• La privatisation du vivant - pratiques
    https://pratiques.fr/La-privatisation-du-vivant

    Pratiques : Le corps des femmes est particulièrement exploité.

    À l’échelle internationale, le commerce d’ovules est très organisé. Certaines femmes indiennes peuvent accéder à la FIV parce qu’en contrepartie, elles donnent leurs ovules. Ce commerce se développe beaucoup au Mexique. En Europe, ce sont l’Espagne et Chypre qui en sont la plaque tournante.

    Ce commerce sert à la recherche, mais il est aussi très bien connu des citoyens français, anglais… On sait qu’en général les gens vont acheter des ovules en Espagne parce qu’ils proviennent de femmes d’Europe de l’Est qui ont des caractéristiques génétiques recherchées : blondes aux yeux bleus, grandes… Et dans le cadre de la grossesse pour autrui (GPA), ils vont aller faire porter les grossesses par des femmes indiennes. Ce sont des enjeux raciaux et d’exploitation graves. Il y a là plusieurs femmes en jeu, ce qui complexifie encore plus ce commerce des corps. Les impacts sur les mères porteuses sont au premier plan, mais pour les pourvoyeuses d’ovules, les conséquences sur leur santé semblent occultées. Ce sont souvent de très jeunes femmes, les stimulations ovariennes à répétition, les prélèvements d’ovules affectent leur propre santé reproductive, d’autant que lorsqu’elles repartent chez elles, elles n’ont pas toujours le suivi nécessaire. Des documentaires, tels que Eggsploitation aux États-Unis, montrent les effets de l’hyperstimulation ovarienne sur ces jeunes filles, dont certaines ont développé des cancers en lien avec l’utilisation massive d’hormones. Ce sont les femmes invisibles de tous ces discours, les gens ont très peu de connaissances sur les procédures médicales utilisées pour amener une femme à produire dix à quinze ovules dans un mois. C’est dans une logique de marché : transformer le corps des femmes pour qu’il soit plus productif.

    #GPA #don_d'organes


  • Le Gingko Biloba est un arbre #extraordinaire, il est une des rares plantes à ovules et spermatozoïdes, également dioïque, chaque arbre sera soit mâle soit femelle.

    Integrated Microscopy and Graphics Expertise
    http://image.siu.edu/images/index.php

    J’en ai déduit que ces images de Karen Renzaglia Biologiste étaient celles du Gingko, mais je ne suis pas certaine, si vous avez des preuves, welcome !

    Multiflagellated Sperm of Land Plants

    #gingko
    #ovules_de_plantes
    #spermatozoïdes_de_plantes

    Pour celleux qui sont sur Paris, il y a un arbre Gingko au jardin des plantes planté en 1811, je ne sais pas si c’est un mâle ou une femelle, dans ce cas on dira une Gingko ;)

    @odilon @mad_meg

    • A ma connaissance seuls les arbres males sont plantés pour l’ornement en ville à cause de l’odeur désagréable que dégagent les ovules en tombant au sol.

      En effet, après avoir produit ses ovules, le ginkgo femelle reçoit du pollen que le ginkgo mâle produit en énorme quantité. Arrivé sur l’ovule, le grain de pollen germe et produit une substance hormonale qui provoque l’accroissement de l’ovule et l’accumulation de réserves. Elle n’est pas encore suivie de fécondation. En fin d’été les ovules mûrissent, jaunissent et forment « un noyau » dans lequel s’est formé un prothalle femelle constitué de tissus chlorophyllien haploïde et d’amidon. Le prothalle mâle évolue lui aussi lentement. En automne, après la chute des feuilles, les ovules jaunes et ridés tombent et commencent à pourrir sur le sol. En début d’hiver le prothalle mâle produit des spermatozoïdes flagellés qui fécondent l’oosphère située dans l’archégone 18. Au printemps l’embryon fécondé sort de l’ovule et s’implante dans le sol. Il n’y a donc pas eu de phase de repos et aucune dessiccation contrairement à toutes les espèces à graines

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Ginkgo_biloba
      Confirmation de la même source :

      Le sexe d’un arbre est difficile à déterminer avant la production des organes de reproduction (ovules ou pollen). En effet, seules les femelles produisent des ovules. La plupart des ginkgos plantés en ville sont des mâles obtenus par bouturage pour s’assurer qu’il n’y aura pas de production d’ovules nauséabonds.

      Les paysagistes qui l’ignorent s’attirent la vindicte des riverains.

      Odeur de beurre rance, de vomi… Ils ne peuvent plus sentir le ginkgo biloba

      http://www.lavoixdunord.fr/254096/article/2017-10-27/odeur-de-beurre-rance-de-vomi-ils-ne-peuvent-plus-sentir-le-ginkgo-bilo

      Par ailleurs :

      La seule autre plante à ovules est le cycas.

    • « Le premier pied de Ginkgo biloba en France a été apporté par Auguste Broussonnet (1761-1807) qui l’avait reçu en présent de Sir Joseph Banks (1743-1820). Broussonnet le donna alors à Antoine Gouan (1733-1821) qui le planta au jardin des plantes de Montpellier3 en 17782. Il donna pour la première fois des ovules le 12 avril 1812. En 1795, une bouture prise sur ce ginkgo de Montpellier est plantée au jardin des plantes de Paris. Ces deux arbres sont toujours vivants à ce jour. »
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Ginkgo_biloba

      à 14minutes et 20 secondes le Ginkgo du jdp (a la fois mâle et femelle : C’est une branche femelle à la base et le sommet est mâle) :
      http://www.jardindesplantes.net/fr/explorez/propos-jardiniers/arbres-remarquables-jardin-plantes