• Link-ed.info : un outil pour les lier tous | Reflets.info
    La galaxie d’extrême droite qui veut porter le #RN au pouvoir enfin cartographiée
    https://reflets.info/articles/link-ed-info-un-outil-pour-les-lier-tous

    Est-il possible d’avoir une vision complète de toutes les entités à l’œuvre pour faire entrer le Rassemblement national à l’Élysée ? Peut-on, avec un seul outil, comprendre ce qu’est cette galaxie, qu’il s’agisse de politiques, de militants, de groupuscules violents, d’entreprises, d’influenceurs, etc. ? Nous avons tenté de répondre à cette problématique.

    ben oui @reflets l’a fait https://seenthis.net/messages/1172887
    https://link-ed.info/carte

    #extrème_droite #cartographie #outil

  • Besoin de convertir vos fichiers ? 🔄 #Transmute

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  • Immigration : le ministère de l’Intérieur va expérimenter l’usage de l’IA pour gérer les #contentieux

    L’#outil baptisé « #Astrée » sera testé dans les préfectures de Seine-Saint-Denis, des Bouches-du-Rhône, Hautes-Alpes et Ille-et-Vilaine.

    Le ministère de l’Intérieur va expérimenter dans les prochains mois l’usage de l’intelligence artificielle (IA) dans la gestion du traitement du contentieux des étrangers, en particulier les contentieux en lien avec « l’entrée et le séjour en France », a appris mardi 19 mai l’Agence Radio France auprès du ministère, confirmant une information de Mediapart (https://www.mediapart.fr/journal/france/300426/le-ministere-de-l-interieur-compte-experimenter-l-usage-de-l-ia-pour-l-imm).

    Quatre préfectures (Seine-Saint-Denis, Bouches-du-Rhône, Hautes-Alpes et Ille-et-Vilaine) ont été sélectionnées pour participer à cette expérimentation dédiée « aux contentieux relatifs à l’entrée et au séjour des étrangers en France », à partir de la fin de l’année 2026. Le bureau du contentieux de la sous-direction des visas, dépendant de la Direction générale des étrangers en France, se joindra également à cette expérimentation.

    Le contentieux des étrangers et étrangères recouvre toutes les démarches engagées en justice afin de contester des décisions prises par le ministère de l’Intérieur, comme une mesure d’éloignement, une obligation de quitter le territoire français (OQTF) ou un refus de délivrance de titre de séjour. Selon le ministère de l’Intérieur, l’activité contentieuse relative au droit de l’entrée et du séjour des étrangers en France a augmenté « significativement » entre 2024 et 2025, avec une hausse de 18,8 % des requêtes enregistrées.
    « Soulager des tâches annexes »

    Cet outil d’intelligence artificielle, baptisé « Astrée » pour « #Assistance_au_traitement_des_requêtes », est actuellement développé par la Direction des libertés publiques et des affaires juridiques (DLPAJ) et la Direction de la transformation numérique (DTNUM). Son objectif sera d’"automatiser, fiabiliser et optimiser les tâches répétitives liées à l’activité des services contentieux", explique le ministère.

    « Astrée réalisera par exemple un premier travail d’analyse des requêtes afin d’en extraire les données nécessaires à une #synthèse du dossier. Cette synthèse permettra d’orienter plus facilement le dossier puis permettra au rédacteur de bénéficier des éléments clés pour initier son enquête juridique », justifie le ministère auprès de l’Agence Radio France. « L’intelligence artificielle n’a donc aucunement vocation à se substituer aux rédacteurs ; y recourir vise à les soulager des tâches annexes qu’ils rencontrent tout au long de la procédure et qu’ils doivent prendre en charge au détriment de l’instruction de fond ».

    https://www.franceinfo.fr/internet/intelligence-artificielle/immigration-le-ministere-de-l-interieur-va-experimenter-l-usage-de-l-ia-p

    #IA #AI #intelligence_artificielle #migrations #immigration #France #expérimentation #test

    ping @karine4

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    voir aussi :
    https://seenthis.net/messages/1174134

  • L’IA ne réforme pas les institutions démocratiques, elle les détruit
    https://danslesalgorithmes.net/stream/lia-ne-reforme-pas-les-institutions-democratiques-elle-les-detru

    L’#IA n’est pas qu’un #outil, elle est un outil pour détruire les institutions #démocratiques, argumentent les deux professeurs de droit Woodrow Hartzog et Jessica Silbey dans une riche démonstration. Comme le synthétise le journaliste Gerald Holubowicz pour Synth Media, le déploiement de l’IA #atrophie l’#expertise des institutions. « Quand l’IA se trompe, les institutions paient le coût de la correction et quand elle « réussit », elles s’appauvrissent en expertise ». Elle favorise le « #court-circuit décisionnel » en automatisant des choix fondamentalement moraux, aplatit les hiérarchies institutionnelles et rend invisibles les règles qui donnent leur sens aux institutions. « Elle est par ailleurs incapable de prendre des risques intellectuels ni de faire montre d’une forme de désobéissance créatrice. » Enfin, elle favorise l’isolement. Et en érodant les liens interpersonnels, elle fait disparaître la friction, qui est la condition même de l’adaptabilité institutionnelle. Pour Hartzog et Silbey, la destruction des institutions a déjà commencé, notamment avec le Doge et le développement de systèmes d’IA et #algorithmiques dans les administrations américaines. Des déploiements, « sans cadre légal clair, où l’expertise humaine a été marginalisée et les rôles institutionnels de résistance, supprimés ».« Ce que Hartzog et Silbey laissent entrevoir en creux, c’est le scénario d’une #oligarchie technologique progressivement substituée à la #représentation_démocratique ».

  • #la_suite numérique de l’État : critique des critiques
    https://framablog.org/2026/03/19/la-suite-numerique-de-letat-critique-des-critiques

    Framasoft prend rarement #position sur la politique numérique de l’État. La dernière fois où nous l’avions fait, c’était il y a 10 ans, en 2016, dans un article intitulé « Pourquoi #Framasoft n’ira plus prendre le thé au Ministère de l’Éducation … Lire la suite­­

    #Enjeux_du_numérique #G.A.F.A.M. #Logiciel_libre #Outils_émancipateurs #Commun_numérique #dinum #docs #Etat #histoire_de_l'informatique #lasuite #Logiciel #souveraineté_numérique #tchap

  • Retravaillez vos PDFs sans crainte
    https://framablog.org/2026/02/04/retravaillez-vos-pdfs-sans-crainte

    Vous avez besoin de retravailler vos PDFs pour compléter un formulaire en ligne ? Voici pourquoi il ne faut pas utiliser de convertisseurs de PDF en ligne qui ne soient pas libres, même gratuits. Un peu de vocabulaire, pour bien se … Lire la suite­­

    #Enjeux_du_numérique #Outils_émancipateurs #Services_en_ligne #Claviers_invités #framapdf #Services

  • La guerre de l’#eau, un conflit explosif dans les #Pyrénées-Orientales

    Face à la #sécheresse dans les Pyrénées-Orientales, les pouvoirs publics misent sur l’#irrigation. Au risque de provoquer une #guerre_de_l’eau. #Omerta, #pressions politiques, maraîchers inquiets... Le sujet est explosif.

