• ComploTziTzimitl, Fistaille made in Toylettes hors série, 2019
    https://www.youtube.com/watch?v=d7haNVX1sxI

    Le doute, ouais, c’est bien. Savoir s’en servir c’est mieux
    Parfois on l’voit venir de loin, et, parfois, ça pique les yeux
    y’en a toujours qui tiquent et rarement moins qui le crient, mais,
    C’est pas toujours les plus critiques qui te parlent de son esprit

    Et t’as tout dans l’internet, quoi qu’on veuille nous cacher
    pour peu qu’on force l’intérêt et qu’on laisse l’oeil chercher
    on s’en sort abasourdit mais on a compris l’essentiel :
    la vérité, ça se dit sur du Clint Mansell

    n’est-ce pas ? Et l’assommage laisse a voir
    que parfois, finalement, croire, c’est moins chronophage que savoir
    Jolie, merveilleuse, ouais, soit. Mais pas seulement ;
    La théorie d’la terre creuse, est plate, et inversement

    c’est parfois tellement ridicule dans les délires lunaires
    que ça ferait passer de vraies magouilles pour des égarements similaires.
    Mais gare aux simulacres, à ce qu’il y a derrière, et qui te l’amène
    gare aux écarts, ainsi, de l’art de discerner le vrai de la merde

    ça complote, ça pense à tout
    quand ils se passe des choses, on sait ce qui se cache dessous.
    Complot. Complots partout.
    Qu’importe la question qu’on se pose, de toute façon, c’est la réponse à tout

    ça te dit qu’tu fais pas ce que tu veux. Que c’est peut-être même pas toi qui agit
    qu’en fait, t’es manipulé. Que c’est pas toi qui contrôle tes beuj’
    te dit que ça va t’ouvrir les yeux sans faire dans l’idéologie
    Mais quand faut citer des banquiers, bon, ça choisit que des feujes mais

    ça te place au dessus des moutons. Parce que, le mouton, il sait pas
    et se savoir au dessus de ces cons, c’est bon pour l’estime de soi
    et puis ça te confère une mission : leur amener la lumière
    comme voulaient le faire, il y a quelques temps, les illuminés de Bavière

    entre Dyson a clique et site clairement militants
    ça graille sans mastiquer puis ça se gerbe entre les dents
    ça fait peur si c’est ça « douter ». Entre 2 pages de pubs
    les chercheurs de vérité se font promoteurs de certitudes
    [...]

    Les juifs, illuminatis, les chemtrails ou les hommes crabes
    on se kiffe à s’imaginer de bonnes scènes et de bonnes fables
    on nique la vérité, de la culpabilité se défausse
    si tout n’est que fruit de la volonté de types qui bouffent des gosses

    Et qui s’éclairent à la bougie sur la face caché de la lune
    et que si tu osais bouger c’est qu’en fait ils l’auraient voulu
    mais au fond tu sais que toutes ces conneries ne servent qu’a te masquer
    le fait que ton véritable ennemie, en fait, il ne s’est jamais planqué

    que tu nages en pleine apathie, t’y conforte, et perdure
    et ouais, pourquoi jouer la partie si elle est déjà perdu ?
    Faut croire que parfois ça arrange de croire qu’on ne pourrait
    de toute façon, rien pour que ça change et ce, même si on le voulait

    et puis, dans le fond, c’est rassurant de croire que quelqu’un tient les rennes
    que c’est juste parce qu’il est méchant qu’il nous envoi dans le mur
    qu’on y est pour rien, finalement. Que ce n’est qu’une volonté malsaine
    et que c’est pas ce vers quoi on tend, nous. Mais est-ce qu’on en est sûr ?
    [..]

    dans le cadre d’une collab’ avec TziTzimitl de la chaîne Esprit Critique, chaîne que tu dois absolument aller voir !!!
    La vidéo est là :

    Complotisme VS complots feat. H-Tône - #TraitdEsprit 6
    https://www.youtube.com/watch?v=W-dObaJss10

    #pédagogie contre feu, avec du « Gramski » dedans :)

    #complotisme #sceptiques #scepticisme #flow #rap

  • IPSIS - Eltern-Kind-Kliniken
    http://www.ipsis.de/adressen/elternba.htm


    Jusque dans les années 1980 d’anciens nazis abusaient des enfants dans les collectivitées allemandes. Voici une des ces institiutions tramatisantes à Berchtesgaden en Bavière, le sanctuaire alpin du Führer nazi. Le lieux n’a pas changé mais son exploitation a été modernisé. Les infâmes Verschickungen dans les colonies d’horreur on marqué la vie de millions d’enfants allemands. On trouve encore aujourd’hui les traces de ces pratiques dans leurs relations hierarchiques, dans la société en général et dans les rapports de famille.

    C’est la belle facade du fascisme allemand.

    Klinik Schönsicht, 83471 Berchtesgaden, Oberkälberstein 1-13, 08652/60040

    Kinder-Rehaklinik Schönsicht in Berchtesgaden : Kinder, Gesundheit klinikschoensicht.de
    https://onlinestreet.de/374904-kinder-rehaklinik-schoensicht

    Informationen zu Kur und stationärer Heilbehandlung bei Adipositas mit Krankheitswert, Asthma bronchiale, Lebensmittelallergien und Neurodermitis. Dazu Leitsätze für kindgerechte Ernährung.

    Langfristige Adipositas Reha - Abnehmklinik Übergewicht Adipositas
    https://www.klinikschoensicht.de/de/klinik_start.php

    Rehabilitation für Kinder und Jugendliche, Kind-Mutter/Vater-Heilbehandlung

    Die Klinik Schönsicht Berchtesgaden befindet sich in einer der schönsten Landschaften Deutschlands. Sie liegt am sonnigen Südhang des Kälberstein im Vorfeld des Alpennationalparks mit den Bergriesen Hoher Göll, Hohes Brett, Jenner, Funtenseetauern, Watzmann und Hochkalter mit Blaueisgletscher.

    Das Haus im gediegenen alpenländischen Stil ist bestens geeignet, Kindern, Jugendlichen und begleitenden Erwachsenen eine Heimat auf Zeit zu werden. Die moderne Medizin und ihre Technik wollen hier nicht belasten, nur helfend zur Seite stehen.

    Entsprechend dem Charakter einer Fachklinik steht bei allen Patienten (Kinder, Jugendliche) der integrative Behandlungsansatz im Vordergrund. Medizinische, psychologische, pädagogische und sozialpädagogische Zielsetzungen werden aufeinander abgestimmt und in der individuell erforderlichen Gewichtung zu einem Gesamtbehandlungsplan zusammengestellt.

    Individuell abgestimmte Therapie, Heilklima und Bergsole, psychologische und pädagogische Hilfen fördern auf natürlichem Wege die Selbstheilungskräfte des Organismus. Den Anforderungen der Therapie stehen erbauliche Stunden bei Gesprächen in der Gruppe, bei Spiel und Sport, beim Malen und Basteln und diversen Freizeitvergnügen gegenüber.

    Die Philosophie unseres Hauses ist die menschenfreundliche Klinik. Ziel aller Bemühungen ist, dass der einzelne zurück zu den Quellen seiner Kraft findet und seine Krankheit bewältigen lernt.

