• Des lycéens français visitent la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi - Fukushima 福島第一
    http://www.fukushima-blog.com/2019/05/des-lyceens-francais-visitent-la-centrale-nucleaire-de-fukushima-dai

    On voit bien la #manipulation : aucun jeune dans le bus ne semble montrer la moindre inquiétude. Pourtant, 70 µSv/h, ce n’est pas anodin. Pourquoi imposer ça à des enfants ? Pourquoi leur faire croire qu’ils ne risquent rien ? Sinon pour aller répandre la bonne parole rassurante aux quatre coins de la planète ? #Fukushima, on maîtrise, ce n’est plus dangereux, on peut même y faire du #tourisme_nucléaire et ne prendre qu’une dose de 0,01 mSv. La propagande pour des JO propres est bien en cours, sur tous les fronts. « La façon la plus simple de partager cette expérience, c’est tout simplement de la raconter, d’expliquer ce que nous, on a vu, que ce soit à nos amis, à nos parents », explique Adèle, du lycée Notre-Dame de Boulogne-Billancourt, à la fin du reportage.

    Au Japon, on utilise également les enfants pour faire croire à la population que la #pollution_radioactive n’est pas un problème sanitaire : il n’est pas rare, toujours dans un intérêt collectif, de faire participer des élèves à la décontamination, comme ces collégiens et lycéens qui avaient participé en 2015 au nettoyage de la route nationale 6 en t-shirt alors que cette route était interdite jusque-là pour cause de forte #contamination radioactive.

  • Israel a tout à coup « libéré » 10 tonnes de courrier destiné aux Territoires Palestiniens Occupés depuis 1967 qu’il bloquait en Jordanie depuis 2010 ! Voir aussi les photos qui vont avec cet article...

    Ten Tons of Palestinian Mail Were Held in Jordan Since 2010. Israel Just Allowed Its Delivery
    Noa Landau, Haaretz, le 16 août 2018
    https://www.haaretz.com/israel-news/israel-oks-delivery-of-ten-tons-of-palestinian-mail-held-since-2010-1.63872

    Israel has allowed over ten tons of Palestinian mail that has been held in Jordan since 2010 to be transferred into the West Bank for delivery, the Coordinator of Government Activities in the Territories said Thursday.

    COGAT, Israel’s chief liaison office with the Palestinians, said the one-time transfer was a “gesture” that “went beyond the letter of the law” as negotiations to resolve the issue are underway..

    “About a year ago, an in-principle agreement was signed between Israel and the Palestinian Authority. The memorandum of understanding has not yet resulted in a direct transfer, and the subject is in the advanced stages of being worked through. There is therefore no direct mail transfer at this time,” COGAT said in a statement.

    “However, as a gesture, and in a step that went beyond the letter of the law, COGAT, with the assistance of the Ministry of Communications and the Customs Authority, allowed a one-time transfer of approximately ten and a half tons of mail that had been held in Jordan,” the statement concluded.

    Hussein Sawafta, director of the Palestinian postal service, said that Israel held up the mail because it was not properly addressed to the Israeli postal service. Sawafta said the mail was released last week and workers are now sorting through mounds of letters and packages.

    Israel collects service fees on Palestinian mail and forbids direct mail to the Palestinian postal service.

    #Palestine #occupation #punition_collective #mesquinerie #Poste #courrier #lettres #otages #chantage #taxes #rançons #injustice

    • Le doyen de la fac de droit de Montpellier admet la possibilité d’un prof de droit parmi les hommes cagoulés

      Des étudiants qui occupaient la faculté de droit de l’université de Montpellier en ont été violemment expulsés, et certains blessés ; dans la nuit de jeudi à vendredi par des « hommes cagoulés et armés » de bâtons, après la journée de mobilisation contre le Plan étudiants. Cette évacuation a été filmée par des étudiants, et relayée par la Ligue des droits de l’homme. Interrogé par Libération pour commenter ces événements violents, le doyen de la fac de droit de Montpellier Philippe Petel a estimé que la présence d’un prof de droit parmi les hommes cagoulés soit « possible » tout en réfutant être à l’origine de cette évacuation violente.

      http://www.liberation.fr/direct/element/le-doyen-de-la-fac-de-droit-de-montpellier-admet-la-possibilite-dun-prof-

    • Montpellier : des étudiants expulsés de la fac par des hommes « cagoulés » et « armés de bâtons »

      Des étudiants de la faculté de droit de Montpellier ont été violemment expulsés de l’établissement dans la nuit de jeudi à vendredi par des hommes cagoulés. Ils occupaient les lieux en signe de protestation contre la sélection à l’Université et la réforme du bac. Une enquête a été ouverte par le parquet de Montpellier et le ministère de l’Enseignement supérieur a décidé d’une mission interne.

      http://www.bfmtv.com/societe/montpellier-des-etudiants-expulses-de-la-fac-par-des-hommes-cagoules-et-armes

    • Faculté de Montpellier: les témoignages qui accusent, la vidéo qui accable

      Neuf occupants de la faculté de droit de Montpellier ont déposé plainte après les violents incidents de la semaine dernière. Leurs témoignages interrogent sur les éventuelles complicités dont a bénéficié le groupe armé qui a attaqué les étudiants. Une nouvelle vidéo que publie Mediapart montre le doyen de la faculté en train d’applaudir les hommes cagoulés après leur assaut.

      Montpellier (Hérault), envoyé spécial.- Les grilles de la faculté de droit de Montpellier sont encore restées baissées, ce mercredi 28 mars. Pour le cinquième jour consécutif, Philippe Augé, le président de l’Université, a prolongé la fermeture administrative de l’UFR qui a été le théâtre d’une violente attaque contre des étudiants la semaine dernière. L’établissement ne devrait pas rouvrir avant le mardi 3 avril.

      Dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 mars, un groupe d’hommes cagoulés et armés de planches en bois a fait irruption dans les locaux pour déloger les occupants mobilisés contre la réforme de l’accès à l’université, envoyant trois personnes à l’hôpital. La communauté universitaire est encore sous le choc. Elle attend que les autorités administratives et judiciaires fassent la lumière sur les circonstances de l’intervention de ce groupuscule non identifié, alors que les étudiants ont voté le blocage « illimité » de l’Université Paul-Valéry (sciences humaines et de lettres).

      Depuis vendredi, les plaintes s’empilent sur le bureau du procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret. Six étudiants ont saisi la justice dès le lendemain de l’agression. Mais, selon nos informations, le nombre de plaignants s’élève désormais à neuf. Pour la plupart d’entre elles, les plaintes concernent des faits de violences volontaires, avec les circonstances aggravantes qu’elles auraient été commises avec arme et en réunion. Les étudiants doivent être examinés jeudi par un médecin légiste pour évaluer leur incapacité totale de travail (ITT), même si aucun d’entre eux ne présente de séquelles physiques majeures. Tous restent en revanche profondément marqués par cette expédition punitive dans une faculté logée au cœur de la ville.

      Près d’une semaine après les faits, les étudiants souhaitent à tout prix que les enquêtes en cours – administrative et judiciaire – n’occultent pas le rôle des responsables de l’UFR présents sur les lieux, dont le doyen Philippe Pétel. Ce professeur de droit aguerri et jusqu’ici bien considéré par ses pairs, à la tête de la faculté depuis juin seulement, a démissionné de ses fonctions de doyen samedi après avoir tout juste reconnu une erreur de « communication » dans le traitement des événements.

      Pourtant, il semblerait que les problèmes liés à sa gouvernance ne se limitent pas à un déficit d’information : une vidéo que révèle Mediapart montre en effet le doyen en train d’applaudir les agresseurs juste après leur assaut sur les étudiants.

      Il est un peu plus de minuit, dans la nuit de jeudi à vendredi, quand la scène a été tournée. En quelques minutes, le groupe d’hommes armés est parvenu à repousser les quelques dizaines d’occupants de l’amphithéâtre A en dehors des murs de la faculté. Les grilles se referment. Et les assaillants se retirent à l’intérieur du hall d’entrée, cagoules sur la tête et planches de bois à la main, sous le regard bienveillant d’étudiants et professeurs anti-occupation qui étaient sur place depuis plusieurs heures.

