• #CNews, première chaîne d’#intox de France… avec le soutien de l’Élysée

    La semaine dernière, CNews a pour la première fois dépassé #BFMTV en audience. Récompense suprême pour la chaîne qui propage des #fake_news sur des #controverses montées de toutes pièces : documentaire censuré à Orléans, #écriture_inclusive imposée à l’école, #Blanche-Neige victime de la “#cancel_culture”… Plus courageux encore, #Pascal_Praud désigne à la vindicte de la #fachosphère des responsables de services publics. Une action civique qui vaut à l’animateur d’être chouchouté par l’Élysée.

    « Merci à vous tous, chers téléspectateurs, salue #Sonia_Mabrouk mardi dernier. Vous avez placé hier CNews leader des chaînes d’information de France. » Devant BFMTV, et sans que cette dernière perde de part d’audience. La chaîne de #Bolloré a donc su attirer un nouveau public. « C’est une confiance qui nous honore, merci encore. » Une confiance de laquelle Sonia Mabrouk sait se rendre digne. « La guerre contre l’écriture inclusive menée par #Jean-Michel_Blanquer qui veut l’interdire à l’école, annonce-t-elle au sommaire de Midi news. L’écriture inclusive, une attaque contre notre langue et derrière, une idéologie. » Rappelons que Sonia Mabrouk, elle, est dépourvue d’idéologie. « Et puis nous parlerons de tags anti-police et donc anti-France d’une violence inouïe. » Ils ont causé des dizaines de blessés parmi les forces de l’ordre.

    « J’ai remercié les téléspectateurs qui ont placé hier CNews comme la chaîne leader des chaînes d’information, rappelle Sonia Mabrouk après le journal. Je remercie également les invités. De tous bords, c’est très important, chaque jour il y a la diversité des sujets et surtout des tendances. » De la droite extrême à l’extrême droite en passant par la gauche d’extrême droite, comme nous allons le vérifier. « Le ministre de l’Éducation a dit : Ça suffit ! Stop l’écriture inclusive à l’école !, relaie la présentatrice. — Il faut savoir l’enfer qu’on vit dans beaucoup de collectivités, gémit #Rudolph_Granier conseiller LR de Paris. À Grenoble, ils ont décidé de la rendre obligatoire dans les délibérations, c’est déjà le cas à la mairie de Paris. » Il faudrait mettre en place une cellule de soutien psychologique pour Rudolph Granier et ses collègues. « Moi, je pense aux personnes qui sont dyslexiques, qui sont aveugles. » Les aveugles ? Ils n’ont pas grand-chose à voir dans cette histoire.

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    « Ça concerne les universités, Sciences Po, l’EHESS, Normale Sup, énumère Élisabeth Lévy. La triade des sciences humaines s’adonne à ça. Et si des profs ne mettent pas leurs demandes de financement en écriture inclusive, ils ont toutes les chances de se faire retoquer. » Information inventée de source sûre. « On est encore l’otage de groupuscules. » Terroristes. Le seul invité de tous bords de gauche prend la parole. « Autant je suis pour qu’on dise “madame la ministre”, revendique #Philippe_Doucet, du PS, mais je suis contre cette histoire d’écriture inclusive. » Ouf, les « socialistes » ne cèdent pas à la pression des preneurs d’otages. « Mais pourquoi le ministre de l’Éducation fait cela ? » s’auto-interroge Sonia Mabrouk pour mieux s’auto-répondre : « L’écriture inclusive et la théorie du #genre ont pris le dessus par exemple au #CNRS, c’est ce que vise le ministre. » Philippe Doucet fait assaut de bonne volonté : « Je suis contre la #culture_woke et pour la République. » Rappelons que l’écriture inclusive menace la République, ses partisans étant notoirement friands de dictature militaire.

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    Sonia Mabrouk psalmodie : « Écriture inclusive, #femellisme, disent certains, mais aussi discours décoloniaux… » Sans oublier l’#islamo-gauchisme racialiste. « Il y a des militants, il faut les appeler ainsi, qui pensent tordre le cou au réel et changer la cité en corrigeant les #mots. » Rappelons que Sonia Mabrouk, elle, n’est pas militante. « Ces révolutionnaires de salon me font sourire, commente #Ludovic_Mendes, de LREM. Quand on dit à un gamin de CP qui a des difficultés parce qu’il est en apprentissage de la lecture qu’on va lui rajouter l’écriture inclusive… » Information fantasmée de source sûre : partout en France, les élèves de CP sont contraints par les professeurs des écoles d’apprendre l’écriture inclusive.

    Sonia Mabrouk résume : « En gros, vous êtes tous d’accord. » Magie de la « diversité des tendances » des « invités de tous bords ». « L’écriture inclusive, vous dites : absurdité et non-sens linguistique. Mais je voudrais vous pousser plus loin. » Un peu plus à droite, si c’est possible. Élisabeth Lévy ne se fait pas prier. « La question, c’est : de quelle minorité sommes-nous otages ? Y compris chez les socialistes, chez les Verts, dans toute l’extrême gauche 3décolonialo-indigéno-je-ne-sais-quoi. On est #otages de gens qui représentent des #groupuscules. — Oui mais parfois les #minorités font l’histoire, alerte Sonia Mabrouk. Quand vous êtes à des postes très élevés, ça peut ruisseler. — Ça peut infuser », confirme Philippe Doucet. C’est d’autant plus dangereux que, selon Élisabeth Lévy, « le combat de la place des femmes dans la société, il est gagné ». L’emploi de l’écriture inclusive conduirait tout droit à une #dictature_féminazie.

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    « Avant de parler de beaucoup d’informations sur la violence qui règne dans nos villes, annonce Pascal Praud la veille au soir, l’écriture inclusive. Vous savez qu’on essaye de mener modestement ce débat. » Cette #croisade. « Dans une interview au JDD, Jean-Michel Blanquer a rappelé l’existence de la circulaire d’Édouard Philippe qui en 2017 interdisait l’usage administratif de l’écriture dite “#épicène”. » Épicène, vraiment ? L’adjectif désigne un mot qui s’écrit au masculin comme au féminin. Blanquer va donc interdire l’emploi du mot « élève », un comble pour un ministre de l’Éducation… Mais puisque c’est une information vérifiée par Pascal Praud… « Et il demande que l’écriture inclusive ne soit pas utilisée à l’école. J’ai envie de dire : Enfin ! Enfin, il se réveille ! » Il a dû regarder CNews, où Pascal Praud mène un combat quotidien contre l’écriture inclusive.

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    L’animateur relaie scrupuleusement les arguments du ministre : « Mettre des points au milieu des mots est un barrage à la transmission de notre langue pour tous, par exemple pour les élèves dyslexiques. » En revanche, apprendre à écrire « du cidre et des crêpes bretons » est une facilité pour les élèves dyslexiques. « Je rappelle que la mairie de Paris fait ses communiqués en écriture inclusive. Je rappelle que le site de France 2 est en écriture inclusive. — L’université est en écriture inclusive, chouine #Ivan_Rioufol. — L’université, quand t’écris pas ta thèse en écriture inclusive, t’es mis dehors ! » Information inventée de source sûre.

    « Vous êtes injuste, proteste toutefois Ivan Rioufol, il me semble avoir entendu Blanquer le dire plusieurs fois. — Y a que nous qui le disons ! À l’université, c’est un scandale ! Tu peux prendre des sanctions, quand même ! » Condamner les profs à des peines de prison. « Pourquoi le président de la République n’a rien dit sur ce coup-là ?, s’étonne #Jean-Claude_Dassier — Il dit rien, le ministre de la Culture non plus… Tous les thèmes qui fâchent, de toute façon ! » À peine s’ils dénoncent l’islamo-gauchisme. « Je crois savoir que c’est assez marginal, tente l’avocate Sophie Obadia. — C’est pas du tout marginal à l’université, réplique Pascal Praud. — En #sciences_sociales, précise Ivan Rioufol. — C’est la terreur ! » Selon des témoignages fabriqués de source sûre.

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    Sophie Obadia se range à la diversité des tendances des invités de tous bords : « Que ce soit enseigné, malheureusement, oui. Mais les étudiants n’y parviennent pas. C’est d’une complexité effarante. — C’est moralement illisible, ajoute Ivan Rioufol. — Sur le plan cognitif, c’est improbable, insiste l’avocate. — Ça devrait être considéré comme nul et non avenu, tranche Jean-Claude Dassier. — Le féminin d’entraîneur, c’est quoi ?, demande Jean-Louis Burgat. — Entraîneuse, répond Jean-Claude Dassier. — Vous voyez, y a des choses qui sont impraticables. — Ce qui est très inquiétant, geint Ivan Rioufol, c’est de voir à quel point une #moutonnerie peut amener à un #conformisme. » Les participants à L’heure des pros, eux, sont aussi anticonformistes que Jean-Michel Blanquer. « En sciences sociales, dans les universités, si vous ne faites pas de thèse en écriture inclusive, vous n’êtes pas lu ou vous avez deux points. » Information fabulée de source sûre. Pascal Praud en ajoute une : « Y a des profs qui ne répondent pas aux mails des étudiants quand ils ne sont pas en écriture inclusive. — Et Mme Vidal ne dit rien, peste Jean-Claude Dassier. — C’est peut-être pas la priorité, tente Sophie Obadia. — Mais c’est la priorité !, rage Pascal Praud. — Ah ben si, c’est la priorité ! », appuie Ivan Rioufol.

    La priorité de mercredi est tout aussi anticonformiste. « Est-ce que dans Blanche-Neige, vous vous souvenez de la fameuse scène du baiser, quand le prince charmant se penche sur Blanche-Neige pour la réveiller ?, demande Sonia Mabrouk. Est-ce que vous y avez vu un baiser non consenti ? » #Olivier_Dartigolles réagit : « La polémique est ridicule » Tellement ridicule qu’elle a été montée de toutes pièces par la fachosphère et relayée par #FoxNews à partir d’un obscur blog qui faisait la promotion d’une nouvelle attraction de Disneyland. Mais, pour Sonia Mabrouk, « ça va loin. Parce que Disney se demande que faire de cette scène, est-ce qu’il ne faut pas la couper ». Information supputée de source sûre. « Évidemment on crie tout de suite à la cancel culture. » Sur CNews.

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    « Qu’est-ce que vous en pensez, #Laurent_Jacobelli ? — Je pense que c’est ridicule », répond le porte-parole du RN. Qui suggère illico la prochaine fake news susceptible de provoquer de passionnants débats ridicules : « En plus, dans le nom Blanche-Neige, il y a “blanche” donc on va nous demander de le changer. Est-ce qu’on doit ridiculiser le débat, l’amoindrir à ce niveau au point de chercher le mal partout ? » Sur CNews, oui, c’est même un credo. « Arrêtons avec cette #censure permanente. » Voyez comme les bobards des journalistes de CNews sont affreusement censurés. « La moindre image, le moindre mot donne lieu à un procès. » Sans parler des terribles remontrances du CSA.

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    « Mais jusqu’où on va aller ?, insiste Sonia Mabrouk Jusqu’où cet activisme peut aller pour effacer… parce qu’il y a de véritables pressions… » À son tour, la journaliste imagine une fake news susceptible de provoquer de passionnants débats ridicules : « Peut-être que la prochaine étape, c’est de dire que les sept nains, c’est un gang bang… » Et Bambi une victime du lobby de la chasse. « Faut-il voir derrière les tenants de l’idéologie intersectionnelle, de la cancel culture, etc. ? » Sur CNews, oui. « Ou est-ce que vous dites : on prête trop d’attention à ces minorités ? » Sur CNews, c’est certain. « Il y a un véritable engagement politique derrière cela. » De l’extrême gauche décolonialo-indigéno-je-ne-sais-quoi, a démontré Élisabeth Lévy.

    #Kevin_Bossuet, enseignant et coqueluche de la fachosphère, s’insurge, absence de preuves à l’appui : « On veut tout dénaturer, tout détruire, tout ce qui constitue le socle de notre identité et de notre civilisation. » Selon nos informations forgées de toutes pièces. « On pointe l’œuvre du #patriarcat partout, c’est profondément ridicule et dangereux. » Il faut sauver le patriarcat. « Le débat sur l’écriture inclusive, c’est exactement le même processus. » Effectivement : on monte en épingle une menace imaginaire pour pouvoir propager des idées réactionnaires. « Vous avez des manuels scolaires, des enseignants qui utilisent de l’écriture inclusive … » Information rêvée de source sûre. « On peut se poser des questions sur l’#idéologie de ces personnes. » En revanche, pas la peine de se poser des questions sur l’idéologie de toutes tendances des invités de tous bords de CNews.

    « On est en train de recréer la censure, se désespère Laurent Jacobelli, de restreindre la possibilité d’exprimer une opinion, on le voit sur les plateaux télé. » Surtout sur CNews. « Il faut arrêter qu’une toute petite minorité impose sa #dictature_intellectuelle à une grande majorité. » D’invités de CNews. L’avocat Carbon de Sèze conclut « C’est pas à des amateurs de révision des œuvres artistiques d’imposer les thèmes de discussion. » Non, c’est à des amateurs de révisionnisme de les imposer sur le fondement de fausses informations.

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    Le 30 avril, Pascal Praud impose un autre « débat » sur un nouveau scandale fantasmé, « l’#affaire_d’Orléans. L’histoire extravagante du programme financé par la mairie qui devait passer sur France 3 Centre-Val-de-Loire et qui finalement est censuré. — Oui, il est censuré », confirme #Serge_Grouard, maire LR d’Orléans et habitué de L’heure des pros. Le bandeau le clame, « France 3 censure un programme sur #Jeanne_d’Arc ». En réalité, comme l’a très bien raconté cet article d’Arrêt sur images, France 3 a renoncé à programmer un #documentaire sur les « #fêtes_johanniques » (qu’elle ne s’était jamais engagée à diffuser) quand elle s’est aperçue qu’il s’agissait d’un film promotionnel réalisé par la municipalité et commenté par la voix de #Charlotte_d’Ornellas, journaliste de Valeurs actuelles, figure de la fachosphère abonnée aux plateaux de CNews.

