• Pour la liberté de choisir son avenir professionnel, euh j’ai relu cette phrase plusieurs fois en pensant que s’était une erreur où une blague. Et non, cette loi est le mode d’emploi trouvé par ces cons de technocrates pour sabrer dans la masse des chômeurs, chômeuses, précaires ... J’ai trouvé ce tract, aujourd’hui, dans un #pôle-emploi à Rennes.

    Amorcée avec la loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » passée en septembre, la réforme de l’assurance chômage entre dans son dernier acte. Depuis mi-octobre les partenaires sociaux, syndicats de travailleurs et représentants du patronat qui gèrent actuellement l’assurance chômage, se sont mis autour de la table afin de négocier les nouvelles conditions « d’accompagnement » et d’indemnisation des chômeurs et chômeuses.

    Leur discussion est encadrée par un document de travail transmis par le gouvernement qui fixe les objectifs à atteindre et les axes de la réforme.

    S’ils ne trouvent pas d’accord d’ici la fin du mois de janvier, le gouvernement tranchera.

    https://contrelareformechomage.noblogs.org

    Ce qui est déjà en place
    LE RENFORCEMENT DU CONTRÔLE
    Avant même la réforme en cours, le contrôle des chômeur-euses a déjà été largement renforcé. Depuis 2015, des agents spécialisés sont chargés de « vérifier la recherche d’emploi » de certain des inscrit-es à Pôle emploi, choisis au hasard ou dénoncés par un conseiller zélé. L’État a fait passer son armée de contrôleurs de 215 à 600 cette année, et veut les passer à 1000 d’ici 2020.

    En parallèle, comme à la CAF d’ailleurs, la dématerialisation s’accélère : les agences sont progressivement fermées au public, les échanges avec Pôle emploi se font par le 3949 et le site internet, ce qui réduit drastiquement les possibilités de se défendre, de connaître ses droits, de faire face à des sanctions, mais aussi nous met des bâtons dans les roues pour nous rencontrer et nous organiser.

    Pour nous, usager-es de la CAF et de Pôle emploi, le contrôle c’est toujours la menace de la suspension de nos revenus, c’est toujours une attaque directe contre nos conditions de vie. Contrôler les #chômeur·euses, comme toutes les formes de contrôle social, est une manière de les trier, les séparer, les renvoyer chacun à leur situation individuelle : il s’agit d’opposer deux figures mythologiques, celle du « demandeur d’emploi modèle » prêt à tout pour retrouver sa place sur le marché du travail et celle du prétendu « parasite ».

    Cette opposition permet de faire oublier que cet « État social » ne fait que redistribuer les miettes de la richesse produite par notre propre exploitation.

    Pour les gestionnaires de Pôle emploi, contrôler les inscrit-es à l’assurance chômage c’est faire d’une pierre deux coups : régner sur tout le monde par une discipline basée sur la culpabilisation et la peur (volet prévention), tout en réduisant les coûts en sanctionnant une partie d’entre-nous (volet répression).

    En effet, un contrôle peut donner lieu à une suspension des revenus, entre 15 jours et 6 mois. Quand il ou elle ne subit pas une telle sanction, un chômeur ou une chômeuse, selon le terme de Pôle emploi, peut être « remobilisé », autant dire subir serrage de vis et leçon de morale.

    LE PORTE-FEUILLE DE COMPÉTENCES OU LA LOGIQUE DU CHÔMEUR « ENTREPRENEUR DE LUI-MÊME »
    Il faut désormais remplir un porte-feuille de Compétences dans son espace personnel : sur le site internet de Pôle emploi sont apparues des vidéos et rubriques valorisant la mise en avant de ses compétences afin de se donner « plus de chances » pour retrouver un emploi.

    D’ailleurs, le mot « compétence » ne fleurit pas que dans le discours de Pôle emploi, il se diffuse aussi dans d’autres secteurs comme l’éducation, la formation, le monde du travail…

    On nous explique que les employeurs recherchent avant tout des qualités personnelles : être disponible à tout moment, flexible en permanence et capable d’adaptation à toutes les tâches. Et aussi, qu’il vaut mieux rechercher un emploi par le biais des compétences et non plus par les qualifications ou le métier de chacun-e, car cela ouvre d’autres opportunités que l’on n’aurait pas imaginées.

    La volonté du gouvernement, derrière cette notion de « Compétence », est double : remettre les chômeur-euses au travail via des emplois non-qualifiés, plus flexibles et plus précaires en faisant planer la menace permanente d’une sanction ou d’une radiation.

    Mais aussi faire adhérer les individus en leur faisant adopter le langage, l’imaginaire entrepreneurial ; et par conséquent, faire d’un chômeur « un capital de compétences » prêt à se lancer sur le marché des auto-entrepreneurs, où en plus de n’avoir aucune protection sociale, il sortirait de lui-même des chiffres du chômage sans que Pôle Emploi n’ait besoin de le radier.

    Ce qu’ils nous réservent
    LA PERMITTENCE, QU’EST CE QUE C’EST ? VOUS PERMITTEZ ?
    Le terme de « permittence » est central dans le document qui encadre les discussions autour de l’Assurance chômage. Il fait référence à la fois à l’intermittence (statut de celles et ceux qui travaillent dans le milieu de l’art et du spectacle) et à la notion de permanence. Un permittent serait donc quelqu’un qui alterne, sur la durée, périodes de travail et de chômage.

    Or, pour inciter au « retour à l’emploi », les dernières conventions UNEDIC ont autorisé le cumul d’un salaire et d’une allocation chômage pour les salariés précaires. Le but était de garantir partiellement aux demandeurs d’emploi de ne pas perdre leurs droits au chômage lorsqu’ils acceptaient un travail, même s’il s’agissait d’un contrat de très courte durée et/ou moins bien rémunéré que leur précédent emploi.

