• 3RGG | Communiqué : #violences dans les camps fédéraux d’asile

    Le collectif “#3_roses_contre_les_frontières” (#3RGG), qui a publié en mai 2020 un rapport (https://asile.ch/wp-content/uploads/2020/07/3RGG_Immer-ein-Grund-uns-zu-schlagen_2020-11.pdf) dénonçant des violences subies par des personnes résidant au sein d’un centre fédéral d’asile à Bâle, répond au SEM : https://3rgg.ch/wp-content/uploads/2021/04/Stellungnahme-29.4..pdf. Le 27 avril 2021, celui-ci a publié un communiqué (https://www.sem.admin.ch/sem/fr/home/sem/medien/mm.msg-id-83251.html) repris dans plusieurs médias qui informait de l’augmentation des #attaques_violentes contre ses installations, de même qu’en vers ses employé.es. Les auteurs y évoquent “des groupes anonymes qui décrivent la politique suisse d’asile comme étant « inhumaine » et parlent de « camps de réfugiés » pour désigner les CFA. 3RGG dénonce le fait que ce communiqué du SEM connaît un plus grand écho dans les médias que ceux révélant les violences subies par les personnes exilées au sein des centres d’asile fédéraux. Il rappelle également que les milieux militant en faveur du droit d’asile n’ont pas pour habitude d’avoir recours à la mise en danger d’autrui comme méthode de dénonciation.

    Le collectif #3_Rosen_gegen_Grenzen a publié son communiqué (https://3rgg.ch/wp-content/uploads/2021/04/Stellungnahme-29.4..pdf) en allemand le 29 avril 2021 sur son site internet. Nous vous le proposons ci-dessous notre traduction du texte en français.

    Au sujet de la dénonciation des violences dans les centres d’asile fédéraux, vous pouvez relire l’article de la revue VE 178 juin-juillet 2021 “Violences au centre fédéral de Bâle. Quand le système déraille” (https://asile.ch/2020/07/30/enquete-violences-au-centre-federal-de-bale-quand-le-systeme-deraille) et l’éditorial de VE 182 – avril 2021 Centres fédéraux. Du rôle de la société civile (https://asile.ch/2021/04/21/revue-vivre-ensemble-centres-federaux-du-role-de-la-societe-civile).

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    Violence dans les camps d’asile fédéraux – Déclaration des 3 Roses contre les frontières

    29.4.2021

    Dans plusieurs camps d’asile fédéraux suisses, des violences physiques massives ont été commises contre des demandeurs d’asile au cours des derniers mois. Des journalistes issus d’un large éventail de médias, d’ONG et de groupes issus du secteur de la migration ont révélé, à l’aide de recherches élaborées, qu’il y avait eu des attaques violentes de la part du personnel de sécurité dans des cellules sans fenêtre et des pièces sans caméra dans les camps d’asile ; des personnes ont été emmenées à l’hôpital avec des mâchoires cassées ; les suicides ne sont pas rares.
    Ces rapports sont basés sur de nombreux entretiens, des rapports d’hôpitaux, des photographies, des documents internes des camps d’asile et des informations provenant de dénonciateurs, comme dans le cas du camp d’asile fédéral de Giffers (Fribourg).

    En tant que groupe de recherche et de documentation sur le camp d’asile fédéral de Bâle, il est important pour nous de faire entendre la voix des personnes touchées par la violence à un large public. Nous mettons en lumière le contexte et les effets de la violence du personnel de sécurité afin d’y mettre un terme. Malheureusement, nous constatons que la violence n’a pas cessé et qu’un autre sujet fait actuellement la une des journaux : Une employée de SEM signale des actes de violence à l’encontre de son chat ainsi que des manipulations sur les freins de sa voiture. Nous ne pouvons pas imaginer – contrairement à ce qu’évoque la couverture médiatique – que des personnes issues de mouvements sociaux de gauche commettent de tels actes. Cela ne fait tout simplement pas partie des méthodes privilégiées d’action que de mettre en danger des personnes non impliquées ou d’infliger des souffrances aux animaux – nous rappelons également les fortes influences du mouvement de défense des droits des animaux dans cette mobilisation. Nous ne disposons d’aucune information sur ces incidents et ne voulons pas spéculer à leur sujet. Mais nous constatons que le SEM utilise cette situation pour discréditer la critique des centre d’asile fédéraux.

    Ce qui nous frappe : Tous les rapports dénonçant des actes de violence ne suscitent pas le même tollé. Toutes les agressions ne sont pas reprises, punies, condamnées de la même manière. Le fait qu’un demandeur d’asile ait été violemment battu dans un Centre fédéral d’asile, qu’il ait dû être réanimé par des médecins urgentistes, par exemple, n’a guère suscité d’écho. Il est évident que toutes les personnes ne sont pas protégées de la même manière contre les blessures et la violence, il est évident que toutes les vies n’ont pas la même valeur. Ne nous laissons pas abattre. Nous appelons les professionnel.les des médias, les militant.es et la société civile à écouter les personnes qui subissent des violences dans les camps d’asile. Leurs voix ne doivent pas être réduites au silence. Les conditions inhumaines et la violence sont des problèmes structurels des camps. Nous exigeons l’hébergement des demandeurs de protection dans des logements conventionnels.

    https://asile.ch/2021/04/30/3rgg-communique-violences-dans-les-camps-federaux-dasile

    Pour télécharger le rapport de 3RGG :


    https://asile.ch/wp-content/uploads/2020/07/3RGG_Immer-ein-Grund-uns-zu-schlagen_2020-11.pdf

    #centres_fédéraux #centre_fédéral #Suisse #privatisation #ORS #rapport #asile #migrations #réfugiés #hébergement #logement #multinationale #accueil (well...)
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  • #ShutDownORS : Der ORS Service AG kündigen wegen Gesundheitsgefährdung in der Corona-Pandemie

    Covid a éclaté dans le centre de retour d’#Aarwangen, dans le canton de Berne. La prise en charge minimaliste et l’infrastructure inadéquate de l’ORS Service AG créent un danger pour les personnes hébergées dans le centre de retour.
    „Stop Isolation“, le Migrant Solidarity Network (MSN) et les Jurist.e.s Démocrat.e.s Berne (djb) revendiquent :

    - Hébergement immédiat des personnes du centre de retour d’Aarwangen dans des lieux humains et adaptés à la quarantaine. Les locaux doivent être suffisamment spacieux et les installations sanitaires doivent être suffisantes pour que les règles d’hygiène et de distance puissent être respectées.
    - Accès aux tests pour TOU.TE.S les résident.e.s des centres de retour dans le canton de Berne (y compris le transport vers le centre de test).
    – Accès à des soins médicaux adéquats pour ceux et celles qui sont tombé.e.s malades.
    - Paiement de l’aide d’urgence complète de huit au lieu de quatre francs par jour – également pendant la quarantaine.
    – Réalisation d’une enquête indépendante sur les conditions d’hébergement dans les centres gérés par ORS Service AG dans le canton de Berne.
    - Retrait du mandat d’ORS Service AG pour la gestion des centres de retour dans le canton de Berne.

    Plus d’information : https://migrant-solidarity-network.ch, Actualités
    https://act.campax.org/petitions/shutdownors-der-ors-service-ag-kundigen-wegen-gesundheitsgefahrdung-in-d
    #ORS #pétition #résistance #Suisse #Berne #ORS #privatisation #asile #migrations #réfugiés #logement #hébergement #covid-19 #coronavirus

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  • Privatisation de l’asile | ORS, un empire « en construction »
    https://asile.ch/2021/02/03/privatisation-de-lasile-ors-un-empire-en-construction

    Les abonné·e·s de Vivre Ensemble connaissent désormais bien ces trois lettres : ORS. Derrière l’acronyme, une société anonyme suisse qui gère des centres pour demandeurs d’asile sur notre territoire et qui a une claire volonté d’extension. ORS, dont la devise est « Encadrer. Accompagner. Intégrer » a été épinglée, notamment par des associations, pour une […]

  • Les centres pour requérants d’asile doivent améliorer leur gestion de la #violence

    La violence et les conflits devraient être mieux gérés dans les centres fédéraux pour requérants d’asile. Le personnel de sécurité devrait être mieux formé. La commission nationale de prévention de la torture a publié lundi ses nouvelles recommandations.

    Pour la commission, la manière de résoudre les #conflits et la violence laisse à désirer dans ces hébergements et un système de #gestion_des_conflits y fait défaut.

    A plusieurs reprises, le #personnel_de_sécurité des centres fédéraux a utilisé des moyens disproportionnés, relève le rapport sur la base de témoignages. Il s’agit par exemple de l’#immobilisation_corporelle, de l’utilisation de #gels_au_poivre ou du placement en salle de « réflexion ». Des procédures pénales ont été engagées contre des #agents_de_sécurité pour usage arbitraire ou disproportionné de la #force ou d’#abus_de_pouvoir.

    Meilleure formation

    La commission recommande donc une gestion systématique des #plaintes. Cette approche plus transparente permettrait de régler les conflits le plus souvent possible sans faire usage de la force, à dissiper les #malentendus et la #défiance entre les requérants d’asile et le #personnel_de_sécurité. La justice pénale ne se concentrerait que sur les cas qui le justifient.

    Les entreprises de sécurité doivent en outre recruter des employés expérimentés et formés spécifiquement aux charges requises dans un centre fédéral pour requérants d’asile. Elles doivent prévoir une #formation nettement plus longue et plus poussée de leur personnel. Le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) est notamment prié de prévoir des moyens financiers à cet effet.

    La commission nationale de prévention de la torture estime en outre qu’il faut limiter le moins possible la #liberté_de_mouvement des requérants et encourager les autorités communales compétentes à aménager des #horaires_de_sortie étendus. Cette recommandation avait déjà été émise dans son précédent rapport.

    Points positifs

    Dans ses conclusions, la commission relève également plusieurs points positifs. Les requérants d’asile sont en général hébergés dans des conditions répondant aux droits humains et fondamentaux.

    La mise en place de l’enseignement de base pour les enfants et les jeunes en âge de scolarité est saluée, tout comme la création dans le centre de #Kreuzlingen (TG) d’une consultation pour les personnes souffrant de dépendances.

    https://amp.rts.ch/info/suisse/11905402-les-centres-pour-requerants-dasile-doivent-ameliorer-leur-gestion-d

    #centres_fédéraux #asile #migrations #réfugiés #Suisse #centre_fédéral

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    • Centres fédéraux pour requérants d’asile : accès à l’enseignement scolaire de base jugé positivement, potentiel d’amélioration concernant la prévention de la violence et la protection des personnes vulnérables

      La #Commission_nationale_de_prévention_de_la_torture (#CNPT) s’est rendue une nouvelle fois dans des centres fédéraux pour requérants d’asile (CFA) entre 2019 et 2020. Elle publie aujourd’hui les constatations et les recommandations qu’elle a faites à l’occasion de ses visites. La Commission conclut dans son rapport que les requérants d’asile sont en général hébergés dans des conditions conformes aux droits humains et aux droits fondamentaux. Elle juge en particulier positive l’instauration de l’enseignement de base pour les enfants et les jeunes en âge de scolarité et cite en exemple la création, dans un centre, d’une consultation pour les personnes souffrant de dépendances. La Commission estime cependant qu’il existe un potentiel d’amélioration concernant la gestion des conflits, la prévention de la violence et le traitement des plaintes, et rappelle que des progrès doivent être faits s’agissant de l’identification des personnes vulnérables, de l’accès à une prise en charge psychiatrique et, dans certains cas, de l’infrastructure.

      Au cours de ses visites, la Commission a constaté que le personnel de sécurité des centres a eu recours à plusieurs reprises à l’immobilisation corporelle, à des gels au poivre et au placement en salle de « réflexion ». Plusieurs témoins de ces situations jugent que l’intervention du personnel de sécurité était dans quelques cas disproportionnée. Il a été porté à la connaissance de la Commission que des procédures pénales ont de fait été engagées contre plusieurs collaborateurs à la suite de plaintes de requérants d’asile.

      La Commission estime qu’il existe un potentiel d’amélioration considérable en ce qui concerne la prévention de la violence et le traitement des conflits et des griefs de violence. Elle recommande au Secrétariat d’État aux migrations (SEM) de mettre en place une gestion systématique, à bas seuil, des plaintes et de réfléchir à la manière de renforcer l’encadrement afin de réduire les conflits violents. L’introduction prévue d’un plan de prévention de la violence dans tous les hébergements est saluée.

      Le SEM doit en outre veiller à ce que les entreprises de sécurité qu’il mandate recrutent des employés expérimentés et qualifiés et leur assurent une formation approfondie aux spécificités du travail dans un CFA. Les entreprises de sécurité doivent en particulier prévoir une formation nettement plus longue et plus poussée de leur personnel.

      La Commission cite en exemple la création d’une consultation pour les personnes souffrant de dépendances au CFA de Kreuzlingen. Cette mesure, qualifiée de meilleure pratique, a contribué selon divers intervenants à réduire les tensions dans l’hébergement. Le SEM est encouragé à mettre en œuvre des solutions analogues dans ses autres structures également.

      Les rôles des différents intervenants dans les centres et les processus d’identification des personnes vulnérables ne sont pas encore définis avec suffisamment de clarté. La Commission se félicite de ce que le SEM prépare un guide concernant les personnes ayant des besoins particuliers.

      Dans les CFA, la prise en charge psychiatrique se limite généralement aux situations aiguës. Compte tenu de la courte durée des séjours dans les centres, un traitement n’est généralement mis en place qu’après l’attribution de la personne à un canton. La Commission recommande au SEM de procéder à un premier bilan de la situation psychique des requérants à leur arrivée, de manière à pouvoir les rediriger, en cas de traumatisme ou de troubles psychiques, vers des services spécialisés si possible déjà pendant leur séjour au centre. La Commission a pris acte de ce que différentes mesures sont prévues pour faciliter l’accès à une prise en charge psychiatrique.

      La Commission a visité, de janvier 2019 à juillet 2020, les CFA de Boudry, de Balerna, de Chiasso, de l’Aéroport de Genève, de Kappelen, de Kreuzlingen et de la « Via Motta » (Chiasso), ainsi que l’hébergement de la halle 9 à Oerlikon, géré par la ville de Zurich.
      Ces visites se fondent sur les dispositions de la loi fédérale du 20 mars 2009 sur la Commission de prévention de la torture (CNPT), qui prévoit que la CNPT contrôle régulièrement la situation des personnes privées de liberté ou dont la liberté de mouvement est restreinte en application d’une décision des autorités. Le dernier rapport de la Commission sur les conditions dans les hébergements fédéraux pour requérants d’asile date de janvier 2019 (période 2017 - 2018).

      https://www.nkvf.admin.ch/nkvf/fr/home/publikationen/mm.msg-id-82013.html

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      Dans le résumé du rapport en français (le rapprt complet n’est pas disponible en français), pas de mention de #ORS : https://www.nkvf.admin.ch/dam/nkvf/fr/data/Berichte/2020/baz/ber-zus-baz-fr.pdf

      ORS est par contre mentionnée dans le rapport complet en allemand : https://www.nkvf.admin.ch/dam/nkvf/de/data/Berichte/2020/baz/ber-baz-de.pdf

    • Les requérant·e·s doivent davantage être protégé·e·s des violences subies dans les Centres fédéraux d’asile

      Le nouveau rapport de la Commission nationale de prévention de la torture (CNPT) confirme les dysfonctionnements des Centres fédéraux d’asile (CFA) que les associations de défense des migrant·e·s dénoncent depuis plusieurs années : le système de gestion des CFA, de plus en plus privatisé, entraîne des violences, peine à gérer les conflits et à traiter les plaintes. Le recours à la force envers les personnes requérantes d’asile est inacceptable et doit immédiatement cesser.

      Immobilisation corporelle, recours à des gels au poivre ou encore au placement en salle de « réflexion », qui s’apparente en réalité à une sorte de cellule de détention ; c’est ce qui ressort de plusieurs témoignages de requérant·e·s vivant dans différents CFA aux quatre coins de la Suisse. Menée par la CNPT entre 2019 et 2020, cette enquête a révélé l’usage fréquent de moyens disproportionnés par le personnel de sécurité des centres. Plusieurs collaborateur·trice·s font actuellement l’objet d’une procédure pénale à la suite de plaintes de requérant·e·s d’asile.

      Les critiques de la CNPT font écho aux récentes dénonciations de violences par les collectifs Solidarités Tattes à Genève, Droit de rester à Fribourg et Drei Rosen gegen Grenzen à Bâle. Plusieurs personnes résidant au CFA de Giffers dans le canton de Fribourg ont témoigné avoir fait l’objet de graves maltraitances de la part du personnel de sécurité, certaines d’entre elles ayant dû être hospitalisées. Les membres du personnel de sécurité impliqué·e·s n’ont toutefois pas été inquiété·e·s pour leurs actes et travaillent toujours au CFA de Giffers. Des dénonciations similaires ont eu lieu au sujet du CFA de Bâle et au Centre pour requérant·e·s mineur·e·s non accompagné·e·s (RMNA) de l’Étoile à Genève.

      Le système même des CFA est responsable de ces violences : les organismes privés tels que l’ORS proposent des services à moindre coût pour obtenir les marchés publics et évincer ainsi les organismes publics ou associatifs, aux dépens des conditions de vie et de la santé des requérant·e·s. L’organisation asile.ch dénonce depuis de nombreuses années le fait qu’une entreprise puisse réaliser des profits en assurant une mission sociale et publique. Les entreprises de sécurités mandatées (Protectas, Securitas et Verkehrsüberwachung Schweiz AG) soumettent leur personnel à des conditions de travail précaires et ne leur assurent pas une formation approfondie sur les particularités du travail au sein des CFA. Plusieurs témoignages de vigiles dénoncent une « banalisation de la violence ». En outre, la part du budget de la Confédération allouée à la « sécurité » est plus importante que celle consacrée à l’encadrement social et sanitaire dans les CFA alors même que les requérant·e·s sont une population davantage fragilisée que la moyenne.

      Les requérant·e·s doivent bénéficier d’un meilleur encadrement social et médical ; la Confédération doit assurer la protection de ces personnes en réglementant davantage la collaboration avec des entreprises de sécurité privée et en ouvrant plus largement les CFA à la société civile. Les renvois potentiels de personnes lésées doivent être suspendus en attendant le résultat des plaintes pénales déposées contre le personnel de sécurité.

      https://www.humanrights.ch/fr/qui-sommes-nous/commentaire-violences-cfa

  • ODAE-romand | L’envers du décor dans les centres fédéraux
    https://asile.ch/2020/12/30/odae-lenvers-du-decor-dans-les-centres-federaux

    Une demandeuse d’asile a passé près de six mois dans les CFA de Zurich, Boudry et de Giffers. Dans le bulletin d’Augenauf de novembre 2020, elle raconte les conditions de vie, les brimades, vexations et violences quotidiennes qu’elle y a vécues. L’ODAE romand en publie quelques extraits. Nous reproduisons ci-dessous l’article de l’Observatoire romand du droit d’asile […]

  • Le business des réfugiés

    La multinationale zurichoise controversée ORS est spécialisée dans les prestations mêlant « encadrement » et « intégration » pour personnes en demande d’asile ou reconnues réfugiées, ainsi que dans la logistique des camps. (Par Nicanor Ahon)

    Son site vante la présence de l’entreprise dans plus de 100 structures, via plus de 1300 employés encadrant 14’000 personnes. Outre les activités d’ORS en Suisse, la multinationale est déployée en Autriche, Espagne, Allemagne et Italie. ORS aurait également des projets en cours en Slovaquie, l’un des points focaux des politiques anti-migratoires de l’UE. Cette société est présente dans six cantons (Argovie, Berne, Bâle-Ville, Fribourg, Soleure et Zurich). Elle gère ainsi notamment trois des cinq centres d’enregistrement de la Confédération : Vallorbe, Chiasso et Bâle. En Suisse romande, elle s’occupe du Centre d’hébergement fédéral de Perreux-Neuchâtel. (Emanant du Département des affaires sociales de la ville de Zurich « Asyl Organisation Zürich » – AOZ, la deuxième société gérant des centres fédéraux pour requérants d’asile, serait moins critiquée qu’ORS, ndlr).

    Financée par l’UE

    Soucieuse de son financement via les politiques publiques européennes, la multinationale maintient par ailleurs un bureau à Bruxelles pour entretenir des échanges étroits avec les institutions de l’UE. Le tout en prônant une neutralité religieuse, politique et surtout vis-à-vis de la procédure juridique d’asile. On le voit, l’ensemble de ces éléments laissent penser qu’ORS se positionne comme une actrice privée de premier plan dans la gestion de l’encampement en Europe dans le contexte de la crise du « non-accueil des personnes réfugiées ».
    Comme le montre la situation catastrophique dans plusieurs camps européens, la gestion des centres peut s’avérer être un enjeu de sûreté, voire de survie pour les personnes migrantes. Et ORS risque de rafler les contrats traditionnellement attribués aux associations humanitaires et sociales dans l’encadrement des exilé.e.s.

    Dénoncée par Amnesty

    Plusieurs fois pointée du doigt pour de mauvaises conditions de vie dans les camps, entre autres par Amnesty International ou le collectif Droit de Rester, la société intervient néanmoins auprès de nombreuses communes et de quelques cantons en Suisse. Les chiffres et la flexibilité de la multinationale parlent, semble-t-il plus fort que les droits humains, également du côté italien. Une enquête de Valori « Nouvelles de la finance éthique et économique durable »1 spécialisé dans l’économie solidaire, montre qu’un fonds d’investissement londonien contrôle la multinationale zurichoise et spécule sur le financement public des centres dans la péninsule. Les comptes aberrants de la filiale italienne d’ORS et son petit nombre d’employé.e.s ne l’ont pas empêchée de se voir attribuer près de trois millions de francs d’appels d’offres publics en Sardaigne et au Frioul Vénétie-Julienne. Comme en Suisse, plusieurs organisations dont l’Association pour les études juridiques sur l’immigration (ASGI) et le Consortium Italien de Solidarité (ICS) ont dénoncé les conditions déplorables des « services » rendus par ORS aux tarifs toujours plus compétitifs.

    Des liens politiques

    En cause également, les décrets sécuritaires sur l’immigration publiés par l’ancien ministre de l’intérieur Matteo Salvini et les coupes dans les budgets d’accueil qui auraient facilité l’insertion d’ORS (également contrôlée par la société de capital-investissement londonienne Equistone Partners) dans la mise en oeuvre des politiques migratoires. À Bruxelles, Rome ou en Suisse, le lien d’ORS avec le monde politique fait bien partie de ses objectifs annoncés.
    La multinationale s’est dotée en 2017 d’un conseil consultatif pour les questions migratoires. Il est composé de l’ex-conseillère fédérale Ruth Metzler Arnold (PDC), de l’ancien vice-chancelier autrichien Michael Spindelegger, de l’ancien conseiller national Erwin Jutzet (PS), de l’ancienne conseillère d’Etat zurichoise Rita Furher (UDC). Le tout chapeauté par le CEO Jürg Rötheli, ex-directeur de Swisscom et CEO de Clear Channel Suisse (société de pub, ndlr).

    Des camps invivables

    Derrière une neutralité affichée dans sa communication, ORS participe néanmoins à l’isolement des exilé.e.s de la société civile, des journalistes et des défenseur.e.s des droits humains. Une activité non sans impact politique, puisque les conditions du non-accueil sont ainsi dissimulées. Pire, il s’agit de capter des fonds d’un secteur de l’économie publique que les instances étatiques choisissent de négliger, en confiant à ORS la création de camps invivables. Au-delà des conditions de vie atroces constatées dans les centres gérés par la multinationale zurichoise, son positionnement sur le marché de l’encampement en Europe pose une question politique majeure : celle de la marchandisation de la répression anti-migratoire.

    Marchandisation croissante

    Du business des milices libyennes « gérant » les camps au sud de la Méditerranée, à celui des passeurs qui prospèrent des routes maritimes mortifères en passant par celui de Frontex dont la contribution suisse passera à 83 millions de francs en 2027, il ne restera plus beaucoup de personnes pour affirmer avec honnêteté que l’immigration ne représente qu’un coût. Cela sans oublier que les logiques de répression ne disparaissent pas lorsque les camps sont gérés par des acteurs publics ou associatifs. (depuis mars 2019, les procédures d’asile en Suisse sont mises en oeuvre de manière accélérée au sein de six centres principaux, ndlr).
    La fermeture définitive des camps et l’accueil au sein même des sociétés concernées – et pas en structures isolées -ne seraient-elles pas les seules mesures capables de mettre fin à la spéculation financière sur le non-accueil, parallèlement à la défense de l’ouverture de voies sûres et légales pour quitter les zones d’instabilité et de conflits ?

    https://www.gauchebdo.ch/2020/12/04/le-business-des-refugies

    #asile #migrations #réfugiés #privatisation #business

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  • Syrian refugees complain about Gabčíkovo camp

    SYRIAN asylum seekers who have arrived from Austria and are temporarily placed in the refugee camp in Gabčíkovo (Trnava Region) are complaining about alleged bullying and insufficient care of children.

    They have already signed a petition and have tried to meet with the the management of the facility. The management, however, rejects any meetings. Moreover, they say it is only play-acting when talking to media, the Aktuality.sk website reported.

    “They promised us the same conditions as in Austria but the differences here are huge,” a 20-year-old man from Aleppo told Aktuality.sk.

    There are currently more than 400 Syrians accommodated in Gabčíkovo, including 120 children. All of them are seeking asylum in Austria but have been placed in Slovakia based upon the memorandum on cooperation which was signed between Slovakia and Austria earlier this year.

    The refugees mostly complain about bad conditions for children, most of whom have already reached school age. Nobody has yet secured any courses or lessons for them. As it is possible that they may spend up to six months in the camp, it is likely that they will miss a whole year at school, according to Aktuality.sk.

    The only activity for children in the camp is kindergarten, which is only open between 14:00 and 15:00, where every child younger than 18 can go. They mostly have art lessons there. The activity is led by Thawra, one of the facility’s inhabitants, the website wrote.

    The Syrians also complain about problematic medical care. While in Austria there are doctors who come to the refugee camps daily at certain hours, in Slovakia they have to ask for them. According to official information, the paediatrician visits the facility twice a week between 14:00 and 18:00, but the refugees complain that this is not always true, Aktuality.sk wrote.

    According to the memorandum, the medical care should be secured by Austria. The Syrians say that the problem is with ORS Slovakia company which manages the facility and which is also the official contract partner of the Austrian government.

    Additionally, the refugees say they are not happy about the food they receive. They also say that the kitchens are locked at night and they cannot warm food for their babies.

    “These people have escaped from war, I think it is important that they do not sleep on floor and that they have hot meal every day,” Interior Minister Robert Kaliňák said, as quoted by Aktuality.sk, adding that the Gabčíkovo facility is not a hotel.

    #ORS #Slovakia #Gabčíkovo

    https://spectator.sme.sk/c/20063030/syrian-refugees-complain-about-gabcikovo-camp.html

    • Slovakia promotes Gabcikovo camp as answer to refugee problem

      Slovakia, which holds the rotating presidency of the Council of the EU, has showcased the Gabčíkovo camp near Bratislava as an example that intergovernmental solutions can work better than the Commission’s relocation system based on mandatory quotas.

      On Saturday (2 July) the Slovak presidency took a group of 58 Brussels journalists to Gabčíkovo, in the Trnava Region, on the border with Hungary, some 50 kilometres from Bratislava, to showcase a refugee camp run in cooperation with Austria.

      The previous day, the Slovak Prime Minister, Robert Fico, and other officials had stated that Gabčíkovo was a proof that the country was unfairly criticised for not doing enough to share the burden of the refugee crisis the EU is faced with.

      The camp is a former technical university, which was converted in 2015 into a refugee camp for a period of two years, under a bilateral deal with Austria. So far a total of 1,200 Syrian refugees, mostly families, have been settled in the camp. Before coming to Gabčíkovo, all of them applied for asylum in Austria, and agreed to await the decision on their application in Slovakia.

      Slovakia is providing accommodation and food, while Austria has dispatched 22 social workers, who among other things, teach the refugees German.

      Karl-Heinz Grundböck, spokesperson for the Federal Ministry of the Interior of Austria, expressed thanks to the Slovak government for the assistance, which has been particularly helpful when the Austrian asylum system collapsed last summer, with no accommodation available and asylum seekers sleeping on the grass in the Traiskirchen refugee camp near Vienna.

      At present, only 14 refugees are living in the Gabčíkovo camp, but Austria would like the project to be maintained, because as Grundböck explained, the future remained uncertain.

      The total capacity of the camp, of 500 refugees, was reached during the past winter. All asylum seekers accommodated so far have ultimately received asylum and none has fled.

      Bernard Priecel, director of the migration office of the Ministry of Interior of Slovakia, explained that the refugees don’t want to remain in Slovakia, and if they are forcibly relocated there, would disappear “the next day”. He argued that instead of applying the relocation scheme, as decided upon by the Commission, other types of bilateral projects, such as Gabčíkovo, could be replicated across the EU.

      Slovakia takes EU to court over migrant quotas

      Slovakia will launch legal action by next month against an EU quota plan to distribute 160,000 refugees and migrants across the bloc, a justice ministry spokeswoman told AFP today (24 November).

      Asked if the Gabčíkovo camp has ever been visited by the Commission, Priecel said no. United Nations Secretary-General Ban Ki-moon visited the facility in October 2015.

      https://www.euractiv.com/section/justice-home-affairs/news/slovakia-showcases-gabcikovo-camp-as-answer-to-refugee-problem

    • Following Syrian Refugees Into an Unwelcoming Slovakia

      Late last week, after a long journey, a group of 24 young men arrived by bus in a tiny town about an hour outside of Bratislava, Slovakia’s capital city.

      Most of the men had traveled for at least a month from their homes in war-torn Syria, following a path that took them first to Turkey, then across the Aegean Sea and through Greece, Macedonia, Serbia, and Hungary, then into Austria.

      “We lost everything in our country,” says Mahmood Alokla, 24, who came from outside Damascus. “We lost our sisters and our brothers. We paid all our money—and for this. We don’t want it.”

      Alokla and the other refugees who were sent to a camp in Gabčíkovo (pronounced gab-chee-kovo) say they want to stay in Austria. They proudly display their Austrian ID cards. A few have family in the country. But as the result of a deal between Austrian and Slovak leaders, the refugees were put on a bus and moved. Some of them were separated from family members they had traveled with from Syria.

      Years of conflict in Syria, splintered warring factions, and the rise of ISIS have all driven hundreds of thousands of people to seek safer lives elsewhere. The influx of these asylum-seekers—in addition to thousands more fleeing danger zones around the Middle East and North Africa—has lead to concerns and confusion about where they can, and will, end up.

