• L’oxygène sombre, une découverte scientifique majeure dans les grands fonds marins - WE DEMAIN
    https://www.wedemain.fr/decouvrir/loxygene-sombre-une-decouverte-scientifique-majeure-dans-les-grands-fonds-m

    Nos abysses n’en finissent pas de dévoiler leurs secrets. Dans les profondeurs obscures de nos océans, une découverte fascinante vient bouleverser notre compréhension de la production d’oxygène sur Terre. Des chercheurs ont mis en lumière un phénomène jusqu’alors inconnu : la production d’ #oxygène […] dans les #abysses marins. Cette révélation remet en question l’idée longtemps admise que l’oxygène marin ne provenait que de la #photosynthèse des plantes.

    Le professeur Andrew Sweetman, chercheur principal de cette étude réalisée par l’Association écossaise de Science Marine, a observé ce phénomène pour la première fois en 2013, mais ce n’est que récemment que son équipe en a compris le mécanisme. Le principe est le suivant : à environ 5 kilomètres sous la surface de l’océan, des nodules métalliques naturels agissent comme de véritables « batteries » sous-marines, séparant l’eau de mer en hydrogène et oxygène par un processus d’électrolyse.

    […]

    […] cette révélation sur l’”oxygène sombre” soulève également des inquiétudes quant à l’impact potentiel de l’exploitation minière des fonds marins. Plus de 800 scientifiques marins ont déjà signé une pétition pour mettre en garde contre les dangers environnementaux de telles activités. La destruction de ces nodules pourrait avoir des conséquences désastreuses sur cet écosystème fragile et encore mal connu.

    Source :
    Evidence of dark oxygen production at the abyssal seafloor | Nature Geoscience
    https://www.nature.com/articles/s41561-024-01480-8

  • Guerre à Gaza : Israël inondera les tunnels du Hamas de gaz neurotoxiques sous la supervision de la marine américaine
    Par David Hearst | Published date : Jeudi 26 octobre 2023 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/guerre-palestine-gaza-israel-tunnels-hamas-gaz-neurotoxiques-marine-a

    Les groupes de la résistance palestinienne à Gaza s’attendent à ce qu’Israël inonde les tunnels du Hamas de gaz neurotoxiques et d’armes chimiques sous la surveillance des commandos américains de la Delta Force dans le cadre d’une attaque surprise contre la bande côtière, a déclaré à Middle East Eye une source arabe de haut niveau proche de ces groupes.

    Israël et les États-Unis espèrent obtenir un effet de surprise afin de pénétrer dans les tunnels du Hamas, sauver environ 220 otages et tuer des milliers de combattants des Brigades al-Qassam, la branche armée du Hamas, a indiqué la source dans un communiqué, notant que l’information provenait d’une fuite aux États-Unis.

    Middle East Eye n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations contenues dans la fuite.

    « Le plan repose sur l’élément de surprise afin de gagner la bataille de manière décisive, en utilisant des gaz interdits sur le plan international, en particulier des gaz neurotoxiques, et des armes chimiques. De grandes quantités de gaz neurotoxiques seraient pompées dans les tunnels », a indiqué la source.

    La Delta Force américaine supervisera « le pompage de grandes quantités de gaz neurotoxiques dans les tunnels du Hamas, capables de paralyser les mouvements corporels pendant une période comprise entre six et douze heures ».

    « Pendant cette période, les tunnels seraient infiltrés, les otages sauvés et des milliers de soldats d’al-Qassam tués », a-t-elle ajouté.

    Middle East Eye a contacté la Maison-Blanche et le Département américain de la Défense mais n’a obtenu aucun commentaire.

    Les États-Unis collaborent avec Israël au sujet de son invasion prévue de Gaza. (...)

    #7oct23

    • « Inonder les tunnels de gaz », comme c’est joliment euphémisé. Ça avance comme la guerre de Corée. A la fin, y-a un général qui va proposer d’envoyer une bombe atomique. Mais ils se contenteront de tout aplatir à coup de bombes traditionnelles, au point que les survivants seront ceux qui auront réussi à se terrer dans les grottes et les sous-sols. Et après, on ne comprendra pas pourquoi le territoire est dirigé par des paranoïaques notoires.

      (on écrit Mélenchon ;-) )

    • c’était un grand progrès pour les nazis que d’avoir inventé les chambres à gaz pour mettre en oeuvre une tuerie de masse, quotidienne, décentralisée et sur le long terme de personnes prisonnières dans leurs camps, conjointement au flux continu de crémations que cela exigeait.
      utiliser pour tenter de préserver des otages des gaz incapacitants pour ensuite flinguer un par un des combattants est aussi une toute autre scène, de guerre, de combat, que l’extermination industrielle à quoi aboutira(it) une prolongation des bombardements sur Gaza (un Hiroschima-Nagasaki au ralenti et sans emploi du nucléaire).
      on nous promet une guerre toujours plus technique, enfin ciblée, humanitaire et utopique. ça a tout d’une diversion destinée à afficher une attention aux vies des civils.

    • « Prochaines étapes » des combats en préparation : l’armée israélienne face aux tunnels de la bande de Gaza | Le Grand Continent
      https://legrandcontinent.eu/fr/2023/10/27/prochaines-etapes-des-combats-en-preparation-larmee-israelienne-fac

      L’armée israélienne a annoncé au matin du 26 octobre avoir mené un raid « ciblé » au sol dans la bande de Gaza, « en préparation des prochaines étapes du combat ». La forme que pourrait prendre une offensive terrestre de l’armée israélienne reste encore incertaine. L’armée fait face au défi stratégique posé par le réseau de tunnels traversant la bande de Gaza.

    • A Jabaliya a eu lieu une forme de résumé du conflit en cours. L’armée israélienne a privilégié les notions opérationnelles. (...) Le coût humain et politique d’opérations similaires risque de devenir difficilement acceptable aux yeux des soutiens d’Israël. L’ancien conseiller national à la sécurité, Eyal Hulata, désormais à l’Institut national du contre-terrorisme de l’université Reichman, à Tel-Aviv, en est convaincu : « Nous sommes face à un compte à rebours, en termes diplomatiques. Le temps nous est compté. »

      Pour autant, la situation de piège dans laquelle se trouve l’armée israélienne n’est peut-être pas complètement gelée. D’une part, le réseau des tunnels, s’il est en partie endommagé, peut empêcher la coordination entre les différents groupes du Hamas. Les conduits sont équipés de moyens de #communication, mais la section des câbles qui courent sur leurs parois aurait pour effet d’isoler les combattants, cassant leur #coordination. De plus, dans un réseau en profondeur, l’alimentation en #oxygène est vitale. Sans renouvellement de l’air, les combattants terrés dans les conduits seraient peu à peu asphyxiés. A mesure que le réseau s’est étendu, les besoins pour y renouveler l’#air se sont accrus. Techniquement, il faut des moteurs pour opérer cette circulation, et donc du carburant pour les faire fonctionner. Le Hamas a stocké des quantités importantes de carburant en prévision de cette confrontation, mais cette capacité n’est pas infinie. Selon plusieurs sources, elle accorde au groupe armé et à ses alliés une autonomie qui se compterait en semaines. Ensuite, si le carburant devait faire défaut et le système d’aération s’arrêter, le résultat serait simple : « Les combattants seraient obligés de sortir comme des lapins, et nous, nous les attendrons  », assure une source militaire israélienne.

      [...]

      « Il n’y a aucune technique miracle pour venir à bout de ce réseau [de tunnels]. Il faudra sans doute procéder par quadrillages, et utiliser toute une gamme de techniques pour détruire ses différents tronçons, en fonction des conditions », avertit Daphné Richemond-Barak.

      https://www.lemonde.fr/international/article/2023/11/02/frapper-le-hamas-parmi-la-population-civile-l-impossible-strategie-de-l-arme

      https://archive.ph/qAgzz

      #tunnels

    • Personne n’arrêtera l’état sioniste et ce dernier n’arrêtera pas tant qu’il n’aura pas subi de très lourdes pertes.

      A ce moment là et à ce moment là seulement il prétendra que c’est sous la pression de ses alliés qu’il s’est arrêté, ces derniers se hâtant de confirmer en fumistes sans vergogne qu’ils sont.

