• L’#avion moins cher que le #train : une #aberration française

    Le #système_fiscal encourage fortement les airs au détriment du #rail. Un #non-sens écologique, mais aussi social.

    Pour voyager en Europe, l’avion reste souvent plus compétitif que le train, malgré son impact dévastateur sur l’environnement. Une nouvelle étude de Greenpeace révèle que sur plus de la moitié des trajets transfrontaliers européens, l’avion est moins cher que le train. Pire, sur 95 % des liaisons transfrontalières françaises, le rail coûte plus cher que les airs. Entre Paris et Barcelone, le billet d’avion tombe à 15 euros, quand le train frôle les 390. Vingt-six fois plus cher pour un mode de transport pourtant quatre-vingts fois moins polluant.

    Un système fiscal taillé sur mesure pour l’aérien

    Ce #déséquilibre ne doit rien au hasard : il résulte de #choix politiques répétés. L’aérien profite d’avantages fiscaux massifs : pas de #taxe sur le #kérosène, pas de #TVA sur les vols internationaux et des #redevances_aéroportuaires allégées pour les #compagnies_low-cost. À l’inverse, le rail assume une lourde charge. Les #péages_ferroviaires représentent jusqu’à 40 % du prix d’un billet #TGV, les billets supportent la TVA et la #SNCF finance seule l’entretien des #infrastructures.

    Des milliards pour voler, des miettes pour rouler

    La crise sanitaire a aggravé encore le déséquilibre : en 2020, l’État a versé 7 milliards d’euros à Air France-KLM, suivis de 4 milliards en 2021, sans exiger de contreparties écologiques. Dans le même temps, l’offre ferroviaire s’est réduite. Les #trains_de_nuit, plus de 300 dans les années 1980, ne sont plus que 6 en 2025. Les lignes régionales dépendent des financements des collectivités, accentuant les #inégalités_territoriales.

    L’injustice écologique et sociale

    Selon l’Agence européenne pour l’environnement, un trajet en avion émet jusqu’à 80 fois plus de #gaz_à_effet_de_serre qu’un trajet équivalent en train. Pourtant, les prix incitent massivement à prendre l’avion. Pour les familles modestes, le rail reste hors de portée. Résultat : les catégories populaires paient doublement la note, exclues du train et exposées aux impacts climatiques. Ceux qui choisissent le rail le font au prix de sacrifices individuels, alors que c’est le système qui devrait garantir une #mobilité équitable et durable.

    Changer de cap

    Greenpeace propose plusieurs leviers : mettre fin aux #exonérations_fiscales injustes, instaurer une taxe « grands voyageurs », interdire les vols courts lorsqu’une alternative ferroviaire existe, et relancer le train de nuit. En France, la baisse des péages ferroviaires, une TVA allégée et des investissements massifs dans les lignes interurbaines figurent parmi les mesures urgentes.

    Ce déséquilibre n’est pas une fatalité. Il est le fruit de décisions politiques que l’on peut inverser. Reste une question essentielle : veut-on continuer à subventionner la #pollution ou donner enfin aux citoyens les moyens de voyager plus proprement à des prix raisonnables ?

    Les mesures européennes pour rééquilibrer avion et train

    En Autriche, le « #Klimaticket », permet de circuler sur tous les réseaux ferroviaires, bus et tram pour un peu plus de 80 euros par mois.

    Face à l’urgence climatique et à la #concurrence inégale entre l’avion et le train, plusieurs pays européens expérimentent ou déploient des mesures pour favoriser le rail :

    France : Depuis 2023, la France est devenue le premier pays au monde à interdire certains vols courts intérieurs lorsqu’une alternative ferroviaire directe de moins de 2h30 existe. Cette mesure, inscrite dans la# loi_Climat_et_Résilience, visait à favoriser le #report_modal vers le train pour des raisons écologiques, une proposition initiale de la Convention citoyenne pour le climat. Mais dans sa forme finale, la portée de cette mesure est limitée : seules trois liaisons sont effectivement concernées — Paris-Orly/Bordeaux, Paris-Orly/Lyon et Paris-Orly/Nantes. Ces trois liaisons ne représentaient qu’environ 2,5% du trafic total des vols intérieurs en France, soit environ 500 000 passagers sur 16 millions par an, pour seulement 0,01% des émissions nationales de CO₂. L’impact est donc plus symbolique que structurel, d’autant que ces lignes avaient déjà été supprimées par Air France dès 2020 en échange des aides d’État.