    Ce dispositif a d’abord permis à l’assurance chômage de réduire ses dépenses à court terme, puisque Pôle emploi ne versait qu’un petit complément au salaire à la place de l’Allocation de Retour à l’Emploi. L’opération, destinée à remettre les allocataires sur des postes précaires en échange de ce complément de Pôle emploi, visait aussi à faire baisser rapidement les chiffres du chômage.

    Mais en définitive, ce système s’est révélé être avant tout une aubaine pour les employeurs, qui ont profité de ce complément de salaire fourni par Pôle emploi pour multiplier les contrats mal payés et temporaires : l’Assurance chômage complétait des salaires faibles et assurait les périodes sans activité pour les intérimaires et les précaires qui cumulaient les CDD et les petits boulots.

    Le gouvernement, qui cherche aujourd’hui à faire des économies par tous les moyens, veut donc limiter le recours à cette « permittence » qui lui coûterait trop cher (5 milliards nous dit-il). Sa solution : aligner le calcul du complément de salaire par Pôle emploi pour quelqu’un qui alterne des contrats courts à temps plein sur celui de quelqu’un qui travaille en CDI à temps partiel.

    Par exemple : 2 personnes ont travaillé 15 jours par mois pendant 10 mois avec un salaire brut de 60 euros par jour. Avec le système actuel, la première personne qui a enchaîné les contrats de courte durée (type interim) se verra attribuer une allocation de 34 euros pendant 150 jours. La seconde qui a un CDD de 10 mois à temps partiel ne touchera que 16 euros mais pendant 304 jours.

    Avec le nouveau système de calcul basé sur une moyenne des jours travaillés et des jours sans boulot, l’intérimaire qui faisait ses journées à temps plein se retrouve avec le même chômage que celui qui est en CDD à temps partiel : il passe de 34 euros par jour pendant 150 jours à 16 euros pendant 304 jours.

    Cet « étirement » des droits permet de réduire le montant des allocations versées. Avec la multiplication des contrôles et la pression exercée sur les allocataires, on comprend bien la stratégie du gouvernement pour gratter d’avantage sur le dos des précaires : si votre durée d’indemnisation se rallonge, que vos droits sont réduits par rapport à votre niveau de rémunération habituel, et qu’on vous met la pression pour accepter n’importe quel boulot, vous avez beaucoup moins de chance de toucher la totalité de vos droits.

    LA DÉGRESSIVITÉ DES ALLOCATIONS CHÔMAGE
    Celle-ci n’est plus « taboue » pour le 1er ministre et la ministre du travail depuis cet été puisque le MEDEF l’a évoquée. Le principe est simple, plus on reste longtemps au chômage, plus l’allocation que l’on touche est réduite (par exemple, diminution de 25 % de l’allocation après 6 mois de chômage). La dégressivité a pourtant été abandonnée en 2001 car elle s’avérait inefficace en terme de « lutte contre le chômage ». Son seul intérêt est de contraindre les chômeur-euses a reprendre rapidement un emploi !

    Le Collectif des précaires s’est recréé au printemps 2018 quand le gouvernement a lancé sa procédure accélérée pour faire passer la réforme de l’Assurance Chômage, il se transforme en novembre 2018 en Collectif contre la Réforme Chômage. Il est composé de chômeur-euses, de travailleur-euses précaires, d’étudiant-es et de personnes travaillant à Pôle Emploi (syndiqué-es ou non).

    Nous appelons à nous organiser contre le chantage au travail et le flicage généralisé des précaires, qui se met en place aujourd’hui sous couvert d’un « plan pauvreté ».

    Nous refusons la mise en concurrence de tous contre tous, et l’opposition entre travailleur-euses et chômeurs-euses, entre allocataires des minimas sociaux (RSA, AAH, aide au logement, prime d’activité…) et ceux touchant un salaire indirect (chômeur-euses, retraité-es).

    Parce qu’il est difficile de s’organiser lorsqu’on est isolé ou dans des espaces de plus en plus dématérialisés (CAF, Pôle Emploi, sécurité sociale), nous appelons à nous réunir et former une coordination large, ouverte, regroupant toutes les personnes, les groupes et les organisations déterminées à bloquer et empêcher la mise en place des mesures du gouvernement contre les précaires et les chômeur-euses.

    Collectif contre la Réforme Chômage

    #assurance-chômage #réforme #précarité @colporteur

    • À propos du droit au chômage (n’ai pas encore lu le texte que tu proposes @vanderling)

      UNÉDIC. Le patronat provoque les #chômeurs (Huma)
      https://www.humanite.fr/unedic-le-patronat-provoque-les-chomeurs-664725

      Un sentiment de déconnexion totale. Hier, lors de la quatrième séance de négociation de la convention d’#assurance-chômage, le patronat a donné de multiples pistes de baisses massives des droits des chômeurs et #précaires. Une tonalité offensive faisant fi du contexte social tendu, avec le mouvement des gilets jaunes et leurs revendications de hausse du pouvoir d’achat.

      Les négociations sur l’assurance chômage électrisées par les "Gilets jaunes", REUTERS•05/12/2018
      https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/les-negociations-sur-l-assurance-chomage-electrisees-par-les-gilets-jaun

      Pour avoir droit à l’indemnisation, il est ainsi proposé que le demandeur d’emploi ait travaillé quatre mois dans les douze derniers plutôt que dans les 28 derniers. La durée d’allocation serait également calculée en fonction du travail effectué dans les 24 derniers mois et non plus 28. Ces mesures permettraient de réaliser 360 millions d’euros, selon le patronat.

      La deuxième proposition est de verser une allocation identique chaque mois, équivalente à 30 jours d’indemnisation. Les allocations des jours manquants seraient reportées en fin de droits. Cette mesure permettrait, en régime de croisière d’économiser, « un peu moins de 400 millions d’euros d’économie ».

