• Polynésie : la France reconnaît timidement sa dette nucléaire
    https://www.mediapart.fr/journal/france/230519/polynesie-la-france-reconnait-timidement-sa-dette-nucleaire

    Le parlement français a adopté ce jeudi 23 mai la réforme de la loi organique qui précise les conditions d’autonomie de la collectivité d’Outre-mer du Pacifique. On y trouve pour la première fois une référence explicite au fait nucléaire, c’est-à-dire aux 193 tirs qui ont eu lieu dans l’archipel entre 1966 et 1996, mais aussi aux « maladies radio-induites » subies par la population polynésienne.

    #outre-mer #décolonisation,_Polynésie_Française,_nucléaire,_indemnisation


  • Réunion cruciale pour Boeing autour des déboires du 737 MAX
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/05/23/reunion-cruciale-pour-boeing-autour-des-deboires-du-737-max_5465909_3234.htm


    Les avions 737 MAX de la compagnie américaine Southwest Airlines immobilisés sur le tarmac de l’aéroport de Victorville, en Californie, le 28 mars 2019.
    MARK RALSTON / AFP

    Les régulateurs de l’aviation de 34 pays doivent se réunir jeudi à propos du modèle critiqué de la compagnie américaine. Celui-ci est immobilisé depuis 71 jours après le crash de deux avions.

    L’attente vis-à-vis du 737 MAX va-t-elle se prolonger encore longtemps pour la compagnie Boeing ? Cela fait déjà 71 jours que ce modèle de l’avionneur est immobilsé après les catastrophes aériennes d’Ethiopian et de Lion Air, qui ont fait 346 morts. La réunion cruciale entre l’Administration fédérale de l’aviation américaine (FAA) et des régulateurs venant de trente-trois pays qui se tient jeudi 23 mai à Fort Worth (Texas) pourrait justement donner une idée un peu plus précise sur le retour en service du 737 MAX.

    Cette réunion à huis clos, qui débutera à 9 heures (heure locale) – soit 16 heures à Paris –, doit durer toute la journée. Elle devrait fournir des indices sur les intentions et le degré de confiance que les autres autorités de l’aviation civile portent encore à Boeing ainsi qu’à la FAA. Ni Boeing ni les compagnies aériennes n’ont été conviés à cette réunion à l’issue de laquelle aucune déclaration commune n’est prévue, seulement une conférence de presse en fin d’après-midi.

    Le système antidécrochage MCAS (Maneuvering Characteristics Augmentation System) devait être au centre des discussions puisque c’est lui qui a été mis en cause dans le crash d’un avion de la compagnie Ethiopian Airlines en mars, qui a coûté la vie à 157 personnes, et dans la catastrophe de Lion Air en Indonésie fin octobre 2018, au cours de laquelle 189 personnes ont péri. Au mois de mars, la compagnie Boeing avait effectué une mise à jour logicielle du système MCAS du 737 Max.

    Mais les autorités américaines ont d’ores et déjà annoncé mercredi que Boeing n’avait pas encore formellement soumis le correctif du 737 MAX pour certification. Cette annonce intervient alors que Boeing avait affirmé la semaine dernière avoir finalisé les changements exigés par l’agence américaine et que le correctif était prêt pour certification.

    Aussi, la formation finale des pilotes n’a pas encore été déterminée. Les autorités américaines estiment qu’une formation sur ordinateur ou iPad serait suffisante pour des pilotes expérimentés, alors que le régulateur canadien réclame un passage obligé sur simulateur qui a l’avantage de reproduire les conditions de vol.

    Au vu du retard pris par Boeing, il est difficile, selon M. Elwell, de déterminer quand interviendra la levée de l’interdiction de vol. « Je ne suis attaché à aucun calendrier », a fait savoir Dan Elwell, chef intérimaire de la FAA, qui a refusé de s’aligner sur American Airlines et Southwest, deux compagnies clientes du 737 MAX, qui ont annulé les vols programmés pour cet avion jusqu’à la mi-août dans l’espoir que l’interdiction de vol serait levée d’ici à juillet au plus tard.

    « Ça prendra le temps qu’il faudra pour faire les choses comme il se doit », a-t-il assuré, soulignant toutefois qu’en tant qu’autorité d’origine du 737 MAX, la FAA « doit être le premier régulateur » à l’autoriser à voler à nouveau. Jusqu’aux déboires du 737 MAX, avait toujours prévalu un système de réciprocité qui voulait que les autres régulateurs s’en remissent à la certification de l’autorité d’origine. « Il y a de la méfiance vis-à-vis de la FAA et de Boeing et les informations distillées au compte-gouttes sur ce que Boeing savait (…) sont fâcheuses », avance Scott Hamilton, expert chez Leeham.

    Des responsables des autorités de l’aviation de l’Union européenne et du Canada ont expliqué qu’il n’était pas question de faire redécoller le 737 MAX chez eux tant que des questions resteront en suspens. « Il y a des conditions au retour en vol (du 737 MAX) et pour nous c’est que nous procédions à une évaluation indépendante », a fait savoir Jagello Fayl, responsable de la communication de l’agence européenne EASA.

    • Les Boeing 737 MAX interdits de vol pour une durée indéterminée
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/05/24/les-boeing-737-max-toujours-cloues-au-sol-pour-une-duree-indeterminee_546629


      Les avions 737 MAX de la compagnie American Airlines immobilisés à Tulsa dans l’Oklahoma, le 10 mai.
      HANDOUT / REUTERS

      Aucune date de remise en service de l’avion n’a été décidée à l’issue d’une longue réunion entre les différentes autorités mondiales de l’aviation civile.