    Pascal Praud, comme Sonia Mabrouk, préfère « crier à la cancel culture » d’inspiration soviétique : « Qu’il y ait des petits commissaires du peuple dans le service public d’information et notamment à France 3 n’étonnera personne. Ça s’appelle des petits commissaires du peuple, insiste-t-il. Dans le service public, ce sont les rois. » L’animateur s’adonne alors à l’une de ses méthodes favorites : désigner le nom du coupable à la vindicte de centaines de milliers de téléspectateurs nourris de fausses informations.

    « On est en train d’essayer d’appeler M. Basier, il veut pas répondre. » Le lâche. « Jean-Jacques Basier, je vais donner son nom plusieurs fois. Jean-Jacques Basier, directeur régional de France 3 Centre-Val-de-Loire. » Son adresse et son numéro de téléphone, peut-être ? « C’est une police de la pensée, s’insurge Serge Grouard. — Ils ont des mentalités d’épurateurs, ajoute Ivan Rioufol. — Exactement, c’est les mêmes qui auraient tondu à la Libération. » Puisque Rioufol et Praud me tendent la perche du point Godwin, qu’il me soit permis de subodorer que ces Praud et Rioufol sont les mêmes qui auraient dénoncé des juifs sous l’Occupation. Quoiqu’il en soit, leur lynchage public a des effets dans la vie réelle : le directeur régional de France 3 est l’objet d’une campagne de #harcèlement sur les réseaux sociaux mais aussi sur sa propre messagerie vocale. Avec d’explicites #menaces_de_mort, rapporte un communiqué syndical.

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    Une autre affaire montre que ce goût pour la #délation peut avoir de graves conséquences sur les personnes désignées à la furie de la fachosphère.. Jeudi soir, l’émission À l’air libre, réalisée par Mediapart, reçoit #Anne-Laure_Amilhat_Szary, directrice à Grenoble du laboratoire Pacte du CNRS. Je conseille vivement de regarder son témoignage (en accès libre) pour prendre la mesure de la gravité des agissements de M. Pascal Praud. Ce dernier a mis en cause l’universitaire lors de l’affichage des noms de deux professeurs de Sciences Po Grenoble accusés d’islamophobie. Affichage que l’intéressée a toujours vigoureusement condamné. Affichage consécutif à une controverse entre un prof militant et une chercheuse de son laboratoire qu’Anne-Laure Amilhat-Szary a défendue dans un communiqué ensuite falsifié par #Klaus_Kinzler, le prof en question.

    Pascal Praud s’est empressé d’inviter ce professeur, qui déclare alors : « Un grand chercheur directeur de laboratoire de recherche se met en dehors de la science. Il ne comprend même pas, c’est une femme d’ailleurs, elle ne comprend même pas ce que c’est, la science. — Ce laboratoire, Pacte, avec cette dame…, rebondit Pascal Praud. Je vais citer son nom, Anne-Laure Amilhat-Sza… Szaa… Szary. » La délation est un métier. « Cette dame-là, c’est la directrice du laboratoire mais cette dame, c’est une militante. — C’est une militante. C’est des gens qui ne réfléchissent même pas. — Oui mais qui se croient tout permis et qui avancent avec le sentiment d’impunité. C’est très révélateur, on voit le #terrorisme_intellectuel qui existe dans l’université à travers leur exemple. »

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    Sur le plateau de Mediapart, Anne-Laure Amilhat-Szary raconte la suite. « La ministre de l’Enseignement supérieur dit que c’est insensé de livrer des noms d’enseignants-chercheurs à la vindicte des réseaux sociaux, or ça a été mon cas. J’ai fait l’objet d’une campagne diffamatoire avec menaces de mort nombreuses et répétées. » Au point de devoir porter plainte pour « #cyber-harcèlement et menaces de mort ». « Comment vous avez vécu tout ça ?, demande Mathieu Magnaudeix. — Mal. Et comme la preuve que l’intersectionnalité est une bonne grille d’analyse puisque j’ai fait l’objet d’insultes islamophobes, antisémites, sexistes, avec une critique de mon physique avec mon portrait transformé… Je vous laisse imaginer le pire. » Le pire sciemment provoqué par Pascal Praud.

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    « Je n’ai pas de protection judiciaire, regrette Anne-Laure Amilhat-Szary. Elle a été demandée et on n’en a plus jamais entendu parler. La ministre a défendu des personnes qui ont effectivement été mises en danger par des affichages criminels et moi, je me débrouille toute seule. » Comme se débrouillent toutes seules les journalistes #Morgan_Large et #Nadiya_Lazzouni, respectivement victimes d’#intimidations (dont un sabotage de voiture) et de menaces de mort, sans qu’elles obtiennent la #protection_policière demandée — et soutenues par de nombreuses organisations de journalistes.

    En revanche, Emmanuel Macron n’hésite pas à téléphoner à #Eric_Zemmour, quand il est agressé dans la rue, pour l’assurer de son soutien. De même, #Christine_Kelly, la faire-valoir de #Zemmour, est promptement reçue à l’Élysée quand elle reçoit des menaces de mort (évidemment inadmissibles, quoiqu’on pense de son travail).

    Quant à Pascal Praud… Non seulement ses délits de « mise en danger de la vie d’autrui par diffusion d’informations relatives à la vie privée, familiale ou professionnelle » (que le gouvernement se vante d’avoir inclus dans la loi Séparatisme) n’entraînent aucune poursuite, mais ils lui valent le soutien enamouré du pouvoir. Dans un article du Monde, Ariane Chemin raconte comment le journaliste de CNews est reçu avec les honneurs à Matignon, à la questure de l’Assemblée (où le reçoit le député Florian Bachelier, habitué de ses émissions) et même à l’Élysée. Emmanuel Macron et son conseiller #Bruno_Roger-Petit entretiennent des contacts réguliers avec Pascal Praud, allant jusqu’à lui livrer des infos en direct. Ariane Chemin explique que Bruno Roger-Petit, « le “M. Triangulation” de l’Élysée, scrute depuis longtemps CNews, qui relaie souvent les obsessions de l’extrême droite et a pour lui le même avantage que Valeurs actuelles : cliver l’opinion en deux camps sans laisser beaucoup de place à d’autres courants de pensée ».

    Ainsi, le pouvoir actuel, et jusqu’à son plus haut sommet, utilise et protège un délinquant d’extrême droite propagateur de fausses nouvelles. La campagne pour la présidentielle s’annonce terrifian… pardon, passionnante.

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    #infox

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    ajouté au fil de discussion sur l’#affaire_de_Grenoble :
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    signalé ici aussi :
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  • Monthly Report BVMN August 2020

    The #Border_Violence_Monitoring_Network (#BVMN) published 34 cases of illegal pushbacks during August, documenting the experience of 692 people whose rights were violated at the European Union’s external border. Volunteers in the field recorded a variety of cruel and abusive acts by officers, representing at least ten different national authorities. This report summarises the data and narrative testimony shared by people-on-the-move, highlighting the depth of violence being carried out in the service of European borders.

    As a network comprised of grassroots organisations active in Greece and the Western Balkans, this report was produced via a joint-effort between Are You Syrious, Mobile Info Team, No Name Kitchen, Rigardu, Josoor, InfoKolpa, Escuela con Alma, Centre for Peace Studies, Mare Liberum, Collective Aid and Fresh Response

    The report analyses among other things:

    - Czech presence in North Macedonian pushbacks
    - Unrest in the #Una-Sana Canton of Bosnia-Herzegovina
    - Continued Greek Maritime Pushbacks
    - Analyzing a summer of Italian pushbacks

    Special focus is given to the Greek context where in the Evros region, field partners collected several testimonies in August which referenced third-country-nationals facilitating pushbacks across the Evros/Meric River on behalf of Greek authorities. Three reports conducted by members of the Border Violence Monitoring Network allude to this practice and anecdotal evidence from the field reinforces these accounts.

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    The Border Violence Monitoring Network (BVMN) published 34 cases of illegal pushbacks during August, documenting the experience of 692 people whose rights were violated at the European Union’s external border. Volunteers in the field recorded a variety of cruel and abusive acts by officers, representing at least ten different national authorities. This report summarises the data and narrative testimonies shared by peo-ple-on-the-move, highlighting the depth of violence being carried out in the service of European borders.Special focus is given to the Greek context where testimonies in the Evros allude to the trend of Greek au-thorities using third country nationals to facilitate pushbacks across the Evros/Meric River in the last two months. Reports collected by members of the Border Violence Monitoring Network allude to this practice and anecdotal evidence from the field reinforces these accounts. Further analysis covers the way in which Czech forces have been referenced in testimonies collected from push-backs from North Macedonia to Greece in the last month. Returns from Italy to Bosnia also continue to be legitimized by the Italian state and an analysis of recent reports from these returns is included, as well as an update written by volunteers on the ground in Trieste.In this report, BVMN also discusses several cases of pushbacks across the Aegean sea where the Greek au-thorities continue to use worrying methods to force transit ships back into Turkish waters via life raphs. New developments in both Bosnia’s Una-Sana Canton and Serbia’s #Vojvodina region are also noted, showing the situation on the ground and in the legal realm respectively, as it relates to pushbacks.

    https://www.borderviolence.eu/balkan-region-report-august-2020

    #rapport #push-backs #refoulements #asile #migrations #réfugiés #Italie #Grèce #Mer_Egée #Una #Sana #Bosnie #Bosnie_Herzégovine #Macédoine_du_Nord #frontières #Balkans #route_des_Balkans #Serbie

    ping @karine4 @isskein

    • Policajci iz Virovitice prijavljuju šefa: ‘Ilegalno tjera migrante, tuče se pijan, zataškava obiteljsko nasilje’

      ‘Da bi dobili veću plaću, njegovi miljenici tjeraju migrante iz BiH u Hrvatsku, kako bi ih zatim mogli deportirati’, tvrde naši sugovornici...

      https://www.telegram.hr/wp-content/uploads/2020/09/hedl_policija_migranti-840x530.jpeg

      Ovo je naš zapovjednik Andrej Hegediš, kaže jedan od četvorice pripadnika Interventne policije u Policijskoj upravi virovitičko-podravskoj, pokazujući na video-snimku Border Violence Monitoringa, nevladine organizacije koja se zalaže za zaštitu prava migranata. Na tajno snimljenom videu, vide se pripadnici hrvatske policije kako, prema tvrdnjama Border Violence Monitoringa, u šumi kraj Lohova, unutar teritorije Bosne i Hercegove, protjeruju skupinu migranata prema Bihaću.

      Ta snimka prikazana je na više televizija kao jedan od dokaza nehumanog postupanja hrvatske policije prema migrantima, zbog čega su na račun Zagreba stigla i ozbiljna upozorenje iz Bruxellesa. Hrvatski MUP odbacio je takve tvrdnje kao neutemeljene.
      Tvrdnje koje zvuče upravo nevjerojatno

      No, ono što su, vezano uz migrante, Telegramu ispričali pripadnici virovitičke Interventne policije koji su sudjelovali na osiguranju državne granice, zvuči upravo nevjerojatno: “Hrvatska je policija, tvrde naši sugovornici, u nekoliko navrata ulazila na teritorij susjedne BiH da bi odatle potjerala migrante u Hrvatsku, a onda ih deportirala!”

      Zašto bi to radili? Razlog je, kažu virovitički interventni policajci, više nego prozaičan: “boravak na terenu financijski je unosan. Na taj način mjesečno mogu zaraditi nekoliko tisuća kuna više, pa treba dokazati da se na granici nešto radi”, tvrde naši sugovornici. “Tako se migrante prvo iz BiH potjera u Hrvatsku, a zatim natrag. Deportiranje se, naravno, dokumentira video snimkama, kako bi se dokazala nužnost pojačanih policijskih ophodnju iz granicu”, dodaju.
      Iz MUP-a su potvrdili anonimnu predstavku

      Četvorica pripadnika interventne policije s kojima je Telegram razgovarao ovih dana, stoje iza predstavke upućene MUP-u u kojoj iznose brojne optužbe na račun Andreja Hegediša, zapovjednika virovitičke Interventne policije. Iz MUP-a su 3. rujna Telegramu potvrdili da su primili anonimnu predstavku.

      ”Potvrđujemo zaprimanje anonimnih podnesaka te Služba za unutarnju kontrolu u suradnji s policijskim službenicima Ravnateljstva policije i Policijske uprave, sukladno Zakonu o policiji i Pravilniku o načinu rada i postupanja po pritužbama te radu Povjerenstava za rad po pritužbama, provjerava njihovu utemeljenost”, stoji u odgovoru Telegramu.
      Šef policije se napio pa nasrnuo na kolegu

      ”Također vas obavještavamo kako je, nakon provjere navoda iz ranijeg podneska, načelnik Policijske uprave virovitičko-podravske pokrenuo disciplinski postupak pred Odjelom prvostupanjskog disciplinskog sudovanja Službe disciplinskog sudovanja u Osijeku zbog sumnje u počinjene teže povrede službene dužnosti iz čl. 96. stavak 1. točke 7. Zakona o policiji. Navedeni postupak je u tijeku”, napisali su iz MUP-a.

