• Disons non à la réforme de l’assurance-chômage ! [un] Collectif [de salariés de #Pôle_emploi]
    http://www.politis.fr/articles/2021/10/disons-non-a-la-reforme-de-lassurance-chomage-43628

    Conseillers et conseillères dans des agences de Pôle emploi, nous refusons et dénonçons la réforme des droits à l’assurance-chômage, imposée au forceps par un décret publié la veille de son application. Nous souhaitons dire que la grande majorité des demandeurs d’emploi dans notre pays ne perçoivent pas d’assurance chômage.

    Après avoir, dès 2017, amplifié à Pôle emploi le contrôle des chômeurs et révisé à la hausse les sanctions à leur encontre, le gouvernement s’attaque désormais au montant et à la durée de leur indemnisation. Il renforce ainsi la stigmatisation des chômeurs, la dénonciation de l’« assistanat » et la culpabilisation des demandeurs d’emploi, alors que la situation financière du régime paritaire est catastrophique. Ce déficit s’explique en partie par une politique de fiscalité sur le travail, très coûteuse, engagée depuis mai 2017. Il s’est amplifié avec la montée sans précédent du nombre de nouveaux chômeurs à la suite de la crise sanitaire récente.

    La réforme en application depuis le 1er octobre 2021 modifie en profondeur le système d’assurance-chômage selon un scénario désormais bien huilé qui allie déficit du régime et baisse des droits. Ainsi, ce gouvernement compte détruire la gestion paritaire du régime et installer une forme d’étatisation de l’Unédic, l’organisme gestionnaire de l’assurance-chômage. Son idée, au bout du compte, est de ne plus assurer le risque du chômage par des fonds issus de cotisations salariales mais de permettre la mise en place d’un système d’allocations sociales financé principalement par l’impôt, qui garantirait une allocation forfaitaire en jours et en durée en cas de chômage. La fin du paritarisme de gestion de la protection sociale, très spécifique à notre pays, ouvrira la voie à une privatisation de la couverture de ces risques. Le marché de l’assurance-chômage, c’est environ 40 milliards d’euros cotisés. Les compagnies d’assurances s’y engouffreraient avec délectation !

    Nous exigeons de pouvoir être utiles, protecteurs et solidaires avec nos usagers !

    #chômage #chômeurs #droitauchômage

  • Réforme de l’assurance-chômage : le « plan sécurité » de Pôle emploi face au risque d’"agressions"
    https://www.franceinter.fr/reforme-de-l-assurance-chomage-le-plan-securite-de-pole-emploi-face-au-r

    En Île-de-France, des bracelets d’alerte et des boîtiers permettant de signaler une agression ou une incivilité ont été commandés. Pôle emploi semble craindre d’éventuelles agressions de ses agents, avec l’entrée en vigueur de la réforme de l’assurance-chômage.

    • Policemploi : « La livraison des premiers kits est prévue pour la Seine-Saint-Denis d’abord. »

      Du côté des directions locales, en région parisienne en tout cas, des initiatives se mettent en place et, selon une note interne intitulée « Plan d’action sécurité » que France Inter a pu consulter, commande a été passée pour la région francilienne de 695 bracelets permettant de déclencher l’alerte en cas de danger.

      À ces bracelets, s’ajoutent une centaine de boîtiers dotés d’une sirène multi-tonalité et d’un flash dont l’objectif, stipule le document, est de "permettre aux agents de pouvoir signaler une agression ou une #incivilité" dont ils seraient victimes.

      Initiative francilienne

      La livraison des premiers kits est prévue cette semaine, pour la Seine-Saint-Denis d’abord, avant Paris la semaine prochaine. L’initiative reste locale pour l’instant, car rien n’a été annoncé au niveau national, mais ces idées font leur chemin. Comme la généralisation des #caméras_de_surveillance dans les agences. Le sujet a été mis sur la table la semaine dernière par la direction.

      Les agents ont également reçu "quelques éléments de communication " pour expliquer au mieux les ressorts de la réforme aux demandeurs d’emploi. Une réforme qui ressemble plus à une véritable "usine à gaz" et une "bombe à retardement" pour les syndicats, convaincus qu’il y aura des tensions quand, d’ici un mois, les premiers effets apparaîtront noir sur blanc sur la feuille d’allocation.

      Pour civiliser les chômeurs, équiper de tasers les précaires en CUI chargés d’accueil dans les pôles éviterait d’avoir à compter sur la promptitude de la #police.

      #Pôle_emploi #chômeurs #surveillance #Droitauchômage

    • En Seine-Saint-Denis, il est aussi prévu du filet social à trous pour ceux des crashés de l’assurance chômage qui vont débouler au RSA. Comme à Mayotte, en Guyane et à La Réunion : Seine-Saint-Denis : la « renationalisation » du RSA prévue dès 2022
      https://www.lefigaro.fr/conjoncture/seine-saint-denis-la-renationalisation-du-rsa-prevue-des-2022-20210909

      Le département de Seine-Saint-Denis, en proie à des difficultés financières en raison du nombre d’allocataires du revenu de solidarité active (RSA), s’apprête à bénéficier dès 2022 de la « renationalisation » du RSA, une mesure au menu du budget [la] prise en charge par l’État du #RSA en Seine-Saint-Denis, sous la forme d’une expérimentation de 5 ans

    • On croit voir arriver le train de la réforme, là où ce sont les pratiques déjà à l’oeuvre qui font tendre les Pôle vers le modèle de l’agence bancaire (le sas est dehors « virtuel » : faut prendre rdv pour rentrer, la plupart du temps).

      J’entend à la radio qu’une intensification de la récupération d’#indus par Pôle emploi inquiète en interne car elle crée des tensions à l’accueil où travaillent des agents qui en savent moins que les chômeurs sur l’indemnisation et sur le recouvrement des « dettes » exigibles par Pôle.

      Pôle emploi a réuni les chargés de l’indemnisation (dans les Assedic, les vigiles n’étaient pas rares) et les ex-ANPE, mais la division des taches, loin d’avoir reculée s’est ramifiée en diverses spécialisations. Le consensus conflictuel (bien de agents en veulent plus, ça revendique) sur la #sécurité, promue le bouton poussoir et les caméras comme remèdes à cette fragmentation.

      De même outre la réforme, un grand plan de #convocations des chômeurs de longue durée a été lancé, on aura plus affaire à du désespoir qu’à de la colère avec ces chômeurs là (#radiations, emplois contraints, « Insertion par l’Activité Économique » où on se fait balancer en boite pour pas cher histoire de remettre le pied à l’étrier, etc.)

      « Ma » conseillère (chargée du suivi/contrôle/mobilisation) prend grand soin de répéter qu’elle peut rien dire sur le fric, que c’est trop compliqué, que c’est trop important pour quelle prenne le risque de se prononcer à tort (c’est ici son ignorance affichée qui lui permet d’humaniser le rapport, pour elle comme pour moi, il faut bien que ça vienne de quelque part...), que c’est pas elle, que pour ça il faut appeler le 3949. Et ce d’autant plus qu’étant indemnisé depuis un moment sans guère d’activités à temps réduit, elle se doit de chercher à m’aiguiller, vers une IAE par exemple.

      Les gens de l’indemnisation, tu les vois pas. C’est les autres, dont des précaires au SMIC horaire mis à l’accueil, en première ligne, que Policemploi « protège » ainsi. La protection des agents c’estune soupape qui permet à Pôle de se dédouaner d’une des violences intrinsèques à ce travail : voir des gens qu’on ne peut pas aider car il ya rien ou si peu à leur proposer ("allez, il y des sessions de sado-cooconer votre mobilité chez nos sous-traitants, on ne vous abandonne pas vous voyez, mais faut jouer le jeu, faut que ça bouge pour mes reporting"), et devoir faire passer le message « emploi emploi » pour d’éventuels 10 euros 25 brut de l’heure sur lesquels il y a pléthore de candidats (quoi que l’on nous serine à ce sujet) et comme une menace implicite de perdre le peu qu’ils ont.

      Ça prend aussi un aspect mafieux où la protection est une contrepartie de l’allégeance : on te tient sous notre coupe, on fais de toi le relai de notre pouvoir, et puisque tu exerces la violence qui fonde l’institution, je me dois de te protéger en retour, au moins pour du semblant (en réalité c’est : « tant pis si tu tombes »), la clé de ce théâtre de la cruauté là, un passe partout indispensable des deux côtés du guichet.

  • Une ex-salariée de l’hôpital perdue dans un dédale administratif depuis quatre ans - Dan Israel | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/030921/une-ex-salariee-de-l-hopital-perdue-dans-un-dedale-administratif-depuis-qu

    Bien qu’elle collectionne les victoires judiciaires contre Pôle emploi et contre son ancien employeur, le centre hospitalier de Rumilly (Haute-Savoie), Maria Mota n’a toujours pas vu sa situation régularisée.

    Depuis quatre ans et demi, Maria Mota se débat face à la surdité et à l’absurdité administratives. Elle n’a jamais triché, elle a remporté quatre victoires judiciaires, mais sa situation n’est toujours pas réglée.

    Elle est actuellement sans ressources et vit avec l’angoisse de devoir débourser 5 469 euros. Pour une erreur commise par d’autres et en raison de la mauvaise volonté affichée de son ancien employeur. « Je ne supporte plus cette situation, je vis avec un stress permanent, confie-t-elle. J’ai toujours tout fait comme il faut, je fais très attention à suivre les règles. Et pourtant, l’angoisse dure. »

    Mediapart avait raconté sa situation il y a neuf mois. Depuis, deux tribunaux lui ont à nouveau donné raison. Sans pouvoir lever son angoisse, parce que rien ne s’est débloqué et que le risque n’est toujours pas écarté.

    Du 1er mai 2013 au 30 avril 2016, Maria Mota a été employée à la buanderie du centre hospitalier de Rumilly (Haute-Savoie), effectuant plusieurs contrats à durée déterminée. Au printemps 2016, la responsable des ressources humaines de l’hôpital lui annonce qu’elle ne sera pas titularisée, et elle choisit de ne plus y travailler.

    Après une courte mission d’intérim dans une entreprise privée, la travailleuse ne trouve plus d’emploi et s’inscrit donc auprès de Pôle emploi. Elle détaille ses emplois précédents et touche des allocations pendant quatre mois sans incident. Puis Pôle emploi cesse de lui verser la somme mensuelle et lui réclame l’argent déjà versé, 5 469,53 euros.