    Wege zur inneren Harmonie eröffnet auch das Erleben einer einzigartigen Natur, von der schon der Dichter Ludwig Ganghofer (1855-1920) sagt:
    »Herr, wen Du lieb hast, den lässest Du fallen in dieses Land«

    #pédagogie #éducation #enfance #Allemagne #nazis

  • Verschickungen (von 1950-1990) ein Trauma bis heute ? – Verschickungsheime
    https://verschickungsheime.org/verschickungen-von-50-90-ein-trauma-bis-heute

    Les pédagogues et médecins nazis contuniaient à définir les principes et institutions allemandes jusqu’au milieu des années 1980. Il réussirent ainsi à marquer les esprits et le caractère des générations nées jusqu’à la fin des années 1970. La première génération d’Allemands pour qui le nazisme n’est qu’un souvenir familial souvent obscursi et tu est aujourd’hui plus jeune que 50 ans.

    Le domaine où règnaient ces nazis d’esprit fut surtout le business des colonies de vacances. C’est dans ces institutions gérés par les églises, les communes et des associations laiques que des millions d’enfants furent maltratés et traumatisés. Des rescapés de ces camps d’éducation s’organisent et revendiquent du soutien pour leurs enquêtes et information.

    Verschickung – das war nach 1945 der Sammelbegriff für das Verbringen von 8-12 Millionen Klein- und Schulkindern, wegen gesundheitlicher Probleme, in Kindererholungsheime und -heilstätten in den 50/60/70er bis in die 80/90er Jahre. Die Kleinkinder wurden allein, in Sammeltransporten, dorthin „verschickt“. Sehr viele Kinder erinnern diese Verschickungen traumatisch.

    Eine erste empirische Untersuchung, im Auftrag der Sendung REPORT MAINZ, nach einer Screening- Grobauswertung von 1000 öffentlich zugänglichen Kommentaren, kam zu folgendem Ergebnis:
    94 der ehemaligen Kur-Kinder bewerten ihre Kur negativ.
    67 von ihnen geben an, Bestrafungen erlebt zu haben.
    64 von ihnen bewerten das Verhalten der Tanten negativ.
    90 von ihnen schildern körperliche und seelische Kurzzeitfolgen.
    Das betrifft Störungen des Leistungs- und Sozialverhaltens. Das betrifft ferner Angststörungen, depressive Verstimmungen bis hin zu suizidalen Absichten.
    61 von ihnen geben an, noch heute unter den Vorfällen während der Kur zu leiden.

    Es gab einen ersten KONGRESS im November 2019 auf Sylt, dort wurde von über 70 Betroffenen einstimmig eine ERKLÄRUNG verabschiedet, die als Grundlage unserer weiteren Arbeit fungiert und inzwischen zu LEITLINIEN weiterentwickelt wurde.

    Dort haben wir beschlossen die dringend notwendige Erforschung und Aufarbeitung selbst in die Hand zu nehmen, in Form einer Bürgerforschung vor Ort zu den jeweiligen Heimorten. Wir haben einen ersten Verein gegründet, der sich um die Webseite, ein erstes Projekt für Bürgerforschung, und die jährlichen Kongresse kümmert. Dann ist ein erster FRAGEBOGEN für eine vertiefende Analyse des Phänomens „Verschickung“ entwickelt worden. Der wird anonymisiert und liegt auf einem Server eines international anerkannten Instituts (Nexus e.V.)

    Ab 1945 sagte man “Verschickung”, in der DDR war der Begriff „Kurkinder“ gebräuchlicher. DDR-Kurkinder haben sich bisher bei uns nur wenige gemeldet. Die Kurbäder auf dem Gebiet der DDR erlitten nach 45 einen Niedergang, daher gab es in der DDR nicht annähernd so viele Kurorte wie im Westen (BRD 1964: ca.1200 Heime in 350 Kurorten). Es können sich aber auch DDR-Kurkinder melden und bei uns mitmachen, sich gern auch als Heimortverantwortliche für ihre Heime einsetzen lassen.

    Kontakt zu allen Ansprechpartner*innen über die Seite VERNETZUNG. Dort suchen wir unter HEIMORTKOORDINATION nach weiteren Heimortverantwortlichen, (oft gab es 10-30 Kinderheime in einem Kurort), diese Ansprechpartner*innen stellen Informationen zu ihren Heimorten zusammen und koordinieren die Betroffenen zu diesem Heimort. Hier wird die geplante Bürgerforschung ansetzen

    Verschickungsheime | Anja Röhl
    http://www.anjaroehl.de/verschickungsheime

    Verschickungen –

    Das war nach 1945 der Sammelbegriff für das Verbringen von Klein- und Schulkindern, wegen gesundheitlicher Probleme in Kinderkuren, Kindererholungsheime und -stätten in den 50/60/70er bis in die 80/90er Jahre. Die Kleinkinder wurden allein und in Sammeltransporten dorthin „verschickt“. Nach vorläufigen Recherchen handelt es sich um mindestens 8 Millionen betroffene Kinder.

    Vorläufer waren die Kinderlandverschickungen in der Weimarer Republik und unter den Nazis. Die „Verschickungen“ werden häufig als traumatisierend erinnert.

    Aktuelles:

    Es gibt eine neue Internetseite, die nur diesem Thema gewidmet ist: www.verschickungsheime.de

    #pédagogie #éducation #enfance #Allemagne #nazis

  • Das Schicksal vieler Kurkinder : Mit Medikamenten ruhiggestellt
    https://www.swr.de/report/das-schicksal-vieler-kurkinder-mit-medikamenten-ruhiggestellt/text-des-beitrags-mit-medikamenten-ruhiggestellt-das-schicksal-vieler-kurkinder/-/id=233454/did=25298206/mpdid=25320684/nid=233454/1wnnf91/index.html

    Moderation Birgitta Weber:

    Sehen Sie sich die Fotos mal an. Fällt Ihnen etwas auf? Die Kinder auf den Fotos, sie lachen nicht, sie blicken ernst, traurig und verstört.

    Es sind Fotos von sogenannten Verschickungskindern - Kinder, die von den 50er bis in die 80er Jahre hinein in Kuren geschickt wurden. Sie sollten aufgepäppelt werden. Doch oft wurden sie gequält, erniedrigt und drangsaliert. Viele sind bis heute traumatisiert.

    Ulrich Neumann und Philipp Reichert haben darüber vor einem Jahr zum ersten Mal berichtet, seitdem lässt sie dieses Thema nicht mehr los.

    Ihre Recherchen haben nun einen neuen, ungeheuerlichen Verdacht zutage gefördert. Um die Kinder ruhig zu stellen, war in einigen Heimen offenbar jedes Mittel recht.

    Bericht:

    O-Ton, Detlef Lichtrauter, ehem. Verschickungskind:

    „Wir kamen hierhin, wurden reingeführt, und es ging direkt in diesem typischen Befehlston, der ja auch von den Angestellten übernommen wurde. Dann ging es sofort in den Keller. Die Sätze, die gesprochen wurden, waren meist ja Zwei-Wort- oder Drei-Wort-Sätze. Hinsetzen, runtergehen, Mund halten.“

    O-Ton, Sigrid Bluschke, ehem. Verschickungskind:

    „Ja, und dann so die Tracht Prügel immer mit dem Holzlatschen. Wenn man bei der Mittagsruhe die Augen aufhatte, zack, kriegte man einen drüber.“

    Gemeinsam mit zwei ehemaligen Verschickungskindern sind wir in Bonn-Oberkassel. Diese stilvolle Villa am Rhein war ab den 50er-Jahren ein Kurheim für Kinder, umgeben von einem idyllischen Park.