      Kad je riječ o potonjem, radi se o slučaju o kojem je prvi pisao Telegram i koji je do tada javnosti bio nepoznat. Naime, 20. prosinca prošle godine, na božićnom domjenku za čelne ljude Policijske uprave virovitičko-podravske, zapovjednik Interventne jedinice policije, Andrej Hegediš, fizički je nasrnuo na svog kolegu, načelnika Policijske postaje Pitomača, Renata Greguraša. Ali, načelnik virovitičke Policijske uprave, Siniša Knežević, koji je sve to vidio, disciplinski je postupak protiv Hegediša pokrenuo tek tri mjeseca nakon događaja.
      Odlasci u McDonald’s i zubaru u Zagreb

      Dvojica od četvorice Telegramovih sugovornika, bivših i aktivnih pripadnika Interventne policije, kažu da su također bili žrtve Hegediševih nasrtaja i pokušaja fizičkog napada. Neki od njih zbog toga su tražili premještaj. U predstavci koju je Telegram imao prilike vidjeti, navode se i druge pritužbe na njegov rad, a zbog čega je unutarnja kontrola MUP-a prošloga tjedna dva dana provela u Virovitici. No, kako neslužbeno doznajemo, njihov izvještaj ne bi trebao zabrinuti Hegediša. Štoviše, kaže jedan od naših izvora, sada se pokušava istražiti tko su autori anonimne predstavke.

      Jedna od optužbi na koju su se interventni policajci žalili odnosi se, kako tvrde, na zapovjednikovo korištenje službenog automobila u posve privatne svrhe, kao što je odlazak zubaru u Zagreb ili u restoran McDonald’s u Sisak. ”Ako postoji volja, lako je istražiti kako si je zapovjednik Interventne obračunavao prekovremeni rad i u vrijeme kada je već četiri sata bio u Mađarskoj, na privatnom putu prema zračnoj luci u Budimpešti. Treba samo pročešljati popis prekovremenih sati i usporediti to s vremenom kada je napustio granični prijelaz, pa će sve biti jasno. No, bojimo se da u policiji, zbog politike ‘ne talasaj’, za to nitko nema volje”, kažu sugovornici Telegrama iz interventne policije u Virovitici.

      ‘Natjerao me da ostavim ministra i vozim njega’

      Upravo je nevjerojatan podatak kojeg su nam iznijeli, kada je kažu, jedan njihov kolega, morao napustiti osiguranje štićene osobe i uputiti se u Slatinu, gdje zapovjednik Hegediš živi, da bi ga prevezao u bazu, u Viroviticu. Radilo se o osiguranju i obilasku kuće tadašnjeg potpredsjednika Vlade i ministra poljoprivrede, Tomislava Tolušića, kao i nekoliko zgrada u kojima bi znao odsjedati kada dolazi u Viroviticu. Hegediš se na to nije osvrtao, kažu Telegramovi sugovornici, već je policajcu naredio da prekine posao na osiguranju štićene osobe i preveze ga u Viroviticu.

      Detaljno su opisali i navodno samovolju svog zapovjednika Hegediša, zbog čega je nekoliko policajaca zatražilo premještaj. Nabrajaju imena svojih kolega koji su zbog mobinga napustili Interventnu policiju. ”Dok se njegovim poslušnicima i miljenicima sve tolerira, drugima se traži dlaka u jajetu i protiv njih se, i zbog najmanje sitnice, pokreću stegovni postupci”, kažu.
      ‘Miljenici mu pomagali u selidbi, usred radnog vremena’

      Opisuju slučaj, u kojem je nekoliko interventnih policajaca, u radnom vremenu, svom zapovjedniku pomagalo kada je iz jedne kuće selio u drugu. Akciju preseljenja, kažu, vodio je J. J.. No, naročito su ogorčeni na svog kolegu D. S., kojem je Hegediš, kažu, pomogao u zataškavanju obiteljskog nasilja i nedoličnog ponašanja, kada se na području između Kutjeva i Orahovice, u alkoholiziranom stanju, nasilnički ponašao prema supruzi, zaustavio automobil u šumi, ostavio je i otišao.

      Njegova supruga tada je, tvrde, zvala Operativno komunikacijski centar (OKC) u virovitičkoj Policijskoj upravi, prijavila slučaj obiteljskog nasilja, a postupak su proveli policajci iz Orahovice. No, slučaj je zataškan, tvrde sugovornici Telegrama, tako što je Hegediš zatražio da se u tom slučaju ne postupa. Sve, kažu, mogu potvrditi tada dežurni u OKC D. Č. i dežurni u jedinici u Virovitici M. V.. Imena svih osoba čije inicijale navodimo poznata su redakciji.

      ”Našem zapovjedniku unatoč svemu ništa se ne događa i bojimo se da ni dolazak unutarnje kontrole MUP-a neće ništa promijeniti”, kažu sugovornici Telegrama. Zatražili smo i komentar zapovjednika Hegediša, ali nije odgovorio na našu poruku. Kada je Telegram pisao o njegovu fizičkom nasrtaju na načelnika Policijske postaje u Pitomači, također ništa nije htio komentirati. Samo je rekao da kao policijski službenik ne smije javno istupati.

      https://www.telegram.hr/politika-kriminal/policajci-iz-virovitice-prijavljuju-sefa-ilegalno-tjera-migrante-tuce-se-pi

      #Andrej_Hegedis

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      Commentaire reçu via la mailing-list Inicijativa Dobrodosli, mail du 29.09.2020

      Telegram, on the other hand, published the testimony of intervention police officers in Virovitica, who identified their chief #Andrej_Hegediš as one of the police officers on a BVMN video about an illegal expulsion published in December 2018. They also claimed that refugees and other migrants were expelled from BiH to Croatia and back. The Ministry of the Interior confirmed to Telegram that it had received an anonymous complaint, and Virovitica police officers accused Hegediš of other violations of police powers, including violence against police officers.

    • Bosnie-Herzégovine : les migrants pris en #otages du mille-feuille institutionnel

      La complexité du système institutionnel bosnien ne joue pas en faveur des réfugiés. Le 30 septembre dernier, les autorités du canton d’#Una-Sava et celles de la municipalité de #Bihać ont pris la décision unilatérale d’évacuer le #camp de #Bira, à la grande surprise du ministère de la Sécurité intérieure. Depuis, tout le monde se refile la patate chaude : que faire de ces centaines de personnes qui dorment tous les soirs dans les rues ?
      Le ton monte entre les représentants du canton d’Una-Sava et ceux de l’État central de Bosnie-Herzégovine. « Ils vont devoir utiliser les infrastructures qui sont à leur disposition, dans leur intérêt et dans celui des habitants du canton d’Una-Sana », a sèchement expliqué Selmo Cikotić, le ministre de la Sécurité intérieur, qui réagissait aux propos de Mustafa Ružnić, le président du canton d’Una-Sana, et à ceux du maire de Bihać, Šuhret Fazlić. Ces derniers avaient déclaré qu’ils ne permettraient pas le retour des migrants à Bira, le centre d’hébergement de Bihać vidé par les autorités cantonales le 30 septembre dernier. Suite à l’intervention de la police, certains exilés avaient été laissés libres de se diriger vers la frontière croate, d’autres avaient été conduits dans le camp de #Lipa, situé à une trentaine de kilomètres de Bihać, et ceux qui voulaient revenir vers Sarajevo avaient été autorisés à acheter des tickets de bus pour la capitale. Le camp de Lipa étant déjà plein, les migrants avaient ensuite été laissés dans les rues, sans aucun abris.

      Selon Selmo Cikotić, différentes mesures ont été prises pour fermer définitivement les camps de Bira à Bihać et de #Miral à #Velika_Kladuša. Le ministre peine donc à comprendre le refus des élus locaux de ne pas autoriser le retour temporaire des migrants. « Le plan du ministère de la Sécurité intérieure était en accord avec les institutions internationales et les différentes structures bosniennes », assure-t-il. « Nous avions tout organisé en accord avec la présidence, avec les instances internationales, les lois bosniennes, le conseil municipal de Velika Kladuša, les autorités cantonales et les représentants de l’Union européenne (UE). Le volte-face des autorités cantonales est donc pour moi très surprenant. Le camp de Bira devait de toute façon être fermé d’ici trois à quatre semaines, sans porter préjudice aux migrants ni aux habitants du canton. Je ne comprends pas pourquoi le Premier ministre du canton et le maire de Bihać ont précipité les choses. »

      « Cela fait trois ans que la municipalité est abandonnée à son sort », s’emporte Šuhret Fazlić. « C’est terminé, aucun migrant ne reviendra à Bira et nous appliquerons cette décision par tous les moyens à notre disposition. Je ne fais pas comme s’il n’y avait pas de migrants dans notre région, je dis juste qu’il n’y en aura plus à Bira. Nous avons assuré à ces gens un toit dans le camp de Lipa ». Selon le maire de Bihać, ce centre n’est pas encore plein, mais « la crise de l’accueil des migrants a mis à jour absolument tout ce qui ne fonctionne pas au sein de l’État bosnien ».L’évacuation du camp de Bira a en tout cas provoqué de nombreuses réactions. L’ambassade des États-Unis en Bosnie-Herzégovine, l’Organisation Internationale des Migrations (OIM), les Nations-Unies et Amnesty International sont unanimes : le camp de Bira ne peut être laissé vide, tant que des migrants dorment dans les rues. Dans un communiqué daté du 1er octobre, l’UE a jugé « inacceptable » la décision du canton et de la mairie de Bihać de transférer par la force les migrants vers le camp de Lipa. « L’UE a sans cesse répété que Lipa ne pouvait être qu’une solution temporaire, pendant la pandémie de coronavirus, et que ce centre ne remplissait pas les conditions nécessaires à l’accueil de réfugiés et de migrants, en particulier avec l’arrivée de l’hiver. Jamais Lipa n’a été agréé comme un centre d’accueil », précise le communiqué. Selon Šuhret Fazlić, l’UE menace de sanctions pénales la mairie de Bihać et les autorités du canton d’#Una-Sava.

      Un problème financier ?

      Reste que les désaccords persistent entre les autorités locales et le ministère de la Sécurité intérieure, alors que tous sont sous pression pour trouver rapidement une solution. « Il faut aménager le camp de Lipa », souhaite Šuhret Fazlić. « L’électricité vient d’un groupe électrogène, il faudrait 200 000 euros pour que le camp soit raccordé au réseau. L’eau est puisée dans une source, et provient en partie de notre réseau. Il faudrait 140 000 euros pour avoir assez d’eau, les canalisations existent déjà. Avec un peu moins de 350 000, on pourrait donc assurer les approvisionnements en eau et en électricité. Je ne vois pas pourquoi cela ne serait pas faisable. »

      La municipalité a donné cinq hectares de terre pour construire le camp et a pris en charge, avec l’aide du canton, une partie des frais de fonctionnement, ce que l’UE avait demandé. L’argent de l’État bosnien se fait en revanche attendre, car le Conseil des ministres n’a toujours pris aucune décision en ce qui concerne la fermeture du camp de Bira et l’ouverture de celui de Lipa. Deux millions et demi d’euros prévus pour l’accueil des migrants n’ont donc pas pu être débloqués. Selmo Cikotić estime ainsi que le problème n’est pas financier mais politique.

      Reste que pour l’instant, pas un euro n’a été débloqué pour le financement du camp de Lipa. « La présidence avait décidé de verser 2,5 millions d’euros, mais le Conseil des ministres n’a toujours pas pris la décision d’agréer Lipa comme un centre d’accueil, ni celle de fermer Bira. Je ne sais même pas s’il existe un consensus sur ces questions », s’agace le maire de Bihać.

      La société privée Bira, propriétaire du hangar où ont séjourné les migrants, n’a pas répondu aux questions de Radio Slobodna Evropa sur leur éventuel retour. « Nous ne sommes pas en capacité de vous répondre car le président du conseil d’administration n’est actuellement pas en état d’assurer ses obligations professionnelles. Pour toute précision, adressez-vous à l’OIM », a-t-elle répondu. Le principal actionnaire de Bira a également refusé de fournir des précisions sur la durée du contrat de location du hangar.


      https://www.courrierdesbalkans.fr/Bosnie-Herzegovine-migrants-otages-mille-feuille-institutionnel-b

      #Bihac #Velika_Kladusa

    • Croatian police accused of ’sickening’ assaults on migrants on Balkans trail

      Testimony from asylum seekers alleging brutal border pushbacks, including sexual abuse, adds to calls for EU to investigate

      People on the Balkans migrant trail have allegedly been whipped, robbed and, in one case, sexually abused by members of the Croatian police.

      The Danish Refugee Council (DRC) has documented a series of brutal pushbacks on the Bosnia-Croatian border involving dozens of asylum seekers between 12 and 16 October.

      The Guardian has obtained photographs and medical reports that support the accounts, described by aid workers as “sickening” and “shocking”.

      “The testimonies collected from victims of pushbacks are horrifying,’’ said Charlotte Slente, DRC secretary general. “More than 75 persons in one week have all independently reported inhumane treatment, savage beatings and even sexual abuse.’’

      According to migrants’ accounts, the pushbacks occurred in Croatian territory over the border from Velika Kladuša in Bosnia, close to Šiljkovača – a tented forest settlement of around 700 refugees and migrants.

      “All of the persons interviewed by DRC bore visible injuries from beatings (bruises and cuts), as a result of alleged Croatian police violence,” reads the DRC report. “According to the statements provided by interviewed victims (with visible evidence of their injuries), pushbacks included brutal and extremely violent behaviour, degrading treatment, and theft and destruction of personal belongings.” One of the testimonies includes a report of serious sexual abuse.

      On 12 October, five Afghans, including two minors, crossed the Croatian border near the #Šturlić settlement. On the same day, near Novo Selo, an uniformed police officer stopped them and then called two more officers. One of the migrants ran, and the other four were detained at a police station. Two days later they were taken to court, where they say they were to “appear as witnesses in the case launched against the fifth member of the group – the one who escaped”, who had been accused of violent behaviour towards police.

