#pédocriminalité

  • #Viols, agressions, pédophilie : voilà de quoi Roman Polanski est accusé
    https://www.konbini.com/fr/cinema/viols-agressions-pedophilie-voila-de-quoi-roman-polanski-est-accuse

    Ce vendredi 28 février, #Roman_Polanski a remporté le César du Meilleur réalisateur. Un prix controversé qui a déclenché le départ fracassant d’Adèle Haenel, Céline Sciamma, Aïssa Maïga et d’autres personnalités du cinéma de la salle Pleyel à Paris, où se déroulait la cérémonie.

    Ce prix couronne la polémique qui a entouré la sortie de J’accuse et qui dure depuis le mois de novembre 2019. Même avant la sortie du film en salles, de nombreuses voix s’étaient élevées contre le cinéaste accusé depuis bien des années de multiples crimes sexuels.

    Mais de quoi est réellement accusé Roman Polanski ? Pour ceux qui auraient besoin de se rafraîchir la mémoire, voici un récapitulatif complet de toutes les affaires et témoignages entourant le cinéaste sacré aux César.

    #viol #pédocriminalité

  • Les Boy Scouts of America déposent le bilan, accusés d’avoir couvert des milliers d’abus sexuels
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/02/18/plombes-par-des-scandales-d-abus-sexuels-les-boy-scouts-of-america-deposent-

    Les actions en justice se sont multipliées contre les scouts américains ces dernières années. Le scandale a poussé l’organisation à préparer un fonds d’indemnisation des victimes.

    L’une des plus anciennes et des plus importantes organisations de jeunesse des Etats-Unis, Boy Scouts of America (BSA), a annoncé déposer le bilan mardi 18 février, alors que des plaintes d’anciens scouts pour abus sexuels continuaient de s’accumuler.
    L’organisation, qui compte 2,2 millions d’adhérents âgés de 5 à 21 ans, a choisi la procédure de sauvegarde afin de poursuivre son activité et créer un fonds d’indemnisation des victimes d’abus sexuels, selon un communiqué publié mardi. Le Los Angeles Times rapporte que le document déposé auprès du tribunal fédéral des défaillances d’entreprises de l’Etat du Delaware estime le passif de l’organisation entre 100 et 500 millions de dollars. Les BSA n’ont pas indiqué quel montant ils entendaient consacrer au fonds d’indemnisation des victimes, qui prendra la forme juridique d’un trust.

    « Il fut une époque où des individus ont profité des programmes des BSA pour porter atteinte à des enfants », écrit l’organisation dans le communiqué. Les dirigeants du mouvement considèrent que le fonds d’indemnisation, dont la création devra être validée par un juge, « est le meilleur moyen d’indemniser les victimes de façon équitable et en préservant leur identité ».

    7 819 agresseurs présumés et 12 254 victimes entre 1944 et 2016
    Les révélations sur des abus sexuels chez les Boy Scouts of America (BSA) ont éclaté au grand jour en 2012. Des milliers de pages de documents avaient été publiées par le Los Angeles Times montrant que l’organisation des scouts américains avait couvert pendant des décennies de nombreux abus sexuels commis par des milliers d’encadrants bénévoles. Il était alors question de quelque 5 000 « dossiers de la perversion », correspondant à autant d’agresseurs sexuels présumés parmi les chefs scouts.

    Ces informations avaient jusqu’alors été tenues secrètes par la direction des BSA, qui n’avait souvent pas fait de signalements aux autorités, se bornant régulièrement à écarter les coupables supposés. Fin janvier 2019, lors d’un procès dans le Minnesota, une experte engagée par les BSA pour compiler ces « dossiers de la perversion » a indiqué qu’elle avait identifié 7 819 agresseurs présumés et 12 254 victimes entre 1944 et 2016, soit plus que les estimations antérieures.

    Les actions en justice se sont multipliées contre les BSA ces dernières années, notamment à la faveur de modifications législatives dans plusieurs Etats qui ont allongé les délais de prescription pour les agressions sexuelles sur mineurs.

  • #ONU, le #scandale des #abus_sexuels

    De la Centrafrique à New York, une investigation sur les abus sexuels commis par les collaborateurs de l’ONU et l’impuissance de l’organisation à les combattre.

    « Tout ceci est hautement immoral et en totale contradiction avec notre mission. » En 2004, l’ONU et son secrétaire général, Kofi Annan, affrontaient un vaste scandale d’abus sexuels commis par des militaires et des employés de l’organisation en République démocratique du Congo. Dans la foulée, le conseiller Zeid Ra’ad al-Hussein présentait ses préconisations pour éradiquer le fléau et l’impunité qui l’accompagne : mise en place de cours martiales dans les pays où des casques bleus sont déployés et adoption d’une convention internationale permettant à l’ONU d’engager des poursuites pénales contre son personnel civil. Près de quinze ans plus tard, alors que les États membres s’opposent toujours au morcellement de leur compétence juridictionnelle, l’exploitation et les violences sexuelles perdurent sur les terrains d’opération, comme en Centrafrique. Malgré les mesures déployées (création d’un poste de défenseur des droits des victimes, couvre-feux pour éviter les contacts entre la population locale et les employés des Nations unies en dehors des heures de service, travail de sensibilisation et d’éducation…) et la tolérance zéro prônée par l’actuel secrétaire général, António Guterres, près de cinquante nouvelles plaintes ont été enregistrées l’année dernière.

    Victimes oubliées
    Cette enquête recueille la parole de victimes oubliées – non signalées ou abandonnées par l’organisation –, les tentatives d’explication de responsables onusiens et le témoignage effarant du Français Didier Bourguet, seul civil condamné à ce jour, pour deux viols sur mineures, alors qu’il reconnaît avoir eu des rapports sexuels avec au moins une vingtaine d’enfants. Elle pointe ainsi l’intolérable impunité qui prédomine dans la grande majorité des cas.

    https://www.arte.tv/fr/videos/074593-000-A/onu-le-scandale-des-abus-sexuels
    #viols #impunité #pédophilie #pédocriminalité #documentaire #film_documentaire #casques_bleus #RDC #MINUSCA #Didier_Bourguet #plaintes #justice #faille_juridique #République_Centrafricaine #Centrafrique #abus_sexuels #code_blue #viols_sur_mineurs #Régiment_des_Diables_Rouges #casques_bleus_français #Innocence_en_danger (ONG) #tolérance_zéro #Fondation_Femme_Plus #grossesse #MONUSCO

    • Code Blue

      The Code Blue Campaign works to end impunity for sexual abuse by un personnel.


      The UN has a longstanding crisis caused, first, by UN personnel who commit sexual offenses against members of the populations they’re intended to serve and against other UN personnel and, second, by the institution’s response—the policies, procedures, and practices that create and sustain an institutional culture of impunity.

      We have identified three root causes of the UN’s culture of impunity:

      The institution has taken the liberty to manage its crisis internally.

      UN senior managers responsible for responding to and deliberating on individual cases are all rendered non-neutral by the conflicts of interest inherent in their positions: each is simultaneously called upon to represent and defend the best interests of the UN, the rights of the Organization’s accused employees and witnesses, and the rights of claimants.

      UN immunity makes the Organization’s “words and deeds” uniquely impervious to oversight or audit, shielding its functions and functionaries from external scrutiny and effectively negating the freedom of information that is a cornerstone of due process and a necessary precondition to equal justice for all.

      The Code Blue Campaign is concerned with overhauling several UN practices now in place that allow the UN Organization to dismiss and violate claimants’ fundamental rights to due process and neutral justice before the law:

      In addressing claims of “sexual exploitation and abuse” and “sexual harassment and assault” made against UN personnel, UN officials consistently misinterpret, misrepresent, and misapply UN immunity (an important legal protection intended to protect the multilateral work of the world body) to shield individual personnel from accountability and the Organization’s officials from reputational damage.

      The license to manage its sexual abuse crisis internally has evolved in tandem with the linear, largely unplanned growth of the UN system into a sprawling bureaucracy with many dozens of semi-autonomous “entities” that operate in relative isolation with barely monitored and rarely questioned authority accorded the heads.

      This combination of rapid de-centralization and unmonitored, quasi-independence and authority has in turn given rise within the various “entities” to dozens of inharmonious, non-coherent, and often conflicting policies, procedures, and practices for addressing sexual offense claims made against the personnel of those entities.

      The result is a non-system in which claimants and accused UN personnel associated with one entity of the UN Organization are subject to policies and procedures that may bear no resemblance to those followed by other entities of the same UN Organization. The only unifying factors across the system are the root causes of the UN’s culture of impunity for sexual offenses: the internal handling of all cases including those in which crimes beyond the UN’s “jurisdiction” are alleged; the misinterpretation and misapplication of UN immunity; and the inherent conflicts of interest underlying every case.

      The Code Blue Campaign has arrived at these conclusions through years of intense research. We have exposed several cases that illustrate the injustice, the incoherence, the innate and insurmountable conflicts of interest, and the long history of rights violations and abusive treatment by the UN Organization, primarily of victims but also of the accused. We argue that unjust UN policies and practices have, over decades, resulted in a culture of impunity for sexual “misconduct” ranging from breaches of UN rules to grave crimes. This represents a contravention of the UN Charter. Member States must intervene immediately. The General Assembly could end this crisis by divesting the UN Organization of any role in cases of “sexual misconduct,” and delegating the authority instead to an appropriate entity created, staffed by and reporting directly to the Member States, and entirely independent of the Organization.

      Member States have not yet come to the realization that the day of reckoning is approaching. If they do not take the initiative to fully recognize, understand, and solve a problem that has become an attention-getting Achilles heel, the UN’s sexual abuse crisis is likely to reach a pinnacle soon that could hobble the United Nations’ ability and authority to perform any of its functions. The UN could follow in the unenviable footsteps of another enormously powerful, largely secretive global institution whose former heights of moral authority are now universally queried: the Catholic Church.

      http://www.codebluecampaign.com

    • Taking action on sexual exploitation and abuse by peacekeepers: Report of an independent review on sexual exploitation and abuse by international peacekeeping forces in the Central African Republic

      Executive Summary

      I. Introduction

      When peacekeepers exploit the vulnerability of the people they have been sent to protect, it is a fundamental betrayal of trust. When the international community fails to care for the victims or to hold the perpetrators to account, that betrayal is compounded.

      In the spring of 2014, allegations came to light that international troops serving in a peacekeeping mission in the Central African Republic (“CAR”) had sexually abused a number of young children in exchange for food or money (the “Allegations”). The alleged perpetrators were largely from a French military force known as the Sangaris Forces, which were operating as peacekeepers under authorization of the Security Council but not under UN command.

      The manner in which UN agencies responded to the Allegations was seriously flawed. The head of the UN mission in CAR failed to take any action to follow up on the Allegations; he neither asked the Sangaris Forces to institute measures to end the abuses, nor directed that the children be removed to safe housing. He also failed to direct his staff to report the Allegations higher up within the UN. Meanwhile, both UNICEF and UN human rights staff in CAR failed to ensure that the children received adequate medical attention and humanitarian aid, or to take steps to protect other potential victims identified by the children who first raised the Allegations.

      Instead, information about the Allegations was passed from desk to desk, inbox to inbox, across multiple UN offices, with no one willing to take responsibility to address the serious human rights violations. Indeed, even when the French government became aware of the Allegations and requested the cooperation of UN staff in its investigation, these requests were met with resistance and became bogged down in formalities. Staff became overly concerned with whether the Allegations had been improperly “leaked” to French authorities, and focused on protocols rather than action. The welfare of the victims and the accountability of the perpetrators appeared to be an afterthought, if considered at all. Overall, the response of the UN was fragmented and bureaucratic, and failed to satisfy the UN’s core mandate to address human rights violations.

      By examining these failures and recommending reforms to deter future incidents of sexual violence by peacekeepers, this Report provides an opportunity for the UN to chart a new course of action and to undertake meaningful organizational change. If the Secretary-General’s zero tolerance policy is to become a reality, the UN as a whole—including troop contributing countries (“TCCs”)—must recognize that sexual abuse perpetrated by peacekeepers is not a mere disciplinary matter, but a violation of the victims’ fundamental human rights, and in many cases a violation of international humanitarian and criminal law. Regardless of whether the peacekeepers were acting under direct UN command or not, victims must be made the priority.

      In particular, the UN must recognize that sexual violence by peacekeepers triggers its human rights mandate to protect victims, investigate, report and follow up on human rights violations, and to take measures to hold perpetrators accountable. In the absence of concrete action to address wrongdoing by the very persons sent to protect vulnerable populations, the credibility of the UN and the future of peacekeeping operations are in jeopardy.

      https://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/Independent-Review-Report.pdf

      #rapport

    • Innocence en danger. Mouvement mondial de protection des enfants contre toutes formes de #violences notamment sexuelles.

      Innocence en Danger (IED) est un mouvement mondial de protection des enfants contre toutes formes de violences notamment sexuelles, présent dans une dizaine de pays et partenaire d’associations internationales actives dans la lutte contre la pédocriminalité.

      Le Directeur Général de l’Unesco, Fédérico Mayor, nomme en 1999, Homayra Sellier Présidente du mouvement de protection mondial de l’enfance. Depuis avril 2000, Innocence en Danger (IED) est une association Loi 1901 en France à vocation internationale. Elle est indépendante de tout organisme, déclarée à la préfecture de Paris, à but non lucratif et reconnue d’intérêt général.

      Innocence en Danger regroupe tous les acteurs militants de notre société : spécialistes d’internet, juristes, experts de l’enfance, décideurs des mondes politiques, économiques et médiatiques. Son but est de sensibiliser l’opinion internationale aux fléaux croissants rencontrés par l’enfance, afin de peser sur les décisions des gouvernements.

      Innocence en Danger constitue une force d’action, de sensibilisation, de proposition, d’éducation et d’information auprès des organisations gouvernementales ou non gouvernementales, des instances européennes et internationales, des entreprises, des écoles, des collectivités locales, des groupes de jeunes…

      Innocence en Danger tient le rôle de relais d’informations entre le public et les institutions publiques. Elle accompagne au quotidien les enfants victimes et le(s) parent(s) protecteur(s). Elle est la première et la seule association à avoir mis en place des séjours de résilience.

      https://innocenceendanger.org

      #violence #violences_sexuelles

  • Un écrivain pédophile — et l’élite française — sur le banc des accusés - The New York Times

    https://www.nytimes.com/fr/2020/02/11/world/europe/france-gabriel-matzneff-pedophilie.html

    Cet article est un résumé détaillé et implacable de ce qu’est cette raclure d’ordure psychopathe, et on voit au passage que deux autres immenses ordures en particulier (Josianne Savigneau et Philippe Sollers) la jouent super lâche et n’assume rien...

    Cette histoire est totalement flippante, je me dis qu’il ne faudrait pas y penser et puis finalement non, c’est mieux de savoir pour éviter les encore autres grosses ordures littéraires de merde du genre de Frédéric Begbeider (entre autre).

    Lire le fil de la discussion ici : https://seenthis.net/sites/1766047

    Un écrivain pédophile — et l’élite française — sur le banc des accusés

    #Gabriel #Matzneff écrit ouvertement sur sa pédophilie depuis des décennies, protégé par des personnalités influentes des médias, de l’édition, du monde politique et du milieu des affaires. Désormais ostracisé, il attaque leur « lâcheté » dans un entretien rare.

    #pédocriminel #pédocriminalité

    • En 2005, l’éditeur d’origine des Moins de seize ans rechignait à le republier. C’est alors, selon M. Matzneff, qu’un autre de ses vieux alliés, un puissant avocat et écrivain nommé Emmanuel Pierrat, le présenta à un nouvel éditeur, qui donna une seconde vie au livre.

      La page wikipédia de Emmanuel Pierrat donne une idée de sa gravitation
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Pierrat
      3 signataires

      Emmanuel Pierrat a assisté et conseillé de nombreux écrivains à succès tels que Guillaume Musso, Alain Robbe-Grillet, Gabriel Matzneff ou encore Pierre Guyotat .
      (…)
      En juin 2018, il est élu secrétaire général du Musée Yves Saint Laurent Paris.
      (…)
      franc-maçon depuis le début des années 2000, membre de la loge Montmorency-Luxembourg du Grand Orient de France
      (…)
      Emmanuel Pierrat est le président du jury du Prix Sade (créé par Beigbeder).

      #collusion

    • la France a beau être un pays profondément égalitaire, son élite tend à se démarquer des gens ordinaires en s’affranchissant des règles et du code moral ambiant, ou, tout au moins, en défendant haut et fort ceux qui le font.

      Il y a dix ans, Dominique Strauss-Kahn fut éjecté de son poste à la tête du Fonds monétaire international à la suite d’une accusation de harcèlement sexuel par une femme de ménage d’un hôtel. Un de ses soutiens balaya l’affaire sous prétexte qu’il s’agissait d’un « troussage de domestique », une expression qui évoque le passé féodal de la France.

