• i24NEWS - « L’#UNRWA a échoué avec les #Palestiniens » (J. Greenblatt)
    https://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/1558540137-l-unrwa-a-echoue-avec-les-palestiniens-j-greenblatt

    Jason Greenblatt [conseiller de Donald Trump pour le Proche-Orient] a [...] demandé la fin de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), estimant qu’elle avait échoué dans sa mission à « offrir un avenir meilleur aux Palestiniens ».

    #états-unis


  • In video - Israeli forces assault priests, detain one in Jerusalem
    Oct. 24, 2018 11:49 A.M. (Updated : Oct. 24, 2018 11:49 A.M.)
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=781574

    JERUSALEM (Ma’an) — Israeli forces and police assaulted several Coptic Orthodox priests in front of the Church of the Holy Sepulchre, in the Old City of occupied East Jerusalem, and forcefully detained one of them on Wednesday morning.

    Prior to the assault, the Coptic Orthodox Church organized a peaceful protest near Deir al-Sultan Monastery, located on the roof of the Church of the Holy Sepulchre, against an Israeli decision denying the church the right to conduct the needed renovation work inside the holy site.

    It is noteworthy that the Israeli municipality of Jerusalem continues to conduct unauthorized renovation work for the Ethiopian Coptic Church section without the approval of the Coptic Orthodox Church.

    Eyewitnesses said that Israeli soldiers and police officers surrounded the priests who were protesting, before assaulting and pushing them with excessive use of force, causing them several injuries.

    Witnesses added that the Israeli police forcibly removed the priests and detained one of them, before allowing the Israeli municipality workers into the holy site.

    #copte_orthodoxe


  • #Jonction_48

    Dans la ville de Lod, banlieue de #Tel-Aviv, cohabitent Israéliens juifs et arabes. #Udi_Aloni s’est intéressé à cette population mélangée malgré toutes les vicissitudes historiques et politiques locales.

    Le héros est un certain Kareem, figure locale du rap, filmé dans son quotidien entre concerts, amourettes, rapports aux parents et débrouille des quartiers populaires. Kareem est joué par Tamer Nafar, authentique rappeur de Lod, alors que beaucoup des seconds rôles sont tenus par ses amis de la scène rap.

    Un ancrage documentaire qui fait le prix de cette chronique nous instruisant que si les gouvernements de la région (singulièrement celui d’Israël) s’entêtent dans un statu quo inique, certains habitants n’attendent pas et vivent au quotidien la paix et la #mixité ethnique, religieuse ou culturelle. Une double #émancipation est ici à l’œuvre : celle de #Juifs et d’Arabes qui vivent ensemble malgré tout et celle d’une jeunesse qui s’affranchit des conservatismes de ses ascendants.

    Jonction 48 rappelle que le cinéma israélien est souvent israélo-palestinien et en première ligne de la contestation de l’ordre établi.


    https://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/jonction-48

    #film #Israël #musique #rap #arabes #Palestiniens #Palestine #harcèlement #expulsion #absent_présent #humiliations #Lod #coexistence #démolition #patriarcat #conservatisme #present_absentees


  • Sissi détient la clé du programme envisagé par Trump dans le #Sinaï pour tuer l’État palestinien | Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/opinions/sissi-d-tient-la-cl-du-programme-envisag-par-trump-dans-le-sina-pour-

    Les plans d’#Israël et de Washington pour Gaza font fortement écho au modèle de « pacification économique » qui formait le cadre du processus de paix d’Oslo à la fin des années 1990.

    Pour Israël, #Oslo représentait cyniquement une occasion de détruire l’économie essentiellement rurale de la #Cisjordanie, dont les #Palestiniens dépendent depuis des siècles. Israël convoite depuis longtemps le territoire, tant pour son potentiel économique que pour ses connotations religieuses.

    Des centaines de communautés palestiniennes en Cisjordanie dépendent de ces terres pour l’agriculture, ce qui les lie à des lieux historiques en raison de besoins économiques et de leur tradition. Néanmoins, pour déloger les villageois – les forcer à rallier une poignée de villes palestiniennes et dégager la terre pour les colons juifs –, un modèle économique alternatif devait être mis au point.

    Dans le cadre du processus d’Oslo, Israël a commencé à établir une série de zones industrielles – financées par des donateurs internationaux – sur la zone tampon (« seam zone ») entre Israël et la Cisjordanie.

    Des sociétés israéliennes et internationales devaient y ouvrir des usines et employer une main-d’œuvre palestinienne bon marché avec des protections minimales. Les Palestiniens, une population d’agriculteurs fortement attachés à leurs terres, allaient devenir une main-d’œuvre intermittente concentrée dans les villes.

    Pour Israël, cela avait comme avantage supplémentaire de faire des Palestiniens le « précariat » ultime. S’ils venaient à commencer à exiger un État ou même à protester pour des droits, Israël pouvait simplement leur bloquer l’accès aux zones industrielles et laisser la faim pacifier la population.

    Il y a tout lieu de croire que l’objectif de l’initiative couvée par Israël et Trump est de reloger progressivement les Palestiniens dans le Sinaï en investissant dans des projets d’infrastructure.

    Avec des intérêts en matière de sécurité solidement alignés entre les deux pays, Israël peut alors compter sur l’#Égypte pour pacifier les Palestiniens de Gaza en son nom. Sous un tel programme, Le Caire aura de nombreux moyens de donner des leçons à sa nouvelle main-d’œuvre.

    L’Égypte pourra suspendre temporairement les projets d’infrastructure et licencier les travailleurs jusqu’à un retour au calme. Elle pourra fermer le seul poste frontalier de Rafah entre Gaza et le Sinaï, ou encore fermer les centrales électriques et les usines de dessalement et priver ainsi Gaza d’électricité et d’eau potable.

    De cette manière, Gaza pourra rester sous l’emprise d’Israël sans qu’Israël n’ait à partager une quelconque responsabilité. L’Égypte deviendra le geôlier visible de Gaza, tout comme Abbas et son Autorité palestinienne sont devenus les geôliers d’une grande partie de la Cisjordanie.

    Voilà le modèle qu’Israël envisage pour Gaza. Nous pourrions découvrir bientôt s’il est partagé également par l’Égypte et les États du #Golfe.