      “I want to be in Vienna,” says Abdelkarim Alorfi, 26, sitting on the crumbling steps of the main building of the refugee’s housing camp. Alorfi was separated from his brother’s family when he left Austria. “I don’t want to be here. The police are watching.”
      Pictures of Syrain refugees in Slovakia

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      Refugees collect their luggage at the camp in Gabčíkovo, Slovakia.
      Photograph by Igor Svítok, Demotix, Corbis

      The camp, made up of a series of run-down buildings belonging to the Slovak University of Technology, has been used to accommodate refugees in the past, but it’s been empty for the last six years. A police car sits in a parking lot, and others drive through on surveillance runs.

      It’s no secret that the Slovak government has been loath to accept asylum seekers from the Middle East as the number reaching Western Europe has grown to what many are calling crisis levels in recent weeks.

      In late July, Slovakia agreed to temporarily house 500 refugees from Austria in the Gabčíkovo camp. In early August, the townspeople staged a referendum that garnered a nearly 97 percent vote against allowing refugees to stay at the camp.

      Reports in mid-August indicated the Slovak government would agree to relocate up to 200 Syrians, and initially suggested that these refugees had to be Christian (the BBC reports that about ten percent of Syrians were Christian before the conflict started).

      Marches against the “Islamisation” of Slovakia and Europe have drawn crowds in Bratislava. The most recent saw an estimated 1,000 protesters just a day before the refugees arrived in Gabčíkovo. Plans for a protest against the acceptance of migrants—initiated by the far-right People’s Party and set to take place in Gabčíkovo, whose residents are mostly ethnic Hungarian—were thwarted by police earlier in September.

      On Tuesday, the EU pushed through a measure that would disperse 120,000 refugees across Europe—with Slovakia taking on fewer than 1,000 initially. Slovakia was one of four countries to vote against the proposal. Following the decision, Slovak Prime Minister Robert Fico continued to hold strong against quotas.

      Alorfi says he thinks he will be in Slovakia for 60 days. Others say five days. One man, speaking on his cell phone a few feet away, shouts over to the rest of the group in Arabic, “Where are we?” A few respond, “Slovakia!”

      The men say they are confused as to why they are in Slovakia. They say they were never told they would be moved out of Austria.

      “We are like animals,” says Dewan Mohammad, 33. “We are here today. We don’t know tomorrow. This is how it is for us Syrians.”
      Picture of Syrian refugees in Slovakia

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      A group of refugees that traveled from Syria to Austria were, to their surprise, moved to Slovakia, where residents have protested their arrival. Tarek Abood (left) and Abdelkarim Alorfi are among many awaiting a decision on their applications for asylum in Austria.
      Photograph by Meghan Sullivan

      The day before the refugees arrived, Slovakia’s health minister Viliam Čislák was out talking with the media about the need to be sure all the migrants were in good health and had been vaccinated. The same day, Prime Minister Robert Fico and Interior Minister Robert Kalinak told reporters that Slovakia, in conjunction with the Czech Republic, was open to creating a corridor through Slovakia to allow safe passage of refugees into Germany, if Germany supported the idea.

      The concern among many Slovaks is that their nation of 5.4 million cannot accommodate a large influx of immigrants, socially or economically. Prime Minister Fico has said that the current system doesn’t control for potential terrorists slipping in under the radar. And Foreign Minister Miroslav Lajcak told NPR on Friday that it doesn’t make sense to give asylum to refugees who, effectively, want to establish themselves elsewhere.

      “Sometimes you feel like no one respects you,” Alokla says. “It’s hard in Austria, but we have friends and family. We come here only because of war. “I hope to just be near my sister. It’s peace for me. As you have family, we have. As you have feelings, we have. After some time, if you see the people, you would respect us.”

      As the refugees head into the cafeteria for a lunch provided by the Slovak government, a local woman pushes her young grandson by in a stroller. When asked what she thinks of the situation, she just shrugs her shoulders.

      She and her neighbors could be seeing more migrants temporarily, or permanently, join their community soon.

      https://www.nationalgeographic.com/news/2015/09/150923-syrian-refugees-arrive-slovakia-protest

    • Slovakian village doesn’t want Austria’s migrants

      Residents of the Slovakian village of Gabcikovo voted in a referendum on Sunday to reject the establishment of a temporary asylum camp to house 500 migrants bound for Austria under an agreement between Bratislava and Vienna.

      About 97 percent of voters said yes to the question “Are you against the establishment of a temporary migrant camp in the building of the Slovak Technical University?”

      According to Teodor Bodo, the head of the referendum’s electoral commission, 2,600 of Gabcikovo’s 4,300 adult residents participated in the vote, with only 102 in favour of hosting migrants.

      Local authorities organised the consultation following a petition signed by 3,150 residents of Gabcikovo. The interior ministry warned however that the outcome of the consultation was not binding.

      “The local referendum is binding on the municipality, but the interior ministry, as an organ of the state is not obliged to act according to its results,” said ministry spokeswoman Michaela Paulenova.

      Slovakia has agreed to house 500 migrants who have applied for asylum in Austria, at the end of a bilateral agreement concluded on July 21st in Vienna and designed to reduce pressure on the neighbouring country’s capabilities for receiving migrants.

      Under this agreement, hailed as “a great sign of solidarity on the part of Slovakia” by Austrian Interior Minister Johanna Mikl-Leitner, Slovakia will pay the cost of accommodation and food for migrants while Austria will assume the personnel costs.

      Mikl-Leitner’s Slovak counterpart Robert Kalinak justified Bratislava’s gesture as a desire to “pay (its) debts” to Austria, which hosted refugees during the time of the Iron Curtain and supported Slovakia’s accession to the EU and the Schengen area.

      “Everything is ready now for Gabcikovo to accommodate migrants from Austria”, Paulenova said. The date of their arrival is however not yet known, she added.

      https://www.thelocal.at/20150803/slovakian-village-opposes-hosting-austrias-migrants

    • Asyl : Ein Schauspiel namens Gabčíkovo

      Ein kleiner Ort in der Westslowakei sollte das Lager in Traiskirchen entlasten. Doch bisher lief nichts nach Plan.

      Wien. „Die Lage hier ist nicht gut. Das Camp ist überfüllt und sie haben uns mit 14 anderen Familien in einen 200 Quadratmeter großen Raum gesteckt“, schreibt ein zweifacher irakischer Familienvater und Arzt der „Presse“ aus dem Flüchtlingslager Traiskirchen. Die Situation sei weiter angespannt, Entlastung geboten, meint auch das Innenministerium. Einen Plan dafür gibt es. Seit Juli. 500 Asylwerber aus Traiskirchen sollen vorübergehend, bis zum Bescheid, in der Technischen Universität im westslowakischen 5000-Einwohner-Ort Gabčíkovo untergebracht werden. Die ersten wurden im Juli, dann im August, später Anfang September erwartet. Es kam immer anders.

      Das Innenministerium in Bratislava ist entnervt: „Zweimal wurden Termine abgesagt, bei denen bereits das Essen für die Flüchtlinge in Gabčíkovo vorbereitet war“, sagt Sprecher Ivan Netík Donnerstagvormittag zur „Presse“. Das sei „nicht sehr nett“ von Österreichs Behörden. „Uns ist es auch egal, aus welchen Lagern die Flüchtlinge kommen“, ergänzt er, während es in Österreich die nächste Meldung über einen abgesagten Transport gibt. 42 Syrer aus dem Zeltlager in Krumpendorf sollten nach Gabčíkovo gebracht werden, denn „wir brauchen die Ressourcen dort wegen der Neuankünfte“, sagt Karl-Heinz Grundböck, Sprecher des Innenministeriums. Der Flüchtlingsstrom mündet nun ja in Österreichs Süden. Die Flüchtlinge wollten nicht. Also stellten NGOs Ersatzquartiere auf. Wieder nichts mit Gabčíkovo.

      Die am 21. Juli vereinbarte Asylkoordination mit der Slowakei stand von Anfang an unter keinem guten Stern. 97 Prozent der Bewohner Gabčíkovos lehnten die Pläne ab. Premier Robert Fico setzte sich (nach Zögern) über die Befragung hinweg. Die Bürger sollen nun aber mit einem besseren Kamerasystem im Ort beruhigt werden. Dann das nächste Problem: Die Gründung eines slowakischen Ablegers der österreichischen Flüchtlingsorganisation ORS zog sich in die Länge (ORS ist vor Ort für Sicherheit und Betreuung zuständig). Bratislava erklärte, es warte auf Dokumente aus Österreich, wo erwidert wurde, man warte auf die slowakische Genehmigung. Am 8. September wurde sie erteilt. Schon davor dürfte man im Innenressort aber erkannt haben, dass der größte Fallstrick anderswo lauert: Asylwerber haben genauso wenig Interesse an Mittelosteuropa wie die Staaten dort an deren Aufnahme. Zwingen kann man niemanden.
      Freiwillige gesucht

      Die Asylwerber sollen nun in Informationsgesprächen für Gabčíkovo erwärmt werden. Was für den Ort spreche? „Eine adäquate Unterkunft“, sagt Grundböck. In Traiskirchen gebe es ja teils Zelte. Mitgrund für das geringe Interesse seien die Bilder aus Ungarn und dass der Eindruck entstanden sei, Deutschland nehme alle auf, sagt Grundböck. Wobei im Smartphone-Zeitalter den Asylwerbern auch die Haltung der Slowakei nicht entgangen sein dürfte, die in der Aussage gipfelte, man akzeptiere nur Christen.

      Gestern trafen dann doch erste Asylwerber in Gabčikovo ein. 18 Syrer wurden aus Salzburgs Schwarzenbergkaserne in den Ort gefahren. Den ersten Transport aus Traiskirchen sollte es erst geben, wenn sich 50 Asylwerber gefunden haben. Auch dieser Plan wurde noch am selben Tag verworfen, als die Ersten aus Traiskirchen nach Gabčíkovo gebracht wurden: Es waren sechs Asylwerber an der Zahl.

      ("Die Presse", Print-Ausgabe, 18.09.2015)

      https://www.diepresse.com/4823691/asyl-ein-schauspiel-namens-gabcikovo

    • En 2004, dans Vivre Ensemble, on parlait déjà de ORS...
      Abri PC du #Jaun Pass :

      La logique de la dissuasion

      Le régime d’aide d’urgence imposé aux personnes frappées de non-entrée en matière (NEM) vise à déshumaniser l’individu. Tout est fait pour leur rendre le séjour invivable et les pousser à disparaître dans la clandestinité, comme le montrent les exemples ci-dessous relevés en Suisse allemande, où les personnes frappées de NEM et les requérants déboutés de la procédure d’asile sont placés dans des « centres d’urgence » ou « centres minimaux » (Minimalzentren). Petit tour des lieux dans les cantons de Berne et Soleure.

      Le canton de Berne, pionnier en la matière, avait déjà concrétisé le principe d’assignation à un territoire (art. 13e LSEE) bien avant l’entrée en vigueur de la loi au 1er janvier 2007, en ouvrant deux centres d’urgence, l’un sur le col du Jaun en juin 2004 et l’autre qui lui a succédé en 2005, sur l’alpage du Stafelalp : « Si notre choix s’est porté sur le Col du Jaun », expliquait la Cheffe de l’Office de la population lors d’une conférence de presse le 7 juin 2004, c’est notamment parce que cette solution « (…) n’incite pas à s’attarder en Suisse. » Et que : « D’autres personnes vont l’utiliser également. Il s’agit de personnes qui ont activement empêché leur renvoi ou qui dissimulent leur identité et qui n’ont pas encore fait l’objet d’une décision de refus d’entrer en matière… ».

      L’abri PC du Jaun

      Un des journalistes présents le décrit ainsi dans le Journal du Jura du 8 juin 2004 :

      « A l’extérieur, des grillages ont été installés afin que le lieu soit un peu isolé, et pour protéger les requérants d’éventuels importuns. (…) Les gens sont répartis dans des chambres de quatre à douze personnes (…) les requérants ne touchent pas d’argent liquide, mais des prestations en nature. Ce sont des bons qu’ils peuvent échanger contre de la marchandise au kiosque tenu par l’ORS (Organisation pour mandats spéciaux et en régie SA) qui gère le centre (…) ».

      Très peu de requérants s’y rendirent ; d’autres s’enfuirent, telle une mère avec une petite fille de deux ans qui vint chercher de l’aide à… Soleure ! Une jeune femme fut hospitalisée, suite à une grève de la faim.

      Sur l’alpage

      A l’abri de protection civile du col du Jaun fermé en novembre 2004, succéda le centre d’urgence du Stafelalp. En 2005, les NEM et d’autres personnes désignées comme des « NIKOS », abréviation de « Nichtkooperativ », ont été logés dans une ancienne colonie de vacances isolée, située sur l’alpage de Stafelalp. Dans ce centre, comme auparavant dans celui du Jaun, les requérants ont été cantonnés dans un périmètre de 2 km autour du centre, avec interdiction formelle de franchir ces « frontières ». Le centre de Stafelalp plus fréquenté que celui du Jaun était considéré comme « trop attractif » pour les autorités, et la durée moyenne de séjour des NEM (52 jours) trop longue. Il fallait trouver autre chose.

      En janvier 2006, le centre fut fermé et les NEM ont été réintégrés dans un centre de transit. Ils ne touchent pas d’argent mais ont droit à trois repas par jour. Ils s’y déplacent plus librement, du moins à pied. Mais le fait qu’ils ne disposent d’aucun pécule pour payer les transports publics restreint leur liberté de mouvement aux alentours et dans la commune de Lyss où est situé le centre.

      Soleure ne fait pas mieux

      Depuis mai 2006 (auparavant ils bénéficiaient d’aide en espèce et aucun hébergement n’avait été mis à leur disposition), les « NEM » soleurois sont logés dans le centre d’accueil pour requérants d’asile situé sur la montagne du Balmberg, mais ils n’y sont pas nourris. Ils y touchent 8 fr. par jour pour leur entretien, versés sur place tous les jeudis par le responsable du centre. Le contrôle de présence est journalier et ceux qui s’absentent perdent leur pécule pour les jours d’absence, voire leur droit à l’hébergement en cas de récidive. Les occupants n’ont pas le droit d’y accueillir des amis pour la nuit. Le visiteur externe doit demander une autorisation au responsable (qui lui est parfois refusée sous divers prétexte) pour y entrer.

      Là-haut sur la montagne !

      Le lieu est isolé. On y trouve trois téléskis et un restaurant, mais aucun magasin, si bien que les requérants frappés de NEM sont obligés d’utiliser l’autobus circulant de Soleure au Balmberg (prix du billet aller et retour : 11 fr.!) pour faire leurs achats et se procurer le nécessaire. Si les requérants d’asile encore en procédure, également logés dans ce centre, bénéficient de tickets de bus gratuits, ce n’est pas le cas des personnes frappées d’une NEM. Ils n’ont le droit de consulter un médecin qu’en cas d’urgence et c’est un des responsables du centre, sans formation médicale, qui prend la décision. Depuis quelques mois, les NEM doivent débourser quelques centimes pour des comprimés : antidouleurs, aspirine etc. (obtenus gratuitement auparavant) distribués sur place par le préposé à la pharmacie.

      Une stratégie efficace

      Le régime drastique, l’isolement et le nombre de descentes de police qui les terrorisent fait qu’au bout de quelques semaines, les NEM soleurois « disparaissent » dans la clandestinité. La méthode, il faut le reconnaître, est efficace et la stratégie de découragement sur laquelle l’Office des réfugiés (actuellement l’Office fédéral des migrations) avait misé dans un rapport de mars 2000 pour se débarrasser des indésirables, a l’air de se réaliser. Les six NEM qui sont encore au Balmberg ne pèsent pas lourd, en regard des centaines de ces « disparus volontaires », soumis dans les centres d’urgence « à une pression psychique insupportable » au point qu’ils ont préféré la clandestinité. Beau résultat pour un pays qui se vante d’être un Etat de droit.

      https://asile.ch/2007/02/05/suisse-allemandecentres-d%e2%80%99urgence-pour-nemla-logique-de-la-dissuasion

    • RTS | Des voix s’élèvent contre la prise en charge des migrants par des entreprises privées

      Amnesty International dénonce la situation dans le centre de migrants de Traiskirchen en #Autriche. L’organisation pointe du doigt la surpopulation et les conditions d’hygiène déplorables qui y règnent. Or ce centre est géré par la filiale autrichienne de l’entreprise privée zurichoise ORS. Une nouvelle qui relance le débat sur l’encadrement des requérants par des privés.

      https://seenthis.net/messages/402089

    • The Corporate Greed of Strangers
      –-> ORS Service AG in Austria and Switzerland

      Other international players like the Swiss company ORS Service AG are also expanding into Germany. ORS in 2015 had five reception centres in Munich.

      ORS Service is based in Zurich in Switzerland and was set up as a private company to work with the Swiss federal government from 1991 to house asylum seekers. For twenty years, through to 2011, although the contract should have been retendered every five years the Swiss government did not put the contract out to tender.

      In 2011 ORS Service outbid European Homecare for the federal contract in Austria for reception centres under the responsibility of the ministry of interior. By the end of 2014, they were providing twelve reception centres including tent camps in Salzburg and Linz and being paid around 22 million euros by the federal government. ORS runs Austria’s main initial reception centre in the town of Traiskirchen, near Vienna, which was designed for around 1700 refugees. By the summer of 2015 over 3,000 refugees were living there, Amnesty International called the ORS camp ‘shameful’, with 1,500 people forced to sleep outside on lawns and nearby roads.

      On its home territory ORS Service works in partnership with the Swiss Securitas private security company in delivering a very controversial reception and accommodation policy which has included remote locations and housing asylum seekers underground in wartime military bunkers. Reception and detention policies have been influenced by Swiss politics which over the past few years have been dominated by the anti-immigrant Swiss People’s Party (UDC) which has become the largest party at the federal level. Currently refugees arriving in Switzerland have to turn over to the state any assets worth more than 1,000 Swiss francs (£690) to help pay for their upkeep, a practice that has drawn sharp rebukes for Denmark.

      https://seenthis.net/messages/465487

    • Quand l’accueil des personnes en exil devient un bizness

      A l’origine, il s’agit d’une agence d’intérim lausannoise créée en 1977 nommée ORS Services SA. En 1992, la société devient ORS Service AG et déménage à Zurich. En 2005, le fondateur de l’entreprise la revend à #Argos_Soditic qui la revend à #Invision en 2009, qui finalement la revend à #Equistone en 2013. Equistone Partners Europe est un fond d’investissement international avec des antennes dans 4 pays européens. ORS déclare un chiffre d’affaires de 65 millions de francs suisses pour 2014, essentiellement en provenance de fonds publics. Selon plusieurs médias, celui-ci atteint 85 millions en 2015 mais son bénéfice n’a jamais été divulgué. Alors quand Claude Gumy, directeur opérationnel à Fribourg dit dans le journal Le Temps « Notre but n’est pas de gagner de l’argent pour le compte d’investisseurs. Nous nous occupons avant tout d’êtres humains », de qui se moque-t-il ? Pour faire des économies l’État suisse délègue la gestion de « l’accueil » a des investisseurs qui après avoir spéculé sur les marchandises et dépouillé les pays pauvres spéculent sur les flux migratoires qu’ils ont ainsi engendrés. Leur entreprise est d’ailleurs réputée pour sa collaboration inconditionnelle avec les services étatique et la police dont les pratiques répressives ne font aucun doute.

      https://seenthis.net/messages/573420

    • Gestion de l’asile | ORS Fribourg : Quand l’État fait la sourde oreille. Business is Business ?

      Pour faire la lumière sur les agissements d’ORS, le mouvement solidaritéS et le collectif Droit de rester ont rédigé un rapport d’une trentaine de pages. Il recense les témoignages de quelques dizaines de personnes : usagèr.e.s d’ORS, bénévoles et travailleurs/euse sociaux/ales. Le groupe s’est confronté à la réticence de certain.e.s témoins potentiels. ORS interdit à ses employé.e.s de parler de l’entreprise à des personnes externes, sous peine de sanctions, même après la fin du contrat.

      https://seenthis.net/messages/786789
      #rapport

    • ODAE-romand | L’envers du décor dans les centres fédéraux

      Une demandeuse d’asile a passé près de six mois dans les CFA de #Zurich, #Boudry et de #Giffers. Dans le bulletin d’Augenauf de novembre 2020, elle raconte les #conditions_de_vie, les #brimades, #vexations et #violences quotidiennes qu’elle y a vécues. L’ODAE romand en publie quelques extraits.

      https://seenthis.net/messages/893672

      Texte original publié par Augenauf (en allemand) :
      https://www.augenauf.ch/images/BulletinProv/Bulletin_106_Nov2020.pdf

    • Lettre ouverte au SEM - Droits humains gravement violés au Centre Fédéral d’Asile de #Boudry : peut-on encore parler d’un centre “d’asile” ?

      Chères et chers journalistes et sympathisant·es,

      Vous trouverez ci-dessous une lettre ouverte que nous avons adressée ce jour au Secrétariat d’Etat aux Migrations, à travers Messieurs Mario Gattiker, Secrétaire d’Etat, et Pierre-Alain Ruffieux, responsable asile pour la Suisse romande. Elle a également été envoyée à Monsieur Jean-Nathanaël Karakash, conseiller d’Etat neuchâtelois en charge du Département de l’Economie et de l’Action Sociale.
      Droits humains gravement violés au Centre Fédéral d’Asile de Boudry : peut-on encore parler d’un centre “d’asile” ?

      –---

      Nous dénonçons depuis longtemps des situations inhumaines au Centre Fédéral d’Asile (CFA) de Boudry (NE)[1], mais les cas de réfugié·es subissant de #mauvais_traitements - le mot est faible - s’accroît de façon préoccupante. Ce qui se passe depuis plusieurs mois maintenant est intolérable et ne peut rester sans réaction de notre part.

      Selon nos informations et observations, nous ne sommes pas face à des cas isolés, mais devant un véritable #système_punitif, qui va au-delà de tout ce qu’on peut imaginer. #Abus_de_pouvoir de certain·es agent·es de sécurité de l’entreprise #Protectas, #mépris et #comportements_racistes qui créent un climat de #peur et poussent à bout certain·es habitant·es du Centre. Visites impromptues du personnel de sécurité dans les chambres, sans frapper, ni dire bonjour, gestion catastrophique des #conflits, sans souci de calmer le jeu, ni d’écouter. "Ils ne savent pas parler, ils répriment”, raconte un habitant du Centre. Des requérant·es jugé·es arbitrairement et hâtivement comme récalcitrant·es sont enfermé·es pendant des heures dans des containers insalubres et sous-chauffés. Plusieurs témoignages attestent d’une salle sans aucun mobilier, avec des taches de sang et des odeurs de vomi et d’urine. Beaucoup en ressortent traumatisés. Une personne s’est récemment retrouvée en état d’#hypothermie [2].

      Les témoignages vont tous dans le même sens : peur de porter #plainte par #crainte des conséquences pour sa procédure d’asile ou par crainte de recroiser les mêmes agent·es de sécurité. Mais les faits sont là : utilisation abusive du #spray_au_poivre, #plaquages_au_sol, #insultes_homophobes, #harcèlement envers des personnes vulnérables et #hospitalisations suite à l’#enfermement dans des cellules. Plusieurs #tentatives_de_suicide sont attestées et il y a eu #mort d’homme : le 23 décembre, un requérant d’asile est décédé aux abords du Centre de Boudry. Il s’agissait d’une personne vulnérable, suivie en psychiatrie et qui avait déjà tenté de se suicider. Alors que cette personne avait besoin d’aide, à plusieurs reprises, le personnel de sécurité de Protectas lui a refusé l’accès au Centre, du fait de son état d’ivresse.

      A Boudry, la #violence est banalisée. Au lieu d’apaiser les conflits, les agent·es de Protectas les attisent. Des membres du personnel de sécurité abusent de leur pouvoir en faisant régner leurs propres lois. Ainsi, alors que les #cellules_d’isolement ne sont prévues que pour protéger les requérant·es d’asile et le personnel du CFA de personnes ayant un comportement violent et pour une durée n’excédant pas deux heures[3], on constate que la réalité est tout autre. Le moindre dérangement est réprimé par un #enfermement_abusif et qui dépasse souvent le temps réglementaire, allant jusqu’à un #isolement d’une nuit entière. Nous avons eu connaissance d’un mineur qui a été enfermé alors que le règlement l’interdit. De telles #privations_de_liberté sont illégales. Pour échapper à ces mauvais traitements, beaucoup quittent la procédure d’asile en cours de route.

      Les droits humains sont violés dans les CFA, en toute impunité, dans un #silence de plomb que nous voulons briser. Ce qui se passe à Boudry se passe aussi ailleurs[4] et c’est la conséquence d’une logique de camps. C’est tout un système que nous dénonçons et non pas des dysfonctionnements ponctuels.

      ***

      Face à cette gestion désastreuse et les drames humains qu’elle entraîne, nous demandons qu’une enquête indépendante soit ouverte établissant les faits en toute objectivité. En accord avec les personnes qui ont pris contact avec Droit de Rester, nous sommes prêt·es à témoigner.

      Nous demandons que des mesures concrètes soient prises pour mettre fin à ce système défaillant, qui transforme les CFA en prisons. Il n’est pas normal que le budget alloué à l’encadrement sécuritaire par le SEM soit plus important que celui consacré à l’encadrement social et sanitaire dans les CFA. Il est nécessaire de renverser la vapeur en engageant des professionnel·les du travail social et de la santé en nombre suffisant et ayant pour mission de soutenir, d’écouter, de soigner et de répondre aux besoins spécifiques des requérant·es d’asile. Ceci dans l’optique de créer un climat de bienveillance, réparateur des traumatismes vécus sur la route de l’exil par les personnes dont ils-elles ont la charge. Actuellement, les agent·es de sécurité ont des prérogatives immenses qui ne devraient absolument pas leur être confiées en raison d’un manque de formation flagrant.

      Nous demandons la suppression immédiate de ces cellules-containers et la refonte complète du régime de sanctions.

      Nous exigeons la fin de la privatisation du domaine de l’asile ; l’arrêt de toute collaboration avec des entreprises de sécurité ou d’encadrement privées de surcroit cotées en bourse (telles que Protectas, Securitas ou ORS) dans le cadre des CFA et autres lieux d’hébergement. L’asile n’est pas un business. L’argent attribué à ces tâches par l’Etat doit revenir à des structures sociales et de soins publiques.

      Nous exigeons transparence et respect du droit suisse et international. Actuellement les CFA sont des boîtes noires : les règlements internes sont inaccessibles, les requérant·es d’asile n’obtiennent pas les rapports des sanctions prononcées à leur encontre, rapports rédigés par Protectas dont le contenu varie à leur guise afin de justifier les sanctions aux yeux du SEM. Toute sanction devrait être prononcée par du personnel cadre du SEM.

      Nous demandons l’introduction d’un organe de médiation indépendant de gestion des plaintes vers qui les requérant·es d’asile lésé·es pourraient se tourner. Finalement, il est nécessaire d’ouvrir les portes des CFA aux organisations et personnes de la société civile – comme c’est notamment le cas en Hollande, pays dont la Suisse s’est inspirée pour mettre en œuvre le système actuel – afin de rompre l’isolement et de cesser avec ces zones de non-droit.

      Nous demandons aussi la fermeture du Centre spécifique des Verrières, restreignant la liberté de mouvement de ses occupants de par son emplacement-même et conçu comme un centre punitif. C’est de soutien psychologique et de soins dont les requérant·es d’asile, y compris celles et ceux qui sont jugés récalcitrant·es, ont besoin à leur arrivée. L’équité des soins par rapport à ceux offerts à la population résidente doit être effective. Ce sont l’isolement, l’exclusion, la promiscuité et l’armada d’interdits qui accentuent les traumatismes, les addictions, le stress et les tensions. Stop à la logique de camp !

      C’est une alerte que nous lançons. Nous espérons qu’elle sera entendue et attendons qu’elle soit suivie d’effets dans les meilleurs délais.

      Contact médias :
      Denise Graf, 076 523 59 36
      Louise Wehrli, 076 616 10 85
      Caterina Cascio, 077 928 81 82

      [1] Voir par exemple ici : https://rester.ch/wp-content/uploads/2020/05/2020.05.28_Communiqu%C3%A9_de_presse_camp_nous_d%C3%A9non%C3%A7ons-1.pdf ou là : https://www.canalalpha.ch/play/minimag/episode/3819/risque-de-suicide-quel-soutien-psy-pour-les-migrants-a-boudry

      [2] Le 17 février, la radio RTN révèle un cas d’hypothermie survenue au centre de Boudry 2 jours plus tôt : https://www.rtn.ch/rtn/Actualite/Region/20210215-Etat-d-hypothermie-au-Centre-de-Perreux.html

      [3] Voir à ce sujet les p. 51-52 du Plan d’exploitation Hébergement : https://www.plattform-ziab.ch/wp-content/uploads/2020/10/SEM_PLEX_2020.pdf

      [4] A ce sujet, sur les violences au Centre de Giffers : https://asile.ch/2020/06/23/le-courrier-violences-a-chevrilles, sur celles au centre de Bâle : https://3rgg.ch/securitas-gewalt-im-lager-basel , témoignages récoltés par Migrant Solidarity Network (1 et 2), ici le rapport de la Commission Nationale de Prévention de la Torture : https://asile.ch/wp-content/uploads/2021/01/CNPT_CFA_DEC_2020-fr-1.pdf et là le communiqué de humanrights.ch : https://www.humanrights.ch/fr/qui-sommes-nous/commentaire-violences-cfa

      Lettre reçu via la mailing-list Droit de rester, le 12.03.2021

    • Les conséquences de l’asile au rabais

      Le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) est enfin sorti de son mutisme. Mercredi, sous pression, après d’énième révélations sur des cas de mauvais traitements dans les centres d’asile, il a annoncé qu’il mandatait une enquête indépendante concernant plusieurs cas de recours excessif à la force.

      C’est une avancée car, jusqu’ici, l’institution n’avait jamais reconnu de dysfonctionnements. Alors que quatre plaintes avaient été déposées contre la société de sécurité #Protectas en juin dernier par des demandeurs d’asile blessés au centre de #Chevrilles, il n’avait pas bronché, déléguant d’éventuelles sanctions à la société privée. Plus d’un an après, justice n’a toujours pas été rendue. Certains plaignants ont été expulsés…

      Le SEM affirme avoir aussi suspendu 14 membres du personnel de sécurité impliqués dans différentes affaires, notamment pour un recours abusif à des « #salles_de_réflexion », que certain·es nomment « salles de torture ». Berne a été sommé de réagir suite à un enregistrement clandestin qui prouve que les agent·es n’hésitent pas à falsifier des rapports dans le but de justifier le recours à la violence. Le SEM a annoncé qu’il allait réexaminer les modalités de recrutement du personnel de sécurité et leur formation.

      C’est un premier pas, mais insuffisant. Quatorze suspensions pour combien d’incidents impunis ? « J’ai vu des gens se faire tabasser sous mes yeux… la plupart ne portent jamais plainte. Si tu te plains, tu peux être sûr que les sévices doubleront », nous confiait hier un homme qui a résidé au centre de #Boudry et de Chevrilles.