      « On est dans une société très égalitaire où il y a une poche de résistance qui effectivement se comporte comme une aristocratie, » explique Pierre Verdrager, un sociologue spécialiste de la pédophilie.

      http://verdrager.free.fr/index.htm

      L’écrivain s’est éclipsé fin décembre, juste avant la publication du témoignage de Mme. Springora.

      « Enfui », non ?

      Il se dit déconcerté par le brusque revirement culturel en France et par sa chute précipitée. Il n’exprime aucun remords vis-à-vis de ses agissements et ne renie aucun de ses écrits.

      Le président signa également un article enthousiaste dans une revue culturelle éphémère, Matulu, pour un numéro spécial consacré à M. Matzneff, en juillet 1986. Qualifiant l’homme de « séducteur impénitent », le président écrit qu’il « m’a toujours étonné par son goût extrême de la rigueur et par la densité de sa réflexion. »

      La chronique fut publiée quelques semaines à peine avant que la Brigade des mineurs ne s’intéresse à Gabriel Matzneff suite à la lettre de dénonciation.

      « Sans doute, j’avais peut-être découpé l’article dans mon portefeuille, » avance Gabriel Matzneff.

      (petit souci de trad ?)

      Récemment encore, en 2018, le gouvernement a retiré d’un projet de loi un article qui établissait une présomption de non-consentement des mineurs de moins de 15 ans.

      L’académicienne Dominique Bona, seule femme de ce jury de dix personnes, admet que les « liens d’amitié » ont joué un rôle important dans l’attribution du prix à M. Matzneff.

      « Moi qui n’ai jamais eu de prix important, elle aurait dû être heureuse pour moi. Mais ça l’a mise en colère, » s’étonne M. Matzneff depuis son refuge italien.

      « Je suis trop malheureux, » explique-t-il.

      C’est fou, qu’il ne se rendre pas compte... Heureusement, la clique qui refuse en nombre des interviews au NYT a l’air assez péteuse.

    • Le coffre de Madzneff à été retrouvé

      Dans La Prunelle de mes yeux (1993), tome du journal dédié aux années 1986-1987 et à Vanessa Springora, Matzneff écrit que la note de son hôtel était prise en charge par la Fondation Yves-Saint-Laurent.

      « Le collaborateur d’Yves Saint Laurent, ce charmant Christophe Girard que j’ai vu l’autre jour, m’a appelé ce matin pour m’annoncer que leur Fondation (cela mérite une majuscule !) allait désormais prendre en charge ma note d’hôtel », écrit-il.

      D’après son récit, Christophe Girard lui aurait dit : « Ainsi vous ne serez pas obligé de regagner votre grenier inconfortable. Restez au Taranne aussi longtemps que vous voudrez, poursuivez votre convalescence paisiblement [suite à une opération des yeux – ndlr], ne vous faites aucun souci. »
      https://www.mediapart.fr/journal/france/040320/affaire-matzneff-l-elu-christophe-girard-convoque-comme-temoin-par-la-poli

      Face aux remerciements appuyés de Matzneff, Girard aurait répondu, toujours d’après l’écrivain : « Ne nous remerciez pas, c’est peu de chose à comparaison du bonheur que nous donnent vos livres. »

      Gabriel Matzneff a confirmé au New York Times que les factures de l’hôtel étaient réglées par Yves Saint Laurent, par l’entremise de Christophe Girard (qui fut, de 1978 à 1999, secrétaire général puis directeur général adjoint de la société Yves-Saint-Laurent).

      L’écrivain se rappelle de Christophe Girard lui disant : « Nous nous occupons de tout, les repas, tout. » « Et ça a duré je crois, deux ans, à peu près », a-t-il précisé. « Pour nous, c’est une goutte d’eau, ce n’est rien, nous vous aimons beaucoup », lui aurait dit Christophe Girard, toujours d’après Matzneff.

      Questionné en janvier par Mediapart, l’élu avait expliqué que « lorsqu’[il] étai[t] secrétaire général de la Fondation Yves-Saint-Laurent, Pierre Bergé, qui avait ses œuvres, [lui] a demandé, dans les années 1990, de veiller à ce que Gabriel Matzneff puisse vivre à l’hôtel, dont la note était réglée par la fondation, entre le moment où il a vendu son petit appartement près du Luxembourg et le moment où la Ville de Paris lui a affecté un studio dans un autre quartier du Ve arrondissement ».

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      Pourtant, contrairement à ce que déclare Christophe Girard, Gabriel Matzneff possédait toujours son appartement parisien – qu’il surnomme son « grenier » –, lorsque ses factures d’hôtel ont été prises en charge.

      À la date du mardi 23 juin 1987, Matzneff écrit : « Mardi 23. Tôt le matin, je vais de l’hôtel Taranne à mon grenier. Avoir deux logis ne doit pas me faire oublier les billets d’avion pour Nice (qui se trouvent rue X). » Au Parisien, le 13 février, l’adjoint au maire a affirmé qu’il ne « savait pas » que l’écrivain « cherchait à échapper à la brigade des mineurs ».

      Des années plus tard, en 2002, c’est encore par l’entremise de Christophe Girard – devenu adjoint à la culture du maire de Paris – que l’écrivain aurait obtenu, d’après le New York Times, une allocation annuelle à vie du Centre national du livre (CNL).

      Dans son communiqué, l’élu répond qu’il ne peut « ni infirmer ni confirmer » l’information, n’en ayant « pas le souvenir ». « Cela est tout à fait possible », indique-t-il, relativisant : « Il est fréquent que les auteurs en difficulté financière sollicitent des lettres de recommandation. »

      Une telle allocation est un privilège rarement attribué. « À l’époque, il avait déposé un dossier pour demander une bourse d’écriture. Mais les écrivains retraités n’y avaient pas droit. Cette demande lui a donc été refusée, a expliqué à L’Opinion l’actuel directeur du CNL, Vincent Monadé. Il a alors remué ciel et terre pour faire pression sur le CNL, du président du CNL, Jean-Sébastien Dupuis, au ministre de la culture Jean-Jacques Aillagon, en passant par Christophe Girard et d’autres, des personnalités importantes, membres de l’Académie française ou prix Goncourt, qui sont intervenus en sa faveur. Au final, la pression a été telle qu’il a obtenu cette allocation annuelle pour les auteurs. »

    • Organisé par l’autoproclamée élite cela semble le continuum d’un boy’s club violophile multi séculaire. Ce boy’s club apparait être via Théophraste Renaudot dans la lignée de la gestion du peuple (entendez des #SANS droits, parents, dents, pouvoir …). Ce point de recherche est à poursuivre quand on investigue sur les abus perpétrés et restés impunis des plus défavorisé·es dans les affaires de pédocriminalité via les « centres de soins », où enfants, handicapé·es et orphelin·es ont été des victimes sans possibilité de se défendre.

      Théophraste Renaudot était protestant, il s’est convertit au catholicisme pour entrer au service du Cardinal Richelieu, il créé vers 1628 la première ANPE de l’histoire pour faire trimer les indigents et en qualité de médecin ordinaire de louis XIII s’occuper de leur santé mais aussi de leur argent … puisqu’il s’enrichit sur leur dos avec un mont-de-piété qu’il finit par installer au Louvre. Inscrit dans l’histoire comme #grand_homme, il serait l’inventeur de la presse alors qu’il invente surtout la restriction de la liberté de la presse, il en obtint le monopole en 1635 pour servir la propagande colonialiste de Richelieu.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Théophraste_Renaudot

      Créé en 1926, le prix Théophraste Renaudot, est intimement lié au prix de l’Académie Goncourt (créé début 1900 et présidé par Bernard Pivot de 2014 à 2019 couvert repris par Pascal Bruckner). Le Renaudot est l’invention de journalistes qui se faisaient chier en attendant les résultats du Goncourt et qui publieront chez Gallimard trois ans plus tard la biographie de Théophraste où chacun sera l’auteur d’un chapitre (Histoire de consolider leur supercherie).

      WP « Sans être organiquement lié à l’Académie Goncourt, le jury du Renaudot joue le rôle de son complément naturel, accentué par l’annonce du résultat, simultanément et dans le même cadre (premier mardi de novembre au restaurant Drouant à Paris). »
      Pour situer géographiquement Drouant et le milieu social qui le fréquente, ce grand restaurant parisien qui dispose de salons privés à l’étage, est à deux pas du ministère de la culture, du Louvre, des colonnes Buren, et au bas de l’avenue de l’Opéra Garnier.
      WP https://fr.wikipedia.org/wiki/Drouant

      Les jurés des deux prix (Goncourt et Renaudot), une fois élus, disposent d’un couvert à vie chez Drouant.

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      Pour poursuivre la géographie parisienne, concernant Matzneff, l’Hôtel Taranne payé par Bergé et YSL se trouve 153 Boulevard Saint-Germain en face du Flore et de l’église Saint Germain, tu peux pas trouver plus central en Germanocratie.
      Cf WP english (pas en français quand même)
      https://en.wikipedia.org/wiki/Hôtel_Au_Manoir_Saint_Germain_des_Prés
      Du restaurant Drouant à la rue du dragon, il y a 20mn à pied. Prends sous les arcades du Louvre puis laisse l’actuelle pyramide à ta gauche, franchi la Seine en face ce qui t’offre la vue sur le pont des arts, la cité et l’académie française sur le quai en face, traverse si tu peux les Beaux Arts, remonte à droite la rue bonaparte qui croise la rue Jacob. Tu viens de passer devant les domiciles de Montherlant (de 1942 à sa mort), la NRF de Gaston Gallimard et Gide puis de Drieu La Rochelle, Pierre Bergé (5 rue Bonaparte de 1990 à sa mort bien qu’il habitat aussi avec YSL un peu après la rue du dragon), et l’Hôtel de Matzneff (1987 - 1989).

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      Si tu veux faire des recherches sur l’exploitation de la charité et de la liberté par le pouvoir, Jean-Marc Borello peut être une piste, ancien éducateur mêlé à l’Affaire de pédophilie du centre des Tournelles (1996), proche de Bergé, directeur du Palace, condamné pour trafic de drogue, actuellement patron du groupe SOS (fondé en 1984) et considéré comme le patron de LREM et de Macron.

      https://www.leparisien.fr/faits-divers/les-victimes-des-tournelles-reclament-justice-15-03-2001-2002032919.php
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2006/05/12/robert-megel-condamne-a-12-ans-de-reclusion_771271_3224.html
      https://lemonde.fr/economie/article/2009/06/11/jean-marc-borello-un-patron-sans-but-lucratif_1205675_3234.html
      https://www.lepoint.fr/presidentielle/jean-marc-borello-le-vrai-patron-de-macron-07-03-2017-2109847_3121.php

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_SOS

      Le groupe SOS est une organisation française1 spécialisée dans l’entrepreneuriat social qui regroupe des entreprises et des associations. En 2018, il employait 18 000 salariés et générait 950 millions d’euros de chiffre d’affaires, principalement au travers de subventions publiques, à travers 550 établissements.

  • #Laila_Mickelwait : Pornhub – Il est temps de mettre la clé sous la porte
    https://tradfem.wordpress.com/2020/02/09/pornhub-il-est-temps-de-mettre-la-cle-dans-la-porte

    Pornhub engrange chaque année des millions de dollars en revenus de publicité et de frais d’adhésion, au rythme de 42 milliards de visites et 6 millions de vidéos mises en ligne par an. Pourtant, l’entreprise ne possède aucun système pour vérifier réellement l’âge ou le consentement des personnes figurant dans les contenus pornographiques hébergés.

    En fait, tout ce qu’il faut pour afficher de la pornographie en ligne sur Pornhub est une adresse électronique. Il n’est besoin d’aucune pièce d’identité émise par le gouvernement, ni même de leur fameuse coche bleue de vérification qui donne l’impression que tout est correct.

    Je le sais, parce que j’ai essayé.

    Il m’a fallu moins de 10 minutes pour créer un compte d’utilisateur et mettre en ligne sur ce site une bande test vierge, qui a été mise en ligne instantanément. J’aurais pu ensuite devenir « accréditée par Pornhub », en leur envoyant une simple photo de moi tenant un bout de papier portant mon nom d’utilisateur. C’est tout ce que j’avais à faire.

    Il n’est donc pas surprenant que Pornhub ait admis avoir accrédité la jeune fille de 15 ans violée dans 58 vidéos sur leur site. En effet, le compte Twitter officiel de Pornhub a écrit en réponse à cette révélation que la jeune de 15 ans avait été accréditée comme membre. Après avoir rapidement réalisé qu’ils venaient d’admettre avoir été complices de sa traite, le représentant de Pornhub a supprimé ces tweets, mais la preuve de cet aveu existe toujours dans cette réponse et dans d’autres tweets.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.washingtonexaminer.com/opinion/time-to-shut-pornhub-down
    #pédocriminalité #pornographie #traite_d'êtres_humains

  • sebastien bouilleh, ancien rugbyman, victime à 11 ans, aujourd’hui fondateur de COLOSSE aux PIEDS DARGILE, asso ayant pour missions la prévention, la sensibilisation, la formation aux risques de pédocriminalité en milieu sportif et l’accompagnement des victimes :

    https://twitter.com/mikohiyama/status/1226194370828939264

    « Ça fait 5 ans que je suis sur le terrain et il n’y a pas eu une fois où je n’ai pas eu une victime en face de moi après une intervention. J’en suis à plus de 3.000 témoignages. Partout où il y a des enfants il y a des prédateurs »

  • Bon, je ne peux pas participer au débat avec @tintin et @touti sur la #pédocriminalité alors je poste ici.
    https://seenthis.net/messages/817814

    Sur les discours sexologiques de l’époque (de tout le siècle en fait), brillant analyse féministe de l’historienne lesbienne Sheila Jeffreys, aujourd’hui qualifiée de TERF et honnie.

    Lecture « intersectionnelle » de Jeffreys qui a le tort de ne pas être assez capitaliste dans son livre Anticlimax.

    Sheila Jeffreys and the sexual revolution | Green Left
    https://www.greenleft.org.au/content/sheila-jeffreys-and-sexual-revolution

    Perhaps the most revealing chapter is the section on the sexual revolution of the ’60s. According to Jeffreys, “the sexual revolution was a counterrevolution and constituted a timely adjustment to the fine tuning of the heterosexual institution”. She argues that the breaking down of previous moralistic barriers and inhibitions was aimed simply at improving the sexual diet of men.

    Jeffreys goes so far as to argue that “to many who lived throughout the ’60s and early ’70s the changes in sexual behaviour would have been imperceptible”.

    This is a severe distortion of history. The ’60s sexual revolution occurred in the context of the rise of broad social movements challenging major aspects of capitalist society — from its n in Vietnam to its repressive mores regarding sexual relations. This was the period of the birth of the “second wave” of feminism and of the gay and lesbian rights movements.

    For the first time in history, large numbers of people began to grasp the depth of women’s oppression, the degree to which women have been systematically stunted and dehumanised to fit the social role of wife-mother-housekeeper within the monogamous family unit.

    I remember, as a teenager in a working-class area at the time, being extremely conscious of options that had not been available to our parents. We explored issues such as contraception, abortion and living in “de facto relationships”.

    If we were to accept the analysis that no gains were made during the ’60s and ’70s, then we would be forced to say that the women’s liberation movement has had no social impact.

    J’ai lu le chapitre en question et je trouve qu’elle analyse bien les propos, avec des sources savantes (les livres) et profanes (les courriers de lectrices). Elle montre les injonctions, le malaise, l’utilisation de la politique anticapitaliste et non-conventionnelle à fins androcentrées. Un peu complotiste parfois mais on est obligé d’admettre avec elle que ce biais androcentré (sur les hommes adultes aux dépens des femmes et des enfants) a fait des ravages. C’est pas pour rien aujourd’hui qu’on a si gros différentiel de « libération » entre F et H (50 % de femmes se masturbent contre 100 % d’hommes), c’est parce que la libération sexuelle était aussi/avant tout (là tout est discutable) une libéralisation.

    Je poste ça ici parce qu’on entre dans ce débat sur la libéralisation sexuelle et que je trouve cette autrice indispensable ne serait-ce que pour le retour aux sources (savantes et profanes).

    • Merci @antonin1 je découvre, en plus elle est très drôle parfois.
      Dans ces deux vidéos elle démontre en reprenant les écrits de Millett comment étaient représentées les femmes par les héros de la #révolution_sexuelle et comment certains comportements avilissants persistent aujourd’hui dans la pornographie.

