• Cinq Palestiniens tués lors d’attaques israéliennes sur Gaza
    29 août 2026 | - IMEMC News
    https://imemc.org/article/five-palestinians-killed-in-israeli-attacks-on-gaza

    Les forces israéliennes ont continué vendredi à violer le « cessez-le-feu » à Gaza, tuant cinq Palestiniens et en blessant plusieurs autres dans cette enclave côtière assiégée et dévastée.

    Al Jazeera a rapporté qu’un drone israélien a frappé une tente abritant des Palestiniens déplacés à Al-Mashahra, à l’est de la ville de Gaza, tuant un Palestinien et en blessant plusieurs autres.

    À Hamad, à l’ouest de Khan Younis, des soldats israéliens ont tiré et blessé trois Palestiniens, dont un enfant.

    À Al-Qarara, au nord de Khan Younis, un drone israélien a frappé des civils près du carrefour d’Al-Matahin, tuant Lafi Fayez Lafi Abdeen, 42 ans ; Taysir Fayez Lafi Abdeen, 28 ans ; et Abdul-Hamid Mohammad Abdeen, 42 ans. Des témoins ont déclaré que les victimes — deux frères et leur cousin — se trouvaient à l’extérieur de leur domicile lorsqu’elles ont été attaquées.
    Leurs corps ont été transportés au complexe médical Nasser.

    -- Middle East Eye (@MiddleEastEye) 28 août 2026
    Trois agriculteurs palestiniens ont été tués vendredi lors d’une frappe israélienne sur Khan Younis.
    Leurs familles ont exprimé leur désespoir face aux violations répétées de l’accord de cessez-le-feu, affirmant que leurs proches étaient des agriculteurs n’ayant aucun lien avec des groupes armés.
    https://x.com/MiddleEastEye/status/2093423474295312601

    Plus tôt vendredi, un drone israélien a frappé un vélo dans le quartier de Sabra, au sud-ouest de la ville de Gaza, tuant un autre Palestinien , selon le porte-parole de la défense civile de Gaza, Mahmoud Basal.

    Les forces israéliennes ont ensuite tiré des balles réelles et des obus d’artillerie sur Tuffah et Zeitoun, dans la ville de Gaza, des zones situées au nord-est du camp de réfugiés d’Al-Bureij, au sud de Khan Younis et vers Rafah. Des navires de la marine israélienne ont également ouvert le feu le long de la côte.

    Dans le centre de Gaza, des véhicules militaires israéliens ont tiré sur un Palestinien à l’est de Deir al-Balah, le blessant modérément, selon une source médicale de l’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa.

    Ces attaques ont eu lieu alors que la crise humanitaire à Gaza restait grave. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a indiqué que 1,4 million de Palestiniens — soit environ les deux tiers de la population de Gaza — étaient confrontés à une insécurité alimentaire aiguë de niveau « crise » ou pire encore.
    Le #PAM a précisé qu’il venait en aide chaque mois à environ 1,5 million de Palestiniens à Gaza en leur fournissant des colis alimentaires, de la farine de blé, du pain, des repas chauds, des services nutritionnels et une aide financière.
    L’agence soutient des cuisines collectives servant 250 000 repas chauds par jour et 28 boulangeries produisant environ 130 000 paquets de pain chaque jour.
    Elle fournit également une aide financière par voie numérique à 100 000 familles. Le PAM a averti que sans une aide alimentaire humanitaire soutenue, jusqu’à 90 % de la population de Gaza pourrait être confrontée à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë d’ici fin 2026.

    Le rapport du PAM sur la situation du marché en août a recensé 5 677 camions humanitaires et commerciaux entrant à Gaza en juillet, contre 4 965 en juin. Seuls 15 % des ménages interrogés ont fait état d’une amélioration de leur accès à la nourriture, tandis que 45 % ont déclaré que cet accès s’était détérioré. Les trois quarts ont signalé des difficultés à se rendre sur les marchés, et moins de 10 % ont pu se procurer du gaz de cuisine.

    -- Al Jazeera English (@AJEnglish) 28 août 2026
    Une vidéo montre des enfants à Gaza se mettant à l’abri derrière un caddie chargé de bidons d’eau lors d’une attaque à l’arme à feu qui aurait été perpétrée par un drone quadricoptère israélien.
    Une récente commission d’enquête de l’ONU a conclu qu’Israël était responsable du meurtre délibéré d’enfants à Gaza, qualifiant cet acte de génocide.

    https://video.twimg.com/amplify_video/2093318484683812864/vid/avc1/720x1280/EQCP6sL8b15hTQ9D.mp4


    https://x.com/AJEnglish/status/2093319278174847305

    L’#OCHA a indiqué que la plupart des Palestiniens de Gaza restaient déplacés dans des conditions difficiles et que 90 % de la population
    souffrait depuis début juillet d’une insécurité hydrique modérée à élevée .

    Une enquête nutritionnelle de l’#UNICEF publiée le 24 août a révélé que, parmi les habitants des zones accessibles interrogés entre le 31 mai et le 15 juin, le retard de croissance touchait 12,2 % des enfants de moins de cinq ans. Seuls 22,4 % des enfants âgés de 6 à 23 mois bénéficiaient d’un régime alimentaire minimal acceptable, tandis que 37,1 % des enfants de moins de cinq ans avaient souffert de diarrhée au cours des deux semaines précédentes.

    L’UNICEF a précisé que ces résultats couvraient environ 83 % de la population estimée de Gaza ; environ 17 % ont été exclus en raison de restrictions d’accès et de sécurité. L’agence a averti que les progrès en matière de nutrition restaient fragiles et dépendaient d’un accès humanitaire soutenu, d’un financement adéquat et de marchés fonctionnels.

    Le PAM a déclaré avoir besoin de 426 millions de dollars pour poursuivre ses opérations à Gaza et en Cisjordanie de juillet à décembre 2026.

    Le ministère de la Santé de Gaza a déclaré que les attaques israéliennes depuis l’entrée en vigueur du « cessez-le-feu » le 10 octobre 2025 ont tué 1 303 Palestiniens et en ont blessé 4 336. Le ministère a ajouté que les équipes de secours avaient récupéré 814 corps au cours de la même période.

    Depuis le 7 octobre 2023, le ministère a déclaré qu’Israël avait tué au moins 73 438 Palestiniens et en avait blessé plus de 174 447. Il a ajouté que de nombreuses victimes restaient ensevelies sous les décombres, car les équipes de secours manquent d’équipement et n’ont pas accès aux zones détruites.

    #Bilan #Génocide

  • Exclusif : l’#ONU [le Programme alimentaire mondial] renouvelle son contrat avec #Palantir malgré des craintes soulevées dans un audit - France 24
    https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20260807-exclusif-onu-renouvelle-contrat-avec-palantir-malgr%C3%A9-crainte

    Certains employés du PAM s’inquiètent que les données onusiennes des bénéficiaires de l’aide puissent être utilisées pour entraîner les systèmes d’intelligence artificielle de Palantir. Certains expriment également des réserves éthiques quant à un partenariat avec une entreprise dont les technologies auraient notamment été utilisées par les autorités américaines pour faire appliquer leur politique migratoire et par des forces militaires lors d’opérations meurtrières au Moyen-Orient, notamment en Iran et à Gaza. Selon les propres mots du directeur général de Palantir Alex Karp, les produits de son entreprise sont « parfois utilisés pour tuer des gens ».

    Malgré ces préoccupations, un porte-parole du #PAM a indiqué que l’agence était en passe de renouveler son contrat avec Palantir. Une décision qui intervient alors que l’administration Trump pousse la candidature de Luke Lindberg, haut responsable du ministère américain de l’Agriculture, pour prendre la tête du PAM. Un ministère qui a signé en avril un contrat de 300 millions de dollars avec Palantir.

    #air_du_temps

  • Tirai una freccia in cielo per farlo sanguinare
    https://www.visionscarto.net/pam-guerre

    La Rada, spazio per l’arte contemporanea di Locarno (Ticino/Svizzera), ha ospitato, nella primavera 2025, la mostra dell’artista svizzero Paolo Mazzucchelli, conosciuto come «Pam». L’esposizione, intitolata semplicemente, ma tragicamente, «Guerre», nasce da una residenza artistica di tre mesi durante la quale l’artista ticinese ha esplorato il tema del conflitto, interiore come collettivo. Tra le opere esposte a La Rada spicca Tirai una freccia in cielo per farlo sanguinare, un monumentale (…) Billets

    #Billets_

  • Devenir fasciste
    Ma thérapie de conversion
    https://luxediteur.com/catalogue/devenir-fasciste
    Mark Fortier | LUX éditions 2025

    « La première étape de la thérapie de conversion au #fascisme, c’est le lâcher-prise. Le sujet doit s’ouvrir intérieurement au changement, laisser agir en lui la peur, s’abandonner aux petites lâchetés et aux compromissions opportunes. Cela ne va pas de soi. Heureusement, des personnalités exemplaires nous montrent comment on peut accepter le changement par degrés, subrepticement, sans coup d’éclat. »

    https://lundi.am/Comment-devenir-fasciste

    L’extrême droite a pris le pouvoir dans une foule de pays et elle menace de triompher dans plusieurs autres. Mark Fortier s’inquiète, mais il est aussi très las. Résolument campé à gauche dans ses convictions politiques, il constate que s’il ne veut pas être la proie des prochains maîtres du monde, il lui faudra changer de camp.

    Bien entendu, ce « journal de conversion » est une satire, un #pamphlet cinglant et comique qui s’en prend aux #fascistes, mais en premier lieu à tous ceux qui ont laissé la démocratie se dissoudre. L’auteur s’y compose une psyché autoritariste et s’efforce d’adhérer avec enthousiasme aux convictions de la #droite_radicale. Il offre surtout un portrait saisissant de la dégradation de nos institutions et une description affligeante de ce qui point lorsque l’on cesse de résister. Heureusement, la thérapie échoue, laissant tout de même ce qu’il faut de raison pour ne pas céder entièrement au désespoir.

  • Ovidie, autrice : « Il y a plein de gens qui n’ont pas de rapport sexuel et c’est le secret le mieux gardé du monde » | France Culture
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-midis-de-culture/ovidie-met-en-scene-son-texte-la-chair-est-triste-helas-2888883

    “Arrêter le sexe avec les hommes, ce n’est pas juste arrêter le coït, c’est arrêter tout ce que cela implique d’être une femme et de constamment lutter pour rester désirable. C’est un boulot à temps plein que d’être un sexe à convoiter, entre le temps qu’on passe à s’épiler, à se faire de la médecine esthétique, à se couvrir les cheveux gris parce qu’on a peur de ne plus être coté à l’argus...c’est un temps infini que moi, j’avais envie de récupérer.”

    • Un peu de nuance ne nuit pas : chacun a le choix par rapport aux hommes, comme par rapport au sexe.

      On peut trouver aussi un homme qui vous trouve désirable avec poils, cheveux gris, sans maquillage et en guenilles d’intérieur ... ;-)

      Ça existe

      Ne pas exiger de lui qu’il ressemble à superman ... mais il y en a même des comme ça très mignons ! ;-)))

      Ceci-dit elle a raison de remettre en question les normes et de déculpabiliser.

    • La chair est triste hélas De Ovidie © Éditions Julliard
      https://www.theatre-atelier.com/event/la-chair-est-triste-helas-ovidie-annamouglalis2025

      Texte cathartique, La chair est triste hélas , publié en 2023, s’est imposé comme un objet littéraire essentiel.
      Dans une prose incisive et teintée d’humour, #Ovidie y relate les raisons de sa grève du sexe, déconstruisant avec une lucidité tranchante les injonctions qui pèsent encore sur la question du désir et de la #sexualité. À la croisée du #pamphlet_féministe et de l’étude sociologique, ce cri du cœur réadapté par l’autrice prolongera sa portée avec #Anna_Mouglalis dans un seule en scène inédit.

      Un jour, j’ai arrêté le sexe avec les hommes. ” Ovidie
      https://seenthis.net/messages/1137797

      « Cela n’a pas été d’emblée une grève. Juste un grand rejet de tout ce qu’implique le système hétérosexuel. Ces hommes si nuls au lit. Tout ce temps gâché à donner du plaisir sans en prendre, ces nuits où je me suis ennuyée, où j’ai simulé, par politesse. Ces sacrifices pour rester cotée sur le marché de la baisabilité : les heures de cardio pour perdre du poids, les chaussures à talon, le maquillage, etc. Alors, j’ai arrêté. Désenchantée », répond l’ancienne actrice, autrice et réalisatrice et aujourd’hui enseignante.

      Zoom Gouinistan - Festival résistances 2025
      https://festival-resistances.fr/zoom-gouinistan-2025

      Plus qu’un pays, le Gouinistan c’est le monde des gouines ! Un monde à la fois imaginaire et bien réel, peuplé d’une communauté de queers et de lesbiennes sorties de l’hétéro-patriarcat et qui partagent des liens affectifs, culturels, politiques et plus si affinités…

      Les cinéastes du Gouinistan filment leur Histoire pour la visibiliser et garder les traces de leurs existences et de leurs luttes. Le Zoom Gouinistan, c’est l’occasion de découvrir un espace symbolique dédié à la culture gouine mais aussi un espace politique de résistance féministe face à l’invisibilisation et aux stéréotypes qui touchent les lesbiennes et les queers.

      Et rassurez-vous, pas besoin d’être gouine pour apprécier les productions gouinistanaises !

      #théâtre #cinéma #documentaire #féminisme

  • Mercredi 30 juillet 2025 : 662e jour du génocide à Gaza : le bilan dépasse les 60 000 morts
    31 juillet 2025 | - IMEMC News
    https://imemc.org/article/day-662-of-the-gaza-genocide-death-toll-surpasses-60000

    Mercredi 30 juillet 2025, 662e jour du génocide en cours à Gaza, le ministère de la Santé de la bande de Gaza a annoncé que le bilan des victimes de l’agression israélienne avait dépassé les 60 000 morts depuis le 7 octobre 2023. Selon le ministère, les femmes et les enfants représentent plus de 47 % des victimes. Rien que mercredi, 104 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes et 399 blessés.

    Le bilan officiel du génocide israélien dans la bande de Gaza s’élève désormais à 60 138 morts et 146 269 blessés depuis le 7 octobre 2023.

    Des sources médicales ont rapporté mercredi que le bilan s’élève à 8 970 morts et 34 228 blessés depuis le 18 mars, date à laquelle l’occupation israélienne a repris son agression contre la bande de Gaza après l’accord de cessez-le-feu.

    Au cours des dernières 24 heures, 60 civils ont été abattus alors qu’ils tentaient de se procurer de la nourriture pour leurs familles dans des sites dits « de distribution d’aide » , et plus de 195 personnes ont été blessées. Cela porte à 1 239 le nombre total de morts « liés aux moyens de subsistance » depuis le 27 mai, avec plus de 8 152 blessés.

    Des sources médicales à Gaza ont confirmé la mort de sept Palestiniens, dont un enfant, des suites de la famine au cours des dernières 24 heures. Cela porte à 154 le nombre total de Palestiniens morts de malnutrition, dont 89 enfants.

    Mise à jour à 23 h 55 :
    À l’intérieur de l’hôpital Nasser de Gaza, la scène est d’une horreur insupportable.
    L’établissement ressemble davantage à un abattoir qu’à un lieu de soins : les corps des Palestiniens tués gisent en rangées, victimes d’un massacre qui a fait 80 morts, dont 56 lors d’une seule attaque meurtrière.
    Chaque couloir et chaque recoin sont remplis de civils blessés étendus sur le sol, recevant des soins sans lit, sans équipement et sans même un peu d’espace.
    Des flaques de sang maculent le sol tandis que le personnel médical, débordé, épuisé physiquement et émotionnellement, lutte pour continuer :


    Plusieurs citoyens ont été tués et 30 autres blessés, dont la plupart gravement, par les tirs des forces d’occupation israéliennes près de centres d’aide dans plusieurs zones de la bande de Gaza.

    Notre correspondant a rapporté qu’un certain nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire ont été tués et d’autres blessés près d’un centre au sud de Khan Yunis.

    L’hôpital de campagne Al-Saraya de la Société du Croissant-Rouge palestinien a rapporté que 30 blessés sont arrivés à l’hôpital parmi les personnes qui attendaient des secours dans la région nord-ouest de Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza.

    Quds News rapporte :
    La réalité à Gaza, sous le blocus et la famine imposés par Israël, est celle de femmes et d’enfants palestiniens affamés qui se pressent désespérément autour des soupes populaires, serrant des récipients vides dans l’espoir d’obtenir une petite portion de nourriture.

    Malgré leurs déclarations affirmant autoriser l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza, les forces d’occupation israéliennes continuent de restreindre l’accès, forçant les camions humanitaires à emprunter des routes dangereuses où ils sont souvent pillés par des gangs affiliés.

    Ceux qui tentent de protéger et de livrer l’aide aux organisations internationales sont également fréquemment pris pour cible par l’occupation.
    https://imemc.org/wp-content/uploads/2025/07/WhatsApp-Video-2025-07-31-at-12.06.20-AM.mp4?_=1

    L’aviation israélienne a bombardé une tente de déplacés dans la région d’Al-Mawasi, à l’ouest de Khan Younis, tuant 3 Palestiniens et en blessant plus de 15.

    Par ailleurs, des dizaines de Palestiniens ont été signalés à l’hôpital Al-Shifa de Gaza-ville à la suite d’un horrible massacre commis par les forces d’occupation israéliennes contre des personnes venues chercher de l’aide dans le nord-ouest de la bande de Gaza.
    https://imemc.org/wp-content/uploads/2025/07/WhatsApp-Video-2025-07-30-at-11.58.51-PM.mp4?_=2

    Des images choquantes diffusées par des sources israéliennes montrent des soldats d’occupation extrémistes célébrant avec une joie cruelle l’explosion de maisons palestiniennes dans le quartier saoudien de Rafah, à l’ouest de la bande de Gaza.
    https://imemc.org/wp-content/uploads/2025/07/WhatsApp-Video-2025-07-30-at-11.46.22-PM.mp4?_=3

    Mise à jour à 12h21 :
    Le ministère de la Santé a déclaré que les hôpitaux avaient reçu les corps de seize Palestiniens tués, dont treize près de centres de distribution de nourriture, en plus de dizaines de blessés. Ces chiffres ne comprennent que les personnes transférées à l’hôpital.


    À Gaza, un père palestinien, Nassif Jamal Dahdouh, a succombé à ses blessures graves subies la veille lorsque l’armée a bombardé sa maison dans le quartier de Nadim, dans le sud-est de Gaza, tuant sur le coup ses cinq enfants.

    Deux civils palestiniens ont également été tués et d’autres blessés par des tirs israéliens alors qu’ils attendaient l’aide humanitaire près du corridor de Netzarim, dans le centre de Gaza.
    https://imemc.org/wp-content/uploads/2025/07/TcCuLcv48qTBgYTe.mp4?_=4


    Toujours dans le centre de Gaza, une source à l’hôpital Al-Awda a déclaré que le centre médical avait reçu le corps d’un enfant tué lorsque les forces israéliennes ont bombardé des maisons dans le New Camp, au nord de Nuseirat. Le corps de l’enfant a été retrouvé sous les décombres de la maison détruite.

    À Rafah, la ville la plus au sud de Gaza, la défense civile palestinienne a rapporté que ses médecins avaient évacué six Palestiniens tués et plus de 70 blessés, dont des femmes et des enfants, quand des soldats israéliens les ont pris pour cible près d’un centre de distribution d’aide dans la région d’Al-Shakoush, au nord-ouest de la ville.

    Des sources médicales à l’hôpital Nasser de Khan Younis ont déclaré que la plupart des Palestiniens blessés souffraient de blessures mortelles, dénonçant le ciblage délibéré et continu de civils affamés à la recherche de nourriture et d’aide humanitaire.

    Dans une nouvelle escalade, l’artillerie israélienne a bombardé la zone ouest de Khan Younis, tandis que les forces terrestres continuaient à miner et à faire exploser des maisons et des bâtiments dans le même quartier.

    Les médias israéliens rapportent que les services de sécurité du pays évaluent actuellement ce qu’ils appellent des « stratégies alternatives » suite à la conclusion de l’opération « Les Chariots de Gédéon », qui n’a pas réussi à faire progresser la question des prisonniers israéliens.

    Parmi les options envisagées figurent des mesures extrêmes, notamment l’imposition d’un régime militaire total sur Gaza ou l’annexion du territoire. L’une des propositions les plus sévères consiste à assiéger l’ensemble des centres urbains de Gaza et à couper tout accès à la nourriture et à l’eau, par voie terrestre et aérienne.

    Le directeur des secours médicaux à Gaza a lancé un avertissement alarmant concernant la détérioration rapide des conditions sanitaires, soulignant que la situation des femmes enceintes est devenue catastrophique en raison de la poursuite des agressions et du blocus.
    Il a ajouté que les hôpitaux et les centres de santé sont confrontés à une pénurie totale de fournitures médicales essentielles pour soigner les nouveau-nés, ce qui met leur vie en danger dès leur naissance.

    Le directeur du complexe médical Al-Shifa a annoncé que Gaza est entrée dans la troisième phase de la famine, un stade avancé et mortel caractérisé par une malnutrition sévère et une défaillance des organes.

    Le Programme alimentaire mondial (#PAM) a confirmé que Gaza avait dépassé deux des trois seuils définissant la famine, avertissant qu’une famine à grande échelle était imminente si l’accès à l’aide ne s’améliorait pas immédiatement.

    L’Office de secours et de travaux des Nations unies (#UNRWA) a critiqué les largages d’aide humanitaire au-dessus de Gaza, affirmant que s’ils attiraient l’attention des médias, ils n’avaient aucun impact significatif sur le terrain.
    L’agence a souligné l’urgence d’autoriser l’accès direct par voie terrestre, notant que des milliers de camions d’aide humanitaire restent bloqués et attendent d’entrer.

    Cette sombre mise à jour intervient dans un contexte où la situation continue de se détériorer : la nourriture et l’eau potable se font de plus en plus rares, les hôpitaux sont au bord de l’effondrement et la mortalité infantile due à la faim est en hausse.

    L’UNRWA a réaffirmé que l’accès à l’eau potable à Gaza reste un défi quotidien pour les habitants, en particulier les enfants, qui sont contraints de faire la queue sous un soleil de plomb pour satisfaire leurs besoins les plus élémentaires.