  • Le lexique des tricheurs : le langage du « Nouveau Monde » et des « Néoconservateurs » Robert Charvin - 19 Mai 2018

    Le Chef de l’État français a fait un choix malheureux en se présentant comme le « Jupiter » du « Nouveau Monde », formule du « Nouveau Monde » qui a été appliquée à l’Amérique que Ch. Colomb aurait mieux fait de ne pas découvrir pour le bonheur des Amérindiens !
     
    En dépit de son auto-célébration théâtrale permanente et de la courtisanerie massive (notamment médiatique (1) ) qui l’accompagne, il n’est que l’un de ces leaders occidentaux (Blair, Enzi, Trudeau, etc.) qui sous les apparences de la « #modernité » est l’incarnation du plus vieux pouvoir de l’Histoire, celui de l’#Argent, avec son inévitable cortège d’arrogance et de mépris plus ou moins subtil, pour ceux qui n’ont pas les moyens de croire que tout leur est permis.
     
    Bien entendu, le #Président – nouvelle mouture – de la V° République (archaïque Constitution présidentialiste) se présente comme un éminent défenseur (autoproclamé) d’une « #démocratie » pluraliste certes, mais « juste ce qu’il faut » pour laisser une petite place à certains syndicats prêts à toutes les compromissions et à une social-démocratie, modeste opposition de Sa #Majesté !
     
    Dans son activisme « ni de gauche, ni de gauche », il parcourt le monde ne voyant des pays visités que les dorures des palais nationaux et des gardes locaux lui rendant les honneurs sans se préoccuper particulièrement des résultats très limités qu’il obtient pour les peuples concernés.
     


    En premier lieu, il applaudit à l’#Europe (tout comme B-H. Lévy dans son dernier livre) c’est-à-dire à l’hégémonie étasunienne, juge de tous les péchés du monde, clouant au banc des accusés tous les hérétiques : hors du « modèle » occidental et du marché, point de salut !
     
    Quant à son appel à « la souveraineté européenne » encore indéfinissable, elle est un produit de substitution à ce qui n’est que l’Europe des affaires, inapte à toute harmonisation sociale et fiscale et à toute forme de solidarité vis-à-vis des migrants !
     
    La #souveraineté_nationale et l’indépendance, il ne les connaît pas davantage que les firmes transnationales qui spéculent à l’échelle mondiale et ne dressent des murs que vis-à-vis des hommes (2) !
     
    Le Président français, dans le sillage étasunien et trumpiste (ce qui est une référence !), ainsi que derrière lui la cohorte de politiciens (plus ou moins opportunistes), de #médias (sous contrôle des grands groupes financiers) et de « services » en tout genre, ont adopté un #langage manipulateur chargé d’intoxiquer l’opinion, les formules et les mots inlassablement répétés, fabriquant sinon des convictions du moins une extrême confusion !
     
    Dans l’ordre interne, et par sa voix, les contre-réformes les plus régressives deviennent des « #réformes » modernisatrices, la négociation a cédé la place à un « dialogue » qui n’est qu’un bavardage, l’ « État de droit » n’est que maintien d’une légalité discriminatoire, la répression se fait « mesures sécuritaires », l’insécurité sociale et l’austérité pour la majorité défavorisée se muent en « équilibres » budgétaires et recherche de la « compétitivité », les « droits de l’homme » (de moins en moins invoqués) se restreignent aux droits civils et politiques, jamais économiques et sociaux.
     
    Mais c’est dans les relations internationales que la « #novlangue » à la Orwell, pratiquée par la France et les autres États occidentaux, européens et américains, est la plus significative (3).
     
     
    –Il n’y a plus jamais de guerre : seulement des « opérations de police » à finalité #humanitaire, afin de protéger les « civils » ou « les non-combattants » dans des conflits internationaux, y compris à des milliers de kilomètres de chez soi ! L’Empire et ses alliés exercent une sorte de mission divine de protection de l’Humanité contre les Barbares d’une couleur ou d’une autre ! Rien de neuf : les expéditions coloniales déjà n’étaient pas la guerre. Bombarder l’Irak, la Libye, ou la Syrie n’est que l’expression d’un haut degré de civilisation humaniste et d’une philanthropie universaliste sans limite !
     
    Qui oserait ne pas dire plus de sept ans après la destruction de la Libye qu’il ne s’agissait que d’éliminer Kadhafi, malgré de nombreuses tentatives antérieures d’assassinat et le financement d’Al Qaïda contre le régime ? Sarkozy n’a fait que reproduire, quelques années après l’expédition anti-Bagdad, une opération fondée sur le mensonge !
     
    –La politique des « deux poids, deux mesures » est aussi une vieillerie historique décrétant quel pays est une « #dictature », lequel ne l’est pas !
     
    L’Égypte du Maréchal Sissi, comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar sont des alliés en « voie de démocratisation », tout comme Bahreïn (qui a écrasé sa « révolution du printemps 2011 », mais qui abrite une base de la V° Flotte américaine). Au contraire, les « dictateurs » vénézuélien ou bolivarien, tout comme l’ex-président du Brésil, Lula, sont infréquentables. De même, la Coalition occidentale ne fait que combattre les « terroristes de #Daech », tandis que la Russie et l’Iran en Syrie affrontent des « #rebelles », simples « opposants » à Damas !
     
    – Vis-à-vis du conflit israélo-palestinien se poursuit un « processus de paix », depuis plus d’un demi-siècle sous l’égide des États-Unis, juges et parties. L’occupation israélienne ne cesse de s’étendre et les Palestiniens tués se multiplient sans « ingérence humanitaire ». Combien de #Palestiniens valent un Juif ? L’exercice du droit de veto étasunien au Conseil de Sécurité a-t-il pour objectif la paix dès lors qu’#Israël est mise en cause ?
     
    – Peu importe, les États-Unis, la France, la Grande Bretagne à eux seuls, constituent « la communauté internationale » ! Le reste du monde doit être tenu à distance. Lorsque le Conseil de Sécurité refuse un projet de résolution occidentale, c’est à cause du « #veto » russe, comme au temps de la guerre froide ! Lorsque c’est l’inverse qui se produit à l’encontre d’une proposition russe, c’est la communauté internationale qui s’y oppose ! Tout est dans la nuance, pour les professionnels du lexique des tricheurs !
     