      The asylum seekers told the DRC that the original officers then took them “to some unknown location, where they were put in a van in the charge of 10 armed people, dressed in black and with full face balaclavas, army boots and with flashlights on their foreheads”. Their money was taken, their belongings torched and they were ordered to strip to their underwear. The migrants allege that they were forced to lie face down on the ground.

      “One man in black was standing on the victim’s hands, preventing any movements,” reads the report. “Legs were also restrained. Once the person was hampered, the beating started. They were punched, kicked, whipped and beaten.” Medical reports confirm that migrants’ injuries are consistent with the use of a whip.

      One migrant, MK, says at this point he was sexually assaulted by a man using a branch.

      Mustafa Hodžić, a doctor in Velika Kladuša, examined the man. “The patient had wounds all over the back of his body, on his back and legs. I can confirm the signs of clear sexual violence … I have never seen anything like it. Even if it isn’t the first time as a doctor [that] I have seen signs of sexual violence on migrants, which, according the asylum seekers’ accounts, were perpetrated on Croatian territory by Croatian officials dressed in black uniforms.”

      One Pakistani migrant told of being intercepted with two others near Croatia’s Blata railway station. The police allegedly ordered them to strip naked before loading them into a van and taking them to a sort of garage, where five other migrants were waiting to be sent back to Bosnia. Awaiting their arrival were men dressed in black.

      “They started to beat us with batons, and the third one took his mobile phone and took a selfie with us without clothes,” the Pakistani man said. “The first four of us were on the ground, and we lay next to each other, naked and beaten, and the other four were ordered to lie on us, like when trees are stacked, so we lay motionless for 20 minutes. The last one was a minor. He was from the other group; I saw when the police officer ask him where he was from. He tried to say that he is a minor. He was beaten a lot, and when it was his turn to take off his clothes, he was beaten even more.”

      One man added: “A minor from the second group fainted after many blows. His friends took him in their arms, and one of the police officers ordered them to lay him down on the ground. Then they started hitting them with batons. Before the deportation, police told us: ‘We don’t care where you are from or if you will return to Bosnia or to your country, but you will not go to Croatia. Now you have all your arms and legs because we were careful how we hit you. Next time it will be worse’.’’

      Small groups of asylum seekers attempt to cross from Bosnia into Croatia nightly on the migrant trail into western Europe. The EU’s longest internal border, it is patrolled by police armed with truncheons, pistols and night vision goggles. Aid workers, doctors, border guards and UN officials have documented systematic abuse and violence perpetrated along the border stretch for several years.

      Last May, the Guardian documented a case of more than 30 migrants who were allegedly robbed and had their heads spray painted with red crosses by Croatian officers.

      The UNHCR has asked the Croatian government to set up an independent assessment of the border situation.

      The details of the latest pushback are in a report that the DRC has shared with the European commission, which has yet to investigate.

      ‘’The Croatian government and the European commission must act to put a stop to the systematic use of violence,” said Slente. ‘’Treating human beings like this, inflicting severe pain and causing unnecessary suffering, irrespective of their migratory status, cannot and should not be accepted by any European country, or by any EU institution. There is an urgent need to ensure that independent border monitoring mechanisms are in place to prevent these abuses.”

      Croatian police and the ministry of the interior have not responded to requests for comment.

      In June, the Guardian revealed EU officials were accused of an “outrageous cover-up” for withholding evidence of the Croatian government’s failure to supervise border forces. Internal emails showed Brussels officials were fearful of full disclosure of Croatia’s lack of commitment to a monitoring mechanism that EU ministers had agreed to fund.

      In January, a commission official warned a colleague that Croatia’s failure to use money earmarked two years ago for border police “will for sure be seen as a scandal”.

      The recent accusations come as the commission presented its final report on the grant, in which Croatia asserted that the co-financing project had “helped make the implementation of activities of border surveillance more conscientious and of higher quality, with emphasis on the respect of migrants’ rights guaranteed under international, European and national legislation”.

      Regarding allegations of abuse, Croatian authorities stated: “Every single [piece of] information and every single complaint was inspected in the process called internal control. We did not establish that the police officers committed any criminal or disciplinary offence in any of the cases.”

      Clare Daly, an Irish MEP, is among those who have raised concerns in Brussels. “The blood of these people, so horrifically mistreated on the Croatian border, is on the hands of the European commission. They have enabled this violation of fundamental rights by ignoring the facts presented to them by NGOs and MEPs that all was not well. They turned a blind eye time and again, and now these horrible events have occurred again, even worse than before.”

      She added: “The last time such behaviour occurred, the commission rewarded Croatia with an extra grant even bigger than the first one, and said they were happy with how the funds had been spent … when is someone going to be held accountable for these crimes against humanity?”

      https://www.theguardian.com/global-development/2020/oct/21/croatian-police-accused-of-sickening-assaults-on-migrants-on-balkans-tr

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      See the report of Border Violence Monitoring Network (October 21) with photos and videos:
      Croatian authorities leading choreographed violence near #Cetingrad

      In the last fourteen days, BVMN-member No Name Kitchen have collected testimonies alluding to a spike in pushback violence in the Cetingrad area of the Croatian border with Bosnia-Herzegovina. The veracity of these testimonies is further supplemented with reports from local people and media outlets. The characteristics of this trend in violence have been complex and coordinated assaults by Croatian police, consisting of repetitive baton strikes, lashing and kicking. These tactics leave an indelible mark on returned transit groups, visible in the extensive bruising and lacerations across the legs, torso and upper body of people subject to such violence. First hand testimony of recent pushbacks are examined here, alongside pictures and videos from the HR/BiH border which reveal the deterioration in border violence seen in the last fortnight.


      https://www.borderviolence.eu/15983-2

      https://www.youtube.com/watch?v=C6JnnUfpulA&feature=emb_logo

      #Novo_Selo #Sturlic

  • Des lycéens français visitent la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi - Fukushima 福島第一
    http://www.fukushima-blog.com/2019/05/des-lyceens-francais-visitent-la-centrale-nucleaire-de-fukushima-dai

    On voit bien la #manipulation : aucun jeune dans le bus ne semble montrer la moindre inquiétude. Pourtant, 70 µSv/h, ce n’est pas anodin. Pourquoi imposer ça à des enfants ? Pourquoi leur faire croire qu’ils ne risquent rien ? Sinon pour aller répandre la bonne parole rassurante aux quatre coins de la planète ? #Fukushima, on maîtrise, ce n’est plus dangereux, on peut même y faire du #tourisme_nucléaire et ne prendre qu’une dose de 0,01 mSv. La propagande pour des JO propres est bien en cours, sur tous les fronts. « La façon la plus simple de partager cette expérience, c’est tout simplement de la raconter, d’expliquer ce que nous, on a vu, que ce soit à nos amis, à nos parents », explique Adèle, du lycée Notre-Dame de Boulogne-Billancourt, à la fin du reportage.

    Au Japon, on utilise également les enfants pour faire croire à la population que la #pollution_radioactive n’est pas un problème sanitaire : il n’est pas rare, toujours dans un intérêt collectif, de faire participer des élèves à la décontamination, comme ces collégiens et lycéens qui avaient participé en 2015 au nettoyage de la route nationale 6 en t-shirt alors que cette route était interdite jusque-là pour cause de forte #contamination radioactive.

  • Israel a tout à coup « libéré » 10 tonnes de courrier destiné aux Territoires Palestiniens Occupés depuis 1967 qu’il bloquait en Jordanie depuis 2010 ! Voir aussi les photos qui vont avec cet article...

    Ten Tons of Palestinian Mail Were Held in Jordan Since 2010. Israel Just Allowed Its Delivery
    Noa Landau, Haaretz, le 16 août 2018
    https://www.haaretz.com/israel-news/israel-oks-delivery-of-ten-tons-of-palestinian-mail-held-since-2010-1.63872

    Israel has allowed over ten tons of Palestinian mail that has been held in Jordan since 2010 to be transferred into the West Bank for delivery, the Coordinator of Government Activities in the Territories said Thursday.

    COGAT, Israel’s chief liaison office with the Palestinians, said the one-time transfer was a “gesture” that “went beyond the letter of the law” as negotiations to resolve the issue are underway..

    “About a year ago, an in-principle agreement was signed between Israel and the Palestinian Authority. The memorandum of understanding has not yet resulted in a direct transfer, and the subject is in the advanced stages of being worked through. There is therefore no direct mail transfer at this time,” COGAT said in a statement.

    “However, as a gesture, and in a step that went beyond the letter of the law, COGAT, with the assistance of the Ministry of Communications and the Customs Authority, allowed a one-time transfer of approximately ten and a half tons of mail that had been held in Jordan,” the statement concluded.

    Hussein Sawafta, director of the Palestinian postal service, said that Israel held up the mail because it was not properly addressed to the Israeli postal service. Sawafta said the mail was released last week and workers are now sorting through mounds of letters and packages.

    Israel collects service fees on Palestinian mail and forbids direct mail to the Palestinian postal service.

    #Palestine #occupation #punition_collective #mesquinerie #Poste #courrier #lettres #otages #chantage #taxes #rançons #injustice

    • Le doyen de la fac de droit de Montpellier admet la possibilité d’un prof de droit parmi les hommes cagoulés

      Des étudiants qui occupaient la faculté de droit de l’université de Montpellier en ont été violemment expulsés, et certains blessés ; dans la nuit de jeudi à vendredi par des « hommes cagoulés et armés » de bâtons, après la journée de mobilisation contre le Plan étudiants. Cette évacuation a été filmée par des étudiants, et relayée par la Ligue des droits de l’homme. Interrogé par Libération pour commenter ces événements violents, le doyen de la fac de droit de Montpellier Philippe Petel a estimé que la présence d’un prof de droit parmi les hommes cagoulés soit « possible » tout en réfutant être à l’origine de cette évacuation violente.

      http://www.liberation.fr/direct/element/le-doyen-de-la-fac-de-droit-de-montpellier-admet-la-possibilite-dun-prof-

    • Montpellier : des étudiants expulsés de la fac par des hommes « cagoulés » et « armés de bâtons »

      Des étudiants de la faculté de droit de Montpellier ont été violemment expulsés de l’établissement dans la nuit de jeudi à vendredi par des hommes cagoulés. Ils occupaient les lieux en signe de protestation contre la sélection à l’Université et la réforme du bac. Une enquête a été ouverte par le parquet de Montpellier et le ministère de l’Enseignement supérieur a décidé d’une mission interne.

      http://www.bfmtv.com/societe/montpellier-des-etudiants-expulses-de-la-fac-par-des-hommes-cagoules-et-armes

    • Faculté de Montpellier: les témoignages qui accusent, la vidéo qui accable

      Neuf occupants de la faculté de droit de Montpellier ont déposé plainte après les violents incidents de la semaine dernière. Leurs témoignages interrogent sur les éventuelles complicités dont a bénéficié le groupe armé qui a attaqué les étudiants. Une nouvelle vidéo que publie Mediapart montre le doyen de la faculté en train d’applaudir les hommes cagoulés après leur assaut.

      Montpellier (Hérault), envoyé spécial.- Les grilles de la faculté de droit de Montpellier sont encore restées baissées, ce mercredi 28 mars. Pour le cinquième jour consécutif, Philippe Augé, le président de l’Université, a prolongé la fermeture administrative de l’UFR qui a été le théâtre d’une violente attaque contre des étudiants la semaine dernière. L’établissement ne devrait pas rouvrir avant le mardi 3 avril.

      Dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 mars, un groupe d’hommes cagoulés et armés de planches en bois a fait irruption dans les locaux pour déloger les occupants mobilisés contre la réforme de l’accès à l’université, envoyant trois personnes à l’hôpital. La communauté universitaire est encore sous le choc. Elle attend que les autorités administratives et judiciaires fassent la lumière sur les circonstances de l’intervention de ce groupuscule non identifié, alors que les étudiants ont voté le blocage « illimité » de l’Université Paul-Valéry (sciences humaines et de lettres).

      Depuis vendredi, les plaintes s’empilent sur le bureau du procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret. Six étudiants ont saisi la justice dès le lendemain de l’agression. Mais, selon nos informations, le nombre de plaignants s’élève désormais à neuf. Pour la plupart d’entre elles, les plaintes concernent des faits de violences volontaires, avec les circonstances aggravantes qu’elles auraient été commises avec arme et en réunion. Les étudiants doivent être examinés jeudi par un médecin légiste pour évaluer leur incapacité totale de travail (ITT), même si aucun d’entre eux ne présente de séquelles physiques majeures. Tous restent en revanche profondément marqués par cette expédition punitive dans une faculté logée au cœur de la ville.

      Près d’une semaine après les faits, les étudiants souhaitent à tout prix que les enquêtes en cours – administrative et judiciaire – n’occultent pas le rôle des responsables de l’UFR présents sur les lieux, dont le doyen Philippe Pétel. Ce professeur de droit aguerri et jusqu’ici bien considéré par ses pairs, à la tête de la faculté depuis juin seulement, a démissionné de ses fonctions de doyen samedi après avoir tout juste reconnu une erreur de « communication » dans le traitement des événements.

      Pourtant, il semblerait que les problèmes liés à sa gouvernance ne se limitent pas à un déficit d’information : une vidéo que révèle Mediapart montre en effet le doyen en train d’applaudir les agresseurs juste après leur assaut sur les étudiants.

      Il est un peu plus de minuit, dans la nuit de jeudi à vendredi, quand la scène a été tournée. En quelques minutes, le groupe d’hommes armés est parvenu à repousser les quelques dizaines d’occupants de l’amphithéâtre A en dehors des murs de la faculté. Les grilles se referment. Et les assaillants se retirent à l’intérieur du hall d’entrée, cagoules sur la tête et planches de bois à la main, sous le regard bienveillant d’étudiants et professeurs anti-occupation qui étaient sur place depuis plusieurs heures.

