#p

  • [Reportage vidéo] #micheline_gambaretti, la #détective_privée qui traque les pollueurs dans le #finistère
    https://splann.org/reportage-video-micheline-gambaretti-detective-environnement

    Ancienne enquêtrice de gendarmerie, Micheline Gambaretti est devenue en 2022 détective privée spécialisée dans les atteintes à l’environnement. Une profession qu’elle pourrait être la seule à exercer en France. Nous l’avons suivie entre les #monts_d'arrée et la commune de #Plouvorn, dans le Finistère Nord. L’article [Reportage vidéo] Micheline Gambaretti, la détective privée qui traque les pollueurs dans le Finistère est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Pollutions #Santé_publique #agroindustrie #commana #eau #écologie #élevage_intensif #environnement #méthanisation #méthaniseur #penzé #pollution #porcherie #sa_kerjean

  • #HandBrake 1.11 adds #ProRes, DNxHR encoders and MOV output
    https://www.omgubuntu.co.uk/2026/03/handbrake-update-prores-encoding

    HandBrake, the free and open-source video transcoder, has just dropped its first major release of 2026 – adding new professional encoders, MOV output container and a considered clutch of Linux changes. Those of you who work to production standards will find the DNxHR and ProRes encoder support in HandBrake 1.11.0 the star addition. Both offer a range of presets, including standard, high-quality, and proxy variants at resolutions up to 4K. The new ProRes and DNxHR encoders, listed as “Production ProRes” and “Production DNxHR”, can output in a MOV container, new with this release. ProRes is most associated with Apple and, […] You’re reading HandBrake 1.11 adds ProRes, DNxHR encoders and MOV output, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without (...)

    #News #App_Updates #AV1

  • Guerre au Moyen-Orient : l’interview en intégralité de Dominique de Villepin, ancien Premier ministre

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12323672

    https://www.youtube.com/watch?v=rILcxSsobAg


    2026-03-08 — 1h

    Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, était l’invité de Guillaume Daret, dans « BFM Politique », sur BFMTV. Il est principalement revenu sur la guerre au #Moyen-Orient.

    (avec transcript en FR)

    #géopolitque #Iran #Israel #États-Unis #USA
    #hégémonie
    #économie globale

    ♲ qlod - 2026-03-08 14:59:53 GMT

    Il explique tout à propos des fait actuels...
    Ce modèle économique actuel, il est mort.

    #guerre #eau #AI #Liban #politique

  • La Havane, abandonnée face à l’embargo le plus dur de son histoire : reportage
    https://lvsl.fr/la-havane-abandonnee-face-a-lembargo-le-plus-dur-de-son-histoire-reportage

    Avec l’assèchement des exportations pétrolières vers #Cuba, l’embargo change de nature. La pénurie d’or noir paralyse désormais les transports, déstabilise le système électrique et grève la mince production de l’île. Tandis que l’horizon de La Havane s’assombrit, les États-Unis multiplient les menaces d’intervention militaire. Ils ont déjà remporté une victoire conséquente : le monde s’aligne désormais sur leurs sanctions, dirigées contre les entreprises qui échangent avec Cuba. Il n’en a pas toujours été ainsi : plusieurs décennies en amont, durant la « période spéciale » (qui fait suite à la chute de l’Union soviétique et à l’isolement de Cuba), investisseurs et gouvernements contournaient l’embargo américain. Pour imposer son respect, les États-Unis ont eu recours à un arsenal de mesures coercitives contre leurs (...)

    #International #L'Amérique_latine_en_question #communisme #embargo #impérialisme #Parti_communiste_cubain #Sanctions_financières

  • Polymarket et Kalshi font de l’actualité une immense salle de marché
    https://www.courrierinternational.com/article/speculation-polymarket-et-kalshi-font-de-l-actualite-une-imme

    Combien d’expulsions seront réalisées par le gouvernement de Trump cette année ? Est-ce qu’une famine de grande ampleur va frapper Gaza ? Ce sont là des questions graves, où des vies sont en jeu. Mais ce sont aussi des sujets sur lesquels deux start-up très tendance vous permettent de miser [pas en France].

    La légalisation des paris sportifs en 2018 [aux États-Unis] a donné naissance à une série d’applications qui ont encore plus facilité les jeux d’argent. Kalshi et Polymarket en proposent, mais vont bien plus loin. On peut maintenant miser sur les résultats des élections présidentielles ou de mi-mandat, sur les bombardements israéliens à venir ou sur les divorces potentiels de Jeff Bezos et Mark Zuckerberg.

  • L’assignation à résidence : une peine après la peine
    https://souriez.info/L-assignation-a-residence-une-peine-apres-la-peine

    Kamel Daoudi a aujourd’hui 51 ans, et il a passé plus de la moitié de son existence entre les mains de la justice, ou plutôt entre les crocs de l’administration antiterroriste. C’est un cas emblématique, nous l’avons rencontré à plusieurs reprises ces dernières années, et à chaque fois il devait rappeler que dans son dossier, rien n’avançait. Son assignation à résidence est prolongée d’année en année depuis 2009, alors que sa première arrestation date de 2001 et qu’il a purgé une peine de (…) #Les_Amis_d'Orwell

    / #Terrorisme_d'état, #Procès_politique

    https://lasellette.org/comment-les-etats-repriment-entretien-avec-vanessa-codaccioni
    https://lasellette.org/lassociation-de-malfaiteurs-terroriste-un-proces-dintention
    https://lasellette.org/lassignation-a-residence-une-peine-apres-la-peine
    https://blogs.mediapart.fr/kamel-daoudi/blog
    https://leseditionsduboutdelaville.com/?page_id=923
    https://lundi.am/La-CEDH-refuse-d-examiner-le-cas-de-Kamel-Daoudi-plus-vieil-assigne-a-residenc

  • G-35 à La Haye : L’heure des sanctions contre Israël a-t-elle sonné ?
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4822

    Le Groupe de La Haye, créé en 2025 pour coordonner la pression internationale sur Israël, tient une réunion d’urgence aux La Haye avec la participation de 35 États. L’objectif : passer des déclarations aux mesures concrètes contre l’impunité dans la guerre à Gaza, tandis que la société civile prépare un Congrès international de soutien à Amsterdam. Grands événements : Gigantisme de l’inattendu.

    / #Palestine, #USA,_Maison_Blanche,_CIA, #Israël,_Proche-Orient,_droits_de_l’homme,_ONU, Netanyahou, Israël , #diplomatie,_sécurité,_commerce,_économie_mondiale

    #Grands_événements_:Gigantisme_de_l’inattendu. #Netanyahou,_Israël
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/IMG/mp3/g-35_a_la_haye_l_heure_des_sanctions_contre_israel_a-t-elle_sonne.mp3

  • Rodolphe Haykal est le chef de l’armée libanaise (obligatoirement chrétien maronite selon la constitution) ; il fait après cette déclaration l’objet d’une violente campagne de dénigrement de la part des admirateurs de l’état sioniste au Liban.

    Désarmement : Les attaques israéliennes entravent le plan de l’armée, affirme Haykal - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1497985/desarmement-les-attaques-israeliennes-entravent-le-plan-de-larmee-aff

    Le général Haykal est revenu sur l’opération commando menée par l’armée israélienne dans la nuit de vendredi à samedi dans le village de Nabi Chit (caza de Baalbeck), qui a fait 41 morts, dont trois militaires de l’armée libanaise. Cette opération, la plus inattendue et l’une des plus meurtrières dans la Békaa depuis la récente escalade, a été menée par des éléments qui « portaient des uniformes similaires à ceux de l’armée libanaise » et qui « ont utilisé des véhicules militaires ainsi que des ambulances semblables à celles de l’Autorité sanitaire islamique », selon le chef de l’armée.