      Les associations actives dans le domaine de la migration dénoncent depuis des années le processus de #privatisation de l’asile. La Confédération recoure à des sociétés privées pour assurer la sécurité et l’encadrement dans ses centres. Or, ces entreprises ont pour objectif de faire du profit. Il n’est pas étonnant qu’elles lésinent sur les moyens. Recrutements à la va-vite, formations inexistantes et contrats précaires engendrent des situations explosives où le personnel est démuni face à une population au parcours extrêmement difficile.

      La Suisse doit faire mieux, elle en a les moyens. Alors que des personnes cherchent ici protection, elles rencontrent violence et mépris. Il est inacceptable que nos impôts continuent à financer un système arbitraire perpétuant une terreur que les personnes migrantes ont fuit au péril de leur vie.

      https://lecourrier.ch/2021/05/06/les-consequences-de-lasile-au-rabais

    • Documentation | Violences dans les centres fédéraux d’asile

      Depuis plusieurs mois en Suisse des cas de violences perpétrées dans et autour des centres fédéraux d’asile (CFA) ont été dénoncés. Sans changements significatifs opérés, d’autres sont à craindre. Pour que les personnes réfugiées ne soient pas à nouveau des victimes isolées, il est important d’apporter un regard externe sur ce qui se passe au sein des CFA. Ces questions touchent à la cohésion sociale. Le 5 mai 2021, les résultats d’une enquête de médias associés ont été présentés au public (https://www.rts.ch/info/suisse/12175381-bavures-et-rapports-trafiques-la-securite-derape-dans-les-centres-feder), révélant à nouveau des exactions commises par les employé.es des sociétés de sécurité envers des résident.es. Le Secrétariat d’État à la migration (SEM) a réagit par voie de presse (https://www.sem.admin.ch/sem/fr/home/sem/medien/mm.msg-id-83389.html) en annonçant l’amorce d’une enquête indépendante. Les médias et la société civile jouent un rôle essentiel pour faire la lumière sur des questions de sécurité publique et de respect des droits humains.

      Le 5 mai dernier les résultats d’une enquête de la RTS (https://www.rts.ch/info/suisse/12175381-bavures-et-rapports-trafiques-la-securite-derape-dans-les-centres-feder), SRF et la WOZ a été rendue publique. En s’appuyant sur des enregistrements et témoignages, elle documente plusieurs exactions commises par les personnes en charge de la sécurité dans différents centres fédéraux d’asile. “Des rapports sont parfois truqués par les agents de sécurité pour se couvrir. En réaction à ces révélations, le Secrétariat d’État aux migrations a fait suspendre 14 de ces employés de sociétés privées et lance une enquête externe” (RTS). Le téléjournal de midi, de 19h30 et l’émission Forum en ont parlé. Le matin même, le SEM a publié un communiqué annonçant avoir été informé du recours à des “mesures coercitives disproportionnées” de la part d’agent.es de sécurité. Demandé depuis plusieurs années par la société civile, il annonce avoir chargé l’ancien juge Niklaus Oberholzer d’une enquête indépendante et vouloir réfléchir au recrutement et à la formation de ces personnes . Le quotidien Le Courrier (https://lecourrier.ch/2021/05/05/quatorze-agent%c2%b7es-de-securite-suspendu%c2%b7es) est allé à la rencontre du collectif Droit des rester Neuchâtel qui doute de ces dernières mesures : « Nous demandons que ce soit des entités publiques à but non lucratif qui gèrent l’encadrement. Celles-ci doivent engager des professionnel·les de la médiation, du travail social, de l’interculturalité et de la santé. »

      Avant cela, le 28 avril 2021 le Secrétariat d’État à la migration (SEM) avait publié un communiqué (https://www.sem.admin.ch/sem/fr/home/sem/medien/mm.msg-id-83251.html) déplorant l’augmentation des menaces envers les centres d’asile fédéraux (CFA). Il y est fait état de déprédations faites aux bâtiments, mais également de menaces et de mises en danger d’employé.es du SEM. Dans le viseur, des « groupes de gauche radicale » qui feraient appel via leur site à des actes de vandalisme, ou même appel à la violence envers des employé⸱es. Les associations de défense du droit d’asile ont condamné de tels procédés. La Plateforme Société civile dans les centres fédéraux s’est positionnée (https://mailchi.mp/d2895a50615c/neuigkeiten-baz-nouveauts-cfa) en rejetant toute forme de violence. Le collectif bâlois 3RGG -auteur d’un rapport répertoriant les actes violents envers les personnes requérantes d’asile au sein du centre fédéral d’asile du canton de Bâle (BässlerGut) – se distancie également de ces méthodes (https://asile.ch/2021/04/30/3rgg-communique-violences-dans-les-camps-federaux-dasile) qui ne sont pas les leurs. Ses auteurs regrettent que leurs appels à se mobiliser contre les violences impunies du personnel de sécurité envers des résident⸱es isolé⸱es n’ait connu que peu d’échos dans les médias et dans la vie des centres en conséquent.
      Jusqu’ici ce sont d’autres types de dénonciations de violence en lien avec les CFA qui ont été exprimées. En 2021, au CFA de Boudry (NE) c’est un cas d’hypothermie (https://lecourrier.ch/2021/02/17/hypothermies-au-centre-dasile) pour une personne placée en « cellule de dégrisement » qui a servit de révélateur à ce que Droit de rester Neuchâtel décrit comme un « réel système punitif ». En 2020, dans le centre de renvoi de Giffers, quatre #plaintes (https://asile.ch/2020/09/22/solidarite-tattes-giffers-visite-aux-requerants-qui-ont-denonce-des-violences) ont été déposées contre la société de sécurité Protectas pour des exactions envers des résident.es. A BässlerGut, le travail d’enquête (https://asile.ch/2020/07/30/enquete-violences-au-centre-federal-de-bale-quand-le-systeme-deraille) poussé qu’avait publié le collectif 3 RGG faisait état de violences graves perpétrées par des personnes en charge de la sécurité envers les personnes résidentes, avec des processus de dénonciation inefficient à l’interne. La commission nationale de prévention de la torture (CNPT) après une visite au sein de plusieurs CFA en janvier 2021 suggérait elle aussi des améliorations (https://asile.ch/2021/01/20/cnpt-rapport-dobservation-des-centres-federaux-dasile-la-violence-pointee-du-d) concernant la gestion des conflits, la prévention de la violence et la gestion des plaintes. Une des réponses offerte par le SEM est celle de la réouverture du centre spécifique des Verrières pour accueillir les personnes qui « représentent une menace pour elles-mêmes ou pour autrui ». L’OSAR s’inquiète (https://www.osar.ch/communique-de-presse/centre-des-verrieres-les-requerants-dasile-doivent-beneficier-dune-representati) de cette mise à l’écart pour des personnes généralement fragilisées. Selon l’organisation, il vaudrait bien mieux miser sur la prévention de la violence et renforcer l’encadrement.

      Liées à des conditions structurelles, ces dénonciations de part et d’autres ne s’arrêteront probablement pas là. Dans ce jeu du chat et de la souris, les médias et la société civile jouent un rôle important pour faire la lumière sur des dynamiques en présence. L’éditorial du dernier numéro de la revue Vivre Ensemble le rappelait : ” […] les centres fédéraux réunissent les deux ingrédients de la violence institutionnelle : fermés d’accès au regard public, ils donnent au personnel un pouvoir énorme sur une catégorie de personnes. Or, les véritables garde-fous à l’impunité et à l’arbitraire se situent du côté de la transparence. Et la société civile est bien là, du côté des victimes, et ne manque pas de le lui rappeler. “

      https://asile.ch/2021/05/07/documentation-violences-dans-les-centres-federaux-dasile

  • „Wir beziehen die Asylbewerber mit ein“

    Von „Flüchtlingsindustrie“ will die ORS nichts wissen. Der Dienstleister betreibt Flüchtlingsunterkünfte und sieht sich als seriöses Unternehmen in einem sehr sensiblen, politischen Bereich.
    ORS-Chef Moll-Thissen hat nach eigenen Angaben keine Renditevorgabe.

    In der Flüchtlingsbetreuung sind nicht nur karitative Organisationen tätig, sondern auch private Dienstleister wie ORS mit Sitz in der Schweiz. ORS-Chef Stefan Moll-Thissen erklärt im Interview, wie sein Unternehmen wirtschaftlich an die Aufgabe herangeht. Renditevorgaben, so versichert er, habe er nicht – obwohl ORS im Mehrheitsbesitz eines Finanzinvestors ist.

    Herr Moll-Thissen, was kann ein privater Servicedienstleister in der Flüchtlingsbetreuung besser als Arbeiterwohlfahrt, Rotes Kreuz oder die Diakonie?

    Darum geht es nicht. An vielen Standorten müssen in kürzester Zeit Betreuungsstrukturen für die Asylbewerber aufgebaut werden, die ihren Alltag regeln und einen sicheren Betrieb der Flüchtlingsunterkunft sicherstellen. Wir bieten diese Strukturen, die wir in einer Vielzahl von Prozessen vom Eintritt in die Unterkunft bis zum Austritt definiert haben und die immer gleich verwendet werden können. Diese Flexibilität ist angesichts der hohen Flüchtlingszahlen gefragt.

    Ihre Eigentümer kommen aus der Finanzwirtschaft. Das sind Eigner, von denen bekannt ist, dass sie eine ordentliche Verzinsung ihres Kapitals sehen wollen. Das lässt den Schluss zu, dass Sie vom Elend der Flüchtlinge profitieren.

    Als privates Unternehmen braucht man einen Hauptaktionär – der ist in unserem Fall eine Beteiligungsgesellschaft. Letztendlich ist ihm bewusst, dass er in einem sehr sensiblen, politischen Bereich tätig ist. Für mich als Verantwortlicher ist es entscheidend, dass die Firmenführung in keiner Weise tangiert wird durch Ziele, die der Hauptaktionär hat.

    Da gibt es also keine Renditevorgaben?
    Nein, gibt es nicht. Das ist in diesem Bereich einfach nicht möglich, weil die Zahl der Flüchtlinge langfristig Schwankungen ausgesetzt ist.

    Mit welchem Vorlauf kommen Sie an die Aufträge heran? Nehmen wir Eschbach, das etwa 25 Kilometer südlich von Freiburg liegt, als Beispiel.

    Für Eschbach hat der Landkreis Breisgau-Hochschwarzwald Angebote eingeholt. Das war eine freihändige Vergabe. Wir haben den Zuschlag erhalten und mussten in zwei bis drei Wochen bereit sein, knapp 500 Flüchtlinge betreuen zu können. Es mussten Betten zugeteilt und Hygieneartikel verteilt werden. Auch die Verpflegung musste sichergestellt werden. Insgesamt arbeiten in Eschbach rund 15 Mitarbeiter, von denen acht neu rekrutiert werden mussten. Gerade im aktuellen Migrationsstrom sind wir aber gezwungen, auch mal innerhalb von 48 Stunden eine Unterkunft zu eröffnen.

    Welche Dienstleistungen gehören zu den Aufträgen?

    Das hängt davon ab, in welchem Bereich der Auftraggeber Unterstützung braucht. Hier in Gundelfingen im Breisgau (sechs Kilometer nördlich von Freiburg, d. Red.) gestalten wir zusammen mit den Flüchtlingen den Alltag. Im Grunde genommen geht es um die Kunst, ein geordnetes Zusammenleben zu ermöglichen, ob es nun 150 oder 500 Personen sind. Wir sind die direkten Ansprechpartner vor Ort in Zusammenhängen mit Konflikten, Fragen des Alltags, des Kochens, der medizinischen Versorgung oder der Reinigung. Letzteres erbringen wir gemeinsam mit den Flüchtlingen.

    Die Flüchtlinge arbeiten also?

    Wir bieten ihnen Ein-Euro-Jobs. Die Reinigung der einzelnen Zimmer gehört nicht dazu. Das ist ihr Zuhause, da ist es wichtig, dass sie Sauberkeit selber halten und den Haushalt selbstständig und eigenverantwortlich führen. Aber für die Gänge, die Treppen, die Gemeinschaftsräume, das Spielzimmer für die Kinder und außerhalb der Unterkünfte gibt es Reinigungs-Jobs. Auch die Wäsche wird durch die Asylbewerber gemacht. So strukturieren sie nicht nur ihren Tag, sondern verdienen auch etwas Geld, einen Euro pro Stunde.

    Sollte dafür nicht ein professioneller Reinigungsdienst zuständig sein?

    Die Frage stellt sich ab und zu bei sehr kurzen Aufenthaltsdauern, aber wir machen seit 23 Jahren gute Erfahrungen damit. Es sind sehr viele Flüchtlinge gerne bereit, etwas zu tun. Das ist Teil unseres Konzepts, die Asylbewerber in den Alltag mit einzubeziehen. Hier in Gundelfingen sind es zehn bis 15 Jobs, die zwischen ein bis drei Stunden Arbeitszeit in Anspruch nehmen.

    Ist die ORS auch für den Sicherheitsdienst zuständig?

    Nein, den Sicherheitsdienst decken wir nicht ab. Wir sind ein Betreuungsdienstleister. Die Aufgaben der Betreuung und Sicherheit sind getrennt. Falls die zuständige Behörde das von uns wünscht, suchen wir einen geeigneten Subunternehmer. Das war so im Flüchtlingsquartier Funkkaserne in München; auch in diversen anderen Unterkünften, die wir im Auftrag des österreichischen Innenministeriums führen, ist das der Fall.

    Welche Faktoren spielen bei der Auswahl eine Rolle?

    Wichtig sind für uns die Unternehmensgröße, die rasche Reaktionszeiten ermöglichen, die Erfahrung in dem Bereich und die Professionalität.

    Was ist mit den finanziellen Aspekten, wie teuer darf ein Sicherheitsdienst sein?

    Natürlich ist das nicht ganz unwichtig. Aber wir wählen sicher nicht den günstigen Anbieter. Wenn wir gleichzeitig für den Sicherheitsdienst verantwortlich sind, dass der Betrieb so gut wie möglich läuft, dann will ich die Gewissheit, dass ich einen Partner habe, der entsprechend das bestmögliche Personal bietet und bei Schwierigkeiten schnell und vor allem richtig reagiert.

    In der Betreuungseinrichtung in Eschbach gab es zum Jahreswechsel eine Massenschlägerei, an der 40 Flüchtlinge beteiligt waren. Wie kam es dazu? Hat der Sicherheitsdienst versagt?

    Der Auslöser war ein Missverständnis zwischen einem Bewohner und einem Besucher, die unterschiedlicher Ethnien waren. Die Bewohner hatten einen Spaß gemacht, den der Besucher falsch verstand. Daraufhin kam es beim Kochen zu einer Rauferei zwischen zehn bis 15 Leuten. Als Massenschlägerei würde ich das nicht bezeichnen. Denn als die Polizei eintraf, hatte sich die Situation bereits wieder beruhigt.

    Sie haben vorhin das Kochen erwähnt. Kochen die Flüchtlinge selbst? Gibt es keinen Catering-Dienst?

    Nein. Die Flüchtlinge gehen selbst einkaufen und bereiten gemeinsam ihr Essen vor. Das hat für sie einen sozialen Charakter.

    Aber zahlen müssen die Flüchtlinge im Supermarkt dann aus der eigenen Tasche?

    Das ist richtig. Dafür erhalten sie Geldleistungen nach dem Asylbeweberleistungsgesetz.

    Schauen wir die betriebswirtschaftliche Seite an: Bekommen Sie vom Landkreis je nach Dienstleistung pro Flüchtling einen bestimmen Betrag gezahlt?

    Die Verrechnung der Leistung ist je nach Leistungsumfang unterschiedlich. Um eine Betreuung während 168 Stunden in der Woche sicherstellen zu können, benötigen wir ene bestimmte Teamgröße. Diese ist primär unabhängig von der Anzahl Bewohner, also der Auslastung einer Einrichtung. Deshalb bekommen wir grundsätzlich auch keinen Satz pro Kopf. Die Kosten steigen nicht pro Kopf, sondern in bestimmten Intervallen von jeweils ungefähr 150 Flüchtlingen oder in Abhängigkeit der Leistungen oder der Unterkünfte. Je mehr Flüchtlinge es sind, umso stärker muss der Personaleinsatz sein.

    Sie machen doch intern zumindest eine Kostenrechnung. Unterm Strich müssen sie am Jahresende schließlich mit einem Gewinn abschließen.

    Meine Herausforderung als Geschäftsführer ist, dass am Ende des Jahres etwas übrig bleibt. Das funktioniert bei uns nur, in dem haushälterisch mit den Mitteln umgegangen wird, die wir von den Behörden erhalten. Wir haben aber keine Vorgaben, was den Gewinn oder die Rendite betrifft.

    Die Betreuung der Flüchtlinge ist Arbeit auf Zeit. Was passiert mit ihren Mitarbeitern, wenn das Betreuungsverhältnis endet?

    Überwiegend haben wir festangestellte Mitarbeiter. In Flüchtlingsunterkünften, die beispielsweise nur für sechs Monate bestehen, stellen wir aber auch Mitarbeiter mit entsprechend befristeten Verträgen an. Das wird den Bewerbern aber auch von Anfang so kommuniziert.

    Ist es schwer in Deutschland an diese Leute zu kommen?

    Ausgebildete Sozialarbeiter zu finden, ist anspruchsvoll. In Ingolstadt und München, wo wir Unterkünfte betreuten, ist die Arbeitslosigkeit sehr gering. Da braucht es manchmal mehr Zeit und Aufwand, die passenden Mitarbeiter zu finden. Aber mit etwas Engagement und mehr Kreativität, was die Anzeigen betrifft, zeigt sich, dass wir es immer schaffen, geeignete Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter zu finden.

    Werden die Mitarbeiter nach Tarif bezahlt?

    Nein, wir sind in Deutschland an keinen Tarifvertrag angeschlossen. Wir zahlen marktübliche und faire Löhne und das überprüfen wir auch regelmäßig.

    Haben Sie weitere Pläne in Deutschland? Wollen Sie expandieren?

    Uns ist die geographische Nähe zur Schweiz wichtig. Aber dass wir Aufträge aus dem Norden Deutschlands annehmen, ist nicht ausgeschlossen. Wir wägen jedes Angebot sorgfältig ab und schauen, ob es machbar ist. Und wir haben gesehen, dass unsere Dienstleistung bei den Behörden angesehen ist. In diesem Sinne möchten wir gerne in Deutschland präsent bleiben.

    #ORS #Germany #interview #Stefan_Moll-Thissen

    https://www.stuttgarter-zeitung.de/inhalt.dienstleister-ors-wir-beziehen-die-asylbewerber-mit-ein.9

  • Flüchtlingsunterkunft Colditzstraße ist erweitert worden

    Mit einem Tag der offenen Tür wurde kürzlich die Renovierung und Erweiterung der Gemeinschaftsunterkunft für Geflüchtete in der Colditzstraße 32 gefeiert. Rund 160 Menschen, die bis vor Kurzem noch in den Tempohomes auf dem Tempelhofer Feld untergebracht waren, sind inzwischen dorthin umgezogen.

    Die Unterkunft in der Colditzstraße nahe dem Tempelhofer Hafen besteht aus drei Gebäudeteilen samt Innenhof. Gebaut wurde der frühere Bürokomplex im Jahr 1930. Vor vier Jahren eröffnete dort zunächst eine Notunterkunft. Später folgten eine längere Umbauphase und Betreiberwechsel. Seit Februar 2018 betreibt die auf Betreuung und Integration von Asylsuchenden spezialisierte ORS Deutschland GmbH die Einrichtung im Auftrag des Landesamts für Flüchtlingsangelegenheiten (LAF). „Ich wünsche den vielen neuen Bewohnern eine gute, ruhige und angenehme Zeit“, sagte Integrationssenatorin Elke Breitenbach (Die Linke) in ihrer Eröffnungsrede. Mit dem Ausbau konnte die Kapazität von 415 auf 431 Plätze erhöht werden. Aktuell sind jedoch noch nicht alle Plätze belegt.

    Rund ein Drittel der Bewohner ist alleinstehend, zwei Drittel sind Familien mit Kindern. Sie kommen unter anderem aus Afghanistan, Syrien, dem Irak, Eritrea, Nigeria und Ländern Osteuropas. Auf fünf Etagen sind sie in Zwei- und Drei-Bett-Zimmern untergebracht. Im Erdgeschoss sind die Wohnräume barrierefrei. Es gibt eine zentrale Waschküche mit Waschmaschinen und Trocknern. Pro Etage existieren zwei Gemeinschaftsräume, drei Gemeinschaftsküchen mit Herden, Spülen und Esstischen sowie 15 Duschen und Toiletten. Die Zimmer sind mit Betten, Spinden, Tischen, Stühlen, Regalen, einem Kühlschrank und einem Besteck- und Geschirrset ausgestattet. In Projekträumen bieten die insgesamt zwölf ORS-Mitarbeiter unter anderem Hausaufgabenhilfe, Deutschunterricht und Integrationskurse an. Im Haus gibt es auch eine Kinderbetreuung. Für Sport- und Freizeitangebote stehen im Innenhof ein Basketballplatz sowie eine Tischtennisplatte zur Verfügung. Ein Spielplatz wird bereits geplant und soll bald folgen.

    „Die meisten Probleme haben wir gelöst“, zeigte sich Bürgermeisterin Angelika Schöttler (SPD) nach Verzögerungen bei den Baumaßnahmen und den Betreiberwechseln in der Vergangenheit zufrieden. Sie sei von der Qualität der Gemeinschaftsunterkunft und der „ganzen Reihe von Angeboten“ überzeugt. Neu am Standort Colditzstraße sind unter anderem rund 160 Menschen, die zuvor in einem Tempohome auf dem Tempelhofer Feld gewohnt haben. Zu Hochzeiten waren es dort bis zu 800 Personen, die von der Tamaja Berlin GmbH betreut wurden. Seit Ende der zweiten Juni-Woche ist dort jedoch niemand mehr. Die Container werden nun bis Jahresende sukzessive abgebaut. Senatorin Breitenbach sagte auf Nachfrage, dass sie darüber „total erleichtert“ sei. Das LAF habe sich entschieden, vor allem Familien aus den Tempohomes einen Platz in der Colditzstraße zuzuweisen, um sie aufgrund der Nähe beider Standorte nicht aus ihrem Sozialraum reißen zu müssen. „Da viele Geflüchtete, vor allem Familien, auf dem angespannten Berliner Wohnungsmarkt nur schwer eine Wohnung finden, dienen Gemeinschaftsunterkünfte bis dahin als Wohnungsersatz. Der Mietvertrag für diese Unterkunft hat eine maximale Laufzeit von acht Jahren“, teilt das LAF mit.

    #ORS #Germany #Berlin #Colditzstraße

    https://www.berliner-woche.de/tempelhof/c-soziales/fluechtlingsunterkunft-colditzstrasse-ist-erweitert-worden_a220462#ga

  • [Video] Katastrophale Zustände: So verbreitet sich Corona in der Geflüchtetenunterkunft in Sankt Augustin

    https://www.youtube.com/watch?v=f_es5bJHcfQ

    Auch in bundesweiten Medien machte es Schlagzeilen: In der Zentralen Unterbringungseinrichtung (ZUE) des Landes NRW gab es einen rasanten Anstieg an Coronafällen, die gesamte Unterkunft wurde unter Quarantäne gestellt. Perspektive Online hat nun exklusives Bildmaterial und Berichte von BewohnerInnen der Unterkunft erhalten.
    – Ein Bericht von Leon Hamacher.

    Es sind schockierende Szenen, die Perspektive Online aus dem Leben in Corona-Quarantäne erhalten hat: Dutzende Bilder, Videos und Schilderungen von Geflüchteten, die derzeit in der „Zentralen Unterbringungseinrichtung“ in Sankt Augustin bei Bonn untergebracht sind.

    Sie zeigen, warum sich in einer Massenunterkunft Covid-19 so schnell ausbreiten kann: wegen mangelnder Hygiene und Leben auf engstem Raum. Bisher sind schon 165 Menschen infiziert.

    Die Bilder und Videos wurden uns von Meher Faani weitergeleitet. Bis vor kurzem war er in der landesweiten Sammelunterkunft, wurde nach seiner negativen Prüfung auf Covid-19 jedoch zusammen mit einigen anderen in eine Geflüchtetenunterkunft in Schleiden in der Eifel verlegt.

    Meher ist Wissenschaftler, aus dem Iran geflohen und wartet gerade auf das Ergebnis seines Asylverfahrens in Deutschland.

    „Social Distancing“ war unmöglich

    Auf den Bildern, die uns zugesandt wurden, sieht man Zimmer, in denen mehrere Stockbetten auf engem Raum aneinandergereiht sind. Auf einem Bild lassen sich zehn Schlafplätze zählen, es ist nur ein Teil des Raumes zu sehen und unklar, ob es nicht noch mehr sind. Mehrere Familien sollen in einem Zimmer untergebracht sein.

    Schon die Schlafsituation allein hat das „Social Distancing“ für die Geflüchteten unmöglich gemacht. Zudem soll es vor dem Ausbruch des Virus nur jeweils ein Badezimmer für Frauen und Männer gegeben haben. Da in der ZUE fast 500 Menschen untergebracht waren, mussten also mehrere hundert Menschen dieselben sanitären Einrichtungen nutzen.

    Ein weiterer Grund für die Ansammlung von Menschen lag darin, dass es für Frauen und Männer auch nur jeweils einen Raum mit Internet-Zugang gibt. Zudem gibt es nur wenige Möglichkeiten, um Handys und andere Geräte aufzuladen.

    Dies ist für die Geflüchteten jedoch unabdingbar, um beispielsweise Kontakt zu ihren Familien aufzunehmen oder ihr Asylverfahren vorzubereiten.

    Auch nach Beginn der Quarantäne hat sich an der Möglichkeit zum „Social Distancing“ anscheinend nicht viel geändert: Filmmaterial belegt, wie die Geflüchteten in einer Schlange stehen, um – alle am selben Tisch – ihr Taschengeld zu erhalten.

    Unhygienische Zustände

    Eines der uns zugesandten Videos – wie angegeben nach dem Beginn der Quarantäne aufgenommen – zeigt, wie ein Geflüchteter alle Seifenspender in einem der Badezimmer betätigt, die jedoch entweder leer sind oder in die noch nicht einmal ein Behälter eingesetzt ist. nach unseren Informationen sei das keine Momentaufnahme, sondern über einen längeren Zeitraum der Fall gewesen.

    Ein weiteres Bild zeigt, wie Bluttropfen auf dem Boden des Badezimmers verteilt sind.

    Es soll wohl nur sehr sporadisch gereinigt werden. Dieser Eindruck wird auch durch Bilder von Abfallbergen neben den ungeleerten Mülleimern in der Unterkunft bestätigt. Auch vor den hoffnungslos überfüllten Müllcontainern auf dem Hof sammeln sich Berge an Abfallsäcken.

    Ebenso sollen MitbewohnerInnen, die sich extrem unhygienisch verhalten oder in Gemeinschaftsräumen Drogen genommen hätten, nicht vom Rest getrennt worden sein, obwohl es laut Meher Faani sehr viele Beschwerden von den BewohnerInnen gab und sich in einem Fall wohl sogar die Sicherheitsleute der Unterkunft mehrfach an das Bundesamt für Migration und Flüchtlinge (BAMF) gewendet haben.

    Inkonsequente Quarantänemaßnahmen

    Bilder vom Außenbereich der Einrichtung sollen zeigen, dass dort infizierte und Menschen mit negativem oder noch ausstehendem Testergebnis nur durch Bauzäune getrennt sind.

    Eine infizierte Person soll außerdem heimlich das Gelände der Unterbringungseinrichtung verlassen haben, da die Sicherheitsleute anscheinend nicht den ganzen Bereich überblicken könnten. Masken seien erst nach dem ersten Corona-Fall bereitgestellt worden.

    Auf einem Bild ist auch Sicherheitspersonal zu erkennen: Es trägt bis auf die Masken keine Schutzausrüstung, die eigentlich notwendig wäre, um mit Infizierten in Kontakt zu treten. Das Sicherheitspersonal darf das Gelände nämlich jederzeit verlassen und ist somit potentieller Überträger.

    Auch der Umgang mit Geflüchteten in Quarantäne stößt auf Unmut. So wurde das Gepäck einer Familie, die isoliert wurde, angeblich unbeaufsichtigt in einem anderem Raum zurückgelassen.

    Unklare Zahl der Infizierten

    Am Sonntag informierte der WDR noch auf Twitter: „Der Rhein-Sieg-Kreis hat klar gestellt, dass es aktuell 70 Infektionen in der Flüchtlingsunterkunft in Sankt Augustin gibt. Die Gesamtzahl der bisher registrierten Infektionen in der Stadt liegt bei 263.“

    Bei den Geflüchteten stieß dies schon da auf Unglauben: „Die Zahl der Infizierten ist mehr als diese Nummer. Sie können die Fotos sehen. Wenn der Rest der Asylsuchenden noch nicht infiziert ist, werden sie es (bald) sein“, sagt uns unser Informant.

    Mittlerweile sind es bereits mindestens 165 Personen (Stand 20.5).

    Psychische Belastung

    In der Sankt Augustiner ZUE werden sogenannte „Dublin-Fälle“ konzentriert, also Fälle, in denen Geflüchtete meist in ein anderes EU-Land abgeschoben werden, damit dort ihr Asylverfahren stattfindet.

    Auch Meher Faani ist von einem Dublin-Verfahren betroffen. Er erzählt uns, dass er seit Monaten auf Information vom BAMF wartet, er habe in dieser Zeit Albträume über seine Abschiebung.

    Er berichtet, dass viele seiner Freunde ähnliche Probleme hätten. Sie würden teilweise seit 15 Monaten auf Ergebnisse warten und fühlen, dass sie ihre Zeit verschwenden. Das allein sei eine massive psychische Belastung für die BewohnerInnen.

    Die Quarantäne würde das Ganze verstärken. Uns wird berichtet, dass manche Gefüchtete langsam ihre Verstand verlieren würden. Psychische Probleme wirken sich bekanntermaßen auch auf die körperliche Gesundheit aus und dürften die Verbreitung des Virus somit vereinfacht haben.

    Die Verantwortlichen

    Wie bereits erwähnt gab es schon vor der Quarantäne viele Beschwerden der BewohnerInnen hinsichtlich der Infektionsschutzmaßnahmen.

    Die ZUE wird durch die „ORS Deutschland GmbH“ betrieben, ein Unternehmen, das sich auf Geflüchtetenunterkünfte spezialisiert hat und noch sechs weitere Unterkünfte in Deutschland betreut. Der auf der Webseite des Unternehmens formulierte Anspruch „neutral, flexibel und achtsam“ lässt sich allerdings nicht mit den gravierenden Vorwürfen vereinbaren.

    Ebenso muss auch das BAMF sich kritische Fragen gefallen lassen: es wurde zumindest über einen Teil der in der ZUE St. Augustin herrschenden Zustände informiert.