    –L’usage unilatéral de la force contre un État est la violation la plus flagrante de la Charte des Nations Unies. Lorsqu’une puissance occidentale s’octroie ce que le droit international lui refuse, c’est parce qu’elle a une haute conscience de ses responsabilités, qu’elle incarne le Bien en toute « légitimité ». Le « primat de la morale » l’emporte sur un juridisme suranné ! L’Occident est toujours du « bon côté de l’Histoire » contre le Mal incarné par les … Autres !
     
    Le lexique des #tricheurs se renouvelle sans cesse pour rafraîchir la réputation des Occidentaux qui se croient encore tout permis et qui veulent partout être présents dans le monde pour en tirer profit, comme par exemple, être à la table des négociations pour la #Syrie (riche en ressources énergétiques) (ce qui explique les tirs de missiles d’avril) et ne pas laisser seule la Russie, ou continuer à exploiter le pétrole libyen malgré le chaos qui règne dans le pays, évidemment avec mise à l’écart des Russes ou des Chinois !
     
    Si l’on ajoute à ces truquages sémantiques un spectacle politico-folklorique permanent où se conjuguent fausses compassions (avec images adéquates de femmes et enfants martyrs), braquage sélectif des caméras sur les sites « rentables » pour l’Occident (par exemple, la Syrie, mais ni la Libye ni le Yémen, ni la liquidation des Kurdes par la Turquie), et mise en scène de rodomontades guerrières à prétention humanitaire, on peut conclure que toute complaisance vis-à-vis de ce type de pratique politique relève soit du cynisme soit de l’aveuglement.
     
    Certes, toutes les Puissances s’efforcent de satisfaire en priorité leurs intérêts propres, mais l’Occident a une particularité : il falsifie, par tous les moyens, avec la plus parfaite mauvaise foi, sa pratique en la présentant comme une œuvre universaliste irremplaçable.
     
    Décidément, comme disait Marx, la préhistoire n’est pas encore achevée.

     Robert Charvin

    Notes :
    1Voir le film complaisant sur Macron « La fin de l’innocence ».

    2L’intervention en Nouvelle Calédonie, en mai 2018, ouvrant en fait la campagne référendaire qui doit y avoir lieu pour ou contre l’indépendance et qui, évidemment, encourage au « Non » (nickel et « terres rares » obligent) est d’une hypocrisie remarquable.

    3Cf. D. Losurdo. Le langage de l’Empire. Lexique de l’idéologie étasunienne. Delga. 2014.

    Voir aussi, Alain Bihr. La Novlangue néolibérale. La rhétorique fétichiste du capitalisme. Syllepse.

    Source : https://www.investigaction.net/fr/le-lexique-des-tricheurs-le-langage-du-nouveau-monde-et-des-neoconse


  • De quoi le « nouvel antisémitisme » est-il le nom ? Annie Benveniste et Annie Cyngiser

    Nous souhaitons contribuer aux vigoureuses protestations qui viennent de s’élever (ici ou là) devant la publication d’un « Manifeste », signé par quelques centaines de personnes du monde politique, artistique et intellectuel et qui de fait constitue un appel à la haine et à une guerre civile larvée qui ne dit pas son nom.

    Prétendant dénoncer « un nouvel antisémitisme », ce manifeste impute au seul « islam radical » les agressions commises à l’égard de citoyens français juifs, sans référence aucune à l’antisémitisme d’extrême-droite qui monte dans toute l’Europe (pays de l’Est, Allemagne, Autriche) et dont on ne peut ignorer la présence en France.

    Dans leur souci d’éviter toute référence aux courants d’#extrême-droite actifs, y compris juifs, est aussi bien passée sous silence, la tentative d’intervention au col de l’Echelle du groupe #génération-identitaire contre les passages de frontières d’immigrés venus d’Italie que la présence tolérée, lors de la dernière marche silencieuse, de la Ligue de défense juive ( #LDJ ) qui a tenté de s’instituer en service d’ordre, alors que ce groupe est interdit en Israël même.

    Leur prétendu antiracisme, dont fait partie la lutte contre l’antisémitisme, est donc à géométrie variable.

    Au mépris total des faits et de l’histoire de France, avec une manipulation douteuse des chiffres en matière d’agressions, cette tribune ne peut qu’exacerber les tensions sociales en France. En outre, elle prend en otage ceux d’entre nous, qui juifs, se sentent constamment soumis au chantage d’un péril antisémite, hélas aujourd’hui réel, dès qu’ils se démarquent de la politique d’un Etat qui n’est pas le leur.

    Elle semble condamner tout communautarisme, mais elle cherche à imposer la notion de « communauté juive » supposée intégrer tous les juifs de France sous la bannière du CRIF( qui n’en représente qu’un nombre infime), et ainsi exacerbe l’antisémitisme qu’elle dit vouloir combattre.

    Cette tribune qui perpétue le fantasme d’une future et discrète Nuit de cristal en France à travers une prétendue « épuration ethnique à bas bruit » semble également ignorer l’article du Monde du 21 avril dernier qui nuance ainsi les faits : « Qu’un certain nombre d’agressions soit le fait de personnes de confession musulmane, nul ne le nie. Reste que les statistiques de la police rappellent que dans 95% des cas, les auteurs de délits antisémites enregistrés en 2017 étaient liés à l’extrême droite » (cf. « La recrudescence des actes violents contre les juifs en Allemagne » ; cf. aussi Nicolas Barotte, « Un nouvel antisémitisme met à l’épreuve la mémoire allemande », Le Figaro du 29/03/2018).

    Aussi, nous dénonçons le tissu d’amalgames et de contre vérités qui courent tout au long de ce « Manifeste » :

    • Amalgame entre, d’une part, des violences et des actes meurtriers perpétrés contre des citoyens juifs français par des terroristes déclarés et, d’autre part, des assassinats de type crapuleux, comme celui de madame Knoll, dont la preuve qu’il relèverait de l’antisémitisme ne repose que sur la connaissance, par l’auteur du crime, de la religion de sa victime.