    Also eigentlich ideale Bedingungen, damit sich Kinder erholen. Doch was hier passierte, war das krasse Gegenteil.

    Sigrid Bluschke und Detlef Lichtrauter sind zum ersten Mal wieder hier, 50 Jahre nach ihrer Kur. Beide haben eine besonders grausame Erinnerung, die sie bis heute quält.

    O-Ton, Sigrid Bluschke, ehem. Verschickungskind:

    „Beim Frühstücken wurden dann alle Kinder aufgerufen, die dann nach vorne kommen mussten und haben dann alle die Spritze gekriegt. Aber wofür und wogegen die wirklich sein sollte oder ob die ihren Sinn und Zweck erfüllen sollte… Ich glaube nicht, dass das irgendjemand weiß.“

    O-Ton, Detlef Lichtrauter, ehem. Verschickungskind:

    „Doktor Müller hat nicht nur als Einleitung für die Spritze jedem Delinquenten noch mal auf den nackten Hintern geschlagen, sondern er hat diese Spritze nicht so gegeben, wie jeder normale Arzt die gibt, sondern hat die Spritze wirklich ins Hinterteil reingerammt, sodass man draußen hören konnte, wie jedes Kind aufgeschrien hat, heulend rauskam. Und diese Prozedur wiederholte sich dann mit jedem Kind.“

    O-Ton, Sigrid Bluschke, ehem. Verschickungskind:

    „Ich glaube auch nicht, dass da jemand Gefühle für Kinder hatte.“

    O-Ton, Detlef Lichtrauter, ehem. Verschickungskind:

    „Nein, definitiv nicht. Es ist diese Hilflosigkeit, die man spürt. Dieses Ausgeliefertsein, sich nicht wehren zu können. Diese Demütigung.“

    Und ihre Schilderungen finden wir bestätigt. Im Bonner Stadtarchiv stoßen wir auf diese Akte. Sie dokumentiert, dass Kinder im Haus täglich mit Schmerzmitteln und Psychopharmaka traktiert wurden.

    Der Arzt, zugleich Heimleiter, weist an: „Sedieren, sedieren, bis er im Stehen einschläft“, gibt eine Mitarbeiterin zu Protokoll. Und: „Viele Kinder könnten oft morgens und nach dem Mittagsschlaf kaum zu sich kommen und torkelten umher.“

    Rund 1.000 solcher Kurheime gab es bis in die 80er-Jahre. Millionen Kinder wurden dorthin verschickt. REPORT MAINZ hat über ihr Martyrium schon mehrfach berichtet.

    Sylt vergangenes Jahr im November: Ehemalige Kurkinder treffen sich das erste Mal. Wir sind dabei als ein ungeheuerlicher Verdacht aufkommt.

    O-Ton:

    „Ich weiß, dass es bis ich zehn war keinen Kuraufenthalt gab, wo ich nicht morgens oder abends zwei oder drei Pillen gekriegt habe.“

    O-Ton:

    „Mir hat man auch was verabreicht und ich weiß bis heute nicht, was das war.“

    O-Ton, Anja Röhl, ehem. Verschickungskind:

    „In diesen drei Teesorten Tees waren unterschiedliche Konzentrationen von Sedativa drin. Es gab den Tee eins mit weniger Konzentration, den Tee zwei mit mehr und den Tee drei mit den stärksten Konzentrationen der Sedativa. Und ein Kind, was ein bisschen zappelig war, kriegte Tee drei.“

    Auf der Konferenz mit dabei - die Pharmazeutin Sylvia Wagner. Inzwischen hat sie weitergeforscht.

    O-Ton, Sylvia Wagner, Pharmazeutin:

    „In Kindererholungsheimen sind Medikamente zur Sedierung eingesetzt worden, wenn Kinder unruhig waren, Heimweh hatten oder einfach damit sie schlafen. Und das hat dann ja keine medizinische Indikation, sondern es hat einfach den Hintergrund, dass die Einrichtung dadurch dann besser funktioniert.“

    Manfred Lucha, Vorsitzender der Sozialministerkonferenz, ist inzwischen auch mit dem Thema Kurkinder vertraut:

    O-Ton, Manfred Lucha, Bündnis 90 / Die Grünen, Vorsitzender Sozialministerkonferenz:

    „Wir blicken bisweilen in Untiefen. Und vor allem ist für uns wichtig als Vertreter der staatlichen Fürsorge auch aufzuzeigen, was da schlecht war, was vielleicht sogar ungesetzlich war, was zumindest moralisch sehr verwerflich war, das müssen wir aufarbeiten.“

    1976 wird dieses Kurheim geschlossen. Der Grund laut Akten: die angsteinflößenden Spritzen.

    Der Pharmakologe Prof. Glaeske hat die Akten geprüft. Seine Einschätzung:

    O-Ton, Prof. Gerd Glaeske, Pharmakologe:

    „Die Therapie ist weder nachvollziehbar, noch zugelassen. Und das finde ich bei Kindern, die noch im Wachstum begriffen sind, eigentlich ein Skandal, weil man dann sozusagen auch die Kinder schädigt, möglicherweise auf Dauer. Und das ist etwas, was ich nur schwer ertragen kann, so etwas zu lesen, weil es im Prinzip heißt: Hier wird mit chemischer Gewalt ein Kind tatsächlich ruhig gehalten.“

    Sigrid Bluschke und Detlef Lichtrauter haben ihre Kur bis heute nicht vergessen. Die Folgen spüren sie noch immer. So wie viele andere ehemalige Verschickungskinder.

    O-Ton, Detlef Lichtrauter, ehem. Verschickungskind:

    „Vor zehn Jahren, auch aufgrund einer posttraumatischen Belastungsstörung, die daraus erwachsen ist, kamen diese Gedanken, die Erinnerungen in Form von Träumen, von Alpträumen immer weiter hoch.“

    O-Ton, Sigrid Bluschke, ehem. Verschickungskind:

    „Und irgendwie vergisst man das nicht.“

    Stand: 29.7.2020

    #pédagogie #éducation #enfance #Allemagne #nazis

  • Gequält und erniedrigt - Reportage & Dokumentation - ARD | Das Erste
    https://www.daserste.de/information/reportage-dokumentation/dokus/sendung/exclusiv-im-ersten-gequaelt-erniedrigt-drangsaliert-100.html

    Bis in die 80er Jahre wurden Millionen Kinder in Erholungskuren geschickt. Das „Exclusiv im Ersten“ zeigt, wie sehr die Kuren die ehemaligen Verschickungskinder noch heute verfolgen. Viele fühlen sich noch Jahrzehnte später stark in ihrem Leben eingeschränkt. Sie haben Angst-, Schlaf- und Essstörungen, kämpfen mit Depressionen. Etliche haben Selbstmordversuche hinter sich. Doch über ihr Leid ist wenig bekannt. Das soll sich jetzt ändern.

