• Google aime beaucoup le #black (&)

    Nouvelle descente sur le chantier de Google à Baudour : 227 travailleurs illégaux découverts Florence Dussart - 7 Décembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/regions/hainaut/detail_exclusif-nouvelle-descente-sur-le-chantier-de-google-a-baudour-227-trava

    La justice vient à nouveau de mettre la main sur des travailleurs illégaux sur le chantier de Google à Baudour (Hainaut). 227 travailleurs n’étaient pas en ordre sur ce chantier de construction du troisième data center du géant informatique. Un chantier de 250 millions d’euros, sur lequel on a découvert ce jeudi, pour la deuxième fois en 15 jours, des travailleurs illégaux : la justice a en effet mis la main sur 105 travailleurs illégaux il y a 15 jours (des Roumains et des Bulgares). 

    Elle vient d’en surprendre 227 de plus (de toutes nationalités, mais parmi lesquels des Anglais et beaucoup de Hongrois), soit au total 331 ouvriers qui ne sont pas en ordre. Tout comme la fois passée, leur badge d’accès au chantier a été bloqué.

    Fin novembre, fait rarissime, les sociétés (anglaises) qui emploient les clandestins avaient régularisé tout le monde, en une fois, sous la pression de Google sans doute. Mais la justice l’auditeur du travail Charles-Eric Clesse va demander le paiement des lois sociales et une amende record.

    & Black : Travail au noir en Belgique

    #google #fraude #esclavage #Belgique #travailleurs_détachés #travail #dumping_social #exploitation #UE #union_européenne
    Baudour, en Belgique c’est à quelques Km du Shape, #OTAN #NATO


  • « Affirmer que l’Europe c’est la paix est une fadaise doublée d’une mystification » Olivier Delorme
    - 27 Novembre 2018 - Le Comptoir

    https://comptoir.org/2018/11/27/olivier-delorme-affirmer-que-leurope-cest-la-paix-est-une-fadaise-doublee-

    Le Comptoir : Vous vous moquez du lieu commun européiste disant que l’Europe c’est la paix… La formation de l’Union européenne n’a-t-elle pas aidé à pacifier une Europe qui a connu deux guerres mondiales et bien d’autres encore ?


    Olivier Delorme : Nullement. En réalité, la guerre est impossible en Europe dès lors que les États-Unis d’Amérique en 1945, puis l’Union soviétique en août 1949, ont acquis l’arme atomique. En effet, au mois d’avril de cette même année 1949, dix États européens de l’Ouest se sont liés au Canada et aux États-Unis par le pacte d’assistance mutuelle qu’on appelle l’Alliance atlantique, tandis que des troupes soviétiques stationnent dans la plupart des États d’Europe de l’Est qui formeront le Pacte de Varsovie en 1955. Dès lors, les deux Grands peuvent, en Europe, se jauger, se gêner, mais pas provoquer une remise en cause de l’équilibre qui dégénérerait en conflit nucléaire, puisque chacun considère son “glacis européen” comme faisant partie de ses intérêts vitaux. C’est l’équilibre de la terreur, et rien d’autre, qui assure la paix en Europe après 1945.

    Quant à la possibilité d’une guerre franco-allemande dans ce contexte géopolitique, elle relève simplement du burlesque. Les États-Unis exerçant sur l’Europe de l’Ouest une hégémonie sans partage jusqu’en 1958, il est en effet extravagant d’imaginer que des États qui dépendent entièrement d’eux pour leur sécurité et beaucoup pour leur approvisionnement et leur reconstruction (plan Marshall), qui abritent en outre sur leur territoire des bases américaines, puissent entrer en guerre les uns contre les autres. Enfin, lorsque la France quitte l’organisation militaire intégrée de l’Alliance atlantique (1966), c’est que sa force de dissuasion nucléaire est devenue opérationnelle : aucune agression directe contre elle de la part d’une puissance non nucléaire n’est donc plus envisageable. Dans ces conditions, affirmer que “l’Europe c’est la paix” est une fadaise doublée d’une mystification.

    La réalité, c’est que ce qu’on appelle la “construction européenne” et c’est une construction américaine de guerre froide : il ne s’est jamais agi que d’organiser économiquement la partie de l’Europe sous hégémonie américaine. On sait aujourd’hui que les services spéciaux américains ont abondamment financé les mouvements paneuropéens, et que la plupart des “Pères de l’Europe” ont été ce que les archives de la CIA désignent comme des hired hands ou mains louées, ce que je propose, dans ces 30 bonnes raisons pour sortir de l’Europe, de traduire par mercenaires ou domestiques appointés. D’ailleurs, nombre de ces Pères ont aussi eu une carrière à l’OTAN et/ou une retraite dorée dans des multinationales américaines.

    Quant à la pacification des relations entre les deux blocs de la guerre froide, elle n’a elle non plus strictement rien eu à voir avec la “construction européenne”. Elle s’est faite d’abord à l’initiative du général de Gaulle, qui parlait volontiers d’Europe de l’Atlantique à l’Oural, c’est-à-dire sans aucun rapport avec l’Europe américaine de Monnet et de ses compères, et pour partie en réaction à l’échec du seul plan européen qui n’a pas été inspiré ou patronné par les Américains (Plan Fouchet, 1961-1962) et que, pour cette raison, les partenaires d’alors de la Communauté économique européenne (CEE) ont fait capoter. De même, l’autre politique de détente européenne a été initiée par un autre État-nation du continent, et de nouveau hors du cadre de la CEE. C’est l’Ostpolitik de l’Allemand Willy Brandt, qui répond d’abord à des impératifs nationaux allemands. Les États-nations ont donc joué, dans la pacification de l’Europe, un rôle bien plus actif que la “construction européenne”.

    Ajoutons encore que, à Chypre, l’Union européenne (UE) n’a fait qu’entériner l’occupation et la colonisation illégale (depuis 1974) de 37 % d’un État qui en est devenu membre en 2004 (la République de Chypre) par un État candidat à l’Union (la Turquie) : situation parfaitement ubuesque ! Et l’UE n’a jamais sérieusement tenté quoi que ce soit, ni exercé la moindre pression significative sur la Turquie, afin de dégager une solution politique à ce conflit. Elle n’a pas davantage manifesté la moindre solidarité aux Chypriotes qui, depuis plusieurs mois, doivent faire face à des intimidations de la marine de guerre turque destinées à empêcher la mise en valeur de gisements gaziers situés dans la zone économique exclusive de la République de Chypre.


    De même l’UE n’a-t-elle jamais rien tenté de sérieux pour obtenir de la Turquie – qu’elle finance pourtant largement au titre de la pré-adhésion et, plus récemment, à celui du chantage aux migrants – qu’elle mette fin à ses innombrables violations des espaces maritime et aérien grecs, c’est-à-dire à la violation des frontières de l’Union ! Et lorsque, en 1996, la Turquie occupe les îlots grecs d’Imia (de nouveau menacés le printemps dernier), conduisant les deux pays au bord du conflit (trois morts dans le crash d’un hélicoptère grec), la Commission et le Conseil se taisent. Seul le Parlement vote une résolution, sans la moindre conséquence pratique, réaffirmant les droits souverains de la Grèce et invitant le Conseil à « prendre les mesures qui s’imposent pour améliorer les relations entre la Grèce et la Turquie ». Ce qu’il ne fera pas. C’est finalement une médiation américaine qui rétablira le statu quo.

    Or, la permanence de la menace turque, qui a connu un regain ces derniers temps sans plus de réaction de l’UE, contraint la Grèce à soutenir un effort militaire disproportionné : elle est le pays de l’OTAN qui consacre, après les États-Unis, la part la plus importante de son PIB aux dépenses militaires. Et cet effort a largement contribué à la “construction” de la fameuse dette grecque, tout en enrichissant les industries de défense allemande et française, dont la Grèce figure régulièrement parmi les clients les plus importants.

    Enfin, ce qu’on appelait alors les “Communautés européennes” a joué un rôle singulièrement toxique dans le déclenchement des guerres de sécession yougoslaves, et fait la démonstration que la prétendue solidarité européenne ne pèse rien dès que des intérêts nationaux puissants sont en jeu. En effet, si le 16 décembre 1991 le Conseil européen fixait à l’unanimité les critères de reconnaissance des indépendances slovène et croate et chargeait une commission d’arbitrage de les apprécier, l’Allemagne puis l’Autriche, soucieuses de se reconstituer un espace d’influence plus ou moins exclusive sur d’anciennes terres austro-hongroises devenues yougoslaves en 1918, violaient la décision du Conseil dès le 23 décembre, mettant ainsi le feu aux poudres. De même, les décisions européennes, comme je l’explique dans le troisième tome de La Grèce et les Balkans (Gallimard, 2013) contribuèrent-elles largement au déclenchement des hostilités intercommunautaires en Bosnie-Herzégovine. Donc non seulement la “construction européenne” n’a pas créé les conditions de la paix en Europe, mais elle s’est montrée incapable de contribuer à la maintenir.

    On parle beaucoup de “faire l’Europe”, et les euro-libéraux mettent en avant qu’il s’agit de la seule façon de s’opposer aux grandes nations comme les USA, la Chine ou la Russie. Mais n’est-ce pas contradictoire avec l’implication grandissante de l’OTAN au sein de l’UE ? Quels sont d’ailleurs ces liens avec cette organisation issue de la Guerre froide ?
    OTAN et UE ont une même origine – la Guerre froide – et un même but : l’intégration entre les deux rives de l’Atlantique. Comme l’ont de nouveau montré la rage de la Commission européenne à négocier le TAFTA dans la plus totale opacité, de manière à cacher la réalité à des opinions européennes largement hostiles à cet accord, et sa volonté de contourner les parlements nationaux dans la ratification du CETA.