    « Vous voulez nous piquer notre eau ! » Ce mercredi de novembre, l’élégante salle des fêtes de #Latour-de-France bruisse d’indignation. Jardiniers ou paysans, ils sont venus en nombre exprimer leurs craintes. En face, représentants de la #FNSEA, le syndicat agricole majoritaire et productiviste, et services de l’État peinent à cacher leur impatience. « C’est une des premières guerres de l’eau du département », commente un des participants.

    Au cœur de la discorde hydraulique : un #tuyau de 10 km qui permettrait d’amener davantage d’or bleu aux #vignes et #abricotiers de la plaine de #Rivesaltes. « Un projet qui va bénéficier à toute la vallée », selon Jean Bertrand, salarié de la chambre d’agriculture catalane, dirigée par la FNSEA. Mais pour les habitants de l’amont, chez qui la précieuse ressource va être puisée, l’inquiétude est palpable : « Avec le peu d’eau que vous allez nous laisser, c’est la mort pour nous. »

    Tous les ingrédients sont réunis pour rendre le sujet explosif. Une ressource en chute libre et une demande en eau qui explose, des agriculteurs exsangues et des petits jardiniers inquiets... Le tout saupoudré d’omerta et enrobé de #pressions_politiques.

    La #rivière disparaît sous terre

    Pour bien comprendre le problème, il faut remonter deux ans en arrière. Les Pyrénées-Orientales traversaient alors une sécheresse historique. Entre avril 2023 et mars 2024, le déficit de pluie a atteint jusqu’à 70 % dans l’est du département. Avec des conséquences catastrophiques pour l’#agriculture : des abricotiers morts sur pied, des vignes desséchées… En pleine mobilisation agricole, l’État a redouté une crise potentiellement explosive. Il fallait répondre, vite et fort.

    Le 22 mai 2024, le ministre de la Transition écologique de l’époque, #Christophe_Béchu, lançait en grande pompe un #plan_de_résilience pour l’eau, assorti d’un chèque de 10 millions d’euros. Dans la foulée, il annonçait soutenir « sept projets concrets faisant consensus » dans le département, dont plusieurs portés par la chambre d’agriculture. Parmi eux, la « priorité des priorités », selon la directrice du plan eau, #Christine_Portero-Espert : « La sécurisation de l’alimentation des #réseaux_d’irrigation de l’#Agly aval. » Notre fameux tuyau.

    S’il y a urgence, c’est que la #vallée_de_l’Agly est la zone la plus affectée par la sécheresse. À Rivesaltes, les habitants n’ont pas vu couler le fleuve de décembre 2022 à octobre 2024. Une situation exceptionnelle, mais pas surprenante : en un demi-siècle, « le débit des fleuves côtiers méditerranéens a diminué de 30 à 40 %, dont au moins 20 % directement lié au changement climatique », explique l’hydrologue Wolfgang Ludwig, qui prévoit la quasi-disparition de ces #cours_d’eau d’ici la fin du siècle, dans les pires scénarios climatiques.

    Un séisme hydrologique au pays catalan. « Historiquement, il y a de l’eau dans les Pyrénées-Orientales, grâce à la fonte des neiges, rappelle le chercheur. Il y a donc ici une #culture_de_l’irrigation très développée, qui a été une chance, mais qui est aujourd’hui une grande vulnérabilité. » Car l’abondance hydrique a retardé l’adaptation au #changement_climatique — et poussé une partie des agriculteurs du Rivesaltais à miser sur l’#abricot, une culture très gourmande en eau.

    Dans la vallée de l’Agly, le #fleuve alimente tout un #réseau_d’irrigation, dont une partie héritée du Moyen-Âge. Autour de Latour-de-France et d’#Estagel, quelque 280 hectares — de petits potagers comme des exploitations viticoles — sont ainsi arrosés. À Rivesaltes, près de 400 hectares en bénéficient.

    Cerise sur le gâteau aride, le cours d’eau traverse — entre Latour-de-France et Rivesaltes — une zone rocheuse comparable à un gruyère : le #karst des #Corbières. En clair, une grande partie de la rivière disparaît sous terre. En période de sécheresse, le karst pourrait absorber jusqu’à 3 000 litres par seconde, selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Résultat, en aval, les canaux d’irrigation alimentés par l’Agly sont régulièrement vides.

    Jusqu’ici, la parade consistait à lâcher d’importantes quantités d’eau depuis le #barrage_de_Caramany, à 30 km en amont, pour « passer le karst ». Sauf que la réserve se vidait à vue d’œil. D’où l’idée — apparemment simple — des élus de la chambre d’agriculture : court-circuiter la zone poreuse grâce à un tuyau. « On aura besoin de lâcher moins d’eau en période sèche pour assurer les besoins agricoles », se réjouit Jean Bertrand.

    Selon les calculs du cabinet BRL Ingénierie — mandaté pour étudier le projet —, entre 1 et 4 millions de m3 seraient ainsi « économisés » les années sèches, sauvegardés dans le barrage. Et le tour est joué ! Pas si simple, mettent en garde plusieurs experts — qui souhaitent tous rester anonymes, signe que le sujet est tendu. Car le karst alimente les nappes du #Roussillon — précieuses réserves d’eau douce pour le littoral catalan, menacées par l’intrusion saline —, mais également l’étang de #Salses-Leucate. Pour « sécuriser » son #accès_à_l’eau, la métropole de #Perpignan projette aussi de multiplier par quatre ses prélèvements dans cette zone calcaire décidément très convoitée.