      Des extraits de cette séquence montrant la fin de l’agression ont déjà été diffusés dans l’émission Quotidien. Mais le fichier source – en intégralité et de meilleure qualité – que nous publions ici permet d’identifier les personnes qui se sont massées autour des agresseurs pour… les féliciter vigoureusement une fois les grilles fermées. On y voit notamment le doyen Philippe Pétel, mais aussi plusieurs membres du personnel de la faculté (service administratif et corps enseignant) applaudir des deux mains les assaillants.

      Invité à commenter ces images accablantes, Philippe Pétel n’a pas répondu à nos multiples sollicitations (voir boîte noire). Selon Le Point, l’ex-doyen de la fac de droit, qui est la cible de menaces depuis plusieurs jours, a déposé une plainte pour diffamation. « Alors que le résultat de l’enquête n’est pas connu, Philippe Pétel est mis sur le pilori du tribunal 2.0 », dénonce, dans les colonnes de l’hebdomadaire, Me Romain Subirats, enseignant à la fac de droit et ancien élu au conseil de l’UFR.

      Le président de l’Université, Philippe Augé, a lui accepté de répondre à nos sollicitations par écrit, mais il n’avait pas retourné nos questions à la publication de notre article. Cette nouvelle vidéo renforce les soupçons sur la proximité des agresseurs avec des représentants de la faculté. Vendredi, devant les caméras de France 3, Philippe Pétel avait déjà laissé entendre qu’il avait a minima cautionné cette intervention : « Les étudiants ont voulu se défendre, je ne peux pas les en blâmer. Les étudiants en droit qui étaient là étaient tous contre l’occupation. (...) Je suis assez fier de mes étudiants. Je les approuve totalement. »

      L’ancien doyen n’a en revanche jusqu’ici pas levé le voile sur les coulisses de l’intervention de ces personnes masquées. « Tout cela a l’air diablement organisé. Cela ne me semble pas être seulement une réaction épidermique de quelques étudiants ou enseignants à une occupation qu’ils contestaient », relève Me Jean-Louis Demersseman, qui défend huit des neuf plaignants. « Un enseignant n’a pas un Taser et une cagoule dans son matériel quotidien », ajoute l’avocat, qui préside par ailleurs la commission « accès au droit » du SAF (Syndicat des avocats de France).

      D’autres étudiants ont confirmé à Mediapart le côté « militaire » et « préparé » de l’opération. Deux plaignants, Pierre et Olivier, en master en sciences humaines à l’Université Paul-Valéry-Montpellier, étaient en bas de l’amphithéâtre, assis au bureau, quand ils ont vu les assaillants investir les lieux, aux cris de « Cassez-vous ! », « Dégagez ! » « Deux d’entre eux sont descendus par les escaliers de droite pour faire remonter les étudiants vers l’entrée opposée, celle de gauche, où d’autres agresseurs attendaient. Là, ça tapait fort ! » racontent-ils. Des vidéos diffusées dès vendredi sur les réseaux sociaux confirment ce scénario. Par contre les témoignages fluctuent sur le nombre d’agresseurs en cagoule, armés de planches de palette de bois : de quatre à sept hommes, selon les témoins et plaignants rencontrés.

      Pierre et Olivier expliquent aussi avoir repéré la personne qui aurait tenu la porte de l’amphithéâtre aux assaillants. Son identité, selon eux ? Le doyen Philippe Pétel en personne. José Luis Torres, 45 ans, secrétaire départemental « Solidaires » présent lors du blocage, soutient la même version : « J’étais en haut de l’amphi, à quelques mètres de l’entrée. Et je suis formel : Pétel tenait la porte pour les agresseurs, il était à l’embrasure de la porte », expose-t-il à Mediapart, après avoir, lui aussi, déposé une plainte mardi matin.

      Un autre point taraude les manifestants : qui a fait entrer les hommes armés et cagoulés dans l’enceinte de la faculté ? L’accès principal au hall d’accès était occupé par des étudiants et du personnel de sécurité. Et toutes les autres issues avaient été condamnées dans la journée par l’administration avec chaînes et cadenas. « On ne pouvait donc pas accéder au hall d’entrée sans intervention d’un responsable de la faculté », expose M. Torres.
      Des professeurs entendus par les enquêteurs

      Le rôle de plusieurs professeurs, dont les noms reviennent en boucle sur le campus, est aussi au coeur des discussions. Selon Midi-Libre, quatre enseignants de la faculté de droit ont été entendus ce mardi 27 mars comme témoins dans le cadre de l’enquête.

      Un des enseignants publiquement mis en cause, François Vialla, s’estime victime d’une cabale. Interrogé par Mediapart, ce spécialiste en droit de la santé, conteste vigoureusement les accusations dont il fait l’objet. « Je pense que toute la communauté universitaire, étudiants, personnels, enseignants chercheurs peuvent être considérés comme victimes des exactions perpétrées », précise-t-il d’abord par écrit. Avant de se considérer « victime d’une campagne diffamatoire d’une violence inouïe sur les réseaux sociaux » : « Mon nom a été jeté en pâture sans aucune autre raison que le plaisir de nuire à ma réputation et celle de la faculté de droit. » Le professeur annonce avoir déposé plainte pour ces « mises en cause diffamatoires et les menaces qui s’en sont suivies : “Ça va être compliqué de donner des cours, je conseille à ces cibles de changer de métier. Cours petit lapin cours”. »

      Relancé pour savoir s’il connaissait le groupe armé et les circonstances de leur arrivée, M. Vialla n’a pas répondu, réservant « [ses] déclarations aux différentes enquêtes diligentées ».
      Un autre enseignant est lui nommément cité dans au moins une des neuf plaintes : selon le récit d’un étudiant, Jean-Luc Coronel de Boissezon, professeur d’histoire du droit, n’était pas cagoulé mais aurait participé à l’opération dans l’amphithéâtre. « Je l’ai reconnu a posteriori sur des photos, je suis formel », explique à Mediapart ce jeune homme, qui dit avoir reçu des coups de poing de la part du professeur, alors qu’il se trouvait en bas de la salle. Les gants en cuir de M. Coronel de Boissezon (voir photo ci-dessous) ont aussi marqué les esprits.

      Sollicité par Mediapart, le professeur d’histoire du droit reconnaît s’être « défendu » après avoir « reçu » lui-même des coups. Par écrit, il expose la version des faits suivante, qui détonne avec les récits des étudiants qui manifestaient sur place : « Rentré chez moi après mes cours, je ne suis revenu à la faculté que vers dix heures et demie du soir, en raison de toutes sortes d’inquiétantes nouvelles, dont celles d’un collègue professeur frappé, de chargés de T.D. molestés et d’étudiantes attouchées. Il va sans dire que je n’étais évidemment pas “cagoulé”, comme cela a pu circuler dans les plus folles rumeurs de l’Internet. »

      Jean-Luc Coronel de Boissezon confirme ensuite avoir été « présent dans l’amphithéâtre A vers minuit dix, lorsqu’un tout petit groupe de personnes masquées y a soudain pénétré, en frappant immédiatement sur les tables, manifestement pour effrayer les occupants ». Selon son témoignage, l’enseignant se serait « précipité pour évacuer les étudiants présents, car la situation devenait à l’évidence dangereuse. La plupart sont partis très vite dans la panique ainsi produite ; quelques occupants cependant ne voulaient pas quitter les lieux qu’ils avaient occupés par la force. Certains m’ont porté des coups dont a témoigné un médecin légiste ; il m’a parfois fallu me défendre. Cependant l’évacuation se termina très rapidement, non sans difficultés toutefois lorsqu’il fallut parvenir à refermer la grille de l’établissement, tandis que les occupants tentaient de revenir et jetaient divers projectiles dangereux dans notre direction, dont des bouteilles de verre cassées. Tout fut terminé aux alentours de minuit et quart. »

      M. Coronel de Boissezon s’est-il joint spontanément à un groupe d’hommes cagoulés et armés qu’il ne connaissait pas ? A-t-il eu des échanges avec ces personnes avant de pénétrer dans l’amphithéâtre ? Le professeur n’a pas répondu à nos nouvelles questions, qui portaient également sur ses liens éventuels, évoqués dans un article de Libération, avec la Ligue du Midi, groupuscule identitaire actif à Montpellier.

      « La justice doit adresser un signal fort à ces groupes d’extrême droite »

      Pour l’avocat Jean-Louis Demersseman, les investigations judiciaires doivent permettre de répondre rapidement aux deux questions fondamentales que pose l’enquête : qui composait le groupe d’assaillants, et quelle était sa relation exacte avec les enseignants, étudiants et représentants de la faculté opposés à l’occupation ?

      « La première des choses à faire serait de recenser les numéros de téléphone “entrée” et “sortie” entre 23h et 1h du matin aux alentours de la faculté. Qui a appelé qui ? Qui a envoyé un SMS à qui ? On comprendrait rapidement les différentes interactions », défend l’avocat, qui réclame aussi une exploitation rapide des caméras de vidéosurveillance. Si Me Demersseman rappelle ces évidences, c’est qu’il ne cache pas son « inquiétude » quant à l’évolution du dossier : « Je n’ai aucun retour sur l’évolution de l’enquête, je crains qu’il ne se passe pas grand-chose depuis vendredi. » L’avocat en veut pour preuve la liste de dix témoins qu’il a adressée au procureur de la République dès vendredi et qui n’avaient toujours pas été contactés par les services enquêteurs mardi soir.

      [photo]
      L’avocate Sophie Mazas, entourée de témoins, le 27 mars devant le commissariat de Montpellier. © AR

      Une quinzaine d’autres étudiants prêts à témoigner se sont retrouvés, mardi après-midi, devant les portes du commissariat central de Montpellier, à l’appel de la section locale de la Ligue des droits de l’homme (LDH), très impliquée depuis le début de l’affaire. Sophie Mazas, avocate et présidente de la fédération départementale de la LDH, a déjà remis une dizaine de témoignages écrits aux deux membres de la mission d’inspection générale de l’administration de l’Éducation nationale et de la recherche (IGAENR), l’enquête administrative lancée par la ministre Frédérique Vidal. Mais Me Mazas, qui faisait partie d’une délégation reçue par le préfet de l’Hérault dès le lendemain de l’agression, attend désormais que la justice s’empare fermement du dossier : « Il faut adresser un signal fort à ces groupes d’extrême droite. On ne peut pas agresser des étudiants en toute impunité. »

      Les étudiants de Montpellier n’ont eux pas attendu pour agir. Poursuivant le mouvement de grève contre le processus de sélection à l’entrée à l’université, une assemblée générale réunissant mardi près de 3 000 étudiants, professeurs et personnels a voté un « blocus illimité » de l’Université Paul-Valéry. Dans les rangs des manifestants, certains dressent un parallèle avec une précédente mobilisation qui a marqué l’histoire universitaire montpelliéraine. En janvier 1998, l’évacuation violente sous les yeux du président de l’Université d’alors, d’une quarantaine d’étudiants de droit et sciences économiques, qui occupaient les locaux de la présidence de l’établissement, par un « commando » armé, composé de professeurs et de personnels administratifs, mais à visages découverts. Et sans téléphone portable filmant la scène.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/280318/faculte-de-montpellier-les-temoignages-qui-accusent-la-video-qui-accable?o

    • Fascisme chic à la Fac de Droit

      Les évènements qui viennent de se dérouler à la Faculté de Droit de Montpellier ont conduit à la démission de son doyen. Leur violence semble en faire des faits exceptionnels, relevant de la délinquance plus que de la politique. On soutiendra ici une version exactement contraire où on rappellera ses racines historiques et ses incidences nationales.

      https://blogs.mediapart.fr/paul-allies/blog/250318/fascisme-chic-la-fac-de-droit

    • #temoin #plainte #police
      #montpellier
      https://www.mediapart.fr/journal/france/030418/fac-de-montpellier-un-temoin-cle-menace-en-audition-par-un-policier

      L’affaire de la faculté de droit de Montpellier franchit un nouveau palier. Selon nos informations, un des témoins de l’attaque d’hommes cagoulés contre des étudiants grévistes vient de saisir l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, pour dénoncer les conditions de son audition, la semaine dernière, par un enquêteur du commissariat de la ville.

      Pascal* (pseudonyme — voir Boîte noire) est un témoin clé de ce dossier sensible, qui implique des personnalités locales de premier plan. Jeudi 29 mars, le doyen de la faculté de droit a été mis en examen pour complicité d’intrusion et un professeur pour violences volontaires.

      Étudiant en droit opposé au blocage des locaux, Pascal s’est retrouvé aux premières loges de l’assaut de l’amphithéâtre A de la faculté par un groupe armé qui a blessé plusieurs manifestants sous les yeux de responsables administratifs et de membres du corps enseignant, dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 mars.

      [...]
      L’audition de Pascal a débuté sur un ton cordial et respectueux, avant que le fonctionnaire de police, qui a montré plusieurs signes de fatigue et d’agacement, ne hausse le ton à son encontre au bout d’une heure d’entretien.

      Pascal évoque alors un point sensible de l’enquête : l’attaque de l’amphithéâtre a débuté quelques secondes après qu’il a lui-même quitté le bâtiment. Selon lui, plusieurs hypothèses peuvent expliquer cette concordance : les assaillants le connaissaient et savaient qu’il n’était pas en lien avec les grévistes ; ils l’ont confondu avec un membre des services de renseignement, ou ont évité sa présence en raison de sa corpulence. Lors de l’audition, le policier tique sur ce point. « Il m’a dit : “Mais vous vous prenez pour qui ? Vous vous racontez un film ! Quand vous dites ‘ils ont attendu que je parte parce que je fais 140 kilos’, moi je vous casse les deux genoux avant que vous ayez levé le bras droit” », dénonce Pascal.

