#pénibilité

  • La manif des livreurs à vélo | Les Pieds sur terre
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/la-manif-des-livreurs-a-velo

    Précarité du statut, protection sociale a minima : à la manif du 15 juillet 2018, des #coursiers_à_vélo réclament des conditions de travail plus décentes.

    Il faut dire que choisir le 15 juillet 2018, jour de la finale de la coupe du monde de football pour organiser une manifestation n’était pas un pari gagné d’avance. Ils étaient tout de même quelques coursiers à vélo, réunis dans le IIème arrondissement de Paris afin de protester contre des conditions de travail toujours plus pénibles, parfois illégales.
    Champions du monde… de la #précarité

    Leurs patrons s’appellent #Deliveroo, #Uber_Eats, #Foodora, #Stuarts ou #Glovo et proposent un service attractif au #consommateur : la livraison à domicile de repas préparés dans les #restaurants près de chez lui. La mécanique est bien huilée et ses principaux maillons sont les livreurs à vélo. Ils ne sont pas #salariés, mais #auto-entrepreneurs. Un statut qui laisse la porte ouverte à toutes les dérives.

    On nous impose de porter jusqu’à 12 kilos sur des distances de 15km. À vélo. Et certains livreurs sous-traitent leur travail à des collégiens.

    Face aux géants du numérique, les coursiers réclament une tarification horaire minimum garantie, une protection sociale décente ainsi qu’une prise en compte de la #pénibilité de leur travail via différents bonus : prime de pluie, de weekend, de nuit ou encore prime pour événement exceptionnel.

    Un livreur a eu un accident et l’estomac perforé. Sauf que l’assurance de l’entreprise ne couvre pas les blessures au tronc. Il n’a même pas reçu de compensation de salaire.

    Résultat du match : les Bleus ont gagné face aux Croates (4-2) ! Mais le mouvement des livreurs est passé inaperçu. Ils étaient une petite dizaine, ont allumé trois fumigènes avant d’aller regarder la finale ensemble.

    #audio #radio #documentaire #lespiedssurterre


  • Shocked, burnt and bruised: the plight of workers at Tesla’s plants Peoples Dispatch - 10 Juillet 2018
    https://peoplesdispatch.org/2018/07/10/shocked-burnt-and-bruised-the-plight-of-workers-at-teslas-plants

    A third investigation has been opened last week into carmaker Tesla by California’s Division of Occupational Safety and Health (OSHA), which received a complaint from a worker at the company’s automobile assembly plant in Fremont. The details of the complaint will be disclosed by the body only after the completion of the investigation.

    The investigation has been launched only days after the company’s CEO, Elon Musk, announced that he would be launching a new production line at the Fremont plant.

    Over the past years, Tesla’s Fremont plant, which employs over 10,000 workers, has proven to be an extremely dangerous workplace, where employes have been “sliced by machinery, crushed by forklifts, burned in electrical explosions and sprayed with molten metal.”


    In 2014, the rate of work-related recordable injuries – i.e injuries that require medical treatment beyond first aid – was 15% higher than the average rate in the automobile industry. The following year, when the industry average of such injuries came down from 7.3 per 100 workers to 6.7, at the Fremont plant, the rate of injuries increased from 8.4 per 100 workers to 8.8, which was 31% higher than the industry average.

    The figures on the rate of serious injuries – i.e those that require days off from work or restricted duty or transfer to a different task – paint a much darker picture of how dangerous working in Tesla is for its employees. As with recordable injuries, the rate of serious injuries also came down industry-wide in 2015. In the case of Tesla’s plant, however, the rate of serious injuries soared and was 103% higher than the industry average, according to a report by Work Safe, a non-profit organization that specializes in workplace health and safety issues.

    The 2018 annual report of The National Council for Occupational Safety and Health, which identified Tesla as one of the 12 most dangerous workplaces in the US that puts its employees at risk of physical injuries, pointed out that the rate of recordable injuries was 31% higher than the industry average in 2016, while the rate of serious injuries was 83% higher. Last year, another 722 instances of work-related injuries were reported at the Fremont plant, of which 600 were serious injuries.

