• Comment #Die_Linke veut reconquérir les classes populaires allemandes
    https://lvsl.fr/comment-die-linke-veut-reconquerir-les-classes-populaires-allemandes

    Juste après sa victoire en février 2025, le chancelier allemand et dirigeant de la CDU Friedrich Merz déclarait que l’Europe devait devenir plus « indépendante » des États-Unis. L’année écoulée a révélé le caractère très limité de son ambition. Son gouvernement s’est engagé dans une hausse massive des dépenses militaires pour renforcer la place des Européens au sein de l’OTAN - allant jusqu’à suspendre le « frein à l’endettement » inscrit dans la Constitution allemande pour financer cet effort - tout en s’alignant sur le leadership de Donald Trump.

    #Entretiens #Politique #Allemagne #guerre #Ines_Schwerdtner #OTAN #pacifisme

  • Warum denken Sie das ? : « Ich glaube nicht, dass mehr Waffen Frieden schaffen »
    https://www.zeit.de/politik/deutschland/2025-04/aufruestung-militaer-debatte-warum-denken-sie-das-podcast


    Lors ce qu’on parle de la guerre et de la paix en Allemagne on oublie souvent qu’avant la catastrophe de la deuxième guerre mondiale et la shoa le pays a été construit autour de son armée qui a mené des guerres avec succès depuis la guerre de Succession d’Espagne (1701 - 1714) ce qui a donné la fondation de l’état allemand en 1871 à Versailles. La défaite de 1918 et la tentative de redressement par les nazis ne sont plus ressenties comme défaites du militarisme prusse précédent un meilleur avenir. On retourne volontairement « aux sources » et défend l’idéologie réactionnaire prusse qui se réfère au belliqueux empire romain.

    Si vis pacem, para bellum

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Si_vis_pacem,_para_bellum

    Les érudits du dix neuvième siècle nous ont légués de belles idées antiques comme la suivante.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9raclite#Doctrine_g%C3%A9n%C3%A9rale

    « La guerre est le père de toutes choses , de tous les rois ; et les uns, elle les porte à la lumière comme dieux, les autres comme hommes ; les uns, elle les fait esclaves, les autres, libres. »

    -- Fragment 129 traduction Conche (cf. D.K. B53), in Hippolyte de Rome, Réfutation de toutes les hérésies, IX, 9, 4.

    Voilà une discussion allemande à l’aube du quatrième Reich (#ROFL) .

    https://zeitonline.simplecastaudio.com/8ca65ff1-b7fa-41c1-acf3-95bec6f2cfb6/episodes/e8eb7916-29f5-4c47-9ed8-85ba2a5e34d4/audio/128/default.mp3

    28.3.2026 von Jana Simon, Thilo Adam - Patrick Sensburg, Oberst der Reserve, findet Aufrüstung dringend nötig. Die Publizistin Bascha Mika fürchtet die Militarisierung. Können sie einander verstehen?

    Die Schuldenbremse für Verteidigungsausgaben ist ausgesetzt. Union und SPD schließen die Wiedereinführung eines Pflichtwehrdienstes nicht aus. Und führende Militärs diskutieren öffentlich, wann Russland in der Lage sein könnte, Nato-Gebiet anzugreifen.

    In der 21. Folge von Warum denken Sie das? diskutieren die Gäste deshalb über Aufrüstung und die Militarisierung der Gesellschaft: Wie soll sich Europa verteidigen, wenn Donald Trump den Nato-Schutz durch die USA infrage stellt? Können Waffen wirklich Frieden schaffen? Oder vernachlässigt die deutsche Politik gerade diplomatische Wege, um Kriege zu beenden und zu verhindern?

    Im Studio sitzen sich zwei Menschen gegenüber, die in dieser Frage sehr unterschiedlich denken. Patrick Sensburg, 53 Jahre alt, ist Präsident des Reservistenverbandes der Bundeswehr. Außerdem saß er für die CDU im Bundestag. Sensburg stimmte schon 2011 als einziger seiner Fraktion gegen die Aussetzung der Wehrpflicht und hält die aktuellen Aufrüstungspläne für richtig.

    Bascha Mika, 71 Jahre alt, war lange Chefredakteurin der Taz und der Frankfurter Rundschau. Sie ist neun Jahre nach Ende des Zweiten Weltkrieges in Polen geboren und war später, geprägt von den traumatischen Kriegserlebnissen ihres Vaters, in der Friedensbewegung aktiv. Sie beklagt Angstmacherei und dass selbst Friedensforscher heutzutage zu viel über Militärstrategien nachdächten, statt über waffenlose Wege zu einer Welt ohne Krieg.

    #Allemagne #pacifisme #bellicisme #armement

  • GEN aux pieds nus
    https://www.obsarm.info/spip.php?article725

    L’histoire retrace le parcours de la famille Nakaoka à Hiroshima, du printemps 1945 au printemps 1953 en se centrant sur le bombardement atomique du 6 août 1945. L’histoire est basée sur la propre expérience de l’auteur, survivant du bombardement où il perdit son père, sa sœur et son frère cadet. Gen aux pieds nus est une œuvre immense publiée en 10 volumes au Japon entre 1973 et 1985. L’auteur Keiji Nakazawa (1939-2012), a six ans le 6 août 1945 quand le bombardier états-unien Enola Gay (…) #Fiches_de_lecture

    / #Armes_nucléaires, #Victimes_du_nucléaire, #Pacifisme, #La_deux

  • Épisode 1/2 : #Fabrizio_de_André, #cantautore en toute liberté

    Chantée en italien, son œuvre compte parmi les plus importantes de la chanson européenne. Hommage au cantautore Fabrizio de André (1940-1999), qui vit en #Brassens un véritable Socrate, et qui chanta les #marginaux, la #vie et l’#amour avec #humanité.

    Véritable #conteur, Fabrizio de André décida de chanter l’amour par la #fable et mit au centre de ses textes les #antihéros de la société dans laquelle il vivait. Dans les années 1960, c’est un titre comme “La Canzone di Marinella” qui lui a permis de gagner sa vie comme cantautore, un terme désignant les gens qui chantent, qui écrivent et qui composent leurs propres #chansons.

    Chanter les marginaux

    Né à Gênes en 1940, juste avant la guerre et dans une famille très bourgeoise, Fabrizio de André vit sa petite enfance dans une grande liberté, habitant notamment à la campagne, où la guerre les mène. Il retourne ensuite à Gênes, ville au port labyrinthique où l’on retrouve marins, pêcheurs, artisans mais aussi prostituées et voleurs. Gênes que Fabrizio de André chante dans des titres comme “La città vecchia” (1965), qui évoque la vieille ville tout en se référant aux nombreux textes qui ont formé sa plume. Parmi ces derniers, Embrasse-moi de Jacques Prévert, une évocation de la figure des prostituées.

    Toute sa vie, Fabrizio de André sera le chanteur des marginaux. Il se sent lui-même en marge de sa famille très bourgeoise, dont le père, grand lecteur, lui transmet l’amour de la langue française. D’abord marié à Enrika avec qui il a un enfant, Fabrizio choisit de s’éloigner de cette vie conventionnelle au profit de l’#alcool et de l’#anarchie.

    #Georges_Brassens, un maître à penser

    Fabrizio de André ne serait sans doute pas devenu Fabrizio de André s’il n’avait pas écouté un certain Georges Brassens dans les années 1950. Une découverte musicale qui lui montre à quel point les chansons peuvent parler du monde réel. En outre, son premier album, Tutto Fabrizio De André (1966), comprend deux chansons de Brassens, dont La marche nuptiale.

    Il fait également référence à l’oeuvre de Brassens dans des chansons comme Bocca di Rosa, qui peut faire penser au titre Brave Margot de ce dernier. Bocca di Rosa est devenue si mythique qu’on l’utilise plus ou moins dans la langue italienne comme synonyme d’une femme légère ou d’une prostituée. Car c’est un peu l’histoire que raconte cette chanson inspirée à Fabrizio de André par l’une de ses premières fiancées, une prostituée surnommée Anna “la gorilla”.

    Un engagement pacifiste

    La #violence et la #guerre comptent parmi les thématiques qui habitent Fabrizio de André. On les retrouve dans une chanson comme “La ballata dell’eroe”, chantée par un certain #Luigi_Tenco, camarade de Fabrizio, compagnon de Dalida et dont le suicide tragique en 1967 au festival de la chanson italienne de Sanremo fut longtemps entouré de mystère. En outre, la mort de son ami marqua durablement Fabrizio de André.

    Avant cela, dans la chanson antimilitariste “La guerra di Piero” (1964), Fabrizio de André affirme son #pacifisme radical. Préfigurant l’#engagement social et politique du cantautore, ce titre fait autant référence à un oncle revenu des camps de concentration qu’au Dormeur du Val de Rimbaud et aux textes pacifistes de l’écrivain et résistant #Italo_Calvino, notamment Dove vola l’avvoltoio ?.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-serie-musicale/fabrizio-de-andre-cantautore-libre-et-myhte-italien-6191275

    #chanson #chanson_italienne #musique #antimilitarisme
    #podcast #audio

  • #peter_mertens : « Serons-nous capables de connecter la lutte contre la militarisation et pour le socialisme ? »
    https://lvsl.fr/peter-mertens-serons-nous-capables-de-connecter-la-lutte-contre-la-militarisati

    En 2025, les élites politiques européennes ont semblé de plus en plus désorientées. Sur le plan intérieur, les gouvernements font face à une colère sociale croissante contre le retour de l’austérité et l’accélération de la militarisation. À l’international, ils ont été régulièrement mis à l’écart et humiliés par l’administration #Trump. Pourtant, les dirigeants européens continuent de foncer dans le mur, engageant des milliards via un emprunt commun pour prolonger la #guerre en Ukraine, tout en soutenant les priorités impérialistes des États-Unis ailleurs, du soutien au génocide israélien à Gaza à l’approbation de menaces contre le Venezuela et d’autres pays d’Amérique latine. Ces tendances, qui se poursuivent en #2026, annoncent de sérieux risques pour la classe travailleuse européenne : à travers le risque de (...)

    #Entretiens #Belgique #gauche #pacifisme #paix #PtB #Stratégie #victoire

  • Russische Widerstandsikone noch immer in Haft : Wer ist Naoko, die auf den Straßen von St. Petersburg gegen Putin sang ?
    https://www.tagesspiegel.de/internationales/russische-widerstandsikone-noch-immer-in-haft-wer-ist-naoko-die-auf-den

    Protester contre la guerre dans un pays en guerre est toujours une affaire risquée. Quand l’état envoie ses citoyens á la mort on n’aime pas les voix critiques. Pour Goebbels il fut évident que qui part au front peut mourir qui refuse d’y aller doit mourir . Les régimes belliqueux du monde suivent cette devise avec des variations en fonction de leur efficacité.

    20.11.2025 von Hannah Wagner - Öffentliche Anti-Kriegs-Gesänge machten eine 18-jährige Russin vor einem Monat weltberühmt. Ursprünglich sollte sie nur kurz in Haft – doch mittlerweile zeichnet sich viel Schlimmeres ab.

    Bis zum 16. Oktober dieses Jahres war Diana Loginowa außerhalb von St. Petersburg weitgehend unbekannt. Als Straßensängerin performte die 18-Jährige – hellblond gefärbte Haare, Künstlername Naoko – mal auf der Einkaufsmeile Newski Prospekt, mal vor U-Bahn-Eingängen der russischen Ostsee-Metropole und mal in den unterirdischen Stationen selbst. Selten bestand das Publikum aus mehr als ein paar Dutzend Menschen.

    Am liebsten sangen Loginowa und die beiden Kollegen ihrer Band „Stoptime“ Songs von kremlkritischen Künstlerinnen und Künstlern, die aus Angst vor Repressionen und Strafverfolgung ins Exil geflohen sind. Es war ein gewagtes Unterfangen, aber bis zu jenem Tag ging es bis auf kleinere Zwischenfälle gut.

    Am 16. Oktober aber wurden Loginowa, ihr Gitarrist und Partner Alexander Orlow sowie Schlagzeuger Wladislaw Leontjew plötzlich festgenommen und in Arrestzellen gesteckt. Die Behörden warfen ihnen die Organisation einer unerlaubten Versammlung vor.

    Im Internet waren zuvor Videos aufgetaucht, die zeigen, wie die jungen Musiker vor einer begeistert mitsingenden Menschenmenge Anti-Kriegs-Lieder zum Besten gaben. Sie stammten unter anderem von dem bekannten Rapper Noize MC, den Wladimir Putins Machtapparat als „ausländischen Agenten“ gelistet hat.
    Erste kleine Protestwelle seit langem

    Hätte der „Fall Stoptime“ an diesem Punkt geendet, er wäre wohl eines von vielen tragischen Beispielen für staatliche Repression geblieben, die nie eine breite Öffentlichkeit erreichen. Doch die Fans der Band sorgten dafür, dass es anders kam.

    Foto
    Auch Loginowas Bandkollege und Partner Alexander Orlow (Mitte) wurde inhaftiert.
    © IMAGO/ZUMA Press Wire/imago

    In den Tagen nach der Inhaftierung von Loginowa und ihren Mitstreitern gingen in mehreren russischen Städten junge Menschen auf die Straßen, hielten Solidaritätsplakate in die Höhe oder sangen dieselben Lieder wie „Stoptime“.

    Online wurden Petitionen gestartet und Crowdfunding-Kampagnen eingerichtet. Es war die erste kleine Protestwelle seit langer Zeit im größten Land der Erde, in dem spätestens seit Beginn des Angriffskriegs gegen die Ukraine öffentlicher Unmut jeglicher Art mit massiver Gewalt unterdrückt wird.

    Auf diesem Weg schaffte das Schicksal der drei mutigen Russen es über Wochen hinweg in die Schlagzeilen internationaler Medien. Insbesondere Frontsängerin Loginowa, die bis zu ihrer Verhaftung an einer örtlichen Musikhochschule studierte, wurde für viele zur Widerstandsikone.

    „Ich habe verstanden, dass Kunst heutzutage – zumindest in Russland – die einzige Sprache ist, durch die man seine Gedanken ausdrücken kann“, hatte sie vor einigen Monaten gegenüber einem Petersburger Lokalmedium gesagt. Betrat sie nun, von vermummten Polizisten flankiert, das Gerichtsgebäude, warteten ihre Anhänger bereits auf den Fluren und jubelten ihr zu.

    Die berühmte russische Sängerin Monetotschka, deren Lieder Loginowa ebenfalls auf Petersburgs Straßen vorgetragen hatte, meldete sich aus dem Exil und ließ ausrichten, die drei „Stoptime“-Musiker seien Helden. Vor der russischen Botschaft in Berlin veranstalteten andere emigrierte Künstler kurzerhand ein Solidaritätskonzert. Vor anderthalb Wochen schaltete sich schließlich auch die Menschenrechtsorganisation Amnesty International ein.

    Die Musiker wiederum haben all diese Solidarität wohl bitter nötig. Die 13 Tage Administrativhaft, die das Petersburger Gericht ursprünglich gegen sie verhängte, sind zwar mittlerweile längst um – doch auf freiem Fuß ist bislang nur Schlagzeuger Leontjew. Loginowa und Orlow hingegen könnte schon bald ein weit schlimmeres Schicksal drohen.

