• Gaston Flosse (90 ans) condamné à six mois de prison ferme
    13 octobre 2021 Par Julien Sartre / Médiapart

    « L’ancien homme fort de Polynésie française pourra effectuer sa peine à son domicile, sous surveillance électronique. Il a été reconnu coupable de dissimulation de patrimoine et déclaration mensongère à la HATVP. (...) »

    Je peux faire sa peine à sa place ? :-D :-D :-D

    #politique #justice #foutage_de_gueule #France #outremer #république_bananière #vangauguin

  • Covid-19 : près de 400 soignants arrivent en renfort aux Antilles, la Polynésie durcit son confinement
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/08/21/covid-pres-de-400-soignants-arrivent-en-renfort-a-la-guadeloupe-et-a-la-mart

    Covid-19 : près de 400 soignants arrivent en renfort aux Antilles, la Polynésie durcit son confinement. « La situation est extrêmement tendue » dans les Antilles, où des patients sont évacués en avion vers la métropole. La Polynésie ferme aussi ses écoles.
    Tous volontaires, jeunes pour la plupart, parfois prévenus à la dernière minute, plus de 400 professionnels de santé se sont envolés vendredi 20 août pour les Antilles pour prêter main-forte aux hôpitaux martiniquais et guadeloupéens, débordés par le Covid-19. Ils répondent à l’appel lancé le 8 août par le ministre de la santé, Olivier Véran, pour soulager les hôpitaux sous très haute tension. A l’aéroport parisien d’Orly, 270 soignants ont pris place à bord d’un vol Air France à destination de Point-à-Pitre, venus de toutes les régions métropolitaines « qui ne sont pas en tension » hospitalière. S’y ajoutaient 60 pompiers de Paris et une cinquantaine de passagers rentrant ou se rendant à la Guadeloupe malgré le confinement.
    Un autre vol, affrété par Corsair, est parti dans l’après-midi à destination de la Martinique, avec environ 150 soignants, dépêchés en renfort ou pour relever les premiers volontaires déjà sur place. En effet, 240 professionnels sont partis le 10 août, puis environ 120 mardi. Des tonnes de matériel médical, notamment des extracteurs d’oxygène permettant à certains malades d’être traités chez eux plutôt qu’à l’hôpital, sont convoyées aux Antilles et des évacuations sanitaires opérées vers la métropole. Pour désengorger les hôpitaux, certains patients non atteints du Covid sont également acheminés en métropole sur des vols réguliers : quatre de Pointe-à-Pitre et trois de Fort-de-France depuis le début de la semaine, selon un porte-parole d’Air France. Le variant Delta, combiné à une couverture vaccinale limitée (20 % de la population complètement vaccinée, contre 60 % au niveau national), a plongé les deux départements antillais dans une situation critique. Plus de 40 % des morts français du Covid-19 ces dernières vingt-quatre heures, soit 53 décès sur 127, provenaient de Guadeloupe ou de Martinique.

    #Covid-19#migration#migrant#france#martinique#guadeloupe#sante#outremer#systemesante#circulationtherapeutique#evacuationsanitaire#personnelsoignant#metropole

  • Variant Delta du Covid-19 : en Polynésie française, les soignants contraints de pratiquer une « médecine de guerre »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/08/22/variant-delta-en-polynesie-francaise-les-soignants-contraints-de-pratiquer-u

    Variant Delta du Covid-19 : en Polynésie française, les soignants contraints de pratiquer une « médecine de guerre » Avec un taux d’incidence supérieur à 2 800 cas pour 100 000 habitants, la Polynésie française est le territoire des outre-mer le plus touché par le Covid-19. Au centre hospitalier de Tahiti, les médecins se voient contraints de trier les patients.

    En un mois, la Polynésie est passée de quelques dizaines de cas à près de 8 000, pour une population de 280 000 habitants. Et surtout, la diffusion du variant Delta, avec un taux d’incidence de près de 2 800 cas pour 100 000 habitants, a fait monter les hospitalisations en flèche : aucune à la mi-juillet, contre 329 le samedi 21 août dans l’ensemble de la Polynésie, dont 40 en réanimation.(...°
    Mais il manque aussi des soignants. Quinze infirmiers de la réserve sanitaire sont arrivés de métropole il y a une semaine, et huit volontaires de Nouvelle-Calédonie jeudi. C’est encore trop peu, d’autant que la plupart ne sont pas spécialisés en réanimation, le service qui en a le plus besoin. Le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, a lancé un nouvel appel à la France pour obtenir d’autres renforts. Le ministère de la santé a annoncé, samedi, que sept infirmières et infirmiers et trois médecins anesthésistes-réanimateurs rejoindraient Papeete mercredi 25 août. Des renforts jugés encore insuffisants. La dispersion des îles et atolls sur une surface grande comme l’Europe rend, par ailleurs, les évacuations sanitaires vers l’hôpital longues et complexes. « Il y a beaucoup de décès avant qu’on arrive dans les îles », déplore le docteur Vincent Simon, chef du SAMU. Il reçoit plus de 400 appels par jour, contre 150 à 200 en temps normal.