      Le patronat propose également de moduler les indemnités en fonction de « l’intensité de travail ». Les personnes qui cumulent donc courtes périodes de chômage et emploi verraient leurs indemnités étalées sur une plus longue période, façon d’éviter que la situation ne perdure. Cette mesure rapporterait entre 800 et 900 millions d’économies au régime.

      Il propose par ailleurs de revoir la formule de calcul des indemnisations pour introduire une forme de dégressivité des allocations pour les hauts salaires. (...)
      Pour le négociateur de la CGT, Denis Gravouil, ces propositions sont « totalement irresponsables au regard de la situation sociale dans le pays, des revendications des Gilets jaunes » et des « travailleurs précaires » de « vivre dignement ».

      Pour le négociateur de la CFDT, Eric Courpotin, et Michel Beaugas de FO, « c’était maladroit » de la part du patronat. ( faudrait confier à la CFDT le gvt et l’organisation des patrons, ils ont des idées, ndc )

      Un des aspects intéressants des questions fiscales soulevées actuellement c’est que cela impose de mettre en cause les mythos (de gauche et syndicaux) sur la cotisation sociale qui serait le seul financement légitime et (soit disant…) démocratique possible, alors que, depuis le reflux des mouvements de chômeurs et précaires des années 90 et l’avénement du Pare, les bêtises de Friot font sur ces enjeux office de tisane dormitive, y compris dans des secteurs s’affirmant révolutionnaires

      Ce serait quoi de tenir sur " cotisation sociale (réinstaurée et sans exemptions généralisées) mais pas seulement » ?

      Pour mémoire lors des mouvements de chômeurs et précaires de 97/98, la CGT refusait d’inclure la hausse du RMI et son extension aux moins de 25 ans (le "c’est vrai quoi, on est contre l’assistanat » interne à « la gauche » - cf Jospin- n’épargne pas le syndicat et élargit tous les boulevard des politiques de #précarisation), préférant s’en tenir à l’allocation Unedic. La force du mvt (et d’AC !, à l’époque…) avait fait tomber ce verrou idéologique : la CGT avait du accepter d’intégrer un cadre unitaire qui posait aussi ces exigences, subsumant (provisoirement) le travaillisme structurel du syndical

      Aujourd’hui, depuis ce que portent « les gilets jaunes » et à propos du droit au chômage (RSA inclus) à la formation (avec par exemple l’arrivée en grand par la porte xénophobe de la fac payante avec des frais d’inscription quintuplés ou décuplés pour les étrangers non communautaires) et à la retraite (minimum vieillesse inclus) il y aurait de quoi poser bien des problèmes qui viendraient bousculer/ moduler les présupposés et énoncés actuels en ouvrant de nouvelles questions par scandalisation, interruptions, et ce malgré le prévisible regain de ronron syndical, para syndical et gauchiste sur ces enjeux.

      Les discours contre les assistés, sous jacent ou explicites parmi des gilets jaunes, ont reculés avec la durée de mobilisation (les assistés sont-ils ces "autres" à blâmer, ce n’est plus évident) et ils peuvent être délégitimés plus radicalement encore. Et cela serait une bonne nouvelle pour tous les précaires pas trop "gaulois", exploités ++ dans des conditions qui en font aussi les premiers des "assistés".

      #politisation #xénophobie #fiscalité #droits_sociaux


  • Les personnes qui aident leur enfant handicapé sont en fait punies par l’État mai68.org - 9 Juin 2018
    http://mai68.org/spip2/spip.php?article1785

    Lettre ouverte à Monsieur & Madame MACRON
    Objet : dédommagement aidant familial, PCH, ASS, MDPH, CDAPH, CSG, CRDS, BNC,,,
    Chère Madame & cher Monsieur,
    Ayant épuisé mes droits au chômage, je bénéficie d’une allocation de solidarité spécifique (ASS) qui m’est versée par Pôle emploi (du 1er avril 2018 et jusqu’au 31 mars 2019, le montant journalier de l’ASS est fixé à 16,48 euros).

    Le lendemain de la journée de solidarité en vue de financer des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées, soit le 22 mai 2018, Pôle emploi m’annonce qu’ils viennent de détecter dans mon dossier un trop-perçu qui a pour conséquence que le montant journalier de mon ASS a été revu à la baisse de 6.34 €. La période correspondant aux sommes trop-perçues est directement liée au fait que je bénéficie depuis 2014 de la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) qui est reversée comme "dédommagement" aux Aidants familiaux.


    Je tiens à préciser que ce trop-perçu ne résulte pas d’une volonté frauduleuse de ma part (j’ai bien indiqué ces sommes dans les "déclarations des ressources" que Pôle emploi m’a fait parvenir, en prenant l’initiative de bricoler un peu le formulaire étant donné qu’il ne comporte pas de case spécifique permettant de déclarer la PCH).

    Mon hypothèse sur l’origine de ce trop-perçu — de cette erreur — viendrait plutôt de la méconnaissance de cette Prestation de Compensation du Handicap par Pôle emploi. En effet, la conseillère qui m’a reçu ce mardi 29 mai semble s’imaginer que je mène une existence de rentier oisif et cossu car elle assimile cette PCH à une "rente" !

    Alors permettez moi de vous faire une petite information sur cette « aide ».

    La PCH comment ça marche :
    Je suis "aidant familial". C’est à dire que depuis 24 ans, mon travail consiste à aider et accompagner un de mes enfants, handicapé à 80 %, dans la vie quotidienne, 24h sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours sur 365.

    En 2014, une équipe pluridisciplinaire de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) est venue à mon domicile afin d’évaluer en fonction d’un barème très précis - pour l’évaluation des déficiences et incapacités - le nombre d’heures de prise en charge que la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) allait pouvoir m’accorder en tant qu’aidant familial.