    « Qui pourra se payer l’eau ? »

    Interrogés par Reporterre quant aux incidences de ce projet sur l’alimentation en #eau_douce du territoire, les acteurs locaux bottent en touche. La métropole ne nous a pas répondu. Le syndicat de l’étang de Leucate indique qu’« à ce stade, la commission locale de l’eau [qui réunit élus et usagers] n’a pas été consultée sur ce dossier ». Pour le syndicat du bassin de l’Agly, « de nombreux points techniques et opérationnels doivent encore être étudiés et précisés » avant qu’il puisse « s’exprimer publiquement ». Rien d’officiel donc, mais en coulisses, plusieurs acteurs publics de l’eau nous ont fait part de leur « vive inquiétude ».

    « Il s’agit d’un système complexe et fragile, qui n’a pas du tout été pris en compte dans sa globalité », nous indique un connaisseur du dossier. Les interactions du karst avec les #nappes et des cours d’eau catalans sont encore mal connues. « On joue aux apprentis sorciers. »

    Côté préfecture et chambre d’agriculture, on se veut rassurant : si le besoin s’en fait sentir, on lâchera davantage d’eau du #barrage pour renflouer les réseaux souterrains. Circulez, il n’y a rien à voir.

    Mais le problème ne s’arrête pas là. Car construire un #adducteur — et toutes les infrastructures autour — coûte cher, très cher. Entre 12 et 18 millions d’euros selon BRL Ingénierie. Sans oublier quelque 200 000 euros annuels pour faire fonctionner l’ouvrage. Un #prix potentiellement insoutenable pour les quelque 1 400 propriétaires reliés aux différents canaux et organisés en Association syndicale autorisée (ASA).

    D’où la volonté des porteurs du projet d’étendre le réseau d’irrigation. 250 hectares supplémentaires — de la vigne principalement, selon la chambre d’agriculture — pourraient ainsi être reliés et abreuvés. Ainsi qu’une centaine d’hectares, notamment des abricotiers, aujourd’hui arrosés grâce à des forages. « Pour atteindre la soutenabilité économique, il est en effet nécessaire d’ouvrir le réseau à de nouveaux enjeux et à un plus grand nombre d’agriculteurs pour augmenter le nombre de cotisants », indique Jean Bertrand.

    Mais même dans ce scénario, il est probable que le prix de l’eau s’envole de plusieurs centaines d’euros : qui pourra encore se la payer ? « Le risque, c’est que seuls les plus grands arboriculteurs ou viticulteurs puissent avoir accès à l’irrigation », craint Jacques de Chancel, vigneron et membre de la Confédération paysanne.

    Et c’est là que le bât blesse. « Tant qu’il s’agissait de soutenir les réseaux existants, pourquoi pas, mais là, on a l’impression d’un projet qui va profiter surtout à l’agriculture industrielle », soulève-t-il. D’autant que pour pouvoir satisfaire tous les besoins, les porteurs du projet envisagent également de réduire le robinet des petits agriculteurs et des jardiniers en amont du tuyau.

    C’est le cas de Luc, maraîcher installé depuis cinq ans à Estagel. Il cultive aujourd’hui 3 hectares de légumes, vendus ensuite localement, via une Amap. Pour arroser ses parcelles, il utilise notamment l’eau du canal voisin — qui pourrait donc diminuer voire disparaître en période sèche. « Avec ce projet, je risque de fermer boutique », alerte-t-il.

    Côté chambre d’agriculture et services de l’État, on fait valoir un projet « global », qui consiste également à moderniser les réseaux, colmater les fuites, automatiser la distribution d’eau… Autant d’économies qui « bénéficieront à tout le monde », assure Christine Portero-Espert. Pour elle, 250 hectares irrigués en plus — comparés aux 1 100 ha déjà reliés aux canaux — ce n’est pas « déraisonnable », surtout si ça permet de « sécuriser des filières », et donc de préserver des emplois.

    Omerta

    Face au flou, les relations se tendent entre habitants de l’amont et de l’aval. Rares sont les personnes qui acceptent de prendre publiquement position pour ou contre le projet. Nous avons pu contacter un des viticulteurs qui pourrait être raccordé au tuyau — aujourd’hui, il n’irrigue pas. « On touche aux limites de ce qu’on peut faire sans arroser, raconte-t-il de manière anonyme. Alors je me dis qu’avec un peu d’eau, on pourrait retrouver un équilibre économique. » S’il accueille le projet avec un œil plutôt bienveillant — « il a le mérite d’exister » —, il met aussi en garde : « Au-delà de 500 euros par hectare et par an, le prix de l’irrigation sera trop cher. »

    Interrogée sur le prix final pour les usagers, la chambre d’agriculture élude — les calculs sont toujours en cours. Mais une chose paraît certaine : « Ce sera de l’eau chère, reconnaît Jean Bertrand. La part du #coût de l’eau dans les budgets des exploitations augmente et va augmenter, il ne faut pas ignorer cette réalité. » Façon d’admettre que certains seront laissés sur le bas-côté de l’adducteur ? « C’est le risque des #solutions_techniques, souvent coûteuses, souligne Wolfgang Ludwig. Elles peuvent favoriser une #agriculture_intensive, très spécialisée, seule capable de produire les ressources financières pour payer cette eau. »

    Les questions s’accumulent, mais le projet progresse, coûte que coûte. Une des chevilles ouvrières du projet nous a fait part de « grosses pressions pour que le dossier avance vite ». « Il faut bien que les services de l’État et la chambre parviennent à sortir quelque chose pour montrer qu’ils agissent », remarque Joseph Genebrier, de la #Frene_66, une association environnementale. Quitte à prendre des décisions avant que toutes les études ne soient réalisées. Quitte à établir un « rapport de force » avec les plus réfractaires, selon les participants de la réunion publique.

    Des arguments qui ne convainquent pas les opposants, dont certains pointent une « #mal_adaptation ». Comme l’expliquait l’économiste Marielle Montginoul à propos d’un autre mégaprojet de tuyau occitan, « on assiste à une sécurisation de l’accès à la ressource plus qu’à une réflexion sur un nouveau modèle plus économe en eau ». Une « #course_en_avant, sans se poser les bonnes questions, comme le choix du type de cultures qu’on irrigue ». On se retrouve ainsi à arroser des vignes, en pleine crise de surproduction du #vin. Ou à faire perdurer la culture d’abricots, très exigeante en eau.