    #Allemagne : Adoption du « #Deutschlandticket », un abonnement national à 49 € par mois valable sur tous les trains régionaux et locaux, boostant la fréquentation et l’accessibilité du train. Des investissements massifs visent également à moderniser le réseau.

    #Autriche : Mise en place du « Klimaticket », un abonnement annuel permettant de circuler sur tous les réseaux ferroviaires, bus et tram pour environ 1 000 € par an, avec un fort succès populaire.

    #Espagne : #Gratuité temporaire sur de nombreuses #lignes_régionales et de #banlieue pour encourager les alternatives décarbonées dans un contexte d’inflation.

    Tendances européennes : Suppression progressive de certains avantages fiscaux pour l’aérien ; débats sur la création d’un « #ticket_climat_européen » pour faciliter les voyages transfrontaliers en train ; efforts en cours pour améliorer la #connectivité_ferroviaire entre pays et simplifier les systèmes de #réservation.

    ▻https://lenouveauparadigme.fr/lavion-moins-cher-que-le-train-une-aberration-francaise
    #France #prix #transport_ferroviaire #transport_aérien #comparaison #fisc #fiscalité

  • #TGV complets, billets hors de #prix : pourquoi prendre le train est devenu une galère

    Pourquoi prendre le TGV est-il devenu un casse-tête ? Manque de places, saturation du réseau, stratégie de la #SNCF... Reporterre a enquêté. Autant d’obstacles qui pourraient freiner l’engouement pour ce mode de transport doux.

    Des #tarifs dissuasifs aux heures les plus recherchées, des TGV complets plusieurs semaines avant le départ… Prendre un train entre de grandes villes devient un #casse-tête — ou un #privilège — même pour les as de l’anticipation.

    Cette situation est le revers d’une excellente nouvelle pour l’écologie : ces trois dernières années, le transport ferroviaire a battu trois fois son record de #fréquentation, avec une hausse totale de 14 % entre 2019 et 2024. Mais après avoir augmenté la #fréquence des circulations, la SNCF et ses nouveaux concurrents ne sont pas capables de suivre et d’amplifier cette nouvelle ruée vers le fer. C’est la #pénurie.

    « On a la chance d’être dans un moment incroyable pour le ferroviaire mais il y a un problème assez majeur qui ne va faire qu’empirer, c’est la #crise_capacitaire », alertait le 30 septembre Rachel Picard, cofondatrice de la compagnie #Velvet, lors du colloque de l’Association française du #rail, lobby français des entreprises ferroviaires. Selon les chiffres de ce futur concurrent de la SNCF, 5 % des voyageurs potentiels des lignes reliant Paris à Nantes, Bordeaux et Angers n’arrivent pas à trouver de billet.

    Risques de #saturation vers #Nantes

    L’alerte n’est pas désintéressée, venant d’une future « challengeuse » de la SNCF, qui compte justement faire circuler douze nouveaux TGV sur l’axe atlantique en 2028, mais elle met le doigt sur une difficulté grandissante de gestion du réseau ferré.

    En avril, #SNCF_Réseau a identifié 25 tronçons de lignes menacés de saturation. Sur six tronçons également, la saturation a été constatée en octobre 2024, ce qui signifie que le gestionnaire des rails n’a pas pu répondre favorablement à toutes les demandes de circulation pour l’année 2025.

    « Il y a encore globalement de la place, mais pas partout. On voit bien qu’il y a des risques de saturation vers Nantes, où on a un gros trafic TGV et TER », répondait le 30 septembre le PDG de SNCF Réseau, Matthieu Chabanel, au cours du même colloque.

    Pour le moment, seules les heures de pointe sont congestionnées. « Les cas avérés des saturations que nous avons connus en 2020 et en 2025 ont été résolus », minimise également SNCF Réseau, dans ses réponses écrites à Reporterre. Mais ces signaux sont pris très au sérieux, car ils hypothèquent la trajectoire ambitieuse que s’est fixée la France dans sa stratégie de #décarbonation (+50 % du trafic voyageurs ferroviaire à horizon 2040). Le copieux chantier de « #désaturation » du réseau est donc crucial.

    La France fait rouler peu de trains

    La situation est paradoxale, car la France a un des réseaux les moins « circulés » d’Europe. « Elle fait rouler quasiment deux fois moins de trains que l’Allemagne pour un réseau comparable — 43 trains quotidiens par ligne en moyenne en France, contre 82 en Allemagne —, notamment à cause de la faiblesse du trafic de marchandises », dit Vincent Doumayrou, membre de l’association de chercheurs Ferinter et rédacteur d’un blog sur le rail. Le réseau français a donc la capacité d’accueillir bien plus de trains qu’aujourd’hui.