      Des extraits de cette séquence montrant la fin de l’agression ont déjà été diffusés dans l’émission Quotidien. Mais le fichier source – en intégralité et de meilleure qualité – que nous publions ici permet d’identifier les personnes qui se sont massées autour des agresseurs pour… les féliciter vigoureusement une fois les grilles fermées. On y voit notamment le doyen Philippe Pétel, mais aussi plusieurs membres du personnel de la faculté (service administratif et corps enseignant) applaudir des deux mains les assaillants.

      Invité à commenter ces images accablantes, Philippe Pétel n’a pas répondu à nos multiples sollicitations (voir boîte noire). Selon Le Point, l’ex-doyen de la fac de droit, qui est la cible de menaces depuis plusieurs jours, a déposé une plainte pour diffamation. « Alors que le résultat de l’enquête n’est pas connu, Philippe Pétel est mis sur le pilori du tribunal 2.0 », dénonce, dans les colonnes de l’hebdomadaire, Me Romain Subirats, enseignant à la fac de droit et ancien élu au conseil de l’UFR.

      Le président de l’Université, Philippe Augé, a lui accepté de répondre à nos sollicitations par écrit, mais il n’avait pas retourné nos questions à la publication de notre article. Cette nouvelle vidéo renforce les soupçons sur la proximité des agresseurs avec des représentants de la faculté. Vendredi, devant les caméras de France 3, Philippe Pétel avait déjà laissé entendre qu’il avait a minima cautionné cette intervention : « Les étudiants ont voulu se défendre, je ne peux pas les en blâmer. Les étudiants en droit qui étaient là étaient tous contre l’occupation. (...) Je suis assez fier de mes étudiants. Je les approuve totalement. »

      L’ancien doyen n’a en revanche jusqu’ici pas levé le voile sur les coulisses de l’intervention de ces personnes masquées. « Tout cela a l’air diablement organisé. Cela ne me semble pas être seulement une réaction épidermique de quelques étudiants ou enseignants à une occupation qu’ils contestaient », relève Me Jean-Louis Demersseman, qui défend huit des neuf plaignants. « Un enseignant n’a pas un Taser et une cagoule dans son matériel quotidien », ajoute l’avocat, qui préside par ailleurs la commission « accès au droit » du SAF (Syndicat des avocats de France).

      D’autres étudiants ont confirmé à Mediapart le côté « militaire » et « préparé » de l’opération. Deux plaignants, Pierre et Olivier, en master en sciences humaines à l’Université Paul-Valéry-Montpellier, étaient en bas de l’amphithéâtre, assis au bureau, quand ils ont vu les assaillants investir les lieux, aux cris de « Cassez-vous ! », « Dégagez ! » « Deux d’entre eux sont descendus par les escaliers de droite pour faire remonter les étudiants vers l’entrée opposée, celle de gauche, où d’autres agresseurs attendaient. Là, ça tapait fort ! » racontent-ils. Des vidéos diffusées dès vendredi sur les réseaux sociaux confirment ce scénario. Par contre les témoignages fluctuent sur le nombre d’agresseurs en cagoule, armés de planches de palette de bois : de quatre à sept hommes, selon les témoins et plaignants rencontrés.

      Pierre et Olivier expliquent aussi avoir repéré la personne qui aurait tenu la porte de l’amphithéâtre aux assaillants. Son identité, selon eux ? Le doyen Philippe Pétel en personne. José Luis Torres, 45 ans, secrétaire départemental « Solidaires » présent lors du blocage, soutient la même version : « J’étais en haut de l’amphi, à quelques mètres de l’entrée. Et je suis formel : Pétel tenait la porte pour les agresseurs, il était à l’embrasure de la porte », expose-t-il à Mediapart, après avoir, lui aussi, déposé une plainte mardi matin.

      Un autre point taraude les manifestants : qui a fait entrer les hommes armés et cagoulés dans l’enceinte de la faculté ? L’accès principal au hall d’accès était occupé par des étudiants et du personnel de sécurité. Et toutes les autres issues avaient été condamnées dans la journée par l’administration avec chaînes et cadenas. « On ne pouvait donc pas accéder au hall d’entrée sans intervention d’un responsable de la faculté », expose M. Torres.
      Des professeurs entendus par les enquêteurs

      Le rôle de plusieurs professeurs, dont les noms reviennent en boucle sur le campus, est aussi au coeur des discussions. Selon Midi-Libre, quatre enseignants de la faculté de droit ont été entendus ce mardi 27 mars comme témoins dans le cadre de l’enquête.

      Un des enseignants publiquement mis en cause, François Vialla, s’estime victime d’une cabale. Interrogé par Mediapart, ce spécialiste en droit de la santé, conteste vigoureusement les accusations dont il fait l’objet. « Je pense que toute la communauté universitaire, étudiants, personnels, enseignants chercheurs peuvent être considérés comme victimes des exactions perpétrées », précise-t-il d’abord par écrit. Avant de se considérer « victime d’une campagne diffamatoire d’une violence inouïe sur les réseaux sociaux » : « Mon nom a été jeté en pâture sans aucune autre raison que le plaisir de nuire à ma réputation et celle de la faculté de droit. » Le professeur annonce avoir déposé plainte pour ces « mises en cause diffamatoires et les menaces qui s’en sont suivies : “Ça va être compliqué de donner des cours, je conseille à ces cibles de changer de métier. Cours petit lapin cours”. »

      Relancé pour savoir s’il connaissait le groupe armé et les circonstances de leur arrivée, M. Vialla n’a pas répondu, réservant « [ses] déclarations aux différentes enquêtes diligentées ».
      Un autre enseignant est lui nommément cité dans au moins une des neuf plaintes : selon le récit d’un étudiant, Jean-Luc Coronel de Boissezon, professeur d’histoire du droit, n’était pas cagoulé mais aurait participé à l’opération dans l’amphithéâtre. « Je l’ai reconnu a posteriori sur des photos, je suis formel », explique à Mediapart ce jeune homme, qui dit avoir reçu des coups de poing de la part du professeur, alors qu’il se trouvait en bas de la salle. Les gants en cuir de M. Coronel de Boissezon (voir photo ci-dessous) ont aussi marqué les esprits.

      Sollicité par Mediapart, le professeur d’histoire du droit reconnaît s’être « défendu » après avoir « reçu » lui-même des coups. Par écrit, il expose la version des faits suivante, qui détonne avec les récits des étudiants qui manifestaient sur place : « Rentré chez moi après mes cours, je ne suis revenu à la faculté que vers dix heures et demie du soir, en raison de toutes sortes d’inquiétantes nouvelles, dont celles d’un collègue professeur frappé, de chargés de T.D. molestés et d’étudiantes attouchées. Il va sans dire que je n’étais évidemment pas “cagoulé”, comme cela a pu circuler dans les plus folles rumeurs de l’Internet. »

      Jean-Luc Coronel de Boissezon confirme ensuite avoir été « présent dans l’amphithéâtre A vers minuit dix, lorsqu’un tout petit groupe de personnes masquées y a soudain pénétré, en frappant immédiatement sur les tables, manifestement pour effrayer les occupants ». Selon son témoignage, l’enseignant se serait « précipité pour évacuer les étudiants présents, car la situation devenait à l’évidence dangereuse. La plupart sont partis très vite dans la panique ainsi produite ; quelques occupants cependant ne voulaient pas quitter les lieux qu’ils avaient occupés par la force. Certains m’ont porté des coups dont a témoigné un médecin légiste ; il m’a parfois fallu me défendre. Cependant l’évacuation se termina très rapidement, non sans difficultés toutefois lorsqu’il fallut parvenir à refermer la grille de l’établissement, tandis que les occupants tentaient de revenir et jetaient divers projectiles dangereux dans notre direction, dont des bouteilles de verre cassées. Tout fut terminé aux alentours de minuit et quart. »

      M. Coronel de Boissezon s’est-il joint spontanément à un groupe d’hommes cagoulés et armés qu’il ne connaissait pas ? A-t-il eu des échanges avec ces personnes avant de pénétrer dans l’amphithéâtre ? Le professeur n’a pas répondu à nos nouvelles questions, qui portaient également sur ses liens éventuels, évoqués dans un article de Libération, avec la Ligue du Midi, groupuscule identitaire actif à Montpellier.