    #Covid-19#migrant#migration#france#polynesie#outremer#sante#circulationtherapeutique#personnelsoignant#systemesante#variant#reservesanitaire

  • Covid-19 : des renforts de soignants et un pont aérien pour soulager les hôpitaux saturés à la Guadeloupe et à la Martinique
    https://www.lemonde.fr/sante/article/2021/08/19/covid-19-la-guadeloupe-et-la-martinique-vont-recevoir-de-nouveaux-renforts-d

    Covid-19 : des renforts de soignants et un pont aérien pour soulager les hôpitaux saturés à la Guadeloupe et à la Martinique. Des personnels de métropole arriveront vendredi pour soulager les hôpitaux antillais, d’où une dizaine de malades devraient être évacués vers la métropole.
    L’épidémie ne faiblit pas aux Antilles. De nouveaux renforts de soignants vont être envoyés, vendredi 20 août, à la Guadeloupe et à la Martinique, d’où une dizaine de malades devraient être évacués vers la métropole dans les prochains jours, a annoncé mercredi 18 août le ministère de la santé à l’Agence France-Presse (AFP). Plus de 300 professionnels de santé vont s’envoler de l’aéroport parisien d’Orly vendredi après-midi à destination de la Martinique et de la Guadeloupe, dont les hôpitaux sont saturés par les cas de Covid-19. Les soignants viendront « en soutien » des équipes « déjà sur place », selon un communiqué du ministère de la santé. Ils doivent assurer « la relève » des 240 médecins, infirmiers et aides-soignants arrivés la semaine dernière.
    Au Centre hospitalier universitaire de Guadeloupe, 40 % des lits sont désormais occupés par des patients Covid-19, et la morgue est saturée, a expliqué mercredi Gérard Cotellon, le directeur général du CHU à l’AFP. Les 46 lits de réanimation ouverts sont occupés et les urgences enregistrent jusqu’à 80 passages par jour, pour le Covid uniquement. « Tout le monde fait du Covid, même ceux dont la spécialité est loin de ce type de pathologie », a insisté M. Cotellon. De nouvelles évacuations sanitaires vers la métropole sont « en cours d’organisation pour la fin de semaine ou le tout début de semaine prochaine », afin de désengorger les services de réanimation de Pointe-à-Pitre et Fort-de-France. Le ministère envisage le transfert de huit malades par gros-porteur dans le cadre de l’opération « Hippocampe », ainsi que de trois autres patients en jet Falcon, dont « les dates et îles de départ sont en cours de calage ». Entre le 9 et le 15 août, la Guadeloupe a enregistré 7 276 nouveaux cas. Côté vaccination, 32 % des Guadeloupéens de plus de 18 ans ont reçu une première injection, quand seulement 20,9 % ont un parcours vaccinal complet.

    #Covid-19#migrant#migration#france#metropole#outremer#guadeloupe#martinique#circulationtherapeutique#evacuationsanitaire#personnelsoignant#malade

  • Passe sanitaire : un « certificat de rétablissement » obtenu quinze jours après un dépistage positif au Covid-19
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/28/passe-sanitaire-un-certificat-de-retablissement-obtenu-quinze-jours-apres-un