    « Si les #solutions_techniques permettent de se protéger contre les aléas, un peu comme le camion de pompiers qu’on ne sort qu’en cas d’urgence, pourquoi pas, indique Wolfgang Ludwig. Mais si on les utilise pour développer des #pratiques_agricoles, alors on augmente notre #dépendance et notre #vulnérabilité. » Le risque, pour le chercheur, est de louper le coche essentiel de l’adaptation : « Tant qu’on se repose sur des #outils_techniques, on ne s’adapte pas à la ressource qui baisse. »

    Penser la #transition_agricole vers des cultures de climat semi-aride, diversifier les fermes pour les rendre plus résilientes, encourager le travail des sols… Autant de pistes « explorées aussi par la chambre d’agriculture », assure Jean Bertrand. Mais qui ne font pas partie des sept projets « prioritaires » du plan de résilience pour l’eau.

    https://reporterre.net/La-guerre-de-l-eau-un-conflit-explosif-dans-les-Pyrenees-Orientales

  • Ce qu’il faudra faire pour vaincre l’#extrême_droite

    L’extrême droite se nourrit du #désespoir économique, de l’#insécurité et de l’#exclusion. Pour la priver de ses ressources, ceux qui veulent préserver la #démocratie doivent proposer un contre-discours axé sur la #dignité et l’#appartenance, ainsi qu’un programme politique conçu pour favoriser l’#inclusion_économique et la #résilience_climatique.

    De l’Allemagne aux États-Unis en passant par le Brésil et au-delà, l’extrême droite gagne du terrain. Si les détails varient d’un pays à l’autre, le schéma est étonnamment cohérent : l’extrême droite prospère lorsque les économies ne parviennent pas à assurer le #bien-être, l’#équité et la #sécurité.

    Ce n’est pas une observation nouvelle. #Antonio_Gramsci, #Karl_Polanyi et d’autres penseurs du XXe siècle ont diagnostiqué le #fascisme comme une réponse réactionnaire à l’#instabilité_capitaliste et aux mouvements progressistes qui avaient émergé pour contrer ses excès. Dans The Great Transformation, Polanyi a fait valoir que le « #déracinement » des marchés des #relations_sociales avait créé un terrain fertile dans lequel l’#autoritarisme pouvait s’enraciner.

    À notre époque, #Nancy_Fraser, de la New School for Social Research, a décrit comment le #néolibéralisme érode la #solidarité_sociale, alimentant le #populisme exclusif. D’autres analystes soulignent que l’#austérité et la #précarité rendent les citoyens vulnérables aux #discours_simplistes qui désignent des #boucs_émissaires.

    Ainsi, l’histoire montre comment le #chômage_de_masse, l’#inflation et la baisse du #niveau_de_vie peuvent favoriser l’#extrémisme, en particulier lorsqu’ils s’accompagnent d’institutions faibles, d’une #polarisation_politique ou de discours exploitant les #griefs et les #peurs. Tout comme la #Grande_Dépression a ouvert la voie au fascisme en Europe, la #crise_financière mondiale de #2008 a créé les conditions d’un retour du #nationalisme à travers le monde.

    Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une nouvelle itération du même cycle. Bien que l’#Allemagne ait initialement fait preuve de résilience pendant la pandémie de COVID-19, la crise énergétique déclenchée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie l’a particulièrement touchée. Comme l’ont montré les économistes Isabella M. Weber et Tom Krebs, la hausse des #coûts_énergétiques s’est répercutée sur l’ensemble de l’#économie, la fixation des prix par les entreprises amplifiant les pressions inflationnistes. Alors que les ménages étaient en difficulté, le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland a vu sa popularité monter en flèche.

    Aux États-Unis, des décennies de #désindustrialisation, de stagnation des #salaires et d’augmentation des inégalités ont érodé l’idée que chaque génération fera mieux que la précédente. L’Inflation Reduction Act de l’ancien président Joe Biden était une initiative ambitieuse visant à relancer la politique industrielle et à stimuler la fabrication écologique, mais son héritage s’est avéré éphémère. Donald Trump a exploité le mécontentement suscité par la hausse des prix après la pandémie et a remporté les élections de 2024 en utilisant comme arme l’#aliénation et le #ressentiment, en désignant comme boucs émissaires les immigrants, la #mondialisation et les « #élites_urbaines ».

    Le #Brésil illustre une autre dynamique. Des millions de personnes sont sorties de la #pauvreté sous le gouvernement du Parti des travailleurs du président Luiz Inácio Lula da Silva dans les années 2000, mais beaucoup ont vu ces acquis s’inverser, tandis que d’autres ressentent de l’amertume d’être exclus des programmes sociaux. La révolution numérique rend le travail plus précaire. Lula a tenté de restaurer certains des acquis perdus depuis son retour au pouvoir en 2023, mais il est confronté à un Congrès dominé par l’extrême droite et ses alliés.

    Même si Jair Bolsonaro a été condamné pour tentative de coup d’État, d’autres dirigeants d’extrême droite au Brésil promettent également un retour à l’ordre, à la stabilité et à la foi religieuse. Leur rhétorique met l’accent sur l’#esprit_d’entreprise et l’#autonomie. Bien que séduisante sur le plan émotionnel, l’idée selon laquelle les individus sont responsables de la pauvreté ignore cyniquement les obstacles structurels qui bloquent la mobilité socio-économique.

    Les #chocs_internationaux – ruptures de la chaîne d’approvisionnement pendant la pandémie, volatilité des marchés énergétiques, #conflits prolongés, effets inflationnistes du #changement_climatique – ont également alimenté la montée des forces d’extrême droite. Ces problèmes exigent une coopération transfrontalière, mais les extrémistes les exploitent pour attaquer le #multilatéralisme, le présentant comme un « #complot mondialiste ». Les #droits_de_douane punitifs de Trump incarnent cette réponse, présentant le commerce mondial comme une lutte à somme nulle dans laquelle les étrangers sont les ennemis des travailleurs américains.

    Ces discours simplistes unissent les mouvements d’extrême droite plus que n’importe quel ensemble de politiques communes. Chacun repose sur une opposition fondamentale entre « nous » et « eux ». Comme le note la sociologue brésilienne Esther Solano, ces discours séduisent ceux qui se sentent abandonnés, en faisant des immigrants, des minorités, des féministes, des militants pour le climat et d’autres groupes des ennemis. Dans un monde binaire de gagnants et de perdants, la #complexité disparaît dans les mythes d’une #pureté_culturelle et d’une grandeur nationale révolues.

    Pour contrer ces discours, il faut plus qu’une réfutation raisonnée. Si les racines de l’ascension de l’extrême droite sont en grande partie économiques, il sera impossible de la vaincre sans une nouvelle #vision_économique.