    C’est dans les nœuds ferroviaires que cela coince. À Paris, Lyon, Lille, Nantes ou Marseille, le réseau ferré tissé en étoile exerce une pression sur quelques grandes gares, conçues pour la plupart il y a plus d’un siècle. Il devient difficile de faire cohabiter différents types de trains, de différentes compagnies, avec des vitesses, des durées d’accélération et des fréquences d’arrêts différentes.

    Travaux de réaménagement

    Plusieurs projets, petits ou gros, sont à l’étude pour y remédier, mais nécessiteront un engagement financier important de l’État. Cela va de petits aménagements de surélévation de voie d’accès aux gares, pour éviter les croisements qui bloquent les circulations, à la construction de lignes de contournement, comme à l’est de Lyon pour éviter que les marchandises transitent par la gare Part-Dieu. La gare de Bordeaux doit également être réorganisée et des lignes souterraines doivent être creusées sous le sol de Lille. Il existe également un projet de tunnel ferroviaire sous la gare Saint-Charles, à Marseille, pour que les TGV n’aient plus à changer de sens pour poursuivre leur route.

    Des sommes énormes sont également investies dans la #modernisation du système de #signalisation, afin de réduire le délai d’attente entre deux trains. Sur le Paris-Lyon, ce système dit #ERTMS permettra de passer de 13 à 16 trains par heure en 2030, moyennant 820 millions d’euros d’investissement.

    Une centaine de rames en moins

    Tous ces enjeux de long terme se télescopent aujourd’hui avec un autre problème, accentuant l’envolée des prix des billets de TGV : le manque de trains. De 482 #rames TGV en circulation en 2012, le parc de la SNCF a été réduit à 363 rames aujourd’hui. Elle l’a fait pour tenter l’aventure de la #concurrence à l’étranger. Elle mobilise en effet 14 rames duplex pour tenter de conquérir le marché espagnol (et compte faire de même sur le marché italien avec 15 rames livrées pour l’occasion).

    Elle a aussi mis au rebut des rames vieillissantes, entre 2016 et 2018, pour améliorer virtuellement son bilan comptable. Le matériel « immobilisé » est en effet converti en euros dans la colonne « passif » de ses comptes, ce qui détériore le bilan de l’entreprise. « C’est une opération purement comptable absurde qui a mis au rebut une soixantaine de rames qui auraient pu rendre service encore jusqu’en 2029. C’est d’ailleurs le cas des 28 survivantes de la série qui circulent toujours », dit Pierre Zembri, géographe à l’université Gustave Eiffel.

    « Il faut se souvenir que pendant la décennie 2010, le trafic a stagné et personne ne pensait qu’il réaugmenterait un jour. Le train passait pour ringard dans les milieux dirigeants. Nous payons encore aujourd’hui le prix du manque d’anticipation et du #sous-investissement de l’époque », rappelle Vincent Doumayrou.

    Stratégie de #rentabilité de la SNCF

    La rareté est-elle entretenue par la SNCF pour faire grimper les prix des billets et accroître sa rentabilité ? Indirectement, oui, confirme Fabien Viledieu, syndicaliste cheminot chez Sud Rail : « La SNCF a réduit son parc TGV pour blinder les trains et optimiser son outil industriel, mais il faut avoir à l’esprit que c’est l’État qui l’oblige à le faire, en imposant des #péages très élevés à chaque train et en faisant remonter des milliards d’euros pour financer l’entretien du réseau. Il est urgent de desserrer cet étau financier. »

    Entre 2015 et 2023, le nombre de TGV en circulation a baissé de 20 % et le nombre de dessertes en gare par la SNCF s’est contracté de 12 %. La hausse de capacité de trains — grâce aux TGV à deux étages, une exclusivité française en Europe — a permis, dans le même temps, de faire stagner le nombre de sièges rapportés aux kilomètres parcourus (-2 %). Et le chiffre d’affaires de la branche voyageurs progresse d’année en année (+ 5,8 % en 2024).

    La filière industrielle dans le flou

    La pénurie actuelle s’explique enfin par d’importants retards dans les livraisons des nouvelles rames, observés dans les TGV comme les trains régionaux. Pénurie de matériaux et de processeurs, inflation, problèmes techniques qui s’amoncellent… L’industrie a collectionné les imprévus ces dernières années. « Il faut dix à quinze ans pour concevoir, produire, tester et faire homologuer un nouveau train. C’est toute une chaîne qu’il faut coordonner, avec des gros constructeurs et des dizaines de petites entreprises », dit Igor Bilimoff, délégué général de la Fédération des industries ferroviaires, à Reporterre.

