• Jacques Lévy : « L’abandon des territoires périurbains est une légende »

    https://www.lagazettedescommunes.com/603895/jacques-levy-labandon-des-territoires-periurbains-est-une-lege

    Le texte de Levi n’est rien d’autre que ce qu’il dit déjà depuis plusieurs années, mais je trouve beaucoup plus itéressante la réaction de l’ami Eric Verdeil

    Pour le géographe Jacques Lévy, les contribuables des grandes villes paient pour les autres. Principaux bénéficiaires du système : les territoires périurbains. Une analyse en forme de réquisitoire contre « l’entre-soi » de la France des Gilets jaunes.

    Réaction postées sur FB

    Simo Shmaa :

    c’est le porte-parole de Macron ? Tout ce qui est dit est dit avec le mépris absolu du bourgeois citadin profession intellectuelle supérieure sur tout le reste, à commencer par son concurrent, le petit bourgeois péri-urbain qui surnage sur l’océan de misère de la classe ouvrière blanche paupérisée

    Eric VErdeil en réponse à Hnry Laurens qui trouvait l’anayse "excllente" :

    Je trouve que Jacques Lévy se caricature lui-même en assimilant gilets jaunes et périurbains, en faisant comme si les périurbains étaient uniquement ceux des Yvelines et de la vallée de Chevreuse et en ignorant les petits moyens des villes secondaires en crise ; il leur attribue une liberté de choix qui néglige les déterminations lourdes de la fabrication des territoires depuis 50 ans : politiques favorisant l’automobile (et le diesel, cette filière d’excellence à la française, largement subventionnée - jusqu’au jour où on la laisse tomber en rade : quid de tout ceux qui sont coincés avec ce « choix » fortement encouragé) ; la décentralisation depuis les années 1980 où les élus agricoles ruraux ont assuré leur retraite et la richesse de leurs enfants en organisant la spéculation périurbaine pavillonnaire ; l’urbanisme commercial qui a fabriqué « la France moche » au nom de la croissance du pouvoir d’achat... et des dividendes de Carrefour, Auchan, Casino et autres - au détriment des commerces des centres des petites villes ; la restructuration du paysage de l’emploi et son glissement vers des zones périurbaines qui rendent la voiture nécessaire et qui rendent quasi-impossible la coincidence résidence/emploi ; bref, toute une série de déterminations lourdes, fruit de politiques macro-économiques et de choix politiques et sociaux largement assumés par les élites dirigeantes. Cela a fabriqué un territoire doté d’une matérialité qu’on ne peut défaire du jour au lendemain. Réduire tout cela au choix égoïste de petites couches moyennes est une simplification aveugle, tout aussi critique que la simplification de la France périphérique dont elle n’est que l’envers, non moins idéologique.

    #périurbain #territoire #france #gj


  • David Harvey : la revanche de l’espace by Cecile Gintrac

    Le géographe marxiste David Harvey développe depuis plusieurs années un « matérialisme historico-géographique » permettant notamment de penser les conflits entre les territoires comme un enjeu central de la domination capitaliste. Reprenant à Henri Lefebvre le concept de « droit à la ville », il réfléchit également aux manières d’en sortir

    « Le capitalisme est accro à l’expansion géographique autant qu’au changement technologique et qu’à la croissance économique » David Harvey

    Lire la suite dans : https://www.causecommune-larevue.fr/david_harvey_la_revanche_de_l_espace

    #periurbain #harvey #geopolitique #capitalisme #blanc_des_cartes


  • La France contrainte des Gilets Jaunes | AOC media - Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/analyse/2018/12/12/gilets-jaunes-france-contrainte

    Et c’est précisément cette dépendance territoriale, ce lien nécessaire entre rural et urbain qui pèse sur l’essentiel des frondeurs : la hausse des prix des carburants est d’autant moins supportable que cette dépense est incompressible. Au-delà du périurbain, dans les espaces ruraux plus éloignés, la question des mobilités se joue en partie en-dehors de la ville et n’est pas forcément contrainte au quotidien, l’emploi pouvant être disponible sur place. En d’autres termes, la dépense liée au coût des transports est un peu plus arbitrable en rural que dans le cadre des migrations quotidiennes du travail des populations périurbaines. On ne trouve ainsi guère de points de mobilisation en Bourgogne, en Poitou ou sur les hauteurs du Massif central, de la Haute-Loire au Tarn et à la Corrèze.

    Certes, on pourra arguer du fait que ces territoires ont surtout moins d’habitants que d’autres ; il faut pourtant voir plus loin. En effet, la typologie des lieux soumis à blocage ou occupation contient en elle-même l’essence de la vie périurbaine : ronds-points aux entrées de ville, barrières de péage, dépôts pétroliers, parkings des zones commerciales agrègent l’essentiel des rassemblements. Tout est lié à la voiture, ce qui est logique puisqu’on parle de taxes sur les carburants ; mais c’est aussi sans doute parce que l’on occupe plus aisément un territoire que l’on connaît bien et dont on maîtrise les points sensibles. Plus encore : en procédant ainsi, le mouvement des « gilets jaunes » vise d’abord à se rendre visible à lui-même, et à faire entrer dans la mobilisation toutes celles et ceux qui partagent les contraintes quotidiennes de la mobilité. A l’inverse, gares, nœuds de transports en commun ou aéroports n’ont que peu fait l’objet de blocages – or il est permis de supposer que c’est plutôt là que l’on pouvait interpeller la « France d’en haut ». Quant aux rassemblements de centre-ville, ils s’adressent quant à eux directement au pouvoir national (préfectures, palais de l’Elysée).

    Quelle est donc le mal-être spécifique qu’affichent ces populations d’abord périurbaines ? Elle est liée avant tout au poids des dépenses contraintes, c’est-à-dire à l’ensemble des frais pré-engagés, sur lesquels on n’a quasiment pas de prise : loyers ou remboursements de prêts, abonnements téléphoniques, eau, gaz, cantine, assurances, etc. Ainsi, en dépit d’une hausse globale du pouvoir d’achat, la part des dépenses contraintes a augmenté quant à elle encore plus vite, passant de 12 à 29% des revenus en moyenne en un demi-siècle, si bien que la part de revenu arbitrable – ce qui reste une fois les factures payées – est orientée à la baisse.