    Il a estimé que « la sortie de la crise » repose sur deux facteurs : « Contraindre la partie israélienne à cesser ses agressions et ses violations continues de la souveraineté et de la stabilité du Liban, et renforcer les capacités de l’institution militaire afin qu’elle puisse accomplir les missions qui lui sont confiées. »

    Concernant la situation au Liban-Sud, le général Haykal a reconnu que l’armée opérait dans des conditions extrêmement difficiles et procédait à un redéploiement de ses unités dans la zone frontalière, ainsi qu’à un repositionnement de celles se trouvant au sud du Litani. Il a enfin évoqué la situation à la frontière libano-syrienne, soulignant que l’institution militaire a renforcé son déploiement dans cette zone et poursuit ses contacts avec les autorités syriennes concernées.

    • Entraver le fonctionnement d’instances démocratiques instituées par la loi au moyen de tweets qui, n’ayant aucune existence administrative, ne peuvent être contestés en justice : on est là aux confins d’une pratique autoritaire du pouvoir. Au risque de piétiner l’Etat de droit, le gouvernement de M. Lecornu actionne ainsi tous les leviers pour empêcher les collectivités de protéger leur eau – ce que les inspections générales de trois ministères (santé, écologie et agriculture) ont pourtant enjoint aux pouvoirs publics de mettre d’urgence en chantier dans leur rapport de novembre 2024. Une situation proprement extraordinaire qui ne suscite guère que l’indifférence des médias audiovisuels et des intervieweurs politiques – un signe supplémentaire du délabrement de la conversation publique.

      Mais il n’est pas interdit d’en rire. Dans son tweet, M. Lecornu claironnait que « la souveraineté agricole ne [pouvait] pas n’être qu’un slogan » : un chef de gouvernement qui en appelle à la « souveraineté » en annonçant ses directives aux services de l’Etat sur les réseaux sociaux d’Elon Musk et de Mark Zuckerberg, voilà qui ne manque pas de sel.

      https://justpaste.it/50fpg

  • Galère des titres de séjour : une précarité entretenue par la France - Amnesty International
    https://www.youtube.com/watch?v=kZjSkjezOco

    Leur vie dépend d’un bout de papier. En France, des personnes peuvent tout perdre du jour au lendemain : leur travail, leur logement, leurs droits. À cause de la perte de leur #titre_de_séjour.

    Ces personnes, ce sont nos collègues, nos voisines, les aides à domicile des aînées, les nounous des nouveaux nés, les agents d’entretien. Elles travaillent parfois toute leur vie en France avant de se retrouver subitement en situation irrégulière. À cause d’un titre de séjour qui n’a pas été renouvelé.

    Les équipes d’Amnesty International ont enquêté sur cette précarité organisée. Cette bascule n’a rien d’un accident : elle est le produit d’un système dysfonctionnel orchestré par l’Etat.

    Les étrangers saisissent de plus en plus la justice française
    https://seenthis.net/messages/1161340

    #étrangers #préfectures #xénophobie_d'État

  • Insécurité à Nantes : La vérité sur les chiffres de la délinquance
    https://bonpote.com/insecurite-nantes-enquete-chiffres-verite

    Nantes est « une favela », pour Cyril Hanouna. « Peur sur la ville » se lâche Pascal Praud. « Nantes, territoire perdu de la République », ose Valeurs actuelles. Depuis au moins 2022, la ville est visée par une campagne de désinformation. Elle dépeint une métropole sombrant dans la violence à cause de l’immigration et du prétendu laxisme de la municipalité.

    Ces affirmations, notre enquête le montre, sont contredites par toutes les statistiques disponibles. D’où vient la peur, si ce n’est pas de faits concrets ?

    #opinion (fabrique de l’) #propagande #cnews #fascisation

  • Communiqué de presse de l’Association pour la Liberté Académique (Alia)

    Le 6 mars 2026

    Alia appelle à rejoindre les actions de Stand Up for Science

    Le samedi 7 mars 2026 se tiendra aux États-Unis une nouvelle journée d’actions organisée par Stand Up for Science. Le soutien à cette initiative est d’autant plus nécessaire qu’en France comme ailleurs l’obscurantisme contamine des pans entiers des sphères politiques et médiatiques : on s’en prend ouvertement à la science, à l’Université et à la Recherche pour mieux discréditer le savoir au profit de « vérités alternatives ». Le réseau Stand Up for Science France a publié une tribune, parue le 3 mars dans le journal Libération ; il appelle à l’organisation d’événements partout en France autour de la journée du 7 mars. L’Association pour la Liberté Académique (Alia) appelle ses membres à signer cette tribune et à rejoindre les groupes locaux de Stand Up For Science.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/03/06/communique-de-presse-de-lassociation-pour-la-liberte-academique-alia/#comment-72545

    #politique

  • Comment les discours antimigrants ont gagné une partie de la gauche en Europe
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/03/07/comment-les-discours-antimigrants-ont-gagne-une-partie-de-la-gauche-en-europ

    Comment les discours antimigrants ont gagné une partie de la gauche en Europe
    Par Anne Chemin
    Certains partis progressistes européens ont aligné leur argumentaire au sujet de l’immigration sur celui de l’extrême droite, au nom de la protection des acquis sociaux. S’il est peu présent en France, ce débat, apparu avec la naissance du socialisme au XIXᵉ siècle, a connu un renouveau au début des années 2000.
    De loin, leur petite musique a la tonalité martiale d’un hymne d’extrême droite. Eloge des expulsions, diatribes contre le regroupement familial, critique du multiculturalisme : les gouvernements britannique et, surtout, danois promettent à leurs électeurs une sévérité exemplaire en matière d’immigration. Ces nouveaux procureurs des sociétés ouvertes plaident avec fermeté pour le « chacun chez soi » : la libre circulation des hommes leur semble une dangereuse chimère.
    La première ministre danoise, Mette Frederiksen, clame ainsi haut et fort que son pays vise désormais « zéro demande d’asile » et offre à la Lituanie des kilomètres de fils barbelés afin de protéger sa frontière. Son ministre de l’immigration, Rasmus Stoklund, compare les migrants condamnés par la justice à de mauvaises herbes et prône leur retour au pays, même s’ils y risquent la peine de mort. La ministre de l’intérieur du Royaume-Uni, Shabana Mahmood, tonne contre le « golden ticket » offert, selon elle, aux migrants dès l’instant où ils posent un pied sur la terre britannique.
    Ces dirigeants européens sont-ils issus d’un parti nationaliste situé à l’extrême droite de l’échiquier politique ? D’une formation populiste anti-immigration ? D’un mouvement xénophobe qui aspire à verrouiller les frontières ? Non : tous trois appartiennent à des formations solidement ancrées à gauche depuis plus d’un siècle – le parti social-démocrate danois est né en 1871, et le Parti travailliste britannique a été fondé en 1893 notamment par le socialiste écossais Keir Hardie avant de devenir, en 1900, sous l’impulsion des syndicats, l’Independant Labour Party.