    Musiker wurden Opfer von Behörden-Schikane

    Denn die beiden, so viel steht mittlerweile fest, sind zum Opfer einer perfiden Taktik der russischen Justiz geworden, die Kritiker als sogenanntes Karussellverfahren bezeichnen. Gemeint ist damit folgendes Szenario: Hat ein Beschuldigter seine kurze Haftstrafe abgebüßt, wird sofort die nächste verhängt – und das beliebig oft.

    Wir glauben, dass die russischen Behörden selbst noch nicht genau wissen, wie sie mit diesen Straßenmusikern umgehen sollen.
    Dmitrii Anisimov, russischer Bürgerrechtsexperte

    In Loginowas und Orlows Fall lief das Verfahren so ab: Auf ihre erste Administrativhaft folgte Ende Oktober eine zweite, Mitte November eine dritte. Die Anschuldigungen, die den Gerichtsentscheidungen zugrunde lagen, lauteten stets ähnlich.

    Es kursieren unterschiedliche Angaben darüber, wann genau die jüngste Frist auslaufen soll; einige Beobachter gehen davon aus, dass es schon an diesem Wochenende der Fall sein könnte. Wie es dann weitergeht, ist ungewiss.

    „Die Behörden nutzen diese ,Karussellverhaftungen‘ üblicherweise aus zwei Gründen“, erklärt Dmitrii Anisimov von der russischen Bürgerrechtsorganisation Ovd-Info, die sich unter anderem auf juristischen Beistand für Opfer staatlicher Gewalt spezialisiert hat. „Erstens, um jemanden vorübergehend außer Gefecht zu setzen, ohne ein reguläres Strafverfahren einleiten zu müssen. Zweitens, um Zeit zu gewinnen, damit Beweise für ein späteres Strafverfahren gesammelt werden können – oder gefälscht.“

    Letzteres sei für die autoritären russischen Behörden deutlich bequemer, wenn ihr Opfer bereits hinter Gittern sitze, ergänzt der Experte, der im Exil lebt und deshalb freier sprechen kann als viele seiner Kollegen: „Während sich jemand in Haft befindet, ist es ein Leichtes, in seine Geräte einzudringen, eine unrechtmäßige Wohnungsdurchsuchung durchzuführen und ihm etwas unterzuschieben.“

    Muss Loginowa ins Straflager?

    Was aber bedeutet das für Loginowa und ihren Partner Orlow? „Wir glauben, dass die russischen Behörden selbst noch nicht genau wissen, wie sie mit diesen Straßenmusikern umgehen sollen und die Reaktionen der Öffentlichkeit beobachten“, sagt Anisimov. „Sollten sie merken, dass das Interesse nachlässt, könnten sie zu härteren Maßnahmen greifen und ein Strafverfahren einleiten. Das ist wohl das schlimmste realistische Szenario.“

    Foto
    Loginowa umringt von Polizisten. Einmal wurde ihr auf dem Revier so schlecht, dass ein Krankenwagen gerufen werden musste. © REUTERS/ANTON VAGANOV

    Berichten zufolge laufen in Loginowas Fall bereits Vorbereitungen für eine zusätzliche Anklage wegen „Diskreditierung der russischen Armee“. Das ist laut Einschätzung von Beobachtern insofern besorgniserregend, als für diesen Straftatbestand schlimmstenfalls mehrere Jahre in einem der für Gewalt und Folter berüchtigten russischen Straflager drohen.

    Bei vielen Unterstützern der Band, die das Schicksal ihrer Idole in diesen Tagen aufmerksam verfolgen, ist die Sorge deshalb groß. Unabhängige Exil-Medien wie die Nachrichtenplattform Meduza oder das Portal Sota berichten teilweise täglich über neueste Entwicklungen in dem Fall. Auf Social Media werden Beiträge zum Thema hundert- oder tausendfach aufgerufen.

    Zugleich bargen die vergangenen Wochen für viele der teils sehr jungen Menschen, die Umfragen zufolge den Krieg gegen die Ukraine häufiger ablehnen als Ältere, auch einen Hoffnungsschimmer.

    „Ich glaube, die Auftritte von ,Stoptime’ und anderen Straßenmusikern haben in diesem Jahr einen so großen Eindruck hinterlassen, weil sie öffentlich und mutig versucht haben, das Schweigen über die Gräueltaten des Ukraine-Kriegs und über die politische Repression in Russland zu brechen“, sagt Dmitrii Anisimov.

    Live auf den Straßen von St. Petersburg hätten die Konzerte über die Sommer- und Herbstmonate hinweg insgesamt Hunderte Menschen erreicht, in sozialen Netzwerken dürften es mittlerweile Zehn-, wenn nicht sogar Hunderttausende sein, fügt der Menschenrechtler hinzu. „Für Russen, die kaum eine sichere Möglichkeit haben, ihre Anti-Kriegs-Haltung zu äußern oder zu sehen, wie viele andere sie teilen, ist das von großer Bedeutung.“

    #Russie #guerre #répression #pacifisme #protestation

  • Wenn die Kirche den Zeitgeist der Kriegstüchtigkeit umarmt
    https://www.telepolis.de/article/Wenn-die-Kirche-den-Zeitgeist-der-Kriegstuechtigkeit-umarmt-11081345.html

    L’église protestante d’Allemagne confirme son intégration historique dans l’état et publie un texte paradigmatique qui annule son penchant pacifiste et la situe du côté idéologique des partis politiques chrétiens belliqueux. On n’est plus très loin des appels à la guerre ecclésiatiques

    Mit Gott für Kaiser umd Vaterland !

    19.11.2025 von Robert Schwierkus - Die EKD reagiert auf den Ukraine-Krieg – doch Kritiker werfen ihr vor, westliche Narrative zu übernehmen und die Vorgeschichte auszublenden. Ein Kommentar.

    Im Kontext eines Zeitgeistes, der eine sicherheitspolitische Zeitenwende propagiert und mitunter so weit geht, eine allgemeine Kriegstüchtigkeit Deutschlands einzufordern, war es vermutlich nur eine Frage der Zeit, bis die widersprüchliche historische Verbindung zwischen der Evangelischen Kirche in Deutschland (EKD) und einem – argumentierbaren – deutschen Hang zum Militarismus wieder Anlass zur Diskussion geben würde.

    Ausgangspunkt für diese Diskussion ist die kürzlich veröffentlichte Friedensdenkschrift der EKD, in der der ihr vorstehende Rat versucht, „mit der Spannung zwischen christlichem Friedensideal und politischer Verantwortung“ gegenüber einer „Realität von Gewalt und Bedrohung“ zu ringen.

    Im Zuge dieser Auseinandersetzung „w[erde] deutlich: Die evangelische Friedensethik befindet sich in einem Prozess der Neuorientierung, der noch nicht abgeschlossen ist“.

    Gleichwohl schlussfolgert mancher Beobachter bereits aus diesen Reflexionen, die „evangelische Kirche vollzieh[e] einen reichlich späten, aber darum nicht weniger richtigen Bruch mit ihrer bisherigen Friedensethik.“

    Hieraus resultiere unter anderem „eine Absage an die realitätsfremden, in der Kirche aber lange Zeit gleichwohl verbreiteten Konzepte, […] Aggressoren [wie Russland] mit gewaltfreiem Widerstand erfolgreich Einhalt zu gebieten“.

    Angesichts dieses Zeitgeistes sowie der kontraintuitiven Tatsache, dass christliche Friedensethik und militaristische Tendenzen sich nicht immer kategorisch ausschließen (oder ausgeschlossen haben), scheint ein fokussierter und vor allem kritischer Blick auf diese Friedensdenkschrift und einige ihrer Rezeptionen geboten.
    Die Welt sei in plötzlicher Unordnung

    Kern des Dokuments ist offenbar die notwendige Reaktion auf eine „Welt“, die „in Unordnung“ geraten sei. Primäre Ursachen dieser Entwicklung, so wie sie der Rat der EKD wahrzunehmen meint, finden sich bereits auf der ersten Seite des Vorworts:

    „Die Welt ist in Unordnung: Der völkerrechtswidrige russische Angriffskrieg gegen die Ukraine geht ins vierte Jahr. Seit dem Terrorakt der Hamas auf Israel am 7. Oktober 2023 verschärft sich die Situation im Nahen Osten immer weiter – mit grausamen humanitären Folgen. […]

    Der Wille zur Verständigung schwindet, Interessenkonflikte und das kaum mehr kaschierte Bemühen, die eigenen Interessen durchzusetzen, sind unübersehbar.“

    Von zentraler Relevanz ist diesbezüglich, ob die EKD den festgestellten „schwindenden Willen zur Verständigung“ als generelles Problem erachtet oder die entsprechende Verortung eher einseitig ausfällt.

    Schließlich lässt sich hieran im Kern ablesen, inwieweit die EKD mit ihrer Intervention versucht, der Problematik entgegenzuwirken – oder sie womöglich sogar verschärft, indem sie Argumenten, die internationaler Verständigung eher aversiv gegenüberstehen, eine vermeintlich ethische Grundlage liefert.

    In diesem Sinne wirkt die fragwürdige Behauptung, der andauernde Nahostkonflikt und dessen erneutes Aufflammen seien zuvorderst auf die umstrittenen Geschehnisse des 7. Oktobers 2023 zurückzuführen, kontraproduktiv und wird im weiteren Verlauf auch nicht ausdifferenziert.

    Tatsächlich entsteht dadurch der Eindruck, dass die EKD, zumindest an der Spitze, als Bestandteil deutscher Gesellschaft in Erscheinung tritt, der sich historisch des Öfteren schwer damit getan hat (und sich auch gegenwärtig tut), das moderne Israel und dessen Geschichte rational zu behandeln.

    Fokus der Denkschrift – und daher auch dieser Betrachtung – sind jedoch die „vielfältigen friedens- und sicherheitspolitischen Herausforderungen“, die mit „dem Beginn des Krieges in der Ukraine“ ins Zentrum deutscher und letztlich auch kirchlicher Aufmerksamkeit gerückt sind.

    Hier liege immerhin eine zentrale Ursache dafür, dass „der Rat der EKD […] im September 2022“ beschlossen hatte, „die friedensethische Positionierung der EKD weiterzuentwickeln“. Ein Unterfangen, das freilich nur erfolgversprechend gelingen kann, wenn es auf einer realistischen Einordnung der zugrunde liegenden internationalen Politik basiert.
    Schwieriges Verhältnis zur internationalen Politikgeschichte

    Diesbezüglich wird jedoch relativ schnell deutlich, dass auch die kontroverse Vorgeschichte des russisch-ukrainischen Krieges einer ernüchternd einseitigen Betrachtung zum Opfer fällt, die letztlich als Fundament der im Dokument gezeichneten Bedrohungslage Deutschlands und Europas fungiert und somit außerordentliches Gewicht trägt.

    So wird etwa unter Punkt 2.1, „Die Wucht des Tötens: Das gewaltvolle Sterben mitten unter uns“, behauptet, dass sich erst „[m]it Russlands Angriff auf die Ukraine Ende Februar 2022 […] das Bewusstsein für Krieg im Raum der EU verändert“ hätte – wodurch unweigerlich der Eindruck entsteht, die EKD würde dem in Deutschland nicht unüblichen geschichtsrevisionistischen Ansatz Vorschub leisten, der die Sezessionskriege Jugoslawiens in den 1990er Jahren, inklusive Deutschlands völkerrechtswidriger Intervention, auszublenden versucht.

    Ebenso wird der von 2014 bis 2022 ausgetragene ukrainische Bürgerkrieg negiert, der der umfassenden russischen Invasion vorausgegangen war und der kontextuell kein einziges Mal Erwähnung findet.

    Stattdessen wird unter Punkt 2.3., „Die Arroganz der Macht: Die manifeste Krise der internationalen prinzipiengeleiteten Politik“, darauf abgestellt, die USA und Deutschland hätten „seit 1990 auf die Stärkung der internationalen regelbasierten Ordnung“ gesetzt, für die „[d]er russische Angriffskrieg auf die Ukraine […] eine markante Disruption“ sei.

    Doch was genau ist die sogenannte „regelbasierte internationale Ordnung“ eigentlich und herrscht diesbezüglich Einigkeit in der internationalen Politik?

    Entgegen des von der EKD übernommenen und aus westlicher Sicht eher selbstgefälligen Allgemeinplatzes, ihr Ziel sei es gewesen, „dem sanktionsbewehrten Recht Anerkennung zu verschaffen und für den Konfliktfall das Militär zu einer Art ’Weltpolizei’ umzuformen“, hat der renommierte US-Historiker Marc Trachtenberg kürzlich, und aus gutem Grund, daran erinnert, dass „diese Art zu denken keineswegs universell akzeptiert worden ist“.

    Im Gegenteil sind nicht-westliche Akteure im internationalen System, insbesondere – aber nicht ausschließlich – Russland, seit 1990 zunehmend zu der Konklusion gelangt, es handele sich bei dieser „Ordnung“ um nicht viel mehr als einen Euphemismus für die westliche Dominanz selbigen Systems.

    Richard Sakwa, renommierter Experte für russische Politik und Kritiker westlicher Hegemonialpolitik, hat dieses Verständnis wie folgt beschrieben:

    „Die Dominanz des demokratischen Internationalismus und seiner hegemonialen Institutionen erzeugte in Russland ein zunehmend bitteres Gefühl von Verrat und Ausgrenzung, das schließlich in einem langwierigen Konflikt um die Ukraine kulminierte.[…]

    Anstelle der Unparteilichkeit und Inklusivität des auf der Charta [der Vereinten Nationen] beruhenden internationalen Systems präsentierte sich der politische Westen (der sich anmaßend als ’regelbasierte internationale Ordnung’ bezeichnet) als Schiedsrichter über die Regeln.“

    Unabhängig davon, ob die Urheber der Denkschrift dies subjektiv für einleuchtend halten, wirft die gänzliche Abstinenz der russischen Perspektive doch bedeutsame objektive Fragen bezüglich des „Willens zur Verständigung“ auf, dessen „schwinden“ die Autoren beklagen.

    Insgesamt offenbaren die betrachteten Abschnitte ein schwieriges Verhältnis zur Geschichte der relevanten internationalen Politik und vermitteln eher den Eindruck einer westlichen „Welt in Unordnung“.
    Bemerkenswerte Kritik aus den eigenen Reihen

    Betont werden sollte daher ausdrücklich, dass die hier artikulierte Skepsis zunächst den verantwortlichen Rat der EKD betrifft und nicht gleich die Kirche in ihrer Gesamtheit. So hat sich etwa die evangelische Initiative Christlicher Friedensruf zu Wort gemeldet und übt „scharfe Kritik“ an den mithilfe der Denkschrift transportierten Überlegungen.

    Besonders eindrücklich wirken im Kontext der vorliegenden Analyse die folgenden Ausführungen, bei denen es sich lohnt, sie in Länge zu zitieren:

    „Leider, so die weitere Kritik, folge die Denkschrift einer eurozentrischen Weltsicht und der westlichen Deutung. Statt kritiklos den Narrativen von Nato, EU und Bundesregierung zu folgen, müssten etwa beim Ukraine-Konflikt auch kritische Stimmen zu Wort kommen.

    Das Völkerrecht und die Menschenrechte würden nicht nur durch Russland, sondern auch durch die auf globale Hegemonie ausgerichtete Politik der USA und ihrer Verbündeten verletzt. Der Irakkrieg und militärische Interventionen, Regime-Change-Operationen und Sanktionen der USA und ihrer Verbündeten hätten Millionen Menschen das Leben gekostet.“

    Dementsprechend fällt es schwer, nicht zu dem Schluss zu gelangen, der Rat der EKD falle mit seiner Darbietung einer notorisch anmutenden deutschen Neigung zur Doppelmoral anheim.