    Or c’est ici que réside le cœur du problème périurbain : ce territoire est précisément celui du cumul des dépenses contraintes. On y trouve à la fois la plus grande part d’accédants à la propriété, avec une part des remboursements de prêt et charges dépassant le quart du montant de leurs revenus ; et la plus grande part de dépenses de carburant, qui est elle aussi à considérer comme une dépense contrainte dès lors qu’elle est liée essentiellement à l’emploi. On n’a pas encore pris, sans doute, toute la mesure des conséquences de cette extension historique de l’influence urbaine hors des villes. Le périurbain, un « urbanisme d’opportunité », a en effet été promu pendant plusieurs décennies comme une alternative aux banlieues, selon les préceptes de l’anti-urbanisme qui voulait développer une société de propriétaires. Dopée par les aides à l’accession et à la construction, motivée par un marché de promoteurs-constructeurs qui proposait une solution rentable face à l’envol des prix de l’immobilier en ville, l’offre périurbaine a ainsi fixé dans la campagne une France contrainte, plus que toute autre sensible aux variations de ses conditions matérielles de vie et enserrée dans ses dépenses de logement et de transport.

    A la contrainte périurbaine, on peut enfin ajouter – toujours avec prudence – une autre surreprésentation géographique, si l’on rapporte toutefois le nombre de points de blocage à l’importance démographique des agglomérations : celle des petites villes ouvrières touchées par la désindustrialisation.

    En somme, il est vain de chercher une explication géographique ultime à la crise des « gilets jaunes », tout comme au mal-être social qui s’exprime plus largement dans la société française dans son ensemble. Les territoires ne sont pas la cause des problèmes, ils en sont le révélateur : l’espace périurbain ou les petites villes du déclin industriel, par leur composition sociale particulière, rendent plus visibles qu’ailleurs des revendications de fond qui traversent en réalité la société dans son ensemble. Les arguments de fond du mouvement en cours relèvent avant tout d’une exigence de justice fiscale, laquelle s’est cristallisée autour du refus de transférer les produits d’une fiscalité proportionnelle aux revenus, relativement équitable, vers une fiscalité à la consommation, qui est l’impôt le plus inéquitable qui soit. En négligeant la réalité quotidienne des dépenses contraintes des ménages, et en ignorant le poids des représentations sociales de l’inégalité, on en vient à provoquer une dégradation d’ensemble du consentement à l’impôt, et l’on sape ainsi dangereusement les bases du modèle républicain.

    #Gilets_jaunes #Périurbain


  • « Gilets jaunes », un peuple qui vient  ? Par Patrick Cingolani — 20 novembre 2018 à 12:13

    On aura beau dénoncer la dimension d’arriération du mouvement quant à l’enjeu écologique, c’est bien l’égalité sociale contre l’iniquité du traitement de faveur fait aux plus riches qui est l’objet central de cette contestation.

    Le mouvement des « gilets jaunes » ­demande de réfléchir sur la précarité et sur un processus de précarisation qui fait plus écho à la lutte de la jeunesse contre la loi travail qu’aux manifestations antiparlementaires des droites dans l’histoire nationale. Il appartient à ces mouvements qui, ­depuis 1995, sont préoccupés par une insécurité ­sociale de plus en plus endémique et qui par contrecoup, comme en 1995, sont composés de gens qui se soucient tout autant de leur sort que de celui de leurs proches, enfants ou petits-enfants, qui souvent ne peuvent vivre sans leurs aides. On aura beau dénoncer la ­dimension d’arriération du mouvement quant à l’enjeu écologique, il s’inquiète bien de l’avenir et ne fait que le questionner autrement que ne le font d’autres. Si la jeunesse scolarisée et étudiante confrontée à des transitions professionnelles de plus en plus longues, faites de petits boulots, de travail gratuit, d’espoir frustrés, se préoccupait de son avenir, ce mouvement s’inscrit dans la configuration des sociabilités populaires et des ­solidarités de phratrie, de voisinage et de quartier d’une société française traversée par les inégalités de territoire et où l’on s’alarme de tel voisin chômeur, de telle famille appauvrie, autant que de la fille ou du fils qui n’ar­rive pas à joindre les deux bouts.

    Cette précarisation, cette précarité diffuse sont des expériences endémiques ressenties par les foyers et par leurs réseaux familiers. C’est l’incertitude des emplois, des petits boulots, de l’intérim, quand ce n’est pas du chômage ; les difficultés pour se loger et les fins de mois difficiles, « parce qu’on paie les taxes et que l’on n’a pas droit aux aides ».

    C’est la vie chère et la lésine qui ronge le ­revenu des ménages parce que le salaire n’augmente pas, c’est la maison achetée à crédit que l’on arrive plus à payer, c’est fina­lement le coût des ­dépenses de carburant sur le budget. Car la « fracture sociale » d’hier est aussi devenue une fracture territoriale, non seulement parce que de nombreux ménages modestes vivent à l’écart des grandes métropoles technolo­giques et tertiaires, ne jouissant ni de leurs bassins d’emplois ni de leurs réseaux de transports en commun, mais parce que, pour des raisons économiques, ils ont préféré s’installer dans les zones périurbaines où la vie était moins chère et le logement plus acces­sible, même si parfois l’emploi y était plus rare. Une voiture, voire selon les milieux deux voitures, avec ce que cela suppose comme frais, sont devenus des moyens nécessaires pour ces foyers dont chacun des conjoints doit faire plusieurs dizaines de kilomètres pour rejoindre son lieu de travail, mais aussi les centres commerciaux d’un espace qui s’est progressivement vidé de ses commerces de proximité, notamment à mesure du dumping ravageur de ces mêmes grandes surfaces.

    Besoin d’intégrer le social à l’environne­mental

    Ce n’est pas en ironisant sur ces défilés de ­voitures tonitruantes dans les agglomérations, et sur la résistance contre les taxes sur le carburant, dans un contexte de gravité de la crise environnementale, que l’on renverra ce mouvement à l’arriération. Voilà plus d’un demi-siècle que les impasses de la civilisation de la voiture ont été dénoncées. Qu’est-ce qui a été fait ? Croit-on vraiment que des taxes dont on ne sait pas exactement quels budgets elles abondent suffiront à régler une crise ­environnementale dont le président d’une des nations les plus puissantes nie encore avec outrance l’existence ?