    Ces dirigeants de gauche qui ont aligné leurs discours concernant l’immigration sur ceux de la droite, voire de l’extrême droite, ont fait école sur le continent européen. En Allemagne, Sahra Wagenknecht, figure de l’aile gauche de Die Linke et fondatrice du parti Alliance Sahra Wagenknecht (BSW), ne cesse de tempêter contre l’« immigration incontrôlée », tandis que Lawen Redar, l’une des porte-parole du Parti social-démocrate suédois, prône une politique migratoire « restrictive » et refuse que les nouveaux arrivants puissent choisir le lieu où ils souhaitent s’installer.
    Pour se distinguer des nationalistes qui proclament ouvertement leur hostilité, voire leur haine, envers les étrangers, cette gauche « antimigrants » brandit un argumentaire progressiste : si elle combat fermement l’ouverture des frontières, ce n’est pas au nom de l’attachement aux racines chrétiennes de l’Europe ou de la hantise du « grand remplacement », la théorie complotiste et raciste développée par Renaud Camus, mais parce qu’elle souhaite protéger les acquis sociaux des classes populaires exposées aux ravages de la mondialisation – et, plus prosaïquement, reconquérir l’électorat ouvrier.
    La marxiste allemande Sahra Wagenknecht dénonce ainsi les dangers d’une « concurrence pour les emplois, en particulier dans le secteur des bas salaires », tandis que la première ministre sociale-démocrate du Danemark, Mette Frederiksen, affirme défendre les intérêts des « classes inférieures » de la population danoise. « Le modèle de société nordique, financé universellement, avec un accès gratuit et égal à la santé, à l’éducation et aux services sociaux, n’est pas compatible avec une politique de l’immigration ouverte », déclarait-elle en 2016.
    Ces discours font renaître des controverses idéologiques très anciennes – celles de l’Europe du XIXe siècle. Dans un monde où les travailleurs franchissent les frontières « avec autant d’insouciance que le méridien de Greenwich », selon les mots de Stefan Zweig, les premiers socialistes s’interrogent alors, comme les sociaux-démocrates danois et les travaillistes anglais d’aujourd’hui, sur les dangers de la concurrence sur le marché du travail : faut-il défendre le prolétariat national menacé par une main-d’œuvre venue d’ailleurs ou soutenir les étrangers exploités par le capitalisme ?
    C’est en France que cette question se pose avec le plus d’acuité. Pendant la première mondialisation – entre 1850 et 1914 –, l’Hexagone est le premier pays d’immigration du continent : alors que, en 1900, 1 million d’Européens s’embarquent tous les ans pour les Amériques ou les colonies, le pays embauche à tour de bras dans ses mines et ses usines les travailleurs des pays voisins – la France est, après les Etats-Unis et l’Argentine, la troisième destination des émigrants européens. En 1881, elle compte près de 500 000 Belges, plus de 200 000 Italiens et des dizaines de milliers d’Allemands, de Suisses et d’Espagnols.
    Sur le marché du travail, ce gigantesque brassage engendre une concurrence qui ne va pas sans heurts. « Il y a en France, avant la seconde guerre mondiale, trois grands moments de flambée xénophobe – les années 1848-1849, les années 1880-1890, et les années 1930, précise Delphine Diaz, maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’université Reims-Champagne-Ardenne. A chaque fois, la gauche est confrontée à un douloureux dilemme : choisir entre la solidarité internationale entre les travailleurs et la protection des ouvriers nationaux. »
    Parmi les grandes figures du socialisme du XIXe siècle, nul ne peut, bien sûr, ignorer ces fortes tensions entre nationaux et étrangers. Dans une lettre rédigée en 1870, Karl Marx (1818-1883) constate ainsi que dans les centres industriels et commerciaux d’Angleterre, la classe ouvrière est désormais « divisée en deux camps hostiles : les prolétaires anglais et les prolétaires irlandais ». « Cet antagonisme, ajoute le philosophe allemand, est le secret de l’impuissance de la classe ouvrière anglaise, malgré son organisation. C’est le secret du maintien au pouvoir de la classe capitaliste. »
    Pour Karl Marx, ces millions d’ouvriers étrangers qui ont quitté leurs pays pour venir travailler dans les usines des pays voisins constituent, à leur corps défendant, une « armée de réserve » qui permet aux patrons de faire baisser les salaires. Citée par le philosophe, en 1847, à Bruxelles, cette expression figure à nouveau, vingt ans plus tard, dans son œuvre majeure, Le Capital. « Pris comme un tout, les mouvements généraux des salaires sont exclusivement régulés par la dilatation et la contraction de l’armée industrielle de réserve », écrit-il.
    A la fin du XIXe siècle, les socialistes français reprennent cette analyse à leur compte. Rédigé entre 1879 et 1883 avec Karl Marx et son grand ami Friedrich Engels, le programme du Parti ouvrier de Jules Guesde et Paul Lafargue proclame que le patronat puise dans le « réservoir des crève-la-faim de Belgique, d’Italie, d’Allemagne – et de Chine au besoin – les bras dont il a besoin pour avilir le prix de la main-d’œuvre et affamer ses compatriotes ». Ces ouvriers étrangers, ajoute Jean Jaurès en 1894, sont jetés « sans contrôle et sans réglementation sur le marché français ».
    Les tensions sociales sont si fortes, en ce tournant du siècle, que les socialistes se font parfois « les porte-voix » d’une classe ouvrière hantée par la xénophobie, constate Gilles Ivaldi, chargé de recherche CNRS au Cevipof. Le quotidien guesdiste Le Citoyen dénonce ainsi en 1882 l’« invasion », à Paris, de « grossiers ouvriers » allemands dont l’accent « a le don de déchirer les oreilles et de crisper les nerfs », tandis que Paul Lafargue proclame en 1893 que les socialistes sont les « ennemis de l’immigration » : « Nous ne voulons pas que le prolétaire quitte son pays natal », écrit-il.
    Mais si les socialistes de la IIIe République estiment, comme les sociaux-démocrates danois ou les travaillistes britanniques d’aujourd’hui, que les travailleurs étrangers constituent une menace, ils ne défendent pas pour autant la fermeture des frontières – au contraire. Il faut, estiment-ils, opposer à l’internationalisme capitaliste un internationalisme ouvrier : c’est cette solidarité par-delà les frontières qui assurera, selon eux, le succès de la lutte des classes. « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! », conclut, en 1848, le Manifeste du Parti communiste, de Karl Marx et Friedrich Engels.
    Cette conviction internationaliste empêche les responsables politiques et syndicaux de la fin du XIXe et du début du XXe siècle de sombrer dans la haine de l’autre. « Les discours de la gauche ou des syndicats – Jules Guesde, la CGT ou même Jean Jaurès – sont très différents de ceux de l’extrême droite – Maurice Barrès ou Paul Déroulède, analyse le politiste Gilles Ivaldi. Les premiers se contentent de dénoncer la concurrence déloyale des étrangers, les seconds expriment une xénophobie culturelle qui fait des étrangers des “inassimilables”. » Malgré les flambées sociales, l’internationalisme, à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, reste donc la boussole des socialistes. « Pour lutter contre la concurrence sur le marché du travail, ils préfèrent l’instauration d’un salaire minimum pour tous les travailleurs à l’imposition de taxes qui pénaliseraient les étrangers, analyse Delphine Diaz, autrice d’En exil. Les réfugiés en Europe de la fin du XVIIIᵉ siècle à nos jours (Gallimard, 2021). Leur volonté de protéger le travail national n’est pas assortie d’un nationalisme d’exclusion. »
    La tourmente de la seconde guerre mondiale, puis les espérances de la Libération inaugurent un nouveau chapitre dans ce débat sur la concurrence « déloyale » entre Français et étrangers, qui a divisé les socialistes au XIXe et au début du XXe siècle. Dans un monde qui célèbre solennellement le principe de l’égale dignité de tous les hommes, la France crée en 1945 la Sécurité sociale, une « vaste organisation nationale d’entraide obligatoire » qui, au nom de la justice sociale, aspire à débarrasser les travailleurs de l’« incertitude du lendemain ».
    Si certains avantages sont réservés aux Français, les travailleurs étrangers peuvent très largement bénéficier de cette toute jeune « Sécu ». Les controverses sur leurs droits économiques et sociaux s’en trouvent bouleversées. « A partir de 1945, la construction de l’Etat social fait émerger un nouveau paradigme, observe Delphine Diaz. Se pose, comme sous la IIIe République, la question de la concurrence entre Français et étrangers sur le marché du travail, mais surtout, et c’est nouveau, de cette concurrence dans le domaine de la protection sociale – allocations, logement, santé. »