    Passe sanitaire : un « certificat de rétablissement » obtenu quinze jours après un dépistage positif au Covid-19. Ce document, destiné aux personnes guéries, permettra notamment de voyager hors des frontières comme un test négatif ou une attestation de vaccination.
    Après l’attestation de vaccination et les résultats de tests de dépistage, un troisième document va intégrer, dans les prochaines semaines, le passe sanitaire français : un « certificat de rétablissement » destiné aux personnes guéries d’une infection au Covid-19 mais dont le dépistage est encore positif malgré un risque de contagiosité moindre.Préconisé au niveau européen, le certificat de rétablissement avait été annoncé lors du lancement de l’expérimentation française, le 19 avril, mais des discussions étaient encore en cours pour en connaître les modalités exactes.
    Il faudra présenter un test PCR ou antigénique positif de « plus de quinze jours et de moins de deux mois », selon la direction générale de la santé. Celui-ci aura la même valeur qu’un test négatif de moins de soixante-douze heures certifié par l’Etat, déjà disponible en version papier ou sur l’application mobile TousAntiCovid, ou qu’une attestation de vaccination, qui sera mise à disposition de toute personne vaccinée à partir du 29 avril. Un temps envisagé, la piste d’un test sérologique contrôlé aux frontières a finalement été écartée.
    Les consignes européennes mentionnaient jusqu’ici le cadre minimal d’un test ancien de plus de dix jours et jusqu’à six mois, que les autorités sanitaires françaises ont préféré restreindre après un avis de Santé publique France. La date de sa mise en place et son intégration dans l’application TousAntiCovid n’ont pas encore été annoncées.Déjà expérimenté de manière facultative sur certains vols vers et en provenance d’Ajaccio, le passe sanitaire français consiste en une certification par l’Etat des résultats des tests de dépistage déjà demandés dans les aéroports pour toute sortie du territoire hexagonale.Un « datamatrix » – sortes de code-barres semblable au QR code – est affiché sur les résultats et permet aux policiers, douaniers et agents de compagnies aériennes de vérifier qu’il ne s’agit pas d’une contrefaçon. Les attestations de vaccinations seront authentifiées de la même manière dès jeudi et les personnes vaccinées dans les derniers mois recevront un SMS et un e-mail d’ici à la fin du mois de mai pour les consulter à leur tour.
    Le secrétaire d’Etat au numérique, Cédric O, a annoncé sur Franceinfo, mardi 27 avril, que l’expérimentation du passe sanitaire serait étendue à tous les vols en provenance et à destination de la Corse dès mercredi, avant les vols vers l’outre-mer dès la semaine du 3 mai. Son utilisation n’est, pour l’instant, pas obligatoire : c’est l’objet d’une partie du projet de loi relatif à la gestion de la sortie de crise sanitaire présenté, mercredi, en conseil des ministres.Le Parlement doit en commencer l’examen à la mi-mai, pour une entrée en vigueur de l’obligation attendue au début du mois de juin à chaque passage de la frontière française. Le passe sanitaire français pourra être contrôlé par les douaniers de tous les pays européens à partir du 17 juin, date annoncée du lancement du certificat vert européen, qui fait la connexions entre les différents dispositifs nationaux.

    #Covid-19#migrant#migration#france#UE#outremer#sante#passeportvaccinal#circulation#frontiere

  • Covid-19 : nouveau confinement en Martinique
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/16/covid-19-la-martinique-a-nouveau-confinee_6077012_3244.html

    Les annonces outre-mer ne se ressemblent pas : la Polynésie française va rouvrir ses frontières aux visiteurs américains à partir du 1er mai, mais ne recevra pas de touristes français, tandis que la Martinique va se reconfiner et que la Guyane a renforcé son couvre-feu.Jeudi, Emmanuel Macron a évoqué le calendrier du progressif déconfinement en métropole, lors d’une visioconférence avec plusieurs maires. Il a donné pour horizon « vers la mi-mai », sans plus de précisions. L’hypothèse d’une différenciation territoriale en fonction de la situation sanitaire est aussi étudiée par le gouvernement.
    En Martinique, le préfet, Stanislas Cazelles, a annoncé jeudi 15 avril dans la soirée, lors d’une conférence de presse, que l’île était de nouveau confinée, le nombre de patients Covid-19 n’ayant pas cessé d’augmenter ces dernières semaines.Ce troisième confinement intervient après une première mesure de couvre-feu décrétée fin mars. Le préfet a invoqué la nécessité de « réduire les contacts » pour espérer freiner la propagation du virus, « surtout [celle du] variant anglais, qui est de plus en plus présent et qui fait des ravages ».En Guyane, devant l’intensification de la circulation du virus, la préfecture a renforcé les mesures de couvre-feu dans huit communes, dont Cayenne. Il y sera étendu de samedi 19 heures à lundi 5 heures. « Le variant P1, dit brésilien, représente aujourd’hui plus de 84 % des prélèvements positifs en Guyane », souligne un communiqué.
    La Polynésie française n’est pas confinée mais le couvre-feu y est maintenu de 22 heures à 4 heures. La collectivité rouvrira ses frontières aux visiteurs américains à partir du 1er mai. « Nous avons fait le choix de n’ouvrir à ce stade qu’aux voyageurs en provenance des Etats-Unis et y ayant séjourné plus d’un mois, principalement car la vaccination est désormais ouverte à tous et 3 millions de doses sont administrées chaque jour aux Etats-Unis », a expliqué jeudi le haut-commissaire de la République, Dominique Sorain.
    Les touristes américains devront présenter un résultat négatif de test RT-PCR trois jours avant leur vol, subiront un test antigénique à leur arrivée puis un nouveau test quatre jours après. Chaque visiteur devra aussi présenter une preuve de vaccination ou une sérologie démontrant qu’il dispose d’anticorps. Les passagers non vaccinés et sans preuve sérologique pourront venir en Polynésie mais seront placés dix jours en quarantaine et subiront un quatrième test huit jours après leur arrivée. Ce protocole sanitaire vise à empêcher l’introduction de variants. Vingt cas ont été détectés en Polynésie, tous contrôlés grâce aux tests et à la quarantaine.