    Jetzt fordern ehemalige Verschickungskinder eine wissenschaftliche Aufarbeitung

    Ein Jahr lang haben die Autoren Betroffene bei ihrem Kampf um Anerkennung begleitet. Sie waren dabei, als sich ehemalige Verschickungskinder 2019 das erste Mal getroffen haben, um eine Initiative zu gründen. Gemeinsam wollen sie eine wissenschaftliche Aufarbeitung initiieren, um Licht in dieses dunkle Kapitel der deutschen Geschichte zu bringen. Sie fordern staatliche Unterstützung und Hilfen. Der Film beleuchtet die Erfolge und Rückschläge auf ihrem steinigen Weg.
    Eine Initiative ehemaliger Kurkinder kämpft für Aufklärung.
    Eine Initiative ehemaliger Kurkinder kämpft für Aufklärung. | Bild: SWR

    Doch die Reportage nimmt auch die Verantwortlichen in den Blick. Die Autoren treffen und konfrontieren die Träger ehemaliger Verschickungsheime. Werden sie sich an einer Aufarbeitung und möglichen Entschädigungen beteiligen? Was ist aus ihren Heimen geworden? Welche Einrichtungen existieren bis heute? Und was hat man aus den Kinderkuren gelernt?

    Das „Exclusiv im Ersten“ beleuchtet erstmals auch das System der Verschickungskuren und zeigt, warum Kinder überall im Land gequält wurden. Hochrangige Akteure aus der NS-Zeit waren in die Kuren eingebunden. Mehrere Heime wurden von ehemaligen NS-Verbrechern geleitet.

    Ein Film von Ulrich Neumann und Philipp Reichert

    #éducation #pédagogie #enfance #Allemagne #nazis

  • Auto-formation 1 : la pédagogie critique - IRESMO- Recherche et formation sur les mouvements sociaux
    https://iresmo.jimdofree.com/2020/10/30/auto-formation-pédagogie-critique-en-ligne

    Auto-formation 1 : la pédagogie critique
     
    Cette auto-formation en ligne sur les pédagogies critiques permet de se former aux pédagogies critiques pour en comprendre l’histoire, les courants, l’esprit et les pratiques. 

    Mode d’emploi 1 : Avant chaque video, il vous est posé une question. Nous vous invitons à faire des recherches dans notre dossier « Paulo Freire et la pédagogie critique » pour chercher des éléments de réponses. Puis nous vous suggérons de regarder la video pour confronter les éléments de réponse que vous avez trouvé par vous même à l’aide des documents et les réponses proposées dans les vidéos.

    Mode d’emploi 2 : Il vous est posé une question avant chaque video. Vous essayez d’y répondre à partir de vos connaissances personnelles et vous regardez la video pour confronter vos réponses à celle de la video.

    https://youtu.be/OFsIKBoA8mM

    #pédagogie_critique #paulo_freire #émancipation #pédagogie #éducation

  • Confinement : veillée d’armes avant un nouveau tour de vis ? - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2020/11/11/confinement-veillee-d-armes-avant-un-nouveau-tour-de-vis_1805244

    Officiellement, tout est donc sur la table comme l’a exposé, mardi, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal à l’issue du Conseil des ministres : « Soit le maintien des règles telles que nous les connaissons aujourd’hui, soit un éventuel durcissement sur certains points […], soit un éventuel assouplissement. »

    Deux jours avant que le chef du gouvernement nous annonce les nouvelles décisions, le porte-parole du gouvernement communique sur le fait que ce sera soit le maintien, soit un durcissement, soit un assouplissement ? Deux jours avant, ils ne savent pas ?

    Nan mais c’est quoi ces branques ? Castex attend que Macron demande à Brigitte si elle a eu Raoult récemment au téléphone ?

    Tu m’étonnes que les gens ne leur fassent pas confiance, avec cette impression permanente que soit ils gèrent la Covid au pifomètre, soit ils se foutent ouvertement de notre gueule.

  • La prière et le drapeau
    https://laviedesidees.fr/La-priere-et-le-drapeau.html

    À propos de : Alex Alber, Joël Cabalion, Valérie Cohen, Un impossible travail de déradicalisation, Erès. Les centres de « déradicalisation », ouvert à grand bruit en 2016, ont rapidement capoté. Un livre revient sur les impasses de cette ambition qui prétendait remplacer le fanatisme religieux par la discipline militaire.

    #Société #media #religion #éducation #psychologie #terrorisme #islamisme #pédagogie #djihadisme
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20201104_deradicaliser.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20201104_deradicaliser.docx

  • Faire face, avec les musulmans

    L’#obscurantisme et le #fanatisme_religieux nous mettent une fois de plus devant l’insupportable. Le soutien aux proches de l’enseignant, à la communauté éducative, à la liberté d’expression et à la laïcité ne doit pas nous conduire à une stigmatisation des musulmans. Projet de lettre à de futurs enseignants.

    Que dirai-je lundi matin, à 8h, quand je retrouverai les étudiantes et les étudiants du master "Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation" (MEEF) qui préparent le Capes de Lettres ? Que dire face à l’innommable d’un enseignant décapité ? Comment faire face à cela ? Comment porter en soi cette représentation quand on se destine au métier d’enseignant ?

    Je crois que je leur dirai d’abord que je pense à deux personnes. Bien sûr au collègue professeur d’histoire qui a perdu la vie pour avoir enseigné et fait vivre l’une de nos libertés fondamentales. Mais je leur dirai aussi que j’ai une pensée pour Ariane, une jeune étudiante du master Métiers du livre et de l’édition, qui a perdu la vie au Bataclan le 13 novembre 2015. Ne pas oublier Ariane et les 90 du Bataclan. Ne jamais oublier que l’obscurantisme s’en prend d’abord à l’#enseignement et à la #culture, au #livre et au #savoir.

    Je crois que je leur dirai ensuite qu’il y a probablement parmi eux des croyants, et peut-être des musulmans. Je rappellerai alors que nous vivons dans une République qui garantit à chacune et chacun la #liberté de conscience, la liberté de croire ou de ne pas croire, et que cette liberté implique une #égalité entre les #religions, et que par conséquent il ne saurait être question que l’une d’elle soit mise au ban de la République parce la #folie et la #barbarie de quelques sectateurs qui prétendent la défendre seraient représentatives de cette #religion. Nous devons faire face #avec_les_musulmans, pas #contre_les_musulmans.

    Je crois que j’ajouterai aussi – usant de « l’entière #liberté_d’expression » et de « l’#indépendance » à #valeur_constitutionnelle dont jouissent encore pour quelque temps les enseignants du supérieur – que toutes les #instrumentalisations - en cours et à venir - de l’acte barbare de ce 16 octobre qui ont pour objet ou pour effet de stigmatiser l’ensemble des musulmans, constituent des actes politiques irresponsables, lesquels doivent être dénoncés avec fermeté. Et que, par là même, celles et ceux qui se réclament de la République et de la Loi de 1905 pour promouvoir le concept de « #séparatisme », ne font qu’augmenter le péril qui guette notre société : une #guerre_des_religions, que quelques politiciens, tout aussi fous que les plus fous des fanatiques religieux, font tout pour aviver.

