• Pénuries : La Science-Fiction nous l’avait bien dit !
    https://www.blast-info.fr/emissions/2022/penuries-la-science-fiction-nous-lavait-bien-dit-BW0hV1TNQfi9K11SaGIFQw

    Depuis quelques mois, certains diraient années voire décennies, un mot que l’on a longtemps cru obsolète, en tout cas dans le Premier Monde, a refait surface avec vigueur dans l’actualité des pays dits développés : celui de #Pénurie. Pénurie de céréales,…

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  • De quoi va-t-on manquer cet hiver, et à quel prix ?
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    A l’approche de l’hiver, la question des pénuries d’énergie devient brûlante. Entre la guerre en Ukraine, la destruction récente des gazoducs Nord Stream, la réduction de la production nucléaire, et les grèves dans le secteur de l’énergie, la situation…

    #Grève #Pénurie #Énergie
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  • Le diesel des data centers pourrait sauver la Suisse du black-out cet hiver RTS - Pascal Jeannerat

    La puissance de production cumulée des 90 data centers commerciaux de Suisse équivaut à celle d’un réacteur nucléaire. La branche est prête à engager ses génératrices de secours pour soutenir le réseau cet hiver et éviter les délestages.

    Entre 300 et 400 Mégawatts : telle est l’estimation que l’Association suisse des data centers a confiée à la RTS pour l’ensemble de ses génératrices installées. « C’est à peu près l’équivalent d’un réacteur comme Beznau », précise son président Sergio Milesi. Cette puissance s’explique par le fait que les data centers, gros consommateurs de courant, sont également équipés de doubles redondances y compris pour leur approvisionnement électrique de secours.

    Déjà opérationnels
    Certains centres de données comme celui de Green à Lupfig (AG) sont déjà reliés et synchronisés au réseau électrique et capables d’y injecter du courant. « C’est un service-système que nous fournissons à Swissgrid, le gestionnaire du réseau qui peut activer lui-même à distance les génératrices. Tout est automatisé », explique son directeur général Roger Süess à la RTS. Au total, sur l’ensemble de ses data centers en Suisse, l’entreprise dispose à elle seule d’un parc de génératrices allant de 2 à 3,5 MW pour un total de 35 MW.

    En Suisse, la plupart des grands data centers sont capables de synchroniser leurs machines sur la fréquence du réseau et d’y fournir leur production. « Certains autres nécessiteraient de s’équiper en conséquence, précise le président de l’Association suisse des data centers, mais c’est techniquement possible ». Sergio Milesi indique que la branche dans son ensemble est favorable à cette contribution, sous certaines conditions qui sont actuellement en discussion avec la Confédération.

    Levée de restrictions
    Selon les normes actuelles, l’utilisation des génératrices de secours est limitée à cinquante heures par an en raison de leurs nuisances sonores. Il faudrait relever ce seuil, argumente Roger Süess, qui en appelle aussi à une exemption de la taxe CO2 : « Si nous aidons comme cela à produire du courant en période de pénurie, il faudrait peut-être nous en dispenser », plaide-t-il, conscient que les émissions de CO2 des génératrices diesel représenteraient une lourde charge.

    Concernant le prix auquel la branche consentirait à vendre ses kilowattheures, la réponse est unanime : à prix coûtant. « L’objectif est simplement de pouvoir couvrir les coûts : carburant, garantie de livraison, frais supplémentaires d’exploitation, pas de faire des bénéfices ! », affirme Roger Süess. Pour lui, face à la pénurie, les data centers font partie de la solution, pas du problème : « C’est une opération gagnant-gagnant », résume Sergio Milesi, qui relève que les génératrices de secours représentent des millions de francs d’investissement qui dorment pratiquement toute l’année. Roger Süess abonde : « Le prix d’une génératrice, c’est un nombre à sept chiffres ! »

    Accord à bout touchant
    Cette réserve de secours intéresse la Confédération. « Leurs groupes de secours sont modernes et remplissent généralement les normes environnementales », répond l’Office fédéral de l’énergie, qui parle de discussions positives. « Nous avons identifié quelques défis à surmonter pour assurer l’exploitation des groupes de secours - à savoir, leur intégration dans le réseau électrique ainsi que leur approvisionnement en carburant ».

    La branche s’attend à voir les conditions de mise en œuvre réglées dans une ordonnance « d’ici deux à trois semaines » pour consultation. Cette capacité de production s’ajoute à la première réserve de secours déjà mise sur pied par la Confédération. C’est à quelques centaines de mètres du data center de Lupfig, à Birr (AG), que cette réserve vient d’être conclue jusqu’en 2026 avec l’entreprise américaine General Electric. Un contrat de location de huit turbines tricombustibles fonctionnant au diesel, au gaz ou à l’hydrogène pour une puissance totale de 250 MW a été signé. Objectif : pallier la potentielle pénurie de courant redoutée dès février 2023.

    Polluant mais transitoire
    Ce recours aux énergies fossiles pourrait être très utile cet hiver, mais il n’enchante pas pour autant le directeur général de Green. « Si on regarde ce que la Suisse innovante offre comme possibilités dans l’hydraulique, l’éolien, le solaire, ou avec les Ecoles polytechniques sur les nouvelles sources d’énergie, j’espère bien que c’est avec ça que nous trouverons les solutions d’avenir, sans devoir encore nous tourner vers ces génératrices », répond Roger Süess.

    Même credo au sein de l’association : « Nous regardons de près les nouvelles technologies concernant l’électricité, qui est un facteur très important pour notre branche. Et je pense que l’hydrogène va jouer un rôle central dans ce secteur, y compris pour le stockage de l’électricité », conclut Sergio Milesi. En attendant, si l’hiver est froid et sec, s’il ne voit pas le retour rapide de la puissance électrique nucléaire française, il risque bien de plomber le bilan CO2 de la Suisse.

    #data_centers #nuisances #bruit #pollution #co2 #pénuries #énergie #réseau_électrique #électricité #Suisse

  • Faut-il réserver un réacteur nucléaire pour alimenter les stations de ski ? (En réalité les seules remontées mécaniques)

    Le risque de pénurie d’électricité et la hausse des prix des énergies forcent les stations de ski à adapter leur plan d’exploitation. Elles promettent d’appliquer des mesures de sobriété comme la réduction de la vitesse des remontées mécaniques, un damage plus précis et des techniques d’enneigement artificiel moins énergivores. Mais quel-est réellement l’impact d’une station de ski sur le réseau électrique ?

    La France est l’un des plus grands pays de ski au monde. Elle possède 350 stations, qui opèrent 3 346 remontées mécaniques d’après France Montagne, une association des acteurs du tourisme en montagne.


    Illustration : Révolution Énergétique - Hugo LARA

    Chaque saison, ces domaines consomment de grandes quantités d’énergie, principalement de l’électricité pour les remontées et le chauffage, mais aussi des carburants pour le damage et les véhicules.

    Le risque de blackout qui plane sur le réseau électrique national et les hausses de prix des énergies ne leur permet plus de dépenser sans compter.
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    Des remontées mécaniques très gourmandes en électricité
    Réunis, les domaines skiables constituent une industrie très gourmande en électricité. Elles appellent une puissance élevée, notamment au démarrage des remontées. D’autant que leur ouverture le matin correspond aux horaires du premier pic de consommation de la journée, entre 8 h et 13 h. Elles n’ont toutefois aucun impact sur le pic de 19 h, le plus délicat pour le réseau, puisqu’elles ferment généralement autour de 17 h.
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    Un réacteur nucléaire monopolisé pour les stations de ski ?
    En considérant une puissance moyenne totalement arbitraire de 200 kW par remontée mécanique, les 3 346 machines installées en France développeraient une puissance cumulée d’environ 670 MW, pas si éloignée d’un réacteur nucléaire de palier CP0/Y (900 MW).

    Un chiffre qui ne tient pas compte des pertes liées au transport et à la conversion du courant sur certaines machines ainsi que des consommations auxiliaires (moteurs des systèmes débrayables, tapis d’embarquement, chauffage…).

    Bien sûr, toutes les remontées ne fonctionnent pas en même temps et à puissance maximale. Si la puissance réellement appelée par les stations de ski est certainement bien inférieure à notre calcul, elle reste significative. Ainsi, les opérateurs prévoient déjà des mesures pour réduire la consommation des leurs remontées.

    #loisirs #ski #remontées_mécaniques #pénuries #énergie #réseau_électrique #montagne #électricité #charbon #nucléaire #France

    Source : https://www.revolution-energetique.com/faut-il-reserver-un-reacteur-nucleaire-pour-alimenter-les-st

    • Reste à alimenter en énergie les logements et restaurants, les canons à neige, les transports, l’éclairage . . . . . des stations de sport d’hiver.

      Un grand merci à la petite bourgeoisie de gôche fanatique des sports d’hiver.

