• De #villes en #métropoles, #Tôkyô, métropole #japonaise en #mouvement perpétuel :
    http://geoconfluences.ens-lyon.fr/doc/typespace/urb1/MetropScient3.htm
    Publié le 20/09/2006
    Vu le 08/06/2018

    Cet article de Natacha Aveline du bureau #CNRS #Japon Corée à Tôkyô, Institut d’#Asie #orientale, publié sur le site #géoconfluences, traite du mouvement perpétuel de Tokyo de différents points de vue. Elle rappelle d’abord l’importance #démographique de la ville, notamment par rapport au #monde et ses #lieux les plus peuplés tout en invoquant les raisons #économiques de cette #croissance par rapport à l’#histoire de la ville. Elle précise que la ville et la #campagne sont difficilement discernables et nous pouvons en conclure que la #périurbanisation doit contribuer non seulement à l’importance démographique de la ville, mais aussi à tous les #changements qui s’y opèrent, la périurbanisation progressant sans cesse sur le #territoire : c’est ce qu’elle évoque par la notion d’#émiettement #urbain. Malgré les perspectives actuelles en matière d’#économie et de #démographie, ce phénomène pose toujours #problème.

    Près de 80% des Japonais vivent en ville. […] Le #gigantisme urbain atteint sur l’#archipel des niveaux inégalés en Europe. Onze villes ont plus d’un #million d’habitants (2006), dont onze se regroupent dans quatre grandes #conurbations qui structurent un cordon urbain quasi-continu de mille kilomètres s’étirant le long du littoral Pacifique de Tôkyô à Fukuoka. Deux se distinguent par leur #démesure : Tôkyô, première #agglomération de la planète avec 34 millions d’habitants, et Ôsaka, la dixième avec 17 millions d’habitants, cumulent un produit régional brut de quelque 1 850 milliards de dollars, équivalent à celui de l’Italie et des Pays-Bas réunis.
    Si la #macrocéphalie est un phénomène commun à bien des pays d’Asie, la structuration en #mégalopole […] est plus spécifique au Japon. Elle résulte des choix industriels effectués dès l’époque Meiji (1868-1912), mais aussi de l’#expansion singulière d’un espace #urbanisé d’autant plus difficile à cerner que la ville ne s’est jamais opposée à la campagne, dans un pays où seuls les châteaux étaient fortifiés à l’époque féodale. Le phénomène d’émiettement urbain atteint ainsi une intensité sans équivalent dans les autres grands pays #industrialisés. Il a été, au Japon, une cause majeure de pathologies pendant la Haute Croissance et reste source de #problèmes aujourd’hui, en dépit de perspectives économiques et démographiques radicalement nouvelles.

    Ainsi, différentes #questions sont soulevées, d’abord celle des « logiques d’#urbanisation », elle évoque alors « l’#entremêlement de #fonctions #rurales et urbaines dans les #périphéries et […] les #zones #centrales » desquelles résulte « la faible hauteur des #constructions » et l’« #étalement du bâti » qu’elle nuance légèrement en rappelant la #verticalisation de Tôkyô entre 1980-1990 « sous l’effet des multiples opérations de #rénovation urbaine » ; et qui provient en partie de « la faible #intervention de l’#État dans la #gestion urbaine, le rôle majeur qu’ont joué à cet égard les #opérateurs #ferroviaires #privés, la toute-puissance de la propriété #foncière et l’extraordinaire #plasticité du bâti. »
    Elle donnera le la précision sur cette « faible intervention de l’État » en évoquant la #désorganisation des villes, les conséquences de l’#occupation #américaine et les problèmes qui en découle quant à la part de #responsabilité donnée aux #pouvoirs #publics.


    Plan du "quartier-gare" de Shinjuku selon N. Aveline

    Elle donnera également par la suite plus de précision quant aux réseaux ferroviaires privés, leur expansion et leur influence sur la #structure urbaine, ce qui semble pouvoir lui permettre, plus tard, d’aborder la question « statut du foncier dans l’économie #japonaise » et ainsi des rénovations et du #morcellement et de l’aspect #juridique des #parcelles #cadastrales.


    Rénovation urbaine dans le quartier d’affaires de Shinjuku-ouest (1989) - UDC (ex-HUDC / Housing and Urban Development Corporation)

    Elle en déduit de la valeur accordée au #sol et non aux constructions, ce qui lui permet d’expliquer le phénomène de la plasticité du bâtit.


