• Pakistan : tentative de black-out informationnel sur le Cachemire, symptomatique de l’intensification de la répression des médias

    Coupures d’Internet, blocage du site web d’Al Jazeera, arrestations de journalistes, restrictions de déplacement imposées aux reporters des médias étrangers, convocations en justice et pressions visant à contraindre une journaliste de télévision à quitter son poste : les atteintes à la liberté de la presse se multiplient de manière alarmante au Pakistan, notamment au Cachemire. Reporters sans frontières (RSF) appelle les autorités à libérer les journalistes détenus et à mettre fin à cette offensive contre la presse.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/07/16/autodetermination-politique-pour-le-cachemire/#comment-75444

    #cachemire #pakistan

  • Tuerie au Cachemire sous contrôle pakistanais

    Hier soir, le 27 juillet, lors d’une des attaques les plus brutales jamais perpétrées contre un rassemblement de manifestants non armés, les rangers et la police pakistanaise ont tué au moins 19 Cachemiri.es ; des dizaines d’autres ont été blessés.

    Ces tirs directs des forces de l’ordre sur les manifestants ont eu lieu sans aucune provocation. Les participant.es à la longue marche vers Muzafarabad, la capitale du Cachemire, campaient depuis plus d’un mois à la périphérie de Rawalakot, l’une des principales villes du Cachemire sous contrôle pakistanais.

    Ils étaient des milliers à avoir répondu à l’appel du Comité d’action populaire conjoint du Jammu-et-Cachemire (Hier soir, le 27 juillet, lors d’une des attaques les plus brutales jamais perpétrées contre un rassemblement de manifestants non armés, les rangers et la police pakistanais ont tué au moins 19 Cachemiriens ; des dizaines d’autres ont été blessés., JAC), une organisation de masse de la société civile non partisane qui avait déjà mené des campagnes de grande envergure pour la baisse des prix de l’électricité.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/07/16/autodetermination-politique-pour-le-cachemire/#comment-75247

    #cachemire #pakistan

  • Comment les femmes ont pris la relève des chefs tribaux à la tête du nouveau nationalisme baloutche

    À mesure que le nationalisme baloutche passait d’une logique tribale, dominée par les chefs sardars et axée sur la négociation, à un combat pour les droits humains, il a ouvert la voie à des femmes telles que Mahrang Baloch, du Comité Baloch Yakjehti

    UNE PHOTOGRAPHIE DE Mahrang Baloch circule sur les réseaux sociaux depuis quelques semaines. Prise par une froide matinée d’hiver à Quetta, la capitale de la province pakistanaise du Baloutchistan, en janvier 2024, elle montre Mahrang, fondatrice du Baloch Yakjehti Committee (BYC), debout devant des milliers de personnes – pour la plupart des jeunes, dont de nombreux étudiants. Mahrang venait tout juste de rentrer au Baloutchistan après un sit-in d’un mois devant le Club national de la presse d’Islamabad, organisé pour protester contre les disparitions forcées et les exécutions extrajudiciaires de Baloutches. Le rassemblement de Quetta avait pour objet d’accueillir Mahrang à son retour et de saluer sa détermination dans la lutte pour les droits civils et humains des Baloutches. Entourée d’autres dirigeantes, depuis les marches, Mahrang s’est adressée à la foule, affirmant qu’une révolution était en marche au Baloutchistan pour la survie même de la province.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/21/comment-les-femmes-ont-pris-la-releve-des-chef

    #feminisme #pakistan

  • Les abus subis par les travailleurs du coton au Pakistan révèlent les lacunes des lois européennes sur la “fast fashion”

    Les marques de vêtements européennes peuvent toujours commercialiser des articles dont elles ne peuvent garantir qu’ils ne sont pas fabriqués à partir de coton récolté par des agriculteurs exploités ou des enfants au Pakistan – et la législation européenne leur permet de s’en tirer à bon compte.

    https://voxeurop.eu/fr/esclavage-pakistan-travail-coton-mode-europe

    #pakistan

  • Un sommet national donne la parole aux femmes en situation de handicap 2 juillet 2026 (MLN) :

    Le Pakistan a organisé ici, les 29 et 30 juin, son tout premier Sommet national des femmes en situation de handicap (WWD), réunissant des femmes en situation de handicap venues d’Islamabad, du Khyber Pakhtunkhwa (KP), du Pendjab et du Sind.

    https://mettisglobal.news/National-summit-amplifies-voices-of-women-with-disabilities-61521?ref

    #pakistan

  • « Plus une goutte d’eau ne coulera » : l’Inde confirme « travailler activement » à priver en amont le Pakistan de l’eau de ses fleuves
    https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/plus-une-goutte-d-eau-ne-coulera-l-inde-confirme-travailler-activement-a

    #New_Delhi a confirmé mercredi 10 juin qu’elle cherchait à priver son voisin pakistanais de l’eau des fleuves qui prennent leur source en #Inde avant de couler au #Pakistan. Il y un an, les Indiens avaient dénoncé unilatéralement un traité de partage des eaux en représailles à un attentat attribué à #Islamabad.

    « C’est une évidence, plus une goutte d’eau ne coulera (au Pakistan) dans les années qui viennent » , a affirmé le ministre indien de l’Eau, CR Patil, dans un entretien accordé mardi à l’agence de presse ANI. « Nous y travaillons activement », sur « directive » du Premier ministre #Narendra_Modi, a ajouté CR Patil.