  • Pour la première fois : « Historique », la France livre du gaz à l’Allemagne via la Moselle L’essentiel - afp

    La France a commencé, jeudi pour la première fois, à acheminer directement du gaz vers l’Allemagne, une étape et un symbole dans la solidarité énergétique européenne pour surmonter cet hiver le tarissement des flux venant de la Russie. « C’est historique, la première fois que la France va livrer du gaz directement vers l’Allemagne. Jusqu’ici on envoyait du gaz à notre voisin via la Belgique », a déclaré Thierry Trouvé, directeur général de GRTgaz, le gestionnaire du réseau de transport de gaz français.


    Ces premières livraisons concrétisent un accord d’entraide formalisé le 5 septembre entre les dirigeants français et allemand, Emmanuel Macron et Olaf Scholz, pour faire jouer la solidarité européenne à l’heure où le gaz est très convoité et son prix vertigineux. Après l’invasion de l’Ukraine, la Russie a considérablement baissé ses livraisons de gaz à l’Europe, dont certains pays étaient très dépendants. C’est le cas de l’Allemagne, qui a besoin de cette énergie pour faire tourner ses usines, le nerf de son économie.

    Or la France détient plus de gaz que son voisin car elle bénéficie d’apports massifs venus de Norvège et de gaz naturel liquéfié (GNL) depuis les Etats-Unis, qui lui ont permis en partie de remplir ses stocks hivernaux à 100%.

    Il a fallu inverser le sens de circulation
    Les deux dirigeants ont donc convenu que la France livre davantage de gaz à l’Allemagne, qui pourrait en retour fournir, si besoin, de l’électricité à son voisin fragilisé par une production nucléaire au plus bas. Dans ce contexte de « forte diminution des livraisons de gaz russe vers l’Europe et dans le cadre de la solidarité européenne sur la sécurité énergétique, GRTgaz s’est mobilisé pour adapter son réseau et formaliser une proposition afin de commercialiser une capacité de transport de gaz de la France vers l’Allemagne », a donc annoncé jeudi le gestionnaire français GRTgaz dans un communiqué.

    Les premières commercialisations de gaz odorisé vers l’Allemagne ont commencé à 6h à hauteur de 31 gigawattheures/jour, en transitant via les communes frontalières de Obergailbach (Moselle) côté français, et Medelsheim en Sarre, au point d’interconnexion du réseau gazier. Le niveau de cette capacité sera « évalué tous les jours en fonction des conditions de réseau », et pourra atteindre au maximum 100 GWh/jour.

    Alors que l’unique point d’interconnexion à la frontière franco-allemande avait été conçu pour fonctionner dans le sens Allemagne vers France, il a fallu inverser le sens de circulation.

    #pénuries organisée à sens unique #escroquerie #vol #énergie #gaz #électricité #charbon #nucléaire #ue #union_européenne #ursula_von_der_leyen #allemagne #macron #emmanuel_macron #olaf_schol #schol

    Sourece : https://www.lessentiel.lu/fr/story/historique-la-france-livre-du-gaz-vers-l-allemagne-via-la-moselle-2775322

  • « Pénurie » d’essence chez TotalEnergies : le gouvernement puise dans ses stocks stratégiques... de quoi s’agit-il ?
    https://www.ladepeche.fr/2022/10/06/ruee-des-conducteurs-chez-totalenergies-le-gouvernement-puise-dans-ses-sto

    Hors de question de parler de « pénurie », estime le porte-parole du gouvernement Olivier Véran. Il préfère parler de « tensions » dans l’approvisionnement en carburant. […] Ainsi, selon Olivier Véran, le gouvernement a « puisé dans les stocks stratégiques (...) ça et là » pour alimenter des stations à sec.

  • Inflation : dans l’Oise, un maire menace d’arrêter de payer les factures d’électricité de la ville

    L’édile communiste de Montataire, Jean-Pierre Bosino, a brandi cet ultimatum lundi 29 août pour alerter sur la hausse des prix, réclamant de l’aide au gouvernement.

    A Montataire, cette inflation pourrait faire exploser la facture de la ville, de 600 000 euros aujourd’hui à 2,5 millions d’euros en 2023, a projeté l’élu. Une situation intenable. « Comment je trouve les 1,9 million d’euros qui manquent ? Quel service je ferme ? J’arrête la restauration scolaire, je ferme la mairie trois jours par semaine ? interroge ainsi le maire de la ville. On n’a pas de trésor de guerre, on doit voter un budget à l’équilibre. » Contrairement aux particuliers, « les collectivités territoriales sont soumises au prix du marché à partir d’un certain niveau de budget et d’agents. Aujourd’hui, c’est intenable ! Il faut revenir au tarif régulé », plaide le maire. L’élu communiste dénonce également la « spéculation » sur le gaz ou l’électricité, qui « coûte au plus grand nombre mais rapporte beaucoup à quelques-uns ».

    https://www.liberation.fr/politique/inflation-dans-loise-un-maire-menace-darreter-de-payer-les-factures-delec

    #énergie#électricité#pénurie#oise

  • Sobriété énergétique : du slogan à la pratique (40mn)

    Pour contrer le risque de pénurie, la Première ministre Elisabeth Borne a encouragé les entreprises à la sobriété, faisant écho aux politiques de transition énergétique et de lutte contre le réchauffement climatique que se fixent son gouvernement. Le vœu de sobriété sera-t-il la solution à la crise ?

    avec :

    – Nicolas Goldberg (Consultant spécialiste de l‘énergie à Colombus Consulting)

    – François Jarrige (Historien, maître de conférences à l’université de Bourgogne, spécialiste de l’histoire des techniques et de l’industrialisation au prisme des enjeux sociaux et écologiques).

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-invite-e-des-matins/sobriete-energetique-du-slogan-a-la-pratique-6682080

    #énergie#électricité#décroissance#pénurie#sobriété

  • #Trains supprimés faute de conducteurs : la #SNCF cherche à pourvoir 1 200 postes

    Un document interne à l’entreprise pointe un manque de 10% des effectifs pour assurer les #liaisons_ferroviaires sur le territoire français. Ainsi, 19 #RER C seront supprimés chaque jour à compter du 1er septembre.

    Recherche désespérément des candidats pour la conduite de trains et de RER. Ce pourrait être l’annonce diffusée sur tous les panneaux de la SNCF à la rentrée. Alors qu’il n’y a jamais eu autant d’usagers dans les trains cet été (23 millions, selon le Parisien), il n’y a plus suffisamment de #conducteurs pour assurer toutes les liaisons ferroviaires. La #pénurie – annoncée depuis des mois par les syndicats – est nationale. Selon nos informations, il manquerait aujourd’hui 1 200 #agents_de_conduite.

    Ce chiffre figure dans un relevé de conclusions rédigé à l’issue d’une réunion entre direction et syndicats tenue au siège social de l’entreprise le 17 août. Interrogée par Libération, la direction de la SNCF ne dément pas le nombre de conducteurs manquants évoqués lors de la réunion du 17 août, mais indique « ne pas être en mesure de fournir un chiffre précis pour l’heure ». L’entreprise ferroviaire paie à la fois son manque d’#attractivité pour des postes peu rémunérés et assortis de nombreuses contraintes : horaires décalés, pannes de matériel. Il semble également que les #démissions de #cheminots en poste, mais aussi les #abandons en cours de formation, soient en augmentation significative.

    Réunion lunaire

    Les répercussions sont, elles, bien concrètes. En région parisienne, par exemple, à compter du 1er septembre, les usagers du RER C seront ainsi ravis de découvrir que 19 trains par jour sont supprimés « les jours ouvrables », faute de personnel. Les week-ends, les « allègements de train ne seront pas systématiques »… en dehors des journées balisées pour les travaux. Le chiffre a été communiqué lors d’une réunion organisée par l’organisme régional en charge des transports, #Ile-de-France_Mobilités, la semaine dernière, en présence de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) Ile-de-France.

    Marc Pélissier, son président, est dépité, mais pas vraiment surpris : « On voyait bien cet été que quelque chose ne tournait pas rond. Le manque d’effectif était masqué par les travaux, mais cela n’expliquait pas les trains supprimés sur les autres tronçons. » Il raconte cette réunion la semaine dernière, un peu lunaire, où les échanges portaient sur le choix des tronçons à pénaliser : entre Pontoise et Paris ? Entre Versailles-Château et Champ-de-Mars ? Les bouts de ligne, forcément, vont trinquer. Et les trains aux heures creuses vont devenir encore plus rares, « un train chaque heure à Dourdan », soupire Marc Pélissier.