    L’agence a souligné que la crise humanitaire s’intensifie de jour en jour, tandis que la communauté internationale continue d’observer en silence la tragédie qui se déroule, sans prendre de mesures significatives pour mettre fin à cette catastrophe.

    Au Royaume-Uni, un porte-parole du bureau du Premier ministre a déclaré que le Premier ministre Keir Starmer avait réaffirmé à Benjamin Netanyahu le « soutien indéfectible du Royaume-Uni à Israël et à son droit à l’autodéfense ».

    Pour sa part, le député britannique Jeremy Corbyn a déclaré à Al-Jazeera que le moment était venu pour la communauté internationale de prendre une position ferme contre Israël.
    Il a condamné l’exportation d’armes vers un État accusé de génocide, affirmant qu’aucun pays ne devrait être autorisé à le faire.
    Corbyn a dénoncé la liberté d’action illimitée accordée à Israël, la qualifiant de veto de facto lui permettant d’agir sans rendre de comptes, et a exhorté le gouvernement britannique à s’engager clairement et publiquement à reconnaître l’État de Palestine, qualifiant cette mesure de nécessaire pour parvenir à la justice et à la paix.

    Depuis le 7 octobre 2023, Israël a tué au moins 60 034 Palestiniens, dont 47 % d’enfants et de femmes, et blessé plus de 145 870 personnes dans l’enclave côtière dévastée.

    #Génocide #Bilan

    • Le point au matin du jeudi 31 juillet 2025, 05 h 57 BST | Middle East Eye
      https://www.middleeasteye.net/live-blog/live-blog-update/morning-update-381

      Voici les dernières informations concernant la guerre qui se poursuit entre Israël et Gaza :

      • Deux résolutions qui auraient bloqué les ventes d’armes à Israël en réponse aux victimes civiles à Gaza ont été rejetées mercredi par le Sénat américain, bien qu’elles aient recueilli plus de soutien que des mesures similaires prises plus tôt cette année. Ces résolutions avaient été présentées par le sénateur Bernie Sanders, un indépendant du Vermont aligné sur les démocrates.

      • L’université Brown a conclu mercredi un accord avec l’administration du président Donald Trump afin de rétablir le financement de la recherche médicale et scientifique de l’université, financée par le gouvernement fédéral, et de résoudre certains problèmes de conformité, ont annoncé mercredi l’université et le gouvernement. L’université a accepté de prendre des mesures « pour soutenir une communauté juive florissante, la recherche et l’éducation sur Israël, ainsi qu’un programme solide d’études juives », selon les termes de l’accord.

      • Le président américain Donald Trump estime que reconnaître l’État palestinien reviendrait à récompenser le Hamas et qu’il n’a pas l’intention de le faire, a déclaré mercredi un responsable de la Maison Blanche.

      • Un accord commercial entre le Canada et les États-Unis sera probablement entravé par la promesse faite mercredi par le Canada de reconnaître un État palestinien, a déclaré le président Trump sur les réseaux sociaux.

      • La police israélienne refuse de libérer le corps de l’activiste Awdah Hathaleen, abattu lundi par un colon dans le village d’Umm al-Khair, dans le sud de la Cisjordanie, alors que l’autopsie a été réalisée mercredi, a rapporté Haaretz.

      • Le gouvernement israélien a réparti cette semaine 29 véhicules tout-terrain ainsi que du matériel de sécurité et logistique à des avant-postes agricoles illégaux de colons en Cisjordanie occupée, affirmant que cette mesure visait à « renforcer la résilience » des avant-postes et à « approfondir » le contrôle israélien sur le territoire, a rapporté The Times of Israel.

      • Deux Palestiniens ont été tués par des tirs de l’armée israélienne lors d’une a ttaque de colons contre la ville de Silwad, à l’est de Ramallah, en Cisjordanie occupée, a rapporté Al Jazeera Arabic, citant deux sources médicales.

      • Un Palestinien, sa femme et leurs deux enfants ont été tués dans une frappe de drone israélien sur une tente où ils s’abritaient dans le centre de Deir al-Balah, a rapporté Al Jazeera Arabic, citant l’hôpital Al-Aqsa Martyrs.

  • Mardi 29 juillet 2025 à Gaza : l’armée israélienne tue au moins 92 Palestiniens et en blesse des dizaines d’autres
    30 juillet 2025 | - IMEMC News
    https://imemc.org/article/tuesday-in-gaza-israeli-army-kills-at-least-92-palestinians-injures-dozens

    Hassan Hussein Azzam, ainsi que son petit-fils Hassan et la mère de l’enfant, ont été tués par les forces d’occupation israéliennes qui ont bombardé leur maison dans le quartier d’Al-Zeitoun, à Gaza

    Mardi, 662e jour du génocide en cours à Gaza, les bombardements incessants et la campagne de famine brutale ont continué de ravager la bande de Gaza assiégée, tuant au moins 92 personnes, dont 33 Palestiniens affamés qui ont été abattus alors qu’ils tentaient de trouver de l’aide.

    Depuis le 7 octobre 2023, les forces d’occupation israéliennes ont lancé une agression contre la bande de Gaza, qui a fait 59 921 morts, dont une majorité d’enfants et de femmes, et 145 233 blessés, selon un bilan préliminaire. Un certain nombre de victimes restent sous les décombres et dans les rues, inaccessibles aux ambulances et aux équipes de secours.

    Gaza est confrontée à un risque grave de famine, les indicateurs de consommation alimentaire et de nutrition ayant atteint leur pire niveau depuis le début de la guerre actuelle, selon un avertissement publié par le Système de classification intégrée de la sécurité alimentaire.
    L’alerte souligne que deux des trois seuils de famine ont été dépassés dans certaines parties de la bande de Gaza, le Programme alimentaire mondial et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) avertissant que le temps presse pour lancer une réponse humanitaire globale.

    Un communiqué de presse conjoint publié par les agences des Nations unies a déclaré que « le conflit en cours, l’effondrement des services de base et les restrictions sévères imposées aux Nations unies en matière de livraison et de distribution de l’aide humanitaire ont conduit à des conditions de sécurité alimentaire catastrophiques pour des centaines de milliers de personnes dans toute la bande de Gaza ».


    Aux points de distribution de l’aide à Gaza, les Palestiniens décrivent le chaos, les tirs et les humiliations sous le contrôle israélien et américain.
    Plus de 1 000 civils affamés ont été tués alors qu’ils tentaient de se procurer de la nourriture depuis que la société américaine GHF a pris le contrôle de la distribution de l’aide le 27 mai 2025. Les survivants reviennent avec du sable, de la farine sur eux ou dans des sacs mortuaires.
    Ceux qui se sont rendus dans ces arènes dignes de « Hunger Games » déclarent : « Les sites d’aide sont devenus des pièges mortels, où les plus rapides peuvent manger et les autres succombent aux balles ou à la faim. »
    https://imemc.org/wp-content/uploads/2025/07/WhatsApp-Video-2025-07-29-at-11.59.26-PM.mp4?_=1

    Le journaliste d’Al Jazeera Anas al-Sharif a documenté l’expérience de Palestiniens affamés qui tentent d’obtenir de l’aide dans les sites d’« aide » de la société américaine.
    https://imemc.org/wp-content/uploads/2025/07/WhatsApp-Video-2025-07-29-at-11.59.26-PM.mp4?_=1

    Anthony Aguilar, ancien employé et lanceur d’alerte de la société GHF, a déclaré à Democracy Now : « Ces sites ne sont pas seulement devenus des pièges mortels, ils ont été conçus comme tels. Les quatre sites de distribution ont été intentionnellement et délibérément construits, planifiés et érigés au milieu d’une zone de combat active. Certains diront que toute la bande de Gaza est une zone de guerre. C’est peut-être vrai, mais certaines parties de Gaza sont des zones de combat actives ou considérées comme telles, où les forces de défense israéliennes opèrent. Ces sites ont été construits intentionnellement au milieu de ces zones. Ce n’est pas un hasard. Le fait même de désigner des sites de distribution humanitaire destinés à une population affamée et sans défense, et de les construire délibérément dans une zone de combat active, constitue une violation des protocoles de la Convention de Genève. C’est une violation du droit humanitaire et, à mon avis, une violation de l’humanité en général. »

    Le principal système mondial de surveillance de la faim a lancé mardi un avertissement selon lequel le « pire scénario de famine » se déroule à Gaza en raison de la famine et du siège imposés par Israël.
    « Les dernières données indiquent que le seuil de famine a été atteint en matière de consommation alimentaire dans la majeure partie de la bande de Gaza et en matière de malnutrition aiguë dans la ville de Gaza », a déclaré le Système intégré de classification de la sécurité alimentaire (#IPC) soutenu par l’ONU dans un nouveau rapport.

    Selon le bureau des médias du gouvernement de Gaza :
    • 109 camions d’aide humanitaire sont entrés aujourd’hui à Gaza, mais la plupart ont été pillés en raison du chaos sécuritaire délibérément maintenu par l’occupant.
    • Six largages aériens ont été effectués, mais quatre ont atterri dans des zones sous contrôle militaire israélien ou dans des quartiers précédemment désignés pour être évacués, exposant les civils à un risque d’être directement pris pour cible et rendant ces largages non seulement inefficaces, mais aussi dangereux pour les habitants affamés.
    • Nous rappelons au monde entier que Gaza a besoin de toute urgence d’au moins 600 camions d’aide et de carburant par jour pour répondre aux besoins minimaux des secteurs vitaux.

    Le directeur de la communication de l’UNRWA a déclaré : « Le largage d’aide au-dessus de Gaza fait beaucoup de bruit dans les médias, mais n’a aucun impact réel sur le terrain. Les largages à Gaza sont risqués, alors que les camions sont capables de livrer l’aide efficacement. »

    Les attaques suivantes perpétrées par les forces israéliennes contre des civils palestiniens à Gaza ont été documentées par des sources locales mardi :
    16 h 40
    Plusieurs citoyens ont été tués et d’autres blessés mardi soir lorsque les forces d’occupation israéliennes ont pris pour cible un certain nombre de personnes qui attendaient de l’aide à Khan Younis et Beit Lahia, dans la bande de Gaza.
    -- Des sources médicales ont rapporté que quatre citoyens ont été tués et des dizaines blessés après que les forces d’occupation ont pris pour cible des personnes qui attendaient de l’aide au sud de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza.
    -- Au moins trois civils ont été tués et plusieurs autres blessés à la suite de tirs d’artillerie et de coups de feu des forces israéliennes visant des personnes en quête d’aide dans la zone soudanaise au nord de Beit Lahia, au nord-ouest de la bande de Gaza.

    MISE À JOUR DE 12H18 RAPPORT :
    Des sources médicales dans les hôpitaux de Gaza ont rapporté que le nombre de morts est passé à 92 depuis l’aube, en plus de dizaines de blessés, en raison des bombardements et des tirs à balles réelles israéliens qui se poursuivent.

    Les sources ont ajouté que parmi les Palestiniens tués, 41 civils ont été abattus alors qu’ils tentaient d’obtenir de l’aide
    -- *Quatre Palestiniens ont été tués
    et au moins trente blessés lorsque l’armée a pris pour cible des Palestiniens qui attendaient l’aide humanitaire dans le quartier de Salahuddin, au sud de la vallée de Gaza, dans le centre de Gaza.
    -- Au moins un Palestinien a été tué et plusieurs autres blessés lors d’un bombardement israélien d’un appartement dans le quartier de Sheikh Radwan, au nord de la ville de Gaza.
    -- Huit Palestiniens ont également été tués et de nombreux autres blessés lorsque l’armée a bombardé le quartier de Zeitoun, au sud de la ville de Gaza.

    Le Bureau des médias du gouvernement a averti que la famine se propageait avec une violence croissante, alors même que de nouveaux décès s’accumulaient en raison du refus délibéré d’Israël de fournir de la nourriture à la population piégée.
    Ces décès surviennent alors que l’aide qui parvient à Gaza est dérisoire. Israël affirme avoir ouvert des « couloirs humanitaires » et autorisé l’ONU à acheminer de la nourriture dans le cadre d’une « trêve humanitaire » dans trois zones densément peuplées, mais les quantités restent largement insuffisantes pour mettre fin à la famine.

    Le Dr Mohamed Abu Salmiya, directeur du complexe médical al-Shifa de Gaza, a lancé un avertissement sévère, affirmant que la situation humanitaire dans la bande de Gaza avait atteint un point critique en raison d’une campagne de famine implacable.
    Il a décrit la famine à Gaza comme étant entrée dans une phase périlleuse, les maigres rations alimentaires qui parviennent sur place ne représentant qu’une « goutte d’eau dans l’océan » par rapport aux besoins de plus de deux millions de personnes.
    Abu Salmiya a déclaré que les patients blessés et ceux qui étaient déjà malades souffraient désormais de malnutrition sévère, ce qui risquait de transformer des blessures et des maladies traitables en décès.
    Il a rapporté que le nombre de morts attribuées à la famine et à la malnutrition était passé à 147, soulignant le bilan meurtrier de la privation alimentaire prolongée.
    Le directeur a souligné la pénurie critique de lait maternisé et la diminution de la capacité des mères à allaiter, qualifiant cette situation de « danger réel » pour les nouveau-nés et les nourrissons.
    Il a brossé un tableau effrayant de la situation des enfants de Gaza, dont beaucoup sont réduits à l’état de « squelettes ambulants » par la faim prolongée, avertissant que tous les quartiers sont désormais entrés dans une phase de famine aiguë.
    M. Abu Salmiya a averti que si des mesures urgentes ne sont pas prises, la bande de Gaza sera confrontée à une forte augmentation du nombre de décès et a souligné que les effets à long terme de la malnutrition pendant les années clés du développement menacent toute une génération.
    https://x.com/swilkinsonbc/status/1950110202633605317
    Le Programme alimentaire mondial a tiré la sonnette d’alarme face à l’aggravation de la catastrophe humanitaire à Gaza.
    La malnutrition aiguë chez les enfants de moins de cinq ans a quadruplé, poussant leurs petits corps à bout alors que les réserves alimentaires s’épuisent sous le génocide en cours.
    Selon le classement intégré de la sécurité alimentaire, certaines parties de la bande de Gaza ont déjà franchi deux des trois seuils de famine, signe indéniable qu’une famine massive est en cours.
    Le #PAM avertit que le temps presse pour mettre en place une opération de secours coordonnée à grande échelle. Sans une augmentation immédiate des livraisons d’aide, d’innombrables vies, en particulier celles des plus jeunes et des plus vulnérables, seront perdues.
    https://x.com/RamAbdu/status/1950088366017352165
    Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies a souligné que les largages aériens de vivres ne peuvent remplacer des opérations de secours pleinement coordonnées sur le terrain.
    En outre, les agences humanitaires des Nations Unies rapportent que malgré des efforts soutenus, elles n’ont pas été en mesure de livrer les quantités de nourriture, d’eau et de fournitures médicales dont Gaza a urgemment besoin. Les restrictions d’accès et les problèmes de sécurité ont gravement entravé les opérations sur le terrain.

    Selon les estimations de l’ONU, plus d’un million de femmes et de jeunes filles à Gaza sont actuellement confrontées à une famine aiguë. Avec l’effondrement des services de base et la diminution des stocks restants, cette population, qui figure déjà parmi les plus vulnérables, est exposée à un risque accru de malnutrition et de famine.

    Les agences exhortent Israël à respecter ses obligations en vertu du droit international en protégeant les civils à Gaza et en garantissant des couloirs humanitaires sans entrave. Il est essentiel d’intensifier sans délai l’aide afin d’éviter une famine généralisée et de sauver des milliers de vies.

    Dimanche, des avions jordaniens et émiratis ont largué de l’aide alimentaire à Gaza, marquant les premiers largages aériens depuis des mois. Israël a quant à lui annoncé une « pause tactique » quotidienne limitée de ses opérations, de 10 heures à 20 heures, dans les zones d’al-Mawasi, Deir al-Balah et certaines parties de la ville de Gaza, afin de permettre aux convois d’aide humanitaire de circuler le long des itinéraires désignés.

    L’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (#UNRWA) a averti aujourd’hui que l’ouverture complète de tous les points de passage frontaliers et la livraison d’une aide à grande échelle sont les seuls moyens d’arrêter la famine qui s’aggrave à Gaza.
    L’UNRWA estime que Gaza a besoin d’au moins 500 à 600 camions chargés de nourriture, de médicaments et de produits de première nécessité entrant chaque jour dans la bande de Gaza pour répondre aux besoins urgents de sa population.
    L’agence a renouvelé son appel en faveur d’un cessez-le-feu durable à Gaza qui permettrait d’alléger les souffrances de ceux qui sont confrontés à la famine et d’assurer un approvisionnement ininterrompu en biens essentiels.
    Les responsables de l’UNRWA ont exhorté les autorités à autoriser sans plus tarder les milliers de camions d’aide humanitaire qui attendent actuellement en Jordanie et en Égypte à entrer dans Gaza.
    Avec plus de 10 000 employés sur le terrain, l’UNRWA affirme avoir la capacité de distribuer ces fournitures de manière sûre, équitable et digne dès que l’accès lui sera accordé.

    #Génocide #Bilan

    • Dernières informations concernant la guerre en cours entre Israël et Gaza au matin du mercredi 30 juillet 2025, 06h13 BST | Middle East Eye
      https://www.middleeasteye.net/live-blog/live-blog-update/morning-update-380

      • L’université de Harvard a déclaré mardi qu’elle se conformerait à la demande de l’administration du président Donald Trump de lui remettre les formulaires d’emploi de milliers de membres du personnel universitaire, mais qu’elle ne communiquerait pas pour l’instant les dossiers des personnes occupant des postes réservés aux étudiants. Le gouvernement enquête sur les universités à la suite de manifestations pro-palestiniennes.

      • Plusieurs pays qui n’avaient pas encore reconnu l’État palestinien ont déclaré mercredi dans un communiqué qu’ils envisageaient de changer de position. L’Australie, le Canada, la Finlande, la Nouvelle-Zélande, le Portugal, Andorre et Saint-Marin figurent parmi les pays signataires de la déclaration.

      • Israël a attaqué mardi des cibles dans la province syrienne de Sweida, à majorité druze, selon l’Observatoire syrien des droits humains, un organisme de surveillance de la guerre.

      • Les tirs israéliens ont tué au moins deux Palestiniens et blessé d’autres personnes qui attendaient de l’aide près du corridor de Netzarim, dans le centre de la bande de Gaza, selon Al Jazeera Arabic.

      • La défense civile palestinienne a déclaré que ses équipes avaient retiré les corps de cinq Palestiniens des décombres de la maison de la famille Dahdouh après que des frappes israéliennes l’ont touchée au nord de la rue Al-Barham, dans le quartier d’Al-Zeitoun, à l’est de la ville de Gaza, a rapporté le Centre d’information palestinien.

  • Vendredi 25 juillet 2025 à Gaza : plus de 90 Palestiniens tués par des bombes et des snipers israéliens
    26 juillet 2025 | - IMEMC News
    https://imemc.org/article/ongoing-israeli-bombing-kills-injures-many-palestinians-in-gaza

    Vendredi, 658e jour du génocide en cours, au moins 90 Palestiniens ont été tués et blessés, parmi lesquels des personnes qui attendaient l’aide humanitaire et des civils qui s’étaient réfugiés dans l’école pour filles du Caire. L’armée israélienne a poursuivi ses bombardements et ses tirs d’obus sur différentes parties de la bande de Gaza dévastée, affamée et assiégée.

    Selon le ministère de la Santé, au moins 90 Palestiniens ont été tués au cours des dernières 24 heures. Cela fait suite aux 89 morts jeudi, 113 mercredi, 77 mardi et 134 lundi. Beaucoup de ceux qui ont été tués ont été abattus par des mercenaires américains et des soldats israéliens dans les quatre « sites d’aide » mis en place par la société chrétienne sioniste américaine GHF.

    Vers 23 heures vendredi, Israël a commis un massacre contre des civils affamés, faisant de nombreux morts parmi les Palestiniens près d’un piège mortel soutenu par les États-Unis et Israël dans le sud de Gaza et près de Zikim, dans le nord. Les premiers rapports font état d’au moins 12 Palestiniens tués et 100 autres blessés.

    https://imemc.org/wp-content/uploads/2025/07/WhatsApp-Video-2025-07-26-at-12.09.05-AM.mp4?_=1


    Drop Site News rapporte :
    Une frappe aérienne israélienne sur une école de la ville de Gaza qui abritait des milliers de Palestiniens déplacés a tué vendredi au moins 5 personnes et blessé 22 autres, dont plusieurs enfants. Cette attaque intervient alors qu’Israël fait l’objet d’une surveillance et de critiques internationales croissantes pour la famine totale dans laquelle il a plongé Gaza, où des dizaines d’adultes et d’enfants sont morts de faim et de malnutrition au cours des derniers jours seulement.