    #Covid-19#migrant#migration#france#outremer#polynesie#martinique#guyane#variant#sante#circulation#frontiere#confinement#test

  • Les déplacements vers l’outre-mer strictement limités
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/01/30/les-deplacements-vers-l-outre-mer-strictement-limites_6068204_823448.html

    Le premier ministre, Jean Castex, a annoncé vendredi 29 janvier que tous les déplacements à destination ou en provenance des outre-mer seront soumis, à partir du dimanche 31 janvier, à un motif impérieux d’ordre personnel ou familial, pour des raisons de santé urgentes ou d’ordre professionnel ne pouvant être différées. A vrai dire, la seule nouveauté dans cette annonce concerne la date d’entrée en vigueur de ces mesures en Guadeloupe et en Martinique. Le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, avait annoncé, jeudi, l’extension de ces mesures de restriction dans les deux départements antillais à partir du mardi 2 février. Pour ceux-là, l’application des « motifs impérieux » vise principalement à éviter l’afflux de voyageurs en provenance de l’Hexagone pendant les vacances de février, qui commencent le 6 février pour la première zone. Durant les fêtes de fin d’année, Guadeloupe et Martinique avaient vu affluer près de 200 000 vacanciers. Depuis le 18 janvier, les voyageurs arrivant dans ces deux départements sont également soumis à un isolement de sept jours à domicile, avec l’obligation de procéder à un nouveau test PCR au terme de cette période. Un premier cas de variant anglais du Covid-19 a été détecté, vendredi, en Martinique. La Polynésie française devrait elle aussi passer sous le régime des « motifs impérieux ». Ailleurs, c’était déjà le cas pour la Guyane, où le taux d’incidence avait atteint 280 cas positifs pour 100 000 habitants mi-janvier et où les admissions en réanimation poursuivent leur hausse. De même pour La Réunion et Mayotte, en raison des suspicions de présence dans la région du variant du SARS-CoV-2 501.V2 apparu en Afrique du Sud. Un premier cas porteur de ce variant a été détecté le 15 janvier. Depuis, ce nombre est passé à 50. C’est à Mayotte que la situation apparaît la plus préoccupante. Des mesures de protection ont été prises dès le samedi 9 janvier pour limiter l’introduction de ce variant sur le territoire. Les vols au départ des Etats d’Afrique continentale de l’Est ont été suspendus par le préfet le jeudi 14 janvier

    #Covid-19#migrant#migration#france#outremer#guyane#mayotte#polynesie#martinique#reunion#sante#variant#propagation

  • Pourquoi Emmanuel Macron ment-il sur le chlordécone ? - Nous Voulons des Coquelicots
    https://nousvoulonsdescoquelicots.org/2019/02/02/pourquoi-emmanuel-macron-ment-il-sur-le-chlordecone

    Attention ! ce qui suit est une offense délibérée à chef d’Etat. Le nôtre. Emmanuel Macron a un coffre d’acier et s’est autorisé à mentir en direct sur l’un des plus authentiques scandales de santé publique. Résumons en trois phrases. Les sols agricoles des Antilles françaises sont pollués pour des centaines d’années par un pesticide utilisé jusqu’au début des années 90, le #chlordécone. Interdit dès 1976 aux Etats-Unis, ce poison a été autorisé sur dérogation signée par trois ministres de l’Agriculture successifs. Le cancer de la prostate est si fréquent en Martinique qu’il lui vaut le record du monde de cette maladie pour 100.000 habitants.

    Et revenons au président Macron. Le 1er février, il parle pendant des heures devant des élus qu’on appelle ultramarins, ceux d’outre-mer (voir la vidéo). Et il affirme qu’il « ne faut pas dire que c’est #cancérigène », « parce qu’à la fois on dit quelque chose qui n’est pas vrai et on alimente les peurs » .

    Alors je vous en prie, suivez-moi sans peur, car je parle vrai et défie quiconque, président en tête, de me porter contradiction. Le chlordécone s’appelait aux Etats-Unis kepone, et il a provoqué une catastrophe dans l’usine d’Hopewell (Virginie) où il était synthétisé. En 1974, des dizaines de travailleurs se plaignent de troubles neurologiques graves et en 1975, après des rejets massifs dans la James River, des riverains tombent également malades. Le scandale est mondial et nul ne peut l’ignorer. En janvier 1976, l’Institut national du cancer américain publie un rapport scientifique sans appel sur les effets cancérigènes du chlordécone.