  • Nos lacs perdent leur oxygène – {Sciences²}
    https://www.lemonde.fr/blog/huet/2021/06/04/nos-lacs-perdent-leur-oxygene

    Déjà, en 2016, deux études conduites sur les archives sédimentaires des lacs en Europe et dans le monde menées par l’Institut national de la recherche scientifique du Québec, avec la participation de chercheurs de l’INRAE (Institut national de recherche pour l’#agriculture, l’alimentation et l’environnement), avait révélé que des lacs voient leur concentration en #oxygène diminuer. En cause ? La « pression humaine », notamment par les rejets de nutriments par les concentrations de populations dans les villes. Mais cette nouvelle étude semble montrer que c’est désormais la montée rapide des températures qui est devenue le principal facteur des pertes d’oxygène et de dégradation de la qualités des #eaux_lacustres.

    #climat

  • Biosphere 2: Das Menschenexperiment unter Glas
    https://diasp.eu/p/11642797

    Biosphere 2: Das Menschenexperiment unter Glas

    https://1e9.community/t/biosphere-2-das-menschenexperiment-unter-glas/5186

    Vor fast 30 Jahren startete in der Wüste von #Arizona ein unvergleichliches Experiment. Acht Menschen ließen sich in einer überdachten Nachbildung verschiedener Biotope einsperren. Der Versuch sollte beweisen, dass es möglich ist, auf anderen Planeten eine neue Erde zu schaffen. Doch schon bald wurde die Luft knapp und das #Experiment zum Skandal. Denn hinter der Biosphere 2 standen nicht #Wissenschaftler, sondern eine #Theatergruppe. Und dann kam auch noch Trump-Berater #Steve_Bannon.

    Von Michael Förtsch

    Es sind Szenen wie aus einem #Science-Fiction-Film. Acht Menschen in futuristischen Overalls stehen aufgereiht vor einem riesigen Gebäude, das an ein (...)

    • ... einem riesigen Gebäude, das an ein überdimensioniertes Gewächshaus erinnert. Hinter den Glasscheiben lassen sich Schlingpflanzen, Palmen und andere exotische Gewächse erspähen. Während Medienvertreter mit Filmkameras und Fotoapparaten um die Leute in den Overalls herumschwirren, gehen diese durch eine enge Stahlluke ins Innere des Gebäudes. Sie winken noch einmal, um sich zu verabschieden, als ob sie eine lange Reise antreten würden. Dann schwingt hinter ihnen eine dicke Stahltür zu, die mit einem Ruck an einem Hebel verschlossen wird. Sie durchquere eine Luftschleuse. „Es ist ein unglaublicher Moment“, sagt ein Mann aus der Gruppe. „Die Zukunft beginnt hier.“

      Obwohl diese Bilder, die nur noch in VHS-Qualität zu finden sind, sehr an eine Hollywood-Filmproduktion erinnern, sind sie echt. Tatsächlich ließen sich Anfang der 1990er-Jahre acht Menschen auf ein wahnwitziges Experiment ein. In der Wüste von Arizona ließen sie sich in die Biosphere 2 einschließen, eine unter Glas und Stahl eingeschlossene Kunstwelt, die eine zweite Erde simulieren sollte – in Vorbereitung und der Hoffnung, irgendwann auf Raumschiffen und anderen Planeten Mini-Versionen unsere Heimatwelt aufbauen zu können. Jedoch verlief das Experiment alles andere als problemlos – und brachte die Probanden, ihre körperliche und ihre geistige Gesundheit an den Rand des Zusammenbruchs.

      Es ist ein unglaublicher Moment. Die Zukunft beginnt hier.

      Heute scheint das kuriose und einst weltweit mit Interesse verfolgte Projekt vergessen – oder höchstens als spektakulärer Fehlschlag in der kollektiven Erinnerung. „Ich hatte jedenfalls nichts davon gewusst – bis ich mit meiner Recherche anfing“, sagt Matt Wolf gegenüber 1E9, der mit Spaceship Earth eine umfangreiche Dokumentation über die Geschichte von Biosphere 2 gedreht hat. Tatsächlich wird erst in Rückschau klar, wie gewagt, sonderbar und zugleich auch wegweisend der Versuch war. Entsprungen ist die Idee nämlich keiner wissenschaftlichen Fachgruppe oder einer Universität, sondern etwas, das manche durchaus als Theatertruppe oder Sekte bezeichnen könnte.

      Es begann mit John

      Zwei Jahre reiste der Ingenieur, Metallurg und Harvard-Absolvent John Polk Allen Anfang der 1960er-Jahre durch die Welt. Er hatte eine durchaus erfolgreiche Karriere bei Forschungs- und Industrieunternehmen wie dem Battelle Institute, der Allegheny Ludlum Steel Corporation und der Development and Resources Corporation begonnen. Aber er gab sie auf, um stattdessen die Ursprünge und Lehren von Stammeskulturen in Nepal, Thailand, Singapur, Vietnam, den Philippinen und anderen Ecken der Welt zu studieren. Als er wieder in die USA zurückkehrte, wollte er nicht in sein altes Leben zurück, sondern sich Kunst, Kultur, dem Leben und der Erde verschreiben.

      Daher kaufte Allen 25 Kilometer südlich von Santa Fe in New Mexico ein billiges Stück Land, wo er fortan mit Gleichgesinnten alternative Kultur-, Gesellschafts- und Lebensformen erforschen wollte. Tatsächlich entstand auf dem trockenen Boden binnen weniger Jahre die sogenannte Synergia Ranch , ein wilder Mix aus Ökodorf und Gegenkultur -Kommune, der insbesondere durch die von Allen gegründete Gruppe namens Theatre of All Possibilities einiges Aufsehen erregte. Das Theatre of All Possibilities war, wie der Dokumentarfilmer Matt Wolf beschreibt, „zu Anfang wirklich eine Theater- und #Aktionskunst -Gruppe“.

      Die Truppe wurde von John Allen selbst geleitet, und zwar, je nachdem, wer über die Jahre befragt wurde, entweder mit sanfter Hand oder unbarmherziger Härte . Allen schrieb Stücke und erdachte Performances, die die Mitglieder aufführten und organisierte Vorträge von Wissenschaftlern, Philosophen und Denkern, denen alle beiwohnten. Aber nach und nach habe sich die Gruppe „in immer praktischere Unternehmungen verstrickt“, wie Wolf erzählt. Oder, wie Mark Nelson, einer von Allens Weggefährten in der Dokumentation sagt: „#Kunst? #Geschäft? #Ökologie? #Technologie? Wir wollten das alles tun!“

      In der Zeit zwischen den Vorstellungen machte die Truppe daher das öde Land der Synergia Ranch fruchtbar, konstruierte eine Halle nach Vorbild der Buckminster-Fuller-Kuppeln und ging dann nach Oakland, Kalifornien um ein Schiff zu konstruieren: die rund 25 Meter lange RV Heraclitus . Die wurde unter Leitung der zu dieser Zeit gerade einmal 19-jährigen Margret Augustine aus einem Holzrahmen, Ferrozement, Metallschrott und einem alten Dieselmotor gebaut. Keiner der Beteiligten hatte Erfahrung. Dennoch stach das Schiff 1975 in See. Mit ihr segelte das Theatre of All Possibilities, das zwischenzeitlich für seine Forschungsprojekte die seriöser klingende Stiftung Institute for Ecotechnics gegründet hatte, um die Welt – und startete allerorten allerlei Projekte.