    L’ouverture du ferroviaire à la concurrence rajoute une couche de complexité. Elle se matérialise dans chaque région, tronçon #TER par tronçon TER, par des appels d’offres passés pour mettre en concurrence les différentes compagnies. Impossible, dans ce contexte, de commander le matériel suffisamment en avance. « À l’époque du #monopole_public, la SNCF gérait toutes les commandes. La vision à long terme qui est nécessaire pour le ferroviaire n’existe plus. Et chaque région y va de sa demande particulière, avec des petits aménagements qui modifient la ligne de production et finissent par tout bloquer », dit Bérenger Cernon, député Insoumis et ex-cheminot, auteur d’un récent rapport sur le ferroviaire.

    Décarboner les mobilités est impossible sans engagement fort de l’État

    Les constructeurs #Alstom et #CAF préviennent que sans commandes fermes, en particulier sur les trains régionaux ou d’équilibre du territoire [ex « Corails »], ils devront arrêter des lignes de production. « On perdrait le savoir-faire et la main-d’œuvre », s’inquiète Igor Bilimoff, qui milite notamment pour une « simplification des réglementations » et la création de centrales d’achats capables de centraliser les commandes.

    Qu’ils soient pour ou contre la #libéralisation, tous les acteurs du ferroviaire s’accordent sur un refrain malheureusement bien connu depuis des années : le « choc d’offre » tant espéré pour décarboner les mobilités restera lettre morte sans un engagement fort et durable de l’État. Une « loi cadre » comprenant une programmation des #investissements sur cinq ans est promise pour le mois de décembre par le ministre des Transports… s’il parvient à naviguer en dépit du contexte politique extrêmement mouvant.

    ►https://reporterre.net/TGV-complets-billets-hors-de-prix-pourquoi-prendre-le-train-est-devenu-u

    #France #transport_ferroviaire

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    voir aussi :
    POURQUOI LE TRAIN EST DEVENU SI CHER

    ▻https://seenthis.net/messages/1042277

    • La construction des prix à la SNCF, une socio-histoire de la tarification. De la #péréquation au yield management (1938-2012)

      Cet article analyse les conditions de production et de légitimation des systèmes de prix des billets de train en France, depuis la création de la SNCF en 1938. Initialement fondé sur le principe d’un tarif kilométrique uniforme, le système historique de péréquation est lentement abandonné au cours des décennies d’après-guerre, au profit d’une tarification indexée sur les coûts marginaux. Au tournant des années 1980-1990, ce paradigme est lui-même remplacé par un dispositif de tarification en temps réel – le yield management – visant à capter le maximum du surplus des consommateurs. Les transformations des modèles tarifaires à la SNCF, qui s’accompagnent d’une redéfinition de la notion éminemment polymorphe de service public ferroviaire, résultent du travail de quelques acteurs de premier plan. Ces « faiseurs de prix », qui mobilisent les instruments de la discipline économique et usent de leur capacité d’influence, agissent dans des contextes (politiques, sociaux, techniques et concurrentiels) particuliers, qui rendent possibles, nécessaires et légitimes les innovations qu’ils proposent.

      ►https://www.cairn.info/revue-francaise-de-sociologie-2014-1-page-5.htm

      #Jean_Finez

    • Noël : est-ce vraiment moins cher de réserver son train SNCF 3 mois à l’avance ?

      C’est un fait : les tarifs des trajets en train pour la période de Noël ont explosé entre octobre et fin décembre 2023. Nous avons suivi, semaine après semaine, leur évolution. Voici les résultats, parfois surprenants, de notre enquête.

      « Plus on réserve un train à l’avance, plus les prix sont bas. » La phrase de la SNCF semble logique. Mais est-elle vérifiée ? À l’approche des fêtes de Noël, nous avons décidé de nous lancer dans une petite enquête. Numerama a relevé les tarifs d’une vingtaine de trajets en train à travers la France, sur les douze dernières semaines, pour en mesurer l’évolution.

      Nous avions une question principale : est-ce vrai qu’il vaut mieux réserver son billet de train trois mois à l’avance, pour le payer moins cher ? Suivie d’une autre : comment les tarifs évoluent-ils à travers le temps, et à quel rythme les trains deviennent-ils complets ?