    #tout_va_bien

  • « Retours volontaires » de l’OIM : près de 500 migrants rapatriés de Libye en une semaine - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71572/retours-volontaires-de-loim--pres-de-500-migrants-rapatries-de-libye-e

    « Retours volontaires » de l’OIM : près de 500 migrants rapatriés de Libye en une semaine
    Par La rédaction Publié le : 27/05/2026
    Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), près de 500 migrants en Libye ont été rapatriés vers le Bénin, le Pakistan et le Bangladesh via un « retour volontaire » cette semaine.
    Au total, 496 migrants ont été rapatriés dans leur pays via un « retour volontaire » organisé par l’Organisation internationale des migrations (OIM) ces sept derniers jours. Pour cela, trois vols ont été affrétés. Le premier est parti de la ville de Sabha, à quelques 600 km au sud de Tripoli. De cette région désertique, 151 migrants ont été rapatriés vers Cotonou, au Bénin, et Accra, au Ghana.
    Le second vol concernait 174 exilés. Ils ont quitté Tripoli en direction d’Islamabad, la capitale du Pakistan. Et enfin, le dernier avion est parti de Benghazi avec pour destination Dhaka, la capitale du Bengladesh, avec 171 migrants à son bord.Un soutien médical et de protection a permis à tous les bénéficiaires de recevoir des retours sûrs", assure l’organisation onusienne.
    Ces dernières opérations témoignent de la dureté de la vie en Libye pour les migrants. Dans ce pays de transit pour les exilés tentant de rejoindre l’Europe, les conditions de vie sont extrêmement difficiles.
    En effet, passeurs et trafiquants ont profité du climat d’instabilité qui règne dans le pays depuis la chute et mort de l’ancien dictateur Mouammar Kadhafi en 2011 pour développer des réseaux mafieux autour de la traite d’êtres humains. La majorité des migrants subsahariens jetés arbitrairement en prison sont aux mains de ces trafiquants et victimes d’extorsions. Les geôliers les torturent, les filment et envoient les vidéos à leurs familles pour demander des rançons. De nombreux migrants meurent aussi en détention, faute de famille et d’argent.
    Depuis de nombreuses années, la rédaction d’InfoMigrants et de nombreuses ONG et institutions témoignent de la violence subie par les exilés dans cet État d’Afrique du Nord. En novembre 2025 par exemple, un Camerounais racontait son calvaire en Libye : « Ce pays ne connaît pas les droits de l’Homme, il n’y a aucun respect pour les personnes noires. Nous sommes considérés comme des animaux ».
    Et dans les geôles libyennes, les migrants vivent l’enfer. « Nous étions tous enfermés, il y avait des jeunes comme moi, mais aussi des personnes âgées, ils ne nous donnaient pas à manger et ils nous frappaient. Ils nous ont demandé le numéro de téléphone de nos familles et ont passé des appels vidéo pour leur demander de l’argent pendant qu’ils nous frappaient. Ma famille n’avait pas d’argent, alors ils m’ont frappé et m’ont arraché un ongle, puis j’ai perdu connaissance. Je ne me souviens plus de ce qui s’est passé ensuite », témoignait de son côté un Bangladais interrogé par InfoMigrants en août 2025.
    Le nombre de « retours volontaires » effectués depuis la Libye témoigne aussi de cet « enfer libyen », et ce depuis plusieurs années. Entre le lancement du programme d’aide au retour humanitaire « volontaire » (VHR) de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en 2015 et juin 2025, plus de 100 000 migrants en Libye ont regagné leur pays en Afrique et Asie.
    Les personnes rapatriées sont originaires de 49 pays d’Afrique et d’Asie comme le Nigéria, le Mali, le Niger ou encore le Bangladesh entre autres. Si pour la grande majorité, il s’agissait d’hommes (près de 73 000), environ 17 000 femmes ainsi que plus de 10 000 enfants - parfois non accompagnés - ont également bénéficié de cette aide de l’OIM.Mais le retour est parfois impossible. Les exilés soudanais, par exemple, très nombreux en Libye, ne peuvent rejoindre leur pays déchiré par un conflit sanglant. D’autres migrants, coincés en Libye, fuient des violences familiales au pays, comme Marie et sa fille Aya, âgée de sept ans. Camerounaise, Marie a fui un mari violent et violeur au pays. Elle rêve de quitter la Libye où elle a déjà séjourné trois fois en prison, mais ne sait pas où aller.

    #Covid-19#migration#migrant#libye#mali#niger#nigeria#rapatriement#retourvolontaire#benin#pakistan#bangladesh#sante#routemigratoire#OIM

  • L’Afghanistan confronté au retour en masse de réfugiés
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/21/l-afghanistan-confronte-au-retour-en-masse-de-refugies_6691834_3210.html