    Autel shinto (inari jinja) inséré entre les immeubles du quartier de Yûrakuchô, dans l’hypercentre de Tôkyô - N. Aveline, 2002 / 2003

    Ainsi, elle évoque enfin les nouvelles #difficultés en #ville avec « l’arrêt de la hausse quasi-interrompue des prix fonciers depuis 1955 et mis un terme à la #croissance exceptionnelle qui soutenait l’économie ». Ce qui lui permet d’évoquer la nouvelle politique de #revitalisation des villes avec le "#renouvellement urbain" (toshi saisei) […] des "#périmètres #spéciaux d’#intervention d’#urgence" […] (Tôkyô, Osaka et Nagoya) », de manière à stabiliser les #prix pour la #spéculation ; le choix de #développer le #commerce et la #restauration et l’utilisation des « #friches #ferroviaires et #industrielles. »


  • Pays-Bas : Bon marché et toujours disponibles | Presseurop.eu : actualités Europe, cartoons et revues de presse
    http://www.presseurop.eu/fr/content/article/4293281-bon-marche-et-toujours-disponibles

    L’exploitation des travailleurs d’Europe centrale et orientale ne concerne pas que les champs de tulipes : dans les services aussi, on trouve des Tchèques ou des Polonais sous-payés, mal logés et travaillant jusqu’à 20 heures par jour avec des contrats douteux. Extraits.

    Maaike Bos
    Un minibus blanc de l’agence de travail temporaire Werk & Ik est garé devant une enfilade de garages dans une zone industrielle d’Osdorp [un arrondissement d’Amsterdam]. L’un d’entre eux s’avère servir d’habitation à la main-d’œuvre intérimaire tchèque de Werk & Ik.

    Une femme montre les chambres à coucher : cinq réduits faits de panneaux de bois, contenant chacun des lits superposés. Un néon éclaire tout le local, même là où les gens veulent dormir. Il n’y a pas de fenêtre, pas d’aération. Selon certaines estimations, quelque 100 000 Tchèques, Polonais et autres personnes originaires d’Europe centrale et orientale travaillent dans de telles conditions aux Pays-Bas.

    Pas de congés payés

    Werk & Ik – dont le chiffre d’affaires atteint 12 millions d’euros – travaille volontiers avec des Tchèques, surtout à Schiphol, où ils nettoient les avions et s’occupent des bagages. Les travailleurs temporaires sont-ils suffisamment payés pour leur travail ? Non, selon George, étudiant et agent de service tchèque. Henry Stroek, responsable du syndicat national CNV, fait remarquer que George n’a pas reçu sa prime de vacances en 2012. Soit 16,3 % du salaire, qui ne sont jamais versés. "Cela fait beaucoup d’argent, surtout pour quelqu’un qui gagne le salaire minimum”, souligne M. Stroek. Ivan Karels, directeur et propriétaire de l’agence de travail intérimaire, reconnaît que plusieurs Tchèques n’ont pas reçu leur prime de vacances. "Cela nous a échappé. Désormais nous sommes plus attentifs.”

    Un salaire horaire net de cinq euros, indépendamment de l’âge
    Werk & Ik promet, sur son site Internet de recrutement en tchèque Werkczeck.cz, un salaire horaire net de cinq euros, indépendamment de l’âge. Selon M. Stroek, les bulletins de paie de George montrent que, la première année, le salaire brut annoncé a bien été payé, avec les suppléments correspondants pour le travail en soirée et de nuit, mais pas la seconde année.

    Pas de bulletin de paie

    Rewiesh Jibodh, qui au sein de Werk & Ik s’occupe de faire venir les Tchèques aux Pays-Bas et se charge de la planification de leur travail, a une explication : "Evidemment les heures ne correspondent pas toujours. Quand quelqu’un tombe malade et que son remplaçant n’est pas sur la liste, il arrive que les heures travaillées tombent sur le compte du travailleur malade. Mais nous corrigeons toujours les erreurs après ”.

    Un autre problème est que les travailleurs intérimaires ne reçoivent pas leurs bulletins de paie, ce qui est pourtant une obligation légale. George ne les a obtenus que récemment, au moment de quitter les Pays-Bas, quand il a menacé de faire appel à un avocat. "Ils les perdent ou les jettent ”, dit M. Jibodh. "Cela nous coûte que du papier. Je n’en vois pas l’intérêt”. Les bulletins de paie devraient être disponibles en ligne, mais les travailleurs intérimaires interviewés n’ont obtenu ni un nom d’utilisateur, ni un mot de passe. Là encore, cela leur a échappé, admet M. Karels.....

    L’ #exploitation des #travailleurs d’ #Europe-centrale et #orientale
    #économie
    #esclavage
    #Pas-de-congés-payés
    #Pas-de-bulletin-de-paie