    Ein Eindruck, der einen bitteren Beigeschmack hinterlässt, da man eigentlich annehmen würde, die Aufgabe einer ethisch-religiös begründeten Intervention sei es, mäßigend auf derlei menschliche Verfehlungen einzuwirken.
    Kernprobleme überwiegen eine sonst zur Differenzierung fähige Ethik

    Stattdessen öffnet der Rat der EKD – gewollt oder ungewollt – die ihm unterstehende Institution und deren Mitglieder einer Vereinnahmung durch eingangs erwähnte Teile deutscher Gesellschaft, die die Friedensdenkschrift als „eine Zäsur“ in der kollektiven Erinnerung verankert sehen wollen.

    „Der Text und auch die Kirchenleitung g[ä]ben sich [demnach] zwar alle Mühe, diesen Bruch mit der Beteuerung zu verschleiern, dass die bisherige Friedensethik der EKD bloß ’aktualisiert und konkretisiert’ werde und es sich lediglich um ’Neuakzentuierungen’ der bisherigen Lehre handele.“

    Lege man jedoch die aktuelle Darreichung „neben die bisher gültige Denkschrift aus dem Jahr 2007 […] oder die spätere Friedens-Kundgebung der EKD-Synode von 2019, lässt sich der inhaltliche Bruch schwerlich übersehen.“

    Dies entspricht der hier festgestellten Einseitigkeit zentraler Aspekte, die laut eigener Darstellung den Anstoß zum vom Rat der EKD initiierten „Prozess der Neuorientierung“ gegeben haben, letztlich aber jede noch so differenzierte ethische Erwägung des Dokuments entscheidend schwächen. In der Konklusion lässt die Friedensdenkschrift daher kaum Raum, um sie nicht als bedenkliche Zäsur in historisch sensiblen Zeiten wahrzunehmen.

    #Allemagne #église #militarisme #guerre #protestantisme #pacifisme

  • „Nein, meine Söhne geb’ ich nicht“ von Reinhard Mey: SWR nominiert Lied nicht mehr für Hitparade
    https://www.berliner-zeitung.de/kultur-vergnuegen/nein-meine-soehne-geb-ich-nicht-von-reinhard-mey-swr-nominiert-lied

    „Le déserteur“ allemand rayé de la liste des chansons candidates au palmarès de la radio publique SWR

    23.10.2025 - Das Anti-Kriegs-Lied von Reinhard Mey wurde nicht mehr für die SWR-1- Hitparade nominiert. In den sozialen Medien ist der Aufschrei groß. Was hat es damit auf sich?

    Der SWR hat den Titel „Nein, meine Söhne geb’ ich nicht“ von Reinhard Mey in diesem Jahr nicht in die Vorschlagsliste seiner beliebten SWR-1-Hitparade aufgenommen. Das berichtete die Stuttgarter Zeitung. Der Song, der in den vergangenen Jahren regelmäßig auf vorderen Plätzen landete – zuletzt auf Rang 13 –, musste diesmal von den Hörern selbst per Hand nachgetragen werden, wurde also nicht mehr in die Liste der Nominierten aufgenommen.

    Auf der Plattform X echauffieren sich viele Nutzer über die Entscheidung des SWR. „Wo sind wir gelandet?“, fragt der BSW-Europaabgeordnete Fabio De Masi. Andrej Hunko, ebenfalls BSW, bezeichnet die Entscheidung sogar als „Vorbote der Zensur von Anti-Kriegs-Liedern“. Der 1986 erschienene Song, in dem Mey als Vater erklärt, seine Söhne nicht „in Reih’ und Glied marschieren“ lassen zu wollen, gilt vielen derzeit als Kommentar zur wiederauflebenden Debatte um die Wehrpflicht.

    Besonders aufgrund des aktuellen Vorhabens der Bundesregierung, den Wehrdienst zu modernisieren, bekommt das Lied eine besondere Brisanz. War die Entscheidung des SWR eine politische? Gegenüber der Stuttgarter Zeitung begründet eine SWR-Sprecherin die Entscheidung des Senders. Man nehme Titel aus der Liste der Nominierten, wenn man Manipulationsversuche feststelle - etwa durch Fanclubs oder „geballte Abstimmungen“. Das sei auch bei anderen Liedern der Fall gewesen, so die SWR-Sprecherin in der Stuttgarter Zeitung, und ebenfalls bei dem Anti-Kriegs-Lied von Reinhard Mey. Das Lied könne aber immer noch händisch eingegeben werden und „mit absoluter Sicherheit“ platziert werden. Bis Samstag läuft die Abstimmung. Dann stellt sich heraus, auf welchem Platz „Nein, meine Söhne geb’ ich nicht“ dieses Jahr gelandet ist.

    #Allemagne #guerre #pacifisme #musique #radio #censure #bellicisme

  • Appunti di un pacifista israeliano
    https://www.assopacepalestina.org/2025/07/27/appunti-di-un-pacifista-israeliano

    di Guy Ben-Aharon, The Atlantic, 14 luglio 2025. Troppo israeliano per essere una vittima e troppo resistente per essere un patriota: sono in esilio, anche quando sono a casa mia. Dal 7 ottobre vivo in un posto strano. Non un luogo fisico, ma una condizione: un limbo tra due mondi che mi dicono entrambi “Non ... Leggi tutto

    #Notizie #Riflessioni #israeliani_contro_l'occupazione

  • Digitalbibliothek – schalom-bibliothek
    https://schalom-bibliothek.org/digitalbibliothek

    Collections de textes du #pacifisme #auf_deutsch

    An dieser Stelle sind die für die Schalom-Bibliothek erarbeiteten Editionen kostenfrei in Digitalform aufrufbar (edition pace | Regal: Pazifisten & Antimilitaristen aus jüdischen Familien):

    Bd. 1
    Johann von Bloch: Die wahrscheinlichen politischen und wirtschaftlichen Folgen eines Krieges zwischen Großmächten.
    Neuedition der Übersetzung von 1901 mit Begleittexten von B. Friedberg, Manfred Sapper und Jürgen Scheffran. (= edition pace | Regal: Pazifisten & Antimilitaristen aus jüdischen Familien 1). Herausgegeben von Peter Bürger. 2024. (126 Seiten)

    Bd. 2
    Rudolf Goldscheid: Menschenökonomie, Weltkrieg und Weltfrieden.
    Ausgewählte Schriften 1912 – 1926.
    (= edition pace | Regal: Pazifisten & Antimilitaristen aus jüdischen Familien 2). Herausgegeben von Peter Bürger – in Kooperation mit dem Lebenshaus Schwäbische Alb e.V. 2024. (268 Seiten)

    Bd. 3
    Moritz Adler: Wenn du den Frieden willst, bereite Frieden vor.
    Texte wider den Krieg 1868 – 1899.
    (= edition pace – Regal: Pazifisten & Antimilitaristen aus jüdischen Familien 3). Herausgegeben von Peter Bürger. In Kooperation mit dem Lebenshaus Schwäbische Alb e.V. 2024. (272 Seiten)

    Bd. 4
    Eduard Loewenthal: Der Krieg ist abzuschaffen. Friedensbewegte Schriften für das Europa der Völker und einen Weltstaatenbund, 1870-1912.
    (= edition pace | Regal: Pazifisten & Antimilitaristen aus jüdischen Familien 4). Herausgegeben von P. Bürger unter Editionsmitarbeit von Katrin Warnatzsch. 2024. (252 Seiten).

    Bd. 5
    Eduard Bernstein: Der Friede ist das kostbarste Gut. Schriften zum Ersten Weltkrieg.
    Mit einem Essay von Helmut Donat. Herausgegeben von Peter Bürger. (= edition pace | Regal: Pazifisten & Antimilitaristen aus jüdischen Familien 5). 2024. (353 Seiten)

    Bd. 6
    Kurt Eisner: Texte wider die deutsche Kriegstüchtigkeit.
    Zusammengestellt von Peter Bürger – mit einem Essay von Volker Ullrich. (= edition pace ǀ Pazifisten & Antimilitaristen aus jüdischen Familien 6). 2025. (448 Seiten)

    Bd. 7
    Kurt Eisner als Revolutionär und Ankläger des deutschen Militarismus. Ein Lesebuch – eingeleitet durch die Darstellung des Weggefährten Felix Fechenbach. Herausgegeben von Peter Bürger. (= edition pace ǀ Pazifisten & Antimilitaristen aus jüdischen Familien 7). 2025. (464 Seiten)

    Bd. 8
    Kurt Eisner: Revolte für den Frieden. Nachlese, Erinnerung und Kontroversen.
    Zusammengestellt von Peter Bürger – Mit Beiträgen von Helmut Donat und Lothar Wieland. (= edition pace ǀ Regal: Pazifisten & Antimilitaristen aus jüdischen Familien 8).
    April 2025. (404 Seiten) – [Enthält dank freundlicher Genehmigung von Helmut Donat auch einen Text von Friedrich Wilhelm Foerster.]

    Bd. 9
    Erich Mühsam: Das große Morden. Texte gegen Militarismus und Krieg.
    Zusammengestellt von Peter Bürger. (= edition pace ǀ Regal: Pazifisten & Antimilitaristen aus jüdischen Familien 9). Mai 2025. (517 Seiten)

    Bd. 10
    Erich Mühsam: Jedoch der Mut ist mein Genosse. Texte über Kampf und Revolution.
    Zusammengestellt von Peter Bürger. (= edition pace ǀ Regal: Pazifisten & Antimilitaristen aus jüdischen Familien 10). Mai 2025. (312 Seiten)

    Bd. 11
    Karl Kraus: Zum ewigen Gedächtnis. Texte zu Krieg und Frieden.
    Herausgegeben von Bruno Kern. (= edition pace 36 ǀ Regal: Pazifisten & Antimilitaristen aus jüdischen Familien 11). 22.05.2025. (136 Seiten)

    ___

    AUSSER DER REIHE

    Ernst Toller: Nie wieder Friede. Eine bittere Komödie über Militarismus und Antipazifismus aus dem Jahr 1936.
    (= edition pace, Band 13 – bearbeitet und herausgegeben von Peter Bürger). 2024.

    Alfred Hermann Fried: Geschichte der Friedensbewegung.
    Eine Darstellung zum Pazifismus bis 1912. (edition pace). 2024.

  • Von der Kriegsdienstverweigerung zur Kriegstreiberei
    https://overton-magazin.de/top-story/von-der-kriegsdienstverweigerung-zur-kriegstreiberei

    Où sont passés les pacifistes des années 1980 ? Johanbes Schillo explique qu’ils sont toujours présents. Au fond ils n’ont pas changé. Leur pacifisme particulier justifie les guerres allemandes d’aujourd’hui.

    Les arguments des ennemis essentiels de toutes les guerres n’ont jamais compté. On a toujours refusé le droit de refuser le service armé aux communistes et anarchistes. Ne pas vouloir tuer ses camarades de classe n’est pas un argument acceptable pour les représentants état botugeois.

    17.12.2024 von Johannes Schillo - Wo sind sie hin, die Anhänger der Gewaltfreiheit im friedenspolitisch geläuterten Deutschland, all die Verweigerer, die es einmal gab? Ja, wo sind sie geblieben? Was ist geschehen?

    Die Wehrpflicht kommt wieder – erneuert, erweitert, verbessert, wie auch immer. Darüber gibt es, jedenfalls im Grundsatz, eine große christ- und sozialdemokratische Einigkeit. Im CDU/CSU-Wahlprogramm wird eine aufwachsende Wehrpflicht gefordert. Und das Verteidigungsministerium arbeitet schon einmal am Aufwuchs, auch wenn seinem Kanzler das Vertrauen fehlt. Pistorius hat es jedenfalls angewiesen, „die Parameter zur Einführung eines neuen Wehrdienstes weiter auszuplanen und gemeinsam mit der Umsetzung zu beginnen“.

    Wo die Pflicht zum Kriegsdienst auf die Tagesordnung gesetzt wird, kommt natürlich – speziell in Deutschland, wo dem WK-II-Verlierer einst eine Entmilitarisierung verordnet und ein Artikel 4,3 im Grundgesetz zugestanden wurde – wieder das Grundrecht auf Kriegsdienstverweigerung (KDV) zu politischer Bedeutsamkeit. Es besteht ja auch bei ausgesetzter Wehrpflicht weiter fort und wird in Anspruch genommen. In der Friedensbewegung wird über diese Option diskutiert, ihre Zeitschrift Friedens-Forum wird das in der Nr. 2/25 dokumentieren. Und im Netz gibt es bereits einschlägige Anleitungen für Interessenten (sogar Interessentinnen!), angeblich könnte es sich „lohnen, schonmal die Kriegsdienstverweigerung anzugehen“.
    Eine exemplarische bundesdeutsche Polit-Karriere

    Ein KDV-Antrag bedarf nämlich einiger Vorbereitung. Man kann diese Möglichkeit nicht wie das Grundrecht auf Meinungs- oder Glaubensfreiheit einfach so in Anspruch nehmen. Kriegsdienstverweigerung, von Anfang an mit gewissen bürokratischen Hürden versehen, führte auch in den zehn Jahren nach der Wiederbewaffnung ein Schattendasein und stieg erst danach, im Zuge der Unruhen von APO und antiautoritärer Revolte, zu einer Massenbewegung auf. Sie erwarb sich sogar später, als Zivis viele nützliche Dienste leisteten, ein positives Image. Und last but not least ist daran zu erinnern, dass sie wesentliche Teile der politischen Klasse geprägt hat, vor allem beim rotgrünen Nachwuchs, wo Verweigerung fast schon zum guten Ton gehörte.

    Kanzler Scholz und Vizekanzler Habeck konnten es z.B. damals nicht mit ihrem Gewissen vereinbaren, auf Menschen zu schießen. Regiert wurden wir ja in der letzten Zeit von einem „Ampelkabinett aus Wehrdienstverweigerern“. Thematisiert wird das in der Öffentlichkeit bei Gelegenheit. Im April 2022 war Olaf Scholz zu Gast bei „Deutschland3000“, um mit Eva Schulz über den russischen Krieg gegen die Ukraine zu sprechen – und über seine eigene Kriegsdienstverweigerung Ende der 70er Jahre. Auf die Frage der ARD-Moderatorin, wie er seine Verweigerung begründet habe, kam folgende Antwort:

    „Also, ich kannte mich mit dem Thema aus und deshalb hab ich das begründet mit Erfahrungen, die ich gemacht habe, Erzählungen auch meiner Eltern über ihre Kriegserfahrungen, mit Dingen, die mich später bewegt haben, mit humanistischen Perspektiven, wie sie mit Martin Luther King verbunden waren, aber eben auch, indem ich mir einen Witz erlaubt habe und gesagt habe, ich hätte alle Bücher von Karl May gelesen und die jeweiligen Helden hätten niemals jemanden getötet, auch wenn da viele Leute in den Büchern ums Leben gekommen sind. Das hätte mich moralisch sehr geprägt. Irgendwie bin ich mit dem Witz durchgekommen.“

    Kurz kommt Heiterkeit auf bei Herrn Scholz und Frau Schulz, die (laut Auszeichnung von 2020) Deutschlands besten Interview-Podcast moderiert. Was soll man dazu sagen? Bei lebensentscheidenden Stationen mit Witzen aufwarten und die Blödelei auch noch verbreiten? Hat man hier einen „inkompetenten Narren“ vor sich, wie der hochkompetente Elon Musk vermutet? Nein, es ist schlimmer, es handelt sich nicht um einen Einzelfall, sondern um einen typischen bundesdeutschen Karrierepfad.