      Dès lors, selon notre enquête, l’audition a bien été émaillée d’incidents : « Le policier m’a dit que je confondais les faits et ce que j’avais cru voir et m’a accusé de vouloir régler mes comptes avec des professeurs que je connais, expose Pascal. Il m’a indiqué qu’il fallait que je me prépare à avoir des retours de bâtons avec tout ce que j’ai écrit [dans sa lettre – ndlr]. » Le policier signifie alors que, s’il avait écrit cela sur lui, c’était « je vous pète les genoux ou diffamation ».

    • « Il y a un problème global avec la police à Montpellier, prévient Sophie Mazas, avocate et présidente de la fédération héraultaise de la LDH. Nous avons des preuves d’agissements illégaux de certains agents de la BAC dans d’autres affaires. On aimerait vivre dans une ville tranquille où la justice puisse s’exercer sereinement. »

    • #Procès du #commando de la #fac_de_droit : des peines avec bracelet et du sursis requis | La mule du pape
      https://www.lamuledupape.com/2021/05/23/proces-du-commando-de-la-fac-de-droit-des-peines-avec-bracelet-et-du-s

      Le 22 mars 2018 à Montpellier, un commando d’extrême droite, cagoulé et armé de bâtons et de Taser, déloge des étudiants occupant un amphi de la fac de droit pour lutter contre la sélection sociale à l’université. Trois ans après, les 20 et 21 mai 2021, certains des protagonistes sont jugés, dont l’ex prof Jean-Luc Coronel et l’ex-doyen Philippe #Pétel, respectivement pour violences et complicité de violences. Au total, cinq peines de prison ferme avec bracelet et deux avec sursis ont été requises par le procureur. Les étudiants agressés dénoncent une enquête insuffisante, et ont même quitté l’audience. Après notre émission au soir de la première journée du procès, Rapports de Force, La Mule du Pape, Le Poing et Radio Gine, regroupés au sein des Médias Indépendants de Montpellier, font un retour sur l’ensemble des audiences.

  • Migrant Hostages : A Lucrative Business in Turkey

    Last week’s discovery of 96 Pakistani and Afghan migrants who had spent a month chained in an Istanbul basement was met with reactions of shock and horror. The men had paid traffickers between four and five thousand lira to cross into Turkey with the intention of eventually reaching Europe. Upon arriving in Istanbul, they were locked in a basement, with their captors demanding that the men call their families to inform them they had arrived in Europe, and ask for money. Those who refused were tortured. Fortunately, one of the men was able to get a hold of a key. After he released the others, they banded together to attack their captors and then summoned help.

    http://www.bmigration.com/migrants-hostage-turkey
    #Turquie #otages #business #asile #migrations #réfugiés #torture #chaînes #Istanbul #sous-terrain #sous-sol #esclavage #esclavage_moderne

    • Si on utilise le même mot pour 12000 trucs différents, on ne s’en sort pas. Le travail, dans le langage courant c’est depuis déjà fort longtemps le travail capitaliste précisément : du temps de dépense d’énergie humaine contre un salaire (Marx dit "une dépense de cervelle, de muscle, de chair").

      Dans tous les cas l’humain s’active, seul et à plusieurs, transforme son environnement, etc. Mais ne "travaille" pas obligatoirement. Le travail c’est une activité sociale propre au capitalisme, et appliquer cette vue à des sociétés du passé est un biais anthropologique. L’utilisation de ce mot avant le capitalisme n’avait aucunement le même sens et ne recouvrait pas du tout les mêmes activités sociales (et donc le fait d’utiliser le même mot ne veut pas dire qu’on parle de la même chose).

      Par ailleurs les robots ne créent pas de "richesses", mais le mot est un peu vague encore une fois. Les robots créent des marchandises (objets ou services), mais ne créent aucune valeur. Seul la dépense de travail humain génère de la valeur. D’où l’obligation de créer de l’argent totalement virtuel par le crédit, puisque normalement c’est la création de valeur qui aboutit à de l’argent.

      La fin du travail n’est pas une expression criminelle, c’est la description factuelle du capitalisme qui s’auto-dissout puisqu’il réduit chaque année un peu plus ce qui fait sa propre substance : l’automatisation réduit le travail humain, et donc réduit la création de valeur : ça va dans le mur. Il faut arrêter de défendre ça, déjà passer par une étape intellectuelle de prise de conscience de ça, et s’activer à construire des relations sociales débarrassées du travail, de la marchandise, de la valeur. Un monde libéré du travail a donc tout à fait un sens, et c’est un monde débarrassé du capitalisme.

      Voir : Le groupe Krisis/Exit et son fameux "Manifeste contre le travail", #Robert_Kurz, #Roswitha_Scholz, #Anselm_Jappe, Lohoff&Trenkle, André Gorz… (suivre les tags, pas mal de sources référencées ici)

      Sur le fait que le travail n’est pas transhistorique, entretien récent d’Anselm Jappe pour La société autophage
      http://www.hors-serie.net/Dans-le-Texte/2017-12-16/La-societe-autophage-id278

      Et l’entretien avec Harribey
      https://seenthis.net/messages/655411
      http://www.palim-psao.fr/2017/12/fetichisme-et-dynamique-autodestructrice-du-capitalisme-entretien-d-ansel

      Bien sûr, une précision « sémantique » s’impose : le travail dont nous mettons en doute le caractère universellement humain ne peut pas être identique à ce que Marx appelle « le métabolisme avec la nature » ou aux activités productives en général. Ici, nous ne discutons que de la forme sociale qu’ont prise historiquement ces activités. Dire que la forme sociale capitaliste du métabolisme avec la nature n’est qu’une forme spécifique de la nécessité éternelle d’assurer ce métabolisme est un truisme vide de sens : c’est comme dire que l’agriculture capitaliste est un développement de la nécessité humaine d’avoir un apport journalier en calories. C’est indubitablement vrai, mais ne signifie rien. Cette base commune à toute existence humaine n’a aucun pouvoir spécifique d’explication.

      La question n’est donc pas de savoir si, dans toute société humaine, les êtres s’affairent pour tirer de la nature ce dont ils ont besoin, mais s’ils ont toujours opéré à l’intérieur de leurs activités une coupure entre le « travail » d’un côté et le reste (jeu, aventure, reproduction domestique, rituel, guerre, etc.). Et je pense qu’on peut dire « non ».

      Extrait de l’entretien publié en guise de présentation du livre de Kurz, « Vies et mort du capitalisme. Chroniques de la crise »
      http://www.palim-psao.fr/article-theorie-de-marx-crise-et-depassement-du-capitalisme-a-propos-de-l

      Traditionnellement, la critique du capitalisme se faisait au nom du travail. Or vous, Robert Kurz, vous n’opposez pas le capital au travail. Vous considérez au contraire le capitalisme comme société de travail. Pourquoi rejetez-vous le travail ?

      R. Kurz : Le concept marxien manifestement critique et négatif de travail abstrait peut être défini comme synonyme de la catégorie moderne de « travail ». Dans des conditions prémodernes, cette abstraction universelle soit n’existait pas, soit était déterminée négativement d’une autre façon : en tant qu’activité d’individus dépendants et soumis (esclaves). Le « travail » n’est pas identique avec la production tout court ou avec « le métabolisme entre l’homme et la nature » (Marx), même si, à ce propos, la terminologie de Marx reste imprécise. Le capitalisme a généralisé pour la première fois la catégorie négative de « travail ». Il l’a idéologisée positivement, entraînant ainsi une inflation du concept de travail. Au centre de cette généralisation et de cette fausse ontologisation du travail, il y a la réduction historiquement nouvelle du processus de production à une dépense complètement indifférente par rapport à son contenu d’énergie humaine abstraite ou de « cerveau, de nerf, de muscle » (Marx). Socialement, les produits ne « valent » pas en tant que biens d’Usage, mais en ce qu’ils représentent du travail abstrait passé. Leur expression générale est l’argent. C’est en ce sens que, chez Marx, le travail abstrait (ou l’énergie humaine abstraite) est la « substance » du capital. La fin en soi fétichiste de la valorisation, qui consiste à faire d’un euro deux euros, est fondée sur cette autre fin en soi qui est d’accroître à l’infini la dépense de travail abstrait sans tenir compte des besoins. Mais cet impératif absurde est en contradiction avec l’augmentation permanente de la productivité, imposée par la concurrence. Critiquer le capitalisme du point de vue du travail est une impossibilité logique, car on ne peut critiquer le capital du point de vue de sa propre substance. Une critique du capitalisme doit remettre en cause cette substance même et donc libérer l’humanité de sa soumission à la contrainte du travail abstrait. C’est seulement alors que l’on pourra supprimer l’indifférence par rapport au contenu de la reproduction et prendre au sérieux ce contenu lui-même. Lorsqu’on comprend le capital au sens étroit comme capital-argent et capital physique (« capital constant » chez Marx), il y a certes une contradiction fonctionnelle entre le capital et le travail. Ce sont des intérêts capitalistes différents au sein d’un même système de référence. Mais lorsqu’on comprend le capital au sens plus large de Marx, alors le travail n’est que l’autre composante du capital.

      Sur la théorie de la crise, le crédit, la dévalorisation du capital qui s’auto-détruit (en détruisant le monde du coup) : La Grande Dévalorisation, de Lohoff et Trenkle
      https://www.post-editions.fr/LA-GRANDE-DEVALORISATION.html

      Qu’est-ce que la valeur ?
      http://www.palim-psao.fr/article-35929096.html

      Contrairement à un produit, la marchandise se définit par le fait qu’elle peut s’échanger contre une autre marchandise. La marchandise, un marteau par exemple, n’a donc pas seulement la qualité d’être faite de bois et d’acier et de permettre d’enfoncer des clous dans le mur. En tant que marchandise, le marteau possède la « qualité » d’être échangeable. Qu’est ce que ça signifie ?

      Pour garder cet exemple, comment échanger un marteau contre une bouteille de bière ? Bière et marteau sont deux objets totalement différents qui ne servent pas à satisfaire le même besoin. Leur différence peut être d’importance pour celui qui veut boire une bière ou celui qui veut planter un clou dans un mur. Mais pour l’échange, en tant qu’opération logique, leur utilité concrète n’est pas pertinente. Dans l’acte d’échange, il s’agit d’échanger des choses égales ou des équivalents. Si ce n’était pas le cas, on échangerait sans hésiter un morceau de beurre contre une voiture. Mais tout enfant sait qu’une voiture a plus de valeur. Manifestement ce n’est donc pas l’attribut qualitatif d’une marchandise (sa nature concrète ou sensible) qui rend l’échange possible. Bière, marteau et voiture doivent donc posséder quelque chose qui les rend semblables et ainsi comparables.

      @ktche :)

    • En effet, nous assistons à une crise du « travail capitaliste ». Le capitalisme va être remplacé par autre chose. Le mot « travail » ne va pour autant disparaître. Son sens est simplement appelé à changer. L’expression « fin du travail » est donc impropre. Il faut parler de la « fin du travail capitaliste ».

      La liste des mots que le capitalisme s’est approprié est infinie. Par exemple le mot « élite » (voir l’article de wikipédia qui retrace bien son histoire). De même, ce n’est pas parce que la capitalisme s’effondre que ce mot va disparaître.

      Un objet n’a en effet aucune valeur intrinsèque. Il n’a qu’une valeur relative négociée au cours des échanges. Cependant, les catégories habituelles de « valeur d’usage » et « valeur d’échange » devraient être complétées de la notion de « valeur d’otage » qui traduit mieux à mon avis le rapport dominant à l’économie. Par exemple, Facebook a de la valeur parce qu’il a pris 2 milliards d’individus en otages, l’énergie nucléaire nous a pris en otages, etc. Le sens du mot « otage » qui est rejeté par la société capitaliste sur les vilains terroristes est donc amené à changer. Il va s’appliquer à ses propres pratiques !

    • Et si le nouveau fil d’actualité de #Facebook marquait le début d’une nouvelle période de choix mûris pour l’entreprise de Mark Zuckerberg ?

      https://www.numerama.com/business/321313-le-jour-ou-facebook-a-enfin-choisi-ses-utilisateurs-face-a-la-bours

      Pour le dire brièvement, Facebook va préférer notre famille, nos proches, et leurs émotions, à l’information, la pub, et bien sûr, la désinformation. Bien que cela puisse apparaître comme une évidence pour ce type de réseau social, l’entreprise prend là probablement plus de risques qu’elle n’en a jamais pris avec ses changements passés. Au fil des versions, et surtout des enjeux économiques, Facebook avait fini par mélanger la chèvre et le chou, quitte à devenir le fourre-tout qu’est aujourd’hui le réseau, de moins en moins, social.

    • c’est peut-être le moment de lui faire connaître le prix de nos « strong ties » dont il admet qu’ils ont beaucoup de « value » ?
      Pour ma part, disons que je passais environ une heure par jour sur Facebook à développer ces liens et ma propre documentation professionnelle (En dehors de cela, j’y passais aussi du temps à titre « récréatif ». Ce point est évoqué plus bas*). Comme mes liens et ma documentation sont irrécupérables par la système backup de Facebook, je suis obligé de constater que Facebook se les est appropriés contre mon gré. Voyons combien cela coûte...

      365 heures par an. Arrondissons à 50 jours par an.
      Si je compte mon prix de journée à 1 K$/jour (c’est très raisonnable, les avocats de FB sont payé 1 K$ de l’heure), ça fait 50 K$ par an. Comme j’ai été sur Facebook pendant 7 ans, ça fait une facture de 350 K$.

      Imaginons que je suis dans la moyenne des utilisateurs de Facebook en terme de durée d’utilisation et d’ancienneté. On pourrait donc multiplier ce coût par le nombre d’utilisateurs (non pas les 2 milliards actuels mais disons 1 milliard pour faire bonne mesure). On obtient donc le chiffre de 350 000 000 000 000 $ (Trois cent cinquante mille milliards de Dollar).