    Besonders pikant in dieser Angelegenheit ist, dass der Sankt Augustiner Bürgermeister (CDU) einem Einsatz des Ordnungsamts in der Unterkunft anlässlich einer Test-Aktion des Kreisgesundheitsamtes persönlich beiwohnte. Bei dieser medienwirksamen Inszenierung verlor er kein Wort über die uns beschriebene Situation.

    Ruf nach Solidarität

    Viele der BewohnerInnen sind verzweifelt, sie haben Angst und bekommen kaum Informationen zu ihrer Situation. Meher Faani wendet sich deshalb mit folgenden Worten an uns: „Bitte verfolgt diese Katastrophe dort drin und helft uns, unsere Rechte zu bekommen“.

    #Sankt_Augustin #ORS #covid-19 #video #photo #interview #Meher_Faani

    https://perspektive-online.net/2020/05/video-katastrophale-zustaende-so-verbreitete-sich-corona-in-der-

  • Privatisierung im Asylbereich - Das Geschäft mit den Flüchtlingen

    Die Tendenz zur Privatisierung im Asylbereich scheint sich auszuweiten: Was in München im Gespräch ist, gehört in vielen Bundesländern bereits zur gängigen Praxis. Doch sind gewinnorientierte Unternehmen in einem so empfindlichen Bereich wirklich tolerierbar?

    Outsourcing der besonderen Art: Privatfirmen übernehmen vermehrt in Flüchtlingsheimen die Betreuung von Asylbewerbern. So versorgt in München neuerdings ein Schweizer Unternehmen die 350 Bewohner eines Aufnahmelagers. In anderen Bundesländern ist die gewinnorientierte Versorgung längst Alltag. Sachsen gilt als Spitzenreiter: Hier werden nach Zeitungsrecherchen 64 Prozent der Heime von Privatfirmen betrieben.

    Seit Anfang September ist das Schweizer Unternehmen ORS in Deutschland tätig. Die private Firma ist einer der größten Player im internationalen Geschäft der Betreuung und Unterbringung von Asylsuchenden. Über eine neu gegründete deutsche Tochtergesellschaft betreibt ORS seit kurzem das Flüchtlingsheim in der ehemaligen Funkkaserne in München. Dort ist sie für die komplette Versorgung vom Wachdienst über die Küche bis hin zum Sprachunterricht und Freizeitangeboten zuständig.

    Neu sei nur, sagt ein Sprecher des zuständigen Ministeriums, dass die Dienstleistungen aus einer Hand erbracht würden. Eine Ausschreibung habe es nicht gegeben. Das „Pilotprojekt“ ist zunächst auf ein Jahr befristet.

    ORS erklärt auf seiner Website: „Wir treten Asylsuchenden und Flüchtlingen respektvoll und unvoreingenommen gegenüber.“ Dabei spiele weder das Geschlecht noch das Alter, die Herkunft, Ethnie, Religion oder der Stand des Asylverfahrens eine Rolle. Man arbeite kostenbewusst und effizient: „Der Qualitäts- und Dienstleistungsgedanke ist wichtig.“ Das komme den Asylsuchenden zugute, ist man überzeugt.

    Für Alexander Thal vom Bayerischen Flüchtlingsrat ist nicht die Trägerschaft einer Flüchtlingsunterkunft das Entscheidende, sondern wie die Betreiber mit den Asylsuchenden umgehen. „Es bleibt abzuwarten, wie das bei der Funkkaserne gehandhabt wird“, sagte er dem Evangelischen Pressedienst.

    In der Kaserne sollen 350 Asylsuchende untergebracht werden. Neu in Bayern ist, dass die Behörden den Betrieb der Flüchtlingsunterkunft an ein Privatunternehmen vergeben haben. In anderen Bundesländern ist das dagegen längst an der Tagesordnung: Außer in Sachsen gibt es etwa auch in Thüringen und Brandenburg private Betreiber.

    In der Schweiz gängige Praxis

    In der Schweiz ist das Unternehmen ORS, das mit 450 Mitarbeitern einen jährlichen Umsatz von 70 Millionen Franken (umgerechnet 58 Millionen Euro) aufweist, gut im Geschäft. Dort werden in sieben Bundeszentren und über 50 regionalen Unterkünften mehr als 4.500 Asylsuchende betreut. Seit 2012 ist die Firma auch in Österreich tätig und betreibt dort acht Aufnahmeeinrichtungen. Die ORS Deutschland GmbH existiert erst seit Ende August 2014.

    In der Schweiz erhebt sich immer wieder Kritik an der gewinnorientierten Aktiengesellschaft und ihrem Geschäft mit Flüchtlingen. Im Mai 2012 organisierte das „Schweizer Komitee gegen Fremdenhetze und Asylbusiness“ eine Demonstration in Bern und kritisierte dabei die Bedingungen in der örtlichen Asylunterkunft und die Tendenz zur Privatisierung im Asylbereich. Gewinnorientierte Unternehmen seien in einem so sensiblen Bereich nicht wünschenswert, hieß es.

    Baden-Württemberg setzt dagegen auf die alleinige Betreuung der Flüchtlinge unter staatlicher Regie. „Das halten wir prinzipiell für richtig“, sagt der Geschäftsführer des Landesflüchtlingsrates, Andreas Linder. Der Vorteil: Bei Problemen habe man in den kommunalen Ämtern kompetente Ansprechpartner, die für den Betrieb und den Zustand der Häuser verantwortlich seien. Bei privat geführten Unterkünften bestehe immer die Gefahr, dass sie „nur im Mindeststandard verbleiben“. Und: Bei Schwierigkeiten habe man oft „schlechte Karten“, denn nötige Verbesserungen in der Unterbringung „kosten dann auch mehr Geld“.

    #München #Munich #Funkkaserne #Bavaria #Germany #ORS

    https://www.migazin.de/2014/09/26/das-geschaeft-mit-den-fluechtlingen

  • Neue Besen kehren gut Neuer Betreiber für Unterbringungseinrichtung für Flüchtlinge

    Sankt Augustin - Die Gebäude der ehemaligen Medienzentrale der Bundeswehr in der alten Heerstraße beginnen sich wieder mit Leben zu füllen. Fährt man die Waldstraße entlang, an der der Eingangsbereich der Unterkünfte liegt, kann man an den Fenstern der ersten Etage nun wieder bunte Bilder sehen, hinter denen Kinder aus Nigeria, Syrien, Afghanistan und weiteren Staaten spielen.

    Ein Teil des Personals, das bereits für den vorherigen Betreiber arbeitete, konnte gewonnen werden, so der Kommunikationsbeauftragte von ORS Deutschland. Gegründet wurde ORS 1992 in der Schweiz. Erste Aufträge erhielt das Unternehmen durch die Fluchtbewegung, die aus dem Kosovokrieg resultierte.

    2012 gründete das Unternehmen eine Tochtergesellschaft in Österreich, 2014 erfolgte die Gründung einer weiteren Tochtergesellschaft in Deutschland, 2018 in Italien. In Deutschland ist das Unternehmen für Flüchtlingsunterkünfte in Baden-Württemberg, Berlin und seit März diesen Jahres auch für die ZUE Sankt Augustin zuständig. ORS Deutschland ist spezialisiert auf die Betreuung und Integration von Asylsuchenden und Flüchtlingen.

    Nachdem das vorherige Unternehmen laut Bezirksregierung Köln die mit dem Auftrag verbundenen Erwartungen nicht erfüllen konnte und zum 31. Januar diesen Jahres eine vorzeitige Kündigung erfuhr, erfolgte eine erneute Ausschreibung im Rahmen eines vergaberechtlichen Verfahrens, bei dem ORS Deutschland den Zuschlag erhielt. Zuschlagskriterien, respektive Qualitätskriterien mit unterschiedlichen Gewichtungen sind unter anderem die Qualität des Konzepts des Betriebes, des Personals, des Konzepts zur Einbindung von Ehrenamtlichen und Zivilgesellschaft und schließlich der Preis.

    Die ZUE Sankt Augustin bietet im Regelfall maximal Platz für 600 Personen. Die Entscheidung darüber, wieviele geflüchtete Menschen der ZUE Sankt Augustin tatsächlich zugeführt werden, obliegt der Bezirksregierung Arnsberg aufgrund der Zugänge. Derzeit sei die Maximalbelegung aber nur im Ausnahmefall vorgesehen, so ORS Deutschland. Das enge Zusammenleben verschiedener Nationalitäten innerhalb der ZUE und die Begegnung von geflüchteten Menschen und Ortsansässigen, die durch westeuropäische Wertvorstellungen, Normen, Sitten und Gebräuche geprägt wurden, bringt auch Herausforderungen mit sich, die ORS Deutschland mittels zweier Umfeldmanager meistern will. Die ausgebildeten Sozialpädagogen möchten regelmäßig den Kontakt zu den Anwohnern suchen und persönliche Gespräche führen, um Verständnis füreinander aufzubauen. Für die nächsten Tage ist eine Ausgabe von Flyern für die Anwohner geplant, in denen über die Tätigkeiten der Umfeldmanager sowie über Kontaktmöglichkeiten informiert wird.

    Zum Betreuungsangebot in der Einrichtung gehört neben der medizinischen Begleitung Deutschunterricht, Sport- und Freizeitangebote und die Betreuung der Kinder hinter den Fenstern mit den bunten Bildern. Vielleicht können die Kinder mit ihren Betreuern auch die Zäune um das Areal der ehemaligen Medienzentrale mit Bildern oder Blumen verzieren, würde das doch dem Eindruck der Abschottung rein visuell auf bunte Weise entgegen wirken.

    #ORS #Sankt_Augustin #Allemagne

    https://www.rheinische-anzeigenblaetter.de/mein-blatt/extra-blatt/sankt-augustin/neue-besen-kehren-gut-neuer-betreiber-fuer-unterbringung

  • Dem Virus ausgeliefert

    In einem Heim bei Bonn haben sich 130 Asylbewerber infiziert. Helfer bemängeln, dass es in Sammelunterkünften nicht möglich ist, Abstand zu halten.

    In einem Flüchtlingsheim in Sankt Augustin bei Bonn haben sich mindestens 130 Bewohner mit dem Coronavirus infiziert. Die zuständige Bezirksregierung Köln bemüht sich nun, die bislang etwa 320 Insassen zu trennen und negativ getestete Asylsuchende in alternativen Unterkünften zu beherbergen. Eine Sprecherin der Behörde räumte ein, es sei „eine Herausforderung“, in der Anlage den vom Robert-Koch-Institut empfohlenen Mindestabstand von 1,5 Metern zu wahren.

    Die „Zentrale Unterbringungs-Einrichtung“ (ZUE) des Landes Nordrhein-Westfalen hat eine Kapazität von 600 Betten. Ein Sprecher der privaten Betreiberfirma ORS Deutschland GmbH sagte der Süddeutschen Zeitung, seit Beginn der Corona-Krise würden maximal sechs Personen auf einem Zimmer untergebracht. Sämtliche Insassen seien angehalten, im Haus Mundschutz zu tragen. Weder die Bezirksregierung noch ORS konnten auf SZ-Nachfrage eine Mindestvorgabe nennen, wie viele Quadratmeter jedem Einwohner zustehen. Seit Sonntag bemüht sich ORS, die positiv und negativ getesteten Bewohner zu verlegen. Trotz psychologischer Betreuung hätten sich verunsicherte Flüchtlinge zum Teil massiv dagegen gewehrt.

    In seinen fünf Erstaufnahme-Einrichtungen und den 29 ZUEs hat das Land NRW derzeit 11 348 Asylsuchende untergebracht. Hilfsorganisationen kritisieren die Zustände in den Sammelunterkünften seit Beginn der Covid-19-Pandemie. „Wir haben gewarnt, dass dies Brutstätten für Corona sind“, sagte am Montag Birgit Naujoks, die Geschäftsführerin des Flüchtlingsrates NRW. Das Bundesland verletze gegenüber den Flüchtlingen exakt die Vorgaben, die für den Rest der Bevölkerung zum Schutz vor einer Infektion gelten würden. Naujoks bemängelte, dass das Ministerium für Flüchtlinge und Integration seit Mitte März keine Asylsuchenden mehr in kleinere Unterkünfte in die Städte und Gemeinden überstelle. Dadurch steige die Auslastung in den zentralen Lagern und erhöhe so das Gesundheitsrisiko. Am Montag erklärte eine Sprecherin des Ministeriums auf Anfrage der Süddeutschen Zeitung, man wolle „nun schrittweise mit den Zuweisungen von Asylsuchenden beginnen“ und vorab die Kommunen besser informieren.

    Gegen die Zustände hatten zuletzt zwei Geflüchtete geklagt. Das Verwaltungsgericht Münster sprach einer schwangeren Frau und einem an Hepatitis-B erkrankten Mann das Recht auf eine besser geschützte Unterkunft zu. Auch in Flüchtlingsheimen anderer Bundesländer kam es schon zu Corona-Ausbrüchen.

    #ORS #NRW #Sankt_Augustin #covid-19 #Allemagne

    https://www.sueddeutsche.de/politik/fluechtlinge-dem-virus-ausgeliefert-1.4911509

  • Regierung will Asylwesen verstaatlichen (mars 2019)

    Die Koalition will die Verstaatlichung des Asylwesens voranbringen. Justiz- und Innenministerium verständigten sich auf einen Begutachtungsentwurf, der die Betreuung und Beratung von Flüchtlingen in die Hände einer Agentur gibt, die unter der Ägide des Innenministeriums steht. Die bisherigen Anbieter, zum Beispiel NGOs, müssen ihre Agenden somit abgeben. Erste Kritik ließ am Freitag nicht lange auf sich warten.

    Das FPÖ-geführte Innenministerium wollte die entsprechenden Verträge in der Rechtsberatung eigentlich schon mit Jahresende kündigen. Beratung und Betreuung hätten somit schon 2020 in staatliche Obhut übergeben werden sollen. Da das ÖVP-Justizministerium, das für die Asylberufungsinstanz zuständig ist, von den Plänen aber nicht überzeugt war, verschiebt sich nun alles um ein Jahr.

    Als sicher gilt, dass die Rechtsberatung in der neuen, staatlichen Agentur eine Eigenständigkeit erhält und der Leiter bzw. die Leiterin dieser Abteilung vom Justizminister bestellt wird. Grundsätzlich ist gemäß den Koalitionsplänen, die der APA als Punktation vorliegen, geplant, eine Bundesagentur für Betreuungs- und Unterstützungsleistungen (BBU) zu etablieren.
    Kickl soll Weisungsbefugnis erhalten

    Die geplante BBU ist als Gesellschaft mit beschränkter Haftung (GmbH) geplant, die ausschließlich mildtätige und gemeinnützige Zwecke zu verfolgen haben soll. Innenminister Herbert Kickl (FPÖ) wäre gegenüber der BBU-Geschäftsführung weisungsbefugt und würde die allgemeinen Grundsätze der Geschäftspolitik und der Unternehmensführung vorgeben. Die Agentur soll in den Bundesquartieren unter anderem für die Unterbringung, Verköstigung sowie für die Rechts- und Rückkehrberatung zuständig sein. Jene Quartiere, die von den Bundesländern betrieben werden, wären von der Reform aber nicht betroffen.

    Bisher sind für die Bundesquartiere, etwa die Erstaufnahmestellen Traiskirchen und Thalham, kommerziell orientierte ausländische Firmen zuständig, zunächst das Unternehmen European Homecare, zuletzt die ORS Service GmbH. Das geht auf die Zeit des ehemaligen Innenministers Ernst Strasser (ÖVP) zurück. Die ORS soll ihre Aufgaben mit Mitte 2020 an die BBU übergeben. Die Auflösung der laufenden Verträge ist noch nicht erfolgt, man sei aber in guten Gesprächen, hieß es aus dem Innenministerium. Mit 2021 soll dann auch die Rechts- und Rückkehrberatung von NGOs wie der Diakonie und der Caritas an die neue, staatliche Agentur gehen.
    Moser betont Unabhängigkeit trotz Kritik

    Für die Rechtsberatung ist festgeschrieben, dass innerhalb der BBU ein eigener Bereich aufgebaut werden soll, in dem rund 110 Rechtsberater und -beraterinnen für die erste und zweite Instanz tätig sein sollen. Bedenken gab es schon zuvor, ob eine unter Regierungsobhut geführte Gesellschaft, überhaupt unabhängig sein kann. NGOs fürchteten bereits um Grund- und Menschenrechte in der verpflichtenden Rechtsberatung in asyl- und fremdenrechtlichen Verfahren.

    Um dem entgegenzutreten, soll der Bereichsleiter der Rechtsberatung von ÖVP-Justizminister Josef Moser bestimmt und mit eigener Handlungsvollmacht ausgestattet werden. Auch in der Menschenrechtsbeobachtung und bei Übersetzungs- und Dolmetschleistungen soll die Unabhängigkeit der BBU-Geschäftsführung ausdrücklich sichergestellt werden, hieß es vonseiten der Regierung. Zudem gebe es die Kontrolle durch einen Aufsichtsrat. Moser sagte, dass die Unabhängigkeit der Rechtsberatung weiterhin Grundvoraussetzung für ein faires Verfahren sei.
    Gesetzestext: Hilfe durch „Dritte" möglich“

    Dass künftig nur noch staatliche Einrichtungen im Zuge der Asylverfahren tätig werden, ist anscheinend nicht fix. Denn der BBU soll es ermöglicht werden, sich der Hilfe „Dritter zu bedienen, soweit sie diese Aufgabe aufgrund außergewöhnlicher Umstände nicht aus Eigenem im erforderlichen Umfang erfüllen kann“. In den Erläuterungen zum Gesetzestext ist von zudem außergewöhnlich vielen Schutzsuchenden die Rede – derzeit ist die Zahl freilich nicht abzusehen. Zudem will man auf Dolmetscher zurückgreifen können, vor allem bei seltenen Sprachen. Von der Agentur gestellt werden auch Menschenrechtsbeobachter.

    Geleitet werden soll die Agentur von einem oder auch mehreren Geschäftsführern, die für bis zu fünf Jahre bestellt werden. Im Aufsichtsrat hat das Innenministerium mit sechs Vertretern die Hälfte der Mitglieder und die Leitung über. Dazu kommen je ein Repräsentant von Justiz- und Finanzressort sowie vier Belegschaftsvertreter.

    Was die Rechtsberatung angeht, hat man die grundsätzlichen Vorgaben nicht geändert. Die eingesetzten Personen müssen entweder ein Jusstudium absolviert haben, ein anderes Studium bewältigt und drei Jahre im Bereich des Fremdenrechts durchgehend gearbeitet haben oder eine mindestens fünfjährige durchgehende Tätigkeit im Bereich des Fremdenrechts innegehabt haben. Ihre Aufgabe haben sie „objektiv und nach bestem Wissen durchzuführen“ und die Erfolgsaussicht einer Beschwerde darzulegen.
    Regierung erhofft sich Einsparung

    Die Regierung argumentiert die Re-Verstaatlichung der Flüchtlingsbetreuung mit den finanziellen Einsparungen, die man sich erhofft. Nach einem Mehraufwand in den ersten beiden Jahren soll sich laut Regierung 2021 schon ein Ausgabenminus von rund zwölf Millionen einstellen, ab dem Jahr darauf soll es sich bei 15 Millionen einpendeln. Niedrigere Aufwendungen vermutet man für die Mieten und die Rechtsberatung. Mehr Geld werde aber für die Rückkehrberatung nötig sein. Dafür erhofft man sich eine höhere Zahl an Rückkehrern, was wieder Kosten senken würde, heißt es.

    Kickl bezeichnete die Neuordnung als „Garanten für eine objektive und realistische Rechtsberatung im Asylverfahren“. Bundeskanzler Sebastian Kurz (ÖVP) hob in seiner Stellungnahme hervor, dass das System zur Betreuung von Asylwerbern vereinheitlicht werde. An raschere Verfahren glaubt indes Vizekanzler Heinz-Christian Strache (FPÖ), der auch verhindert sieht, „dass jemand ungerechtfertigten Profit aus der Betreuung schlägt“.
    Diakonie: Regierung gefährdet Schutz für Asylwerber

    Bei der evangelischen Diakonie löste das Vorhaben des Innenministeriums scharfe Kritik aus. Damit sei von dem „vielbeschworenen Ziel, dass diejenigen, die Schutz brauchen, auch Schutz bekommen sollen“, keine Rede mehr. Bereits im Jänner hatte die Diakonie davor gewarnt, dass diese Bundesagentur die „Chance auf ein faires Asylverfahren gefährdet“ – mehr dazu in religion.ORF.at.

    Seitens der Asylkoordination verwies Anny Knapp indes darauf, dass sich die unabhängige Rechtsberatung als notwendige Unterstützung der Flüchtlinge erwiesen habe. Dass von den künftigen Rechtsberatern eine Selektion in erfolgversprechende und weniger aussichtsreiche rechtliche Schritte erfolgen könnte, sei „eine durchaus realistische Annahme“, gibt Knapp zu bedenken.
    Volkshilfe fürchtet um sozialen Frieden

    Die Ansiedlung der Rechtsberatung beim Innenministerium stieß auch bei der Volkshilfe auf herbe Kritik. Diese folge keinerlei rechtsstaatlichen Prinzipien, so Erich Fenninger, Direktor der Volkshilfe Österreich: „Auch wenn nun die Rechtsberater dem Justizministerium unterstellt werden sollen: Da wird letztlich ein System geschaffen, das sich selbst kontrolliert. Die Regierungsvertreter sprechen vom Ziel, friktionsfreie Asylverfahren zu garantieren. Gemeint ist, dass Rechtsmittel, die eingebracht werden, als Störfaktor gesehen werden und nicht als Recht der Betroffenen auf ein faires Verfahren.“

    Wenn die Grundversorgung der Länder in die Agentur eingegliedert werde, entstehe ein Regelkreis, der von außen jegliche Kontrollmöglichkeit unterbinde, so Fenninger: „Das bedeutet das Ende einer umfassenden Betreuung durch NGOs, die durch den nahen Kontakt zwischen Betroffenen und BetreuerInnen auch wesentliche Integrationsmaßnahmen umfasst haben“, ließ der Volkshilfe-Direktor in einer Aussendung mitteilen.

    Er kritisierte auch den mutmaßlichen „sukzessiven“ Ausschluss der Zivilgesellschaft und erfahrener NGOs aus dem öffentlichen Leben. „Unsere Tätigkeit trägt nicht nur zu einem fairen Prozess für Asylsuchende bei, sondern sorgt auch für besseres Verständnis und höhere Akzeptanz für schutzsuchende Menschen. Die jetzt entschiedene Richtung wird den Fremdenhass ankurbeln und den sozialen Frieden in unserem Land vergiften.“

    https://orf.at/stories/3115223

    #asile #migrations #réfugiés #Autriche #nationalisation #ORS #marche_arrière

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    ajouté à la métaliste sur ORS:
    https://seenthis.net/messages/802341

    • Flüchtlingsbetreuung obliegt nun dem Staat

      Am heimischen Asylwesen wird geschraubt, die Betreuung von Flüchtlingen wird wieder verstaatlicht. Das hat der Nationalrat am Donnerstag mit den Stimmen von ÖVP und FPÖ beschlossen. Die Opposition befürchtet eine Einschränkung der Flüchtlingsrechte, die Regierungsparteien sprechen von einem Schlag gegen die „Asylindustrie“.

      Waren bisher hauptsächlich Profitunternehmen wie ORS sowie NGOs wie Caritas und Diakonie im Auftrag des Bundes tätig, übernimmt dieser nun selbst Unterbringung und Verköstigung, aber auch Rechts- und Rückkehrberatung. Der Übergang erfolgt schrittweise. Bereits ab Mitte 2020 werden die Erstaufnahmezentren für Flüchtlinge von der auf Gemeinnützigkeit ausgelegten Bundesagentur für Betreuungs- und Unterstützungsleistungen GmbH (BBU) betrieben.

      Ab Anfang 2021 wird dann auch die Rechts- und Rückkehrberatung für Asylwerberinnen und Asylwerber (sowie Dolmetschdienste) ausschließlich von dieser durchgeführt. Ziel der Novelle sind insbesondere mehr Kosteneffizienz, eine Reduzierung der Abhängigkeit von externen Leistungserbringern sowie Qualitätssicherung.
      Beschränkte Rechtsberatung

      Vorgesehen sind Einschränkungen beim Rechtsanspruch auf Rechtsberatung: So wird etwa Fremden, die zum Zweck einer Abschiebung festgenommen werden, nur noch nach Maßgabe vorhandener Kapazitäten unentgeltliche Rechtsauskunft erteilt. Die Durchführung der Rechtsberatung ist dann ausdrücklich nur noch durch die Agentur zulässig.

      Innenminister Herbert Kickl (FPÖ) sprach in der Debatte von der hohen Erwartungshaltung der Bevölkerung bezüglich einer restriktiven Asylpolitik. Für ihn sei dies „das Maß der Dinge und mein politischer Auftrag“. Erneut betonte er, die Asylwerberzahlen radikal senken zu wollen: „Mein Ziel ist die Nulllinie, weil Österreich nur von sicheren Drittstaaten umgeben ist.“
      Kickl: „Die Richtung stimmt“

      In der vorher abgehaltenen „Fragestunde“ des Nationalrats zeigte sich Kickl zufrieden mit der Entwicklung bei Asylanträgen: „Die Richtung stimmt, wir sind im Sinkflug unterwegs.“ Dennoch sieht er „enorme“ Herausforderungen am Balkan: Es gebe eine undichte Stelle in Griechenland, lasse die dortige Regierung doch Flüchtlinge von den Inseln aufs Festland. Verärgert zeigte sich der Minister auch über die Kritik der UNO am österreichischen Asylwesen. Der Bericht könne fast von einer NGO geschrieben worden sein, befand der Innenminister: „So tendenziös ist das.“

      Mit der jetzigen Neuregelung mache man sich jedenfalls von gewinnorientierten externen Dienstleistern und auch den Geschäftsinteressen der NGOs unabhängig und stelle das Asylsystem auf neue krisenfeste Beine. Applaus spendete auch ÖVP-Sicherheitssprecher Karl Mahrer. Er sah das Prinzip Rechtsstaatlichkeit, aber auch internationale Vorgaben in dem Entwurf berücksichtigt. Es werde für alle schnellere und fairere Verfahren geben.
      Opposition kann keine Verbesserung erkennen

      Gänzlich anderer Meinung war die Opposition. „Es ist keine Verbesserung in meinen Augen. Sie zerstören ein gut funktionierendes System“, sagte etwa Angela Lueger (SPÖ). Den Einsparungserwartungen der Regierung schenkte sie keinen Glauben, NGOs würden ausgeschaltet und die Rechte der Flüchtlinge eingeschränkt, kritisierte sie. Zudem sei zuletzt noch eine Bestimmung in den Entwurf hineingeschummelt worden, wonach die bisherigen Rechtsberater all ihre Unterlagen abzugeben hätten.

      Für NEOS prophezeite Stephanie Krisper, dass das neue System nicht nur teurer, sondern auch in der Qualität schlechter werde. Die wichtigen Punkte, nämlich die notwendige Verbesserung beim Dolmetschen und Rechtsberatung, würden nicht angegangen. „Ihnen, Herr Innenminister, ist das egal. Sie machen das Ganze noch schlimmer“, warnte sie.

      Alfred Noll (Jetzt) räumte ein, dass die Grundversorgung als staatliche Aufgabe grundsätzlich der richtige Weg wäre. Allerdings sei die Agentur zu klein dimensioniert. Inhaltlich stelle sich außerdem das Problem, dass Rechtsberater im Gesetz zu Rechtsvertretern würden. Eine Vorgehensweise ausschließlich im Interesse des Betroffenen sei damit nicht mehr gewährleistet.

      https://orf.at/stories/3122538

  • #Ruth_Metzler-Arnold préside le nouveau conseil consultatif international d’ORS pour les questions de migration

    L’organe consultatif réunit des anciens politiciens et des experts
    des migrations en Suisse et en Autriche

    L’ancienne conseillère fédérale suisse Ruth Metzler-Arnold préside un nouveau conseil consultatif international pour ORS, prestataire de suivi et d’hébergement de requérants d’asile et de réfugiés. Cette entreprise privée domiciliée en Suisse est spécialisée dans le suivi, l’hébergement et l’intégration de requérants d’asile et de réfugiés en Suisse, en Autriche, en Allemagne et en Slovaquie. En constituant un organe consultatif réunissant des membres compétents, le nouveau CEO du groupe ORS #Jürg_Rötheli souhaite assurer le développement professionnel des activités du groupe dans un secteur de première importance pour l’avenir de l’Europe. Le conseil consultatif a pour tâches de porter un regard global sur les questions actuelles et futures relatives aux migrations et de recommander des éléments de solution à intégrer dans la stratégie technique de la direction d’entreprise.

    Experts chevronnés

    Placé sous la présidence de l’ex-ministre suisse chargée de la justice, de la police et des migrations (DFJP) Ruth Metzler-Arnold, le conseil consultatif constitué est composé d’expertes et experts chevronnés sur les questions de migration. Les membres de l’organe seront Rita Fuhrer, ancienne conseillère d’État et présidente du Conseil d’État du canton de Zurich, #Erwin_Jutzet, ancien conseiller d’État et conseiller national du canton de Fribourg et président de la commission de politique extérieure du Conseil national, ainsi que l’ancien vice-chancelier autrichien (ministre des finances et des affaires étrangères) Michael Spindelegger, qui dirige l’ICMPD (International Centre for Migration Policy Development) en qualité de secrétaire général depuis janvier 2016. L’organe sera complété ces prochains mois par un représentant de l’Allemagne.

    Jürg Rötheli, CEO d’ORS depuis mai 2017, estime que la composition du nouveau conseil consultatif revêt une importance centrale pour le travail de son entreprise : « Le nouveau conseil consultatif apporte à notre entreprise engagée de précieuses connaissances internationales et une grande expérience dans le domaine des migrations. »

    ORS est une entreprise active au niveau international dans le domaine des migrations

    L’entreprise suisse exerçant aujourd’hui ses activités en Autriche, en Allemagne, en Slovaquie et en Suisse est spécialisée dans le suivi efficace et fiable des requérants d’asile et des réfugiés. Elle intervient sur mandat des États, des Länder (cantons) et des communes. Sa collaboration avec les mandants est étroitement encadrée par les autorités responsables. Au-delà du suivi et de l’hébergement, ORS va se consacrer désormais plus intensivement au thème de l’intégration des requérants d’asile et des réfugiés sur le marché du travail des pays susmentionnés et d’autres pays.

    L’entreprise occupe actuellement quelque 1800 personnes, parfaitement qualifiées. Le siège principal du groupe (groupe ORS) se trouve à Zurich, en Suisse

    Membres du conseil consultatif ORS :

    Ruth Metzler-Arnold, présidente

    Ancienne conseillère fédérale et cheffe du Département fédéral de justice et police. Elle est membre du PDC suisse. En sa qualité de ministre, Ruth Metzler-Arnold était responsable de la sécurité ainsi que du domaine des migrations de la Confédération suisse. Ruth Metzler-Arnold est aujourd’hui administratrice et consultante de plusieurs sociétés d’envergure nationale et internationale. Juriste et experte-comptable diplômée, elle préside notamment Switzerland Global Enterprise (S-GE) .