      Die Mitglieder riefen eine Kunstgalerie in London ins Leben, errichteten ein Hotel in Kathmandu, betrieben eine Viehfarm in Australien, arbeiteten mit der Universität von Mumbai, pflanzten Bäumen und beackerten erfolgreich eine Farm in Puerto Rico. Sie beobachteten Wale in der Antarktis, sammelten Forschungsdaten über die Tiere im Amazonas und dokumentierten Korallenriffe in den Tropen. „Wir tourten um die Welt“, sagt Allen in der Dokumententation Spaceship Earth. „Wir waren überall.“

      […]

      #arts #théâtre #expérience #futurisme #hollywood #médias
      #confinement #isolement #science
      #biosphère #oxygène
      #autarcie #autosuffisance #utopie #dystopie

      #auf_deutsch

  • Ossigeno privato

    La #Luxfer_Gas_Cylinders di #Clermont-Ferrand, in Francia, era la sola fabbrica europea a produrre bombole per l’ossigeno medicale di alta qualità. Lo stabilimento faceva utili, ma una manovra speculativa dei proprietari ne ha decretato la chiusura nel 2019
    È il 26 novembre del 2018, quando un “manager di transizione” del gruppo britannico #Luxfer_Holding Plc annuncia la chiusura del sito industriale. A Gerzat, nella banlieu Nord di Clermont-Ferrand, gli operai sono increduli. La lista di comande è lunga un’infinità e la fabbrica funziona bene: nel 2018 la cifra d’affari è stata di 22 milioni di euro, l’utile netto di un milione, in progressione del 55% rispetto all’anno precedente. Inoltre, lo stabilimento era stato acquisito nel 2001 per pochi euro ad una società nazionalizzata: sono dunque i contribuenti francesi che hanno finanziato i macchinari e il savoir-faire dell’impresa. Eppure la casa madre, detenuta da fondi d’investimento come BlackRock e Fidelity, decide che lo stabilimento francese va chiuso. L’unica fabbrica europea attiva nella produzione di bombole per l’ossigeno d’alluminio, oltre la metà delle quali destinate ad uso medico, viene così bloccata nel giugno del 2019. I 136 impiegati della Luxer Gas Cylinders sono licenziati dopo che, tra marzo e aprile 2019, avevano bloccato per un mese le attività. Un conflitto sociale che è continuato fino ad oggi, in un contesto in cui, a causa dell’emergenza Coronavirus, le carenze di bombole d’ossigeno, a suo tempo preannunciata dagli ex dipendenti, è una triste realtà in Europa.

    Luxfer ha giustificato la chiusura del sito francese con il “deteriorato contesto economico”. Il gruppo holding britannico ha così deciso di “riorganizzare la sua attività concentrando questa attività negli stabilimenti di Notthingham (Gb) e Riverside (Usa)”. Per i sindacati francesi, in realtà, si tratta di una pura e semplice speculazione: “Il gruppo, che ha una sorta di monopolio sul settore, ha voluto sostituire i prodotti di altissima qualità realizzati in Francia con altri di qualità inferiore fabbricati altrove, a costi di produzione più bassi e prezzi di vendita in crescita del 12%” spiega ad area Axel Peronczyk, rappresentante sindacale della Cgt.

    Per i sindacati non vi era dubbio: le soluzioni c’erano per rivitalizzare il sito e mantenere l’attività in Francia. Addirittura, 55 operai avevano messo in piedi un piano per riacquistare la fabbrica e ripartire in autonomia. I vertici dello Stato e dell’azienda hanno però fatto scena muta. In gennaio, la mobilitazione si è accentuata quando, dopo l’invio di alcuni bulldozer, gli ex operai si sono visti obbligati ad occupare la fabbrica 24 ore su 24: “Occorreva impedire che i proprietari entrassero di notte e smontassero le nostre efficienti macchine pezzo per pezzo, il che avrebbe segnato la fine di tutte le possibilità di rifare partire il lavoro” ci spiega ancora Axel Peronczyk.

    L’occupazione impedisce la distruzione dei mezzi di produzione e dura fino al 19 marzo, nel bel mezzo della crisi del Coronavirus. Per rispettare le misure di contenimento, gli ex dipendenti decidono di rimettere il sito sotto la responsabilità della prefettura. I lavoratori in lotta prendono alla lettera il discorso del presidente Emmanuel Macron del 12 marzo quando ha affermato che “quello che questa pandemia rivela è che ci sono beni e servizi che devono essere posti al di fuori delle leggi del mercato". Si chiede così, grazie anche ad un appoggio di 110mila firme raccolte in una settimana su change.org, una “nazionalizzazione totale e definitiva” della fabbrica e di un immediato riavvio delle attività per evitare carenze e salvare vite umane.

    Una proposta nemmeno presa in considerazione dal Governo. Lo scorso 2 aprile, Bruno Le Maire, il Ministro dell’economia, ha dichiarato che «né i dipendenti né le macchine sono disponibili per riprendere l’attività, che è stata interrotta dalla fine del 2019, il che rende impossibile la produzione». La realtà sembrerebbe diversa, secondo i piani proposti dai dipendenti e i loro rappresentanti. “In un momento in cui sempre più pazienti vengono spostati da una regione all’altra e trasportati dalle loro case agli ospedali, il bisogno di ossigeno sta aumentando e sta diventando irresponsabile, persino omicida, continuare a non prendere una coraggiosa decisione politica per limitare le conseguenze umane” afferma sempre Axel Peronczyk.

    Per il sindacalista è ora di tradurre nei fatti le parole dette da Macron che, però, sembrano essere il classico slogan vuoto. Se la politica latita e gli speculatori speculano, gli ex dipendenti sono pronti a portare le loro competenze e conoscenze per servire l’interesse generale e preservare la salute di tutti. Per il momento, l’azione dei lavoratori ha salvato la fabbrica. Ma per potere salvare il lavoro ci vuole ora un gesto forte da Parigi.

    https://www.areaonline.ch/Ossigeno-privato-ecfcf400
    #France #oxygène #oxygène_médical #Gerzat #industrie #fermeture #Black_Rock #fidelity #BlackRock #nationalisation #bouteilles_d'oxygène #résistance #désindustrialisation #délocalisation #spéculation

  • Compilation d’articles sur Luxfer

    30 mars 2020
    Coronavirus : une usine d’oxygène fermée par un fonds spéculatif demande sa nationalisation

    https://reporterre.net/Coronavirus-une-usine-d-oxygene-fermee-par-un-fonds-speculatif-demande-s

    Le 26 novembre 2018, face aux 136 salariés installés dans le réfectoire, un responsable — appelé « manager de transition » dans le jargon — du groupe britannique Luxfer Holding PLC, détenu par des fonds tels Fidelity ou encore BlackRock, a annoncé la fermeture définitive du site racheté en 2001. La production s’est arrêté en mai 2019.

    L’usine, pourtant bénéficiaire avec un carnet de commandes bien rempli, a fermé en juin et les salariés ont tous été licenciés. Avec 22 millions de chiffre d’affaires et un bénéfice d’un million d’euros en 2018, en progression de 55 % par rapport à l’année précédente, cette mise à mort est difficile à accepter pour les salariés.

    –----
    Février 2019
    Luxfer : « Ils nous ont laissé mourir, ils ont laissé l’usine pourrir » - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/02/12/luxfer-ils-nous-ont-laisse-mourir-ils-ont-laisse-l-usine-pourrir_1708987

    En fin de journée, les directeurs anglais avaient trouvé refuge, sous les huées, dans la mairie de Gerzat. Et devant l’usine bloquée, les salariés avaient rallumé un feu de palettes et de colère.

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    20 janvier 2020
    Conflit Luxfer : les salariés occupent l’usine depuis ce lundi à Gerzat
    https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/conflit-luxfer-les-salaries-occupent-l-usine-depuis-ce-lundi-1579517936

    Les Luxfer demandent une intervention directe du ministre de l’Economie, Bruno Lemaire. Depuis 14 mois, ils ont multiplié les rendez-vous avec les différents services de l’Etat, les membres de cabinets ministériels, sans succès. Tout le monde se renvoie la balle. Les salariés ont le sentiment d’être abandonnés par l’Etat et en comprennent pas pourquoi rien n’est fait pour sauvegarder un savoir faire qu’ils sont les seuls à posséder en France. Ils veulent donc une médiation avec le seul décisionnaire, le ministre, pour que l’Etat oblige Luxfer à respecter ses obligations.