    Gewaltfrei im Krieg ankommen

    Scholz war nicht nur Verweigerer, sondern auch von 1982 bis 1988 stellvertretender Juso-Vorsitzender sowie Verbindungsmann zur Friedensbewegung, wo er die Demonstrationen gegen den NATO-Doppelbeschluss mitorganisierte. Währenddessen formulierten die Grünen, die im Zuge der Friedensbewegung entstanden, als einen ihrer Grundwerte gleich die „Gewaltfreiheit“ und bewerkstelligten damit ihren Aufstieg zur Politikfähigkeit. Und jetzt sitzt diese Generation „an den Schaltstellen der Macht“, so wundern sich bei Gelegenheit immer noch Fachleute und Laien! Nicht die Scharfmacher vom konservativen Stahlhelmflügel der Nation sind es, sondern die ehemaligen Friedenshänger, die Deutschland in den großen, seit 70 Jahren anstehenden Krieg treiben.

    Eine Außenministerin Baerbock macht die Ansage, dass „wir“, moralisch gesehen, bereits im Krieg mit Russland sind. Rotgrün strebt dessen Ruin an und will, im Konsens mit Frei- oder Christdemokraten, alles für die weitere Kriegsertüchtigung tun. Das Ganze im Bunde mit einer NATO, die eine echte „Kriegsmentalität“ fordert und auch schon mit Terminangaben für den Dritten Weltkrieg aufwartet, sowie unterm Schutzschild der USA, deren Weltherrschaft gerade auf das Kommando eines (so US-Rivalen und auswärtige Experten:) wahnsinnigen Faschisten hört, was ein paar Unsicherheiten mit sich bringt.

    Wer sich darüber wundert, hat allerdings zwei Dinge übersehen. Erstens die Vorgeschichte des neuen deutschen Militarismus und zweitens den systematischen Grund, der politisch denkende Menschen zu diesem eigenartigen Übergang – von der Verweigerung zum glatten Gegenteil – bewegt. Dazu hier einige Anmerkungen.
    Deutsches Militär wieder da

    Der erste Punkt dürfte den heutigen Resten der Friedensbewegung kein Geheimnis sein. Es war ja gerade der grüne Anspruch auf „robuste“ Durchsetzung von Menschenrechten, der neue „Bellizismus“ von Gutmenschen, der nach der Wende im Osten die Weichen hin auf Kriegsbeteiligung stellte und der schließlich im Bündnis mit der Sozialdemokratie 1999 – in einem völkerrechtswidrigen Angriffskrieg, wie Kanzler Schröder später einräumte – Serbien zur Räson brachte. Nämlich Jugoslawien abschließend mit einem Bombenhagel beibrachte, wie die Regeln im vielbeschworenen Gemeinsamen Haus Europa aussehen. Und damit klarstellte, dass die EU mit ihrer Führungsmacht Deutschland bei der Neuordnung des Kontinents das Sagen hat – und nicht Moskau, das unter Gorbatschow ja gerade zu erkennen gegeben hatte, dass es der NATO-Feindschaft mit ihrer Nach- und Totrüstungsdrohung nicht mehr gewachsen war.

    Bei den ersten Bürgerkriegen in Kroatien oder Bosnien, deren nationalistischen Furor der Westen anheizte und antiserbisch dirigierte, schürten die Grünen an vorderster Front die Stimmung, um die direkte militärische Beteiligung Deutschlands auf den Weg zu bringen. Kanzler Kohl dagegen zögerte und berief sich auf die „historische Verantwortung“. Deutsche Schuld hatte ihn natürlich vorher bei keiner antisowjetischen Auf- oder Nachrüstungsmaßnahme belastet. Aber in dieser Umbruchphase der 90er kriegerisch vorzupreschen – das zeigte ja dann die spätere Einschaltung der USA – setzte militärische Potenzen voraus, die Deutschland nicht zu bieten hatte. Es setzte also die maßgebliche US-Entscheidung voraus, die dann von Figuren wie Albright, Biden, Clinton kam.

    Aber ideologisch waren die Grünen als Wegbereiter wichtig. In der Partei bedurfte dies einiger Auseinandersetzungen, mit alter Politikdistanz musste aufgeräumt werden. Außenminister Fischer befragte seine KontrahentInnen und die politische Öffentlichkeit, in der man wahlkämpferisch Punkte machen wollte: „Können Pazifisten, kann gerade eine Position der Gewaltfreiheit den Sieg der brutalen, nackten Gewalt in Bosnien einfach hinnehmen? Können wir Prinzipien höher stellen als Menschenleben, und was wird aus unserem Prinzip der Gewaltfreiheit, wenn es sich vor der menschenverachtenden Gewalt beugt?“ (Frankfurter Rundschau, 2.8.1995)

    Aus dem Prinzip wird erst dann etwas, wenn es selber bereit ist, Menschenleben zu opfern! Denn das ist ja die Realität von Kriegen, die in den 90ern freilich noch (und das galt auch lange für den folgenden Afghanistankrieg) unter dem Ticket „Friedenseinsätze“ liefen. Das Prinzip gebot also nach der neuen Linie sein genaues Gegenteil – eine irre Logik, die sich aber durchsetzte. Und so war mit der Unterscheidung zwischen menschenverachtender und menschenachtender Gewalt das bekannte Geschäft dieser Partei etabliert, mit fundamentalistischer Sicherheit gute und böse politische Kräfte zu sortieren.
    Gewissenhafte Verweigerer

    Die weitere Entwicklung ist bekannt. Deutschland machte bei der militärischen „Befriedung“ Jugoslawiens mit, dann in Afghanistan, im Irakkrieg nur am Rande, da hier der nationale Ertrag zweifelhaft erschien, und wurde schließlich zu einem der größten NATO-Truppensteller bei Auslandseinsätzen. Insofern ist die Verwunderung darüber, dass Sozialdemokraten und Grüne heute Einiges an Militarismus aufzubieten haben, fehl am Platz. Es handelt sich um die konsequente Fortsetzung der Linie, die unter Schröder & Fischer eingeschlagen wurde. Und auch gegenwärtig ist es ja, wie damals gegen Milošević, noch nicht der ganz große Krieg gegen die feindliche Atommacht Russland. Man hat schließlich einen willfährigen Stellvertreter gefunden, der die Rolle des Frontstaates unter rücksichtsloser Opferung seines Menschenmaterials spielt.

    Gerade über diese Rolle – die Möglichkeit, dass Deutschland zum atomaren Schlachtfeld wird – machten sich ja seinerzeit große Teile der Friedensbewegung Sorgen. Hier war mehr Nationalismus als Pazifismus im Spiel. Aber man muss sich auch einmal klar machen, dass im Pazifismus, wie ihn etwa der KDVler repräsentiert, selber eine Schwäche liegt, dass der dort übliche Moralismus auch zu blanker Selbstgerechtigkeit fähig ist. Ob stimmt, was Scholz über seine damalige Verweigerung erzählt, mag dahin gestellt bleiben (bekanntlich leidet er fallweise an Erinnerungslücken). In dem Bericht über deren läppischen Charakter steckt aber eine Wahrheit in Sachen KDV: Man muss sich dort als „moralisch geprägtes“ Individuum vorstellen.

    Das ist die logische Konsequenz des hoch geschätzten Grundrechts aus Artikel 4,3 Grundgesetz. Man darf den Kriegsdienst nur aus Gewissensgründen verweigern. Man darf nicht mit politischen Einwänden gegen die Beteiligung an einem Krieg antreten, etwa mit einer Kritik am imperialen Ausgreifen der eigenen Nation auf fremde Herrschaften oder der Behauptung gegen deren Sicherheitsinteressen, und natürlich auf keinen Fall mit dem simplen Wunsch, sich lieber aus solch mörderischen Angelegenheiten herauszuhalten. Ein Ole Nymoen hätte mit seiner – ein paar rationale Gründe ins Feld führenden – Weigerung, sich an den Händeln der regierenden Warlords zu beteiligen, keine Chance auf Anerkennung.

    Man ist nämlich als sittliche Person gefragt, daher die Rede vom Gewissen. Das soll ja eine Instanz im Menschen sein, die berühmte Stimme des Gewissens, die ihm dies und das ge- oder verbietet – tendenziell schon eine Mystifikation, denn wer in seinem Kopf Stimmen hört, ist bekanntlich ein Problemfall. Aber man muss sich nicht unbedingt religiös zur Nächsten- und Feindesliebe oder ähnlichen Kuriositäten bekennen, sondern nur die eigene Moralität als Berufungsinstanz ins Spiel bringen, sich also inszenieren, mit welchem Quatsch auch immer und sei es Karl May (natürlich nicht mit Karl Marx!). „Mit dem Thema“ kannte sich Scholz – gewiefter Taktiker von Jugend an – in der Tat aus.

    Dem Gesetzgeber und den Prüfungsausschüssen reicht es dabei, diese Art der Personalisierung vorzuschreiben und damit eine Haltung der Kandidaten zu befördern, die als staatsbürgerliches Plus zu Buche schlägt: Hier bekennt sich jemand zur Ablehnung von Gewalt, die ja im Alltag der Konkurrenzgesellschaft sowieso gefordert ist, obwohl dort dauernd Anlässe zur Grenzüberschreitung geschaffen werden und, beginnend mit Sandkasten & Schulhof, entsprechende Ausraster produzieren. Hier dokumentiert also eine Person, dass sie die staatlichen Gebote buchstäblich verinnerlicht hat.

    Und geprüft wird in dem Verfahren beim gewissenhaften Jungvolk noch eine andere staatsbürgerliche Leistung: die Bereitschaft, dem Kommando der Obrigkeit an allen anderen Stellen zu gehorchen und dort, wo man gebraucht wird, seinen Ersatzdienst zu leisten. Ein Ersatz für Personal, das sonst staatlicherseits Kosten verursachen würde, so dass dank seiner Einsparung mehr Geld in die Rüstung gesteckt werden kann. Und im Kriegsfalle sind die zivilen Dienste in der Nation ja sowieso also Hinterland der Front verplant, wobei die Neujustierung des zivil-militärischen Verhältnisses, wie die Ansagen der Ampel-Regierung gezeigt haben, jetzt schon auf der Tagesordnung steht.

    Man wird abwarten müssen, wie die Neufassung oder Wiederinkraftsetzung der Wehrpflicht im Einzelnen aussieht. Die Abschaffung des KDV-Rechts ist dabei kaum zu erwarten. Wird es nach dem Geist des Gesetzes ausgeführt, schafft es eine individualisierte Haltung, die nicht zu Opposition anregt. Natürlich kann man es als Möglichkeit zum antimilitaristischen Einspruch nehmen. Doch ist das mehrstufige Prüfverfahren so angelegt, dass auf dem Verwaltungswege die Anerkennungskriterien ohne großen Aufwand verschärft werden können: Die Ausschussmitglieder brauchen im Prinzip nur zu sagen, dass sie vom persönlichen Auftreten des Prüflings nicht beeindruckt sind, dass sie also nicht, wie im Fall Scholz, ein x-beliebiges Bekenntnis zur Menschenliebe durchgehen lassen…

    #Allemagne #guerre #pacifisme #verts #social-démocrates

  • November 1947, Wolfgang Borchert - Dann gibt es nur eins!
    https://www.bo-alternativ.de/borchert.htm

    Du. Mann an der Maschine und Mann in der Werkstatt. Wenn sie dir morgen befehlen, du sollst keine Wasserrohre und keine Kochtöpfe mehr machen - sondern Stahlhelme und Maschinengewehre. dann gibt es nur eins:
    Sag NEIN!
    Du. Mädchen hinterm Ladentisch und Mädchen im Büro. Wenn sie dir morgen befehlen, du sollst Granaten füllen und Zielfernrohre für Scharfschützengewehre montieren, dann gibt es nur eins:
    Sag NEIN! Du. Besitzer der Fabrik. Wenn sie dir morgen befehlen, du sollst
    statt Puder und Kakao Schießpulver verkaufen, dann gibt es nur eins:
    Sag NEIN!
    Du. Forscher im Laboratorium. Wenn sie dir morgen befehlen, du sollst einen neuen Tod erfinden gegen das alte Leben, dann gibt es nur eins:
    Sag NEIN!
    Du. Dichter in deiner Stube. Wenn sie dir morgen befehlen, du sollst keine Liebeslieder, du sollst Haßlieder singen, dann gibt es nur eins:
    Sag NEIN!
    Du. Arzt am Krankenbett. Wenn sie dir morgen befehlen, du
    sollst die Männer kriegstauglich schreiben, dann gibt es nur eins:
    Sag NEIN!
    Du. Pfarrer auf der Kanzel. Wenn sie dir morgen befehlen, du sollst den Mord segnen und den Krieg heilig sprechen, dann gibt es nur eins:
    Sag NEIN!
    Du. Kapitän auf dem Dampfer. Wenn sie dir morgen befehlen, du sollst keinen Weizen mehr fahren - sondern Kanonen und Panzer, dann gibt es nur eins:
    Sag NEIN!
    Du. Pilot auf dem Flugfeld. Wenn sie dir morgen befehlen, du sollst Bomben und Phosphor über die Städte tragen, dann gibt es nur eins:
    Sag NEIN!
    Du. Schneider auf deinem Brett. Wenn sie dir morgen befehlen,
    du sollst Uniformen zuschneiden, dann gibt es nur eins:
    Sag NEIN!
    Du. Richter im Talar. Wenn sie dir morgen befehlen, du sollst zum Kriegsgericht gehen, dann gibt es nur eins:
    Sag NEIN!
    Du. Mann auf dem Bahnhof. Wenn sie dir morgen befehlen, du sollst das Signal zur Abfahrt geben für den Munitionszug und für den Truppentransport, dann gibt es nur eins:
    Sag NEIN!
    Du. Mann auf dem Dorf und Mann in der Stadt. Wenn sie morgen kommen und dir den Gestellungsbefehl bringen, dann gibt es nur eins:
    Sag NEIN!
    Du. Mutter in der Normandie und Mutter in der Ukraine, du, Mutter in Frisko und London, du, am Hoangho und am Mississippi, du, Mutter in Neapel und Hamburg und Kairo und Oslo - Mütter in allen Erdteilen, Mütter in der Welt, wenn sie morgen befehlen, ihr sollt Kinder gebären, Krankenschwestern für Kriegslazarette und neue Soldaten für neue Schlachten, Mütter in der Welt, dann gibt es nur eins:
    Sagt NEIN! Mütter, sagt NEIN!
    Denn wenn ihr nicht NEIN sagt, wenn IHR nicht nein sagt, Mütter, dann:
    dann:
    In den lärmenden dampfdunstigen Hafenstädten werden die großen Schiffe stöhnend verstummen und wie titanische Mammutkadaver wasserleichig träge gegen die toten vereinsamten Kaimauern schwanken, algen-, tang- und muschelüberwest den früher so schimmernden dröhnenden Leib, friedhöflich fischfaulig duftend, mürbe, siech, gestorben -
    die Straßenbahnen werden wie sinnlose glanzlose glasäugige Käfige blöde verbeult und abgeblättert neben den verwirrten Stahlskeletten der Drähte und Gleise liegen, hinter morschen dachdurchlöcherten Schuppen, in verlorenen kraterzerrissenen Straßen -
    eine schlammgraue dickbreiige bleierne Stille wird sich heranwälzen, gefräßig, wachsend, wird anwachsen in den Schulen und Universitäten und Schauspielhäusern, auf Sport- und Kinderspielplätzen, grausig und gierig, unaufhaltsam - der sonnige saftige Wein wird an den verfallenen Hängen verfaulen, der Reis wird in der verdorrten Erde vertrocknen, die Kartoffel wird auf den brachliegenden Äckern erfrieren und die Kühe werden ihre totsteifen Beine wie umgekippte Melkschemel in den Himmel strecken -
    in den Instituten werden die genialen Erfindungen der großen Ärzte sauer werden, verrotten, pilzig verschimmeln -
    in den Küchen, Kammern und Kellern, in den Kühlhäusern und Speichern werden die letzten Säcke Mehl, die letzten Gläser Erdbeeren, Kürbis und Kirschsaft verkommen - das Brot unter den umgestürzten Tischen und auf zersplitterten Tellern wird grün werden und die ausgelaufene Butter wird stinken wie Schmierseife, das Korn auf den Feldern wird neben verrosteten Pflügen hingesunken sein wie ein erschlagenes Heer und die qualmenden Ziegelschornsteine, die Essen und die Schlote der stampfenden Fabriken werden, vom ewigen Gras zugedeckt, zerbröckeln — zerbröckeln — zerbröckeln —
    dann wird der letzte Mensch, mit zerfetzten Gedärmen und verpesteter Lunge, antwortlos und einsam unter der giftig glühenden Sonne und unter wankenden Gestirnen umherirren, einsam zwischen den unübersehbaren Massengräbern und den kalten Götzen der gigantischen betonklotzigen verödeten Städte, der letzte Mensch, dürr, wahnsinnig, lästernd, klagend - und seine furchtbare Klage: WARUM? wird ungehört in der Steppe verrinnen, durch die geborstenen Ruinen wehen, versickern im Schutt der Kirchen, gegen Hochbunker klatschen, in Blutlachen fallen, ungehört, antwortlos, letzter Tierschrei des letzten Tieres Mensch – all dieses wird eintreffen, morgen, morgen vielleicht, vielleicht heute nacht schon, vielleicht heute nacht, wenn – wenn – wenn ihr nicht NEIN sagt.