    Dr. #Michael_Spindelegger

    Ancien vice-chancelier de la République d’Autriche, ministre des affaires étrangères et des finances, membre de plusieurs gouvernements autrichiens. Michael Spindelegger, docteur en droit, a également été Parteiobmann (président de parti) de l’ÖVP (Parti populaire autrichien) de 2011 à 2014. Depuis le début 2016, il dirige, en qualité de directeur général, le Centre international pour le développement des politiques migratoires (International Centre for Migration Policy Development - ICMPD) basé à Vienne.

    Erwin Jutzet

    Ancien conseiller national (PS) et président de la commission de politique extérieure (CPE) et de la commission des affaires juridiques (CAJ) du Conseil national suisse. En qualité de conseiller national, il a également présidé la délégation chargée des relations avec l’AELE et le Parlement européen ainsi que la commission pour l’élection des juges fédéraux. En 2006, l’avocat a été élu au Conseil d’État fribourgeois, qu’il a présidé en 2011. Pendant son mandat, le spécialiste des migrations a déposé un projet de loi pour l’intégration des migrantes et migrants ainsi que pour la prévention du racisme.

    #Rita_Fuhrer

    Ancienne conseillère d’État et présidente du Conseil d’État du canton de Zurich (UDC). L’ex-politicienne zurichoise a présidé à deux reprises le Conseil d’État de son canton en qualité de conseillère d’État et a dirigé avec succès le Département zurichois de la sécurité et des affaires sociales, comprenant l’office des migrations et l’assistance en matière d’asile. Rita Fuhrer a acquis une renommée nationale en tant qu’experte des questions de migration et elle est reconnue comme une spécialiste des questions de circulation routière et de transport aérien. Elle siège aujourd’hui au sein de différentes conseils d’administration et dirige une petite manufacture.

    CEO groupe ORS :

    Dr. Jürg Rötheli est depuis mai 2017 le nouveau Chief Executive Officer (CEO) du groupe ORS dont le siège central est à Zurich. La carrière professionnelle de cet avocat de formation comporte différentes positions dirigeantes au sein de grandes entreprises suisses et internationales. Il a ainsi siégé pendant de nombreuses années à la direction de Swisscom, le plus grand groupe suisse de télécommunications, et a été CEO de Clear Channel Suisse et vice-président pour l’Europe centrale de Clear Channel International. Clear Channel est un groupe publicitaire de premier plan mondial dont le siège est aux États-Unis. Pour de plus amples informations sur Jürg Rötheli et ORS, consulter www.ors.ch

    Contact :

    Pour d’autres renseignements sur le nouveau conseil consultatif ORS :
    ORS Group
    Service médias
    c/o. KLAUS METZLER ECKMANN SPILLMANN
    Hans Klaus
    Basteiplatz 7
    8001 Zurich/Suisse

    Téléphone +41 43 544 17 44
    Mobile +41 79 357 03 57
    eMail klaus@kmespartner.com

    https://www.presseportal.ch/fr/pm/100053167/100808487

    –-> info de 2017, ajouté ici pour archivage

    #Ruth_Metzler #ORS #asile #migrations #réfugiés

    Dans cet article ORS parle aussi d’une activité en #Slovaquie...

  • Migranti a #Monastir, affari & intrighi

    Ex ministri d’oltralpe consulenti della società che gestisce il lager alle porte di Cagliari.

    Chissà se Francesco, il Papa degli ultimi, si è mai ritrovato tra le mani il curriculum vitae di Ruth Metzler, la donna che da due anni guida la fondazione della Pontificia Guardia Svizzera in Vaticano. Di certo Jorge Mario Bergoglio ignora uno degli ultimi incarichi di Madame Metzler, donna multidisciplinare, capace di passare dal ruolo di ministro della Giustizia e della polizia svizzera a quello ben più privato di presidente del comitato consultivo della Ors, la multinazionale sbarcata in Sardegna per far soldi senza troppi convenevoli dalla gestione dei migranti. Business, senza se e senza ma, l’esatto contrario di quanto professato dal Santo Padre. Il comitato, nato come garante della scalata privata della Ors alla gestione dei migranti, con l’esplicito intento imperialista per la conquista del Mediterraneo, è il fiocco scintillante sull’operazione da mani sull’emigrazione. La storia di Ors, però, ora dopo ora, assume i connotati di un vero e proprio intrigo internazionale, secretato nelle rive del lago di Zurigo e in quelle del Tamigi.

    Missione Sardegna

    Lo sbarco in Italia ha una data: 8 gennaio 2020, giorno in cui la società diventa, di punto in bianco, attiva alla Camera di Commercio di Roma, come se la divina provvidenza gli avesse suggerito di tenersi pronta. Il progetto è chiaro: missione Sardegna. Gli bastano pochi mesi di attività per spazzolare tutto quello che c’era disponibile nell’Isola. In sordina conquista la gestione del Centro Rimpatri di Macomer e ai primi di marzo fa il colpaccio, a trattativa privata, sino alla definizione dell’appalto, con l’affidamento provvisorio del ghetto di Monastir. Rase al suolo le concorrenti, quasi tutte siciliane, che da sempre si erano spartite la torta infinita dell’accoglienza. Nell’oasi di Monastir, fattasi lager, non passa giorno senza una guerriglia annunciata. Polizia e carabinieri in perenne tenuta antisommossa come se in quell’enclave di criminalità e Covid latente non ci fosse un responsabile. Ors Italia, accampata in quel lager a gestire un appalto da tre milioni di euro in due anni, è silente. In prima linea tanto ci sono gli uomini e le donne dei blindati schierati in assetto permanente da guerriglia urbana, l’ennesima, sempre pronta ad esplodere.

    200 giorni per l’antimafia

    Un’assegnazione provvisoria quella della prefettura, visto che gli stessi organismi del braccio dello Stato in terra sarda non hanno ancora messo nero su bianco il certificato antimafia, indispensabile per cifre di questa portata. Un dato è eloquente: dopo 200 giorni lo Stato non ha ancora dato il via libera a quel certificato. Ritardi cronici, Covid burocratico o cos’altro? È evidente che affidare per la terza volta con proroga, in scadenza a fine mese, un appalto di questa portata non è roba di poco conto. Serve non poca freddezza per assumersi onori e soprattutto oneri. A Monastir il business, intanto, non si ferma.

    Totalizzatore

    Il totalizzatore degli introiti è in continuo aggiornamento: ieri i migranti, quasi tutti algerini, erano 183, poi, in mattinata, 25 li hanno dirottati in una struttura di Capoterra, tenuta coperta dai sigilli di segretezza. Altri 11 sono arrivati in serata. Alla conta finale delle 20 erano 169. È possibile, ma non è confermato, che i 25 dell’Alan Kurdi, quelli destinati all’Italia, vengano fatti scendere ad Olbia e poi trasferiti a Monastir, giusto per non ridurre il capitale migratorio nel quartier generale della multinazionale svizzera. Del resto stando alle parole della signora Ruth, la presidente del comitato consultivo, «la Ors è sinonimo di assistenza e alloggio professionale e umano per richiedenti asilo e rifugiati». Peccato che non abbia avuto il tempo di visionare le immagini che abbiamo proposto nel nostro giornale, forse, avrebbe evitato di spendere quelle impegnative parole per un ghetto infausto alle porte di Cagliari. Se per alloggio professionale si intende quel tugurio di sbarre e quei cumuli di puzzolente gomma piuma vuol dire che il business sta sconfinando in altro. Un dato, però, emerge inequivocabile aprendo gli scrigni di questa Ors, sede a Zurigo, in un sobborgo periferico, senza pregio e senza nemmeno una modesta targa di facciata. Sono due gli intrecci gestionali di questa società. Ci sono i piani alti e quelli comunali. Per i piani alti Juerg Benno Roetheli ha scomodato prime donne e primi uomini.

    Madame Metzler

    L’operazione sbarco nel Mediterraneo ha messo nero su bianco nomi e cognomi altisonanti. Tutti personaggi di primo piano che urlano contro immigrazione e invasione salvo, poi, diventare i paladini di una società che proprio dai migranti vuol far soldi, a palate. Pronti ad erigere muri nelle loro patrie, altrettanto protesi a costruire ponti per lo sbarco in Sardegna e non solo. Madame Metzler nell’impresa di sponsorizzazione non è rimasta sola. Al suo fianco nel comitato della Ors, quella che gestisce Monastir e Macomer, ci sono Rita Fuhrer, già ministro degli Affari sociali e della Sicurezza del Canton di Zurigo, così come Erwin Jutzet già membro del governo di Friburgo con delega alla Sicurezza e Giustizia, sino al vice cancelliere austriaco e ministro degli Affari esteri dell’Austria Michael Spindelegger. Quelli che fanno i muri a casa loro ora indicano la strategia: privatizzare la gestione e affidarsi a Ors. La società non si fa pregare e per guadagnare a piene mani dai migranti apre il fronte italico con lo sbarco in Sardegna e dintorni. Dal proscenio internazionale dei sostenitori della multinazionale a quello dietro casa, tra Roma e Avellino. È questo il secondo filone societario della Ors Italia, la compagine destinata a conquistare il governo degli imbarcati dal nord Africa verso la Sardegna.

    Il filone Avellino

    Il manager svizzero Jurge Roetheli, a capo della multinazionale del business sui migranti, non si fida di nessuno e anche per l’operazione sardo italiana non lascia spazio a incursioni esterne. Si autonomina presidente del Consiglio di amministrazione ma al suo fianco mette due uomini di stretta osservanza campana, i due Reppucci, Maurizio, nominato amministratore delegato e Antonio, già sindaco del paese di Chiusano di San Domenico, duemila anime nell’enclave di Avellino. Nella sede di Piazza Annibaliano a Roma, davanti ad un cassonetto, al numero 18, il palazzo è un crocevia di decine e decine di società, tutte nello stesso ufficio. Nessuna targa esterna per una multinazionale che per costituirsi non ha scelto le vie del centro della Capitale. Dopo la chiusura nazionale della gestione comunale dell’accoglienza, messa in campo con i decreti cosiddetti Sicurezza, si sono aperte le praterie allo sbarco senza guanti delle multinazionali nella gestione dei centri di accoglienza e rimpatrio. La Sardegna, tra Macomer e Monastir, è la prima a toccarne con mano le conseguenze.

    Retromarcia austriaca

    Prima dei due centri sardi lo hanno, però, provato in Austria che, dinanzi allo sbarco della Ors, benedetto dall’ex vice Cancelliere, ha deciso di cambiare radicalmente rotta: gestione pubblica del fenomeno migratorio. Il ragionamento d’oltralpe è stato chiaro: i privati hanno tutto l’interesse a ridurre i servizi per favorire il guadagno. Da qui la nascita dell’agenzia pubblica per l’assistenza ai rifugiati. Il quotidiano USA Today ha paragonato la gestione dei centri di accoglienza in Europa alla logica delle carceri private statunitensi, basata sul principio del taglio dei costi e della massimizzazione del profitto. Nel sistema privato, fanno rilevare, ci sono prestazioni inadeguate, pagate care e ridotte nei servizi ai minimi termini. Dalle visite mediche al cibo, dalla qualità degli alloggi all’assistenza. Nel lager di Monastir il business dei migranti è appena agli inizi. Manca il certificato antimafia e tra cinque giorni scade il contratto provvisorio e d’urgenza con gli svizzeri della Ors. Il caos regna sovrano e i denari scorrono a fiumi. Il triangolo Zurigo, Avellino e Monastir è solo la punta di un iceberg, quello degli affari sui migranti.

    https://www.unionesarda.it/articolo/news-sardegna/cagliari/2020/09/25/migranti-a-monastir-affari-intrighi-136-1063321.html

    #asile #migrations #réfugiés #ORS #Italie #Sardaigne #centre #Ruth_Metzler #Rita_Fuhrer #Erwin_Jutzet #Michael_Spindelegger #Maurizio_Repucci #Antonio_Repucci

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    Ajouté à la métaliste :
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  • Exilia Film | Koffi – Récit depuis le Centre fédéral de Giffers (FR)
    https://asile.ch/2020/09/22/exilia-film-koffi-recit-depuis-le-centre-federal-de-giffers-fr

    Koffi témoigne des nombreux actes de violences physiques et verbales dont il a été témoin au nouveau centre de Giffers. Il a également été lui-même victime de violence. En effet, après avoir passé plus de 6 mois dans ce centre de renvoi, alors que le maximum légal est de 140 jours, il est violenté physiquement, […]

  • Violence des Protectas au #Centre_Fédéral d’Asile de Giffers : Les requérant-e-s d’asile sont en danger…en #Suisse !

    Après les #violences des #Protectas contre les mineurs du Foyer de l’Etoile (GE), puis contre les réquérant-e-s du #CFA de Bâle, voici venu le tour des requérant-e-s du CFA de Giffers (FR) :

    Le 3 mai 2020, Ali, requérant camerounais, demande aux Protectas du CFA de Giffers, où il réside, de bien vouloir le laisser entrer rapidement (fouille obligatoire à l’entrée du CFA). Etant convalescent (COVID-19), il se sent faible et n’arrive plus à attendre que les Protectas aient terminé de discuter entre eux. Le ton s’enflamme immédiatement : deux Protectas le poussent violemment et le frappent. Ali se rend à l’hôpital : le constat fait état de multiples contusions. A son retour au centre vers 22h, les Protectas lui interdisent l’entrée : il doit dormir sur un banc à l’entrée.

    Ce même 3 mai 2020, Abdalim, requérant marocain, se voit intimer l’ordre de regagner sa chambre. N’ayant pas obtempéré suffisamment rapidement aux yeux du Protectas, celui-ci le pousse violemment contre une vitre, ce qui lui sectionne les tendons de la jambe. Il est hospitalisé puis opéré. Aujourd’hui encore, il marche difficilement avec des béquilles.

    Le 4 mai 2020, Mohamed, requérant algérien qui souffre d’épilepsie, subit lui aussi une agression de la part des Protectas. Ceux-ci veulent fouiller sa chambre et ils lui disent qu’elle est sale. Mohamed refuse. Deux Protectas l’agressent en l’empêchant de respirer. La situation provoque chez Mohamed une crise d’épilepsie et il est emmené à l’hôpital : le constat médical fait état d’une agression par étranglement avec une marque antérieure au niveau du cou.

    Aujourd’hui encore, Ali, Abdalim et Mohamed doivent chaque jour obtempérer aux ordres de leurs agresseurs : les Protectas incriminés travaillent toujours au CFA de Giffers !

    Ces violences ne sont pas des actes isolés. Le système des Centre Fédéraux d’Asile est fondé sur la répression et l’isolement. Les sommes allouées par la Confédération à la « sécurité » dans les CFA sont supérieures aux montants dédiés à l’encadrement social et sanitaire. Ce ne sont pas quelques heures de formation sur la thématique de l’asile qui vont transformer un agent de sécurité en travailleur social.

    Il y a urgence : les requérant-e-s d’asile qui viennent en Suisse pour y trouver refuge sont en DANGER dans les CFA ! Le système dit de sécurité, mis en place soi-disant pour les protéger, les met en réalité en danger.

    Pour Ali, Abdalim et Mohamed, nous demandons au Secrétariat d’Etat aux Migrations :

    Un déplacement URGENT dans un autre centre, hors de portée de leurs agresseurs et à proximité des transports publics ;
    Une suspension de leurs renvois en attendant le résultat des plaintes pénales déposées contre leurs agresseurs.

    Nous demandons aux autorités compétentes et avant qu’un drame ne se produise :

    L’ouverture des portes des CFA aux organisations et personnes de la société civile afin de rompre l’isolement et de cesser avec ces zones de non-droit ;
    L’engagement de travailleurs sociaux et soignants en nombre suffisant et ayant pour mission de SOUTENIR et de répondre aux besoins des requérant-e-s d’asile ;
    L’arrêt de toute collaboration avec des entreprises de sécurité privées de surcroit cotées en bourse (telles que Protectas, Securitas ou autre) dans le cadre des CFA et autres foyers.

    Face à la gravité de ces évènements, nous exigeons que Mario Gattiker, actuel directeur du Secrétariat d’Etat aux migrations et ancien directeur du service juridique de Caritas Suisse, réponde immédiatement aux questions suivantes :

    Est-ce que le personnel de sécurité responsable des maltraitances dénoncées est toujours en place ? Et si ou pourquoi ?
    Pourquoi la police n’a pas enquêté sur ces actes de violence ?
    Quel système de contrôle va mettre en place le SEM pour éviter ce genre de violences ?

    Solidarité Tattes et Droit de Rester Fribourg

    Reçu via la mailing-list Solidarité Tattes (https://solidaritetattes.ch), le 18.06.2020

    #centres_fédéraux #Giffers #Gouglera #Fribourg #asile #migrations #réfugiés

    Un centre géré par... #ORS of course !

    voir aussi la métaliste sur ORS :
    https://seenthis.net/messages/802341

    ping @cede @isskein

    • Le Courrier | Violences à #Chevrilles

      Trois requérants d’asile portent plainte contre les entreprises de sécurité mandatées par le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) et actives au centre fédéral d’asile de Chevrilles (#Giffers en allemand). Les trois plaignants accusent les agents de sécurité de violences physiques et d’agressions fréquentes envers les habitants du centre. Le Courrier relaie les témoignages d’Ali, Mohamed et Abdalim, victimes des violences dans le centre de Chevrilles, ainsi que ceux de deux agents de sécurité, qui déplorent leurs conditions de travail, qualifiées de “lamentables”, ainsi qu’une formation insuffisante du personnel de sécurité. Les agressions dans le centre de Chevrilles ont également été dénoncées par Solidarité Tattes et Droit De Rester Fribourg dans la newsletter publiée le 18 juin 2020 et relayée sur notre site. Ces trois plaintes surviennent en même temps que l’enquête de la WOZ et de la SRF sur les violences dans le centre fédéral d’asile de Bâle et dont nous nous faisions l’écho le 27 mai 2020.

      –-

      Trois plaintes pénales ont été déposées contre des agents de sécurité mandatés par le Secrétariat d’Etat aux migrations à Chevrilles (FR). Des vigiles dénoncent une banalisation de la violence.

      Ils ont décidé de briser le silence assourdissant qui règne au lieu dit la Gouglera. Trois requérants d’asile ont porté plainte contre les entreprises de sécurité mandatées par le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) au Centre fédéral de Chevrilles (Giffers en allemand), situé en Haute-Singine (FR). Les trois hommes confient avoir été victimes de violences physiques de la part d’agents de sécurité. Blessés, ils ont été pris en charge par les urgences de l’hôpital de Fribourg, photos et constats médicaux à l’appui. Des employés de la sécurité font état d’une banalisation de la violence dans le centre.

      Le 4 mai, vers 17 h 15, Ali rentre à la Gouglera après s’être rendu à Fribourg. Lui qui a été atteint du Covid souffre encore de vertiges et souhaite se coucher. Il attend que le service de sécurité le fouille et effectue le protocole d’entrée dans le centre. D’après ses propos, les agents l’ignorent et le font attendre trente longues minutes. Malade, il s’impatiente, cogne contre la vitre et demande aux vigiles de faire leur travail. Vexés par cette interpellation, deux agents l’auraient poussé au sol et roué de coups.

      En sang devant le centre

      « Lorsque j’ai dit au personnel de sécurité de faire leur travail, ils ont réagi comme si je les avais insultés, raconte Ali. Je leur ai dit d’arrêter, que j’avais du mal à respirer. Ils ont répondu qu’ils n’en avaient rien à faire. » L’homme raconte avoir erré la tête en sang devant le bâtiment, Il aurait appelé la police qui lui aurait répondu qu’il devait négocier lui-même avec les vigiles son retour dans le centre.

      Grâce à l’aide d’un autre requérant, il parvient à prendre le bus pour Fribourg, mais perd connaissance avant d’arriver aux urgences. Des militaires l’escortent jusqu’à l’hôpital. Après quelques heures en observation, l’hôpital paie un taxi pour le ramener à la Gouglera. Aux portes du centre, il se serait vu refuser l’entrée et aurait passé la nuit sur un banc. « Pourquoi les autorités nous traitent-elles ainsi ? » s’interroge-t-il.

      Cette même journée du 4 mai, Mohamed affirme avoir aussi subi l’ire de vigiles. Il fait la sieste dans sa chambre lorsque deux agents lui demandent d’évacuer les lieux. L’un d’eux lui fait remarquer que sa chambre est sale, Mohamed décrit un ton agressif et injurieux. Il s’en plaint auprès du directeur du centre. Lorsqu’il sort de l’entretien, deux agents le prennent à part. L’un l’aurait attrapé à la gorge, tandis que l’autre lui aurait pris les pieds pour le sortir du bâtiment. Il est soudain pris d’une crise d’épilepsie.

      « Au lieu de me venir en aide, les agents ont ri. J’ai marché jusqu’à la route, mais j’ai perdu connaissance. Je me suis réveillé à l’hôpital. » Le constat médical mentionne une marque d’étranglement au niveau du cou. Selon la version des agents, Mohammed aurait été « agressé par un ami ». Celui-ci affirme pourtant que des témoins étaient présents. « Les agressions sont très fréquentes, personne n’ose rien dire. D’autres gens viendront après nous, je porte plainte pour que cela ne se reproduise plus. »

      Hospitalisé

      Abdalim marche difficilement avec des béquilles depuis sa sortie de l’hôpital le 7 mai. Il considère que des vigiles de Chevrilles ont « bousillé sa vie ». « Une bagarre a éclaté, moi je discutais tranquillement avec d’autres et on m’a demandé de rentrer dans ma chambre. » Abdalim ne s’est peut-être pas exécuté aussi rapidement que le souhaitait le personnel de sécurité. Il affirme avoir été violemment poussé contre une vitre, qui s’est brisée sous le choc et l’a grièvement blessé à la jambe.

      Le verre a sectionné plusieurs tendons, ce qui a nécessité une opération et une hospitalisation de cinq jours. « J’ai traversé 23 pays, tout ça pour perdre l’usage de ma jambe en Suisse », lance l’homme en colère. D’après les agents, il aurait perdu l’équilibre et serait tombé de lui-même sur la vitre.

      La police fribourgeoise affirme être intervenue une trentaine de fois au centre fédéral de Chevrilles en 2020. Depuis janvier 2019, quatre plaintes pénales ont été déposées pour des lésions corporelles simples. Les enquêtes sont en cours. D’après nos informations, le personnel impliqué dans ces agressions serait toujours en poste à Chevrilles. Contacté, le SEM affirme prendre la situation très au sérieux mais n’est pas autorisé à commenter les affaires en cours.

      La Gouglera n’est pas le seul centre d’asile concerné par la violence. Mi-mai, l’émission alémanique Rundschau et la Wochenzeitung dénoncent une violence structurelle au sein du centre fédéral d’asile de Bâle. Viviane Luisier, de l’association Solidarité Tattes, considère ces agressions comme l’une des conséquences de la nouvelle procédure d’asile. Elle dénonce la concentration des requérants dans des centres fédéraux. « Les réfugiés sont soumis à un régime carcéral, loin des centres urbains. Je crains que ces centres deviennent des zones de non-droit. »
      « Tolérance zéro »

      Les requérants d’asile ne sont pas seuls à juger la situation intolérable. Des employés des entreprises de sécurité mandatées par la Confédération, Securitas et Protectas, jugent également certains comportements inacceptables. Révoltés par l’attitude de certains de leurs collègues, deux ont décidé de témoigner anonymement.

      « Ce printemps, la situation est devenue très tendue. Certains agents sont allés trop loin », confie Julien*. « Le personnel de sécurité est très peu formé. Il faut de l’expérience pour immobiliser un individu. Les interventions dont je suis témoins sont très ‘sales’, elles peuvent souvent blesser les personnes que l’on cherche à immobiliser », relate Paul*. Il déplore aussi une attitude répressive. « Dans les scénarios d’exercice, les requérants d’asile sont présentés comme des gens violents en qui nous ne pouvons pas avoir confiance. »

      D’après les deux agents, le recours à la violence serait régulièrement valorisé au détriment du dialogue. « On nous demande d’appliquer la tolérance zéro, sans nous expliquer ce que cela signifie. Lorsque quelque chose ne va pas, on ne cherche pas à réfléchir, on tape dedans », constate Paul. Le SEM explique que le personnel a pour instruction de désamorcer verbalement les différends chaque fois que cela est possible. La contrainte est sensée n’être utilisé qu’en dernier recours. Pour Paul, cette théorie est peu mise en pratique. « Lors de notre formation, on nous a dit qu’il fallait recourir dans un premier temps à la stratégie de désescalade, mais il n’y a aucun protocole. »

      Le SEM affirme que le recours à des mesures coercitives non proportionnées n’est pas toléré et sanctionnée. Les vigiles peuvent se voir interdire de fournir des services au nom du SEM si des comportements illégaux ou intolérables sont identifiés. La responsabilité d’éventuelles autres sanctions revient aux entreprises de sécurité. « Lorsque les événements dérapent, les rapports sont rédigés par les agents eux-mêmes. Ils y mettent ce qu’ils veulent et sont couverts par la hiérarchie », commente Paul. Les deux vigiles affirment avoir été témoins de scènes lors desquelles certains de leurs collègues ont envenimé la situation, en provoquant les requérants d’asile. « On place des humains sous la surveillance d’enfants, c’est déplorable. » JJT

      Prénom fictif.
      « Nos conditions de travail sont lamentables »

      Maigre salaire, contrats à durée déterminée, horaires éreintants, planification tardive, le tableau que décrivent les agents de sécurité est peu reluisant. « Les journées de treize heures, les horaires qui fluctuent, les services de nuit qui s’enchaînent, ça fatigue et ça rend agressif, témoigne Julien. Depuis que je travaille dans le centre d’asile de Chevrilles, j’ai vu beaucoup de casse : des burn-out, des accidents, du harcèlement. La gestion du personnel est catastrophique. »

      Il affirme ne pas être serein, en raison du manque de matériel. « J’ai un collègue de 20 ans qui a travaillé sans gilet de protection. A plusieurs reprises, je n’ai pas eu de spray au poivre durant mes services et je n’avais pas de radio portative. » S’il n’excuse pas la violence, Julien pointe du doigt les entreprises de sécurité mandatées par la Confédération qui visent à maximiser les profits. « Nous ne sommes pas suffisamment formés pour gérer une telle pression. Il ne faut pas la même formation pour surveiller un parking que pour encadrer une population qui va du nourrisson à la grand-mère. », regrette-t-il.

      Une nouvelle convention de travail dans le domaine de la sécurité est entrée en vigueur le 1er juin. Si les salaires d’entrée ont été augmentés de 0,5 à 1% et le travail limité à deux cent dix heures par mois, ces améliorations restent très insuffisantes pour le syndicat Unia. « Les conditions de travail offertes par le SEM et le manque de formation sont extrêmement problématiques. Les adjudications des mandats de sécurité reposent essentiellement sur le prix, non sur la compétence et la formation des agents », regrette Arnaud Bouverat, secrétaire syndical.

      « Une formation solide constitue le seul rempart contre les violences. Economiser dans ce domaine n’est pas anodin : cela entraîne un danger pour la sécurité des habitants des centres et celle du personnel de sécurité » dénonce-t-il. JJT

      *Prénom fictif.

      https://asile.ch/2020/06/23/le-courrier-violences-a-chevrilles

    • Violences à #Chevrilles

      Trois #plaintes_pénales ont été déposées contre des agents de sécurité mandatés par le Secrétariat d’Etat aux migrations à Chevrilles (FR). Des vigiles dénoncent une banalisation de la violence.

      Ils ont décidé de briser le silence assourdissant qui règne au lieu dit la Gouglera. Trois requérants d’asile ont porté plainte contre les entreprises de sécurité mandatées par le #Secrétariat_d’Etat_aux_migrations (#SEM) au Centre fédéral de Chevrilles (Giffers en allemand), situé en #Haute-Singine (FR). Les trois hommes confient avoir été victimes de #violences_physiques de la part d’agents de sécurité. Blessés, ils ont été pris en charge par les urgences de l’hôpital de #Fribourg, photos et constats médicaux à l’appui. Des employés de la sécurité font état d’une banalisation de la #violence dans le centre.

      Le 4 mai, vers 17 h 15, Ali rentre à la Gouglera après s’être rendu à Fribourg. Lui qui a été atteint du #Covid-19 souffre encore de vertiges et souhaite se coucher. Il attend que le #service_de_sécurité le fouille et effectue le #protocole_d’entrée dans le centre. D’après ses propos, les agents l’ignorent et le font attendre trente longues minutes. Malade, il s’impatiente, cogne contre la vitre et demande aux vigiles de faire leur travail. Vexés par cette interpellation, deux agents l’auraient poussé au sol et roué de coups.

      En sang devant le centre

      « Lorsque j’ai dit au personnel de sécurité de faire leur travail, ils ont réagi comme si je les avais insultés, raconte Ali. Je leur ai dit d’arrêter, que j’avais du mal à respirer. Ils ont répondu qu’ils n’en avaient rien à faire. » L’homme raconte avoir erré la tête en sang devant le bâtiment, Il aurait appelé la #police qui lui aurait répondu qu’il devait négocier lui-même avec les #vigiles son retour dans le centre.

      Grâce à l’aide d’un autre requérant, il parvient à prendre le bus pour Fribourg, mais perd connaissance avant d’arriver aux urgences. Des militaires l’escortent jusqu’à l’#hôpital. Après quelques heures en observation, l’hôpital paie un taxi pour le ramener à la Gouglera. Aux portes du centre, il se serait vu refuser l’entrée et aurait passé la nuit sur un banc. « Pourquoi les autorités nous traitent-elles ainsi ? » s’interroge-t-il.

      Cette même journée du 4 mai, Mohamed affirme avoir aussi subi l’ire de vigiles. Il fait la sieste dans sa chambre lorsque deux agents lui demandent d’évacuer les lieux. L’un d’eux lui fait remarquer que sa chambre est sale, Mohamed décrit un ton agressif et injurieux. Il s’en plaint auprès du directeur du centre. Lorsqu’il sort de l’entretien, deux agents le prennent à part. L’un l’aurait attrapé à la gorge, tandis que l’autre lui aurait pris les pieds pour le sortir du bâtiment. Il est soudain pris d’une crise d’épilepsie.