    Partie pour durer

    Au-delà du non-sens de réduire l’#offre_de_transport_collectif dans la crise climatique actuelle, Marc Pélissier est très inquiet des répercussions sociales. A commencer pour les employés qui n’ont pas la possibilité de télétravailler, et ceux, nombreux, obligés de circuler en heure creuse. Interrogée, Ile-de-France Mobilités confirme. La SNCF insiste, elle, sur ce pourcentage : seuls 1% des 500 000 voyageurs par jour du RER C sont concernés. Soit 5 000 personnes tout de même. La ligne C est pour l’instant la seule touchée dans la région. Mais la situation est partie pour durer au moins jusqu’à la fin de l’année, selon les informations communiquées à la Fnaut lors de la réunion. « Malgré cette situation, SNCF-Transilien s’est fixé pour 2022 un objectif de 600 recrutements, notamment 200 conductrices et conducteurs de train et de tram-train et 150 agents de services en gare. »

    Dans d’autres régions, aussi, le manque de personnel est déjà une réalité. Le conseil régional Rhône-Alpes-Auvergne confirme le retrait de 47 trains express régionaux (#TER) chaque jour jusqu’au 15 août. Résultat de cette pénurie, trois régions, les Hauts-de-France, le Grand-Est et l’Auvergne-Rhône-Alpes ont suspendu partiellement ou totalement leurs paiements à la SNCF et l’Ile-de-France compte exiger des #pénalités_financières. La pénurie se fait également ressentir dans d’autres services. Il manquerait 300 agents pour la maintenance des TGV, particulièrement sollicités en cette période de vacances.

    https://www.liberation.fr/societe/trains-supprimes-faute-de-conducteurs-la-sncf-en-quete-de-1-200-postes-20
    #suppression #travail #conditions_de_travail #France #transport_public #it_has_begun (mais depuis longtemps hélas...) #effectifs #personnel

  • #Suisse Une pénurie de munitions prive de cartouches chasseurs et tireurs sportifs Romain Boisset/ec - RTS
    https://www.rts.ch/info/suisse/13333911-une-penurie-de-munitions-prive-de-cartouches-chasseurs-et-tireurs-sport

    A quelques semaines de l’ouverture de la chasse, de nombreuses munitions sont en rupture de stock dans les armureries. Qu’ils soient chasseurs ou tireurs sportifs, les amateurs de tir sont contraints de changer leurs habitudes.
    « Il manque de tout ! Que ce soit de la grenaille, des munitions de chasse ou de tir sportif. Certains fournisseurs ne nous donnent même plus de date de livraison », lance Eric Goffin, gérant d’une armurerie à Sion.


    Interrogé par le 19h30 sur les raisons de cette pénurie mondiale, l’Office fédéral de l’armement (armasuisse) avance trois explications : l’augmentation des dépenses militaires provoquée par la guerre en Ukraine, la défaillance des chaînes d’approvisionnement toujours impactées par le Covid, ainsi que le manque généralisé de matières premières. 

    De nouvelles habitudes de tir
    Au stand de tir du Kudu, à Sion, les habitudes des tireurs ont déjà changé. « Certains venaient jusqu’à quatre fois par semaine. Ils ne viennent désormais plus qu’une ou deux fois par mois », témoigne Laura Menétrey, instructrice de tir. « D’autres ont même décidé de changer d’arme afin d’utiliser des munitions moins coûteuses », ajoute-t-elle.

    Cette situation particulière préoccupe également les chasseurs. A quelques semaines du lancement de la saison, trouver de l’équipement est devenu plus compliqué et surtout plus onéreux.

    Pour autant, Baptiste Droz, chasseur en formation, ne compte pas renoncer à sa passion : « au niveau de mon budget, ça ne me paraît pas exorbitant. Si on veut chasser, on va acheter les munitions disponibles et on fera avec le prix. Il n’y a pas le choix ».

    Pas de menace directe sur la saison de chasse
    L’indisponibilité de leurs munitions habituelles contraint aussi les chasseurs à se tourner vers d’autres types de balles. « Le fait de changer de balles nécessite un nouveau réglage de l’arme. C’est vrai que ce changement n’est pas très apprécié, mais si on veut aller à la chasse, il faut savoir s’adapter, ça reste une petite contrainte », relativise Pascal Vuignier, président de la Fédération valaisanne des sociétés de chasse.

    Si cette pénurie ne perturbe pas significativement la saison de chasse, elle chamboule ses préparatifs. A noter que l’armée et les polices disent ne pas encore être touchées par ces problèmes d’approvisionnement.

    #guerre #Ukraine #armes #armement #munitions #pénuries #chasse

  • En Chine, 66 rivières à sec, le Yang Tsé à son plus bas niveau...

    En plus du gaz, de l’eau, on va manquer d’engrais, de batteries, de panneaux solaires, de batteries au lithium (Telephones portables)...

    Canicule en Chine : « Dans la province du Sichuan, toutes les usines ont été mises à l’arrêt » (11mn)

    Le mercure dépasse allègrement les 40 °C ces derniers jours au Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine. En raison de la canicule, les cours d’eau de la région sont asséchés, ce qui pèse sur le réseau électrique car les climatiseurs tournent à plein régime. Selon notre correspondante, Lou Kisiela, « toutes les usines ont été mises à l’arrêt depuis deux semaines » pour réduire la consommation en électricité.

    <https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20220820-canicule-en-chine-dans-la-province-du-sichuan-toutes-les-usines-o>

    #chine#penurie#batteries#lithium#solaire#secheresse#eau

  • Au début du 21e siècle, les #guerres_de_l'eau avaient commencé mais en France, les institutions de l’agriculture productiviste regardaient ailleurs , c’est à dire pas plus loin que leurs godasses. Seulement voilà, les godasses soulevaient toujours plus de poussière sur les terres craquelées par des sécheresses récurrentes. Pourtant, ce ne sont pas les idées qui manquaient pour l’#accaparement de la #ressource en #eau.

    Benoît Gimonprez, juriste, nous projette dans un futur à l’avenir incertain en décortiquant la solution des #mégabassines. Trois approches possibles pour résoudre ces problèmes de #pénuries liées au #réchauffement_climatique :
    le « tout-bassine », le « sans-bassine », le « avec-bassine-mais-pas-que ». Trois scénarios qui connaissent leurs propres limites et qui n’empêcheront pas notre « assignation à résilience » puisque, comme le dit lui-même l’auteur, "on ne sortira – par le haut – de la guerre de l’eau qu’en inventant, au niveau territorial, un système de gestion des biens communs qui fasse sens pour presque tous.

    https://aoc.media/analyse/2022/05/18/mega-bassines-aux-sources-dun-conflit-pour-leau

    La sécheresse précoce cette année alimente un conflit déjà ancien autour des « méga-bassines », et ce sont deux grands courants qui s’affrontent à l’intérieur du concept de durabilité de l’agriculture. L’un pense en termes de substitution, c’est-à-dire de remplacement d’une pratique nuisible par une autre qui l’est moins. L’autre prône la reconception, autrement dit le changement global de l’agrosystème. Mais les réflexions sur la gestion de la ressource en eau, trop figées dans le présent, ont du mal à se projeter dans un futur climatique inédit et à saisir la nature des véritables enjeux.

    https://justpaste.it/7krvo

    • Je partage la conclusion sur les biens communs mais toute la construction m’interpelle...

      « Pourtant, sur un plan pratique, seule la combinaison des deux semble un chemin empruntable à l’avenir pour les agriculteurs : avoir pour cap la transformation des systèmes de cultures sans s’interdire, comme levier, les solutions de substitution disponibles, même à regret. Les agriculteurs bio peuvent-ils, en l’état des savoirs, se passer du labour ou du cuivre ? Pourront-ils demain se passer d’eau pour implanter leurs couverts végétaux et éviter que leur sol ne reste stérile ? »
      Ils posent des questions qui sont déjà largement documentées dans la littérature scientifique et la réponse est oui.
      D’ailleurs l’agroécologie est même plébiscitée (en urgence) par l’ONU maintenant...c’est dire le consensus...
      https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/agriculture/l-urgente-restauration-des-sols-degrades_163176

      « La transition agro-écologique même se revérouille : le manque d’eau pénalise un certain nombre de bonnes pratiques, telles l’implantation de couverts végétaux à la sortie de l’été (censés piéger les nitrates) ou la création de linéaires boisés. »
      Ca m’a surpris aussi parce que comment ils font pour reboiser/revégétaliser dans les zones désertiques ?
      On a vu récemment sur seenthis que ça marchait...alors que l’accès à l’eau est encore plus problématique.
      Pourquoi ça bloquerait ici ?

      Le seul point qui me parait vraiment pertinent sur l’agroécologie c’est celui là :
      « Ils n’en constituent pas moins un changement de paradigme important en ce qu’ils inscrivent l’utilisation d’une ressource commune dans une démarche globale de transition agro-écologique à l’échelle d’un territoire. Il n’y a pas de précédent de cette envergure. »
      C’est clair que c’est le point dur...et je pense même qu’il faut revoir toute l’économie de l’agrobusiness pour y arriver. Le problème initial me semble être l’accès au financement pour les petits producteurs et le retour sur investissement attendu. Sans aides significatives à ce niveau, ça restera totalement bloqué. Or entre les lobbys des gros producteurs et de l’industrie chimique...je ne vois personne capable de porter ce message assez fort pour changer les choses...