      Immobilisé à travers le monde depuis le 13 mars, le Boeing 737 MAX risque encore d’attendre plusieurs mois avant de pouvoir reprendre son envol. Les autorités mondiales de l’aviation civile, réunies jeudi 23 mai au Texas, se sont séparées après huit heures de discussions sans date de retour en service de l’avion-phare de la compagnie américaine.

      « Le seul calendrier est de s’assurer que l’avion est sûr avant de voler », a déclaré Dan Elwell, chef intérimaire de l’Agence fédérale américaine de l’aviation (FAA), lors d’une conférence de presse. Cette incertitude traduit la méfiance des autres régulateurs envers la FAA, à laquelle ils ont posé « beaucoup de questions » et dont ils voulaient des « clarifications » sur les procédures. M. Elwell a indirectement reconnu l’absence de consensus en déclarant que « chaque pays prendra[it] sa propre décision », en toute indépendance, même si le « dialogue » va se poursuivre, notamment avec des échanges d’informations.
      […]
      Dan Elwell avait jeté un froid mercredi en révélant que Boeing n’avait pas soumis pour évaluation la mise à jour du système antidécrochage MCAS, en raison de questions additionnelles. C’est le dysfonctionnement de ce dispositif, mis en cause dans les accidents d’Ethiopian Airlines, le 10 mars (157 morts), et de Lion Air, le 29 octobre en Indonésie (189 morts), qui a entraîné l’interdiction provisoire de vol du 737 MAX, dernier-né du constructeur américain. L’avionneur avait pourtant affirmé la semaine dernière que le correctif était prêt pour la certification.
      […]
      Au-delà du problème de réputation, la crise du 737 MAX devrait avoir un coût financier important alors que cet avion représentait près de 80 % du carnet de commandes de Boeing à la fin d’avril. Le constructeur, qui a suspendu les livraisons, ne perçoit plus d’argent des compagnies aériennes, qu’il devra aussi indemniser pour leur manque à gagner.


  • TRAFIC. La bile d’ours, un business très rentable
    https://www.courrierinternational.com/article/2010/04/01/la-bile-d-ours-un-business-tres-rentable

    L’Ifaw (International Fund for Animal Welfare) La médecine traditionnelle chinoise recourt à la bile d’ours pour soigner les inflammations ou dissoudre les calculs biliaires ou rénaux. Mais des croyances accordent à la bile d’ours
    des vertus aphrodisiaques, sans aucun fondement scientifique. Selon des associations qui tentent de mettre fin aux élevages d’ours en Asie, 8 500 ours seraient en captivité en Chine et 1 500 en Corée du Sud. L’Ifaw (International Fund for Animal Welfare), l’une de ces associations, atteste pourtant qu’il existe des substituts à base de plantes susceptibles de remplacer la bile d’ours dans ses applications thérapeutiques.

    #animaux #ours #chine #vietnam #ferme_à_ours

    me fait penser à l’article signalé sur seenthis (que je ne retrouve pas) sur les élevages de jument pour les labos en amérique du sud, @mad_meg ?


  • Macron nommé meilleur ouvrier de France
    http://www.lefigaro.fr/politique/macron-nomme-meilleur-ouvrier-de-france-20190516

    Le 13 mai dernier, Emmanuel Macron recevait les 197 lauréats de 2019 nommés meilleurs ouvriers de France. Ils ont été reçus à l’Élysée avant d’être récompensés en présence de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale comme le veut la tradition. Ce ne sont pas les seuls à avoir été décorés. Le président de la République à lui aussi été nommé meilleur ouvrier de France Honoris Causa, le 9 mai dernier, comme le précise le bulletin officiel de l’éducation nationale.

    L’article précise que c’est le 12 ème président de la république à s’être fait ainsi lécher l’arrière train.
    #le_gorafi_encore_plagié (par le figaro).
    #ouvrier #mâle_alphisme et #flatte-scrotum


  • Le manuscrit de Voynich déchiffré (si, si)

    https://m.phys.org/news/2019-05-bristol-academic-voynich-code-century-old.html

    What it reveals is even more amazing than the myths and fantasies it has generated. For example, the manuscript was compiled by Dominican nuns as a source of reference for Maria of Castile, Queen of Aragon, who happens to have been great aunt to Catherine of Aragon.

    The manuscript is written in proto-Romance—ancestral to today’s Romance languages including Portuguese, Spanish, French, Italian, Romanian, Catalan and Galician. The language used was ubiquitous in the Mediterranean during the Medieval period, but it was seldom written in official or important documents because Latin was the language of royalty, church and government. As a result, proto-Romance was lost from the record, until now.

    L’article: https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/02639904.2019.1599566


  • En Tunisie, les ouvrières agricoles meurent sur les routes
    https://www.mediapart.fr/journal/international/150519/en-tunisie-les-ouvrieres-agricoles-meurent-sur-les-routes

    Plusieurs accidents de la route mortels durant le mois d’avril ont jeté une lumière crue sur le sort des ouvrières agricoles en Tunisie. Main-d’œuvre à bas coût, exploitée et précaire, ces femmes attendent depuis des années un changement de leurs conditions de vie et de travail.

    #MAGHREB #ouvrières_agricoles,_accident,_conditions_de_travail,_Tunisie


  • P.R.O.U.G. #58
    http://www.radiopanik.org/emissions/p-r-o-u-g-/p-r-o-u-g-58

    Dans ce nouveau numéro du Psychedelic Radioshow Obviously UnderGround, nous recevrons Younes aka #YOUNIBOY dans les studios !!

    Il nous présentera son tout 1er EP : FIRST INVADER

    On vous parlera également de la The #OUTCH_PARTY Benefit ! : on a tendu notre micro à Flo qui nous a expliqué comment la macronnie les a bien enculés lors de la Outch 2 l’année dernière...