      Nous avons choisi arbitrairement dix allers-retours à travers la France. La date est toujours la même, pour simuler un voyage pour les fêtes de fin d’année : un aller le 22 décembre, un retour le 27 décembre. Nous avons choisi un train par jour et suivi l’évolution du tarif des billets chaque semaine, à compter du mercredi 4 octobre, soit la date de l’ouverture des ventes (qui avaient d’ailleurs mis en panne SNCF Connect).
      Prendre ses billets tôt pour Noël permet d’éviter le pire

      Après douze semaines de relevés et une agrégation des données, le premier constat est clair : les tarifs ont énormément augmenté sur cette période. Il est évident que, même s’il y a des exceptions, il reste très intéressant de prendre son billet le plus tôt possible. C’est d’ailleurs ce que la SNCF nous a confirmé, par mail : « Plus on réserve à l’avance, plus les prix sont bas. Le mieux est donc de réserver dès l’ouverture des ventes, ou alors dans les semaines qui suivent. »

      Sur ce graphique, nous avons matérialisé la hausse de tous les trajets confondus. À part une ou deux exceptions (en TER), tous les billets ont augmenté, parfois beaucoup. Certains trajets se sont retrouvés complets très vite — nous les avons matérialisés avec un petit rond barré sur le graphique ci-dessous.

      Les prix peuvent parfois varier du simple au double. Le trajet Nantes-Bordeaux, par exemple, est passé de 58 euros à 136 euros (dernières places en première classe), soit une augmentation de 164 %. Un Strasbourg-Paris a terminé à 153 euros, au lieu de 93 euros il y a trois mois.

      Des hausses de prix jusqu’à 150 %

      Au global, les TGV sont les trains qui subissent les plus grosses hausses à travers le temps, sauf quelques exceptions (Marseille-Nice n’a pas changé d’un iota au fil des 12 semaines, par exemple).

      Sur cette carte réalisée par l’équipe design de Numerama, Adèle Foehrenbacher et Claire Braikeh, on observe quels sont les trajets qui ont subi la plus forte hausse (en rouge foncé), par rapport à ceux qui n’ont pas beaucoup bougé sur 3 mois (en rose).

      Pour les retours de Noël sur la journée du 27 décembre, les trajets les plus onéreux sont les mêmes (Paris-Toulouse, Paris-Strasbourg, Nantes-Bordeaux).

      Certains billets sont moins chers quelques jours avant le départ

      Lorsque nous avons commencé cette enquête, nous nous sommes demandé s’il serait possible qu’un billet devienne moins cher à l’approche de la date du voyage, ce qui est plutôt contre-intuitif. Une occurrence est venue, sur la dernière semaine, être l’exception qui confirme la règle : le trajet Paris-La Rochelle (en jaune ci-dessous) est devenu, au dernier moment, moins cher à l’approche du voyage, par rapport au tarif d’il y a trois mois.

      Autre cas curieux : nous avons constaté au fil des semaines une variation à la baisse sur le trajet Nancy-Grenoble, avec une correspondance. « Ce phénomène est extrêmement rare », nous assure la SNCF. « Nancy-Grenoble n’est pas un train direct. Il se peut que l’un des deux trains se remplissent moins vite et que des petits prix aient été rajoutés à un moment donné », explique-t-on. Le voyage a fini par augmenter de nouveau, pour devenir complet deux semaines avant le départ.

      Le trajet n’est pourtant pas le seul exemple. Prenons le trajet en TER et Train NOMAD Caen-Le Havre. Le 4 octobre, le voyage revenait à 38,4 euros. Surprise ! Dès la semaine suivante, il est tombé à 18 euros, pour rester fixe pendant plusieurs mois. Jusqu’au 13 décembre, où le prix a re-grimpé jusqu’à 48 euros — l’horaire du train de départ ayant été modifié de quelques minutes. Ici, ce n’est pas la SNCF, mais les conseils régionaux qui valident les prix. Par mail, l’établissement régional des lignes normandes nous assure que « la baisse des prix 15 jours après l’ouverture des ventes est impossible ». C’est pourtant le constat que nous avons fait, dès une semaine après l’ouverture.

      Pourquoi de telles hausses ?

      Cela fait plusieurs années que la SNCF a commencé à modifier la manière dont elle décide des tarifs, selon le journaliste spécialisé Gilles Dansart. La compagnie aurait décidé de « faire payer beaucoup plus cher à mesure que l’on s’approche de la date de départ du train », alors qu’auparavant, elle se calquait sur la longueur des kilomètres parcourus pour étalonner ses prix, a-t-il analysé sur France Culture le 21 décembre.