    zitiert aus: Wolfgang Borchert, Das Gesamtwerk, Rowohlt 1986, Seite 318 ff

    https://de.wikipedia.org/wiki/Dann_gibt_es_nur_eins!
    https://de.wikipedia.org/wiki/Wolfgang_Borchert
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Wolfgang_Borchert

    #guerre #pacifisme

    • La photographie montre des destructions dans la ville de Hambourg suite à l’"opération Gomorrhe" menée par les armées de l’air britannique et américaine en juillet 1943.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Gomorrhe

      Ce fut, avec le bombardement de Dresde, l’attaque aérienne la plus meurtrière en Europe, coûtant la vie à au moins 45 000 personnes.

      En raison du massacre intentionnel de civils, l’opération Gomorrhe est considérée comme pouvant constituer un crime de guerre au sens de la quatrième Convention de Genève de 1949. Selon les Anglo-américains, les traités internationaux en vigueur à l’époque autorisaient le bombardement stratégique des civils dans le cadre d’une guerre totale.

      Les Allemands l’appellent aussi « Die Julikatastrophe von 1943 » (la catastrophe de juillet 1943) et les Britanniques « The Battle of Hamburg » (la bataille de Hambourg). Le nom d’« Hiroshima allemand » lui a également été donné par certains auteurs, le nombre de tués immédiats ne s’élevant cependant « qu’à » 37 % de celui du premier bombardement atomique.

      [...]

      La chaleur extrême dégagée par les incendies dans les quartiers périphériques créa [alors] un phénomène appelé Feuersturm (tempête de feu) : un souffle puissant mélangeant air et gaz inflammables dégagés par la combustion propagea l’incendie sur 21 km2 de la ville. On estime que la tornade de feu a atteint une vitesse de 240 km/h et une température de 800 degrés, consommant par endroits l’essentiel de l’oxygène de l’air. Des dizaines de milliers d’habitants furent tués, brûlés ou asphyxiés, y compris dans les abris anti-aériens.

  • Alt geworden, isoliert, empathielos – woran scheitert die Friedensbewegung ?
    https://www.berliner-zeitung.de/open-source/altgeworden-isoliert-empathielos-woran-scheitert-die-friedensbewegu

    Pourquoi vie-t-on le déclin du mouvement pour la paix ? Cet article est le témoignage d’ancien membre du mouvement qui a marqué l’histoire de l’Allemagne de l’Ouest et constitue le point de départ du parti vert depuis mué en acteur politique belliciste.

    C’est très intéressant quoique incomplet. L’auteur néglige l’impact des mesures prises par le pouvoir depuis 2014 et avant afin d’étouffer l’opposition ouverte à sa politique agressive. Sa vue sur l’e développement intérieur du mouvement par contre est sans doute juste. Il est composé de vieux épuisés.

    1.9.2024 von Hans-Joachim Olczyk - Heute vor 85 Jahren begann der Zweite Weltkrieg. Unser Autor war auf vielen Anti-Kriegs-Demos. In einem persönlichen Rückblick analysiert er den heutigen Niedergang der Friedensbewegung.

    Heute jährt sich der Beginn des Zweiten Weltkriegs zum 85. Mal. Über Jahre hinweg war ich selbst aktiv in der Friedensbewegung in Bremen und Oldenburg. Ich war immer dabei, am 01. September oder bei den Ostermärschen.

    Am 01. September 1982, auf dem Höhepunkt der Friedensbewegung gegen die Stationierung neuer Mittelstreckenraketen vom Typ Pershing II waren die Plätze voll und die Reden laut. Es gab eine vielfältige Massenbewegung.

    Der völkerrechtswidrige Einmarsch von Putins Armee in die Ukraine hätte ein Fanal werden können für die Friedensbewegung in Deutschland. Doch in den vergangenen 30 Monaten hat es die deutsche Friedensbewegung nicht geschafft, größere Aktivitäten auf die Beine zu stellen. Der politische Niedergang scheint besiegelt.

    Aus meiner Sicht gibt es verschiedene Ursachen:

    Die Friedensbewegung ist eine alt gewordene, analoge Bewegung in einer zunehmend digitalisierten Welt. Die Bezeichnung „alt geworden“ ist dabei wörtlich zu nehmen: In den Friedenszusammenhängen wird allenthalben darüber lamentiert, dass die Jugend sich für das Thema Frieden nicht interessiere. In den Friedensgruppen und auf den Friedensveranstaltungen, die ich besuche, ist das Durchschnittsalter deutlich über 60 Jahre. Diese alt gewordene Bewegung ist weder analog noch digital gut vernetzt; es fehlt ein organisierendes Zentrum und eine zentrale gemeinsame Positionierung.

    Dazu kommt die fehlende Anbindung der Friedensbewegung in den Parteien. Hatte die Friedensbewegung der 80er-Jahre noch eine klare Verankerung im linksbürgerlichen politischen Spektrum – also im rotgrünen Lager – so wird heute oft das Argument bemüht, dass die Grünen und die SPD eben zu den Bellizisten gehörten, und daher die Politik nur schwer erreichbar sei.

    Entscheidend für die Isolation der Friedensbewegung ist aus meiner Sicht aber ihre ambivalente Grundhaltung gegenüber der russischen Aggression: Natürlich wird der Angriffskrieg abgelehnt. Aber gleichzeitig gibt es Verständnis für eine angeblich notwendige Widerständigkeit der Russischen Föderation gegen den Dominanzanspruch des westlichen Kapitalismus. Und der Völkerrechtsbruch wird oftmals wegrelativiert mit einem Verweis auf die schlimmeren Völkerrechtsbrüche von USA und Nato.

    In den 1980er-Jahren wurden die Menschen mobilisiert mit der Feststellung: Der Atomtod bedroht uns alle. Keine Atomraketen in Europa. Der Appell richtete sich ausschließlich an die Bundesregierung, die die Zustimmung zur Stationierung neuer Raketen zurückziehen sollte. Es war eine bewusste Entscheidung, keine Forderung an die UdSSR zu stellen. Das war damals richtig, denn es gab objektiv keine Bedrohungssituation. Dies konnten wir zweifelnden Bürgerinnen und Bürgern am Infostand mit Zahlen, Daten und Fakten erläutern und begreiflich machen. Wir mussten dazu viel lernen – nicht nur Zahlen, Daten und Fakten. Sondern auch erklären, warum neue Raketen keine Lösung sind.

    30.03.2024: Der traditionelle Berliner Ostermarsch.epd/imago

    Fehlende Empathie

    Seit dem Angriff von Putins Armee auf die Ukraine hätte die zentrale Forderung sein müssen: Putin go home. Dass darauf nicht lautstark gepocht wurde, ist der zentrale Fehler, den die Friedensbewegung nun gemacht hat. Sie fordert nichts vom Angreifer. Sie blendet bis heute die Situation in der Ukraine aus: Angriffe auf die zivile Infrastruktur, Angriffe auf Wohngebiete. Die Friedensbewegung ignoriert auch die innenpolitische Situation in der Russischen Föderation: Die Unterdrückung der Proteste gegen den Krieg in der Ukraine genauso wie die Gesetze, die verbieten, einen Krieg auch so zu nennen.

    Ich würde inzwischen sogar sagen: Der heutigen Friedensbewegung fehlt es schlicht an Empathie. So richtig es Anfang der 80er-Jahre war, keine Forderungen an die sowjetische Regierung zu stellen, so falsch war es nach dem Einmarsch Russlands in die Ukraine, sich nicht konsequent auf die Seite der Ukraine zu stellen. Gleich nach dem Einmarsch der russischen Armee gab es in der Friedensbewegung lange und ausführliche Erklärungen, warum es zu diesem Einmarsch kommen musste: Die Einkreisung der Russischen Föderation durch die Nato ist dabei das Hauptthema. Ein völkerrechtswidriger Angriff wurde und wird so letztendlich oft zwischen den Zeilen auch legitimiert.

    Ich habe mich an vielen internen Debatten beteiligt. Eine Diskussion ist mir besonders im Gedächtnis geblieben. Dort fielen Sätze wie: „Da werden sie dann im Fernsehen jetzt wieder Fotos zeigen mit toten Kindern“. Erst dachte ich, ich hätte mich verhört. Aber der Satz war so gefallen und er sollte ein Argument untermauern, das den ganzen Abend über schon im Raum war: Der Angriffskrieg der russischen Föderation, auf den ausdrücklichen Befehl von Putin, würde in den deutschen Medien als etwas Schreckliches dargestellt werden, um Stimmung zu machen gegen „die Russen“, die sich mit dem Angriffskrieg nur verteidigen würden gegen einen aggressiven Westen.

    Ich finde, hier zeigt sich deutlich die fehlende Empathie für die Opfer in der Ukraine. Ich bemerkte das auch anhand der ausbleibenden Reaktion auf den mutmaßlich russischen Angriff auf das Kiewer Kinderkrankenhaus im Juli 2024. Da war keine Stellungnahme in irgendeiner Form zu finden. Wer es nicht schafft, den Aggressor als solchen zu benennen, und ihn aufzufordern, nach Haus zu gehen, wird niemanden überzeugen können, auf die Straße zu gehen.

    Hans-Joachim Olczyk (Jahrgang 1961) ist seit seinem 15. Lebensjahr politisch aktiv. Er versteht seine Publikationstätigkeit als Beitrag zur demokratischen Diskussionskultur.

    #Allemagne #mouvement_pour_la_paix #pacifisme #politique

  • Où a disparu le mouvement pacifiste ?
    https://italienpcf.blogspot.com/2024/08/ou-disparu-le-mouvement-pacifiste.html?m=1

    par Heribert Prantl

    Quarante ans plus tard. Il y a un silence, un grave silence. Des missiles de croisière Tomahawk, des missiles SM-6 et des missiles hypersoniques sont déployés en Allemagne, le pays reste silencieux, l’Europe est silencieuse. Pas de protestations, pas de manifestations

    Il Manifesto 21 août 2024

    Il y a un silence, un silence de pierre. Des missiles de croisière Tomahawk, des missiles SM-6 et des missiles hypersoniques sont déployés en Allemagne, le pays reste silencieux, l’Europe est silencieuse. Pas de protestations, pas de manifestations.

    L’Allemagne est le seul pays d’Europe auquel ces systèmes d’armes américains sont destinés. Ils sont dirigés contre la Russie.

    Pourquoi est-ce si calme ? Est-ce l’été, est-ce les vacances ? Pourquoi la déclaration américano-allemande sur le déploiement est-elle si incroyablement concise et sèche ? Elle ne fait que neuf lignes. Le silence a-t-il quelque chose à voir avec le fait qu’il semble y avoir encore du temps ? Après tout, le déploiement ne commencera pas avant 2026. Ou est-ce parce que l’on est convaincu que ces missiles « n’apporteront que la paix » ?

    À l’avenir, seule la paix sortira du sol allemand" : telle est la promesse faite par les deux États allemands en 1990 avec le traité « Deux plus quatre ». La RDA et la République fédérale étaient les deux ; les quatre étaient la France, l’Union soviétique, la Grande-Bretagne et les États-Unis. Ce traité a ouvert la voie à la réunification de l’Allemagne. La paix viendra-t-elle donc de ces nouveaux missiles, qui pourraient être équipés d’armes nucléaires ? Ou bien cette promesse a-t-elle pris un autre sens après la guerre en Ukraine, parce que la dissuasion est désormais plus importante que le désarmement ? Les temps sont-ils devenus tellement guerriers que parler de désarmement n’a plus de sens ? Le mot « paix » a-t-il perdu de son attrait ? Derrière ces points d’interrogation se cache le silence.

    Le président russe Vladimir Poutine a annoncé qu’il réagirait en miroir. Lorsque l’on répond à une action menaçante par une menace encore plus grande et que les adversaires ont des contre-réactions qui se nourrissent les unes des autres, on parle d’escalade. L’escalade signifie que les missiles à longue portée, qui peuvent être dotés de l’arme nucléaire en théorie, le seront également en pratique. Bertold Brecht a mis en garde contre cette course au réarmement il y a plusieurs décennies. La grande Carthage, écrivait-il en 1951, a mené trois guerres. Après la première, elle était encore puissante, après la deuxième, elle était encore habitable. Après la troisième, elle était introuvable". Dans une troisième guerre mondiale, l’Europe serait comme Carthage, ou pire. Les cavaliers de l’apocalypse sont désormais dotés d’armes nucléaires.

    Le chancelier allemand Olaf Scholz a qualifié la décision d’installer les nouveaux missiles américains en Allemagne de « très bonne décision ». Doit-il dire cela parce que, dans son serment, il a promis d’éviter de nuire au peuple allemand ? Quelle est l’ampleur du risque de voir l’Allemagne devenir un champ de bataille ? C’est la crainte qui a marqué les manifestations contre le réarmement dans les années 1980, lorsque les missiles Pershing II ont été installés en République fédérale.

    La guerre nucléaire, disait-on à l’époque, devenait « plus précise et plus contrôlable » avec les missiles Pershing ; le seuil d’inhibition à leur utilisation serait alors abaissé. Les Tomahawk actuellement déployés méritent vraiment le qualificatif de « précis ». Et, contrairement aux Pershing, ils peuvent atteindre Moscou. Cela augmente-t-il ou diminue-t-il le risque que Moscou tente d’éliminer ces missiles de manière préventive ?