    Que cette machine – l’automobile – qui a hanté l’imaginaire du XXe siècle puisse être encore un moyen de socialisation, et que la mécanique puisse être une activité constituante de certaines sociabilités des cités et des quartiers, qui peut s’en étonner, compte tenu de la profondeur historique et du ­caractère populaire de ce moyen technique ? Qui sont ceux, au demeurant, qui tout au long du siècle précédent ont construit des voitures, sinon les ouvriers ? Le problème n’est pas là. Il est dans la difficulté que nous avons à associer la question sociale et la question environnementale. Il est dans le ­besoin d’intégrer le social à l’environne­mental et dans un imaginaire du lien producteur d’expériences alternatives au regard des modèles contemporains.

    Mais cette double question, qui associe crise écologique et crise de civilisation, et dont l’élite dirigeante ne saurait être à la hauteur, ne peut trouver d’issue que dans un sursaut de la revendication égalitaire. L’égalité sociale contre l’iniquité du traitement de faveur fait aux plus riches, qui en dernier ressort est ­l’objet central de ce mouvement des « gilets jaunes », en lutte contre le mépris d’en haut. L’égalité démocratique dans des modalités de mobilisation et de décision qui prennent effectivement en compte l’avis des citoyens sur les questions écologiques plutôt que de laisser celles-ci à l’arbitraire de décisions technocratiques. Une égalité quant aux ini­tiatives ­sociétales, qui fasse droit aux formes expérimentales de vie sociale et environnementale qui naissent ici et là. On ne se sortira pas de la crise civilisationnelle face à laquelle nous sommes par la verticalité du pouvoir. C’est, au demeurant, moins d’une pensée de la prise du pouvoir que de l’horizontalité de la politique égalitaire dont nous avons aujourd’hui besoin.

    Mouvement éruptif

    On aura beau pointer le caractère conservateur, voire réactionnaire de certains acteurs de ce mouvement, il s’agit de comprendre ­politiquement sa polysémie et les diverses ­dimensions de la révolte dans une politique de la précarité qui ne peut être qu’une poli­tique d’alliance, de convergence et d’hori­zontalité. A tout le moins, plutôt que de ­bouder ce mouvement éruptif, il s’agit de l’éprouver dans sa teneur et dans sa portée. Dans la ­dynamique des mouvements sociaux de ces dernières années, de la lutte contre la loi travail aux occupations de la place de la Répu­blique, qui ont constamment conjoint social et démocratique, on pourrait dire que ce mouvement pose pour la première fois, mais comme à l’envers, la question sociale et celle de l’environnement. Le moment est en ce sens sinon décisif du moins important et ne doit pas être perdu dans la reconduction de contradictions et de divisions qui devraient être surmontées : ­entre métropoles et périphéries, entre villes et campagnes, entre les luttes pour la liberté des styles de vie et les luttes sociales, entre classes populaires et classes moyennes, etc. Si le mot « peuple » a encore un sens, ce n’est pas seulement dans son surgissement événe­mentiel, mais surtout dans sa capacité à dire le rassemblement.

    Patrick Cingolani professeur de sociologie, Laboratoire de changement social et politique université Paris-Diderot

    https://www.liberation.fr/debats/2018/11/20/gilets-jaunes-un-peuple-qui-vient_1693139

    #giletsjaunes » #peuple #mouvement #écologie #égalité #contestation #précarité #loi_travail #insécurité_sociale #territoire #emploi #chômage #taxes #vie_chère #salaire #carburant #fracture_sociale #fracture_territoriale #métropoles #périurbain #voiture #automobile #horizontalité #alliances #convergence #périphérie


  • #Démoustication : comment l’arrivée du #moustique-tigre a changé la donne
    https://theconversation.com/demoustication-comment-larrivee-du-moustique-tigre-a-change-la-donn

    Pensée comme une solution réflexe, la démoustication est souvent perçue comme un moyen radical de venir à bout des moustiques. En France, les politiques d’#aménagement_du_territoire ont contribué à inscrire cette idée dans l’#imaginaire_collectif.

    #tourisme_de_masse #périurbain #eau_stagnantes #EID #gîtes_larvaires #espèces_invasives #


  • Les périurbains et leurs espaces publics : enquête sur les #franges nord de la métropole parisienne

    Les espaces périurbains sont souvent considérés sous l’angle d’un déficit d’#urbanité relié à un manque voire à une absence d’espaces publics. Pourtant, de nombreux travaux récents ont donné à voir les processus de publicisation à l’œuvre dans un espace périurbain de plus en plus diversifié et approprié par ses habitants. À partir d’une enquête menée sur les franges nord de la métropole parisienne, cet article analyse les pratiques et représentations des habitants pour identifier les différents espaces assurant pour eux, à un moment ou à un autre, la fonction d’espace public. Il attire l’attention sur les différents types d’espaces pratiqués, tant en termes de formes que d’interactions en public, mais aussi sur les différenciations sociales dans le rapport à ces espaces. En définitive, il montre que les habitants du périurbain fréquentent des espaces publics diversifiés, en lien avec des #pratiques et des #représentations qui parfois opposent, mais le plus souvent articulent proximité et distance géographique, ville et campagne, quête de nature et recherche de l’altérité.

    http://journals.openedition.org/cybergeo/28914
    #périurbain #France #Paris #espace_public #géographie_urbaine #urban_matters

    Je dis cela, je dis rien, mais voici un article qui aurait tout gagné si l’auteur avait travaillé avec un photographe professionnel...
    ping @albertocampiphoto


  • La revanche des villages
    http://www.laviedesidees.fr/La-revanche-des-villages.html

    Opposer la richesse des villes à la pauvreté des campagnes, c’est en fait ne pas comprendre la réalité des inégalités territoriales. Les villages sont aujourd’hui souvent plus attractifs qu’un grand nombre de villes moyennes, qui connaissent des difficultés démographiques et économiques majeures.

    Essais & débats

    / #ville, #campagne, #périurbain

    #Essais_&_débats


  • les inégalités de revenus

    La France se caractérise par un niveau de richesse plutôt élevé et les écarts de revenus entre les plus riches et les plus pauvres y sont plutôt contenus au regard de nombreux autres pays, de l’UE ou de l’OCDE. Ce constat général à l’échelle du pays est à nuancer selon les espaces. Alors que certaines régions de France métropolitaine* se distinguent par des niveaux de revenus globalement élevés (Ile-de-France), d’autres sont confrontés à la présence d’une pauvreté diffuse (Hauts-de-France, Occitanie). Par ailleurs, ces différences régionales se combinent à des différences très prononcées entre espaces urbains denses, couronnes périurbaines et territoires ruraux.