    #free_party #Répression_policière #filsdeputerie #saisie #free_party,Répression_policière,filsdeputerie,saisie,YOUNIBOY,OUTCH_PARTY
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/p-r-o-u-g-/p-r-o-u-g-58_06711__1.mp3


  • Les ouvrières agricoles, ces sacrifiées du modèle agricole tunisien | Thierry Brésillon
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/ouvrieres-agricoles-les-sacrifiees-du-modele-agricole-tunisiens

    Les ouvrières sont recrutées au jour le jour selon le bon vouloir d’un samsar, un intermédiaire représentant l’employeur. Elles sont ensuite parquées par dizaines dans une benne au fond de laquelle, détail sordide, on a versé de l’eau pour les empêcher de s’asseoir afin de gagner de la place. Source : Middle East Eye


  • Découverte : les loutres sont capables d’utiliser des outils
    https://www.nationalgeographic.fr/animaux/decouverte-les-loutres-sont-capables-dutiliser-des-outils

    Les #loutres_de_mer sauvages ouvrent habituellement les #moules en les écrasant sur des pierres stationnaires, ce qui en fait l’une des rares espèces animales capables d’utiliser des #outils. En observant les loutres de mer du sud se livrer à de tels comportements le long de la côte californienne, puis en analysant l’usure des pierres et des coquillages déposés à proximité, les chercheurs ont pu tirer des conclusions surprenantes.

    Par exemple, des fissures persistantes du même côté des moules mises au rebut suggèrent que la plupart des loutres sur le site étaient droitières. Pendant des décennies, les chercheurs ont estimé que seuls les grands singes et les humains avaient une préférence marquée pour une main, mais les kangourous, les baleines bleues et maintenant les loutres de mer montrent eux aussi des préférences.


  • Les Antilles françaises enchaînées à l’esclavage (3/4) : Un passé qui ne passe pas
    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/les-antilles-francaises-enchainees-a-lesclavage-34-un-passe-qui-ne-pas

    "Nous avons l’impression d’emmerder les Français avec notre histoire..." Jacqueline Jacqueray, présidente du Comité International des Peuples Noirs. Malgré la politique de l’assimilation, le traumatisme de l’esclavage perdure.
    Mémorial du Morne de la Mémoire,1480 noms donnés à des esclaves libérés après 1848

    Il y a une méconnaissance totale de l’#esclavage aujourd’hui, parce que dès l’#abolition, on a mis en place un mécanisme de l’#oubli. Ce qui prend le relais entre 1848 et 1946, c’est le thème de l’#assimilation. C’est-à-dire nous sommes français depuis 300 ans. René Bélénus

    Le 23 mai 1998, 40 000 Martiniquais, Guadeloupéens, Africains, Guyanais et Réunionnais défilaient de la République à la Nation. Une date qui ouvrait, 150 ans après le décret d’abolition de Victor Schoelcher, un début de prise de conscience en France. Au même moment, Lionel Jospin prononçait son fameux « Tous nés en 1848 », qui jetait le trouble au sein d’une #communauté_antillaise meurtrie par des décennies de silence...

    Pendant la grande marche de 1998, le mot d’ordre était : penser à nos parents qui ont vécu le martyr de l’esclavage colonial. Nous avons fait cette marche silencieuse et nous étions 40 000. Emmanuel Gordien

    Il faudra attendre 2001 pour que la traite négrière soit reconnue comme un #crime_contre_l'humanité (#loi_Taubira) et 2006 pour qu’une journée commémorative (le 10 mai) voit le jour... Mais face à l’étendue du crime, les stèles et les journées du souvenir ne suffisent pas...

    Lorsque vous dites à quelqu’un qu’il est esclave, vous lui supprimez sa généalogie et son histoire. Nous ne sommes pas des descendants d’esclaves, nous sommes des descendants d’africains réduit en esclavage et qui ont été déportés et ça c’est fondamental, ça change tout. Jacqueline Jacqueray

    Les séquelles, tant du côté des descendants d’esclaves qu’au sein de la société antillaise, sont toujours bien vivaces...

    #Antilles #Antilles_françaises #racisme


  • A Mayotte, des expulsions massives et des milices violentes
    https://www.mediapart.fr/journal/france/090519/mayotte-des-expulsions-massives-et-des-milices-violentes

    Le gouvernement français a fixé pour 2019 l’objectif de « 30 000 reconduites à la frontière » depuis Mayotte. Un chiffre énorme. Sur place, les infrastructures étatiques et associatives sont au bord de l’effondrement et les appels à la violence de collectifs citoyens se multiplient.

    #outre-mer #expulsions,_France,_Anjouan,_Comores,_reconduites_à_la_frontière,_Mayotte


  • A Mayotte, les expulsions massives dans une ambiance de grande violence
    https://www.mediapart.fr/journal/france/090519/mayotte-les-expulsions-massives-dans-une-ambiance-de-grande-violence

    Le gouvernement français a fixé pour 2019 l’objectif de « 30 000 reconduites à la frontière » depuis Mayotte. Un chiffre énorme. Sur place, les infrastructures étatiques et associatives sont au bord de l’effondrement et les appels à la violence de collectifs citoyens se multiplient.