    Cela signifie, pour commencer, s’attaquer à l’inflation à sa source. La récente vague d’inflation était moins liée à une demande excessive qu’à des chocs d’offre, à la #spéculation et à des fragilités structurelles. Pourtant, l’orthodoxie économique a continué à privilégier les hausses de taux d’intérêt et l’austérité, pénalisant les travailleurs et les plus vulnérables. Les gouvernements doivent plutôt utiliser des #outils_fiscaux – soutien au revenu, #allégements_fiscaux sur les produits de première nécessité, renforcement des #services_publics – pour protéger les ménages, tout en investissant dans les capacités nationales en matière d’#énergies_renouvelables, de #sécurité_alimentaire et de production durable. Il faut lutter de front contre la spéculation des entreprises en appliquant les #lois_antitrust, en renforçant les règles de #transparence et en sanctionnant les pratiques abusives en matière de #prix.

    Une deuxième priorité consiste à investir massivement (et stratégiquement) dans les #infrastructures_publiques. Des #transports au #logement, en passant par la #santé et l’#éducation, le domaine public doit être reconstruit. La propriété publique ou la réglementation des secteurs clés garantirait la fiabilité, l’équité et la #résilience_climatique des services. Mais l’#investissement seul ne suffit pas. Les institutions doivent être rendues plus transparentes, responsables et participatives, afin de restaurer la #confiance dans le fait que les gouvernements servent l’#intérêt_général.

    Troisièmement, nous avons besoin d’une transition véritablement juste vers une économie à faible émission de carbone. Une politique industrielle verte peut créer des emplois et revitaliser les régions laissées pour compte tout en décarbonisant l’activité économique. Mais si elle est trop laissée au marché, la transition verte risque d’aggraver les inégalités. La #transition_énergétique doit donner du pouvoir aux travailleurs, et non les abandonner. Les emplois verts doivent être des #emplois de qualité : sûrs, bien rémunérés, syndiqués et ancrés dans les communautés. À cette fin, la #politique_industrielle devrait se concentrer sur les énergies propres, la régénération des écosystèmes et les secteurs des soins.

    Quatrièmement, nous devons restaurer la confiance dans les institutions. Cela signifie apporter des améliorations tangibles dans des domaines tels que le #logement_abordable, les #soins_de_santé publics et les infrastructures résilientes. Cela signifie également démocratiser la prise de décision. Des mécanismes tels que la #budgétisation_participative, les #assemblées_citoyennes et les #initiatives_communautaires en faveur du climat peuvent permettre aux citoyens non seulement d’être témoins du changement, mais aussi de le façonner.

    Enfin, pour contrer les discours simplistes de l’extrême droite, il faut élaborer de nouveaux discours audacieux. Un message de renouveau culturel et politique doit accompagner la réforme économique. Là où l’extrême droite offre la peur, la #division et des boucs émissaires, les forces démocratiques doivent offrir la #solidarité, la dignité et l’#espoir, en s’appuyant sur un #discours qui met l’accent sur le #bien-être_collectif, célèbre la #diversité et donne le sentiment que le #progrès est possible et réel.

    L’extrême droite se nourrit du désespoir, de l’insécurité et de l’exclusion. Bricoler les contours du néolibéralisme ne permettra pas d’apporter la sécurité, la dignité et le sentiment d’appartenance nécessaires pour l’affamer. Pour cela, nous avons besoin d’un nouveau modèle économique, fondé sur la #durabilité, la #justice et la solidarité.

    https://www.reseau-bastille.org/2025/12/26/ce-quil-faudra-faire-pour-vaincre-lextreme-droite
    #à_faire #résistance #fisc #fiscalité #économie #gauche #contre-discours
    ping @karine4

  • [Sur la piste des algorithmes] Entretien avec Vincent Dubois | Observatoire des algorithmes publics
    https://www.odap.fr/articles/sur-la-piste-des-algorithmes-vincent-dubois

    Je ne suis pas venu à l’#algorithme, c’est lui qui s’est imposé à moi sur le terrain. Mes recherches portaient depuis la fin des années 1990 sur les politiques de #contrôle des #allocataires d’aides sociales, avec un intérêt particulier pour la façon dont se déroulaient les #enquêtes_à_domicile réalisées par la Caisse Nationale d’Allocations Familiales (#CNAF). Après une pause, j’ai repris ce terrain au milieu des années 2010, pour analyser l’évolution des pratiques de contrôle depuis ma première enquête. Très vite, j’ai découvert qu’un nouvel outil – un algorithme de #data_mining – était devenu déterminant dans la sélection des dossiers à contrôler. Je ne pouvais pas l’ignorer, car c’était devenu un rouage central de la machine de contrôle. Même si je n’avais aucune formation technique sur ces questions, en ouvrant un petit peu la boîte noire, je me suis rendu compte que c’était non seulement extrêmement important, mais aussi tout à fait passionnant.

    Que s’est-il passé entre vos deux enquêtes ? Comment expliquer l’irruption de cet algorithme dans les procédures de contrôle de la CNAF ?

    Au départ, il y a une histoire locale, hasardeuse si j’ose dire, qui s’est imbriquée dans une dynamique structurelle déjà très engagée de recherche d’efficacité dans les contrôles. Localement, tout commence au sein d’une caisse départementale, touchée par une affaire de fraude à très grande échelle. L’agent comptable, préoccupé par la responsabilité qui lui incombe, s’interroge sur les outils mobilisables pour mieux détecter ce type de situation. Or, dans cette même caisse, un agent issu du secteur privé avait auparavant participé à la conception d’un #outil_prédictif destiné à repérer les mauvais. Ce savoir-faire est alors réinvesti et adapté au contexte local, avec le soutien de la CNAF. L’expérimentation locale est jugée concluante, et l’algorithme est progressivement déployé à l’échelle nationale à partir de 2010. À ma connaissance, c’était la première fois qu’une administration publique utilisait un algorithme de manière aussi massive. Mais il faut aussi replacer cet événement presque fortuit dans un contexte plus global. À cette époque, la logique de « maîtrise des risques » devient un principe d’action central dans les #CAF. L’algorithme et son modèle probabiliste de prédiction des risques d’erreur apparait alors, en quelque sorte, comme la traduction statistique de ce mode de pensée managérial, où la #gestion_préventive_du_risque devient un quasi-synonyme du contrôle des allocataires.