      Contactée, la SNCF nous explique : « Les prix sont les mêmes que pour n’importe quelles dates. Il n’y a pas de prix spécifiques pour Noël. Ce qui fait évoluer les prix, c’est le taux de remplissage et la demande. À Noël les trains se remplissent plus vite et les paliers maximum peuvent être atteints plus rapidement. »

      Ces paliers sont un véritable enjeu, lorsque l’on voit que certains trajets se retrouvent complets très rapidement — le Paris-Toulouse du 22 décembre s’est en effet retrouvé complet, selon nos constats, en à peine une semaine, début octobre.

      En 10 ans, la SNCF a perdu 105 TGV, soit 30 000 sièges, a calculé récemment France 2 dans un reportage. « On n’arrivait plus à remplir les TGV, il y avait des taux d’occupation à moins de 60 % », a expliqué à leur micro Christophe Fanichet, directeur général de SNCF Voyageurs.

      Cette politique de financement de la SNCF ne va pas aller en s’arrangeant pour les voyageurs et voyageuses : l’entreprise a déjà entériné une augmentation du prix des TGV pour 2024, rappelle le Parisien.

      ▻https://www.numerama.com/vroom/1593454-noel-est-ce-vraiment-moins-cher-de-reserver-son-train-3-mois-a-lav

    • Mais on sait que l’investissement sur l’infra était sous dimensionnée autour de 2005, donc voir monter les coûts de péages de l’infra n’a rien d’anormal.
      Nos voisins sont-ils sous le prix réel ? Alors il vont subir un effet boomerang plus tard (effet dette).

  • Les villes doivent être totalement dépourvues de voitures pour rester vivables
    ▻http://carfree.fr/index.php/2021/10/26/les-villes-doivent-etre-totalement-depourvues-de-voitures-pour-rester-vivabl

    Une équipe d’experts dirigée par des chercheurs de l’University College London (UCL) a créé un modèle mathématique pour l’utilisation des voitures dans une #ville, qui a démontré que les villes Lire la suite...

    #Vie_sans_voiture #Ville_sans_voitures #angleterre #congestion #londres #péage_urbain #péages #recherche #science #trafic

  • 43. Il ponte spezzato

    Lara riceve un messaggio da Luigi: “Faccio l’ultima consegna e vengo a casa”. Da quel momento soltanto silenzio e poi l’ansia che comincia a salire. È il 14 agosto 2018 e alle ore 11.36 di quella vigilia di Ferragosto è crollato il Ponte Morandi di Genova. Il bilancio definitivo sarà di 43 morti, decine di feriti e 600 sfollati. Una sciagura annunciata che mette a nudo una gestione insufficiente della rete stradale italiana. L’indagine sul crollo di Genova stabilirà chi deve assumersene le responsabilità, per questo caso. Tra le macerie la magistratura cerca i reperti, ritenuti la prova chiave per stabilire le cause del disastro: monconi di calcestruzzo e fili di acciaio, che dall’hangar di Genova viaggiano fino ai laboratori dell’EMPA di Dübendorf, dove vengono sottoposti ad una super perizia. Un lavoro che Falò ha potuto seguire in esclusiva assoluta. E il parere degli esperi svizzeri si intreccia con le testimonianze dei sopravvissuti, dei familiari delle vittime, dei soccorritori e di chi ha perso la casa, per dar vita ad un documentario-inchiesta in cui la ricerca della verità insegue le drammatiche storie dei protagonisti.


    ▻https://www.rsi.ch/la1/programmi/informazione/falo/43.-Il-ponte-spezzato-11531245.html
    #14_août_2018 #Gênes #pont #ponte_Morandi #privatisation #Gruppo_autostradale_per_l'Italia #responsabilité #entretien #maintenance #sfollati_via_Porro #péages #profit #business #Italie #film #film_documentaire

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    Une donnée essentielle pour comprendre ce qui s’est passé :
    Coût d’entretien des autoroutes :
    98% des coûts ont été pris en charge avant 1999, soit avant la privatisation de la gestion des autoroutes en 1999 (▻https://it.wikipedia.org/wiki/Autostrade_per_l%27Italia)
    2% après 1999...

  • Péage urbain : l’expérience londonienne MSN - 19 Octobre 2018
    ▻https://www.msn.com/fr-fr/actualite/r-evolutions/p%c3%a9age-urbain-l%e2%80%99exp%c3%a9rience-londonienne/vi-BBOAEVg?ocid=mailsignout

    Si la création de péages urbains est évoquée en France, il en existe déjà depuis plusieurs années en Angleterre et à Londres plus précisément. En quinze ans, les autorités ont remarqué une diminution de 30% des véhicules entrant dans le centre urbain. Et pour cause, les mesures sont plutôt dissuasives outre-Manche : la « congestion charge » s’élève à 13 euros pour circuler une journée dans la capitale et s’élève même à 24 euros si le véhicule a plus de douze ans, et est donc considéré comme très polluant.