      Key Thinkers : #Sheila_Jeffreys on #Kate_Millett
      (livre Sexual politics)
      à la fin de cette vidéo, elle parle du roman de D.H Lawrence « L’amant de Lady Chatterley » avec cet extrait que j’orthographie surement mal « the root able finity is in the balls » YT traduit par « La racine de toute raison est dans les boules » ce qui lui fait dire que Lady Chatterley devait être réhabilitée par le pénis.
      C’est intéressant parce que Fanny Deleuze (la #femme_de qui n’apparait nul part mais est tout de même signataire) est LA traductrice de DH.Lawrence (Elle est même actrice dans le film éponyme)
      https://www.youtube.com/watch?v=pF4o-JbTD0s


      Part2
      https://www.youtube.com/watch?v=3TSrV9QihFc

      #1979
      #Viola_Klein, née à Vienne en 1908, première féministe qui dénoncé la haine des femmes dans « Feminin Characters » en 1946 à propos de Freud ou Havelock Ellis en prenant leurs écrits au pied de la lettre.
      #féminisme

    • hello, merci tout d’abord, ça a l’air super intéressant. Sinon, même si c’est pas le top d’avoir un fil de 800 message de long, je vois pas pourquoi tu peux pas participer au « débat » que j’appelle plutôt la poubelle so far ? Ou alors j’ai loupé un truc, mais perso, pas de souci, au contraire, c’est une guerre ouverte.

    • @tintin avec une liste pointant vers des posts thématiques (cercles littéraires, FHAR, sexologie) il serait possible de réorganiser un peu le truc. Là je poste où je peux :

      Sur le départ des meufs et des libertaires du FHAR, pas encore lu Fille à pédé de Lola Miesseroff
      http://www.editionslibertalia.com/catalogue/poche/fille-a-pedes
      mais elle aborde cette question.
      L’émission où je l’ai entendue devrait être en ligne ici.
      http://aligrefm.org/emissions/liberte-sur-paroles-21

      Cet auteur vous a bloqué. Vous ne pouvez pas commenter ses messages.

      Et si possible que ces seens ne soient pas ouverts par une personne trop susceptible qui a du mal avec le respect et la tolérance, bloque à tour de bras et pousse vers la sortie un paquet de monde...

    • Absolument impossible de parler de « trop susceptible qui a du mal avec blahblah » là man. Pas moyen. J’avais pas suivi, mais pour moi, si elle t’as bloqué, c’est que t’as merdé. Et pas la peine d’essayer d’en discuter avec moi.

      Bref, ça continue où ça continue.

    • Je m’en fous qu’on me bloque, j’ai une vie et Internet est grand. Mais ça pose question, quand il s’agit de collaborer et de contribuer à des œuvres collectives (ici une collecte d’infos), qu’un travail dans lequel s’implique autant de monde (j’ai pas fait grand chose mais j’ai un peu accompagné @touti) puisse pâtir des fonctionnements problématiques des un·es et des autres.

      D’ailleurs à chacun de mes départs j’ai fait cette merde de détruire mon compte et tout ce qu’il y avait parce qu’il n’y avait pas de solution entre « je détruis tout » et « je ne suis plus là mais en vrai je peux revenir quand je veux alors jour après jour je fais l’effort de ne pas revenir » mais j’ai quand même honte d’avoir privé la communauté que nous constituons bon gré mal gré de choses qui l’avaient intéressée et dont elle souhaitait garder une trace. On a des obligations les un·es vis-à-vis des autres, alors même s’il est compréhensible, voire justifié, qu’on ne les respecte pas toujours, il faut trouver des garde-fous.

  • #Naomi_Cahn : Pourquoi les femmes perdent la garde de leurs enfants
    https://tradfem.wordpress.com/2020/01/28/pourquoi-les-femmes-perdent-la-garde-de-leurs-enfants

    Le terme « aliénation parentale » est issu des travaux du pédopsychiatre Richard Gardner dans les années 1980 pour expliquer ce qu’il considérait comme un nombre choquant d’allégations d’abus sexuels d’enfants dans les litiges relatifs à la garde. Gardner affirmait que beaucoup de ces allégations de violence étaient inventées de toutes pièces par des mères vengeresses ou pathologiques.

    Mais sa théorie a fait l’objet de vives critiques, comme celle de Jeffrey Edleson, ancien directeur du Centre du Minnesota contre la violence et les abus et professeur et directeur de recherche à l’École de travail social de l’Université du Minnesota, qui a déclaré en 2009 que « le SAP (« syndrome d’aliénation parentale ») est essentiellement composé de prétentions non fondées ; il n’est fondé sur aucune base scientifique.

    Néanmoins,cette théorie survit, sous une forme neutre à l’égard du genre, à savoir l’idée d’une « aliénation parentale ». Mais, cette théorie a également été discréditée, et comme l’explique le Conseil national des juges des tribunaux pour enfants et de la famille, elle « détourne également l’attention des comportements du parent violent ».(…)

    Traduction : #Tradfem
    #aliénation_parentale #justice_patriarcale #idéologie_masculiniste #injustice #Richard_Gardner

  • Why Women Lose Custody
    https://www.forbes.com/sites/naomicahn/2020/01/26/why-women-lose-custody

    The term “parental alienation” comes from the work of child psychiatrist Richard Gardner in the 1980s to explain what he saw as a shocking number of child sexual abuse allegations in custody litigation. Gardner claimed that many of these abuse allegations were fabricated by vengeful or pathological mothers.

    But his theory has been subjected to strong criticism, such as that from Jeffrey Edleson, former director of the Minnesota Center Against Violence and Abuse and professor and director of research at the University of Minnesota School of Social Work, who said in 2009 that, “PAS is essentially composed of unsubstantiated claims; there’s no science behind it.”

    Nonetheless, it survives in a gender-neutral form as parental alienation. But, that too has been discredited, and as the National Council of Juvenile and Family Court Judges, explains, it “also diverts attention away from the behaviors of the abusive parent.”

    When fathers alleged mothers were alienating, regardless of abuse claims, they took custody away from her 44% of the time. When the genders were reversed, and fathers started out with the children, mothers took custody from fathers only 28% of the time. Fathers were overall much more likely to win than mothers by claiming alienation.

    Meier found that, when mothers claimed any type of abuse, if fathers responded by claiming parental alienation, then the mothers were twice as likely to lose custody as when fathers did not claim alienation. In the study’s stark conclusion: “alienation trumps abuse.”

    Even when the father’s abuse was considered by the court to have been proven, the mothers who were alleging the abuse still lost custody in 13 % of the cases. By contrast, fathers lost custody only 4% of the time when a mother’s abuse was considered proved.

    « Syndrome d’aliénation parentale » (SAP) en français.
    #psychologie (mauvaise) #violences_familiales (masculines) #justice (kof !) #famille (je vous hais) #enfants (qu’on laisse encore dans les pattes de pères qu’on sait violents et incestueux)
    #pédocriminalité #pédoviol #masculinisme

  • Eglise catholique : des prêtres mariés et des ministères pour les femmes en Amazonie ?
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/06/17/eglise-catholique-des-pretres-maries-et-des-ministeres-pour-les-femmes-en-am

    Jusqu’à quel point l’Eglise catholique est-elle disposée à adapter son organisation pour s’accorder à la géographie et aux particularités des communautés, notamment amérindiennes, vivant en Amazonie ? En envisageant l’ordination d’hommes mariés pour pallier le manque de prêtres sur cet immense territoire, en créant de nouveaux ministères et en envisageant que des femmes puissent en être chargées. C’est la proposition novatrice, mais certainement pas consensuelle, formulée par le rapport (instrumentum laboris, dans le jargon ecclésial) préparatoire au synode d’octobre sur l’Amazonie, qui a été rendu public lundi 17 juin.

    Ce document était très attendu, justement parce que la possibilité d’ordonner des hommes mariés est aujourd’hui un sujet de débat dans l’Eglise catholique, touchée dans certains pays par une profonde crise des vocations. En Amazonie, les grandes distances ont pour conséquences que certaines communautés ne voient pas de prêtres pendant de très longues périodes et n’ont donc que rarement accès à l’eucharistie (la communion), sacrement central dans la pratique religieuse catholique et qui ne peut être célébrée que par un prêtre.


    L’ancien pape Benoît XVI exhorte François à ne pas ordonner d’hommes mariés
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/01/13/l-ancien-pape-benoit-xvi-exhorte-francois-a-ne-pas-ordonner-d-hommes-maries_

    et pour les femmes la question ne se pose même pas finalement contrairement à ce qu’annonce le premier titre.
    #sexisme #misogynie #pédocriminalité #catholicisme

  • ENFANCE VOLÉE, CHRONIQUE D´UN DÉNI
    Comment la société Française a totalement changé son regard sur le problème des violences sexuelles sur mineurs, en à peine un demi-siècle.

    La société Française a totalement changé son regard sur le problème des violences sexuelles sur mineurs, en à peine un demi-siècle.
    C´est seulement depuis un siècle qu´on parle clairement d’agressions sexuelles sur les enfants, même si ce n´est pas un fait nouveau. Véritable baromètre des moeurs, les réactions de la société civile au crime sexuel sur mineur esquissent l´histoire morale, politique et culturelle de ce problème majeur, et d´une si longue indifférence à son égard, aux dépens des victimes. Le film entend retracer l´histoire de ce tabou avec l´aide ponctuelle d´historiens, psychiatres, magistrats, politiques, l´utilisation d´archives, mais surtout en donnant une large place aux témoignages de personnes de différentes générations ayant vécu ces agressions.

    http://www.lcp.fr/emissions/288920-enfance-volee-chronique-dun-deni

  • Note pour
    https://seenthis.net/messages/817814

    https://www.franceculture.fr/droit-justice/pedocriminalite-ce-que-disent-les-lois-depuis-1810
    (Raa, j’ai coupé au milieu, l’accent de Neuilly SS m’est insupportable surtout pour traiter de ce sujet, donc les circonvolutions de la bourgeoisie perchée, encore pire )

    extrait de 2mn où Hocquenghem défend son ami Gilbert Villerot, émission avec Foucault

    Dans l’émission Dialogues diffusée sur France Culture le 4 avril 1978, le romancier et membre fondateur du Front homosexuel d’action révolutionnaire (FHAR) Guy Hocquenghem s’indignait ainsi de l’inculpation de l’un de ses amis « pour des faits extrêmement légers, à savoir avoir simulé une masturbation devant des enfants et d’avoir commis un attouchement sur l’organe sexuel d’un des gamins rencontrés au cours d’une promenade à vélo. Faits extrêmement légers qui dans n’importe quelle autre circonstance, à Paris notamment, n’auraient même pas valu la détention préventive ». Dans cette conversation radiophonique, face au philosophe Michel Foucault, il évoque également la notion « piégée » de consentement. L’avocat Jean Danet remet lui en question que le consentement de l’enfant puisse entrer dans un cadre juridique.

    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2020/01/5d932d15-dec1-410d-ac0a-45f0184010a9/net_mfc_817f7113-58fa-4536-a1e0-b2b8073a34a4.mp3

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_de_recherche_pour_une_enfance_diff%C3%A9rente

    WP ne note pas que c’est un des inculpés du procès cf pétition

    • Pour le moment, je tatonne ! je rassemble des éléments pour comprendre les liens entre personnes, que ce soit sur les signataires ou sur la façon dont le monde culturel présente la pédosexualité comme ici, à la radio bien que je n’ai pas eu le courage d’écouter jusqu’au bout.
      Concernant les infos de personnes, je m’en tiens au premier cercle, soit les signataires des 3 pétitions et les liaisons qui existent entre.
      C’est un puzzle assez sordide avec des pièces que je trouve aussi dans des sites pas vraiment cools.
      Je vois bien que c’est assez énorme comme taf, d’autant que je n’ai d’autre prétention que de comprendre. Les assos sont déjà nombreuses même si au premier abord on peut confondre des sites … glauques.

      Je ne pense pas pouvoir montrer quoi que ce soit en ligne avant un moment, désolée.
      Mais on peut échanger par mail si tu veux j’ai quelques images de cartes possibles qui commencent à poindre.

    • ouais je veux bien, la volonté de comprendre, c’est un peu le moteur commun je crois... même si on peut y passer sa vie, et que j’ai bien l’impression que le mal (je vois pas d’autre mot), ça ne se comprendra jamais vraiment... au mieux ça se combat, mon mèl : drakis6chezyahoopointfr

    • Je suppose que c’est la retranscription de l’émission radio sur FC du 4/4/78

      https://foucault1978.blogspot.com/2007/07/pudeur.html

      La loi de la pudeur
      Michel Foucault, Guy Hocquenghem, Jean Danet, La loi de la pudeur.

      « La loi de la pudeur » (entretien avec J. Danet, avocat au barreau de Nantes, P. Hahn, journaliste à Gai Pied, et G. Hocquenghem, Dialogues, France-Culture, 4 avril 1978), Recherches, n’ 37 : Fous d’enfance, avril 1979, pp. 69-82 ; Dits et écrits, Tome III, Paris, Gallimard, pp. 766-776 ; Dits et écrits, Tome II, 1976-1988, Paris, Gallimard, pp. 763-777.

      Le Parlement travaillait à la révision des dispositions du Code pénal concernant la sexualité et l’enfance. La Commission de réforme du Code pénal avait consulté M. Foucault, lui-même très attentif aux thèses conflictuelles soutenues par les différents mouvements de libération : les femmes voulaient la criminalisation du viol, les homosexuels, la décriminalisation de l’homosexualité ; lesbiennes et pédophiles s’affrontaient comme ils s’affrontaient aux psychanalystes sur la notion de danger attachée à la sexualité. M. Foucault défendit devant la Commission certains des arguments de la Lettre ouverte sur la révision de la loi sur les délits sexuels concernant les mineurs a. Finalement, en juin 1978, le Sénat votait la suppression de la discrimination entre actes homosexuels et hétérosexuels. L’attentat à la pudeur sans violence à l’égard d’un mineur de moins de quinze ans, quel que soit son sexe, était correctionnalisé, alors qu’il était jusque-là passible des assises.

      #viol #correctionnalisation #foucault #lobbying

    • Note aussi que Gilbert Villerot (’notre ami’ dont parle Hocquenghem dans l’émission de France Culture ) sera directeur de publication du Petit gredin, journal qui se revendique pédophile, parutions 1981-1983 et Fondateur en juillet 1979 du GRED (avec deux autres tarés criminels influents Bernard Frits et Edward Brongersma) / ’Groupe de recherche pour une enfance différente’ qui défend la pédocriminalité.

      Gilbert Villerot publie dans le même numéro de la revue Recherches (pp. 167 212) le dossier de son inculpation en 1977 pour « attentat à la pudeur sans violence sur mineur de quinze ans » transformée par la cour en « violences à enfant », délit moins grave sur le plan pénal pour lequel il fut condamné à un an de prison.

      Quand à Danet, il semble bien être le co-auteur dans Recherches n° 37, avril 1979. Fous d’enfance.

      #1979

    • La page WP https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Loi_de_la_pudeur
      permet d’omettre dans les propos de Foucault et Hocquengheim les passages de soutien explicite à la pédocriminalité

      Wikipédia a une facheuse tendance à empêcher les antipédocriminels de contribuer …
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Sp%C3%A9cial:Contributions/Ours_Arctique
      Ours_Arctique a tenté en vain de noter les signataires des pétitions propédocriminelles, contributions bloquées systématiquement puis a été expulsé de WP

    • Pff, oublié de noté

      Gilbert Villerot publie dans le même numéro de la revue Recherches (pp. 167 212) le dossier de son inculpation en 1977 pour « attentat à la pudeur sans violence sur mineur de quinze ans » transformée par la cour en « violences à enfant », délit moins grave sur le plan pénal pour lequel il fut condamné à un an de prison.

  • Il serait temps d’admettre que les violences sexuelles sont un problème collectif
    http://www.slate.fr/story/186176/agressions-sexuelles-mineurs-revolution-societe-matzneff-springora

    À votre avis, combien va-t-il falloir de révélations sur des histoires de violences sexuelles avant qu’on admette que nous avons un problème ?

    Je veux dire : un problème collectif. Un problème qui dépasse le cadre du cas particulier, de la vie privée, de l’exception terrible, du « elle a vraiment pas eu de chance », du « en même temps, elle aurait pu s’y attendre », voire du « bah tout ça, c’est la faute de sa mère » (affirmation employée aussi bien pour parler des victimes que des agresseurs).

    L’autre jour, j’ai lu cet article de l’Obs racontant le combat d’Eva Thomas, qui a parlé publiquement de l’inceste par son père dont elle avait été victime quand elle avait 15 ans. Son témoignage a été considéré comme un tournant. Le silence autour de l’inceste était fini. La parole se libérait. Plus rien ne serait comme avant. C’était en 1986.