      « La justice doit adresser un signal fort à ces groupes d’extrême droite »

      Pour l’avocat Jean-Louis Demersseman, les investigations judiciaires doivent permettre de répondre rapidement aux deux questions fondamentales que pose l’enquête : qui composait le groupe d’assaillants, et quelle était sa relation exacte avec les enseignants, étudiants et représentants de la faculté opposés à l’occupation ?

      « La première des choses à faire serait de recenser les numéros de téléphone “entrée” et “sortie” entre 23h et 1h du matin aux alentours de la faculté. Qui a appelé qui ? Qui a envoyé un SMS à qui ? On comprendrait rapidement les différentes interactions », défend l’avocat, qui réclame aussi une exploitation rapide des caméras de vidéosurveillance. Si Me Demersseman rappelle ces évidences, c’est qu’il ne cache pas son « inquiétude » quant à l’évolution du dossier : « Je n’ai aucun retour sur l’évolution de l’enquête, je crains qu’il ne se passe pas grand-chose depuis vendredi. » L’avocat en veut pour preuve la liste de dix témoins qu’il a adressée au procureur de la République dès vendredi et qui n’avaient toujours pas été contactés par les services enquêteurs mardi soir.

      [photo]
      L’avocate Sophie Mazas, entourée de témoins, le 27 mars devant le commissariat de Montpellier. © AR

      Une quinzaine d’autres étudiants prêts à témoigner se sont retrouvés, mardi après-midi, devant les portes du commissariat central de Montpellier, à l’appel de la section locale de la Ligue des droits de l’homme (LDH), très impliquée depuis le début de l’affaire. Sophie Mazas, avocate et présidente de la fédération départementale de la LDH, a déjà remis une dizaine de témoignages écrits aux deux membres de la mission d’inspection générale de l’administration de l’Éducation nationale et de la recherche (IGAENR), l’enquête administrative lancée par la ministre Frédérique Vidal. Mais Me Mazas, qui faisait partie d’une délégation reçue par le préfet de l’Hérault dès le lendemain de l’agression, attend désormais que la justice s’empare fermement du dossier : « Il faut adresser un signal fort à ces groupes d’extrême droite. On ne peut pas agresser des étudiants en toute impunité. »

      Les étudiants de Montpellier n’ont eux pas attendu pour agir. Poursuivant le mouvement de grève contre le processus de sélection à l’entrée à l’université, une assemblée générale réunissant mardi près de 3 000 étudiants, professeurs et personnels a voté un « blocus illimité » de l’Université Paul-Valéry. Dans les rangs des manifestants, certains dressent un parallèle avec une précédente mobilisation qui a marqué l’histoire universitaire montpelliéraine. En janvier 1998, l’évacuation violente sous les yeux du président de l’Université d’alors, d’une quarantaine d’étudiants de droit et sciences économiques, qui occupaient les locaux de la présidence de l’établissement, par un « commando » armé, composé de professeurs et de personnels administratifs, mais à visages découverts. Et sans téléphone portable filmant la scène.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/280318/faculte-de-montpellier-les-temoignages-qui-accusent-la-video-qui-accable?o

    • Fascisme chic à la Fac de Droit

      Les évènements qui viennent de se dérouler à la Faculté de Droit de Montpellier ont conduit à la démission de son doyen. Leur violence semble en faire des faits exceptionnels, relevant de la délinquance plus que de la politique. On soutiendra ici une version exactement contraire où on rappellera ses racines historiques et ses incidences nationales.

      https://blogs.mediapart.fr/paul-allies/blog/250318/fascisme-chic-la-fac-de-droit

    • #temoin #plainte #police
      #montpellier
      https://www.mediapart.fr/journal/france/030418/fac-de-montpellier-un-temoin-cle-menace-en-audition-par-un-policier

      L’affaire de la faculté de droit de Montpellier franchit un nouveau palier. Selon nos informations, un des témoins de l’attaque d’hommes cagoulés contre des étudiants grévistes vient de saisir l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, pour dénoncer les conditions de son audition, la semaine dernière, par un enquêteur du commissariat de la ville.

      Pascal* (pseudonyme — voir Boîte noire) est un témoin clé de ce dossier sensible, qui implique des personnalités locales de premier plan. Jeudi 29 mars, le doyen de la faculté de droit a été mis en examen pour complicité d’intrusion et un professeur pour violences volontaires.

      Étudiant en droit opposé au blocage des locaux, Pascal s’est retrouvé aux premières loges de l’assaut de l’amphithéâtre A de la faculté par un groupe armé qui a blessé plusieurs manifestants sous les yeux de responsables administratifs et de membres du corps enseignant, dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 mars.

      [...]
      L’audition de Pascal a débuté sur un ton cordial et respectueux, avant que le fonctionnaire de police, qui a montré plusieurs signes de fatigue et d’agacement, ne hausse le ton à son encontre au bout d’une heure d’entretien.

      Pascal évoque alors un point sensible de l’enquête : l’attaque de l’amphithéâtre a débuté quelques secondes après qu’il a lui-même quitté le bâtiment. Selon lui, plusieurs hypothèses peuvent expliquer cette concordance : les assaillants le connaissaient et savaient qu’il n’était pas en lien avec les grévistes ; ils l’ont confondu avec un membre des services de renseignement, ou ont évité sa présence en raison de sa corpulence. Lors de l’audition, le policier tique sur ce point. « Il m’a dit : “Mais vous vous prenez pour qui ? Vous vous racontez un film ! Quand vous dites ‘ils ont attendu que je parte parce que je fais 140 kilos’, moi je vous casse les deux genoux avant que vous ayez levé le bras droit” », dénonce Pascal.

      Dès lors, selon notre enquête, l’audition a bien été émaillée d’incidents : « Le policier m’a dit que je confondais les faits et ce que j’avais cru voir et m’a accusé de vouloir régler mes comptes avec des professeurs que je connais, expose Pascal. Il m’a indiqué qu’il fallait que je me prépare à avoir des retours de bâtons avec tout ce que j’ai écrit [dans sa lettre – ndlr]. » Le policier signifie alors que, s’il avait écrit cela sur lui, c’était « je vous pète les genoux ou diffamation ».

    • « Il y a un problème global avec la police à Montpellier, prévient Sophie Mazas, avocate et présidente de la fédération héraultaise de la LDH. Nous avons des preuves d’agissements illégaux de certains agents de la BAC dans d’autres affaires. On aimerait vivre dans une ville tranquille où la justice puisse s’exercer sereinement. »

  • Migrant Hostages : A Lucrative Business in Turkey

    Last week’s discovery of 96 Pakistani and Afghan migrants who had spent a month chained in an Istanbul basement was met with reactions of shock and horror. The men had paid traffickers between four and five thousand lira to cross into Turkey with the intention of eventually reaching Europe. Upon arriving in Istanbul, they were locked in a basement, with their captors demanding that the men call their families to inform them they had arrived in Europe, and ask for money. Those who refused were tortured. Fortunately, one of the men was able to get a hold of a key. After he released the others, they banded together to attack their captors and then summoned help.

    http://www.bmigration.com/migrants-hostage-turkey
    #Turquie #otages #business #asile #migrations #réfugiés #torture #chaînes #Istanbul #sous-terrain #sous-sol #esclavage #esclavage_moderne

    • Si on utilise le même mot pour 12000 trucs différents, on ne s’en sort pas. Le travail, dans le langage courant c’est depuis déjà fort longtemps le travail capitaliste précisément : du temps de dépense d’énergie humaine contre un salaire (Marx dit "une dépense de cervelle, de muscle, de chair").