      Mark, tu fournis une véritable interopérabilité des données personnelles, ou bien tu rembourses. Salut !

      (*) Le temps récréatif n’est pas décompté. En effet, le divertissement fourni par Facebook est financé par la publicité. Chacun paie pour ce divertissement à travers sa consommation quotidienne de produits surfacturés à cause de la pub.

    • @olivier8 je n’ai jamais eu de compte facebook et vu tes avertissements, c’est pas demain la veille que je vais m’inscrire.
      Déjà link-guedin (linkedin) ça m’a bien gonflé et je suis smicard, les sommes que tu annonces disent bien ce qu’il y a de pourri dans ce bizzness.

    • Avant de quitter Facebook, voici la facture.
      USD 350.000.000.000.000
      Trois Cent Cinquante Mille Milliards de Dollar

      Lettre ouverte à Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook.

      Objet : Quitter Facebook

      Salut Mark !

      meilleurs voeux et toutes mes félicitations pour tes bonnes résolutions 2018 !

      1) tu nous dis que tu as pris conscience « qu’avec l’émergence d’un petit nombre de grandes entreprises technologiques - et les gouvernements utilisant la technologie pour surveiller leurs citoyens - beaucoup de gens croient maintenant que la technologie centralise le pouvoir plutôt qu’elle ne le décentralise. »

      Ce n’est pas qu’une croyance, c’est un peu vrai non ? Et tu y es un peu pour quelque chose n’est-ce pas ?

      Là dessus, tu nous dis être « intéressé à approfondir et étudier les aspects positifs et négatifs des technologies de décentralisation. »

      C’est cool ! Tu dois savoir que d’autres travaillent depuis longtemps ces questions - déjà bien avant la création de Facebook - en vue de créer les conditions d’une société plus équitable. Si ta prise de conscience est réelle, tu pourras sans doute nous aider. On manque de développeurs !

      2) tu sembles aussi avoir compris que tes algorithmes rendaient les gens fous en les inondant de posts sponsorisés et de fake news. Tu dis : « le renforcement de nos relations améliore notre bien-être et notre bonheur ». Tu vas donc modifier quelques lignes de code pour renforcer ce que tu appelles nos « liens forts » (strong ties) qui selon toi ont beaucoup de « valeur » (high value). Au final tu veux que le temps que les gens « dépensent » sur Facebook soit « plus précieux ».

      C’est cool ! Cependant, mon cher Mark, il faut que tu comprennes que ce temps est bien plus précieux encore que ce que tu imagines.

      Pour ma part, disons que je passe(ais) environ une heure par jour sur Facebook à développer ces liens et ma propre documentation professionnelle. En dehors de cela, j’y passe(ais) aussi du temps à titre « récréatif ». Ce point est évoqué plus bas*.

      Or comme mes liens et ma documentation sont irrécupérables par le système backup de Facebook comme je l’ai expliqué à ton collège Yann LeCun ? , je suis obligé de constater que Facebook me les a volés.

      Voyons combien cela coûte...

      365 heures par an. Arrondissons à 50 jours par an. Si je compte mon prix de journée à USD 1.000 /jour (c’est très raisonnable, les avocats de FB sont payés USD 1.000 de l’heure), ça fait USD 50.000 par an. Comme je suis sur Facebook depuis 7 ans, je t’adresserai une facture de USD 350.000.

      Les statistiques montrent que je suis dans la moyenne des utilisateurs de Facebook en terme de durée d’utilisation et d’ancienneté. On peut donc multiplier ce coût par le nombre d’utilisateurs (non pas les 2 milliards actuels mais disons 1 milliard pour faire bonne mesure sur les 7 dernières années). On obtient donc une facture globale de :

      USD 350.000.000.000.000
      (Trois Cent Cinquante Mille Milliards de Dollar).

      En conclusion, mon cher Mark, tu fournis une véritable interopérabilité des données personnelles qui permettrait aux gens de ne pas être otages de Facebook et de sa centrallisation, ou bien tu rembourses !

      Bien à toi

      Olivier Auber

      () Le temps récréatif n’est pas décompté. En effet, le divertissement fourni par Facebook est financé par la publicité. C’est-à-dire que chacun paie pour ce divertissement à travers sa consommation quotidienne de produits surfacturés à cause des budgets publicitaires des marques captés pour une bonne part par Facebook..

      ( *) Lettre ouverte à YannLeCun, ancien Professeur au Collège de France, responsable de la recherche en Intelligence Artificielle de Facebook.
      http://perspective-numerique.net/wakka.php?wiki=YannLeCun

      1) Résolution 1 : https://www.facebook.com/zuck/posts/10104380170714571
      2) Résolution 2 : https://www.facebook.com/zuck/posts/10104413015393571

  • Quand l’État islamique recherche la taupe d’Alep
    https://www.mediapart.fr/journal/international/240817/quand-l-etat-islamique-recherche-la-taupe-d-alep

    Portrait cagoulé du sniper français qui faisait office de garde du corps d’Abou Obeida. © DR Agents provocateurs en Syrie et enquêtes de moralité en Europe : les services secrets de l’État islamique ont recours, comme le révèle le deuxième volet de la série de Mediapart, aux plus vieilles recettes du contre-espionnage pour déjouer les tentatives d’infiltration de la part des services occidentaux. Un luxe de précautions qui ne met pas l’organisation terroriste à l’abri d’un agent double.

    #International #Abou_Moussab_al-Zarqaoui #Abou_Obeida #Al-Qaida #Ali_Moussa_al-Shawak #CIA #DGSI #Etat_islamique #Iliass_Azaouaj #Jejoen_Bontinck #Jihadi_John #KGB #Khalid_Zerkani #Mehdi_Nemmouche #Mohammed_Emwazi #Najim_Laachraoui #otages #Oussama_Atar #Reda_Bekhaled #Salim_Benghalem

  • Laurent Bigot, ancien diplomate licencié pour avoir voulu inventer sa propre politique et ses propres alliés en Afrique, comme soutenir mordicus que son camarade Ibrahim Boubacar Keïta était le seul et vrai vainqueur des élections au Mali en 2002, le voilà maintenant qui veut que la gestion des otages français enlevés soit soit faite suite à un débat démocratique.

    « Osons un débat démocratique sur la question des otages ! »
    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/03/30/osons-un-debat-democratique-sur-la-question-des-otages_5103459_3212.html

    « Osons un débat démocratique sur la question des otages ! »

    Notre chroniqueur propose que la décision de négocier relève du Parlement et pose la question du cadre légal des procédures judiciaires contre les ravisseurs.

    #otages

  • Révélations sur l’assassinat des journalistes #Ghislaine_Dupont et #Claude_Verlon
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260117/revelations-sur-lassassinat-des-journalistes-ghislaine-dupont-et-claude-ve

    Des notes confidentielles, obtenues par Envoyé Spécial et consultées par Mediapart, évoquent un lien entre l’assassinat par #AQMI des journalistes de RFI au #Mali et le fait que des djihadistes n’auraient pas perçu l’intégralité de la #rançon versée par la #France pour libérer les #otages d’Arlit.

    #Abdelkrim_le_Touareg #ABou_Zeïd #Areva #Arlit #DGSE #DRM #François_Hollande #Jean-Yves_Le_Drian #Pierre-Antoine_Lorenzi #terrorisme

  • #AQMI a reçu 42 millions d’euros de rançon pour les sept otages d’Areva
    https://www.mediapart.fr/journal/international/260117/aqmi-recu-42-millions-d-euros-de-rancon-pour-les-sept-otages-d-areva

    Pierre-Antoine Lorenzi, ancien de la #DGSE, a négocié la libération de quatre des sept otages enlevés à Arlit, au Niger, en 2010. Il revient sur sa mission et sur les conflits qu’elle a provoqués avec le patron de la DGSE Bernard Bajolet. Il révèle que 30 millions d’euros ont été mobilisés par le ministère de la défense.

    #International #France #ABou_Zeïd #Al-Qaida #Jean-Marc_Gadoullet #Otages_d'Arlit #Pierre-Antoine_Lorenzi

  • #Piraterie : la baisse des attaques se confirme mais les prises d’#otages ont augmenté en 2016 : Lignes de défense
    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/01/12/piraterie-17443.html

    Bonne nouvelle : le nombre d’actes de piraterie et de brigandage #maritime a encore baissé en 2016, selon le rapport annuel de l’#IMB (International Maritime Bureau) qui détaille les données pour l’année écoulée.

    Le rapport : http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/files/2016-Annual-IMB-Piracy-Report.pdf

  • ماذا لو فرضت الدول العربية والخليجية خاصة “البوركيني” على الفرنسيات والاوروبيات كشرط للسباحة في شواطئها؟ ومن الذي يقف خلف “الاستفزاز″ الفرنسي للجالية الاسلامية المحافظة؟ وهل “العري” حرية شخصية و”البوركيني” خدش للحياء؟ وكيف سيستفيد المتشددون من القرار الفرنسي؟ | رأي اليوم
    http://www.raialyoum.com/?p=501725

    La question du burkini, vue du côté arabe (article publié dans un quotidien en ligne particulièrement libéral). [Merci d’avance de ne pas m’associer nécessairement à ce que je résume !]

    Titre : Que se passerait-il si des pays arabes, et du Golfe en particulier, imposaient le b urkini à des Françaises ou des Européennes comme condition pour se baigner sur leurs plages ? Que se cache-t-il derrière cette "provocation" française vis-à-vis des émigrés musulmans conservateurs ? Est-ce que la "nudité" est une liberté personnelle et le burkini une atteinte à la pudeur ? Comment les extrémistes profiteront-ils de cette décision française ?

    Résumé de quelques passages : 1) rappel des faits avec en particulier la déclaration de Valls au quotidien La provence disant que les plages et les espaces publics doivent être vides d’affirmations religieuses" 2) La position de Valls profite aux racistes politiques opposés à l’islam. 3) L’interdiction du voile et du niqab a pu être acceptée parce que ce n’est pas une obligation de l’islam, sans parler que le second peut poser un problème de sécurité. Mais l’interdiction du burkini peut être considéré comme une atteinte à la liberté individuelle posée par la Constitution française. Quel danger ferait-il poser ? 4) Dans les pays du Golfe, les Européennes peuvent nager en maillot, alors qu’on place ces pays en tête des régimes rétrogrades. "Ces décisions que reflètent des mentalités racistes sous prétexte de préserver la laïcité constituent une provocation pour plus de 6 millions de citoyens musulmans français et profitent à une minorité extrémiste qui s’oppose à l’intégration et à la coexistence, tout en appelant à la violence et au terrorisme [contre les musulmans]."5) Une association musulmane appelle les musulmanes à protester en burkini le 17 septembre. 6) Nager avec des mini maillots ou rien du tout, on considère que c’est une liberté individuelle protégée par la loi, revêtir un maillot pudique, c’est illégal et contre la laïcité. C’est de la provocation, du racisme, et cette décision, après les attentats, est une gande faute. 7) Pour les extrémistes musulmans, qui veulent diviser les Européens et les citoyens des pays européens,où ils vivent, c’est un cadeau. 8) Une décision stupide et, pour nous, elle est liée à l’existence de parties qui ne veulent pas de la stabilité, de la sécurité, de la coexistence et de l’intégration, dans les pays occidentaux en général, et en France en particulier.

    • « Que se passerait-il si des pays arabes, et du Golfe en particulier, imposaient le b urkini à des Françaises ou des Européennes comme condition pour se baigner sur leurs plages ? »
      C’est claire que dans les pays du golf les femmes étrangères ne subissent aucune loi sur leurs tenues vestimentaire. C’est quant même bien malhonnête cette phrase. Le burkini est peut être pas obligatoire, mais je voudrais bien voire ces fameuses plages publiques et top-less d’arabie sahoudite ?

    • Merci de ton résumé @gonzo - je suis d’accord avec ce que dit ce quotidien même s’il est de tendance libéral. Je ne fréquente pas beaucoup les plages malgré que j’habite en Bretagne. Si je vois 2 personnes (comme sur la photo) se baigner, je me dis qu’elles ont oublié leur palmes et tubas. Il y a quelques années, avec un pote à la plage, on a vu 3 ou 4 religieuses débarquées dans une 2 chevaux. Elles se sont baignées à moitié habillées en gardant leur voile et elles se marraient bien ; nous aussi ! L’avantage c’est qu’elles n’avaient pas besoin de crème solaire. Ou est le problème ? Passé l’été, les médias et politique trouveront autre chose pour faire le buzz. Si ces femmes restent pudiques, ce n’est pas le cas de tous ceux et celles qui en parlent à longueur d’antenne. Je ne parle pas de leur tenues vestimentaires mais de leurs avis, (les avis c’est comme les trous du cul, tout le monde en a un) dont le seul intérêt est d’être vu et entendu. Ou est la caméra ? le micro ? La #France est #raciste ! point barre.