    En effet, l’organisme public tique, en retard, sur son emploi à l’hôpital : cet employeur public ne verse pas de cotisations chômage et assure lui-même ses agents contre le risque du chômage. C’est donc à lui de les indemniser, estime Pôle emploi. Cette situation, peu connue, vaut par exemple également pour la Poste – qui porte elle aussi son lot de dysfonctionnements, comme Mediapart l’a déjà détaillé.

    En droit, l’analyse de Pôle emploi n’est pas fautive mais brutale. Chaque année, des dizaines de milliers de personnes se voient réclamer des « trop-perçus » indûment touchés, selon le pourvoyeur des allocations.

    Mais dans le cas de Maria Mota, à cette brutalité s’ajoute la (très) mauvaise volonté du centre hospitalier qui l’employait. Ce dernier refuse de lui verser les allocations chômage auxquelles elle aurait droit, et qui lui permettraient par ailleurs de rembourser Pôle emploi.

    Sur les deux fronts, l’ex-salariée avait gagné une première fois. Le 2 décembre 2019, le tribunal d’instance d’Annecy avait annulé la contrainte à payer lancée par Pôle emploi, au motif qu’elle était mal formulée. Six mois plus tôt, c’était le tribunal administratif d’Annecy qui avait donné tort à l’hôpital, annulant la décision par laquelle il refusait de lui verser son allocation chômage.

    L’argument utilisé par l’ex-employeur de Maria Mota était, il est vrai, farfelu et sans base légale : il avait estimé que son refus de continuer à travailler en CDD équivalait à une démission, ce qui ne lui ouvrait pas de droit au chômage.

    L’absurdité de la situation a depuis été soulignée deux fois de plus par la justice. Le 11 juin dernier, le tribunal judiciaire d’Annecy a constaté que la demande de remboursement de Pôle emploi devait être annulée, car elle est prescrite. Le dernier paiement d’allocation chômage effectué par Pôle emploi date en effet du 4 avril 2017 et le remboursement a été exigé pour la première fois dans la foulée.

    Or, ces demandes sont prescrites au bout de trois ans. Pôle emploi prétend pouvoir passer outre, car ce délai est porté à dix ans, « en cas de fraude ou de fausse déclaration ». Mais le tribunal judiciaire a estimé qu’aucune fraude ne pouvait être imputée à Maria Mota, car rien n’indique « que l’intéressée aurait omis de mentionner l’existence de son emploi public ».

    Et ce d’autant plus que « Pôle emploi n’a pas souhaité verser aux débats le dossier d’inscription numérique déposé par Mme Mota, qui est la seule pièce susceptible de démontrer que celle-ci aurait manqué à ses obligations ». Une pièce justement demandée à de multiples reprises par l’ex-salariée et par son avocat, Thierry Billet.

    Malgré cette deuxième défaite judiciaire, Pôle emploi a fait appel de cette décision. « La justice leur a donné tort deux fois, mais ils continuent, il y a une forme d’acharnement », dénonce l’avocat, critiquant « un système qui est tourné contre les salariés ».

    L’ex-salariée est à nouveau sans ressources

    La situation est largement aggravée par le fait que Maria Mota est à nouveau sans emploi et que Pôle emploi refuse toujours de lui verser la moindre indemnisation. Aujourd’hui, le salaire très modeste de son mari est la seule source de revenu du couple.

    « Je ne comprends pas, je viens de travailler plus de trois ans pour accompagner des personnes handicapées, je devrais toucher le chômage, souligne la travailleuse. Ma situation d’aujourd’hui ne devrait rien avoir à faire avec le conflit concernant mon poste à l’hôpital. »

    Les nuages ne se dissipent pas non plus du côté de l’hôpital. Là aussi, la justice a donné une deuxième fois raison à l’ex-salariée. Le 6 juillet, le tribunal administratif d’Annecy a annulé le deuxième refus de l’employeur public de verser une indemnisation à Maria Mota. Après avoir prétendu qu’il était face à une démission, le centre hospitalier a cette fois prétexté que Maria Mota n’aurait pas démontré qu’elle avait recherché activement un emploi.

    Cet argument n’est lui non plus en rien fondé juridiquement, comme le rappelle le tribunal administratif. « Si l’existence d’actes positifs et répétés accomplis en vue de retrouver un emploi est une condition mise […] au maintien de l’allocation d’aide au retour à l’emploi, elle ne saurait conditionner l’ouverture du droit à cette allocation », signale le jugement.

    La justice a enjoint à l’hôpital de réexaminer la situation de son ancienne salariée dans les tout prochains jours. Cela fait plus de quatre ans qu’il aurait dû le faire, et la traiter comme la loi l’exige.

    Quand l’employeur public est son propre assureur et ne délègue pas la gestion du #droitauchômage à l’Unédic, c’est une pratique illégale courante des employeurs publics (qui sont parmi les premiers employeurs de @précaires) que de ne pas appliquer le droit aux allocs (les conventions Unedic) pour des salariés qui refusent un renouvellement de CDD en considérant abusivement ce refus comme une démission, qui n’ouvre pas droit aux allocs. Vu la rareté et le peu de succès effectif des procédures contentieux engagées par les ayants droits, cet exemple du distinguo nécessaire entre jurisprudence formelle (ne pas prendre un cdd n’interdît que dans de rares cas, liés aux verrous de l’"offre raisonnable d’emploi" de toucher une alloc) et jurisprudence réelle, ça justifierait dune enquête en grandeur réelle que les rares collectifs de chômeurs qui subissent n’ont de fait plus les moyens d’alimenter.

    #chômage #droits_sociaux #jurisprudence

  • Le nouveau pari de Pôle Emploi : 6 mois pour trouver un travail aux chômeurs longue durée - midilibre.fr
    https://www.midilibre.fr/2021/07/08/le-nouveau-pari-de-pole-emploi-6-mois-pour-trouver-un-travail-aux-chomeurs

    Un programme d’action d’une ampleur inédite sera testé par Pôle Emploi à partir de septembre prochain. Celui-ci concernera plusieurs centaines de chômeurs sans activité depuis deux ans ou plus, avant d’être probablement généralisé en janvier 2022. L’objectif est de les remettre sur le marché du travail en six mois.

    #Pôle_Emploi a mis en place un nouveau programme d’action consacré aux chômeurs sans activité depuis deux ans ou plus. Dévoilé en interne, celui-ci a pour objectif de les remettre sur le chemin de l’emploi dans une période de six mois, rapporte RMC, mardi 6 juillet.

    Ainsi, une phase de test débutera à la rentrée, en septembre prochain. Elle devrait durer jusqu’à la fin de l’année. Pour l’heure, plusieurs centaines de demandeurs d’emploi répartis sur douze agences en France sont concernés par cette opération. Celle-ci pourrait ensuite être généralisée en janvier 2022, écrivent nos confrères.

    Sortir de l’isolement

    L’objectif de ce plan inédit est avant tout de mettre en confiance les demandeurs d’emploi qui peuvent parfois être découragés par leur situation. Une demi-journée de séance collective sera alors organisée, ainsi qu’une réunion de groupe lors de laquelle ils pourront partager leurs expériences personnelles et également sortir de leur isolement.

    Après cette première phase, les chômeurs auront un entretien personnalisé avec un conseiller. Ce dernier établira un diagnostic ainsi qu’un programme d’action afin d’aboutir à une formation ou un emploi dans les six mois, ajoute RMC. Lors de cet entretien, toutes les difficultés et les éventuels problèmes de santé des chômeurs seront abordés.

    #chômeurs #policemploi

  • Des conseillers Pôle emploi débarquent sur TikTok
    https://www.lemonde.fr/emploi/article/2021/06/25/des-conseillers-pole-emploi-debarquent-sur-tiktok_6085690_1698637.html

    Entre deux tutoriels de maquillage et autres contenus axés sur le divertissement, les utilisateurs de TikTok auront désormais la possibilité de visionner des vidéos sur les secteurs qui recrutent le plus, les aides à l’embauche pour les moins de 26 ans ou encore la promotion de l’alternance.

    #pôle_emploi #travail #emploi #chômage #réseaux_sociaux #tiktok #jeunesse #ciblage

  • Voilà près de 10 ans que l’administration publique - la CAF, notamment, rejointe depuis par Pôle Emploi et l’administration fiscale - pratique des calculs de risque - du scoring - de ses administrés, sans vraiment nous en parler… Avec le sociologue Vincent Dubois, à l’occasion de la parution de son livre « Contrôler les assistés », nous revenons sur cette révolution discrète, largement faite à notre insu, cette transformation de fond du contrôle des administrés, à bas bruit.

    Comment la fouille de données, l’échange de données et la rationalisation des pratiques administratives pour mieux se mouler dans les évolutions informatiques, d’une manière bien plus réticulaire qu’on le craignait en 1978 avec le projet Safari, nous a conduit à « atteindre une forme de surveillance jamais vue »... https://www.internetactu.net/2021/06/22/le-calcul-de-risque-cette-revolution-industrielle-de-ladministration-p

  • Restaurateurs cherchent saisonniers : sur la côte bretonne, « on commence la saison la trouille au ventre »
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/06/19/restaurateurs-cherchent-saisonniers-sur-la-cote-bretonne-on-commence-la-sais

    Où sont-ils passés ? Alors que les vacances scolaires approchent, marquant le début de « la grosse saison », la question inquiète les restaurateurs et les hôteliers des zones touristiques, nombreux à déplorer une pénurie de travailleurs #saisonniers. De La Trinité-sur-Mer à Quiberon en passant par Belle-Ile-en-Mer, des écriteaux fleurissent sur les devantures des établissements : « Recherchons serveur(euse) pour la saison », « Poste à pourvoir immédiatement », « Bonne équipe ».

    Cuisiniers, commis, serveurs, plongeurs… Cette année, tous les profils manquent à l’appel. « Dans ce milieu, j’ai connu des hauts et des bas, mais jamais une telle crise », lance mercredi 16 juin Patrice Le Boulch, 58 ans, jetant son regard azur sur sa terrasse fermée. Faute de personnel, le directeur n’a pu ouvrir qu’un seul de ses deux établissements quiberonnais. Selon l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, ce sont entre 100 000 et 140 000 personnes – soit un dixième des employés du secteur – qui ont changé de métier depuis le premier confinement.