    • J’ai longtemps hésité avant de partager cet article. Clairement, l’auteur méconnait totalement le domaine de l’agriculture biologique. C’est un juriste et (je pense) il essaie de trouver un consensus entre les tenants de l’agrobusiness productiviste et quelque chose d’autre (de plus cool ?).
      Déjà, ça commence assez mal lorsqu’il prétend, à propos des bassines, que « l’idée est frappée au coin du bon sens paysan ». Comme si prélever l’eau de pluie abondante en hiver pour la restituer aux cultures en été pouvait être une preuve de bon sens . Quid de l’évaporation de l’eau stockée en bassines ? Sans même parler du déficit de rechargement des nappes phréatiques et des zones humides privées de leur alimentation en eau hivernale et qui souffrirons avantage pendant les chaleurs et la sécheresse de l’été. Bref ... Ce n’est ni plus ni moins qu’un accaparement de l’eau dans un but de productions intensives. Sauf que cette année il n’y a pas eu assez de pluie cet hiver. Et donc, c’est la merde. Ce ne sont pas les maïs et autres tournesols qui s’étiolent en plein cagnard dans mon coin de cambrousse qui vont prétendre le contraire.

    • Je me disais que cet article ne proposait qu’un seul bout de la lorgnette, à savoir la vision productiviste et concentrationnaire des capitaux, modèle qui accapare le foncier, monopolise la chaîne logistique d’approvisionnement et de distribution et encourage l’hyper-transformation industrielle de nos aliments.

      Il m’était nécessaire d’avoir quelques retours de la part des lecteurs. Entre autre, je souscris totalement à ceci :

      Le problème initial me semble être l’accès au financement pour les petits producteurs et le retour sur investissement attendu. Sans aides significatives à ce niveau, ça restera totalement bloqué.

      Et donc, merci pour ton point de vue.

    • Les porteurs de projets en agriculture biologique ne sont pas assez capital-friendly :

      À entendre Patrick Bougeard, agriculteur à la retraite et sociétaire de l’Atelier paysan, il n’y a pas de doute, il s’agit d’un « arbitrage politique ». Dans le cas précis de cette coopérative, bien qu’ils n’en aient aucune preuve, certains membres ne peuvent pas s’empêcher de faire le lien avec la parution en mai 2021 du livre Reprendre la terre aux machines (Seuil, 2021), un manifeste très critique envers le « complexe agro-industriel » qui a conféré une importante aura médiatique à leur jeune association. Cette coopérative d’autoconstruction accompagne les agriculteurs dans la conception de bâtiments et de machines « adaptées à une agroécologie paysanne ».

      ping @latelierpaysan

  • #Pénurie de blé : vers une crise alimentaire
    https://www.blast-info.fr/articles/2022/penurie-de-ble-vers-une-crise-alimentaire-lRx6WAYdTsuByxceQKoDKg

    Dérèglement climatique, pandémie de Covid-19, hausse démographique : les causes de la crise alimentaire actuelle étaient déjà nombreuses. Depuis le mois de février, s’ajoute désormais le conflit entre la Russie et l’Ukraine, deux pays majeurs dans la…

    #Alimentation #Blé #Inflation
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-penurie-de-ble-vers-une-crise-alimentaire-lRx6WAY

  • La crise du #logement en Bretagne à l’origine d’actions violentes ? - Bretagne - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/bretagne/la-crise-du-logement-en-bretagne-a-l-origine-d-actions-violentes-27-05-

    En Bretagne, la problématique a été relancée de façon spectaculaire en 2018 par un collectif (Dispac’h) de jeunes touchés par ce phénomène. La radicalisation observée à Caurel « n’étonnerait pas » son porte-parole, Ewan Thébaud. « Ce n’est évidemment pas notre mode d’action, insiste-t-il. Mais on sent bien que le stade de l’exaspération est franchi. De plus en plus de précaires et de jeunes ne parviennent plus à se loger, conséquence de la spéculation immobilière dans notre région. La colère monte face à l’inaction politique pour traiter ce problème. » Dispac’h revendique désormais une cinquantaine de militants actifs « pour une Bretagne libre, socialiste, féministe et écologiste ».

    • Au Pays-Basque, on songe à légiférer. C’est tout de même incroyable qu’on soit toujours obligé d’en appeler à l’arbitrage de l’état pour réglementer la #spéculation ... 🙃

      https://www.francetvinfo.fr/economie/pouvoir-achat/logement/reportage-au-pays-basque-la-crise-du-logement-electrise-la-campagne-des

      Depuis une trentaine d’années, la côte basque française connaît une pression foncière et immobilière phénoménale, liée à son attractivité touristique toujours plus forte. Ajoutez à cela la démocratisation du télétravail et le retour à la nature post-Covid de nombreux citadins et vous obtenez le cocktail qui a vu les prix de l’immobilier s’emballer, sans que plus personne ne semble en mesure d’enrayer le phénomène. A Biarritz par exemple, un studio de 25 m2 atteint facilement les 250 000 euros à la vente (soit 10 000 euros du mètre carré) ou les 600 euros mensuels en location. Des tarifs comparables à ceux de Paris.

      « Ici, le problème numéro un, ce n’est pas l’emploi, ce n’est pas la santé, c’est de se loger dignement », résume Benat Etchebest, fondateur de la coopérative de logements Etxalde. Et face à cette crise, les Basques sont bien décidés à mettre la pression sur les politiques, alors que les législatives approchent à grands pas (les 12 et 19 juin).

      #logement #loyer #pénurie

  • La pénurie de lait pour bébé aux États-Unis tourne à la crise politique
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1883119/penurie-lait-maternise-etats-unis-crise-politique-biden

    Des rayons vides, des familles angoissées : la Maison-Blanche a assuré jeudi prendre très au sérieux la pénurie de lait pour bébé que connaissent les États-Unis, et qui tourne à la crise politique pour le président Joe Biden.

    Selon le fournisseur de données Datasembly, le taux de rupture de stock de préparations de lait pour nourrissons atteignait 43 % à la fin de la semaine dernière, une situation qui n’a fait qu’empirer depuis la mise à l’arrêt en février d’une usine du fabricant Abbott.

    Accusée au pire d’indifférence, au mieux d’attentisme, la Maison-Blanche a exposé jeudi quelques mesures, d’une portée limitée.


    La pénurie de lait maternisé est une source de stress pour plusieurs parents. - Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

    “C’est un travail qui dure depuis des mois”, a justifié sa porte-parole Jen Psaki, interrogée sur le temps de réaction du comité exécutif américain.

    “Notre message aux parents est le suivant : nous avons entendu, nous voulons faire tout ce que nous pouvons”, a-t-elle dit, pressée de questions sur ce sujet qui a dominé son point de presse quotidien.

    L’administration Biden envisage, entre autres, d’augmenter les importations, alors que les États-Unis produisent 98 % du lait maternisé qu’ils consomment.

    Elle dit travailler par ailleurs avec les États pour alléger les contraintes administratives pesant sur les familles les plus modestes qui achètent du lait infantile grâce à des bons alimentaires.

    La Maison-Blanche a enfin saisi l’autorité de la concurrence sur les abus liés à cette situation de pénurie, notamment la revente de lait infantile en ligne à des prix exorbitants.

    Jen Psaki a indiqué qu’une des options encore à l’étude était d’invoquer la Defense Production Act, texte hérité de la guerre froide qui permet au président américain de prendre des décisions économiques par décret.

    Par ailleurs, Joe Biden s’est entretenu jeudi avec des représentants du commerce de détail et des producteurs de lait pour bébé, des conversations qualifiées de “productives et encourageantes” par une responsable de l’administration, qui n’a pas souhaité être nommée.

    Des munitions pour les républicains
    Mais la Maison-Blanche ne s’est pas risquée pour autant à prédire une sortie de crise, alors que l’opposition républicaine, en campagne avant des élections législatives en novembre, s’est emparée du sujet et pilonne l’administration Biden.

    L’élue à la Chambre des représentants Elise Stefanik a ainsi affirmé lors d’une conférence de presse avoir contacté les autorités fédérales dès février : “Joe Biden n’a aucun plan. [...] Lorsque nous avons posé la question à la Maison-Blanche à propos de la pénurie, ils ont ri”.

    Randy Feenstra, un élu de l’Iowa, a, lui, assuré que, dans sa région, des familles “faisaient 50, 75, jusqu’à 100 milles pour essayer [de] trouver” du lait en poudre (soit de 80 à 160 kilomètres).