    Dans les principaux pôles urbains du pays, le niveau de #richesse global des populations cache en réalité de très forts écarts. Les très riches y côtoient les très pauvres. Le #niveau_de_pauvreté (1er décile) dans ces grands centres urbains est bien plus prononcé que celui observé dans les couronnes périurbaines et peut s’apparenter à celui observé dans les territoires ruraux.
    Parmi ces territoires situés en dehors des zones de fortes densités, certains sont cependant marqués par des spécificités locales (espaces frontaliers, régions de vignobles, lieux de villégiature prisés) qui concourent à en faire des territoires « atypiques » où les niveaux de richesse sont très élevés.

    http://www.observatoire-des-territoires.gouv.fr/observatoire-des-territoires/fr/fiche-danalyse-2-les-galit-s-de-revenus
    #pauvreté #urban_matter #villes #campagne #périphérie #centre #périurbain #statistiques #chiffres
    #inégalités #revenu #Europe

    Pour consulter la fiche :


    http://www.observatoire-des-territoires.gouv.fr/observatoire-des-territoires/fr/galit-s-de-revenus

    #cartographie #visualisation #France


  • Comprendre pour combattre
    Présentation du livre de Violaine Girard, Le vote FN au Village

    http://lmsi.net/Comprendre-pour-combattre

    Tous-tes les sociologues aimeraient écrire des livres rigoureux, originaux et utiles à la fois. Cet objectif est très exactement atteint par l’ouvrage de Violaine Girard qui, en étudiant des habitants du périurbain, rompt avec la focalisation, de droite comme de gauche, sur la figure de l’ouvrier chômeur déclassé, « forcément » exaspéré par la proximité des immigrés. Des classes populaires stables, connaissant de petites mobilités, n’expriment pas tant, à travers leur vote pour Le Pen, leur désarroi qu’une quête de respectabilité. L’auteure du Vote FN au village paru aux éditions Le Croquant explore les ressorts de cette posture, et remet au premier plan le rôle des élites dans la production de cette « conscience sociale » aux conséquences politiques ravageuses.De nombreuses recherches l’ont montré : les électeurs du Front national ne forment pas un groupe homogène, mais un « conglomérat », pour reprendre l’expression de Daniel Gaxie. La thèse du « gaucho-lepénisme », qui a popularisé l’idée d’un transfert des votes communistes des ouvriers vers le Front national, a été maintes fois réfutée. Mais la réduction persistante du vote d’extrême-droite aux classes populaires déclassées ne relève pas que de l’erreur d’analyse. Elle a une fonction politique, bien analysée par Annie Collovald. Le « populisme du Front national » jette le discrédit sur les classes populaires, une fois encore rejetées dans une irrationalité que les élites, elles foncièrement « républicaines », s’efforceraient de contenir.


  • « #Banlieues » : entre imaginaires et expériences

    Ce numéro propose des interrogations concernant les #représentations contemporaines des banlieues et des #espaces_périurbains. Si, à l’origine, la « #banlieue » désigne un espace géographique et administratif, il renvoie toutefois depuis longtemps à son usage métaphorique comme « inscription territoriale d’une question sociale ». C’est du moins la lecture que nous en donnent les médias, une lecture qui tend à superposer à ce terme des représentations souvent partielles et partiales de ce que l’on nomme les « #quartiers_sensibles ». Contre l’uniformisation et la généralisation d’un tel usage de ce terme, il nous a semblé urgent d’en interroger le sens, en mettant en regard les #imaginaires et les #expériences qui lui sont associés. Prendre en considération la polysémie du mot « banlieues » est une manière de rendre justice non seulement à la diversité des réalités auxquelles il renvoie, mais aussi à la multiplicité des représentations dont il est l’objet. Le numéro aborde ces questions en développant des points de vue différents : celui des géographes, des sociologues et des urbanistes, celui des écrivains et des artistes.

    https://itineraires.revues.org/3509
    #revue #urban_matter #géographie_urbaine #villes #périurbain


  • Le FN pavillonnaire est-il vraiment si populaire ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-suite-dans-les-idees/le-fn-pavillonnaire-est-il-vraiment-si-populaire


    Très bonne mise au point avec Violaine Girard qui a écrit Le Vote FN au village . On peut enfin remettre en question des poncifs qu’on nous ressort depuis des années : la porosité entre vote d’extrême gauche et d’extrême droite ou l’adhésion FN des milieux populaires par exemple. Mais de quels milieux populaires parle t’on ?
    Intéressant aussi (même si c’est juste évoqué) sur les politiques de l’état pour permettre aux ouvriers de devenir propriétaires afin de les rendre plus dociles : par les emprunts, le changement d’esprit consécutif au fait de posséder son logement ce qui fait que les gens vont se positionner différemment par rapport à leur trajectoire. C’est quelque chose que j’ai toujours remarqué et dont je suis intimement persuadée mais j’aimerais lire des choses plus précises et étayées là dessus, si quelqu’un a des références.
    Ça dure 30mn et j’aurais aimé que ça dure un peu plus encore.
    #FN #élections #vote #périurbain #propriétaires #aides_sociales

    • très interessant @ninachani merci. Le fameux électorat ouvrier du FN n’est pas du tout cet ouvrier pauvre qui votait à coco et est devenu FN par contestation. Les élécteurs dits ouvriers du FN sont de petits propriétaires en zone périurbaine. Ce sont des gens qui avaient deja une culture de droite. Il semble que la culture de gauche soit le seul obstacle qui empeiche ces catégories de voter FN. Ces catégories n’est pas lésée d’aides sociales mais elle ne passe pas par les memes services (par exemple les aide au credit passent par les banques et pas par la CAF et sont pourtant bien des subventions de l’etat. Les electeurs FN ouvriers sont les ouvriers les plus proches des commerçants au niveau des revenus. Ils ne veulent pas de certaines populations plus pauvres près de chez eux puisqu’ils sont propriétaires. Le fait qu’ils travaillent dans de petites structures fait qu’ils se sentent proches des interets et préoccupation de leurs supérieurs et patrons...
      Bref les electeurs FN ne sont pas des votes qui auraient pu etre à gauche et ce ne sont pas des ouvriers décus par la gauche. S sont des ouvriers en passe de devenir petits-bourgeois et qui partagent les valeurs de droite de la bourgeoisie depuis belle lurette.