    #cancer #santé #mensonge #outremer #racisme #pollution #agriculture

  • Gilets jaunes de l’autre hémisphère / chroniques de La Réunion

    On réalise que le confort n’est pas acquis. Le quotidien change. On prend le vélo. Cette dame arrête de manger du poulet après avoir vu les images à la télé de tous ces animaux en train de mourir entassés dans des batteries parce que le grain est coincé au Port. Des marchés impromptus organisés sur les rond-point qui questionnent les réseaux de distribution, à ces parts de gâteau maïs ou patate et gobelets de café partagés sur les blocages, en passant par le groupe facebook Tienbo 974, qui compte en quelques jours des milliers de membres qui s’entraident (covoiturages, recettes de cuisine sans œufs, prêts de matériel, de plaques de cuisson, de temps pour aller distribuer des repas aux personnes âgées isolées ,…) pour s’adapter à la situation de l’île, quelque chose d’autre se passe. Quelque chose de si puissant qu’on n’ose se dire que c’est réel parce qu’on a peur que l’idée explose comme une bulle de savon si on la prend entre nos mains.

    Jaune soleil : récits d’une éclipse du capitalisme #1
    https://a-louest.info/Jaune-soleil-Recits-d-une-eclipse-du-capitalisme-594

    #2
    https://a-louest.info/Jaune-soleil-recits-d-une-eclipse-du-capitalisme-606

    #giletsjaunes #Réunion #entraide #insurrection #couvrefeu #colonie

  • Outre-mer. Mayotte, entre grève générale et climat de « guerre civile » | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/outre-mer-mayotte-entre-greve-generale-et-climat-de-guerre-civile-651860

    Alors que 84 % de la population vivent sous le seuil de pauvreté, et à la veille d’une nouvelle mobilisation d’ampleur, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, s’est contentée hier d’annoncer des mesurettes sécuritaires et de lutte contre l’immigration.

    À Mayotte, on les appelle les chats sauvages. Ce sont 3 000 enfants et adolescents abandonnés à leur sort et à une « une délinquance de survie ». Ce sont eux qui sont aujourd’hui montrés du doigt et désignés comme les principaux responsables de l’insécurité qui règne à Mayotte, à l’origine de la grève générale lancée le 20 février, et contre laquelle la population est appelée ce matin à descendre massivement dans les rues. « Ce ne sont pas des mineurs isolés mais bien abandonnés », explique Salim Nahouda, le secrétaire général de la CGT Mayotte. « Ces mômes, ils cherchent à survivre, rappelle le syndicaliste, mais on ne peut pas les laisser faire la loi, car la situation est intenable. Les bandes armées menacent à chaque coin de rue. Mayotte est devenue une zone de non-droit. Il est temps que le gouvernement prenne les choses au sérieux. » « La République n’abandonne pas Mayotte, n’abandonnez pas la République », avait osé dimanche le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, appelant les élus à assurer la rentrée des classes comme préalable à toute négociation avant l’arrivée de la ministre des Outre-mer, hier. Non seulement la rentrée n’a pas eu lieu, mais les barrages se sont démultipliés, assure le responsable de la CGT, qui en dénombre une dizaine sur les 374 km2 qui composent Mayotte.
    Une île ravagée par la pauvreté et désertée par les services publics

    Quant à « la République qui n’abandonne pas Mayotte », les Mahorais n’en voient pas beaucoup la couleur. Devenue le dernier département français par référendum en 2011, Mayotte est loin de bénéficier des mêmes droits que le reste du territoire, ravagée par la pauvreté et désertée par les services publics. « Mayotte est de loin le département le plus pauvre et le plus inégalitaire de France, rappelle le sociologue Nicolas Roinsard, maître de conférences à l’université Clermont-Auvergne. 84 % de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté. Alors que 60 % des habitants ont moins de 25 ans, les politiques sociales envers la jeunesse sont quasi inexistantes, dans un contexte où le taux de chômage avoisine les 40 %. Chaque année, ils sont près de 4 000 à sortir du système scolaire pour seulement 2 000 offres d’emploi recensées par Pôle emploi. La mission locale de Mayotte compte un conseiller pour 600 jeunes, contre 150 dans l’Hexagone. Une fois sortis du système scolaire, et bien avant pour les mineurs isolés, les jeunes sont rapidement confrontés à des enjeux de survie économique. Dans ces conditions, l’enfance en danger devient une enfance dangereuse. » Pour le chercheur, « il n’y a pas de secret : l’insécurité sociale crée de l’insécurité civile ». Et celle-ci est loin d’être le seul fait des Comoriens, assure Nicolas Roinsard : les statistiques de la préfecture et de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) démontrent que cette délinquance juvénile touche aussi les Mahorais, contrairement à ce que laisse entendre le mouvement actuel. « Il règne un climat de guerre civile », s’inquiète de son côté Éric Decombe, fonctionnaire territorial et militant de la CFDT, qui vit à M’tsapéré, dans la banlieue de Mamoudzou. « En bas de chez moi, les Mahorais survivent dans des conditions inhumaines. Ce sont des favelas sans eau potable ni toilettes. La situation va mal tourner si le gouvernement continue de diviser les Mahorais et de ne pas répondre aux urgences sociales. »