    • Amalgame entre une #idéologie politico religieuse, le salafisme, et une religion essentialisée comme seule porteuse de violences, l’#islam. Quant à la nécessité de réviser les textes sacrés, ni la #Bible ni les #Evangiles n’ont été critiqués ou remis en cause par Vatican II qui a fait supprimer de la liturgie, certains passages accusant les juifs de #déicide, sauf dans les églises intégristes qui ne reconnaissent pas l’intervention pontificale. Les textes sacrés restent sacrés. Seules leur lecture et interprétation ont été revisitées (cf. Rachid Benzine, « L’urgence n’est pas d’expurger le #Coran mais d’en faire une lecture critique », La Croix, 23/04/2018). S’appuyer sur les prêches et interprétations du Coran des imams salafistes pour demander que « des versets du Coran soient frappés d’obsolescence », c’est attribuer à l’ensemble des croyants multiformes musulmans une attitude haineuse envers les juifs. C’est aussi leur attribuer une identité ethno-religieuse, à l’instar de l’image façonnée, au cours des siècles, des juifs comme « race à part ».

    • Amalgame entre #antisionisme et antisémitisme qui assimile la contestation de la politique coloniale et raciale d’#Israël à l’égard des #Palestiniens (sans oublier les discriminations à l’égard des #Falachas juifs d’Ethiopie et de la récente émigration africaine, commises notamment par les courants #ultra-orthodoxes) à la dite « volonté de destruction des juifs » par des mouvements extrémistes au Proche-Orient. En oubliant que l’Etat israélien s’autoproclame « #Etat_juif » et s’arroge le droit de parler au nom des juifs du monde entier. Amalgame dont plusieurs personnalités « hors de tout soupçon » ont risqué de faire les frais (Maspéro et tant d’autres) lorsque l’on a cherché à les faire condamner par la justice comme antisémites. De même pour tous ceux et celles, juifs et juives, qui ont subi diffamation ou calomnies publiques comme par exemple l’ex-ambassadeur et ancien déporté Stéphane Hessel, auteur du manifeste « Indignez-vous », Edgar Morin ou l’ancien président du #CRIF, Théo Klein dés qu’ils refusèrent de cautionner inconditionnellement l’Etat d’Israël. Et dernièrement l’actrice Natalie Portman, traînée dans la boue par le gouvernement et la presse israélienne parce qu’elle avait refusé de prêter son nom et sa présence à un « Prix Nobel juif ».

    S’il ne faut pas négliger la progression d’une idéologie salafiste et wahhabiste, dans les prisons comme dans les quartiers que la République française nomme de « non droits », il faut rappeler que cette même république a été sourde aux appels de travailleurs sociaux – laïques et musulmans (mais pourquoi définirait-on certains citoyens par leur appartenance religieuse ?) pour lutter contre les prêches de ces imams. Cette même république a été sourde également aux études des anthropologues et des sociologues sur la montée des mouvements religieux servant de rempart ou de colmatage socio-éducatif au retrait des services publics et des pouvoirs régaliens dans certaines périphéries paupérisées. Les attaques contre la pensée critique, appelée par le manifeste pensée de la « gauche radicale » réduisent les analyses des phénomènes de paupérisation et de ségrégation sociale – conjugués à la montée du consumérisme et au ressentiment de ne pas être du bon côté de la fracture – à une unique position idéologique. Les détracteurs de la pensée critique, eux, pensent si bien qu’ils parlent d’épuration ethnique pour désigner la fuite des quartiers paupérisés vers des quartiers plus « sécurisés » et gentrifiés de certaines fractions de la population juive. Quand, dans l’Afrique du Sud post-apartheid, des fractions aisées de la population noire ont quitté les townships pour des quartiers blancs, et que les Blancs ont déserté ces mêmes quartiers a-t-on parlé d’une « #épuration_ethnique » ?
    Tant de confusions et d’amalgames font donc de ce manifeste, à l’opposé du souhait annoncé de bon nombre de ses signataires, une véritable incitation à la #haine_raciste et même #antisémite.

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    Annie Benveniste est anthropologue, Université Paris 8 ; Annie Cyngiser est sociologue retraitée
    Source : Paul Jorion https://www.pauljorion.com/blog/2018/04/28/de-quoi-le-nouvel-antisemitisme-est-il-le-nom-par-annie-benveniste-annie-cyngiser/#more-103934


  • A #Gaza, la stratégie de l’armée israélienne mise en cause par le grand nombre de blessés par balles
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/04/27/a-gaza-la-strategie-de-l-armee-israelienne-mise-en-cause-par-le-grand-nombre

    Contrairement à l’usage, les moyens non létaux ne sont pas privilégiés. Selon l’armée, le vent rabattrait le gaz lacrymogène ; les balles en caoutchouc et les canons à eaux seraient inefficaces du fait des distances.

    Un sentiment d’#impunité

    « Il est SCANDALEUX de tirer sur des #enfants ! », s’est emporté sur Twitter le coordinateur spécial des Nations unies (ONU) pour le processus de paix, Nikolaï Mladenov, après la mort d’un adolescent de 14 ans, le 20 avril, d’une balle dans la tête.


  • Le « Grand #Jérusalem » de #Netanyahou est prêt
    https://www.mediapart.fr/journal/international/190418/le-grand-jerusalem-de-netanyahou-est-pret

    La vieille ville de Jérusalem © Reuters L’adoption de la loi qui créerait le « Grand Jérusalem » en annexant les colonies périphériques de la Ville sainte a été retardée fin octobre 2017, mais pas abandonnée. Plusieurs initiatives et décisions politiques récentes montrent que Benjamin Netanyahou n’a pas renoncé à ce projet qui couperait la Cisjordanie en deux et confisquerait près de 200 km² de son territoire.