    Si l’on examine la chronologie, la création en 1952 de la première Communauté européenne, celle du charbon et de l’acier (CECA), conçue par Monnet, agent d’influence américain – stipendié ou non peu importe – est suivie de peu par la substitution1, dans les importations des pays de cette CECA, du charbon américain en surproduction au charbon polonais, de bien meilleure qualité mais se trouvant dans une Europe avec laquelle les États-Unis veulent que les échanges commerciaux cessent. Puis les États-Unis accordent à la CECA, dès 1953, un prêt dont la contrepartie est l’augmentation des achats de leur charbon au coût minoré par des subventions au fret. Au final, la CECA a permis aux États-Unis d’exporter en Europe leur surproduction, ce qui conduit, à terme, à la fermeture des mines des États membres de la CECA eux-mêmes.

    Ajoutons que le premier ambassadeur américain près la CECA, nommé à la demande pressante de Monnet, est David Bruce, qui fut chef de la branche européenne de l’OSS (l’ancêtre de la CIA) puis un très interventionniste ambassadeur en France (1949–1952) ; il le sera ensuite en Allemagne (1957-1959) et au Royaume-Uni (1961-1969). Bruce sera également chargé de pousser à la constitution de la Communauté européenne de défense (CED), destinée à répondre aux exigences américaines d’un réarmement allemand après le début de la guerre de Corée (juin 1950). Car les États-Unis devant envoyer des troupes en Corée, ils demandent aux Européens de participer davantage à leur propre défense (ça ne date pas de Trump !). La CED est imaginée de nouveau par Monnet (ou par ceux qui lui soufflent ses idées) pour neutraliser les oppositions en Europe à la renaissance d’une armée allemande cinq ans après la fin du second conflit mondial, et le gouvernement français de René Pleven la fait sienne (octobre 1950). Le traité est signé en mai 1952, mais l’opposition des gaullistes et des communistes fera échouer sa ratification au Parlement français en août 1954.
    Parallèlement, en février 1952, la conférence de Lisbonne des États membres de l’Alliance atlantique adopte le rapport d’un comité de sages – dont Monnet, l’indispensable bonne à tout faire des Américains, est bien sûr l’un des membres – qui crée une organisation militaire intégrée, l’OTAN, destinée à placer sous commandement américain l’armée dite européenne (CED) qui n’a d’autre fonction que d’être une troupe de supplétifs. Enfin, on confie aussi à Bruce la tâche de promouvoir la création d’un organe politique européen unique. Moins d’un an après la mort de la CED, se réunit la conférence de Messine (juin 1955) qui lance la négociation sur les traités de Rome signés le 25 mars 1957. Et le 16 mai suivant, le Belge Paul-Henri Spaak, qui a été le principal artisan de ces traités, devient le 2e secrétaire général de l’OTAN, poste dans lequel un autre des “pères-signataires” de Rome en 1957, le Néerlandais Joseph Luns, sera le recordman de durée (1971-1984). OTAN et “construction européenne” sont intimement liées : elles ont toujours été les deux faces d’une même monnaie !
    Et la “défense européenne”, aujourd’hui comme au temps de la CED, n’a jamais été qu’un leurre. Lors de la négociation du traité de Maastricht, il s’est rapidement avéré que la plupart des États ne pouvaient concevoir que le “pilier” de défense et de sécurité commune fût autre chose que l’OTAN. On y a mis les formes parce que la France n’avait pas encore liquidé l’héritage gaullien, mais la réintégration de celle-ci dans cette organisation militaire sous commandement américain, ébauchée par Chirac, conclue par Sarkozy et ratifiée (malgré des engagements contraires) par Hollande, rend inutiles les circonlocutions d’autrefois. Ce n’est pas tant qu’il y ait une “implication grandissante” de l’OTAN dans l’UE, c’est juste qu’on dissimule moins une réalité consubstantielle à la “construction européenne”.
    Par ailleurs, pour les États de l’Europe anciennement sous hégémonie soviétique, l’intégration à l’UE a été l’antichambre de l’intégration à l’OTAN (raison pour laquelle Moscou a réagi si vigoureusement lors de l’association de l’Ukraine à l’UE). Et j’oserais dire que, pour eux, l’appartenance à l’OTAN est beaucoup plus importante que leur appartenance à l’UE.


    Mais ce qui est aujourd’hui le plus drôle, c’est que les orientations de la nouvelle administration américaine viennent troubler ce très vieux jeu. Parce que la monnaie européenne, largement sous-évaluée pour les fondamentaux de l’économie allemande (et largement surévaluée pour la plupart des économies de la zone que cette monnaie étouffe), est devenue un redoutable instrument de dumping au service des exportations allemandes, Trump range désormais l’UE parmi les ennemis des États-Unis et remet en cause le libre-échange avec cet espace. Alors qu’on sait que, par le passé, les États-Unis ont été à la fois les moteurs du libre-échange (qui est toujours la loi du plus fort… mais les États-Unis n’étant plus aujourd’hui les plus forts, ils n’y ont plus intérêt) comme de la monnaie unique. L’ouverture des archives américaines a ainsi révélé un mémorandum de la section Europe du département d’État américain, en date du 11 juin 1965, dans lequel Robert Marjolin, l’ombre de Monnet et vice-président de la Commission (1958-1967), se voyait prescrire « de poursuivre l’union monétaire à la dérobée (ou en rusant), jusqu’au moment où ‘l’adoption de ces propositions serait devenue pratiquement inéluctable »²… Ceci est à mettre en parallèle avec la décision du sommet européen de La Haye, en décembre 1969, de confier à une commission présidée par le Luxembourgeois Pierre Werner l’élaboration du premier projet (rapport remis en octobre 1970) d’union économique et monétaire.

    Par ailleurs, le même Trump n’a plus de mots assez durs pour l’OTAN qui, à ses yeux, coûte trop cher aux Américains. D’autant que ses relations avec Poutine semblent indiquer qu’il souhaite sortir de l’actuel remake de Guerre froide. On oublie souvent, en Europe, que le principe fondamental de la diplomatie américaine, depuis l’indépendance jusqu’en 1948, a été le refus des alliances permanentes. Ce n’est que le contexte de la Guerre froide qui a justifié le vote au Congrès de la résolution Vandenberg autorisant le président des États-Unis à conclure des alliances en temps de paix. Trump entend-il refermer ce qui pourrait n’avoir été qu’une parenthèse de soixante-dix ans ?

    Hostilité à l’UE et désintérêt pour l’OTAN – deux créations états-uniennes –, c’est en tout cas ce qui cause aujourd’hui une forme d’affolement chez beaucoup de dirigeants européens et dans la nomenklatura de l’UE : comment des marionnettes pourront-elles vivre sans leur marionnettiste ?

    Vous plaidez pour l’indépendance de la France, mais la France n’est-elle pas trop petite pour s’imposer sur la scène internationale ?
    Non. Hier comme aujourd’hui, la question de la taille est une fausse question. Je ne vais pas vous faire la liste de tous les Empires, colosses aux pieds d’argile – jusqu’à l’URSS –, qui ont péri non en dépit mais, en tout ou partie, à cause de leur taille et de leur hétérogénéité. Ni la liste des petits États qui ont profondément marqué l’histoire de l’humanité – les cités grecques plus que l’immense Empire perse – ou le monde contemporain, quoi qu’on pense par ailleurs de leur action – Israël, par exemple. Le petit Uruguay est aujourd’hui un laboratoire politique, économique et social qui a engrangé bien plus de réussites que ses deux voisins géants, l’Argentine et le Brésil.

    Un État n’est pas fort parce que son territoire est étendu ou sa population nombreuse. Il est fort parce que s’y exprime une volonté d’exister et de se projeter dans l’avenir en tant que peuple, une conscience d’avoir des intérêts communs, de former une communauté qui se traduit en volonté politique.

    L’UE n’est pas une volonté – parce les Européens ne forment pas et ne formeront pas un peuple, en tout cas pas avant très longtemps. Elle n’est pas davantage une addition de volontés. Parce que ses États membres, et les peuples dont ils sont l’expression, n’ont ni les mêmes intérêts, ni la même vision du monde, ni la même conception de leur rôle dans ce monde, ni le même mode de vie, etc. L’UE n’est jamais que la soustraction de vingt-huit ou vingt-sept objections à chaque décision qu’elle doit prendre, et chaque décision n’est, au final, que le plus petit commun dénominateur entre vingt-sept ou vingt-huit intérêts divergents. Un plus petit commun dénominateur qu’il faut à chaque fois négocier âprement pendant que passent les trains de l’histoire. On ne joue aucun rôle, on ne pèse rien quand on est un plus petit commun dénominateur : on ne fait que subir la volonté de ceux qui ont le courage de l’exprimer.


    En réalité, l’UE n’est que l’expression de vingt-sept lâchetés, de vingt-sept renoncements à exister par soi-même ; l’UE ne peut-être qu’un monstre mou, un géant aboulique et privé d’agilité. Aujourd’hui comme hier, et peut-être plus qu’hier, mieux vaut être une puissance moyenne, agile, qui sait ce qu’elle veut et coopère tous azimuts avec d’autres, sur la base de l’égalité et des avantages mutuels, plutôt qu’une partie impuissante d’un Empire impotent – plutôt le roseau que le chêne, pour paraphraser La Fontaine.

    Par ailleurs, que dire d’un pays comme la Belgique, morcelée de l’intérieur et de faible envergure tant du point de vue géographique et militaire que du point de vue démographique ? Pablo Iglesias pour les mêmes raisons refuse d’envisager une sortie de l’UE. La sortie n’est-elle pas l’apanage des nations privilégiées ?
    Comme je l’ai dit plus haut, la question n’est pas la taille mais la volonté de faire communauté politique. Il y a, je crois, 193 États membres de l’ONU, c’est-à-dire qu’il n’y a jamais eu autant d’États sur notre planète, et des États de toutes tailles. Prétendre donc que le temps des États nationaux serait révolu est une baliverne : nous vivons précisément le triomphe des États nationaux, indépendamment de leur taille, du niveau de leur PIB ou de l’importance de leur population.

    En revanche, plus vous éloignez le citoyen des centres réels de décision, plus vous soustrayez le pouvoir réel à tout contrôle démocratique réel, plus vous décrédibilisez à la fois la démocratie et l’État national. Mais, contrairement au plan des eurolâtres, cette décrédibilisation ne se traduit pas par une demande de “plus d’Europe”, elle produit un repli vers l’infranational. Puisqu’on sait que l’État national ne protège plus et que l’Europe ne protège pas, on se replie vers des identités – réelles ou fantasmées – culturelles, linguistiques, religieuses… dont on attend une autre forme de protection. Et ce phénomène est particulièrement sensible dans certains États de formation récente ou fragiles du fait de régionalismes forts comme la Belgique, l’Espagne ou l’Italie.