    Selon plusieurs témoins oculaires, Israël a attaqué l’école primaire pour filles du Caire, dans le centre de la ville de Gaza, alors que les gens s’étaient rassemblés dans la cour de l’école pour la prière du vendredi. La plupart des personnes déplacées dans l’école viennent du nord de Beit Hanoun, une zone presque entièrement détruite et vidée par l’armée israélienne. Jusqu’à présent, Israël n’a pas publié la moindre justification pour cette frappe et l’armée israélienne n’a pas immédiatement répondu aux questions posées par Drop Site au sujet de l’attaque.
    « Pendant la prière du vendredi, ils ont bombardé l’école avec les fidèles à l’intérieur », a déclaré Ibrahim Abu Amsh, un témoin oculaire, à Drop Site sur les lieux. « La plupart des blessés étaient des enfants, sans défense et affamés. Tous étaient épuisés, incapables même de se tenir debout. Ils n’avaient probablement pas dormi de la nuit à cause de la faim. »
    Des cadavres gisaient dans les couloirs, certains déchiquetés et les membres arrachés. Les gens ont fui le bâtiment dans la panique, emportant avec eux leurs enfants et quelques effets personnels. Le sang recouvrait les murs et le sol. Les gens ont transporté les morts et les blessés, dont certains gravement brûlés, vers les ambulances à l’extérieur à l’aide de couvertures. Au moins un bébé figurait parmi les morts, le côté gauche du corps arraché et la chair déchiquetée, transporté à l’extérieur par le secouriste Omar Abu Mohsen.
    « L’école est pleine de personnes déplacées, d’enfants, de femmes, d’hommes et de personnes âgées. L’ennemi est impitoyable », a déclaré Abu Mohsen. « C’est un ennemi qui cherche à exterminer le peuple palestinien. »

    Les restes de munitions photographiés sur les lieux ont été identifiés comme étant la partie du moteur d’une roquette Hellfire de fabrication américaine, selon un expert en armement qui a examiné les images.
    « Le numéro de lot indique qu’il a été fabriqué par Lockheed Martin en 2012 », a déclaré Trevor Ball, chercheur en munitions et ancien spécialiste de la neutralisation des explosifs et munitions de l’armée américaine, à Drop Site, ajoutant que la désignation spécifique était AGM-114K-2. « Il s’agit d’une arme de précision qui atteint sa cible à moins d’un dysfonctionnement », a déclaré M. Ball. « Cette variante spécifique est équipée d’une douille à fragmentation qui augmente la fragmentation générée par la munition afin de tuer ou de blesser plus efficacement les personnes se trouvant dans sa zone d’effet. »

    Par ailleurs, le journaliste Sami Abu Salem (Wafa news) rapporte depuis Gaza dans un article intitulé « Une journée normale à Gaza » : « De nombreux citoyens se sentent gênés par l’objectif de la caméra. Ils ne sont pas habitués à avoir le moral brisé et à se retrouver à mendier une miche de pain ou un sac de farine. Mais l’agression israélienne qui sévit dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023 leur impose une vie plus dure qu’ils ne l’avaient imaginé.
    « Nous avons rencontré deux habitants au visage poussiéreux et aux vêtements couverts de saleté et de farine, chacun portant un sac sur l’épaule. L’un d’eux avait été déplacé de Beit Hanoun et s’est simplement présenté sous le nom de Naim. « Cela fait trois jours que j’essaie de trouver un sac de farine, et aujourd’hui j’ai enfin réussi. »
    « Naim a marché 14 kilomètres aller-retour pour un sac de farine afin de subvenir aux besoins de sa famille composée de 14 personnes : lui-même, ses frères, leurs enfants et sa sœur, dont le mari et les enfants ont été tués par des bombes israéliennes.
    « Naim a souligné que lui et ses frères se dispersaient à plusieurs endroits pour collecter de la farine, afin que si les tirs reprenaient, ils ne soient pas tous blessés ou tués. Et si l’un d’entre eux ne parvient pas à récupérer la farine, un autre pourrait y arriver.
    « Mais Naim n’a pas peur de mourir dans les centres d’aide. Il sourit et dit : « Mieux vaut être tué alors que j’essaie d’apporter un sac de farine que mourir de faim. Ma famille n’a pas mangé depuis trois jours. »
    Photo de Naim :

    Vendredi également, le journal américain Wall Street Journal a donné la parole à Yaser Abu-Shabab pour publier un article d’opinion, malgré son rôle à la tête d’un gang criminel soutenu par Israël. Yaser Abu Shabab est accusé d’avoir dirigé le pillage systématique de l’aide humanitaire, notamment le vol de 98 camions de l’ONU près de Kerem Shalom en novembre 2024.
    Son groupe opère dans l’est de Rafah sous la protection d’Israël, extorquant et attaquant des convois humanitaires et recevant des armes qui proviendraient des forces israéliennes, selon le Washington Post et The Guardian. Des responsables de l’ONU ont confirmé que des gangs comme le sien sont la principale cause du vol de l’aide, tandis que les soldats israéliens restent souvent les bras croisés sans intervenir, selon The Guardian.

    Malgré les affirmations répétées d’Israël et des États-Unis, un récent rapport de l’USAID n’a trouvé aucune preuve que le Hamas ait volé de l’aide humanitaire à Gaza.
    Au contraire, des dizaines de pertes d’aide ont été liées à des actions militaires israéliennes. Pourtant, le récit du « pillage » continue de justifier les retards et les attaques meurtrières contre des civils affamés.

    Quds News rapporte que l’armée israélienne a détruit d’énormes quantités d’aide humanitaire destinée à Gaza, notamment des denrées alimentaires, des fournitures médicales et des bouteilles d’eau, selon un rapport de la chaîne publique israélienne Kan.

    L’aide avariée, laissée à pourrir pendant des semaines au poste-frontière de Kerem Shalom, a été enterrée ou brûlée. « Nous avons tout enterré, nous avons même brûlé une partie », a déclaré une source de l’armée israélienne. « Aujourd’hui encore, des milliers de colis attendent sous le soleil. S’ils ne sont pas transférés à Gaza, nous serons contraints de les détruire également. »

    L’aide représentait au total plus de 1 000 camions, a ajouté la source.
    Les responsables militaires ont imputé la destruction à ce qu’ils ont qualifié de mécanisme de distribution de l’aide défaillant, faisant référence à la Fondation humanitaire israélo-américaine pour Gaza (GHF). « Le mécanisme ne fonctionne tout simplement pas », a déclaré un officier. « Les camions sont bloqués. Il n’y a aucune coordination qui fonctionne. Les routes sont endommagées. Rien ne bouge. »
    Des milliers de colis continuent de s’entasser au point de passage, pourrissant sous la chaleur.

    Selon des responsables, même lors des précédents accords de cessez-le-feu, de grandes quantités d’aide n’ont jamais atteint les civils palestiniens. « Pendant l’accord d’échange de prisonniers, 4 500 camions seraient entrés chaque jour. La plupart n’ont jamais quitté la zone de passage », a déclaré la source militaire.

    Ryan Grim, de DropSite News, rapporte qu’Israël tente de rejeter la responsabilité de la famine à Gaza sur les Nations unies, alors qu’en réalité, les forces israéliennes ont empêché le personnel de l’ONU de travailler aux frontières, qui sont toutes contrôlées par l’armée israélienne. Des centaines de camions d’aide humanitaire sont bloqués aux postes-frontières, mais les forces israéliennes ne les laissent pas entrer à Gaza. Au moins 600 camions par jour sont nécessaires pour commencer à inverser la famine, qui a débuté avec la fermeture totale des frontières par Israël le 2 mars 2025.
    Selon Grim, « dimanche dernier, une livraison d’aide humanitaire de l’ONU a été effectuée par le Programme alimentaire mondial (PAM). La directrice du #PAM, Cindy McCain, veuve du sénateur John McCain, a condamné ce qui s’est passé ensuite.
    « Peu après avoir passé le dernier point de contrôle au-delà du passage de Zikim vers Gaza, le convoi a rencontré une foule importante de civils qui attendaient avec impatience d’accéder à des vivres dont ils avaient désespérément besoin », a-t-elle déclaré. « À l’approche du convoi, la foule environnante a été prise sous le feu des chars, des snipers et d’autres tirs israéliens. Nous sommes profondément préoccupés et attristés par cette tragédie qui a coûté la vie à d’innombrables personnes. »
    « L’armée israélienne lui avait assuré qu’elle ne tirerait pas sur les personnes venues chercher de l’aide, a affirmé Mme McCain, mais elle l’a fait presque immédiatement. « Cet évènement violent s’est produit malgré les assurances données par les autorités israéliennes que les conditions opérationnelles humanitaires seraient améliorées, notamment que les forces armées ne seraient pas présentes et n’interviendraient à aucun moment le long des itinéraires des convois humanitaires », a-t-elle déclaré. « Il ne devrait jamais, au grand jamais, y avoir de groupes armés à proximité ou à bord de nos convois humanitaires, comme cela a été réitéré à maintes reprises à toutes les parties au conflit. »
    « Sans ces conditions fondamentales, nous ne pouvons pas continuer à fournir une aide vitale dans toute la bande de Gaza », a-t-elle déclaré.

    Plus de 81 Palestiniens ont été tués et des centaines d’autres blessés près du passage de Zikim ce jour-là. L’incident a laissé des centaines de camions d’aide humanitaire sur place, Israël ayant immédiatement lancé une campagne visant à rejeter la responsabilité sur l’ONU.
    « Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a qualifié les accusations israéliennes de « théâtre de l’absurde ». Il a ajouté : « Je pense que nous avons vu ce qui se passe lorsque des soldats israéliens se trouvent à proximité d’un convoi de l’ONU. N’est-ce pas ? Nous l’avons vu. Nous avons vu ce qui s’est passé dimanche dans le nord de Gaza. Nous avons vu les victimes, nous avons vu la mort... ». « 

    Israël continue de rejeter les demandes de son personnel visant à se déplacer dans Gaza et a fait une descente dans les bureaux de l’Organisation mondiale de la santé à Deir-al-Balah cette semaine, tout en faisant pression sur d’autres organisations de l’#ONU et des organisations connexes pour qu’elles évacuent les lieux. « Malgré nos demandes répétées, Israël n’a pas autorisé l’ONU à être présente aux points de passage, qui sont des zones militarisées », a déclaré Jens Laerke, porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (#OCHA), à l’agence de presse AFP. « Nous ne pouvons donc pas vérifier la quantité de fournitures qui se trouvent actuellement au point de passage. »
    « Le jour même du massacre de dimanche, Israël a expulsé le chef de l’OCHA, Jonathan Whittal, et a annoncé qu’il n’accorderait qu’un visa d’un mois aux responsables de l’OCHA. »

    L’armée israélienne a rendu impossible le fonctionnement du réseau de distribution d’aide humanitaire mis en place de longue date par les Nations unies à Gaza et, depuis mars, n’autorise que la mystérieuse société américaine « GHF » à opérer à Gaza, remplaçant 400 sites d’aide humanitaire par seulement quatre arènes de gladiateurs dignes de « Hunger Games », où les Palestiniens doivent se présenter à une heure précise, attendre pendant des heures sous un soleil brûlant et risquer d’être abattus s’ils ne se conforment pas aux ordres donnés en anglais et en hébreu (souvent contradictoires) par les mercenaires américains et l’armée israélienne.

    MISE À JOUR Rapport de 13 h 17 :
    Al-Jazeera a rapporté qu’au moins onze Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza, dont quatre qui cherchaient à obtenir une aide humanitaire, alors que la crise humanitaire continue de s’aggraver et de faire des victimes parmi les Palestiniens.

    À Khan Younis , dans le sud de Gaza, au moins un Palestinien a été tué et plusieurs autres blessés lorsque l’armée a bombardé une tente abritant des Palestiniens déplacés dans le quartier d’Al-Maslakh, dans la partie ouest de la ville.

    Dans la ville de Gaza, deux Palestiniens ont été tués et plusieurs autres blessés lorsque l’armée a bombardé une tente abritant des Palestiniens déplacés dans une école du quartier de Rimal, à l’ouest de la ville.

    Au moins un Palestinien a également été tué et plusieurs autres blessés lors d’un bombardement israélien dans le quartier de Tuffah, à l’est de la ville de Gaza.

    L’armée et la marine israéliennes ont également tiré de nombreux obus et missiles sur la côte de la ville de Gaza, ainsi que sur les zones orientales des quartiers de Zeitoun, Tuffah et Shuja’iyya, à l’est de la ville de Gaza.

    Des sources médicales ont indiqué qu’au moins deux Palestiniens ont été tués et plusieurs autres blessés par des obus israéliens près de la mosquée Salahuddin dans le quartier de Zeitoun.

    Dans la région de Sudaniyya, au nord-ouest de Gaza, l’armée israélienne a tiré plusieurs obus, tuant au moins trois Palestiniens et faisant de nombreux blessés.

    Des sources médicales à Gaza ont confirmé vendredi le décès de l’enfant palestinien Abdul-Qader Al-Fayyoumi, victime de famine et de malnutrition sévère, portant à 114 le nombre officiel de morts liés à la famine dans l’enclave assiégée.
    Le personnel de l’hôpital baptiste de Gaza a rapporté que l’enfant avait succombé à des complications liées à la famine, soulignant l’aggravation de la catastrophe humanitaire.

    Les hôpitaux de Gaza continuent d’accueillir un afflux constant d’enfants souffrant de malnutrition aiguë, environ 900 000 enfants étant confrontés à la famine, dont 70 000 ont atteint un stade critique de malnutrition.
    Le directeur de la Société de secours médical de Gaza a lancé un avertissement sévère concernant l’aggravation de la crise sanitaire dans la bande de Gaza, où la famine et la malnutrition chronique donnent lieu à l’apparition de nouvelles maladies de plus en plus graves.
    Il a souligné que la détérioration des conditions dans la région ne se limite plus à des pénuries, mais se traduit désormais par des complications médicales généralisées.
    L’une des préoccupations les plus urgentes concerne les patients diabétiques, qui souffrent de graves problèmes de santé en raison du manque de nutrition adéquate. Sans accès à une alimentation équilibrée et aux produits de première nécessité, beaucoup sont confrontés à des complications potentiellement mortelles qui auraient pu être évitées dans des conditions normales.

    Au-delà des cas individuels, le directeur a souligné l’effondrement général des normes sanitaires et humanitaires. La propagation des maladies liées à la malnutrition s’accélère, en particulier parmi les populations vulnérables, notamment les enfants, les personnes âgées et celles souffrant de pathologies préexistantes.
    Il a appelé la communauté internationale à prendre des mesures rapides et décisives, soulignant que la situation exige une intervention humanitaire immédiate pour sauver des vies et préserver la dignité humaine.

    Médecins Sans Frontières (MSF) a signalé une forte augmentation de la malnutrition parmi les groupes vulnérables à Gaza, citant ce qu’elle décrit comme une politique délibérée de privation imposée par les autorités israéliennes.
    Selon MSF, les dépistages effectués la semaine dernière dans ses centres médicaux ont révélé qu’un enfant sur quatre âgé de six mois à cinq ans, ainsi que les femmes enceintes et allaitantes, souffraient de malnutrition. L’organisation a également noté une augmentation inquiétante des cas graves, affirmant que « le taux de malnutrition aiguë chez les enfants de moins de cinq ans a triplé en seulement deux semaines ».
    MSF a souligné que ces résultats reflètent une crise humanitaire qui s’aggrave, exacerbée par l’accès restreint à la nourriture, aux fournitures médicales et aux services essentiels.

    L’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (#UNRWA) a averti que la malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans avait doublé entre mars et juin, attribuant cette augmentation au blocus israélien qui restreint sévèrement l’accès à la nourriture, aux médicaments et à l’aide humanitaire.
    Les équipes médicales de l’UNRWA ont effectué près de 74 000 dépistages nutritionnels au cours de cette période, identifiant plus de 5 500 cas de malnutrition aiguë sévère, ce qui témoigne d’un effondrement de la sécurité alimentaire et des infrastructures de santé publique.
    https://imemc.org/wp-content/uploads/2025/07/HQerQmQxrebbLdDj.mp4?_=2

    L’Organisation mondiale de la santé (#OMS) a lancé un appel urgent pour mettre fin à la guerre à Gaza et rouvrir immédiatement tous les points de passage afin de permettre à l’aide humanitaire d’atteindre la population assiégée.
    Dans une interview accordée à Al Jazeera, la directrice régionale de l’OMS, le Dr Hanan Balkhy, a qualifié la situation de catastrophique, avertissant que 20 % des femmes enceintes à Gaza sont menacées de famine.
    Elle a souligné que seule une aide minimale est parvenue dans la bande de Gaza et s’est dite gravement préoccupée par le nombre croissant de décès liés à la famine.
    Aucun hôpital de Gaza ne fonctionne actuellement à pleine capacité et la vie des équipes médicales est de plus en plus menacée en raison de l’aggravation de la crise alimentaire. L’OMS a réaffirmé que toute son aide est exclusivement destinée aux centres de soins de santé primaires.
    Les enfants de Gaza souffrent cruellement de la faim et les hôpitaux ont un besoin urgent de carburant pour continuer à fonctionner. La directrice a également révélé que quatre membres du personnel de l’OMS ont été arrêtés à Gaza ; trois ont été libérés, mais un est toujours porté disparu.
    Elle a conclu en renouvelant son appel à une action internationale soutenue pour mettre fin à la guerre et rouvrir sans délai les points de passage, soulignant que la situation humanitaire avait atteint un point de rupture, avec près de 2,1 millions d’habitants désormais confrontés à la famine.

    Selon l’#UNICEF et d’autres organisations humanitaires, Gaza devrait être à court d’aliments thérapeutiques prêts à l’emploi (ATP) d’ici la mi-août, alors que ces produits sont essentiels pour traiter les enfants souffrant de malnutrition sévère.
    Les stocks actuels ne permettent de prendre en charge que 3 000 enfants, alors que 5 000 ont reçu un traitement au cours de la seule première quinzaine de juillet. Depuis avril, plus de 20 000 enfants ont été admis pour malnutrition aiguë, dont plus de 3 200 dans un état critique. Les organisations humanitaires avertissent que sans un réapprovisionnement immédiat, des milliers d’enfants vulnérables risquent de subir des dommages irréversibles, voire de mourir.

    Jeudi, l’armée israélienne a tué plus de 89 Palestiniens, dont 19 alors qu’ils tentaient d’accéder à l’aide humanitaire dont ils avaient désespérément besoin, et en a blessé 453 dans toute la bande de Gaza.
    Depuis le 7 octobre 2023, Israël a tué au moins 59 587 personnes et blessé plus de 143 498 autres, principalement des enfants, des femmes et des personnes âgées, dans plusieurs parties de la bande de Gaza.

    #Génocide #Bilan

    • Principaux événements du vendredi 25 juillet 2025, 23 h 59 BST | Middle East Eye
      https://www.middleeasteye.net/live-blog/live-blog-update/evening-recap-489

      - Au moins 12 Palestiniens ont été tués et 150 autres blessés après que les forces israéliennes ont ouvert le feu sur des personnes venues chercher de l’aide dans la région d’al-Sudaniya, au nord-ouest de Gaza, vendredi.

      – L’armée israélienne a annoncé qu’elle autoriserait les gouvernements étrangers à effectuer des largages d’aide humanitaire au-dessus de Gaza afin de nourrir les Palestiniens affamés.

      – Le président américain Donald Trump a indiqué aux journalistes que d’autres assassinats de responsables du Hamas pourraient avoir lieu, car selon lui, c’est le Hamas qui a refusé de s’engager dans un accord de cessez-le-feu.

      – Le responsable de l’aide humanitaire des Nations unies, Tom Fletcher, a exigé qu’Israël fournisse des preuves à l’appui de ses accusations selon lesquelles des membres du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) auraient des liens avec le Hamas, a rapporté vendredi l’agence de presse Reuters, citant une lettre qu’elle avait examinée.

      – Le Comité international de la Croix-Rouge (#CICR) à New York a publié vendredi une déclaration dénonçant les conditions à Gaza et appelant les « États » à respecter leurs obligations juridiques internationales, sans toutefois citer Israël nommément.

      – Une lettre adressée vendredi au Premier ministre britannique Keir Starmer, l’exhortant à reconnaître l’État palestinien et à suivre l’exemple de la France, a été signée ce jour par 221 députés.

  • Déclaration sur l’incident du convoi à Gaza
    20 Juillet 2025 | World Food Programme
    https://fr.wfp.org/news/gaza-convoy-incident-statement

    Le matin du 20 juillet, un convoi de 25 camions du PAM transportant une aide alimentaire vitale a franchi le poste frontière de Zikim à destination des communautés touchées par la faim dans le nord de la bande de Gaza.

    Peu de temps après avoir passé le dernier point de contrôle après le point de passage de Zikim dans la bande de Gaza, le convoi a rencontré une foule importante de civils qui attendaient anxieusement d’avoir accès à des denrées alimentaires dont ils avaient désespérément besoin.

    À l’approche du convoi, la foule qui entourait le convoi a été la cible de tirs de chars israéliens, de tireurs d’élite et d’autres tirs d’armes à feu.

    Nous sommes profondément préoccupés et attristés par cet incident tragique qui a coûté la vie à d’innombrables personnes. Beaucoup d’autres ont subi des blessures qui mettent leur vie en danger. Ces personnes essayaient simplement d’accéder à de la nourriture pour se nourrir et alimenter leurs familles au bord de la famine. Ce terrible incident souligne les conditions de plus en plus dangereuses dans lesquelles les opérations humanitaires sont forcées d’être menées à Gaza.

    Cet incident violent survient en dépit des assurances données par les autorités israéliennes selon lesquelles les conditions opérationnelles humanitaires s’amélioreraient, notamment en ce qui concerne l’absence de forces armées le long des itinéraires des convois humanitaires. (...)

    #PAM

  • Lundi 21 juillet 2025 à Gaza : des dizaines de morts et de blessés, dont des civils à la recherche de nourriture
    21 juillet 2025 | - IMEMC News
    https://imemc.org/article/monday-in-gaza-dozens-killed-and-wounded-including-civilians-seeking-food

    Au 654e jour du génocide perpétré par Israël dans la bande de Gaza dévastée, assiégée et appauvrie, des missiles et des obus israéliens ont tué et blessé des dizaines de Palestiniens, dont des civils à la recherche de nourriture. Les points de passage frontaliers restent hermétiquement fermés et le blocus délibéré de l’aide humanitaire a transformé la famine en une arme aussi dévastatrice que les bombardements aériens.

    Selon des sources médicales, plus de 20 personnes ont été tuées, dont cinq alors qu’elles attendaient l’aide humanitaire, et des dizaines d’autres ont été blessées dans toute la bande de Gaza.

    L’hôpital Shifa a reçu les corps de deux Palestiniens tués lorsque les forces israéliennes ont bombardé des civils rassemblés dans le corridor de Netzarim, au sud de la ville de Gaza, dans l’attente de l’arrivée de l’aide humanitaire.

    Les bombardements ont également frappé la zone de Safatawi, au nord de la ville de Gaza, tuant un homme, tandis qu’un autre corps a été retrouvé dans le quartier d’Al-Zahra et transféré à l’hôpital Al-Awda dans le camp de réfugiés de Nuseirat.

    Ces attaques continuent de coûter la vie à des civils qui tentent d’accéder à la nourriture et aux fournitures, transformant les points de distribution de l’aide en zones mortelles et aggravant l’effondrement humanitaire dans toute la bande de Gaza.

    À Khan Younis, dans le sud de Gaza, des sources médicales du centre médical Nasser ont rapporté qu’ au moins un Palestinien avait été tué et plusieurs autres blessés à la suite de bombardements israéliens dans le nord de la ville.

    Cinq Palestiniens de la même famille ont également été tués lorsque les forces israéliennes ont pris pour cible une tente abritant des civils déplacés à Mawasi Khan Younis.