    Même la patronne démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a laissé transparaître sa frustration jeudi : “En ce moment même, des bébés ont faim, des bébés pleurent, nous devons répondre à cette situation maintenant”.

    Sara Khan, maman de trois enfants âgés de 10 ans, 7 ans et 6 mois, raconte à l’AFP sa détresse face aux rayonnages vides à Washington et aux alentours.

    “Dès la naissance de mon bébé, j’ai remarqué qu’il y avait un problème, et il aura 7 mois la semaine prochaine”, confie la mère de famille, qui a tenu bon grâce aux boîtes de lait envoyées par la poste par sa famille et ses amis.

    La situation est encore plus angoissante pour les parents d’enfants dont la santé exige des laits particuliers.

    Ainsi Maya, 3 semaines, intolérante au lactose. “Nous n’avons eu guère d’autre choix que de nous tourner vers un lait fabriqué à base de plantes”, faute de solution de rechange, explique son père Steve Hohman, qui vit à San Diego, en Californie.

    Le 17 février, après le décès de deux bébés, le fabricant Abbott a annoncé le « rappel volontaire » dans son usine du Michigan de lait en poudre, dont Similac, utilisé par des millions de familles américaines.

    L’enquête a dédouané le lait visé, mais la production n’a toujours pas repris, ce qui a aggravé la pénurie déjà provoquée par des problèmes plus généraux de chaîne d’approvisionnement et de manque de main-d’œuvre.

    #Lait #Lait_maternel #pénurie

    • Lait pour bébé : accord entre Abbott et la justice américaine pour rouvrir une usine Radio Canda - AFP
      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1884018/lait-bebe-accord-abbott-justice-etats-unis-usine-michigan

      Le groupe américain Abbott a passé un accord avec la justice pour redémarrer sa production de lait pour bébé sur son site du Michigan, afin de résorber la pénurie de ce produit vital pour les nourrissons, ont annoncé le groupe et le département américain de la Justice lundi.

      Les États-Unis connaissent une situation de pénurie très rare de lait pour bébé qui a plongé des millions de parents dans l’inquiétude.

      Initialement causée par des problèmes sur la chaîne d’approvisionnement et un manque de main-d’œuvre en raison de la pandémie, la pénurie a été aggravée lorsqu’en février une usine du fabricant Abbott dans le Michigan a fermé, après un rappel de produits soupçonnés d’avoir provoqué la mort de deux bébés.

      L’Agence américaine du médicament (FDA) a dédouané le lait, mais a trouvé “483 irrégularités” concernant l’usine, avait indiqué Abbott vendredi, soulignant qu’il avait “immédiatement commencé à mettre en œuvre des actions correctives”.


      Le département de la Justice et Abbott ont précisé dans un communiqué séparé que l’accord devait encore être validé par un juge. Photo : Getty Images / JEFF KOWALSKY

      Le département de la Justice et Abbott ont précisé dans un communiqué séparé que l’accord devait encore être validé par un juge.

      Mais le fabricant, l’un des acteurs majeurs du marché de lait pour bébé, espère rouvrir son usine du Michigan dans les deux semaines. Il a répété qu’il faudrait ensuite “6 à 8 semaines avant que les produits ne soient disponibles dans les rayons”.

      D’ici là, il va continuer à importer du lait pour bébé de son usine d’Irlande pour tenter d’atténuer les pénuries aux États-Unis.

      “Nous savons que des millions de parents et de soignants dépendent de nous et nous sommes profondément désolés que notre rappel volontaire ait aggravé la pénurie de lait maternel à l’échelle nationale”, a réagi lundi le groupe.

      “Nous travaillerons dur pour regagner la confiance que les mamans, les papas et les soignants placent dans nos poudres depuis plus de 50 ans”, a-t-il ajouté.

      Le département de la Justice et Abbott ont précisé dans un communiqué séparé que l’accord devait encore être validé par un juge.

      Robert Califf, a indiqué que cet accord signifie que Abbott “a accepté de résoudre certains problèmes identifiés par l’agence dans son usine de production”.

      Il a ajouté que ses services étaient en train de passer en revue l’offre disponible des fabricants aux États-Unis et dans le monde “pour déterminer si une réaffectation de leur distribution était possible pour acheminer le bon produit au bon endroit, au bon moment”.

      Datasembly, un fournisseur de données, avait révélé le 10 mai que le taux de rupture de stock de préparations de lait pour nourrissons avait atteint 43 % à la fin de la semaine dernière. Il dépassait alors 50 % dans certaines régions du pays.

      La Maison-Blanche est, elle, en communication continue avec les quatre principaux fabricants Reckitt, Abbott, Nestlé/Gerber et Perrigo, pour identifier les obstacles au transport, à la logistique et aux fournisseurs pour augmenter la production [...] et garantir que les produits soient acheminés plus rapidement vers les détaillants, a indiqué un responsable.

      L’administration Biden est aussi en “communication continue avec Target, Amazon, Walmart [...] afin d’identifier les régions du pays qui pourraient présenter un risque d’approvisionnement critique”, selon la même source.

    • Pont aérien pour résoudre la pénurie de lait en poudre aux Etats-Unis ats/asch

      https://www.rts.ch/info/economie/13107037-pont-aerien-pour-resoudre-la-penurie-de-lait-en-poudre-aux-etatsunis.ht

      Le président américain Joe Biden a annoncé mercredi la mise en place d’un pont aérien pour tenter de résoudre la pénurie de lait pour nouveaux-nés aux États-Unis. Le taux de rupture de stock avait atteint 43% à la fin de la semaine dernière.

      Le ministère de la Défense « utilisera ses contrats avec des compagnies aériennes commerciales de fret, comme il l’a fait pendant les premiers mois de la pandémie de Covid-19, pour transporter des produits provenant d’usines à l’étranger » satisfaisant les normes de sécurité américaines, a précisé la Maison Blanche.

      Ce projet, nommé opération « Fly Formula » ("envol du lait en poudre", en français), permettra d’"accélérer l’importation et la distribution de lait pour bébé", apportant un soutien aux « fabricants qui continuent à augmenter leur production », a ajouté l’exécutif.

      Texte hérité de la Guerre froide
      Joe Biden a aussi fait appel au « Defense Production Act », un texte hérité de la Guerre froide, afin d’exiger des producteurs des ingrédients nécessaires à la production de lait infantile qu’ils livrent en priorité les fabricants de cette denrée indispensable aux parents de jeunes enfants.

      Initialement causée par des problèmes sur ces mêmes chaînes d’approvisionnement et un manque de main-d’oeuvre en raison de la pandémie, la pénurie de lait pour nouveaux-nés a été aggravée par la fermeture, en février, d’une usine du fabricant Abbott dans le Michigan, après un rappel de produits soupçonnés d’avoir provoqué la mort de deux nourrissons.

      Du lait de Suisse acheminé
      L’agence américaine du médicament (FDA) a fini par dédouaner le lait, mais il a fallu attendre lundi pour qu’Abbott passe un accord avec la justice américaine afin de pouvoir redémarrer la production dans cette usine.

      Le groupe alimentaire suisse Nestlé, qui dispose de deux usines aux Etats-Unis pour la production de lait infantile, a annoncé mardi son intention d’acheminer des quantités additionnelles de ce produit par avion aux Etats-Unis, de Suisse et des Pays-Bas.

      #déglingue industrielle et agricole des #usa

  • La #Hongrie, entre #xénophobie officielle et recours aux #travailleurs_immigrés

    Comment pallier la #décroissance_démographique et la pénurie de main-d’œuvre sans faire appel à de la #main-d’œuvre_étrangère qui serait trop visible ? C’est le #dilemme auquel est confronté le parti de Viktor Orbán. Les élections législatives ont lieu dimanche.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/020422/la-hongrie-entre-xenophobie-officielle-et-recours-aux-travailleurs-immigre

    #travailleurs_étrangers #main_d'oeuvre #pénurie #travail

  • Roumanie : pénurie de main-d’œuvre, les travailleurs asiatiques à la rescousse

    Quatre millions de Roumains ont émigré à l’étranger depuis l’intégration à l’UE en 2007 et les entreprises peinent à recruter. La solution ? Faire venir des travailleurs d’Asie. Dans la région de #Cluj-Napoca, ils viennent du #Sri_Lanka et du #Vietnam pour travailler dans l’#hôtellerie ou l’#industrie. Reportage.