    #outre-mer #Comores,_France,_Anjouan,_expulsions,_Mayotte,_reconduites_à_la_frontière


  • #Angers : risque d’expulsion, besoin de soutien
    https://fr.squat.net/2019/05/07/angers-risque-dexpulsion-besoin-de-soutien

    Bonjour à toutes et à tous, Un huissier de justice s’est présenté le 30 avril 2019 au squat ouvert récemment au #24_rue_des_Perreyeux à Trélazé, qui nous a informé que des personnes SDF que nous suivons ont été jugées sans le savoir par le Tribunal de Grande Instance d’Angers pour l’occupation de ce […]

    #Grande_Ourse #ouverture #procès #Trélazé


  • C’était 1993... et #Jacques_Rancière écrivait ce texte...
    L’immigré et la loi du consensus

    Il faut bien constater que le dispositif des #lois_Pasqua-Méhaignerie sur le #code_de_la_nationalité, la #maîtrise_de_l'immigration et l’extension des #contrôles_d'identité a rencontré dans l’opinion qui fut de gauche un assez large assentiment. Celui-ci repose essentiellement sur deux arguments. Premièrement, il y a un #problème objectif de l’immigration qu’il faut avoir le courage de regarder en face. Et déjà les socialistes avaient compris avec #Michel_Rocard l’impossibilité d’accueillir « toute la misère du monde ».

    Deuxièmement, puisque des décisions « courageuses » s’imposent, autant vaut que la droite les prenne et aussi que l’ablation, chirurgicalement nécessaire, s’opère par les moyens du #droit et de la #loi. Charles #Pasqua l’a d’ailleurs dit : il ne s’agit que de donner cohérence et force de loi à des mesures disparates imposées par l’urgence de solutions ponctuelles à des problèmes particuliers. En un sens, donc, il n’y aurait rien de nouveau, sinon cet avantage, bien fait pour plaire aux amoureux de l’« État de droit », que l’universel de la loi se substitue au hasard des mesures réglementaires.

    L’argument de l’#objectivité courageusement abordée séduit aisément ceux qui n’en finissent pas de se repentir, généralement sur le dos des autres, de leurs errements d’antan mais oublient seulement que le premier principe de ces errements était précisément l’adhésion aveugle à l’« objectivité » de la « #nécessité_historique ». L’espérance déçue ne fait pas une réalité ni le reniement une pensée. S’il y a une leçon à tirer des déceptions de l’histoire contemporaine, c’est bien plutôt celle-ci : il n’y a pas en politique de #nécessité objective ni de problèmes objectifs. On a les #problèmes_politiques qu’on choisit d’avoir, généralement parce qu’on a déjà les réponses. C’est un #choix_politique que de déclarer que l’entrée de travailleurs clandestins, les problèmes des collèges de banlieue, les phénomènes de délinquance impliquant des jeunes nés en France de parents nés français, les mariages blancs ou supposés tels et les déficits des comptes sociaux relèvent d’un même #problème_immigré.

    A qui conteste cette identification, on vient dire qu’il ferait mieux de quitter les beaux quartiers où il étale ses bons sentiments pour aller voir ce qui se passe dans les #banlieues. Allez donc voir à la chaîne la situation faite aux #travailleurs_immigrés, disait-on naguère. Allez donc voir dans les banlieues la situation que les immigrés font à la population travailleuse, dit-on aujourd’hui. L’argument culpabilisant est toujours sûr de son effet. Mais il faut justement s’interroger sur ce passage de la chaîne à la #banlieue et sur la logique de ces « #problèmes_de_société » dont nos politiques se font les diagnosticiens réalistes et les chirurgiens courageux. Socialistes ou libéraux, nos gouvernements ont adopté le même credo : la politique, à notre époque, est le seul règne de la #nécessité, laquelle s’identifie aux exigences capricieuses et incontournables du #marché mondial. Ils fondent leur #légitimité même sur la #démonstration qu’ils ne peuvent rien faire d’autre que ce qu’ils font : enregistrer, mois après mois, les caprices de cette divinité et gérer aux moindres frais leurs conséquences pour les populations dont ils ont la charge. Ils ont pris pour politique de renoncer à toute #politique autre que de gestion des « conséquences ». Ils ont organisé la déstructuration du monde du #travail pas seulement pour obéir à la nécessité mais aussi parce que ce monde portait en lui la visibilité même de la politique, celle d’une #société_divisée et vivant du #conflit. Dans toute fermeture d’usine, on a fini par saluer avec satisfaction la fin d’un « #mythe » et la preuve que, puisqu’on détruisait les mythes, on faisait de la bonne politique réaliste.

    Le problème est que, en détruisant ces « mythes », on ne met pas seulement en crise les systèmes de #régulation_sociale liés au monde du travail comme la #sécurité_sociale et l’#éducation. On supprime les capacités d’une société fondée sur le conflit à accueillir les altérités. Nous n’avons pas numériquement beaucoup plus d’immigrés qu’il y a vingt ans. Mais ces #étrangers, il y a vingt ans, avaient un autre nom et une autre identité : ils s’appelaient #ouvriers. Aujourd’hui, ils ne sont plus que des immigrés, des gens de peau et de moeurs différentes. La scène est alors créée pour que, sur la ruine des #identités et des altérités politiques, apparaissent d’une part les « problèmes de société » créés un peu partout, dans les rues et les cités, les collèges, les organismes de sécurité sociale etc., par les groupes les plus fortement précarisés et les classes d’âge les plus sensibles à cette précarisation, d’autre part la figure immédiatement identifiable du facteur de problèmes : cet autre qui n’est plus rien qu’un autre. Nos politiques se font alors dire par l’opinion publique que les problèmes sont devenus critiques et qu’il faut « courageusement » les résoudre.

    Car les problèmes de société se laissent toujours ramener à un seul et unique problème : l’existence dans une société de gens « problèmes », de gens qui ne devraient pas y être et ne doivent plus y être. La réponse est toujours là avant la question. Il ne s’agit que de constituer la figure de cet autre et de prendre les mesures nécessaires à son encontre.