    Quant aux responsables politiques de gauche dite radicale ou populiste, leur pusillanimité à l’égard de la question européenne tient à mon avis à deux méprises qui risquent d’être mortelles pour eux. Ils pensent qu’on ne peut pas gagner une élection en expliquant pourquoi la sortie de l’UE est indispensable à la reconstruction de la démocratie et de l’État social. Mais lors du référendum grec de 2015, on a pilonné les Grecs, du soir au matin et du matin au soir, avec une propagande extravagante professant que s’ils votaient “non”, la Grèce serait expulsée de l’euro et de l’Union. Et les Grecs ont pourtant voté “non” à 61,31 %, avec une participation de 62,5 %. Ils n’étaient certes pas tous pour la sortie, mais ils en ont tous pris le risque. Puis il y a eu le Brexit. De même, les calamiteux taux de participation aux élections européennes (on a atteint 13 % en Slovaquie en 2014, et péniblement 43 % dans l’ensemble des pays, seulement parce que certains pratiquent le vote obligatoire) sont un excellent indicateur de l’absence totale d’adhésion populaire à ce projet. Et on va probablement voir, au printemps prochain, un affaissement supplémentaire de la participation conjugué à des gains substantiels pour les partis plus ou moins hostiles à l’UE – avec à la clé un parlement probablement très différent de l’actuel et une Commission où siégeront sans doute un nombre non négligeable d’eurosceptiques plus ou moins déterminés.

    La deuxième raison, c’est qu’à gauche on continue à s’aveugler sur la nature intrinsèque, c’est-à-dire non réformable, de l’UE. Autrement dit à prendre les vessies ordolibérales et libre-échangistes de l’UE pour les lanternes de l’internationalisme.


    La France forme-t-elle vraiment un couple avec l’Allemagne ? De l’extérieur, on a plutôt l’impression d’un maître et son valet suivant à la lettre ses demandes…
    Cette histoire de “couple franco-allemand” relève de la mystification. Comme toute relation bilatérale, celle de la France et de l’Allemagne est fondée sur un rapport de force et connaît des hauts et des bas – plus de bas que de hauts si on fait le compte avec un minimum de bonne foi.
    La fable du couple commencerait avec le tant célébré traité franco-allemand de 1963. Initiative française prise en réponse à l’échec du Plan Fouchet dont j’ai parlé plus haut, ce traité est signé par le chancelier Adenauer. Mais il déchaîne, au sein de son gouvernement comme au Bundestag, une telle opposition haineuse qu’Adenauer fut obligé de s’engager à démissionner pour obtenir sa ratification et que le Bundestag lui ajouta – cas unique dans l’histoire diplomatique –, un préambule interprétatif unilatéral – en partie rédigé par l’inévitable Monnet ! – qui… vidait le texte de son contenu politique en précisant que les liens de la RFA avec les États-Unis primeraient toujours ses engagements envers la France. Là-dessus, Ludwig Erhard remplaça Adenauer à la chancellerie : il était l’homme des Anglo-Américains depuis 1947, et sans doute le politique allemand le plus francophobe de son temps. Sacré mariage !

    Le seul véritable couple fut celui d’Helmut Schmidt et Valéry Giscard d’Estaing (1974-1981). On sait combien Mitterrand vécut mal la réunification à marche forcée imposée par Kohl et sa politique yougoslave à l’opposé de ce que voulait la France. Puis vint le temps – bientôt un quart de siècle – où la France, prisonnière du piège mortel de l’euro, se trouve confrontée aux perpétuelles injonctions allemandes à faire les “réformes nécessaires” pour satisfaire à des règles toujours plus imbéciles et contraignantes d’une monnaie unique absurde. Vingt-cinq ans durant lesquels les gouvernements français – pour préserver le “couple” et par délire eurolâtre – ont renoncé à défendre les intérêts de la France face au gouvernement d’un pays, l’Allemagne, qui mène une politique économique et monétaire dictée par ses seuls intérêts : si couple il y a, il n’est plus que celui du patron et de son larbin.

    Vous parlez de l’influence ordolibérale sur la volonté de soustraire des décisions politiques (liées à des élections) les enjeux économiques. Antonin Cohen qui retrace les liens entre Vichy et la communauté européenne rappelle que la déclaration de Schuman de 1950 visait précisément à promouvoir l’avènement d’une technocratie économique – une déclaration qui rappelle les théories d’inspiration technocratique des années 1930. D’où vient cette méfiance profonde pour la politique et la démocratie sous toutes ses formes ?


    Si on lit Monnet, que de Gaulle définit comme l’inspirateur de toute cette “construction”, ce qui frappe c’est la méfiance qu’il a pour les peuples. En la résumant avec à peine d’exagération pédagogique, la doctrine Monnet c’est : les peuples sont bêtes et donc inclinés à faire des bêtises ; notre rôle, à nous gens raisonnables et sachants, est de les empêcher d’en faire. En conséquence et dès l’origine, le principe central de la “construction européenne” consiste à dessaisir les instances démocratiques des leviers essentiels pour remettre ceux-ci entre les mains de sages qui savent mieux que les peuples ce qui est bon pour eux.

    C’est aussi vieux que la politique ! Lorsque Hérodote, au Ve siècle avant notre ère, fait dialoguer trois hiérarques perses sur le meilleur régime politique, il met les mots suivants dans la bouche de celui qui défend l’oligarchie : « choisissons un groupe d’hommes parmi les meilleurs, et investissons-les du pouvoir ; car, certes, nous serons nous-mêmes de leur nombre, et il est dans l’ordre de la vraisemblance que les hommes les meilleurs prennent les meilleures décisions ». Monnet ET la “construction européenne” sont tout entiers là-dedans.

    Car en dépit de ce que serinent certains, l’Europe n’est pas une “belle idée” détournée de ses fins initiales. Le projet européen vise, dès l’origine et intrinsèquement, à placer en surplomb des démocraties nationales une oligarchie qui vide ces dernières de tout contenu, qui les réduit à des formes creuses, à un rite électoral sans signification puisque ce qui est en jeu n’est plus que de désigner celui qui conduira, dans son pays, la politique unique déterminée dans le sein de l’oligarchie européenne à partir des principes qu’elle a fait graver dans le marbre des traités.

    En outre, l’échec de la CED convainc Monnet que, pour parvenir au but, il faut que les peuples l’ignorent. Il convient donc, plutôt que de présenter un projet fédéral condamné à l’échec, d’empiler les faits accomplis d’apparence technique qui, à terme, rendront inéluctable la réalisation de l’objectif politique. La “méthode européenne” n’a jamais consisté qu’à accumuler les micro coups d’État technocratiques, invisibles sur le moment, qui dessèchent les démocraties nationales de l’intérieur, les privant d’efficacité et de crédibilité. Si l’on refuse de voir ces réalités, on se réduit à l’impuissance face au Moloch européen.


    Alors oui, l’illusion technocratique est au cœur de l’histoire du XXe siècle : les tyrannies totalitaires comme les démocraties nationales d’après-guerre qui ont cherché à concilier démocratie, efficacité et justice partagent ce goût des “experts”. Mais, dans le cas européen, la technocratie est un instrument au service d’un projet oligarchique.

    Ainsi voit-on en Grèce et en Italie, en novembre 2011, à moins d’une semaine d’intervalle, l’UE combiner, et en réalité imposer, le remplacement de deux chefs de gouvernement issus d’élections, un social-démocrate et un conservateur (Papandréou et Berlusconi), par deux technocrates sans la moindre légitimité démocratique : Papadimos, ex-banquier central grec et ex-vice-président de la Banque centrale européenne, et Monti, ex-professeur en économie et management et ex-commissaire européen, tous deux membres de haut niveau de la nomenklatura technocratique européenne. Et l’on voit aujourd’hui en France un gouvernement qui est à la fois le plus technocratique, le plus autoritaire et le plus méprisant pour les droits du Parlement qu’il entend réduire, en même temps qu’il est le plus européen. Exemple qui, pas plus que les deux autres, ne doit rien au hasard mais doit tout à la réalité du projet européen.

    Notes :
    1 Voir Régine Perron, Le Marché du charbon, en enjeu entre l’Europe et les États-Unis de 1945 à 1958 (Publications de la Sorbonne, 2014).
    2 « The State Department also played a role. A memo from the European section, dated June 11, 1965, advises the vice-president of the European Economic Community, Robert Marjolin, to pursue monetary union by stealth. It recommends suppressing debate until the point at which “adoption of such proposals would become virtually inescapable“. » Ambrose Evans-Pritchard, « Euro-federalists financed by US spy chiefs », The Telegraph (19 septembre 2000).

    #UE #Union_européenne #Communautés_européennes #nomenklatura #guerre #Paix #Allemagne #Belgique #Chypre #France #Italie #Turquie #Yougoslavie #construction_européenne #OTAN #TAFTA #CETA #CECA #BREXIT


  • Moscow & NATO Playing a ’Dangerous Tit-For-Tat Game’ in the Ukraine
    https://therealnews.com/stories/moscow-nato-playing-a-dangerous-tit-for-tat-game-in-the-ukraine

    I keep asking myself, if Americans really were asked to fulfill Article 5 of the NATO treaty for a place like Tbilisi, or even a place like Riga, or any of those countries we’ve now expanded NATO into or proposed expanding NATO into, like Ukraine, what would Americans say when they were told that full conscription was in process, full mobilization was in process, war taxes are going to be levied, and we’re going to war for a city you can’t even pronounce and couldn’t find on a map? That’s what we’re talking about. And oh, by the way, Russia is generally speaking cheek and jowl with that city, whereas we’re ten thousand miles away.