    Le silence est tel en Allemagne que l’on peut encore entendre les échos des anciennes manifestations, celles de l’époque, lorsqu’il y avait un mouvement pacifiste dans toute l’Europe. C’était il y a quarante ou quarante-cinq ans. À l’époque, des millions de personnes sont descendues dans la rue avec le slogan « Non à la mort nucléaire » et ont protesté contre la « double décision » de l’OTAN d’installer des missiles et d’entamer des négociations avec Moscou. En Allemagne, ce fut le thème central des protestations, avec la manifestation pacifiste au Hofgarten de Bonn en octobre 1981, suivie des nombreux blocages contre les transports de missiles à Mutlangen. Parmi ceux qui ont barré la route aux missiles, on trouve des écrivains comme Günther Grass et Heinrich Böll, des hommes et des femmes d’église, des artistes et des universitaires, puis de grandes masses de personnes anonymes.

    À cette époque, à l’heure des mouvements pacifistes, le désarmement atteint également le système judiciaire allemand : en 1995, la Cour constitutionnelle fédérale juge que les blocages effectués par les sit-in ne constituent pas des actes de violence. Les jugements prononcés à l’encontre de ceux qui avaient bloqué les missiles ont donc dû être annulés. C’était il y a longtemps. Mais en 2010, le Bundestag a décidé à une large majorité que le gouvernement Merkel devait faire campagne « vigoureusement » pour le retrait de toutes les armes nucléaires américaines d’Allemagne. C’était également il y a longtemps. Les missiles Tomahawk d’aujourd’hui sont-ils moins dangereux parce qu’ils sont plus précis et plus rapides que les missiles Pershing d’autrefois ? Ou bien la situation mondiale est-elle si dangereuse que nous devons accepter de vivre avec la crainte que, si le pire devait arriver, il ne resterait pas une seule pierre debout en Allemagne ?

    Aujourd’hui, la peur paralyse. À l’époque, elle alimentait les protestations, mais aujourd’hui, elle absorbe leur énergie. Beaucoup de gens s’éteignent complètement lorsqu’il s’agit de guerre, d’armement et d’armes, parce qu’ils ont l’impression d’être face à une montagne qu’ils ne peuvent pas voir parce qu’elle est de plus en plus haute. C’est ce qu’on appelle le désespoir. Et certains évitent de lutter pour le désarmement parce qu’ils ne veulent pas être considérés comme des amis de Poutine.

    Le ministre de la défense, Boris Pistorius, affirme qu’il existe un « déficit de capacités » pour justifier le renforcement des forces armées. Mais le mouvement pacifiste souffre également d’un « déficit de capacité ». Il a perdu la capacité de protester au nom de l’espoir.

    En Europe, nous devons réapprendre ce qu’est la paix. Il n’y a pas de sécurité avec encore plus de dépenses militaires, encore plus de chars ou encore plus d’ogives nucléaires. La sécurité ne double pas si l’on double les dépenses militaires et les armes. Elle ne sera pas réduite de moitié si les dépenses et les armes sont réduites de moitié. Elle augmentera si les deux adversaires apprennent à se regarder l’un l’autre. C’est ainsi que nous pourrons réapprendre à faire la paix.

    –-

    Heribert Prantl est chroniqueur au journal allemand Süddeutsche Zeitung.

    #Allemagne #histoire #pacifisme

    • La Russie de Poutine a envahi plusieurs pays, a rasé la Tchetchenie.
      Poutine doit être dissuadé de nuire par des armes de dissuasion.

      Il n’y a aucun parallèle à faire avec les Palestiniens qui subissent une occupation de plus de 70 ans et qui actuellement, subissent un génocide.

    • La dissuasion fonctionne bien et depuis longtemps.

      Maintenant ce sont les populations des états non nucléarisés qui se font massacrer par les états nucléarisés.

      L’Ukraine a eu le grand tort de rendre ses armes nucléaires ...

    • La dissuasion unilatérale, à la façon dont les occidentaux l’envisagent nous mène à une nouvelle course aux armements. Les occidentaux ont sapé tous les outils de déconflictuation mis en place au cours de la guerre froide pour éviter un holocauste nucléaire impromptu.

      Annoner « poutine, poutine, poutine » n’y changera pas grand chose ; à une autre époque, c’était « sadam sadam sadam », ou « kadafikadafikadafi ». Faire comme si la désintégration des outils internationaux de déconflictuation (ONU, Convention de Genève...), du fait en premier lieu des occidentaux eux mêmes, telle qu’elle a lieu en Israël, d’une façon si éloquente et odieuse, ou telle qu’elle a lieu en Arménie, ou telle qu’elle a eu lieu en Syrie ou telle qu’elle a eu lieu en Irak, faire comme si ces actes de tyrannie et d’ultra-violence étaient tous séparés les uns des autres, et tous imputables à quelques diables de circonstance, quand la source est unique et aveuglante (les occidentaux/le capitalisme), ce n’est pas à proprement parler une façon de faire avancer les choses.

      Les pacifistes sont aujourd’hui criminalisés dans nos contrées des « Lumières ». Tout est lié.

    • C’est cela : les pacifistes sont en prison et les missiles sont partout. Les instances de domination de l’occident global ont appris à se « bunkeriser » et des conflits à dominante nucléaire les impacteront très peu. Cela sera aussi, selon leur vision, une opportunité pour éliminer quelques milliards de surnuméraires, les fameux « animaux humains ».

    • Pour nous faire une idée de la question si une comparaison entre l’Ukraine et Gaza est possible, et si on doit y livrer des armes, rappellons nous de ce qu’est l’Ukraine.

      Voilà onze points qu’on peut considérer comme confirmés malgré le brouillard de guerre .

      1. Dans le courant de la dissolution de l’URSS les oligarques régionaux s’emparent de la Crimée et des riches terres qui ont plus ou moins constitué l’Ukraine historique. Ces exploiteurs dominent le peuple dit ukrainien dépourvu de pouvoir réel.

      2. Ces gens puissants s’arrangent pour s’enrichir sur le dos du peuple déshérité et transforment l’état d’Ukraine en celui avec la population la plus pauvre d’Europe.

      3. Un jour les habitants de la Crimée en ont ras le bol et optent pour le retour à la Russie plus prospère et culturellement plus proche. Manque de bol, ce n’est pas prévu dans la loi internationale, mais c’est possible quand même à cause de la convergence d’intérêts avec le pouvoir russe dit « Poutine ».

      4. Une alliance plus ou moins ouverte entre une fraction des oligarques d’Ukraine et leurs confrères aux États Unis (la bande à Biden ;-) destitue le président du pays par un coup d’état et fait élire un candidat plus incliné à la cause « occidentale ».

      5. Commence une guerre des nationalistes ukrainiens contre la population du Donbas envieuse des habitants de la Crimée désormais rattachée à la Russie prospère.

      6. Les ukrainiens portent au pouvoir un comédien qui promet de régler leurs problèmes. Pourtant la pauvreté et le régne des oligarques persistent, et le nouveau président sous influence « occidentale » fait tout pour saboter le processus de paix connu sous le nom protocole et accord de Minsk.

      7. Suite au refus de l’Ouest de retirer ses missiles et d’en finir avec l’expansion de l’OTAN vers l’Est la Russie invahit l’Ukraine.

      8. La majorité des Ukraniens ne comprend pas qu’ils ne sont depuis la dissolution de l’URSS que des pions sur le grand échequier de Zbigniew Brzeziński et ses apprentis sorciers. Aveuglé par les discours nationalistes ils se lancent dans une guerre perdue d’avance qui sert d’abord à l’impérialisme états-unien. Ces impérialistes occidentaux gèrent la stratǵie et la tactique ukrainienne, alimentent ses amées et en ce faisant profitent du sang versé. Les oligarques d’outre-mer et d’Ukraine continuent à se remplir les poches.
      J’observe tous les jours à Berlin les grosses bagnoles de luxe des sbires d’oligarques ukrainiens qui y complètent leurs fins de mois avec le « Bürgergeld » , qui est une sorte d’argent de poche de +/- €1000 mensuels que l’Allemagne leur paye sans condition. Tout le monde sait qu’il n’y a pas de petit bénéfice .

      9. Le peuple d’Ukraine meurt s’il n’a pas réussi de fuir les combats. Les rescapés d’Ukraine construiront leur avenir en Allemagne ou en France où le patronat leur a souhaité la bienvenue comme « immigration de qualité ». Je suis d’accord avec ce point du vue car il faudra bien quelqu’un qui paie ma retraite qui ne sera assurée ni par les allemands autochtones ni par les réfugiés peu qualifiés d’Afrique.

      10. Une fois la guerre terminée l’Ukraine appartiendra ou à la Russie (d’une manière ou d’une autre) ou aux États Unis qui s’empareront des terres fertiles du pays pour se faire rembourser les frais de la guerre provoquée par eux mêmes.

      11. Cette guerre a déjà détruit l’Ukraine à un point où une reconstruction suivant l’exemple allemand ( Wirtschaftswunder ) est exclue. Les peuples d’Ukraine ont tout perdu et les habitants du pays ne récupèreront quoi que ce soit uniquement s’ils font déjà maintenant partie des profiteurs de cette guerre absurde.

      Conclusion : On ne peut pas comparer la guerre contre Gaza et la guerre en Ukraine car les palestiniens n’ont pas d’Allemagne pour les acceuillir. Du point de vue d’Israel il faut donc ĺes éliminer pour se débarasser de la menace arabe.

      Dans l’absolu la guerre en Ukraine est plus déstructive et meurtrière que celle contre l’état palestinien in statu nascendi mais la brutalité de la politique et des forces armées juives dépasse de loin celle de la campagne militaire russe.

      Alors l’unique point commun des conflits est le fait qu’on assassine des êtres humains pour s’emparere de la terre qui devrait leur appartenir.

      Alors est-ce qu’on doit soutenir un des partis belligerants en Ukraine par des livraisons d’armes ? Je pense que ce n’est pas justifiable quand on se place du côté des populations souffrantes. Les livraisons d’armes ne sont justifiées que du point de vue de celui qui par espoir de gains matériels se rallie aux instigateurs des conflits.

      C’est ce que fait le gouvernement bourgeois allemand. Ses membres misent sur le succès de son partenaire d’outre-mer et essaient d’ecarter toute voix dissédente. Je considère donc les membres de ce gouvernement comme des criminels responsables pour l’hécatombe en Ukraine.

      Le temps est loin quand les représentants du camp bourgeois modéré comme Heribert Prantl pouvaient se rallier à la cause pacifiste. Aujourd’hui il n’y a plus que le peuple même pour se montrer solidaire avec les victimes des guerres des riches. Voilà l’explication pour la disparition du mouvement pacifiste reconnu.

      A vous de choisir votre camp.

      #Ukraine #Gaza #Russie #Israel #guerre #pacifisme

    • Oh, apparemment je me suis mal exprimé. Malheureusement le sujet de la guerre interdit chaque forme d’ironie alors qu’il est insupportable sans y ajouter une prise d’humour. Alors continuons sur un ton sachlich .

      D’abord je m’attendais un peu au reproche malhonnête de poutinisme vu qu’actuellement chaque voix susceptible de pacifisme se fait traiter ainsi.

      Pour le dire clairement - on ne peut que diffcilement nier le fait que l’Ukraine et ses population soient un pion sur l’échequier états-unien. Ceci est vrai aussi pour l’Allemagne et d’autres pays même si les pions se montrent parfois réticents aux ordres du joueur d’outre mer.

      Argument

      Au moment de l’invasion russe le gouvernement d’Ukraine avait le choix entre la guerre totale et la solution gaulliste. Au lieu de s’exiler à Londre il a opté pour le sacrifice de son peuple, qui l’a naturellement suivi .

      Je comprend les simples gens qui pensent défendre leur pays alors qu’ils ne défendent que les intérêts de leurs exploiteurs. Les gouvernements et les intellectuels de tous les pays belligérants par contre devraient le savoir, et à mon avis ils le savent pertinemment. C’est une tromperie qu’on pratique partout pour entraîner les peuples dans les guerres, en Ukraine, en Russie, aux États Unis et ailleurs.

      Opinion

      Vivement qu’on nous épargne la mobilisation générale en Europe de l’Ouest.

      Argument

      Je sais aussi qu’il y un courant idéologique qui prend le gouvernment de Russie pour une bande d’impérialistes qui ont déclenché la guerre afin de faire avancer leur projet de rétablissement d’une grande russie, un peu comme le gouvernement turc sous Erdogan qui aimerait rétablir l’Empire ottoman.Si on part de cette position chaque voix qui n’est pas pour la guerre contre la Russie se ressent comme une voix de traitre. Mais ceci n’a pas d’importance pour mon argument.

      Opinion (du point de vue de classe prolétaire)

      Dans une guerre entre pays capitalistes on ne peut que s’opposer aux meurtres et se prononcer pour la fin immédiate des hostilités, le cas échánt pour la désertion ou la révolte contre le gouvernement de son propre pays.

      Opinion (du point de vue humain)

      Il est déjà inacceptable que les puissants d’un pays gâchent sa richesse pour la production d’armes. Soutenir leur export équivaut à la participation aux boucheries.

      J’espère avoir éclairci mon point de vue.

      #propagande_de_guerre

    • Oui c’est plus clair....

      Au moment de l’invasion russe le gouvernement d’Ukraine avait le choix entre la guerre totale et la solution gaulliste. Au lieu de s’exiler à Londre il a opté pour le sacrifice de son peuple, qui l’a naturellement suivi .

      C’est vrai que laisser son peuple se faire envahir par la Russie de Poutine c’est pas du tout un sacrifice. Faut demander aux biélorusses ce qu’ils en pensent tiens...

    • Opinion (du point de vue de classe prolétaire)

      Anatole France (qui avait réussi à s’extirper de sa condition de prolétaire en devenant un « intellectuel engagé » pour son époque) avait déjà compris bien des choses :
      https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4004637/f1.item.texteImage.

      En fait, on en revient toujours au même : si tu ne prends pas fait et cause pour un camp, tu deviens automatiquement un « traître ».

      #campisme #bellicisme

    • Les accords de Minsk I et II n’ont pas été appliqués par la partie Ukrainienne. C’est un fait, pas un complot ni une vue de l’esprit.

      L’armée Ukrainienne préparait la reprise en main du Donbass fin 2021, sous la supervision des occidentaux et de l’Otan, c’est un fait, confirmé par deux signataires des accords de Minsk I et II, Merkel et Hollande. Ces deux là ont confirmé qu’ils ont signé ces accords pour gagner du temps et qu’il n’était pas question de faire le moindre compromis avec les habitants du Donbass.

      Ces compromis, l’application des accords de Minsk, qui consistaient en une fédéralisation de l’Ukraine, auraient permis d’éviter la guerre que l’on a aujourd’hui.

      Mais on continue de faire comme si cette guerre n’avait qu’un seul fautif.

    • Les accords de Minsk I et II n’ont pas été appliqués par la partie Ukrainienne. C’est un fait, pas un complot ni une vue de l’esprit.

      Oui et le Hamas a attaqué Israël le 7 octobre donc Israël a bien le droit de mener la guerre qui est menée (puisque apparemment on peut faire ce genre de parallèles, pourquoi se priver).