    • Il y a quelques mois, l’assemblée nationale a abrogé la #loi du 26 brumaire de l’an IX interdisant le port du pantalon aux femmes.
      La loi du 15 mai 2004 interdit les signes religieux à l’école ; mais ce qui était visé et faisait débat était le #port_du_voile par les jeunes filles.
      Le 11 avril 2011, la loi du 20 octobre 2010 interdisant le port du #voile_intégrale entrait en vigueur.
      En juillet 2012, c’était une députée française qui créait une polémique en se présentant à l’Assemblée nationale vêtue d’une robe.
      Aujourd’hui on discute ardemment du port du #burkini par les femmes sur les plages ; les hommes politiques sont à la pointe du #débat.
      On le comprend, le #vêtement_féminin est un objet éminemment #politique. A chaque fois, ce sont des #hommes, quasi essentiellement, qui débattent à plus fin sur ce qui couvre les #corps_des_femmes.
      Et prétendre que c’est au nom de notre #émancipation que l’on veut nous interdire le port de certains vêtements est une #grosse_plaisanterie ! Car derrière le #ridicule de ce débat, c’est non seulement une #nauséabonde_campagne contre une partie du peuple français qui est orchestrée, mais aussi l’éclatant témoignage que les femmes restent les #otages des hommes, manipulées, utilisées, appropriées, #objets de leurs manœuvres politiques les plus viles.

      http://bongenre.wordpress.com/2016/08/18/pantalons-voiles-burkini
      http://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2016/08/19/pantalons-voiles-burkini

    • @Vanderling : « libéral » est à prendre au sens arabe du terme, j’aurais peut-être dû préciser : disons que c’est un canard pro-palestinien, qui défend une certaine idée de l’indépendance nationale, des idées plus très à la mode quoi ! Je le signalais pour préciser que même un journal « émancipé » comme on dirait chez nous, « moderne » pour faire trop simple, était totalement outragé par cette décision. Alors, du côté de la presse teinté d’islam pétrolier, je te laisse imaginer les réactions ! (En fait, ils sont polis avec leurs fournisseurs d’armement et ils disent à leurs laquais de journalistes dene pas en faire trop !)

  • Dans l’Est de la #RDC, le florissant « business de l’enlèvement »

    Floribert Kambale Safari a troqué sa condition d’otage pour un nouvel asservissement. Enlevé pendant trois jours par des bandits dans l’Est de la #République_démocratique_du_Congo, il devra désormais consacrer pendant huit ans l’intégralité de son maigre revenu au remboursement de la rançon ayant permis de le libérer.

    http://www.courrierinternational.com/depeche/dans-lest-de-la-rdc-le-florissant-business-de-lenlevement.afp
    #otages #enlèvements

  • Armenia: crisi degli ostaggi

    La capitale armena Yerevan vive ancora momenti di tensione dopo che ieri un gruppo di uomini armati ha fatto irruzione in una stazione di polizia prendendo in ostaggio alcune persone


    http://www.balcanicaucaso.org/aree/Armenia/Armenia-crisi-degli-ostaggi-172877
    #Arménie #otages

  • L’enquête sur la libération de deux pilotes abattus en Bosnie

    Documentaire en français !

    „ЗА ЈЕДАН ЉУДСКИ ПОЗДРАВ“ ЈЕ ДОКУМЕНТАРНИ ФИЛМ КОЈИ НИКАДА НИЈЕ ПРИКАЗАН У СРБИЈИ !!! - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=gO-wLsTc8Vs

    #Jean-Charles_Marchiani #guerre #Bosnie #otage #services #SDECE #Frédéric_Chiffot #José_Souvignet #Arcadi_Gaydamak #Jacques_Chirac #Ratko_Mladić #france

  • #Mali. “Les djihadistes sont capables de frapper partout”

    Le 11 août, un groupe djihadiste proche de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar a revendiqué la prise d’#otages perpétrée le 7 août à l’hôtel Byblos de #Sévaré (dans le centre du pays). Pour les Maliens, le combat contre les terroristes reste long et difficile.

    http://www.courrierinternational.com/article/mali-les-djihadistes-sont-capables-de-frapper-partout
    #EI #Etat_islamique #ISIS

  • Projet » L’Europe otage de la finance ?
    http://www.revue-projet.com/articles/2014-03-philipponnat-de-lauzun-europe-otage-de-la-finance

    Entretien – La crise financière a plongé l’Europe dans le marasme. Comment protéger l’économie (et l’argent public) des dérives de la finance ? Comment s’assurer de l’utilité des banques pour la société ? Pour en débattre, deux personnages que tout oppose. Et pourtant…

    Combien a coûté le sauvetage des banques aux contribuables européens ? Que penser de l’attitude de l’Islande qui, au contraire du Portugal, de l’Espagne ou de l’Irlande, a refusé de renflouer les créanciers de ses banques ?

    Thierry Philipponnat – On ne mesure pas encore le coût budgétaire final du sauvetage des banques, mais l’ampleur de l’engagement des finances publiques peut être appréhendée à travers quelques chiffres : 4500 milliards d’euros d’engagements autorisés par les différents États membres de l’Union européenne ; 1600 milliards d’euros de garanties effectivement émises ; 400 milliards d’euros de cash déboursés. Quand on protège le créancier au détriment du contribuable, le créancier devient paresseux. Il cesse de mesurer les risques qu’il prend en faisant crédit. Et l’épargne n’est plus allouée aux secteurs qui en ont besoin. Le cas de Dexia [qui a fait faillite en octobre 2011] est symptomatique. Les engagements de l’État belge sur cette banque atteignent 15 % du Pib belge. Est-ce acceptable ?

    « Quand on protège le créancier au détriment du contribuable, le créancier devient paresseux. » T. Philipponnat

    Pierre de Lauzun – Si la crise est née aux États-Unis, elle a pesé, globalement, bien plus par ralentissement de l’activité économique mondiale que par sauvetage direct des banques. Mais les fondements de la croissance antérieure étaient-ils solides ? La création monétaire allait bon train. En Espagne et en Irlande, la crise a interrompu une bulle immobilière. Par ailleurs, certaines banques avaient pris des risques excessifs sur des actifs toxiques américains. D’autres opéraient des OPA [offres publiques d’achat] risquées. Habités par une foi naïve dans le marché, les régulateurs non plus n’ont pas fait leur travail. Dans leur réponse à la crise, les États ont fait une bonne affaire quand, à l’instar du gouvernement américain, ils prenaient des parts au capital de banques dont l’action s’était effondrée. Dans d’autres cas, comme au Royaume-Uni ou en Irlande, l’État a pris à son compte des pertes privées (la France ne l’a pas fait). Or, s’il est légitime de garantir les dépôts des personnes privées, il est anormal de garantir le passif des banques (comme l’a fait l’Irlande). L’État n’a pas à supporter leurs pertes. L’Islande, elle, a adopté une attitude raisonnable étant donnée sa situation. Quand l’endettement atteint des proportions telles qu’il met l’avenir d’un pays en péril, le défaut de paiement est inévitable.

    « Quand l’endettement met l’avenir d’un pays en péril, le défaut de paiement est inévitable. » P. de Lauzun

    Certaines banques sont parfois qualifiées de « too big to fail », ce qui les déresponsabiliserait. La directive proposée par M. Barnier apporte-t-elle une réponse satisfaisante ?

    T. Philipponnat – Le secteur bancaire européen pèse aujourd’hui 45000 milliards d’euros, soit trois fois et demie le Pib de l’Union européenne. Entre 2001 et 2011, la taille de ce secteur a augmenté de 80 %, soit environ deux fois et demie plus vite que l’économie. D’où l’accroissement de la taille des banques. Sur les 8000 banques actives en Europe, les prêts aux entreprises non financières et aux particuliers pesaient 28 % des actifs en 2012. Sans présumer de l’utilité du reste, le premier service attendu des banques se situe bien dans ces 28 %. Or c’est au reste que l’on doit essentiellement la croissance des banques, en particulier à l’explosion du marché de produits dérivés. Sur ce marché, seules 7 % des transactions sont réalisées entre une banque et une entreprise non financière, correspondant ainsi à la couverture d’un besoin économique réel (la variation d’un taux de change, d’un taux d’intérêt…). Or ce sont les 93 % qui gonflent… Les produits dérivés connaissent une croissance cinq à dix fois supérieure à celle des activités sous-jacentes (capitalisations, actions, obligations…). Ce mouvement fragilise tout le système : un dérivé repose finalement sur la promesse d’acheter ou de vendre un actif dans l’avenir, mais quand la densité des échanges entre acteurs financiers est telle, la chute de l’un pose problème à l’ensemble. Or ce marché est un oligopole des quinze banques « systémiques ». La directive envisagée va dans le bon sens. Mais l’explosion des dérivés sape la crédibilité des mécanismes de résolution bancaire : qui peut sérieusement penser que l’on résoudra rapidement la faillite d’une banque énorme, très complexe et très interconnectée ? Pour autant, la directive proposée par M. Barnier constitue déjà un progrès significatif : elle pose les bons objectifs, il s’agit maintenant de s’en donner les moyens....

    #Europe
    #finance
    #otage
    #crise-financière
    #contribuable

    #

  • #grève_de_la_faim d’#Iraniens à #Genève :

    Parallèlement à la "2° Conférence de Genève 20 novembre 2013 , les grévistes de la faim sont déplacés. Et même, pour la troisième fois, les grévistes de la faim sont déplacés du parc Ariana vers la Plaine de Plainpalais où ils se trouvent actuellement 26 novembre 2013. La Ville de Genève leur a retiré l’autorisation qui avait été accordée le 18 novembre , sur la pression politique liée à la #conférence_sur_le_nucléaire_iranien. La présence des grévistes de la faim perturberaient soi-disant des négociations !!! Ils sont maintenant devant le palais Wilson, côté lac.

    Ils sont une douzaine à Genève comme dans sept autres villes. Ils représentent l’opposition iranienne, et appellent la communauté internationale de sauver d’urgence les sept #otages détenus en #Irak depuis l’attaque sanglante en septembre dernier, du camp de réfugiés d’Ashraf.
    Pendant la "2° Conférence de Genève 20 novembre 2013 , les grèvistes de la faim sont déplacés d’environ deux cents mètres, pour se retrouver sur le terrain du Musée Ariana, à proximité de l’ONU et presque en face de l’Ambassade de la République de Russie...

    Le Comité des familles des victimes d’#Ashraf dénonce la violation flagrante des Droits de l’homme et en particulier de la liberté d’expression. En effet, ce matin à lundi 18 novembre 2013 7h, les grèvistes de la faim iraniens ont vus leurs tentes, lits, ordinateurs, caméras, eau etc...confisqués.

    les 11 #grévistes de la faim iraniens sont dehors.

    Ces personnes jeunent depuis 79 jours sur la Place des Nations pour demander la libération de leurs proches et le respect des droits des 3’500 prisonniers du #Camp_Liberty (Anciennement #Camp_Ashraf)

    http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php?article303

    #Suisse #Iraq #Iran

  • #Norvège : Un #demandeur_d’asile tue trois personnes

    Trois personnes ont été tuées hier lors d’une prise d’#otages près de la ville d’#Ardal, à 400 kilomètres au nord-ouest d’Oslo. Selon le tabloïd, le preneur d’otages, un demandeur d’asile en provenance du #Soudan du Sud âgé de 30 ans, était censé quitter la Norvège ce jour. Les victimes, tuées à l’aide d’un couteau, sont le chauffeur du bus et deux passagers – une Norvégienne et un Suédois. La police, arrivée sur place après les pompiers, risque d’être critiquée à nouveau pour son manque de réactivité, comme elle l’a été lors du massacre de Breivik en 2011 (qui avait fait 77 victimes).

    En norvégien :
    http://www.vg.no/nyheter/innenriks/artikkel.php?artid=10144917

    http://www.courrierinternational.com/breve/2013/11/05/un-demandeur-d-asile-tue-trois-personnes

    #asile #réfugié #meurtre #débouté #renvoi

  • Otages et soldats de France en Afrique, par Philippe Leymarie - Les blogs du Diplo
    http://blog.mondediplo.net/2013-11-01-Otages-et-soldats-de-France-en-Afrique

    Le record est peu enviable : celui des prises d’#otages français en Afrique. En quinze ans, 94 captures (moins les quatre d’Areva, libérés le mardi 29 octobre), contre 48 pour l’ensemble des ressortissants d’autres pays. La #France — en dépit de la doctrine officielle de refus de s’acquitter de rançons — a la réputation, notamment en #Afrique, d’être « un #Etat qui paie ». A tous égards…

    #Armée #Coopération #État #Mali #LPM #Finance

    A propos notamment du rapport d’information du Sénat : « L’Afrique est notre chance »
    http://www.senat.fr/notice-rapport/2013/r13-104-notice.html

    Avec des « retex » (retours d’expériences) du nouveau porte-parole adjoint du ministère de la #défense, le général Bernard Barrera, ancien commandant de l’opération #Serval au Mali :

    — « La mission politique était claire. C’est un vrai régal pour un militaire : trouver et détruire les terroristes, avec acceptation des pertes, dans une campagne à risques ».
    -- « La brigade était surtout animée par un esprit de victoire. On y allait pour leur casser la figure. »
    -- « Avec tous ces gens avec leurs drapeaux français sur le bord de la route, c’était un peu la libération de la France. Ce n’était pas une guerre religieuse, une croisade ; il s’agissait de libérer un pays… ».
    -- « On a fait preuve d’imagination, en allant plus vite et plus loin qu’eux, en créant la surprise. Ce fut une très belle opération, car on ne s’est pas bridés ».
    -- « Un seul hélico fait basculer le rapport de force. La clim, le VBCI (véhicule blindé de combat de l’infanterie), avec sa tourelle puissante, ça cartonnait… ».
    -- « Le Caesar expédiait des feux une heure après son arrivée ; avec les canons, on avant de quoi mener la guerre… ».
    -- « Nous avons retrouvé des passeports égyptiens, canadiens... C’était un peu le Woodstock du terrorisme ».
    -- « En Afghanistan, on nous tirait de loin comme des lapins. Là, ils venaient sur nous, sans peur. Des rideaux qui se sacrifiaient. Ca s’est fini [parfois] à 10 m au pistolet ».
    -- « Ce n’était pas tous des chefs de guerre ou de grands combattants : beaucoup de petits mercenaires sont repartis chez eux, car ils n’étaient plus payés ni commandés… ».
    -- « On ne s’attendait pas à se retrouver face à des enfants soldats. Je ne connais pas d’exemples de soldats français ayant tiré sur un enfant soldat, mais ça s’est parfois joué à une seconde ».

    Cf. « Images propres, guerres sales » (octobre 2013 | #2013/10)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2013/10/LEYMARIE/49696