    C’est dire si la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, était hier attendue au tournant. Fraîchement accueillie, elle s’est pour le moment contentée d’annoncer un renforcement de la sécurité dérisoire (l’arrivée de 20 gendarmes et 10 policiers supplémentaires…) et de la lutte contre l’immigration clandestine. Cette grève générale contre l’insécurité relance pourtant le débat sur la départementalisation et en dessine un premier bilan. C’est l’analyse qu’en font de nombreux Comoriens, à l’instar de l’écrivain Mohamed Nabhane, très engagé dans le Collectif de soutien aux délogés de Mayotte. En effet, en 2016, plus d’un millier de Comoriens avaient été « décasés » par des bandes violentes et xénophobes. Leurs maisons détruites et pillées, ils ont été réduits à vivre dans la rue. « Les Comoriens non mahorais sont devenus les boucs émissaires de prédilection d’extrémistes mahorais qui se veulent plus français que les Français de France, alerte l’écrivain. Des bandes organisées, opérant une sorte de “nettoyage” du paysage, font justice elles-mêmes. » Pourtant, il n’y aura pas de progrès social à Mayotte sans codéveloppement avec l’Union des Comores.
    Maud Vergnol
    Chef de la rubrique Politique

    #Mayotte #outremer #ghettos #enfance

  • Après un incendie, la #Guadeloupe sans CHU pendant au moins un an - La Croix
    https://www.la-croix.com/France/incendie-Guadeloupe-sans-CHU-moins-2018-03-11-1300919818

    Pendant ce temps les Guadeloupéens, qui devaient déjà faire avec un hôpital vétuste datant des années 1970, se débrouillent sans. « Il ne faut pas tomber malade, on n’a plus d’hôpital ! », a confié à l’AFP une pharmacienne de Sainte-Anne.[...]

    Mais depuis plusieurs jours, une partie du personnel se plaint de « malaises ». Un collectif de défense du CHU demande la « délocalisation externe et totale » le temps de « réhabiliter » ce « bâtiment malsain », selon le docteur Mona Hedreville, porte-parole du collectif. La direction, de son côté, demeure « persuadée que le plan de nettoyage en site occupé est la meilleure solution ».

    #outremer #out #santé

  • Chronique clandestine d’un mythique « Rideau de Cannes » - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/rideau-de-cannes-2141.html

    « Nous sommes entrés en #résistance passive / Nous nous sommes clandestinisés / Cela nous a collé à la peau »... #Paris1959 : un groupe d’#étudiants #réunionnais s’engage dans la #lutteidentitaire et #anticolonialiste avec pour objectif : faire émerger une #conscienceréunionnaise. Les débats qu’ils mènent alors hantent toujours — pour la plupart — la #société réunionnaise d’aujourd’hui. Voici l’histoire de ces précurseurs du « #RideaudeCannes », « qui ont fouillé défriché cherché rodé », ces « #clandestins qui se sont taché les mains à l’encre des ronéos ».
    Où donc est le soleil ? Derrière « Le Rideau de Cannes »...

    #laReunion #esclavage #maloya #debré #repression #algérie #autodétermination #autonomieinterne #outremer #colonie

  • La solution Titan pour l’emploi et le logement - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/la-solution-titan-pour-l-emploi-et-2144.html

    Répondre aux défis de l’#emploi et du #logement en misant sur les talents de l’#outremer et au-delà. Le Centre international d’opportunités d’affaires [#CIAO] lance un projet pilote en #Guyane grâce au programme innovant « #LaborDomus » : 30 jeunes Guyanais chômeurs bénéficieront d’un parcours d’#insertion professionnelle pour la construction d’un #village de 70 villas à ossatures métalliques grâce à un nouveau procédé. L’expérience sera ensuite renouvelée en Martinique et aux Comores. Explications.