    Pollution monstre En revanche, le bilan est plus que mitigé sur le plan écologique. Les routes sont toujours aussi chargées et la pollution de l’air n’a pas diminué. Pire même, elle a augmenté. Il y a notamment plus de transports en commun et ils émettent beaucoup de CO2. Une pollution devenue le nouveau cheval de bataille du maire de Londres, Sadiq Khan, qui veut que tous les « Black Cab » roulent tous à l’électrique d’ici 15 ans.

    #Pollution #Londres #péages_urbains

  • Mettre fin au racket des sociétés d’autoroutes : une vraie réforme que ne fera pas Emmanuel Macron...
    ▻http://reformeraujourdhui.blogspot.com/2018/07/mettre-fin-au-racket-des-societes.html

    La route est un bien public mais comme toujours, les missions de service public confiées à des opérateurs privés, à l’image d’autres secteurs économiques, se traduisent par une augmentation non justifiée des #prix au détriment des utilisateurs ou des consommateurs. Et aujourd’hui, non seulement les #péages autoroutiers continuent d’augmenter régulièrement mais sur deux #tronçons d’autoroute à peu près identiques en longueur, le prix du péage au kilomètre peut varier de 1 à 5...Lire la suite...

    #autoroutes

  • Violeta Bulc veut une loi européenne sur les #péages – EurActiv.fr
    ▻http://www.euractiv.fr/section/transport/news/german-deal-paves-way-for-eu-wide-road-tolling-scheme

    Violeta Bulc proposera en avril une nouvelle loi européenne qui chamboulera les règles en matière de péages et fera payer les conducteurs en fonction du niveau de #pollution de leur #voiture. La refonte inclura des mesures pour numériser les systèmes de péage et récompenser les véhicules propres.

    La commissaire a expliqué aux journalistes qu’elle hésitait encore à faire payer les conducteurs en fonction du temps qu’ils passent sur la #route ou en fonction de la distance.

    Violeta Bulc avait déjà déclaré être en faveur d’un système dépendant du nombre de kilomètres que parcoure une voiture et non du nombre de jours passés dans un pays. Les groupes de défense de l’#environnement appellent à un système basé sur la distance, car il encouragerait les conducteurs à moins utiliser leur véhicule.

    Sauf que pour l’instant, ce qui désigne un véhicule comme propre, ce sont surtout des mesures truquées par les fabricants pour vendre de grosses cylindrées chères en faisant croire qu’elles consomment moins qu’une petite voiture de pauvre.
    Après, décourager l’emploi de la voiture serait généralement bien… à condition de ne pas continuer à détruire les moyens de #transport alternatifs comme les trains de nuit, les lignes secondaires.

  • #autoroutes en #France : un service cher mais au top niveau
    ▻http://fr.myeurop.info/2016/02/18/autoroutes-en-france-un-service-cher-mais-au-top-niveau-14480

    ▻http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/imagecache/third_thumbnail/media/images/AUTOROUTE+FRANCE.JPG

    Daniel Vigneron

    Les #Péages autoroutiers continuent d’augmenter alors qu’ils sont déjà plus chers en France qu’ailleurs. Mais le réseau hexagonal est le mieux entretenu, le mieux équipé et l’un des plus sûrs d’Europe.

    Le 1er février, les tarifs des péages sur les autoroutes françaises ont augmenté en moyenne de 1,13% alors qu’ils avai lire la suite

    #EUROFOCUS #Allemagne #Autriche #Belgique #Espagne #Italie #Pays-Bas #République_tchèque #Royaume-Uni #ASF #concessions #concessions_autoroutières #Eiffage #réseau_routier #RFI #Sanef #tarifs_autoroutiers #Vinci

  • Les grandes villes se mobilisent pour le climat
    ▻http://fr.myeurop.info/2015/12/08/les-grandes-villes-se-mobilisent-pour-le-climat-14454

    Daniel Vigneron

    En marge de la Cop 21, les grandes villes mondiales se sont engagées à réduire plus vite leurs émissions. Partout en #Europe, les métropoles annoncent des initiatives pour contrer le réchauffement.

    Chronique sur #RFI - Les villes et le climat

    Réunis vendredi dernier en marge de la Cop 21 qui se poursuit à Paris, 700 maires de grandes #métropoles_mondiales se sont montrés résolus à prendre une lar lire la (...)