      Mais sinon les Russes ont vachement bien respecté le truc aussi ? Et attendez, ça venait d’où déjà ce besoin d’avoir des accords de Minsk ? Ce serait pas la Russie qui aurait financé des barbouzes (et non « les habitants du Donbass ») pour conquérir des territoires ukrainiens (et même envoyé ses propres militaires, ce qu’elle a reconnu ultérieurement) ?

      Petit conseil : arrêtez de lire le diplo sur le sujet car ils sont ridicules.

      Les dirigeant ukrainiens sont probablement critiquables, à peu près autant que les notre. Les dirigeants Russes actuels sont un peu un cran au dessus, entre les camps d’internement et les assassinats politiques mon choix est vite fait de préférer un Zelensky à Poutine. L’armée Russe enlève des enfants ukrainiens pour les emmener en Russie, pour les « rééduquer », rien que ce fait doit glacer le sang et amener à réagir.

      Le pacifisme, ça a du sens quand 2 pays (enfin surtout leurs bourgeoisies) à peu près égaux veulent se mettre sur la gueule en utilisant les prolos comme chair à canon. Quand il y a un agresseur à l’idéologie mortifère qui veut conquérir ses voisins, je pense que ça mérite d’y réfléchir à 2 fois avant de demander la paix, et on a quand même quelques exemples dans l’histoire (et encore actuellement).

    • Sur mes réseaux Mastodon, j’ai pleins de gens toute la journée, qui publient les éléments de langage pour voter pour Harris. Et toute la journée, tu constates que le parti Démocrate continue de soutenir le génocide de Gaza. Mais si tu es un bon petit occidental qui sait que Poutine est méchant, alors, tu sais que Trump est méchant, et qu’il faut lui préférer Harris. Ou Biden. Ou un autre. Peu importe. Il est démocrate et pro-occidental. Donc il est gentil. Et comme tu le dis « ça doit glacer le sang et amener à réagir ». En votant et se mobilisant pour Harris. Du camp des génocidaires. Avec des boussoles de ce genre, forcément, on finit tous dans les poubelles de l’Histoire sans crier gare.

    • L’inventaire des horreurs des uns et des autres ne suffit pas à expliquer comment on en est arrivé à une situation

      Oui c’est vrai parce que, comme cela a été dit, expliquer c’est excuser hein.

      Mais sinon je trouve ça assez cocasse de venir pleurnicher des accusations de traîtrise après avoir dit que les ukrainiens auraient soit disant mieux fait de se laisser envahir et en même temps de sous-entendre que les discours anti-poutine viendraient plus ou moins de gens qui sont pro-génocide israélien (pourtant Poutine est un bon pote de Netanyahou, c’est à n’y rien comprendre).

    • Poutine, bon pote de Netanyahou ? Arrête ton délire @alexcorp ...
      De toute façon, ton analyse est biaisée depuis le départ avec ton soutien indéfectible de l’Ukraine corrompue contre la Russie autocratique et autoritaire (oui, la Russie est un état dirigée par un autocrate mafieux mais Zelensky qui ne passe pas encore pour un autocrate est lui aussi passé maître en matière de corruption).

      Pour rappel, le pacifisme n’est pas se coucher devant un adversaire belliqueux (être « munichois ») mais surtout permettre aux parties belligérantes de se rencontrer pour négocier un arrêt des hostilités. D’aucuns nomment cela « diplomatie ». Cette notion est cruellement absente des confrontations de ce premier quart du 21e siècle, chacun préférant montrer ses muscles et pousser du menton virilement en prouvant aux médias qu’il aboie le plus fort. Fin de la blague.

    • Ah si, un dernier truc : qui était derrière la « révolution orange » et le mouvement Maïdan en 2013-2014 ?
      Du coup, Poutine a entrepris la « dénazification » de la Crimée et a encouragé la sédition dans le Donbass. C’est con, hein ?

    • @sombre https://www.lopinion.fr/international/le-lien-personnel-entre-poutine-et-netanyahu-permet-de-sauver-la-relation-r

      Les Israéliens n’appliquent pas, pour l’instant, de sanctions à l’égard de la Russie et ne fournissent pas l’Ukraine en armes. Les relations économiques restent modestes, mais ont progressé pour atteindre 2,7 milliards de dollars en 2023. Le lien personnel entre Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahu, bien qu’ils aient réduit leurs échanges, permet de sauver la relation russo-israélienne et d’éviter les dérapages.

      Poutine et Netanyahu sont du même moule et s’entendent fort bien.

      D’aucuns nomment cela « diplomatie ». Cette notion est cruellement absente des confrontations de ce premier quart du 21e siècle, chacun préférant montrer ses muscles et pousser du menton virilement en prouvant aux médias qu’il aboie le plus fort. Fin de la blague.

      Ah mais je suis tout à fait d’accord, le problème c’est quand l’autre en face ne veut pas négocier, tu fais comment ? Et ça vaut pour Poutine et Netanyahu (là y avait 200 000 personnes dans les rues d’Israël lui demandant de négocier, il s’en fout complètement).

      Ah si, un dernier truc : qui était derrière la « révolution orange » et le mouvement Maïdan en 2013-2014 ?

      Faut pas faire du suspens comme ça, tu peux donner ta version des faits.

    • @sombre je l’avais lu à l’époque, je signale quand même que Berruyer est connu pour relayer le narratif russe (en point d’orgue, il avait été invité par Lavrov en 2019 à l’ambassade de Russie) et ce qui est clairement absent de son analyse c’est justement toutes les manipulations russes en arrière plan (et au passage, ça parle beaucoup de l’extrême droite ukrainienne, à raison hein, mais quid de l’extrême droite russe ? (qui, rappelons le, est en grande partie au pouvoir ou dans des forces paramilitaires type Wagner)).

      Bref, Maïdan est parti du fait que les russes ont mis la pression sur l’Ukraine pour qu’elle ne se rapproche pas de l’UE. En gros ça faisait 5 ans que l’Ukraine négociait un accord, les états membres de l’UE se mettant enfin d’accord (on peut être pour ou contre c’est pas la question, et les points soulevés par Berruyer sont pas déconnants), tout d’un coup t’as le président ukrainien qui dit « euh non en fait je veux plus, on va bosser avec les russes » (tiens donc...). Cela a abouti au renversement d’un président vu comme une marionnette des russes et les ukrainiens ont commencé à flipper de se retrouver dans un truc à la biélorusse (le mouvement est massif, c’est pas juste des fachos qui s’excitent). Suite à cela le président suivant (Porochenko) a signé l’accord avec l’UE. Ensuite la Russie a financé des barbouzes dans l’est de l’Ukraine et envahi la Crimée (je suppose bêtement que ça devait être la menace qui avait fait reculer le président renversé). Maintenant, évidemment que tout un tas de capitalistes trouvent un intérêt à cette guerre, en premier lieu l’industrie d’armement des Etats-Unis (mais ça n’a échappé à personne que depuis très longtemps les Etats-Unis aiment fourrer leur nez dans les affaires des autres, surtout si ça emmerde un de leurs ennemis).

    • Les pressions américaines sur Nord Stream 1 et 2 datent de bien avant 2014. Mais tout est bien qui finit bien, les américains vendent enfin leur gaz de schiste sous forme de GNL à l’Europe.

      Les magouilles entre capitalistes russes et américains pour prendre pied en Ukraine datent de bien avant 2014, d’où les instabilités de pouvoir dans ce pays, et les manœuvres choquantes, de part et d’autres.

      Tu as un article cette semaine qui évoque le fait que les affrontements entre capitalistes sont à l’origine des instabilités du monde. Et d’ailleurs, tu pourras constater que dès que Milei est arrivé au pouvoir, il s’est empressé de faire revenir le FMI et tous les fonds vautours, qui œuvraient depuis 20 ans pour un retour aux affaires, depuis qu’ils avaient été mis à la porte par quelques gauchistes, dont les gens bien centristes comme il faut savent t’expliquer comment et pourquoi ces gauchistes n’ont pas su se montrer suffisamment doués pour garder le pouvoir (on a les mêmes partout, ils parviennent systématiquement à t’expliquer que les gauchistes sont des nuls, et que les gens de droite sont méchants, ok, mais bon, y-a pas le choix ; sérieux les centristes, vous fatiguez).

    • @klaus : même si @alexcorp est prompt à dégainer un argumentaire « ad poutinum », je me réserve le droit de continuer à « ferrailler » avec lui parce qu’il en va de l’intelligence collective où « intelligence » signifie traitement pertinent de l’information dans ce cas précis. Bon mais là maintenant, j’ai pas trop le temps ...

    • @sombre après 30+ ans d’internet je ne vois plus beaucoup d’intelligence collective (Wisdom of Crowds cf. https://en.wikipedia.org/wiki/The_Wisdom_of_Crowds) sauf pour les spider #AI qui collectent la connerie des foules afin de nous construire les nouveaux mondes à la con.

      J’aime les échanges ouverts avec des gens qui ne sont pas forcément d’accord avec moi surtout quand elles /ils me font découvrir des choses. La découverte de parti pris et d’arguments ad hominem n’en font pas partie. Pourtant je ne m’en fache pas. Lors ce que tu te prononces sur la toile, tu sais ce que tu fais ;-)

    • Il y a parfois un certain relativisme vis à vis du régime russe (ou au moins une minimisation du problème) qu’on ne retrouve pas quand il s’agit de parler des américains ou des israéliens (le meilleur exemple mainstream sur le sujet étant Mélenchon et sa clique, ce premier ayant par exemple dit que la Russie faisait du « bon boulot » en Syrie). Bon, j’aurais quand même lu ici que les Ukrainiens auraient mieux fait de se laisser envahir... (et c’est moi le troll...)

      Heureusement le NPA ou UCL ont des positions un peu plus réfléchies (cf par exemple ce communiqué au moment de l’invasion russe : https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Ukraine-Retrait-immediat-des-troupes-d-occupation )

    • Oh ben tiens ! Je me permets une petite digression qui n’en est pas vraiment une en l’occurrence :

      La disputatio est une méthode ancienne qui présente de nombreux avantages. Parmi les missions de l’Institut Ethique et Politique, il en est une qui est de cultiver le doute face aux certitudes et de valoriser la liberté de chacun à penser différemment, sans qu’aucun point de vue ne soit présenté comme définitif. Il est vrai que grande est la tentation de rechercher le consensus par le ralliement à une position majoritaire pour mettre un terme à la discorde. De premier abord, cela nous semble le prix à payer pour garantir l’unité. Pourtant il serait dommage de faire taire ou d’étouffer l’expression d’opinions peut-être plus réconciliables qu’il n’y parait..

      https://www.ethique-politique.fr/disputatio-debat-contradictoire

      Maintenant concernant l’interprétation d’@alexcorp sur un soit-disant assentiment à l’invasion russe de l’Ukraine dans cette discussion :

      Bon, j’aurais quand même lu ici que les Ukrainiens auraient mieux fait de se laisser envahir...

      je répondrai en premier lieu par cette sorte d’oracle :
      « Ce n’est pas quand quand on a chié dans les draps qu’il faut commencer à serrer les fesses ».

    • @sombre
      C’est par rapport à cette phrase que je disais ça, je ne trouve pas que mon interprétation est si dingue :

      Au moment de l’invasion russe le gouvernement d’Ukraine avait le choix entre la guerre totale et la solution gaulliste. Au lieu de s’exiler à Londre il a opté pour le sacrifice de son peuple, qui l’a naturellement suivi .

  • Vers l’#écologie_de_guerre. Une #histoire_environnementale de la #paix

    L’étrange hypothèse qui structure ce livre est que la seule chose plus dangereuse que la guerre pour la #nature et le #climat, c’est la paix. Nous sommes en effet les héritiers d’une histoire intellectuelle et politique qui a constamment répété l’axiome selon lequel créer les conditions de la paix entre les hommes nécessitait d’exploiter la nature, d’échanger des ressources et de fournir à tous et toutes la prospérité suffisante. Dans cette logique, pour que jalousie, conflit et désir de guerre s’effacent, il fallait d’abord lutter contre la rareté des #ressources_naturelles. Il fallait aussi un langage universel à l’humanité, qui sera celui des #sciences, des #techniques, du #développement.
    Ces idées, que l’on peut faire remonter au XVIIIe siècle, ont trouvé au milieu du XXe une concrétisation tout à fait frappante. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le développement des infrastructures fossiles a été jumelé à un discours pacifiste et universaliste qui entendait saper les causes de la guerre en libérant la #productivité. Ainsi, la paix, ou l’équilibre des grandes puissances mis en place par les États-Unis, est en large partie un don des #fossiles, notamment du #pétrole.
    Au XXIe siècle, ce paradigme est devenu obsolète puisque nous devons à la fois garantir la paix et la sécurité et intégrer les #limites_planétaires : soit apprendre à faire la paix sans détruire la planète. C’est dans ce contexte qu’émerge la possibilité de l’écologie de guerre, selon laquelle #soutenabilité et #sécurité doivent désormais s’aligner pour aiguiller vers une réduction des émissions de #gaz_à_effet_de_serre. Ce livre est un appel lancé aux écologistes pour qu’ils apprennent à parler le langage de la #géopolitique.

    https://www.editionsladecouverte.fr/vers_l_ecologie_de_guerre-9782348072215
    #guerre #environnement #livre

    • Ainsi, la paix, ou l’équilibre des grandes puissances mis en place par les États-Unis,

      Bon, c’est pas vraiment des synonymes, il me semble qu’on appelait même ça la guerre froide. Bonneuil et Fressoz appellent aussi ça le thanatocène, parce que c’est une période marquée par une destruction fulgurante, produite par les outils servant à faire la guerre (pas la paix).

      Je peux comprendre qu’après l’invasion de l’Ukraine par la Russie on ait pu espérer que la sobriété énergétique serait un truc rassembleur. Ce que les écologistes et les scientifiques n’avaient pas réussi à accomplir, peut-être que le soutien à l’Ukraine et un certain patriotisme allaient réussir à le concrétiser. Sauf qu’il est vite apparu qu’on allait se noyer sous le GNL et ses nouvelles infrastructures, que les échanges de fossiles continuaient bon train, et que, la guerre continuant elle aussi en laissant les négociations s’essouffler toutes seules, la destruction généralisée continuait tranquille.

      Il y a quelques années, le changement climatique était régulièrement retraduit dans les mots de la sécurité : la rareté des matières premières allait amener des guerres, l’abondance des matières premières (en Arctique dégelé) allait amener des guerres, les guerres allaient amener des migrants, la chaleur avait provoqué la guerre en Syrie, etc. Bref, le changement climatique était un "accélérateur de menaces". Maintenant, on a le complément qui t’enferme dans le cercle vicieux de la sécurité : la lutte contre les menaces sont retraduites dans le langage de l’écologie, de la lutte contre le réchauffement. Pour lutter contre la Russie, il te faut une #économie_de_guerre_climatique : des mines de lithium qui produiront des ev et des microprocesseurs pour des armes sophistiquées ; des éoliennes et des réacteurs qui produiront ton chauffage et des rafales.

      (Charbonnier a pu être moqué en « penseur du vivant » inoffensif ; j’ai l’impression qu’une même posture viriliste se manifeste là aussi.)

      L’étrange hypothèse qui structure ce livre a été succinctement discutée par Durand & Keucheyan
      https://shs.cairn.info/revue-green-2022-1-page-55

      l’écologie de guerre peut-elle être efficace du point de vue de l’avènement d’une économie bas carbone ? Et est-elle conforme aux valeurs d’une politique d’émancipation ?

      tldr : Ils répondent poliment non aux deux questions.