  • Quand BHL soutenait le pédocriminel Matzneff en 2018
    https://www.les-crises.fr/quand-bhl-soutenait-le-pedocriminel-matzneff-en-2018

    2018, une tout autre époque, où BHL soutenait Matzneff… Matzneff, Pinchard, Martinez Bernard-Henri Lévy, 19 mars 2018, La règle du je(u), arch Critique de « La Jeune Moabite » de Gabriel Matzneff, de « Hespérie » de Bruno Pinchard et de « Kairos Melancolia – Jacques Martinez Venise 2017 » de Guido Brivio. Bien des choses me tiennent à distance de […]

  • #Moraline, bien-pensance, néo-catéchisme : avec #Matzneff, le retour des mots de la contre-offensive

    https://www.franceculture.fr/societe/moraline-bien-pensance-neo-catechisme-avec-matzneff-le-retour-des-mots

    et un #grand_homme de plus : #jean_ristat :

    « ... Je veux dire, aujourd’hui, l’estime dans laquelle je tiens son œuvre et sa personne, l’amitié qui nous lie depuis des décennies [...] Il est un homme de liberté [...] Gabriel Matzneff, je le répète, est l’homme de la liberté mais aussi l’homme de l’amour... »

    Après le « droitdelhommisme » et la « tartufferie humaniste », la « moraline » refait surface du côté de ceux qui traquent la politique des bons sentiments, l’ordre moral et la vertu des petits joueurs à l’occasion du scandale autour de Gabriel Matzneff. Retour sur la deuxième vie du mot depuis Nietzsche.

  • Vanessa Springora : "Par son statut d’écrivain, Gabriel Matzneff redoublait son entreprise de prédation par une exploitation littéraire"
    L’Invité(e) des Matins par Guillaume Erner
    https://www.franceculture.fr/societe/quand-des-intellectuels-francais-defendaient-la-pedophilie
    https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/affaire-matzneff-pedophilie-et-litterature-vanessa-springora-est-linvi

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    Quand des intellectuels français défendaient la pédophilie
    03/01/2020 (mis à jour à 12:15)
    Par Cécile de Kervasdoué et Fiona Moghaddam
    https://www.franceculture.fr/societe/quand-des-intellectuels-francais-defendaient-la-pedophilie

    • "Il était bien ce qu’on apprend à redouter dès l’enfance : un ogre". C’est par ces mots que Vanessa Springora dresse le portrait de l’écrivain Gabriel Matzneff qui l’a abusée alors qu’elle avait 13 ans lors de leur rencontre quand lui en avait 50. L’auteur revendiquait alors ouvertement son attirance sexuelle pour les mineurs dans ses ouvrages et dans les médias.

      Les milieux littéraires, hier complaisants avec la pédophilie, ont-ils fait leur examen de conscience ? Comment penser la délicate question du consentement lorsqu’elle touche un enfant ? Vit-on un tournant dans l’histoire du rapport de notre société à la pédophilie ?

      Pour en parler, notre invitée est Vanessa Springora, directrice des éditions Julliard et auteure de l’ouvrage “Le Consentement” aux éditions Grasset.

      #audio #Matzneff #pédocriminalité
      @reka, tu l’as déjà lu ? C’est comment ?

  • Anne-Claude Ambroise-Rendu, Histoire de la pédophilie, XIXe-XXIe siècle


    https://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=CLIO1_042_0244#

    À quelques exceptions près (dont la thèse de sociologie soutenue en 2012 par Guillaume Brie, à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Traitement social de la criminalité sexuelle pédophile. Rapports de pouvoir et lutte des représentations entre agents chargés du contrôle et condamnés), rares sont les auteur.e.s en sciences sociales à avoir interrogé les violences sexuelles sur mineurs. L’intensité des émotions qu’elles suscitent aujourd’hui rend tout propos distancié difficilement audible, dicible, voire même pensable. En publiant une histoire de la pédophilie du xix e siècle à nos jours, Anne-Claude Ambroise-Rendu propose une lecture éclairante de cette problématisation moderne des violences sexuelles sur mineurs. Moins à partir des pratiques que des discours qu’elles suscitent (saisis à travers la justice pénale, les évolutions législatives, les archives policières, les faits divers journalistiques ou, pour la période plus récente, les investissements philanthropiques), son ouvrage montre la formulation progressive d’un intolérable contemporain. Ainsi, entre histoire des émotions collectives, de l’enfance, de la criminalité ou de l’expertise juridico-médicale, Histoire de la pédophilie, xix e - xx e siècle donne à voir la fabrique d’un regard et d’une indignation.

    2
    Le livre s’organise en dix chapitres qui couvrent de manière chronologique et thématique près de deux siècles d’abus sexuels sur mineurs. Le parti-pris de l’auteure permet de saisir comment des institutions produisent une clinique de la pédophilie en spécifiant, isolant et condamnant les violences sexuelles commises sur les enfants. Sans pouvoir entrer ici dans le détail des chapitres, on peut retenir que ce processus, initié au xix e siècle, s’est formalisé sous l’impulsion conjointe de la justice criminelle et de la médecine. Si Michel Foucault est un peu rapidement critiqué en début d’ouvrage pour sa lecture d’un cas particulier (p. 33), on voit à quel point ses travaux irriguent l’analyse de l’auteure pour penser la production d’un nouveau regard et la naissance d’un discours expert sur une violence que l’on formalise progressivement comme particulière, au fur et à mesure que l’enfance et la sexualité deviennent des objets de savoir.

    Histoire de la pédophilie : XIXe-XXIe siècles - Anne-Claude Ambroise-Rendu - Google Books
    https://books.google.com/books/about/Histoire_de_la_p%C3%A9dophilie.html?hl=de&id=5HIeAwAAQBAJ
    https://books.google.de/books/content?id=5HIeAwAAQBAJ&printsec=frontcover&img=1&zoom=1&edge=curl&imgt

    Histoire de la pédophilie : XIXe-XXIe siècles
    von Anne-Claude Ambroise-Rendu

  • La pedocriminalité de Simone de Beauvoir et des pontes de la « French theory »

    Avec la sortie des archives autour de Matzneff consécutive à la sortie du livre « Le Consentement » de Vanessa Springora ressort le nom de Simone de Beauvoir et de nombreux phallopsophes de la « French Theory » - Foucault, Deleuze, Derrida, Quaratti et le féminicide Althusser ainsi que Sartre pour qui Beauvoir semblait chasser des mineures

    J’avais deja relevé au milieu de mon premier poste sur les #grand_homme https://seenthis.net/messages/413241#message425819
    que Beauvoir avait été renvoyé de l’éducation nationale pour viol sur mineurs, applé « détournement de mineur » selon les qualifications de l’époque.

    foucault’s pedophilia

    jsyk that 1977 petition he signed calling for the repeal of several articles of the age of consent law and the decriminalization of all consensual relations between adults and minors below the age of fifteen was also signed by jean sartre, roland barthes, simonde de beauvoir and alain robbe-grillet. [x]

    i have not read the book in this review but i don’t have trouble believing it:

    For long periods, the couple became a “trio”, though the arrangement rarely worked out well for the third party: at least two of de Beauvoir’s former pupils found themselves becoming first her lover, then Sartre’s, only for the couple to close ranks against them once the fun wore off.

    Was de Beauvoir passing lovers on to Sartre - who enjoyed taking girls’ virginities, though he could muster little enthusiasm for the sex act itself - to ensure the continuance of his relationship with her?

    Seymour-Jones certainly thinks so, and she quotes various accounts to back up an increasingly monstrous vision of the couple. “Simone de Beauvoir was able to finish Sartre’s sentences and vice versa,” recounts the writer Olivier Todd. “There was even a kind of mimetism in their rasping voices.”

    For Seymour-Jones, de Beauvoir’s affairs with her students were not lesbian but paedophiliac in origin: she was “grooming” them for Sartre, a form of “child abuse” .

    http://www.telegraph.co.uk/culture/books/non_fictionreviews/3672534/Simone-de-Beauvoir-Meet-Jean-Paul-Sartre.html

    this was not just theoretical for them

    One of de Beauvoir’s students, who she ‘seduced’ and passed on to Sarte, wrote a memoir about the ‘affair’ - worth noting that she was not only 16 at the time, but Jewish: they dumped her during the Nazi occupation and apparently never showed any concern for her safety during the war. de Beauvoir lost her teaching license permanently in 1943 for ‘seducing’ another pupil. God knows how many there were.

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    Puisque elle est renvoyée de l’Education nationale en 1943 suite à un détournement de mineure. Situation qui ne semble pas être la première comme le relate Bianca Lambin dans ses mémoires. L’affaire se conclut sur un non-lieu, mais de Beauvoir est tout de même renvoyée car son mode de vie, les lectures qu’elle conseille aux élèves, comme A. Gide, apparaissent tout de même scandaleuses.

    https://iresmo.jimdofree.com/2019/08/07/simone-de-beauvoir-et-simone-weil-deux-enseignantes-de-philosophie
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    Beauvoir bisexuelle

    Elle s’en est défendu de son vivant mais Beauvoir a eu nombre de relations homosexuelles et notamment avec certaines de ses élèves. Peu avant la Seconde Guerre mondiale, elle est renvoyée du lycée Molière suite à une relation amoureuse avec l’une d’elles. En juin 1943, elle est suspendue de l’Éducation nationale après une plainte pour « excitation de mineure à la débauche ».

    https://www.terrafemina.com/societe/societe/articles/35891-google-doodle-simone-de-beauvoir-en-quatre-scandales.html
    banalisation des faits sur terrafémina et pourtant dans ce texte il y a un lien qui dénonce la banalisation de ce type de faits chez Cauzette.
    https://www.terrafemina.com/culture/medias/articles/27821-causette-sexcuse-pour-une-atteinte-sexuelle-devenue-passion-inter

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    Version proposé par wikipédia

    Elle est suspendue le 17 juin 1943 de l’Éducation nationale à la suite d’une plainte pour « excitation de mineure à la débauche » déposée en décembre 1941 par la mère d’une de ses élèves, Nathalie Sorokine (1921-1967). — La plainte aboutira à un non-lieu30 — ; l’incertitude sur la raison réelle de son éviction fait encore aujourd’hui polémique. Elle sera réintégrée à la Libération par arrêté du 30 juillet 1945, mais n’enseignera plus jamais31. Simone de Beauvoir décrit dans ses mémoires une relation de simple amitié avec cette élève. Elle écrit en outre que l’accusation de détournement de mineur, mensongère, est une vengeance de la mère de cette élève à la suite du refus que lui aurait opposé Simone de Beauvoir d’user de son influence auprès de sa fille pour lui faire accepter un mariage avec un « parti avantageux »32. Pourtant, la nature charnelle des relations qu’elle entretenait avec Nathalie Sorokine ne fait plus aucun doute aujourd’hui 33. En 1943, elle travaille pour Radio nationale (« Radio Vichy ») où elle organise des émissions consacrées à la musique à travers les époques. Elle s’installe avec Jean-Paul Sartre à l’hôtel La Louisiane34, à Saint Germain des Près en 1943 mais dispose de sa propre chambre, elle écrira « Jamais aucun de mes abris ne s’était tant approché de mes rêves ; j’envisageais d’y rester jusqu’à la fin de mes jours »35.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Simone_de_Beauvoir

    La source 33 de wikipédia qui sert de preuve à la nature sexuelle des faits repochés à Beauvoir est : Michel Onfray, Contre-histoire de la philosophie t.9, les consciences réfractaires, Paris, Grasset, 2013, 468 p. (ISBN 978-2-253-15652-9), p. 406-408
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    Sur la pétition de 1977

    Le Monde publie le 23 mai 1977 sous le titre « Un appel pour la révision du code pénal à propos des relations mineurs-adultes » des extraits d’une « Lettre ouverte à la Commission de révision du code pénal pour la révision de certains textes régissant les rapports entre adultes et mineurs »7 envoyée par 80 personnalités et intellectuels au Parlement français8,9. Cet appel réclame une réécriture des dispositions du code pénal concernant les relations sexuelles entre adultes et mineurs de quinze ans afin de les rendre moins strictes8,7.

    Le Monde reproduit les signatures de Louis Althusser , Jean-Paul Aron, Roland Barthes, André Baudry, Simone de Beauvoir , Jean-Claude Besret, Jean-Louis Bory, Bertrand Boulin, François Chatelet, Patrice Chéreau, Copi, Alain Cuny, Gilles Deleuze, Jacques Derrida, Françoise Dolto, Michel Foucault, Félix Guattari, Michel Leiris, Gabriel Matzneff, Bernard Muldworf, Christiane Rochefort, Alain Robbe-Grillet, Jean-Paul Sartre , le docteur Pierre Simon et Philippe Sollers8.

    La lettre a également été signée par Dennis Altman (en), Claude Bardos, le pasteur G. Berner, Christian Bourgeois, Christine Buci-Glucksmann, Jean-Pierre Colin, Dominique Desanti, Jean-Toussaint Desanti, Bernard Dort, Françoise d’Eaubonne, Philippe Gavi, André Glucksmann, Renaud Goyon, Daniel Guérin, Pierre Hahn, Jean-Luc Hennig, Christian Hennion, Guy Hocquenghem, Roland Jaccard, Pierre Klossowski, Anne Laborit, Madeleine Laïk, Georges Lapassade, Dominique Lecourt, Jacques Lefort, Michel Lobrot, Jean-François Lyotard, Michel Mardore, Dionys Mascolo, Gérard Molina, Vincent Monteil, Nicole Nicolas, Marc Pierret, Jacques Rancière, Claude et Olivier Revault d’Allonnes, Jean Ristat, Gilles Sandier, René Schérer, Victoria Thérame, Hélène Védrine et les Drs Frits Bernard, Boegner, Cabrol, Challou, Maurice Eme, Pierrette Garreau, R. Gentis, Michel Meignant, Jean Nicolas, Séguier, Torrubia7.

    #grooming #pedocriminalité

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    Il semble qu’une des élèves de Beauvoir ait écrit un livre
    http://dona-martin.blogg.org/simone-de-beauvoir-ou-les-memoires-d-une-jeune-fille-derangee-a12
    J’ai pas encore lu ce lien

    Bianca Bienenfeld est, à 17 ans, avec sa professeure de philosophie, Simone de Beauvoir, et le concubin de celle-ci, Jean-Paul Sartre, le troisième élément d’un trio (triangle), le trio de Paris, qui fait suite au trio de Rouen, constitué par le couple avec une autre jeune élève de philosophie de Simone de Beauvoir, Olga Kasakiewicz. Abus d’autorité ? Détournement ? Perversité ?

    Simone de Beauvoir, la « femme libérée », l’aristo-bourgeoise « affranchie », était-elle bien l’esclave pourvoyeuse de chaires fraîches de son « maître » macho ?

    Professeure agrégée de philosophie Bianca Bienenfeld, épouse Lamblin, est l’auteure de Mémoires d’une jeune fille dérangée, Balland, Paris, 1993.

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    Je me rends compte à présent que j’ai été victime des impulsions donjuanesques de Sartre et de la protection ambivalente et louche que leur accordait le Castor (notedt, Simone de Beauvoir). J’étais entrée dans un monde de relations complexes qui entraînaient des imbroglios lamentables, des calculs minables, de constants mensonges entre lesquels ils veillaient attentivement à ne pas s’embrouiller.
    J’ai découvert que Simone de Beauvoir puisait dans ses classes de jeunes filles une chair fraîche à laquelle elle goûtait avant de la refiler, ou faut-il dire plus grossièrement encore, de la rabattre sur Sartre.
    Tel est, en tout cas, le schéma selon lequel on peut comprendre aussi bien l’histoire d’Olga Kosakievicz que la mienne. Leur perversité était soigneusement cachée sous les dehors bonasses de Sartre et les apparences de sérieux et d’austérité du Castor. En fait, ils rejouaient avec vulgarité le modèle littéraire des Liaisons dangereuses.

  • « Les temps ont changé, il est devenu indéfendable » : dans un contexte post-#metoo, le malaise Gabriel Matzneff
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2019/12/23/les-temps-ont-change-il-est-devenu-indefendable-dans-un-contexte-post-metoo-


    Gabriel Matzneff en 2006. À droite, l’éditrice Vanessa Spingora. En haut, Bernard Pivot (en 1978), qui a reçu l’écrivain à six reprises dans son émission « Apostrophes ».
    Collage d’après les photos de Jean-Philippe Baltel/Sipa, Rue des Archives/Agip Jean-Francois Paga/Opale via Leemage. Collage de Jean-Baptiste Talbourdet Napoleone pour M Le magazine du Monde

    La parution du livre « Le Consentement » crée une secousse dans le monde littéraire. L’auteure Vanessa Springora y raconte sa relation traumatisante, à 14 ans, avec cet homme de trente-six ans son aîné, écrivain aux pratiques pédophiles assumées.

    le #paywall ne me permet pas de voir si Le Monde rappelle que Gabriel Matzneff a longtemps tenu une chronique hebdomadaire (dans mon souvenir, entièrement centrée sur sa personne) dans Le Monde des Livres.

    (et, je voudrais pas dire, mais à l’époque c’était déjà beaucoup plus que du malaise que m’inspirait ce bonhomme et ses œuvres…)

    • Puisque nous n’avons pas l’article en entier à cause du #paywall, on peut quand même bruler chaque lettre du titre.

      Comme si les crimes pouvaient s’absoudre dans le temps, que les faits n’existaient pas et n’avaient pas à voir avec un viol mais simplement à la définition morale d’une époque. Comme si il n’y avait pas eu de victimes avant et des prédateurs sexuels, toujours, pour profiter de leur position dominante sur des enfants et les violer en toute impunité.
      A cette époque certains se targuaient de leurs libertés basées sur la soumission sexuelles des autres, le monde de la politique et de la littérature, les #grands_hommes se congratulait et montrait comment détruire des personnes par le sexe pour maintenir leur position dominante.