    Soit 60,83 heures par mois au tarif horaire de 3,70 €. Soit environ 2700 € par an.

    En conséquence, depuis mai 2014, mon enfant handicapé me reverse la PCH qu’il perçoit du Conseil Général. Cela revient en quelque sorte à être l’employé de mon enfant sans "contrat de travail". C’est à dire que je n’ai droit ni aux congés payés, ni au chômage et encore moins à une retraite.

    Ne soyez pas choqué par cette "aide" dérisoire au regard de ce que cela implique, car officiellement personne ne travaille dans ces conditions et pour ce prix là en France.

    Mais voici la véritable aberration :
    Cette PCH que je reçois est imposable d’une part au titre des prélèvements sociaux (CSG-CRDS) et d’autre part au titre de l’impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (Parmi les produits financiers se rattachant à cette catégorie, on trouve les gains de jeux, les revenus des opérations frauduleuses, les revenus des prostituées, les revenus des prêtres, les Bitcoins,… et la PCH).

    Cette situation fait que parfois, lorsque je présente ma feuille d’impôt, je me vois être assimilé à un Auto-entrepreneur, avec tous les malentendus qui en résultent (Mon enfant que j’accompagne au quotidien, devient mon "entreprise" !).

    Comme mon épouse de son coté perçoit environ 1100 € par mois de retraite, avec 2 enfants à charge, nous ne sommes pas imposables à l’impôt sur le revenu mais suite au fait que cette PCH est imposable, nous devons nous acquitter, par exemple pour l’année 2017, d’un total de 271 € d’impôt et de prélèvement sociaux pour avoir bénéficié de la PCH (pour rappel : 2700 €).

    Bien entendu, cette PCH modifie notre quotient familial et nous prive d’une partie de notre allocation de logement (AL) ainsi que d’une partie de mon allocation de solidarité spécifique (ASS) :

    Par exemple, mon ASS étant calculée en fonction de notre revenu imposable et la PCH étant considérée comme un revenu imposable par l’administration fiscale, la PCH impacte à la baisse le montant de mon ASS de 6.34 € par jour, soit exactement de 2314 € par an.

    Par conséquent, l’aide de 2700 € que m’accorde à juste titre la CDAPH fond comme neige au soleil puisqu’elle se retrouve amputée d’une part de 271 € par les impôts et d’autre part de 2314 € par Pôle Emploi.

    En réalité, il me revient très précisément 115 € par an de "dédommagement" pour aider et accompagner une personne handicapée dans la vie quotidienne 24h sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours sur 365.

    Vous remarquerez que dans ce calcul, je ne tiens pas compte de l’impact sur l’allocation de logement car il faudrait que je me lance alors dans des comptes d’apothicaires pour en arriver à vous parler d’aides négatives, c’est à dire de "punitions".

    Faire intervenir au final pour rien : la Maison Départementale des Personnes Handicapées, la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées, le Conseil Général, la Caisse d’Allocations Familiales, les Impôts, Pôle Emploi, pour nous faire bénéficier de moins que rien, c’est un peu inquiétant.

    Mais comme l’on me dit que j’ai de la chance de vivre en France et que je devrais penser « printemps » et ne pas m’inquiéter du fonctionnement alambiqué de notre société vis à vis des personnes handicapées, je reste tout de même stupéfait : la France gesticule mais ne fait rien à part juger, condamner, sanctionner et au final exclure les personnes les plus vulnérables.

    Aidant familial n’est pas un choix !!!
    Cela s’est imposé à nous par rapport à une personne fragile et alors qu’aucune autre solution humaine n’a pu être trouvée.

    Être aidant familial n’est pas un plan de carrière. L’aidant familial renonce à une activité professionnelle, abandonne un emploi, un travail qu’il aime. Mon épouse et moi-même avons du réduire, changer d’activité professionnelle pour nous occuper de notre enfant. En 24 ans, j’ai tout essayé : le travail a domicile, la micro entreprise, le travail de nuit, … (Pour information, en 1994, avant la naissance de mon enfant handicapé, mes impôts sur le revenu se montaient à 29 364 F soit 6 131 € par an).

    Il est à noter qu’au vu du jugement du Tribunal de Grande Instance (TCI ) qui reconnaît la dépendance d’une personne handicapée, je suis responsable en tant que tuteur (sous peine de poursuites pour mise en danger sur personnes vulnérables). Par conséquent, je ne peux pas accepter un emploi complémentaire qui ne soit pas compatible avec mon travail d’aidant familial et de tuteur bénévole.

    Comprenez que la situation de l’aidant familial est parfois pénible physiquement et moralement et je ne vous parle même pas de la lourdeur des dossiers qu’il faut sans cesse refaire, de ces démarches qui ne finissent jamais et qui sont souvent compliquées avec le risque de se tromper ou bien du temps consacré au bénévolat dans des associations en lien avec le handicap de la personne que nous accompagnons.

    Être porteur d’un handicap engendre aussi de nombreux frais. Certains frais sont pris en charge à 100% mais qui dit 100% ne dit pas la totalité. Il faut tenir compte aussi des impondérables qui, eux, ne sont pas classifiés dans des barèmes.

    Comparé à une prise en charge en institution, notre travail d’aidant familial participe au redressement des comptes de la Sécurité Sociale et permet, par ailleurs, de libérer (ou de pallier au manque) de nombreuses places dans les diverses structures d’accueil, ou au pire, que ces personnes ne croupissent pas, à vie, dans des hôpitaux psychiatriques à 1000 € par jour.

    Ne croyez surtout pas que ce soit la solution idéale de placer son enfant dans une institution au lieu de vivre avec lui et de l’aider à progresser car les prises en charge institutionnelles sont souvent pitoyables pour un coût étonnant.