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    Février 2020 / Communiqué CGT Luxfer
    Luxfer à Gerzat (63) | Les salariés réquisitionnent leur usine
    https://ftm-cgt.fr/luxfer-a-gerzat-63-les-salaries-requisitionnent-leur-usine

    Mais la volonté politique de désindustrialisation de notre pays ne s’arrête pas au Ministère de l’économie et des finances. En effet, le Président de Région M. #Wauquiez et la vice-présidente Mme André-Laurent ont détourné le regard lorsque cette usine s’est retrouvée fermée sans motif valable. Après de multiples requêtes, la présidence de la région a préféré ignorer les salariés gerzatois. Pire encore, ils se targuent auprès des organisations syndicales et de l’opposition d’être en contact avec les syndicats de #Luxfer, ce qui est totalement faux. A ce jour, les salariés n’ont toujours pas eu de rendez-vous. De la même façon, la préfète du Puy de Dôme (Mme Baudouin-Clerc) ne met plus en place les commissions de revitalisation de l’usine de Gerzat depuis février 2019. Pourtant, depuis, les salariés ont trouvé eux même un repreneur Jinjiang, puis ils ont monté eux même un projet de SCOP.

    Le 13 Janvier 2020, Luxfer a décidé de reprendre les démantèlements dans la plus parfaite illégalitée.

    En plus d’avoir servi à conforter leur position de monopole, ce plan de licenciement a permis à certains de nos actionnaires de spéculer sur la destruction de cette usine. Blackrock (Fond d’investissement qui a fait parler de lui lors de la réforme des retraites) a acheté 33M€ de titres avant la flambé de l’action Luxfer, pour en revendre une partie lorsqu’elle était au plus haut.

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    #Wauquiez
    #Bercy
    #etat_français

    #BlackRock
    #Fond_d’investissement
    #spéculateurs_assassins
    #surfusion_libérale
    #catastrophe_annoncée
    #oxygène
    #sauver_des_vies
    #hospitalisation

  • Masques : l’usine de Plaintel a fermé il y a deux ans - Bretagne - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/bretagne/masques-l-usine-de-plaintel-a-ferme-il-y-a-deux-ans-28-03-2020-12532801


    Président de Saint-Brieuc entreprises, et adjoint au maire de Saint-Brieuc, Jean Jacques Fuan fut le directeur de l’usine de fabrication de masques respiratoires de Plaintel, de 1991 à 2006.
    Photo archives Le télégramme

    En 2018, le groupe américain Honeywell ferme, sans états d’âme, l’usine de fabrication de masques de protection respiratoire de Plaintel (22) et détruit les machines. Un outil dont on aurait bien besoin en ce moment.

    « Quand je vois le nombre d’appels téléphoniques de chefs d’entreprise qui, ces derniers jours, me demandent si je sais où se trouvent les machines de l’usine Giffard, je mesure l’importance de la perte de cet outil dans le contexte actuel », confie aujourd’hui Joseph Le Vée, maire de Plaintel.

    « Scandaleux »
    Malheureusement, certaines machines, les plus simples, ont pris le chemin de la Tunisie et les lignes automatiques de fabrication des masques dont on manque tant aujourd’hui ont été détruites. Honeywell, qui a racheté l’usine, en 2010, les a vendues à un ferrailleur, après la cessation de l’activité et le licenciement de la quarantaine de salariés, en 2018. D’autant plus « scandaleux », selon Jean-Jacques Fuan, ex-directeur du site de 1991 à 2006, qu’elles avaient été fortement subventionnées par l’État pour produire des dizaines de millions de masques, lors de l’épidémie de H1N1 en 2009. Ce qui avait obligé l’entreprise à recruter 100 salariés supplémentaires, les effectifs culminant à 250 personnes.

    L’aventure avait bien commencé
    Le point d’orgue d’une belle aventure. Celle du fabricant de chapeaux briochin, Louis Giffard. Face au déclin de ces couvre-chefs dans les années 60-70, il se reconvertit dans la fabrication de masques de protection respiratoire. Une intuition inspirée lors d’un voyage aux USA mais aussi par un contexte où le monde de l’entreprise commence à prendre en considération la santé au travail. Les débuts promettent. L’activité est soutenue mais la méthode reste artisanale et les rebuts importants. Le rachat par le suédois Bilsom, en 1989, au décès de son créateur se traduit par l’industrialisation du site. La reprise, en 1993, par le groupe Dalloz, puis Spirian, le mène à son déclin. Une « mise à mort » qu’achève Honeywell, après huit ans d’activité réduite. « Et ce, malgré des repreneurs potentiels », affirme Jean-Jacques Fuan.

    « Entreprise d’utilité publique »
    « Quand les Américains sont arrivés, je me suis demandé non pas si mais quand on allait fermer », raconte un ancien salarié. « Quand ils achètent, c’est pour faire des bénéfices, de 15 à 20 %. Or, en France, c’est impossible. Et d’autant moins que c’était Honeywell qui achetait nos masques et en fixait les prix, au plus bas ! Nous étions en chômage la moitié du temps. Nous avons alerté les responsables politiques pour qu’ils défendent une entreprise d’utilité publique. Mais l’économie était reine et nous n’étions plus que 38 salariés. Où était le problème ? ». Serge Quéau, de Solidaires 22, rappelle que les sections CFDT et CGT de l’usine avaient, à l’époque, tiré la sonnette d’alarme et « s’étaient même adressées au Président Macron et au ministre de l’Économie, mais en vain. Aujourd’hui, le retour au réel est brutal ».

    Recréer le site en urgence ?
    « On ne comprend pas pourquoi la cinquième puissance mondiale n’est pas capable de produire suffisamment de masques », renchérit Christine Prunaud. L’exemple de Giffard démontre, selon la sénatrice communiste des Côtes-d’Armor, qu’il est vital de ne pas laisser détruire l’outil industriel du pays, surtout quand il concerne la santé. Et d’espérer, qu’après cette crise, « on reverra fondamentalement le modèle économique dominant ». À court terme, Serge Quéau suggère que l’on recrée en urgence une unité de production de masques à Plaintel : « Le personnel compétent existe et on pourrait utiliser une partie des 750 milliards débloqués par le Banque Centrale Européenne ». Encore faudrait-il trouver des machines…

    • Même sujet, avec un·e SR en congé maladie semble-t-il puisque les coquilles ne manquent pas et que c’est mal écrit.

      Une usine de masques fermée dans les Côtes d’Armor en 2018 : un crève coeur pour l’ex-directeur - France 3 Bretagne
      https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/cotes-d-armor/usine-masques-fermee-cotes-armor-2018-creve-coeur-ex-di
      https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2020/03/29/plaintel_1-4728450.jpg?itok=KB6W5Kxc

      L’Union Syndicale Solidaires des Côtes d’Armor ne mâche pas ses mots pour qualifier la fermeture de l’usine de masques respiratoires jetables Honeywell. L’entreprise était basée à Plaintel près de Saint Brieuc, mais son propriétaire américain baisse le rideau en 2018. Le site était pourtant rentable selon les ex-salariés, mais pas suffisamment sans doute.

      « Honeywell a pris la décision irresponsable en novembre 2018 de détruire ses huit machines en les faisant concasser par la déchetterie située sur la zone industrielle des Châtelet à Ploufragan », dénonce le syndicat Solidaires.

      « On était le principal fabriquant pour la France », se souvient Jean Jacques Fuan, directeur du site de 1991 à 2006, « et on vendait partout dans le monde : Japon, Corée, Etats-Unis ». C’est même à Plaintel qu’a été créé le masque FFP2 pliable, celui qui nous manque tellement aujourd’hui.

      « Aujourd’hui, le retour au réel est brutal », ajoute Solidaires dans un communiqué, « et c’est avec stupeur que le pays tout entier découvre avec la catastrophe sanitaire du coronavirus qu’il ne possède pratiquement pas de stocks de masques ».

      Jean-Jacques Fuan parle d’une « faiblesse des intervenants de l’Etat. L’entreprise avait bénéficié de subventions importantes au moment de la grippe H1N1, et pourtant aucune volonté de convoquer Honeywell pour tout mettre en oeuvre afin de sauver l’entreprise. »

      #masques #coronavirus #planification #industrie_de_marché

    • France 3 Bretagne
      30 mars 2020

      Qui se souvient de l’entreprise Honeywell de Plaintel près de Saint Brieuc ? Cette usine spécialisée dans la fabrication de masques a fermé en 2018. Aujourd’hui l’ancien directeur regrette que son entreprise n’ait pas été plus soutenue par les pouvoirs publics au moment du dépôt de bilan.