      Oserait-on titrer la même chose avec Hitler ?

      « Les temps ont changé, il est devenu indéfendable »

    • L’article de Lacroix relate la courageuse intervention de #Denise_Bombardier chez #Pivot et comment elle fut agressée et ostracisée

      https://www.la-croix.com/Culture/Lecrivain-Gabriel-Matzneff-rattrape-passe-2019-12-25-1201068455

      Vanessa Springora rappelle, témoignage accablant sur les doctes errements des intellectuels, ce que fut aussi le « consentement » général. Tribune libre en 1977 à la une du Monde ; pétition signée par Sartre, Simone de Beauvoir, Michel Foucault, André Glucksmann, Jack Lang, Bernard Kouchner… Sans l’ombre depuis, chez les vivants, de l’expression d’un remords à l’égard des « victimes » de ce gourou de la pulsion pédophile, très en cour, défendu, au nom du style, par François Mitterrand.

      #livres
      Le Consentement, de Vanessa Springora. Grasset, 218 p., 18 €.

      Une vie sans peur et sans regret. Mémoires, de Denise Bombardier. Plon, 464 p., 21,90 €.

      A part ceux qui sont morts, tous les crevards de pédophiles cités plus haut se portent plutôt bien, la presse française leur déroule le tapis et ils ont toujours pignon sur rue.

    • La prestation de Matzneff et de Pivot dans la vidéo d’Apostrophes est insoutenable. Denise Bombardier très émue et très digne face à un porc…

      Denise Bombardier, dans Une vie sans peur et sans regret, Mémoires : […] Puis-je avouer que cette intervention fut l’une des rares où, dans ma vie, j’ai fait œuvre utile ? »

    • Ami de Matzneff, Philippe Sollers la qualifie publiquement de « mal baisée ». Dans Le Monde, Josyane Savigneau pourfend sa « sottise » et défend avec ardeur « l’homme qui aime l’amour ». Sur Twitter, ces jours-ci, elle le glorifie encore.

      Dans VSD, Jacques Lanzmann s’étonne que Matzneff n’ait pas « aligné la Bombardier d’une grande baffe en pleine figure ». À son retour au Québec, elle reçoit des lettres anonymes, des appels menaçants, sa maison est taguée, ses vitres cassées, ainsi qu’elle le raconte dans son autobiographie parue en février dernier. « Rétrospectivement, écrit Vanessa Springora, je m’aperçois du courage qu’il a fallu à cette auteure canadienne pour s’insurger, seule, contre la complaisance de toute une époque. »

      ici l’extrait de l’émission Denis Bombardier interviens à 1:43 mins
      https://www.dailymotion.com/video/x3ykex7

    • Même rhétorique, chez ce gros connard d’ardisson, il y a une quinzaine d’année.

      Interview biographie de Gabriel Matzneff - Archive INA - YouTube
      (je vous épargne le lien, c’est au début)

      Ardisson :

      mais vous ne croyez pas que la condamnation de la société envers vous est irrévocable ?

      matzneff (rigolard) :

      Mais non voyons, absolument pas, ça c’était au vingtième siècle, maintenant c’est le vingtième et unième siècle - c’était les années 90 où je me faisait insulter (...)

      et ensuite, de lui servir la soupe pendant un quart d’heure.

    • Mais il ne faudrait pas croire que c’est là le seul contexte où les médias préfèrent des formules qui ne contiennent pas « le mot en V » ; le même évitement peut être observé dans presque tous les contextes. Jane Gilmore, la féministe australienne à l’origine du projet ‘Fixed It’ [“rectification”], qui souligne en rouge les titres sexistes des journaux et publie une capture d’écran de sa version rectifiée avec la bulle « Allez-y » (nom de l’organe de presse), « je vous l’ai rectifié », est particulièrement au fait de l’utilisation médiatique permanente du mot « sexe » au lieu de « viol » dans les comptes-rendus d’affaires de viol, alors même que les médias pourraient tout à fait remplir leurs obligations légales de ne pas biaiser les procédures criminelles en procédant à une simple modification, en ajoutant « présumé » au mot « viol ». Comme le dit Gilmore, ce n’est pas ainsi qu’ils rendent compte d’autres crimes à propos desquels personne n’a encore été condamné. Si quelqu’un est accusé de voler une voiture, les médias ne se sentent pas obligés de le décrire comme étant simplement en train de « conduire une voiture », tant qu’un jury ne l’a pas condamné pour vol. Même si sa défense consiste à dire, « je conduisais avec la permission du propriétaire », des mots comme « voler » ou « dérober » ne seront pas complètement rejetés. Pour « violer », toutefois, les choses sont différentes.

      J’en suis venue à des conclusions semblables lors de ma recherche pour un article du TES [le Supplément Education du Times] sur le langage utilisé pour qualifier des agressions sexuelles commises à l’endroit d’enfants. Les articles que j’ai lus, surtout dans les cas concernant des adolescentes, faisaient preuve d’une résistance marquée envers l’utilisation du mot « viol » ou d’autres mots impliquant des sanctions pénales, comme « agression » ou « abus ».

      Par exemple, les enseignants qui avaient abusé de leur position d’autorité ont été très souvent considérés « comme ayant eu des relations sexuelles » avec les élèves adolescentes qu’ils avaient sollicitées ; parfois on disait qu’ils avaient eu « une liaison » ou « une aventure ». Le langage, en d’autres termes, était issu du registre généralement utilisé pour parler de sexe ou de relation amoureuse entre deux adultes consentants – même quand le professeur était un prédateur en série, agressant des élèves n’ayant pas plus de 13 ans, et cela même dans des articles après qu’il ait été condamné.

      Pourquoi les comptes-rendus des cas concernant des enfants sont-il si frileux quant à l’usage des termes « viol », « agression » ou « abus » ? Je me suis alors vraiment demandée si ce n’était pas parce qu’il ne s’agissait pas vraiment d’accusations de viol dans la plupart de ces cas (les atteintes contre les mineur·e·s sont désignées différemment, par exemple comme « relations sexuelles avec enfant »). Mais à la réflexion j’ai conclu que l’accusation n’était pas l’enjeu : l’évitement constaté était plus en rapport avec deux autres facteurs.

      L’un d’eux est la réticence à utiliser des mots impliquant la violence dans des cas où l’agresseur a usé de manipulation psychologique et affective plutôt que de force ou de menaces. C’est ainsi que beaucoup d’agresseurs d’enfants opèrent. Dans une émission télévisée récente au cours de laquelle j’ai entendu parler du cas de Larry Nassar, entraineur sportif qui a agressé sexuellement de centaines de filles pendant une vingtaine d’années, la journaliste Lindsey Smith (qui avec sa collègue Kate Wells a fait un reportage pour la radio publique du Michigan, et a poursuivi avec des récits des survivantes, dans le podcast primé “Believed”[« On vous croit »]), a expliqué que les raisons principales de l’impunité prolongée de Nassar était sa capacité a gagner la confiance à la fois de ses victimes, de leurs parents et de leurs entraineurs. Les professeurs qui agressent leurs élèves abusent de leur confiance ; peut-être, alors, n’est-il pas étonnant que dans les cas d’abus de pouvoir, des formules comme « ont eu un rapport sexuel / une relation / une aventure avec » ont été en toute logique préférées. En utilisant ce langage, toutefois, les médias ne font que reprendre l’éclairage déformé qui permet à cette forme d’abus de prospérer.

      Le second facteur est une tendance à nier ou à occulter le déséquilibre de pouvoir entre les hommes adultes et les adolescentes. Les termes « relations » ou « aventures » confirment implicitement ce que Jeffrey Epstein affirmait explicitement – à savoir que les adolescentes ne devraient pas être considérées comme des enfants vulnérables. Elles peuvent dans les faits être mineures, mais en réalité, elles sont sexuellement et socialement des adultes matures ; elles n’ont ni besoin ni envie d’être préservées des attentions sexuelles d’hommes plus âgés.

      Parfois le déni de la vulnérabilité des filles va encore plus loin, en les présentant comme plus puissantes, plus calculatrices et plus maîtresses d’elles-mêmes que les hommes qui les ont exploitées. Au tribunal, la faute est souvent rejetée sur la victime. Lors d’un procès en 2015, le juge a dit d’un professeur de 44 ans qui venait juste d’être inculpé pour abus de pouvoir sur une élève de 16 ans qu’il avait été « séduit » par une « fille intelligente et manipulatrice ». Une autre adolescente victime a été décrite comme une « allumeuse » cherchant à se venger.

      Ces descriptions d’hommes adultes comme étant les vraies victimes, pris au piège et manipulés par des adolescentes prédatrices, sont un bon exemple de ce que la philosophe Kate Manne appelle « virilo-empathie », la tendance socialisée et partagée de ressentir la souffrance d’un homme plus facilement et plus intensément que celle d’une femme, et de lui accorder, partout où c’est possible, le bénéfice du doute. Cette tendance fournit un autre motif de ne pas appeler « viol » les agissements de certains hommes : puisque tout le monde s’accorde pour reconnaître que le viol est un crime particulièrement odieux, on doit être très prudent avant de formuler une accusation aussi grave. On voit partout ce souci de ne pas briser la vie des hommes, depuis la réticence des juges à punir de jeunes hommes à l’avenir plein de promesses, jusqu’à la demande d’accorder aux accusés le même anonymat qu’aux victimes dans les affaires de viol. Bien qu’il y ait dans le monde un grand nombre d’hommes qui ont été accusés de viol et qui pourtant n’ont pas tout perdu, (pensez à Roman Polanski et Donald Trump), cela peut être encore une autre raison de la réticence des gens à utiliser le mot en V.

      La « virilo-empathie » peut influencer les mentalités par rapport au viol d’autres manières moins évidentes. Dans le courant du mois, la Juge des Tutelles a statué sur le cas d’un déficient mental qui voulait avoir des relations sexuelles, mais qui ne comprenait pas l’idée de consentement. Auparavant il avait eu une « conduite inappropriée » envers les femmes, et ses aidants, inquiets à l’idée qu’il puisse être arrêté pour des raisons qu’il était incapable de comprendre, avaient pris des mesures de prévention dans ce sens. La juge, toutefois, déclara que ces mesures portaient atteinte à ses droits fondamentaux. Il avait le droit, dit-elle, de « commettre les mêmes erreurs que n’importe quel être humain pourra commettre, ou commettra, dans le cours de sa vie ».

      Selon le commentaire de la juriste Ann Olivarius sur Twitter, la juge a semblé totalement indifférente aux répercussions de sa déclaration pour les femmes susceptibles d’être, selon les aidants, des victimes de cet homme. Elle a même minimisé les menaces qu’il faisait peser sur ces femmes en les reformulant dans un langage insipide et euphémisant. Parler des « fautes que tout être humain commet au cours d’une vie » suggère que le problème – la possibilité que nous puissions offenser ou humilier en faisant des avances mal venues et maladroites – est courant et relativement mineur. En fait les aidants craignaient qu’il ne commette une grave infraction sexuelle. Peu de gens pourraient décrire un viol comme « une faute » et certainement pas comme le genre de faute que « tous les êtres humains peuvent commettre un jour » (surtout si l’on considère les femmes comme des êtres humains). Bien entendu, la juge n’aurait pas pu dire, avec autant de mots : « cet homme devrait avoir la même liberté de violer les femmes que tout un chacun ». Mais si l’on dépasse les non-dits et les euphémismes, n’est-ce pas le sens même de son jugement ?

      Cette année, les écoles d’Angleterre et du Pays de Galles devront enseigner à leurs élèves ce que dit la loi sur le consentement sexuel. Des jeunes gens apprendront qu’on doit avoir 16 ans pour pouvoir consentir, et que le sexe sans consentement est illégal. Mais en dehors de la salle de classe, les mêmes jeunes gens seront confrontés à quantité de messages dans lesquels le sexe non consenti, y compris des actes impliquant des mineurs, sont décrits en des termes qui, ou bien les normalisent (sexe, relation, aventure), ou bien les banalisent (« se conduire de façon inappropriée », « commettre des erreurs »). Comment savoir lequel de ces messages contradictoires ils retiendront ?

      Nous devons parler du viol, et par là j’entends : en parler en termes de viol. La définition légale peut avoir changé, mais « ce que la société en général considère comme du viol » est le plus souvent plus proche du point de vue que Susan Estrich a critiqué dans son livre de 1987 Real Rape (Ce que le viol est réellement), à savoir : le viol n’est avéré que s’il s’agit de l’attaque brutale par un inconnu d’une femme de réputation irréprochable. (Il n’y a que dans les comptes-rendus de ce genre d’affaires qu’on ne voit aucun évitement du mot en V.) Si nous voulons changer le consensus actuel, nous devons (entre autres choses) cesser d’utiliser, ou de tolérer un langage qui occulte la réalité du viol.

      https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/12/25/nous-devons-parler-du-viol

      #viriol-empathie #fraternité #violophilie #vocabulaire #victime_blaming #déni #male_gaze

    • Je me demande si il n’y aurait pas une carte des collusions du viol à créer. Avec des sources genre relevé d’écriture, paroles reprises dans les journaux, médias, films, etc. On verrait se dessiner le boyclub français qui sévit encore pour dédouaner les violeurs.

      J’ai envie de comprendre comment la plupart de mes amies qui ont cinquante ans aujourd’hui ont été violées si jeunes sans que personne ne pense jamais à prendre leur défense. Envie de savoir qui étaient ceux qui facilitaient l’acceptation culturelle et le principe de normalité pour qu’on accepte qu’un enfant devienne une proie sexuelle à 13 ans et comment les empêcher aujourd’hui de poursuivre leur massacre en les dénonçant.
      Rien que ça :)

    • J’ai mis la liste complète ici @tintin
      https://seenthis.net/messages/817715#message817775

      Pour la carte ca serait plutot un bingo des pedo-violophiles que j’imagine. Je veux bien y participé, il me semble que seenthis se prête bien à cet exercice collectif. Je vais ouvrir un sujet là dessus pour le rendre plus visible. Je pense qu’il y a aussi un truc à faire avec des cercles d’influence, comme une carte des misogynes médiatiques français- il y a des figures autour desquelles s’articulent plusieurs dossiers pas seulement des violences sexuelles et pas seulement sur des enfants. J’y pensait parce que Denise Bombardier explique qu’elle a été blacklisté d’un cercle.
      Du coup je voie bien un #bingo + une carte des réseaux pédophobes et misogynes

    • @mad_meg attention à ne pas abuser de l’interpellation du compte seenthis car ses notifications arrosent la liste de diffusion par email (ce qui nous permet de veiller à plusieurs pour les différents problèmes communautaires et techniques). Merci :)

    • @mad_meg cool pour la carte, je voyais quelque chose d’interactif un peu comme societe.com. Comme dit plus haut, je voudrais souligner la construction de ces réseaux et leur pouvoir d’influence, pas seulement de personnes mais des médias pour lesquels ils ont bossé, et montrer dans le temps que ces pédos violeurs misogynes se tiennent la main pour conserver leur domination destructrice. D’ailleurs la liste des salopards du torchon causeur est une base où en retrouver plusieurs cités déjà ici.

    • @mad_meg
      pour le côté interactif, au pire on trouvera de l’aide :) il faut en premier essayer d’anticiper les liens et relations que l’on veut voir apparaitre.
      Je suis en train de penser la structure de la base de données.
      Chaque personne qui s’est exprimée publiquement a sa place : nom, prenom, date de naissance (pour regrouper par ages et voir si ça évolue ou pas).
      Ces personnes sont liées à leur milieu d’influence via leur métier : politique, journalisme, art, cinéma, sport, mode.
      Les faits sont datés et sourcés et chaque personne est liée à un rôle : victime / à fait barrage / a défendu le violeur /signataire de la pétition Z.
      Les pétitions sont sourcées et reliées à chaque personne.

      Je fais des essais pour voir les regroupements systématiques des soutiens à Polansky, DSK, Matzneff, n’hésite pas si tu as des idées, et tu as mon mail aussi !

      Ok, je viens de voir ton lien, super !

    • (Texte intégral de l’article, @simplicissimus)

      Le Monde (site web)
      m-le-mag, lundi 23 décembre 2019 - 11:25 UTC +0100 3842 mots

      « Les temps ont changé, il est devenu indéfendable » : dans un contexte post-#metoo, le malaise Gabriel Matzneff
      Dominique Perrin

      La parution du livre « Le Consentement » crée une secousse dans le monde littéraire. L’auteure Vanessa Springora y raconte sa relation traumatisante, à 14 ans, avec cet homme de trente-six ans son aîné, écrivain aux pratiques pédophiles assumées.