    #management

  • Fine di #Windows 10 : facciamo il punto della situazione
    https://framablog.org/2025/10/09/fine-di-windows-10-facciamo-il-punto-della-situazione

    Forse avete sentito parlare della fine del supporto di Windows 10 senza prestare particolare attenzione, oppure vi state chiedendo se questo vi riguarda. Facciamo il punto della situazione. Questa traduzione di NILOCRAM è distribuita con licenza Creative Commons By-SA 4.0. … Lire la suite­­

    #Droits_numériques #Enjeux_du_numérique #G.A.F.A.M. #Intelligence_Artificielle #Libertés_numériques #Logiciel_libre #Migration #Militantisme #Mouvement_libriste #Outils_émancipateurs #GAFAM #italiano

  • Les logiciels de gestion des transports occupent aujourd’hui une place centrale dans l’organisation des entreprises, qu’elles soient industrielles, commerciales ou de services. Ces outils, que l’on regroupe souvent sous le terme de transport management solutions, ou plus simplement logiciel TMS, apportent une réponse directe aux enjeux logistiques actuels : réduction des coûts, optimisation des ressources, fluidité des flux et meilleure gestion humaine.

    #entreprises, #TMS, #transport, #logistique, #services, #outils, #ressources, #flux
    https://michelcampillo.com/blog/4821.html

  • Fin de #Windows 10 : faisons le point
    https://framablog.org/2025/10/01/fin-de-windows-10-faisons-le-point

    Vous avez peut-être entendu parler de la fin du support de Windows 10 sans forcément y prêter attention, ou vous vous demandez si ça vous concerne. Faisons le point. De quoi est-il question ? Microsoft a annoncé la fin du support … Lire la suite­­

    #Droits_numériques #Enjeux_du_numérique #G.A.F.A.M. #Intelligence_Artificielle #Libertés_numériques #Logiciel_libre #Migration #Militantisme #Mouvement_libriste #Outils_émancipateurs #GAFAM

  • Sarah qui ? Ça raccroche !
    https://framablog.org/2025/09/23/sarah-qui-ca-raccroche

    Marre des appels indésirables ? Un développeur français vous propose de bloquer plus de 16 millions de numéros sur iOS et Android. Salut Camille ! Peux-tu nous dire qui tu es ? Je m’appelle Camille Bouvat, je suis développeur depuis bientôt 18 ans … Lire la suite­­

    #Enjeux_du_numérique #Interviews #Logiciel_libre #Outils_émancipateurs #Veille #Communaute #Interview #veille

  • #AI et #enseignement, un fil de discussion et #ressources sur mastodon :

    J’aimerais écrire une fiche (pour mes élèves, entre 16 et 22 ans) sur le thème « Que faut-il savoir/comprendre avant d’utiliser #ChatGPT ? »

    Par ex. 10 choses listées.
    J’ai pensé à « Ne pas demander ce qu’on n’est pas capable de vérifier », « Ne pas oublier qu’on transmet des informations personnelles », etc.

    Avez-vous des idées de #recommandations ?

    Le but serait qu’ils l’utilisent le moins possible, en partant du fait qu’ils l’utilisent déjà à fond.

    https://mastodon.online/@Daniii@h4.io/115129995601083077

    #ressources_pédagogiques

    –—

    Les réponses que je trouve particulièrement intéressantes :

    ChatGPT est un outil d’IA qui génère du texte. Il est entraîné sur de vastes données, ce qui lui permet de rédiger, résumer et expliquer des concepts.

    Cependant, il ne comprend pas ce qu’il écrit. Il peut inventer des faits (hallucinations), ses connaissances s’arrêtent à une date précise et il peut reproduire des biais présents dans ses données d’apprentissage.

    Utilisez-le avec un esprit critique, vérifiez toujours les informations et ne partagez jamais de données confidentielles.

    –-

    Je pense que le terme « inventer » n’est pas top.
    La base, c’est que tous ces #LLM sont des moteurs pour aligner les mots en calculant statistiquement celui qui correspond à la probabilité la plus forte par rapport à leur immense base d’entrainement.
    Dès lors, vérité ? Hallucination ? Cette question ne me semble pas pertinente. Même si la vérité faisait partie des objectifs initiaux, comment ces moteurs pourraient-ils l’identifier alors que sur le net... La vérité n’est pas taggée...

    –—

    Ces moteurs ont été créés pour générer des textes plausibles... Et en ce sens, c’est une vraie réussite.
    Ils n’ont pas de notion de vérité ou mensonge.
    J’imagine que les boites d’ia cherchent à corriger le tir mais les fondations ne se focalisent pas sur la vérité et actuellement, de ce point de vue, les résultats sont pour le moins mitigés. GPT 5 est d’ailleurs plutôt moins bon que GPT 4.5

    –—

    Je recommande de ne pas utiliser chat gpt mais plutôt #Lumo qui n’espionne pas.
    C’est protonmail qui a créé ce service :
    https://proton.me/blog/fr/lumo-ai

    –—

    Moins le sujet est connu de soi ou des textes, plus la réponse mérite d’être vérifiée

    Vérifier l’IA par l’IA est une vérification risquée (ex mêmes sources)

    On vérifie hors-IA les infos qu’on utilisera pour des décisions importantes (ex santé, argent)

    L’IA ne peut pas connaître les infos qui n’apparaissent pas dans ses sources

    –—

    L’IA ne possède pas d’éthique propre, ses propositions sont à analyser humainement

    L’IA produit souvent le reflet des stéréotypes de son époque

    On utilise l’IA en respectant ses forces et ses faiblesses

    –—

    Chatgpt n’ayant aucun moyen d’action autre que le texte qu’il vous écrit, ne pas croire qu’il puisse commander, payer, crééer produire ou réaliser quoi que ce soit que sa réponse. Sa réponse peut d’ailleurs mentionner le contraire...

    Ce n’est pas alexa. Cela le deviendra peut-être.

    Chatgpt n’a pas d’émotions : ne pas lui en prêter.

    –—

    Les genia reposent sur le vol de données et le travail d’individus déjà fragilisés par nos sociétés injustes. Il est terrible énergivore (aussi en haut) et est une catastrophe à utiliser pour notre environnement.
    C’est aussi une « invention » des milliardaires d’ED pour s’approprier tout et toustes et modifier profondément lesm entalités dans leur sens.

    Les genia sotn des catastrophes à tout point de vue. La moindre des choses est de ne PAS les utiliser. On se débrouillait bien mieux avant elles.

    –---

    En recommandation s’ils l’utilisent malgré tout, il y a le fait de réinitialiser la session régulièrement (je ne sais pas comment on fait). Un des constats suite au suicide de l’ado de 14 ans qu’un #chatbot avait encouragé à se saoûler et se pendre, c’est que plus la session est longue, plus les garde-fous du chatbot s’estompent, comme s’ils étaient progressivement ensevelis sous les échanges.