      Le reportage à Plaintel (22) de Jean-Marc Seigner, Catherine Bazille - archives 2009 - Interview : Jean-Jacques Fuan, ancien directeur de l’unité de production de Plaintel

      https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=FyrHwknMCpA&feature=emb_logo

    • un rapport d’audit financier confidentiel réalisé en 2018, peu avant la fermeture de l’entreprise bretonne. Selon les conclusions de ce document, jamais révélé, jusqu’ici « le motif économique du plan de licenciement collectif est infondé ».

      « La fermeture du site apparaît relever de motifs financiers et stratégiques bien plus qu’économiques parce que le résultat net est construit artificiellement, analyse le document. Dire que le site de HSP (Honeywell Safety Products) Armor devrait fermer pour cause économique est techniquement infondé… à moins de considérer que fournir un dividende par action et une valorisation boursière 2017 record (et supérieur à la moyenne des 500 entreprises cotées les plus représentatives du marché boursier américain) est un motif économique. Ce qui est plus que discutable. Il est évident que la fermeture du site de Plaintel ne permettra pas d’augmenter le dividende par action de 9 % comme annoncé par le nouveau CEO (Chief Executive Officer) du groupe, mais cela participe bien à la stratégie économique et financière globale du groupe. »

    • Comment la France a sacrifié sa principale usine de masques basée en Bretagne

      Alors que la France manque cruellement de masques face à l’épidémie de coronavirus, une entreprise française, installée en Bretagne, qui pouvait en fabriquer jusqu’à 200 millions par an, a fermé en 2018 après avoir été rachetée par un groupe américain. Qui est responsable de ce fiasco ? La cellule investigation de Radio France a enquêté.

      « Pour eux, on est un peu comme des pions sur un jeu de Monopoly. » Antoine* est un « ancien » de l’usine de Plaintel, dans les Côtes-d’Armor. Depuis les années 90, il a vu passer plusieurs repreneurs de l’usine bretonne spécialisée dans la fabrication des masques respiratoires, notamment les fameux masques FFP2 indispensables au personnel médical. Il a connu le boom de l’entreprise au moment de la grippe H1N1, en 2009, lorsque l’usine fonctionnait « 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 » avec « huit machines, dont cinq supplémentaires », raconte-t-il. Une capacité de production multipliée par cinq et 300 employés pour fabriquer des masques pour la France entière.

      En pleine pandémie de coronavirus, et alors que la France manque actuellement cruellement de masques pour protéger les personnels soignants notamment mais aussi tous ceux qui continuent de travailler au contact du public, cette entreprise française, installée en Bretagne et qui pouvait en fabriquer jusqu’à 200 millions par an, a fermé en 2018 après avoir été rachetée par un groupe américain.

      « En 2005, j’avais signé un protocole d’accord avec le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, explique Roland Fangeat, ancien président de la division respiratoire du groupe Bacou-Dalloz, propriétaire de l’usine de Plaintel à l’époque. Nous nous engagions à garantir une production d’au moins 180 millions de masques par an. Le groupe a investi plus de près de neuf millions d’euros sur le site de Plaintel pour financer notamment une extension. Nous avions une capacité de production de 220 millions de masques par an, quatre millions par semaine, en cas de crise. »

      L’État s’engage, avant de se retirer

      Dans ce protocole d’accord, dont la cellule investigation de Radio France révèle l’existence, « l’État s’engage à commander à l’entreprise » plusieurs millions de masques chaque année. « L’État assurera le renouvellement de son stock arrivé à péremption », prévoit l’article 11 de cet accord. Une ligne de conduite alors suivie par l’État, malgré certains retards dans les commandes, comme le montre ce courrier du 14 juin 2006 de Dominique de Villepin : « Je tiens à vous assurer que l’État continuera à respecter ses engagements, en termes de quantité comme de calendrier », écrit le Premier ministre de Jacques Chirac.

      En 2010, le géant américain Honeywell rachète le groupe Sperian (le nouveau nom de Bacou-Dalloz) alors propriétaire de l’usine de Plaintel qui compte encore 140 salariés.
      Licenciements, délocalisation et fermeture

      « Lorsque les Américains arrivent à #Plaintel, ils nous expliquent qu’ #Honeywell est une chance pour nous et que nous allons ’intégrer’ un groupe mondial avec des ’valeurs’ et une force de frappe commerciale importante », témoigne Damien*, ancien employé de l’usine de Plaintel. Pourtant, dès 2011, le groupe annonce 43 suppressions d’emplois. Les plans de licenciement s’enchainent, le chômage partiel devient la règle. A l’été 2018, les 38 derniers salariés de l’entreprise sont finalement licenciés pour des motifs « économiques ».

      La production de masques est délocalisée sur un site déjà existant (créé dans les années 90) à Nabeul, en Tunisie. En septembre 2018, l’usine de Plaintel ferme ses portes. Un mois plus tard, les chaînes de production sont détruites. Alexandre*, lui aussi un ancien salarié, se souvient : « Lorsque je suis sorti pour ma pause-déjeuner, j’ai vu un semi-remorque embarquer un morceau de nos lignes de production qui mesuraient entre 50 et 60 mètres de long. Tout est parti chez le ferrailleur pour être détruit. J’étais vraiment choqué. J’avais l’impression de voir un corbillard chercher le corps d’un mort. C’est un peu à l’image de ce qui nous est arrivé au sein de l’entreprise. »

      Lors de sa fermeture, l’entreprise ne produisait plus que huit millions de masques par an.
      Le silence de l’État

      À l’été 2018, les élus du personnel, à la demande des salariés, tentent d’interpeller par mail le président de la République. Ils expliquent au chef de l’État que l’usine de Plaintel est « une entreprise d’utilité publique » dont l’actionnaire américain a tout fait pour la rendre « largement déficitaire » tout en « absorbant massivement les deniers publics ». « Nous sollicitons votre aide pour intercéder en notre faveur auprès des dirigeants du groupe » concernant « des indemnités de licenciement dont le niveau se situe très largement au deçà de ce qui se pratique habituellement chez Honeywell, en Europe de l’Ouest », peut-on encore lire dans ce courrier adressé à l’Élysée.

      Le 24 juillet 2018, le chef de cabinet de l’Élysée lui répond qu’il prend « bonne note » de ce courrier qu’il transmet au ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire. Le 7 août 2018, le chef de cabinet de Bruno Le Maire répond à son tour que « le ministre a pris bonne note des éléments (…) communiqués et a demandé à la délégation interministérielle aux restructurations d’entreprise et à la direction générale des entreprises de faire le point sur ce dossier. Vous serez directement informé de la suite qui pourra lui être réservé », explique le ministère de l’Économie. « Je n’ai eu aucune nouvelle… », témoigne auprès de la cellule investigation de Radio France l’un des salariés à l’origine de l’envoi de ce courrier.

      Contactée, la présidence de la République ne fait aucun commentaire. « C’est le temps de l’unité, pas de la polémique », souffle un proche de l’Élysée. Du côté du ministère de l’Économie, on assure « ne pas avoir eu les moyens d’empêcher une fermeture d’usine dans un secteur qui n’était pas alors considéré comme stratégique ».

      Ce n’est pas l’entreprise qui est en cause mais plutôt l’État qui a arrêté de stocker des masques, ajoute ce conseiller de Bruno Le Maire. Sans commande du ministère de la Santé entre 2010 et 2017, le site a été utilisé très en dessous de sa capacité. Si Honeywell avait eu une commande régulière de masques pour le compte de l’État, l’usine n’aurait pas fermé."