    D’après une enquête de #Pôle_emploi publiée fin mai dans Ouest France, 16 % des offres ayant cours dans le Morbihan concernent le secteur de l’#hôtellerie-restauration, ce qui en fait le premier pourvoyeur d’emplois. A la veille de la réouverture des restaurants en salle, Emmanuel Macron avait appelé à la « mobilisation générale » dans le secteur de l’hôtellerie-restauration et lancé un appel à « tous ceux qui sont en recherche d’emploi ».

    « Tous [les patrons] en galère »

    « Le problème est massif, nous sommes tous en galère », insiste [de Wendel, loisirs, ndc] Patrice, qui doit encore embaucher une trentaine de saisonniers s’il veut pouvoir ouvrir ses deux établissements pour la saison. Pour l’heure, il est parvenu à recruter une vingtaine de personnes.

    Sur le comptoir de la petite sandwicherie de Thérèse Couvert, le dossier de curriculum vitæ est maigrelet. « D’habitude, j’ai une pile épaisse de CV, ça me laisse l’embarras du choix », témoigne la propriétaire d’une alimentation rapide à Quiberon depuis plus de trente ans. Cette année, elle a reçu seulement cinq candidatures et entame sa saison avec une personne de moins que nécessaire.

    Que valent les rares candidatures du cru 2021 ? D’une même voix, les professionnels évoquent des candidats inexpérimentés, parfois peu fiables. « Nous avons beaucoup de #défections de dernière minute », constate Bruno Loiseau, 52 ans, gérant d’un restaurant réputé à Sauzon. Le jeune serveur de 17 ans pris à l’essai une journée s’est « volatilisé sans donner la moindre nouvelle. Il n’est jamais revenu ».

    Alors que des records de fréquentation sont attendus en Bretagne cet été (notamment en raison de la crise sanitaire, qui contraint les voyages à l’étranger), cette situation charrie son lot d’inquiétudes. « Certains parlent de cent mille touristes par jour au plus fort de l’été. Comment on va pouvoir les accueillir ? », s’interroge Justine, responsable d’un bar où se réunissent les habitués du Palais, principale commune de Belle-Ile-en-Mer.

    « Les restaurateurs sont déjà au bout de leur fatigue, [et] nous ne sommes qu’en juin », poursuit Justine, seule au service, alors que le monde commence à affluer pour l’apéro. « On commence la saison la trouille au ventre », confie Thérèse, d’une patience à toute épreuve face aux touristes qui s’apprêtent à prendre le bateau pour Belle-Ile-en-Mer.

    « Les #salaires ne sont pas à la hauteur »

    Selon les restaurateurs, ce sentiment d’épuisement n’est pas sans lien avec la défection de saisonniers constatée ces derniers mois. « Avec le confinement, [nos] gens ont pris conscience qu’une autre vie était possible », résume Patrice, évoquant les week-ends sans boulot et possibilité de voir ses enfants. Catherine Quérard, du Groupement national des indépendants, appelle ainsi à repenser l’organisation des journées, notamment la fameuse « #coupure » entre les services du midi et du soir. « Cela crée des journées à rallonge, les jeunes n’en veulent plus », constate-t-elle dans une interview à Ouest-France.

    « Dans notre milieu, les salaires ne sont pas à la hauteur de la charge de travail », ajoute Justine, sourire indéfectible aux lèvres. Les saisonniers sont généralement payés au SMIC hôtelier, soit environ 1 400 euros net par mois. « Dans les lieux touristiques, notamment à Belle-Ile-en-Mer, où les prix sont plus élevés, ce n’est pas tenable », souligne Léo, 32 ans, actuellement en formation d’électricien après dix ans dans la restauration et un #burn_out. Agroalimentaire, bâtiment, aide à la personne : de nombreux saisonniers ont pris d’autres chemins ou sont en passe de le faire, avec l’ambition d’une vie plus stable.

    Une autre raison, plus prosaïque, repose sur la nécessité de gagner sa croûte après de longs mois de fermeture. « Je connais beaucoup de saisonniers qui arrivaient en fin de droits de #chômage. Ils ne pouvaient plus attendre la réouverture pour reprendre le travail » [d’autant que 4 mois comme saisonniers les laissera sans alloc chômage, grâce à la réforme qui en exige 6, ndc], explique Aurélie Sollier, 37 ans, serveuse en CDI dans un hôtel-restaurant de Belle-Ile-en-Mer.

    « On bricole »

    Justine, elle, avait bien trouvé une serveuse pour la saison. « Faute de #logement à un prix raisonnable, elle n’a pas pu venir », regrette-t-elle, évoquant les prix de location faramineux à destination des touristes. De son côté, Elodie Gravier a trouvé un logement à un serveur convoité par d’autres restaurateurs. « Il passera l’été dans un petit voilier, dans le port du Palais », précise la propriétaire d’une crêperie, qui a activé tout son réseau pour lui dégoter un toit. Conscient de ces difficultés, le maire du Palais, Thibault Grollemund, compte réunir en septembre l’ensemble des acteurs économiques pour trouver des solutions de logement aux saisonniers.

    Bien qu’il propose un poste « logé, nourri, blanchi », Bruno ne parvient pas à trouver des profils de saisonniers expérimentés – « un impératif » dans son établissement haut de gamme. Pour la première fois en dix-huit ans, le gérant a dû fermer trois jours en juin. « Une journée fermée, c’est 6 000 euros de perdus », précise celui qui multiplie les journées à rallonge, « avec le sentiment de mal faire [s]on boulot ». Dans sa quête désespérée du saisonnier qualifié, il a dû revoir les salaires à la hausse [aie ! aie ! aie !, ndc]. La semaine prochaine, un cuisinier arrive enfin, alors que trois serveurs manquent encore.

    Elodie, elle, s’est résignée à embaucher les deux seules candidatures qu’elle a reçues. « Ils sont en train de passer leur bac, ils doivent arriver début juillet, je ne les ai jamais vus », confie la restauratrice, qui s’inquiète encore d’une annulation de dernière minute. Avec son associée, Justine tient la cadence en embauchant des extras le week-end. « On bricole, mais on ne pourra pas tenir comme ça toute la saison », prévient-elle.

    Pendant ce temps " à gauche ", ça gagate sur l’emploi à vie, le plein emploi, la garantie d’emploi.

    #horaires_en_coupure #précaires #travail #emploi #droitauchômage

  • Pôle Emploi s’allie aux acteurs de l’intérim pour fluidifier le marché du travail | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/industrie-services/services-conseils/pole-emploi-sallie-aux-acteurs-de-linterim-pour-fluidifier-le-marche-du-tra


    Pôle Emploi et Prism’Emploi vont allier leurs compétences pour mieux faire se rencontrer l’offre et la demande. (NICOLAS MESSYASZ/SIPA)

    Face à une crise sans précédent, Pôle emploi et Prism’emploi signent un accord de trois ans pour renforcer leur coopération. Ils mobiliseront leurs ressources et expertises pour faciliter le retour à l’emploi et répondre aux pénuries de main-d’oeuvre dans certains secteurs.

    Il existait bien une convention signée fin 2010 entre Pôle Emploi et le secteur du travail temporaire, mais « il était urgent de la renouveler pour mieux partager la connaissance du marché de l’emploi et le maillage du territoire », de l’aveu même d’Isabelle Eynaud-Chevalier, déléguée générale de Prism’Emploi, - l’organisme fédérant les professionnels de l’intérim et du recrutement.
    « Il subsistait des préjugés entre nos réseaux et nous avons souhaité nous rapprocher pour s’assurer que nos équipes expérimentent ensemble des solutions afin d’apporter les réponses les plus pertinentes, alors que les perspectives de recrutement pour 2021 sont fortes mais qu’il existe aussi d’importantes pénuries de main-d’oeuvre dans certains secteurs », pointe pour sa part Misoo Yoon, directrice générale adjointe de Pôle Emploi.
    L’alliance de poids lourds
    Sortir des relations concurrentielles et des idées reçues, pour être plus efficace, tel est le sens de l’accord signé pour trois ans entre les deux parties, auquel « Les Echos » ont eu accès.

    #Pôle_emploi est l’opérateur public de référence, avec 54.500 collaborateurs dont 5.500 conseillers dédiés à la relation entreprise, près de 900 agences et relais, un site comptabilisant 42 millions de visites par mois. Prism’emploi regroupe, lui, plus de 600 enseignes privées représentant 90 % du chiffre d’affaires de l’intérim, 10.000 agences, 29.000 permanents, 777.400 salariés intérimaires en équivalent temps plein, et 17 millions de contrats conclus par an.

    Mieux « sourcer » les profils

    Cette synergie entre les deux poids lourds de l’insertion professionnelle doit contribuer à une meilleure compréhension de leur offre respective de services. « Nous allons davantage communiquer auprès de nos agents sur le fait que les missions d’intérim sont de réelles opportunités de retour à l’emploi et sur le dispositif méconnu du #CDI_intérimaire », note Misoo Yoon.

    #intérim

  • Comprendre la bataille des théâtres occupés
    https://rapportsdeforce.fr/classes-en-lutte/comprendre-la-bataille-des-theatres-occupes-03199663

    En occupant près de soixante lieux partout en France, les travailleurs de la culture ont engagé un mouvement à la fois radical et large, puisqu’il demande le retrait de la réforme de l’assurance chômage. Comment comprendre cette bataille des occupations ? Quel rapport avec la réforme de l’assurance chômage ? Pourquoi maintenant et jusqu’à quand ?

  • Faudra-t-il remplir un « journal de bord » à Pôle emploi en 2022 ? - par mel

    Dans le cadre de la modalité dite « nouveau suivi » (théoriquement pour les demandeurs d’emploi les plus « autonomes ») on va déployer une nouvelle disposition : le bilan en ligne.
    Il s’agit d’un questionnaire en ligne que doivent remplir les personnes concernées sur comment elles organisent leur recherche d’emploi, le nombre de demandes faites en ligne, en candidature spontanée, en réponse à des offres , avec leur réseau etc...
    Et à chaque question on leur demande s’ils se sentent « en confiance » !!!
    Selon moi, c’est bien une préfiguration (une forme) d’auto controle comme le journal de bord.