    L’Afghanistan confronté au retour en masse de réfugiés
    Trois millions d’Afghans devraient revenir dans leur pays dans l’année, principalement du Pakistan et d’Iran. Un défi de taille pour un pays dont la situation humanitaire est déjà catastrophique, à la fois en raison du retour au pouvoir des talibans, en 2021, et de l’arrêt des aides américaines de l’Usaid par l’administration Trump, dont l’Afghanistan était le troisième bénéficiaire.
    Par Jacques Follorou
    Après quarante années de guerres, de crises humanitaires, de catastrophes naturelles, le retour d’un régime taliban obscurantiste et la mise au ban des femmes, l’Afghanistan voit, aujourd’hui, surgir le spectre d’une profonde déstabilisation. Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) de l’Organisation des Nations unies (ONU), mardi 19 mai, près de 1,6 million d’Afghans devraient rentrer d’Iran et 1,1 million du Pakistan, entre avril et fin décembre. Ces arrivées viendront s’ajouter aux retours des 5,9 millions d’Afghans déjà recensés depuis septembre 2023 – un choc pour un pays de 43 millions d’habitants. Pour une large majorité, ces réfugiés ont été contraints, par la force, de quitter des pays dans lesquels ils vivaient parfois depuis quarante ans. Les gouvernements iranien et pakistanais ont justifié ces mesures par le durcissement de leur politique migratoire, et déclaré ne plus pouvoir supporter le coût économique et social de ces populations. Depuis janvier, selon les autorités, près de 600 000 Afghans sont déjà revenus. « On ne parle pas d’un événement sur le court terme à la frontière, assure l’ONU, à Kaboul. Il s’agit d’un profond défi démographique et de développement. »
    Le HCR a appelé les autorités pakistanaises, iraniennes et, plus récemment, celles du Tadjikistan, au respect de la « dignité » de ceux qu’elles expulsaient. « Clairement, cela n’a pas toujours été le cas », a souligné le porte-parole de l’agence onusienne. Les ONG qui viennent en aide à ces réfugiés informent, par ailleurs, que la moitié d’entre eux sont des femmes, et des enfants dont beaucoup sont nés et ont grandi hors d’Afghanistan. Les liens avec leur communauté d’origine sont souvent faibles, voire inexistants, ce qui complique leur installation. Les rapatriés se retrouvent sans terre et sans habitat. Selon l’ONU, « sans investissements sur le moyen terme pour le logement, l’accès à l’eau, la santé (…), nous risquons de voir de nouveaux déplacements de population, une pauvreté croissante et des tensions sociales ».
    L’Afghanistan a été confronté à une augmentation de la population de près de 12 % entre 2023 et 2025. Et les près de trois millions de personnes supplémentaires attendues dans l’année vont aggraver la situation. Le pays n’a pas les moyens d’assimiler une telle masse de réfugiés. C’est une pression sans précédent qui s’exerce sur l’économie, les services de santé, l’éducation et le marché du travail, sachant que, selon l’Organisation mondiale de la santé, près de la moitié des habitants aura besoin d’aide humanitaire. Le défi est de taille dans un pays qui a perdu plus de 80 % de ses programmes d’aide avec la suppression, début 2025, par le président américain, Donald Trump, de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid), dont l’Afghanistan était le troisième bénéficiaire. Selon l’ONU, le pays, sous sanctions, a perdu 43 % de ses financements extérieurs.
    Le gouvernement taliban n’a pas réagi officiellement aux déclarations du HCR ni à la vague migratoire. Les représentants de celui-ci assurent simplement « traiter le problème de ces rapatriés », en faisant appel à des « hommes d’affaires afghans ». Selon le ministère du développement urbain et du logement, la « commission permanente pour l’installation et la répartition des terres » a, à ce jour, attribué 31 025 parcelles de terrain dans 18 provinces à des migrants récemment rentrés. De nouvelles agglomérations résidentielles auraient vu le jour, comme dans le district de Khak-e Jabbar, à Kaboul, où 4 652 parcelles résidentielles auraient été distribuées aux réfugiés.
    Néanmoins, l’ensemble des ONG internationales et locales constatent, sans le dire ouvertement, par crainte de mesures punitives de la part du gouvernement islamiste, toute l’« inefficacité d’un régime qui fonde sa gouvernance et la gestion du pays sur les seuls principes religieux », selon les termes de l’un des rares responsables occidentaux, à Kaboul. Depuis leur retour au pouvoir, en août 2021, les talibans ont, de fait, limogé une grande partie des fonctionnaires et des technocrates qui occupaient des postes d’expertise, pour nommer à leur place des personnes sur le seul critère de leur supposée orthodoxie islamique. Le ministère de la santé a ainsi perdu beaucoup d’experts et de médecins, licenciés ou ayant opté pour l’exil. Cette politique a été déclinée à l’échelle des provinces.
    Enfin, le travail des ONG et de l’ONU sur le terrain est compliqué par la volonté du régime taliban d’en contrôler les activités. Depuis début décembre 2024, le chef suprême des talibans, l’émir Haibatullah Akhundzada, souhaite imposer la fermeture de toutes les ONG nationales et étrangères employant des femmes afghanes. Si les organisations humanitaires tentent encore d’échapper à cette mesure, elles ont dû réduire leur personnel et le champ de leurs interventions. Dans certaines vallées sinistrées, les nouveaux venus reçoivent une aide au compte-gouttes et doivent se débrouiller par eux-mêmes. Quant à la mendicité, elle est endémique.

    #Covid-19#migration#migrant#afghanistan#retour#rapatriement#iran#pakistan#HCR#sante

  • Aux Emirats arabes unis, des milliers de travailleurs pakistanais expulsés : « J’ai été traité comme un criminel »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/13/aux-emirats-arabes-unis-des-milliers-de-travailleurs-pakistanais-expulses-j-

