Mine," "Ride Your Pony," "Fortune Teller," "Southern Nights," "Get Out of My Life, Woman," "Sneaking Sally Through the Alley", "Mother-in-Law", "Who’s Gonna Help Brother Get Further ?", "From A Whisper To A Scream", "Yes We Can Can", “Everything I Do Gonh Be Funky (From Now On)”, "A Certain Girl," "Tain’t it the Truth," "Te-Ta-Te-Ta-Ta", "I Like it Like That," "All These Things," "Lipstick Traces", "It’s Raining", "Working in the Coal Mine", "Holy Cow"...), en avoir produit des tonnes (pour Irma Thomas, Aaron Neville, Art Neville, the Neville Brothers, Labelle, Dr. John, the Meters, The Wild Tchoupitoulas, Paul McCartney, Joe Cocker, Glen Campbell, Ernie K-Doe, Chris Kenner, Lee Dorsey, Jessie Hill, Benny Spellman, Al Hirt, Elvis Costello, Eric Clapton...), avoir arrangé des lignes de cuivres historiques (pour The Band, Paul Simon, Elvis Costello, Hugh Laurie...), avoir découvert des musiciens fabuleux, l’ouragan Katrina l’avait chassé de sa ville.

    Temporairement réfugié à New-York, il en profitait pour donner un récital de ses morceaux préférés, qu’il interprètait seul au piano, et ça m’a permis de découvrir aussi un excellent interprète, d’une gentillesse exquise entre les morceaux... Voici "Who’s Gonna Help Brother Get Further ?", extrait de ce Songbook Live, l’un de ses titres les plus engagés politiquement :

    https://www.youtube.com/watch?v=VBvolXWOaxs

    Allen Toussaint a arrangé les cuivres pour The Band, faisant passer leur musique à un niveau supérieur. Pour leur dernier concert, The Last Waltz, il ré-arrange même les cuivres pour leurs vieux morceaux :

    Don’t Do It (de Marvin Gaye), par The Band en 1976, cuivres arrangés par Allen Toussaint, le dernier morceau jamais joué live par le Band au complet :
    https://www.youtube.com/watch?v=feEBEpDLTKI

    Allen Toussaint n’a pas eu autant de succès avec ses propres interprétations qu’avec celles qu’il a offertes aux autres. Pourtant on trouve des perles, comme ce funk lent avec sa voix de velours :

    Fingers and Toes
    https://www.youtube.com/watch?v=J0dUQ36tKK8

    Repris en acoustique par Eli Paperboy Reed pour lui rendre hommage :
    https://www.youtube.com/watch?v=pkpNF14fw3Q

    Une heure sur Allen Toussaint à la BBC :
    https://www.youtube.com/watch?v=mLMI5Oag1nY

    Quelques articles en français :
    http://seenthis.net/messages/427176
    http://www.soulbag.fr/news/index/type/news/id/3282
    http://next.liberation.fr/musique/2015/11/11/allen-toussaint-fermeture_1412668

    En anglais (par David Simon, l’un des créateurs de la série Tremé) :
    http://seenthis.net/messages/427134

    Allez, et un petit dernier, From A Whisper To A Scream, écrit par Allen Toussaint, et chanté par Esther Phillips :
    https://www.youtube.com/watch?v=vctkqYSLLLU

    #Allen_Toussaint #Musique

  • Maybe We Should Stop Sending Weapons Where We Can’t Keep Track of Them
    http://www.esquire.com/news-politics/politics/news/a39474/yemen-lost-weapons

    ​I’m beginning to have serious doubts about the wisdom of our policy in the Middle East.

    Hem... “Beginning” ?

    The US: Feeding the War Machine
    http://www.counterpunch.org/2015/11/05/the-us-feeding-the-war-machine

    This is not a new phenomenon; the U.S. is forever creating and arming deadly monsters, and then fighting them. This is excellent business for both U.S. weapons manufacturers, and undertakers around the world.

    #Etats-Unis #Criminel

  • U.S. Admits: We Can’t Protect Syrian Allies From Russia’s Bombs - The Daily Beast
    http://www.thedailybeast.com/articles/2015/10/01/u-s-admits-we-can-t-protect-syrian-allies-from-russia-s-bombs.html

    Putin’s warplanes are targeting the CIA’s rebel friends. And the U.S. doesn’t know yet if there’s any way to respond.

    United States officials conceded Thursday that there is little the they could do in Syria to protect CIA-vetted rebels, the very people the American government trained and armed, who are now coming under fire from Russian airstrikes.