      Le livre est à la fois cru et subtil. « À quatorze ans, on n’est pas censée être attendue par un homme de cinquante ans à la sortie de son collège, on n’est pas supposée vivre à l’hôtel avec lui, ni se retrouver dans son lit, sa verge dans la bouche à l’heure du goûter. (…) De cette anormalité, j’ai fait en quelque sorte ma nouvelle identité. À l’inverse, quand personne ne s’étonne de ma situation, j’ai tout de même l’intuition que le monde autour de moi ne tourne pas rond. » Dans Le Consentement (Grasset), Vanessa Springora raconte tout, la rencontre avec G. en 1985, à l’âge de 13 ans, la fascination, l’amour qu’elle dit avoir éprouvé, l’emprise, la séparation, la chute, avec crises d’angoisse et épisode psychotique, puis les années pour s’en remettre. Il lui aura fallu trente ans pour livrer sa version de l’histoire. Jusque-là, en littérature, elle n’était que Vanessa, une des multiples conquêtes de « l’homme à la sortie du collège », un écrivain qui a eu son heure de gloire, mais que les moins de 50 ans ne connaissent guère : Gabriel Matzneff.

      « Le Consentement » pousse à remonter le temps, jusqu’à ces années 1970 et 1980, quand le milieu littéraire et certains médias encensaient le dandy parisien, sans questionner les conséquences de ses attirances sexuelles.

      Ce récit, qui sort le 2 janvier, est une première. Jamais les enfants et les adolescentes ayant eu une relation avec cet écrivain n’avaient pris la parole. Devenus adultes, aucun n’était sorti du silence. À 47 ans, Vanessa Springora, nouvelle directrice des éditions Julliard, se lance et couvre de ses mots ceux d’un homme de 83 ans, qui a toujours revendiqué son désir pour les mineurs – il ne dit pas pédophile mais « philopède », même si le verlan n’est pas son style. Récit littéraire, personnel et très fort, Le Consentement est aussi un ouvrage qui interroge la société. Il pousse à remonter le temps, jusqu’à ces années 1970 et 1980, quand le milieu littéraire et certains médias encensaient le dandy parisien, sans questionner les conséquences de ses attirances sexuelles.

      Aujourd’hui, Gabriel Matzneff parle à ses amis de « retour du puritanisme » mais refuse de s’exprimer – « Je sors de chez le médecin, je n’ai pas la tête à ça, ce n’est pas du tout par désobligeance, croyez-le bien », répond-il, très courtois. Dans un contexte post-#metoo de remise en cause de la domination masculine et peu après le témoignage de l’actrice Adèle Haenel, il sait que l’époque ne lui est plus favorable.

      Une autre époque

      Crâne rasé, chemise grande ouverte sur torse bronzé, pantalon pattes d’éph, Gabriel Matzneff a 39 ans. Costume vert amande, chemise rose pâle et cravate bariolée, Bernard Pivot n’a pas un cheveu blanc. Nous sommes le 12 septembre 1975, sur Antenne 2. Présenté comme l’ami de Montherlant, l’écrivain est invité pour son essai Les Moins de seize ans (Julliard), sorti un an plus tôt. Déjà, il révèle ce qui fera tout son succès, ses airs d’aristocrate, son amour des interdits, son besoin de scandaliser. Déjà, ses propos sont limpides : « Je pense que les adolescents, les jeunes enfants, disons entre 10 et 16 ans, sont peut-être à l’âge où les pulsions d’affectivités, les pulsions sexuelles également, sont les plus fortes parce que les plus neuves. Et je crois que rien ne peut arriver de plus beau et de plus fécond à un adolescent ou une adolescente que de vivre un amour. Soit avec quelqu’un de son âge (…), mais aussi peut-être avec un adulte qui l’aide à se découvrir soi-même, à découvrir la beauté du monde créé, la beauté des choses. » Il enchaîne sur l’éveil, Bouddha, le Christ, les stoïciens.

      Pédophile certes, mais pédophile mystique. « Est-ce que vous avez été choqué par le livre ? », interroge Pivot. Deux invités s’avouent gênés. Une professeure de lycée parle « d’attentat à la dignité de l’enfant » et un universitaire interroge l’écrivain, à propos « des petits garçons qu’il drague » : « Vous les avez peut-être traumatisés pour la vie ? » Matzneff ne se démonte pas : « Je vous dirais qu’il y a beaucoup d’autres façons de pourrir un enfant que de coucher avec. » Fin du débat. « Le livre n’a pas soulevé de vagues de protestation, se remémore Bernard Pivot. Ce sont les époques qui diffèrent. » Lui-même n’a aucun souvenir de cet essai. Il réinvitera l’écrivain à cinq reprises.

      « Bernard Pivot invite systématiquement Matzneff, “Le Monde” ne dit jamais de mal de l’écrivain pendant les années 1970 et “Libération” en parle peu mais soutient le mouvement pro-pédophile. » Anne-Claude Ambroise-Rendu, universitaire

      Une autre époque en effet. Une période difficile à juger avec les critères actuels. « Bernard Pivot invite systématiquement Matzneff, Le Monde ne dit jamais de mal de l’écrivain pendant les années 1970 et Libération en parle peu mais soutient le mouvement pro-pédophile, raconte l’universitaire Anne-Claude Ambroise-Rendu, auteur d’Histoire de la pédophilie : XIXe-XXe siècles (Fayard). Aux côtés de l’écrivain Tony Duvert et du philosophe René Schérer, il est la tête de proue de la défense de ce qu’il répugne à appeler la pédophilie, avec des arguments très structurés et ce qu’il faut de mauvaise foi. Le Monde et Libération y voient un discours de défense de la liberté, une cause plus que transgressive, révolutionnaire. Les seuls à critiquer Matzneff, au nom de la morale, sont des titres conservateurs, comme France Soir, ou d’extrême droite comme Minute. Le partage des médias est très politique. » A partir de 1977, l’écrivain tient une chronique hebdomadaire au Monde. Le journal y mettra fin en 1982 quand Gabriel Matzneff sera soupçonné de pédophilie, finalement à tort, dans l’affaire du Coral, un centre éducatif dans le Gard. Sa voix est reconnue, ses romans sont lus. Un de ses plus grands succès, Ivre du vin perdu, sort en 1981 et se vendra au fil des ans à 20 000 exemplaires.

      Dans le milieu littéraire, le personnage séduit. Petit-fils de Russes blancs à l’écriture classique, mâtinée de références grecques et latines, l’écrivain possède l’aura de l’homme cultivé qui ose briser les tabous, choquer le bourgeois. Un héritier de Gide, de Byron et de Casanova tout à la fois. En janvier 1977, il rédige une lettre ouverte publiée dans Le Monde demandant la relaxe de trois hommes incarcérés, accusés d’avoir eu des relations sexuelles avec des filles et des garçons de 13 et 14 ans. Tout Saint-Germain-des-Prés signe : Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Gilles Deleuze, Guy Hocquenghem, Louis Aragon, Roland Barthes, Philippe Sollers, Jack Lang… L’heure est à la liberté des mœurs, il faut extraire l’enfant du carcan familial, l’aider à s’épanouir. Dans les milieux intellectuels et artistiques, défendre la cause pédophile et militer pour l’abrogation de la majorité sexuelle fixée à 15 ans, est un combat d’avant-garde. À cette même époque, la photographe Irina Ionesco fait des portraits érotiques de sa fille, Eva, dès ses 4 ans, et David Hamilton (accusé plus tard de viols sur mineures) repère ses jeunes modèles sur les plages du Cap d’Agde.

      Changement d’atmosphère

      Milieu des années 1980, changement d’atmosphère. « Un basculement s’opère en 1986, explique Anne-Claude Ambroise-Rendu, quand “Les Dossiers de l’écran” consacrent une soirée à la question de l’inceste. » Armand Jammot y reçoit Eva Thomas, qui publie Le Viol du silence (Aubier, 1986), dans lequel elle raconte qu’à 15 ans, elle a été abusée par son père. « L’opinion commence alors à se retourner, note l’historienne. Via l’inceste, les Français s’intéressent davantage aux enfants victimes d’abus sexuels. » C’est à cette période-là que le mot pédophilie apparaît dans le langage courant.

      Lorsque le 2 mars 1990, Gabriel Matzneff est de nouveau invité à « Apostrophes », l’ambiance n’est donc plus celle de 1975. L’écrivain, que Vanessa Springora a quitté deux ans plus tôt, présente un tome de son journal intime, au titre baudelairien : Mes amours décomposées (Gallimard). Un tableau de chasse, autobiographique donc, de filles de 14 ou 15 ans, agrémenté de garçons philippins de 11 et 12 ans, prostitués à Manille. Ton bravache. Sur le plateau chacun intervient tour à tour, quand, soudain, une journaliste et écrivaine québécoise crée la surprise. D’un ton assuré, celle qui a été la première femme à animer une émission politique à la télévision de Radio-Canada, se lance : « Moi, M. Matzneff me semble pitoyable. (…) On sait bien que des petites filles peuvent être folles d’un monsieur qui a une certaine aura littéraire, d’ailleurs on sait que les vieux messieurs attirent les petits enfants avec des bonbons. M. Matzneff, lui, les attire avec sa réputation. » Assis à sa gauche, « l’écrivain pitoyable » est soufflé : « Je trouve insensé de parler comme vous venez de le faire. (…) Je suis le contraire d’un macho, d’un type qui force qui que ce soit à faire quoi que ce soit. »

      Le cocktail qui suit est tendu, les olives passent mal. « C’était affreux, se souvient depuis Montréal, Denise Bombardier, 78 ans aujourd’hui. Les gens faisaient cercle autour de Matzneff, je ne suis restée que cinq minutes. » Bernard Pivot est alors le premier étonné : « Parfois j’organisais des conflits, mais là ce n’était pas le cas. Gabriel Matzneff avait le prestige de l’écrivain qui a une belle écriture. Ce qu’il racontait, on ne le trouvait pas dans d’autres livres, c’était original, osé, aventureux. À ceux qui pensaient qu’il bluffait, ses proches confirmaient que tout était vrai. Mais cela n’indignait pas comme aujourd’hui. » Sauf à venir d’un autre continent.

      Après l’émission, les critiques ne visent pas l’homme mis en cause… Mais la femme qui a cassé l’ambiance. « Connasse ! », s’énerve Philippe Sollers, l’éditeur de Matzneff, le 19 mars, sur France 3. Dans Le Monde du 30 mars, Josyane Savigneau encense l’écrivain, qui « ne viole personne », et tacle la Canadienne : « Denise Bombardier a eu la sottise d’appeler quasiment à l’arrestation de Matzneff, au nom des “jeunes filles flêtries” par lui… Découvrir en 1990 que des jeunes filles de 15 et 16 ans font l’amour à des hommes de trente ans de plus qu’elles, la belle affaire ! [ni l’ex-responsable du Monde des livres, ni Philippe Sollers n’ont souhaité nous parler] ». Dans Le Nouvel Observateur, Guy Sitbon est un des rares à écrire un article au vitriol contre l’écrivain « qui ne recule devant aucune goujaterie ».

      Impunité des artistes

      Des années plus tard, le 18 mars 1999, à l’occasion de la critique d’un livre, le chroniqueur Pierre Marcelle pourfendra encore, dans Libération, les « glapissements torquemadesques » de la journaliste (en référence au grand inquisiteur espagnol Tomás de Torquemada) et écrira que « déjà Christine Boutin pointait sous Bombardier ». « Je me suis fait traiter de mégère et de mal-baisée, raconte celle-ci. Matzneff était protégé par une partie du milieu littéraire et des médias, complètement complaisants à son égard. Ils ont justifié l’injustifiable au nom de la littérature. » Aujourd’hui, Vanessa Springora s’étonne aussi de l’impunité des artistes. « Tout autre individu, qui (…) se vanterait de sa collection de maîtresses de 14 ans, aurait affaire à la justice », écrit-elle dans son récit.

      Mais l’émission reste dans les mémoires et sonne la progressive mise au ban de l’écrivain. Tout le monde réalise que la pédophilie transforme l’enfant en simple objet de jouissance. Les années 1990 sont aussi celles de l’affaire Dutroux. Le pédophile n’a plus rien de libertaire, il devient un monstre. Pour son livre L’Enfant interdit, comment la pédophilie est devenue scandaleuse (Armand Colin, 2013), le sociologue Pierre Verdrager a étudié de près le parcours de l’écrivain. Il a une théorie cocasse : « Le journal de Matzneff est à la pédophilie ce que les carottes glaciaires sont à la climatologie. » Plus précisément, « les changements dans les mœurs se réfléchissent dans sa mauvaise humeur ». Ces années-là, l’écrivain au crâne rasé est bougon. Il est de moins en moins invité par les médias. Et quand il l’est, constate Verdrager, c’est moins pour la qualité de ses livres que pour le caractère sulfureux de sa vie.

      Prix Renaudot en 2013 à sept voix contre trois

      Le milieu littéraire parisien le remet soudain à l’honneur en 2013. À 77 ans, après une quarantaine de livres publiés, il reçoit son premier prix, le Renaudot essai, pour Séraphin, c’est la fin ! (La Table ronde). Un recueil de textes rédigés entre 1964 et 2012, sur Schopenhauer, Kadhafi, les prêtres ou le viol. Le jury (Jérôme Garcin, Patrick Besson, Dominique Bona…) l’a choisi à sept voix contre trois, après qu’un de ses membres eut longuement plaidé sa cause : Christian Giudicelli. Il n’est autre que l’éditeur de Matzneff chez Gallimard et son ami. Mais dans le grand jeu des prix littéraires, être juge et partie n’est pas un souci. « C’est un prix que l’on a décerné à un auteur ostracisé, jugé sulfureux et scandaleux depuis une vingtaine d’années et qui n’avait plus accès aux médias », se souvient Frédéric Beigbeder, membre du jury. Le ton était à la compassion. L’écrivain Patrick Besson : « Dans ce qu’il a pu écrire sur sa vie amoureuse, il y a des choses ahurissantes et inacceptables, mais c’est un vieux monsieur blacklisté et dans le besoin, on a fait la part des choses. »

      Ex-directeur du Point, Franz-Olivier Giesbert n’a voté pour Matzneff qu’au second tour. « C’est un excellent écrivain, dont j’aime certains livres, d’autres pas du tout, précise-t-il. J’exècre la pédophilie, mais je déteste aussi la police de la maréchaussée. Les gens cloués au pilori ont toujours ma sympathie. » Il souligne que jamais l’écrivain n’a été condamné par la justice. Aussitôt le Renaudot annoncé, trois pétitions apparaissent pour retirer le prix « à un militant pro-pédophile ». En vain. L’essai ne fera pas date, mais, grâce au prix, se vendra à 3 800 exemplaires.

      « Sur les réseaux sociaux, je me fais parfois interpeller pour le virer. Notre philosophie est claire : plus on nous demande de virer quelqu’un, moins on le fera. C’est une question de liberté d’expression. » Étienne Gernelle, directeur du « Point »

      Les médias qui le soutiennent s’amusent de son côté « politiquement incorrect ». Ses relations sexuelles avec des mineurs sont, pour eux, une histoire ancienne. D’ailleurs, dans ses derniers tomes de journaux, ses amantes ont passé les 18 ans. Et puis l’écrivain a d’autres sujets de prédilection : la Russie, la religion, la politique… La politique, c’est compliqué. Tendance réac, proche du penseur de la nouvelle droite, Alain de Benoist, Matzneff a voté Mélenchon en 2017. La chaîne Russia Today l’invite parfois, tout comme la très à droite Radio Courtoisie. Depuis 2013, il tient une chronique irrégulière sur le site du Point. « Il écrit sur tout et n’importe quoi avec un talent fou, se réjouit le directeur de l’hebdomadaire, Étienne Gernelle. Il dit le contraire de ce qu’il y a dans beaucoup de journaux, ça détonne. Sur les réseaux sociaux, je me fais parfois interpeller pour le virer. Notre philosophie est claire : plus on nous demande de virer quelqu’un, moins on le fera. C’est une question de liberté d’expression. »

      Dans l’édition aussi, il sème la pagaille. Au printemps 2016, il signe un contrat avec son ami Jean-François Colosimo, orthodoxe comme lui et directeur des Éditions du Cerf, pour publier un essai. En juillet, la maison fondée par l’ordre dominicain change d’avis « pas par censure », soutient Colosimo, « plus par incommodité ». « Quand j’ai appris que son essai avait été refusé, je n’ai pas hésité », raconte Manuel Carcassone, directeur de Stock. En 2017, il publie Un diable dans le bénitier. L’éditeur n’est pas un ami proche, mais il l’a admiré très tôt – « sans être familier du volet privé de son œuvre », s’empresse-t-il de préciser. « Quand j’avais 22 ans, à la fin des années 1980, Gabriel Matzneff était un personnage légendaire, perçu comme un auteur de qualité et un esprit libre. En plus, c’est un diariste, genre que j’aime beaucoup. Il me fascinait. Je l’ai rencontré à ce moment-là, je me souviens d’un dîner avec lui chez Guy Hocquenghem. On manque de gens comme eux. Le milieu littéraire est de plus en plus uniforme, aseptisé, politiquement correct. »

      A Saint-Germain-des-Prés, Matzneff est désormais synonyme de malaise. L’annonce de la sortie du livre de Springora a jeté un froid. Rares sont les personnes qui acceptent de parler. « Ça ne m’étonne pas, confie anonymement un professionnel de l’édition. Tout le monde connaissait l’histoire entre Vanessa Springora et Gabriel Matzneff et leur relation avait la bénédiction du milieu. Certains connaissaient aussi la mère de l’adolescente, attachée de presse dans l’édition. Aujourd’hui, forcément, tout le monde est gêné. » Matzneff n’hésitait d’ailleurs pas à se faire accompagner de sa jeune amante pour se rendre sur un plateau télé.