    #International #annexion #MR #palestiniens #trump


  • Church of Holy Sepulchre crisis: Israel burns its bridges with the Christian world

    Decision makers have continually ignored the political, religious and diplomatic sensitivities when trying to solve problems that concern Jerusalem’s Christian community

    Nir Hasson Feb 26, 2018

    The Church of the Holy Sepulchre in the Old City of Jerusalem is a place that runs to the beat of the Middle Ages and according to an uncompromising series of rules set in the mid-19th century. One of the unwritten traditions is a continual dispute between the three churches that run it: Catholic, Greek Orthodox and Armenian.
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    Knowing all this, the incident that occurred on Sunday was a historic event. The heads of three communities, the Greek Orthodox patriarch, the Armenian patriarch and the Catholic custodian of the Holy Land, met at the entrance to the church. They cleared the place of tourists and had the heavy doors shut. Large signs, printed up ahead of time, were hung outside with images of the church’s two enemies: Jerusalem Mayor Nir Barkat and Knesset member Rachel Azaria of Kulanu. At the top was written, “Enough is Enough.”
    The protest came in response to two recent major steps. One was Barkat’s decision to end the municipal tax exemption for church-owned properties in Jerusalem and to put liens on the churches’ bank accounts for the tax debts. The second was a bill sponsored by Azaria that would allow the expropriation of lands sold by churches to private buyers. It was on Sunday’s agenda for a Knesset committee that decides whether or not the governing coalition will support legislation.

    Worshippers kneel and pray in front of the closed doors of the Church of the Holy Sepulchre in Jerusalem’s Old City, February 25, 2018.\ AMIR COHEN/ REUTERS
    The churches’ action on Sunday shows that they are in an impossible situation, with pressure from all sides: Israel, their Palestinian faithful, church institutions, pilgrims and their sponsor countries (Jordan, Greece, Armenia and the Vatican). Decision makers continually ignore the political, religious and diplomatic sensitivities when they try to solve problems that concern the churches.
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    According to the churches, the agreement that had allowed the churches not to pay municipal taxes existed since Ottoman times, and British, Jordanian and Israeli governments have all honored it. They say the move to collect the taxes is part of Barkat’s fight against the national government and Finance Minister Moshe Kahlon over the city’s budget. Meanwhile, the mayor maintains that the agreement on taxes only applies to houses of worship and not commercial properties owned by the churches.

    Between the taxes and the legislation put forward by Azaria, it’s the latter that has church leaders worried the most. According to the proposed law, the government would be able to expropriate land that had been church-owned and was sold to private real estate companies. The law discriminates against the churches compared to other institutions or private citizens. (A relevant question is what Israel would say if such a move was taken in another country for synagogue-owned property.) Furthermore, it would be applied retroactively.
    The law would force the churches to pay for the failures of the Jewish National Fund and the Israel Lands Administration. To understand their missteps, one must look no further than the land deal in Jerusalem’s Rehavia neighborhood, which was developed in the first half of the 20th century. At the time, churches leased lands in Rehavia and other neighborhoods to the JNF for 99 years.

    A protest sign hangs outside of the Church of the Holy Sepulchre, in Jerusalem, February 25, 2018.Mahmoud Illean/AP
    In the Rehavia sale, which is rocking the lives of 1,300 families, a private company bought the lease rights to 500 dunams (125 acres) of land in the heart of Jerusalem for 200 years for only 78 million shekels ($22.3 million). If the government had acted in a smarter fashion, it could easily have bought the rights to this land for a similar amount – small change considering the size of the area and its importance. It could have made part of the money back from residents and businesses extending their leases. But those in charge didn’t act, paving the way for private developers to enter the picture.
    Once the 99-year lease is over, instead of having the JNF renew it almost automatically for a symbolic fee, the land will be transferred to the private company. Residents who live in buildings affected by the sale will need negotiate with private developers over what will happen to their homes, which have already lost as much as half of their value.
    If the law passes, no one will want to do business with the churches, because who wants to buy land that can be expropriated tomorrow?
    Anyone dealing with this law – including those who drafted it – knows very well that it has no chance of passing at the Knesset in its present form. It violates so many constitutional principles that it is a perfect case for being annulled by the Supreme Court. The law is intended to be a threat for real estate developers and speculators, so they reach a deal with the government. But in the meantime, the question is whether this is the way Israel wants to communicate with the Christian world.


  • #Israël et territoires palestiniens occupés 2017/2018 | Amnesty International
    https://www.amnesty.org/fr/countries/middle-east-and-north-africa/israel-and-occupied-palestinian-territories/report-israel-and-occupied-palestinian-territories

    Le mois de juin a marqué les 50 ans d’occupation des territoires palestiniens par Israël et le début de la 11e année de son #blocus illégal de la bande de #Gaza, véritable sanction collective imposée aux quelque 2 millions d’habitants, qui vivent dans une situation d’urgence humanitaire croissante. Les autorités israéliennes ont intensifié l’extension des #colonies et des infrastructures qui y sont liées dans toute la #Cisjordanie, y compris à #Jérusalem-Est, et sévèrement restreint la #liberté de circulation des #Palestiniens. Les forces de sécurité israéliennes ont tué illégalement des #civils palestiniens, dont des #enfants, et placé illégalement en détention en Israël des milliers de Palestiniens des territoires occupés. Plusieurs centaines d’entre eux ont ainsi été maintenus en détention administrative sans inculpation ni jugement. La #torture et les autres mauvais traitements restaient une pratique courante contre les détenus, y compris #mineurs, et ce en toute #impunité. Israël a continué de démolir des habitations palestiniennes en Cisjordanie et dans des villages palestiniens situés en Israël, et d’en expulser de force les habitants. Des objecteurs de conscience au service militaire ont été emprisonnés. Plusieurs milliers de demandeurs d’asile africains étaient menacés d’expulsion.

    #victimes_civiles


  • Jérusalem : les églises chrétiennes ferment le Saint-Sépulcre
    Par RFI Publié le 25-02-2018
    avec notre correspondante à Jérusalem, Marine Vlahovic
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180225-jerusalem-eglises-chretiennes-ferment-saint-sepulcre-taxes

    C’est un fait rare. Les églises chrétiennes ont annoncé à la mi journée ce dimanche la fermeture du Saint Sépulcre à Jérusalem pour protester contre des mesures fiscales souhaité par la municpalité de Jérusalem. Celle-ci leur réclame 200 millions de dollars pour leurs biens non-cultuels. L’Eglise orthodoxe grecque, catholique et arménienne ont donc décidé de fermer les portes du lieu saint pour dénoncer une campagne anti-chrétienne de la part des autorités israéliennes.