    Dans toute cette histoire, nous n’existons pas, sauf pour le fisc : je suis imposé car j’ai un enfant handicapé et que je l’aide à grandir, en milieu ordinaire, dans une société qui ne l’accepte pas, comme s’il était indésirable.

    Songez que vous-même ou bien vos proches, risquez un jour ou l’autre de devenir dépendant. A ce moment, il vous faudra bien trouver des solutions humaines.

    Le handicap n’est jamais choisi et les difficultés pour les « aidants familiaux » sont nombreuses. J’espère vous l’avoir démontré par ce courrier.

    Au risque de prêcher dans le désert : Messieurs et Mesdames les grands organisateurs de tous ces grands services publics à la "Française" agissez pour que cette PCH bénéficie au minimum d’une exonération fiscale.

    Merci, 
Cordialement 
A suivre

    * Source un livre : "Autisme, la grande Enquête" du collectif Autisme qui regroupe toutes les associations nationales soit des dizaines de milliers d’usagers (Editions Les Arènes. Florent Chapel – 2016).

    #aidant-familial #handicap #ASS #Aidants-familiaux #Pôle-emploi #CDAPH #bénéfices-non-commerciaux #auto-entrepreneur #punitions #exclusion #macron #emmanuel_macron #brigitte_macron



  • L’ARMÉE “ACCRO” À MICROSOFT ?

    http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2016/10/18/larmee-accro-a-microsoft

    Cash Investigation diffusera ce soir une enquête sur le contrat, qualifié d’« open bar », passé entre Microsoft et le ministère de la défense, et basé sur des documents que j’avais rendu publics en 2013 sur le site du Vinvinteur, une émission de télévision quelque peu déjantée qui m’avait recruté, mais dont le site web a disparu. Je me permets donc de republier ladite enquête, consultable sur archive.org, qui archive le web, mais qui n’est pas indexé par Google (& Cie). Il eut été dommage de laisser cette enquête disparaître… Ceux qui voudraient en savoir plus peuvent aussi consulter le site de l’association April de promotion des logiciel libres, qui suit et documente ce contrat depuis des années.

    « L’armée capitule face à Microsoft » : confirmant une information du site PCInpact -qui avait levé le lièvre dès 2008-, le Canard Enchaîné a révélé mercredi dernier que l’armée française était sur le point de reconduire un contrat, sans appel d’offres, avec Microsoft. Problèmes : il « coûte cher, augmente les risques d’espionnage et se négocie… dans un paradis fiscal » .

    En 2007, Microsoft proposait au ministère de la Défense de centraliser les multiples contrats passés entre l’éditeur de logiciels américain et l’armée française. En 2008, un groupe de travail constitué d’une quinzaine d’experts militaires était chargé d’analyser la « valeur du projet » de Microsoft.

    Pour les experts militaires, l’offre de Microsoft « est la solution qui comporte le plus de risques rédhibitoires » :

    – coût du renouvellement du contrat à technologie identique,
    – coût de sortie de la technologie,
    – adhérence à des formats ou architectures propriétaires,
    – construction budgétaire,
    – juridique européen,
    – perte de souveraineté nationale,
    – addiction aux technologies Microsoft
    – portes dérobées (back doors) ou blocage ;
    – affaiblissement de l’industrie française et européenne du logiciel.

    Non contents de constater que l’offre Microsoft (S2) comportait « dix risques rédhibitoires » , les experts militaires pointaient également du doigt « trois critères destructifs » , censés se caractériser par « un seuil au delà duquel le scénario est rejeté » .

    En conséquence de quoi, le groupe de travail concluait son rapport en qualifiant l’offre faite par Microsoft de « scénario le plus risqué » , avec un « ROI (retour sur investissement -NDLR) incertain » , ce pourquoi il concluait en écrivant que « ce scénario est donc fortement déconseillé » .


  • Michel Abhervé » Blog Archive » 600 000 emplois vacants ! De l’art de faire du buzz avec des chiffres virtuels
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2014/04/11/600-000-emplois-vacants-de-lart-de-faire-du-buzz-avec-des-c

    La parution de l’enquête BMO donne aux médias l’opportunité de trouver des chiffres pour faire du buzz. C’est ce que fait le rigoureux “journaliste” Jean-Marc Morandini sur Europe 1 ce 11 avril à 10 heures en mettant en avant les 600 000 emplois non pourvus alors qu’il y a plus de 3 millions de chômeurs, d’où la question claironnée ”Les chômeurs veulent-ils vraiment travailler ?”

    D’où vient ce chiffre : il est le résultat de la multiplication du nombre total de postes que les employeurs annoncent vouloir pourvoir durant l’année 2014, soit 1 700 500 projets, par rapport au pourcentage de ceux pour lesquels les mêmes estiment qu’ils auront des difficultés de recrutement 34,7 % (pourcentage d’ailleurs en baisse puisqu’il était de 40,4 % l’an passé, ce qui bien sur ne sera pas relévé !)

    Autant dire que les 590 0000 postes issus de ce calcul, arrondis à 600 000, ne sont que des postes virtuels, résultat d’une double prévision aléatoire, celle des postes qui pourraient être crées, et celle des difficultés de recrutement pressenties. Ce chiffre inclut donc, par exemple, les postes de vendangeurs qui seront nécessaires lorsque le raisin sera mur, vers septembre prochain !

    Mais comme ce chiffre n’est pas présenté comme une construction statistique mais comme une réalité, puisque l’animateur affirme que les 600 000 postes sont disponibles aujourd’hui, cela permet aux auditeurs de se défouler, de faire haro sur le chômeur fainéant

    Nous avons à travers cette émission un début de réponse à la question que nous posions à la parution de l’enquête BMO 2014 Enquête BMO 2014 : une nouvelle fois à quoi sert-elle ?. A faire du buzz en mettant en avant les chômeurs qui ne veulent pas travailler et vivent confortablement de leurs plantureuses indemnités.