    #pôle_emploi #journal_de_bord #candidat #emploi #contrôle_des_chômeurs #radiations #dématérialisation #société_de_contrôle

  • Service civique : dix ans de précarisation de la jeunesse au nom de l’engagement citoyen - Basta !
    https://www.bastamag.net/Service-civique-10-ans-de-precarisation-de-la-jeunesse-au-nom-de-l-engagem

    Le service civique permet aux 16-25 ans de « s’engager volontairement au service de l’intérêt général » au moins 24 heures par semaine 6 à 12 mois, en échange d’une indemnité forfaitaire mensuelle d’environ 580 euros versée par l’État. Relevant du statut juridique du service national, le volontariat est un nouveau mode de travail, quelque part entre le bénévolat et le salariat. Les volontaires ne sont pas salariés pour un emploi, mais engagés pour une mission : le droit du travail et son contrôle ne s’applique donc pas. S’ils sont couverts par la Sécurité sociale, ils ne bénéficient pas de droits au chômage. Officiellement créé en 2010, le service civique est devenu incontournable pour une part grandissante de la jeunesse, avec 240 000 missions annoncées pour 2021.

  • Drame de Valence : l’itinéraire meurtrier d’un ingénieur sans emploi
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/01/29/drame-de-valence-l-itineraire-meurtrier-d-un-ingenieur-sans-emploi_6068022_3

    L’homme de 45 ans qui a abattu une conseillère de Pôle emploi et une DRH est en garde à vue. Les enquêteurs travaillent sur des liens potentiels avec deux affaires très similaires en Alsace.

    Un parcours meurtrier lié à une vie professionnelle chaotique ? Jeudi 28 janvier, un ingénieur de 45 ans sans emploi a tué par balle une conseillère Pôle emploi, dans la Drôme, et la directrice des ressources humaines d’une entreprise dans laquelle il avait travaillé, en Ardèche. Les enquêteurs suspectent que son expédition macabre ait pu démarrer plus tôt, et font les dernières vérifications quant au lien potentiel avec le meurtre d’une DRH et une tentative de meurtre sur un autre, commis mardi 26, dans le Haut-Rhin.

    « Agence fermée jusqu’à nouvel ordre ». Une affichette témoigne sobrement de l’effroi qui a saisi l’agence Pôle emploi de Valence, jeudi. Le matin même, un homme s’y est présenté, peu après l’ouverture. Il est 8 h 30. Patiemment, l’homme attend son tour, décline une fausse identité et se dirige vers une borne de recherche d’emploi. Ni menaçant ni agressif. Jusqu’à ce qu’il se glisse dans un couloir menant aux bureaux, s’engouffre dans l’un des plus proches de la sortie et tire un coup de feu sur une conseillère de 53 ans, l’atteignant au thorax. Des collègues tenteront de la réanimer avant l’arrivée des secours, en vain.
    L’homme, lui, a déjà fui et traverse en voiture le pont qui sépare la Drôme de l’Ardèche, et la ville de Valence de sa voisine, Guilherand-Granges. De l’autre côté du Rhône, il s’arrête chez Faun Environnement, une entreprise fabriquant notamment des camions-bennes à ordures. Il y a travaillé entre 2008 et 2010, avant d’être remercié, et demande nommément un responsable, ignorant que celui-ci est depuis parti à la retraite. Il monte alors dans les étages, tire à plusieurs reprises sur la DRH du site, qu’il touche deux fois, à l’abdomen et à la tête, et reprend sa fuite, abandonnant son arme sur place, un 9 mm. L’employée de 51 ans ne survivra pas à ses blessures.
    Itinéraire réfléchi et « prémédité »

    [...]
    Son itinéraire meurtrier était réfléchi et même « prémédité », selon le procureur de la République de Valence, Alex Perrin, qui a confié l’enquête pour « assassinats » à l’antenne valentinoise de la police judiciaire de Lyon. Les motivations du suspect, elles, restent encore floues, mais sont directement « en lien avec l’emploi » pour le procureur. Connaissait-il ses victimes ? Possible qu’il ait « reconnu » la #DRH de Faun Environnement, qui travaillait déjà dans l’entreprise lorsque lui-même y a fait un passage. Sans qu’aucun conflit entre eux ne soit connu à ce stade. Quant au #Pôle_emploi de Valence, il y était inscrit jusqu’en 2013, sans, là encore, de lien direct connu avec la conseillère tuée. Ses cibles seraient donc symboliques. « Son parcours criminel est lié à sa carrière », avance une source proche de l’enquête. Et sa dérive meurtrière pourrait donc avoir commencé plus tôt que jeudi matin.
    Les enquêteurs travaillent en effet sur des liens potentiels avec deux autres affaires aux circonstances très similaires. Mardi soir, une femme a ainsi été retrouvée tuée par balle sur le parking d’une entreprise, à Wolfgantzen, dans le Haut-Rhin. Soit à environ 150 kilomètres de Nancy, d’où est originaire le suspect de Valence. Un peu plus tard, ce même soir, un autre homme a lui aussi été agressé à son domicile par un homme armé, à Wattwiller, toujours dans le Haut-Rhin. Or, rapportait alors la presse régionale, dont L’Alsace, les deux victimes étaient d’anciens collègues… aux ressources humaines de la même entreprise.
    Leurs noms avaient été épinglés sur les réseaux sociaux en 2018, lors d’une campagne intitulée #balancetonDRH où ils étaient qualifiés de « mercenaires/killers » qui « ne règnent que par la terreur ». Aucun lien n’est pour le moment établi avec la vie professionnelle du suspect, mais les enquêteurs comptent sur des « résultats scientifiques » pour pouvoir rapprocher, ou non, les affaires. Selon une source policière, les résultats des expertises ADN et balistique se faisaient toujours attendre, vendredi matin, « mais le lien avec les faits d’Alsace ne fait plus guère de doute ».

  • En cas de menace de suicide d’un demandeur d’emploi, téléphonez ! Direction Régionale Pôle emploi - mel transmis

    Bonjour à tous,

    Nous avons dû rappeler à plusieurs reprises ces derniers temps la nécessité d’alerter immédiatement les services de secours en cas de menace de suicide d’un demandeur d’emploi.

    Veuillez trouver ci-joint les consignes régionales (accessible également dans l’intranet) à appliquer dans cette situation.

    Je vous rappelle qu’en cas de menaces de suicide d’un DE, l’agent témoin doit systématiquement contacter les services de secours :

    – Si le DE est présent sur site à contacter le SAMU en composant le 15

    – Si le DE n’est plus présent ou se manifeste par téléphone, mail, courrier, . . . à contacter les Forces de l’ordre en composant le 17

    Outre la prise en charge rapide et efficace d’une personne en détresse psychologique par les services compétents, cette action permet également de lever la non-assistance à personne en danger.

    Je vous demande de bien vouloir rappeler ces consignes à vos équipes.

    Comme il y a menace, la prise en charge psychologique par les FDO s’impose.

    #Pôle_emploi #chômeurs #parapluie

    • La bonne nouvelle c’est que Policemploi CRAINT quelque chose : des incriminations pénales pour « non-assistance à personne en danger ». Et si - d’un théâtre l’autre - quelques dizaines de milliers de candidats à l’emploi changeaient de rôle pour faire suicidaires par mel ? Eh bien ça renverserait une dématérialisation qui en plus de diverses nuisances va aller toujours plus loin dans le contrôle, l’« espace personnel » sur internet permettant d’évaluer en continu l’activité du demandeur d’emploi.

      #dématérialisation #contrôle

  • Opposé au RSA jeunes, le gouvernement crée une aide exceptionnelle | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/oppose-rsa-jeunes-gouvernement-cree-une-aide-exceptionnelle/00095233

    Alors que l’exécutif rejette en bloc le RSA jeune, une nouvelle aide exceptionnelle a été créée à destination des moins de 26 ans inscrits à Pôle emploi, sous conditions.

    « A 18 ans, on veut un travail, une rémunération de son travail. Pas une allocation ! » Voici comment Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, justifie sur BFMTV son opposition à la création d’un RSA jeunes.
    https://seenthis.net/messages/896390

    Pas de rémunération sans contrepartie : c’est aussi l’argument de la ministre du Travail. Dans un entretien accordé au journal Libération, elle balaie « l’appellation RSA jeunes » qui a « une mauvaise connotation » et « donne l’impression que la seule perspective que nous offrons [aux jeunes] c’est un minimum social » [Copie de Aubry 1996, ndc] . Selon Elisabeth Borne, l’octroi d’une rémunération doit, au contraire, se faire dans le cadre « d’un parcours qui amène jusqu’à l’emploi ».

    Pourtant, c’est aussi pour parer à certaines urgences sociales qu’une nouvelle « aide exceptionnelle » vient de voir le jour, pour les moins de 26 ans. Un décret paru le 30 décembre au Journal officiel en fixe les modalités. Le dispositif, ouvert depuis le 18 janvier, sera en vigueur jusqu’au 31 décembre.

    Besoins de première nécessité

    Cette aide est réservée aux inscrits à Pôle emploi bénéficiant d’un accompagnement intensif des jeunes (surnommé AIJ) et qui rencontrent des difficultés financières. Elle peut être accordée durant les périodes où ils ne perçoivent aucune rémunération ou quand cette rémunération n’excède pas 300 euros par mois, qu’elle soit issue d’un salaire, d’un stage ou d’une allocation.

    Alternatives Economiques a pu consulter l’instruction interne de Pôle emploi, détaillant la mesure. La note le précise clairement :

    « L’aide peut être attribuée à un demandeur d’emploi qui fait état de difficultés ayant un impact sur sa vie quotidienne liées à des besoins de première nécessité (charges courantes, soins, etc.). »
    Il n’est donc pas question ici de « bâtir un projet » vers l’emploi, mais bien de survivre grâce à un soutien financier. Evidemment, le dispositif prévoit aussi d’aider les jeunes à lever des freins « pouvant mettre en échec les démarches d’accès et de retour à l’emploi » en matière, par exemple, de mobilité quotidienne, d’achat équipement professionnel ou d’accès au numérique.

    Une enveloppe financière pour chaque région

    Cette aide demeure ponctuelle et limitée. Son montant, 497,01 euros maximum par mois, est plafonné à 1 491,03 euros sur six mois. Soit l’équivalent de trois versements au total. Pôle emploi est chargé d’identifier les jeunes, suivis en accompagnement intensif, qui pourraient y avoir droit. Ils sont alors orientés vers la mission locale qui élabore « un diagnostic social et financier » puis décide, ou non, d’attribuer l’aide. Et détermine son montant.