      « Ce message des salariés n’était pas une interpellation du chef de l’État demandant à conserver le site, souligne encore Bercy. Il s’agissait essentiellement d’une demande portant sur le niveau des indemnités de départ. Nous avons donc transmis à la Direccte [direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi] en lien avec le ministère du Travail. »

      « À l’époque, la fermeture de l’usine a été considérée comme un non-évènement, s’indigne Serge Le Quéau, militant au syndicat Solidaires des Côtes-d’Armor. Jamais la question de l’utilité sociale de cette production de masques n’a été abordée. »

      « Personne n’a rien fait lorsque notre usine a fermé, témoigne encore Coralie*, l’une des 38 personnes licenciées. C’est révoltant. On a eu l’impression qu’on nous laissait tomber. Quand je vois ce qui se passe en ce moment avec l’épidémie de coronavirus, je me dis que je devrais être en train de fabriquer des masques… »
      De l’artisanat à la mondialisation

      « C’est une belle histoire industrielle qui se termine par un beau gâchis », commente, un brin désabusé, l’ancien maire de Plaintel, Joseph Le Vée. Pour comprendre comment on en est arrivé là, il faut remonter à 1964, lorsque le Français Louis Giffard reprend l’activité de fabrication de chapeaux pour dames de son père. Le secteur est alors en déclin. Un an plus tard, Louis Giffard se lance donc dans la production de masques anti-poussières. En 1971, il crée une société anonyme à Saint-Brieuc (baptisée FILGIF puis GIFFARD) et tente de s’inspirer de ce qui se passe aux États-Unis avec la société 3M qui écrase le marché. Dans les années 80, Louis Giffard quitte ses locaux à Saint-Brieuc pour s’installer à Plaintel.

      « C’est l’époque où on commence à s’occuper plus sérieusement de la santé des salariés, explique l’ancien directeur général du site de Plaintel, Jean-Jacques Fuan. Il y a un essor important de ce qu’on a appelé les EPI, les équipements de protection individuelle. Mais la manière de produire des masques de Louis Giffard est assez artisanale. Elle entraîne jusqu’à 30 % de rebut. » Après la mort de Louis Giffard, l’entreprise est vendue au groupe suédois Bilsom, en 1986. Elle est rachetée par le groupe français Dalloz en 1993 qui devient le groupe Bacou-Dalloz en 2001 (rebaptisé Sperian en 2003).

      La production s’automatise et les normes se développent. « Nous vendions des masques dans le monde entier, se souvient Jean-Jacques Fuan, en Allemagne, en Angleterre, en Suède, à Taïwan, au Japon, en Amérique du Sud, aux États-Unis… Lorsque je suis devenu directeur industriel du groupe en 2003, j’ai été chargé d’harmoniser les pratiques des 48 sites de production en Europe et en Afrique. Mon rôle a consisté à rationaliser les fabrications du groupe pour faire des économies d’échelle. » Jean-Jacques Fuan quitte le groupe Sperian, alors propriétaire de l’usine de Plaintel, en 2006.

      Mais en Bretagne, on ne ressent pas encore l’effet des réductions des coûts. « Pour moi, ces années correspondent à une modernisation de l’entreprise, se souvient Alexandre*. C’est en 2010 avec Honeywell que tout bascule. »
      Un licenciement économique « infondé »

      La fermeture de l’usine de Plaintel était-elle vraiment inéluctable ? Les éléments recueillis par la cellule investigation de Radio France permettent d’établir que la reprise de l’usine bretonne par Honeywell en 2010 s’apparente plutôt à une opération financière sans réelle volonté de développer l’outil de production. C’est ce que montre notamment un rapport d’audit financier confidentiel réalisé en 2018, peu avant la fermeture de l’entreprise bretonne. Selon les conclusions ce document, jamais révélé, jusqu’ici « le motif économique du plan de licenciement collectif est infondé ». « La fermeture du site apparaît relever de motifs financiers et stratégiques bien plus qu’économiques parce que le résultat net est construit artificiellement », analyse le document.

      « Il est évident que la fermeture du site de Plaintel ne permettra pas d’augmenter le dividende par action de 9 % comme annoncé par le nouveau CEO (Chief Executive Officer) du groupe, mais cela participe bien à la stratégie économique et financière globale du groupe », poursuit le texte.

      Ce rapport d’audit note également « un changement de stratégie qui marginalise les masques au sein d’Honeywell Safety Products », la division de l’entreprise dont dépend l’usine de Plaintel. Honeywell « souhaite désormais se concentrer sur des activités davantage rentables, où il est leader et en avance dans la course technologique face à ses concurrents, explique le document. La priorité est de pousser l’offre sur les solutions connectées, à forte profitabilité. La priorité de la direction est de rationaliser la gamme et de se concentrer sur les marchés en forte croissance que sont l’Inde et la Chine. »

      « Le groupe Honeywell n’a finalement jamais investi dans le site de Plaintel, constate encore le rapport d’audit. Les seuls investissements significatifs ont concerné un bâtiment de près de 20 000 m² largement sur-dimensionné. Les investissements en machines et outils de production ont été plus que limités depuis la reprise du site de Plaintel par Honeywell. (…) La conséquence directe est que l’usine fonctionne depuis lors avec un outil vieillissant et aujourd’hui loin des performances des machines plus modernes. L’investissement incorporel (brevets notamment) a été inexistant et les dépenses de R & D [recherche et développement] n’ont pas concerné de réelles innovations mais presque exclusivement des homologations. Elles ont été largement financées par le Crédit impôt recherche. Ces éléments viennent étayer le fait que le site de Plaintel n’a jamais été une entité stratégique pour le groupe, insiste le rapport, mais bien un complément non core [non essentiel] de sa gamme d’EPI [équipement de protection individuelle] et une source potentielle de revenus élevés en cas de pandémie. Cela correspond tout à fait à la stratégie du groupe. Il n’investit que dans des marchés à forte croissance et à forte profitabilité puis accompagne ses activités matures sans investir jusqu’à arrêt ou cession de l’activité (..) Le marché du masque jetable reste en croissance et reste rentable à condition d’investir régulièrement dans ses outils de production et ses produits », ajoute le rapport d’audit.

      Ce désinvestissement du groupe Honeywell est confirmé par les témoignages d’anciens salariés que nous avons recueillis. « Il y avait une stratégie claire de fermeture de l’entreprise, assure Damien*. Pour un groupe américain comme Honeywell, l’investissement doit forcément être remboursé par les bénéfices en six mois, c’est impossible ! Les investissements étaient donc interdits. Si on voulait lancer des nouveaux produits, c’était à nous de nous débrouiller, il n’y avait pas de crédit pour la recherche-développement. À l’époque de l’ancien propriétaire, le groupe Sperian, un nouveau masque sortait tous les quatre ans, j’en ai vu défiler trois. Avec Honeywell, aucun nouveau masque n’a été développé sur le site de Plaintel en huit ans. En fait, on cherche à faire mourir l’entreprise. »

      « La période précédente a correspondu à une modernisation de l’entreprise, confirme Coralie*. Beaucoup d’innovations, la création d’un laboratoire et le renforcement du service recherche-développement. »

      « Nous avons découvert le système Honeywell, témoigne Antoine*. Ils appellent ça le ’Honeywell operating system’, ce qui correspond en fait au lean management, c’est-à-dire : l’usine maigre. Le but est de supprimer tous les gaspillages à travers une multitude de procédures souvent ubuesques. Réfléchir, c’était déjà commencer à désobéir. Il fallait appliquer les standards… même complètement idiots. Il y avait un système baptisé ’5 S’ qui établissait toute une série de règles pour un rangement poussé à l’extrême : chaque poubelle, téléphone ou même revue devait avoir une place bien déterminée. C’était du grand n’importe quoi. Honeywell appliquait également la technique du gemba, un mot japonais qui veut dire ’sur le terrain’. Le but était de faire venir les managers en force au sein de l’usine, ce qui stressait énormément les salariés. »

      « Honeywell surveillait constamment les stocks de matières premières, ajoute Damien*. Il ne fallait pas dépasser un certain niveau pour ne pas perdre de l’argent… parce qu’un stock, c’est de l’argent immobilisé. Et donc ce stock baissait régulièrement. Sauf que lorsqu’il fallait fournir des quantités importantes pour répondre à la demande d’un client, nous n’avions plus la capacité de le faire. Le client devait attendre trois mois. Du coup, il allait voir ailleurs. C’était un cercle vicieux : faute de commandes notre production baissait, donc notre stock diminuait… ce qui faisait à nouveau diminuer la production. »

      Une stratégie parfaitement assumée par le groupe américain. Ainsi, les catalogues de la firme américaine ne contiennent pas la gamme de masques Easyfit qui correspond aux masques utilisés en cas de pandémie. C’est ce qu’on constate dans le catalogue 2014-2015 ou 2016-2017 du groupe.