    #OTAN #Russie


  • Baudour : de nombreuses infractions en matière de dumping social à nouveau constatées sur le chantier Google
    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_baudour-de-nombreuses-infractions-en-matiere-de-dumping-social-a-nouveau

    Lors d’une deuxième opération menée sur le chantier Google à Baudour, l’ Auditorat du travail du Hainaut a constaté de nombreuses infractions dans le domaine du dumping social . Des badges d’accès ont été bloqués.

    L’opération menée entre 7h30 et 22h30 sur le site Google a révélé plusieurs infractions sociales. L’action a mobilisé 23 inspecteurs spécialisés en dumping, venus de toute la Belgique, trois policiers et dix interprètes en langues bulgare et roumaine.

    Au terme de l’opération, l’Auditorat du travail a apposé des scellés virtuels, en bloquant des badges d’accès de 105 travailleurs qui ont donc été interdits de chantier. Vingt-neuf de ces travailleurs ont produit de faux documents de détachement « A1 » et ces faux ont été confirmés par la Bulgarie. Septante-six autres travailleurs roumains n’avaient pas de document de détachement « A1 » malgré un premier contrôle organisé précédemment qui avait déjà mis le même problème en évidence.

    Selon l’Auditorat, ces travailleurs seraient en outre de faux indépendants. « Ils ne savent pas tous sous quel statut ils travaillent », a expliqué Charles-Eric Clesse, auditeur du travail. « Certains disent qu’ils reçoivent des ordres, d’autres ne savent pas s’ils sont indépendants ou salariés. »

    Une première intervention de l’Auditorat du travail menée il y a trois semaines sur ce même chantier à Baudour avait notamment débouché sur plusieurs auditions d’employeurs roumains et bulgares.

    #google #fraude #esclavage #Belgique #travailleurs_détachés #travail #dumping_social


  • Les Grecs manifestent à Athènes pour l’anniversaire du soulèvement de 1973 afp/puga - 17 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10002507-les-grecs-manifestent-a-athenes-pour-l-anniversaire-du-soulevement-de-1

    Au moins 12’000 Grecs ont manifesté samedi à Athènes à l’occasion du 45e anniversaire de l’insurrection estudiantine de 1973, réprimée dans le sang par le régime des colonels soutenu par les Etats-Unis, selon les chiffres de la police.

    On pouvait voir des pancartes dénonçant l’impérialisme, l’Otan, les guerres menées par les Etats-Unis ainsi que l’austérité.

    La manifestation s’est déroulée sous haute surveillance policière, plus de 5000 agents ayant été déployés dans le centre d’Athènes.

    Incidents mineurs
    Après le défilé, des incidents mineurs ont éclaté lorsqu’un petit groupe d’anarchistes a lancé des bombes incendiaires sur le quartier général de la police.

    Celle-ci a riposté avec des grenades assourdissantes pour les disperser tandis que des dizaines de jeunes ont érigé des barricades dans le quartier d’Exarchia et lancé des bombes incendiaires depuis le bâtiment de l’Université polytechnique, d’où était parti en 1973 le soulèvement contre le régime des colonels.

    Le Premier ministre Alexis Tsipras a salué la commémoration et appelé à « de nouveaux combats » contre le fascisme, l’extrême droite et « l’absolutisme néo-libéral ».

    Répression violente
    Au moins 24 personnes avaient été tuées en 1973 lors de la répression par l’armée du soulèvement des étudiants, un évènement considéré comme un épisode ayant contribué à la fin du régime des colonels un an plus tard en 1974.

    #Grèce #USA #dictature #OTAN


  • Uranio impoverito, la storia infinita

    Il caso «Sindrome dei Balcani» scoppia dodici anni fa. Cominciano ad ammalarsi o a morire di cancro militari italiani di ritorno dalle missioni nei Balcani. Responsabili sarebbero i bombardamenti della Nato del 1995 e 1999 su Bosnia Erzegovina, Serbia e Kosovo, con proiettili all’uranio impoverito. Cosa sta accadendo oggi in Italia e oltre Adriatico?

    Nel 2001 scoppia il caso “Sindrome nei Balcani”, con l’emergere dei primi casi di militari italiani ammalatisi o deceduti al rientro dalle missioni in Bosnia Erzegovina e Kosovo. Due paesi che erano stati bombardati dalla Nato, nel 1995 e nel 1999, con proiettili all’uranio impoverito (DU). Da allora è una battaglia: tra chi nega l’esistenza di una correlazione tra esposizione al DU e malattia, e chi sostiene il contrario con numeri di morti e malati alla mano e sentenze di condanna a carico del ministero della Difesa.

    L’uranio impoverito (#Depleted_Uranium) deriva da materiale di scarto delle centrali nucleari e viene usato per fini bellici per il suo alto peso specifico e la sua capacità di perforazione. Quando un proiettile al DU colpisce un bunker o un carro armato, vi entra senza incontrare alcuna resistenza e alla sua esplosione ad altissima temperatura rilascia nell’ambiente nano-particelle di metalli pesanti. Ad oggi, viene confermato dalla ricerca scientifica che questi proiettili sono pericolosi sia per la radioattività emanata sia per la polvere tossica che rilasciano nell’ambiente. Una “neverending story” anche per i cittadini di Bosnia, Serbia e Kosovo: nonostante il grande battage mediatico, poco si è fatto per analizzare in maniera approfondita le conseguenze di quei bombardamenti.

    Battaglia giuridica e politica

    Una sentenza dello scorso 18 marzo, emessa dalla Corte dei Conti della Regione Lazio, accoglie il ricorso presentato da un militare ammalatosi di tumore, al quale il ministero della Difesa aveva rigettato la richiesta di pensione privilegiata. Il ministero della Difesa ha rifiutato la richiesta in base al parere negativo del Comitato di verifica per le cause di servizio che ha definito la malattia del militare di tipo ereditario e non dipendente dal servizio svolto nei Balcani. Dalla sentenza della Corte laziale emergono invece due fatti: la diagnosi del Comitato è errata e la malattia è correlata alle condizioni ambientali in cui è stato prestato il servizio in Kosovo.

    Il Caporal Maggiore dell’esercito italiano, recita il testo della sentenza, “(...) aveva soggiornato presso la base militare italiana vicino a Peć/Peja e aveva svolto attività di piantonamento (...), in ambiente esterno sottoposto a intemperie e devastato dai bombardamenti; (...), aveva svolto altri servizi tra cui quello di pulizia della zona antistante la caserma, sistemazione dei magazzini, scorta al personale civile, servizi di pattugliamento consistenti in perlustrazione del territorio con mezzi militari”. Al rientro dal Kosovo il militare viene ricoverato a Milano, poi messo in congedo illimitato e ricoverato in altro centro clinico: gli viene riscontrata una linfadenopatia in diverse parti del corpo e un adenocarcinoma intestinale.

    Diverse perizie medico legali nominate nella sentenza, attestano che nei tessuti neoplasici del militare sono state trovate molte nano-particelle “estranee al tessuto biologico, che quindi testimoniano un’esposizione a contaminazione ambientale”. Tra le numerose sentenze vinte dall’avvocato Tartaglia, legale dell’Osservatorio Militare, questa è la prima che mette in correlazione la malattia ai pasti consumati nelle cucine delle mense sottoufficiali.

    “Dagli atti risulta che tutti gli alimenti distribuiti alla mensa e allo spaccio della base ove prestava servizio il ricorrente, compresa l’acqua utilizzata sia per l’alimentazione sia per l’igiene personale, erano oggetto di approvvigionamento in loco, e che era stato consentito ai militari di acquistare autonomamente carne macellata e verdure coltivate in loco” e dunque “quei luoghi dichiaratamente inquinati da DU e dalle sue micro polveri sono da porsi in rapporto etiologico con l’insorgenza della neoplasia”. Un dato certo è che la zona del Kosovo posta sotto protezione del contingente italiano è quella che nel 1999 fu più bombardata (fonte Nato/Kfor): 50 siti per un totale di 17.237 proiettili.

    “Sono 307 i militari morti e oltre 3.700 i malati, per quanto riguarda i dati di cui siamo in possesso” ha dichiarato Domenico Leggiero - portavoce dell’Osservatorio Militare - a Osservatorio Balcani e Caucaso (Obc), raccontando di tutti i recenti sforzi per ottenere risposte dalle rappresentanze politiche ai diversi problemi irrisolti. Il 9 maggio, Leggiero ha incontrato un gruppo di deputati e senatori del Movimento 5 Stelle e il 3 giugno è stato il turno dell’incontro della delegazione formata da Leggiero, familiari di militari deceduti e militari ammalati con Domenico Rossi, indicato da Scelta Civica quale parlamentare di riferimento per la questione uranio impoverito. Incontri importanti, dice Leggiero: “Perché per la prima volta abbiamo avuto incontri ufficiali con forze politiche che hanno deciso di affrontare a fondo la questione e proposto una strategia per chiarire definitivamente il nesso tra le malattie e il DU, oltre a lavorare su normative apposite per sostenere i malati dal punto di vista dell’assistenza sanitaria ed economica”.

    L’intento degli incontri è anche risollevare l’attenzione dell’opinione pubblica sulla «Sindrome dei Balcani» che, secondo i dati dell’Osservatorio, continua a mietere vittime. Per questo, lo scorso 5 giugno, davanti a Montecitorio, hanno manifestato quasi duecento persone tra militari ed ex-militari ammalati, familiari e rappresentanti di associazioni. Racconta Leggiero a Obc: “Un pomeriggio intenso. Abbiamo proiettato video del Pentagono, fatto conoscere al pubblico le sentenze e distribuito documenti sul tema DU, resi pubblici in tutto il mondo eccetto che in Italia". Aggiunge inoltre che non hanno ancora ottenuto l’incontro richiesto con la presidente della Camera, Laura Boldrini, e non hanno ottenuto risposta da PD, Pdl e Fratelli d’Italia. Ma Scelta Civica e Movimento 5 Stelle hanno assicurato che si terrà presto una seduta ad hoc in Commissione difesa. Presenti Il deputato Domenico Rossi che ha ribadito il forte impegno personale e di Scelta Civica «per sciogliere i nodi fondamentali di questa vicenda», ma anche il deputato Matteo Dell’Osso del M5S, membro della Commissione affari sociali che ha incontrato alcune vittime del DU o loro familiari.