    Je crois que je leur dirai enfin que le métier d’enseignant est le plus beau qui soit, qu’il est certainement plus difficile de l’exercer aujourd’hui qu’hier, mais que c’est aussi pour cela que sa valeur n’en est que plus grande. Que cette valeur est étroitement liée à une #liberté_pédagogique qu’il faut défendre plus que jamais – y compris contre les limitations que l’État entend lui faire subir -, mais que cette liberté ne dispense pas l’enseignant d’une réflexion individuelle et collective sur les effets de nos discours et de nos pratiques, au sein et en dehors de l’École. Qu’enseigner la liberté d’expression et la #laïcité est à l’image du métier d’enseignant lui-même : beau et difficile. Et que toute #pédagogie authentique est vivante, qu’elle bouge, qu’elle n’est pas figée, qu’elle doit tenir compte de la diversité des élèves, et de leur culture. Et que tout ceci implique une formation des enseignants qui soit solide, renouvelée, permanente.

    #Pascal_Maillard

    https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/171020/faire-face-avec-les-musulmans
    #enseignement #éducation #Samuel_Paty #Conflans

  • Insécurité et « ensauvagement » médiatique : entretien avec Laurent Mucchielli - Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/Insecurite-et-ensauvagement-mediatique-entretien

    Depuis la fin du mois d’août, la question de l’insécurité fait de nouveau la Une des médias. Au programme : mise en spectacle de faits divers, statistiques utilisées à tort et à travers, sondages orientés... Nous revenons sur ce traitement médiatique avec Laurent Mucchielli, sociologue et spécialiste des politiques de sécurité [1].

    Nous souhaitons vous faire réagir à un échange qui s’est tenu le 27 août sur CNews. Face à David Guiraud (LFI), le présentateur affirme tout d’abord que la montée de la violence est attestée par les chiffres du ministère de l’Intérieur. Puis, son affirmation étant contestée par son interlocuteur, il rétorque : « On s’en fiche des chiffres ! Il y a un sentiment dans le pays. »

    Cet échange révèle à mon sens au moins trois choses. D’abord il est typique de l’usage des chiffres comme des arguments d’autorité, leur instrumentalisation : « ce que je dis est chiffré, donc je dis la vérité ». Ensuite, je relève dans cet échange le passage à une rhétorique et un vocabulaire populistes bien connus notamment à l’extrême droite. En substance : « les chiffres ne vont pas dans mon sens mais je m’en fiche car les chiffres sont le produit du système accaparé par les élites, moi je connais le "pays réel", je vais vous dire ce que ressentent "les Français" ». Enfin, je note que ce journalisme d’opinion est devenu assez typique du rôle de présentateur/animateur des « plateaux télé » même si cela se voit davantage sur une chaîne comme CNews que sur une chaîne du groupe France Télévisions. Le présentateur n’est pas ici un journaliste neutre qui distribue la parole et surveille le bon déroulement d’un débat. Il est un acteur central du contenu du débat lui-même. Il est du reste recruté pour cela. C’est un rôle qui s’est « starisé » à la télévision comme à la radio. C’est le modèle américain du talk show qui s’est un peu généralisé me semble-t-il.

    #insécurité_ressentie #pédagogie_du_consentement #propagande #société_du_spectacle #télévision #rhétorique_populiste #extrême-droite #totalitarisme

  • À propos des Programmes Investissement Avenir (PIA), Blanquer tente une fois de plus de convaincre les enseignant·es qu’on peut faire du neuf avec du vieux et à moindre coût en recyclant les fausses bonnes idées de ses prédécesseurs :

    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/09/22092020Article637363565148896779.aspx

    De ces 27 millions [de subventions tous établissements confondus], on attend « un effet transformant des pratiques d’enseignement des professeurs ; un effet transformant des stratégies d’apprentissage des élèves ; garantir la continuité pédagogique en cas de rupture des enseignements en présentiel ; contribuer à la résilience du système éducatif en cas de crise ». Finalement c’est un des points communs de ce plan numérique avec ses très nombreux prédécesseurs : faire croire que l’Ecole (E majuscule !) sera transformée par le numérique.

    Pourquoi ça ne marche pas

    Malheureusement il y a bien d’autres points communs avec les précédents plans numériques. Comme les autres, ce plan ne tient aucun compte des motifs de l’échec des plans précédents même s’il se prétend novateur, « universel », « complexe » etc.

    Pour s’en convaincre, il suffit de relire le rapport que la Cour des Comptes a consacré au plan Hollande. Ce dernier avait une autre dimension : il mobilisait un milliard pour équiper les collèges et former les enseignants. Il a échoué parce que JM Blanquer lui a tordu le cou dès son arrivée rue de Grenelle alors qu’il devait se terminer fin 2018. Mais la Cour montre aussi ses erreurs. Lisons le projet des Territoires au regard de ce rapport.

    #éducation #pédagogie #plans_numériques #TICE

  • « Bientôt nous ne pourrons plus du tout » : une universitaire répond à #Frédérique_Vidal

    Je suis maîtresse de conférences dans une “petite” université hors des grandes métropoles. Comme la plupart de mes collègues, la plus grande partie de mes heures de travail consiste non pas à enseigner ou à chercher, mais à effectuer des tâches administratives. La mienne est d’être responsable d’une licence dont les enseignant·es sont, en grande majorité, des vacataires ou des contractuel·les.

    En cette semaine de rentrée universitaire à l’ère de la Covid-19, j’ai bossé 75 heures, de 5h à 23h certains jours, pour préparer une rentrée impossible. Aucun moyen humain supplémentaire ne nous a été alloué alors que nous devons, déjà en temps normal, nous surpasser pour tenir le coup. Mais pas de panique : des caméras sont en train d’être installées dans les amphithéâtres : les enseignant·es pourront doubler la capacité de leur cours en enseignant à la fois “en distanciel” et “en présentiel”, en répondant aux questions dans la salle et sur leur ordinateur par chat. Voici la fameuse révolution louée par Frédérique Vidal, car il faut dépasser “les cours magistraux traditionnels, où le professeur lit son cours face à un amphi d’étudiants qui ne posent pas de questions”. Non pas en nous permettant de privilégier les TD en petits groupes plutôt que les CM bondés, non pas recrutant des collègues qui permettront de nous donner plus de temps de suivi individuel des étudiant·es, non pas en nous rendant les heures d’enseignement volées à nos licences au fil des coupes de budget. Non : en mettant les étudiant·es chez eux face à un écran pour suivre les cours. Révolutionnaire comme pratique pédagogique ! Au passage, Frédérique Vidal nous insulte tou·tes et montre sa dangereuse méconnaissance de la réalité : cela fait bien longtemps qu’on a remisé l’image d’Épinal d’un·e mandarin·e monologuant face des étudiant·es qui prennent des notes sans lever la tête. Si la ministre veut voir de vraies “innovations”, qu’elle assiste donc à nos cours et découvre nos pratiques pédagogiques.

    Donc cette semaine, en 6 jours, j’ai bossé 75 heures. Il m’a fallu créer des groupes de TD adaptés aux nouvelles capacités de chaque salle et donc refaire les emplois du temps, recruter les 3 enseignant·es qui manquaient pour l’année, arriver à faire payer les vacataires non payé·es l’an dernier, rendre un dossier d’auto-évaluation de la licence pour l’HCERES, former les enseignant·es au numérique, assurer l’organisation et la tenue de 6 réunions de rentrée, faire soutenir 16 étudiant·es de M2 et, accessoirement, donner 8 heures de cours. Je ne parle pas de la recherche, qui redevient un horizon inatteignable : j’y ai consacré les congés d’été, seule période un peu calme où l’on peut se concentrer.