      « Le fait qu’Honeywell n’essayait pas de vendre la totalité des produits que l’usine de Plaintel était en capacité de produire montre bien que le groupe voulait fermer le site, c’est tout, ajoute Antoine*. D’ailleurs, ils encourageaient les salariés à partir. Dès que l’effectif est descendu sous la barre des 50 personnes, ils ont lancé le go pour la fermeture. »

      Contactée, la direction de la communication d’Honeywell a décliné notre demande d’interview. Elle se borne à réaffirmer que la décision de fermer le site de Plaintel « a été prise pour rationaliser [ses] activités mondiales et mieux servir [ses] clients ».
      Des choix financiers contestables

      Pourtant, les conclusions du rapport d’audit confidentiel de 2018 que la cellule investigation de Radio France a pu consulter montrent que le site de Plaintel était tout à fait être rentable. « L’activité d’Honewell de masques respiratoires jetables en Europe, dont celle de HSP (Honeywell Safety Products) Armor, est une activité rentable », peut-on lire dans ce document.

      « Les comptes sociaux de HSP Armor n’en témoignent que partiellement dans la mesure où :

      – Une partie (non négligeable) de la marge est captée par HSP Europe, l’entité de commercialisation du groupe pour ces produits.

      – Les frais généraux intègrent des coûts de management, de services centraux, de top management, de commercialisation et de reporting bien supérieurs à ce que peut supporter une entité de moins de 5 millions de chiffre d’affaires et de moins de 50 personnes. »

      Autrement dit : ce sont les choix financiers opérés par le groupe qui placent l’usine de Plaintel sous tension. Malgré cela, l’usine continue d’être profitable à Honeywell, constate encore le rapport d’audit. La « rentabilité économique [de l’usine] est avérée, peut-on lire dans le document, mais trop faible pour les standards du groupe » Honeywell.
      « Une mort programmée »

      « Ce qu’il faut bien comprendre c’est que l’usine de Plaintel n’avait pas accès directement au marché, explique Antoine*. Elle avait un unique client… c’était le groupe Honeywell. C’était lui qui fixait le prix d’achat des masques, donc si on ne rapportait pas assez d’argent, c’était de leur fait. Nous étions une goutte d’eau dans leur chiffre d’affaire. »

      « Le groupe a construit une rentabilité très faible du site de Plaintel, estime l’avocat Laurent Beziz, qui défend plusieurs salariés licenciés. Le groupe fixait les prix très faibles auxquels étaient vendus les articles [c’est ce qu’on appelle les prix de cession ou prix de transfert] tout en effectuant des refacturations importantes de frais. Résultat : la rentabilité était forcément insuffisante. Tout ça était planifié, il s’agit d’une construction économique. La mort de l’usine de Plaintel était programmée. »

      Ce point est également confirmé par l’audit réalisé en 2018 au sein de l’entreprise. « Avec une construction différente du compte de résultat, et notamment des prix de transfert, l’activité de HSPA aurait pu être bien plus profitable et dégager des résultats significatifs », conclut le rapport d’audit.

      « Il y a eu un abus de l’employeur dans l’exercice de son droit de cesser son activité », estime encore l’avocat Laurent Beziz. C’est la raison pour laquelle plusieurs salariés contestent leur licenciement devant le tribunal administratif et le conseil de prud’hommes. Parmi eux se trouvent cinq salariés « protégés » (délégués du personnel et représentants syndicaux) dont le licenciement a été refusé par l’inspection du travail.
      Quand le ministère du Travail déjuge l’inspection du Travail

      Dans une lettre datée du 22 janvier 2019 que la cellule investigation a pu consulter, l’inspecteur du travail de Saint-Brieuc estime que « le motif économique invoqué à l’appui de la demande de licenciement n’est pas avéré » estimant que « la seule volonté de majorer le profit de l’entreprise n’entre pas dans la définition des difficultés économiques. »

      Le 17 juillet 2019, la direction générale du travail désavoue l’inspection du travail, validant ainsi le licenciement économique de cinq salariés protégés de Plaintel. « Si une partie des moyens de production ont été déménagés en Tunisie afin d’être réutilisés par une autre entité du groupe, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’une entité juridique distincte de l’entreprise HSAP (Honeywell Safety Products Armor), estime la direction générale du Travail. De fait, la cause économique invoquée par l’employeur, à savoir la cessation totale et définitive de l’entreprise, doit s’apprécier au niveau de l’entreprise. Il est constant que la cessation totale et définitive de l’entreprise constitue une cause économique autonome sans qu’il n’appartienne à l’autorité administrative d’examiner la réalité d’éventuelles difficultés économiques rencontrées par l’entreprise en amont de la décision de cesser son activité. »

      Autrement dit : l’État n’a pas à interférer dans la décision, souveraine, d’Honeywell. « Nous contestons l’analyse du ministère du Travail, commente l’avocat des salariés, Me Beziz, il s’agit bien d’une délocalisation. » Contacté, le ministère du Travail n’a pas souhaité réagir. Quant à l’avocat d’Honeywell, Philippe Gautier, il n’a pas donné suite à notre demande d’entretien.
      Faire revivre l’usine de Plaintel ?

      « Avec cette crise du coronavirus, les vieux logiciels de compréhension doivent être modifiés, estime Serge le Quéau du syndicat Solidaires des Côtes-d’Armor. Il faut que l’État et surtout les citoyens et les salariés se réapproprient collectivement certains moyens de production essentiels à l’intérêt de la nation. » Avec d’autres, comme l’ancien directeur général du site de Plaintel, Jean-Jacques Fuan, Serge Le Quéau plaide pour une reprise de l’activité de l’usine à travers une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC).

      L’idée avait été portée en 2001 par l’ancien secrétaire d’État à l’Économie sociale et solidaire du gouvernement Jospin, Guy Hascoët. Ce dernier est désormais en contact direct avec la présidence de la région Bretagne. « Ça va être la guerre sur les tarmacs d’aéroport autour des masques, estime Guy Hascoët. Alors que nous avons besoin de 40 millions de masques par semaine et que nous ne sommes même pas à dix en production hexagonale, il faut pousser le plus vite possible toutes les capacités pour se prémunir des épisodes à venir. Dans une situation d’extrême urgence, la Société coopérative d’intérêt collectif est le seul mécanisme qui permet à tous les Bretons de prendre des parts sociales au capital de l’usine devenant ’leur’ projet tout en échappant à la loi de la concurrence du marché. Si on a la possibilité de faire sortir un million de masques par jour d’ici six mois, il ne faut pas se poser de question. Cette compétition mondiale va être cruelle. »

      Le site de l’usine de masques de Plaintel a été réoccupé par l’entreprise Bio Armor, « spécialisée dans les produits naturels pour la nutrition, l’hygiène et l’environnement de l’élevage ».

      « Il y a des friches industrielles et des locaux disponibles dans la région pour relancer l’activité de l’usine, estime de son côté Serge Le Quéau. Les machines ont été détruites mais elles ont été fabriquées par une entreprise bretonne. Si de l’argent se débloque, on peut les reconstruire. Beaucoup d’anciens de Plaintel n’ont pas retrouvé de travail. Le savoir-faire est toujours là. »

      Ces derniers jours, le groupe américain Honeywell a annoncé qu’il ouvrait une usine à Rhodes Island pour faire face à la demande de masques aux États-Unis. « Une information assez dérangeante », commente l’ancien président de Plaintel, Roland Fangeat.

      *Les prénoms ont été modifiés

      https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/enquete-franceinfo-comment-la-france-a-sacrifie-sa-principale-usine-de-

      #délocalisation #désindustrialisation

  • Alerte ! Les #océans manquent d’#oxygène
    https://reporterre.net/Alerte-Les-oceans-manquent-d-oxygene

    La teneur en oxygène des flots marins chute radicalement depuis plusieurs années. Cette désoxygénation de l’océan — due au réchauffement climatique et aux rejets d’#engrais agricoles — abîme la biodiversité marine... Et augmente les émissions de gaz à effet de serre. Mais les remèdes existent.