    Concludeva in maniera netta il testo del comunicato stampa dell’iniziativa: “I loro diritti sono affidati alla magistratura e sono 17 le sentenze di condanna per l’amministrazione della Difesa in vari ordini di giudizio. Tar, tribunali civili, corte dei conti di varie zone d’Italia indicano l’uranio come colpevole delle malattie dei militari e condannano l’amministrazione perché sapeva ed aveva taciuto i pericoli”. I militari, ma anche civili che hanno operato nei Balcani, si sono rivolti agli avvocati per non aver ottenuto dallo stato il riconoscimento della causa di servizio e gli indennizzi per i quali era stato istituito un fondo di 30 milioni di euro con la legge finanziaria del 2008. Come emerge dalla relazione finale della terza Commissione d’inchiesta sul DU, approvata lo scorso 9 gennaio, ad oggi sono pochissime le domande prese in esame e accolte.
    DU che appare e scompare

    Hadžići, località a 27 km da Sarajevo, è uno dei siti bosniaci maggiormente bombardati dalla Nato con proiettili al DU nell’estate del 1995. Con la fine della guerra, circa 5.000 abitanti, tutti serbo-bosniaci, sfollano nella cittadina di Bratunac che gli accordi di pace di Dayton attribuiscono alla Republika Srpska, una delle due entità della Bosnia Erzegovina.

    Agli inizi degli anni duemila la primaria dell’ospedale di Bratunac, Slavica Jovanović, aveva rilevato un allarmante numero di morti per tumore tra i cittadini provenienti da Hadžići. “Era stata inascoltata, aveva denunciato che in città i morti per tumore tra gli sfollati di Hadžići erano quattro volte superiore al resto della popolazione” ha dichiarato lo scorso 31 marzo, all’agenzia tedesca Deutsche Welle, Jelina Đurković. La Đurković, che nel 2005 presiedeva la Commissione di indagine governativa della Bosnia Erzegovina sulle conseguenze dei proiettili al DU, sottolinea infine che nel rapporto della Commissione erano stati inseriti i dati sulle conseguenze del DU e il dettaglio delle azioni da perseguire per risolvere alla radice il problema, ma nulla è stato messo in atto.

    Riguardo agli sfollati di Hadžići è intervenuto sulla Deutsche Welle anche il vicesindaco di Bratunac: “Sono circa 800 i morti per tumore, in base ai dati che abbiamo ricevuto dalle autorità ospedaliere ed ecclesiastiche dove viene registrata la causa del decesso”. Di diverso avviso Irena Jokić, a capo del Servizio di medicina sociale dell’Istituto sanitario della Federazione della Bosnia Erzegovina, intervistata da Dnevni List lo scorso 19 aprile: “Nel 2008 abbiamo analizzato i dati sanitari degli abitanti di Hadžići per valutare se vi era un aumento di malattie neoplasiche. Non abbiamo rilevato un aumento significativo rispetto alla media nazionale”. La Jokić dichiara inoltre che l’analisi è stata ripetuta nel 2010 ed è emerso un aumento medio in linea con i due anni passati, che era stato dello 0.5% nel 2008 e 0.1% nel 2009. Conclude che non è possibile asserire con certezza il nesso tra affezioni tumorali ed esposizione all’inquinamento provocato dai proiettili al DU ma - aggiunge - che se con la fine della guerra si fossero avviate ricerche scientifiche ed epidemiologiche accurate, oggi avremmo la risposta alla domanda.

    Sempre rispetto a Hadžići, durante recenti operazioni di sminamento sono stati ritrovati proiettili al DU nei pressi di una delle fabbriche dell’area pesantemente bombardata nel 1995. La notizia è stata data dal quotidiano bosniaco Dnevni Avaz il 18 maggio. E’ stato richiesto l’immediato intervento dell’Agenzia nazionale per la sicurezza radioattiva e nucleare (DARNS - Državna regulatorna agencija za radijacijsku i nuklearnu sigurnost), il cui direttore Emir Dizdarević ha dichiarato: “I nostri ispettori sono intervenuti subito sul luogo e dopo aver verificato con le apparecchiature l’esistenza dei proiettili hanno dato agli sminatori tutte le istruzioni su come raccoglierli, poi li abbiamo stoccati”.

    Anche Bećo Pehlivanović, professore ordinario di Fisica dell’Università di Bihać, ha parlato del problema del territorio contaminato. Sulle pagine del Dnevni Avaz dello scorso 27 maggio ha dichiarato: “Purtroppo non è mai stata fatta un’analisi accurata, perché mancano i fondi e le necessarie attrezzature”. Pehlivanović ha inoltre aggiunto che sono stati ritrovati di recente resti al DU in territori non inclusi nelle liste Nato: “Abbiamo indizi che il territorio sia contaminato anche nella regione della Krajina bosniaca, vicino alla città di Ključ”. Un problema che oltretutto si trascinerà nel tempo: "I resti di queste munizioni al DU sono tossici e con un’emivita, cioè tempo di dimezzamento, di circa 4.5 miliardi di anni” ha concluso.
    Montagne di scorie e tumori in aumento

    Anche in Serbia il tema degli alti quantitativi di scorie raccolte negli interventi di bonifica dei terreni bombardati dalla Nato nel 1999, è stato al centro dell’attenzione dei media di quest’anno. Oltre a questo, sono emerse denunce delle associazioni di ex-militari dell’esercito serbo che si trovavano nei pressi dei siti bombardati, di alti numeri di mortalità tra i reduci. Mentre alcuni media, come il quotidiano Politika, continuano ad offrire notizie sull’andamento dei procedimenti giudiziari avviati dai militari italiani.

    Il 29 marzo sul media online Srbija Media viene pubblicata la lista delle località bombardate nel 1999 e poi bonificate, rese note dal generale in pensione e specialista in difesa da attacchi atomico-biologico-chimici, Slobodan Petković. “Erano zone pericolose per l’eco-sistema e per le persone, così nei primi cinque anni dopo il bombardamento è stata fatta la decontaminazione di cinque zone: a nord di Vranje, a sud e sudovest di Bujanovac, a Bratoselce e Reljan entrambi nella zona della città di Preševo”.

    La mappatura dei luoghi contaminati era stata fatta, subito dopo il conflitto, dall’esercito serbo in collaborazione con altre istituzioni del paese, come l’Istituto di scienze nucleari Vinča di Belgrado. Il direttore dell’ente nazionale di stoccaggio JP Nuklearni objekti, Jagoš Raičević, spiega i motivi: “Considerata la pericolosità, si doveva iniziare subito la bonifica. Ma all’inizio la Nato ci mandò delle mappe, non so se per volontà o meno, sbagliate. Alcuni dei siti da loro segnalati non erano stati toccati dai bombardamenti, mentre abbiamo trovato proiettili al DU in luoghi che non risultavano nella lista della Nato”.

    Il generale Slobodan Petković racconta che quei territori sono stati ripuliti, i resti di proiettili radioattivi sono stati stoccati e le decine di tonnellate di terra contaminata sotterrate in luoghi posti sotto sorveglianza. Un “cimitero” di DU che allarma: “I resti dei proiettili sono stati inseriti in sacchi di plastica e container appositi, poi messi nel deposito di materiale radioattivo dell’Istituto Vinča”. Esattamente nei sotterranei del palazzo numero 4 a soli 12 chilometri da Belgrado. Risale solo alla fine del 2011 lo spostamento delle scorie in luogo più sicuro, quando è stato aperto nelle vicinanze un deposito costruito in base a standard europei, definito dal media serbo Radio B92 il più grande deposito di materiale radioattivo d’Europa. Slobodan Čikarić - presidente dell’Associazione nazionale contro il cancro - conclude allarmato, sulle pagine di SMedia: “E’ materiale che ha bisogno di miliardi di anni per divenire inerte. In caso di terremoto, alluvione o incendio di grandi proporzioni... siamo a poca distanza dalla capitale, abitata da due milioni di abitanti!”.

    Ad aprile l’attenzione dei media viene attratta anche da altri due aspetti: il dato nazionale sui malati di tumore e l’alto numero di reduci dell’esercito che, secondo alcune associazioni, si sarebbero ammalati a causa dell’esposizione al DU. Il quotidiano serbo Blic del 14 aprile ha aperto con i dati dell’Istituto per la Salute pubblica Batut: nell’ultimo decennio i malati di leucemia e linfoma sono aumentati del 110 per cento, mentre il numero dei morti per le stesse affezioni è salito del 180%. Sullo stesso giornale è intervenuto Slobodan Čikarić, presidente dell’Associazione nazionale contro il cancro: “Abbiamo analizzato l’andamento dei tumori maligni nel paese tra il 2010 e il 2011. Oltre al dato denunciato dall’Istituto Batut, posso aggiungere che c’è stato un aumento di tumori solidi del 20%”. E prevede un aumento nel prossimo anno: “Perché il tempo di latenza delle affezioni cancerogene solide da uranio impoverito è di 15 anni, mentre è di 8 anni per le leucemie e i linfomi. Infatti, questi ultimi hanno avuto un picco nel 2006”.

    Il 2 maggio, il quotidiano Večernje Novosti apre con il titolo “L’uranio della Nato uccide i veterani”. La denuncia è di Dušan Nikolić, presidente dell’associazione degli ex-militari della città di Leskovac: ”Solo negli ultimi tre mesi, nella nostra municipalità sono morti più di cento reduci della guerra. Si tratta per lo più di militari che hanno operato in Kosovo, di un’età che va dai 37 ai 50 anni. Il 95% è morto di cancro”. Nikolić spiega che ha scoperto i dati grazie alle denunce dei familiari degli ex-militari deceduti, i quali si sono rivolti all’associazione per cercare di ottenere il riconoscimento della causa di servizio. Saša Grgov, primario di medicina interna del Servizio sanitario della città, aggiunge: “E’ possibile, considerato che il numero di tumori in città è in crescita. Sebbene il Servizio sanitario non stia facendo un monitoraggio specifico sulla categoria dei reduci che hanno operato in zone contaminate da DU”.