      Après, faudrait évidemment lire le livre.

    • Pour le philosophe, qui reprend les critiques du #pacifisme formulées par le juriste allemand (et nazi) Carl Schmitt, l’expression du rapport de force entre nations demeure indépassable. Par conséquent, un déplacement de l’écologie sur le terrain du « #réalisme » politique s’impose (soit une rupture franche avec une tradition libertaire importante au sein des mouvements écologistes contemporains). Ainsi, il aboutit à l’idée, essentielle, que, faute de gouvernance mondiale crédible, seuls les Etats les plus puissants, réunis en une coalition dominante, pourront imposer une transition aux acteurs ayant intérêt à défendre l’infrastructure fossile (qu’il s’agisse d’industriels, d’investisseurs, de travailleurs des secteurs menacés, d’Etats pétro-gaziers ou de nations dépendantes du charbon). A la lecture, on s’interroge néanmoins sur la façon dont cette coalition devrait « imposer » la transition aux acteurs en question. On aurait également apprécié des précisions sur la stratégie que devraient adopter les démocraties dans cette perspective (l’Europe devrait-elle s’associer à la dictature chinoise pour composer une coalition « post-carbone » ? Devrait-elle se rapprocher des Etats-Unis ?)

      Analysant la situation géopolitique depuis 2020, Pierre Charbonnier se réjouit de certains « bougés » de la part des grandes puissances, qui associent désormais écologie et questions stratégiques. L’Europe, réagissant à l’agression russe, promeut les énergies décarbonées dans une logique de sécurité (et pas uniquement protéger l’environnement). Après la Chine, les Etats-Unis de Joe Biden financent massivement leur industrie verte dans le but d’affirmer leur leadership. Ce changement de paradigme, à peine initié et toujours fragile, représente un espoir majeur selon l’auteur : celui de mettre en branle des puissances capables de gagner la guerre du climat, celui d’une écologie réellement (géo)politique.

      https://www.liberation.fr/culture/livres/lecologie-le-vert-de-la-guerre-selon-pierre-charbonnier-20240828_MQBVF5KB

    • Dans son ambition de faire converger sécurité et soutenabilité, Pierre Charbonnier, en conclusion, formule les objections et les contreparties à cette écologie de guerre. Premièrement, « ce cadre de pensée revient à renoncer à l’imaginaire politique et géopolitique par défaut du monde écologiste. » (p. 309) Deuxièmement, « l’assimilation des politiques climatiques aux politiques de sécurité » (p. 310). Troisièmement, « l’écologie de guerre serait contre-productive : loin de permettre un refroidissement des tensions internationales, elle y contribuerait. » (p. 312) Quatrièmement, « l’écologie de guerre adoube le capitalisme vert promu par les élites économiques. » (p. 313) Ces objections paraissent justes, mais il faut selon lui les dépasser, car leur prise de risque sera toujours moindre que le risque maximal de la catastrophe bioclimatique.

      https://lestempsquirestent.org/fr/numeros/numero-5/sur-la-puissance-a-propos-de-l-ecologie-de-guerre-selon-pierre-c

  • Roland Simon - #Gaza 2024
    https://dndf.org/?p=21486

    Dans un texte publié sur « Lundi matin » on parle de Gaza mais on ne trouve rien sur Gaza, les Palestiniens, etc., on y trouve la boite aux outils dont l’utilisation est préconisée en toute circonstance, quels que soient les lieux, les sujets, les conflits, les classes ou fractions de classes en présence : l’occupation (il faut croire que cela les occupe). Et surtout, l’injonction de tout bon théoricien cultivé et dissident des classes dominantes, à être du « bon côté de l’histoire ». Toujours « l’Histoire » comme le totem de ceux qui s’imaginent en être les représentants en chair et en os. Mais ceux qui sont dans le coup, qui sont embarqués dans les entrelacs de toutes les luttes et des guerres se foutent complètement du bon et du mauvais côté de l’Histoire et de l’Histoire elle-même. Il n’y a que ceux qui s’imaginent, parce que c’est leur raison d’être, être, en toutes circonstances, l’incarnation de l’Histoire et donc de son « sens » qui se soucient d’une telle chose : être du bon côté ou nonIl est remarquable comme en très peu de temps les acteurs ont changé ainsi que le ton et la signification des réactions à l’extermination des Gazaouis (qui s’accompagne, c’est important de le souligner, d’une recrudescence des expéditions militaires en Cisjordanie). De réactions plus ou moins spontanées de ceux qui, toute proportion gardée, voit dans cette extermination le symbole de leur propre situation sans avenir, on est passé aux militants professionnels prêts à se faire tuer jusqu’au dernier Palesstinien. Je viens de lire dans le Diplo de Mai 2024, un article intitulé « La rue avec Gaza, les élites derrière Israël ». Que peut signifier maintenant « être avec Gaza » ? Tout au long de l’article, cette « rue » ce sont « l’opinion publique », les « sondages », des juristes, des universitaires, etc. Et il est vrai qu’il y a des manifestations massives qui appellent à un « cessez-le-feu ». Il ne s’agit plus, centralement, comme cela fut brièvement le cas de reconnaître dans Gaza la forme paroxystique d’une situation vécue, mais d’exprimer une « solidarité » sans enjeux. Le fondement de cette « solidarité », c’est le « droit », l’ « égalité des peuples », le « cessez-le-feu », la paix.

    #Israël #Palestine

    • Quand la majorité des Palestiniens soutient le Hamas et se reconnaît en lui (et ils ont leurs raisons de le faire), quand « l’Autorité palestinienne » est totalement discréditée allant même jusqu’à poursuivre, avec l’armée israélienne, les brigades armées « autonomes » de Cisjordanie, la solidarité avec la Palestine ne pouvant pas contourner ces faits ne peut que les surplomber et n’être qu’un appel à la paix ou un « Palestine vaincra » totalement hors-sol. « La Palestine de la rivière à la mer » sous-entendant un Etat multinational, si ce n’est multiconfessionnel, est totalement irréaliste à moins de vouloir officialiser les Palestiniens comme main-d’œuvre à bon marché de l’économie israélienne (c’est-à-dire officiellement « juive » depuis la réforme de la Constitution israélienne) qui demeurerait, avec l’appui de l’argent du Golfe, la structure dominante de cet Etat.

      Pourtant, là où se manifeste cette solidarité elle combine toujours le #pacifisme comme réelle expression de son impasse proprement politique et l’identification des exclus (effectifs ou menacés) ou « étrangers » au paradigme mondial palestinien. On ne peut négliger sur certains campus américains (pas les plus huppés) le rôle joué par les étudiants d’origine mexicaine ou centre-américaine.

      Il faut accepter, reconnaître, exposer l’impasse politique de la solidarité en même temps que souligner le paradigme mondial palestinien, au prix de construire une image idéologique de celui-ci, dénoncer et dans la mesure des moyens combattre la propagande de tous les Etats occidentaux dans leur complicité intéressée à l’extermination des Palestiniens, au moment même où toute leur politique concourt à la création d’exclusion et de misère dans chacune de leur aire nationale. Malgré l’impasse politique que cela manifeste, réclamer la paix et le premier acte nécessaire.

      Quand on parle de l’anéantissement de Gaza et qu’on le considère comme un événement/révélateur mondial, il faut aller à la racine : le « problème des surnuméraires » qui ne le sont jamais vraiment. Si Gaza est une crise mondiale, c’est que c’est la question qui traverse la crise actuelle de la mondialisation telle que présentement crise de l’articulation entre la valorisation du capital et la reproduction de la force de travail.

      [...]

      (...) l’islamisme, (...) un au-delà du nationalisme dans une « identification » de plus en plus abstraite au fur et à mesure que l’avenir se bouchait.

    • « L’Etat des Juifs » (c’est le titre) sera « l’avant-garde de la civilisation contre la barbarie » (Herzl, 1896)

      En 1948, la guerre acta la faillite du pouvoir des oulémas, muftis et grands propriétaires absentéistes se prélassant à Damas, Alep, Aman ou Le Caire. La grande expulsion des Palestiniens fit place nette pour le développement des rapports sociaux spécifiquement capitalistes.

      1967, ce fut le premier acte de la faillite du développement nationaliste de tous les jeunes et beaux officiers à moustaches. Occupation des « Territoires » : apparition du salariat et des règles bourgeoises de la propriété foncière en Cisjordanie.

      1973 Leur faillite fut achevée au profit de l’islamisation rentière régionale et lors des guerres au Liban. En 1982, l’armée israélienne protège les Phalangistes lors des massacres de Sabra et Chatila. L’action fut poursuivie par l’expulsion de l’OLP de Beyrouth.

      1988 La première Intifada confirma le pouvoir sur la région d’Israël comme seul pôle capitaliste dynamique. Les Palestiniens furent mis au pas au profit des autres Etats de la région, Il ne faut pas oublier que la Jordanie s’était auparavant fait remarquer par quelques massacres de Palestiniens (Septembre noir)

      1991 -2003 Les deux guerres du Golfe marquent la fin de l’intégration rentière régionale autour des pays du Golfe.

      2006 L’intervention au Liban fignole les choses et maintient le pays, seul concurrent potentiel, dans un état de fractionnement et d’impuissance.

      2011 Les « printemps arabes » montrent l’incapacité des classes dominantes locales, dont la richesse procède plus du pillage que de la valorisation, de porter une restructuration endogène de la région.

      2020, les « Accords d’Abraham » sous l’égide américaine lient l’argent du Golfe à la puissance technologique et capitaliste d’Israël. En effet, il est bien beau d’avoir beaucoup d’argent venant d’une rente et d’une matière première surgie du sol, mais depuis l’Espagne et le Portugal des XVIe et XVIIe siècle, on sait que cela ne signifie pas la richesse comme l’exposa très bien Adam Smith.

      Dans tous ces épisodes (il y en eut bien d’autres comme les accords d’Oslo et de Paris qui, avec la complicité de l’OLP, enterrèrent pour trente ans la « question palestinienne ») Israël fut toujours le fer de lance et la contrainte au développement capitaliste régional. Jusqu’au début des années 2000, cela avait toujours été conflictuel et la question palestinienne revenait de part et d’autre sur le tapis.

  • https://aufstehen.de/web

    C’est chiant quand il n’y a qu’un seul parti politique dans ton pays qui se prononce sans réserve contre la guerre, surtout quand tu n’es pas d’accord avec plusieurs de ses autres positions.

    Link Presseerklärung der Initiative „Nie wieder Krieg – Die Waffen nieder“:
    https://machmit.aufstehen.de/mitmachen/images/Presse-InfoUkraine-IniAktionen_31.05.pdf

    Link „Flyer Kriegseskalation stoppen“:
    https://machmit.aufstehen.de/mitmachen/images/FlyerKriegseskalationStoppen_vonIsabelle.pdf

    Bon, il y a des discussions sur un nombre impressionnant de sujets...

    Aufstehen Manifest Diskussion - Ideensammlung
    https://aufstehen.pro/sam

    Gemeinsam das Bild einer neuen Gesellschaft erschaffen,
    zusammen alte Fehler vermeiden...
    und jetzt, alle miteinander, die Wege in die Gesellschaft der Zukunft finden.
    Wege, die wir gehen wollen!

    Erstmals seit es die Menschheit gibt, schreibt sich eine Bewegung ihr Manifest selbst!

    Was bisher geschah:
    Teil I
    Gemeinsam entwickeln wir das Bild einer Gesellschaft, wie wir sie uns vorstellen
    ▸ UNSERE VISION

    Teil II
    Was hätte in Deutschland besser laufen können (abgeschlossen)
    ▸ UNSERE ANALYSE

    Bedenkt, in früheren Zeiten war ein Graswurzel-Manifest zu schreiben unmöglich, weil vor allem die ärmeren lohnabhängigen Menschen zu ungebildet waren. Das änderte sich. Noch nie konnten so viele Menschen lesen und schreiben wie heute, hatten so viele Menschen Zugang zu Informationen und können dank Fremdsprachen auch weit über den Tellerrand schauen. Aber trotz dieser Entwicklung und Internet hatte noch keiner, keine Organisation die Idee, mit extra dafür geschaffenen Werkzeugen euch alle zu fragen: Wie soll unsere Zukunft aussehen? Wie wollen wir sie erreichen? Nutze nun diese Chance, bring dich ein! Es ist nicht schwer. Melde dich an ... und los geht es.

    Teil III
    WEGE ZUM ZIEL formulieren (und wenn nötig die Vision ergänzen)
    MACH MIT!
    Klicke oben rechts auf NEU REGISTRIEREN und schreib mit an UNSEREM MANIFEST!

    Topics

    Altersvorsorge und Rente
    Arbeit
    Außenpolitik
    Bildung
    Demokratie
    Digitalisierung und KI
    Eigentum
    Energieversorgung
    Ernährung und Landwirtschaft
    Europapolitik
    Familienpolitik und Senioren
    Finanzen und Steuern
    Freiheit
    Frieden
    Gesellschaft und Politik
    Gesundheit, Pflege
    Gleichberechtigung, Chancengleichheit
    Grundgesetz, Verfassung
    Infrastruktur und Verkehr
    Innenpolitik, Innere Sicherheit
    Justiz und Rechtssystem
    Kinder und Jugend
    Kultur, Kulturpolitik
    Landesverteidigung
    Medien und Journalismus
    Migrationspolitik
    Regional- und Stadtentwicklung
    Sozialpolitik, Gemeinwohl
    Tierwohl, Tierschutz
    Umwelt- und Klimaschutz, Ökologie und Nachhaltigkeit
    Verbraucherschutz
    Wirtschaft, Ökonomie
    Wissenschaft und Forschung

    #Allemagne #politique #Aufstehen #BSW #guerre #pacifisme

  • Ecoutez Eugène Bizeau
    http://anarlivres.free.fr/pages/nouveau.html#bizeau

    En 1981, à 98 ans, dialoguant avec l’historien de la chanson révolutionnaire Robert Brécy, Eugène Bizeau (1883-1989), poète vigneron et anarchiste, se raconte devant la caméra de Bernard Baissat. Dans sa maison à Veretz (Indre-et-Loire), il se souvient de sa vie, du travail de la terre, des chansons sociales de l’époque, de sa rencontre avec les idées libertaires...

    #Bizeau #libertaire #chanson #antimilitarisme #pacifisme

  • Maudite soit la guerre
    http://anarlivres.free.fr/pages/nouveau.html#maudite

    Pour le centenaire (1923-2023) de l’édification du monument aux morts pacifiste de Gentioux (23), la municipalité organise trois jours de commémoration avec une série de spectacles, de conférences, d’expositions et de rencontres, les 3, 4 et 5 novembre. Programme complet...

    #guerre #pacifisme #Gentoux #MonumentMorts #anarchisme #libertaire #11novembre

  • ★ ☮️ À bas la guerre ! Journée antimilitariste, pacifiste et libertaire ! - Paris-luttes.info

    L’Union Pacifiste de France et la CNT Région Parisienne proposent une journée antimilitariste avec ciné-débat le samedi 21 octobre (...)

    #antimilitarisme #antiguerre #pacifisme #anarchisme

    ▶️ https://paris-luttes.info/a-bas-la-guerre-17379

    ▶️ https://urp.cnt-f.org

    ▶️ http://unionpacifiste.org