    À Jabalia, dans le nord de Gaza, un drone israélien a tiré un missile sur des civils déplacés à Jabalia an-Nazla, blessant deux personnes et en blessant plusieurs autres.

    Les équipes de secours ont récupéré les corps de cinq Palestiniens ensevelis sous les décombres de maisons bombardées dans la même zone.

    Le corps d’un Palestinien porté disparu depuis plusieurs jours a été transporté à l’hôpital Al-Awda à la suite d’une attaque israélienne visant des civils qui attendaient l’aide humanitaire dans la rue Salahuddin, au sud de Wadi Gaza.

    Le ministère de la Santé à Gaza a rapporté 19 décès dus à la faim au cours des dernières 24 heures seulement. Parmi eux se trouvait Razan Abu Zaher, âgée de quatre ans , dont la courte vie a été marquée par le siège et la guerre. Sa mort porte à au moins 70 le nombre d’enfants tués par la famine depuis le début du génocide.

    Le directeur des secours médicaux à Gaza a déclaré que les centres de santé sont submergés par une vague croissante de patients souffrant de malnutrition, alors que la famine sévit dans le territoire. Les stocks médicaux sont presque épuisés, et il ne reste que des fournitures et des équipements minimaux. Certains hôpitaux sont sur le point de fermer en raison d’une pénurie critique de carburant, poussant le système de santé au bord de l’effondrement.

    https://imemc.org/wp-content/uploads/2025/07/qKKIzl97uGUM-nEO.mp4?_=2

    Le Dr Mohammad Abu Salmiya, directeur du complexe médical Al-Shifa, a qualifié la situation de catastrophique. Il a confirmé que les hôpitaux de Gaza ont complètement fermé leurs portes en raison de l’épuisement des réserves de nourriture, de médicaments et de carburant.
    Le Dr Abu Salmiya a qualifié de « inhumaine » l’environnement dans lequel les équipes médicales opèrent et a exprimé sa profonde frustration envers la communauté internationale, en particulier les pays arabes et islamiques, pour avoir abandonné Gaza dans ses heures les plus sombres.
    Dans un appel direct, Abu Salmiya a exhorté à prendre des mesures immédiates pour ouvrir les points de passage et permettre l’entrée de l’aide médicale et humanitaire, avertissant que Gaza est confrontée à un génocide systématique, où bombardements, famine et siège convergent sous les yeux du monde entier sans intervention significative.

    De son côté, le Programme alimentaire mondial (#PAM) a averti lundi que la famine à Gaza avait atteint des niveaux sans précédent. Une personne sur trois à Gaza passerait plusieurs jours sans manger.
    L’agence a exhorté les acteurs internationaux à faciliter l’acheminement urgent de vivres, soulignant que le blocus constituait une menace croissante pour la vie des civils, en particulier des enfants et des femmes.
    Le PAM s’est dit alarmé par les attaques visant les personnes en quête d’aide, citant une fusillade survenue dimanche comme un signe dangereux des risques qui pèsent actuellement sur la distribution de nourriture à Gaza.

    Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a déclaré que la famine systématique des civils constituait un crime de guerre et ne devait pas être utilisée comme une arme.
    L’OCHA a mis en garde les familles à travers Gaza qui font face à des niveaux catastrophiques de faim, avec des enfants mourant avant de recevoir de l’aide.
    https://imemc.org/wp-content/uploads/2025/07/banAXCnPtW3-rHuj.mp4?_=3

    Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a ordonné que le permis de séjour de Jonathan Whittall, chef du bureau humanitaire des Nations unies dans les territoires palestiniens occupés, ne soit pas renouvelé.
    Cette mesure est largement considérée comme s’inscrivant dans le cadre de la répression plus large menée par Israël contre les agences qui documentent l’effondrement humanitaire dû au génocide en cours.

    Dimanche, les forces israéliennes ont tué 94 Palestiniens près de points de distribution d’aide, portant à 995 le nombre total de civils tués alors qu’ils cherchaient de l’aide depuis le 27 mai 2025. Au moins 6 011 autres personnes ont été blessées et 45 sont toujours portées disparues.

    L’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a renouvelé lundi son appel à Israël pour qu’il lève le siège de Gaza.
    L’UNRWA a rapporté avoir reçu des messages désespérés de la part des habitants et de son propre personnel. Les prix des denrées alimentaires dans l’enclave ont été multipliés par quarante, et l’UNRWA a confirmé disposer de réserves alimentaires suffisantes près de Gaza pour subvenir aux besoins de la population pendant plus de trois mois, mais qu’elle était empêchée de les acheminer.

    « Levez le blocus », a exhorté l’UNRWA. « Assurez l’entrée sûre et à grande échelle de l’aide humanitaire. »

    Cet appel fait écho à l’inquiétude croissante face à la famine, qui continue de faire des victimes parmi les enfants et de plonger des familles entières dans une malnutrition extrême. Malgré les stocks d’aide humanitaire stockés juste de l’autre côté de la frontière, le blocus a transformé l’accès à la nourriture en arme, prolongeant ainsi une catastrophe qui ne montre aucun signe d’apaisement.

    Le ministère palestinien de la Santé a déclaré que depuis le 7 octobre 2023, plus de 900 Palestiniens, dont des enfants et des femmes, ont été tués alors qu’ils cherchaient de la nourriture.

    Le bilan total dépasse désormais 58 895 morts, dont plus de 17 335 enfants, 10 213 femmes et 260 journalistes, et plus de 140 980 blessés, principalement des enfants et des femmes. Des milliers de victimes restent prisonnières sous les décombres ou dans des zones détruites, inaccessibles dans les rues, les ambulances étant incapables d’intervenir en raison des bombardements incessants et des destructions massives.

    #Génocide #Bilan

    • MISE À JOUR lundi 21 juillet à Gaza : des familles affamées abattues sur des sites d’aide humanitaire ; 56 morts
      22 juillet 2025 | - IMEMC News
      https://imemc.org/article/monday-in-gaza-dozens-killed-and-wounded-including-civilians-seeking-food

      Des sources locales font état d’un total de 56 Palestiniens tués à Gaza lundi, dont au moins 13 personnes qui cherchaient de l’aide. Les forces israéliennes ont également bombardé une usine de dessalement d’eau dans le quartier d’al-Rimal, à l’ouest de Gaza, alors que les Palestiniens meurent de faim et de soif en nombre record en raison du manque de nourriture et d’eau potable depuis mars.

      Il convient de noter que l’agression israélienne en cours contre la bande de Gaza, depuis le 7 octobre 2023, a jusqu’à présent fait au moins 59 029 morts parmi les citoyens palestiniens, dont la plupart sont des enfants et des femmes, et blessé 142 135 autres personnes, selon un bilan préliminaire, alors qu’un grand nombre de victimes restent sous les décombres et dans les rues, les équipes de secours et les ambulances étant totalement incapables de les atteindre en raison des attaques directes et continues contre la population civile palestinienne.

      Ces dernières semaines, les principales victimes des attaques israéliennes à Gaza ont été des personnes affamées cherchant de la nourriture pour leur famille, abattues dans des arènes de gladiateurs dignes de « Hunger Games » mises en place par la société américaine GHF, dont le directeur, Johnnie Moore, est un pasteur évangélique chrétien qui croit au « sionisme chrétien », une secte apocalyptique dont le but est de débarrasser la Palestine de tous les Palestiniens afin de provoquer « l’Armageddon/l’Apocalypse/l’Enlèvement » dans une interprétation bizarre et erronée de la Bible chrétienne.

      À cette fin, la société GHF a mis en place quatre arènes de gladiateurs (remplaçant un réseau de distribution de plus de 400 sites d’aide humanitaire, établi par les Nations unies il y a plusieurs décennies dans le contexte du siège et de la campagne de famine menés par Israël en 2006), où les Palestiniens affamés doivent se rendre et attendre pendant des heures sous un soleil de plomb tandis que des mercenaires américains et des soldats israéliens leur aboient des ordres en anglais et en hébreu (rarement en arabe) et que, lorsqu’ils n’obéissent pas immédiatement, ils sont abattus. Près de 1 000 personnes ont été tuées depuis le 27 mai, date à laquelle les arènes ont été créées par la société GHF Corporation, basée dans le Delaware (dont les sources de financement sont obscures et qui entretient des liens financiers directs avec Donald Trump).

      Aujourd’hui, lundi 21 juillet 2025, les forces israéliennes ont tué 13 Palestiniens qui tentaient d’obtenir de l’aide sur les sites de la GHF pour nourrir leurs familles.
      Selon des sources médicales dans la bande de Gaza, le nombre total de personnes tuées dans les « sites d’aide » (arènes de gladiateurs) de la GHF s’élève à 1 021, avec plus de 6 511 blessés depuis que la société s’est installée à Gaza le 27 mai 2025.

      Les forces israéliennes ont tué onze Palestiniens et blessé de nombreuses autres personnes lorsque les forces d’occupation israéliennes ont pris pour cible des personnes qui attendaient l’aide humanitaire près de l’axe Netzarim, au sud de la ville de Gaza.

      Douze personnes ont été tuées dans le bombardement d’une tente dans un camp de réfugiés déplacés à l’intérieur du pays, dans le camp d’al-Shati, à l’ouest de la ville de Gaza, lundi soir. Par ailleurs, deux réfugiés déplacés à l’intérieur du pays ont été tués dans le bombardement d’une tente dans la région d’Al-Qadisiyah, à l’ouest de Khan Yunis, et une femme a été tuée par un tireur d’élite israélien alors qu’elle se trouvait dans sa maison dans le centre de Gaza.

      L’armée d’occupation israélienne a commis un nouveau massacre contre des civils palestiniens après avoir bombardé des tentes de déplacés dans le camp de réfugiés d’Al-Shati, à l’ouest de la ville de Gaza, tuant douze membres d’une même famille, dont des enfants :
      https://imemc.org/wp-content/uploads/2025/07/al-shati-july21-2025.mp4?_=1

      Des sources locales ont rapporté que deux citoyens ont été tués et plusieurs autres blessés lorsque des avions israéliens ont bombardé une tente abritant des personnes déplacées dans la région d’Al-Qadisiyah, à l’ouest de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza.

      Dans la ville de Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, la citoyenne Ibtisam Khaled Dawas a été tuée après avoir été prise pour cible par des tirs de snipers israéliens à l’intérieur de son domicile dans le quartier de Bishara.

      Des sources ont également rapporté que des membres de la famille Shaat ont été tués et blessés lorsque leur maison, située près du garage Rafah, dans le centre de Khan Yunis, a été prise pour cible. Les équipes de secours ont toujours beaucoup de mal à atteindre le site en raison des bombardements incessants.

      Un citoyen a été tué et d’autres ont été blessés lundi lors d’un bombardement israélien sur la ville de Gaza.

      Un correspondant de l’agence de presse Wafa a rapporté que le bombardement visait un immeuble résidentiel au sud du parc municipal dans le quartier d’Al-Rimal, à l’ouest de la ville de Gaza.

      Cinq Palestiniens ont été tués et d’autres blessés lors de frappes aériennes israéliennes sur la ville de Gaza et le centre de la bande de Gaza.

      Des sources médicales ont annoncé la mort de deux citoyens et plusieurs blessés lorsqu’un drone israélien a bombardé un rassemblement de citoyens dans le quartier d’Al-Sahaba, à l’est de la ville de Gaza.

      Les mêmes sources ont ajouté que deux Palestiniens ont été tués lorsque l’occupation a pris pour cible un véhicule de transport dans le quartier d’Al-Baraka, au sud de Deir al-Balah.

      Un autre Palestinien affamé qui attendait de l’aide a été tué lorsque les forces d’occupation israéliennes ont bombardé un rassemblement de citoyens près d’un point de distribution d’aide dans la rue Salah al-Din, au sud de la région de Wadi Gaza.

      Les dirigeants des Forces nationales et islamiques palestiniennes ont tenu une réunion lundi pour discuter de l’escalade des crimes de l’occupation israélienne contre le peuple palestinien, en particulier dans la bande de Gaza, où les meurtres, les destructions et la famine se poursuivent, conduisant à ce qu’ils ont qualifié de « catastrophe humanitaire totale ».

      La réunion a également porté sur l’évolution de la situation en Cisjordanie et à Jérusalem, ainsi que sur la nécessité de renforcer la détermination et la résistance populaires.

      Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion, les forces ont condamné l’agression israélienne en cours contre la bande de Gaza, la qualifiant de guerre d’extermination systématique, comprenant des meurtres, des destructions, un siège et la famine, visant en particulier les enfants, les femmes et les civils. Elles ont noté que près de 1 000 Palestiniens ont été tués alors qu’ils tentaient d’obtenir de l’aide alimentaire dans des centres de distribution gérés par les forces d’occupation [ndlr : ce chiffre a dépassé les 1 000 à la fin de la journée de lundi], avec le soutien des États-Unis et le silence de la communauté internationale.

      Cinq Palestiniens, dont une femme, ont été tués et plusieurs autres blessés lorsque les forces d’occupation israéliennes ont bombardé une usine de dessalement d’eau dans le quartier d’Al-Rimal, dans la ville de Gaza, lundi après-midi. Ce bombardement s’inscrit dans le cadre de la politique actuelle visant les infrastructures vitales et les civils dans la bande de Gaza.

      Des sources médicales ont rapporté que les équipes d’ambulanciers ont transporté les morts et les blessés à l’hôpital, dans des conditions extrêmement difficiles en raison des destructions massives et de la situation dangereuse sur le terrain. (...)

  • Ministero, ’vietati asterisco e schwa negli atti delle scuole’

    Una circolare spiega: ’Rispettare regole della lingua italiana’

    Stop ad asterischi e schwa nelle comunicazioni ufficiali delle scuole.

    Lo ha deciso il Ministero dell’Istruzione dopo segnalazioni di casi in cui in comunicazioni scolastiche venivano usati i segni, schwa e asterisco, intesi come inclusivi.

    Il capo dipartimento del ministero dell’Istruzione, #Pamela_Palumbo, ha preso carta e penna e ha inviato una circolare a tutti i dirigenti scolastici delle scuole statali e paritarie e ai direttori generali degli uffici scolastici regionali per ribadire che nelle comunicazioni ufficiali «è imprescindibile il rispetto delle regole della lingua italiana. L’uso di segni grafici non conformi, come l’asterisco (*) e lo schwa (ə), è in contrasto con le norme linguistiche e rischia di compromettere la chiarezza e l’uniformità della comunicazione istituzionale».
    «L’#Accademia_della_Crusca - sottolinea il capo dipartimento del ministero nella circolare - ha, infatti, più volte evidenziato che queste pratiche non sono grammaticalmente corrette e che il loro impiego, specialmente nei documenti ufficiali, ostacola la leggibilità e l’accessibilità dei testi».


    https://www.ansa.it/sito/notizie/cronaca/2025/03/21/ministero-vietati-asterisco-e-schwa-negli-atti-delle-scuole_919095ee-45ee-48c5-
    #Italie #écriture_inclusive #genre #langue #italien #shwa #astérisque #interdiction #école

  • Guerre Israël-Hamas : l’ONU suspend l’aide alimentaire dans le nord de la bande de Gaza, en proie « au chaos et à la violence »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/02/20/guerre-israel-hamas-l-onu-suspend-l-aide-alimentaire-dans-le-nord-de-la-band

    Guerre Israël-Hamas : l’ONU suspend l’aide alimentaire dans le nord de la bande de Gaza, en proie « au chaos et à la violence »
    Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies a annoncé suspendre de nouveau la distribution de l’aide dans le nord de la bande de Gaza

    Le Monde avec AFP
    Publié aujourd’hui à 15h04, modifié à 15h43

    Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies a annoncé, mardi 20 février, suspendre de nouveau la distribution de l’aide dans le nord de la bande de Gaza. Il avait déjà suspendu, il y a trois semaines, l’envoi d’aide alimentaire dans le nord de l’enclave, ravagée par plus de quatre mois de guerre, après une frappe israélienne contre un camion d’une autre agence onusienne. Toutefois, le PAM a repris ses livraisons dimanche, mais, depuis, ses camions ont été « pillés » ou visés par des tirs dans un contexte de « chaos total et de violence », a-t-il déclaré dans un communiqué.

    Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Sous les bombes, Gaza menacée de famine

    L’objectif était de faire entrer, dans cette région du petit territoire palestinien, dix camions d’aide alimentaire par jour pendant sept jours consécutifs, afin « d’aider à endiguer la vague de faim et de désespoir et de commencer à bâtir la confiance parmi la population dans le fait qu’il y aurait suffisamment de nourriture pour tous ».

    Mais, dimanche, un convoi faisant route vers la ville de Gaza « a été cerné par une foule de gens affamés ». Les personnels du PAM sont parvenus à repousser les assaillants tentant de monter à bord des camions avant d’« essuyer des tirs » dans Gaza. Et lundi, plusieurs camions « ont été pillés » entre les villes de Khan Younès et Deir Al-Balah, et un chauffeur a été molesté.

    Une « explosion » du nombre de décès d’enfants dans la bande
    « La décision de suspendre les livraisons dans le nord de la bande de Gaza n’a pas été prise à la légère, car nous savons que cela signifie que la situation sur place va se détériorer davantage, et un plus grand nombre de personnes seront menacées de mourir de faim », souligne l’agence.

    Le PAM a averti lundi qu’un manque de nourriture alarmant, une malnutrition galopante et une propagation rapide des maladies pourraient entraîner une « explosion » du nombre de décès d’enfants dans la bande.

    Au moins 90 % des enfants de moins de cinq ans à Gaza sont touchés par une ou plusieurs maladies infectieuses, selon un rapport de l’Unicef, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du PAM. « La faim et la maladie sont une combinaison mortelle », a déclaré Michael Ryan, chargé des situations d’urgence au sein de l’OMS, dans un communiqué.

    Au total 2,2 millions de personnes sont menacées de famine dans la bande de Gaza, selon l’ONU.

    #faim #aide_alimentaire #ONU #PAM #génocide

  • Los estibadores de Barcelona deciden “no permitir la actividad” de barcos que envíen armas a Palestina e Israel

    Los estibadores del puerto de Barcelona han decidido “no permitir la actividad de barcos que contengan material bélico”. Así lo han explicado en un comunicado que se ha hecho público tras una asamblea del comité de empresa.

    La Organización de #Estibadores_Portuarios_de_Barcelona (#OEPB), el sindicato mayoritario entre los 1.200 estibadores barceloneses, apunta que han tomado esta decisión para “proteger a la población civil, sea del territorio que sea”.

    Con todo, los trabajadores aseguran un “rechazo absoluto a cualquier forma de violencia” y ven como una “obligación y un compromiso” defender “con vehemencia” la Declaración Universal de los Derechos Humanos. Unos derechos, dicen, que están siendo “violados” en Ucrania, Israel o en el territorio palestino.

    De esta manera, los trabajadores se comprometen a no cargar, descargar ni facilitar las tareas de cualquier buque que contenga armas. Ahora bien, los estibadores no tienen “capacidad para saber de facto que hay en los contenedores”, han afirmado a este diario.

    Los trabajadores se ponen en manos de ONG y entidades de ayuda humanitaria que sí puedan tener conocimiento sobre envíos de armas desde el puerto barcelonés. En esta línea, recuerdan el boicot que ya llevaron a cabo en 2011 en el marco de la guerra de Libia, durante la cual colaboraron con diversas entidades para entorpecer el envío de material bélico y, a su vez, se facilitó el envió de agua y alimentos.

    A pesar de que el Gobierno ha asegurado que no prevé exportar a Israel armas letales que se puedan usar en Gaza, los estibadores son conscientes de que, sólo en 2023, España ha comprado material militar a Israel por valor de 300 millones de euros, unido a otros 700 millones comprometidos en adquisición de armamento para los próximos años.

    Los trabajadores insisten en que con este comunicado no se están posicionado políticamente en el conflicto, simplemente abogan por el alto al fuego y la distribución de ayuda humanitaria. “No es un comunicado político, sólo queremos que se agoten todas las vías de diálogo antes de usar la violencia”.

    Este argumento fue el mismo que estos trabajadores portuarios usaron para negarse a dar servicio a los cruceros en los que la Policía Nacional se alojó durante los días previos al 1 de Octubre. En aquella ocasión también aseguraron que tomaban la decisión “en defensa de los derechos civiles”.

    Con este gesto, los estibadores se suman a otros colectivos de trabajadores portuarios, como los belgas, que también han anunciado que no permitirán el envío de material militar a Israel o Palestina. La del boicot es una estrategia que no es nueva: estibadores de diversos lugares del mundo ya la han llevado a cabo en momentos crudos del conflicto durante los últimos años. Por ejemplo durante el conflicto en la Franja de Gaza de 2008 y 2009, estibadores de Italia, Sudáfrica y Estados Unidos ya se negaron a a manipular cargamentos provenientes de Israel.

    https://www.eldiario.es/catalunya/estibadores-barcelona-deciden-no-permitir-actividad-barcos-envien-armas-pal
    #Barcelone #résistance #armes #armement #Israël #Palestine

    • Espagne : les #dockers du #port de Barcelone refusent de charger les #navires transportant des armes à destination d’Israël

      - « Aucune cause ne justifie la mort de civils », déclare le syndicat des dockers OEPB dans un #communiqué

      Les dockers du port espagnol de Barcelone ont annoncé qu’ils refuseraient de charger ou de décharger des navires transportant des armes à destination d’Israël, à la lumière des attaques de ce pays contre Gaza.

      « En tant que collectif de travailleurs, nous avons l’obligation et l’engagement de respecter et de défendre avec véhémence la Déclaration universelle des droits de l’homme », a déclaré l’OEPB, le seul syndicat représentant quelque 1 200 dockers du port, dans un communiqué.

      « C’est pourquoi nous avons décidé en assemblée de ne pas autoriser les navires contenant du matériel de guerre à opérer dans notre port, dans le seul but de protéger toute population civile », a ajouté le communiqué, notant qu’"aucune cause ne justifie la mort de civils".

      L’OEPB appelle à un cessez-le-feu immédiat et à un règlement pacifique des conflits en cours dans le monde, et notamment du conflit israélo-palestinien.

      Les Nations unies devraient abandonner leur position de complicité, due à l’inaction ou à leur renoncement dans l’exercice de leurs fonctions, a ajouté le communiqué.