    Aux Emirats arabes unis, des milliers de travailleurs pakistanais expulsés : « J’ai été traité comme un criminel »
    De nombreux membres de la communauté chiite pakistanaise, qui entretient un fort rapport de proximité avec l’Iran, témoignent des expulsions arbitraires dont ils sont victimes depuis la mi-avril. Deux millions de Pakistanais chiites vivent dans le pays ; beaucoup depuis plusieurs années.
    Par Sophie Landrin (Islamabad, envoyée spéciale)
    Ali Abbas, un comptable pakistanais de 38 ans, travaillait depuis quinze ans dans une institution gouvernementale des Emirats arabes unis. Il a été brutalement expulsé, fin avril. « J’ai été convoqué dans un bureau d’une agence gouvernementale où mon téléphone portable a été confisqué et la carte SIM retirée. On m’a dit que mon visa était annulé et que je serais expulsé plus tard dans la journée. Ce fut un choc énorme pour ma famille et moi : j’ai passé quinze ans à bâtir ma carrière et, en quelques minutes, tout a été réduit à néant. » Il est parti sans percevoir ses indemnités de fin de contrat pour plus d’une décennie de travail. Son téléphone ayant été confisqué, il a perdu l’accès à son compte bancaire et à son épargne. Le comptable a laissé sur place tous ses biens (meubles, voiture…). « J’ai été expulsé du pays, avec pour seuls biens mon passeport et mon portefeuille. Ma seule faute était ma foi. » Ali Abbas est chiite et, comme lui, des milliers de Pakistanais de ce courant de l’islam ont été renvoyés depuis la mi-avril. Un haut dignitaire chiite pakistanais, Muhammad Amin Shaheedi, a avancé le chiffre de 5 000 familles chiites, soit un total de 15 000 personnes, dont beaucoup sont installés aux Emirats depuis plusieurs années ou décennies.
    En expulsant les Pakistanais, les Emirats arabes unis, durement frappés par des missiles et des frappes de drones iraniens, veulent-ils sévir contre cette communauté qui entretient des liens profonds avec l’Iran ? Sanctionner Islamabad, investi dans un rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l’Iran ? Lancer un avertissement à son allié, qui s’est considérablement rapproché de l’Arabie saoudite ? La guerre en Iran avait déjà eu des répercussions pour la communauté chiite au Pakistan, qui représente de 10 % à 15 % (entre 25 millions et 37,5 millions de personnes) de la population du pays, estimée à 250 millions d’habitants, majoritairement sunnite. La plupart vivent dans le Gilgit-Baltistan, seule région majoritairement chiite du pays.
    A l’annonce de la mort du Guide suprême iranien Ali Khamenei, le 28 février, de violentes manifestations antiaméricaines avaient éclaté dans plusieurs grandes villes, faisant une vingtaine de morts. Un groupe de jeunes musulmans chiites en colère avait attaqué le consulat américain à Karachi, dans le sud du Pakistan. Le maréchal Asim Munir, l’homme le plus puissant du Pakistan, avait alors rencontré les dignitaires du clergé chiite pour calmer les esprits.
    Les Emirats arabes unis n’ont pas confirmé ces expulsions, pas plus que le gouvernement pakistanais. Pourtant, Syed Qaiser Abbas, un chiite local, installé dans la province du Khyber Pakhtunkhwa, au Pakistan, joint par Le Monde, témoigne de l’ampleur des départs. Il a recueilli les données pour sa ville, Hangu. « Chaque jour, nous accueillons dans notre village des personnes expulsées. A ce jour, plus de 200 musulmans chiites sont revenus. Les gens sont expulsés aveuglément en raison de leur foi. Il est très regrettable que les chiites pakistanais soient traités comme s’ils étaient iraniens. Nous respectons et suivons l’ayatollah, mais cela ne signifie pas que nous sommes iraniens », plaide-t-il.
    Selon les témoignages qu’il a collectés, les autorités émiraties repèrent les Pakistanais chiites quand ils se rendent dans des lieux de culte, où ils doivent scanner leur carte d’identité avant d’entrer. « Nous exhortons le gouvernement pakistanais à soulever cette question auprès des autorités des Emirats arabes unis, mais jusqu’à présent les responsables pakistanais semblent refuser de voir la réalité en face », insiste Syed Qaiser Abbas. Environ 2 millions de Pakistanais sont installés aux Emirats.
    Le Golfe est crucial pour le Pakistan, et cette vague d’expulsions risque d’ébranler une économie déjà fragile. Des millions de citoyens ont migré comme travailleurs, souvent faiblement qualifiés, en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis, au Qatar, à Oman et à Bahreïn. Les fonds qu’ils envoient chez eux constituent une bouée de sauvetage cruciale pour les familles, mais aussi pour l’économie pakistanaise, en manque de liquidités, contribuant à renforcer les réserves de change du pays. Au cours du dernier exercice fiscal 2024-2025, le Pakistan a reçu plus de 38 milliards de dollars (plus de 32 milliards d’euros) de transferts de fonds provenant de travailleurs expatriés, et les Emirats ont contribué à hauteur de 7,8 milliards de dollars, soit le deuxième montant le plus élevé après l’Arabie saoudite.
    Abou Dhabi avait déjà envoyé, en avril, un signal négatif en exigeant le remboursement rapide d’un prêt de 3,5 milliards de dollars accordé au Pakistan – près d’un cinquième des réserves de change du pays. L’Arabie saoudite a dû intervenir et a proposé un dépôt de 3 milliards de dollars, évitant un défaut de paiement. Islamabad joue les équilibristes en tentant de maintenir sa neutralité face aux rivalités entre le Golfe et l’Iran voisin, tout en se posant en médiateur dans la guerre opposant Téhéran et Washington. Sa position est d’autant plus délicate que le Pakistan est engagé par un pacte de défense mutuel signé en 2025 avec l’Arabie saoudite, rival historique de l’Iran, l’obligeant à protéger Riyad en cas d’attaque.
    Le ministère de l’intérieur pakistanais a démenti, dans un communiqué diffusé le 8 avril, les expulsions « de ce pays islamique frère que sont les Emirats arabes unis », qualifiant ces informations « de mauvaise foi, s’inscrivant dans le cadre d’une propagande malveillante menée par des intérêts particuliers ». « Aucune expulsion ciblant un pays ou une branche spécifique n’est en cours, y compris aux Emirats arabes unis, affirment les autorités. Les expulsions, le cas échéant, relèvent d’une procédure de routine conforme à la réglementation et au système juridique du pays d’accueil, et sont motivées par des violations de la loi, des séjours illégaux ou des documents non valides. »
    Abbas Shirazi, 47 ans, originaire du district d’Attock, dans le Pendjab, possédait des documents parfaitement valides quand il a été renvoyé brutalement, le 22 avril, après dix-sept années passées aux Emirats. « Ils m’ont arrêté devant mon bureau, m’ont pris mon ordinateur portable et mon téléphone, puis m’ont envoyé dans un centre de détention où se trouvaient une douzaine d’autres chiites pakistanais. J’ai été traité comme un criminel », témoigne cet inspecteur de la sécurité dans le bâtiment. Il raconte avoir été harcelé au cours de sa détention, sans possibilité de s’entretenir avec la direction de l’entreprise ou avec sa famille, et encore moins avec un avocat. « Je suis rentré au Pakistan les mains vides, sans un sou, et j’ai perdu l’accès à toutes mes économies et à ma retraite. Nous n’avons reçu aucune aide de la part des autorités pakistanaises. » Abbas Shirazi, père de trois enfants, ne sait pas comment subvenir aux besoins de sa famille. La guerre en Iran met au jourd à quel point la main-d’œuvre migrante et les transferts de fonds sont devenus des instruments de pression en géopolitique.