    Secondo Predrag Ivanović, presidente dell’Unione delle vittime militari di guerra, la situazione dei reduci di Leskovac è stata pompata per interessi interni all’associazione che li rappresenta. Sebbene dichiari, per il quotidiano Vesti del 4 maggio, che il problema esiste: “Anche le nostre informazioni indicano che è in crescita il numero dei malati di cancro tra coloro che hanno partecipato al conflitto. Ma purtroppo non abbiamo un numero nazionale esatto, perché ancora oggi nessuno sta facendo una specifica raccolta dei dati“.

    In sintesi, dall’Italia ai Balcani, un panorama di cui non si vede ancora l’orizzonte. Né per i militari italiani - e le centinaia di civili volontari delle organizzazioni umanitarie - né per i cittadini di Bosnia Erzegovina, Serbia e Kosovo.

    https://www.balcanicaucaso.org/aree/Bosnia-Erzegovina/Uranio-impoverito-la-storia-infinita-137168
    #Italie #uranium_appauvri #syndrome_des_balkans #résistance #ex-Yougoslavie #guerre #santé #maladie #OTAN #justice #post-conflit #nucléaire

    ping @wizo @albertocampiphoto


  • Norvège, Trident Juncture : Deux bombardiers russes provoquent la panique dans les exercices militaires de l’OTAN
    https://infosdanyfr.wordpress.com/2018/11/01/norvege-trident-juncture-deux-bombardiers-russes-provoquent-l via @IntropaJacques
    L’activité militaire de l’OTAN tout près de nos frontières russes a atteint un niveau sans précédent depuis la guerre froide - Serguei Choigou, Russie
    #Norvège #Russie #TridentJuncture #OTAN #NATO


  • Câble sous-marin transatlantique Dunant : Orange s’associe à Google
    https://www.latribune.fr/technos-medias/cables-sous-marins-orange-s-associe-a-google-793947.html

    Orange a indiqué qu’il s’était associé au groupe de Mountain View dans le cadre du projet Dunant, qui vise à tirer un nouveau câble sous-marin transatlantique. Long de 6.600 kilomètres, ce câble servira à écouler une partie de l’énorme trafic, qui ne cesse d’augmenter, entre les États-Unis et l’Europe. Il aura la particularité d’atterrir directement en France alors que les #câbles_sous-marins transatlantiques passent généralement souvent par la Grande-Bretagne.

    À l’initiative de ce projet, Google souhaitait visiblement disposer d’un accès direct à la Belgique en passant par l’Hexagone. Il faut dire que le géant américain dispose d’une importante activité de data center dans le Plat Pays.


  • En Lettonie, la coalition sortante subit une déroute Ruptures - 08 octobre 2018
    https://ruptures-presse.fr/actu/lettonie-elections-concorde-otan-ue
    https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-21-10-2018

    Les électeurs lettons étaient appelés à renouveler leurs députés le 6 octobre. Dans ce pays balte de 1,9 million d’habitants, 54% d’entre eux se sont déplacés, soit 4 points de moins qu’en 2014.

    Le gouvernement sortant s’est prévalu d’avoir fidèlement appliqué les réformes souhaitées par l’Union européenne (fiscalité, système de santé…), ce qui a contribué à accroître un mécontentement social latent, alors même que l’émigration, notamment de la jeunesse, reste forte, en particulier vers les pays anglo-saxons. Plusieurs scandales de corruption – dont celui qui a tout récemment impliqué le gouverneur de la Banque centrale – ont également marqué la campagne, dans une Lettonie parfois décrite comme « la capitale européenne du blanchiment ».

    Enfin, les discriminations, linguistiques mais aussi sociales, que subissent les personnes d’origine non lettone (40% de la population, notamment les russophones) demeurent des enjeux politiques majeurs.

    Pour le quatrième scrutin consécutif, c’est la formation cataloguée comme « pro-russe », Concorde (Saskana, traduit en anglais par Harmony), qui arrive en tête, avec 19,9% des suffrages (-3,1 points). Le fait nouveau est l’émergence d’un jeune parti, décrit comme populiste, KPV (« A qui appartient le pays ? »), qui rafle d’emblée la deuxième place, avec 14,2% des voix.

    Or le KPV, à la différence de tous les partis installés, n’a jamais exclu une alliance parlementaire avec Concorde. Jusqu’à présent, celle-ci, bien qu’en tête du choix des électeurs, a toujours été tenue à l’écart du pouvoir car elle est accusée d’être proche de Moscou.

    Concorde, historiquement ancrée dans la communauté russophone, attire également des Lettons « de souche » notamment du fait des mesures sociales qu’elle préconise
    En réalité, Concorde se veut un parti d’orientation sociale-démocrate. Certes historiquement ancrée dans la communauté russophone, elle attire également des Lettons « de souche » (dont certaines personnalités étaient candidates sur ses listes) notamment du fait des mesures sociales qu’elle préconise. Lors de cette campagne, Concorde avait notamment proposé de tailler dans le budget de la défense au profit des secteurs de l’éducation et du logement. Un casus belli pour les partis actuellement au pouvoir, qui mettent leur point d’honneur à atteindre, voire à dépasser, le niveau du budget militaire ordonné par l’OTAN.

    Cinq partis (dont trois principaux) étaient associés dans la coalition parlementaire sortante, menée par l’Union des Verts et des paysans (droite). Cette formation qui a toujours été partie prenante du pouvoir depuis 2002 s’effondre, passant de 19,5% à 9,9% des suffrages. Son alliée gouvernementale, l’Alliance nationale (AN) ne s’en sort guère mieux avec 11% des voix contre16,6% il y a quatre ans. L’AN est l’une des formations les plus ultra, notamment en matière de restrictions à l’utilisation de la langue russe. Quant au troisième partenaire de la coalition sortante, Nouvelle unité, il ne rassemble que 6,7%, contre… 21,9% en 2014.

    Outre le KPV, deux formations profitent de la déconfiture des partis au pouvoir : le Nouveau parti conservateur, qui passe de 0,7% à 13,6%, ainsi que la Nouvelle alliance libérale / FOR, récemment créée, avec 12% des voix. Il est vrai qu’en Lettonie, où n’existe pas vraiment de culture politique anciennement ancrée, les disparitions et recréations de partis se succèdent avec des frontières idéologiques souvent bien floues. L’opposition à la Russie et aux habitants russophones, la fidélité à l’OTAN et à l’UE, et les orientations libérales forment cependant un ciment commun aux partis gouvernementaux.

    « la ligne euro-atlantique constitue le cadre fondamental de notre action et je n’accepterai aucune exception à cette ligne » – le président letton
    C’est ce qui avait conduit le président de la République, issu de l’Union des Verts et des paysans, à avertir les électeurs avant le scrutin : « la ligne euro-atlantique constitue le cadre fondamental de notre action et je n’accepterai aucune exception à cette ligne ». Il lui revient désormais de désigner la personnalité qui devra former une future majorité au sein d’un Parlement éclaté en sept groupes parlementaires.

    Concorde et le KPV disposent ensemble de 39 sièges (24 et 15 respectivement), ce qui constitue l’alternative la plus logique au pouvoir actuel. Mais ce total est cependant insuffisant pour atteindre la majorité absolue au sein de l’Assemblée qui compte 100 députés.

    Le dirigeant de Concorde, qui est également maire de la capitale, Riga, a cependant averti qu’« aucune coalition stable et capable de gouverner n’est possible » sans sa formation. « Sinon, a-t-il poursuivi, vous pourriez avoir une coalition de xénophobes et de partisans des droits des homosexuels, et un tel gouvernement ne tiendrait pas plus de deux ou trois semaines », faisant référence aux Conservateurs et à la Nouvelle alliance libérale.

    Tout porte cependant à croire que les élites installées finiront par trouver une formule écartant une « coalition pro-Kremlin / populistes » qui constituerait selon elles une hérésie pour ce pays balte, dont les dirigeants sont depuis près de trente ans convaincus – ou feignent de l’être – que les troupes russes s’apprêtent à les envahir. Les mêmes continuent à témoigner d’une indulgence notable envers les nostalgiques de l’Allemagne nazie, nostalgiques qui ont pignon sur rue dans le pays.

    Il reste que les électeurs lettons, et pas seulement les russophones, viennent de leur infliger une gifle retentissante, notamment sur la base d’un mécontentement social grandissant. Mais du côté de Bruxelles, un seule chose compte : que la Lettonie ne vienne pas s’ajouter à la litanie des pays menacés par les « populistes »… https://ruptures-presse.fr/actu/suede-elections-lofven-akesson

    #Lettonie, #parlement, #députés, #élection, #election2018, #Saeimas, #résultats, #chiffres, #partis, #OTAN #NATO #ue #union_européenne #populisme


  • Libye : Mouammar Kadhafi... Crime post démocratique !
    https://infosdanyfr.wordpress.com/2015/10/23/libye-mouammar-kadhafi-crime-post-democratique via @IntropaJacques
    Je combattrai jusqu’au dernier souffle afin de nous garder libres, que Dieu tout puissant nous aide à demeurer fidèles et libres – Colonel Kadhafi
    #Libye #Libya #OTAN #ONU #UN #UNSC


  • Belgique : Un tir de F-16 en aurait détruit un autre
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_f-16-detruit-a-florennes-un-accident-comme-ca-c-est-presque-impossible?i

    Selon nos confrères de la VRT, qui citent des sources fiables, le chasseur F-16 qui a brûlé hier à Florennes a bel et bien été touché par des munitions d’entraînement de l’armée elle-même.

    Ces informations corroborent donc bien les premières rumeurs que l’incident a eu lieu au cours d’une opération de maintenance. Un technicien aurait alors tiré accidentellement. Deux techniciens ont été légèrement blessés et un deuxième appareil a été endommagé.

    Dans un communiqué, La Défense déclarait ce jeudi qu’"un incendie s’est déclaré au cours de travaux de maintenance sur un F-16. L’avion a brûlé. Un deuxième avion a subi des dommages collatéraux". 

    Une enquête a été ouverte. Le Parquet fédéral est descendu sur place.