    C’est ici que la loi intervient. Et c’est en cela que consiste le « progrès » qui fait passer des mesures de circonstance à la généralité de la loi. Là où elle est censée régler un problème, la loi en fait le constitue. Elle dessine la figure unitaire de l’autre en unifiant les objets d’articles de loi ou de règlement séparés. Elle nous dit que c’est le même (mauvais) sujet qui s’introduit clandestinement pour chercher du travail et qui s’introduit légalement comme conjoint d’un mariage blanc. Elle fait un même étranger indésirable du jeune Français d’origine maghrébine, du travailleur sri-lankais sans papiers, de la femme algérienne qui vient accoucher à Marseille et du père de famille malien qui demande le regroupement familial. Elle unifie tous les cas en faisant circuler entre eux quelques notions, en faisant par exemple de « clandestin » le moyen terme entre « étranger » et « délinquant ».

    La loi, dit-on, permettra de séparer les « bons » étrangers des indésirables, donc de combattre le racisme qui repose sur les amalgames. C’est tout le contraire. Et le juge Marsaud a vendu la mèche. Il s’agit d’identifier « étranger » et « suspect » en ramenant toute altérité à la figure d’une clandestinité coupable. La loi objective le contenu de ce sentiment diffus, dit d’insécurité, lequel convertit lui-même en seul objet de peur une multitude de cas et de groupes qui causent à divers titres trouble ou désagrément à telle ou telle partie de la population. A partir de là, elle construit la figure une de l’objet à rejeter pour que la société soit sans problème : cet autre qui prolifère cancéreusement sur son corps. En liant les « mariages blancs » et le regroupement familial sous la représentation insistante de la polygamie musulmane, elle impose l’image de l’objet de peur et de rejet : la multitude proliférant sans loi. Et, face à cet autre, elle institue l’identité du peuple souverain avec la multitude de ceux qui ressentent la même peur.

    C¹est cela que veut dire consensus : non pas la niaise idylle des partenaires responsables discutant en commun des données et des solutions des problèmes objectifs, mais l’identifications immédiate du sujet qui a peur. Ce n’est pas sur l’opinion « raisonnable » que le consensus politique a coutume de s’instaurer mais sur la passion déraisonnable. Ce n’est pas d’abord entre soi que l’on consent mais contre l’autre. Consentir, c’est d’abord sentir ensemble ce qu’on ne peut pas sentir.

    Tel est le double cercle du consensus. C’est d’abord la complémentarité d’une politique niée, abdiquée devant la seule nécessité et les « problèmes de société » qui en sont le revers. Qui imagine sérieusement qu’un monde du travail déréglementé et déstructuré à outrance par ce consentement ne produise pas des phénomènes comme le travail clandestin, le déséquilibre des systèmes de protection sociale et la délinquance diffuse ? La conséquence en est, bien sûr, que cet État qui affiche sa modestie dans la gestion à la petite semaine des conséquences locales de la nécessité mondiale reprend allègrement du service dans la répression.

    Mais le consensus, c’est aussi la complémentarité de la position « raisonnable » des problèmes « objectifs » et de leur solution passionnelle. La transformation des choix et les conflits politiques en problèmes de société, c’est aussi la transformation de l’objet de problème en objet de haine. Un certain nombre de gens de gauche, désireux de marquer une réticence mais soucieux de manifester leur réalisme, se sont tirés d’embarras en prédisant que la loi ne serait pas « efficace ». Assurément, une loi contre ceux qui entrent illégalement sur le territoire est condamnée à l¹efficacité réduite de toute loi visant à atteindre ceux qui enfreignent la loi. Mais elle a toutes chances d’être efficace sur un autre terrain : pour entretenir le sentiment commun à l’égard des indésirables et la résolution des bons citoyens désireux de voler au-devant de la loi et d’aider concrètement à la réalisation de son objectif : l’« immigration zéro ».

    Le racisme n’est pas la conséquence malheureuse de problèmes de société que l’objectivité d’une politique consensuelle devrait régler. « Problèmes de société », réalisme consensuel et déchaînements racistes sont les éléments d’une seule et même configuration. Une décennie a emprisonné l’opinion de gauche dans cette logique. Le ressentiment des intellectuels à l’égard de leurs amours d’antan a fait le reste. Il est de bon ton de considérer que l’opposition au système insensé qui se met en place est réservé aux nostalgiques des vieilles lunes tiers-mondistes et à des jeunes sympathiques et un peu débiles qui confondraient la politique avec les réunions festives entre potes. Il faut en finir avec ce « réalisme » de quatre sous. Les réalistes sont toujours en retard d’un réel. S’opposer absolument au dispositif des trois lois scélérates, ce n’est pas manifester des bons sentiments démodés et ignorants des dures réalités de la politique. C’est au contraire restaurer, face aux illusions du réalisme gestionnaire et à ses conséquences criminelles, la dimension d’une action politique capable de supporter les divisions de la société et de prendre en charge les altérités. Le réalisme consensuel n’est pas la médecine douce qui guérira la société de ses monstres. C’est la nouvelle folie qui les entretient. C’est au contraire le dissentiment qui rend une société vivable. Et la politique, si on ne la réduit pas à la gestion et à la police d’État, est précisément l’organisation de ce dissentiment.

    http://www.bok.net/pajol/debat/presse/libe/ranciere0.html
    #migrations #histoire #gauche #droite #France #la_migration_comme_problème #migration_comme_problème #altérité #Rancière #altérisation

    On l’a évoqué hier soir autour de la table avec Sarah Mekdjian, @isskein et @karine4
    Je le mets ici pour archivage...