    « Nous sommes partis à cause de la chute de l’activité touristique. Il y avait eu les attentats en 2018, puis avec la pandémie de covid-19, c’est devenu encore plus difficile », raconte Ravindu Wanigathunga. Le jeune homme de 26 ans originaire du Sri Lanka, est aujourd’hui chef pâtissier dans un complexe hôtelier de Cluj-Napoca. « Ici, je gagne un peu plus que chez moi et le coût de la vie n’est pas trop élevé. Si j’étais parti en Europe de l’Ouest, je gagnerais plus, mais le coût de la vie serait très élevé, voilà pourquoi j’ai préféré la Roumanie. » Ravindu est arrivé en Transylvanie il y a quelques mois. « Je me suis trouvé une bonne place, les gens sont corrects, mais le Sri Lanka me manque. »
    Comme lui, ils sont des dizaines de milliers à être venus de pays asiatiques – Sri Lanka, mais aussi #Népal, Vietnam, #Philippines, #Bangladesh, #Inde et #Pakistan – pour travailler en Roumanie. Depuis 2007 et l’intégration européenne, le pays a vu quatre millions de ses habitants partir vers les pays de de l’Ouest et du Nord chercher une vie meilleure. Aujourd’hui, selon le ministère roumain du Travail, on compte 480 000 #emplois_vacants et 200 000 demandeurs d’emploi. La solution : faire venir des travailleurs étrangers non européens. Depuis un an, la Roumanie a quadruplé le quota des visas travail pour les travailleurs étrangers hors UE : fixé à 25 000 début 2021, il est passé à 50 000 en juillet 2021, puis à 100 000 début 2022. Principalement à destination du secteur du bâtiment et de l’hôtellerie-restauration.
    Un tremplin vers l’Europe de l’Ouest ?
    Ils sont quinze Sri-lankais à travailler avec Rovindu dans le complexe hôtelier de Cluj-Napoca. Shen BasNayake, 24 ans, est moins nostalgique de son pays natal, probablement parce qu’il n’est arrivé qu’il y a deux mois et demi et que sa mère, Renuka, est aussi en Roumanie. Arrivée il y a trois ans, celle-ci travaille comme femme de chambre. C’est en Roumanie que Shen et Renuka ont vu la neige pour la première fois.
    Leur collègue Salindu a 29 ans et dix années d’expérience dans une chaîne hôtelière internationale à Tangalle, dans son île natale. Le fait que la Roumanie soit un État membre de l’UE était un argument suffisant pour qu’il accepte l’offre, dans un contexte de déclin de l’activité touristique au Sri Lanka. Gamimi Gulathunga, 57 ans, est le vétéran du groupe. Il n’en est pas à sa première expérience à l’étranger, lui qui a déjà travaillé à Dubaï et en Arabie Saoudite. Mais son cœur est « toujours au Sri Lanka », assure-t-il.
    Janith Kalpa considère cette expérience de travail en Roumanie comme un potentiel tremplin vers un pays d’Europe de l’Ouest. Du moins, ce jeune serveur l’espère. De toute façon, la Roumanie est membre de l’UE, donc « sur le CV, ça ne fera pas de mal », estime-t-il. Il a également travaillé à Dubaï, mais il préfère les clients roumains. « Les gens ici sont polis, ils nous demandent d’où nous venons, comment nous allons. Le pourboire est plus généreux aussi. » Et puis, il dit qu’il aime les femmes roumaines et raconte qu’un ancien employé sri lankais a même fondé une famille ici. Pourquoi pas lui ?

    “Je ne trouvais tout simplement personne à embaucher, aussi je me suis tourné vers une agence à Bucarest et j’ai choisi cette option.”

    « Je ne trouvais tout simplement personne à embaucher, aussi je me suis tourné vers une agence à Bucarest et j’ai choisi cette option », confie Eugen Tușa, le propriétaire du complexe hôtelier de Cluj Napoca. « Je leur ai préparé un logement, je sais que je peux compter sur eux. On a des gens qui sont là depuis trois ans, certains sont partis, d’autres sont venus, mais dans l’ensemble, je suis satisfait. » « Ils sont très responsables, souriants et les clients apprécient ça », ajoute Teona Tușa. « Avec les Roumains, on s’est parfois heurté à un manque de sérieux ou à des exigences diverses, mais même quand on les remplissait, ce n’était quand même pas bien. »

    Les quinze travailleurs sri-lankais de cet hôtel ne représentent qu’une petite fraction du contingent de travailleurs asiatiques installés dans la région de Cluj-Napoca. L’une des entreprises qui en compte le plus est le fabricant italien d’appareils électroménagers De’Longhi, implanté dans la zone industrielle de Jucu, à 20 kilomètres de Cluj-Napoca, là où se trouvait l’usine Nokia jusqu’à sa fermeture en 2011. Sur les 3000 employés de l’usine italienne, 330 sont Sri-lankais.

    Trente Sri-lankais avaient d’abord été embauchés, qui en ont ensuite recommandé 300 autres. « Nous les avons embauchés et cela s’est avéré réussi, car les gens étaient reconnaissants et l’absentéisme et le pourcentage de départs parmi eux étaient extrêmement faibles », explique Florina Cicortaș, directrice des ressources humaines de l’entreprise. En récompense de ces bonnes recommandations, les employés de la première phase ont reçu des primes. L’entreprise a des coûts supplémentaires car elle fournit aussi les logements, mais ces coûts sont compensés par le fait que l’absentéisme et le pourcentage de départ sont faibles, relativise la DRH.

    “On travaille pour pouvoir envoyer de l’argent à la famille au pays, pour les enfants, ma femme et mes parents.”

    Il y a quatre ans, c’était les Vietnamiens qui représentaient le principal contingent de travailleurs non européens en Roumanie. Sur la centaine d’employés de l’entreprise de fabrication d’armoires métalliques d’Adrian Kun, elle aussi établie dans la zone industrielle de Cluj-Napoca, ils représentent même la majorité des travailleurs. « Je n’arrivais et n’arrive toujours pas à trouver des travailleurs ici, donc nous avons contacté une agence de recrutement directement au Vietnam, nos représentants s’y sont rendus et nous avons fait la sélection », explique Adrian Kun.

    De manière informelle, les travailleurs roumains de l’entreprise se disent parfois mécontents du fait que les travailleurs étrangers sont logés et nourris gratuitement, voire qu’ils gagneraient plus qu’eux. Mais s’ils bénéficient effectivement d’un logement inclus dans leur contrat de travail, dans des espaces aménagés à proximité de l’usine, « les travailleurs étrangers ne sont pas avantagés par rapport aux Roumains », se défend le chef d’entreprise. Un travailleur vietnamien gagnerait environ 500 euros – 2 à 3 fois plus que dans son pays d’origine – alors qu’un Roumain se voit offrir 800 euros. Mais même avec ce salaire, Adrian Kun a du mal à attirer les travailleurs roumains.

    Minh Van, 41 ans, travaille dans l’entreprise depuis trois ans. Il est contrôleur qualité. Il n’est pas rentré chez lui depuis tout ce temps et n’a pu pris des vacances qu’à l’automne dernier. « J’avais un salaire assez bas au Vietnam, aujourd’hui j’ai un bon revenu. On travaille pour pouvoir envoyer de l’argent à la famille au pays, pour les enfants, ma femme et mes parents », explique-t-il. Entre-temps, il est devenu un intermédiaire pour faire venir de nouveaux travailleurs du Vietnam, afin de remplacer ceux qui terminent leur contrat et souhaitent retourner dans leur pays natal.

    “La pénurie de main-d’oeuvre en Roumanie est telle que pour beaucoup d’employeurs, il n’y a pas d’alternative.”

    Recourir à des travailleurs étrangers présente des difficultés en termes de démarches administratives – qui prennent du temps avant de rendre l’embauche possible – et de communication entre collègues, mais aussi parce que beaucoup n’ont pas de qualification dans le domaine dans lequel ils viennent travailler, il faut donc les former. « Mais la pénurie de main-d’oeuvre en Roumanie est telle que pour beaucoup d’employeurs, il n’y a pas d’alternative », reconnaît Augustin Feneșan, président de l’Association des employeurs et artisans de Cluj.

    Encore faut-il que les quotas de visa travail établis par le gouvernement le leur permettent. Pour l’instant, la législation du travail donne la priorité aux Roumains et aux travailleurs de l’UE et de nombreux employeurs n’obtiennent pas l’autorisation d’aller chercher des travailleurs dans les pays asiatiques. Mais la récente et forte augmentation des #quotas de #visa travail par les autorités roumaines laissent entrevoir une arrivée de plus en plus massives de travailleurs étrangers en Roumanie.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/Penurie-de-main-d-oeuvre-en-Roumanie-les-travailleurs-asiatiques-

    #travailleurs_étrangers #main_d'oeuvre #pénurie #travail #main-d’œuvre_étrangère

  • Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en #eau 2022 | United Nations iLibrary
    https://www.un-ilibrary.org/content/books/9789210015387

    Les eaux souterraines, qui constituent près de 99 % de toutes les réserves d’eau douce liquide sur Terre, peuvent apporter aux sociétés d’immenses opportunités et bénéfices sur le plan social, économique et environnemental. Pourtant, cette ressource naturelle reste mal comprise et, par conséquent, est sous-évaluée, mal gérée, voire gaspillée. En dépit de leur abondance générale, les eaux souterraines demeurent vulnérables à la #surexploitation et à la #pollution, qui peuvent toutes deux avoir des effets dévastateurs sur cette ressource et sa disponibilité. Dans un contexte marqué par des #pénuries croissantes d’eau dans de nombreuses régions du monde, l’immense potentiel des eaux souterraines et la nécessité de les gérer de façon durable ne peuvent plus désormais être ignorés. L’édition 2022 du Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau décrit les défis et les opportunités que présentent l’exploitation, la gestion et la gouvernance des eaux souterraines dans le monde.