      « Pourriez-vous écrire qu’il est mon ami et le restera quoi qu’il advienne. » Frédéric Beigbeder

      Dans sa maison de la côte basque, à Guéthary, Frédéric Beigbeder est plus courageux. Il ne nous fait pas croire qu’il est parti faire du surf, mais se noie un peu dans ses hésitations. « Un nouveau tribunal va se mettre en place, comme pour Polanski, soupire-t-il. C’est une époque qui en juge une autre, mais les temps ont changé… Tout le milieu littéraire a peur. » Revoterait-il aujourd’hui pour le Renaudot ? « Je ne sais pas… C’est un auteur que j’aime beaucoup. Nous ne sommes ni flics ni juges, juste des personnes qui aiment la littérature. C’est triste si quelqu’un a souffert, c’est très triste… Mais quand on juge une œuvre d’art, il ne faut pas avoir de critères moraux. Je ne sais pas quoi dire de plus… C’est terminé pour lui, il est devenu indéfendable. Je ne serais pas étonné qu’il se suicide, il a tellement écrit sur le suicide. » Le lendemain, il envoie un message : « Pourriez-vous écrire qu’il est mon ami et le restera quoi qu’il advienne. » Manuel Carcassonne est partagé. « La transgression, comme celle de Rimbaud ou de Verlaine, devrait être consubstantielle à un certain nombre d’écrivains. Mais à un moment, si c’est illégal, il y a un prix à payer. L’affaire qui se profile est à la fois sûrement nécessaire et triste pour un homme de 83 ans. »

      Dans son studio du Quartier latin, Gabriel Matzneff doit, une fois de plus, se sentir victime d’un « retour de l’ordre moral, qui nous vient des sectes puritaines américaines » (Russia Today, le 1er décembre, au sujet de sa mauvaise réputation). « Il ne s’agit pas d’un retour à l’ordre moral, estime Patrick Besson, juste d’un retour à la raison. Les filles de 13 ans ont autre chose à faire que de tomber amoureuse d’un mec de 50 ans. Elles ne sont pas à armes égales avec lui. »

      L’auteur scandaleux n’intéresse plus grand monde

      Ce qui nuit le plus au vieil écrivain, selon Besson, ce ne sont ni les ligues de vertu, ni la bien-pensance, mais lui-même. « Il devient sa proie. Gabriel est attachant mais aussi exaspérant. Il est prisonnier de ses obsessions littéraires. Entre Marie-Élisabeth, Sandra, Juliette et Anne-Sophie, je ne vois plus la différence, lui non plus je crois. Il est prisonnier aussi de sa folie narcissique, il ne s’intéresse qu’à son poids, ses conquêtes, son œuvre. Il ne restera pas dans l’histoire de la littérature, mais dans celle de la psychiatrie. » Des propos sans concession, qui ne lui font pour autant pas regretter le Renaudot : « C’était un essai, pas un tome de journal ». L’auteur scandaleux n’intéresse en tout cas plus grand monde. Il a sorti en novembre le quinzième volume de son journal, L’Amante de l’Arsenal (Gallimard, 2019), alors que le quatorzième, La Jeune Moabite (Gallimard, 2017) n’avait pas dépassé les 1 000 exemplaires vendus.

      Lundi 9 décembre, rendez-vous avec un « matznévien » dans le Quartier latin. Normalien, Arthur, 21 ans, veut devenir écrivain et n’aime rien tant que citer son maître (rencontré à 17 ans, après lui avoir écrit). Choix du jour : « être différent, c’est être coupable ». Il se dit furieux de la sortie du livre de Vanessa Springora. « Pour Matzneff, c’est très douloureux, confie-t-il en buvant un chocolat chaud. Quand il l’a appris, il en avait les larmes aux yeux. Il se sent poignardé en plein cœur par une des trois femmes qui ont le plus compté dans sa vie. » Il raconte leur histoire dans La Prunelle de mes yeux (Gallimard, 1993). Par la vitre du café, on aperçoit en face, rue du Cardinal-Lemoine, un bar littéraire qui sert de l’absinthe, entièrement peint de jaune : L’Eurydice.

      « Les pédophiles à Cayenne ! »

      C’est là que, le 17 octobre, Arthur a organisé avec deux amis une soirée en hommage à son auteur fétiche. Ce jour-là, une cinquantaine de personnes, dont son ami l’écrivain Roland Jaccard, s’installe face à la scène. Invité, Philippe Sollers n’est pas venu. Au premier rang, Gabriel Matzneff est assis à côté d’une étudiante de 24 ans. Arthur lui offre une bouteille de vin jaune du Jura et tend à l’ancien ami d’Hergé une photo sur laquelle Tintin est emprisonné au quai de Gesvres, l’adresse de la brigade des mineurs. Tout le monde trouve ça très drôle.

      Puis Matzneff lit un extrait de roman, quand soudain trois étudiants – « avec des têtes de nazillon », précise Arthur – se lèvent et crient : « Casse-toi ! », « Les pédophiles à Cayenne ! ». Échanges de coups de poings, exfiltration de l’écrivain. Les organisateurs croient l’incident fini, quand d’autres jeunes tentent de rentrer. Cette fois, ils hurlent : « Matzneff au goulag ! ». Des étudiants d’extrême gauche, selon Arthur. Ils reprochent à l’écrivain sa proximité avec Alain de Benoist. C’est ce qui s’appelle un hommage raté. Le héros du soir s’est juré d’arrêter les rencontres publiques et Arthur s’en veut encore de n’avoir su prévenir tant de violence. Il saura que soutenir Matzneff est désormais devenu un loisir à haut risque.
      Cet article est paru dans Le Monde (site web)

      Note(s) :

      Mis à jour : 2019-12-27 07:02 UTC +0100

    • #merci @gata ! ça répond à ma question. L’auteur, Dominique Perrin donne un compte-rendu fidèle.

      Le jury (Jérôme Garcin, Patrick Besson, Dominique Bona…) l’a choisi à sept voix contre trois, après qu’un de ses membres eut longuement plaidé sa cause : Christian Giudicelli. Il n’est autre que l’éditeur de Matzneff chez Gallimard et son ami. Mais dans le grand jeu des prix littéraires, être juge et partie n’est pas un souci.

      Voilà,…

    • Plusieurs ressources via @kinkybambou sur twitter
      https://twitter.com/kinkybambou/status/1210913811638759425
      En framapad par @PacoHerin :

      Retranscription des tweet de Xanax (comme Twitter les bloque pour certain.e.s)

      « Quelques personnes à lire sur un type de violences sexuelles à l’encontre des enfants et ados, les violences incestueuses. Je n’indique ici que des ressources facilement disponibles en ligne. »

      Comptes-rendus de l’étude de Léonore Le Caisne, Un inceste ordinaire. Et pourtant tout le monde savait, paru en 2014, qui résument le livre : https://journals.openedition.org/gss/3619

      Les travaux de Dorothée Dussy : je commence par deux compte-rendus de ses ouvrages (qu’elle a écrit en nom propre ou dirigé). Dussy s’intéresse particulièrement à ce qui conduit (contraint) les victimes au silence. https://journals.openedition.org/clio/12872

      Des articles de Dorothée Dussy : https://www.erudit.org/fr/revues/as/2009-v33-n1-as3337/037816ar

      Un texte co-écrit par Dussy et Le Caisne
      https://journals.openedition.org/terrain/5000

      une étude ethnographique sur un cas d’inceste d’un père sur sa fille, au tribunal, qui interroge profondément les dynamiques familiales.
      https://www.cairn.info/revue-cahiers-internationaux-de-sociologie-2008-1-page-161.htm

      Ici, un rapport d’expertise qui avait été commandé à l’époque par le Ministère des familles (sous Hollande), qui devait enclencher un travail de fond, et qui est depuis tombé dans les oubliettes de la macronie.
      https://www.centre-hubertine-auclert.fr/sites/default/files/documents/cnrs_expertise_inceste_avril17.pdf

      Et le site de la grande enquête Virage de l’INED, mine d’informations toujours en cours d’exploitation, sur les violences sexuelles en France en général. Ce lien renvoie directement vers les publications actuellement disponibles au téléchargement.
      https://virage.site.ined.fr/fr/publications/Publications%20Virage

      Bibliographie :
      Lydia Guardo et Jean-Michel Caradec’h, ’ Le Silence des autres’ (qui est la personne dont parle Le Casine dans Un inceste ordinaire). (Merci à Valery Rey-Robert !)

      https://hebdo.framapad.org/p/9e4e-ressources-et-liens-sur-violences-incest?lang=fr (pour une semaine)

      via
      https://twitter.com/PacoHerin/status/1210932869603966981

    • @tintin : dans ta liste, je crois qu’il faut retirer Sorj Chalandon qui est celui qui dénonce Libé...

      Et sinon, juste pour compléter, bien que l’intervention de Denise Bombardier soit impeccable, il faut rappeler que c’est une chroniqueuse québécoise assez réac...

  • Laissez venir à eux les petits agneaux, ils les boufferons à Pâques.

    Cent soixante-quinze mineurs, pour la plupart des garçons âgés de 11 à 16 ans, ont été victimes d’agressions sexuelles entre 1941 et 2019 de la part de 33 membres de la congrégation catholique des Légionnaires du Christ, dont le fondateur fut longtemps protégé par le Vatican.
    ...
    En 2016, cette congrégation comptait 963 prêtres et 687 séminaristes ainsi que 121 paroisses. Ses membres sont appelés les « légionnaires du Christ ». Ils ont longtemps été appréciés du Saint-Siège et du pape Jean-Paul II.

    La Légion du Christ œuvre aussi auprès des laïcs dans de nombreux domaines tant sociaux que culturels, ils sont à l’origine de l’organe de presse Zenit.org qui diffuse des informations sur les activités du pape et du Saint-Siège.

    http://www.leparisien.fr/societe/175-mineurs-agresses-sexuellement-par-des-pretres-de-la-congregation-des-

    JP2 à été canonisé le 27 avril 2014 ce qui fait de lui le saint patron et protecteur des pédovioleurs.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Canonisations_des_papes_Jean_XXIII_et_Jean-Paul_II

    Au passage l’article utilise l’euphémisme #abus comme synonyme d’ #agression_sexuelle et #viol
    #culture_du_viol #violophilie #catholicisme #violences_sexuelles #pédocriminalité #amour

  • Le fleau des entraineurs recidivistes - Le revers de la médaille
    https://abus-sport.disclose.ngo/fr/chapter/le-fleau-des-entraineurs-recidivistes

    Près de la moitié des agresseurs recensés par Disclose ont commis une nouvelle infraction à caractère sexuel malgré une condamnation pour des faits similaires. Des failles judiciaires et administratives sont à l’origine du désastre.

    #pédocriminalité #sport

  • Environ 45 millions d’euros du denier de Saint-Pierre servirait à équilibrer le budget du Vatican
    Seuls 10% des dons recueillis reviendraient à des causes charitables, selon le Wall Street Journal.

    Tous les 29 juin, les catholiques célèbrent la Solennité des saints Pierre et Paul, en l’honneur du martyre des deux saints. À cette occasion, les diocèses du monde entier organisent une grande quête afin de contribuer au denier de Saint Pierre.

    Le denier de Saint-Pierre est un ensemble de dons que les fidèles catholiques envoient au Vatican afin, selon l’Église, de « soutenir les activités du Saint-Siège, ses œuvres missionnaires, ses initiatives humanitaires et ses actions de promotion sociale ». Plus précisément, l’argent récolté sert à venir en aide aux « diocèses pauvres, instituts religieux démunis, et fidèles confrontés à de graves difficultés », mais aussi à « participer aux frais de fonctionnement » du Saint-Siège.
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    Mais des officiels anonymes du Vatican se sont inquiétés auprès du Wall Street Journal du fait que les catholiques qui font ces dons pourraient êtres induit·es en erreur, ou du moins entretenu·es dans une certaine ignorance relative à la répartition entre les deux objectifs de l’argent récolté.

    Ce ne seraient en réalité que 10% du denier de Saint-Pierre qui seraient reversés à des causes charitables. Le reste des 50 millions d’euros environ récoltés chaque années servant à équilibrer le budget administratif du Vatican. Une réalité que l’Église évite de mettre en avant.

    Un scandale de plus

    Selon la loi vaticane, le pape a le droit de dépenser ces dons comme bon lui semble. Néanmoins, la nouvelle n’arrive pas au meilleur moment pour le Saint-Siège, dont les finances n’en finissent plus de soulever des questions. En novembre, le pape François avait reconnu un scandale de corruption qui, un mois plus tôt, avait conduit à plusieurs perquisitions.

    Il a aussi été annoncé que René Brülhart, l’avocat Suisse chargé de lutter contre les activités financières et monétaires illégales, ne serait pas reconduit à son poste à la tête de l’Autorité d’information financière (AIF) du Vatican.

    Tout en dénonçant la corruption, le pape avait tout de même tenu à défendre les investissements destinés à faire fructifier les dons annuels : « Quand l’argent arrive, je fais quoi ? Je le mets dans un tiroir ? Non, ce serait de la mauvaise gestion. Je cherche à faire un investissement. » Le Vatican est accusé depuis quelques mois d’être en grave déficit.

    https://www.wsj.com/articles/vatican-uses-donations-for-the-poor-to-plug-its-budget-deficit-11576075764

    #catholicisme #violophilie #pédocriminalité #mafia #banque

    • Pédophilie dans le sport : des défaillances à répétition, des centaines de victimes

      Depuis 1970, pas moins de 77 affaires de violences sexuelles dans le sport ont été étouffées ou auraient pu être évitées. Révélations sur de lourds dysfonctionnements qui ont fait près de 300 victimes, la plupart âgées de moins de 15 ans au moment des faits, et qui mettent en cause des fédérations, des clubs, des collectivités locales et la #justice.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/111219/pedophilie-dans-le-sport-des-defaillances-repetition-des-centaines-de-vict

    • Huit affaires de pédophilie dans le monde sportif breton décryptées

      Sur les 77 cas révélés de récidive de pédophilie dans le milieu du sport en France, l’enquête de Disclose décrypte huit cas de dysfonctionnements en #Bretagne.

      1 Quinze plaintes contre un entraîneur de basket-ball déjà condamné

      En 2019, deux adolescents portent plainte pour agressions sexuelles contre leur entraîneur de basket, par ailleurs coordinateur jeunesse à la mairie de Bouchemaine, près d’Angers (49) – l’éducateur est présumé innocent à ce stade de la procédure. Les enquêteurs enregistrent une quinzaine de plaintes et découvrent que l’homme a sévi depuis les années 1990 dans le Maine-et-Loire, le Finistère et le Morbihan. Déjà condamné pour atteinte sexuelle sur mineur, l’entraîneur était parvenu à faire effacer sa condamnation auprès du ministère des sports, jusqu’à la faire retirer de l’extrait numéro 1 de son casier judiciaire – réservé à la justice. Dysfonctionnements : récidive et en poste malgré une condamnation.

      2 Un entraîneur de basket avec un suivi sociojudiciaire

      Condamné en 2015 à Évreux pour agression sexuelle et détention d’images pédopornographiques, un entraîneur bénévole est parvenu à intégrer un club de basket de la région rennaise malgré son suivi sociojudiciaire. Il y commet alors une nouvelle agression sur un adolescent. Condamné pour agression sexuelle en juin 2019, il a désormais l’interdiction d’exercer une activité professionnelle ou bénévole au contact de mineurs. Dysfonctionnements : récidive et en poste malgré une condamnation.

      3 À la tête d’une équipe de foot féminin malgré son casier judiciaire

      En 2014, un entraîneur de football de la section féminine d’un club brestois est condamné pour des atteintes sexuelles contre deux jeunes filles de 16 ans. Il écope d’un an de prison, dont huit mois avec sursis, avec interdiction d’exercer auprès des mineurs pendant cinq ans. Il avait déjà été condamné pour des attouchements sur sa nièce, et s’est retrouvé, malgré tout, à la tête d’une équipe de football féminin. Dysfonctionnements : récidive et en poste malgré une condamnation.