      Dans tous les cas l’humain s’active, seul et à plusieurs, transforme son environnement, etc. Mais ne "travaille" pas obligatoirement. Le travail c’est une activité sociale propre au capitalisme, et appliquer cette vue à des sociétés du passé est un biais anthropologique. L’utilisation de ce mot avant le capitalisme n’avait aucunement le même sens et ne recouvrait pas du tout les mêmes activités sociales (et donc le fait d’utiliser le même mot ne veut pas dire qu’on parle de la même chose).

      Par ailleurs les robots ne créent pas de "richesses", mais le mot est un peu vague encore une fois. Les robots créent des marchandises (objets ou services), mais ne créent aucune valeur. Seul la dépense de travail humain génère de la valeur. D’où l’obligation de créer de l’argent totalement virtuel par le crédit, puisque normalement c’est la création de valeur qui aboutit à de l’argent.

      La fin du travail n’est pas une expression criminelle, c’est la description factuelle du capitalisme qui s’auto-dissout puisqu’il réduit chaque année un peu plus ce qui fait sa propre substance : l’automatisation réduit le travail humain, et donc réduit la création de valeur : ça va dans le mur. Il faut arrêter de défendre ça, déjà passer par une étape intellectuelle de prise de conscience de ça, et s’activer à construire des relations sociales débarrassées du travail, de la marchandise, de la valeur. Un monde libéré du travail a donc tout à fait un sens, et c’est un monde débarrassé du capitalisme.

      Voir : Le groupe Krisis/Exit et son fameux "Manifeste contre le travail", #Robert_Kurz, #Roswitha_Scholz, #Anselm_Jappe, Lohoff&Trenkle, André Gorz… (suivre les tags, pas mal de sources référencées ici)

      Sur le fait que le travail n’est pas transhistorique, entretien récent d’Anselm Jappe pour La société autophage
      http://www.hors-serie.net/Dans-le-Texte/2017-12-16/La-societe-autophage-id278

      Et l’entretien avec Harribey
      https://seenthis.net/messages/655411
      http://www.palim-psao.fr/2017/12/fetichisme-et-dynamique-autodestructrice-du-capitalisme-entretien-d-ansel

      Bien sûr, une précision « sémantique » s’impose : le travail dont nous mettons en doute le caractère universellement humain ne peut pas être identique à ce que Marx appelle « le métabolisme avec la nature » ou aux activités productives en général. Ici, nous ne discutons que de la forme sociale qu’ont prise historiquement ces activités. Dire que la forme sociale capitaliste du métabolisme avec la nature n’est qu’une forme spécifique de la nécessité éternelle d’assurer ce métabolisme est un truisme vide de sens : c’est comme dire que l’agriculture capitaliste est un développement de la nécessité humaine d’avoir un apport journalier en calories. C’est indubitablement vrai, mais ne signifie rien. Cette base commune à toute existence humaine n’a aucun pouvoir spécifique d’explication.

      La question n’est donc pas de savoir si, dans toute société humaine, les êtres s’affairent pour tirer de la nature ce dont ils ont besoin, mais s’ils ont toujours opéré à l’intérieur de leurs activités une coupure entre le « travail » d’un côté et le reste (jeu, aventure, reproduction domestique, rituel, guerre, etc.). Et je pense qu’on peut dire « non ».

      Extrait de l’entretien publié en guise de présentation du livre de Kurz, « Vies et mort du capitalisme. Chroniques de la crise »
      http://www.palim-psao.fr/article-theorie-de-marx-crise-et-depassement-du-capitalisme-a-propos-de-l

      Traditionnellement, la critique du capitalisme se faisait au nom du travail. Or vous, Robert Kurz, vous n’opposez pas le capital au travail. Vous considérez au contraire le capitalisme comme société de travail. Pourquoi rejetez-vous le travail ?

      R. Kurz : Le concept marxien manifestement critique et négatif de travail abstrait peut être défini comme synonyme de la catégorie moderne de « travail ». Dans des conditions prémodernes, cette abstraction universelle soit n’existait pas, soit était déterminée négativement d’une autre façon : en tant qu’activité d’individus dépendants et soumis (esclaves). Le « travail » n’est pas identique avec la production tout court ou avec « le métabolisme entre l’homme et la nature » (Marx), même si, à ce propos, la terminologie de Marx reste imprécise. Le capitalisme a généralisé pour la première fois la catégorie négative de « travail ». Il l’a idéologisée positivement, entraînant ainsi une inflation du concept de travail. Au centre de cette généralisation et de cette fausse ontologisation du travail, il y a la réduction historiquement nouvelle du processus de production à une dépense complètement indifférente par rapport à son contenu d’énergie humaine abstraite ou de « cerveau, de nerf, de muscle » (Marx). Socialement, les produits ne « valent » pas en tant que biens d’Usage, mais en ce qu’ils représentent du travail abstrait passé. Leur expression générale est l’argent. C’est en ce sens que, chez Marx, le travail abstrait (ou l’énergie humaine abstraite) est la « substance » du capital. La fin en soi fétichiste de la valorisation, qui consiste à faire d’un euro deux euros, est fondée sur cette autre fin en soi qui est d’accroître à l’infini la dépense de travail abstrait sans tenir compte des besoins. Mais cet impératif absurde est en contradiction avec l’augmentation permanente de la productivité, imposée par la concurrence. Critiquer le capitalisme du point de vue du travail est une impossibilité logique, car on ne peut critiquer le capital du point de vue de sa propre substance. Une critique du capitalisme doit remettre en cause cette substance même et donc libérer l’humanité de sa soumission à la contrainte du travail abstrait. C’est seulement alors que l’on pourra supprimer l’indifférence par rapport au contenu de la reproduction et prendre au sérieux ce contenu lui-même. Lorsqu’on comprend le capital au sens étroit comme capital-argent et capital physique (« capital constant » chez Marx), il y a certes une contradiction fonctionnelle entre le capital et le travail. Ce sont des intérêts capitalistes différents au sein d’un même système de référence. Mais lorsqu’on comprend le capital au sens plus large de Marx, alors le travail n’est que l’autre composante du capital.

      Sur la théorie de la crise, le crédit, la dévalorisation du capital qui s’auto-détruit (en détruisant le monde du coup) : La Grande Dévalorisation, de Lohoff et Trenkle
      https://www.post-editions.fr/LA-GRANDE-DEVALORISATION.html

      Qu’est-ce que la valeur ?
      http://www.palim-psao.fr/article-35929096.html

      Contrairement à un produit, la marchandise se définit par le fait qu’elle peut s’échanger contre une autre marchandise. La marchandise, un marteau par exemple, n’a donc pas seulement la qualité d’être faite de bois et d’acier et de permettre d’enfoncer des clous dans le mur. En tant que marchandise, le marteau possède la « qualité » d’être échangeable. Qu’est ce que ça signifie ?

      Pour garder cet exemple, comment échanger un marteau contre une bouteille de bière ? Bière et marteau sont deux objets totalement différents qui ne servent pas à satisfaire le même besoin. Leur différence peut être d’importance pour celui qui veut boire une bière ou celui qui veut planter un clou dans un mur. Mais pour l’échange, en tant qu’opération logique, leur utilité concrète n’est pas pertinente. Dans l’acte d’échange, il s’agit d’échanger des choses égales ou des équivalents. Si ce n’était pas le cas, on échangerait sans hésiter un morceau de beurre contre une voiture. Mais tout enfant sait qu’une voiture a plus de valeur. Manifestement ce n’est donc pas l’attribut qualitatif d’une marchandise (sa nature concrète ou sensible) qui rend l’échange possible. Bière, marteau et voiture doivent donc posséder quelque chose qui les rend semblables et ainsi comparables.

      @ktche :)

    • En effet, nous assistons à une crise du « travail capitaliste ». Le capitalisme va être remplacé par autre chose. Le mot « travail » ne va pour autant disparaître. Son sens est simplement appelé à changer. L’expression « fin du travail » est donc impropre. Il faut parler de la « fin du travail capitaliste ».