  • #Jérusalem : des diplomates européens accablent Trump et #Netanyahou
    https://www.mediapart.fr/journal/international/080218/jerusalem-des-diplomates-europeens-accablent-trump-et-netanyahou

    Donald Trump avec Benjamin Netanyahou à Jérusalem, en mai 2017. © Reuters Dans leur douzième rapport confidentiel – que publie en intégralité Mediapart –, les chefs de mission diplomatique de l’UE à Jérusalem et Ramallah dressent un réquisitoire documenté contre la politique israélienne. Et lancent une double mise en garde. Contre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël. Et contre le projet israélien d’annexer une partie de la Cisjordanie pour créer le « Grand Jérusalem ».

    #International #palestiniens #union_européenne


  • Les affaires opaques de l’#Eglise orthodoxe en #Israël
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/01/05/les-affaires-opaques-de-l-eglise-orthodoxe-en-israel_5237871_3218.html

    A l’occasion du Noël orthodoxe à #Bethléem, en #Cisjordanie, samedi 6 janvier, les fidèles entendent manifester contre la #corruption de leur #clergé. Et particulièrement contre celle de leur chef spirituel, le patriarche grec-orthodoxe de #Jérusalem, Théophile III. Celui-ci est soupçonné de dilapider les biens de son Eglise, à Jérusalem comme en Israël. La revendication prend des allures nationalistes, en mobilisant les Palestiniens chrétiens orthodoxes à Jérusalem, en Israël comme en Cisjordanie occupée.

    Tout a commencé en 2005 lorsque la presse israélienne a dévoilé l’étrange transaction immobilière passée, une année auparavant, entre l’Eglise grecque-orthodoxe et trois sociétés privées. Moyennant 1,5 million de dollars, ces dernières auraient acquis deux hôtels situés près de la porte de Jaffa ainsi qu’un bâtiment jouxtant l’esplanade des mosquées, dans la vieille ville de Jérusalem. Basées à l’étranger, ces sociétés auraient servi les intérêts de l’organisation Ateret Cohanim, qui œuvre depuis 1978 pour la #colonisation juive dans la vieille ville et à Jérusalem-Est.

    L’affaire suscite alors la colère des #chrétiens #palestiniens qui dénoncent la perte de leur #patrimoine au profit de l’occupant israélien. [...]

    #occupation #Palestine #collaboration

    #paywall


  • La lente asphyxie des #Palestiniens de #Jérusalem-Est
    https://www.ouest-france.fr/monde/israel/la-lente-asphyxie-des-palestiniens-de-jerusalem-est-5041773

    Entretien avec Betty Herschmann, responsable d’Ir Amim, ONG israélienne qui documente la colonisation à Jérusalem.

    Que s’est-il passé en 1967 à Jérusalem ?

    Israël a absorbé illégalement Jérusalem-Est, soit 28 villages palestiniens, qui sont devenus des quartiers de la ville ; et 80 000 Palestiniens - qui sont maintenant plus de 300 000.

    Que s’est-il passé ensuite ?

    Israël n’a pas cessé de construire pour consolider son assise sur la partie palestinienne de la ville. Ces colonies juives, illégales au regard du droit international, ont permis l’installation de près de 200 000 Israéliens à Jérusalem-Est.

    Comment la colonisation a-t-elle évolué ?

    Dans les années 1970, les colonies étaient établies à côté des quartiers palestiniens. Maintenant, elles sont véritablement en leur sein. On voit des colons radicaux, plus religieux. Ils cherchent une proximité géographique avec les lieux saints [comme le mur des Lamentations] et s’installent dans la vieille ville, qui fait partie de Jérusalem-Est. Le gouvernement israélien vient d’approuver plus de 10 000 nouveaux logements à Jérusalem-Est.

    Quelles sont les dynamiques à l’oeuvre aujourd’hui ?

    Il y a une dangereuse politique du fait accompli. Elle consiste à construire le plus possible de manière à séparer les Palestiniens de Jérusalem-Est et ceux de Cisjordanie. Dans le même temps, il y a eu un nombre record de démolitions de bâtiments palestiniens en 2016 (plus de 200). Et pour l’année en cours, le rythme semble être le même.

    Il y a donc un risque important de rompre la continuité territoriale palestinienne. Or, si elle est rompue pour de bon, il sera vraiment difficile de créer un État palestinien. Nous sommes dans la dernière étape d’un encerclement.

    Comment vivent les Palestiniens de Jérusalem-Est ?

    Le quotidien est très difficile : 80 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Même s’ils représentent près de 40 % des habitants de Jérusalem, les Palestiniens ne se voient allouer que 8 à 9 % du budget municipal. Il n’y a pas d’autorisation pour construire davantage, pas de ramassage des poubelles, pas même de trottoirs parfois... Certains se mobilisent mais ils n’ont pas de cadre pour peser politiquement.

    #Israel #impunité



  • L’Église grecque-orthodoxe dénonce une décision de justice israélienne « politique » - La Croix
    http://www.la-croix.com/Religion/Orthodoxie/LEglise-grecque-orthodoxe-denonce-decision-justice-israelienne-politique-2

    Le patriarche grec-orthodoxe de Jérusalem a dénoncé avec virulence, le dimanche 13 août, une décision rendue le 1er août par la justice israélienne.
    Dernier rebondissement d’une affaire qui remonte à 2004, ce jugement approuve la vente à une organisation ultranationaliste juive de biens appartenant à l’Église grecque-orthodoxe dans la vieille ville de Jérusalem.

    Cette décision de justice « a dépassé toutes les limites » et « ne peut être expliquée que par des motifs politiques », s’est indigné le Patriarche Théophile III de Jérusalem depuis Amman (Jordanie) où il a donné une conférence de presse exceptionnelle le dimanche 13 août.

    Il fustigeait ainsi un jugement prononcé le 1er août par le tribunal de district de Jérusalem. Ce tribunal avait alors statué que les baux immobiliers conclus entre le Patriarcat grec-orthodoxe et l’organisation israélienne Ateret Cohanim (qui œuvre pour la colonisation de Jérusalem-Est) étaient bien valides, et qu’il n’y avait pas de preuves de corruption.

    Cette décision, a soutenu le patriarche, frappe « le cœur du quartier chrétien de la vieille ville (…) et aura certainement des effets négatifs sur la présence chrétienne en Terre sainte ».