      « Au lieu de me venir en aide, les agents ont ri. J’ai marché jusqu’à la route, mais j’ai perdu connaissance. Je me suis réveillé à l’hôpital. » Le constat médical mentionne une marque d’#étranglement au niveau du cou. Selon la version des agents, Mohammed aurait été « agressé par un ami ». Celui-ci affirme pourtant que des témoins étaient présents. « Les #agressions sont très fréquentes, personne n’ose rien dire. D’autres gens viendront après nous, je porte plainte pour que cela ne se reproduise plus. »

      Hospitalisé

      Abdalim marche difficilement avec des béquilles depuis sa sortie de l’hôpital le 7 mai. Il considère que des vigiles de Chevrilles ont « bousillé sa vie ». « Une bagarre a éclaté, moi je discutais tranquillement avec d’autres et on m’a demandé de rentrer dans ma chambre. » Abdalim ne s’est peut-être pas exécuté aussi rapidement que le souhaitait le personnel de sécurité. Il affirme avoir été violemment poussé contre une vitre, qui s’est brisée sous le choc et l’a grièvement blessé à la jambe.

      Le verre a sectionné plusieurs tendons, ce qui a nécessité une opération et une #hospitalisation de cinq jours. « J’ai traversé 23 pays, tout ça pour perdre l’usage de ma jambe en Suisse », lance l’homme en colère. D’après les agents, il aurait perdu l’équilibre et serait tombé de lui-même sur la vitre.

      La police fribourgeoise affirme être intervenue une trentaine de fois au centre fédéral de Chevrilles en 2020. Depuis janvier 2019, quatre plaintes pénales ont été déposées pour des #lésions_corporelles simples. Les enquêtes sont en cours. D’après nos informations, le personnel impliqué dans ces agressions serait toujours en poste à Chevrilles. Contacté, le SEM affirme prendre la situation très au sérieux mais n’est pas autorisé à commenter les affaires en cours.

      La Gouglera n’est pas le seul centre d’asile concerné par la violence. Mi-mai, l’émission alémanique Rundschau et la Wochenzeitung dénoncent une violence structurelle au sein du centre fédéral d’asile de Bâle. Viviane Luisier, de l’association Solidarité Tattes, considère ces agressions comme l’une des conséquences de la nouvelle procédure d’asile. Elle dénonce la concentration des requérants dans des centres fédéraux. « Les réfugiés sont soumis à un #régime_carcéral, loin des centres urbains. Je crains que ces centres deviennent des #zones_de_non-droit. »

      –-

      « #Tolérance_zéro »

      Les requérants d’asile ne sont pas seuls à juger la situation intolérable. Des employés des entreprises de sécurité mandatées par la Confédération, #Securitas et #Protectas, jugent également certains comportements inacceptables. Révoltés par l’attitude de certains de leurs collègues, deux ont décidé de témoigner anonymement.

      « Ce printemps, la situation est devenue très tendue. Certains agents sont allés trop loin », confie Julien*. « Le personnel de sécurité est très peu formé. Il faut de l’expérience pour immobiliser un individu. Les interventions dont je suis témoins sont très ‘sales’, elles peuvent souvent blesser les personnes que l’on cherche à immobiliser », relate Paul*. Il déplore aussi une attitude répressive. « Dans les scénarios d’exercice, les requérants d’asile sont présentés comme des gens violents en qui nous ne pouvons pas avoir confiance. »

      D’après les deux agents, le recours à la violence serait régulièrement valorisé au détriment du dialogue. « On nous demande d’appliquer la tolérance zéro, sans nous expliquer ce que cela signifie. Lorsque quelque chose ne va pas, on ne cherche pas à réfléchir, on tape dedans », constate Paul. Le SEM explique que le personnel a pour instruction de désamorcer verbalement les différends chaque fois que cela est possible. La #contrainte est sensée n’être utilisé qu’en dernier recours. Pour Paul, cette théorie est peu mise en pratique. « Lors de notre formation, on nous a dit qu’il fallait recourir dans un premier temps à la stratégie de #désescalade, mais il n’y a aucun protocole. »

      Le SEM affirme que le recours à des #mesures_coercitives non proportionnées n’est pas toléré et sanctionnée. Les vigiles peuvent se voir interdire de fournir des services au nom du SEM si des comportements illégaux ou intolérables sont identifiés. La #responsabilité d’éventuelles autres sanctions revient aux entreprises de sécurité. « Lorsque les événements dérapent, les rapports sont rédigés par les agents eux-mêmes. Ils y mettent ce qu’ils veulent et sont couverts par la hiérarchie », commente Paul. Les deux vigiles affirment avoir été témoins de scènes lors desquelles certains de leurs collègues ont envenimé la situation, en provoquant les requérants d’asile. « On place des humains sous la surveillance d’enfants, c’est déplorable. » JJT

      Prénoms fictif.

      –—

      « Nos #conditions_de_travail sont lamentables »

      Maigre salaire, contrats à durée déterminée, horaires éreintants, planification tardive, le tableau que décrivent les agents de sécurité est peu reluisant. « Les journées de treize heures, les horaires qui fluctuent, les services de nuit qui s’enchaînent, ça fatigue et ça rend agressif, témoigne Julien. Depuis que je travaille dans le centre d’asile de Chevrilles, j’ai vu beaucoup de casse : des burn-out, des accidents, du harcèlement. La #gestion_du_personnel est catastrophique. »

      Il affirme ne pas être serein, en raison du manque de matériel. « J’ai un collègue de 20 ans qui a travaillé sans gilet de protection. A plusieurs reprises, je n’ai pas eu de spray au poivre durant mes services et je n’avais pas de radio portative. » S’il n’excuse pas la violence, Julien pointe du doigt les entreprises de sécurité mandatées par la Confédération qui visent à maximiser les profits. « Nous ne sommes pas suffisamment formés pour gérer une telle pression. Il ne faut pas la même formation pour surveiller un parking que pour encadrer une population qui va du nourrisson à la grand-mère. », regrette-t-il.

      Une nouvelle #convention_de_travail dans le domaine de la sécurité est entrée en vigueur le 1er juin. Si les #salaires d’entrée ont été augmentés de 0,5 à 1% et le travail limité à deux cent dix heures par mois, ces améliorations restent très insuffisantes pour le syndicat Unia. « Les conditions de travail offertes par le SEM et le manque de #formation sont extrêmement problématiques. Les adjudications des mandats de sécurité reposent essentiellement sur le prix, non sur la compétence et la formation des agents », regrette Arnaud Bouverat, secrétaire syndical.

      « Une formation solide constitue le seul rempart contre les violences. Economiser dans ce domaine n’est pas anodin : cela entraîne un danger pour la sécurité des habitants des centres et celle du personnel de sécurité » dénonce-t-il. JJT

      *Prénom fictif.

      https://lecourrier.ch/2020/06/18/malaise-a-chevrilles

    • Violence des protectas au Centre Fédéral de Chevrilles/Giffers : STOP au renvoi des victimes ! Non au déni de justice !

      Après les violences contre Ali, Abdalim et Mohamed, une nouvelle plainte pénale contre certains agents de sécurité du Centre Fédéral d’Asile de Giffers (Chevrilles) a été déposée par Bodo, également victime de violences physiques.

      À partir d’aujourd’hui, Ali, Abdalim, Mohamed et Bodo risquent d’être renvoyés de Suisse à tout moment, alors même que leurs plaintes pénales contre ces violences sont en cours !

      L’avocate des plaignants a pourtant demandé la suspension des renvois pendant la procédure pénale mais le Secrétariat d’Etat aux Migrations (SEM) a refusé cette demande. Selon le SEM, les plaignants pourront bénéficier d’une brève autorisation de séjour pour revenir en Suisse si cela est nécessaire dans le cadre de la procédure pénale.

      Ceci porte un nom : c’est un #déni_de_justice ! Les autorités ne peuvent garantir que les quatre hommes pourront revenir en Suisse pour participer en tant que plaignants à la procédure en cours. Le cours de la justice est donc entravé et ne peut se dérouler dans des conditions correctes.

      Ce déni de justice envers les requérants d’asile n’est pas nouveau : on le retrouve dans le cas des victimes de l’incendie du Foyer des Tattes, qui a eu lieu à Genève en 2014. Cing ans après les faits, la procédure n’est toujours pas terminée et les victimes, renvoyées pour la plupart aux quatre coins du globe, sont totalement hors de portée des autorités.

      Pour que la justice puisse suivre son cours, pour que les responsabilités puissent être établies, pour que la lumière soit faite sur les violences au CFA de Giffers (Chevrilles) :

      nous demandons aux autorités fédérales de suspendre immédiatement les renvois d’Ali, Abdalim, Mohamed et Bodo !

      Avant que d’autres violences ne se produisent, nous demandons également au Secrétariat d’État aux Migrations (SEM) :

      d’ouvrir les portes des CFA aux organisations et personnes de la société civile afin de rompre l’isolement et de mettre fin à ces zones de non-droit ;
      d’engager des travailleurs sociaux et soignants en nombre suffisant et ayant pour mission de SOUTENIR et de répondre aux besoins des requérant-e-s d’asile ;
      d’arrêter toute collaboration avec des entreprises de sécurité privées, (telles que Protectas, Securitas ou autre), dans le cadre des CFA et autres foyers de requérants, tant que les mandats d’engagement de ces entreprises ne sont pas sérieusement révisés, garantissant la sécurité des requérants.
      de mettre en place des formations complètes et obligatoires pour tout le personnel engagé, mettant l’accent sur l’encadrement social, l’intégration et le vivre-ensemble, et non sur la répression et l’isolement des requérants d’asile.

      Solidarité Tattes, Droit de rester Fribourg, ACAT-Suisse

      Reçu via la mailing-list de Solidarité Tattes, le 30.07.2020

    • Mesures de rétorsions, clinique psychiatrique et renvoi ! Visite aux requérants qui ont dénoncé les violences dans le Centre Fédéral d’Asile de Giffers

      Mercredi 16 septembre, 3 membres du comité de Solidarité Tattes sont allé-e-s à Fribourg pour faire suite aux échanges avec les 4 requérants d’asile hébergés au Centre Fédéral d’Asile (CFA) de Giffers, à Fribourg. Requérants qui ont été assez courageux pour porter plainte contre les agents de sécurité de ce centre qui les ont violentés à divers moments et à divers degrés, suffisamment pour les envoyer à l’hôpital. Bref : ce sont ces 4 requérants qui ont levé le voile sur ce qui peut se passer dans ce CFA, à l’insu des citoyen-enne-s suisses dont certain-e-s pensent que cette nouveauté (la création des CFA) allait simplifier les démarches pour les requérant-e-s et pour les autorités.

      Suite à la plainte déposée face à la justice par 4 requérants victimes d’agressions de la part des agents de sécurité, la vie dans le CFA ne s’est pas améliorée pour eux : les agents agresseurs sont restés en place encore plusieurs jours et semaines. Pour les 4 requérants, cela a signifié angoisse, stress, cauchemars et aussi humiliation. Deux d’entre eux ont été hospitalisés en clinique psychiatrique. De ces deux, l’un est sorti de la clinique et du CFA pour entrer en procédure nationale, enfin. C’est la seule bonne nouvelle que nous avons des 4 plaignants. Notre visite à Fribourg devait donc consister à voir les 3 requérants qui se trouvent encore dans le canton : l’un toujours en clinique psychiatrique, à qui nous avons rendu une visite de soutien, lui qui pense au suicide dès que le médecin lui parle de retourner au CFA ; et 2 autres, toujours hébergés au #CFA.

      De ces deux derniers, seul l’un d’eux est venu nous retrouver au buffet de la gare de Fribourg. Il nous a dit que les 2 agents agresseurs n’étaient plus au CFA de Giffers et que cela rendait la vie moins difficile. Mais aussi, il nous a donné un nombre d’exemples stupéfiant des règles à respecter dans ce centre et dont le but ne peut être que celui de tenir les requérant-e-s en respect, de leur rappeler qu’ils-elles n’ont aucun droit et qu’ils-elles doivent se taire, se faire oublier, disparaître. Par exemple :

      - Interdiction d’amener de la nourriture à l’intérieur du centre, ce qui pousse les requérants qui arrivent à s’acheter une friandise à la cacher dans les prés (!) et à la manger quand ils sont hors du centre !
      - Punition dès qu’on arrive 5 minutes en retard au repas ou à l’entrée du centre après une sortie dans les environs.
      - Fouilles corporelles à l’entrée et à la sortie du centre et fouilles fréquentes dans les chambres.
      – Pénalités infligées mais jamais notifiées par écrit. A la question : « Pourquoi avez-vous été puni dernièrement ? Pourquoi vous prélève-t-on fréquemment de l’argent sur les 21 fr par semaine auxquels vous avez droit, au point qu’il ne vous reste jamais rien ? », la réponse est : « Je ne sais pas ! ».

      Car les « pénalités » ne sont jamais assorties d’un papier qui dise la raison de la punition, la date où elle a lieu et qui l’inflige. Centre Fédéral d’Asile ? On nous parle d’un lieu fermé où règne l’arbitraire.

      Quant au second requérant plaignant toujours hébergé à au CFA de Giffers, il ne viendra pas à notre rencontre. Il n’a pas le droit de sortir du centre car il a ce jour-là un rendez-vous médical, puis il devra aller au SPOMI (l’office de la population fribourgeois). A notre retour à Genève, nous apprenons… qu’il a été arrêté et emmené à l’aéroport de Genève pour son renvoi en Allemagne ! Cette personne était NEM-Dublin-Allemagne et son délai se situait à la fin de l’année. Mais il a été renvoyé maintenant, alors que la procédure de sa plainte pénale est encore en cours. Nos démarches juridiques et politiques pour demander à M. Gattiker, directeur du SEM, de ne pas renvoyer cette personne alors que la procédure pénale n’est pas close, ont été totalement inutiles. Gattiker a été inflexible.

      De notre côté, nous sommes bien décidé-e-s à ne pas lâcher les 4 plaignants qui ont eu le courage de dénoncer les violences dans le CFA de Giffers et à ne pas lâcher non plus la mise au grand jour du fonctionnement inacceptable de ces zones de non-droit.

      Alors c’est simple et logique : si les CFA sont déjà pareillement iniques, le Centre de renvoi prévu pour Genève en bord de piste d’atterrissage pour rendre fous adultes, adolescents et enfants ne doit jamais voir le jour.

      Reçu via la mailing-list de Solidarité Tattes, le 22.09.2020

  • #Enquête sur des #violences de la part de membres de la #sécurité envers des requérants d’asile dans le centre fédéral bâlois.

    A voir :
    – sur SRF : https://www.srf.ch/play/tv/rundschau/video/gewalt-im-asylheim-schwedens-sonderweg-verkupplungsboom?id=539cd587-8b5e-46b0-bb
    – à lire dans la WOZ : https://www.woz.ch/2020/asylpolitik/tatort-besinnungsraum
    – sur le site de l’OSAR : https://www.osar.ch/news/archives/2020/violence-au-centre-federal-pour-requerants-dasile-de-bale.html :
    – une brochure très complète avec de nombreux témoignages par le collectif « 3 Rosen Gegen Grenzen » : https://3rgg.ch/wp-content/uploads/2020/05/3RGG_Immer-ein-Grund-uns-zu-schlagen_2020-1.pdf

    –-> je mets les textes des articles cités ci-dessus en commentaire de ce fil de discussion pour archivage.

    #Suisse #violence #asile #migrations #réfugiés #Bâle #centre_fédéral #centres_fédéraux #ORS #privatisation #agents_de_sécurité #securitas

    Centre géré par ORS :


    https://www.ors.ch/de-CH/Uber-uns/Standorte-in-der-Schweiz/Bund

    voir aussi la métaliste sur ORS :
    https://seenthis.net/messages/802341

    • Gewalt im Asylheim, Schwedens Sonderweg, Verkupplungsboom

      Ein Asylsuchender rastet aus und greift einen Sicherheitsmann an. Dieser ruft Verstärkung. Der Migrant wird auf den Boden gedrückt und verletzt sich. Die «Rundschau» ist Gewaltvorwürfen in einem Asylzentrum nachgegangen. Ausserdem: Hat es Schweden besser im Griff? Und: Risikoperson sucht Partnerin.

      https://www.srf.ch/play/tv/rundschau/video/gewalt-im-asylheim-schwedens-sonderweg-verkupplungsboom?id=539cd587-8b5e-46b0-bb

    • Tatort Besinnungsraum

      Recherchen zeigen: Im Basler Bundesasylzentrum Bässlergut kommt es immer wieder zu Gewalt. Die Behörden wiegeln ab. Doch brisanter als die einzelnen Fälle ist die Systematik.

      Ein Tag Ende April. Lotfi Rezgani sitzt auf einem der Metallstühle, die im Basler Horburgpark herumstehen. Hebt er beim Reden die Arme, klackern die Reissverschlüsse auf seiner schwarzen Lederjacke und verleihen dem Gesagten noch mehr Dringlichkeit: «Man hört immer, die Schweiz sei das Land der Gerechtigkeit. Heute weiss ich, dass das nicht stimmt.»

      Der zweifache Familienvater stammt aus Tunesien und ist in den Horburgpark gekommen, um von der Gewalt zu berichten, der er und andere Asylsuchende im Basler Bundeszentrum Bässlergut im Niemandsland zwischen Gefängnis, Autobahn und Landesgrenze ausgesetzt sind. Einer Gewalt, von der er selbst einen blauen Knöchel davongetragen hat, die in anderen Fällen aber auch schon mit einem mehrtägigen Spitalaufenthalt endete.

      Über Wochen haben die WOZ und die SRF-«Rundschau» mit Asylsuchenden, Securitas-Mitarbeitenden und AktivistInnen gesprochen. Dank des Öffentlichkeitsgesetzes konnte zudem Einsicht in vertrauliche Protokolle der Sicherheitsleute aus den letzten vier Jahren genommen werden. Bis auf Rezgani wollen alle GesprächspartnerInnen anonym bleiben: die Asylsuchenden, weil sie Angst um ihr Verfahren haben, die Securitas-MitarbeiterInnen, weil sie eine Kündigung befürchten. Die gemeinsame Recherche zeigt erstmals das Ausmass der Gewalt im Bässlergut – und macht die gewalttätigen Strukturen des Schweizer Asylsystems sichtbar.
      Diszipliniert und fixiert

      Im Zentrum der Konflikte steht oft ein Ort, der im Behördenjargon «Besinnungsraum» heisst und den die Asylsuchenden «Silo» oder «Zelle» nennen: ein kleines, fensterloses Zimmer, ausgestattet mit einer Matratze und verriegelt durch eine schwere Metalltür. Räume wie diese stehen in den meisten Bundeszentren zur Verfügung – als Ultima Ratio, um BewohnerInnen bis zum Eintreffen der Polizei festzuhalten. Im Bässlergut gibt es gleich zwei davon. «Wenn man zu spät ins Zentrum kommt oder Probleme macht, muss man dorthin», sagt Rezgani.

      Nach der dienstlichen Anweisung des Staatssekretariats für Migration (SEM) beträgt die «maximale Isolationszeit» im Besinnungsraum zwei Stunden. Im Bässlergut wurden aus zwei Stunden auch schon ganze Nächte, wie die Protokolle des Sicherheitsdiensts zeigen. Die Nationale Kommission zur Verhütung von Folter übt grundsätzliche Kritik an der Massnahme: Sie geschehe ohne hinreichende gesetzliche Grundlage, schreibt das Gremium in einer Untersuchung von 2018.

      Die Konflikte, die im Besinnungsraum enden, beginnen meist mit einer Kleinigkeit: Ein Bewohner darf sein Handy nicht auf dem Gang aufladen, ein anderer kommt zu spät ins Zentrum, es gibt Probleme bei der Essensausgabe. Aus Protesten gegen die Disziplinierungsmassnahmen der Sicherheitsleute kann schnell ein handfester Streit werden.

      Protokoll vom 27. Dezember 2019, Titel: «Aggressiver AS», Eintrag von 9.00 Uhr: «Der AS [Asylsuchende] weigert sich renitent aus dem Bett zu kommen und beschimpft alle Anwesenden. Der AS zeigt ein erhöhtes Aggressionsverhalten. […] AS versucht ODS [Ordnungsdienstspezialist] einen Faustschlag zu geben. ODS geht dazwischen und wehrt Situation verhältnismässig mit SV [Selbstverteidigung] ab. Daraufhin fixieren ODS den AS verhältnismässig und bringen ihn zum Besinnungsraum. Während dem Fixieren wehrt sich der AS mit voller Kraft und stösst sich beim Türrahmen.» Nächster Eintrag, 9.45 Uhr: «Der AS klagt über starke Schmerzen in der linken Bauchgegend und verlangt einen Krankenwagen.»

      Schmerzen im Bauch durch eine Selbstverletzung am Türrahmen? Der betroffene Asylsuchende, mit dem die WOZ sprechen konnte, schildert die Ereignisse anders: «Ich war krank und habe die ganze Nacht nicht geschlafen. Am Morgen kamen die Securitas, es war sehr kalt, doch sie öffneten das Fenster, nahmen mir die Decke weg. Sie nahmen mich mit Gewalt mit und brachten mich in den Raum. Dort schlugen sie mich in den Bauch, bis ich nicht mehr atmen konnte. Ich kam für zwei Tage ins Spital.»

      Ein weiteres Beispiel aus einem Protokoll der Securitas, datiert vom 3. Februar 2020, Titel: «Versuchter Angriff auf Securitas-Mitarbeiter», Eintrag um 12.10 Uhr: «AS wollte bei der Essensausgabe ohne Karte essen beziehen. ORS [Mitarbeiter der Betreuungsfirma] sagte zum AS, dass er die Karte vorher holen muss. AS war das egal und nahm sich trotzdem Essen. […] ODS versucht zu deeskalieren und dem AS nochmals die Hausregeln zu erläutern jedoch erfolglos.»

      Nächster Eintrag, 12.12 Uhr: «Als ODS die Türe zum Logenbereich öffnete, sah der AS den ODS und wollte ihn unverzüglich angreifen. Daraufhin wird Notwehr angewendet und der AS wird verhältnismässig fixiert und in den Besinnungsraum platziert. Er wird nach Leitfaden auf gefährliche Gegenstände durchsucht und die Türe wird arretiert.»

      Auch diesmal weicht die Version des betroffenen Asylsuchenden von jener des Sicherheitsdiensts ab: «Der Securitas wollte, dass ich die Identitätskarte zum Essen mitnehme. Wenn ich keine habe, müsse ich auf die neue warten. Ich habe mir dann einfach etwas genommen. Der Securitas nahm mir das Essen weg, steckte mich in den Raum und schlug mich. Bis abends um elf Uhr gab es nichts zu essen.»

      Auch Lotfi Rezgani sagt, er sei Opfer eines Übergriffs geworden. Im Basler Horburgpark berichtet er über den Vorfall, der mit einem geschwollenen Knöchel endete. «Ich habe telefoniert, dann hat jemand ein Glas geworfen und mich getroffen. Ich fragte, was das solle, habe laut mit ihm geredet. Die Securitas sind auf mich zugerannt, sie haben nichts gefragt, sie haben mich einfach gestossen und am Kragen gepackt. Ich habe mich dann gewehrt. Es waren vier gegen einen.»

      Dokumentiert ist die Gewalt auch in einem Schreiben von drei Bewohnern, in dem sie sich Anfang Februar beim SEM beschweren. Man habe Kenntnis davon, schreibt Pressesprecher Lukas Rieder, könne aber keine Stellung nehmen: «Da in diesem Zusammenhang mehrere Strafanzeigen eingereicht wurden, handelt es sich um ein laufendes Verfahren.» Dem SEM obliegt die Verantwortung für das Bundesasylzentrum, es nimmt auch im Namen der Firma Securitas Stellung.
      «Sie mögen die Araber nicht»

      Den Umgang der Securitas führt Lotfi Rezgani auf Rassismus gegenüber Asylsuchenden aus dem Maghreb zurück. «Sie mögen die Araber nicht», sagt er. Allen anderen gegenüber verhielten sich die Sicherheitsleute normal. Ähnlich sehen das auch die anderen Asylsuchenden: «Wir werden behandelt wie Hunde, wenn sie sehen, dass wir Araber sind», sagt einer.

      Die Sicherheitsleute, mit denen die WOZ über ihre Arbeit sprechen konnte, bestätigen, dass die meisten Zwischenfälle junge Männer aus dem Maghreb betreffen. Häufig seien diese alkoholisiert oder bekifft, auch sprachliche Missverständnisse führten zur Eskalation. Die Situation ist für die MitarbeiterInnen belastend: «Wenn ich von der Arbeit nach Hause komme, bin ich mit den Nerven fertig. Manchmal erhalten wir auch Morddrohungen», sagt einer. Doch auch für die jungen Männer sei die Lage schwierig, weil sie über keine Perspektiven auf Asyl verfügten. «Viele fügen sich Selbstverletzungen zu, ritzen sich mit Rasierklingen. Das ist schockierend.» Die Menschen hätten keine Chance und nichts zu verlieren. «Das System begünstigt diese Vorfälle.»

      Laut dem SEM würden alle Personen grundsätzlich gleich behandelt. Es gebe allerdings tatsächlich junge Männer aus Nordafrika, die «sehr negativ» auffielen. Es liege in der Natur der Sache, dass man bei denen genau hinschaue, die schon einmal Probleme gemacht hätten. Viele verhielten sich aber «absolut korrekt».

      «Dass sich die Gewalt besonders gegen Menschen aus dem Maghreb richtet, ist eine rassistische Praxis», kritisiert Marc Allamand vom Basler Kollektiv «Drei Rosen gegen Grenzen». Die meist jungen Männer hätten im Asylverfahren schlechte Karten und würden rasch wieder ausgewiesen. «Zudem sind sie gesellschaftlich stigmatisiert, weil sie angeblich sowieso nur Probleme machen.» Auch wenn die Männer in der öffentlichen Wahrnehmung kräftig wirkten, seien sie rechtlich gesehen in der schwächsten Position.

      Zu den Vorwürfen der Asylsuchenden, dass sie regelmässig Opfer gewalttätiger Übergriffe werden, schreibt das SEM: «Wir haben keine Hinweise darauf, dass die Sicherheitsdienstleister in Basel oder in anderen Bundesasylzentren unverhältnismässigen Zwang anwenden. Das SEM würde dies nicht dulden und entsprechend sanktionieren.» Die Anwendung von Zwang dürfe nur das letzte Mittel sein, um sich und andere zu schützen.

      Dieses letzte Mittel kommt im Bässlergut allerdings fast täglich zum Einsatz, wie die Securitas-MitarbeiterInnen bestätigen. «Im Normalfall haben wir pro Woche zwei bis sechs Auseinandersetzungen», sagt einer. Dabei handle es sich stets um Selbstverteidigung. «Wenn jemand die Faust hochzieht, dann muss ich nicht warten, bis er mich schlägt, sondern darf ihn zuerst packen. Das ist Notwehr, das ist das Gesetz.» Früher habe es auch einen Mitarbeiter gegeben, der grundlos zugeschlagen habe. Dieser sei aber wegbefördert worden.
      Hinter der Mauer

      Die Gruppe «Drei Rosen gegen Grenzen» hat diese Woche einen Bericht fertiggestellt, in dem sie die Übergriffe dokumentiert: Würgemale am Hals, Prellungen im Gesicht, Platzwunden, innere Verletzungen – insgesamt über ein Dutzend Fälle. «Die Berichte decken sich, das Muster ist immer gleich», sagt Marc Allamand, «es gibt keinen Grund, an ihrer Richtigkeit zu zweifeln.»

      Aufgrund der von der WOZ und der «Rundschau» publizierten Informationen verspricht das SEM, die Vorwürfe der Asylsuchenden zu prüfen. «Es geht uns bei unserer Kritik aber nicht bloss um einzelne gewalttätige Securitas», sagt Sophie Pilarek, die ebenfalls bei «Drei Rosen gegen Grenzen» engagiert ist. Die AktivistInnen betonen, dass sie die Gewalt als strukturell bedingt erachten: Im System, das mit den neuen beschleunigten Verfahren geschaffen worden sei, bleibe die Zivilgesellschaft von den Zentren ausgeschlossen. «Hinter den Mauern ist Gewalt möglich, wird Gewalt provoziert und gedeckt.» Die Gruppe fordert zwar eine Untersuchung der Vorfälle, letztlich brauche es aber eine politische Antwort. «Die Lagerstruktur muss aufgelöst werden.»

      https://www.woz.ch/2020/asylpolitik/tatort-besinnungsraum

    • Violence au centre fédéral pour requérants d’asile de Bâle

      Des investigations menées par divers médias ont montré que le centre fédéral pour requérants d’asile (CFA) de Bâle est le théâtre de fréquents affrontements violents entre le personnel de sécurité et les personnes requérantes d’asile. L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) est extrêmement préoccupée par cette situation. Elle exige une enquête indépendante et des mesures précises pour prévenir la violence dans les CFA.

      L’hebdomadaire alémanique « Wochenzeitung » et l’émission de la SRF « Rundschau » ont publié une recherche commune sur les violences survenues entre les employés de Securitas et les personnes requérantes d’asile au CFA de Bâle. L’enquête se fonde sur des témoignages de personnes requérantes d’asile, d’un employé de Securitas ainsi que sur des rapports internes. Les activistes du groupe Drei Rosen gegen Grenzen (« Trois roses contre les frontières »), qui ont également documenté les attaques commises à l’encontre des personnes requérantes d’asile, sont également mentionnés dans cette enquête. Le service de sécurité rejette les accusations et parle de mesures d’autodéfense contre des attaques menées par les personnes requérantes d’asile. Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM), responsable de ce domaine, souligne quant à lui que le service de sécurité fait toujours usage de la force de manière proportionnée.

      Une enquête indépendante nécessaire

      Pour l’OSAR, les incidents sont préoccupants. Une enquête interne par le SEM ne suffit pas. Les incidents doivent faire l’objet d’une enquête et être documentés de la manière la plus précise et indépendante qui soit, afin d’obtenir des informations détaillées sur les raisons de l’usage de la violence et le déroulement des faits. Ces incidents témoignent de l’urgence de créer des bureaux de médiation indépendants au sein des CFA, comme le demande l’OSAR – jusqu’à présent en vain – dans ses standards minimaux en matière d’hébergement (https://www.osar.ch/assets/asylrecht/stellungnahmen/190400-unterbringung-standards-sfh-pem-fr.pdf).

      Dans tous les cas, cependant, il importe que les exigences en matière de droits humains et de droits fondamentaux soient respectées pour ce qui est de l’hébergement. La Commission nationale pour la prévention de la torture (CNPT) a exposé ces droits en détail dans son rapport de novembre 2018 (en allemand : https://www.nkvf.admin.ch/dam/data/nkvf/Berichte/2018/bundesasylzentren/bericht-bundesasylzentren.pdf) (synthèse en français : https://www.nkvf.admin.ch/dam/data/nkvf/Berichte/2018/bundesasylzentren/zusammenfassung-bundesasylzentren-f.pdf) à l’intention du SEM. Il s’agit notamment de la Constitution fédérale, de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et des Pactes I et II des Nations unies, qui garantissent la protection contre la discrimination. Le respect de ces exigences doit être vérifié par une institution indépendante telle que la CNPT.