    The military isn’t willing to intervene on behalf of the rebels, given the potentially disastrous consequences of an escalation with Russian forces, U.S. defense officials and top lawmakers told The Daily Beast. No one wants to accidentally touch off a showdown between superpowers.

    We are not going to shoot Russian airplanes. We are not going to hit their airfields [in Syria]. And we are not going to equip [rebels] with MANPADs,” one U.S. defense official told The Daily Beast, using the acronym for shoulder-fired, surface-to-air missiles. Previous programs to hand out those weapons have sometimes gone disastrously wrong.

    But as it turns out, those rebel forces might not have been doing what their U.S. backers want the fighters to focus on now, yet another potential setback in an already problematic program.

    The rebels attacked by Russian forces on Wednesday and Thursday were in western Syria, alongside al Qaeda affiliates and far from any ISIS positions. That suggests the rebels were not there to fight the self-proclaimed Islamic State, as the Obama administration called the top priority. Instead, they were battling the Assad regime.

    We don’t believe that [Russia] struck [ISIS] targets. So that is a problem,” Army Col. Steven Warren, spokesman for U.S.-led campaign against the Islamic militants, explained to reporters Thursday.

    But if ISIS was not in the area, why were U.S. vetted fighters there, hundreds of miles away from ISIS strongholds and in the same garrison as al Qaeda affiliates?

    This should give us a strong impetus to clarify our strategy, if not for the rest of the world, then at least for ourselves,” said Daveed Gartenstein-Ross, a senior fellow at the Washington, D.C.-based Foundation for Defense of Democracies. “It’s a mess. It’s been a mess for a long time but it is becoming an increasingly risky mess.

    Excellente question !

  • The Man Who Created Second Life Thinks We Can Make an Earth-Sized Virtual World - Facts So Romantic
    http://nautil.us/blog/the-man-who-created-second-life-thinks-we-can-make-an-earth_sized-virtual-wor

    Over 10 years ago, a digital experiment called Second Life launched, and excitement surged about the idea of interacting in online virtual worlds. Created by Linden Labs, a company founded by Philip Rosedale, the platform gained popularity as people swarmed to participate in a new form of social connection. But, Second Life’s period of rapid growth was brief. By 2010, its population of 88,000 concurrent users had withered to nearly half its former size.Philip RosedalePhoto courtesy of Kiki Sanford Yet, technology advances, and now virtual space is becoming much more real with the appearance of immersive, virtual reality headwear, manufactured by companies like the Facebook-backed Oculus VR and Microsoft. Riding this wave of virtual reality expansion, Rosedale’s new company, High (...)

  • Why We Can’t Get Over Ourselves - Issue 27: Dark Matter
    http://nautil.us/issue/27/dark-matter/why-we-cant-get-over-ourselves

    “You will become way less concerned with what other people think of you when you realize how seldom they do.”—David Foster Wallace, Infinite JestYou and I are members of one of the most social species on the planet. No human being succeeds in life alone. Getting along and getting ahead requires coordinating with others, either in cooperation as friends, spouses, teammates, and coworkers, or in competition as adversaries, opponents, or rivals. Arguably our brain’s greatest skill is its ability to think about the minds of others to understand them better. Our daily lives are guided by inferences about what others think, believe, feel, and want. This is your sixth sense at work. But over the past two decades in my research as a psychologist, my experiments and research from many other (...)

  • The Executioner We Can’t Live Without - Issue 27: Dark Matter
    http://nautil.us/issue/27/dark-matter/the-executioner-we-cant-live-without-rp

    Last summer, as I interviewed Aaron Ciechanover, who won a Nobel Prize in Chemistry in 2004, his country was at war. Three Israeli boys had just been murdered in the West Bank by Palestinians, then a Palestinian boy had been burned to death in retribution by Israelis. While we sat in his lab at the Technion-Israel Institute of Technology in Haifa, to the north of the bombs, missiles were flying over Jerusalem and Tel Aviv, and a Gaza invasion loomed. The mounting conflict troubled but didn’t ruffle Ciechanover, one of Israel’s greatest scientists and statesmen, who patiently and colorfully explained to me one of biology’s most remarkable processes, how a molecular Pac-Man races through our bodies and devours damaged proteins. For over 40 years, Ciechanover has worked to understand these (...)

  • Forget Desert Solar Farms : We Can Get More Than Enough Solar Energy From Cities
    http://www.filmsforaction.org/articles/forget-desert-solar-farms-we-can-get-more-than-enough-solar-energy-f

    Solar plants keep getting bigger: The new Topaz Solar Farm, in a remote part of southern California, sprawls over an area about a third of the size of Manhattan. In February, another solar farm...