    #chômage
    #pole-emploi
    #buzz
    #extrapolation


  • Michel Abhervé » Blog Archive » Xavier Bertrand propose de confier le placement des demandeurs d’emploi au privé
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2014/01/09/xavier-bertrand-propose-de-confier-le-placement-des-demande

    L’avantage quand on est dans l’opposition c’est qu’on peut tout proposer, et son contraire. Alors que l’UMP propose de renforcer Pôle emploi (voir Fusionner dans une grande institution publique ou mettre en concurrence ? L’incohérence des propositions de l’UMP), un de ses éminents membres, Xavier Bertrand, propose d’aller en sens inverse.

    L’ancien Ministre du Travail et de l’Emploi dans une interview à Acteurs publics après avoir donné une explication pour le moins curieuse du cumul des mandats ”les élus locaux, qui n’ont aucun interlocuteur de poids réellement décideur sur place, ont été presque obligés d’ajouter un mandat de parlementaire à leur mandat local.” (comment a-t-on pu passer de 500 000 élus locaux, dont 36 000 maires à 900 parlementaires ? ) s’exprime sur Pôle emploi en ces termes

    “Aujourd’hui, Pôle emploi joue son rôle d’indemnisation des demandeurs d’emploi. Mais pour leur permettre de retrouver un emploi, il n’est pas assez efficace. Je pense que Pôle emploi doit se concentrer sur l’indemnisation et l’accompagnement. Déléguer une partie de la mission de placement aux opérateurs privés ne serait ni moins efficace ni plus cher, bien au contraire. À l’avenir, l’argent public manquera et tous les acteurs publics devront se concentrer sur ce qu’ils savent faire le mieux.”

    Rappelez nous quel était l’objectif de la fusion ? Et rappelez nous quel est le Ministre qui, durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy a été le plus longtemps en responsabilité de Pôle emploi, et affirmait avec force que cette institution répondait aux objectifs fixés par le Président, que chaque demandeur d’emploi ait un même conseiller qui accueille, accompagne, indemnise ?

    Quant à l’affirmation que le recours aux OPP est d’un meilleur rapport efficacité/coût que le service public, on attend encore une autre justification, à partir des nombreuses expérimentations conduites qu’une affirmation assénée

    #Xavier-Bertrand
    #UMP
    #Pôle-emploi
    #demandeurs-d’emploi -> au privé (?)


  • Michel Abhervé » Blog Archive » L’approche très orientée des chiffres de l’emploi par le MEDEF
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2014/01/04/lapproche-tres-orientee-des-chiffres-de-lemploi-par-le-mede

    ................

    Lorsque celui-ci publie des chiffres nous avons la confirmation du mal fondé de cette initiative, ce qui conforte nos interrogations sur son fondement.

    D’abord par son champ d’observation “le secteur privé hors agriculture, hors les trois fonctions publiques (d’Etat, territoriale et hospitalière), hors les particuliers employeurs, hors les associations ainsi que hors les professions libérales“. Comme s’il était possible d’analyser une secteur de l’emploi sans même envisager ses liens avec les autres secteurs et penser que la demande d’emploi s’exerce en tenant compte de cette limite !

    Quelle fiabilité peut-on accorder dans cette configuration dans deux secteurs considérés par le MEDEF lui-même comme parmi ceux où les difficultés de recrutement sont les plus importantes. Pour les aides à domicile et aides ménagères, que veut dire ce qui est présenté comme le principal facteur expliquant les difficultés de recrutement, le “Diplôme lié au métier : 84%” ? Quant aux Assistantes maternelles, on se demande comment elles peuvent être sérieusement approchées quand les particuliers employeurs ne sont pas dans le champ de l’étude. Les gestionnaires de l’observatoire ont du s’en rendre compte puisque pour ce métier ils n’ont pas rédigé la “fiche métier” présentant les caractéristiques et les difficultés. C’est pourtant le métier pour lequel les difficultés de recrutement sont présentées comme les plus fortes avec 52 % de postes non pourvus sur les 17 647 postes recherchés......

    #democratie-sociale
    #chômage
    #pôle-emploi
    #MEDEF L’approche très orientée des chiffres de l’emploi par le MEDEF

    Au fond le MEDEF a raison : il peut produire n’importe quels chiffres, il trouvera toujours des experts auto-proclamés pour en tirer des enseignements !


  • 5,5 millions d’inscrits à Pôle emploi, un actif sur cinq
    http://www.alternatives-economiques.fr/5-5-millions-d-inscrits-a-pole-empl_fr_art_633_66153.html

    Le nombre des chômeurs de catégorie A a un peu diminué en octobre dernier, mais le détail des chiffres de Pôle emploi montre que la dégradation du marché du travail se poursuit malgré cela.

    Le ministère du Travail a publié récemment les chiffres du chômage en octobre dernier. Ceux-ci font apparaître une baisse de 20 500 personnes des chômeurs de catégorie A (ceux qui n’ont pas travaillé du tout). Mais parallèlement le nombre des chômeurs de catégories B et C (ceux qui ont travaillé quelques heures dans le mois) augmente de 60 100 personnes. Tandis que les inscrits en catégories D et E (chômeurs en formation ou en emploi aidé) augmentent de 16 300 personnes....

    #Chômage
    #Pôle-emploi
    #actif


  • 5,5 millions d’inscrits à Pôle emploi, un actif sur cinq
    http://www.alternatives-economiques.fr/5-5-millions-d-inscrits-a-pole-emploi--un-actif-sur-cinq_fr

    Le nombre des chômeurs de catégorie A a un peu diminué en octobre dernier, mais le détail des chiffres de Pôle emploi montre que la dégradation du marché du travail se poursuit malgré cela.