  • L’#Union_sociale pour l’#habitat fête ses 90 ans
    https://www.banquedesterritoires.fr/lunion-sociale-pour-lhabitat-fete-ses-90-ans

    L’#Union_sociale_pour_l’habitat a été créée en 1929. Elle rappelle, dans une frise historique débutant en 1889, que « l’histoire du logement social en France est étroitement liée à celle de la révolution industrielle ». Il visait alors plusieurs objectifs : lutter contre les « conditions misérables d’habitat des #ouvriers » ; mais aussi « protéger la #famille - pivot de la société - et donc de favoriser la #natalité » ; et même « lutter contre le socialisme naissant » (la meilleure solution étant de « combattre pacifiquement l’émeute en rendant l’ouvrier propriétaire » aurait dit Napoléon III).

    #hlm


  • Des zones désaffectées de l’Oural vues par de futurs architectes étrangers - Russia Beyond FR
    https://fr.rbth.com/lifestyle/82825-zones-exclusion-oural

    Les étudiants internationaux qui ont visité certaines des friches industrielles les plus lugubres de Russie expliquent pourquoi ils souhaitent revenir plus souvent.

    De jeunes architectes de 15 pays ont exploré diverses zones industrielles de la région de Tcheliabinsk, notamment l’usine de magnésite de Satka, des carrières surréalistes à Karabach et une serre géante à Tchourilovo. Après leur voyage, ils ont filmé une série de documentaires et ont confié à Russia Beyond ce qui les avait le plus impressionnés dans l’Oural.

    #rusie #oural #soviétisme #friches_industrielles


  • #Saint-Nazaire (44) : #ouverture de la #Maison_du_peuple 2
    https://fr.squat.net/2019/05/01/saint-nazaire-44-ouverture-de-la-maison-du-peuple-2

    Depuis le 24 novembre 2018, un squat ouvert par des #Gilets_Jaunes de Saint-Nazaire au 113 boulevard de Maupertuis servait de Maison du Peuple, en lieu et place des anciennes Assedic et de la sous-préfecture par intérim. Mais suite aux procédures judiciaires lancées par les propriétaires pour expulser la Maison du Peuple, les clés ont […]

    #Donges


  • #Montpellier : De la réouverture du Royal Occupé à la Maison du Peuple
    https://fr.squat.net/2019/04/29/montpellier-de-la-reouverture-du-royal-occupe-a-la-maison-du-peuple

    Le bâtiment du Royal vient de réouvrir grâce à la volonté et la coordination des #Gilets_Jaunes. Il devient #la_Maison_du_Peuple_de_Montpellier et la première réunion de fondation (assemblée générale gilets jaunes) a eu lieu dimanche 28 avril 2019. Le Royal Occupé avait été occupé une première fois en mai 2016 et […]

    #13_rue_Boussairolles #le_Royal_Occupé #ouverture #réoccupation


  • Vers une politique de la #liberté_de_mouvement

    Si l’unique alternative au régime de fermeture des frontières actuel semble être un régime fondé sur la liberté de se mouvoir des migrants, cet horizon politique rencontre de nombreuses difficultés. Pour tenter de répondre à celles-ci, nous partons des multiples frontières étatiques et sociales dont les migrants font l’expérience à travers leurs trajectoires et indiquons autant de dimensions de luttes nécessaires à une politique de la liberté de mouvement.

    https://www.cairn.info/revue-communications-2019-1-page-79.htm
    #frontières #fermeture_des_frontières #asile #migrations #réfugiés #mobilité #résistance #lutte #ouverture_des_frontières #liberté_de_circulation


  • Des CRS se font porter pâle pour ne pas assurer la sécurité de Laurent Nuñez et Marlène Schiappa

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/des-crs-se-font-porter-pale-pour-ne-pas-assurer-la-securite-de-laurent-nu

    « Les collègues n’en peuvent plus. Ce matin, ils se sont levés et étaient exténués. Certains sont proches du burn-out », a-t-il ajouté, en évoquant une « fatigue physique et psychologique ».

    Il s’agissait de l’inauguration d’un « espace d’accueil pour les femmes victimes de violences conjugales » à Tours. Faut pas pousser non plus.

    #blues_des_bleus


  • #Degooglisation : question - Beaucoup de mes contacts ne reçoivent pas les mails que j’envoie depuis l’une ou l’autre adresse dégooglisée. Ces mails sont soit totalement bloqués soit atterrissent dans les spams, m’obligeant à garder un adresse google en back up. Avez-vous déjà rencontré le problème, comment faites vous pour le régler/contourner le retour à ggl. Merci #seenthis.

    • Figurez-vous que cette semaine, j’étais absent, et c’est le moment que hotmail a choisi pour griller l’IP d’un de mes serveurs.

      Dans ce cas là, mes utilisateurs reçoivent ce gentil message... et ils comprennent que leur mail n’a pas été transmis, ce qui est plutôt positif, entre nous...

      bounced (host eur.olc.protection.outlook.com[XX.XX.XX.XX] said: 550 5.7.1 Unfortunately, messages from [XX.XX.XX.XX] weren’t sent. Please contact your Internet service provider since part of their network is on our block list (S3140). You can also refer your provider to http://mail.live.com/mail/troubleshooting.aspx#errors. [PU1APC01FT014.eop-APC01.prod.protection.outlook.com] (in reply to MAIL FROM command))

      Mais les utilisateurs, ils se tournent alors vers moi. Et ils me disent que ça ne va pas. Et j’en ai plusieurs des utilisateurs...

      Microsoft, qui gère Hotmail, a mis en place des outils pour aider à résoudre ces blocages. Et on finit par obtenir le déblocage. J’étais absent, je n’ai pas réussi à débloquer rapidement... il a fallu 4 jours... c’est énorme. Et il a fallu s’y reprendre à 3 fois.