    • Gros (griseli) veut pas écouter ça : mais..... que dire de la bougnoulisation du vote fn (le sympathisant fn comme nouveau naigre) ; d’autre part limiter l’évolution des politiques culturelles d’un électorat , disons une classe de citoyens , au prétexte d’une lutte contre le nationalisme devrait être plus que sujet à caution ! quant à l’accès à la propriété , par rapport aux ayant droits apl +++ , c’est beaucoup plus d’ennuis en prime !

    • @nestor : début 90, le FN était déjà l’objet de toutes les attentions, et le sympathisant FN était déjà l’objet de toutes les ostracisations... à l’époque, il n’y avait pas de doute : il ressemblait très clairement à un gudar ou à un parvenu aigri « à la » Collard. Aujourd’hui, on nous fait croire que les choses ont évolué. Ce qui a plus sûrement évolué, c’est que les « qui croyaient être des parvenus » ont compris qu’ils ne le sont pas, et sont bien plus nombreux à être aigris.

    • que dire de la bougnoulisation du vote fn (le sympathisant fn comme nouveau naigre)

      Expression similaire au « KKK-inversé » de #Alain_Jakubowicz président de la #LICRA
      #élément_de_langage #renversionnite #inversion #troll

      @nestor confirme que ce qui caractérise le FN c’est son extrême racisme. Personne en France ne peut ignorer cela puisque les sympatisants FN tiennent le même discours que lui depuis que le FN existe et en toute occasion avec tous les moyens de communication possible.

      L’éléctorat FN est certes varié @aude_v mais ce qui fait la base commune qui rassemble ces gens c’est leur racisme, qu’ils soient prolétaires au chômage ou « apl +++ ». Si des sympatisants FN disent qu’ils ne sont pas racistes c’est juste qu’en plus d’êtres racistes ils sont aussi hypocrites et menteurs.

    • Les ménages modestes du périurbain sont devenus, au fil des succès électoraux du FN, une figure centrale des commentaires médiatiques. Peu d’enquêtes sérieuses se sont pourtant intéressées à leurs conditions de travail, à leurs parcours résidentiels et aux devenirs de leurs enfants. Basé sur un travail de terrain de longue durée, ce livre restitue les trajectoires des salarié-e-s d’un parc d’activités comme il en existe beaucoup à la périphérie des grandes villes.
      A partir d’extraits d’entretiens et d’observations, il revient sur les transformations qui affectent depuis plusieurs décennies les fractions stables des milieux populaires : restructurations dans l’industrie et les services, durcissement des conditions d’accès à la propriété et évolution du système de formation. Même si leurs pratiques électorales s’avèrent plus diversifiées qu’on ne le pense, le FN attire une part de ces ménages du périurbain, qui sont pourtant loin de tous figurer parmi les plus démunis.
      Au-delà des explications convenues, notamment celles du déclassement, l’ouvrage offre ainsi des clés de compréhension des processus de radicalisation politique. Il montre enfin comment des élus municipaux, sans être encartés au FN, s’emploient très concrètement à empêcher la venue de familles issues de l’immigration et de ménages en situation précaire, contribuant par-là à banaliser le rejet de ces catégories sociales stigmatisées.
      Dans un contexte de hausse de l’abstention et de défiance envers les responsables politiques, ce livre éclaire les aspirations et les tensions vécues par nombre de ménages populaires.

      http://www.librairie-quilombo.org/le-vote-fn-au-village


  • Le Vote FN au village

    Les ménages modestes du périurbain sont devenus, au fil des succès électoraux du FN, une figure centrale des com­mentaires médiatiques.
    Peu d’enquêtes sérieuses se sont pourtant intéressées à leurs conditions de travail, à leurs parcours résidentiels et aux devenirs de leurs enfants. Basé sur un travail de terrain de longue durée, ce livre restitue les trajectoires des salarié-e-s d’un parc d’activités comme il en existe beaucoup à la périphérie des grandes villes. À partir d’extraits d’entretiens et d’observations, il revient sur les transformations qui affectent depuis plusieurs décen­nies les fractions stables des #milieux_populaires : #restructurations dans l’industrie et les services, durcissement des conditions d’accès à la propriété et évolution du système de formation. Même si leurs pratiques électorales s’avèrent plus diversifiées qu’on ne le pense, le #FN attire une part de ces ménages du #périurbain, qui sont pourtant loin de tous figurer parmi les plus démunis. Au-delà des explications convenues, notamment celles du #déclassement, l’ouvrage offre ainsi des clés de compréhension des processus de radicalisation politique. Il montre enfin comment des élus municipaux, sans être encartés au FN, s’emploient très concrètement à empêcher la venue de familles issues de l’im­migration et de ménages en situation précaire, contribuant par là à banaliser le rejet de ces catégories sociales stigmatisées. Dans un contexte de hausse de l’abstention et de défiance envers les responsables politiques, ce livre éclaire les aspirations et les tensions vécues par nombre de ménages populaires.

    https://pierrebourdieuunhommage.blogspot.gr/2017/05/violaine-girard-le-vote-fn-au-village.html

    #extrême_droite #nivillenicampagne #sociologie

    • https://seenthis.net/messages/594804#message595046

      « Mon voisin vote Front national »
      Combattre un parti impose-t-il de condamner ceux qu’il a réussi à séduire ? Un militant de longue date de diverses organisations antiracistes d’extrême gauche interroge les formes de lutte dont il a usé, sans succès, contre le Front national. Son témoignage aide à comprendre comment celui-ci a réussi à devenir l’un des acteurs décisifs de la prochaine élection présidentielle française.

      Willy Pelletier est coordinateur, avec Gérard Mauger, de l’ouvrage collectif Les classes populaires et le FN . Explication de vote, paru également aux éditions du Croquant, en collaboration avec la Fondation Copernic. Ce texte est extrait de la contribution intitulée « Contre l’ethnocentrisme militant ».