    « La grande muette », muette
    C’est à peu près tout ce que l’on savait... Pas grand chose donc. Et pourtant, l’affaire est importante. Un F-16 de l’armée belge coûte, même en fin de vie, plusieurs millions d’euros. 

    Le commandant de la base de Florennes, le colonel Didier Polomé, est rentré d’urgence de la base aérienne de Siauliai en Lituanie. Il y supervisait la participation des F16 belges à la mission de police aérienne de l’Otan baptisée « Baltic Air Policing ». Il explique son incompréhension : « En arrivant ici, je me dis que ce n’est pas possible, un accident comme celui-là est presque de l’ordre de l’impossible. C’est certainement une suite de petites circonstances qui, au départ , n’ont peut-être aucune importances. C’est rarement la faute d’une personne qui aurait pris UNE mauvaise décision. Il s’agit d’une enquête à deux volets. Principalement la sécurité aérienne par une équipe spécialisée en accident d’avion qui vérifie plusieurs aspects, dont l’aspect technique de la chose : y a-t-il eu une défaillance au niveau du matériel. Il y a ensuite l’aspect juridique qui va analyser les fautes humaines possibles. Et analyser, si faute il y a eu, si l’erreur était intentionnelle ou pas. » 

    Le colonel Polomé estime que l’enquête prendra plusieurs semaines, voire plusieurs mois. 


    Une enquête ouverte 
    Le parquet fédéral a ouvert une enquête. Ce dernier s’est saisi de l’affaire comme le veut la procédure à chaque fois qu’un incident implique un avion militaire. « Nous sommes descendus sur place jeudi avec la DJMM, le service de police judiciaire en milieu militaire. Le but de cette enquête est de dégager les responsabilités : savoir s’il s’agit d’un accident ou non, si une faute a été commise, qui va rembourser, etc. », explique-t-on encore au parquet fédéral où il est précisé que les services internes de l’armée belge mènent également une enquête.

    A l’heure actuelle, les résultats de l’enquête ne sont pas encore connus mais le parquet fédéral avance la thèse de l’accident. « Un F16 a été détruit et deux autres légèrement abîmés. »

    #MDR #Otan #Belgique #F16 #avions #baltringues


  • OTAN - Belgique La peste porcine importée par des militaires ? Deux carcasses de sangliers infectés retrouvées dans le camp de Lagland 6 Octobre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_deux-cadavres-de-sangliers-infectes-decouverts-a-lagland-la-peste-porcin

    Le virus de la peste porcine africaine pourrait avoir été introduit en Belgique par des allées et venues de militaires belges ou étrangers au sein du camp militaire de Lagland, situé en Province du Luxembourg.

    Selon les informations de la RTBF confirmées par la Défense, deux cadavres de sangliers positifs à la peste porcine ont été découverts. L’une de ces carcasses a été découverte le 21 septembre et se trouvait à l’état d’ossements ce qui indique que la mort datait de deux à quatre semaines précédant la date de la découverte. Il pourrait donc s’agir du premier ou de l’un des premiers sangliers positifs au virus.


    Cette découverte rapproche les enquêteurs du « patient zéro », soit le patient qui pourrait relier la peste porcine avec son origine extérieure. Car il ne fait actuellement plus aucun doute que la peste porcine africaine a été importée en Belgique depuis les pays de l’Est.

    Le « patient zéro » infecté par des militaires ? Une hypothèse « au moins aussi crédible » que les autres
    L’introduction de la maladie en Belgique peut avoir trois origines :
    1. L’importation de déchets alimentaires contaminés par camionneurs baltes de passage dans la région ;
    2. L’introduction de sangliers vivants porteurs du virus par des chasseurs belges ;
    3. L’introduction de la maladie par des allées et venues de militaires belges ou étrangers au camp de Lagland. Le site de la Défense indique des militaires étrangers en provenance de République tchèque et de Pologne, pays où la peste porcine est très présente, ont séjourné à Lagland. D’autre part, il est possible également que des militaires belges aient introduit la peste porcine en revenant de mission des Pays baltes où le virus est également présent. 
    Une source proche de l’enquête nous indique que cette dernière hypothèse « est au moins aussi crédible » que les deux premières. Les enquêteurs disent ne privilégier aucune des trois hypothèses.
    Au sein du camp de Lagland, où s’entraînent des militaires belges et étrangers, toutes les manœuvres ont été arrêtées et le matériel est en cours de décontamination. Des recherches intensifiées ont lieu depuis vendredi dans et autour du camp militaire.

    Depuis la découverte du virus en Belgique à la mi-septembre, 53 carcasses de sangliers ont été contrôlées positives au virus de la peste porcine africaine sur 80 cadavres analysés. L’ensemble de ces cas positifs ont été découverts au sein d’un territoire délimité de 63.000 hectares. Il n’est pour l’instant pas question d’étendre cette zone de confinement.

    #mondialisation #OTAN #transports #épidémie #élevage #agriculture #cochons #porcs

     


  • http://www.rfi.fr/ameriques/20180919-washington-president-duda-polonais-plaide-base-americaine-pologne

    La #Pologne aura-t-elle prochainement son « Fort #Trump » comme l’a suggéré le président Duda ? Elle redouble en tout cas d’efforts pour l’obtenir. Le chef de l’Etat polonais en visite à la Maison Blanche a annoncé que son pays était prêt à débourser au moins deux milliards de dollars pour l’implantation d’une #base_militaire américaine sur son sol. Une offre que le président américain affirme étudier très sérieusement.

    #us_army #États-Unis_d'Amérique #Russie #otan


  • Les écoles européennes sont-elles des « ghettos surpeuplés ? » 17 Septembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-scan-les-ecoles-europeennes-des-ghettos-surpeuples?id=10019048

    En théorie, les écoles européennes sont ouvertes à tous. La réalité est bien différente.

    À Bruxelles, quatre écoles européennes accueillent près de 13.000 élèves. Ces établissements sont publics et ouverts à tous. Ils sont financés par les institutions et les États membres, dont la Belgique. Le Scan a recueilli le témoignage d’un père de famille qui a tenté, à deux reprises, d’inscrire son fils dans une de ces écoles. Sans succès. « À chaque fois, on m’a répondu que ce n’était pas possible, car les écoles sont surpeuplées ».

    Surpopulation chronique
    Depuis quelques années, les écoles européennes à Bruxelles sont effectivement en surpopulation. Dans son établissement, Simon Sharron accueille 3000 élèves au lieu de 2800. Certains endroits sont désormais trop petits pour accueillir tout le monde. « Nous avons une pièce où doivent se mettre 500 élèves par temps de pluie. C’est trop petit. À chaque fois que l’on tente de faire de la place à un endroit, cela créé des problèmes à un autre ». 

    Élèves classés par catégorie
    Conséquence de cette surpopulation, chaque année, des dizaines de demandes d’inscriptions sont refusées. Mais pas n’importe lesquelles. Ces refus visent avant tout des élèves de catégorie 3. « Chaque élève se retrouve dans une catégorie », analyse Jean-Paul Soyer, secrétaire général de U4U, un groupement syndical de fonctionnaires européens. "Dans la catégorie 1 se trouvent les enfants dont les parents sont issus des institutions européennes. Dans le 2, ceux d’organismes privés ou publics ayant des accords bilatéraux avec l’Europe. Reste la 3, pour Monsieur et Madame Tout-Le-Monde".

    Accords financiers avec le privé
    Les enfants sont donc placés dans une catégorie en fonction de l’employeur des parents. Le fils de notre témoin, lui, se retrouve en catégorie 3. Il n’est donc pas prioritaire, à la différence des enfants des institutions. Reste la catégorie 2…

    Jusqu’à 2005, les communautés européennes ont passé des accords avec des organismes publics comme l’OTAN, mais également des entreprises privées. Le Scan s’est procuré la liste de ces sociétés. On y retrouve notamment des banques et des multinationales.


    Grâce à ces accords financiers, des enfants d’Unilever, Pepsi-Cola ou encore BMW sont donc prioritaires sur la catégorie 3. Cela dépend des accords et des écoles, situées dans l’Union Européenne. Seule le montant du minerval est différent, puisqu’il est parfois deux fois plus élevé.

    La solution : une 5e école ?
    Malgré cette priorité, les enfants des institutions restent de loin majoritaires. Dans les écoles européennes de Bruxelles, 96% des enfants sont désormais issus de la catégorie 1. « À mon époque, il y avait un tiers d’élèves de catégorie 3. Au fur et à mesure, ces établissements se sont transformées en ghettos », constate notre témoin. « C’est vrai, mais ce n’est pas notre volonté. Nous faisons face à la surpopulation. Et nous devons prendre des décisions difficiles », répond Giancarlo Marcheggiano, secrétaire général des écoles européennes.

    Pour diminuer la surpopulation, tous attendent désormais la création d’une cinquième école à Bruxelles. Elle pourrait mettre 10 ans avant de voir le jour. Et selon les estimations, elle devrait déjà être pleine dès son ouverture...

    #privilège #ségrégation #école #UE #Union_européenne #multinationales #OTAN #discriminations #sandoz #pétrofina #banques #ikéa #unilever #scolarité #gethos de #riches #bruxelles #racisme #tri



  • 🔴L’OTAN menace de faire la guerre pour défendre les terroristes en Syrie
    https://infosdanyfr.wordpress.com/2018/09/14/lotan-menace-de-faire-la-guerre-pour-defendre-les-terroristes
    Guterres, ONU, veut que la Syrie et la Russie annulent leur offensive sur Idlib. Pour quoi faire ? Peut-être pour permettre aux terroristes de fuir ?
    #Syrie #Syria #Russie #France #Iran #UK #USA #OTAN #NATO #ONU #UN


  • ⚡La Chine veut intervenir militairement aux côtés de Damas à Idlib, Syrie
    https://infosdanyfr.wordpress.com/2018/09/06/la-chine-veut-intervenir-militairement-aux-cotes-de-damas-a-i
    Les menaces occidentales en cas d’offensive sur Idlib, la rebelle, la dernière enclave ou se trouvent des centaines d’agents et d’officiers de pays de l’OTAN
    #Syrie #Syria #Chine #China #Asia #News #Idlib #OTAN




  • Un avion-espion US a longtemps volé à proximité du territoire russe
    https://infosdanyfr.wordpress.com/2018/07/31/un-avion-espion-us-a-longtemps-vole-a-proximite-du-territoire
    Les armes hautement technologiques en service en Crimée ne laissent aucune chance à un ennemi potentiel – Le ministre russe de la défense, Sergueï Choïgou
    #Russie #Crimée #USA #OTAN #NATO



  • Juncker est-il encore physiquement capable de diriger la Commission ? Jean Quatremer - 18 juillet 2018
    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2018/07/18/juncker-est-il-encore-physiquement-capable-de-diriger-la-

    Il y a comme une atmosphère de fin de règne brejnévien à Bruxelles. Comme au temps de l’ancienne URSS, le sommet de l’appareil bureaucratique européen fait corps pour dissimuler l’évidence, la grave dégradation de l’état de santé du dirigeant suprême, en l’occurrence Jean-Claude Juncker, de peur que l’ouverture prématurée de la succession ne remette en cause leurs privilèges...