      La liste des mots que le capitalisme s’est approprié est infinie. Par exemple le mot « élite » (voir l’article de wikipédia qui retrace bien son histoire). De même, ce n’est pas parce que la capitalisme s’effondre que ce mot va disparaître.

      Un objet n’a en effet aucune valeur intrinsèque. Il n’a qu’une valeur relative négociée au cours des échanges. Cependant, les catégories habituelles de « valeur d’usage » et « valeur d’échange » devraient être complétées de la notion de « valeur d’otage » qui traduit mieux à mon avis le rapport dominant à l’économie. Par exemple, Facebook a de la valeur parce qu’il a pris 2 milliards d’individus en otages, l’énergie nucléaire nous a pris en otages, etc. Le sens du mot « otage » qui est rejeté par la société capitaliste sur les vilains terroristes est donc amené à changer. Il va s’appliquer à ses propres pratiques !


    • j’aime bien le fait de comparer les salarié.es à des otages. Je dois développer une sorte de #syndrome_de_Stockholm car immanquablement va falloir que je retourne au #charbon. #Otage au chômage c’est pas terrible non plus mais je n’ai pas encore embrasser mon conseiller pôle-emploi.
      #Terrorisme_patronal
      http://www.cnt-f.org/subrp
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_Stockholm

    • Et si le nouveau fil d’actualité de #Facebook marquait le début d’une nouvelle période de choix mûris pour l’entreprise de Mark Zuckerberg ?

      https://www.numerama.com/business/321313-le-jour-ou-facebook-a-enfin-choisi-ses-utilisateurs-face-a-la-bours

      Pour le dire brièvement, Facebook va préférer notre famille, nos proches, et leurs émotions, à l’information, la pub, et bien sûr, la désinformation. Bien que cela puisse apparaître comme une évidence pour ce type de réseau social, l’entreprise prend là probablement plus de risques qu’elle n’en a jamais pris avec ses changements passés. Au fil des versions, et surtout des enjeux économiques, Facebook avait fini par mélanger la chèvre et le chou, quitte à devenir le fourre-tout qu’est aujourd’hui le réseau, de moins en moins, social.

    • c’est peut-être le moment de lui faire connaître le prix de nos « strong ties » dont il admet qu’ils ont beaucoup de « value » ?
      Pour ma part, disons que je passais environ une heure par jour sur Facebook à développer ces liens et ma propre documentation professionnelle (En dehors de cela, j’y passais aussi du temps à titre « récréatif ». Ce point est évoqué plus bas*). Comme mes liens et ma documentation sont irrécupérables par la système backup de Facebook, je suis obligé de constater que Facebook se les est appropriés contre mon gré. Voyons combien cela coûte...

      365 heures par an. Arrondissons à 50 jours par an.
      Si je compte mon prix de journée à 1 K$/jour (c’est très raisonnable, les avocats de FB sont payé 1 K$ de l’heure), ça fait 50 K$ par an. Comme j’ai été sur Facebook pendant 7 ans, ça fait une facture de 350 K$.

      Imaginons que je suis dans la moyenne des utilisateurs de Facebook en terme de durée d’utilisation et d’ancienneté. On pourrait donc multiplier ce coût par le nombre d’utilisateurs (non pas les 2 milliards actuels mais disons 1 milliard pour faire bonne mesure). On obtient donc le chiffre de 350 000 000 000 000 $ (Trois cent cinquante mille milliards de Dollar).

      Mark, tu fournis une véritable interopérabilité des données personnelles, ou bien tu rembourses. Salut !

      (*) Le temps récréatif n’est pas décompté. En effet, le divertissement fourni par Facebook est financé par la publicité. Chacun paie pour ce divertissement à travers sa consommation quotidienne de produits surfacturés à cause de la pub.

    • @olivier8 je n’ai jamais eu de compte facebook et vu tes avertissements, c’est pas demain la veille que je vais m’inscrire.
      Déjà link-guedin (linkedin) ça m’a bien gonflé et je suis smicard, les sommes que tu annonces disent bien ce qu’il y a de pourri dans ce bizzness.

    • Avant de quitter Facebook, voici la facture.
      USD 350.000.000.000.000
      Trois Cent Cinquante Mille Milliards de Dollar

      Lettre ouverte à Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook.

      Objet : Quitter Facebook

      Salut Mark !

      meilleurs voeux et toutes mes félicitations pour tes bonnes résolutions 2018 !

      1) tu nous dis que tu as pris conscience « qu’avec l’émergence d’un petit nombre de grandes entreprises technologiques - et les gouvernements utilisant la technologie pour surveiller leurs citoyens - beaucoup de gens croient maintenant que la technologie centralise le pouvoir plutôt qu’elle ne le décentralise. »

      Ce n’est pas qu’une croyance, c’est un peu vrai non ? Et tu y es un peu pour quelque chose n’est-ce pas ?

      Là dessus, tu nous dis être « intéressé à approfondir et étudier les aspects positifs et négatifs des technologies de décentralisation. »

      C’est cool ! Tu dois savoir que d’autres travaillent depuis longtemps ces questions - déjà bien avant la création de Facebook - en vue de créer les conditions d’une société plus équitable. Si ta prise de conscience est réelle, tu pourras sans doute nous aider. On manque de développeurs !

      2) tu sembles aussi avoir compris que tes algorithmes rendaient les gens fous en les inondant de posts sponsorisés et de fake news. Tu dis : « le renforcement de nos relations améliore notre bien-être et notre bonheur ». Tu vas donc modifier quelques lignes de code pour renforcer ce que tu appelles nos « liens forts » (strong ties) qui selon toi ont beaucoup de « valeur » (high value). Au final tu veux que le temps que les gens « dépensent » sur Facebook soit « plus précieux ».

      C’est cool ! Cependant, mon cher Mark, il faut que tu comprennes que ce temps est bien plus précieux encore que ce que tu imagines.

      Pour ma part, disons que je passe(ais) environ une heure par jour sur Facebook à développer ces liens et ma propre documentation professionnelle. En dehors de cela, j’y passe(ais) aussi du temps à titre « récréatif ». Ce point est évoqué plus bas*.

      Or comme mes liens et ma documentation sont irrécupérables par le système backup de Facebook comme je l’ai expliqué à ton collège Yann LeCun ? , je suis obligé de constater que Facebook me les a volés.

      Voyons combien cela coûte...

      365 heures par an. Arrondissons à 50 jours par an. Si je compte mon prix de journée à USD 1.000 /jour (c’est très raisonnable, les avocats de FB sont payés USD 1.000 de l’heure), ça fait USD 50.000 par an. Comme je suis sur Facebook depuis 7 ans, je t’adresserai une facture de USD 350.000.

      Les statistiques montrent que je suis dans la moyenne des utilisateurs de Facebook en terme de durée d’utilisation et d’ancienneté. On peut donc multiplier ce coût par le nombre d’utilisateurs (non pas les 2 milliards actuels mais disons 1 milliard pour faire bonne mesure sur les 7 dernières années). On obtient donc une facture globale de :

      USD 350.000.000.000.000
      (Trois Cent Cinquante Mille Milliards de Dollar).

      En conclusion, mon cher Mark, tu fournis une véritable interopérabilité des données personnelles qui permettrait aux gens de ne pas être otages de Facebook et de sa centrallisation, ou bien tu rembourses !

      Bien à toi

      Olivier Auber

      () Le temps récréatif n’est pas décompté. En effet, le divertissement fourni par Facebook est financé par la publicité. C’est-à-dire que chacun paie pour ce divertissement à travers sa consommation quotidienne de produits surfacturés à cause des budgets publicitaires des marques captés pour une bonne part par Facebook..