      Israël mène, depuis un mois, une offensive aérienne et terrestre contre la Bande de Gaza, à la suite de l’attaque transfrontalière menée par le mouvement de résistance palestinien Hamas le 7 octobre dernier.

      Le ministère palestinien de la Santé a déclaré, mardi, que le bilan des victimes de l’intensification des attaques israéliennes sur la Bande de Gaza depuis le 7 octobre s’élevait à 10 328 morts.

      Quelque 4 237 enfants et 2 719 femmes figurent parmi les victimes de l’agression israélienne, a précisé le porte-parole du ministère, Ashraf al-Qudra, lors d’une conférence de presse.

      Plus de 25 956 autres personnes ont été blessées à la suite des attaques des forces israéliennes sur Gaza, a-t-il ajouté.

      Le nombre de morts israéliens s’élève quant à lui à près de 1 600, selon les chiffres officiels.

      Outre le grand nombre de victimes et les déplacements massifs, les approvisionnements en produits essentiels viennent à manquer pour les 2,3 millions d’habitants de la Bande de Gaza, en raison du siège israélien, qui s’ajoute au blocus imposé par Israël à l’enclave côtière palestinienne.

      https://www.aa.com.tr/fr/monde/espagne-les-dockers-du-port-de-barcelone-refusent-de-charger-les-navires-transportant-des-armes-%C3%A0-destination-disra%C3%ABl/3046909

    • #Genova, Barcellona, #Sidney. I lavoratori portuali si rifiutano di caricare le navi con le armi per Israele

      Diverse organizzazioni di lavoratori portuali hanno indetto mobilitazioni e iniziative per protestare contro i bombardamenti della striscia di #Gaza. Venerdì prossimo a Genova si svolgerà il presidio indetto dai portuali del capoluogo ligure. La mobilitazione raccoglie l’appello lanciato lo scorso 16 ottobre dai sindacati palestinesi per “smettere di armare Israele”. I lavoratori dello scalo genovese si rifiutano di gestire l’imbarco di carichi di armi diretti in Israele (e non solo). Un’iniziativa simile è in atto nel porto di Sidney, in Australia, dove si protesta contro l’attracco di una nave della compagnia israeliana #Zim. All’appello dei colleghi palestinesi hanno aderito ieri anche i lavoratori dello scalo di Barcellona, annunciando che impediranno “le attività delle navi che portano materiale bellico”. Come lavoratori, si legge nel comunicato degli spagnoli, “difendiamo con veemenza la Dichiarazione universale dei diritti dell’uomo“, aggiungendo che “nessuna causa giustifica il sacrificio dei civili”. In Belgio a rifiutarsi di caricare armi sono da alcune settimane gli addetti aeroportuali che nel comunicato spiegano “caricare e scaricare ordigni bellici contribuisce all’uccisione di innocenti“. Solidarietà con i lavoratori palestinesi è arrivata inoltre dal sindacato francese Cgt, così come è molto attivo il coordinamento dei sindacati greci #Pame.

      Negli Stati Uniti, nei pressi di Seattle, sono invece stati un centinaio di attivisti a bloccare il porto di #Tacoma, mossi dal sospetto che la #Cape_Orlando, nave statunitense alla fonda, trasportasse munizioni ed armamenti per Israele. La nave era già stata fermata alcuni giorni prima nello scalo di #Oakland, nella baia di San Francisco. Iniziative di questo genere si stanno moltiplicando. Nei giorni scorsi gli attivisti avevano bloccato tutte le entrate di un impianto della statunitense #Boeing destinato alla fabbricazione di armamenti nei pressi di St Louis. Manifestazioni si sono svolte alla sede londinese di #Leonardo, gruppo italiano che ad Israele fornisce gli elicotteri Apache. Il 26 ottobre scorso un centinaio di persone avevano invece bloccato l’accesso alla filiale britannica dell’azienda di armi israeliana #Elbit_Systems.

      https://www.ilfattoquotidiano.it/2023/11/07/genova-barcellona-sidney-i-lavoratori-portuali-si-rifiutano-di-caricare-le-navi-con-le-armi-per-israele/7345757
      #Gênes

    • La logistica di guerra

      Venerdì 10 novembre i lavoratori del porto di Genova hanno lanciato un blocco della logistica di guerra. I porti sono uno snodo fondamentale della circolazione delle armi impiegate in ogni dove.
      A Genova è stato osservato un carico di pannelli per pagode militari che verrà destinato ad una delle navi della compagnia saudita Bahri.
      Dal terminal dei traghetti nelle scorse settimane sono stati caricati camion militari dell’Iveco destinati alla Tunisia, con ogni probabilità destinati alla repressione dei migranti.
      Le organizzazioni operaie palestinesi hanno fatto appello alla solidarietà internazionalista, alla lotta degli sfruttati contro tutti i padroni a partire da quelli direttamente coinvolti nel conflitto.
      Nel porto di Genova opera una compagnia merci, l’israeliana ZIM, che il 10 novembre gli antimilitaristi puntano a bloccare.
      Inceppare il meccanismo è un obiettivo concreto che salda l’opposizione alla guerra con la lotta alla produzione e circolazione delle armi.
      L’appuntamento per il presidio/picchetto è alle 6 del mattino al varco San Benigno.
      Ne abbiamo parlato con Christian, un lavoratore del porto dell’assemblea contro la guerra e la repressione.

      https://www.rivoluzioneanarchica.it/genova-fermare-la-logistica-di-guerra
      #logistique

    • Porti bloccati contro l’invio di armi a Israele

      Genova, Barcellona, #Oackland, #Tacoma, Sidney. I lavoratori portuali si rifiutano di caricare le navi con le armi per Israele

      L’appello lanciato lo scorso 16 ottobre dai sindacati palestinesi per “smettere di armare Israele” è stato raccolto dai sindacati in diversi paesi.

      Diverse organizzazioni di lavoratori portuali hanno indetto mobilitazioni e iniziative per protestare contro i bombardamenti della striscia di Gaza. Venerdì prossimo a Genova si svolgerà il presidio indetto dai portuali del capoluogo ligure. La mobilitazione raccoglie l’appello lanciato lo scorso 16 ottobre dai sindacati palestinesi per “smettere di armare Israele”. I lavoratori dello scalo genovese si rifiutano di gestire l’imbarco di carichi di armi diretti in Israele (e non solo).

      “Mentre da quasi due anni in Ucraina si combatte una guerra fra blocchi di paesi capitalisti, mentre lo stato d’Israele massacra i palestinesi, mentre la guerra nucleare è dietro l’angolo, il Porto di Genova continua a caratterizzarsi come snodo della logistica di guerra: imbarchi di camion militari diretti alla Tunisia per il contrasto dei flussi migratori, passaggio di navi della ZIM, principale compagnia navale israeliana, nuovi materiali militari per l’aeronautica Saudita pronti per la prossima Bahri. Questo è quello che sta dietro ai varchi del porto di Genova. Basta traffici di armi in porto. Solidarietà internazionalista agli oppressi/e palestinesi. Il nemico è in casa nostra. Guerra alla Guerra” si legge nel comunicato che invita alla partecipazione.

      Anche i lavoratori del porto australiano di Sidney, stanno protestando contro l’attracco di una nave della compagnia israeliana Zim. All’appello dei sindacati palestinesi. E’ di ieri la dichiarazione della Organización de Estibadores Portuarios di Barcellona (OEPB) i cui aderenti si rifiuteranno di caricare armi destinate al conflitto israelo-palestinese dal porto catalano. E’ la risposta all’appello lanciato dai sindacati palestinesi per fermare «i crimini di guerra di Israele» sin dall’inizio dell’invasione di Gaza

      In Belgio già da alcune settimane a rifiutarsi di caricare armi sono i lavoratori aeroportuali che nel comunicato spiegano “caricare e scaricare ordigni bellici contribuisce all’uccisione di innocenti“. Solidarietà con i lavoratori palestinesi è arrivata inoltre dal sindacato francese Cgt, così dal sindacato greco Pame che il 2 novembre ha bloccato l’aeroporto di Atene per protesta contro i bombardamenti israeliani.

      Negli Stati Uniti, nei pressi di Seattle, sono invece stati un centinaio di attivisti a bloccare il porto di Tacoma, mossi dal sospetto che la Cape Orlando, nave statunitense alla fonda, trasportasse munizioni ed armamenti per Israele. La nave era già stata fermata alcuni giorni prima nello scalo di Oakland, nella baia di San Francisco. Iniziative di questo genere si stanno moltiplicando. Nei giorni scorsi gli attivisti avevano bloccato tutte le entrate di un impianto della statunitense Boeing destinato alla fabbricazione di armamenti nei pressi di St Louis.

      Manifestazioni si sono svolte alla sede londinese di Leonardo, gruppo italiano che ad Israele fornisce gli elicotteri Apache. Il 26 ottobre scorso un centinaio di persone avevano invece bloccato l’accesso alla filiale britannica dell’azienda di armi israeliana Elbit Systems.

      Di fronte al genocidio dei palestinesi in corso a Gaza, in tutto il mondo sta montando un’ondata di indignazione che chiede il boicottaggio degli apparati militari ed economici di Israele, con un movimento che somiglia molto a quello che portò alla fine del regime di apartheid in Sudafrica.

      A livello internazionale da anni è attiva in tal senso la campagna BDS (Boicottaggio, Disinvestimento, Sanzioni) verso Israele che le autorità di Tel Aviv temono moltissimo e contro cui hanno creato un apposito dipartimento, lanciando una contro campagna di criminalizzazione del Bds in vari paesi europei e negli USA. Un tentativo evidentemente destinato a fallire.

      https://www.osservatoriorepressione.info/porti-bloccati-linvio-armi-israele

    • Genova: In centinaia bloccano il porto contro l’invio di armi a Israele

      E’ iniziato all’alba, presso il porto di Genova, il presidio per impedire il passaggio della nave della #ZIM, carica di armamenti e diretta a Israele.

      Dal varco San Benigno già centinaia le persone solidali con il popolo palestinese, tra lavoratori del porto, studenti, cittadini e realtà che vanno dal sindacalismo di base alle associazioni pacifiste e che si sono ritrovati questa mattina uniti sotto gli slogan “la guerra comincia da qui” “fermiamo le navi della morte”. Oltre al varco della ZIM bloccato anche il varco dei traghetti.

      Oltre al varco della ZIM, la principale compagnia logistica di Israele, è stato bloccato anche il varco dei traghetti.

      Il cielo di Genova si è anche illuminato di rosso (clicca qui per il video: https://www.facebook.com/watch/?v=348645561154990) con una serie di torce, a simulare quello che, tutti i giorni, accade a Gaza con l’occupazione militare israeliana: “i popoli in rivolta – dicono camalli e solidali – scrivono la storia”.

      «Sono cinque anni che facciano una serie di blocchi, scioperi, presidi, azioni anche con la comunità europea per contrastare i traffici. Principalmente contro la compagnia Bahri. Nel 2019 siamo riusciti a evitare che una nave dell’azienda saudita caricasse dal porto di Genova armi che sarebbero state utilizzate in Yemen», spiega Josè Nivoi, sindacalista dell’Usb dopo essere stato per 16 anni un lavoratore del porto: «Nella nostra chat abbiamo condiviso anche un piccolo manuale, scritto insieme all’osservatorio Weapon Watch, su come identificare i container che contengono armi. Perché ci sono degli obblighi internazionali, ad esempio, che costringono le compagnie ad applicare una serie di adesivi utili per quando i vigili del fuoco devono intervenire in caso di incendio. Che rendono riconoscibili i carichi. Mentre in altre navi le armi sono facilmente individuabili, visibili ad occhio nudo».

      Nel 2021 il Collettivo autonomo dei lavoratori portuali di Genova, insieme quelli di Napoli e Livorno ha anche cercato di bloccare una nave israeliana che stava trasportando missili italiani a Tel Aviv: «Non siamo riusciti a fermarla perché abbiamo saputo troppo tardi, dalle carte d’imbarco, che cosa trasportava. Ma da quel momento sono iniziate le nostre operazioni in solidarietà con il popolo palestinese. E abbiamo deciso di accogliere l’appello lanciato lo scorso 16 ottobre dai sindacati palestinesi per “smettere di armare Israele”. Rifiutando di gestire l’imbarco di carichi di armi. Non vogliamo essere complici della guerra».
      A convocare l’iniziativa l’Assemblea contro la guerra e la repressione. “Mentre da quasi due anni in Ucraina si combatte una guerra fra blocchi di paesi capitalisti, mentre lo stato d’Israele massacra i palestinesi, mentre la guerra nucleare è dietro l’angolo, il Porto di Genova continua a caratterizzarsi come snodo della logistica di guerra: imbarchi di camion militari diretti alla Tunisia per il contrasto dei flussi migratori, passaggio di navi della ZIM, principale compagnia navale israeliana, nuovi materiali militari per l’aeronautica Saudita pronti per la prossima Bahri. Questo è quello che sta dietro ai varchi del porto di Genova. Basta traffici di armi in porto. Solidarietà internazionalista agli oppressi/e palestinesi. Il nemico è in casa nostra. Guerra alla Guerra” si legge nel comunicato che invitava alla partecipazione.
      L’iniziativa di oggi raccoglie l’invito dei sindacati palestinesi, che nei giorni scorsi avevano diffuso un appello nel quale chiedono ai lavoratori delle industrie coinvolte di rifiutarsi di costruire armi destinate ad Israele, di rifiutarsi di trasportare armi ad Israele, di passare mozioni e risoluzioni al proprio interno volte a questi obiettivi, di agire contro le aziende complicitamente coinvolte nell’implementare il brutale ed illegale assedio messo in atto da Israele, in particolare se hanno contratti con la vostra istituzione, di mettere pressione sui governi per fermare tutti i commerci militari ed in armi con Israele, e nel caso degli Stati Uniti, per interrompere il proprio sostegno economico diretto.a lottare e a opporci con tutta la nostra forza a questa guerra, boicottandola praticamente con i mezzi che abbiamo a disposizione e quindi chiediamo a tutte e tutti di partecipare al presidio.

      Il collegamento dal porto di Genova con Rosangela della redazione di Radio Onda d’Urto e le interviste ai manifestanti: https://www.radiondadurto.org/wp-content/uploads/2023/11/Rosangela-da-Genova.mp3

      Le interviste ai partecipanti: https://www.radiondadurto.org/wp-content/uploads/2023/11/interviste-Rosangela-due.mp3

      Il blocco del molo è poi diventato corteo fino alla sede della compagnia israeliana ZIM dove si è verificato un fitto lancio di uova piene di vernice rossa. La cronaca di Rosangela della Redazione di Radio Onda d’Urto: https://www.radiondadurto.org/wp-content/uploads/2023/11/Rosi-da-sede-Zim-Genova.mp3
      Ancora interviste ai partecipanti: https://www.radiondadurto.org/wp-content/uploads/2023/11/interviste-Rosangela-tre.mp3

      Corrispondenza conclusiva con un bilancio dell’iniziativa di Riccardo del Collettivo autonomo lavoratori portuali: https://www.radiondadurto.org/wp-content/uploads/2023/11/Corrispondenza-conclusiva-di-Riccardo-Calp-Genova.mp3

      https://www.osservatoriorepressione.info/genova-centinaia-bloccano-porto-linvio-armi-israele
      #camalli

    • Shutting Down the Port of Tacoma

      Since October 7, the Israeli military has killed over 10,000 people in Palestine, almost half of whom were children. In response, people around the world have mobilized in solidarity. Many are seeking ways to proceed from demanding a ceasefire to using direct action to hinder the United States government from channeling arms to Israel. Despite the cold weather on Monday, November 6, several hundred people showed up at the Port of Tacoma in Washington State to block access to a shipping vessel that was scheduled to deliver equipment to the Israeli military.

      In the following text, participants review the history of port blockades in the Puget Sound, share their experience at the protest, and seek to offer inspiration for continued transoceanic solidarity.
      Escalating Resistance

      On Thursday, November 2, demonstrators protesting the bombing and invasion of Gaza blocked a freeway in Durham, North Carolina and shut down 30th Street Station in Philadelphia. Early on Friday, November 3, at the Port of Oakland in California, demonstrators managed to board the United States Ready Reserve Fleet’s MV Cape Orlando, which was scheduled to depart for Tacoma to pick up military equipment bound for Israel. The Cape Orlando is owned by the Department of Transportation, directed by the Department of Defense, and managed and crewed by commercial mariners. After an hours-long standoff, the Coast Guard finally managed to get the protesters off the boat.

      Afterwards, word spread that there would be another protest when the boat arrived in Tacoma. The event was announced by a coalition of national organizations and their local chapters: Falastiniyat (a Palestinian diaspora feminist collective), Samidoun (a national Palestinian prisoner support network), and the Arab Resource & Organizing Center, which had also participated in organizing the protest in Oakland.

      The mobilization in Tacoma was originally scheduled for 2:30 pm on Sunday, November 5, but the organizers changed the time due to updated information about the ship’s arrival, calling for people to show up at 5 am on Monday. Despite fears that the last-minute change would undercut momentum, several hundred demonstrators turned out that morning. The blockade itself consisted of a continual picket at multiple points, bolstered by quite a few drivers who were willing to risk the authorities impounding their cars.

      All of the workers that the ILWU deployed for the day shift were blocked from loading the ship. Stopping the port workers from loading it was widely understood as the goal of the blockade; unfortunately, however, this did not prevent the military cargo from reaching the ship. Acting as scabs, the United States military stepped in to load it, apparently having been snuck into the port on Coast Guard vessels.

      Now that the fog of war is lifting, we can review the events of the day in detail.

      Drawing on Decades of Port Blockades

      The Pacific Northwest has a long history of port shutdowns.

      In 1984, port workers in the International Longshore and Warehouse Union (ILWU) coordinated with anti-Apartheid activists and refused to unload cargo ships from South Africa. Between 2006 and 2009, the Port Militarization Resistance movement repeatedly blockaded the ports of Olympia and Tacoma to protest against the occupation of Iraq and Afghanistan. In 2011 and 2012, participants in Occupy/Decolonize Seattle organized in solidarity with port workers in the ILWU in Longview and shut down the Port of Seattle, among other ports.

      In 2014, demonstrators blockaded the Port of Tacoma using the slogan Block the Boat, singing “Our ports will be blocked to Israel’s ships until Gaza’s ports are free.” One of the participants was the mother of Rachel Corrie, a student who was murdered in Gaza by the Israeli military in 2002 while attempting to prevent them from demolishing the homes of Palestinian families. In 2015, an activist chained herself to a support ship for Royal Dutch Shell’s exploratory oil drilling plans, using the slogan Shell No. In 2021, Block the Boat protesters delayed the unloading of the Israeli-operated ZIM San Diego ship for weeks. The Arab Resource & Organizing Center played a part in organizing the Block the Boat protests.

      Today, the Port of Tacoma appears to be the preferred loading point for military equipment in the region—perhaps because the Port Militarization Resistance successfully shut down logistics at the Port of Olympia, while Tacoma police were able to use enough violent force to keep the Port of Tacoma open for military shipments to Iraq and Afghanistan. The various port blockades fostered years of organizing between ILWU workers, marginalized migrant truck workers, environmentalists, and anti-war activists. New tactics of kayaktivism emerged out of anti-extractivism struggles in Seattle, where seafaring affinity groups were able to outmaneuver both the Coast Guard and the environmental nonprofit organizations that wanted to keep things symbolic. On one occasion, a kayaking group managed to run a Shell vessel aground without being apprehended. Some participants brought reinforced banners to the demonstration on Monday, November 6, 2023, because they remembered how police used force to clear away less-equipped demonstrators during the “Block the Boat” picket at the Port of Seattle in 2021.

      Over the years, these port blockades have inspired other innovations in the genre. In November 2017, demonstrators blockaded the railroad tracks that pass through Olympia.1 At a time when Indigenous water protector and land defense struggles were escalating and locals wanted to act in solidarity, blockading the port seemed prohibitively challenging, so they chose a section of railroad tracks via which fracking proppants were sent to the port. This occupation was arguably more defensible and effective than a port blockade would have been, lasting well over a week. It may indicate a future field for experimentation.
      Gathering at the Port

      The Port of Tacoma and the nearby ICE detention center are located in an industrial area that also houses a police academy. They are only accessible through narrow choke points; in the past, police have taken advantage of these to target and harass protesters. The preceding action at the Port of Oakland took place in a more urban terrain; as protesters prepared for the ship to dock in Tacoma, concerns grew about the various possibilities for repression. Veterans of the Port Militarization Resistance and other logistically-minded individuals compiled lists of considerations to take into account when carrying out an action at this particular port.

      On Monday morning, people showed up with positive energy and reinforced banners. Hundreds of people coordinated to bring in supplies and additional waves of picketers. The plan was to establish a picket line at every of the three entrances into Pier 7. As it turned out, the police preemptively blocked the entrances, sitting in their vehicles behind the Port fence. Demonstrators marched in circles, chanting, while others gathered material with which to create impromptu barricades.

      Other anarchists remained at a distance, standing by to do jail support and advising the participants on security precautions. Others set up at the nearby casino, investigating and squashing rumors in the growing signal groups and helping to link people to the information or communication loops they needed. Whether autonomously or in conversation with the organizers, all of them did their best to contribute to the unfolding action.

      The demonstration successfully accomplished what some had thought might be impossible, preventing the ILWU workers from loading the military shipment. Unexpectedly, this was not enough. Even seasoned longshoremen were surprised that the military could be brought in to act as scabs by loading the ship.

      Could we have focused instead on blocking the equipment from reaching the port in the first place? According to publicly available shift screens, the cargo that was eventually loaded onto the ship had already arrived at the port before the action’s originally planned 2:30 pm start time on November 5. Considering that Sunday afternoon was arguably the earliest that anyone could mobilize a mass action on such short notice, it is not surprising that the idea of blocking the cargo was abandoned in favor of blocking the ILWU workers. Of course, if the information that military supplies were entering the port had circulated earlier, something else might have been possible.

      The organizers chose the approach of blocking the workers in spite of the tension it was bound to cause with the ILWU Local 23. Our contacts in the ILWU describe the Local 23 president as a Zionist; most workers in Local 23 were supposedly against the action, despite respecting the picket.2 The president allegedly went so far as to suggest bringing in ILWU workers on boats, a plan that the military apparently rejected.

      There were rumors that a flotilla of kayaks was organizing to impede the Orlando’s departure the following morning. In the end, a canoe piloted by members of the Puyallup, Nisqually, and other Coast Salish peoples and accompanied by a few kayakers blocked the ship’s path for a short time on November 6, but nothing materialized for November 7.