  • HOME SWEET HOME

    Un paysage périurbain. Ces ensembles proprets qui alignent des maisons individuelles mais toutes identiques incarnent un rêve bien français, celui d’avoir son petit chez soi et son petit jardin. Ils sont pourtant une vraie défaite en matière d’urbanisme.

    http://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/quatre-paysages-34-la-france-des-lotissements

    Plongeon dans cette France du #lotissement, des villages témoins de maisons individuelles jusqu’aux lotissements dessinés par Disney Corp. au #Val_d'Europe.

    http://www.lesinrocks.com/2016/10/30/idees/pavillon-de-banlieue-ne-plus-rever-personne-11874839
    http://www.article11.info/?L-ego-dans-son-enclos#a_titre
    #architecture #urbanisme #documentaire


  • Les modes d’habiter à l’épreuve de la #durabilité

    Annabelle Morel-Brochet et Nathalie Ortar
    Les modes d’habiter à l’épreuve de la durabilité [Texte intégral]
    Lifestyles facing Sustainability
    Nathalie Ortar
    Le quotidien peut-il être durable ? Routines dans la baie de #San_Francisco [Texte intégral]
    Can daily life be sustainable ? Thinking about routines from a fieldwork conducted in the San Francisco Bay area
    Agathe Euzen et Barbara Morehouse
    De l’abondance à la raison [Texte intégral]
    Manières d’habiter à travers l’usage de l’#eau dans une région semi-aride, l’exemple de #Tucson en #Arizona
    Ways of living through the use of water in a semi-arid region, the example of Tucson Arizona
    Xavier Michel
    Habiter l’espace touristique et porter attention à la ressource en #eau_potable. Analyse qualitative des positions des touristes dans le #Morbihan (#France) [Texte intégral]
    Inhabiting a tourist space and caring for drinking water resources. Qualitative analysis of tourist positions in Morbihan area (France)
    Nicolas D’Andrea et Pascal Tozzi
    #Jardins_collectifs et #écoquartiers bordelais : De l’espace cultivé à un habiter durable ? [Texte intégral]
    Collective gardens and ecodistricts of Bordeaux : From cultivated space to a sustainable way of living ?
    Laurent Cailly
    Les habitants du #périurbain tourangeau à l’épreuve d’un changement de modèle : vers une recomposition des modes d’habiter ? L’exemple des habitants de la ZAC des Terrasses de Bodets à Montlouis-sur-Loire [Texte intégral]
    Peri-urban inhabitants facing up to a new model : towards a reorganization of ways of living ? The example of inhabitants of “Les Terrasses de Bodets” a joint development zone in Montlouis-sur-Loire (France)
    Annabelle Morel-Brochet
    La #densification : un tabou dans l’univers pavillonnaire ? [Texte intégral]
    Is suburban densification a taboo ?
    Stéphanie Vincent-Geslin
    Les #altermobilités : une mise en pratique des valeurs écologiques ? [Texte intégral]
    Are altermobilities an application of ecological values ?
    Denis Martouzet
    Systèmes de valeurs vs pragmatisme dans les choix de pratiques spatiales : la place de la durabilité [Texte intégral]
    Systems of values vs pragmatism in the choice of spatial practices : the role of sustainability

    https://norois.revues.org/5060
    #habitat #revue #tourisme #USA #Etats-Unis #Bordeaux
    via @ville_en


  • Existe-t-il un mode d’habiter spécifiquement #périurbain ?

    Lorsqu’on parcourt les recherches menées dans les sciences sociales sur les modes d’habiter[1], un thème apparaît particulièrement sous-exploité, celui des effets de « contexte ». Paradoxalement, alors que les géographes sont prompts à évoquer, pour expliquer la différenciation des modes d’habiter, le poids des déterminismes sociaux, la place occupée dans le cycle de vie, le genre ou les logiques individuelles, ils interrogent assez peu l’impact du contexte spatial de résidence sur les pratiques spatiales des individus, objet davantage étudié par les sociologues (Authier, 2001)[2].


    http://www.espacestemps.net/articles/mode-habiter-periurbain
    #Tours #géographie #trajectoires #mobilité #cartographie #visualisation
    via @ville_en

    • Vivre le périurbain. Des espaces sous influence urbaine.

      Cette Traverse interroge la spécificité de l’habiter périurbain : existe-t-il une relation à l’espace dans le périurbain qui soit significativement différente de celle qui caractérise l’urbain d’un côté et le rural de l’autre ? Alors que la question de l’habiter périurbain se rapporte à des enjeux majeurs pour notre société au sens où elle concerne des territoires qui ne cessent de s’étendre et dont la population croît rapidement, les différents articles qui composent cette Traverse permettent d’affirmer la spécificité périurbaine. Attractifs pour les populations, ces territoires sont aussi fortement décriés voire stigmatisés en tant que source d’une immobilité contrainte pour certains de ses habitants — en particulier les jeunes et les femmes disposant de faibles accès à la voiture (Ortar, 2008) —, du fait de la place importante occupée par la voiture (Motte-Baumvol, 2007) et des émissions de CO2 qui en découlent. Le périurbain est également considéré comme territoire de relégation voire de repli pour des ménages modestes dans lesquels les votes en faveur de l’extrême-droite sont croissants (voire à ce sujet l’article de Violaine Girard (2012) pour une vision nuancée de la question). Attrayants autant que repoussants, les espaces et modes de vie périurbains font ainsi l’objet d’inquiétudes voire de fantasmes qui restent peu mis à l’épreuve de l’analyse scientifique… Ainsi, les recherches sur l’habiter périurbain se heurtent principalement à deux écueils. Le premier porte sur la définition des deux notions qui le composent : « habiter » et « périurbain ». Elles sont souvent floues car multiples, mal ou non explicitées. Nous verrons à travers les articles de cette Traverse, qui se caractérisent par un effort important pour définir et expliciter ces notions, que le problème concerne plus spécifiquement le terme « périurbain », et que les enjeux sémantiques et théoriques associés peuvent au moins partiellement être traités grâce à l’« habiter ». La deuxième partie de cette introduction portera sur le second écueil récurrent dans les travaux sur l’habiter périurbain. Celui-ci se rapporte à la double dimension, sociale et spatiale, de ces notions : on observe parfois une confusion entre ce qui relève du mode d’habiter et ce qui a trait au contexte spatial périurbain, dans les pratiques spatiales des populations périurbaines. Il ne s’agit pas d’opposer ces deux notions, qui se recoupent en partie. L’espace est social tel que le mettent en évidence Di Méo (1998) et Lévy et Lussault (2003). Mais toutes les manifestations sociales dans le périurbain ne relèvent pas nécessairement du contexte spatial. Il nous semble ainsi indispensable de donner à l’espace périurbain un rôle qui dépasse celui d’un élément composant le contexte. Le périurbain n’est pas figé ; s’il possède une influence sur les modes d’habiter, il est lui aussi influencé par les habitudes, les comportements, les préférences et les représentations des populations qui le composent. En abordant de front ces deux types d’écueil, nous souhaitons éviter des erreurs d’analyse et d’interprétation qui risqueraient de fausser la compréhension de notre société et l’éclairage que peut apporter la recherche aux politiques publiques. À partir des approches proposées au travers des articles de cette Traverse, trois types d’enjeux soulevés par les modes d’habiter périurbains émergent. Nous les examinerons successivement dans une troisième partie.

      http://www.espacestemps.net/articles/vivre-le-periurbain-des-espaces-sous-influence-urbaine

    • Les territoires périurbains : « fin de partie » pour la géographie rurale ou nouvelles perspectives ?