    Les images capturées par les télévisions jeudi soir 12 juillet à l’occasion du diner de gala du sommet de l’OTAN, à Bruxelles, ont mis la Commission européenne en difficulté. On y voit Jean-Claude Juncker, son président, incapable de monter les quelques marches menant au podium de la « photo de famille ». Tel un vieillard qu’il n’est pas (il a 63 ans), on le voit hésiter au bas des marches avant d’être solidement empoigné par ses partenaires, dont le très costaud Ukrainien Petro Porochenko, puis solidement maintenu debout durant la cérémonie. Après avoir été quasiment porté en bas du podium, on le voit tituber et marcher péniblement, quasiment porté par le Néerlandais Mark Rutte et le Portugais Antonio Costa. Interrogé sur sa prestation titubante à l’issue du sommet, Juncker a expliqué qu’il souffrait d’une « sciatique » à éclipses. C’est depuis l’explication officielle.


    Et gare à tous ceux qui osent la mettre en doute : c’est de « l’indécence », selon Viviane Reding, députée européenne, ancienne commissaire luxembourgeoise et marraine politique du tout puissant allemand Martin Selmayr, le très contesté secrétaire général-chef de cabinet-sherpa du président de la Commission. « La façon dont certains médias cherchent à exploiter la douleur physique du président Juncker pour en faire des titres insultants est plus qu’indélicate », surenchérit son porte-parole, Margaritis Schinas. Circulez, il n’y a rien à voir.

    Le problème est que l’explication « sciatique » ne tient pas vraiment la route. Juncker n’avait pas l’air de souffrir : durant toute sa pénible prestation, il a souri, s’est amusé, a ri, parlé et embrassé ses partenaires à son habitude. Or une crise aigüe de sciatique vous cloue au lit. Mais peut-être était-il sous l’emprise d’analgésiques puissants ? Selon plusieurs sources, Juncker était de fait en fauteuil roulant lorsque les photographes et les télévisions n’étaient pas là et il n’a même pas pris la parole durant le diner alors que les enjeux du sommet avec Trump étaient vitaux pour l’Europe… Le problème est que les mêmes témoins affirment que Juncker a copieusement bu durant le repas, ce qui est totalement contre-indiqué quand on prend des analgésiques. En admettant même qu’il souffre d’une sciatique, comment a-t-il pu se rendre quelques jours plus tard en Chine et au Japon ? Une sciatique rend un tel voyage difficilement envisageable sauf à supposer chez Juncker « une force morale hors du commun, une capacité à supporter la souffrance pour le bien de l’Europe », s’amuse un diplomate.

    En réalité, ce qui est en cause ici, c’est l’alcoolisme de Juncker, un secret de Polichinelle, même s’il s’en défend. « J’ai un problème d’équilibre avec ma jambe gauche », nous a-t-il confié, « qui m’oblige à m’agripper à la rampe lorsque je suis dans un escalier. Un ministre néerlandais, que j’avais attrapé par le bras après un déjeuner, a raconté que j’étais ivre. Ce problème remonte à un grave accident de voiture. En 1989, j’ai passé trois semaines dans le coma, puis six mois dans une chaise roulante. » Néanmoins les sources sont très nombreuses, à la fois au Luxembourg, à Bruxelles et dans les capitales européennes qui décrivent un Juncker porté sur la bouteille : « lorsqu’un huissier lui apporte un verre d’eau lors d’un conseil des ministres, on savait tous que c’était du gin », raconte un ancien ministre. L’ancien président de l’Eurogroupe, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, n’a pas hésité à décrire, à la télévision néerlandaise, un Luxembourgeois souvent ivre lors des Eurogroupes. De son côté, le Français Pierre Moscovici, actuel commissaire européen et ancien ministre des Finances, reconnait délicatement que l’alcool ingéré « n’a jamais empêché Juncker d’être fonctionnel ». Tout le monde se souvient encore du sommet de Riga de 2015 lorsqu’il s’est donné en spectacle sous l’oeil des caméras du monde entier, accueillant le Hongrois Viktor Orban d’un « tiens, voilà le dictateur », embrassant le Belge Charles Michel sur le crâne ou encore demandant à la cantonade : « qui c’est celui-là ? »… Mais comme les dirigeants ne sont pas soumis à des alcootests, on ne saura jamais s’il avait ingéré quelque chose ce jour-là ou avait décidé de se lâcher...

    Le problème est que le spectacle offert lors du sommet de l’OTAN a été bien au-delà du folklore d’un Luxembourgeois porté sur la bouteille. On a vu un homme manifestement gravement malade, incapable de se mouvoir seul. Autrement dit, c’est la question de sa capacité à gouverner qui est posée. Ce n’est pas un hasard s’il est devenu totalement dépendant de Martin Selmayr qu’il n’a pas hésité à nommer, en février dernier, secrétaire général de la Commission en violation de toutes les règles de la fonction publique européenne. Pris la main dans le sac, il a même menacé de démissionner si le Parlement européen exigeait le départ de son protégé, une inversion de la causalité politique sans précédent. Le délabrement physique de Juncker conjugué à la puissance de Selmayr indique que le pouvoir a une apparence, le président de la Commission, une réalité, un eurocrate non élu et non responsable.

    La démocratie ne peut se contenter de la parole un rien soviétique de Schinas qui affirme qu’il n’y a « aucune inquiétude à se faire quant à la capacité (de Juncker) à travailler dur comme il le fait toujours ». Les doutes sont désormais tels qu’ils imposent une transparence totale, c’est-à-dire un bulletin de santé certifié par le corps médical afin que les Européens sachent qu’ils n’ont pas à leur tête une momie.

    N.B. : version française (et un peu plus longue) de l’article écrit pour The Spectator de ce jeudi : https://www.spectator.co.uk/2018/07/jean-claude-drunker https://www.spectator.co.uk/2018/07/jean-claude-drunker


    Mise à jour du 18 juillet : Interrogé ce mercredi, Jean-Claude Juncker a déclaré : « J’avais mercredi dernier une sciatique ». « Et en plus, j’avais des crampes dans les jambes », a-t-il ajouté. « J’ai des problèmes de santé qui ne concernent que moi ». Il s’est dit « impressionné par l’intérêt que certaines personnes ont pour ces sujets ». « Je demande du respect ». Une réponse étonnante : la capacité de Juncker à diriger la Commission, surtout après ce qu’a révélé l’affaire Selmayr où il est apparu comme la marionnette d’un eurocrate arrogant, dominateur et sûr de lui (pour paraphraserde Gaulle), est une question légitime. Le « respect » n’a rien à voir dans cette affaire, la démocratie, si.

    #UE #union_européenne #OTAN #jean-claude_juncker #europe #commission_européenne #alcoolisme #alcool #Eurogroupes #parlement_européen #démocratie


  • 🔴Cauchemar qui se réalise : The National Interest pointe une menace contre l’Otan
    https://infosdanyfr.wordpress.com/2018/07/15/cauchemar-qui-se-realise-the-national-interest-pointe-une-men
    L’OTAN redoute les missiles “Kornet” russes, portée 10 km, il faut plutôt qu’il s’inquiète des missiles hypersoniques Zircon 7 000 km/h ! HaHaHa !🧐😎😅😂
    #Russie #Russia #OTAN #NATO


  • Bruxelles : Pour le sommet de l’OTAN : Plus d’une heure de perturbations dans les paiements Maestro et Mastercard Belga - 12 Juillet 2018 - RTVF
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_plus-d-une-heure-de-perturbations-dans-les-paiements-maestro-et-masterca

    Les systèmes de paiement Maestro et Mastercard ont connu jeudi soir des problèmes durant près d’une heure et demi, aussi bien en Belgique qu’à l’étranger. Ces perturbations sont entre-temps résolues, indique Worldline, qui gère la circulation des paiements. Selon l’entreprise, le problème provenait de chez Mastercard.

    « De 19h06 à 20h26, il y eu des problèmes avec les transactions Maestro et Mastercard », indique une porte-parole de Worldline.

    Des problèmes identiques se seraient manifestés à l’étranger, entre autres aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne.

    #MasterCard #carte #banque #payment #web #Belgique #otan #nato #bruxelles


  • #OTAN : Trump attaque violemment l’#Allemagne « prisonnière » de la #Russie | International
    http://www.lapresse.ca/international/201807/11/01-5189062-otan-trump-attaque-violemment-lallemagne-prisonniere-de-la-russi

    « L’Allemagne est prisonnière de la Russie parce qu’elle tire une grande partie de son #énergie de la Russie », a déclaré M. Trump lors d’un petit déjeuner avec le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg.

    « Ils paient des milliards de dollars à la Russie et nous devons les défendre contre la Russie (...) Ce n’est pas normal », a-t-il martelé.

    « L’Allemagne est totalement contrôlée par la Russie », a répété le président américain. « Ils tirent 60% de leur énergie de la Russie. Je pense que c’est une très mauvaise chose pour l’OTAN, qui ne devrait pas se produire », a-t-il poursuivi dans une diatribe contre l’Allemagne.