    While the industry-average for last year is not yet available, Tesla’s Vice President of Environment, Health and Safety claimed on its website, under an article titled “Becoming the Safest Car Factory in the World”, that the recordable injuries last year had declined by 25% compared to the year before.

    “Relying on 2017 injury data to reach any conclusions about safety trends at the plant is premature and could have misleading results,” said Workspace’s report, which pointed to many irregularities in the way in which the injury logs were maintained by the company.

    “I hear coworkers quietly say that they are hurting but they are too afraid to report it for fear of being labeled as a complainer or bad worker.”

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    #tesla#voiture #mobilité  #robotisation #innovation #batteries #électricité #accidents_du_travail #pénibilité #danger #elon_musk

    • Une troisième enquête a été ouverte début juillet contre le constructeur automobile Tesla par la Division de la sécurité et de la santé au travail de Californie (OSHA dans son acronyme anglais), à la suite de la plainte d’un ouvrier de l’usine d’assemblage automobile de l’entreprise de Fremont. Les détails de la plainte ne seront divulgués par le service qu’après la fin de l’enquête.

      L’enquête a été entamée quelques jours seulement après l’annonce, par le PDG de l’entreprise Elon Musk, qu’il lancerait une nouvelle ligne de production dans l’usine de Fremont.

      Ces dernières années, l’usine Tesla de Fremont, qui emploie plus de 10 000 ouvriers, s’est avérée être un lieu de travail extrêmement dangereux, où les employés ont été « taillés en pièces par des machines, écrasés par des chariots élévateurs, brûlés dans des explosions électriques et aspergés de métal en fusion ».

      En 2014, le taux de blessures liées au travail rapportées – c’est-à-dire des blessures exigeant un traitement médical au-delà des premiers soins – était de 15% plus élevé que le taux moyen dans l’industrie automobile. L’année suivante, lorsque le taux moyen de ces blessures dans l’industrie est passé de 7.3 à 6.7 pour 100 ouvriers, il a augmenté de 8.4% à 8.8% dans l’usine de Fremont, ce qui était plus élevé de 31% que la moyenne de l’industrie.

      Les chiffres du taux de blessures graves – c’est-à-dire celles qui nécessitent des jours d’arrêt de travail ou un horaire de travail limité ou encore le transfert à un autre poste – brossent un tableau beaucoup plus sombre de la dangerosité du travail chez Tesla pour ses employés. Comme pour les blessures signalées, le taux de blessures graves a aussi diminué dans toute l’industrie en 2015. Dans le cas de l’usine de Tesla, ce taux de blessures graves a explosé pour se situer à 103% de la moyenne de l’industrie, selon un rapport de Work Safe, une organisation à but non lucratif spécialisée dans les questions de santé et de sécurité au travail.

      Le rapport annuel 2018 du Conseil national pour la sécurité et la santé au travail, qui a identifié Tesla comme l’un des 12 lieux de travail les plus dangereux aux États-Unis, qui exposent leurs employés au risque de blessures physiques, a souligné que le taux de blessures signalées était plus élevé de 31% que la moyenne dans l’industrie en 2016, tandis que le taux de blessures graves était plus élevé de 83%. L’an dernier, 722 cas de blessures liées au travail ont été rapportées dans l’usine de Fremont, dont 600 étaient graves.
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  • A l’encontre » Belgique. « La cadence qu’on nous impose est devenue infernale » : les grandes surfaces
    http://alencontre.org/europe/belgique/belgique-la-cadence-quon-nous-impose-est-devenue-infernale-les-grandes-s
    Je trouve que c’est l’angle mort des travaux actuels sur le #travail et plus particulièrement l’explosion de #burn-out : l’#intensification radicale de l’effort depuis le début du siècle, #produire toujours plus avec toujours moins de moyens, d’effectifs, de matos, d’investissement et tout ça, pour quoi ? Pour augmenter la #rente des actionnaires, rien d’autre. On crève les gens pour les #dividendes ! On transforme le monde entier en usine et les humains en #robots, quand ce n’est pas en #consommables !