      Considéré aujourd’hui comme un nouveau modèle d’#urbanité, le périurbain semble échapper au champ d’une #géographie_rurale qui n’a cessé de voir depuis cinquante ans son espace référent se réduire et ses problématiques entamées par l’omniprésence du fait urbain. Mais si les espaces périurbains ne sont plus la campagne, ils ne sont pas non plus la ville tant dans leur morphologie que dans leurs logiques d’évolution ; ils s’apparentent à un nouveau mode d’organisation de l’espace et autorisent un regard critique sur le rural et la ville. À la recherche de configurations territoriales inédites, ils permettent d’interroger la contribution de la ruralité en invention et de l’agriculture qui lui redevient associée.

      https://geocarrefour.revues.org/7045

    • Le périurbain au centre de la question urbaine

      Laurent Cailly introduit son propos en rappelant que le périurbain est associé à un processus migratoire. Il s’agit d’une catégorie d’espace associée à un mode d’habiter constituant un phénomène d’ampleur et qui pose d’emblée un problème de définition. 1 français sur 5 (ou sur 4) vit dans une commune périurbaine. Le périurbain représente près d’1/3 des communes.

      https://www.ac-paris.fr/portail/jcms/p1_731483/le-periurbain-au-centre-de-la-question-urbaine


  • Les classes moyennes dans les couronnes périurbaines : l’exemple de l’ouest de la région parisienne

    Dans une région parisienne où la #polarisation_sociale est très forte, les couronnes périurbaines sont aujourd’hui, à l’ouest de l’Île-de-France, les seules zones de l’espace métropolitain où les professions intermédiaires constituent le groupe socioprofessionnel le plus nombreux parmi les ménages, même si leur part tend à se réduire devant la forte croissance et la diffusion des cadres. Mais la distribution spatiale peu contrastée de ces couches moyennes cache une grande diversité de positions sociales, de statuts, de stratégies résidentielles au sein de la catégorie. Du point de vue de l’environnement social et des proximités résidentielles mais aussi des stratégies de mobilité résidentielle et quotidienne, une césure se dessine entre une fraction de classes moyennes associées aux cadres au sein d’une « high middle class », et les « petites classes moyennes », composées plus souvent de contremaîtres et d’agents de maîtrise, plus proches des employés et des ouvriers, plus contraintes à l’éloignement si elles souhaitent accéder à la propriété.
    Des analyses statistiques à partir des fichiers-détail des recensements de population et des enquêtes auprès des ménages réalisées dans le grand ouest parisien (grande couronne francilienne et départements bordiers) mettent en évidence l’ancrage des couches moyennes dans l’espace périurbain, qui fonctionne comme un espace de ressources, de proximités familiales, d’ascension sociale et de sécurisation par l’accession à la propriété. Mais aussi la fragilisation d’une partie de ces couches moyennes face à la forte valorisation immobilière dans les couronnes les plus proches, et à l’explosion des coûts des mobilités. Alors que les stratégies d’adaptation des ménages privilégient plus souvent les proximités, les collectivités territoriales sont à la recherche de formes nouvelles de développement #périurbain.


    https://cybergeo.revues.org/27532
    #Paris #urban_matter


  • Le #périurbain d’ici et d’ailleurs

    Dans le cadre du programme PUCA « du périurbain à l’urbain », le Labex DynamiTe et l’IAU îdF ont analysé les espaces périurbains de l’Ouest francilien. Ce séminaire avait pour objectif de valoriser les résultats de recherche auprès des aménageurs et des collectivités locales, et à les confronter à d’autres contextes, en France et à l’étranger.

    http://www.iau-idf.fr/savoir-faire/nos-travaux/amenagement-et-territoires/periurbain/le-periurbain-dici-et-dailleurs.html
    #urban_matter #podcast


  • Les producteurs de grandes cultures dans le périurbain toulousain. Quelle insertion dans les territoires de la demande urbaine ?

    En #France, l’#agriculture_périurbaine, de mieux en mieux protégée par les documents d’#urbanisme, fait face à un paradoxe. La « demande urbaine », exprimée par les collectivités territoriales, réclame la production d’une alimentation de #proximité, notamment de produits frais. Elle témoigne d’un souci pour le maintien d’une qualité et d’une accessibilité de l’environnement à proximité des villes. Pourtant, la majorité des exploitations et des surfaces agricoles sont dédiées à des productions répondant à un autre modèle professionnel : la production de grandes cultures. C’est le cas par exemple dans l’aire urbaine de Toulouse. Nous souhaitons dans cet article rendre compte de l’ancrage des producteurs en #grandes_cultures dans les territoires périurbains, territoires qui sont désormais organisés par des acteurs non agricoles. J.Agnew (1990) différencie trois dimensions dans le rapport d’une activité au territoire. Ces dimensions ont servi de guide pour analyser les entretiens menés auprès de 15 producteurs en grandes cultures, installés dans l’aire urbaine toulousaine. Les résultats de cette analyse qualitative permettent de mieux comprendre l’exercice de leur activité en contexte périurbain, en vue de mieux les accompagner et développer de nouveaux services et biens pour la vie urbaine.


    http://cybergeo.revues.org/27478
    #agriculture #périurbain #Toulouse #cartographie #visualisation


  • #Périurbain

    Le terme de périurbain qualifie, en France, un type d’espace caractérisé par sa situation d’entre-deux, entre l’espace rural et la« banlieue ». Caractérisé par une bonne« accessibilité », ce type d’espace combine plusieurs caractéristiques singulières : des densités intermédiaires tant du point de vue de la population que des activités et de l’emploi, une imbrication des espaces bâtis et non bâtis incluant de nombreux espaces « naturels » et agricoles, une surreprésentation de l’habitat individuel, que ce soit sous la forme d’une urbanisation diffuse ou d’ensembles pavillonnaires, et des pratiques spatiales dominées par des déplacements motorisés, combinant des pratiques régulières à la fois de la ville et des espaces « naturels ».