    Si les universités sont “prêtes” pour la rentrée universitaire comme le clame Frédérique Vidal, c’est à quel prix ? Beaucoup de fatigue bien sûr, énormément de culpabilité aussi de ne pas avoir été là pour la rentrée de mes enfants, que je n’ai retrouvé que vendredi soir. Ce sera comme ça tout le mois de septembre, sans doute un peu plus.

    Je ne me plains pas vraiment, parce qu’il y a pire comme boulot, parce que le mien m’apporte encore des satisfactions, parce que participer chaque jour pour à la production et à la diffusion de savoirs c’est bien loin d’être un bullshit job ou un travail aliénant. Parce que je gagne plus de 2000 euros et que, si ce n’est bien sûr pas du tout à la hauteur des salaires des enseignant·es-chercheur·es dans les autres pays européens, je ne galère pas à nourrir mes enfants en fin de mois. Ces 70 heures de travail, je les ai parfois faites le sourire aux lèvres, lorsque j’ai découvert les étudiant·es de première année de licence, lorsque j’ai retrouvé les enseignant·es que j’adore, lorsque j’ai fait soutenir des étudiant·es qui avaient mis tout leur cœur dans leur premier travail de recherche. On le sait, l’amour de notre métier et les bénéfices secondaires qu’il nous procure est aussi ce qui nous perd : nous sommes prêt·es à tout pour que l’université fonctionne.

    Mais quelle colère ! Quelle colère quand je découvre en fin de semaine l’interview de notre ministre Frédérique Vidal qui annonce qu’elle va « créer 30000 places supplémentaires dans les Universités », sans un seul recrutement !
    On fait comment ? Quelle est le secret de ces “places magiques” ? Vraiment, à la fin de cette semaine, la seule chose que je sais c’est que JE NE PEUX PAS FAIRE PLUS. Ce n’est plus possible. Il n’y a plus d’heure de sommeil ou de temps de famille à rogner.

    Attention : je suis bien évidement foncièrement favorable à l’ouverture de places supplémentaires. Je suis pour que tou·tes les bachelièr·es aient accès aux études supérieures, sans la sélection sociale et raciste mise en place par Parcoursup et l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant·es extra-européen·nes. Pour accueillir tous ces étudiant·es, il manque au minimum 60 000 postes d’enseignant·es-chercheur·es et probablement autant pour les personnels administratifs et techniques. Ces personnes sont à nos portes, en attente d’être recruté·es pour assurer ces 35 heures supplémentaires faites en une semaine. Ils et elles sont déjà à la fac, font quelques heures payées au lance-pierre, survivent avec un peu de chômage ou le RSA. Mais Macron nous l’a dit : recruter des enseignant·es “c’est le genre de créations d’emplois qui vont aggraver le déficit et qui ne servent pas à redresser le pays”. Voici donc 100 milliards d’euros pour les grandes entreprises et même pas quelques miettes pour le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui forme la jeunesse et produit des savoirs essentiels à notre avenir et à notre vie démocratique.

    Nous sommes épuisé·es par tant de mépris. Nous sommes épuisé·es que le gouvernement choisisse cette période où nous sommes à bout de souffle pour faire passer en force – “en procédure accélérée” – une LPPR qui détruit nos statuts et contre laquelle nous avons été en grève partout en France l’an dernier. Nous sommes à bout car tout s’effondre : un bout de bâtiment à l’université de Caen, les conditions de vie des étudiant·es, le volume d’heures dans les formations, la possibilité de produire de la recherche essentielle aux enjeux contemporains, le moral et les corps des collègues. Nos universités accueillent 300000 étudiant·es de plus qu’il y a 10 ans, et nous devons le faire avec moins de travailleur·ses titulaires, dans des bâtiments toujours plus vétustes.
    Tout ne tient plus qu’à un fil, l’université est au bord de l’effondrement.

    Cette rentrée sera plus douloureuse et plus inégalitaire que jamais. Aux exclu·es de Parcoursup vont bientôt s’ajouter celles et ceux qui verront leur université fermer, faute de véritables moyens humains et matériels pour assurer notre sécurité sanitaire à tou·tes et des conditions d’étude acceptables. C’est le service public de l’université et de la recherche que Frédérique Vidal et Emmanuel Macron assassinent.

    Si nos revendication ne sont pas entendues, nous serons des centaines à claquer la porte.
    Nous ne pouvons pas plus.
    Bientôt, nous ne pourrons plus du tout.

    https://universiteouverte.org/2020/09/05/bientot-nous-ne-pourrons-plus-du-tout-une-universitaire-repond-a-

    #ESR #enseignement_supérieur #facs #université #France #alarme #effondrement #tâches_administratives #précarisation #rentrée_2020 #rentrée_impossible #dédoublement_des_classes #moyens #manque_de_moyens #distanciel #enseignement_à_distance #coronavirus #covid-19 #présentiel #enseignement_mixte #pédagogie #travail #conditions_de_travail #colère #mépris #épuisement #témoignage

    ping @isskein

  • Quelques conseils pour télé-enseigner
    https://framablog.org/2020/08/27/quelques-conseils-pour-tele-enseigner

    Euh oui, ça va casser l’ambiance : une rentrée scolaire et universitaire un peu compliquée se profile et pour beaucoup d’enseignant⋅e⋅s qui ont appris au printemps avec plus ou moins de facilité et de bonheur à animer des #cours à distance, … Lire la suite­­

    #Éducation #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libres_Logiciels #Non_classé #apprentissage #outils #Pédagogie #technologies #télé-enseignement

  • • Ecole Nouvelle d’Antony
    http://www.weck.fr/2005/04/18/ecole-nouvelle-dantony

    Ecole Nouvelle d’Antony
    Quand j’ai mis mes filles à l’École Nouvelle d’Antony, pas mal d’amis, accrochés au mythe de l’école républicaine, m’ont demandé de manière un peu agressive « mais qu’est-ce qu’elle a de plus ton école ?! ».

    #photographie #école #pédagogie #antony

    • #Naomi_Klein: How #big_tech plans to profit from the pandemic

      Public schools, universities, hospitals and transit are facing existential questions about their futures. If tech companies win their ferocious lobbying campaign for remote learning, telehealth, 5G and driverless vehicles – their Screen New Deal – there simply won’t be any money left over for urgent public priorities, never mind the Green New Deal that our planet urgently needs. On the contrary: the price tag for all the shiny gadgets will be mass teacher layoffs and hospital closures.

      https://www.theguardian.com/news/2020/may/13/naomi-klein-how-big-tech-plans-to-profit-from-coronavirus-pandemic

      #stratégie_du_choc #technologie #surveillance

    • Online Education and the Struggle over Disposable Time

      During COVID-19 times, the ‘social distancing’ catchphrase has invaded every aspect of our lives. Public space has been fragmented into individualized, quarantined units, transforming social relations into aggregates of their interactions. Unlike other pandemics of yesteryears, COVID-19 has given a tremendous push to technology to secure social distancing. In the field of education, the phenomenon of online education was already slowly gaining space especially as complementary to traditional classroom education and as a mechanism of distance learning.