    La #pénibilité croissante du métier, Zoé peut en parler des heures, elle qui trime aux caisses d’un hypermarché Cora en Région bruxelloise depuis près de 20 ans. « En 2000, c’était encore assez cool comme job. Mais la cadence qu’on nous impose est devenue infernale. À tel point qu’aujourd’hui, je fonctionne comme une machine. J’en viens parfois à travailler pour trois ou quatre, surtout en période de promotions. Plus question de parler avec mes collègues entre deux clients. »


  • Invisible pénibilité du travail féminin

    Pour faire passer le recul de l’âge de la retraite, le précédent gouvernement français avait promis la création d’un compte personnel de pénibilité, ouvrant le droit à un départ plus précoce. Non seulement les critères ont été réduits par l’actuelle équipe, mais la plupart avaient été définis en fonction du travail masculin. Les facteurs de risques encourus par les femmes demeurent occultés, comme les gestes répétitifs ou les tâches liées au nettoyage et aux services à la personne. (...)

    Construite dans des branches comme le bâtiment, la chimie ou la métallurgie, la notion de pénibilité s’est d’abord définie en fonction de critères masculins. « Les recherches ne sont quasiment jamais faites dans une perspective de genre, constatait le Conseil économique, social et environnemental (CESE) en 2010. L’impact des facteurs de risques au travail sur la santé des femmes conserve ainsi à bien des égards un caractère d’invisibilité entraînant méconnaissance ou sous-estimation et donc faible prise en compte. » (...)

    Si les accidents du travail avec arrêt baissent globalement de 15,3 % entre 2001 et 2015, ils progressent pour les femmes.

    #retraite #pénibilité #travail #travail_féminin #travail_invisible #risque #femmes #gestes #tâches #nettoyage #accidents_du_travail #genre #santé

    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/12/ANDRZEJEWSKI/58205


  • « Dans l’industrie, il n’y a plus de postes légers »
    http://alencontre.org/europe/france/france-dans-lindustrie-il-ny-a-plus-de-postes-legers.html

    Selon le ministère du #Travail, en 2013, près de la moitié des personnes en emploi interrogées (46,4%) déclaraient devoir toujours ou souvent se dépêcher, tandis que les marges de manœuvre se réduisent pour presque toutes les catégories socioprofessionnelles (voir graphiques 1 et 2). Par ailleurs, 36 % signalaient avoir subi au moins un comportement hostile au travail au cours des douze derniers mois, et un tiers disaient ne pas éprouver la fierté du travail bien fait. Et selon nos informations, la prochaine édition de l’enquête du ministère sur les conditions de travail, à paraître fin décembre, devrait confirmer cette tendance, avec toutefois une baisse des violences morales (comme le harcèlement ou les incivilités).

    Une charge mentale plus lourde

    Avons-nous régressé par rapport aux bons vieux temps modernes et à la taylorisation des ateliers ? Il n’y a pas lieu d’idéaliser le passé. Mais à la #pénibilité physique – qui n’a pas disparu [2] s’est ajoutée une charge mentale qui n’a cessé de croître ces trente dernières années. Plusieurs phénomènes se sont conjugués. Les changements dans la structure de l’actionnariat des entreprises (moins familial et davantage financier, donc plus lointain et plus anonyme) et une économie davantage mondialisée ont poussé les entreprises à exiger toujours plus de productivité et de #rentabilité. Les pratiques managériales ont évolué en conséquence, mettant les travailleurs en concurrence, via une évaluation systématique de leurs performances individuelles. L’introduction du lean management dans l’industrie et les services, qui vise à débarrasser le travail de tout ce qui n’est pas strictement productif, a certes libéré du temps, mais a supprimé du même coup toutes les « respirations » qui rendaient le travail tenable.