    « While these safeguards work best in common, short exchanges, we’ve learned over time that they can sometimes become less reliable in long interactions where parts of the model’s safety training may degrade. »
    https://www.nbcnews.com/tech/tech-news/family-teenager-died-suicide-alleges-openais-chatgpt-blame-rcna226147

    –—

    A mon avis, ils ne doivent rien dire à l’IA que leur pire ennemi ne devrait pas savoir.

    –---

    Pour répondre à une demande, ChatGPT consomme un demi litre d’eau et l’équivalent KW d’une ampoule allumée entre 2 à 40min pour ses serveurs selon la version utilisée (la plus récente consommant plus).

    –—

    Commencez par demander le sens du mot « #intelligence » en rappelant que c’est le sens anglophone. Si cela ne leur dit rien, demandez leur ce que signifie l’acronyme « CIA ». À partir de celui-ci demandez leur en quoi la CIA est un organisme intelligent au sens français du terme. Autrement dit « intelligence » est un faux ami.

    –—

    «  Le but de ChatGPT est de fournir une réponse ayant l’air correct, pas une réponse réellement correcte. Ne sachant pas dire “non”, iel inventera une réponse au lieu de dire ne pas savoir.   »

    –---

    1) choisir si l’eau sert à faire tourner les datacenters ou alors à boire, se laver, arroser les champs...
    https://www.developpez.net/forums/d2178025/general-developpement/algorithme-mathematiques/intelligence-artificielle/l-essor-l-ia-entraine-hausse-inquietante-consommation-d-eau-centres-donnees-europeens/#post12094400

    2) j’avais vu un post mastodon où une personne disait quelque chose du genre quand on lui demande quelque chose en fait on lui demande de faire une réponse qui ressemble à la vérité, plausible

    –—

    « Brooks n’est pas un cas isolé. Futurism a rapporté le cas d’une femme dont le mari, après avoir passé 12 semaines à croire qu’il avait « révolutionné » les mathématiques à l’aide de ChatGPT, a failli se suicider. Plusieurs médias ont rapporté des cas similaires : des personnes sortant de sessions marathoniennes avec des chatbots convaincues d’avoir révolutionné la physique, décodé la réalité ou été choisies pour des missions cosmiques. »

    https://intelligence-artificielle.developpez.com/actu/375327/Quand-les-chatbots-d-IA-transforment-les-illus

    –—

    « Dans moins de 3 ans grand max le marché se sera entièrement effondré, plus aucune société n’assurera un tel service, et vous serez alors bien embêté parce que vous serez plus capable de travailler sans. »

    –—

    ma question peut-elle être répondue par un moteur de recherche ou une encyclopédie en ligne ?

    –—

    ne laissez personne penser à votre place, encore moins une machine.

    –—

    tu as le classique « demander a une IA gen de faire tes devoirs c’est comme envoyer un robot a la salle de sport a sa place » ?

    –—

    #alternative #phrases

    • Un nouveau pigiste

      Il est clair que ChatGPT ne va pas être engagé au Coutzet (https://coutzet.ch/tribunal-federal)…

      Voir son article au sujet du Tribunal Fédéral

      On a demandé à Emmanuelle Germond, informaticienne, pourquoi le résultat est aussi loin de la réalité. Après avoir bien ri, elle nous a répondu.

      ChatGPT nous a rédigé un article sur le Tribunal Fédéral…

      EGE : STOP. Déjà, une IA ne rédige rien du tout : on entre une donnée et après exécution du #calcul, l’ordinateur donne son résultat. C’est une calculette qui donne 2 quand on lui a dit 1 + 1 =. C’est tout.

      … et c’est un mauvais article, pardon, résultat.

      EGE : Et bien, ça va peut-être vous surprendre, mais le résultat est bon. Il a conçu un texte lisible concernant le sujet donné. C’est ce pour quoi il a été programmé : concevoir du #texte pouvant être lu par un humain. Si les sujet, verbe et complément sont suffisamment au bon endroit pour être compréhensibles dans une langue humaine, le résultat est correct.

      Mais c’est faux ?

      EGE : Si une calculatrice affiche un mauvais résultat, c’est généralement qu’on ne lui a pas donné le bon #calcul. On voit bien, quand il parle des « 4 cantons de 1806 » le logiciel ne « comprend » rien. ChatGPT a reçu des quantités énormes de textes. On lui a fait analyser ça et maintenant on lui demande un résultat aussi ressemblant que possible aux textes qu’on lui a donnés. Établir des #connaissances, cela demande du #contexte, de mettre en valeur certaines sources. Cela demande de « #comprendre ».

      Mais il peut répondre ou pas ?

      EGE : Pas plus qu’une cuillère. Votre cuillère à soupe comprend-elle que vous avez faim ? Si vous mangez une soupe, elle est un outil précieux, mais elle ne vous « nourrit » pas quand vous la portez à la bouche. C’est la même chose.

      Mais alors c’est quoi ChatGPT ? Ça sert à rien…

      EGE : On a rempli un « bol » avec une soupe de données texte, préparées, moulinées. ChatGPT, c’est juste la « #cuillère » qui nous permet de nous servir de « #soupe ». C’est à nous de faire le bon geste.

      Si vous avez une liste d’éléments clairs et définis : comme une série de faits et d’informations sur le Tribunal Fédéral, alors une IA peut vous permettre d’en faire un article. Mais elle ne peut pas « comprendre » à votre place. Vous devez préparer le contenu et corriger ensuite pour vous assurer de la qualité du résultat.

      On peut faire le calcul de tête, mais la calculatrice, c’est pratique. Dans les 2 cas, il faut avoir appris à calculer AVANT.

      En conclusion, c’est #utile ou #dangereux ?

      EGE : Comme les marteaux, ils nous permettent de construire, de détruire ou de reconstruire en fonction de nos besoins et de nos envies. Mais lancés n’importe comment, ils peuvent blesser. Ils n’en sont pas moins utiles et dangereux.

      Par des #statistiques, réalisées sur des jeux de données, conçues et préparées par des êtres humains (dont des millions d’heures d’un travail souvent atroce et toujours sous-payé) on nous sert des résultats qui donnent l’#illusion de la #vraisemblance. Mais sans #connaissance et sans #compréhension, l’illusion se brise vite.