      La prévention pour éviter l’escalade

      L’OSAR attend du SEM qu’il mette en œuvre des mesures plus incisives pour prévenir la violence dans les CFA et qu’il fournisse des directives claires aux services de sécurité, dont il est le mandant. Celles-ci permettront d’identifier et de prévenir à temps les conflits naissants entre les prestataires de services de sécurité et les personnes requérantes d’asile, afin qu’ils n’évoluent pas en affrontements violents. En octobre 2019, l’OSAR a souligné la nécessité de mesures préventives (https://www.osar.ch/news/archives/2019/la-confederation-attribue-des-mandats-pour-les-prestations-de-service-de-securi). En outre, le SEM est chargé d’exiger que le personnel de sécurité des entreprises de sécurité mandatées ait suivi une formation de base et une formation continue appropriées et d’assurer un suivi régulier en la matière. L’OSAR n’a pas de mandat fédéral en ce qui concerne la formation de base ou continue des services de sécurité dans les CFA. Elle ne propose qu’une journée de formation continue en compétence transculturelle, qui ne saurait en aucun cas remplacer une formation approfondie du personnel de sécurité et des mesures préventives dans les CFA.

      https://www.osar.ch/news/archives/2020/violence-au-centre-federal-pour-requerants-dasile-de-bale.html

    • Violences dénoncées au Centre fédéral de Bâle. Un système incriminé

      Des violences physiques et psychologiques graves seraient commises de manière régulière par des employés de Securitas dans le Centre fédéral d’asile (CFA) de Bâle. Un travail d’enquête important réalisé à la mi-mai par des journalistes de la WOZ et de la SRF documente ces faits à partir de témoignages des personnes requérantes d’asile victimes de violences et des rapports des employé.e.s de l’entreprise de sécurité. Le collectif 3 Rosen Gegen die Grenzen (3rgg) complète ces allégations dans un rapport détaillé mêlant témoignages des habitant.e.s du CFA et une analyse qui démontre que le système même des centres fédéraux d’asile est partiellement responsable de telles dérives contraires au respect des droits humains. Le 25 mai 2020, les juristes progressistes de Bâle ont annoncé avoir porté plainte contre X pour ces actes de violence au sein du centre fédéral de Bâle.

      Un travail d’enquête important a été mené ces dernières semaines par deux médias alémaniques pour mettre en lumière un climat de violence au sein du CFA de Bâle. Des journalistes de la WOZ et de SRF ont croisé les sources et dressent un tableau effrayant de ce qui pourrait bien avoir lieu dans d’autres centres d’asile en Suisse. Grâce à la loi sur la transparence, les journalistes ont accédé à des procès-verbaux confidentiels des agents de sécurité du CFA de Bâle des quatre dernières années. Plusieurs mentionnent des altercations entre des employés de l’entreprise en charge de la sécurité, ici Securitas, et des requérants d’asile logés dans le centre. Ceux-ci présentent les agents de sécurité faisant usage d’une auto-défense légitime face à des personnes menaçantes. Les témoignages recueillis auprès des habitant.e.s du centre évoquent davantage des abus de pouvoir et des passages à tabac au sein d’une cellule, à l’écart, officiellement présentée comme « salle de réflexion ».

      En 2018 déjà, la Commission nationale contre la torture (CNPT) qui avait dressé un rapport sur le fonctionnement des CFA -jadis encore « à l’essai »- avait mis en garde face à l’utilisation d’une telle cellule : « Si elle se déclare satisfaite de la directive de service concernant le recours à la « salle de réflexion », la Commission est d’avis que les bases légales formelles régissant les mesures de sécurité et de protection, dont l’utilisation de la salle de réflexion, ne sont pas suffisantes ». Elle recommandait alors la mise en place de « mesures de surveillance appropriées. »

      Conseil qui n’a visiblement pas été suivi à en croire les témoignages rapportés dans l’imposant rapport rédigé par le Collectif de militant.e.s bâlois 3rgg qui vient compléter le travail d’enquête des deux médias. 15 témoignages font état de l’usage de violences psychologique et psychique répétées de la part d’employés de l’entreprise Securitas envers les personnes requérantes d’asile au sein de ce CFA. Les témoins sont tous originaires d’Afrique du Nord et sont des hommes voyageant seuls. Certains sont mineurs.

      Les problèmes commencent par de petits incidents. Les Securitas provoquent les résidents par de petits harcèlements : ils ne laissent par exemple pas les gens charger leur téléphone portable dans le couloir. Au lieu de désamorcer la situation, les Securitas font monter la tension, voire encouragent l’escalade. Cela conduit à des protestations des demandeurs d’asile, voire à des disputes. Dans les conditions de vie exiguës, la promiscuité imposée à de nombreuses personnes différentes, dont beaucoup sont dans un état de santé et mental précaire, et qui doivent se soumettre à des règles extérieures et une routine quotidienne strictes, une situation tendue n’est pas surprenante. Mais que se passe-t-il alors ? Securitas appelle les renforts, isole les demandeurs d’asile, les emmène en cellule et les frappe avec les mains et les pieds, même lorsqu’ils sont déjà à terre. Par la suite, les demandeurs d’asile victimes de violences sont conduits à l’hôpital en ambulance. Nabil a dû être hospitalisé durant 15 jours. (Traduit de l’allemand à l’aide du logiciel Deepl, p.8)

      Dans son rapport, le Collectif 3rgg explique que la violence commise par les employé.e.s doit non seulement être condamnée individuellement, mais également mise en perspective. Selon eux, c’est le système d’asile lui-même qui engendre ce type de dérive. Il doit aussi en être tenu responsable. Les employés subissent des conditions de travail précaires, sans réelle formation vis-à-vis des personnes requérantes d’asile, souvent fragilisées par un parcours migratoire chaotique. C’est également ce que constatait l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) en octobre 2019 réclamant « une formation spécifique obligatoire régulière du personnel de sécurité. Il faut en effet que celui-ci dispose d’une compétence et d’une sensibilité transculturelles pour permettre la communication avec les personnes requérantes d’asile ayant des besoins particuliers comme notamment les personnes traumatisées et les victimes de la violence sexuelle ou de la traite d’êtres humains. ». L’organisation demandait expressément que les mesures disciplinaires soient uniquement décidées par la direction du centre et que les entreprises de sécurités s’engagent au « respect des normes minimales en matière de protection des droits fondamentaux des personnes requérantes d’asile »

      Selon le rapport de 3rgg, le Secrétariat d’Etat aux migrations et ORS (en charge de la gestion des centres) doivent être tenues responsables de ces violences, notamment parce qu’elles en ont été informées et n’ont pas agi. Le SEM explique qu’un employé de Securitas aurait présenté ses excuses après avoir été reconnu coupable d’usage disproportionné de la violence au sein du CFA de Bâle. L’affaire a alors été classée. Et l’agent promu au sein de sa hiérarchie ! Le reportage de SRF rapporte l’indignation de ses collègues, « choqués » d’avoir appris cette promotion.

      Suite à ces révélations, les Juristes démocrates de Bâle ont porté plainte contre X pour ces violences le 25 mai 2020. Dans leur communiqué de presse, ils relèvent que dans ce cas spécifique, le SEM avait justifié cette promotion par le fait que l’employé avait fait usage de la violence suite à un « stress important ». Ce qui, relève le regroupement de juristes, n’est jamais considéré dans le cas des requérant.e.s d’asile qui traversent pourtant souvent des vécus post-traumatiques importants :

      « La DJS Basel a déposé une plainte pénale car nous partons du principe que la violence injustifiée exercée par des employés des services de sécurité à l’encontre de demandeurs d’asile est un cas de lésions corporelles simples qualifiées au sens de l’art. 123 ch. 2 al. 3 du Code pénal suisse. Cette qualification existe si les dommages corporels sont commis à l’encontre d’une personne qui est sous la garde du contrevenant ou dont le contrevenant est responsable. » (Traduction de l’allemand effectuée à l’aide du logiciel Deepl)

      Le dépôt de cette plainte est un acte important qui a probablement été rendu possible tout d’abord par le courage des personnes venues témoigner, relayé par le travail d’enquête et de documentation important fourni par le Collectif 3rgg, mais également par la ténacité, remarquable, des journalistes des médias WOZ et SRF à dévoiler ces informations. Des informations gardées bien jalousement par les autorités, qui ont la mainmise sur ce qui se déroule derrière les murs des centres fédéraux. La société civile y est tenue à distance, les enfants ne sont plus scolarisés à l’extérieur et les adultes voient leur mobilité en dehors du centre réduite par des emplacements éloignés de tout et des horaires restreints. Un isolement et un fonctionnement à huis clos qui favorisent l’abus de pouvoir et les violations des droits humains, imputables à l’Etat même lorsque ces actes sont commis par des tiers[1]. Un contrôle démocratique fort et une plus grande transparence, demandés de longue date, y sont indispensables. Une plainte pénale permettra-t-elle enfin de changer de paradigme ?

      Giada de Coulon, pour Vivre Ensemble
      [1] Commission fédérale contre le racisme, Requérants d’asile dans l’espace public, p. 30, et Arrêt du tribunal administrarif fédéral (ATF 133 | 49 consid. 3.2) cité p. 22. Recommandations de la CFR https://www.ekr.admin.ch/pdf/Asylsuchende_F_web.pdf

      https://asile.ch/2020/05/27/violences-denoncees-au-centre-federal-de-bale-un-systeme-incrimine

    • Nous dénonçons !

      Nous dénonçons ! – Plainte pénale contre les responsables de la Direction de la sécurité du canton de Zurich, du Service social cantonal et de l’ORS Service AG

      Le système d’asile mis en place en Suisse durant les dernières années isole, précarise et aliène les personnes exilées. Les conditions de vie difficiles qui découlent de ce système se sont encore aggravées pendant la pandémie de coronavirus : alors que le Conseil fédéral impose à la population de respecter les distances interpersonnelles, les résident-e-s des centres vivent dans des espaces exigus et dans des conditions indignes. Comme l’ont montré divers reportages, les conditions qui règnent dans certains centres ou foyers rendent les mesures de protection de l’OFSP impossibles à suivre.

      En ce qui concerne les centres d’aide d’urgence du canton de Zurich, il a été documenté que les habitant-e-s ne recevaient pratiquement aucune information et que, souvent, ils ne disposaient pas de savon ou d’articles d’hygiène. Ils ont continué à être logés dans des dortoirs, et les personnes malades ou les membres d’un groupe à risque n’ont pas été séparés. Le maintien de l’obligation de présence a contraint ces personnes à rester dans les centres ; la distanciation physique était impossible. Les responsables mettent ainsi en danger les habitant-e-s des centres et contribuent à la propagation du virus.

      Solidarité sans frontières (Sosf), les Juristes démocrates de Suisse (JDS) et plusieurs personnes lésées, qui sont hébergées dans les centres de départ du canton de Zurich, ont déposé le 27 mai 2020 une plainte pénale. Celle-ci est dirigée contre les responsables de la Direction de la sécurité du canton de Zurich, le service social cantonal et la société privée ORS Service AG, qui est responsable de la gestion et de l’organisation des centres d’aide d’urgence dans le canton de Zurich. Il leur est reproché de ne pas avoir (suffisamment) respecté leur devoir de protection et d’action et les recommandations de la Confédération pour endiguer la pandémie de coronavirus dans les centres de renvoi, et d’avoir violé diverses dispositions du code pénal suisse et de l’ordonnance COVID-19. Sont dénoncées l’exposition (mise en danger de la vie ou de la santé d’autrui), les lésions corporelles par omission, la contrainte et la violation de la loi sur les épidémies.

      Un article publié dans la revue juridique « Jusletter » le 18 mai 2020 (https://jusletter.weblaw.ch/juslissues/2020/1024/abgewiesene-asylsuch_47b71a6a6c.html__ONCE&login=false#sectiona0c35) affirme également que les circonstances dans lesquelles les demandeurs d’asile déboutés, en particulier dans le canton de Zurich, doivent vivre pendant la pandémie COVID 19 sont contraires aux droits fondamentaux. Le droit constitutionnel d’obtenir de l’aide dans des situations de détresse comprend, entre autres, l’obligation de fournir des soins médicaux de base et de protéger la santé.

      Parallèlement au dépôt de la plainte pénale, une #campagne est lancée, soutenue par de nombreuses organisations. Elles reprochent aux autorités de vouloir maintenir à tout prix un régime d’asile répressif et de ne pas prendre les mesures de #protection_sanitaire nécessaires. Il est incompréhensible que les exilé-e-s doivent encore vivre dans des conditions précaires et dans des espaces restreints. Ce qui est nécessaire pour les Suisses pour des raisons de #santé_publique ne semble pas s’appliquer aux demandeurs d’asile #déboutés. Une fois de plus, les exilé-e-s sont traités comme des êtres humains de seconde zone.

      https://www.sosf.ch/fr/sujets/asile/projekte-kampagnen/nous-denonons.html?zur=41
      #justice #plainte #plainte_pénale

  • Migranti. Sbarca in Italia la multinazionale svizzera del business dell’accoglienza

    Prima il centro di detenzione per irregolari di #Macomer. Ora #Casa_Malala a Trieste per richiedenti asilo della rotta balcanica. La strategia di #Ors_Italia che vince i bandi a colpi di ribassi.

    Dall’accoglienza umanitaria al business dell’accoglienza? Il cambio di gestione al Centro Casa Malala di Trieste, struttura per la prima assistenza dei richiedenti asilo della via balcanica, apre scenari e interrogativi. E conferma la tendenza, avviata dai decreti sicurezza salviniani, di favorire l’affidamento dei centri ad aziende lucrative, più che alle Onlus della rete territoriale dei centri Sprar. Succede a Trieste in località Fernetti, dove la gestione del centro, da sei anni guidata da Consorzio italiano di solidarietà (Ics) e Fondazione Caritas di Trieste, è scaduta ed è stata affidata per bando a Ors Italia, affiliata del gruppo elvetico Ors nato nel ’92 da una costola di Adecco, società di lavoro interinale.

    Il gruppo gestisce centri per richiedenti asilo in Svizzera, Austria e Germania. E continua a vincere bandi, nonostante le inchieste giornalistiche e le interrogazioni parlamentari che negli anni scorsi hanno denunciato gestioni inefficienti al punto di essere lesive dei diritti fondamentali. Frutto di un approccio che bada più al profitto che all’integrazione. E la scelta punta, di fatto, a escludere le Ong: dopo quelle in mare, anche quelle sulle rotte di terra, sentinelle «scomode» dei diritti.

    Significativo l’esordio nel nostro paese di Ors Italia, che a fine 2019 ha vinto la gestione del primo Cpr sardo a Macomer, struttura di detenzione amministrativa per il rimpatrio di migranti irregolari, realizzata in un ex carcere in provincia di Nuoro. Ex caserma della Finanza, Casa Malala è stata ristrutturata dal 2016 come centro di prima accoglienza, 100 posti per migranti traumatizzati, nel fisico e nella psiche, dal viaggio e dalle violenze delle polizie balcaniche.

    Ors Italia venerdì ha ottenuto il primo posto anche nella graduatoria tecnica per Casa Malala grazie a offerte - sulla carta - di servizi di qualità. Ma dovrà giustificare la sua offerta giudicata «anomala»: il ribasso del 14% sul costo ipotizzato nel bando ha attivato in automatico uno stop nella procedura, da parte della Prefettura, per dubbi sulla qualità dei servizi. Trattandosi di una società commerciale, e non di una Onlus, Ors Italia ha anche l’obbligo di legge di dimostrare che avrà un utile, dopo aver pagato dipendenti e fornitori. Nonostante i decreti sicurezza abbiano ridotto il contributo per rifugiato da 35 a 26 euro o meno. Per Valori.it, testata di finanza etica ed economia sostenibile, Ors è controllata dalla finanziaria Equistone partners, legata a Banca Barclays.

    L’impressione degli addetti ai lavori dunque è quella di un marketing aggressivo per sbaragliare la concorrenza, a costo di rinviare i guadagni, pur di occupare quote di mercato. Dubbi anche sul requisito dell’esperienza triennale: non ne ha, la neonata Ors Italia, che però propone quella della casa madre svizzera, grazie all’istituto giuridico dell’"avvalimento".

    C’è poi il clima politico, che in Friuli Venezia-Giulia da un anno e mezzo a oggi è cambiato. Ad aprile 2018 l’elezione alla presidenza della Regione Friuli Venezia-Giulia di Massimiliano Fedriga, fedelissimo di Matteo Salvini. E a gennaio 2019 l’inaspettata sostituzione, da parte del governo giallo-verde, del prefetto Annapaola Porzio con Valerio Valenti. Ics e Caritas esprimono «serie preoccupazioni» per le gravi «carenze di programmazione: due operatori di servizio diurno, uno solo di notte, mediazione linguistica di pochi minuti a settimana per ospite, cancellazione del servizio di supporto psicologico». Massimizzare il risparmio, insomma. Anche se si tratta di esseri umani.

    https://www.avvenire.it/attualita/pagine/immigrazione-nel-business-dell-accoglienza-ai-migranti-sbarca-in-italia-una
    #ORS #privatisation #accueil (sic) #Italie #migrations #asile #réfugiés

    Ajouté à la métaliste sur ORS:
    https://seenthis.net/messages/802341

    • Dai timori alla realtà: «i centri-migranti sempre più ghetti senza servizi». E a #Trieste rispunta ORS

      L’esito dei bandi post Decreti Salvini conferma: le società for profit s’impadroniscono dell’accoglienza migranti. In FVG primo appalto in vista per la holding elvetica.

      Gli operatori della solidarietà accusano: il Decreto Sicurezza (o Decreto Salvini che dir si voglia) partorito nell’inverno 2018 e votato da M5S e Lega sta cambiando, in peggio, la gestione dell’accoglienza dei migranti. Le critiche non sono una novità ma adesso i problemi trovano ulteriori conferme. A finire sotto accusa sono ovviamente i bandi pubblici che imporrebbero una concorrenza al ribasso apparentemente insostenibile per il mondo del no profit. Taglio dei costi, ovvero dei servizi. E soprattutto megacentri, vale a dire grandi numeri e ampie dimensioni. Risultato: via libera ai grandi gestori pronti a soppiantare i soggetti tradizionali, con tutto quel che ne segue. E le polemiche, va da sé, infuriano. A partire da un cruciale angolo di Nord Est, ultimo sbocco della sempre attiva rotta balcanica.

      Migranti, a Trieste vince la svizzera ORS

      L’ultima contesa, in ordine di tempo, si è aperta a Trieste, «una Ventimiglia ma al contrario» dice Gianfranco Schiavone, presidente di ICS – Consorzio Italiano di Solidarietà, centro di riferimento per i migranti e rifugiati nel capoluogo giuliano. Qui, a differenza di ciò che accade nel Ponente ligure, i flussi sono in entrata. Più o meno 7mila, spiega, i potenziali richiedenti asilo registrati ufficialmente nell’area lo scorso anno dopo aver varcato verso ovest il confine sloveno, ultima tappa della rotta che attraversa la Grecia e la ex Jugoslavia. Quasi 1.500 i migranti accolti da ICS nei primi dieci mesi del 2019 (più del doppio rispetto al numero rilevato nel 2018) nella struttura di prima accoglienza “Casa Malala” a Fernetti, a pochi passi dalla frontiera. Un migliaio circa le persone attualmente ospitate dallo stesso ente in collaborazione con la Caritas in quasi 150 appartamenti della città.

      Solo che nel frattempo le richieste presentate nei bandi sarebbero diventate sempre più difficili da soddisfare, con il rischio di tagliare fuori gli operatori sociali più esperti e radicati nel territorio. Il 22 gennaio scorso la Prefettura di Trieste ha pubblicato la graduatoria finale della gara d’appalto per la gestione della stessa Casa Malala. Chi si è piazzata al primo posto? La ORS, già attiva da anni in Svizzera e Austria e presente in Italia con una controllata. Se gli ultimi accertamenti tecnici daranno esito positivo, la gestione della struttura e dei suoi 95 posti toccherà alla sussidiaria italiana della società for profit elvetica. E potrebbe essere solo l’inizio.

      ORS tra Londra e la Sardegna

      ORS Italia Srl, che è stata registrata a Roma il 25 luglio 2018 e ha sede presso uno studio notarile della capitale, è controllata dalla società ORS Service AG, ultimo anello di una catena che conduce a una holding di Zurigo di proprietà del fondo di private equity Equistone Partners di Londra. Per le sue attività in Svizzera, Austria e Germania, nel 2018, il gruppo ORS ha conseguito profitti operativi per 1,3 milioni di franchi (1,2 milioni di euro al cambio attuale) meno della metà del dato 2016 (3 milioni di franchi circa). La variazione, riferisce tra gli altri il tabloid svizzero 20 Minuten, sarebbe da imputare al drastico calo delle domande di asilo che si sono ridotte di due terzi nel giro di tre anni.

      Per quasi un anno e mezzo, secondo quanto riportato nelle visure camerali, ORS Italia è risultata “inattiva”. L’ultima visura disponibile, visionata da Valori il 28 gennaio, segnala invece l’avvio delle attività. Alla controllata italiana, in particolare, è stata recentemente affidata la gestione del Centro regionale per la permanenza e il rimpatrio dei migranti irregolari di Macomer, in provincia di Nuoro. Stando sempre all’ultima visura ORS Italia avrebbe per ora un solo dipendente, contro i circa 1.300 registrati negli altri tre Paesi di attività alla fine del 2018.

      Controversie in Austria

      Il faro puntato su ORS è legato al fatto che il gruppo elvetico non è stato immune alle polemiche. Nel 2015 ORS è stata fortemente criticata per la gestione del centro rifugiati di Traiskirchen, in Austria. Progettato per una capienza di 1.800 persone, il campo era arrivato a ospitarne 4.600. 1.500 di loro, denunciava Amnesty International, erano costretti a dormire all’aperto. Contattata da Valori, ORS aveva risposto per iscritto parlando di «accuse infondate» e spiegando di non essere stata responsabile del sovraffollamento del campo non avendo il potere «né di assegnarsi né di respingere i rifugiati». L’invio dei richiedenti asilo a Traiskirchen, precisava la società elvetica, sarebbe stato effettuato «tramite il Ministero dell’Interno austriaco con la collaborazione istituzionale del personale di ORS».

      Per Casa Malala un taglio dei costi del 14%

      L’assegnazione di Casa Malala, come si diceva, non è ancora definitiva. L’offerta di ORS prevede un taglio dei costi del 14%, un ribasso davvero notevole capace di sbaragliare la concorrenza frenando però l’iter di approvazione. Tecnicismi a parte, funziona più o meno così: quando il preventivo di un concorrente scende al di sotto di una certa soglia minima (nel rapporto costi/servizi) scatta automaticamente un apposito procedimento di controllo. Nulla di illecito, per carità. Ma ora, come previsto dalla legge, l’autorità deve verificare la sostenibilità della proposta, capire cioè se ORS sia davvero in grado di offrire i servizi proposti a quel prezzo. A prescindere dall’esito dei controlli, sostengono gli altri operatori, resta tuttavia irrisolto un problema di fondo.

      Bandi sotto accusa: «Impossibile offrire servizi adeguati»

      «Il fatto è che non è possibile per noi offrire servizi adeguati e orientati alla tutela dei diritti della persona ai costi previsti dai nuovi bandi» commenta Schiavone. «A queste condizioni – aggiunge – si favoriscono gli operatori come ORS che gestiscono grandi strutture di proprietà pubblica». Sotto accusa, insomma, il modello generale dei grandi centri ispirato dallo stesso Decreto Sicurezza, strutture che il presidente di ICS descrive come «parcheggi di fatto con standard molto bassi o peggio ancora ghetti che producono elevate tensioni sociali».

      In questo contesto, sostiene ancora Schiavone, «il modello di accoglienza diffusa che mira invece a una veloce integrazione delle persone accolte non trova spazio». E non è un caso, suggerisce, che le ultime gare d’appalto indette a Trieste siano andate praticamente deserte.
      Gare deserte, la parola al Tribunale

      Due in particolare i bandi senza soluzione. Il primo è relativo a un progetto di accoglienza diffusa per migranti richiedenti asilo, con un importo previsto di 10,9 milioni di euro, che sembra tanto ma – spiega ancora Schiavone – farebbe a conti fatti 21 euro e cinquanta centesimi al giorno di spesa per persona, contro i 35 euro previsti in passato. L’unica offerta ricevuta è arrivata da una cooperativa sociale di Castel San Giorgio (Salerno), ma la proposta copre appena 10 dei 1.150 posti richiesti, come dire meno dell’1% del totale.

      Alla seconda gara – per l’assistenza di 300 migranti distribuiti in diverse in strutture collettive e un budget di quasi 5,8 milioni – non ha risposto nessuno. ICS, che nel frattempo continua a gestire in proroga il sistema di accoglienza insieme a Caritas, ha impugnato i bandi ritenendoli illegittimi dal momento che i parametri di costo previsti non sarebbero adeguati ai servizi richiesti. L’udienza presso il TAR del Friuli Venezia Giulia è fissata per il mese di maggio. Sempre che il Governo, nel frattempo, non decida di risolvere a monte la questione cancellando il Decreto Sicurezza. Chissà se il risultato elettorale in Emilia Romagna riporterà a più miti consigli il Movimento 5 Stelle. Che per ora, nonostante le pressioni, continua a nicchiare sull’ipotesi di modifica delle norme fortemente volute dal suo ex alleato.

      https://valori.it/migranti-bandi-trieste-ors

    • Rifugiati. L’assalto delle holding straniere. E l’accoglienza diventa vero business

      Rapporto di «Valori.it»: il Decreto sicurezza che punta sui mega-centri a scapito degli Sprar apre un mercato per grandi aziende britanniche, tedesche, svizzere. Raddoppio dei costi, qualità a rischio.

      Altro che risparmio. Altro che «fine della pacchia» per chi «fa affari coi migranti». Il Decreto sicurezza aumenterà il costo pro-capite dell’accoglienza dei richiedenti asilo, a causa della scelta di puntare su grandi strutture invece che sulla rete territoriale degli Sprar. Ed è un business su cui si stanno lanciando grandi aziende straniere, alla ricerca di nuovi mercati. Più soldi dei contribuenti per un’accoglienza peggiore, elargiti a holding internazionali invece che a cooperative italiane.

      Ad accendere i riflettori sul nuovo business favorito dalla politica del governo è Valori.it, testata online specializzata in finanza etica ed economia sostenibile, in un dossier in 17 capitoli. «Il Decreto sicurezza voluto da Lega e 5 Stelle – scrive – fa gioire società estere e holding specializzate nella gestione di megacentri per migranti. Dietro di loro, fondi di «private equity», finanza londinese, investitori sauditi e svizzeri. Vincitori di una guerra sporca che farà aumentare disuguaglianze, razzismo, crimine e tensioni sociali». Il dossier è stato illustrato ieri alla Camera da Emanuele Isonio e Rosy Battaglia, autori di parte delle analisi, e da Nicoletta Dentico, vicepresidente della Fondazione Finanza Etica. Nicola Fratoianni, segretario di Sinistra italiana, ha annunciato un’interrogazione parlamentare.

      Tra i «big» dell’"accoglienza profit" ci sono la norvegese Hero e la tedesca European Homecare che dagli anni 90 fa affari espandendosi in Polonia e ex Ddr: «Era come una licenza per stampare soldi», ha dichiarato un ex dipendente al Wlz, quotidiano locale tedesco. Parole che riecheggiano le intercettazioni di «mafia capitale», quando Salvatore Buzzi, diceva che «il traffico di droga rende meno».

      Altra azienda leader è il gruppo elvetico Ors, secondo Valori.it già sbarcato in Italia. L’azienda svizzera – controllata dalla società finanziaria londinese Equistone Partners, legata alla Banca Barclkays – che gestisce da anni decine di centri in Svizzera, Austria e Germania, il 22 agosto ha annunciato il suo ingresso nel nostro Paese con Ors Italia Srl, annunciando che «l’Italia rappresenta un primo importante passo per la nostra espansione nel Mediterraneo». Secondo la testata online, Ors ha già ottenuto un affidamento dalla Prefettura di Roma.

      L’interesse per l’Italia di Ors è motivato anche dal fatto che l’impresa sta perdendo i suoi sette centri in Austria. Il ministro dell’Interno austriaco Herbert Kickl vuole una nuova agenzia pubblica al posto dei privati. Nel 2015 Ors è stata travolta dalle polemiche per la pessima gestione del centro di Traiskirchen: progettato per 1.800 persone, era arrivato a ospitarne 4.600. Per il giornale Usa Today, Traiskirchen è stato gestito con la logica delle carceri private statunitensi: taglio dei costi e massimizzazione del profitto.

      Ors è in crisi anche in Svizzera: chiusura della rotta balcanica e giro di vite sulle domande d’asilo ha dimezzato i rifugiati rispetto ai 40 mila del 2015. Dal 2017 Ors ha chiuso 19 centri. «Una ragione in più – scrive Valori.it – per guardare all’Italia e al suo mercato più promettente». Le prefetture ora, per accelerare i tempi, possono ricorrere alla procedura negoziata senza pubblicazione del bando di gara, anche se con la vigilanza dell’Autorità anticorruzione.

      Il ministro ha ridotto la quota di spesa procapite da 35 a una forbice tra 19 e 26 euro, dicendo che l’Italia aveva le quote più care d’Europa. «Falso – afferma Emanuele Isonio – visto che Belgio, Finlandia, Svezia e Slovacchia spendono di più. E la Germania nel 2017 ha investito 21,3 miliardi per l’integrazione». Non solo. Secondo il dossier, l’accoglienza «modello Salvini» pur tagliando i servizi per l’integrazione - insegnamento della lingua italiana e sanità - farà impennare i costi. «I documenti Anci depositati alla Camera denunciano che nei megacentri si spenderanno 14mila euro per richiedente asilo a fronte del 6.300 nel sistema diffuso degli Sprar». Mentre infatti un profugo resta in una struttura Sprar mediamente 6 mesi, la permanenza nei Cas, i centri di accoglienza straordinaria, varia da 18 a 24 mesi, con una spesa più che doppia.