    De quoi contredire les déclarations de la ministre du Travail qui promet dans Libération de « systématiser le versement d’une rémunération pouvant aller jusqu’à 500 euros par mois lorsqu’un jeune, qui entre dans un parcours vers l’emploi, en a besoin et en fait la demande. »

    En réalité, cette aide ne sera ni systématique ni automatique « à la demande » , si l’on en croit l’instruction de Pôle emploi, qui a par ailleurs un budget à tenir. Chaque direction régionale de l’opérateur dispose en effet « d’une enveloppe financière non fongible » calculée, précise la note, en fonction du nombre de jeunes non indemnisés, inscrits sur les listes des demandeurs d’emploi.

    Nous avons pu consulter les montants. C’est l’Ile-de-France qui dispose du plus gros budget (plus de 9 millions d’euros) suivie des Hauts-de-France (8,6 millions d’euros) et de l’Occitanie (6 millions d’euros). Le budget total atteint plus de 64 millions d’euros.

    Pôle emploi, l’Apec et les missions locales à la manœuvre

    Ce nouveau dispositif va nécessiter une collaboration étroite entre les conseillers de Pôle emploi et des missions locales. « Il est attendu [qu’ils] s’attachent à se coordonner dans leurs interventions respectives pour garantir fluidité, simplicité et rapidité dans le parcours du jeune demandeur d’emploi » , exige l’instruction interne. Une injonction qui laisse Isabelle sceptique.

    Conseillère Pôle emploi, elle redoute cette coopération avec les missions locales et craint des allers-retours de dossiers où tout le monde se renverrait la balle. « Ça peut devenir compliqué. Chacun a son fonctionnement propre. Et puis les traitements ne seront pas les mêmes d’une agence à l’autre, d’un territoire à l’autre », ajoute-t-elle, inquiète.

    D’autant qu’un troisième acteur entre aussi dans le dispositif : il s’agit de l’Apec, l’Association pour l’emploi des cadres. Elle pourra, elle aussi, orienter certains jeunes diplômés, suivis de manière intensive par l’association, vers la mission locale pour bénéficier de l’aide financière.

    Une passerelle vers la Garantie jeunes ?

    Au moment d’examiner la situation des jeunes qui lui seront adressés, la mission locale aura une autre possibilité : les intégrer dans la Garantie jeunes, si elle s’avère « plus pertinente » . Dans ce cas, ils percevront une allocation du même montant que l’aide exceptionnelle (497 euros) mais versée mensuellement et pendant un an et demi maximum. Il ne s’agit plus d’un coup de main ponctuel mais d’une allocation sur la durée.

    Pour entrer dans ce dispositif, les bénéficiaires doivent signer et respecter un contrat pour un « parcours d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie » . Ils quittent alors le dispositif intensif de Pôle emploi. Toutefois, une dernière option est prévue : un co-accompagnement inédit entre Pôle emploi et les missions locales. Cette dernière gérera le volet social, Pôle emploi l’accompagnement professionnel. Les conseillers devront travailler main dans la main.

    Ces passerelles vers la Garantie jeunes permettront peut-être à la ministre du Travail d’atteindre les objectifs fixés. Elisabeth Borne entend en effet doubler le nombre de bénéficiaires de cet accompagnement, de 100 000 à 200 000 personnes.
    .

    #Garantie_jeunes #Pôle_emploi #travail #emploi #précarisation #droits_sociaux

  • Contrôle renforcé des chômeurs : « Une méthode pour faire disparaître la contestation sociale » - Basta !
    https://www.bastamag.net/Controle-des-chomeurs-loi-de-finances-Pole-emploi-donnees-personnelles

    C’est un nouvel exemple de la « chasse au chômeurs qui se met en place, et non au chômage. On stigmatise les privés d’emploi », assène Chantal Rublon, secrétaire régionale à la CGT Pôle emploi Bretagne et élue au comité social et économique de Pôle emploi. Un article s’est discrètement glissé dans la loi de finances 2021 lors de sa modification au Sénat, en décembre. Il prévoit un contrôle encore renforcé des chômeurs via l’accès à une série de données personnelles accordé aux agents chargés de la prévention de la fraude à Pôle emploi [1].

    Les agents auront le droit de consulter tout un panel de documents dans le but de contrôler la véracité des déclarations des demandeurs d’emploi et « l’authenticité des pièces produites en vue de l’attribution et du paiement des allocations, aides ainsi que de toute autre prestation servies par Pôle emploi ». Les données d’un compte bancaire ou de téléphonie sont par exemple concernées. L’article de la loi de finances ajoute qu’en cas de refus de donner accès à ses documents, sous 30 jours, par voie numérique, le demandeur d’emploi encours une amende de 1500 euros. Par ailleurs, un amendement déposé le 7 novembre par le gouvernement, et adopté, permettra aussi aux agents de Pôle emploi d’accéder aux informations contenues dans le fichier Ficovie, qui recense les contrats d’assurance vie (voir l’amendement (n°II-3350)]).

    [...]

    Murielle Wolfers, du comité national CGT des travailleurs privés d’emploi et précaires, se souvient aussi qu’ « avant, on considérait qu’il pouvait y avoir des erreurs dans les déclarations. Aujourd’hui, on fait passer ça pour des déclarations volontairement fausses ». Pour elle, « ce contrôle renforcé est une méthode pour faire disparaître la contestation sociale, en générant l’insécurité financière permanente ». Chantal Rublon [CGT Pôle emploi] voit, dans ces nouvelles menaces d’amendes qui pèsent sur les chômeurs, la volonté de maintenir les plus précaires dans la peur : « La peur permanente du contrôle, mais aussi de ne pas avoir ses allocations. C’est très pervers comme système. »

    #chômeurs #contrôle #chasse_aux_pauvres #Pôle_emploi

  • Contrôle des chômeurs
    https://www.dalloz-actualite.fr/flash/controle-des-chomeurs-jour-de-carence-aide-juridictionnelle-ajouts-

    Voilà, tout en votant le budget pour l’année 2021, on en profite pour rajouter quelques cartouches contre cette engeance que sont les chômeurs et les chômeuses (qui bien évidemment ne pensent qu’à gratter du pognon) :

    Contrôle des chômeurs Introduit par le Sénat, l’article 73 bis crée un droit de communication pour les agents de Pôle emploi chargés de la répression des fraudes. Ces agents pourront obtenir auprès d’un certain nombre d’organismes ou d’entreprises les documents et informations nécessaires aux vérifications. L’idée est notamment d’obtenir les relevés bancaires et téléphoniques des allocataires soupçonnés de fraudes.

    Si d’autres organismes avaient ce droit de communication, jusqu’ici, Pôle emploi n’en disposait pas. La mesure, suggérée par la Cour des comptes (v. Dalloz actualité, 8 sept. 2020, art. P. Januel), avait plusieurs fois été repoussée en 2015 et 2016, compte tenu des atteintes à la vie privée et des mobilisations contre l’amendement. Les députés ont adopté l’article conforme, aucun amendement n’ayant été déposé.

    Par ailleurs, l’article 46 terdecies donne à ces agents l’accès au fichier des assurances vie (Ficovie) quand l’article 54 undecies donnera aux agents de l’Agence de services et de paiement l’accès au fichier des comptes bancaires (Ficoba).

    #Chômage #Contrôle_des_chômeurs #Pôle_emploi

    • Pendant ce temps, l’Assemblée vote le budget pour l’année 2021. Et les députés en profitent pour faire passer des petites mesures comme ça, notamment en matière de renforcement du contrôle des chômeurs. Comme on peut le lire sur Dalloz, l’article 73 bis crée un droit de communication pour les agents de Pôle Emploi. Concrètement, cela signifie que les agents chargés de la répression des fraudes pourront désormais demander et obtenir des documents aux banques ou les relevés téléphoniques des chômeurs. Face à la crise qui s’annonce à cause du Covid-19, c’était sûrement le moment.

      https://www.liberation.fr/politiques/2020/12/18/le-controle-des-chomeurs-discretement-renforce_1809027

      Nous en sommes au point où même des piliers de l’ordre social comme Le Monde ou Ration sont conduit à manifester ici où là (police, démocratie, contrôle « inégalités ») quelques inquiétudes.

    • Pôle emploi obtient de nouveaux pouvoirs pour combattre la fraude
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/12/19/pole-emploi-obtient-de-nouveaux-pouvoirs-pour-combattre-la-fraude_6063941_82

      Le projet de loi de finances 2021 permet à l’opérateur public d’avoir accès à de nouvelles informations, telles que les relevés bancaires, sur des chômeurs soupçonnés d’avoir triché.

      De nouvelles armes viennent d’être fournies à Pôle emploi pour combattre la fraude. Définitivement adopté, jeudi 17 décembre, par le Parlement, le projet de loi de finances (#PLF) 2021 permet, en effet, à l’opérateur public de réclamer de nouvelles informations sur des demandeurs d’emploi soupçonnés d’avoir triché – principalement dans l’optique de percevoir indûment des allocations. Parmi les éléments qui lui seront communicables, il y a notamment les relevés bancaires et les #données_de_connexion liées à la téléphonie mobile.

      Cette extension du champ de contrôle découle de deux dispositions. L’une a été adoptée le 4 décembre au Sénat, grâce à un amendement porté par des élus du groupe Les Indépendants – République et Territoires. Elle vise à conférer à Pôle emploi un pouvoir dont bénéficient déjà les Urssaf et d’autres organismes de Sécurité sociale : le « droit de communication ». L’objectif est d’autoriser la transmission de renseignements émanant d’entreprises comme les établissements de crédit, les fournisseurs d’énergie ou les opérateurs de téléphonie, « sans que s’y oppose le secret professionnel, notamment bancaire » , précise l’amendement. Ainsi, Pôle emploi sera en mesure de vérifier l’authenticité des documents fournis par un chômeur et l’exactitude des déclarations que celui-ci a faites afin de se voir verser des prestations.

      Recommandation de la Cour des comptes

      Ce droit de communication sera exercé exclusivement par les agents assermentés de Pôle emploi chargés de prévenir et de lutter contre la fraude – soit environ un peu de plus cent personnes. Il ne pourra pas être invoqué dans le cadre du contrôle de la recherche d’emploi ou du recouvrement d’indus – ces sommes perçues en trop par le demandeur d’emploi, à la suite d’erreurs qui ne sont pas toujours de son fait. Il s’agit de « ne pas laisser croire que certains profitent du système »(merci ! ndc], a justifié le sénateur Jean-Louis Lagourgue (Les Indépendants, La Réunion), durant les débats au Palais du Luxembourg.