  • Jerusalem without Palestinians? - Opinion -

    Israel continues to treat peace talks with the Palestinians like a soccer game: There has to be a winner and a loser. Peace as a shared interest has disappeared from Israelis’ emotional and intellectual lexicon

    Amira Hass Jul 18, 2017
    read more: http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.802056

    Is an Old City of Jerusalem without Palestinians unimaginable? This question couldn’t have been put into words if it were unimaginable. Given the ghost town in Hebron and the hell of besieged Gaza, there’s no choice but to conclude that the dynamics of the perpetuation of the temporary Oslo Accords, combined with the security mythos, might lead to a similar nightmare scenario in Jerusalem.
    In Israel, “security” is only for the Jews and their state. The fact that the Palestinians under this state’s rule constantly live without any kind of security – physical, employment-wise, property-wise, emotional or nutritional – is erased from every intelligence assessment and every moral position.
    For the sake of the Hebron settlers’ security, Yitzhak Rabin punished the Palestinians with curfews and segregation for the massacre perpetrated on them by Dr. Baruch Goldstein. Fewer Arabs in the streets of Hebron, more security for the Jews. And all those who came after Rabin followed him down this slope toward a ghost town in Hebron.
    Israel continues to treat peace talks like a soccer game or a wrestling match: There has to be a winner and a loser. Peace as a shared interest has disappeared from Israelis’ emotional and intellectual lexicon. Ever since 1994, the leaders’ orders and the actions on the ground by the army and the Civil Administration have sent the opposite message: We must beat the Palestinians in negotiations.
    And what constitutes victory? No independent Palestinian state as envisioned by the United Nations in its resolutions, and as the Palestinians have agreed to since 1988.
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    The separation of the Gaza Strip (since 1991, my friends) from the rest of the Palestinian territory and the separation of East Jerusalem (since 1993, ladies and gentlemen) from both the West Bank and Gaza were ostensibly temporary security measures. But ever since implementation of the Oslo Accords began, Israel has proved that instead of ending these separations, it’s making them worse. These twin separations were the prerequisites for thwarting the UN resolutions.
    In the interim battles waged since 1994, the Palestinians have been defeated. In their chronic weakness, they created a duplicate and cumbersome system of limited self-government whose interest in surviving is intertwined with Israel’s interest in continuing the façade of negotiations and what it has produced to date: enclaves of fictitious sovereignty.
    Once, negotiations were a means. But as peace became more distant, like the horizon when you walk toward it, negotiations became an end. Now, resuming negotiations is an end. Still, we must remember that despite all these interim surrenders, the Palestinian leadership still hasn’t produced the longed-for signature on the final surrender “agreement.”
    This is the reason for the daily arrests, checkpoints, raids, new roads and neighborhoods for settlers, people arrested over Facebook posts, rulings by judges in Jerusalem ousting Palestinians from their homes so Jews can move in, and every few years, the offensives and wars. All these are steps in the negotiations.
    Make the situation a little worse and it becomes necessary to hold lengthy interim negotiations on “restoring the status quo ante,” which is never actually restored. Step by step, Israelis hope, they are advancing toward a Palestinian signature on a surrender.
    Today, metal detectors are a security measure, ostensibly a necessary one. Ostensibly this has no connection to other steps – bureaucratic, planning, legal, administrative – that Israel has systematically taken to dismantle East Jerusalem as a Palestinian city and the capital of the State of Palestine.
    With the dexterity of white-collar crime suspects and the smugness of high-class pimps, Israeli representatives turn the violent reality on its head: Israel is the one defending itself, the Palestinians are the attackers. This lets Israel make its aggressive policies toward them even harsher – gradually but constantly, ostensibly in response.
    Security for Jews only, perpetual negotiations, separation and siege until the Palestinians surrender, Palestinian weakness – all the elements that made Gaza and Hebron possible also exist in Jerusalem. The pan-Muslim Al-Aqsa Mosque saves us from a full Hebronization. But not from all the steps along the way.


  • Loin des partis, les #palestiniens s’engagent dans de nouvelles luttes
    https://www.mediapart.fr/journal/international/030617/loin-des-partis-les-palestiniens-s-engagent-dans-de-nouvelles-luttes

    Désabusés par l’échec de la seconde intifada et confrontés à l’immobilisme de leurs dirigeants, les Palestiniens se concentrent de plus en plus sur des luttes locales dans l’espoir d’améliorer leurs conditions de vie. Cinquante ans après la guerre des Six Jours, une nouvelle société palestinienne tente de s’organiser.

    #International #Autorité_palestinienne #Cisjordanie #Gaza #luttes_sociales


  • The Walled Off Hotel La dernière réalisation de Banksy à Bethléem
    http://banksy.co.uk/rooms.html

    If you stay at the Walled Off you could find yourself literally sleeping inside a work of art. So far Banksy, Sami Musa and Dominique Petrin have customised guest rooms, more will follow.


    As Diane Arbus once said ’to live with an artwork is something different, to glimpse it from the corner of your eye.’


    L’artiste de rue britannique Banksy a révélé vendredi à #Bethléem sa nouvelle création dans les Territoires #palestiniens, un hôtel jouxtant le mur de séparation construit par #Israël.

    « Hotel Walled-Off » est à l’image de l’œuvre de Banksy transfigurant la réalité avec poésie et une fausse naïveté : les chambres donnent directement sur le mur, un des emblèmes d’un conflit vieux de presque 70 ans.

    « Hotel Walled-Off » s’inscrit aussi dans une actualité qui fait la part belle aux #murs de séparation.

    L’établissement offre « la pire vue que l’on puisse avoir d’un hôtel », a affirmé #Bansky dans un communiqué.

    Walled-Off joue sur le nom d’une chaîne d’hôtels de luxe et « walled off », « coupé par le mur » en anglais.


    Dans un ancien immeuble résidentiel situé à quelques mètres du mur et vidé de ses occupants, Banksy a reconstitué avec son équipe un hôtel à l’intérieur un peu suranné, s’amusant à détourner des motifs célèbres pour la décoration.


  • #Syrie, #Liban : l’impasse palestinienne
    https://www.mediapart.fr/journal/international/210217/syrie-liban-limpasse-palestinienne

    Portrait d’Arafat au camp de Mar Elias © LD Chassés par la guerre, près de 50 000 #palestiniens ont fui la Syrie pour le Liban ces dernières années. Ils ont rejoint les quelque 300 000 Palestiniens du Liban qui y vivent depuis trois générations dans les camps, sans droits civiques.