    #Covid-19#migration#migrant#pakistan#emiratsarabes#travailleurmigrant#expulsion#droit#sante#crise

  • Pakistan : Le mariage comme partenariat économique : le jugement de la Haute Cour d’Islamabad sur les biens matrimoniaux et la campagne qui l’a porté

    Les tribunaux pakistanais redéfinissent « le soutien de famille » : la politique derrière une décision historique

    La Haute Cour d’Islamabad a statué que tous les biens accumulés pendant le mariage doivent être partagés équitablement, et que le travail domestique et les tâches de soin ne peuvent être hiérarchisés en dessous des revenus du travail rémunéré. Le jugement est le produit d’une campagne coordonnée menée par la Legal Aid Society Pakistan et l’organisation de réforme juridique Musawi, soutenues par le réseau féministe islamique transnational Musawah ; il s’appuie à la fois sur les traditions féministes laïques et islamiques que les organisations féministes pakistanaises ont développées depuis la dictature de Zia ; et il intervient à un moment où la Haute Cour d’Islamabad elle-même fait l’objet d’attaques soutenues de la part de l’appareil de renseignement militaire du pays.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/05/11/pakistan-le-mariage-comme-partenariat-economiq

    #pakistan

  • Le Pakistan cherche à faciliter le contournement physique du blocus du détroit d’Ormuz par les États-Unis…
    Pakistan issues new transit of goods order to facilitate regional trade
    https://english.news.cn/20260427/120d5e2e65c14dafb51801cad07f7299/c.html

    ISLAMABAD, April 27 (Xinhua) — Pakistan has introduced a new framework allowing transit of goods to Iran through its territory, opening designated trade corridors under a newly issued transit trade order, the Ministry of Commerce said on Monday.

    The development came as the government implemented the “Transit of Goods Through Pakistan Order 2026,” aimed at facilitating smoother cargo movement and strengthening trade links with Iran.
    According to the ministry, multiple routes passing through key locations in the southwestern areas of Gwadar and Taftan, as well as the southern port city of Karachi, have been designated as transit corridors, forming an integrated network for goods destined for Iran.

    The country’s Federal Minister for Commerce Jam Kamal Khan said that the initiative is a significant step toward promoting regional trade and enhancing Pakistan’s role as a key trade corridor.
    “This move will strengthen Pakistan’s strategic importance and improve regional connectivity,” the minister said.

    Officials noted that the designated land routes are expected to streamline logistics, reduce bottlenecks, and ensure more efficient transportation in accordance with customs regulations.

  • L’Irlande, cinquième pays de l’UE en termes de nombre de demandes d’asile par habitant - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70776/lirlande-cinquieme-pays-de-lue-en-termes-de-nombre-de-demandes-dasile-