    #gaspillage

    PDF
    http://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000380730_fre/PDF/380723fre.pdf.multi.nameddest=380730

  • Moscou promet une riposte « forte » et « douloureuse » aux sanctions américaines

    « Il ne doit pas y avoir de doute : il y aura une riposte forte aux sanctions, pas forcément symétrique, mais bien calculée et douloureuse pour la partie américaine », a assuré ce mercredi le ministère russe des Affaires étrangères, dans un communiqué.

    En Ukraine on n’extrait pas de pétrole mais on y cultive du blé. Nous risquons d’entrer dans une #crise_alimentaire avant que se produisent les chocs du changement climatique.

    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/agriculture/isr-rse/conflit-en-ukraine-derriere-la-crise-energetique-le-ble-arme-geopolitique-d

    Alors que le bruit des bottes résonne aux portes de l’Europe, en Ukraine, c’est l’extrême dépendance des Européens au gaz russe qui a été au cœur de l’actualité ces dernières semaines. Or, un autre levier d’influence crucial est passé sous les radars, celui du blé. En seulement 20 ans, la Russie est devenue une championne céréalière. De 36 millions de tonnes de blé produites en 2001, elle est passée à 80 millions en 2020. Surtout, ses exportations pèsent 35 millions de tonnes soit 20 à 23 % des exportations mondiales de blé.

    « Le blé est une arme géopolitique. Après l’armement et le gaz, la Russie a cherché à se reclasser sur la scène internationale », explique Sébastien Abis, chercheur à l’Iris et directeur du club Demeter. La Russie n’est pas devenue seule une puissance agricole. C’est toute la région de la mer Noire qui a pris une place d’ampleur sur le marché des grains. Aujourd’hui, Moscou et Kiev représentent un tiers des exportations de blé. « L’Ukraine a toujours été convoitée », note Sébastien Abis.

  • Les #pénuries de #main-d’œuvre font rarement grimper les #salaires https://www.alternatives-economiques.fr/penuries-de-main-doeuvre-rarement-grimper-salaires/00102282

    Tout le monde n’a pas la chance d’être codeur informatique ou expert en cyber-sécurité (voir le premier volet). Les secteurs prêts à gonfler les salaires pour recruter des compétences trop rares ne sont pas légion. La règle ne s’applique pas dans la majorité des branches professionnelles où les tensions de recrutements se sont le plus intensifiées et qui cumulent, toutes, deux caractéristiques : des conditions de travail difficiles et des salaires faibles qui font désormais, depuis le choc des confinements, fuir nombre de candidats.

    La règle bute également sur les dispositifs d’exonérations de cotisations sociales sur les salaires (jusqu’à 1,6 Smic hors outre-mer) qui bloquent toute évolution du bas de grille des salaires conventionnels : quand l’employeur augmente le salaire, il doit payer cette hausse et des cotisations patronales en nette augmentation, puisque les allègements sont dégressifs. Le fait que ceux-ci soient plus importants à proximité du Smic limite donc les velléités. Ni la sortie de crise économique, ni la nouvelle crise de vocation chez les candidats ne changent la donne.

    Des « trappes à bas salaire »

    En témoigne le niveau des hausses de salaire accordées, quand il y en a. Celles-ci reflètent un réajustement autour du Smic et non la réévaluation nécessaire pour que la rémunération soit une contrepartie à la hauteur des contraintes auxquelles exposent les emplois.

    Pourtant, cela permettrait de restaurer leur attractivité. Dans la branche des hôtels-cafés-restaurants (HCR) – que 237 000 salariés ont quittée entre février 2020 et 2021, fatigués par la maigreur de la paye et le travail en coupure, de nuit et le week-end –, l’augmentation moyenne de 16,33 % des salaires conventionnels actée le 17 janvier, par un seul syndicat, ne doit pas faire illusion.

    Elle traduit un rattrapage par rapport à la grille 2018, toujours en vigueur. Pour la majorité des salariés, serveurs, barmen, cuisiniers, concentrés sur les trois premiers échelons du premier niveau, l’augmentation va de 4,16 % (44 centimes de plus que le Smic) à 5,9 % (63 centimes de plus). Ils n’ont plus qu’à espérer, pour ceux au contact des clients, que la défiscalisation des pourboires – sans cotisations pour les employeurs, sans impôt pour les salariés – obtenue pour 2022, se révèle payante. Car, pour les conditions d’emploi et de travail, discutées dès février, les organisations patronales semblent avoir déjà remisé le sujet du 13e mois.

    Dans le transport routier de marchandises (TRM), où manqueraient 60 000 chauffeurs selon les syndicats, la proposition patronale, signée par deux organisations syndicales le 11 février, prévoit une hausse rétroactive moyenne de 5 % au 1er février 2022 dans les entreprises adhérentes à l’une des deux organisations patronales signataires, suivie d’une hausse de 1 % au 1er mai.

    Celles-ci porteront la grille juste au-dessus du Smic : à 25 centimes de mieux pour le premier coefficient (+ 2,36 %), à 55 centimes pour le dernier (+ 5,20 %). « Le patronat ne veut pas perdre les allègements de charges sur les bas salaires », commente Patrice Clos, secrétaire général de FO Transport et Logistique, non-signataire.

    Dans la coiffure, qui a perdu 6 500 salariés depuis 2013, soit 7 % des effectifs, et qui compterait 10 000 postes non pourvus, toujours rien non plus. L’intersyndicale a suspendu les négociations le 19 janvier. La dernière proposition patronale concédait, pour l’entrée de grilles, 0,2 % de plus que le Smic (42 centimes) et, pour la majorité des salariés, une hausse juste équivalente au niveau de l’inflation cumulée de 5,2 % depuis 2018, date de la grille en vigueur. Selon la Dares, 21 % des salaires mensuels de la branche sont inférieurs à 1,05 Smic, contre 5 % dans l’ensemble des branches.

    Des gratifications recommandées par le Cése

    Face à cette impasse des trappes à bas salaires, le Cése propose de miser sur le dialogue social et « la négociation d’accords types de branche visant à mieux garantir l’attractivité des métiers », via l’octroi d’avantages collectifs : chèques-déjeuner, mobilités, logement. Leur financement serait mutualisé et défiscalisé sous conditions, dont un minimum conventionnel au moins égal au Smic.

    « Ces avantages ne doivent pas être considérés comme un salaire versé en contrepartie du travail, et ne doivent donc pas faire l’objet de prélèvements obligatoires (fiscaux et sociaux) », précise l’avis. Sa recommandation cible « quelques secteurs où la part des entreprises de taille moyenne ou petite est prépondérante ». Reste qu’elle revient à accorder des gratifications, sans interroger les mécanismes d’allégements de salaire, ne serait-ce que pour les emplois non délocalisables.

    La situation n’empêche pas les initiatives. A Narbonne dans l’Aude, le patron du restaurant Les Grands Buffets vient d’annoncer une revalorisation de 30 % du pouvoir d’achat de ses 195 salariés, via une prime d’intéressement financée par la hausse du prix du menu de 5 euros. A Paris, Alain Fontaine, patron du restaurant Le Mesturet (21 salariés), a bousculé l’organisation du travail, pour l’adapter au départ de huit salariés.

    « La restauration doit remettre en cause son modèle », explique-t-il. Sa recette ? Finie l’ouverture sept jours sur sept. Il ferme le samedi midi et le dimanche, a réduit l’amplitude horaire en semaine (dernier client à 22 heures), supprimé la coupure de mi-journée pour servir en continu. Les salaires ont été augmentés en cuisine et, avec la réduction d’amplitude, toute l’équipe « peut rentrer le soir en métro » et éviter les dépenses en taxi. « Avec 200 couverts en moyenne par jour, contre 300 avant, le chiffre d’affaires a baissé mais pas la profitabilité », résume le sexagénaire.

    Augmentation ni immédiate ni automatique

    Les hausses de salaire ne sont ni immédiates, ni automatiques face à l’intensification des difficultés de recrutement. Les marges de négociations diffèrent évidemment d’un secteur à l’autre, selon leur capacité à absorber le coût des augmentations par des gains de productivité ou leur capacité à pouvoir les répercuter sur leurs prix de vente.