    Le ministère du Travail a publié récemment les chiffres du chômage en octobre dernier. Ceux-ci font apparaître une baisse de 20 500 personnes des chômeurs de catégorie A (ceux qui n’ont pas travaillé du tout). Mais parallèlement le nombre des chômeurs de catégories B et C (ceux qui ont travaillé quelques heures dans le mois) augmente de 60 100 personnes. Tandis que les inscrits en catégories D et E (chômeurs en formation ou en emploi aidé) augmentent de 16 300 personnes.

    #chômage
    #Pôle-emploi
    #actifs
    #inscrits


  • Dans la galère quotidienne d’un agent #Pôle-emploi | En quête d’emploi
    http://emploi.blog.lemonde.fr/2013/11/11/dans-la-galere-quotidienne-dun-agent-pole-emploi

    « Depuis septembre, on a eu des renforts en CDD. Mais on les a mis à l’accueil, alors que c’est le dernier endroit où il faudrait les mettre. Sans formation ou presque, ils doivent régler rapidement les problèmes des demandeurs d’emploi. Cela génère beaucoup de tensions, il y a beaucoup de violence à l’accueil », explique-t-il.

    Bertrand veut aussi dénoncer le discours de sa direction, axé « uniquement sur les statistiques ». « Dans les couloirs, on nous dit à peine bonjour, assure-t-il, on nous parle taux de remplissage, taux d’inscription dans les dix jours, taux de mise en relation. Je suis censé envoyer une offre à au moins 60 % des chômeurs que je suis tous les deux mois. Mais où est l’intérêt d’envoyer des annonces à des chômeurs qui y ont déjà accès sur le site de Pôle emploi ? On a vraiment des statistiques sur tout et n’importe quoi : la direction nous parle même maintenant d’un taux d’extinction de nos ordinateurs le soir en partant ! »


  • Michel Abhervé » Blog Archive » Chômeurs, la parole niée : un article éclairant de Gérard Marle
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2013/10/29/chomeurs-la-parole-niee-un-article-eclairant-de-gerard-marl

    Nous avons dans ce blog relayé les intiatives des mouvements de chômeurs, en particulier la récente marche qui a eu bien du mal à mobiliser (voir Vers une nouvelle marche des chômeurs en juin, La marche des chômeurs du 10 juin au 6 juillet, Départ de la marche des chômeurs à la Réunion, La marche des chômeurs s’ébranle et Arrivée de la Marche des chômeurs à Paris). Nous avons salué la qualité et la pertinence du “rapport Crémieux” (voir Rapport 2011 sur la situation des chômeurs, chômeuses et précaires)

    #économie
    #chômeurs
    #précarité
    568 700 personnes qui sont inscrites à #Pôle-emploi depuis plus de trois ans


  • Isabelle de Léon, agent au #Pôle-Emploi - Big Brother Awards France
    http://bigbrotherawards.eu.org/Isabelle-de-Leon-agent-au-Pole

    Pour #refus de de participer à une formation au #contrôle des papiers d’identité des demandeurs d’emplois.

    Refusons le contrôle des #chômeurs, qu’ils soient avec ou sans-papiers !

    Nous affirmons tout notre soutien aux conseillers à l’emploi qui ne réalisent pas cette procédure.
    Nous exigeons dès à présent que les #lampes_bleues soient retirées de tous les Pôles Emploi et que les responsables de Pôle Emploi répondent publiquement de ces procédures et révèlent ce qui les autorisent à faire réaliser à leurs salariés des #contrôles_d’identité dans cette institution publique, censée informer, orienter et indemniser les chômeurs, mais qui nous prouve sans cesse qu’elle s’est retournée contre nous.

    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4749


  • Se défendre face à Pôle Emploi - L’inscription
    http://ccpl59.over-blog.com/se-défendre-face-à-pôle-emploi-l-inscription
    Plusieurs #collectifs de #chômeurs et #précaires se réunissent régulièrement en coordination pour échanger et envisager des actions communes. C’est ainsi que nous avons décidé d’écrire collectivement une #brochure « Se défendre face à #Pôle-emploi ». Les Cafards de Montreuil (https://cafard93.wordpress.com) ont rédigé le chapitre sur l’inscription. Nous l’avons mis en ligne et le diffusons sur papier, parce d’ici à ce que les autres collectifs ( dont nous !) rédigent le reste, le chapitre inscription peut être utile. N’hésitez pas à commentez, proposer des modifs, des témoignages aussi, cela sera pris en compte.

    #droits_sociaux #chômage #précarité


  • Vieux et merveilles : Bon ben voilà quoi...
    http://vieuxetmerveilles.blogspot.fr/2013/02/bon-ben-voila-quoi.html

    on n’a pas l’argent, on peut pas demander un crédit parce que la banque va s’étouffer de rire si on ose prononcer le mot, on est grave dans la merde... Et j’ai plus de voiture pour aller bosser.

    C’est raconté sans chichis, c’en est encore plus triste quelque part.

    J’entends décidément de plus en plus de bien de #pôle-emploi #ironie.

    #pauvreté #précarité

    • Y a un petit bouton de don, en haut, à droite... pour toutes les fois où ça m’a donné un coup de pouce...

      Sinon, vaut mieux lourder la caisse et en prendre une autre, à ce tarif-là. J’ai arrêté de réparer ma R25 quand j’ai compris que j’alimentais un trou sans fond et qu’en plus, la caisse ne serait plus jamais fiable.
      Pour 1000€, j’ai une petite Saxo qui ne m’a pas fait chier une seule fois en 6 mois. Je la laisse chez le garagiste demain pour la vidange : il m’a engueulé, parce que depuis que j’ai changé de voiture, il ne me voit plus !