    Les controverses du XIXe et du début du XXe siècle sur la taxation de la main-d’œuvre étrangère ou sur les quotas de travailleurs étrangers dans les entreprises s’éloignent : la prospérité des « trente glorieuses » affaiblit la revendication protectionniste qui régnait au sein de la classe ouvrière de la IIIe République. L’hostilité aux immigrés se déplace alors sur un autre terrain : les controverses portent désormais sur leur accès, non plus au marché du travail, mais aux allocations familiales, aux aides sociales, aux logements à loyer modéré, à l’hôpital public.
    L’offensive contre l’accès des étrangers aux bienfaits de l’Etat-providence émerge, dans les années 1980, au sein des droites radicales européennes : la solidarité, clament-elles, n’est pas compatible avec la diversité. « L’idéologie de ces mouvements est le nativisme, c’est-à-dire la défense des intérêts des natifs contre ceux des immigrés, précise le politiste Gilles Ivaldi. Cette notion est au cœur du principe de la “préférence nationale”, qui vise à réserver aux nationaux l’accès à l’Etat-providence, mais aussi au logement ou à l’emploi. »
    Pour qualifier cet étrange mélange de générosité et d’égoïsme, les politistes norvégiens Jorgen Goul Andersen et Tor Bjorklund inventent, en 1990, l’expression « welfare chauvinism » (« chauvinisme de l’Etat-providence »). « Ce concept apparaît dans leurs travaux sur le populisme de droite en Norvège et au Danemark, poursuit Gilles Ivaldi. Il est ensuite utilisé, plus largement, pour décrire l’une des stratégies possibles de mobilisation par les partis de droite radicale : la défense d’un système de protection sociale généreux uniquement réservé au groupe des natifs ou des nationaux. »Pendant des années, ce discours dualiste sur l’accès à l’Etat social reste l’apanage de l’extrême droite, voire de la droite, mais, à partir des années 2000, il gagne peu à peu une partie de la gauche. Confrontés au « dilemme des progressistes », selon le mot de l’essayiste anglais David Goodhart, les sociaux-démocrates sont sommés de choisir « entre ouverture des frontières et extension de l’Etat-providence, entre solidarité et identité », résument, en 2020, les chercheurs Michel Forsé (CNRS) et Maxime Parodi (Sciences Po, Observatoire français des conjonctures économiques, OFCE) dans un article de la Revue de l’OFCE, « Redistribution et immigration en Europe : y a-t-il un dilemme ? ».
    La controverse s’ouvre en 2004 avec la publication, dans le magazine britannique de centre gauche Prospect, d’un long article de David Goodhart intitulé « Too diverse ? » (« trop de diversité ? »). L’essayiste, qui deviendra en 2011 le responsable du think tank blairiste Demos, y interpelle la gauche. « Le partage et la solidarité peuvent entrer en conflit avec la diversité, écrit-il. Ce dilemme est particulièrement aigu pour les progressistes, qui aspirent à la fois à une forte solidarité – une cohésion sociale élevée et une protection sociale généreuse financée par un système fiscal progressif – et à la diversité – le respect égal de tous les peuples, valeurs et modes de vie. »
    Selon David Goodhart, l’immigration venue du Commonwealth, des Antilles et d’Asie dans les années 1950 et 1960, puis d’Europe, d’Afrique et du Moyen-Orient à partir des années 1990, a nourri une telle « diversité des modes de vie » que les Britanniques vivent désormais avec des « inconnus ». Parce que le multiculturalisme affaiblit, d’après lui, le « sentiment d’obligation mutuelle », il érode le socle de la solidarité : le partage « se négocie plus facilement et plus généreusement si l’on peut tenir pour acquis un ensemble limité de valeurs et de présupposés communs ».
    L’homogénéité de la société britannique s’est tellement fissurée, ajoute David Goodhart, que l’Etat-providence doit désormais renoncer à son aspiration universaliste : si certains citoyens enfreignent les règles du « comportement civilisé » (« civilised behaviour »), il faut les exclure de la solidarité nationale. La conclusion de cet article, qui célèbre les vertus du modèle social « restrictif » et « nativiste » du Danemark, est sans appel : « Une politique sociale généreuse est incompatible avec l’ouverture des frontières. »
    Ce texte polémique suscite un déluge de contestations. Le mois suivant, les colonnes du magazine s’ouvrent ainsi à un philosophe politique australien, à une ancienne conseillère du Trésor britannique, à un ex-ministre de l’intérieur travailliste, à un sociologue de Harvard, à un économiste de University College (Londres), à un professeur de littérature de l’université de Leicester, à un écrivain écossais, à une historienne de l’immigration européenne – et à bien d’autres encore : en mars 2004, 14 contributions mettent en pièces l’argumentaire de David Goodhart.
    Keith Banting et Will Kymlicka, respectivement politiste et philosophe à l’université Queen’s (Ontario) et auteurs d’une étude citée par David Goodhart, dénoncent des idées « simples et séduisantes » qui esquivent l’infinie complexité des relations entre diversité et redistribution, tandis que Bhikhu Parekh, philosophe politique britannique, ancien président de l’Académie des sciences sociales et membre de la Chambre des lords, se demande avec perplexité quelles entorses au fameux « comportement civilisé » pourraient bien justifier que des citoyens britanniques soient exclus de l’Etat-providence.
    Tous ces intellectuels contestent, chacun à leur manière, la thèse qui sous-tend l’ensemble du raisonnement de David Goodhart : la solidarité supposerait, selon l’essayiste, une forte cohésion sociale, culturelle, voire ethnique – une idée qu’il emprunte à trois chercheurs américains. Dans une étude publiée en 2001, Alberto Alesina, Edward Glaeser et Bruce Sacerdote affirment, en effet, que l’absence, aux Etats-Unis, d’un Etat-providence solidaire « à l’européenne » est liée à la persistance, en Amérique, de relations « chaotiques entre les différentes ethnies ».
    Depuis le début des années 2000, cette théorie « très schématique », selon les mots de Michel Forsé et Maxime Parodi, a pourtant été contestée, voire réfutée, par de nombreux travaux. « Elle est tout d’abord fausse historiquement, précise Bruno Palier, chercheur au Centre d’études européennes et de politique comparée. L’argument de la cohérence culturelle n’a jamais été utilisé par les théoriciens de la protection sociale : né dans les pays nordiques, l’Etat-providence a été fondé non sur une rhétorique nationale, encore moins sur une rhétorique ethnique, mais sur un compromis de classe passé dans les années 1920-1930 entre la classe ouvrière et le patronat. »
    La théorie d’Alesina, Glaeser et Sacerdote est, en outre, démentie par la longue expérience de la France et de la Suède, ajoute le politiste. « Ces deux pays ont une forte protection sociale, alors que l’Hexagone est un pays d’immigration depuis plus d’un siècle et que le premier ministre social-démocrate Olof Palme avait, dans les années 1970 et 1980, accueilli une bonne part de la “misère du monde”, souligne Bruno Palier. Rien ne démontre scientifiquement qu’il est plus facile d’être solidaire dans une société où les gens se ressemblent que dans une société multiculturelle. Ce n’est vrai ni dans l’histoire ni dans les comparaisons internationales. »
    Le sociologue Nicolas Duvoux, professeur à l’université Paris-VIII Vincennes-Saint-Denis, va plus loin encore. « En France, c’est précisément la construction de l’Etat social qui a contribué à intégrer les immigrés, observe-t-il. La dynamique de la protection sociale a permis à ces personnes que beaucoup jugeaient inassimilables de participer à la machine économique et sociale. En agrégeant des forces hétérogènes, elle est parvenue, au fil des décennies, à forger un destin commun. En France comme ailleurs, le “nous” n’est jamais donné : il est construit – notamment par les politiques de solidarité. » Chercheuse émérite à l’Ecole d’anthropologie et d’ethnographie muséale de l’université d’Oxford, ancienne présidente de la Commission pour l’égalité raciale du Royaume-Uni, Sarah Spencer ne disait pas autre chose, en 2004, dans le texte de réponse à David Goodhart qu’elle avait adressé au magazine Prospect. Les immigrés, écrivait-elle, ne développeront des sentiments d’appartenance et d’obligation mutuelle que s’ils sont traités comme des « égaux » : c’est justement en les incluant « économiquement et socialement » que les « eux » deviendront des « nous ». Si la « gauche antimigrants » est puissante au Danemark, forte au Royaume-Uni et embryonnaire en Allemagne, elle reste, sauf exceptions, très marginale dans le paysage politique français. « Jean-Luc Mélenchon avait, en 2018, évoqué les “problèmes posés par les vagues migratoires”, mais il avait rapidement fait marche arrière, constate le politiste Gilles Ivaldi. D’une manière générale, la gauche défend, en France, des positions modérées en matière d’immigration. Elle ne s’aventure pas sur ce terrain-là. » Pas encore ?