    #climat #co2 #carbone

  • Les zones mortes se multiplient dans les océans
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/12/05/les-zones-mortes-se-multiplient-dans-les-oceans_5043712_3244.html

    Au large de l’Inde, dans la baie du Bengale, la vie marine est en train de disparaître. Cette région de 60 000 km2, soit deux fois la superficie de la Belgique, est aujourd’hui une « zone morte ». Une étude pilotée par l’Université du Danemark du Sud et publiée dans la revue Nature Geoscience le 5 décembre alerte sur l’instabilité de cette zone. « Aujourd’hui, la baie du Bengale est à un stade critique. La concentration d’#oxygène est si faible qu’il suffirait d’un petit changement de conditions pour étouffer le système océanique », explique Laura Bristow, co-auteure de l’étude et biogéochimiste à l’Institut Max-Planck de Munich.

    #zones_mortes #pollution #agro-industrie #mer #climat

  • L’#océan révèle l’étonnante diversité du vivant
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/25/l-ocean-revele-l-etonnante-diversite-du-vivant_1222755_3244.html

    Article de 2009,

    Présentes dans tous les océans du globe, ces #microalgues formeraient ainsi l’une des composantes majeures du #plancton marin. Ce qui, souligne Colomban de Vargas, de la station biologique de Roscoff, « remet en question l’un des dogmes de l’océanographie », selon lequel la matière organique marine est faite, pour l’essentiel, de #cyanobactéries (les « algues bleues »), très abondantes mais de taille lilliputienne (moins de 1 micron). En réalité, « la biomasse des #haptophytes serait jusqu’à deux fois plus importante que celle des cyanobactéries ».

    La découverte est d’importance. Les océans assurent en effet, grâce au #plancton, plus de la moitié de la production totale de matière organique. Outre leur place primordiale dans la chaîne alimentaire, ils constituent donc - plus que les #forêts - les véritables poumons de la planète, absorbant une forte proportion du dioxyde de #carbone émis par l’homme et libérant une part importante de l’#oxygène que nous respirons. Ils jouent aussi un rôle central dans la régulation de la machine climatique. « Comment prédire le cycle du carbone et les climats si on ne connaît pas les acteurs-clés des #écosystèmes planctoniques ?, interroge Colomban de Vargas. Cette étude met en évidence l’impact fondamental et encore largement incompris des #protistes sur les cycles biogéochimiques et sur les #climats. »

    Le secret de la vitalité des haptophytes réside, peut-être, dans la variété de leur alimentation, combinant le régime autotrophe des plantes (qui produisent leur matière organique) et le régime hétérotrophe des animaux (qui la prélèvent sur d’autres organismes). Ces espèces, #mixotrophes, se développent en partie par #photosynthèse, mais mangent aussi de petites proies, bactéries ou algues minuscules. Pour les chercheurs, ce régime mixte serait « le moteur de la production primaire des océans ». Et de leur étonnante #biodiversité

  • Contrebande d’#oxygène à dos de chameau

    Avant la guerre, Lewa Abdurrahman travaillait dans la construction. Mais les temps ont changé au #Yémen. Avec son #âne, cet homme de 32 ans fait maintenant partie intégrante de l’#économie_souterraine qui s’est développée autour de la ville assiégée de #Taëz.


    http://newirin.irinnews.org/divers/2016/1/25/contrebande-doxygne-dos-de-chameau
    #contrebande

  • La pompe à carbone océanique décryptée | Océan pour le climat
    http://oceanclimat.blog.lemonde.fr/2015/11/10/la-pompe-a-carbone-oceanique-decryptee

    Si l’Amazonie est le poumon vert de notre planète, l’#Océan en est indubitablement le poumon bleu. La moitié de l’#oxygène que nous respirons provient en effet du #plancton, plus précisément des #organismes_photosynthétiques qui produisent de l’oxygène, comme le ferait n’importe quelle plante terrestre. Mais l’impact de l’océan mondial sur le système climatique ne s’arrête pas là : s’il délivre une énorme quantité d’oxygène dans l’#atmosphère, il y pompe également du dioxyde de carbone, le fameux #CO2. Au cours des dernières décennies, l’océan aurait ainsi ralenti le rythme du changement climatique anthropique en absorbant près de 30 % des émissions humaines de dioxyde de carbone.

    #climat #c'est_bien_foutu_quand_même_la_nature

  • A quoi ressemblerait la Terre sans #microbes ?
    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2014/12/21/a-quoi-ressemblerait-la-terre-sans-microbes

    En l’absence des #procaryotes, toute la #chaîne_alimentaire imploserait.

    Commençons par le bas. Sans les #bactéries, qui jouent un rôle essentiel dans la fixation de l’#azote par les #plantes, la #photosynthèse cesserait dans l’année qui suivrait. L’humanité pourrait néanmoins parer le coup en nourrissant ses cultures avec des engrais azotés que l’on sait produire à bas coût. Mais pourrait-on également apporter ces compléments à toutes les grandes zones végétales sauvages du monde, à toutes les #forêts tropicales, à la #taïga, à la #savane, etc. ? On en doute. Passons à l’étage supérieur, celui des #herbivores et en particulier des ruminants qui nous fournissent leur #viande et leur #lait. Si nous ne voulons pas dire « adieu, veaux, vaches, moutons, chèvres », il faudra là encore, expliquent Gilbert et Neufeld, avoir recours au talent des chimistes humains pour que ces animaux se passent des services des bactéries et archées qui aident notre bétail à digérer la #cellulose des plantes.

    Ce n’est là que le début des problèmes. Il faudrait par exemple penser à donner à tous les animaux du monde (et notamment au #phytoplancton) de la vitamine B12 qui nous est fournie grâce à l’activité bactérienne. Cette dernière joue aussi un rôle important dans le recyclage de la biomasse. Ainsi, sans les bactéries, le #phosphore qui existe en quantité limitée à la surface de la planète et qui est contenu dans les êtres vivants, ne pourrait plus, une fois ceux-ci passés de vie à trépas, être restitué à la nature et viendrait progressivement à manquer, en particulier dans les #océans qui cesseraient de produire de la vie en quelques décennies, sauf à se dire que nos chimistes joueraient de nouveau les pompiers et ensemençant toutes les mers du globe en phosphore...

    Même en imaginant que nous puissions, par notre chimie, empêcher la chaîne alimentaire de s’effondrer complètement, il est un domaine où l’absence de bactéries finirait par se faire cruellement sentir : celui de l’#oxygène que nous respirons. Sa production serait déjà bien entamée par la disparition prévisible d’une bonne partie des écosystèmes végétaux, terrestres ou marins, mais le phénomène serait aggravé parce qu’une partie de cet oxygène provient directement des #cyanobactéries ! Nous pourrions vivre sur les réserves probablement pendant plusieurs centaines de millénaires, calculent nos deux biologistes, mais celles-ci finiraient par s’épuiser.

    Il est de toute manière fort probable qu’avant d’arriver à l’asphyxie finale, l’humanité n’aura pas survécu à des périodes prolongées de famine et de guerres pour la nourriture dignes de certaines fictions apocalyptiques. Les auteurs soulignent que, même si la disparition subite des bactéries n’entraînait pas dans la foulée celle des plantes et animaux, « la survie à long terme des eucaryotes serait douteuse ». Bel euphémisme. Cette expérience de pensée a le mérite, en décortiquant la multitude de processus dans lesquels les #micro-organismes sont impliqués, de mettre en lumière à quel point ces minuscules êtres, que l’on regroupe un peu par dédain sous le terme de « microbes », sont en réalité les véritables maîtres de la #vie sur #Terre.

  • La #dictature des Mass- #médias
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1713
    D’où la #mutation vers : des médias de #masses .

    Les mass-médias sont pour lui ce que l’ #oxygène est pour l’ #être #humain : si cet #élément vital venait en effet à manquer, ce dernier risquerait à coup sûr de mourir. Or chez nous, c’est le #règne exclusif des mass-médias : Le #pouvoir ne respire que lorsqu’il sent qu’il a sous sa #domination ces puissants #instruments ...