      4 Sept gymnastes victimes de l’entraîneur récidiviste

      En 2013, un entraîneur d’un club de gymnastique de la région vannetaise a été condamné pour agressions sexuelles sur sept enfants du club. Il avait déjà été condamné en 2007 pour détention d’images pédopornographiques. Le président du club de gymnastique a quant à lui été condamné en avril 2015 à six mois de prison avec sursis. Motif : il n’a pas tenu compte de l’interdiction de l’entraîneur d’exercer auprès de mineurs. Dysfonctionnements : récidive, en poste malgré une condamnation.

      5 L’entraîneur-violeur a retrouvé les tables de ping-pong

      Entre les années 1980 et 1990, un entraîneur de tennis de table à Lyon, viole à plusieurs reprises un adolescent et agresse sexuellement plusieurs jeunes mineurs. L’un d’entre eux portera plainte une fois adulte, conduisant à la condamnation de l’entraîneur à cinq ans de prison, dont deux ans ferme, en 2006. Disclose a retrouvé l’homme qui officie dans un club de la région brestoise où il anime des tournois et arbitre des compétitions pour la Fédération française de tennis de table – parfois auprès de mineurs. Contacté par Disclose et Envoyé Spécial, l’homme assure qu’il n’entraîne plus de mineurs. La direction du club actuelle confirme et affirme n’avoir jamais eu à se plaindre du comportement de l’intéressé. Pour autant, le Code du sport interdit à toute personne condamnée pour un délit ou un crime sexuel d’encadrer ou d’animer en milieu sportif. Dysfonctionnement : en poste malgré une condamnation.

      6 Devenu président d’un club, l’agresseur démissionne après un article de presse

      En 2006, un entraîneur de tennis de table est condamné par le tribunal correctionnel de Vannes à six mois de prison avec sursis pour atteinte sexuelle sur mineure. Cinq ans plus tard, l’agresseur présidait toujours la section tennis de table d’un club du Morbihan, département où réside la victime. Le président de la ligue de Bretagne, Claude Brossard, assure alors au journal L’Équipe « ne rien pouvoir faire » ne sachant rien de sa condamnation. « J’ai appelé la direction départementale et régionale de Bretagne de la jeunesse et des sports, déclare-t-il alors au quotidien sportif. On m’a répondu qu’il fallait du temps pour savoir ce qu’il avait fait, s’il était sur une liste d’interdits administratifs ». Devenu président de club, l’homme a démissionné à la suite de la publication de l’article. Dysfonctionnement : En poste malgré une condamnation.

      7 Interdit d’exercer, le prof de tennis coache à nouveau les jeunes

      En 1999, un entraîneur de tennis est condamné à deux ans de prison ferme pour viol et agression sexuelle sur une mineure de moins de 15 ans. Il écope alors d’une interdiction d’exercer auprès de mineurs pendant dix ans. Cette période écoulée, il redevient entraîneur auprès d’enfants d’un club brestois. Selon nos informations, il entraîne encore des mineurs dans deux clubs du Finistère. Pourtant, le Code du sport interdit à toute personne condamnée pour un délit ou un crime sexuel d’entraîner en milieu sportif. Dysfonctionnement : En poste malgré une condamnation.

      8 Condamné, il crée son propre club de tir à l’arc

      Condamné en 2000 par le tribunal de Guingamp pour des agressions sexuelles sur mineurs, l’homme devient entraîneur de tir à l’arc à Paimpol quelques années plus tard. Il obtient même un certificat professionnel. Selon nos informations, il est poussé vers la sortie en 2016 en raison de son « comportement inadapté » avec des jeunes filles. Le club prévient alors la ligue de tir à l’arc mais personne ne prend la peine de signaler les faits à la justice. Libre de ses mouvements, il crée son propre club dans une commune voisine, à Pleubian et récidive. Il est condamné à huit ans de prison en août 2019. Dysfonctionnements : Récidive, en poste malgré une condamnation, signaux ignorés.

      https://www.letelegramme.fr/dossiers/pedophilie-dans-le-monde-sportif/huit-cas-averes-de-pedophilie-dans-le-monde-sportif-breton-11-12-2019-1

    • Pédophilie dans le sport : « On ne pourra plus dire qu’on ne savait pas »

      Le média d’investigation Discolose a récemment publié une longue et édifiante enquête sur les violences sexuelles dans le sport, en particulier envers les enfants. Pour notre éditorialiste Virginie Phulpin, il y aura un avant et un après.

      >> C’est une enquête choc que le média d’investigation Discolose, en partenariat avec Envoyé Spécial, sur France, 2, a publié jeudi soir. Elle concerne la pédophilie dans le sport, avec des chiffres et des témoignages édifiants. Pour notre éditorialiste Virginie Phulpin, le monde du sport doit ouvrir les yeux et se saisir enfin du problème.

      On ne pourra plus dire qu’on ne savait pas. Bravo à Disclose pour son enquête qui va faire date. Si ce travail a mis au jour 77 affaires dans 28 sports avec 276 victimes de moins de 15 ans pour la plupart, c’est en partie parce que jusque-là, à tous les niveaux, on préférait taire les affaires de pédocriminalité dans le sport. Maintenant on va pouvoir travailler sur les problèmes de fond.

      Le premier, c’est la récidive. Dans le sport amateur, ce sont des bénévoles qui encadrent nos enfants. Et pour eux, la vérification du casier judiciaire n’est pas obligatoire. Donc il y a des clubs qui font confiance à un coach sans vérifier ses antécédents. Il y a aussi le problème du maintien en poste. Dans la grande majorité des cas, l’agresseur garde son poste même s’il est sous le coup d’une procédure judiciaire. Et sinon, il change juste de club ou de région. Il y a le silence coupable aussi. Souvent, des gens dans les clubs ou dans l’entourage des victimes ont été alertées de faits précis, mais elles n’ont pas informé la justice.

      Un enfant victime d’abus a du mal à se faire entendre. Les témoignages auprès de Disclose sont édifiants. Le club ou l’institution scolaire prend souvent fait et cause pour l’agresseur. Vous vous rendez compte, il rapporte des médailles, on ne va quand même pas l’embêter.
      Maintenant qu’on a ouvert les yeux, quelles sont les solutions ?

      D’abord il faut instaurer une instance indépendante pour recueillir les témoignages et faire remonter les informations à la justice. C’est très efficace aux Etats-Unis. Ensuite il faut rendre obligatoire la vérification des antécédents judiciaires des encadrants. Vous êtes peut-être parents, moi aussi, et on doit être certains que les coaches de nos enfants n’ont pas d’antécédents de pédocriminalité.

      Il faut aussi rappeler aux clubs qu’ils ont l’obligation de dénoncer quelqu’un quand ils ont des informations. C’est la loi. Et puis une personne condamnée pour une infraction sexuelle sur mineur devrait être systématiquement interdite d’exercer auprès d’enfants. A vie.

      Alors merci à Disclose, et maintenant, il faut que tout le monde s’y mette, des clubs au ministère en passant par les fédérations. On ne pourra plus dire qu’on ne savait pas.

      https://www.europe1.fr/sport/edito-pedophilie-dans-le-sport-on-ne-pourra-plus-dire-quon-ne-savait-pas-393

    • Pédophilie dans le sport : ces témoignages qui brisent l’omerta

      Le sport n’est pas épargné par la pédocriminalité. Ses spécificités en font même un terrain de chasse privilégié pour des prédateurs sexuels.

      Violé par un éducateur de rugby dans son enfance, Sébastien Boueilh recueille depuis des témoignages qui donnent la nausée. Le fondateur de l’association « Colosse aux pieds d’argile » prévient et sensibilise aux risques de pédocriminalité. Comme ce jeudi dans la région lyonnaise. « Une jeune fille vient de me raconter qu’elle a été violée pendant dix ans par son entraîneur de tir à l’arc », confie-t-il.

      Une enquête relayée par plusieurs médias français et réalisée par Disclose pointe une réalité effrayante : 276 victimes, âgées de moins de 15 ans au moment des faits, sont recensées dans 77 affaires de pédophilie depuis 1970. « J’ai découvert l’ampleur du phénomène en arrivant au ministère, confie Roxana Maracineanu, la ministre des sports. Dans le milieu, on préférait parfois mettre ça sous le tapis parce qu’on est enfermés dans l’image du sport idéal. Ce n’est pas possible de penser que le sport est épargné avec parfois des adultes qui ont des emprises fortes sur les jeunes par rapport à la performance. »
      « Dans le sport, il y a aussi des contacts corporels qui attirent les criminels »

      En France, chaque jour, 500 enfants sont victimes de violences sexuelles. « Les pédocriminels colonisent les univers avec des enfants, comme le sport, précise Muriel Salmona psychiatre, auteur de « Le livre noir des violences sexuelles » (Collection « Que sais-je ? », Editions Puf). L’entraînement de haut niveau est un facteur de risque qui génère une relation avec l’éducateur dans la durée avec des enjeux importants. Dans le sport, il y a aussi des contacts corporels qui attirent les criminels plus qu’ailleurs. »

      Il existe l’histoire d’un pongiste lyonnais violé par son coach pendant des années. « Envoyé Spécial », le magazine de France 2 qui a travaillé avec le média d’investigation Disclose, a recueilli son témoignage diffusé ce mercredi soir et retrouvé les traces de son bourreau. Celui-ci exerce dans un club breton au contact d’autres enfants. Il y a aussi le cas de cet éducateur de basket condamné, reconverti dans le base-ball à l’autre bout de la France sans aucun suivi. « Avant de laisser s’engager un bénévole, tout président de club peut faire vérifier son casier judiciaire. Mais les gens ne sont pas tous sensibilisés donc ils ne le font pas assez. J’ai mis en place des mesures pour y remédier avec le contrôle systématique de l’honorabilité que nous expérimentons avant de le généraliser » affirme la ministre des sports.
      « Si un président de fédé me dit que son sport n’est pas touché… »

      Mais rien n’est possible sans un changement de mentalités. « Pour minimiser des coûts de déplacement, des clubs mettent encore des gamins mineurs à coucher dans la chambre d’un éducateur adulte. C’est intolérable ! », s’emporte Sébastien Boueilh.

      La ministre des sports a elle-même été confrontée au fléau avant d’entrer au gouvernement. Un entraîneur du club de natation de Clamart, où elle est toujours licenciée, a été mis en examen en 2017 après une plainte pour agression sexuelle sur mineure. « En tant que maman et bénévole, j’ai connu cet entraîneur. Il a été écarté il y a deux ans avec interdiction d’exercer auprès des mineurs. Depuis, le club a mis en place des processus : les enfants ne font plus la bise aux entraîneurs, ils font des checks. Si je prends des mesures : c’est que je sais que ça existe », précise l’ancienne championne de natation.

      Celle-ci est néanmoins montrée du doigt pour ne pas avoir répondu à un courrier d’avocats de parents qui avaient porté plainte et lui demandaient d’ouvrir une enquête administrative. Deux enquêtes étaient malgré tout en cours, l’une administrative et l’autre judiciaire.

      « Si un président de fédé me dit que son sport n’est pas touché, c’est un menteur, peste Boueilh. Elles le sont toutes. Je sais aussi que des dirigeants ont étouffé des affaires pour ne pas salir leur discipline comme l’a fait l’Église. »

      http://www.leparisien.fr/sports/pedophilie-dans-le-sport-ces-temoignages-qui-brisent-l-omerta-12-12-2019-

  • Industrialisation des violences sexuelles

    au moins 276 sportifs victimes de l’omerta
    Une vaste enquête journalistique pointe la « faillite de tout un système ». La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, est elle-même épinglée pour ne pas avoir lancé d’enquête administrative dans son club de natation, à Clamart, où un entraîneur est accusé d’agression sexuelle.

    http://www.leparisien.fr/sports/pedophilie-au-moins-276-sportifs-victimes-de-l-omerta-11-12-2019-8215608.

    En novembre 2017, en pleine vague #MeeToo, l’ex-championne olympique d’escrime Laura Flessel, alors ministre des sports, osait même déclarer : « Il n’y a pas d’omerta dans le sport. »

    https://www.mediapart.fr/journal/france/111219/pedophilie-dans-le-sport-des-defaillances-repetition-des-centaines-de-vict
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    Chirurgien pédophile de Jonzac : 250 potentielles victimes identifiées, 184 plaintes déjà déposées
    L’enquête concernant Joël Le Scouarnec, chirurgien digestif, révèle une affaire hors-norme avec 250 potentielles victimes de faits non prescrits qui sont aujourd’hui identifiées.

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/chirurgien-pedophile-de-jonzac-250-potentielles-victimes-identifiees-184-

    La Cour des comptes étrille la gestion des plaintes sexuelles par l’Ordre des médecins
    Dans un rapport publié ce lundi, la Cour des comptes dénonce la complaisance de l’Ordre à l’égard de praticiens soupçonnés d’agressions sexuelles et critique aussi le manque de rigueur financière. L’Ordre conteste en bloc.

    http://www.leparisien.fr/economie/la-cour-des-comptes-etrille-la-gestion-des-plaintes-sexuelles-par-l-ordre

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    Le haut-fonctionnaire urophile et voyeur a aussi sévi à Strasbourg
    Il administrait un diurétique aux jeunes femmes qu’il recevait en entretien et les poussait à uriner devant lui. Marie, l’une de ses 200 victimes, raconte.

    https://www.lepoint.fr/societe/urophile-et-voyeur-le-drh-de-la-culture-a-aussi-sevi-a-strasbourg-18-11-2019

    Au ministère, tout le monde semblait connaître à Christian N. des penchants déviants, mais seules les photos clandestines semblaient être de notoriété publique. « On m’avait dit que c’était un dragueur et un coureur, explique une autre victime, ancienne employée du ministère. Visiblement, l’histoire des photos, ça se savait. » « Tout le monde m’a demandé si j’avais déjà rencontré le photographe, explique une autre. On m’a dit qu’il prenait en photo les jambes des femmes à leur insu à la cantine. On m’a dit de m’en méfier car c’était un vrai pervers. » Vendredi, le ministre de la Culture a réagi sur Europe 1. « C’est une affaire complètement folle d’un pervers », a déclaré Franck Riester, précisant être « atterré ». Le ministre, en fonction depuis octobre 2018, a rappelé le besoin d’« accompagner » les victimes.

    Plusieurs victimes racontent au quotidien avoir signalé le comportement de Christian N., parfois même à la justice , réticente à accorder du crédit à la plainte visant ce haut fonctionnaire.

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    Dans l’église catholique on industrialise aussi

    En raison d’un code du silence imposé à tous les membres du clergé sous peine d’excommunication, les cas d’abus sexuel sur enfants n’ont guère été rapportés aux autorités chargées de l’application de la loi dans les pays où ces crimes ont eu lieu. Au contraire, des cas de religieuses et de prêtres rejetés, rétrogradés ou renvoyés pour n’avoir pas respecté l’obligation de silence ont été rapportés au Comité, ainsi que des cas de prêtres ayant été félicités pour avoir refusé de dénoncer des abuseurs d’enfants , comme illustré dans la lettre adressée par le Cardinal Castrillon Hojos à l’évêque Pierre Pican330 en 2001 ; »« e) Non seulement le signalement aux autorités nationales chargées de l’application de la loi n’a jamais été rendu obligatoire, mais il a été explicitement rejeté dans une lettre officielle adressée aux membres de la Conférence Épiscopale Irlandaise par l’évêque Moreno et le Nonce apostolique Storero en 1997. Dans de nombreuses affaires, les autorités ecclésiastiques, y compris aux plus hauts niveaux du Saint-Siège, ont fait montre de réticence, et dans certains cas ont refusé de coopérer avec les autorités judiciaires et les commissions nationales d’enquête. »

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    Dans le détail, ce sont les condamnations pour viol qui ont le plus chuté, de près de 40%. Alors que 1 652 personnes ont été condamnées pour ce motif en 2007 par une cour d’assises, ce chiffre est passé à 1 003 en 2017. Même chose pour les viols aggravés : le nombre de peines est passé de 1 350 à 851 durant la même période.

    « On pourrait voir dans cette diminution des condamnations pour viol l’effet d’une augmentation des correctionnalisations qui conduiraient à ne renvoyer aux assises que les cas pour lesquels on attend une plus lourde sanction » notent les statisticiens du ministère. Ils font ainsi référence à la requalification par la justice de cas de viol, passible d’êter jugé par une cour d’assises, en agression sexuelle, un délit jugé par un tribunal correctionnel.
    Neuf ans et demi de prison en moyenne

    Mais cette tendance à la baisse des condamnations pour viol ne semble pas être le fait des requalifications, car les condamnations pour agressions sexuelles, ont, elles aussi, baissé. Les tribunaux correctionnels ont ainsi condamné 4 602 personnes pour ce délit en 2016, contre 5 868 en 2007. Les atteintes sexuelles sur mineur, qui concernent une minorité des condamnations, ont également connu une baisse de 23,7% sur la même période.

    https://www.francetvinfo.fr/societe/harcelement-sexuel/les-condamnations-pour-viol-ont-chute-de-40-en-dix-ans_2940491.html

    #violophilie #déni #pedocriminalité #viol #culture_du_viol #omerta #justice #injustice