    #souffrance #intensification


  • CHU de Tours : « Nous réclamons le droit d’être fier d’être des soignants »
    https://larotative.info/chu-de-tours-nous-reclamons-le-2474.html

    Lettre ouverte d’une infirmière du CHU de Tours concernant le plan de restructuration de l’hôpital, la dégradation des conditions de travail et la dégradation de la qualité de prise en charge des patients.

    Aujourd’hui nous avons bien compris que l’hôpital, outre sa fonction de service public, doit aussi se comporter comme une entreprise générant des profits, et qu’afin de recueillir ces dits profits, il faut rentabiliser la prise en charge non plus des patients et patientes, mais des clients et clientes. Et nous comprenons bien que pour des gestionnaires, écouter, tenir une main, rassurer, parfois essuyer des larmes et même accompagner les derniers souffles ne rapportent rien d’un point de vue financier. Mais pour nous, tout cela c’est notre quotidien.

    Comment assurer une éducation thérapeutique de qualité à nos patients en courant d’une chambre à l’autre ? Comment encadrer les personnels de demain, quand nous-mêmes, vous nous obligez par manque de temps, manque de moyens, manque d’effectifs à ne plus respecter scrupuleusement les protocoles de soins et d’hygiène ?

    Toutes ces interrogations sont pour nous source de stress, de malaise, de mal-être, d’insécurité au sein de notre travail. Nous nous soucions de la qualité de prise en charge de nos patients, nous demandons de respecter notre droit à travailler dans de bonnes conditions et en sécurité. Et pour cela, nous demandons des moyens humains pour le faire.

    #pénibilité #care #maltraitance #hôpital



  • A l’encontre » France. Prévention de la #pénibilité : un « dialogue social » monocordre
    http://alencontre.org/europe/france/france-prevention-de-la-penibilite-un-dialogue-social-monocordre.html

    Malgré ces multiples reculs, ou encouragé par eux, le Medef poursuit ses menaces. C’est ainsi que le premier ministre vient de décider par courrier de supprimer l’application de quatre facteurs de pénibilités : la manutention manuelle de charges, des postures pénibles, des vibrations mécaniques et des risques chimiques. Les six autres facteurs restent applicables dans un compte désormais dit « de prévention ».

    « Prévention », on ne voit pas trop en quoi puisque Edouard Philippe dans la même lettre envisage de supprimer les cotisations spécifiques et notamment celles pour les entreprises exposant leurs salarié-es à des facteurs de pénibilité.

    Travailler aujourd’hui c’est être soumis à l’#arbitraire et aux #inégalités (inégalités entre les sexes, les catégories sociales, inégalités salariales grandissantes, inégalités dans l’espérance de vie en bonne santé…).En réduisant la liste des facteurs de pénibilité, le gouvernement exclut et méprise de très nombreux travailleuses et travailleuses de la possibilité de partir en retraite plus tôt alors qu’ils vont avoir une espérance de vie en bonne #santé largement diminuée : sur les chantiers, dans les emplois de manutentions, dans le travail aux caisses, etc.


  • Réforme du code du #travail : cachez cette #pénibilité que je ne saurais voir - Le Vent Se Lève
    http://lvsl.fr/reforme-code-travail-cachez-cette-penibilite-ne-saurais-voir

    nier les aspects pénibles, douloureux du travail, qui concernent pourtant un grand nombre de travailleurs en France. Lors de sa campagne, le chantre de la « start-up nation » avait déclaré à propos de la pénibilité : « Je n’aime pas le terme, donc je le supprimerai. Car il induit que le travail est une douleur. » Curieux, pour un président qui, dans son discours devant le Parlement réuni en Congrès, avait cité la fameuse formule de Lacan sur le réel, celui auquel « on se cogne ». Car la pénibilité du travail est une réalité pour des millions de salariés, tout comme la différence d’espérance de vie entre les ouvriers et les cadres (à 35 ans, un homme cadre peut espérer vivre jusqu’à 84 ans, contre 77,6 ans pour un ouvrier selon l’Insee).