      This intervention is an important reminder of the ethical and strategic necessity of working with Indigenous groups who know the land and water and preserve a living memory of struggle against colonial violence that includes repeatedly outmaneuvering the United States military.

      The ship departed, but one Stryker Armored Personnel Carrier that was scheduled for work according the ILWU shift screens was not loaded, presumably due to the picket. Given the military work-crew’s inexperience in loading shipping containers, it’s unclear how much of the shipment was completely loaded in the time allotted for the ship, as ports hold to a strict schedule in order not to disrupt capital’s global supply chains.
      Evaluation

      The main organizers received feedback in the course of the protest and adapted their strategy as the situation changed, shifting their communication to articulate what they were trying to do and explaining their choices rather than simply appealing to their authority as an organization or as Palestinians. Nonetheless, some participants have expressed displeasure about how things unfolded. It was difficult to get comprehensive information about what was going on, and this hindered people from making their own decisions and acting autonomously. Some anarchists who were on the ground report that the vessel was still being loaded when the organizers called off the event; others question the choice not to reveal the fact that the military was loading the equipment while the demonstration still had numbers and momentum.

      It is hard to determine to what extent organizers intentionally withheld information. We believe that it is important to offer constructive feedback and principled criticism while resisting the temptation to make assumptions about others’ intentions (or, at worst, to engage in snitch-jacketing, which can undermine efforts to respond to actual infiltration and security breaches in the movement and often contributes to misdiagnosing the problems in play).

      Cooperating with the authorities—especially at the expense of other radicals—is always unacceptable. This is a staple of events dominated by authoritarian organizations. Fortunately, nothing of this kind appears to have occurred during the blockade on November 6. Those on either side of this debate should be careful to resist knee-jerk reactions and to avoid projecting bad intentions onto imagined all-white “adventurists” or repressive “peace police.”

      In that spirit, we will spell out our concern. The organizers simultaneously announced that the weapons had been loaded onto the ship, and at the same time, declared victory. This fosters room for suspicion that the original intention had been to “block the boat” symbolically without actually hampering the weapons shipment, in order to create the impression of achieving a “movement win” without any substantive impact. Such empty victories can deflate movements and momentum, sowing distrust in the hundreds of people who showed up on short notice with the intention of stopping weapons from reaching Israel. It might be better to acknowledge failure, admitting that despite our best efforts, the authorities succeeded in their goal, and affirming that we have to step up our efforts if we want to save lives in Gaza. We need organizers to be honest with us so we know what we are up against.

      It’s important to highlight that ultimately it was the military that loaded the ship, not the ILWU. This move was unprecedented, just like the military spying on demonstrators during the Port Militarization Resistance. But it should not have been unexpected. From now on, we should bear in mind that the military is prepared to intervene directly in the logistics of capitalism.

      This also highlights a weakness in the strategy of blocking a ship by means of a picket line and blockading the streets around the terminal. To have actually stopped the ship, a much more disruptive action would have been called for, potentially including storming the terminal itself and risking police violence and arrests. This isn’t to say that storming the port would have been practical, nor to argue that there is never any reason to blockade the terminal in the way that we did. Rather, the point is that the mechanics of war-capitalism are more pervasive and adaptable than the strategies that people employed to block it in Oakland and Tacoma. Any form of escalation will require more militancy and risk tolerance.

      At the same time, we should be honest about our capabilities, our limits, and the challenges we face. Although many people were prepared to engage in a picket, storming a secured facility involves different considerations and material preparation, and demands a cool-headed assessment of benefits versus consequences. We should not simply blame the organizers for the fact that it did not happen. A powerful enough movement cannot be held back, not even by its leaders.

      Considering that the United States military outmaneuvered the picket strategy—and in view of the grave stakes of what is occurring Palestine—”Why not storm the port?” might be a good starting point for future strategizing. Yet from this point forward, the port is only going to become more and more secure. Another approach would be to pan back from the port, looking for points of intervention outside it. In this regard, the rail blockade in Olympia in 2017 might offer a promising example.

      Likewise, while we should explore ways to resolve differences when we have to work together, we can also look for ways to share information and coordinate while organizing autonomously. We might not be able to reach consensus about what strategy to use, but we can explore where we agree and diverge, acquire and circulate intelligence, and try many different strategies at once.

      The logic and logistics of the ruling order are intertwined all the world over. Israeli weapons helped Azerbaijan invade the Armenian enclave of Nagorno-Karabakh in September. The technologies of surveillance, occupation, and repression, refined from besieging Gaza and fragmenting the West Bank, are deployed along the deadly southern border of the United States. The FBI calls Israeli tech firms when they need to hack into someone’s phone. Everything is connected, from the ports on the Salish Sea to the eastern coast of the Mediterranean.

      Here’s to mutiny in the belly of the empire. If not us, then who? If not now, then when?

      https://pugetsoundanarchists.org/shutting-down-the-port-of-tacoma

    • Des #syndicats du monde entier tentent d’empêcher les livraisons d’armes vers Israël

      #Liège, Gênes, Barcelone, #Melbourne, #Oakland, #Toronto et peut-être bientôt différents ports français… Depuis le début du bombardement de Gaza, des syndicats ont tenté de bloquer des livraisons d’armes vers Israël, rappelant la tradition de lutte internationaliste du syndicalisme. Des initiatives insuffisantes pour entraver l’armement du pays, mais qui ont le mérite de mettre les États exportateurs d’armes face à leurs responsabilités.

      Peut-on compter sur la solidarité internationaliste des syndicats pour mettre fin à l’attaque de Gaza ? C’est en tout cas ce que veut croire la coordination syndicale Workers in Palestine. Composée de dizaines de syndicats palestiniens rassemblant travailleurs agricoles, pharmaciens ou encore enseignants, elle a lancé un appel aux travailleurs du monde entier afin d’entraver l’acheminement de matériel militaire vers Israël.

      « Nous lançons cet appel alors que nous constatons des tentatives visant à interdire et à réduire au silence toute forme de solidarité avec le peuple palestinien. Nous vous demandons de vous exprimer et d’agir face à l’injustice, comme les syndicats l’ont fait historiquement », écrivait-elle le 16 octobre. Dans la foulée, elle appelait à deux journées d’actions internationales les 9 et 10 novembre pour empêcher les livraisons d’armes.

      Tradition de lutte anti-impérialiste du syndicalisme

      En rappelant la tradition internationaliste du syndicalisme, Workers in Palestine inscrit son appel dans l’histoire des luttes syndicales contre les guerres impérialistes et coloniales. Une tradition qui n’est pas étrangère aux syndicats Français. Ainsi, en 1949, une grève organisée par les dockers de la CGT sur le port de Marseille permettait de bloquer plusieurs bateaux destinés à acheminer des armes vers l’Indochine, alors en pleine guerre de décolonisation. Et ce mode d’action n’a pas été oublié depuis. En 2019, les dockers du port de Gênes se sont mis en grève afin de ne pas avoir à charger un navire soupçonné de transporter des armes (françaises) vers l’Arabie Saoudite. « On a aussi fait des actions pendant la guerre en Irak », se remémore Didier Lebbe, secrétaire permanent de la CNE, un des syndicats belge qui a récemment refusé de transporter des armes vers Israël.

      Qu’ils répondent consciemment à l’appel de Workers in Palestine ou non, des syndicats et des collectifs citoyens ont organisé des actions sur des lieux stratégiques du commerce d’armes depuis le début des bombardements sur Gaza. Des blocages et des manifestations ont eu lieu sur les ports de Tacoma aux Etat-unis, ou encore à Melbourne, en Australie ou à Toronto au Canada. A Barcelone, des dockers ont déclaré vouloir refuser de charger ou de décharger tout matériel militaire en lien avec les bombardements à Gaza. Nous avons choisi de nous attarder sur quatre de ces initiatives.

      A Gênes, les dockers visent une entreprise de matériel militaire

      « De 2019 à aujourd’hui, nous avons bloqué presque deux fois par an les navires transportant des armes vers des zones de guerre comme le Yémen, le Kurdistan, l’Afrique et Gaza », explique Josè Nivoi, docker génois et syndicaliste à l’Unions Sindicale di Base (USB). C’est dans la continuité de ces actions qu’il s’est mobilisé avec ses collègues et son syndicat, à l’appel de Workers in Palestine. Vendredi 10 novembre, près de 400 personnes ont manifesté devant le port de Gênes pour protester contre l’envoi d’armes en Israël. Les dockers ont ensuite marché vers les locaux de Zim integrated Shipping Service, une entreprise israélienne de transport de marchandises et de matériel militaire.

      Après l’attaque du Hamas le 7 octobre, cette dernière a proposé son aide à Israël afin d’y acheminer du matériel. « Nous avons des camarades qui surveillent les navires et peuvent voir s’il y a des armes à bord », glisse le docker. Il ajoute que cette action s’inscrit dans la tradition, encore très forte à Gênes, des mobilisation anti-fasciste et anti-impérialsites : « Nous avons toujours été solidaires des peuples qui luttent pour l’autodétermination, et la question palestinienne fait partie de ces luttes. Nous sommes des travailleurs internationalistes et c’est pourquoi nous voulons nous battre pour essayer de changer les choses », explique le docker.

      En Angleterre, une usine d’armes bloquée temporairement

      Le même jour, près de 400 syndicalistes ont bloqué l’usine d’armes de l’entreprise BAE, à Rochester en Angleterre. L’usine d’arme fabrique notamment des « systèmes d’interception actif » pour les jet F35, « utilisés actuellement par Israël pour bombarder Gaza », écrivent les syndicats organisateurs de cette mobilisation. Art, culture, éducation, santé, sept organisations syndicales se sont retrouvées sous le mot d’ordre « Travailleurs pour une Palestine libre », répondant également à l’appel des syndicats palestiniens du 16 octobre.

      « L’industrie d’armement britannique, subventionnée par de l’argent public, est impliquée dans les massacres de Palestiniens. Nous sommes ici aujourd’hui pour perturber la machine de guerre israélienne et prendre position contre la complicité de notre gouvernement et nous exhortons les travailleurs de tout le Royaume-Uni à prendre des mesures similaires sur leurs lieux de travail et dans leurs communautés », explique une professeur qui manifestait vendredi à Dorchester.

      En Belgique les syndicats de l’aviation refusent de charger des armes vers Israël

      Si les avions de passagers ne relient plus Israël et la Belgique depuis l’attaque du Hamas, des avions cargos continuent de transporter des armes vers l’État hébreu, selon des syndicats. « On constate même une augmentation des vols cargo depuis Liège vers Tel Aviv », confie Christian Delcourt, porte-parole de l’aéroport de Liège, à la presse belge. Un phénomène qui n’a pas échappé aux travailleurs de ces sites. « Dans le courant du mois d’octobre, des manutentionnaires nous ont informés qu’ils chargeaient des armes dans des avions civils commerciaux. D’habitude, ces cargaisons doivent être transportées par des avions militaires. Mais quoi qu’il en soit, il n’était pas question pour eux de participer à une guerre, particulièrement quand on sait que des civils sont massacrés », explique Didier Lebbe, secrétaire permanent de la CNE. Le syndicat chrétien, majoritaire dans ces aéroports, prend alors contact avec trois autres syndicats du secteur pour rédiger un communiqué commun. « Alors qu’un génocide est en cours en Palestine, les travailleurs des différents aéroports de Belgique voient des armes partir vers des zones de guerre », écrivent-ils fin octobre. L’initiative fait en partie mouche : « parmi les deux compagnies aériennes qui effectuent ces livraisons, l’une d’elle les a arrêtées. L’autre, c’est une compagnie israélienne », soutient Didier Lebbe.

      En France, les dockers s’organisent

      En France, si aucun syndicat n’a pour l’instant appelé à des actions sur les lieux de travail, la fédération CGT Ports et docks pourrait bientôt rejoindre le mouvement international. La semaine prochaine, au port du Pirée à Athènes,12 organisations syndicales de dockers et portuaires européennes, membres de l’EDC (European Dockworkers Council )doivent se réunir pour une assemblée générale. « Au niveau français, on va pousser pour obtenir une journée d’arrêt de travail dans tous les ports européens pour manifester notre volonté d’un processus de paix, et dénoncer tous les conflits armés », affirme Tony Hautbois, secrétaire général de la fédération CGT Ports et docks. La possibilité d’un boycott des syndicats sur le transport d’armes vers Israël sera aussi en débat, il pourrait déboucher sur une position commune entre ces syndicats, qui regroupent 20 000 dockers à travers l’Europe.

      D’autres syndicats français ont également mis en avant la nécessité d’une action sur l’outil de travail pour empêcher les livraisons d’armes vers Israël. La fédération Sud-Rail a ainsi appelé à s’exprimer dans la rue « mais aussi avec les méthodes de la lutte des classes, comme la grève ». Sur le réseau social X (ex-Twitter), l’union locale CGT de Guingamp a relayé l’appel de Workers in Palestine.

      Des actions symboliques qui ne pèsent pas réellement sur le conflit…

      Pourtant, même si les initiatives syndicales essaiment, elles ne suffisent pas à entraver la capacité d’armement d’Israël. « Même si la vente de matériel militaire était bloquée en France, cela ne pèserait pas beaucoup. On estime que notre pays vend environ 20 millions d’euros de composants militaires par an à Israël. C’est incomparable avec ce que l’on vend aux Emirats arabes unis, par exemple », explique Patrice Bouveret, cofondateur de l’Observatoire des armements, centre d’étude antimilitariste basé à Lyon. A cela s’ajoutent les ventes de biens dits « à double usage », des composants qui peuvent servir pour produire du matériel militaire, ou non. « Mais il s’agit de matériel d’une telle précision qu’il est bien souvent utilisé uniquement pour les armes », commente Patrice Bouveret. Ces biens représentent une somme évaluée à 34 millions par le ministère de l’économie dans un rapport (voir tableau p. 38) remis aux parlementaires en juin 2023.

      « Le principal fournisseur d’armes à Israël, ce sont les États-Unis : près de 4 milliards d’euros de vente d’armes. Les américains entreposent également des stocks d’armes en Israël dans laquelle cette dernière peut puiser. Enfin, comme Israël a des capacités de production, elle peut importer des composants moins chers, qu’elle pourra elle-même transformer », continue Patrice Bouveret.

      …mais qui mettent les États face à leurs responsabilités

      Ces actions ont toutefois le mérite de poser la question de la responsabilité des États producteurs ou exportateurs d’armes dans les bombardements israéliens sur la bande de Gaza et sa population. Alors que 10 000 personnes sont mortes sous les bombes israéliennes, dont 4000 enfants, les termes « nettoyage ethnique », « génocide », ou « crimes de guerre » commencent à se faire entendre dans les plus hautes instances internationales. « La punition collective infligée par Israël aux civils palestiniens est également un crime de guerre, tout comme l’évacuation forcée illégale de civils », a déclaré Volker Türk, Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, le 8 novembre.

      Les accords et traités internationaux sont très clairs sur l’implication de pays tiers dans la commission de crimes de guerre, notamment par le biais de la vente d’armes. Le traité sur le commerce des armes (TCA), interdit tout transfert d’armes qui pourrait être employé dans le cadre de crimes de guerre. Amnesty international a déjà alerté sur l’implication de la France dans la vente d’armes à l’Arabie Saoudite, accusée de bombarder sans distinction la population civile au Yémen, où elle mène une guerre contre les rebelles Houthis, depuis huit ans.

      Quant à savoir si les bombardement israéliens constituent un crime de guerre ou un génocide, c’est à la cour pénale Internationale d’en décider. Une plainte pour « génocide » a déjà été déposée par une centaines de palestiniens, tandis que la France enquête déjà sur de possibles « crimes de guerre » du Hamas. Reporter sans Frontière a aussi déposé une plainte pour « crimes de guerres » après la mort de journalistes palestiniens et israéliens. Enfin, l’ONU enquête actuellement en Israël et en Palestine sur de possibles crimes de guerres, en lien avec l’attaque du Hamas le 7 octobre, ou les bombardements israéliens sur la bande de Gaza depuis un mois.

      https://rapportsdeforce.fr/linternationale/des-syndicats-du-monde-entier-tentent-dempecher-les-livraisons-darme

  • La Salamandre – bienvenue à bord
    https://tagrawlaineqqiqi.wordpress.com/2023/10/25/la-salamandre-bienvenue-a-bord

    Si on m’avait dit « tu devrais lire des romans maritimes », j’aurais commencé par répondre « ah bon, ça existe ? » et j’aurais probablement ajouté « mwé bof, je sais pas, c’est pas mon truc la #mer ». J’aurais donc dit deux bêtises de suite. Parce que oui, le #roman maritime est un genre à part entière, et n’en déplaise […]

    #Bibliothèque #Humour #littérature #lecture #livre #pamphlet
    https://0.gravatar.com/avatar/cd5bf583a4f6b14e8793f123f6473b33bb560651f18847079e51b3bcad719755?s=96&d=

  • Pampelune (Pays Basque) : #expulsion de la #gaztetxea_Arrotxapeko
    https://fr.squat.net/2021/09/08/pampelune-pays-basque-expulsion-de-la-gaztetxea-arrotxapeko

    Le matin du jeudi 2 septembre 2021, le squat Arrotxapeko (gaztetxea de Rochapea, au numéro 30 de la calle Artica), à Pampelune, occupé depuis 2016, a été expulsé par la police nationale espagnole et la police municipale de Pampelune. Quelques centaines de personnes ont afflué dès 8h30 du matin pour protester contre cette expulsion et […]

    #Vidéos #émeutes #Espagne #État_espagnol #Pampelune/Iruña #Pays_basque

  • Selon une nouvelle étude de l’OIM et du PAM, près de 14 millions de déplacés internes, de réfugiés et de migrants sont fortement touchés par la COVID-19 en Afrique de l’Est et dans la corne de l’Afrique | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/selon-une-nouvelle-etude-de-loim-et-du-pam-pres-de-14-millions-de-deplaces-inte
    https://www.iom.int/sites/default/files/styles/highlights/public/press_release/media/dsc_88113799_0.jpg?itok=EWy8nEn-

    Selon une nouvelle étude de l’OIM et du PAM, près de 14 millions de déplacés internes, de réfugiés et de migrants sont fortement touchés par la COVID-19 en Afrique de l’Est et dans la corne de l’Afrique
    Nairobi - Selon un rapport de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et du Programme alimentaire mondial (PAM), près de 9 millions de déplacés internes, 4,7 millions de réfugiés et de demandeurs d’asile et des centaines de milliers de migrants dans l’est et la corne de l’Afrique subissent les pires conséquences de la pandémie de COVID-19.
    L’étude, intitulée « Life amidst a pandemic : Hunger, migration and displacement in the East and Horn of Africa », se concentre sur les impacts de la pandémie sur la mobilité, les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire aux points névralgiques régionaux de la migration et de la famine.
    « Les migrants, les réfugiés et les autres personnes déplacées de force font partie des groupes les plus défavorisés et exclus à travers le monde, et il est essentiel de comprendre leurs besoins, ainsi que les progrès réalisés pour y répondre, pour savoir où nous en sommes par rapport aux engagements pris dans le cadre des ODD (Objectifs de développement durable) », a déclaré Mohammed Abdiker, Directeur régional de l’OIM pour l’Afrique de l’Est et la Corne de l’Afrique.
    La COVID-19 a accru la vulnérabilité des personnes déplacées et des migrants en 2020 et leurs difficultés ont été exacerbées par la réduction du financement des opérations humanitaires, la baisse des envois de fonds cruciaux causée par les interdictions des voyager et les pertes d’emploi pour des centaines de milliers de migrants. Ces groupes dépendent fortement des envois de fonds, qui constituent la source la plus importante d’entrées de capitaux en Afrique et qui sont essentiels pour les communautés et les ménages à faible revenu.À mesure que les possibilités d’emploi et de revenus se sont réduites à l’étranger, un nombre croissant de travailleurs migrants sont rentrés chez eux les mains vides et ont eu besoin d’un soutien important pour se réintégrer, mettant à rude épreuve leurs communautés d’origine.
    L’étude a également révélé que 54 millions de personnes souffraient d’insécurité alimentaire aiguë en Afrique de l’Est et dans la corne de l’Afrique en 2020, notamment les familles dans les zones rurales exposées à l’insécurité alimentaire, ainsi que les populations urbaines pauvres également exposées à l’insécurité alimentaire et particulièrement touchées par la pandémie.Le Soudan, l’Éthiopie et le Soudan du Sud figurent parmi les dix pays qui connaîtront les pires crises alimentaires au niveau mondial en 2020 - avec respectivement 9,6 millions, 8,6 millions et 6,5 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë - tandis que le Burundi présente l’un des niveaux les plus élevés de malnutrition chronique ou de retard de croissance chez les enfants à travers le monde. Selon l’étude, la région du Tigré en Éthiopie est devenue une nouvelle zone sensible touchée par la famine depuis fin 2020, avec plus de 4 millions de personnes confrontées à une insécurité alimentaire sévère en raison du conflit.Compte tenu de la persistance de l’impact de la COVID-19 sur l’économie et les moyens de subsistance, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire devrait rester élevé tout au long de l’année 2021. Selon le rapport OIM-PAM, la pandémie de COVID-19 a également perturbé la mobilité, la santé publique et les possibilités socioéconomiques de la plupart des habitants de la région. D’autres défis préexistants, nouveaux et récurrents continueront à déstabiliser la région et à mettre à rude épreuve la capacité des populations touchées à faire face aux chocs, notamment aux conflits, à l’insécurité, à la sécheresse, aux inondations et aux invasions de criquets pèlerins. Cela aura des répercussions sur la migration et la faim, et plus largement, des conséquences sur la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030.
    « La COVID-19 n’a fait que s’ajouter aux difficultés auxquelles sont confrontées ces populations déjà vulnérables. Nous devons nous unir pour que les personnes dans le besoin ne soient pas oubliées et reçoivent une aide humanitaire vitale afin de répondre à leurs besoins alimentaires, nutritionnels et autres besoins vitaux », a déclaré Michael Dunford, Directeur régional du PAM pour l’Afrique de l’Est.