    • Surtout qu’en plus, 1700 € pour un embrayage, la facture me paraît salée. Pour 2200 € j’ai eu un embrayage + un moteur ... Et là aussi, j’ai senti le vent du boulet. Heureusement que j’avais des frères et soeurs qui pouvaient me dépanner mais il faut tout de même rembourser. La bagnole, c’est chiant.


  • #Nantes : #Manifestation en hommage à #Djamal : la #police agresse des manifestants - IMC Nantes
    http://nantes.indymedia.org/article/27166#comment266584

    Avant le témoignage poignant sur la manif, il y a cette évocation de Djamal Chaab :

    Je suis ceinture noir de Judo. A la base je bossais dans le théâtre quand j’habitais à Sidi Bel Abbès en Algérie, je faisais les décors. Mon père est un tailleur connu là-bas...
    Il y a 5 ans je suis tombé amoureux de Nicole, et me suis arraché à mon pays pour venir vivre avec elle à Nantes, dans un petit quartier tranquille. Je me suis fais pas mal d’amis et me suis beaucoup impliqué auprès de la famille de l’un des otages enlevés au Niger. Je les aidais à faire des traductions en arabe.
    Mais niveau taf je retrouve pas la même chose ici, alors je galère pour joindre les deux bouts... Du coup j’ai enchaîné les petits boulots en intérim, la plupart de nuit, pour gagner un peu de sous en plus d’assedics que je touche. Sauf que j’en aurais omis quelques unes d’après eux, ils m’ont alors demandé de rembourser une somme d’allocations perçue, tout en me privant de mes droits au chômage. Ça à fait boule de neige, la situation s’est enlisée, j’ai eus affaire à un mur. Je n’ai pas fais d’esclandre à l’agence, ma colère était froide, je les ai simplement prévenu que je le ferai et je l’ai fais.

    Mercredi 13 Fevrier 2013 à 13h je me suis immolé devant mon agence Pôle Emploi à Nantes.

    #violences-policières #pôle-emploi #suicide


  • 500 000 RADIATIONS PAR AN ÇA SUFFIT !
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article528

    Salariés surexploités, pressurisés... chômeurs opprimés, menacés de radiation... la résistance doit être partout. Ce texte, publiée par l’Union Locale de la #CNT-AIT 63, est un outil de résistance au flicage, à la culpabilisation, et aux pressions constantes de l’institution #Pôle-Emploi. Parce que nous sommes plus forts il est fait pour être diffusée, photocopié... Il n’y a pas de résignation !

    #ANARCHOSYNDICALISME ! n°130


  • MESSIEURS LES DIRECTEURS, JE VOUS FAIS UNE LETTRE ...
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article527

    Lettre ouverte à Mesdames et messieurs les directrices et directeurs de : #Pôle-emploi, Pôle-emploi Région Auvergne, Pôle-emploi Puy-de-Dôme, Pôle-emploi Clermont-Est, Mesdames, Messieurs les Responsables d’équipe Chères et chers collègues,

    Je vous écris pour vous informer que j’ai décidé de refuser de me soumettre, le moment venu, à toute forme d’évaluation individuelle systématique et récurrente telle que prévue par l’art 21 de la convention collective de Pôle-emploi.

    Ma décision a été mûrement réfléchie. Mes raisons sont de tous ordres, mêlant dans une réflexion que je crois rigoureusement cohérente des considérations politiques, éthiques, philosophiques. De tous ces points de vue, l’évaluation individuelle systématique et récurrente des conseillers à l’emploi particulièrement de « leur contribution aux résultats collectifs » m’apparaît comme inadmissible et fondamentalement néfaste.

    #ANARCHOSYNDICALISME ! n°130


  • #Anarchosyndicalisme ! n°130 - Juillet-Août 2012
    http://anarsonore.free.fr/spip.php?mot367

    MAISONS DE RETRAITE, #NATAÏS, #PÔLE-EMPLOI, SECTEUR ASSOCIATIF, #PSA, WESER BOURGOGNE, RESTAURATION...

    PENDANT LES VACANCES
    LA DÉGRADATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL CONTINUE !

    LIRE ÉGALEMENT DANS CE NUMERO : INCORRECTE CORRECTIONNELLE LIBÉRALISME DU DISCOURS & ANTI-ÉTATISME DE FOND _LA BELLE PROVINCE EN COLÈRE _VIOLENTES ATTAQUES CONTRE LA POPULATION ESPAGNOLE _SOLIDARITÉ MINEURS ESPAGNOLS _ROYAUME UNI : RÉSISTANCE À L’AUSTÉRITÉ _CÉNÉTISTEMENT VÔTRE...

    Télécharger Anarcosyndicalisme ! n°130 (PDF - 46.6 Mo)
    http://anarsonore.free.fr/IMG/pdf/A130.pdf

    #CNT-AIT


  • Avec Pôle emploi, sois belle et vends-toi ! - côté quartiers - le blog d’Ixchel Delaporte
    http://quartierspop.over-blog.fr/article-avec-pole-emploi-sois-belle-et-vends-toi-68857011.htm

    Des ateliers "relooking" pour les femmes au chômage ? C’est l’idée lancée par l’organisme public et une fondation privée pour les aider à retrouver du travail. Une opération de communication à bas coût, fondée sur des principes idéologiques douteux, entre séducation et culpabilisation.

    « Eh bien voilà, avec cette journée, vous n’avez plus d’excuses ! », lance Christine Salaün, présidente de la fondation Ereel. Face à elle, dix femmes au chômage inscrites à Pôle Emploi l’écoutent avec attention. Jusqu’à cette journée du mardi 22 février, ces femmes auraient-elles cherché des excuses pour ne pas retrouver du travail ? Auraient-elles même volontairement négligé leur apparence au point de se voir exclues du monde du travail ?

    #chômage #pôle-emploi #féminisme #sexisme #beuark