    #Titan #JeanRogerSiquilini #construction

  • A-t-on le droit de parler de racisme d’État ? | Slate.fr
    par Rokhaya Diallo
    http://www.slate.fr/story/156745/racisme-etat-discrimations

    #Racisme_d’État ne signifie pas #État_raciste ni #régime_raciste. Par conséquent, cela n’induit nécessairement pas le fait que le pays soit structuré autour de lois explicitement racistes ou ségrégationnistes. Car si la France a par le passé instauré des mesures légales racistes, les discriminations sont aujourd’hui interdites. De ce fait, à l’évidence, aucun texte officiel ne pourrait porter une disposition directement et ouvertement raciste sous peine d’inconstitutionnalité. Mais l’absence de telles mesures rend-elle impossible la production de #racisme par l’État ?

    Ce sont des militants afro-américains issus du #Black_Panther Party qui ont dessiné la différence entre le racisme individuel et le #racisme_institutionnel (de nature systémique ou structurelle). Selon leur définition, le racisme n’est pas seulement le fait d’individus motivés par des préjugés mais il est aussi le résultat d’une mécanique parfois nourrie par le fonctionnement même des institutions. De ce fait le racisme peut être perpétué de manière indirecte par des institutions dépendant d’États sans que des attitudes individuelles racistes ne soient en cause.

  • Des massacres oubliés de mai 1967 en Guadeloupe aux prémices de l’ordre sécuritaire moderne dans les quartiers
    https://www.bastamag.net/Des-massacres-oublies-de-mai-1967-en-Guadeloupe-aux-premices-de-l-ordre

    C’est une commémoration méconnue : il y a 50 ans, les 26 et 27 mai 1967, la police et l’armée françaises réprimaient brutalement des manifestations ouvrières et lycéennes en Guadeloupe. Alors que Pointe-à-Pitre se révolte, les forces de l’ordre se livrent à un massacre qui fait au moins 8 morts selon les sources officielles. Des recherches approfondies démontrent qu’un modèle de contre-insurrection a été expérimenté sous l’autorité d’un préfet, Pierre Bolotte. Formé en Indochine puis en Algérie, il (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Néo-colonialisme, #Atteintes_aux_libertés, #Classes_populaires

  • Quand l’état français abandonne à leurs tristes sorts les « départements d’outremer » :

    À la pointe de la contestation en Guyane, « les 500 Frères », le collectif anti-délinquance controversé
    http://www.huffingtonpost.fr/2017/03/25/a-la-pointe-de-la-contestation-en-guyane-les-500-freres-le-c_a_220113

    Les mouvements sociaux, déclenchés depuis le début de semaine dans ce territoire français d’Amérique du Sud, traduisent des revendications de salariés et plus largement une exaspération croissante d’une partie de la population, notamment face à la délinquance. Une insécurité qui est le cheval de bataille des « 500 Frères ».

    Depuis fin février, de quelques dizaines à quelques centaines de personnes formant ce collectif de citoyens récemment créé, défilent vêtues de noir et cagoulées dans les rues de Cayenne. Déjà reçus par le préfet, le procureur et les forces de l’ordre, les « 500 Frères » se sont notamment fait remarquer le 17 mars en faisant irruption lors d’une conférence à laquelle participait Ségolène Royal.

    #Guyane #outremer #milices

    Voir aussi https://seenthis.net/messages/582109

  • Jean Jules Joseph, un soldat créole - Dimanche 29 Mai 22h45 | Accueil
    http://www.franceo.fr/emission/jean-jules-joseph-un-soldat-creole/diffusion-du-29-05-2016-22h35

    L’écrivain Daniel Picouly, part sur les traces de son grand-père martiniquais, dont le destin fut bousculé par la #Grande_Guerre. S’envolant pour la Martinique, il cherche à en apprendre plus sur cet aïeul tellement admiré. Né en 1893, Jean Jules Joseph Picouly a rejoint la métropole en pleine Première Guerre mondiale. Pour alimenter son enquête, Picouly rencontre plusieurs spécialistes, parmi lesquels l’écrivain Raphaël Confiant, auteur du « #Bataillon_créole », et les historiens Léo Elisabeth et Sabine Andrivon-Milton. Portée par les illustrations du dessinateur Jean-Denis Pendanx, cette plongée ultra-marine est une occasion, au-delà de l’histoire personnelle du romancier, de se pencher sur les réalités de la société martiniquaise pendant le premier conflit mondial.