    #Covid-19#migrant#migration#personnedeplacee#refgie#afrique#OIM#PAM#sante#vulnerabilite#crise#pandemie#violence#insecurite#humanitaire

  • HCR - Les personnes déracinées sont confrontées à l’insécurité alimentaire à cause de la pandémie
    https://www.unhcr.org/fr/news/stories/2021/3/60644db3a/personnes-deracinees-confrontees-linsecurite-alimentaire-cause-pandemie.html

    Les personnes déracinées sont confrontées à l’insécurité alimentaire à cause de la pandémie. Du fait des confinements dus à la pandémie de Covid-19 qui suppriment des emplois et des revenus, un nombre croissant de réfugiés et de demandeurs d’asile subissent la faim.A cause de la pandémie et des confinements, les personnes déracinées sont particulièrement vulnérables à l’insécurité alimentaire.Lorsque Kimberly Virguez a finalement fait le choix déchirant de quitter son pays natal, le Venezuela, elle avait déjà perdu 15 kilos à cause des pénuries alimentaires généralisées. Au Pérou, où elle a déposé une demande d’asile, elle a rapidement repris du poids. Mais la pandémie de Covid-19 est arrivée. Kimberly a perdu son emploi, et elle et son mari ont dû commencer à sauter des repas pour avoir de quoi nourrir leurs jumeaux en pleine croissance. Après des mois lors desquels ces parents ne se nourrissaient qu’une seule fois par jour, Kimberly a de nouveau perdu 15 kg, pour revenir à son poids en quittant le Venezuela en 2018. « C’est effroyable car il n’y a aucune solution. Les placards sont vides mais, à cause des restrictions, vous ne pouvez pas sortir et trouver un emploi pour gagner de l’argent et acheter de la nourriture£ », explique Kimberly, qui a perdu son emploi d’assistante cuisinière lorsque le virus a démarré sa propagation mortelle en Amérique latine en mars 2020. Elle a ensuite été licenciée d’un autre poste qu’elle avait brièvement occupé avant que le Pérou ne soit confiné une seconde fois en janvier dernier. Des situations comme celle de Kimberly se produisent couramment dans le monde entier, les restrictions liées au coronavirus coûtant des centaines de millions d’emplois et précipitant un nombre incalculable de personnes en faillite financière. Dans ce contexte, les personnes déracinées - qui sont parfois contraintes de fuir leur foyer avec tout ce qu’elles peuvent emporter - sont particulièrement vulnérables à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition. Après s’être débrouillées tant bien que mal l’année dernière, beaucoup se retrouvent aujourd’hui dans une situation désespérée, devant sauter des repas, faire la queue à la soupe populaire, mendier ou chercher des restes de nourriture.
    « Aucun pays n’est épargné » par les ravages de la pandémie de coronavirus, peut-on lire dans un récent rapport du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui examine les liens étroits entre la faim dans le monde et les déplacements. Selon ce rapport, la plupart des personnes déracinées vivent en milieu urbain, où l’impact économique du Covid-19 est le plus sévère et où elles sont souvent les premières à perdre leur emploi en temps de crise.
    Selon le PAM, en raison de la pandémie, quelque 270 millions de personnes pourraient se trouver en situation d’insécurité alimentaire aiguë à la fin 2020. Cela représente environ le double des 135 millions de personnes, selon les estimations sur la situation d’insécurité alimentaire en 2019 - une année déjà sans précédent pour la faim. Etant donné qu’on estime que 80% des personnes déracinées à travers le monde se trouvent dans des zones touchées par des niveaux élevés de malnutrition et d’insécurité alimentaire aiguë, la pandémie a aggravé une situation déjà désespérée.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#personnedeplacee#alimentation#pauvrete#vulnerabilite#PAM#OIM#urbain#economie

  • Série Ghana Freedom sur #PAM

    L’étoile noire du Ghana, au firmament des #indépendances

    Le #Ghana, premier état d’#Afrique subsaharienne à se libérer, fait figure d’étoile dans le ciel de ceux qui rêvent d’#émancipation.

    https://pan-african-music.com/ghana-freedom-1

    Le #highlife, la bande son d’une nouvelle ère

    À la veille de l’indépendance, le highlife est la musique en vogue au Ghana.

    https://pan-african-music.com/ghana-freedom-2

    1956 : #Louis_Armstrong débarque au Ghana

    En mai 1956 Louis Armstrong, l’un des dieux du #jazz, débarquait pour une visite de deux jours au Ghana.

    https://pan-african-music.com/ghana-freedom-3

    Après le soleil des indépendances, les orages

    Le Ghana ouvre le bal des indépendances, mais les nuages bien vite se forment au dessus de la tête de #Kwame_Nkrumah, bientôt pris dans les filets de la #guerre_froide. La #musique, comme toujours, accompagne les événements.

    https://pan-african-music.com/ghana-freedom-4

    Et Nkrumah s’en va

    Au mitan des années 60, le père du Ghana devient de plus en plus autoritaire et le mécontentement gronde, en particulier chez les militaires. Au Ghana s’ouvre une période incertaine.

    https://pan-african-music.com/ghana-freedom-5

    La playlist :
    https://open.spotify.com/playlist/0Yb7VoNH62Bcn0xO3mG9wO
    https://www.deezer.com/fr/playlist/2882210506
    https://www.youtube.com/watch?v=OUMbrs4aEsA&list=PLi5Wq55_9apMz9zvVg__fSeZPRvd0UhZA

  • Le «#navi_bianche», quando i profughi dall’Africa erano italiani

    «Donne smunte, lacerate accaldate, affrante dalle fatiche, scosse dalle emozioni… Bimbi sparuti che le lunghe privazioni e l’ardore del clima hanno immiserito e stremato fino al limite». Si presentavano così i coloni dell’ormai “ex Impero” agli occhi di #Zeno_Garroni, regio commissario della missione speciale che avrebbe rimpatriato 28mila tra donne, anziani, bambini e ragazzi sotto 15 anni dall’Etiopia, dall’Eritrea e dalla Somalia, paesi di quell’Africa orientale italiana facilmente conquistata all’inizio del 1941 dalle truppe britanniche. Un’ondata di profughi “bianchi” che ricevette un’accoglienza diversa da quella destinata oggi ai naufraghi ma che, come loro, si lasciavano alle spalle la esperienza drammatica della prigionia nei campi alleati.

    Alla missione umanitaria si arrivò dopo una lunga trattativa tra il governo britannico e quello italiano. Furono allestite quattro navi (“Saturnia”, “Vulcania”, “Caio Duilio” e “Giulio Cesare”), dipinte di bianco con grandi croci rosse, alle quali fu imposto il periplo dell’Africa, dal momento che non fu permesso loro di passare attraverso il canale di Suez. Il viaggio, così, diventava molto lungo: circa cinquanta giorni. E pericoloso: la prima spedizione salpò nell’aprile del 1942 da Genova e Trieste, la terza e ultima attraccò a Taranto nell’agosto del 1943. Tutto in piena guerra, quella che si combatteva anche lungo le rotte e i porti del Mediterraneo.

    «Costretti ad abbandonare case e averi, concentrati dai britannici in campi provvisori e da lì inviati a Berbera direttamente per l’imbarco - scrive lo storico Emanuele Ertola che alla vicenda delle “navi bianche” ha dedicato un saggio - affaticati e storditi dopo un lungo viaggio attraverso l’Etiopia in treno e camionetta, i rimpatrianti dovevano quindi sopportare la lunga attesa per salire a bordo». Qui venivano subito assistiti dal personale sanitario (c’erano medici e infermieri) ma affrontavano da subito il problema del sovraffollamento. Durante l’imbarco e il viaggio - soprattutto della prima spedizione - molti bambini, già provati e sofferenti per vita nei campi di concentramento britannici e sfiancati dalle condizioni climatiche, morirono. «Ricordo benissimo, giorno per giorno, la vita a bordo, che è durata circa un mese e mezzo - racconta una testimone, Maria Gabriella Ripa di Meana, citata nel libro di Massimo Zamorani Dalle navi bianche alla linea gotica (Mursia), inviato del Giornale di Indro Montanelli che era uno dei tanti bambini italiani d’Africa -. Ricordo i bambini più piccoli che morivano per infezione diarroica; ricordo l’epidemia di tosse convulsa che imperversava tra i bambini più grandi. Ricordo la madre disperata che aveva assistito alla fine del suo piccolo; ricordo che le donne in stato di gravidanza erano terrorizzate e ricordo che non c’erano più letti disponibili nell’infermeria strapiena».

    Ma oltre che umanitaria, nelle intenzioni del governo fascista, quella delle “navi bianche” doveva essere anche una missione politica. Aveva lo scopo di preparare i profughi che avevano vissuto nelle colonie al reinserimento nella vita della madrepatria e a “rieducarli” ai principi «della gerarchia e dei valori sociali » soprattutto dopo il periodo di prigionia nei campi britannici. Tra i “ragazzi d’Africa” c’era anche il futuro fumettista Hugo Pratt, all’epoca del rientro appena quindicenne. Come altri suoi coetanei si arruolò volontario appena compiuti diciotto anni, convinto che quella della fedeltà al regime fosse l’unica scelta possibile. Tra i bambini sopravvissuti c’era anche Luciano Violante (è nato a Dire Daua nel 1941) che, magistrato e politico ex comunista, molti anni dopo nel suo discorso di insediamento da presidente della Camera invitò a riflettere sui «vinti di ieri» per capire «senza revisionismi falsificanti» anche chi si schierò «dalla parte di Salò».

    https://www.ilsole24ore.com/art/le-navi-bianche-quando-profughi-dall-africa-erano-italiani-AE3GxU5E
    #réfugiés #réfugiés_italiens #décolonisation #Afrique #Corne_d'Afrique #Ethiopie #Erythrée #Somalie #navires #Saturnia #Vulcania #Caio_Duilio #Giulio_Cesare #Berbera #colonialisme #camps_de_concentration #réinsertion #rééducation #Hugo_Pratt

    • The World Refugees Made. Decolonization and the Foundation of Postwar Italy

      In The World Refugees Made, #Pamela_Ballinger explores Italy’s remaking in light of the loss of a wide range of territorial possessions—colonies, protectorates, and provinces—in Africa and the Balkans, the repatriation of Italian nationals from those territories, and the integration of these “national refugees” into a country devastated by war and overwhelmed by foreign displaced persons from Eastern Europe. Post-World War II Italy served as an important laboratory, in which categories differentiating foreign refugees (who had crossed national boundaries) from national refugees (those who presumably did not) were debated, refined, and consolidated. Such distinctions resonated far beyond that particular historical moment, informing legal frameworks that remain in place today. Offering an alternative genealogy of the postwar international refugee regime, Ballinger focuses on the consequences of one of its key omissions: the ineligibility from international refugee status of those migrants who became classified as national refugees.

      The presence of displaced persons also posed the complex question of who belonged, culturally and legally, in an Italy that was territorially and politically reconfigured by decolonization. The process of demarcating types of refugees thus represented a critical moment for Italy, one that endorsed an ethnic conception of identity that citizenship laws made explicit. Such an understanding of identity remains salient, as Italians still invoke language and race as bases of belonging in the face of mass immigration and ongoing refugee emergencies. Ballinger’s analysis of the postwar international refugee regime and Italian decolonization illuminates the study of human rights history, humanitarianism, postwar reconstruction, fascism and its aftermaths, and modern Italian history.

      https://www.cornellpress.cornell.edu/book/9781501747588/the-world-refugees-made/#bookTabs=1
      #livre #rapatriement #nationalisme #identité #citoyenneté

      –---

      Et un autre mot...

      Post-World War II Italy served as an important laboratory, in which categories differentiating #foreign_refugees (who had crossed national boundaries) from #national_refugees (those who presumably did not) were debated, refined, and consolidated.

      #terminologie #vocabulaire #mots
      –-> ajouté à la métaliste: https://seenthis.net/messages/414225
      ping @sinehebdo

    • Dalle navi bianche alla Linea Gotica

      Tra il 1941 e il 1943 quattro transatlantici della Marina mercantile italiana – Saturnia, Vulcania, Giulio Cesare e Caio Duilio – furono appositamente trasformati nelle cosiddette Navi Bianche per riportare in patria dall’Africa Orientale Italiana 30.000 civili prelevati dalle loro case dopo l’occupazione del 1941 e rinchiusi nei campi di concentramento britannici: donne, anziani, invalidi e tantissimi bambini.

      Tra questi c’era anche #Massimo_Zamorani, che racconta il viaggio epico vissuto in prima persona, a quindici anni, attraverso mari invasi dai sommergibili in guerra. Dopo mesi nei campi di prigionia trascorsi in proibitive condizioni climatiche, igieniche, alimentari e sanitarie, i rimpatriandi si trovarono ad affrontare un percorso lunghissimo e difficile di circumnavigazione dell’Africa, poiché il governo britannico non aveva concesso il passaggio dal Canale di Suez.

      Come altri giovani rimpatriati – fra questi anche l’allora sconosciuto Hugo Pratt, futuro creatore di Corto Maltese – appena compiuti gli anni minimi Zamorani si arruolò volontario nell’esercito della Repubblica Sociale e combatté sulla Linea Gotica dove, dato disperso in combattimento, finì ancora una volta prigioniero in Algeria e poi a Taranto.

      Un episodio poco noto della Seconda guerra mondiale nella straordinaria testimonianza di un piccolo sopravvissuto che tornerà da grande in Africa orientale, come inviato speciale.

      https://www.mursia.com/products/14128?_pos=1&_sid=96d96b040&_ss=r

    • Navi bianche. Missione di pace in tempo di guerra

      Erano le unità ospedaliere della nostra flotta. Navigavano protette dalle convenzioni internazionali, ma alcune ugualmente colarono a picco per siluramento, mine, mitragliatrici. Il racconto di questa grandiosa impresa poco conosciuta nei suoi moventi e nella sua esecuzione ma pervasa da un alto senso di umanità, densa di drammaticità e contessuta di episodi molto interessanti, anche dal punto di vista storico, si presenta molto complesso. Le missioni furono tre: dal marzo al giugno 1942; dal settembre 1942 al gennaio 1943; dal maggio all’agosto del 1943; compiute con 4 grandi piroscafi: Vulcania, Saturnia, Duilio e Giulio Cesare.

      https://www.anobii.com/books/Navi_bianche/01966660c104330368

  • https://tradfem.wordpress.com/2020/07/21/changer-le-monde-pour-contrer-les-peres-assassins
    PAMELA CROSS, juriste militante canadienne : "À mon avis, si le meurtre d’un enfant par son père était vraiment « dévastateur » et « incompréhensible », les réformes que les mères et les défenderesses des droits des femmes réclament depuis des décennies auraient déjà été apportées."
    #droitsd'accès, #Loisurledivorce, #meurtresd'enfants, #NorahetRomyCarpentier, #PamelaCross, #pèresassassins, #violencefamiliale

  • Les #outils_numériques de l’#humanitaire sont-ils compatibles avec le respect de la #vie_privée des #réfugiés ?

    Pour gérer les opérations humanitaires dans le camp de réfugiés syriens de #Zaatari en #Jordanie, les ONG ont mis en place des outils numériques, mais l’#innovation a un impact sur le personnel humanitaire comme sur les réfugiés. Travailler sur ce camp ouvert en 2012, où vivent 76 000 Syriens et travaillent 42 ONG, permet de s’interroger sur la célébration par le monde humanitaire de l’utilisation de #nouvelles_technologies pour venir en aide à des réfugiés.
    http://icmigrations.fr/wp-content/uploads/2020/01/DSCN8950.jpeg

    Après plusieurs années d’observation participative en tant que chargée d’évaluation pour une organisations non gouvernementales (ONG), je suis allée plusieurs fois à Amman et dans le camp de Zaatari, en Jordanie, entre 2017 et 2018, pour rencontrer des travailleurs humanitaires de 13 organisations différentes et agences de l’Onu et 10 familles vivant dans le camp, avec l’aide d’un interprète.

    Le camp de Zaatari a été ouvert dès 2012 par le Haut Commissariat aux Réfugiés pour répondre à la fuite des Syriens vers la Jordanie. Prévu comme une « #installation_temporaire », il peut accueillir jusqu’à 120 000 réfugiés. Les ONG et les agences des Nations Unies y distribuent de la nourriture et de l’eau potable, y procurent des soins et proposent un logement dans des caravanes.

    Pour faciliter la #gestion de cet espace de 5,2 km2 qui accueille 76 000 personnes, de très nombreux rapports, cartes et bases de données sont réalisés par les ONG. Les #données_géographiques, particulièrement, sont collectées avec des #smartphones et partagées via des cartes et des #tableaux_de_bord sur des #plateformes_en_ligne, soit internes au camp comme celle du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), soit ouvertes à tous comme #Open_Street_Map. Ainsi, grâce à des images par satellite, on peut suivre les déplacements des abris des réfugiés dans le camp qui ont souvent lieu la nuit. Ces #mouvements modifient la #géographie_du_camp et la densité de population par zones, obligeant les humanitaires à modifier les services, tel l’apport en eau potable.

    Les réfugiés payent avec leur iris

    Ces outils font partie de ce que j’appelle « l’#humanitaire_numérique_innovant ». Le scan de l’#iris tient une place à part parmi ces outils car il s’intéresse à une partie du #corps du réfugié. Cette donnée biométrique est associée à la technologie de paiement en ligne appelée #blockchain et permet de régler ses achats au #supermarché installé dans le camp par une société jordanienne privée. Avant l’utilisation des #scanners à iris, les réfugiés recevaient une #carte_de_crédit qu’ils pouvaient utiliser dans divers magasins autour du camp, y compris dans des #échoppes appartenant à des réfugiés.

    Ils ne comprennent pas l’utilité pour eux d’avoir changé de système. Nour*, une réfugiée de 30 ans, trouvait que « la #carte_Visa était si facile » et craint de « devenir aveugle si [elle] continue à utiliser [son] iris. Cela prend tellement de temps : “ouvre les yeux”, “regarde à gauche”, etc. ». Payer avec son corps n’a rien d’anecdotique quand on est réfugié dans un camp et donc dépendant d’une assistance mensuelle dont on ne maîtrise pas les modalités. Nisrine, une autre réfugiée, préférait quand « n’importe qui pouvait aller au supermarché [pour quelqu’un d’autre]. Maintenant une [seule] personne doit y aller et c’est plus difficile ». Sans transport en commun dans le camp, se rendre au supermarché est une contrainte physique pour ces femmes.

    Le principal argument des ONG en faveur du développement du scan de l’iris est de réduire le risque de #fraude. Le #Programme_Alimentaire_Mondial (#Pam) contrôle pourtant le genre de denrées qui peuvent être achetées en autorisant ou non leur paiement avec la somme placée sur le compte des réfugiés. C’est le cas par exemple pour des aliments comme les chips, ou encore pour les protections hygiéniques. Pour ces biens-là, les réfugiés doivent compléter en liquide.

    Des interactions qui changent entre le personnel humanitaire et les réfugiés

    Les effets de ces #nouvelles_technologies se font aussi sentir dans les interactions entre le personnel du camp et les réfugiés. Chargés de collecter les #données, certains humanitaires doivent régulièrement interroger des jeunes hommes venant de zones rurales limitrophes (qui forment la majorité des réfugiés) sur leur hygiène ou leurs moyens de subsistance. Cela leur permet de créer des #indicateurs pour classer les réfugiés par catégories de #vulnérabilité et donc de #besoins. Ces interactions sont considérées par les réfugiés comme une intrusion dans leur espace de vie, à cause de la nature des questions posées, et sont pourtant devenues un des rares moments d’échanges entre ceux qui travaillent et vivent dans le camp.

    Le #classement des ménages et des individus doit se faire de manière objective pour savoir qui recevra quoi, mais les données collectées sont composites. Difficile pour les responsables de projets, directement interpellés par des réfugiés dans le camp, d’assumer les choix faits par des logiciels. C’est un exercice mathématique qui décide finalement de l’#allocation de l’aide et la majorité des responsables de programmes que j’ai interrogés ne connaissent pas son fonctionnement. Le processus de décision est retiré des mains du personnel humanitaire.

    Aucune évaluation de la #protection_des_données n’a été réalisée

    La vie privée de cette population qui a fui la guerre et trouvé refuge dans un camp est-elle bien protégée alors que toutes ces #données_personnelles sont récoltées ? Le journal en ligne The New Humanitarian rapportait en 2017 une importante fuite de données de bénéficiaires du Pam en Afrique de l’Ouest, détectée par une entreprise de protection de la donnée (https://www.thenewhumanitarian.org/investigations/2017/11/27/security-lapses-aid-agency-leave-beneficiary-data-risk). En Jordanie, les #données_biométriques de l’iris des réfugiés circulent entre une banque privée et l’entreprise jordanienne qui exploite le supermarché, mais aucune évaluation de la protection des données n’a été réalisée, ni avant ni depuis la mise en œuvre de cette #innovation_technologique. Si la protection des données à caractère personnel est en train de devenir un objet de légalisation dans l’Union européenne (en particulier avec le Règlement Général sur la Protection des Données), elle n’a pas encore été incluse dans le #droit_humanitaire.

    De la collecte de données sur les pratiques d’hygiène à l’utilisation de données biométriques pour la distribution de l’#aide_humanitaire, les outils numériques suivent en continu l’histoire des réfugiés. Non pas à travers des récits personnels, mais sur la base de données chiffrées qui, pense-t-on, ne sauraient mentir. Pour sensibiliser le public à la crise humanitaire, les équipes de communication des agences des Nations Unies et des ONG utilisent pourtant des histoires humaines et non des chiffres.

    Les réfugiés eux-mêmes reçoivent peu d’information, voire aucune, sur ce que deviennent leurs données personnelles, ni sur leurs droits en matière de protection de données privées. La connexion Internet leur est d’ailleurs refusée, de peur qu’ils communiquent avec des membres du groupe État Islamique… La gestion d’un camp aussi vaste que celui de Zaatari bénéficie peut-être de ces technologies, mais peut-on collecter les #traces_numériques des activités quotidiennes des réfugiés sans leur demander ce qu’ils en pensent et sans garantir la protection de leurs données personnelles ?

    http://icmigrations.fr/2020/01/16/defacto-015-01

    #camps_de_réfugiés #numérique #asile #migrations #camps #surveillance #contrôle #biométrie #privatisation

    ping @etraces @reka @karine4 @isskein

  • Des centaines de migrants abandonnés à leur sort devant le centre du HCR à Tripoli

    Des centaines de migrants sans abri patientent sous la pluie devant le #centre_de_rassemblement_et_de_départ (#GDF) – géré par le HCR dans la capitale libyenne - sans avoir l’autorisation d’y entrer. Ils avaient été libérés mardi en fin d’après-midi d’un centre de détention du sud de Tripoli, #Abu_Salim.