      ( *) Lettre ouverte à YannLeCun, ancien Professeur au Collège de France, responsable de la recherche en Intelligence Artificielle de Facebook.
      http://perspective-numerique.net/wakka.php?wiki=YannLeCun

      1) Résolution 1 : https://www.facebook.com/zuck/posts/10104380170714571
      2) Résolution 2 : https://www.facebook.com/zuck/posts/10104413015393571

  • Quand l’État islamique recherche la taupe d’Alep
    https://www.mediapart.fr/journal/international/240817/quand-l-etat-islamique-recherche-la-taupe-d-alep

    Portrait cagoulé du sniper français qui faisait office de garde du corps d’Abou Obeida. © DR Agents provocateurs en Syrie et enquêtes de moralité en Europe : les services secrets de l’État islamique ont recours, comme le révèle le deuxième volet de la série de Mediapart, aux plus vieilles recettes du contre-espionnage pour déjouer les tentatives d’infiltration de la part des services occidentaux. Un luxe de précautions qui ne met pas l’organisation terroriste à l’abri d’un agent double.

    #International #Abou_Moussab_al-Zarqaoui #Abou_Obeida #Al-Qaida #Ali_Moussa_al-Shawak #CIA #DGSI #Etat_islamique #Iliass_Azaouaj #Jejoen_Bontinck #Jihadi_John #KGB #Khalid_Zerkani #Mehdi_Nemmouche #Mohammed_Emwazi #Najim_Laachraoui #otages #Oussama_Atar #Reda_Bekhaled #Salim_Benghalem

  • Laurent Bigot, ancien diplomate licencié pour avoir voulu inventer sa propre politique et ses propres alliés en Afrique, comme soutenir mordicus que son camarade Ibrahim Boubacar Keïta était le seul et vrai vainqueur des élections au Mali en 2002, le voilà maintenant qui veut que la gestion des otages français enlevés soit soit faite suite à un débat démocratique.

    « Osons un débat démocratique sur la question des otages ! »
    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/03/30/osons-un-debat-democratique-sur-la-question-des-otages_5103459_3212.html

    « Osons un débat démocratique sur la question des otages ! »

    Notre chroniqueur propose que la décision de négocier relève du Parlement et pose la question du cadre légal des procédures judiciaires contre les ravisseurs.

    #otages

  • Révélations sur l’assassinat des journalistes #Ghislaine_Dupont et #Claude_Verlon
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260117/revelations-sur-lassassinat-des-journalistes-ghislaine-dupont-et-claude-ve

    Des notes confidentielles, obtenues par Envoyé Spécial et consultées par Mediapart, évoquent un lien entre l’assassinat par #AQMI des journalistes de RFI au #Mali et le fait que des djihadistes n’auraient pas perçu l’intégralité de la #rançon versée par la #France pour libérer les #otages d’Arlit.

    #Abdelkrim_le_Touareg #ABou_Zeïd #Areva #Arlit #DGSE #DRM #François_Hollande #Jean-Yves_Le_Drian #Pierre-Antoine_Lorenzi #terrorisme

  • #AQMI a reçu 42 millions d’euros de rançon pour les sept otages d’Areva
    https://www.mediapart.fr/journal/international/260117/aqmi-recu-42-millions-d-euros-de-rancon-pour-les-sept-otages-d-areva

    Pierre-Antoine Lorenzi, ancien de la #DGSE, a négocié la libération de quatre des sept otages enlevés à Arlit, au Niger, en 2010. Il revient sur sa mission et sur les conflits qu’elle a provoqués avec le patron de la DGSE Bernard Bajolet. Il révèle que 30 millions d’euros ont été mobilisés par le ministère de la défense.

    #International #France #ABou_Zeïd #Al-Qaida #Jean-Marc_Gadoullet #Otages_d'Arlit #Pierre-Antoine_Lorenzi

  • #Piraterie : la baisse des attaques se confirme mais les prises d’#otages ont augmenté en 2016 : Lignes de défense
    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/01/12/piraterie-17443.html

    Bonne nouvelle : le nombre d’actes de piraterie et de brigandage #maritime a encore baissé en 2016, selon le rapport annuel de l’#IMB (International Maritime Bureau) qui détaille les données pour l’année écoulée.

    Le rapport : http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/files/2016-Annual-IMB-Piracy-Report.pdf

  • ماذا لو فرضت الدول العربية والخليجية خاصة “البوركيني” على الفرنسيات والاوروبيات كشرط للسباحة في شواطئها؟ ومن الذي يقف خلف “الاستفزاز″ الفرنسي للجالية الاسلامية المحافظة؟ وهل “العري” حرية شخصية و”البوركيني” خدش للحياء؟ وكيف سيستفيد المتشددون من القرار الفرنسي؟ | رأي اليوم
    http://www.raialyoum.com/?p=501725

    La question du burkini, vue du côté arabe (article publié dans un quotidien en ligne particulièrement libéral). [Merci d’avance de ne pas m’associer nécessairement à ce que je résume !]

    Titre : Que se passerait-il si des pays arabes, et du Golfe en particulier, imposaient le b urkini à des Françaises ou des Européennes comme condition pour se baigner sur leurs plages ? Que se cache-t-il derrière cette "provocation" française vis-à-vis des émigrés musulmans conservateurs ? Est-ce que la "nudité" est une liberté personnelle et le burkini une atteinte à la pudeur ? Comment les extrémistes profiteront-ils de cette décision française ?

    Résumé de quelques passages : 1) rappel des faits avec en particulier la déclaration de Valls au quotidien La provence disant que les plages et les espaces publics doivent être vides d’affirmations religieuses" 2) La position de Valls profite aux racistes politiques opposés à l’islam. 3) L’interdiction du voile et du niqab a pu être acceptée parce que ce n’est pas une obligation de l’islam, sans parler que le second peut poser un problème de sécurité. Mais l’interdiction du burkini peut être considéré comme une atteinte à la liberté individuelle posée par la Constitution française. Quel danger ferait-il poser ? 4) Dans les pays du Golfe, les Européennes peuvent nager en maillot, alors qu’on place ces pays en tête des régimes rétrogrades. "Ces décisions que reflètent des mentalités racistes sous prétexte de préserver la laïcité constituent une provocation pour plus de 6 millions de citoyens musulmans français et profitent à une minorité extrémiste qui s’oppose à l’intégration et à la coexistence, tout en appelant à la violence et au terrorisme [contre les musulmans]."5) Une association musulmane appelle les musulmanes à protester en burkini le 17 septembre. 6) Nager avec des mini maillots ou rien du tout, on considère que c’est une liberté individuelle protégée par la loi, revêtir un maillot pudique, c’est illégal et contre la laïcité. C’est de la provocation, du racisme, et cette décision, après les attentats, est une gande faute. 7) Pour les extrémistes musulmans, qui veulent diviser les Européens et les citoyens des pays européens,où ils vivent, c’est un cadeau. 8) Une décision stupide et, pour nous, elle est liée à l’existence de parties qui ne veulent pas de la stabilité, de la sécurité, de la coexistence et de l’intégration, dans les pays occidentaux en général, et en France en particulier.

    • « Que se passerait-il si des pays arabes, et du Golfe en particulier, imposaient le b urkini à des Françaises ou des Européennes comme condition pour se baigner sur leurs plages ? »
      C’est claire que dans les pays du golf les femmes étrangères ne subissent aucune loi sur leurs tenues vestimentaire. C’est quant même bien malhonnête cette phrase. Le burkini est peut être pas obligatoire, mais je voudrais bien voire ces fameuses plages publiques et top-less d’arabie sahoudite ?

    • Merci de ton résumé @gonzo - je suis d’accord avec ce que dit ce quotidien même s’il est de tendance libéral. Je ne fréquente pas beaucoup les plages malgré que j’habite en Bretagne. Si je vois 2 personnes (comme sur la photo) se baigner, je me dis qu’elles ont oublié leur palmes et tubas. Il y a quelques années, avec un pote à la plage, on a vu 3 ou 4 religieuses débarquées dans une 2 chevaux. Elles se sont baignées à moitié habillées en gardant leur voile et elles se marraient bien ; nous aussi ! L’avantage c’est qu’elles n’avaient pas besoin de crème solaire. Ou est le problème ? Passé l’été, les médias et politique trouveront autre chose pour faire le buzz. Si ces femmes restent pudiques, ce n’est pas le cas de tous ceux et celles qui en parlent à longueur d’antenne. Je ne parle pas de leur tenues vestimentaires mais de leurs avis, (les avis c’est comme les trous du cul, tout le monde en a un) dont le seul intérêt est d’être vu et entendu. Ou est la caméra ? le micro ? La #France est #raciste ! point barre.