    #Covid-19#migrant#migration#france#droit#sante#politiquemigratoire#integration

  • Douze associations saisissent la justice contre les conditions d’enfermement « indignes » à la frontière franco-italienne - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70199/douze-associations-saisissent-la-justice-contre-les-conditions-denferm

    Douze associations saisissent la justice contre les conditions d’enfermement « indignes » à la frontière franco-italienne
    Par Romain Philips Publié le : 05/03/2026
    Douze associations ont annoncé mercredi avoir saisi la justice administrative française contre les conditions d’enfermement « indignes » constatées dans les locaux de la police aux frontières de Montgenèvre et Menton, à la frontière franco-italienne. Douze associations ont annoncé, mercredi 4 mars, avoir attaqué l’État français en justice pour mettre fin « aux atteintes graves et manifestement illégales aux libertés fondamentales résultant des conditions d’enfermement dans les locaux de la police aux frontières (PAF) de Montgenèvre et de Menton », indiquent-elles dans un communiqué.
    Les 12 associations - dont l’Anafé, La Cimade ou encore Médecins du Monde - ont saisi les tribunaux administratifs de Marseille et de Nice « car il y a urgence ». Dans ces postes de police installés à la frontière franco-italienne, les conditions d’enfermement sont « dégradantes », affirment les ONG. Les étrangers retenus évoquent pêle-mêle aux associations « l’insalubrité des locaux et des sanitaires, la privation ou insuffisance de nourriture et d’eau, la surpopulation etc. »
    « À Menton, les personnes dorment sur des matelas posés au sol, sans couverture ni oreiller dans des conteneurs dégageant une odeur nauséabonde. À Montgenèvre, selon les témoignages, plus d’une vingtaine de personnes peuvent être enfermées dans un même conteneur sale de 20m2, mineurs et majeurs confondus », rapportent les associations. « Depuis une dizaine d’années, on dénonce les conditions à Menton et Montgenèvre », déplore Laure Palun, directrice de l’Anafé (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers), contactée par InfoMigrants. Mais malgré les nombreuses alertes, aucune amélioration n’a été observée dans les locaux de la PAF. « Des personnes restent plusieurs heures, voire une journée, sans manger ou ont juste un paquet de chips ou de gâteaux à partager. Des personnes n’ont pas accès à des douches, dorment à même le sol », affirme la responsable associative.
    Avec ce recours en référé liberté, les associations espèrent que la justice force l’administration française à mettre en œuvre les recommandations faites par la contrôleure général des lieux de privation de liberté (CGLPL). Après une visite inopinée en mai 2025 à Montgenèvre, la CGLPL avait dressé un constat accablant de la situation à cette frontière. Elle estimait que ces installations « sous dimensionnées » étaient « peu adaptées à l’accueil prolongé de personnes, en raison notamment de la rudesse des hivers alpins, à 1 800 mètres d’altitude ». En plein hiver, les exilés ont froid et en plein été, la chaleur y est étouffante, selon le rapport.
    Le rapport s’inquiétait aussi d’"un état d’insalubrité alarmant et [d’]une hygiène gravement défaillante" dans les locaux de la PAF. « Les préfabriqués sont dans un état de saleté extrême » : les contrôleurs ont constaté « des poubelles non vidées, des couvertures roulées en boule, des taies d’oreiller maculées de saleté (…) des matelas en mousse et leur housse en tissus maculés de tâches [qui] ne sont jamais nettoyés » ou encore des toilettes « à l’odeur pestilentielle ».
    Dans ces structures, le ménage y est fait de manière occasionnelle, uniquement lorsque les locaux sont vides. Or cela est extrêmement rare dans « ce service à forte activité ». « Ces conditions d’hygiène sont d’autant plus alarmantes que des cas de tuberculose, de gale et, au cours du premier trimestre 2025, d’infection à Mpox, ont été suspectés parmi des personnes interpellées », alertait le CGLPL.
    De ce constat était nées une vingtaine de recommandations qui ont été publiées au Journal officiel. « Mais elles n’ont pas été appliquées », selon Laure Palun. « Depuis la publication du rapport et jusqu’à encore il y a quelques jours, les témoignages que nous recueillons vont toujours dans le même sens : un accueil indigne. On demande donc aux tribunaux d’imposer à l’administration de respecter les cadres légaux et que si l’administration n’est pas en mesure de respecter la loi, ces locaux doivent être fermés », tance-t-elle.

    #Covid-19#migration#migrant#france#Italie#frontiere#droit#sante#politiquemigratoire#santepublique

  • Titres de séjour expirés, délais à rallonge, bugs informatiques... Les étrangers saisissent de plus en plus la justice française - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70175/titres-de-sejour-expires-delais-a-rallonge-bugs-informatiques-les-etra