    Dans les entreprises, les arbitrages se font à l’aune de l’urgence, des bénéfices attendus, des contreparties possibles ou des alternatives envisageables : diversifier les profils, former en interne, recourir à l’intérim, à l’apprentissage, etc. Car la nature des tensions, selon les activités et les niveaux de qualification demandés, s’explique par des raisons variées, mêlant (ou pas) les facteurs salaire, conditions d’emploi et/ou de travail, représentation négative des métiers, capacité d’accueil en formation.

    Avant de jouer la carte salariale pour les postes d’aides-soignantes et d’infirmières, le directeur de l’Ehpad privé Les monts de Matin, situé à Besayes (Drôme), a d’abord revu à la baisse ses ambitions de recrutement, misé sur la prise en charge à 100 % des frais de garde d’enfant, la réduction et/ou l’aménagement des horaires.

    Face au rebond pandémique, fin 2020, il s’est décidé à proposer mieux que le marché : 1 800 euros net par mois (pour quatre jours de travail hebdomadaires) pour les postes d’aides-soignantes et 2 200 euros net par mois pour ceux d’infirmer diplômé d’Etat. Sans réussir à pourvoir tous les postes :

    « Si deux ou trois infirmiers postulent, je les embauche, notez-le ! Depuis la pandémie, la profession s’est détournée des maisons de retraite », ajoute Didier Meyrand, persuadé que « la seule manière d’en sortir, c’est de jouer sur les salaires et les conditions de travail ».

    « Le problème aujourd’hui, c’est de faire venir les candidats », renchérit Patricia Gabriel, DRH de KSB France (1 220 salariés), leader mondial des pompes et robinetteries industrielles. L’industrie bataille, de longue date, pour redorer son image, associée à des métiers pénibles, peu valorisants.

    La pandémie n’a rien arrangé. « Les difficultés de recrutement se sont généralisées à tout le territoire », confirme Patricia Gabriel. Face aux difficultés accrues cet automne pour pourvoir une cinquantaine de postes d’usineurs, de techniciens de maintenance et de technico-commerciaux, elle n’a pas pour autant bousculé l’échelle de salaires, déjà « supérieurs à la moyenne du marché », mais fait assaut de communication, tout en renforçant les opérations au long cours auprès des centres de formation.

    De bons niveaux de rémunération contribuent à l’attractivité d’une branche d’activité, mais ils ne font pas tout.

  • Les infirmières françaises découvrent l’eldorado québecois
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/02/15/les-infirmieres-francaises-decouvrent-l-eldorado-au-quebec_6113762_3234.html

    Les infirmières françaises découvrent l’eldorado québecois
    Pour faire face à la pénurie de personnel soignant au Québec, le ministère de la santé provincial a lancé une mission visant à recruter 3 500 infirmiers étrangers en 2022. Une occasion à saisir pour nombre d’infirmières en mal de reconnaissance dans l’Hexagone.
    Kenza Hadjiat, 24 ans, est arrivée à Montréal le 25 janvier, dûment équipée : double legging, double doudoune et chaussures fourrées. Car du Québec, où elle pose pour la première fois les pieds, tout juste sortie du cocon familial, cette jeune femme originaire de Seine-Saint-Denis ne sait que deux choses : il y fait froid l’hiver (– 30 °C à la sortie de l’aéroport), et la province lui ouvre grand les bras pour y exercer sa profession, infirmière.
    Diplômée de l’Ecole nationale d’infirmières française depuis juillet 2020 – « Je suis une diplômée Covid », dit-elle avec humour –, Kenza n’a qu’une courte expérience en clinique et en crèche, mais le goût de l’aventure l’a poussée à traverser l’Atlantique. « Il paraît qu’ici les infirmières sont plus autonomes dans leur travail », croit-elle savoir, avant même de débarquer à l’hôpital Jean-Talon, dans le centre-ville de Montréal, où va se dérouler son stage d’intégration. Il durera soixante-quinze jours, durée indispensable pour obtenir la reconnaissance définitive de son diplôme et être titularisée.
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    La pénurie de personnel soignant est une réalité de longue date au Québec. Avant la pandémie de Covid-19, en avril 2019, le gouvernement estimait déjà qu’il lui faudrait recruter, sur cinq ans, 30 % de l’effectif global des 75 000 infirmières en poste à l’époque. La crise sanitaire a fait exploser le nombre de postes vacants et provoqué la quasi-embolie du système de santé : au plus fort de la vague Omicron, mi-janvier, il a manqué ponctuellement jusqu’à 20 000 travailleurs de santé dans les hôpitaux, sans possibilité de les remplacer.
    A coups de primes et d’assouplissements de leurs conditions de travail, le gouvernement québécois a tout fait pour convaincre les jeunes retraités et ceux qui avaient changé de voie de reprendre du service pour colmater les brèches. Mais à l’automne 2021, le ministère de la santé est passé à la vitesse supérieure en lançant une mission visant à recruter 3 500 infirmiers étrangers en 2022. Du jamais-vu. Même si, en 2019, un millier d’infirmiers et infirmières françaises avaient déjà fait le grand saut vers la Belle Province.
    Depuis novembre 2021, Florent Verjus, infirmier français installé au Québec depuis 2005, est responsable du tout nouveau Bureau de recrutement international créé par l’un des cinq grands centres hospitaliers de Montréal. Fort de l’expérience acquise en aidant d’abord à titre bénévole de jeunes collègues français débarqués à Montréal, parfois poussés à se reconvertir en vendeur de crêpes ou épicier avant de trouver une place dans un hôpital québécois, Florent Verjus a déjà recruté cent infirmiers en ce début d’année, dont quatre-vingts Français.
    Il ne compte pas s’arrêter là : le recrutement hors Canada devrait représenter la moitié des embauches totales de son groupe hospitalier. « Les infirmiers français ont une très bonne formation, nous sommes preneurs de leur expertise notamment en soins intensifs, au bloc opératoire ou encore dans tout ce qui a trait à la périnatalité », explique-t-il. Quant à ce qui les incite à venir au Québec, « ce sont des salaires plus attractifs, de l’ordre de 20 % à 30 % supérieurs à ce qu’ils sont en France, de meilleures conditions de travail avec près de moitié moins de patients par personnel soignant et, enfin, des opportunités d’évolution de carrière plus faciles ».
    Les annonces de recrutement se font sur les réseaux sociaux, Facebook principalement ; à charge, ensuite, pour Florent Verjus, de guider les postulants à travers le maquis des services d’immigration du Québec et du Canada. Aujourd’hui, la plupart des nouveaux professionnels arrivent avec un permis vacances travail leur donnant le droit de travailler n’importe où pendant deux ans, plus rapide encore à obtenir s’ils ont moins de 35 ans et une promesse d’embauche, avec un permis jeunes professionnels.
    Leslie Mourier, 31 ans, a quitté Saint-Etienne il y a tout juste quatre ans. Diplômée depuis 2012, elle avait travaillé en hôpital et tenté l’expérience en libéral avant d’oser l’aventure québécoise. « Je suis partie de l’hôpital français car j’étais à bout de ne pas être écoutée », confie-t-elle, heureuse aujourd’hui d’avoir découvert dans la province canadienne une tout autre relation entre médecins et infirmières. « La hiérarchie médicale existe aussi au Québec, mais, ici, je ne suis pas une simple exécutante, le médecin prend en considération mon jugement et mon expertise. » La prérogative d’ausculter les patients, réservée aux médecins en France, fait partie des nouvelles pratiques professionnelles qu’elle a acquises et dont elle se réjouit. Comme le fait de voir toutes ses heures supplémentaires payées.
    Mais être plongée dans un système étranger suppose aussi de surmonter quelques chocs culturels. Au-delà d’un jargon professionnel différent à acquérir – Leslie se souvient des yeux ronds de ses collègues lorsqu’elle a réclamé « le poteau » pour dire « pied à perfusion » −, de la découverte de métiers infirmiers inconnus en France, tel que les inhalothérapeutes (infirmier anesthésiste), c’est surtout l’énorme travail de paperasserie auquel les infirmières sont ici confrontées qui l’a surprise. « Pour chaque patient, il revient à l’infirmière de remplir un dossier complet, avec une évaluation de la tête au pied, respiratoire, neurologique, cardiaque, quelle que soit la raison pour laquelle il arrive à l’hôpital. Ce qui me prenait cinq minutes en France, m’en prend quinze ici. »Le sous-équipement en informatique dans les hôpitaux rend ces charges administratives particulièrement lourdes, et explique en partie que nombre d’infirmières québécoises aient jeté l’éponge et quitté le métier ces dernières années. Leslie Mourier, arrivée comme infirmière urgentiste, a été nommée chef de service dans un hôpital montréalais en décembre 2021. « Une telle évolution de carrière, sans être obligée de passer par l’Ecole des cadres infirmiers, est inimaginable en France », affirme-t-elle dans un mélange d’accent stéphanois et québécois qui dit à lui seul sa parfaite intégration.

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