    L’Irlande, cinquième pays de l’UE en termes de nombre de demandes d’asile par habitant
    Par La rédaction Publié le : 08/04/2026
    Avec 2,4 demandes d’asile pour 1 000 habitants, l’Irlande se place en cinquième position des pays de l’Union européenne en nombre de primo-demandeurs par rapport à sa population. La Somalie est la première nationalité, représentant plus d’un demandeur sur six. Même si les chiffres sont en baisse, comme partout en Europe, le gouvernement irlandais envisage pour 2026 des mesures de restriction de l’accueil et d’accélération des procédures. L’Irlande est le cinquième pays de l’Union européenne (UE) en termes de premières demandes d’asile reçues par habitant. Et ce, même si les chiffres de l’asile ont diminué de 30 %, passant de plus de 18 000 demandes reçues en 2024 à près de 13 000 en 2025 - ce qui constitue un retour aux seuils de 2022 / 2023. De nouveaux chiffres publiés fin mars par la Commission européenne montrent en effet que l’Irlande a reçu 2,4 demandeurs d’asile pour 1 000 habitants l’année dernière. Il s’agit du cinquième ratio derrière la Grèce (5,3 pour 1 000) ; Chypre et l’Espagne (2,9 toutes les deux) et le Luxembourg (2,6).
    Ce taux est en baisse : en 2024 avec ses 18 000 demandes reçues, l’Irlande comptait 3,4 demandeurs pour 1 000 habitants, détaille le média irlandais BreakingNews.ie : le pays se plaçait alors au troisième rang européen. Cette diminution s’inscrit dans un contexte plus large : l’Union européenne a connu une baisse générale des demandes d’asile de 27 % en 2025. Le taux moyen est alors passé de 2 à 1,5 demandes pour 1 000 habitants dans l’UE. Parmi les États-membres, seuls la Lettonie, la Lituanie et la Hongrie ont enregistré une légère augmentation du nombre de demandes d’asile.
    Malgré la baisse de la demande d’asile, le gouvernement irlandais compte bien faire entrer en vigueur cette année son nouveau projet de loi sur la protection internationale, qui prévoit un traitement plus rapide des demandes d’asile et des potentiels renvois. Cet important ensemble de réformes présenté fin 2025 prévoit, entre autres, que les demandeurs d’asile salariés reversent entre 10 et 40 % de leur revenu hebdomadaire aux frais d’hébergement - ce qui concernerait environ 7 500 personnes selon le ministre de la Justice, Jim O’Callaghan. Dans le cadre de ce projet de loi également, le gouvernement a durci les règles relatives au regroupement familial pour les réfugiés, en limitant la possibilité de faire venir leurs proches dans le pays. Ceux-ci devront patienter pendant trois ans avant que leur conjoint-e et leurs enfants puissent les rejoindre.
    Si le texte est adopté sans modification par le parlement, cette mesure entrera en vigueur avec le reste de la loi sur la protection internationale à la mi-2026. Une telle proposition gouvernementale « est cruelle » et va « directement à l’encontre de tout ce que nous devrions défendre en tant que pays », a réagi en février le porte-parole du Parti travailliste pour la justice, Alan Kelly.C’est que les conditions de vie des primo-arrivants sont déjà rudes. Fin février, la Haute cour de justice a condamné l’État irlandais à verser 9 500 et 6 000 euros à deux demandeurs d’asile - un Afghan et un Indien - qui avaient attaqué l’État en justice pour avoir été laissés sans abri à leur arrivée dans le pays en 2023, a rapporté l’Irish Times.
    Ces dernières années, en particulier en 2024 lors de la hausse des arrivées, les hommes seuls se sont de plus en plus retrouvés sans solution d’hébergement, le gouvernement mettant en avant la crise du logement et la saturation des centres d’accueil. « Pour aller faire nos besoins, nous devons marcher environ six kilomètres. On va dans une mosquée du centre-ville qui nous accepte », témoignait Sami*, un Afghan rencontré par InfoMigrants dans les rues de Dublin en 2024. « C’est tellement insupportable la vie ici, je suis à bout. Je me sens tout le temps triste ». En janvier 2026, 1 123 nouvelles demandes d’asile sont arrivées en Irlande, selon le dernier rapport mensuel des autorités de protection irlandaises. Soit légèrement plus (3,5%) qu’en janvier 2025. Pas moins d’un quart de ces demandes émanaient de ressortissants somaliens. La Somalie promet ainsi de se maintenir en tête des nationalités qui demandent l’asile dans le pays. Avec 2 015 demandes en 2025, le pays représente au moins un demandeur sur six en Irlande. Les nationalités qui suivent sont le Nigeria (1 910) ; le Pakistan (1 665) ; l’Afghanistan (1 290) et la Géorgie (865).
    Depuis septembre 2025, le gouvernement encourage les retours volontaires vers les pays d’origine, en gonflant l’aide financière dédiée. Les personnes choisissant de rentrer volontairement avant ou après avoir reçu une décision de première instance sur leur demande de protection peuvent désormais recevoir 2 500 euros d’aide par personne, et jusqu’à 10 000 euros maximum par famille.

    #Covid-19#migration#migrant#UE#irlande#asile#politiquemigratoire#sante#somalie#nigeria#pakistan#afghanistan#georgie

  • #Iran, #USA, #Israel -Temporary Ceasefire

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12388811

    ♲ Fou - 2026-04-07 23:25:16 GMT

    Iran’s Foreign Minister Abbas Araghchi states that if attacks on Iran stop, its armed forces will halt their operations, signaling conditional acceptance of de-escalation.He adds that for two weeks, safe passage through the Strait of Hormuz will be allowed under coordination with Iran’s military, within technical limits.

  • Une voix pour les travailleuses du coton au Pakistan

    Ancienne enfant travailleuse, Hafeeza Mai dirige un syndicat au Pakistan et aide les femmes du secteur du coton à revendiquer leurs droits, à exiger l’égalité salariale et à protéger leurs enfants contre le travail des enfants.

    Je m’appelle Hafeeza Mai. J’ai 45 ans et je viens de Basti Pinjran, dans la province du Pendjab, au Pakistan.

    Quand j’étais enfant, je voulais aller à l’école, mais mes parents m’ont envoyée cueillir du coton. J’étais très jeune. Mes sœurs et moi travaillions, tandis que nos frères allaient à l’école.

    Nous travaillions toute la journée en famille et ne gagnions que 150 roupies (0,55 dollar des États-Unis) pour un maund de coton (40 kg). J’ai été piqué par des insectes et j’ai subi de nombreuses blessures en travaillant dans les champs, plus que je ne peux même en décrire. Une fois, j’ai été gravement blessé près d’un poteau électrique dans le champ.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/03/13/une-voix-pour-les-travailleuses-du-coton-au-pa

    #pakistan

  • Une voix pour les travailleuses du coton au Pakistan

    Ancienne enfant travailleuse, Hafeeza Mai dirige un syndicat au Pakistan et aide les femmes du secteur du coton à revendiquer leurs droits, à exiger l’égalité salariale et à protéger leurs enfants contre le travail des enfants.

    Je m’appelle Hafeeza Mai. J’ai 45 ans et je viens de Basti Pinjran, dans la province du Pendjab, au Pakistan.

    Quand j’étais enfant, je voulais aller à l’école, mais mes parents m’ont envoyée cueillir du coton. J’étais très jeune. Mes sœurs et moi travaillions, tandis que nos frères allaient à l’école.