    http://www.hypergeo.eu/spip.php?article656
    #définition #urban_matter #ressources_pédagogiques


  • Le village et ses ambiguïtés | Revue du Mauss permanente
    http://www.journaldumauss.net/?Le-village-et-ses-ambiguites

    Guilluy agace, Guilluy provoque : par ses essais « remarqués », Christophe Guilluy est ce qu’on appelle un « bon client ». Il est vrai que son ouvrage n’est pas avare de formules choc : les banlieues ne sont pas reléguées, elles sont « intégrées » à la mondialisation (p. 42) ; il faudrait « s’affranchir » du concept de « classes moyennes », qui se seraient « effondrées » (p. 17) au profit de la « France périphérique » constituée à 75 % de populations « populaires/fragiles » (p. 31) ; la majorité culturelle serait désormais marginalisée par les minorités visibles (p. 15). D’où une France scindée en trois grands ensembles : les « métropoles mondialisées et gentrifiées », fondées sur « le modèle libéral de la société ouverte » ; « les banlieues ethnicisées » ancrées dans « des valeurs traditionnelles », et relativement bien intégrées ; et cette France périphérique, largement majoritaire, faite de « catégories populaires d’origine française et d’immigration ancienne », délaissée par les politiques. Cherchant à exprimer les minorités visibles et le libéralisme culturel, sur les bons conseils de Terra Nova notamment, la gauche aurait abandonné les classes populaires au Front National.

    #périurbain #géographie #territoires


  • Mise en ligne : Recompositions récentes dans le périurbain toulousain (Sud-Ouest Européen, n°31, 2011)
    http://soe.revues.org/796

    SOMMAIRE :
    – Pour une analyse des recompositions récentes dans le périurbain toulousain
    – Cartographier l’évolution de la périurbanisation autour de Toulouse
    – Vieillir en maison individuelle dans les espaces périurbains toulousains
    – Retour dans les espaces de la « captivité périurbaine » : diversification des parcours de vie et affirmation de logiques d’autonomisation
    – Perceptions du climat et appréhensions des enjeux climatiques dans les quartiers pavillonnaires de la périphérie toulousaine
    – L’agriculture de l’aire urbaine de Toulouse. Enseignements de la presse locale
    – Desserrement des activités et étalement urbain à Toulouse
    – L’étalement urbain à l’épreuve de la complexité intercommunale : analyse des modèles de coopérations dans l’agglomération toulousaine
    – Les services enfance-jeunesse dans le périurbain toulousain
    – Expertise et planification territoriale dans l’agglomération toulousaine : les recompositions centre-périphérie à l’œuvre
    – Toulouse et la région Midi-Pyrénées. Nouvelles lectures du « fait urbain » (1999-2010)

    VARIA :
    – Pratiques de la ville et formes des « espaces-temps de vie » des femmes à Bordeaux
    – La cartographie militaire des Pyrénées françaises et la guerre civile espagnole
    – Syncrétisme urbain et création musicale : le fado de Lisbonne

    #Géographie #Toulouse #Géographie_de_Toulouse #Périurbain #Espace_Périurbain #Espace_Urbain #Ville #Études_Urbaines #Géographie_Urbaine #Périurbanisation #Périurbain_Toulousain #Cartographie


  • #Périurbanisation et #durabilité : inverser la perspective

    Face à l’impossibilité de contraindre la #croissance_périurbaine et devant la #diversité de ses formes, comment en penser la durabilité ? Il est possible de construire un nouveau cadre de compréhension dans le champ de l’#aménagement, en s’affranchissant de la pensée normative habituelle qui traduit un rapport de domination de l’#urbain sur le #périurbain. Ce changement de focale conduit à renouveler les méthodes de gestion et de conception traditionnelles qui reposent sur un parti pris d’espaces continus, pour le moins simpliste et largement inadapté. Ce texte questionne les formes de développement importées dans un périurbain qui possède ses propres logiques, à partir de deux hypothèses :
    –La périurbanisation peut être durable si elle s’appuie sur les usages de l’espace et les pratiques antérieures à la périurbanisation (agriculture et foresterie, espaces naturels, friches) ;
    –Une #périurbanisation_durable induit des formes spécifiques de sociabilité et d’organisation spatiale (multifonctionnalité, mode d’habiter, accès à la nature).
    Cette inversion de perspective ouvre de nouveaux champs d’analyse pour saisir, de manière plus générale, la réalité complexe du monde urbain. Cet article interroge les conditions de transition à la durabilité des espaces périurbains à partir de l’action des acteurs locaux, des professionnels de l’aménagement et en relation avec les populations locales.

    http://cybergeo.revues.org/26427
    #ville


  • Durabilité de l’#agriculture dans les #territoires #périurbains méditerranéens : enjeux et projets agri-urbains dans la région de Pise (Toscane, Italie)
    http://www.jle.com/fr/revues/agro_biotech/agr/e-docs/00/04/8F/B0/article.phtml

    La durabilité de l’agriculture dans les territoires périurbains méditerranéens est mise en cause par les dynamiques actuelles de réduction et de fragmentation des surfaces agricoles et de concurrence sur les ressources. En nous appuyant sur l’étude de cas de la région urbaine de Pise, nous montrons que les projets portés par une diversité d’acteurs ont un potentiel de réponse différent par rapport aux enjeux identifiés et à l’ensemble des projets agricoles ou urbains. En effet, les acteurs locaux portent des enjeux d’ordre économique et social. Les acteurs institutionnels sont orientés par les enjeux environnementaux. Par une analyse des initiatives à l’origine des projets, nous mettons en évidence que les acteurs institutionnels jouent cependant un rôle clé dans la coordination et le développement de ces projets. L’analyse propose en conclusion une grille de lecture des projets agri-urbains et de leurs propriétés intégratrices.

    Elisa Marraccini, Sylvie Lardon, Salma Loudiyi, Giulia Giacché, Enrico Bonari, à paraître dans Cahiers Agricultures



  • Une autre vision de la périphérie - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/Une-autre-vision-de-la-peripherie.html

    Les images des périphéries urbaines oscillent souvent entre la dénonciation de la laideur et la fascination pour ces espaces géométriques. Commentant les photographies de Jean-Christophe Bardot, Laurent Devisme montre comment elles appellent à la construction d’une anthropologie spatiale du visible qui enrichirait la compréhension des territoires urbains.

    #periurbain