    Titres de séjour expirés, délais à rallonge, bugs informatiques... Les étrangers saisissent de plus en plus la justice française
    Par Romain Philips Publié le : 05/03/2026
    Pour obtenir un rendez-vous ou un récépissé, contester une décision ou simplement surmonter un obstacle technique, les étrangers en France sont de plus en plus nombreux à engager des actions en justice face à l’absence de réponses de préfectures aux moyens sous-dimensionnés. Entretien avec Maitre Alexandre Delavay, avocat, qui revient sur l’"explosion" de ces recours.
    En 2025, le contentieux des étrangers a fait face à « une explosion » des recours, selon le syndicat de la justice administrative. Au total, 154 314 requêtes ont été déposées devant la justice administrative française cette année, soit une hausse de 27,5 % par rapport à 2024.
    Au quotidien, Maître Alexandre Delavay, avocat en droit des étrangers à Paris, accompagne des étrangers dans leur recours devant la justice administrative. Entretien.
    – InfoMigrants : Selon plusieurs syndicats de magistrats de la justice administrative, le nombre de recours a « explosé » en 2025. La hausse est particulièrement importante pour les contentieux des étrangers (+ 27,5% par rapport à l’année dernière). Pourquoi les étrangers saisissent-ils autant la justice administrative française ?
    – Alexandre Delavay : Ces contentieux massifs qui engorgent la justice concernent surtout des problèmes avec la préfecture, notamment à cause de la dématérialisation complète des procédures. Ce sont des contentieux liés à des difficultés techniques et l’absence de réponse. C’est très clairement des contentieux que l’on pourrait éviter.
    En France, c’est l’Administration numérique pour les étrangers en France (ANEF) qui s’occupe de la dématérialisation des démarches administratives liées à l’immigration. La plateforme internet concerne aujourd’hui une majorité de démarches indispensables pour vivre en situation régulière en France. Mais entre les bugs informatiques, les blocages administratifs et l’absence de réponse humaine, l’utilisation de l’ANEF vire souvent au cauchemar pour les personnes étrangères en France. Ces multiples couacs empêchent concrètement les étrangers régularisés de prendre un rendez-vous à la préfecture, de renouveler leurs papiers ou même de déclarer un changement d’adresse ou de situation familiale. Pourtant, sans ces documents obtenus dans un temps imparti, les étrangers risquent de perdre leur emploi ou leurs droits sociaux. Si seulement on avait une plateforme qui fonctionne, on n’aurait pas à saisir le juge pour qu’il débloque un bouton. Parce qu’il faut se rendre compte qu’aujourd’hui on en est vraiment là : on est obligé parfois de saisir le tribunal parce qu’il y a un bouton sur le site qui ne marche pas.
    Parfois, ce sont les numéros d’étrangers qui ne sont pas reconnus ou encore juste un déménagement qui n’a pas été inscrit dans la plateforme internet. C’est ce genre de petites choses qui font que derrière, tout le système est bloqué.
    Et l’autre problème, c’est celui de l’absence de réponse des préfectures. Une fois qu’ils ont écrit de toutes les manières possibles aux préfectures et qu’ils n’ont toujours pas de réponse, les étrangers n’ont pas d’autres choix que de saisir la justice. Ce n’est jamais de gaieté de cœur qu’on saisit la justice mais parfois il n’y a pas d’autres solutions. Les autres recours concernent la lenteur des demandes. La préfecture a un délai légal de quatre mois pour répondre à la plupart des demandes de titre de séjour sauf qu’aujourd’hui, elles traînent en longueur pendant des mois. Donc, on est aussi obligé de saisir le juge pour obtenir une réponse.
    – IM : Outre les délais qui s’allongent, quelles sont les conséquences pour les étrangers en France ?
    – AD : Premièrement, une action en justice, c’est du stress et un coût financier. Mais surtout, pour les étrangers, leur vie est tout simplement gelée, mise entre parenthèses, durant un recours. Vous pouvez être un ressortissant étranger parfaitement inséré en France et tout perdre à cause d’un embouteillage au sein des préfectures.
    Rappelons qu’en France, pour qu’un ressortissant étranger travaille, il doit être en situation régulière. Idem pour pouvoir voyager à l’étranger, il ne suffit pas d’un passeport, pour revenir en France, il faut avoir un titre de séjour valide. Donc, ces étrangers en recours ne peuvent pas voyager, aller voir leur famille, etc.
    Sans régularisation en bonne et due forme, tout une vie peut s’effondrer. Impossible, par exemple, de souscrire à l’assurance maladie, car il faut prouver régulièrement qu’on est en situation régulière. De plus en plus aussi, les banques demandent aux ressortissants étrangers de démontrer qu’ils sont bien en situation régulière. En cas de problèmes, vous risquez de ne pas avoir de compte en banque. Il y a aussi les personnes en règle qui n’arrivent pas à renouveler leur titre de séjour. Et là, c’est toute leur vie qui s’effondre comme un château de cartes car de leur situation administrative dépend tout le reste. En l’espace de quelques mois, vous pouvez être un ressortissant étranger parfaitement inséré en France et tout perdre à cause d’un embouteillage au sein des préfectures et d’un manque de moyens humains au sein de ces préfectures.
    – IM : La saisie de la justice débloque-t-elle toujours la situation ?
    – AD : Dès qu’on saisit le tribunal, celui-ci envoie notre recours à la préfecture. Et cela suffit parfois à débloquer la situation. C’est un peu ubuesque, parfois on n’a même pas à attendre la décision du juge : en fait la préfecture reçoit notre recours et elle se dit, à ce moment-là, qu’il faut peut-être faire quelque chose. Pour les recours classiques, les délais sont longs. On peut arriver jusqu’à 12, voire 18 mois, avant d’avoir une réponse de la part du tribunal. Et c’est autant de temps durant lequel les ressortissants étrangers voit leur vie gelée. Mais surtout parfois, cela ne suffit pas car dans les préfectures débordées, on a du mal à faire appliquer les décisions de justice. Une fois que le tribunal oblige l’administration à faire quelque chose comme délivrer un récépissé ou un rendez-vous, encore faut-il que ce soit fait. Parfois, malgré un jugement du tribunal, on rencontre les mêmes difficultés : on se retrouve face à un interlocuteur qui ne répond pas.

    #Covid-19#migrant#migration#france#prefecture#justice#droit#sante#regularisation#ANEF

  • Deutsche Kriegsgemeinschaft
    https://www.jungewelt.de/artikel/518771.deutsche-kriegsgemeinschaft.html

    Le patron des publication de droite *démocratiques" Welt, Politico et Business Insider déclare qu’il faut être pour la guerre, le cas échéant on se montre comme antisemite et poutiniste. Santé ! Encore un verre ! Du schnaps !

    7.3.2026 von Arnold Schölzel - Bisher galt: Beginnt der Krieg, spaltet sich die Linke. Das ändert sich gerade: Die Partei, die sich hierzulande für jene hält, steht bei der Einstufung des Kriegs der USA und Israels gegen den Iran nicht hinter der Bundesregierung und deren medialem Tross zurück. Linke-Chef Jan van Aken sah am vergangenen Sonnabend in einer Erklärung zum Angriff kein völkerrechtliches »Dilemma« wie der Kanzler, ließ sich aber wie der nicht vom russischen Hauptfeind ablenken: »Wenn der Westen selbst das Völkerrecht verletzt, wird es um so schwerer, globale Unterstützung für die Ukraine und den Kampf gegen den Völkerrechtsverletzer Putin zu gewinnen. Für Putin war das heute daher wieder einmal ein guter Tag.« Russenhass geht bei van Aken über alles, jedenfalls über eine Benennung der Völkerrechtsverletzer Trump oder Netanjahu als solche. Wäre ja auch Antisemitismus.

    Der grassiert schon in der Linkspartei, »gesteht« Bundestagsvizepräsident Bodo Ramelow am Donnerstag bei Bild im Ronzheimer-Podcast. Sagt Bild-Redakteur Filipp Piatov. Ramelow antwortet dort auf die Frage, warum der Gazakrieg eine viel größere Aufmerksamkeit bekam als etwa Kriege im Jemen oder Sudan: »Das ist das, was ich empfinde als den aufblühenden Antisemitismus. Und der ist viel weiter als nur ein wenig bei mir in der Partei. Bei mir in einer Partei ist er jetzt sichtbar, und ich bin die Folie, an der es abprallt. Deswegen habe ich das auch auf mich genommen, zu sagen: Ja, ich duck’ mich jetzt nicht weg.« Wolfram Weimer, der endlich die Berlinale von dem befreit, was er für Antisemitismus hält, muss unbedingt Ramelow in den neuen Berlinale-Wächterrat berufen. Die dort zu versammelnden Weimer-Mullahs sollen die Meinungsfreiheit in den intellektuellen Grenzen des Kulturstaatsministers schützen, da ist Ramelow gesetzt.