    #Martinique #Outremer #guerre #histoire

  • Plus de soixante-dix ans après, les résistants antillais sortent de l’ombre | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/105631/resistance-antilles-dissidence

    Un certain nombre d’Antillais et de Guyanais quittèrent leur terre natale pour rejoindre les Forces françaises libres. C’est le départ en dissidence. Ils auraient été entre 4.000 et 5.000 hommes et femmes à quitter la Guadeloupe et la Martinique pour rallier les îles anglaises de la Dominique et de Sainte-Lucie de 1940 à 1943, d’après Eric Jennings. « On part aussi en dissidence depuis la Guyane, mais c’est plus compliqué. Il n’y a pas la proximité britannique », explique Eric Jennings. Pour la colonie d’Amérique du Sud, le nombre de dissidents ayant rallié les FFL pourrait s’éléver à quelques centaines de personnes.

    Eric Jennings, historien

    Cela correspond à près de 1% de la population de ces territoires. « C’est un chiffre très élevé, commente Eric Jennings pour Slate. D’autant plus élevé, que, pour certaines tranches d’âge, surtout chez les jeunes, c’est encore plus important. »

    Les raisons du départ sont multiples. Patriotisme, attachement aux valeurs républicaines, pénurie et misère s’entremêlent avec ce que les historiens Richard Burton et Eric Jennings voient comme une tradition du marronnage. La crainte d’un rétablissement de l’esclavage et du racisme hitlérien poussent aussi à rentrer en résistance. « Vichy signifie clairement un retour en arrière et, aux Antilles, tout retour en arrière renvoie tout de suite au grand retournement : le rétablissement de l’esclavage par Bonaparte en 1802 », explique Eric Jennings.

    Mais, après la guerre, l’engagement de ces hommes et de ces femmes n’est pas reconnu à sa juste valeur.

    Ainsi en juillet 1945, le ministre des Colonies Paul Giacobbi donnait des instructions au Conseil national de la Résistance (CNR) visant à se méfier des associations de résistants antillais et coloniaux en général, « dont il convient de souligner malheureusement les arrière-pensées politiques quelquefois antifrançaises bien qu’elles s’efforcent de se réclamer d’un organisme supérieur jouissant d’une autorité indiscutée. Les titres de leurs membres, difficilement comparables à ceux de héros du maquis, ne leur donnent qu’une ressemblance lointaine avec les associations constituées par d’authentiques “Résistants” ayant fait leurs preuves, soit pendant l’occupation étrangère, soit au cours des combats de la Libération », rapporte E. Jennings dans Vichy sous les tropiques.

    En juillet 1945, le ministre des Colonies donnait des instructions au Conseil national de la Résistance visant à se méfier des associations de résistants antillais et coloniaux en général,

    « Ce qui distingue la Dissidence de la Résistance en métropole, c’est que les Allemands ne sont pas présents. C’est “seulement” une opposition au régime de Vichy, analyse Eric Jennings. Si, combattre Vichy, c’est être résistant, on ouvre la boîte de Pandore » pour les dirigeants d’alors.

    #Seconde_guerre_mondiale #antillais #outremer #résistance #Vichy #fascisme #racisme

  • Blada.com
    http://www.blada.com

    Jodla 01/03/11
    Année des Outre-mer : la mémoire courte

    C’est à croire que nous sommes dirigés par une armée de bourricots ! L’année des Outre-mer tournerait-elle au remake, version 21e siècle, de l’exposition coloniale ? Juste au moment où le film « Vénus noire » (Le Monde : La Vénus dérangeante et bouleversante de Kechiche) vient rappeller l’histoire sordide de la Vénus Hottentote (Deshumanisation : Quand l’homme finit en cage), les organisateurs de l’année des Outre-mer n’ont rien trouvé de mieux que de construire des carbets amérindiens au Jardin d’acclimatation, un rappel imbécile et trop évident des errements d’un passé honteux et mal digéré (Exposition coloniale : Le jardin zoologique d’acclimatation ; et sur le site même du Jardin d’acclimatation : 55 ans d’exhibitions zoo-ethnologiques) dont de nombreux Kali’na de Guyane ont été les victimes expiatoires. En termes mesurés, Jean-Paul Fereira, maire de la commune amérindienne d’Awala-Yalimapo, vient rappeler au ministre de la culture quelque vérités (dont une importante exposition sur ce sujet précis), et demande « que cet évènement, souhaité, programmé et maintenu par les organisateurs très certainement par ignorance (du moins nous l’espérons), ne puisse être cautionné » par son ministère. Chantal Berthelot fait de même (ainsi que l’AGEG) en impliquant aussi la ministre de l’Outre-mer.

    Lire aussi, par Gérard Collomb : Les Kali’na de Guyane et le "droit de regard" de l’Occident (extrait de Zoo humains). Illustration extraite de Wikipedia : Des Kali’na à Paris, 1892.

    http://www.ina.fr/video/CAF96069798/guyane-1950-1970-de-l-ile-du-diable-a-diamant.fr.html
    #outremer #guyane #exposition universelle