    Nous travaillions toute la journée en famille et ne gagnions que 150 roupies (0,55 dollar des États-Unis) pour un maund de coton (40 kg). J’ai été piqué par des insectes et j’ai subi de nombreuses blessures en travaillant dans les champs, plus que je ne peux même en décrire. Une fois, j’ai été gravement blessé près d’un poteau électrique dans le champ.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/03/13/une-voix-pour-les-travailleuses-du-coton-au-pa

    #pakistan

  • Si riaccende il fronte tra Pakistan e Afghanistan
    https://radioblackout.org/2026/03/si-riaccende-il-fronte-tra-pakistan-e-afghanistan

    Tra il 26 febbraio e il 2 marzo sono avvenuti raid pakistani contro l’Afghanistan riaprendo il fronte tra i due Paesi, la guerra tra i due paesi è ancora in corso, e ancora non si hanno previsioni su una fine certa.

    #L'informazione_di_Blackout #consolato_americano #guerra_iran #pakistan-afghanistan
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/03/Pakistan-2026_03_05_2026.03.05-10.00.00-escopost.mp3

  • Pakistan : Annuler une condamnation à mort pour blasphème

    La détention prolongée à l’isolement de Junaid Hafeez reflète l’injustice des lois sur le blasphème

    (New York) – Les autorités pakistanaises devraient annuler la condamnation injuste de Junaid Hafeez, condamné à mort en 2013 en vertu des lois draconiennes sur le blasphème en vigueur dans ce pays, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Les 13 années passées par Hafeez en prison soulèvent de graves préoccupations quant à l’absence de procédure régulière et à l’utilisation abusive des lois sur le blasphème dans le pays.

    La police de la province du Pendjab a arrêté Hafeez, alors universitaire âgé d’une vingtaine d’années, le 13 mars 2013 ; il a été accusé de blasphème sur la base de commentaires qu’il aurait publiés sur Facebook. En décembre 2019, un tribunal de Multan a condamné Hafeez à mort, à l’issue d’un procès qui a duré plusieurs années après avoir été reporté à plusieurs reprises, et qui s’est déroulé dans une prison de haute sécurité par crainte de violences collectives. Son appel n’a pas encore été examiné, et il est détenu à l’isolement depuis juin 2014.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/06/12/pakistan-les-lois-sur-le-blaspheme-exploitees-a-des-fins-de-chantage-et-de-profit-autres-textes/#comment-72370

    #pakistan

  • Pakistan : Annuler une condamnation à mort pour blasphème

    La détention prolongée à l’isolement de Junaid Hafeez reflète l’injustice des lois sur le blasphème

    (New York) – Les autorités pakistanaises devraient annuler la condamnation injuste de Junaid Hafeez, condamné à mort en 2013 en vertu des lois draconiennes sur le blasphème en vigueur dans ce pays, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Les 13 années passées par Hafeez en prison soulèvent de graves préoccupations quant à l’absence de procédure régulière et à l’utilisation abusive des lois sur le blasphème dans le pays.

    La police de la province du Pendjab a arrêté Hafeez, alors universitaire âgé d’une vingtaine d’années, le 13 mars 2013 ; il a été accusé de blasphème sur la base de commentaires qu’il aurait publiés sur Facebook. En décembre 2019, un tribunal de Multan a condamné Hafeez à mort, à l’issue d’un procès qui a duré plusieurs années après avoir été reporté à plusieurs reprises, et qui s’est déroulé dans une prison de haute sécurité par crainte de violences collectives. Son appel n’a pas encore été examiné, et il est détenu à l’isolement depuis juin 2014.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/06/12/pakistan-les-lois-sur-le-blaspheme-exploitees-a-des-fins-de-chantage-et-de-profit-autres-textes/#comment-72370

    #pakistan

  • Ce que les féministes de la génération Z peuvent apprendre d’Asma Jahangir

    Alors que nous célébrons son anniversaire, il apparaît clairement que l’importance d’Asma Jahangir n’est pas seulement symbolique. Elle est analytique et pratique.

    Quand je vois comment les jeunes femmes pakistanaises s’affirment aujourd’hui, je repense à la regrettée Asma Jahangir. Elle a vécu dans un Pakistan où la dissidence était punie par l’emprisonnement, les menaces et la diffamation sociale, mais elle a persévéré. Sa résistance n’était pas spontanée ; elle était stratégique, fondée sur le droit, l’éthique, des principes et une compréhension du pouvoir. Pour les féministes de la génération Z, sa vie offre une perspective permettant d’analyser à la fois les possibilités et les limites de l’activisme dans des contextes façonnés par le patriarcat et la gouvernance autoritaire.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/01/31/ce-que-les-feministes-de-la-generation-z-peuve

    #feminisme #pakistan

  • Quatrième congrès fédéral du Comité de coordination des paysans du Pakistan (Pakistan Kissan Rabita Committee)

    Le Pakistan Kissan Rabita Committee (Comité de coordination des paysans, PKRC) représente la première tentative au Pakistan de réunir la plupart des organisations paysannes au sein d’une alliance nationale regroupant des organisations de paysans, de métayers, de petits agriculteurs et de travailleurs agricoles. Il a convoqué son 4e congrès fédéral les 3 et 4 janvier 2026 à Lahore.