      Les ordinateurs, peu importe leur puissance, sont limités à une capacité intellectuelle d’une cuillère à soupe : 1/0 – plein/vide. C’est pourquoi nous devons comprendre leur nature. Car l’informatique, c’est comme la politique : que vous vous en occupiez ou non, elle s’occupe de vous. Alors, si vous ne devez retenir qu’une chose c’est :

      Les Intelligences Artificielles (IA) ne savent rien, ne connaissent rien et ne comprennent rien. Ça, c’est notre rôle !

      https://coutzet.ch/pigiste

      #outil #intelligence_artificielle #rédaction #texte

  • #Strasbourg encadre l’usage de l’IA

    Pour accompagner l’utilisation de l’intelligence artificielle par les services, la Ville et l’Eurométropole se dotent d’une charte d’usage, déclinée sous forme de guide pratique.

    Votée à l’unanimité fin juin, aussi bien en conseil municipal qu’en conseil de l’Eurométropole, la délibération intitulée « intelligence artificielle et stratégie en faveur d’un numérique responsable de la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg », poursuit le travail initié en 2023 pour un usage de l’IA en adéquation avec la #politique_numérique_responsable et ancre le principe de l’utilisation sécurisée et transparente de l’IA, à travers une charte. Un historique rappelé par Caroline Zorn, vice-présidente de l’Eurométropole notamment en charge du numérique, lors du conseil de l’Eurométropole du 27 juin dernier. L’occasion pour l’élue d’énoncer les quatre principes de cette statégié IA : "la primauté de l’#intrêt_général et la #sobriété, l’amélioration de la qualité des réponses données à la population et des conditions de travail des agents, la garantie de #transparence, de pertinence et de compétences et enfin, la #souveraineté".

    "L’IA est désormais à la portée de tout le monde, il y a un attrait dans tous les services, d’où le besoin de s’appuyer sur une charte et une approche #éthique", détaille Jacqueline Haessig, cheffe de service Innovation et transformation numérique à la direction du Numérique et des systèmes d’information (DNSI).
    Un constat dressé notamment lors des séances de sensibilisation et de formation à l’IA pour les agentes et les agents, mais aussi les élus, les organisations syndicales ou encore les directeurs généraux des communes, animées par la DNSI dès 2024. Une manière également de sensibiliser à l’utilisation des données et aux coûts environnementaux liés à l’usage de cette #technologie. "L’idée n’est pas d’interdire mais d’accompagner son utilisation. Un #guide opérationnel découlant de la charte sera déployé à partir de septembre à la Ville et à l’Eurométropole pour que les agentes et agents sachent comment utiliser l’IA dans leurs missions, pour les aider et non les remplacer", précise Jacqueline Haessig. Cet automne, des séances d’initiation et des temps de réflexion sur la déclinaison de l’IA dans leurs métiers devraient être proposées dans les directions. Par la suite, une feuille de route et des arbitrages seront élaborés car le déploiement représentera un coût financier pour la collectivité et un investissement en temps de travail et d’accompagnement.

    Permis d’usage

    La stratégie IA menée par la collectivité vise ainsi à donner un cadre pour sécuriser les pratiques « au service des citoyens, des agents et des élus », comme le souligne la délibération. Concrètement, pour répondre aux exigences d’#intégrité_numérique et de transparence, les agentes et agents auront le choix d’utiliser ou non l’IA en tant qu’assistant, « avec une information claire et systématique des usagers sur son utilisation ». Pour cela, la DNSI s’appuiera notamment sur un catalogue d’outils, en cours d’élaboration. "Pour constituer ce bouquet de services, nous privilégions les IA françaises et européennes afin de préserver notre souveraineté", précise Barbara Zenou, cheffe de projet innovation à la DNSI. La direction travaille même au développement d’une solution interne.
    Outre la #sensibilisation, la #formation, la #sécurisation, le respect de la transparence ou le catalogue d’#outils, la collectivité réfléchit également à la mise en place d’une sorte de "#permis_d’usage, pour s’assurer que l’agent ait bien compris les limites et les avantages des applications de l’IA", projette Barbara Zenou.

    Comité de veille

    La stratégie IA de la Ville et de l’Eurométropole s’accompagne de la mise en place d’une gouvernance dédiée, à travers une commission annuelle de suivi qui devra évaluer et réviser la charte. Cette commission pourrait être composée de représentants du Conseil eurométropolitain du numérique responsable, du Conseil de développement de l’Eurométropole, du Comité science, santé, société de la Ville et de l’Eurométropole, mais aussi de représentants du personnel, d’agents et d’élus. De plus, un #comité_de_veille de l’IA, constitué d’agents et d’élus, aura la mission, à travers la réalisation de #tests d’usages et de solutions IA, de faire des propositions à la commission de suivi.

    https://www.strasbourg.eu/-/eurometropole-strasbourg-encadre-usage-ia
    #charte #IA #AI #intelligence_artificielle #accompagnement #politiques_publiques #collectivités_territoriales

  • Dans le cadre d’un projet #ERP, l’acquisition de #connaissances est un processus vivant, itératif et profondément humain. C’est une compétence aussi cruciale que la planification ou la maîtrise des #outils. En tant que chef de #projet, je la considère comme le cœur invisible de la réussite. Je vous partage mes réflexions sur le sujet.
    https://michelcampillo.com/blog/2948.html

  • Disclose Data : outil de #veille de documents des autorités environnementales
    https://nantes.indymedia.org/posts/144168/disclose-data-outil-de-veille-de-documents-des-autorites-environne

    Après un an de travail, le projet #DiscloseData est en ligne. Plus de 65 000 documents en accès libre, issus de l’autorité environnementale, une #administration indépendante du gouvernement, chargée d’évaluer l’impact des grands projets sur la biodiversité, le climat et les ressources naturelles. L’avis de ses fonctionnaires doit éclairer les…

    #Outils #France #Internet #Global

  • Retours sur les ateliers #Nextcloud menés par La Dérivation et l’Établi Numérique
    https://framablog.org/2025/02/12/retours-sur-les-ateliers-nextcloud-menes-par-la-derivation-et-letabli-num

    En juin 2024, L’Établi Numérique et la Dérivation annonçaient vouloir organiser des ateliers d’appropriation de Nextcloud, logiciel libre de collaboration. Nextcloud est utilisé par des dizaines de millions de personnes de par le monde. Nous même, à Framasoft, l’utilisons pour … Lire la suite­­

    #Enjeux_du_numérique #Frama.space #Interviews #Outils_émancipateurs #atelier #derivation #établi_numérique #formation #framaspace