    • Il y a quelques mois, l’assemblée nationale a abrogé la #loi du 26 brumaire de l’an IX interdisant le port du pantalon aux femmes.
      La loi du 15 mai 2004 interdit les signes religieux à l’école ; mais ce qui était visé et faisait débat était le #port_du_voile par les jeunes filles.
      Le 11 avril 2011, la loi du 20 octobre 2010 interdisant le port du #voile_intégrale entrait en vigueur.
      En juillet 2012, c’était une députée française qui créait une polémique en se présentant à l’Assemblée nationale vêtue d’une robe.
      Aujourd’hui on discute ardemment du port du #burkini par les femmes sur les plages ; les hommes politiques sont à la pointe du #débat.
      On le comprend, le #vêtement_féminin est un objet éminemment #politique. A chaque fois, ce sont des #hommes, quasi essentiellement, qui débattent à plus fin sur ce qui couvre les #corps_des_femmes.
      Et prétendre que c’est au nom de notre #émancipation que l’on veut nous interdire le port de certains vêtements est une #grosse_plaisanterie ! Car derrière le #ridicule de ce débat, c’est non seulement une #nauséabonde_campagne contre une partie du peuple français qui est orchestrée, mais aussi l’éclatant témoignage que les femmes restent les #otages des hommes, manipulées, utilisées, appropriées, #objets de leurs manœuvres politiques les plus viles.

      http://bongenre.wordpress.com/2016/08/18/pantalons-voiles-burkini
      http://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2016/08/19/pantalons-voiles-burkini

    • @Vanderling : « libéral » est à prendre au sens arabe du terme, j’aurais peut-être dû préciser : disons que c’est un canard pro-palestinien, qui défend une certaine idée de l’indépendance nationale, des idées plus très à la mode quoi ! Je le signalais pour préciser que même un journal « émancipé » comme on dirait chez nous, « moderne » pour faire trop simple, était totalement outragé par cette décision. Alors, du côté de la presse teinté d’islam pétrolier, je te laisse imaginer les réactions ! (En fait, ils sont polis avec leurs fournisseurs d’armement et ils disent à leurs laquais de journalistes dene pas en faire trop !)

  • Dans l’Est de la #RDC, le florissant « business de l’enlèvement »

    Floribert Kambale Safari a troqué sa condition d’otage pour un nouvel asservissement. Enlevé pendant trois jours par des bandits dans l’Est de la #République_démocratique_du_Congo, il devra désormais consacrer pendant huit ans l’intégralité de son maigre revenu au remboursement de la rançon ayant permis de le libérer.

    http://www.courrierinternational.com/depeche/dans-lest-de-la-rdc-le-florissant-business-de-lenlevement.afp
    #otages #enlèvements

  • Armenia: crisi degli ostaggi

    La capitale armena Yerevan vive ancora momenti di tensione dopo che ieri un gruppo di uomini armati ha fatto irruzione in una stazione di polizia prendendo in ostaggio alcune persone


    http://www.balcanicaucaso.org/aree/Armenia/Armenia-crisi-degli-ostaggi-172877
    #Arménie #otages

  • L’enquête sur la libération de deux pilotes abattus en Bosnie

    Documentaire en français !

    „ЗА ЈЕДАН ЉУДСКИ ПОЗДРАВ“ ЈЕ ДОКУМЕНТАРНИ ФИЛМ КОЈИ НИКАДА НИЈЕ ПРИКАЗАН У СРБИЈИ !!! - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=gO-wLsTc8Vs

    #Jean-Charles_Marchiani #guerre #Bosnie #otage #services #SDECE #Frédéric_Chiffot #José_Souvignet #Arcadi_Gaydamak #Jacques_Chirac #Ratko_Mladić #france

  • #Mali. “Les djihadistes sont capables de frapper partout”

    Le 11 août, un groupe djihadiste proche de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar a revendiqué la prise d’#otages perpétrée le 7 août à l’hôtel Byblos de #Sévaré (dans le centre du pays). Pour les Maliens, le combat contre les terroristes reste long et difficile.

    http://www.courrierinternational.com/article/mali-les-djihadistes-sont-capables-de-frapper-partout
    #EI #Etat_islamique #ISIS

  • Otage-Police-Piscine à 29°
    http://audioblog.arteradio.com/post/3062794/10_12__otage-police-piscine_a_29_

    Edition spéciale : C’était notre dernier otage et il est libre. Quels sont les conséquences diplomatiques de la disparition totale des otages en France ? Les violences policières racistes aux USA Des nouvelles stromboscopiques A la marche au flambeau contre le Center Park à Roybon (38) avec les zadistes Le sous commandant Marco sort de l’Union et nous parle depuis Genève (feuilleton européen). Durée : 1h04. Source : Radio Canut

  • Projet » L’Europe otage de la finance ?
    http://www.revue-projet.com/articles/2014-03-philipponnat-de-lauzun-europe-otage-de-la-finance

    Entretien – La crise financière a plongé l’Europe dans le marasme. Comment protéger l’économie (et l’argent public) des dérives de la finance ? Comment s’assurer de l’utilité des banques pour la société ? Pour en débattre, deux personnages que tout oppose. Et pourtant…

    Combien a coûté le sauvetage des banques aux contribuables européens ? Que penser de l’attitude de l’Islande qui, au contraire du Portugal, de l’Espagne ou de l’Irlande, a refusé de renflouer les créanciers de ses banques ?

    Thierry Philipponnat – On ne mesure pas encore le coût budgétaire final du sauvetage des banques, mais l’ampleur de l’engagement des finances publiques peut être appréhendée à travers quelques chiffres : 4500 milliards d’euros d’engagements autorisés par les différents États membres de l’Union européenne ; 1600 milliards d’euros de garanties effectivement émises ; 400 milliards d’euros de cash déboursés. Quand on protège le créancier au détriment du contribuable, le créancier devient paresseux. Il cesse de mesurer les risques qu’il prend en faisant crédit. Et l’épargne n’est plus allouée aux secteurs qui en ont besoin. Le cas de Dexia [qui a fait faillite en octobre 2011] est symptomatique. Les engagements de l’État belge sur cette banque atteignent 15 % du Pib belge. Est-ce acceptable ?

    « Quand on protège le créancier au détriment du contribuable, le créancier devient paresseux. » T. Philipponnat

    Pierre de Lauzun – Si la crise est née aux États-Unis, elle a pesé, globalement, bien plus par ralentissement de l’activité économique mondiale que par sauvetage direct des banques. Mais les fondements de la croissance antérieure étaient-ils solides ? La création monétaire allait bon train. En Espagne et en Irlande, la crise a interrompu une bulle immobilière. Par ailleurs, certaines banques avaient pris des risques excessifs sur des actifs toxiques américains. D’autres opéraient des OPA [offres publiques d’achat] risquées. Habités par une foi naïve dans le marché, les régulateurs non plus n’ont pas fait leur travail. Dans leur réponse à la crise, les États ont fait une bonne affaire quand, à l’instar du gouvernement américain, ils prenaient des parts au capital de banques dont l’action s’était effondrée. Dans d’autres cas, comme au Royaume-Uni ou en Irlande, l’État a pris à son compte des pertes privées (la France ne l’a pas fait). Or, s’il est légitime de garantir les dépôts des personnes privées, il est anormal de garantir le passif des banques (comme l’a fait l’Irlande). L’État n’a pas à supporter leurs pertes. L’Islande, elle, a adopté une attitude raisonnable étant donnée sa situation. Quand l’endettement atteint des proportions telles qu’il met l’avenir d’un pays en péril, le défaut de paiement est inévitable.