      Today, the ideology of social distancing has brought online education in the centre of educational systems. It has acquired legitimacy and the capacity to take over the whole system of education. In countries such as India, where COVID-19 has been used by the state as an opportunity to revamp various sectors, including health and medicine, a reconception of education is underway. Online education serves as the organizing force in this regard.
      Education as Commodity and the Question of its Production

      Popular debates on technology and online education generally revolve around the idea of education as a commodity to be put to consumption in the classical sense of the word. It is, of course, a commodity with a use-value, much in parlance with material commodities like food items, daily wear etc. Such commodified education naturally must meet the parameters of consumer satisfaction. Therefore, much discussion on the recent COVID 19-triggered tech-intensive online teaching harps on students’ differential access to internet connectivity and bandwidth, the problems of long-distance assessments without the characteristic ‘fairness’ metrics associated with offline exams etc. In short, anything connected to the students’ overall satisfaction with their purchase of this immaterial commodity.

      What these debates however miss are the fundamental processes that go into the production of education, and the complex dynamics of the teacher-student relationship underpinning such production. By neglecting its sphere of production, we miss out on a very important aspect of this commodity – one that would help us understand online education, and the role of technology better, and also identify spaces of critique of education, as understood in the current socio-economic system.

      Notwithstanding the similarities, education is unlike any other commodity, not just in the material or physical sense, but mainly in the organization of its consumption and production. Material objects such as pens, cars etc. have an immediate use-value for buyers, consumed beyond the sphere of production. Education on the other hand, produces students as workers for their future entry into the labour market; its consumption or use-value lies in generating new, educated and skilled labour power for further use in the processes of production. Through a network of local and international educational institutions placed at different orders of hierarchy and status, education reinforces and reproduces the existing and (unequal) social relations by producing a heterogeneous group of future workers with differential skills, and by extension, differential wages. Hence, from the students’ perspective, education is consumptive production.

      Education as knowledge production is unique in placing this consumer – the student – in the production sphere itself. In other words, education as a commodity is a co-production of teachers and students, and is generated through continuous dialogue and interaction between them. It is not a fixed commodity, but one that is processual, and evolves within the dialectic of the educated-educator relationship. This dialectic constitutes a predicament for education in the current system. On one hand, there is the tendency to establish standardized syllabi and programs in response to the needs of a globalized labour market, making the practice of teaching and learning very mechanical; on the other, there is an equally strong opposition from the co-producers against attempts to kill their cooperative agency and creativity.

      Classroom settings and face to face instruction allow the dialectic of education to be productive in their dialogicity, with teachers innovating ideas and methods in dynamic and synchronous concord with students. With both instructors and learners present in the same physical space, learning – despite constraints of fixed syllabi and evaluation metrics – evolves through collective thinking and with a view to the intellectual needs and abilities of the participants. There are challenges thrown in with big class sizes and formal disciplinary settings leading to alienation typical of a hierarchized industrial scenario – an intensified lack of interest and commitment from both learners and teachers. However, since education in such settings is still based on direct relationships between students and teachers, there is always a possibility to overcome the alienating institutional mediation. There is a relative autonomy operating in this dialogic relationship, which allows innovation in ideas and knowledge production.
      Technology and the Informatization of Education

      Online education, on the other hand, despite and because of deploying the best of technologies, fails to simulate the same environment. Educational production is now distributed over multiple zones, with producers confined to their virtual cubicles. Without a shared space, education is reduced to instruction and information, discretized and reintegrated by the mediating pre-programmed machines. The dialogical relationship is now between the machine and the producers, not between the co-producers. The teacher is deprived of her role of the facilitator in this dialogue. She is just an instructor in this new environment. Her instructions are received by the machine, which mediatizes them and delivers them to students in a manner that it is programmed to deliver. This overhauls the whole dialectic of education, which is now hierarchized. Alienation in this process is quite stark, since the relations of production of education are completely transformed, which cannot be overcome by the deployment of any kind of technology.

      Technology, in fact, plays a big role in this alienation of labour that happens through the informatization of education. In the effort to replicate the classroom experience sans the direct relationship of affectivity between teachers and students, there is an overaccumulation of technologies and educational products, bringing in the surveillance techniques for remote disciplining of students and teachers.

      One only needs to look at the number of new gadgets and software for online education to understand the extent to which technology tries to overcome its artificiality. The market is flooded with AI-driven ‘smart content’ materials, customized lessons, digitized textbooks, easy to navigate chapter summaries, flashcards, automatically-graded exams, cameras for remote surveillance etc. The process of alienation is evermore intensified, since human living labour of both teachers and students are objectified in the development of these technologies. Their vivacity is reduced to an appendage to the artificiality of the machine.

      What is interesting is that while technology deskills the producers by taking over their powers of imagination and judgement, it also forces them to reskill themselves. With evermore new technologies hitting the online teaching platforms every day, both students and teachers are forced to continuously update themselves in their technical knowhow to assist these machines. This has led to generational and occupational redundancies in education too by promoting lean production methods and Taylorising techniques in education.
      The Struggle over Disposable Time

      What happens to education as a commodity in this alienated and Taylorized production process? Education internalizes the segmented social relations that characterize capitalism. This introduces dualism in its institutionalization, which gets further systematized and globalized in the wake of the ongoing technicization of education. On the one hand, we have mass production of education as a set of discrete information and instruction to train the majority of the working population in the drudgery of assisting the machines. This is facilitated by online education technologies. On the other hand, we have elite institutions monopolizing the rights to innovate and research (secured by various legal and institutional mechanisms like patenting, funding etc.), for which the more intensive conventional teaching methods must continue. This duality of education enhanced by online educational technologies has been developing for the last few decades to keep pace with the human resource requirements of other industrial and service sectors. Hence, online education itself has emerged as a fast-growing industry. The COVID-19 pandemic has given its production and dissemination a new intensity, urgency and definite possibility.

      With the growing dominance of online education, and discretized learning/teaching methods, there is also a proportionate increase in disposable time for both teachers and students. In the absence of direct and personalized contact during lectures, instruction intensifies; knowledge in the form of discretized information is produced in less time than in traditional classroom set-ups due to the absence of students’ queries and interventions. But what will be the utility of this disposable time? The system controls this disposable time by retrenchment, and by increasing workload and diversifying work profiles for the existing educational or knowledge workers.

      However, from the workers’ perspective, the disposable time has a different meaning, one that allows the co-producers to overcome drudgery and alienation by reclaiming the time-space for innovation and creativity. It is in this time-space that workers recognize knowledge as a result of their co-production, and re-appropriate it, going beyond being passive feeders-receivers of information assisting the machine. Dialogues between the students and the teachers are reestablished through more interpersonal interactions. This leads to a process of conscientization, in which the co-producers move beyond the classroom norms and fixed syllabi, and collectively build an understanding of phenomena and concepts, drawing on their own realities and experience.

      The disposable time enables workers to reclaim their common space and self-organize knowledge production, while reducing technology to mere means in this process, not as a mediator, organizer and controller of production and producers. It is only through such collaborative activities in these fractured times, that teachers and students together can assert their autonomy as knowledge producers and consumers.

      https://socialistproject.ca/2020/08/online-education-and-the-struggle-over-disposable-time

  • • Schule für Erwachsenenbildung e.V.
    http://www.weck.fr/2014/05/19/schule-fur-erwachsenenbildung-e-v

    Schule für Erwachsenenbildung e.V.
    La Schule für Erwachsenenbildung e.V. est un lycée alternatif à Berlin dans Kreuzberg. Il fonctionne en autogestion comme le LAP (Lycée Autogéré de Paris) avec lequel il entretien des liens.