      Cette initiative fait suite à une recommandation émise à plusieurs reprises par la #Cour_des_comptes. Dans un rapport publié en septembre, la haute juridiction avait, à nouveau, préconisé que Pôle emploi se voit octroyer le droit de communication « dont sont dotés, depuis déjà douze ans, avec des résultats démontrés », plusieurs organismes de Sécurité sociale.

      L’autre mesure qui étoffe les prérogatives de l’opérateur public résulte d’un amendement défendu par le gouvernement et adopté le 13 novembre à l’Assemblée nationale. Il offre la faculté aux limiers de Pôle emploi « d’avoir accès au fichier de contrats d’assurance-vie (le Ficovie) », a expliqué Olivier Dussopt, le ministre délégué aux comptes publics.

      Ces dispositions ont suscité très peu de discussions devant les deux chambres du Parlement. Au Sénat, le groupe communiste et républicain avait présenté un amendement pour supprimer l’article relatif à l’accès au Ficovie. Sans succès. De son côté, Sophie Taillé-Polian, sénatrice écologiste du Val-de-Marne, avait déclaré, le 10 décembre, que « pour certains, tout est permis, tandis que d’autres sont en permanence surveillés et culpabilisés », en faisant allusion aux compétences supplémentaires attribuées à Pôle emploi. Des propos tenus à l’occasion de l’examen d’un autre texte de loi et non pas du PLF 2021.

      Relative indifférence

      Cette relative indifférence semble montrer que les mentalités – ou le climat – ont évolué. En 2015, le gouvernement Valls avait envisagé d’élargir le droit de communication aux agents assermentés de Pôle emploi. Un amendement allant dans ce sens devait être glissé dans le projet de loi relatif au dialogue social et à l’emploi, porté par François Rebsamen, alors ministre du travail. Finalement, l’exécutif s’était ravisé et avait retiré l’amendement en question, avant même qu’il ne soit débattu dans l’hémicycle. « Le ministre s’est rendu compte que ça n’avait pas été assez concerté », avait alors indiqué à l’AFP l’entourage de M. Rebsamen, ajoutant que le ministre ne souhaitait pas que la mesure soit « interprétée comme une volonté de stigmatiser les chômeurs ».

      Selon la Cour des comptes, le montant des préjudices que Pôle emploi a « subis » ou « évités » au titre des fraudes s’est élevé à 212 millions d’euros en 2019, « soit 4,6 fois plus qu’en 2010 ». Le nombre de demandeurs d’emplois incriminés a progressé dans les mêmes proportions durant la période, pour atteindre 18 368 l’an passé.

      #fraude #droit_de_communication #chasse_aux_pauvres

  • Pôle emploi permet à n’importe qui d’obtenir les CV de Français [et pas qu’eux] beaucoup trop facilement
    https://www.numerama.com/politique/676640-pole-emploi-permet-a-nimporte-qui-dobtenir-les-cv-de-francais-beauc

    Supposées épauler le retour à l’emploi, les petites annonces de #Pôle_emploi sont sclérosées d’annonces fallacieuses. Des escrocs exploitent la faible sécurisation de la #plateforme pour récolter les #données_personnelles des candidats et leur proposer directement des emplois frauduleux. Notre enquête montre combien il est beaucoup trop facile pour n’importe qui d’avoir accès aux informations personnelles de nombreux demandeurs d’emploi en France.

    Furieuse, Fiona claque la porte d’un appartement lillois. La jeune femme pensait passer un entretien pour un poste d’hôtesse d’accueil dans un hôtel au Touquet. Elle s’est vu proposer une position d‘escort-girl. L’annonce à laquelle elle répondait provient pourtant du site de Pôle emploi, et possédait les caractéristiques d’une offre classique émise par une agence d’événementiel. Interloquée, Fiona en fait part à son conseiller Pôle emploi. « Il m’a dit que c’était trop compliqué de tout gérer, qu’ils ne peuvent pas forcément déceler les fausses annonces », se remémore la jeune femme avec dépit.

    L’expérience de Fiona n’est pas isolée : les offres frauduleuses abondent sur le site de Pôle emploi. Désormais, de nombreux « recruteurs » ne s’embarrassent plus de poster leurs offres sur la plateforme, et expédient directement des propositions douteuses dans les boîtes mails des demandeurs d’emploi. Au choix parmi les postes proposés : collecte de loyers impayés, mise sous pli d’enveloppe de publicités, chargé d’accueil en magasin ou chauffeurs d’un jour. Les offres varient, mais toutes sont des escroqueries. « Dans l’ensemble, les offres se ressemblent, outre les fautes d’orthographe : un travail simple et bien rémunéré », explique Mélanie, jeune femme inscrite sur la plateforme. « Quasiment tous les mois je recevais des mails comme ceux-ci, pour des ‘missions’ diverses et variées », abonde Edouard, dans la même situation.


    Un exemple de message envoyé aux demandeurs d’emploi

    DES DONNÉES BEAUCOUP TROP FACILES D’ACCÈS

    Le site de Pôle emploi démontre-t-il des failles dans la vérification des offres d’embauches et la protection des informations personnelles des postulants ? Pour le vérifier, nous nous sommes inscrits sur la plateforme pour tester la difficulté de récolter des informations personnelles. Son maniement est aisé. Du côté des futurs employés, la plateforme incite à remplir un curriculum en ligne indiquant ses précédentes expériences professionnelles, ses aspirations en termes d’emploi, de prétentions salariales… Et surtout ses informations de contact pour être joint rapidement : numéro de téléphone et adresse e-mail. Pôle emploi incite également à y joindre un CV très renseigné pour optimiser les chances de décrocher un emploi.

    Côté employeurs, deux solutions existent pour consulter les profils des demandeurs d’emploi avant de les contacter. La première consiste à se déclarer « particulier employeur ». Les procédures sont alors facilitées : l’inscription ne prend que quelques minutes et nécessite nom, prénom, date et lieu de naissance, ainsi que l’adresse de résidence. Des éléments faciles à se procurer. Puis le numéro de carte vitale, moins aisé à falsifier. Mais un numéro personnel suffit : aucune vérification complémentaire ne sera effectuée en aval de nos recherches. (...)

    N’importe qui peut très facilement avoir accès à de nombreux CV en passant par la plateforme Pôle emploi, en moins de 10 minutes. Il y a tout : nom, numéro, mail, adresse

    Le mot #chômeur est absent de l’article qui préfère #demandeur_d'emploi
    #recherche_d'emploi #emploi #dématérialisation #données #CV #emploi #précarité #escroquerie #offres_d'emploi_illégales

  • Ces salariés qui n’arrivent plus à faire valoir leurs droits
    https://www.lemonde.fr/emploi/article/2020/12/16/ces-salaries-qui-n-arrivent-plus-a-faire-valoir-leurs-droits_6063559_1698637

    Parmi les nombreuses conséquences de la crise sanitaire due au Covid-19 sur les travailleurs, celles des pratiques d’employeurs indélicats prospèrent tandis que les délais s’allongent du côté des prud’hommes.

    Si tout le monde est inquiet face au Covid-19, certains salariés ont, sur fond de crise sanitaire, le sentiment d’être livrés à eux-mêmes. C’est le cas pour certains collaborateurs de l’enseigne de vêtements et de chaussures La Halle (groupe Vivarte), qui a été placée en redressement judiciaire en juillet 2020 et est en liquidation depuis le 30 octobre.
    Près de 2 000 salariés sur les 5 800 ont été licenciés en août. « Depuis, ils sont pénalisés et maltraités, s’indigne Jean-Louis Alfred, délégué syndical central CFDT du groupe Vivarte. Certains licenciés n’ont rien pour vivre. Pas un euro ! Alors que 80 % sont des femmes, souvent isolées et à temps partiel. »

    Face à cette situation ubuesque, « nous avons juste reçu un courrier à communiquer à nos banques pour qu’aucun agio ne nous soit débité. Une honte ! On a été lâchés dans la nature », tempête une ex-salariée. Contactés, le liquidateur tout comme l’administrateur judiciaires n’ont pas donné suite. « Même si en octobre la plupart des salariés sont rentrés dans leurs droits, on se retrouve encore aujourd’hui avec des personnes qui n’ont pas leur solde de tout compte ni leur attestation pour Pôle emploi, » poursuit Jean-Louis Alfred. Un problème de retard plus ou moins récurrent dans ce type de procédure, mais aggravé par la crise.

    Licenciements sans cause réelle

    Même allongement des délais du côté des prud’hommes. « Entre la grève des avocats de début 2020 et la crise du Covid, les délais s’étirent. Nous sommes actuellement en train de traiter des affaires datant de fin 2018-début 2019, explique Carite Massot, conseillère prud’homale et présidente d’audience au conseil des prud’hommes de Paris. Alors qu’avant le Covid, nous traitions sept affaires par audience, depuis cet automne c’est plutôt une dizaine. Si une saisine est faite maintenant, l’affaire sera traitée à l’automne 2021. »

    Au conseil des prud’hommes de Nanterre (Hauts-de-Seine), qui compte huit mille affaires en attente, la situation est bien pire. Ainsi, « le délai d’obtention du jugement varie de 19,2 mois pour la section industrie à 49,3 mois pour la section encadrement, qui est la plus importante de France », explique Jacques Toutain, président de la section activités diverses. Ce qui veut dire qu’en cas de saisine à ce jour dans la section encadrement, le jugement ne sera pas rendu avant 2024 !

    Et les choses ne devraient pas d’améliorer. « Le nombre de licenciements à venir va être important et le risque d’engorgement des tribunaux est bien là. Le fonctionnement n’est déjà pas satisfaisant en période normale, notamment par manque chronique de greffiers, alors en période de crise… », note Michel Miné, professeur au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), titulaire de la chaire Droit du travail et droits de la personne.

    Autre risque : que certaines #entreprises n’hésitent pas à pratiquer des licenciements sans cause réelle et sérieuse car, « avec le barème Macron des indemnités prud’homales pour licenciement abusif, instauré en 2017, le coût est peu élevé pour les collaborateurs ayant une faible ancienneté. Cela crée de l’insécurité pour les salariés », explique Michel Miné, qui craint que la crise n’encourage les employeurs « indélicats ».