    Der Schulterschluss von Linken und uneingeschränkten USA- und Israel-Unterstützern ist aber noch nicht vollendet. Ulf Poschardt, Herausgeber bei Springer von Welt, Politico und Business Insider, begrüßt am Montag in der Welt mit »Endlich!« den Kriegsbeginn, hält beiläufig über Iraner fest: »Diese Menschen sehen aus wie wir«, und er erklärt ihnen und seinen Lesern, Trump sei »einer der großen amerikanischen Präsidenten, der sich entschieden hat, nicht länger zuzusehen«. Jeder Anhänger von Freiheit und Demokratie müsse »den Amerikanern und den Israelis die Daumen drücken«. Mit Völkerrecht hält sich ein Schreibtischfreiheitskämpfer und Demokrat wie Poschardt nicht auf, sein Augenmerk gilt Pazifisten, also den Hauptfeinden im eigenen Land, »den deutschen Moraldarstellern«. Macht aber schlapp und nennt als einzige die meist olivgrüne Claudia Roth.

    nd - digital

    In einem Dämmermoment seiner Kriegsbesoffenheit muss Poschardt die eine Frau zuwenig gewesen sein. Jedenfalls titelt er am Donnerstag in der Welt: »Alice Weidel ist die neue Heidi Reichinnek.« Poschardt benötigt für Halluzinationen keinen Spezialstoff, er sieht auch so das Problem dreifach: »Dass Alice Weidel, Heidi Reichinnek und Annalena Baerbock nach dem Angriff der USA und Israels auf den Iran nahezu dieselben Völkerrechtsversatzstücke bemühten, um den amerikanisch-israelischen Einsatz zu kritisieren und damit nolens volens den Mullahs und ihren russischen und chinesischen Freunden zur Seite zu springen, konnte nur diejenigen überraschen, die nicht so genau hinsahen in den vergangenen Jahren.«

    Wenn drei Frauen vom Völkerrecht reden, helfen sie Mullahs, Putin und Xi Jinping – alten Männern. Das auszusprechen trauen sich van Aken oder Merz nicht, die reden drumherum. Poschardt spricht endlich die deutsch-kriegsgemeinschaftliche Wahrheit aus. Wie im Suff.

    #Allemagne #presse #guerre #bellicistes #sionistes #philisemites #russophobie

  • Beef and lamb get 580 times more in EU subsidies than legumes, study finds

    Report says common agricultural policy provides ‘unfair’ levels of support to unhealthy, meat-heavy diets

    Beef and lamb receive 580 times more in EU subsidies than legumes, a report has found, despite scientists urging people to get more of their protein from less harmful sources.

    Analysis by the charity Foodrise found the EU’s common agricultural policy (CAP) provides “unfair” levels of support to meat-heavy diets that doctors consider unhealthy and climate scientists consider environmentally destructive.

    It found beef and lamb were subsidised 580 times more than legumes in 2020, while pork was subsidised nearly 240 times more. Dairy, meanwhile, received 554 times more in subsidies than nuts and seeds.

    The EU spends almost a third of its budget supporting farmers, with the bulk of CAP funds allocated on the basis of farm size, rather than strategic considerations. Meat and dairy – which use land to grow crops to feed animals – take a larger share than plants, particularly once the subsidies in feed have been counted.

    Martin Bowman, a campaigner at Foodrise and author of the report, said the analysis showed livestock benefited from disproportionate support even before counting hidden societal costs, such as pollution.

    “It’s scandalous that billions of euros of EU taxpayer money is being used to prop up such a high-emissions industry at a time when scientists are telling us that we need – on health and environmental grounds – to shift to lower-meat diets,” he said.

    The data comes from an academic study, available as a preprint, that traced EU subsidies for different foods in 2020 using the same methods as a study published in Nature Food in 2024. Some experts expressed caution about the scale of the disparity the first study found, but did not dispute it existed.

    Anniek Kortleve, a researcher at Leiden University and lead author of the academic study, said it showed that reforms needed to consider the full chain of subsidies flowing through feed to livestock, rather than just direct payments to livestock farms.

    “Our analysis shows CAP support is highly concentrated in animal-sourced foods relative to the calories they provide, while plant proteins like legumes receive very little support,” she said. This was happening “even though EU strategies increasingly call for more plant-rich diets for health and sustainability”.

    The report found meat and dairy received €39bn in subsidies in 2020, fruit and vegetables €3.6bn, and cereals €2.4bn. Cattle and sheep, which require more land than animals such as pigs or chickens, tend to benefit from subsidies that target struggling regions and sectors on top of hectare-based payments.

    A number of green strings have been tied to CAP payments since 2023 but experts do not expect the overall composition of EU farms to have changed significantly.

    In 2024, a “strategic dialogue” between farmers, supermarkets, scientists and green groups – formed by Ursula von der Leyen, the European Commission president, to quell furious farmer protests – resulted in an acknowledgment that Europeans eat more animal protein than scientists recommend and a call for support to shift diets toward plants.

    Donal Murphy-Bokern, an agricultural scientist who used to work for food and agriculture ministries in the UK and Germany, and who was not involved in the study, said Europe’s protein economy was “not operating within sustainable limits”.

    Considering public health in policy would challenge current levels of livestock production, he said. “We now need a common agrifood policy that explicitly integrates environmental and public health goals into how EU farmers are supported.”

    Improvements in alternative proteins and an emerging consumer shift to reducing meat consumption have been resisted by big farming lobbies and some politicians. In November, the EU parliament voted to ban plant-based foods from using terms such as “steak”, “burger” and “sausage” unless they contained animal flesh.

    The vote was ridiculed by green groups, which pointed to accepted terms such as peanut butter, which does not contain dairy, or hotdogs, which do not contain canines. The proposal also divided conservatives, with some feeling it violated free market ideals.

    Bowman said politicians were deeply involved in influencing food production and consumption. “Don’t believe the meat and dairy companies who say that politicians promoting healthy and sustainable diets are telling people what to eat,” he said. “It’s a very cynical position.”

    https://www.theguardian.com/environment/2026/feb/19/beef-lamb-legumes-eu-subsidies-study
    #agriculture #PAC #politique_agricole_commune #subsides #UE #Union_européenne #élevage #légumes #boeuf #agneau #rapport #viande #alimentation #élevage_bovin #élevage_ovin

    • CAP at the Crossroads – Reforming EU CAP subsidies to support healthy sustainable diets

      New report reveals the scale of EU CAP subsidies being used to prop up unsustainable livestock production, and makes the case for reform.

      What’s the problem?

      Animal-sourced foods are estimated to cause a staggering 81-86% of the total greenhouse gas emissions from EU food production, yet only supply an estimated 32% of calories and 64% of protein consumed in the EU.

      This new report reveals that a hugely unfair share of EU CAP subsidies, worth billions of euros of EU taxpayers’ money, are directed to propping up high-emissions meat and dairy production, and to promote meat and dairy products.

      The EU is at a crossroads – poised to make crucial decisions on the future of CAP for 2028–2034. Right now, it has the opportunity to support a transition to healthy sustainable diets – a huge economic opportunity with multiple benefits for EU food security, climate mitigation, nature and health. Or continue with a broken status quo.

      Key findings:

      – Beef and lamb received an estimated 580 times more CAP subsidies than legumes such as lentils and beans in 2020.

      – Dairy received an estimated 554 times more CAP subsidies than nuts and seeds in 2020.

      – Meat and dairy received over 10 times more CAP subsidies than fruit and vegetable production, and more than 16 times more than cereal production.

      – Overall, the EU directed three times more CAP subsidies to production of high-emitting animal-sourced foods than to plant-based foods in 2020 – around 77% of total CAP subsidies (€39 billion out of €51 billion).

      – The estimated €39 billion in CAP subsidies spent on animal-sourced foods in 2020 makes up nearly a quarter (23%) of the EU’s total budget of €168.7 billion for 2020.