      D’expérience, chez Google, ils peuvent refuser de prendre en charge un message pendant plusieurs heures/jours. Mais ils finissent en général par l’accepter. C’est le cas lorsque trop de messages ont été transmis en même temps depuis un serveur particulier, et que ces messages sont louches ou trop nombreux à la fois.

      Free, c’est plus opaque. Ils bloquent... avec un délai de 24 heures ou plus. Puis ils débloquent... et ils rebloquent, parce qu’ils considèrent que c’est toujours du spam... Les mails du serveur SeenThis vers Free ont été bloqués pendant plusieurs mois de ce fait, ils étaient remis... avec plusieurs jours/semaines de retard. Jusqu’à ce que mes mails de demande de prise en compte de la spécificité du serveur transmis à l’adresse dédiée à ces demandes aboutissent... sans pour autant qu’un quelconque échange avec un humain ait eu lieu.

      Mon problème le plus cruel est celui que je rencontre au quotidien avec les mails transmis chez Microsoft (tous les utilisateurs Office 365). J’ai des utilisateurs hébergés sur mes infras Linux qui ont un mal fou à communiquer avec Microsoft. Et pour cause, il y a des filtres sur des critères impossibles à deviner... et qui font que certains noms de domaines expéditeurs ont leurs mails qui passent systématiquement en « courrier indésirable » quand ils arrivent sur Office 365. Pire... apparemment, parfois, des mails n’arrivent tout simplement pas. Dans ces cas là, je demande les détails techniques à mon utilisateur... heure, expéditeur, destinataire, et je vérifie dans les logs. Et systématiquement, je transmet à mon client les accusés de réception de la part de Microsoft. Le mail en question a bien été reçu par Office 365, mais il a été ensuite... effacé ? Je n’en sais rien. Et le support Microsoft ne veut/peut pas répondre. Quand j’en cause avec un humain, c’est forcément la faute de mes IP dont la réputation est mauvaise... des accusations sans éléments factuels...

      Le monde du mail est une jungle où chacun expérimente les solutions les plus absurdes en décidant qu’il est légitime de supprimer des mails sans avertir personne.

      Quand je suis parano, j’en viens à penser qu’il s’agit d’une stratégie volontaire. Un de mes clients, qui n’en pouvaient plus de devoir demander à ses interlocuteurs d’aller dans le dossier des Courriers indésirables, a fini par me demander à être migré chez Office 365. C’est une aberration à mon sens. Mais c’est comme cela que de plus en plus de mes clients vont chez Microsoft. Je gagne toujours de l’argent, mais ça m’écœure.

      Anecdote : en même temps que je vous cause de mes déboires de messagerie Internet, j’ai des logs en visualisation :

      «relay»: «tigre.interieur.gouv.fr»,
      «to»: «secretariat-prefet@rhone.pref.gouv.fr»,

      Les préfectures ont un serveur de messagerie dont le nom de domaine est « tigre ». Comme le surnom de Clémenceau ?

    • Très juste @gastlag, outil utile entre gens civilisés. Si on a 10/10 et que les mails ne passent pas, c’est qu’on ne peut pas faire grand chose.
      Et c’est bien mon problème systématiquement 10/10 (car SPF, DKIM, DMARC, pas d’image, pas d’url, pas de signature à rallonge...) et Office 365 qui te marque « SPAM » dans l’entête reçu.

    • Pour un conseil complémentaire à Gastlag, c’est qu’il faut demander à ton hébergeur d’activer SPF et DKIM sur ton domaine. Et de lui demander à vérifier que ses IP d’émission de mails sont bien « vertes » sur les principales listes noires. Pour les admins de serveur qui ne connaitraient pas, on utilise ces deux outils :
      https://rblwatcher.com
      https://mxtoolbox.com/blacklists.aspx

      Le second, sachez que c’est celui vers lequel le support Microsoft renvoie quand il vous explique que vos mails ne peuvent pas fonctionner, parce que l’IP qui héberge votre site Web est dans le rouge sur une des 70 listes disponibles (l’IP du site de ma société n’est pas utilisée pour envoyer des mails, d’où l’aspect incongru de la réponse du support...)

    • J’ai des potes qui utilisent une adresse gmail (si, si :-D). A une époque je n’avais plus que 7/10 au test, à cause d’une config que j’avais pétée en déménageant le serveur (spf je crois)... Après correction, malgré le retour du 10/10 évoqué plus haut, les mails de mon serveur arrivaient encore dans leurs SPAM... Retroussage de manches, adresses de test, etc. La « solution » super facile : les contacter pour qu’ils retirent/effacent du dossier SPAM tous les mails légitimes qui s’y trouvent et tous ceux que je leur avais envoyé en particulier...
      Hotmail fonctionne parfois, parfois pas... J’ai tenté d’y voir plus clair avec une voisine. A priori, il faut suivre un peu les services qui listent les serveurs/IP spammeurs et réagir à chaque fois puis attendre... Je fais ça de temps en temps du coup (et je pense sérieusement à basculer les mails sur un service dédié...). Mais là aussi il semble qu’on dépende du fait d’avoir des mails dans les dossiers SPAM du destinataire...