    « Quand l’endettement met l’avenir d’un pays en péril, le défaut de paiement est inévitable. » P. de Lauzun

    Certaines banques sont parfois qualifiées de « too big to fail », ce qui les déresponsabiliserait. La directive proposée par M. Barnier apporte-t-elle une réponse satisfaisante ?

    T. Philipponnat – Le secteur bancaire européen pèse aujourd’hui 45000 milliards d’euros, soit trois fois et demie le Pib de l’Union européenne. Entre 2001 et 2011, la taille de ce secteur a augmenté de 80 %, soit environ deux fois et demie plus vite que l’économie. D’où l’accroissement de la taille des banques. Sur les 8000 banques actives en Europe, les prêts aux entreprises non financières et aux particuliers pesaient 28 % des actifs en 2012. Sans présumer de l’utilité du reste, le premier service attendu des banques se situe bien dans ces 28 %. Or c’est au reste que l’on doit essentiellement la croissance des banques, en particulier à l’explosion du marché de produits dérivés. Sur ce marché, seules 7 % des transactions sont réalisées entre une banque et une entreprise non financière, correspondant ainsi à la couverture d’un besoin économique réel (la variation d’un taux de change, d’un taux d’intérêt…). Or ce sont les 93 % qui gonflent… Les produits dérivés connaissent une croissance cinq à dix fois supérieure à celle des activités sous-jacentes (capitalisations, actions, obligations…). Ce mouvement fragilise tout le système : un dérivé repose finalement sur la promesse d’acheter ou de vendre un actif dans l’avenir, mais quand la densité des échanges entre acteurs financiers est telle, la chute de l’un pose problème à l’ensemble. Or ce marché est un oligopole des quinze banques « systémiques ». La directive envisagée va dans le bon sens. Mais l’explosion des dérivés sape la crédibilité des mécanismes de résolution bancaire : qui peut sérieusement penser que l’on résoudra rapidement la faillite d’une banque énorme, très complexe et très interconnectée ? Pour autant, la directive proposée par M. Barnier constitue déjà un progrès significatif : elle pose les bons objectifs, il s’agit maintenant de s’en donner les moyens....

    #Europe
    #finance
    #otage
    #crise-financière
    #contribuable

    #

  • #grève_de_la_faim d’#Iraniens à #Genève :

    Parallèlement à la "2° Conférence de Genève 20 novembre 2013 , les grévistes de la faim sont déplacés. Et même, pour la troisième fois, les grévistes de la faim sont déplacés du parc Ariana vers la Plaine de Plainpalais où ils se trouvent actuellement 26 novembre 2013. La Ville de Genève leur a retiré l’autorisation qui avait été accordée le 18 novembre , sur la pression politique liée à la #conférence_sur_le_nucléaire_iranien. La présence des grévistes de la faim perturberaient soi-disant des négociations !!! Ils sont maintenant devant le palais Wilson, côté lac.

    Ils sont une douzaine à Genève comme dans sept autres villes. Ils représentent l’opposition iranienne, et appellent la communauté internationale de sauver d’urgence les sept #otages détenus en #Irak depuis l’attaque sanglante en septembre dernier, du camp de réfugiés d’Ashraf.
    Pendant la "2° Conférence de Genève 20 novembre 2013 , les grèvistes de la faim sont déplacés d’environ deux cents mètres, pour se retrouver sur le terrain du Musée Ariana, à proximité de l’ONU et presque en face de l’Ambassade de la République de Russie...

    Le Comité des familles des victimes d’#Ashraf dénonce la violation flagrante des Droits de l’homme et en particulier de la liberté d’expression. En effet, ce matin à lundi 18 novembre 2013 7h, les grèvistes de la faim iraniens ont vus leurs tentes, lits, ordinateurs, caméras, eau etc...confisqués.

    les 11 #grévistes de la faim iraniens sont dehors.

    Ces personnes jeunent depuis 79 jours sur la Place des Nations pour demander la libération de leurs proches et le respect des droits des 3’500 prisonniers du #Camp_Liberty (Anciennement #Camp_Ashraf)

    http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php?article303

    #Suisse #Iraq #Iran

  • #Norvège : Un #demandeur_d’asile tue trois personnes

    Trois personnes ont été tuées hier lors d’une prise d’#otages près de la ville d’#Ardal, à 400 kilomètres au nord-ouest d’Oslo. Selon le tabloïd, le preneur d’otages, un demandeur d’asile en provenance du #Soudan du Sud âgé de 30 ans, était censé quitter la Norvège ce jour. Les victimes, tuées à l’aide d’un couteau, sont le chauffeur du bus et deux passagers – une Norvégienne et un Suédois. La police, arrivée sur place après les pompiers, risque d’être critiquée à nouveau pour son manque de réactivité, comme elle l’a été lors du massacre de Breivik en 2011 (qui avait fait 77 victimes).

    En norvégien :
    http://www.vg.no/nyheter/innenriks/artikkel.php?artid=10144917

    http://www.courrierinternational.com/breve/2013/11/05/un-demandeur-d-asile-tue-trois-personnes

    #asile #réfugié #meurtre #débouté #renvoi

  • Otages et soldats de France en Afrique, par Philippe Leymarie - Les blogs du Diplo
    http://blog.mondediplo.net/2013-11-01-Otages-et-soldats-de-France-en-Afrique

    Le record est peu enviable : celui des prises d’#otages français en Afrique. En quinze ans, 94 captures (moins les quatre d’Areva, libérés le mardi 29 octobre), contre 48 pour l’ensemble des ressortissants d’autres pays. La #France — en dépit de la doctrine officielle de refus de s’acquitter de rançons — a la réputation, notamment en #Afrique, d’être « un #Etat qui paie ». A tous égards…

    #Armée #Coopération #État #Mali #LPM #Finance

    A propos notamment du rapport d’information du Sénat : « L’Afrique est notre chance »
    http://www.senat.fr/notice-rapport/2013/r13-104-notice.html

    Avec des « retex » (retours d’expériences) du nouveau porte-parole adjoint du ministère de la #défense, le général Bernard Barrera, ancien commandant de l’opération #Serval au Mali :

    — « La mission politique était claire. C’est un vrai régal pour un militaire : trouver et détruire les terroristes, avec acceptation des pertes, dans une campagne à risques ».
    -- « La brigade était surtout animée par un esprit de victoire. On y allait pour leur casser la figure. »
    -- « Avec tous ces gens avec leurs drapeaux français sur le bord de la route, c’était un peu la libération de la France. Ce n’était pas une guerre religieuse, une croisade ; il s’agissait de libérer un pays… ».
    -- « On a fait preuve d’imagination, en allant plus vite et plus loin qu’eux, en créant la surprise. Ce fut une très belle opération, car on ne s’est pas bridés ».
    -- « Un seul hélico fait basculer le rapport de force. La clim, le VBCI (véhicule blindé de combat de l’infanterie), avec sa tourelle puissante, ça cartonnait… ».
    -- « Le Caesar expédiait des feux une heure après son arrivée ; avec les canons, on avant de quoi mener la guerre… ».
    -- « Nous avons retrouvé des passeports égyptiens, canadiens... C’était un peu le Woodstock du terrorisme ».
    -- « En Afghanistan, on nous tirait de loin comme des lapins. Là, ils venaient sur nous, sans peur. Des rideaux qui se sacrifiaient. Ca s’est fini [parfois] à 10 m au pistolet ».
    -- « Ce n’était pas tous des chefs de guerre ou de grands combattants : beaucoup de petits mercenaires sont repartis chez eux, car ils n’étaient plus payés ni commandés… ».
    -- « On ne s’attendait pas à se retrouver face à des enfants soldats. Je ne connais pas d’exemples de soldats français ayant tiré sur un enfant soldat, mais ça s’est parfois joué à une seconde ».

    Cf. « Images propres, guerres sales » (octobre 2013 | #2013/10)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2013/10/LEYMARIE/49696