      Solutions

      Calls have been growing for agricultural subsidies to be reformed to support a shift to healthy sustainable diets and reduced livestock numbers – including the EU’s Group of Chief Scientific Advisors, the European Court of Auditors, the World Bank, and the 2025 EAT-Lancet Commission.

      The benefits this could bring are huge.

      The adoption of the plant-rich Planetary Health Diet in high-income countries could reduce agricultural production emissions by an estimated 61%. It could also reduce the EU’s reliance on food imports, boost agricultural incomes, reduce EU fertiliser use by about a quarter, reduce deaths from air pollution, and prevent up to up to 10–39% of cancers in Europe.

      Policy recommendations

      We recommend that EU policymakers:

      – Support protein diversification through increased CAP funding and support for farmers engaged in growing plant-based foods for direct human consumption.

      – Increase CAP funds available for the promotion and marketing of plant-based wholefoods and alternative proteins.

      – CAP subsidies for livestock farmers should be made conditional on meeting limits on livestock stocking density per hectare.

      – End all use of EU funds for the promotion and marketing of meat and dairy.

      - Support a just transition in the livestock sector, through an Agri-food Just Transition Fund (AJTF).

      – Ensure that CAP subsidies support nature restoration, of habitats such as peatlands, wild grasslands and woodlands.

      - Introduce an EU Action Plan for Plant-based Foods to support the production and consumption of more plant-based foods across every stage of the supply chain, which:

      - Promotes the public procurement of healthy sustainable plant-rich diets in public institutions like schools and hospitals

      – Provides increased financial support through CAP and other means, for the increased production and processing of plant-based foods for direct human consumption – particularly agroecologically produced foods.

      - Reform dietary guidelines to factor in both health and sustainability – aligning more with the Planetary Health Diet.

      https://foodrise.org.uk/CAPCrossroads

  • PIANA DI GIOIA TAURO: GLI INSEDIAMENTI DELL’ESCLUSIONE. Non solo precarietà abitativa, ma il punto di approdo di chi resta fuori dai diritti

    Per il tredicesimo anno consecutivo, Medici per i Diritti Umani (MEDU) è intervenuta nella Piana di Gioia Tauro, garantendo nei mesi di gennaio e febbraio 2026 supporto socio-legale e orientamento sanitario ai braccianti che vivono nel campo container di Contrada Russo e nella Tendopoli di San Ferdinando.

    Sono state prese in carico 40 persone regolarmente soggiornanti, provenienti da diversi Paesi dell’Africa occidentale. Il 70% vive stabilmente in Italia da oltre tre anni e si sposta stagionalmente seguendo i cicli agricoli. Trenta erano già state supportate negli anni precedenti: un dato che conferma la cronicizzazione della marginalità abitativa e lavorativa.

    La paga media dichiarata è di circa 50 euro al giorno. Si registra un maggiore ricorso a contratti formali, ma restano diffusi contratti brevi e giornate non registrate. Le giornate in busta paga (12–20 al mese) raramente coincidono con quelle effettivamente lavorate. La stagione agrumicola è stata inoltre più breve e meno favorevole, anche a causa della ridotta resa produttiva legata alla siccità dell’anno precedente.

    La Tendopoli ha ospitato quest’anno in media circa 500 persone, mentre in passato è arrivata a ospitarne fino a 1.200. Una soluzione nata come temporanea è divenuta uno spazio di marginalità permanente. Servizi igienici deteriorati, assenza di illuminazione, accumulo e combustione di rifiuti, tende usurate e mancanza di misure di sicurezza rendono le condizioni di vita gravemente inadeguate.

    Nella giornata di martedi ancora un campanello di allarme: un incendio ha coinvolto due tende e si è reso necessario il trasporto in ospedale di un giovane residente. Negli anni scorsi, roghi analoghi hanno già provocato vittime all’interno dell’insediamento. Non si tratta di fatalità, ma dell’esito prevedibile di condizioni strutturalmente insicure.

    Si registra inoltre un aumento della presenza di persone con dipendenze, di cittadini stranieri con disagio psichico e di lavoratori segnati dal fallimento del Decreto Flussi: persone entrate regolarmente in Italia ma rimaste escluse dalla procedura di assunzione e dalla regolarizzazione, precipitate in una condizione di invisibilità istituzionale.

    Gli insediamenti della Piana non sono soltanto spazi di precarietà abitativa: rappresentano il punto di approdo di chi resta fuori dai meccanismi formali di accesso ai diritti.

    MEDU torna a chiedere alle istituzioni interventi essenziali e non più rinviabili: il superamento dell’approccio emergenziale con un piano strutturale di accoglienza diffusa; la garanzia effettiva dell’accesso a residenza, codice fiscale e assistenza sanitaria; controlli efficaci lungo tutta la filiera agricola; una revisione profonda del Decreto Flussi per evitare che produca nuova esclusione.

    Finché la risposta resterà temporanea, la marginalità continuerà a riprodursi, lasciando centinaia di lavoratori intrappolati tra precarietà abitativa e ricattabilità lavorativa.

    https://mediciperidirittiumani.org/piana-di-gioia-tauro-gli-insediamenti-dellesclusione
    #Gioia_Tauro #Piana_di_Gioia_Tauro #rapport #Medu #logement #baraccopoli #containers #travailleurs_étrangers #conditions_de_vie #encampement #tendopoli #San_Ferdinando #marginalisation #travailleurs_saisonniers #agriculture #Italie #Calabre

  • Aurore Bergé contaminée par le RN ? La macronie foyer du fascisme
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2026/aurore-berge-contaminee-par-le-rn-la-macronie-foyer-du-fascisme-3eHS_RIiSt

    Dans ce nouvel épisode de la VAR #Politique, Nabil Touati décrypte un phénomène politique majeur : la contamination du discours des partis « républicains » par le vocabulaire et les idées de l’extrême droite.

  • Mort de Nahel : pourquoi le policier ne sera finalement pas jugé pour meurtre mais pour « violences ayant entraîné la mort »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/03/05/mort-de-nahel-merzouk-pourquoi-le-policier-ne-sera-finalement-pas-juge-pour-

    Florian M. avait-il l’intention de tuer Nahel, en lui tirant dessus une balle de 9 millimètres, à un mètre de distance environ, à travers le pare-brise de la Mercedes jaune que conduisait le mineur le 27 juin 2023 ? Le parquet et les juges d’instructions avaient répondu oui, la cour d’appel de Versailles vient de dire que non.

    Dans son arrêt rendu jeudi 5 mars, que Le Monde a pu consulter, la juridiction a estimé les charges « insuffisantes » pour établir cette intentionnalité.

    #police #impunité_policière

  • AIDEZ ALICE KISIYA À VENIR EN FRANCE !

    Blast lance une cagnotte pour soutenir Alice Kisiya, l’héroïne de son film “ALICE AU PAYS DES COLONS“, qui lutte depuis des années pour défendre la terre de sa famille en Palestine face aux colons et à l’armée israélienne.

    > Blast a besoin de votre aide pour réunir 40 000 € afin qu’Alice puisse régler ses dettes et venir en France. Sa présence ici, notamment pour parler de la colonisation, de l’expansion des colonies et de ce que vivent les familles palestiniennes sur le terrain, serait d’une importance majeure dans le débat public, dans les médias et auprès des institutions culturelles et politiques.
    Cette venue est aussi prévue pour accompagner les avant-premières du film, pour marquer sa participation symbolique au FIFDH – Festival du film et forum international sur les droits humains de Genève le 14 mars, un rendez-vous international des droits humains qui peut amplifier son message.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/03/06/la-guerre-contre-liran-met-lecrasement-du-peuple-palestinien-au-second-plan-et-autres-textes/#comment-72528

    #palestine