    #International #Beyrouth #Israël #OLP


  • La langue arabe en tête des charts israéliens grâce à trois sœurs yéménites
    http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/la-langue-arabe-en-t-te-des-charts-isra-liens-gr-ce-trois-s-urs-y-m-n

    Article d’octobre 2015

    Smadar Lavie, activiste féministe mizrahie et universitaire en poste à l’université Berkeley de Californie, [...] a avancé l’idée que ce phénomène « renforce en vérité le statu quo entre #mizrahim et #ashkénazes au sujet du contrôle du pouvoir, tout en faisant progresser sans interruption le projet sioniste qui vise à acquérir plus de contrôle sur un maximum de territoires peuplés d’un minimum de non-juifs. »

    Elle a soutenu que mettre l’accent sur la #culture #arabe en oblitérant les questions politiques arabes fonctionnait comme un « mécanisme d’abrutissement », dans la mesure où les guerres menées en permanence par Israël contre les #Palestiniens poussent les mizrahim à s’engager contre ces derniers, ce qui les décourage de se battre contre le #racisme entre communautés juives.

    En outre, la culture « n’est pas dangereuse et opère harmonieusement tant qu’elle ne s’attaque pas aux relations entre #Israël et ses voisins arabes. » Ceci permet à Israël de se présenter comme un pays tolérant et multiculturel tout en dissimulant la réalité de ses pratiques politiques, a-t-elle argumenté.

    Bien qu’elle affirme se réjouir du fait que la culture mizrahie ait infiltré les « bastions » de l’élite culturelle ashkénaze en Israël, Smadar Lavie regrette qu’« en définitive, ça ne débouche sur aucune amélioration du quotidien de la majorité mizrahie en Israël. Le #néolibéralisme israélien profite principalement aux élites industrielles et entrepreneuriales ashkénazes. L’écart entre les classes se creuse, et il est de plus en plus difficile de parvenir à une certaine stabilité pour la plupart des ménages mizrahim en termes de logement et de nourriture. Les chansons poétiques ou en arabe à la mode qui sont interprétées par des mizrahim n’apportent pas de réponse à ce genre de problèmes ».

    En plus de la suppression de leur culture, les mizrahim ont été relégués au dernier rang de la société juive israélienne depuis leur arrivée dans le pays, où on les a forcés à vivre dans des villes de développement situées en périphérie ou dans des ghettos urbains, et où ils se sont vu refuser l’accès à l’emploi et aux études.

    Même aujourd’hui, les mizrahim ont cinq fois plus de risques d’être au chômage que les ashkénazes, et ont environ moitié moins de chances d’entrer à l’université ; de plus, les salaires moyens des juifs mizrahim sont en général environ un tiers moins élevés que ceux de leurs homologues ashkénazes.

    Pour Smadar Lavie, ces réalités économiques — et les 60 ans de racisme institutionnalisé dont elles sont le reflet — éclipsent tout débat sur une éventuelle « renaissance mizrahie » qui s’inspirerait de chansons comme « Habib Galbi ».


  • A #Amona, les #colons israéliens n’ont « aucune intention de partir »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/271116/amona-les-colons-israeliens-n-ont-aucune-intention-de-partir

    En dépit des tentatives du gouvernement israélien pour éviter sa démolition, l’avant-poste illégal d’Amona, construit en 1996 sur des terres palestiniennes, doit être évacué d’ici au 25 décembre prochain.

    #International #Benjamin_Netanyahou #Cisjordanie #Colonies #Israël #Justice #palestiniens #Proche-Orient


  • « Israël » s’inquiète des nouvelles techniques de combat du Hezbollah
    http://vilistia.org/archives/12512

    Jeudi 10 novembre 2016 Le dernier rapport du Centre israélien des recherches affirme que la vaste formation aux techniques de l’unité du Spetsnaz russe qu’ont reçue les combattants du Hezbollah augmentera considérablement leurs capacités à faire face à l’unité spéciale … Lire la suite →

    #Israël-réflexions #PALESTINIENS


  • « Bob Dylan’s embrace of Israel’s war crimes » [Electronic Intifada, 18/10/16]

    https://electronicintifada.net/blogs/michael-f-brown/bob-dylans-embrace-israels-war-crimes

    In 1983, in The New York Times, Stephen Holden described Dylan’s album Infidels as “a disturbing artistic semirecovery by a rock legend who seemed in recent years to have lost his ability to engage the Zeitgeist.”

    Holden asserted that a “stomping, hollering rhetorical tone infuses the two most specifically political songs, ‘Neighborhood Bully,’ an outspoken defense of Israel, and ‘Union Sundown,’ a gospel-blues indictment of American labor unions.”

    “The lyrics suggest an angry crackpot throwing wild punches and hoping that one or two will land,” Holden added.

    With its opening lyrics parroting Israel’s own narrative of being the blameless, perpetual victim of Arab violence, “Neighborhood Bully” came just a year after Israel’s bloody invasion of Lebanon that would claim tens of thousands of lives:

    Well, the neighborhood bully, he’s just one man
    His enemies say he’s on their land
    They got him outnumbered about a million to one
    He got no place to escape to, no place to run
    He’s the neighborhood bully

    The invasion of Lebanon was a calamitous war, widely opposed even in Israel where it was likened to the US quagmire in Vietnam.

    Yet Dylan sang these words exonerating Israel even after the world had witnessed the horrifying massacres of Palestinian refugees in the Sabra and Shatila refugee camps by an Israeli-allied militia during the occupation of Beirut.

    #Bob_Dylan #Israël #Liban #Proche-Orient #Palestiniens


  • #Yossi_Beilin : « Les travaillistes israéliens multiplient les erreurs »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/140916/yossi-beilin-les-travaillistes-israeliens-multiplient-les-erreurs

    Que reste-t-il du #Parti_travailliste ? Alors que Shimon Peres est dans le coma et que le parti n’a plus gagné une seule élection depuis quinze ans, l’ancien ministre Yossi Beilin dresse un constat accablant. Pour cet artisan des accords d’Oslo, son ancien parti a tourné le dos à son projet : construire la #paix et une solution à deux Etats.

    #International #Benjamin_Netanyahou #Israël #palestiniens #Proche-Orient