    Jacques Toutain prédit « une multiplication de ruptures conventionnelles frauduleuses, c’est-à-dire imposées aux salariés, ainsi qu’un afflux de licenciements pour faute grave ». Cette dernière prive le salarié de préavis et de l’indemnité de licenciement. Matthieu Jantet-Hidalgo, avocat au cabinet Michel Henry & Associés, évoque « une période propice aux “fraudes à la loi” », c’est-à-dire à la manipulation d’une situation juridique dans le but de transgresser une loi.

    Car, à côté des plans de licenciements économiques qui font la « une » de l’actualité, certaines sociétés tentent de pousser des salariés vers la sortie en toute discrétion, sans avoir à mettre en place un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Selon Christophe Luis, délégué syndical Force ouvrière, « de mars à juin, il y a eu plus de cinquante licenciements déguisés », chez Astek, société de services en informatique qui emploie près de deux mille deux cents salariés. Certains d’entre eux ont été confrontés à une proposition un peu particulière.

    Risques de blocage

    C’est le cas de Laurent (le prénom a été changé). « J’ai été convoqué en juin par mon N + 2. Il m’a expliqué que la situation financière était difficile. Il m’a proposé de me licencier en invoquant une faute grave fictive. Comme ça, je pourrais toucher le chômage. Il suffisait ensuite que je conteste et on signait une transaction. » Il refuse. Michel (le prénom a été changé) s’est vu proposer des missions à plusieurs centaines de kilomètres de chez lui, avant de recevoir la même proposition. Il a accepté, en négociant néanmoins plus du double de la somme offerte par l’entreprise.

    –--------
    Les chiffres
    34 165, c’est le nombre de défaillances d’entreprises en France en octobre 2020, en baisse de prés de 35 % sur 12 mois glissant selon l’Observatoire consulaire des entreprises en difficulté (OCED). Une « baisse artificielle qui s’explique tant par le confinement du printemps que par les dispositifs d’aide aux entreprises et pourrait s’inverser dès l’arrêt des mesures », commente l’OCED.
    64 000 défaillances d’entreprises sont attendues en 2021, en conséquence de la crise due au Covid, selon la société d’assurance-crédit Euler Hermes.
    11,1 %, c’est la prévision de la Banque de France pour le taux de chômage en 2021, après 9,1 % en 2020.

    –---------------------

    Selon Christophe Luis, le montant proposé varie de 1,5 à 5 mois de #salaire, le chèque moyen étant de 8 000 euros. La direction s’explique : « Face à la crise sanitaire, nous avons adopté une stratégie de réaffectation des interventions dans les régions et les secteurs les plus porteurs. Conformément à leurs clauses contractuelles, nous avons demandé à nos consultants de se rendre disponibles dans le cadre de mobilités géographiques ou sectorielles. La très grande majorité d’entre eux y ont répondu favorablement. »

    En matière de transaction, Matthieu Jantet-Hidalgo met en garde les salariés : « #Pôle_emploi appliquera un différé d’indemnisation. De plus, le salarié ne bénéficiera pas de la prise en charge d’un licenciement pour motif économique. Donc il n’aura pas droit au contrat de sécurisation professionnelle (CSP) ou au congé de reclassement, deux dispositifs qui offrent formations et accompagnement, le tout en étant mieux indemnisé que le #chômage classique. » De plus, la signature d’une transaction bloque toute procédure ultérieure contre l’entreprise.
    Dommage, car « les #prud’hommes aident à tourner la page psychologiquement : la justice a été rendue et le salarié est rentré dans ses droits, » estime Carite Massot. Une réparation qui a toute son importance dans cette période de crise où, conclut Michel Miné, « s’il existe des contagions de bonnes pratiques, il en est, hélas, de même pour les mauvaises ».

    #emploi #droits_sociaux #licenciements

  • Des volontaires du Service civique indemnisés 580 euros par mois pour faire tourner Pôle emploi - VIDEO. « Cash Investigation ».
    https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/pole-emploi/video-cash-investigation-des-volontaires-du-service-civique-indemnises-

    Pendant huit mois, Romain a été un volontaire du #Service_civique… à #Pôle_emploi. En fait, un « travail dissimulé » ? Gabriel Attal, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse au moment des faits, répond aux questions d’Elise Lucet sur les dérives du Service civique dans cet établissement public… Un extrait de « Services publics : liberté, égalité, rentabilité ? », une enquête diffusée jeudi 10 décembre 2020 à 21 heures sur France 2.

    « Ce n’est pas normal, en fait. C’est du travail déguisé. Je veux que les gens se rendent bien compte que les petits jeunes qui sont là pour les aider à Pôle emploi sont des personnes qui sont sous-payées pour remplacer des gens qui sont qualifiés pour ça », explique Romain au magazine « Cash Investigation » (Facebook, Twitter, #cashinvestigati). Un volontaire du Service civique, comme Romain, est un jeune de moins de vingt-six ans prêt à donner de son temps (de 24 à 35 heures par semaine) pendant six à douze mois… En 2016, Romain a intégré pour huit mois la première promotion de volontaires versés à Pôle emploi. Dès la première semaine dans son agence, il affirme avoir endossé des responsabilités qui débordaient le contenu officiel de sa mission : un simple renfort numérique.

    « Ce n’était pas juste le fait de les aider à cliquer sur les trucs, précise-t-il. On était vraiment là pour les accompagner pour l’inscription. Et au final, on s’est retrouvé à faire un travail complet. C’était vraiment les accompagner de A à Z. C’était des gens ayant parfois une bonne cinquantaine d’années et qui avaient travaillé toute leur vie dans une boîte. Ils se retrouvaient d’un coup au chômage et avaient besoin de trouver du travail. » Que se passerait-il si, du jour au lendemain, l’on retirait les trois volontaires dans l’agence où il travaillait ? « Ils seraient débordés, c’est clair. S‘il n’y a plus de ’Services civiques’, ils ne peuvent plus gérer comme ils sont en train de fonctionner maintenant, parce qu’ils ne sont plus assez nombreux. » Les volontaires du Service civique font-ils le travail des conseillers ? « Globalement, oui. Ils font des économies, et avec des personnes qui vont leur coûter 500 euros par mois… » Précisément, 580 euros !

    Dés 1984, l’ANPE utilisait des TUC (travaux d’utilité collective), un contrat aidé.

    #travail #précarité

  • Contrôles ciblés à Pôle emploi pendant le confinement | Cécile Hautefeuille, Rapports de Force
    https://rapportsdeforce.fr/classes-en-lutte/controles-cibles-a-pole-emploi-pendant-le-confinement-11188606

    « Compte tenu de la période de confinement en cours, l’activité de contrôle de recherche d’emploi va être recentrée. » Pôle emploi annonce la couleur sur son site institutionnel. La « foire aux questions » a été mise à jour le vendredi 13 novembre. Elle est très claire. Les contrôles ne concernent désormais que « les demandeurs d’emploi qui recherchent un métier dans un secteur en tension, en particulier dans le bâtiment et le secteur du médico-social. » Pôle emploi précise : « les conseillers en charge du contrôle de la recherche d’emploi pourront prendre contact avec eux pour analyser leurs démarches (…) voir si elles peuvent être améliorées et leur présenter des opportunités de recrutement ». Si les démarches sont jugées insuffisantes « une procédure de sanction pourra être initiée ».

    En d’autres termes, la personne concernée sera radiée pour le motif suivant : « incapacité à justifier ses recherches d’emploi » . Durée de la sanction : un mois. Un mois de privation des allocations chômage. « C’est inadmissible de maintenir les contrôles pendant cette période » s’insurge Guillaume Bourdic, de la CGT Pôle emploi. « Les agents en charge de cette activité auraient pu être redirigés vers du soutien et de l’accompagnement des demandeurs d’emploi. »

     

    « Une façon de faire plier encore plus les chômeurs »
     

    Sur son site, Pôle emploi ne donne pas d’autres détails sur ces nouvelles modalités de contrôle. Une note interne, que Rapports de force a pu consulter, apporte des précisions.

    Les traditionnels éléments de langage détaillent aux agents le processus. « Éclairer le demandeur d’emploi sur le marché du travail et les opportunités » ; « rappeler l’obligation de mener des démarches positives, répétées et avérées de recherche d’emploi » puis « prendre les mesures opportunes ». Deux mesures sont listées : « dynamisation de l’accompagnement » ou « procédure de sanction » . Selon l’instruction interne, ces opérations de contrôle seront également l’occasion de mettre à jour les dossiers des demandeurs d’emploi. Les agents devront « systématiquement vérifier si l’offre raisonnable d’emploi renseignée est toujours d’actualité ».

    En clair : le métier – mais aussi le salaire et la localisation – que le demandeur a déclaré rechercher (au moment de son inscription, par exemple) est-il toujours le métier visé ? Si une « incohérence » est détectée, le conseiller référent devra alors prendre le relais et faire le nécessaire. Il mettra à jour la fameuse « offre raisonnable d’emploi » que le demandeur s’engage à chercher… et accepter, sous peine de radiation.

    Ce point inquiète fortement Thierry*, conseiller Pôle emploi. « Si le demandeur d’emploi contrôlé a fait des petits boulots alimentaires à cause de la crise, va-t-on le forcer à mettre à jour son dossier ? Le pousser à renoncer au métier qu’il recherchait en priorité pour l’orienter vers des jobs précaires et sous-payés ? » Thierry en est convaincu : « C’est une façon de faire plier encore plus les chômeurs. De les remettre au boulot, coûte que coûte. L’offre raisonnable d’emploi, telle qu’elle est définie, n’est sans doute pas jugée assez flexible par le ministère du Travail. »

    #Pôle_emploi #contrôle #contrôle_de_la_recherche_d'emploi

  • 5ème édition d’une semaine pour l’emploi avec Jean-Popol Pernault.
    https://www.pole-emploi.org/accueil/actualites/2019/une-semaine-pour-lemploi-une-operation-pour-lavenir.html?type=article

    https://seenthis.net/messages/809926

    CORONAVIRUS - La réforme de l’assurance chômage, initialement reportée au 1er janvier, vient d’être à nouveau reportée de trois mois, soit au 1er avril 2021, suite à la recrudescence de l’épidémie.