    • Élection d’une nouvelle direction, annonce d’une mobilisation paysanne à l’échelle du pays.
    • Des manifestations paysannes sont annoncées dans 100 villes du pays le 28 mars.
    • Tariq Mahmood est élu président central et Riffat Maqsood, militante féministe, secrétaire générale.
    • Farooq Tariq est élu conseiller et membre de l’organe fédéral.
    • 36 organisations d’agriculteur.es de tout le Pakistan s’unissent contre l’agriculture industrielle, l’accaparement des terres et la crise agraire.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/01/24/quatrieme-congres-federal-du-comite-de-coordin

    #pakistan

  • Pakistan : mobilisation nationale annoncée contre l’agriculture industrielle, l’accaparement des terres et la crise agraire croissante

    Article publié dans Dawn, le 5 janvier 2026

    Green Initiative et agriculture industrielle dénoncées par les paysan·nes

    LAHORE : Le Pakistan Kissan Rabita Committee (PKRC) a tenu son 4ᵉ Congrès fédéral à Lahore, élisant une nouvelle direction et annonçant une mobilisation nationale contre l’agriculture industrielle, l’accaparement des terres et la crise agraire croissante.

    Ce congrès de deux jours, qui s’est tenu les 3 et 4 janvier, a rassemblé environ 170 délégué·es représentant 35 organisations paysannes et de travailleurs ruraux de tout le Pakistan.

    Les participant·es ont passé en revue les défis politiques, économiques, agraires et environnementaux du pays, attribuant la hausse des coûts des intrants, la baisse des revenus agricoles et la pression accrue sur les petits fermiers et locataires aux politiques néolibérales imposées par le FMI.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/02/10/banque-mondiale-et-fmi-maintenir-le-pakistan-dans-les-chaines/#comment-71519

    #pakistan

  • Afghanistan. Les renvois forcés vers le régime taliban doivent cesser, alors que les derniers chiffres révèlent plusieurs millions d’expulsions illégales en 2025

    Tous les renvois forcés de réfugié·e·s et demandeur·euses d’asile vers l’Afghanistan doivent cesser sur-le-champ, a déclaré Amnesty International, alors que les derniers chiffres de l’ONU révèlent que l’Iran et le Pakistan, à eux seuls, ont expulsé illégalement plus de 2,6 millions de personnes vers le pays cette année. Environ 60% d’entre elles étaient des femmes et des enfants. Des milliers d’autres ont été expulsées depuis la Turquie et le Tadjikistan.

    Ces chiffres émergent alors que les talibans intensifient leurs attaques contre les droits humains, ce qui a des répercussions terribles, en particulier pour les femmes et les filles, et que le pays s’enlise dans une crise humanitaire, à laquelle s’ajoute la récente série de catastrophes naturelles. L’aggravation de cette crise humanitaire en Afghanistan accroît le risque réel de préjudices graves pour les personnes renvoyées et met en lumière l’obligation de non-refoulement qui incombe aux États en vertu du droit international coutumier, lequel interdit le renvoi forcé de toute personne vers un pays où elle court un risque réel de subir de graves violations des droits humains.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/30/afghanistan-les-renvois-forces-vers-le-regime-

    #iran #pakistan #afghanistan

  • L’equazione dei disastri
    https://radioblackout.org/podcast/lequazione-dei-disastri

    Vi siete mai chiesti chi decide i nomi degli #uragani? In molti ricordano l’uragano Katrina, che nel 2005 devastò la zona nei pressi di New Orleans negli Stati Uniti. Nel 2024 hanno fatto molto parlare di loro gli uragani Beryl, Helene e Milton. I nomi degli uragani non sono stabiliti sul momento in modo casuale, […]

    #crisi_climatica #fine_del_mondo #Gaza #inondazioni #pakistan
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2025/12/uragani.mp3

  • Extraits de l’intervention de Azam Syed Zia (All Pakistan Federation of United Trade Unions – APFUTU), lors de la 6ème rencontre du Réseau syndical international de solidarité et de luttes, du 13 au 16 novembre 2025

    […] Aujourd’hui, le gouvernement pakistanais, avec la participation de la CSI, de l’UE et du FMI, fait pression pour l’adoption d’un nouveau code national du travail. Il prétend que ce code est une réforme. Mais pour les travailleurs, il s’agit d’une menace. S’il est adopté, il supprimera des protections essentielles et aggravera la vulnérabilité des travailleurs industriels, des ouvriers du bâtiment, des ouvriers des briqueteries, etc. et du secteur informel. Il pourrait ouvrir la voie à davantage de travail des enfants, de travail servile et de travail forcé, à un moment où les travailleurs sont déjà confrontés à des salaires bas, à des conditions dangereuses et à une insécurité constante.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/09/15/pakistan-la-machine-de-surveillance-de-masse-et-de-censure-est-alimentee-par-des-entreprises-chinoises-europeennes-emiriennes-et-nord-americaines/#comment-70423

    #international #pakistan

  • Le bouclier de l’« honneur »

    En octobre dernier, Bilal était assis dans un commissariat de police de Lyari, à Karachi, expliquant pourquoi il avait assassiné quatre femmes de sa famille.

    D’après ses déclarations aux enquêteurs, il ne s’agissait pas d’une question d’honneur. Sa petite amie voulait que son nom figure sur l’acte de propriété de la maison. Sa mère a refusé. Ses sœurs se moquaient de lui sur TikTok. Alors, il les a toutes tuées : sa mère Shamshad, ses sœurs Madiha et Ayesha, et sa nièce de neuf ans, puis il a jeté le poignard à la mer.

    « Il a tenté de faire passer son acte pour un crime d’honneur », explique Arif Aziz, commissaire principal de police du district sud de Karachi, qui a mené l’enquête. « Mais il s’agissait en réalité de propriété et de pouvoir », poursuit-il. « Sa famille était moderne et influente, et refusait toute domination masculine », confie l’enquêteur à Eos.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/11/21/le-bouclier-de-l-honneur/#more-99719

    #international #feminisme #pakistan