    #EUROFOCUS #Allemagne #Danemark #France #Italie #Pologne #Royaume-Uni #C40 #circulation_alternée #émissions_de_CO2 #émissions_de_dioxyde_de_carbone #péages_urbains #pollution #pollution_de_l'air #villes_polluées

  • Carte de télépéage gratuite pour les « covoitureurs » Blablacar
    ▻http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/03/26/des-peages-gratuits-pour-les-covoitureurs-blablacar_4601372_3234.html

    Le sujet du prix des #péages sur les autoroutes a suscité beaucoup de débats en France ces derniers mois. Pour atténuer ce coût, nombreux sont celles et ceux qui jouent la carte du partage avec d’autres passagers. Ce réflexe contribue au succès du covoiturage. Le marché, dominé par la #start-up française Blablacar, suscite désormais la convoitise des grands groupes.

    Après le pétrolier Total, qui offre un bon de 20 euros aux nouveaux automobilistes- « covoitureurs », la société #Vinci Autoroutes, concessionnaire de plus de 4 300 kilomètres d’#autoroutes en France, a conclu avec #Blablacar un partenariat inédit, révélé jeudi 26 mars.

    Pour encourager leurs clients à emprunter les autoroutes tout en « covoiturant », la PME et le grand groupe, secoué ces derniers mois par la saga du prix des péages, dévoilent un arsenal de mesures.

    Les automobilistes qui remplissent régulièrement les sièges libres de leur voiture disposeront gratuitement d’une carte de #télépéage. (...)
    Mais Vinci Autoroutes ne devrait-il pas plutôt encourager les multiples passages au péage plutôt que de pousser les voyageurs à se regrouper ?

    Non, rétorque Olivier Alamo, directeur du marketing de Vinci Autoroutes : « Si on ne fait rien pour encourager le #covoiturage, ou si on essaie de le contrer, les gens prendront le #train pour les longues distances. » La #concurrence entre la route et le fer bat son plein

    #commerce #tous_propriétaires (d’un bail locatif, d’une voiture jetable, d’un compte paypall, etc.)

    • J’ai arrêté de faire du covoiturage après 5 ans de bons et loyaux services. Marre de se faire prendre pour un taxi, de risquer sa vie et celles de ses voyageurs, de polluer, de ne plus faire de rencontre parce qu’après tout je me fais du fric sur le dos de mes voyageurs qui exigent plus de places pour étendre leurs jambes quand ils dorment, d’aller plus vite puis notent ensuite si j’ai ou non conduit correctement ou si je suis « exceptionnelle »… Autant au début l’esprit convivial régnait, il semblait à chacun de mes voyageurs partir dans une belle aventure de partage, autant le #consumérisme s’est instauré depuis que les coûts ont augmenté drastiquement (+15% en un an) qu’il faut payer par CB d’avance (au lieu de pouvoir accorder une réduc au besoin) et que le monopole est acquis par blabla_moncul, basta, #ras_le_bol.

    • un outil (très peu utilisé malheuresement, donc pas très efficace !) de covoiturage libre (à l’ancienne comme blablacar avant ds le bon vieux temps)... :
      ▻http://www.covoiturage-libre.fr/recherche.php

      car je partage entièrement votre avis (et la SNCF, qui a rachté blabla car) se fait 5euros par trajet (de 350km env.) ce qui fait un chiffre d’affaire de 7 ou 8 millions par ans pour maintenir un site web, et quelques assurances sûrement, pas mal pour eux !

    • @ant1 pour la petite histoire (ça ne retire rien au site mais bon ça m’a refroidi), j’avais au début proposé mon aide technique gracieuse, je me suis fais envoyer bouler de façon méprisante, et je suppose malheureusement, parce que je suis une femme.
      En substance ça donnait
      « C’est pas toi ma petite xxx, qui va m’apprendre comment un logiciel fonctionne. »
      Bref …

  • L’Allemagne va faire payer les automobilistes #étrangers
    ▻http://fr.myeurop.info/2014/07/10/allemagne-faire-payer-auto-etrangers-14144

    Camille Selosse

    Berlin vient d’annoncer la mise en place d’une #vignette_automobile d’ici 2016 qui ne s’appliquera, in fine, qu’aux étrangers. Ses voisins s’insurgent.

    Le ministre des Transports allemand, lire la suite

    #INFO #Économie #Allemagne #Alsace #autoroutes #AUTRICHE #commission_européenne #CSU #discrimination #écotaxe #France #pays-bas #Péages #taxe #véhicules