    • J’ai des potes qui utilisent une adresse gmail (si, si :-D). A une époque je n’avais plus que 7/10 au test, à cause d’une config que j’avais pétée en déménageant le serveur (spf je crois)... Après correction, malgré le retour du 10/10 évoqué plus haut, les mails de mon serveur arrivaient encore dans leurs SPAM... Retroussage de manches, adresses de test, etc. La « solution » super facile : les contacter pour qu’ils retirent/effacent du dossier SPAM tous les mails légitimes qui s’y trouvent et tous ceux que je leur avais envoyé en particulier...
      Hotmail fonctionne parfois, parfois pas... J’ai tenté d’y voir plus clair avec une voisine. A priori, il faut suivre un peu les services qui listent les serveurs/IP spammeurs et réagir à chaque fois puis attendre... Je fais ça de temps en temps du coup (et je pense sérieusement à basculer les mails sur un service dédié...). Mais là aussi il semble qu’on dépende du fait d’avoir des mails dans les dossiers SPAM du destinataire...


  • #Italie, anatomie d’une crise (4/5) – Marco d’Eramo : « Salvini et Di Maio ne disent jamais que le problème majeur de l’Italie est la dette publique »
    https://lemediapresse.fr/international/italie-anatomie-dune-crise-4-5-marco-deramo-salvini-et-di-maio-ne-dise

    À Rome, Filippo Ortona rencontre Marco d’Eramo, intellectuel italien, ancien élève de Pierre Bourdieu, penseur du #Capitalisme, du #populisme et de ses usages, pour le quatrième épisode de notre série « Italie, anatomie d’une crise ». Entretien. 

    #Idées #International #classe_ouvrière #communisme #Europe #extrême_droite #fascisme #Gauche #globalisation #italieanatomiedunecrise #Italieombresetlumieres #Lega #M5S #Mondialisation #ouvriers #sociologie #sociologue #syndicalisme #Syndicats #UE #Union_Européenne


  • Nathalie Loiseau : « Si j’avais été d’#extrême_droite, j’aurais un boulevard »
    http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/nathalie-loiseau-qui-n-a-pas-fait-d-erreur-a-vingt-ans-20190424

    « Si j’avais voulu #rester_d’extrême_droite, aujourd’hui l’offre est superbe...

    #oups #labsus #lrem

    « Ma notion du pluralisme, c’est que pendant des années j’ai été abonnée à #Mediapart, qui est un journal que je déteste, pour soutenir la liberté de la presse. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas »,


  • De l’âge de Pierre aux micropuces : comment de minuscules outils peuvent avoir fait de nous des humains : la technologie de la miniaturisation nous distingue des autres primates.

    Les anthropologues ont longtemps fait le cas que l’élaboration d’outils est l’un des comportements clés qui séparaient nos ancêtres humains d’autres primates. Un nouveau document, cependant, fait valoir que ce n’était pas la fabrication d’outils qui a mis les homininés à part -c’était la miniaturisation des outils.

    Tout comme les minuscules transistors ont transformé les télécommunications il y a quelques décennies, nos ancêtres de l’âge de pierre ont ressenti l’envie de fabriquer des outils minuscules. "C’est un besoin auquel nous avons été éternellement confrontés et qui a conduit notre évolution." dit Justin Pargeter, un anthropologue à l’Université Emory et auteur principal de l’article. "La miniaturisation est la chose que nous faisons. "

    La revue l’anthropologie évolutive publie le document—le premier aperçu complet de la miniaturisation des outils préhistoriques. Elle propose que la miniaturisation soit une tendance centrale dans les technologies de l’Homininé qui remonte à au moins 2,6 millions ans.

    « Lorsque d’autres singes utilisaient des outils en pierre, ils ont choisi de les garder sous la forme de leur grande taille et sont restés dans les forêts où ils ont évolué, » dit le co-auteur John Shea, professeur d’anthropologie à l’université Stony Brook. "Les homininés ont choisi de les miniaturiser et sont allés partout, transformant des habitats autrement hostiles pour répondre à nos besoins changeants. "

    L’article montre la façon dont les flocons de pierre de moins d’un pouce de longueur—utilisé pour percer, couper et gratter- sont ressortis dans les dossiers archéologiques pour des sites sur tous les continents (...).

    Ces petits flocons de pierre,(...) étaient comme les lames de rasoir jetables ou des trombones d’aujourd’hui -omniprésent, facile à faire et facilement remplacés.

    Il identifie trois points de flexion pour la miniaturisation dans l’évolution de l’Homininé. Le premier pic s’est produit il y a environ 2 millions années, entraîné par la dépendance croissante de nos ancêtres aux flocons de pierre à la place des ongles et des dents pour les tâches de découpe, de tranchage et de perçage. Un deuxième pic a eu lieu quelque temps après 100 000 ans avec le développement d’armes à grande vitesse, comme l’arc et la flèche [il y a sûrement une erreur ici car l’arc est apparu vers 12000BP] , qui nécessitaient des inserts en pierre légères. Un troisième pic de miniaturisation s’est produit il y a environ 17 000 ans. La dernière ère glaciaire se terminait, forçant certains humains à s’adapter aux changements climatiques rapides, à l’élévation des niveaux de la mer et à l’accroissement des densités de population. Ces changements ont accru la nécessité de conserver les ressources, y compris les roches et les minéraux nécessaires pour fabriquer des outils.

    (...)

    From Stone Age chips to microchips : How tiny tools may have made us human : The technology of miniaturization set hominins apart from other primates — ScienceDaily

    Manuel Will, Christian Tryon, Matthew Shaw, Eleanor M. L. Scerri, Kathryn Ranhorn, Justin Pargeter, Jessica McNeil, Alex Mackay, Alice Leplongeon, Huw S. Groucutt, Katja Douze, Alison S. Brooks. Comparative analysis of Middle Stone Age artifacts in Africa (CoMSAfrica). Evolutionary Anthropology : Issues, News, and Reviews, 2019 ; DOI : 10.1002/evan.21772

    #Préhistoire #Paléolithique #outils #industrie_microlithique #Anthropologie #2MaBP