    #photographie #berlin #SFE #pédagogie

  • • La Petite Bibliothèque Ronde
    http://www.weck.fr/2013/02/06/la-petite-bibliotheque-ronde

    La Petite Bibliothèque Ronde
    La Petite Bibliothèque Ronde ou bibliothèque des enfants de Clamart, anciennement La Joie par les livres, est une bibliothèque pour enfants de renommée mondiale, fondée en 1965 par l’association La Joie par les livres dans le quartier populaire de la cité de La plaine au Petit-Clamart. Elle est connue tant pour son architecture, classée au titre des monuments historiques, que pour son mode de fonctionnement qui en fait un lieu de vie pour les enfants de la cité.

    #photographie #bibliothèque #pédagogie #enfance #lecture

  • La transition pédagogique, un préalable nécessaire à l’écologie
    https://topophile.net/savoir/la-transition-pedagogique-un-prealable-necessaire-a-lecologie

    L’écologie, à l’instar de nombreuses réflexions et pratiques alternatives, a toujours occupé, autour d’enseignants et étudiants engagés, un coin plus ou moins poussiéreux des écoles d’architecture. Profonde ou de façade, elle est tirée, depuis quelques années, à la lumière. Le réseau Ensaéco appelle en 2016 à un enseignement de la transition écologique dans les écoles... Voir l’article

  • On achève bien les expérimentations pédagogiques
    http://cqfd-journal.org/On-acheve-bien-les

    Début juin, la nouvelle est tombée comme un couperet : le #rectorat de Créteil met fin au projet $coopératif et polytechnique du #collège public de secteur Gisèle-Halimi d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Dix années de travail du collectif A2CPA (Association pour un collège coopératif et polytechnique à Aubervilliers) balayées par un courrier de quelques lignes. Finies les décisions prises collectivement en conseils (adultes, élèves, adultes et élèves), les co-enseignements, les tâches partagées par tou•tes, finies les activités libres du matin, les voyages scolaires d’intégration, le tutorat inter-élèves... Fini le projet d’une #pédagogie polytechnique et émancipatrice..

  • Les communs à l’école - Pratiques pédagogiques et postures : de l’impossible aux possibles | À l’école du partage
    https://ecole-partage.fr/blogposts/communs-impossible-aux-possibles

    Nous avons souhaité un webinaire ouvert sous forme de discussion sur la base de questions préalablement identifiées. En effet, nous avons été amenées à préparer cet échange dans un temps fort d’incertitude sur nos fonctions alors que nous sortions tout juste du confinement et que nos établissements respectifs commençaient tout juste à ouvrir leurs portes. Il nous paraissait intéressant de questionner ce qui nous animait avant cette crise sanitaire et voir ce qui restait fondamental à nos yeux. Le format discussion offrait ainsi, plutôt que des réponses toutes faites, la possibilité de poser des questions nouvelles que la crise aurait fait émerger. A la fin du mois de mai, la vision du CDI ou de nos classes était complètement floue. Que serait notre métier dans les prochains mois/prochaines années ? Le CDI était fermé, la classe d’ULIS ne pouvait pas rouvrir… Les conditions mêmes de notre métier d’enseignantes étaient remises en question. Tout, ou presque, nous semblait impossible. Mais plus les jours passaient plus des “possibles” émergeaient. Et c’est cette posture-là d’accueil, de contact retrouvé avec les élèves que nous souhaitions partager lors de cette session en ligne. Nous nous sommes dit que plutôt que de chercher une vision et d’être créatives dans un contexte dont nous ne voulions pas, nous gagnerions à repérer ce qui manquait le plus. Nous avons eu à cœur de reprendre le contact avec les classes, les élèves pour nous projeter et réactiver un imaginaire possible de ce qu’allaient être nos espaces de classes et nos CDI.

    Les fondamentaux sur lesquels nous ancrons notre enseignement ont été empêchés et malmenés par le protocole sanitaire et le confinement, tout au moins dans l’espace commun qui est l’école. Le travail à distance a mis en lumière tous les implicites de nos postures : observer, expliquer, aider, verbaliser, encourager ...Nous nous sommes retrouvées dans une situation d’enseignement dégradée qui nous a mené à de grandes frustrations. Nous voulons retrouver le cœur de notre métier d’enseignante : comment faire pour que les élèves apprennent et s’émancipent dans une école où le « faire société » est essentiel. Une école qui porte des savoirs et des dispositifs qui articulent la formation individuelle et la perspective collective. Nous interrogeons les pratiques sociales du vivre et faire ensemble, socle selon nous d’une école des communs.

    Comment faire groupe, et par conséquent faire société, quand élèves et enseignants sont séparés physiquement, ou quand le corps de l’élève est assigné à une table, à une place, à un point sur la cours “Je me sens comme un i sur ce point “ nous dit Elias en ce lundi matin de reprise.

    La question de l’inclusion a été elle aussi profondément mise à mal et a semblé disparaître au profit des gestes barrières. L’inclusion des élèves en situation de handicap bénéficiant du dispositif ULIS dans un groupe-classe n’est plus envisageable puisque le protocole sanitaire empêche tout mélange des groupes. Nous vivons un temps de suspension de l’inclusion. En prendre conscience, c’est déjà agir pour redonner du mouvement.

    La richesse de ce qui a été partagé reflète combien les élèves ont appris de ces temps informels hors les murs du collège : aide au devoir d’un petit frère ou petite sœur, pâtisserie et cuisine, apprentissage d’un instrument de musique, d’une nouvelle langue, s’occuper à plein temps de son animal favori, répertorier les plantes de sa rue ou de son jardin, partager de nouvelles musiques, fabriquer des objets, réparer sa trottinette.

    Comment ne pas en tenir compte lorsqu’ils retournent à l’école ? Nous défendons une posture pédagogique qui sait tout à la fois prendre en compte les savoirs émergents et numériques, prendre en compte les savoirs non formels et s’appuyer sur les savoirs fondamentaux.

    La continuité pédagogique offerte pendant le confinement n’a été en ce sens que partielle. De fait elle a privé les enfants de tout ce qui permettait de renforcer ces dimensions collectives. Quelques initiatives de travail coopératif ont sans doute pu porter leur fruit et être bénéfiques, en renforçant l’autonomie de chacun, mais selon nous rien n’est venu remplacer le sens premier de l’école qui est de faire société. Des élèves soulignent combien l’entraide a pu leur manquer pendant ces longues semaines “ça m’a manqué de pouvoir aider les autres” nous dit Chanelle. L’école reste un lieu fort de sociabilité et les élèves eu même ont été renforcés dans ce sentiment : “on me vole mes années collège” nous dit cette élève de 3e.

    #Education #Communs #Hélène_Mulot #Corinne_Laval #Pédagogie #Confinement

  • Imaginer le métier de vivre
    https://topophile.net/savoir/imaginer-le-metier-de-vivre-questions-a-christophe-laurens

    Depuis 10 ans, en banlieue parisienne, se déploie une expérience pédagogique étonnante où enseignants et étudiants imaginent « de nouveaux modes d’exercice des métiers de l’architecture, du paysage et de la scénographie en phase avec les enjeux et les nécessités de notre époque pour contribuer à l’émergence de ce que l’on pourrait appeler une écologie sociale... Voir l’article