    Mais, le gouvernement « n’entend pas renoncer » à cette « réforme majeure », a immédiatement contesté Jean Castex. Le premier ministre dit vouloir mener à terme « toutes les réformes qui ont pour objectif de transformer, de moderniser notre pays, de le rendre plus fort et plus juste », tout en soulignant que « plus que jamais le dialogue, la concertation sont indispensables. »

    C’est important que les Français voient dans la crise inédite que l’on traverse qu’on peut se mettre tous autour de la table pour trouver les meilleures réponses", a indiqué Elisabeth Borne. « C’est très important, pendant une crise telle que celle que l’on traverse, d’échanger avec les partenaires sociaux et de construire les réponses à la crise avec eux. » Le télétravail pourrait en être une.

    www.LCI.fr
    Toujours aussi bornée !

    • Ah d’accord, c’est vraiment un gouvernement de péteux, y’en a pas un ou une pour venir annoncer le report de cette réforme sur le perron du palais. Faut que ce soi le président du patronat himself qui se charge de cette annonce. C’est vous dire s’ils sont aux abois, ils repoussent cette réforme inepte de trois mois en trois mois en sachant très bien que s’ils tranchent dans l’assurance chômage à coup de sabre, la moitié des chômeurs qui ont encore droit à une allocation ira rejoindre les « crèves la faim » aux resto du cœur ou autre banque alimentaire.
      Je serai en fin de droits avant le 1er avril et donc je fais profil bas en assistant aux convocation de pôle-emploi et autre CLPS. J’ai commencé à lire « boulots de merde » histoire de me mettre en condition https://seenthis.net/messages/546778
      j’en suis à me demander s’il ne faudrait pas mieux partir sans dire adieu.

      https://www.youtube.com/watch?v=Dfxjk9A4tcI&feature=emb_logo

      Tu es parti
      sans dire adieu,
      sans avoir envie
      d’être vieux,
      on pouvait lire
      au fond de tes yeux,
      jeune pour toujours
      c’est encore mieux !

      Adieu !

      Est-ce pour ça
      que tu as choisi
      la mort comme
      suprême liberté
      au lieu d’une
      triste destinée
      au grand royaume
      de la pitié ?

      Adieu !

      Repose en paix
      où que tu sois
      et que tous les dieux
      te protègent !

      Repose en paix
      où que tu sois
      et reviens vite
      nous voir en rêve !

      https://www.discogs.com/La-Souris-D%C3%A9glingu%C3%A9e-Quartier-Libre/master/215715
      Quartier Libre - LSD (88) artwork L.Chalumeau

    • Rester plus jeune que le vieux monde, y a moyen :)

      Par ailleurs, dis au cas où en espérant tomber juste, je ne sais pas de quand date ton ouverture de droits ARE, mais si c’était sur un contrat qui s’est terminé avant le 1/11/2019, ces droits relèvent encore de la convention chômage de 2017 (même si tu as taffé depuis) et ils peuvent être prolongés, éventuellement des périodes d’emploi que tu effectuerais d’ici avril (c’est pas lerche mais 150 heures d’emploi actuel donnent 1 mois de prolongation d’ARE de l’époque). C’est du moins ce que j’ai trouvé sur le site de l’unedic https://www.unedic.org/indemnisation/fiches-thematiques/droits-rechargeables alors que je croyais relever des « droits rechargeables » de la convention de 2014 (où ton alloc pouvait baisser si tu acceptais de petits salaires) Je suis dans ce cas de figure, avec une date butoir plus lointaine.

      Sinon, la crise sanitaire fait déjà augmenter le nombre de chômeurs non indemnisés, de RSAstes, et ça va continuer. Avec ou sans troisième vague rapprochée, il est pas sûr qu’ils puissent saigner les chômeurs. Il y a un moment où sans parler de luttes sociales en tant que telles, les expulsions locatives en masse, la mendicité qui se généralise et la hausse de la délinquance font désordre. Il se pourrait que le dernier volet de la réforme finisse à la trappe...

      Par ailleurs, en employant les bones techniques pour rester dans les clous, tu peux louper deux convocs Pôle sans motif, en les avertissant au préalable sur le site policemploi. Tu peux aussi éviter une telle convocation en déclarant au préalable sur ton espace pôle une période de congé (prise sur ton droit à 30/jours an, ne pas en déclarer trop !) qui inclue la date de convocation.

      #ARE #Pôle_emploi #droits_rechargeables #chômage #assurance_chômage #chômeurs

    • Trois pas en avant, trois pas en arrière, trois pas sur le côté, trois pas de l’autre côté.
      https://www.mncp.fr/trois-mois-de-sursis-supplementaires-pour-les-chomeurs-mais-toujours-aucune-ava

      La situation sur plan sanitaire ne s’améliore pas. Nous observons avec inquiétude le retour de mesures restrictives fortes dont nous craignions les nouvelles conséquences économiques et sociales. Les inégalités ont explosé et la précarité avec. Des milliers d’entre nous sont condamnés à vivre avec le RSA ou même sans rien.

      Dans ce contexte, et alors qu’on aurait pu espérer des mesures capables d’endiguer cette vague de précarité, le plan de relance est venu nous rappeler que si la situation s’empire, les politiques ne changent pas. Et c’est toujours aux plus précaires de régler la note la plus salée.

      Pas de revalorisation des minimas sociaux. Rien pour pallier au manque d’emplois au regard du nombre de personnes qui en sont privées. Ah si, un sursis. Trois mois de sursis et rien de plus. La réforme de l’assurance chômage qui nous condamne encore un peu plus et déjà maintes fois reportée est maintenant prévue pour le 1er avril prochain.

      #finira_dans_le_fossé

    • Réforme de l’assurance chômage, La Douille !
      https://bourrasque-info.org/spip.php?article1838

      La réforme de l’assurance chômage, mise en place l’année dernière, est désormais en partie suspendue par le régime car l’épidémie de Covid-19, et surtout sa gestion capitaliste, a précarisé davantage de personnes en France. Pour l’instant, le projet est abandonné mais le pouvoir a déjà décidé de le remettre en application dès avril 2021. Ce projet de réforme avait encore une fois pour objectif de nous faire bosser et de nous contrôler plus tout en nous indemnisant moins. Il s’agit toujours de nous exploiter davantage avec l’aide cordiale de l’administration Pôle emploi, qui confirme encore une fois son rôle de cogestionnaire de misère et de contrôleur de main d’oeuvre à l’échelle nationale.

      #réforme_inique

  • Contrôle de la recherche d’emploi : êtes-vous à l’abri ? | Yann Gaudin
    https://blogs.mediapart.fr/yann-gaudin/blog/201020/controle-de-la-recherche-demploi-etes-vous-labri

    Le marché du travail n’est pas revenu à son niveau d’avant-Covid, loin s’en faut : le nombre d’opportunités d’emploi a diminué de 30% tandis que le nombre de chômeurs sans activité a augmenté de 10%. Pour autant, Pôle emploi ne lâche pas la pression : les contrôles ont repris de plus belle depuis la fin du confinement !

    Petit historique : Pôle emploi a mis en oeuvre en 2013 un service dédié au contrôle de la recherche d’emploi avec 215 conseillers https://www.pole-emploi.org/files/live/sites/peorg/files/documents/Statistiques-et-analyses/E%26S/ES_45_le_contrôle_de_la_recherche_d%27emploi%20_l%27impact_sur_le_parco répartis dans chaque région. En 2019, dans un contexte d’amélioration du marché de l’emploi et sous l’impulsion du Gouvernement, https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf?id=sjOmMiK5aL3fwO5xyCPjtx7u73-Lt0-je1OXhDP1pfQ= les effectifs de contrôleurs ont été triplés. Naturellement les contrôles ont été suspendus pendant les quelques semaines de confinement début 2020 mais depuis juin les équipes ont repris du service et, selon une source interne, avec la participation très active des directions d’agences.

    Un contrôle de la recherche d’emploi peut s’étaler jusqu’à 45 jours et peut vous coûter de 1 à 4 mois de radiation avec suppression des allocations correspondant à cette période. Selon Pôle emploi, environ 1 dossier contrôlé sur 8 ferait l’objet d’une sanction pour insuffisance de recherche d’emploi.

    Cependant l’opérateur de service public a décidé d’épargner certains types d’usagers d’un éventuel contrôle, voici lesquels : (...)

    #pôle_emploi #Contrôle_de_la_recherche_d'emploi #chômage #contrôle_des_chômeurs

  • Intermittents du spectacle : le contrat en or ? | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/yann-gaudin/blog/241020/intermittents-du-spectacle-le-contrat-en-or

    Cet article détaille les différentes mesures (année blanche) pour les intermittents du spectacle, néo-arrivants ou en renouvellement et différentes problématiques liées.

    [...] Fin juillet 2020, le Gouvernement a donc décidé de maintenir l’indemnisation des intermittents du spectacle jusqu’à fin août 2021 : c’est la fameuse année blanche.

    Mais cette mesure ne rend pas la situation confortable :

    beaucoup d’intermittent·es doivent actuellement se contenter de leurs seules allocations chômage qui, dès lors, ne sont plus un complément aux revenus d’activité mais quasiment leur unique revenu de subsistance. Sans compter la diminution de ressources liée à la perte d’indemnités de congés spectacles faute de contrats.

    Et cette mesure ne rend pas la situation rassurante :

    l’échéance du 31 août 2021, c’est à ce jour dans 10 mois et la deuxième vague de Covid ne présage pas de reprise des spectacles d’ici là. Or pour bénéficier d’une éventuelle réadmission à partir du 1er septembre 2021, il y a un préalable à ne pas oublier : il faudra nécessairement avoir eu au moins une fin de contrat dans les 12 derniers mois (article 7 du règlement d’assurance chômage en vigueur). Le gouffre de la fin de droits se rapproche donc à grands pas... Et pour celles & ceux qui auront les conditions d’une réadmission au 1er septembre, il y a une autre perspective très inquiétante : l’engorgement inédit lié à un nombre phénoménal de demandes de réexamens début septembre 2021, ce qui pourrait provoquer des retards considérables d’indemnisation si Pôle emploi ne met pas en œuvre un plan d’actions adéquat.

    Heureusement il existe quand même plusieurs dispositions de secours, à la fois dans les règles ordinaires de l’assurance chômage et dans les règles exceptionnelles du décret de l’année blanche. Et elles ne sont pas toutes explicitées par Pôle emploi...

    [...]

    #intermittent #annee_blanche #pole_emploi