      A questo popolo di potenziali disoccupati ed emarginati si sommeranno tutti gli irregolari prodotti dal Decreto sicurezza: i titolari di vecchi permessi di protezione umanitaria (circa la metà) che non se lo vedranno convertire in alcune nuove fattispecie molto più selettive, saranno espulsi dagli Sprar. «Aumenteranno così gli irregolari, disperati pronti a aumentare il numero di chi vive di espedienti. Per l’Ispi (Istituto studi politica internazionale) saranno almeno 140mila in 30 mesi, tra giugno 2018 e dicembre 2020».

      https://www.avvenire.it/attualita/pagine/accoglienza-il-business

    • INTERROGAZIONE A RISPOSTA SCRITTA 4/04511

      Al Ministro dell’interno. — Per sapere – premesso che:

      la scelta operata con il «decreto sicurezza» di ospitare i migranti puntando su grandi strutture e su standard di accoglienza molto bassi, invece che sulla rete territoriale degli Sprar, rischia di diventare un business per grandi aziende straniere alla ricerca di nuovi mercati;

      tale sistema determinerà un aumento dei costi per i contribuenti elargiti a holding internazionali e un’accoglienza peggiore per i migranti;

      un dossier del 2019 di Valori.it descrive come il «decreto sicurezza» farà gioire società estere e holding specializzate nella gestione di megacentri per migranti;

      una di queste realtà è il gruppo elvetico Ors, che sta già investendo sull’Italia;

      tale azienda, controllata dalla società finanziaria londinese Equistone Partners, legata alla Banca Barclays, gestisce da anni decine di centri in Svizzera, Austria e Germania, ed è al centro di dure e circostanziate accuse rispetto alla qualità della gestione di tali centri, come si evince anche da numerosissimi articoli, rapporti di autorevoli organizzazioni umanitarie ed inchieste giornalistiche di testate straniere in diversi Paesi;

      nel 2015 Ors stata travolta dallo scandalo, emerso a seguito di un rapporto di Amnesty International, per la pessima gestione del centro di Traiskirchen in Austria: progettato per 1.800 persone, era arrivato a ospitarne 4.600. La logica, in quel centro come in tutte le strutture gestite da Ors, sembra essere sempre la stessa: taglio dei costi e massimizzazione del profitto con «risparmi» su visite sanitarie, corsi di formazione, penuria di cibo, qualità degli alloggi;

      per partecipare a bandi di gara per «l’alloggiamento, l’assistenza, la consulenza sociale per profughi e richiedenti asilo» in Italia, la Ors Svizzera ha creato nel 2018 Ors Italia s.r.l. che, stante l’ultima visura camerale disponibile, risulta «inattiva»;

      dal 20 gennaio 2020 aprirà, in un ex carcere, il Cpr di Macomer (Nuoro) gestito da Ors;

      leggendo il contratto di servizio stipulato con Ors Italia il 21 novembre 2018 si evince che il contratto sia stato sottoscritto senza che sia stata acquisita l’obbligatoria «informativa antimafia» pur prevista dal decreto legislativo n. 159 del 2011 e richiesta da oltre sei mesi (maggio 2019) «attesa l’urgenza di attivare il servizio di gestione del CPR»;

      un articolo dell’Unione Sarda del 13 dicembre 2019 riporta che la Corte dei Conti aveva rinviato l’apertura del Centro regionale per il rimpatrio di Macomer (Nuoro), per accertamenti;

      la Ors Italia ha inoltre partecipato alla gara per la gestione del centro di prima accoglienza per i richiedenti asilo a Trieste, struttura denominata «Casa Malala»; quest’ultima è una struttura gestita da ICS e Caritas dal 2016 e rappresenta un esempio di buona gestione di una struttura di primissima accoglienza stilla quale c’è un grande impatto (circa 3.000 richiedenti solo nel 2019);

      a parere dell’interrogante in entrambi i casi esposti si pone il grande dubbio di come sia possibile, per una società a responsabilità limitata sostanzialmente inattiva, superare i requisiti di concreta esperienza ed essere ritenuta idonea alla gestione di grandi centri di accoglienza;

      il timore dell’interrogante è che ci si trovi di fronte a una società che si avvarrebbe solo e totalmente della casa madre svizzera senza possedere mezzi e personale proprio con le qualifiche e l’esperienza richieste dai relativi bandi, consentendo che sul futuro di tali centri possano mettere le mani delle realtà discutibili interessate solo al profitto a discapito di migranti e contribuenti –:

      quali iniziative di competenza intenda intraprendere al fine di vigilare sui rischi derivanti dalla possibilità che società come la Ors, già oggetto di serie inchieste e indagini per la cattiva gestione dei centri di accoglienza e di detenzione all’estero, possano gestire importanti centri nel nostro Paese.
      (4-04511)

      https://aic.camera.it/aic/scheda.html?numero=4/04511&ramo=CAMERA&leg=18
      #justice #interrogazione_parlamentare

    • Pecunia non olet

      Società che risultano inattive, costole italiane di multinazionali estere, vincono appalti per la gestione dei centri. Cooperative che gestiscono stabilimenti balneari diventati big del settore. Coop dal volto umano che cercano operatori notturni esperti in tecniche di combattimento. Inchiesta sul sistema di accoglienza che si trasforma dopo i decreti sicurezza.

      Nella località di #Fernetti, all’interno del comune sparso di #Monrupino, in provincia di Trieste, a poca distanza dal confine con la Slovenia, c’è la sede di Casa Malala, una struttura di prima accoglienza per i richiedenti asilo che arrivano dalla rotta balcanica. Nonostante negli anni la struttura sia stata gestita attraverso i fondi dell’accoglienza straordinaria predisposti dalla prefettura di Trieste, il modello di accoglienza seguito è stato quello ordinario dei comuni dell’ex Sprar, che prevede, tra le altre cose, l’accoglienza diffusa in piccoli appartamenti.

      Così, il Consorzio italiano di solidarietà – #Ics – che la gestisce insieme alla Caritas, ha dato vita a un modello di accoglienza diffusa che comprende 150 appartamenti dislocati su tutto il territorio triestino, i quali rappresentano oggi uno dei fiori all’occhiello della buona accoglienza italiana. Ora tutto ciò però è a rischio. Insieme ai posti di lavoro di centinaia di operatori qualificati. Insegnanti di lingua, operatori legali, assistenti sociali. Ad avvertire di questo pericolo, è stato un verbale di gara della stessa prefettura triestina che aveva aperto la procedura per 95 posti ulteriori in località Fernetti, con l’offerta della prima classificata che era stata considerata «anomala dal punto di vista tecnico e da quello economico». Si tratta di Ors Italia, che dal luglio scorso è iscritta alla Camera di Commercio di Roma, e che è una costola della società multinazionale svizzera Ors, in cui ritroviamo, tra i consulenti, anche politici, come l’ex ministro elvetico della Giustizia, della Polizia e delle Migrazioni, Ruth Metzler-Arnold e l’ex vice-cancelliere austriaco Michael Spindelegger. Soprattutto, il gruppo svizzero è da tempo nel mirino di Ong e giornali indipendenti, in Austria, Germania, Svizzera, tanto che esiste ormai una ampia letteratura che ha rilevato svariate ombre sulla gestione dei centri di prima accoglienza da parte di Ors.

      In particolare, sulla gestione di quello di Traiskirchen, in Austria, esistono due dettagliati rapporti di Amnesty International e di Medici Senza Frontiere che documentarono nel 2015 profili inquietanti rispetto alle modalità repressive dei centri di accoglienza dove, secondo i documenti delle Ong, gli ospiti sarebbero stati maltrattati e gli operatori, costantemente minacciati, sarebbero stati messi nelle condizioni di non avere contatti con l’esterno. La stessa cosa sarebbe accaduta – secondo quanto ha rivelato l’Associazione “Droit de Rester” – nel centro di accoglienza gestito da Ors a Friburgo, in Svizzera. Scandali, questi, che hanno avuto l’effetto di far diminuire, in alcuni casi addirittura di far cessare, le attività della multinazionale. Facendo accendere i riflettori su Ors. Come aveva fatto tempo fa il deputato del partito ecologista svizzero, Glättli Balthasar, il quale in una interpellanza al locale Dipartimento di giustizia e polizia (Dfgp) aveva chiesto una maggiore trasparenza per quanto riguardava l’impiego dei soldi dei contribuenti elvetici da destinare all’asilo, e, tra le altre cose, di riferire i criteri determinanti in base ai quali per gli anni precedenti, fino al 2012, l’azienda Ors si era aggiudicata, senza gara, la gestione di un centro per l’accoglienza, ricevendo come risposta dal Consiglio federale che: «conformemente alle disposizioni legali applicabili, le prestazioni di assistenza sono acquisite in regime di concorrenza. E che non sono previsti sussidi, quindi, le modalità evocate dall’autore dell’interpellanza non entrano in linea di conto».

      Tornando all’Italia e alla penetrazione di Ors, chi invece attende dallo scorso 17 gennaio una risposta alla sua interrogazione – da parte della Ministra dell’Interno Luciana Lamorgese – è il deputato Erasmo Palazzotto. Il parlamentare di Sinistra Italiana ha chiesto lumi sulle modalità di penetrazione nel “mercato” italiano dei centri di accoglienza, per la partecipazione a bandi di gara per «l’alloggiamento, l’assistenza, la consulenza sociale per profughi e richiedenti asilo» della costola della multinazionale svizzera, Ors Italia s.r.l, che, «stante l’ultima visura camerale disponibile, risulta inattiva».

      Ha chiesto Palazzotto: «come sia possibile, per una società a responsabilità limitata sostanzialmente inattiva, superare i requisiti di concreta esperienza ed essere ritenuta idonea alla gestione di grandi centri di accoglienza». E ancora, rivolgendosi alla Ministra dell’Interno: «quali iniziative di competenza intenda intraprendere al fine di vigilare sui rischi derivanti dalla possibilità che società come la Ors, già oggetto di inchieste e indagini per la cattiva gestione dei centri di accoglienza e di detenzione all’estero, possano gestire importanti centri nel nostro Paese». Non soltanto a Trieste.

      Il timore del deputato è in riferimento al fatto che «dal 20 gennaio Ors Italia s.r. l. gestirà in un ex carcere, il Centro per i rimpatri (Cpr) di Macomer». A Nuoro, dove la locale prefettura aveva stipulato già nel novembre del 2019 il contratto di servizio con la società in questione senza aver acquisito l’obbligatoria informativa antimafia, richiesta da sei mesi, «attesa l’urgenza di attivare il servizio di gestione del CPR». E con la Corte dei Conti regionale, che poi ne aveva rinviato l’apertura per ulteriori accertamenti. Fino allo scorso 20 gennaio, quando il Cpr è stato effettivamente aperto, spalancando, di fatto, le porte alla costola della multinazionale elvetica Ors nel business dell’accoglienza italiana.

      Salvo ulteriori accertamenti della prefettura triestina, inoltre, Ors Italia ora penetrerà ulteriormente nel mercato italiano, puntando, dunque, a stravolgere l’impianto attuale della consolidata esperienza locale di accoglienza diffusa. Qui, a leggere il capitolato di gara, l’azienda in questione non avrebbe potuto nemmeno parteciparvi, se è vero che sono previsti i requisiti esperienziali di almeno tre anni. È fuor di dubbio, a questo punto, che Ors Italia s.r.l si sia servita dell’istituto giuridico previsto dal codice degli appalti del così detto “avvalimento”, in base al quale una ditta carente di requisiti (anche sotto il profilo dei requisiti professionali) può avvalersi della “garanzia” di un altro soggetto economico che li abbia. Che, in questo caso, potrebbe essere stata concessa dalla stessa “casa madre svizzera”.

      Sia come sia, e questo persino al di là del fatto che una società come Ors Italia s.r.l. possa aggiudicarsi definitivamente la gara di appalto di Casa Malala, che ci sia una tendenza all’ulteriore immissione nel settore dell’accoglienza ai rifugiati e richiedenti asilo di società dall’oggetto – diciamo così – molto ampio, e quindi poco legato ai servizi di tutela socio-legale da offrire, questo è confermato dal profilo della società che è risultata seconda classificata nella stessa gara di Casa Malala.

      La VersoProbo società cooperativa sociale, infatti, è presentata come la coop accogliente, ma ricerca un operatore notturno da impegnare nel centro di via Corelli a Milano che sia specializzato in tecniche di combattimento. Non solo. A leggere le carte della Camera di Commercio di Biella e Novara alla quale la coop è iscritta, il dubbio che ne emerge è se per caso la gestione di servizi di asilo nido e assistenza di minori disabili in provincia di Alessandria, Genova, Novara, la gestione di stabilimenti balneari in provincia di Lecce, di stabilimenti lacustri e fluviali in provincia di Como e Savona, attività di bar ed esercizi simili in Piemonte, siano in qualche modo un ulteriore requisito esperienziale per l’accoglienza ai profughi; settore in cui la stessa società ammette di essere impegnata, con appalti pubblici vinti in diverse parti d’Italia. Piuttosto, ci si chiede: non siamo di fronte allo snaturamento dell’accoglienza e della tutela dei richiedenti asilo, alla sconfitta della piccola cooperazione sociale, a tutto vantaggio dei big di ogni settore economico. È la realizzazione concreta di quella che una fetta della classe dirigente del Movimento Cinque Stelle definiva il business dell’accoglienza. È un programma di trasformazione dell’accoglienza che sta realizzando, oggi, quella stessa classe politica che siede sui banchi di governo, tassello dopo tassello.

      https://www.dinamopress.it/news/pecunia-non-olet

    • Migranti, Serracchiani (PD): “Il Viminale chiarisca l’appalto ‘Casa Malala’ a Trieste”

      “Il Ministero dell’Interno verifichi le condizioni di aggiudicazione e affidamento dell’appalto per la gestione del centro di prima assistenza per i richiedenti asilo ‘Casa Malala‘ alla compagine societaria della Ors Italia. Il ribasso del 14 per cento che ha permesso l’aggiudicazione appare anomala dal punto di vista tecnico e da quello economico, e la mancanza di esperienza triennale di questa società, nonché il carattere esplicitamente commerciale dell’impresa sollevano dubbi sulla qualità dei servizi assicurati”. Lo afferma la deputata Debora Serracchiani, che ha depositato un’interrogazione al Ministro dell’Interno, intesa a chiarire i contorni dell’appalto per la gestione della struttura ‘Casa Malala’ di Trieste, affidata per bando a Ors Italia dopo che per sei anni era stata guidata da Consorzio italiano di solidarietà (Ics) e Fondazione Caritas di Trieste.

      “Il ribasso del 14 per cento sul costo ipotizzato nel bando fatto dalla Prefettura di Trieste”, spiega la deputata, “ha attivato da parte di quest’ultima un blocco automatico nella procedura, per dubbi sulla qualità dei servizi. Dubbi vi sarebbero anche sul requisito dell’esperienza triennale, che manca alla Ors Italia registrata a Roma il 25 luglio 2018, superando l’ostacolo proponendo quella della casa madre svizzera, grazie all’istituto giuridico dell’avvalimento”. Per Serracchiani “il caso particolare di Trieste si inserisce in un contesto più ampio, da Nuoro a Milano a Traiskirchen in Austria, che registra il mutamento delle caratteristiche dell’accoglienza e della gestione dei richiedenti asilo. A seguito dei decreti Salvini, l’accoglienza si presta a diventare un ‘mercato’ riservato alle grandi società internazionali capaci di abbattere i costi con la forza dei numeri ma non”, conclude, “di assicurare standard adeguati quanto al personale”.

      https://www.triesteallnews.it/2020/02/05/migranti-serracchiani-pd-il-viminale-chiarisca-lappalto-casa-malala-a

    • Inchiesta sulla trasformazione dei centri di accoglienza dopo i decreti sicurezza

      Società che risultano inattive, costole italiane di multinazionali estere, vincono appalti per la gestione dei centri. Cooperative che gestiscono stabilimenti balneari diventati big del settore. Coop dal volto umano che cercano operatori notturni esperti in tecniche di combattimento.

      Nella località di Fernetti, all’interno del comune sparso di Monrupino, in provincia di Trieste, a poca distanza dal confine con la Slovenia, c’è la sede di Casa Malala, una struttura di prima accoglienza per i richiedenti asilo che arrivano dalla rotta balcanica. Nonostante negli anni la struttura sia stata gestita attraverso i fondi dell’accoglienza straordinaria predisposti dalla prefettura di Trieste, il modello di accoglienza seguito è stato quello ordinario dei comuni dell’ex Sprar, che prevede, tra le altre cose, l’accoglienza diffusa in piccoli appartamenti.

      Così, il Consorzio italiano di solidarietà – Ics – che la gestisce insieme alla Caritas, ha dato vita a un modello di accoglienza diffusa che comprende 150 appartamenti dislocati su tutto il territorio triestino, i quali rappresentano oggi uno dei fiori all’occhiello della buona accoglienza italiana. Ora tutto ciò però è a rischio. Insieme ai posti di lavoro di centinaia di operatori qualificati. Insegnanti di lingua, operatori legali, assistenti sociali. Ad avvertire di questo pericolo, è stato un verbale di gara della stessa prefettura triestina che aveva aperto la procedura per 95 posti ulteriori in località Fernetti, con l’offerta della prima classificata che era stata considerata «anomala dal punto di vista tecnico e da quello economico». Si tratta di Ors Italia, che dal luglio scorso è iscritta alla Camera di Commercio di Roma, e che è una costola della società multinazionale svizzera Ors, in cui ritroviamo, tra i consulenti, anche politici, come l’ex ministro elvetico della Giustizia, della Polizia e delle Migrazioni, Ruth Metzler-Arnold e l’ex vice-cancelliere austriaco Michael Spindelegger. Soprattutto, il gruppo svizzero è da tempo nel mirino di Ong e giornali indipendenti, in Austria, Germania, Svizzera, tanto che esiste ormai una ampia letteratura che ha rilevato svariate ombre sulla gestione dei centri di prima accoglienza da parte di Ors.

      In particolare, sulla gestione di quello di Traiskirchen, in Austria, esistono due dettagliati rapporti di Amnesty International e di Medici Senza Frontiere che documentarono nel 2015 profili inquietanti rispetto alle modalità repressive dei centri di accoglienza dove, secondo i documenti delle Ong, gli ospiti sarebbero stati maltrattati e gli operatori, costantemente minacciati, sarebbero stati messi nelle condizioni di non avere contatti con l’esterno. La stessa cosa sarebbe accaduta – secondo quanto ha rivelato l’Associazione “Droit de Rester” – nel centro di accoglienza gestito da Ors a Friburgo, in Svizzera. Scandali, questi, che hanno avuto l’effetto di far diminuire, in alcuni casi addirittura di far cessare, le attività della multinazionale. Facendo accendere i riflettori su Ors. Come aveva fatto tempo fa il deputato del partito ecologista svizzero, Glättli Balthasar, il quale in una interpellanza al locale Dipartimento di giustizia e polizia (Dfgp) aveva chiesto una maggiore trasparenza per quanto riguardava l’impiego dei soldi dei contribuenti elvetici da destinare all’asilo, e, tra le altre cose, di riferire i criteri determinanti in base ai quali per gli anni precedenti, fino al 2012, l’azienda Ors si era aggiudicata, senza gara, la gestione di un centro per l’accoglienza, ricevendo come risposta dal Consiglio federale che: «conformemente alle disposizioni legali applicabili, le prestazioni di assistenza sono acquisite in regime di concorrenza. E che non sono previsti sussidi, quindi, le modalità evocate dall’autore dell’interpellanza non entrano in linea di conto».

      Tornando all’Italia e alla penetrazione di Ors, chi invece attende dallo scorso 17 gennaio una risposta alla sua interrogazione – da parte della Ministra dell’Interno Luciana Lamorgese – è il deputato Erasmo Palazzotto. Il parlamentare di Sinistra Italiana ha chiesto lumi sulle modalità di penetrazione nel “mercato” italiano dei centri di accoglienza, per la partecipazione a bandi di gara per «l’alloggiamento, l’assistenza, la consulenza sociale per profughi e richiedenti asilo» della costola della multinazionale svizzera, Ors Italia s.r.l, che, «stante l’ultima visura camerale disponibile, risulta inattiva».

      Ha chiesto Palazzotto: «come sia possibile, per una società a responsabilità limitata sostanzialmente inattiva, superare i requisiti di concreta esperienza ed essere ritenuta idonea alla gestione di grandi centri di accoglienza». E ancora, rivolgendosi alla Ministra dell’Interno: «quali iniziative di competenza intenda intraprendere al fine di vigilare sui rischi derivanti dalla possibilità che società come la Ors, già oggetto di inchieste e indagini per la cattiva gestione dei centri di accoglienza e di detenzione all’estero, possano gestire importanti centri nel nostro Paese». Non soltanto a Trieste.

      Il timore del deputato è in riferimento al fatto che «dal 20 gennaio Ors Italia s.r. l. gestirà in un ex carcere, il Centro per i rimpatri (Cpr) di Macomer». A Nuoro, dove la locale prefettura aveva stipulato già nel novembre del 2019 il contratto di servizio con la società in questione senza aver acquisito l’obbligatoria informativa antimafia, richiesta da sei mesi, «attesa l’urgenza di attivare il servizio di gestione del CPR». E con la Corte dei Conti regionale, che poi ne aveva rinviato l’apertura per ulteriori accertamenti. Fino allo scorso 20 gennaio, quando il Cpr è stato effettivamente aperto, spalancando, di fatto, le porte alla costola della multinazionale elvetica Ors nel business dell’accoglienza italiana.

      Salvo ulteriori accertamenti della prefettura triestina, inoltre, Ors Italia ora penetrerà ulteriormente nel mercato italiano, puntando, dunque, a stravolgere l’impianto attuale della consolidata esperienza locale di accoglienza diffusa. Qui, a leggere il capitolato di gara, l’azienda in questione non avrebbe potuto nemmeno parteciparvi, se è vero che sono previsti i requisiti esperienziali di almeno tre anni. È fuor di dubbio, a questo punto, che Ors Italia s.r.l si sia servita dell’istituto giuridico previsto dal codice degli appalti del così detto “avvalimento”, in base al quale una ditta carente di requisiti (anche sotto il profilo dei requisiti professionali) può avvalersi della “garanzia” di un altro soggetto economico che li abbia. Che, in questo caso, potrebbe essere stata concessa dalla stessa “casa madre svizzera”.

      Sia come sia, e questo persino al di là del fatto che una società come Ors Italia s.r.l. possa aggiudicarsi definitivamente la gara di appalto di Casa Malala, che ci sia una tendenza all’ulteriore immissione nel settore dell’accoglienza ai rifugiati e richiedenti asilo di società dall’oggetto – diciamo così – molto ampio, e quindi poco legato ai servizi di tutela socio-legale da offrire, questo è confermato dal profilo della società che è risultata seconda classificata nella stessa gara di Casa Malala.

      La VersoProbo società cooperativa sociale, infatti, è presentata come la coop accogliente, ma ricerca un operatore notturno da impegnare nel centro di via Corelli a Milano che sia specializzato in tecniche di combattimento. Non solo. A leggere le carte della Camera di Commercio di Biella e Novara alla quale la coop è iscritta, il dubbio che ne emerge è se per caso la gestione di servizi di asilo nido e assistenza di minori disabili in provincia di Alessandria, Genova, Novara, la gestione di stabilimenti balneari in provincia di Lecce, di stabilimenti lacustri e fluviali in provincia di Como e Savona, attività di bar ed esercizi simili in Piemonte, siano in qualche modo un ulteriore requisito esperienziale per l’accoglienza ai profughi; settore in cui la stessa società ammette di essere impegnata, con appalti pubblici vinti in diverse parti d’Italia. Piuttosto, ci si chiede: non siamo di fronte allo snaturamento dell’accoglienza e della tutela dei richiedenti asilo, alla sconfitta della piccola cooperazione sociale, a tutto vantaggio dei big di ogni settore economico. È la realizzazione concreta di quella che una fetta della classe dirigente del Movimento Cinque Stelle definiva il business dell’accoglienza. È un programma di trasformazione dell’accoglienza che sta realizzando, oggi, quella stessa classe politica che siede sui banchi di governo, tassello dopo tassello.

      http://www.osservatoriorepressione.info/inchiesta-sulla-trasformazione-dei-centri-accoglienza-decr

    • Le mani della finanza speculativa sui centri di accoglienza

      La scelta fatta dai decreti sicurezza di puntare su grandi strutture e su standard di accoglienza molto bassi invece che sulla rete territoriale degli Sprar, rischia di diventare un business per grandi aziende straniere alla ricerca di nuovi mercati, con un aumento dei costi per i contribuenti italiani.

      Come denunciato da un dossier di Valori.it le holding del profit e della finanza, che all’estero già fanno affari d’oro sulla pelle dei migranti, sono pronte a puntare sull’Italia grazie alle nuove condizioni favorevoli contenute nel cosiddetto decreto sicurezza. Una di queste realtà è il gruppo elvetico ORS, che sta già investendo sull’Italia. Questa azienda, che è controllata dalla società finanziaria londinese Equistone Partners, legata alla Banca Barclays, gestisce da anni decine di centri per migranti in Svizzera, Austria e Germania, ed è al centro di dure e circostanziate accuse rispetto alla qualità della gestione di quei centri.

      Per partecipare ai bandi di gara in Italia, la ORS svizzera ha creato nel 2018 ORS Italia s.r.l. che, stante l’ultima visura camerale disponibile risulta ‘inattiva’, prosegue Palazzotto. Eppure, dal 20 gennaio questa società aprirà e gestirà in un ex carcere il Cpr di Macomer (Nuoro). Leggendo il contratto di servizio stipulato con ORS Italia il 21 novembre scorso si evince come questo sia stato sottoscritto senza che sia stata acquisita l’obbligatoria ‘informativa antimafia’. La ORS Italia ha inoltre partecipato alla gara per la gestione del centro di prima accoglienza per i richiedenti asilo a Trieste, ‘Casa Malala’.

      In entrambi i casi si pone il grande dubbio di come sia possibile per una Srl sostanzialmente inattiva, superare i requisiti di concreta esperienza ed essere ritenuta idonea alla gestione di grandi centri di accoglienza. Il timore è che ci si possa trovare di fronte a una vera e propria “scatola vuota” senza mezzi e con personale senza le qualifiche e l’esperienza richieste dai relativi bandi, consentendo che sul futuro di tali centri possano mettere le mani delle realtà opache interessate solo al profitto a discapito di migranti e contribuenti, prosegue Palazzotto.

      http://www.osservatoriorepressione.info/le-mani-della-finanza-speculativa-sui-centri-accoglienza

    • ORS fonda una società affiliata in Italia

      Inizia l’attuazione della strategia di crescita nei Paesi del Mediterraneo

      Il gruppo ORS, finora operante in Svizzera, Austria e Germania, inizia ad attuare la propria strategia di crescita nei Paesi europei del Mediterraneo. Come prima nazione è stata scelta l’Italia con la fondazione di una società affiliata, la ORS Italia S.r.l., con sede a Roma. È previsto che la nuova controllata, costituita in Italia a metà luglio 2018, nei prossimi mesi partecipi in Italia a bandi di gara nei settori dell’alloggiamento, dell’assistenza, della consulenza sociale e dell’integrazione per profughi e richiedenti asilo. Con circa 1’500 collaboratori e circa 10’000 richiedenti asilo e profughi assistiti quotidianamente, ORS è già oggi tra le società private leader nel campo dell’assistenza ai migranti prevalentemente nei Paesi di lingua tedesca.

      Il Dott. Jürg Rötheli, CEO del gruppo ORS, conferma che l’Italia rappresenta un primo importante passo per l’espansione nel Mediterraneo. «Siamo pronti per applicare anche nelle nazioni dell’Europa meridionale il know-how accumulato negli ultimi due decenni». L’assistenza professionale e l’alloggiamento di profughi e richiedenti asilo sta acquisendo un’importanza sempre maggiore soprattutto nei Paesi del Mediterraneo. L’assegnazione di appalti a fornitori di servizi privati consente di sgravare notevolmente le strutture statali. Che la scelta sia caduta sull’Italia, secondo Jürg Rötheli non è un caso: «In quanto azienda svizzera, siamo abituati a operare anche in territori non di lingua tedesca. L’Italia ci è molto familiare, non solo dal punto di vista linguistico, ma anche con riferimento alla nostra capacità di capire la cultura italiana». Già oggi infatti ORS gestisce in Svizzera diversi alloggi per richiedenti asilo e profughi nel Canton Ticino di lingua italiana.

      Ampliamento dei servizi di ORS nel campo dell’integrazione

      In aggiunta alla propria attività principale, l’alloggiamento di richiedenti asilo e profughi, il gruppo ORS amplia la propria offerta di servizi in tutte le nazioni in cui opera già. L’attenzione è focalizzata sui programmi di integrazione nel mercato del lavoro per profughi, persone accolte temporaneamente, beneficiari di aiuti sociali e disoccupati a lungo termine. Grazie alla propria esperienza basata sull’assistenza quotidiana a richiedenti asilo e profughi, ORS è particolarmente portata a offrire e fornire servizi professionali come la definizione del potenziale e una formazione linguistica e professionale per l’inserimento e l’integrazione nei rispettivi mercati del lavoro. Una reale necessità, come dimostra il trend attualmente in atto in Europa. I primi feedback fondati provenienti dal mondo economico, politico e sociale sono positivi e mostrano che queste attività specifiche per un’integrazione di successo si devono svolgere laddove vi sono le maggiori conoscenze relative a origine, formazione e possibilità di impiego di richiedenti asilo e profughi. Inoltre, ORS gestisce già aziende modello nel campo della gastronomia in Svizzera. Le persone che vi lavorano vengono sistematicamente formate e preparate allo svolgimento di un’attività professionale. Il CEO di ORS Rötheli è convinto che l’integrazione dei profughi sarà uno dei compiti principali nel corso dei prossimi anni. «Le persone che non torneranno più nel proprio paese di origine necessitano di una prospettiva professionale, affinché la loro integrazione nella società possa avere successo».

      Gruppo ORS

      In quanto fornitore di servizi riconosciuto a livello internazionale, ORS garantisce ai profughi un’assistenza professionale che va dall’alloggiamento all’integrazione. Da oltre 25 anni gestisce oltre 100 alloggi in Svizzera, Austria e Germania.

      Per ulteriori informazioni:

      Gruppo ORS
      Ufficio stampa
      c/o. KMES Partner
      Hans Klaus
      Basteiplatz 7
      8001 Zurigo/Svizzera
      Telefono +41-43-544-17-44
      Cellulare +41-79-357-03-57
      E-mail klaus@kmespartner.com

      SOURCE ORS Service AG

      https://www.prnewswire.com/it/comunicati-stampa/ors-fonda-una-societ%C3%A0-affiliata-in-italia-849158236.html

    • Migranti, rivolta nel Cpr di Macomer: uomo si cuce la bocca

      Altri sono saliti sul tetto, protestano per le condizioni di vita dentro la struttura
      19 Giugno 2020

      MACOMER. Rivolta nel Cpr di Macomer, il primo in Sardegna ricavato dall’ex carcere di Bonu Trau e già al centro di polemiche e tensioni. Ieri pomeriggio, secondo quanto riferisce il quotidiano L’Unione Sarda, un gruppo di migranti ha inscenato una protesta contro le condizioni di vita all’interno della struttura dove sono ospitati gli irregolari in attesa del rimpatrio. Il culmine della ribellione quando un uomo si è cucito le labbra ed è stato trasferito in infermeria. Altri invece sono saliti sul tetto urlando slogan. Le forze dell’ordine, carabinieri, polizia e guardia di Finanza, hanno lavorato a lungo per riportare la calma. Nessun commento ufficiale da parte della Prefettura di Nuoro, responsabile della sicurezza del centro. Aperto nel gennaio scoro, il Cpr ospita attualmente 50 migranti. (ANSA)

      https://www.lanuovasardegna.it/nuoro/cronaca/2020/06/19/news/migranti-rivolta-nel-cpr-di-macomer-uomo-si-cuce-la-bocca-1.38985588
      #lèvres