    Près de 24 heures après leur arrivée, des centaines de migrants patientent toujours devant le centre de rassemblement et de départ (GDF) du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), à Tripoli. Les portes du centre restent, pour l’heure, fermées.

    Les migrants, au nombre de 400, selon la police libyenne, ont donc passé la nuit dehors, sans pouvoir s’abriter de la pluie, comme en témoignent des images transmises à la rédaction d’InfoMigrants. Aucune femme et aucun enfant ne se trouvent parmi eux.

    “Quelle mascarade, quelle catastrophe humanitaire, 400 personnes passent la nuit sous la pluie, sans aucune couverture. Où sont les organisations humanitaires ? Où est la communauté internationale ?”, a demandé l’un des migrants devant le centre, à InfoMigrants.

    Le #GDF "déjà surpeuplé", selon le HCR

    Selon le HCR - qui parle de 200 personnes à ses portes -, la situation "est tendue", le centre étant "déjà surpeuplé". Impossible donc d’accueillir de nouveaux résidents.

    L’Organisation internationale pour les migrations (#OIM) assure faire son maximum. "Nos équipes travaillent maintenant sur le terrain, en coordination avec le #HCR et le #PAM (Programme alimentaire mondial), pour délivrer une assistance d’urgence [...] aux migrants libérés hier du centre de détention d’Abu Salim", ont-ils écrit sur Twitter mercredi 30 octobre.
    https://twitter.com/IOM_Libya/status/1189468937538412544?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E11

    Contactée par InfoMigrants, une source au sein de la police libyenne s’est étonnée de la position "incompréhensible" du HCR.

    Pour tenter de trouver un abri aux migrants abandonnés à leur sort, les forces de l’ordre libyennes ont proposé de les emmener dans d’autres centres de détention, mais ces derniers ont refusé.

    Marche à pied du centre de Abu Salim jusqu’au GDF

    La veille en fin de journée, ce groupe avait été relâché du centre de détention libyen d’Abu Salim, au sud de la ville de Tripoli. Les migrants libérés ont alors marché jusqu’au centre GDF de Tripoli. Les raisons de leur départ sont cependant vagues. Certains migrants assurent être sortis d’eux-mêmes. D’autres expliquent avoir été relâchés en raison de la situation sécuritaire dans cette zone de la capitale.
    https://twitter.com/sallyhayd/status/1189166848002187264?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E11

    Le centre de détention d’Abu Salim est situé à proximité des zones de conflits [entre le général Haftar, l’homme fort de l’Est libyen et le gouvernement de Fayez al-Sarraj]. "La situation dans les centres de détention est inacceptable et l’accès aux produits de première nécessité est difficile. La libération d’hier était inattendue et suscite des inquiétudes quant à la sécurité des migrants", a déclaré l’OIM à InfoMigrants.
    Les chiffres restent également flous. Selon l’OIM, ce sont près de 600 personnes qui ont été "relâchées" du centre de détention d’Abu Salim.

    Quitter plus rapidement la Libye ?

    En se rendant au GDF, les migrants pensent pouvoir quitter plus rapidement le pays. Ils espèrent que l’étude de leur demande d’asile sera examinée plus vite et leur réinstallation accélérée.

    En juillet, environ 300 migrants du centre de détention de Tajourah, à l’est de Tripoli, avaient parcouru 45 km à pied afin de rejoindre le centre du HCR.

    Le GDF à Tripoli a ouvert ses portes au mois de décembre 2018. Géré par le ministère libyen de l’Intérieur, le HCR et LibAid (un partenaire du HCR), il a pour objectif de transférer les réfugiés vulnérables vers un lieu sûr, en Europe, notamment, via les programmes de réinstallation. Ou de les diriger vers d’autres structures d’urgence dans des pays tiers (au Niger ou au Tchad).

    Il peut également proposer des retours volontaires aux migrants qui souhaitent rentrer chez eux. Il arrive toutefois que certains des migrants du GDF ne soient pas éligibles aux programmes de réinstallation. En octobre, en l’espace de deux semaines, deux demandeurs d’asile avaient tenté de mettre fin à leurs jours dans le centre GDF après avoir été priés de quitter le centre.

    Plusieurs milliers de migrants sont détenus dans des centres de détention, officiellement gérés par les autorités libyennes. Dans la pratique, ces centres sont contrôlés par des groupes armés et les abus fréquents.

    Au total, “plus de 669 000" migrants ont été recensés par les Nations unies en Libye depuis le mois d’août 2018. Parmi ce nombre important de migrants présents sur le sol libyen figurent 12% de femmes et 9% d’enfants.

    https://twitter.com/sallyhayd/status/1189239816694751232?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E11

    https://www.infomigrants.net/fr/post/20497/des-centaines-de-migrants-abandonnes-a-leur-sort-devant-le-centre-du-h

    #abu_slim #Tripoli #migrations #réfugiés #SDF #abandon #centre #HCR #centre_du_HCR #détention #prisons #prison #centre_de_détention #Gathering_and_Departure_Facility (#GDF)

    • Migrants en Libye : « Je sais qu’il y a une chance sur deux de mourir »

      A Tripoli, les exilés africains qui espèrent rejoindre l’Europe sont pris en tenaille entre les institutions – voies légales mais lentes -, les réseaux de passeurs - option coûteuse et dangereuse - et les centres de détention des autorités locales.

      Ils sont plusieurs centaines de milliers d’exilés à être pris au piège en Libye. Leur geôle a quatre murs, contre lesquels ils se fracassent tour à tour. D’abord la Méditerranée, cette mer qui les sépare de l’Europe, surveillée par les gardes-côtes. Puis le Département de lutte contre la migration illégale et ses centres de détention aux mains des milices. Il y a aussi le réseau des passeurs et des trafiquants qui représentent à la fois leur pire cauchemar et l’espoir, jamais éteint, d’un ticket de sortie de l’enfer. Le dernier mur, enfin, est celui du Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR). Une issue de secours légale, mais bouchée (lire page 9). Les quotas de réinstallation dans des pays d’accueil, ridiculement bas par rapport aux besoins, ne permettant pas d’évacuer les réfugiés à un rythme suffisant.

      Michel Vumbi Mogambi a presque 70 ans. Quand il est arrivé en Libye, voilà vingt ans, il n’avait aucune intention de poursuivre sa route jusqu’en Europe. Le Congolais fuyait les combats dans son pays : la riche Libye de Kadhafi offrait à l’époque du travail et un bon salaire. Aujourd’hui, ruiné et rattrapé par la guerre, il prie pour sortir d’ici, silhouette voûtée parmi les fidèles de l’église San Francesco de Tripoli. A la sortie de la messe, le vieil homme est agité, sa chemise tachée de sang. La nuit dernière, des hommes en treillis ont défoncé sa porte, l’ont déshabillé, battu pour qu’il leur donne son argent. Son ami Peter, le mécanicien, s’est fait voler 1 800 dinars (environ 400 euros au marché noir). Leur voisin de chambrée, le Soudanais Habib Ali, 500 dinars. Et le vendeur égyptien du bout de la cour 5 000 dinars. Michel n’avait pas d’argent. Il a tenté de se cacher dans les toilettes, nu.
      « Vers qui voulez-vous vous tourner ? »

      La vingtaine d’hommes célibataires venus de toute l’Afrique qui partagent cette petite allée du quartier de Gargaresh ont tous été arrêtés, frappés, embarqués, puis relâchés au petit matin. Chacun a des blessures à montrer. Récentes, après la bastonnade de la veille ; anciennes, qui racontent une vie d’exil ; parfois cruelles, marques évidentes de tortures. Les serrures de leurs habitations ont été défoncées à coups de crosse. Les petites chambres taguées ont été retournées, à la recherche d’un billet, un bijou ou d’un téléphone dissimulé. « Les policiers étaient encagoulés, mais j’ai pu lire "Département de lutte contre la migration illégale" sur leurs uniformes noirs, dit Habib Ali. Quand ce sont les autorités elles-mêmes qui vous rançonnent et vous kidnappent, vers qui voulez-vous vous tourner ? »

      Michel est officiellement demandeur d’asile, enregistré au HCR. Mais sa petite carte plastifiée de l’ONU, qu’il sort sans arrêt de sa pochette, ne le protège pas : la Libye n’a jamais ratifié les conventions de Genève. Sur son territoire, les réfugiés n’ont aucune existence officielle.

      Ayoub Qassem est le porte-parole de la marine nationale libyenne. Il n’y a pas d’électricité, ce jour-là, dans la base navale d’Abou Sitta, sur la rive de Tripoli : son bureau est plongé dans la pénombre. Les lourds rideaux laissent tout juste filtrer une lumière bleutée qui donne au militaire formé en URSS un aspect de créature des profondeurs. « La migration clandestine est la dernière facette du colonialisme, assène-t-il. Partout, il y a des pions qui travaillent pour les intérêts de l’Occident. C’est l’Europe qui a créé un rêve dans la tête des Africains, afin d’éviter qu’ils ne développent leurs pays. Ils sont comme des papillons attirés par la flamme ! Mais qui va nous protéger, nous, les Libyens, contre cette invasion ? » Le vieil officier triture sa moustache, fulmine, soudain inarrêtable dans sa logorrhée complotiste et anti-impérialiste : « L’ONU est complice, elle a besoin de ces crises pour faire sa propagande et se lamenter sur le sort des migrants. »

      Depuis 2012, affirme-t-il, 80 000 personnes ont été « secourues », c’est-à-dire interceptées, par ses gardes-côtes. Une activité qui occupe 90 % de leur temps et de leurs ressources. Les équipages ont été en partie formés par Sophia, la mission de l’Union européenne, mais aussi par des experts espagnols. « Notre partenaire le plus sérieux est l’Italie, affirme Ayoub Qassem. Quand le pays ferme ses portes, cela nous aide. »
      Torture et viols systématiques

      La majorité des départs, en cette période de l’année, a lieu depuis les plages à l’est de Tripoli, à proximité de la ville de Khoms. Près de 6 000 migrants ont été arrêtés en 2019 dans les eaux libyennes. Plus de 600 sont morts noyés. « Quand on critique les ONG, on donne l’impression qu’on est contre les migrants en tant que personnes, soupire Massoud Abdelsamad, à la tête du Centre de sécurité maritime. Mais je vous parle simplement en technicien : plus il y a de bateaux de sauvetage en mer, plus il y a des tentatives de traversée. On sait que des passeurs surveillent la position des navires humanitaires sur les sites de trafic maritime et qu’ils envoient leurs embarcations de migrants dans leur direction. »

      Ella (1) a pris la mer à deux reprises. A chaque fois, la jeune Erythréenne a été refoulée vers cette Libye qu’elle « ne veut plus voir ». Chétive, le regard brûlant, elle dit : « Je suis venue jusqu’ici ici pour aller en Europe. C’est mon rêve, personne n’a le droit de me l’arracher. Peu importe ce qui m’arrive, je ne renoncerai pas. » Ella est aujourd’hui enfermée dans le centre de détention de Tariq al-Sikka, à Tripoli, géré par le Département de lutte contre la migration illégale.

      Autour d’elle, dans un coin de la pièce, trois femmes se sont serrées sur les blocs de mousse qui servent de matelas, et jettent des regards obliques en direction de l’encadrement de la porte : le gardien y fume sa cigarette. Cette prison « modèle » est la seule que le gouvernement libyen laisse les journalistes visiter. On y sert deux repas par jour et les demandeuses d’asile ont le droit de posséder un téléphone portable.

      « Le centre est dur, on devient folles à force de patienter, mais on est tellement en danger dans les villes libyennes que c’est préférable d’être dedans plutôt que dehors. On a la sécurité. Même si on risque autre chose ici… » Quoi exactement ? Coup de menton vers la silhouette masculine de la porte, ses amies lui ordonnent de se taire. « Vous allez partir d’ici dans une heure, mais nous, on va rester là pendant des mois, on doit se protéger », se fâche Beydaan (1), une jeune Somalienne enfermée depuis cinq mois ici, mais coincée depuis trois ans en Libye. Sa voisine Sanah (1) est soudanaise, c’est l’une des plus anciennes du centre : elle est arrivée en mai 2018 et a passé plusieurs entretiens avec des fonctionnaires du HCR. Depuis, elle attend une hypothétique place dans un pays d’accueil. « Au mois de mars, quatre femmes, mères de famille, ont été envoyées au Niger, répète-t-elle. Il paraît qu’après elles sont arrivées en Europe. »

      Mariam (1) l’Ethiopienne regarde avec des yeux fixes mais ne parle pas. Les autres racontent pour elle. Son mari a été exécuté par un passeur à Bani Walid, plaque tournante du trafic d’êtres humains en Libye. La torture, les viols y sont systématiques. Elle a passé plus d’un an dans un centre de détention « officiel » - la plupart sont en réalité gérés par des milices - à Khoms, avant d’être transférée à Tariq al-Sikka.

      « Le HCR s’oppose à la privation de liberté, les migrants ne devraient pas être enfermés, c’est notre position de principe, rappelle Paula Barrachina, porte-parole du HCR à Tripoli. Mais on se rend quand même dans les centres pour détecter les personnes les plus vulnérables et prodiguer des soins. C’est un dilemme permanent : faire de l’humanitaire sans participer à la pérennisation de ces lieux. »
      Places allouées au compte-gouttes

      Le HCR coadministre - avec le ministère libyen de l’Intérieur - à Tripoli son propre « centre de rassemblement et de départ », un site de transit où patientent les migrants « validés » pour obtenir l’asile en Occident. Mais les places dans les pays d’accueil étant allouées au compte-gouttes, le lieu est débordé. Quelque 1 500 personnes y vivent, dans un lieu aménagé pour 700. Surtout, les départs sont bien trop lents. Conséquence : les personnes vulnérables qui pourraient obtenir le statut de réfugiés croupissent dans des centres de détention insalubres, eux-mêmes saturés. Mais ils sont des dizaines de milliers d’autres à errer en Libye à la recherche d’une porte de sortie.

      « J’ai perdu patience. On ne peut pas continuer comme ça, tonne Ghassan Salamé, l’envoyé spécial des Nations unies en Libye. Il faut fermer ces centres de détention. Il y a des sévices, des directeurs qui sont suspectés de faire du trafic, des entreprises qui bénéficient de contrats de fournitures [de nourriture et entretien]… » Trois prisons du Département de lutte contre la migration illégale ont officiellement cessé leur activité cet été, mais plusieurs ONG affirment que les migrants interceptés en mer continuent d’y être envoyés. « La communauté internationale et l’opinion publique européenne sont malheureusement obsédées par ces centres, alors qu’en réalité nous avons un problème bien plus sérieux, qui ne concerne pas que 5 000 migrants, mais 700 000 à 800 000 personnes illégalement entrées en Libye, explique le diplomate. C’est sur elles que nous voulons nous concentrer, sur le grand nombre d’expatriés illégaux, essayer de les aider de manière humanitaire, les soigner, les aider à accéder au marché du travail, les protéger. » Pour mettre son plan à exécution, Salamé a demandé un programme de 210 millions de dollars (188 millions d’euros) au Conseil de sécurité des Nations unies : « Je suis fâché car nous n’en avons obtenu qu’un peu moins de 40 millions. Si nous devons faire ce pas supplémentaire, il faut vraiment que les pays qui le peuvent mettent la main à la poche. »
      « Un mois et demi pour traverser le désert »

      L’errance a fini par déposer Souleymane, 44 ans, sous le toit en tôle d’un hangar d’une administration à l’abandon, dans un quartier excentré de Tripoli. A sa suite, onze familles éparses, venues comme lui des monts Nouba, région en guerre du sud du Soudan. Allongé sur une natte en plastique, ses longues jambes repliées, le chef de la colonie décrit : « Nous sommes arrivés en Libye il y a un an. Nous habitions une maison dans la banlieue Sud de Tripoli dans une zone proche de la ligne de front. On entendait les tirs qui se rapprochaient, on est partis à pied. Après cinq jours à dormir sur la route, devant le HCR, un Libyen nous a trouvé cet abri. »

      Les autres hommes du campement se sont rassemblés en silence pour écouter la voix grave de l’ancien chauffeur de camion. « Je voyage avec ma femme et mes sept enfants, entre 1 an et demi et 16 ans. Je suis passé par le Tchad. Nous avons mis un mois et trois jours à traverser le désert, à cause des pannes. Le petit qui est là, à 5 ans, il marchait dix heures par jour. Nous étions vingt dans un camion de transport de bétail. A Sebha, j’ai été battu et torturé. Je suis arrivé au HCR à Tripoli le 28 février. Dix jours plus tard, j’étais enregistré. »

      A l’évocation de la chute du régime d’Omar el-Béchir, dans son pays, Souleymane sourit. « Au Soudan, le changement va prendre beaucoup de temps. Dans mon village, il n’y aura pas d’eau et d’école avant au moins quinze ans : mes enfants ne peuvent pas attendre. » Souleymane joue avec la cheville du garçon qui s’est installé contre lui. « Si j’avais assez d’argent, je pai erais la traversée à mon fils. Pour ma famille, cela coûte 3 500 euros de prendre la mer, environ 500 euros par personne, les bébés ne paient pas. Je sais qu’il y a une chance sur deux de mourir. »

      Il se redresse, calmement, insiste. « Je vois que vous ne comprenez pas. Pour des gens qui ont quitté une vie vraiment horrible, qui ont traversé le désert, le reste est dérisoire, ça n’a pas d’importance. » Faute d’argent, comme 45 000 autres demandeurs d’asile enregistrés par le HCR, il attend le miracle onusien d’une place d’accueil pour sa famille en Occident. « On dit qu’une famille de Soudanais est déjà partie pour la Norvège, après un an et demi d’attente. C’est bien, la Norvège ? »

      (1) Les prénoms ont été modifiés.

      https://www.liberation.fr/planete/2019/10/31/migrants-en-libye-je-sais-qu-il-y-a-une-chance-sur-deux-de-mourir_1760873

    • Refugees being ’starved out’ of UN facility in Tripoli

      Aid worker claims refugees are being denied food to motivate them to leave.

      The UN has been accused of trying to starve out refugees and asylum seekers who are sheltering for safety inside a centre run by the UN refugee agency in the Libyan capital of Tripoli.

      One group of about 400 people, who came to the Tripoli gathering and departure facility in October from Abu Salim detention centre in the south of the country, have apparently been without food for weeks.

      Among them are 100 minors, according to a recent assessment by the International Organization for Migration. They are “currently starving” apart from some food that other refugees manage to sneak out of another part of the centre, the IOM assessment said. They last received food assistance a “couple of weeks ago”.

      Internal documents seen by the Guardian show that the UNHCR is also planning to withdraw food from 600 other refugees and migrants in the centre – who include survivors of bombings, torture, forced labour and other human rights abuses. The majority have already tried to reach Europe by crossing the Mediterranean, but were returned to Libya by the EU-backed Libyan coastguard.

      In a document circulated among UN staff on Tuesday, and seen by the Guardian, the agency said it would “phase out” food catering from 31 December. The document said the information should not be made public before mid-December, when 230 more refugees have been evacuated to other countries, in order to prevent disruption. After that, the facility will no longer be used as a transit centre, the document said, until the remaining refugees and migrants “vacate voluntarily”.

      In the document, the UNHCR said that it would continue to finance cleaning in the centre after the withdrawal of food, partly to “prevent the reputational risk of having deficient/broken toilets and showers”. It also said a healthcare clinic on the site would continue to operate.

      An aid worker with knowledge of the situation, who spoke on condition of anonymity, said: “They are starving the population inside the [facility]. They’re just trying to starve them to motivate them to leave. It’s deliberately withholding aid to put people under pressure.”

      The group who will be affected by the next food withdrawal include 400 survivors of the 3 July Tajoura detention centre bombing, in which at least 53 refugees and migrants were killed after an airstrike hit the hall in which they were being held. Hundreds of survivors remained on the site of the strike for a week afterwards, staging a hunger strike in protest at the lack of help.

      They eventually walked dozens of miles to the gathering and departure facility, where they were let in but told their cases for evacuation wouldn’t be evaluated until they agreed to leave the centre.

      One Tajoura survivor told the Guardian this week that if they are forced to leave and fend for themselves in Tripoli “it will be a very dangerous scenario”. Refugees are frightened of forced recruitment by militias, being caught up in the ongoing civil war, or being kidnapped anew by traffickers. Others who have taken a UNHCR offer of money, in return for living alone in Tripoli, say the payments are not enough and they remain in danger. One Eritrean man recently released from Triq al Sikka detention centre was shot last week by men in police uniforms who, he said, were trying to rob him.

      “Still now they didn’t give food. I think it is [on] purpose?” an Eritrean refugee in the facility messaged the Guardian this week through WhatsApp. “Everyone is suffering and stressed and we have all decided to stay here until they use force, because being returned to a detention centre means again facing trafficking, torture and abuse.”

      The man said he spent more than a year in Abu Salim detention centre, which was repeatedly caught on the frontlines of Tripoli’s ongoing conflict. “[We have] no option until UNHCR gives us a positive response. Even if they leave we will stay here. We have no option, we will not go anywhere. There are no safe places in Libya at this time.”

      An 11 November email sent by the Guardian to UNHCR spokespeople, which asked whether denying food to former Abu Salim detainees in the facility was a “deliberate policy on UNHCR’s part”, went unanswered, as did further requests for comment.

      The internal UN document suggest that, after the agency stops using the facility as a transit centre, the property could continue to operate as an “open centre” for refugees and migrants previously held in detention centres, though there are other “possible scenarios”. These include that Libya’s department for combating illegal migration (DCIM) “moves in and forcibly removes all the migrants/asylum-seekers … [to] detention centres”, or that it turns the facility into a detention centre run by its own guards.

      The DCIM, which is under the interior ministry of the UN-backed Tripoli Government of National Accord, ostensibly runs a network of migrant detention centres in Libya, though in reality most are run by militias. A litany of human rights abuses, including rape and sexual abuse, labour exploitation and a denial of medical care have been reported.

      The UN-run facility opened in December last year to much fanfare. “The opening of this centre, in very difficult circumstances, has the potential to save lives,” said the UN high commissioner for refugees, Filippo Grandi. “It offers immediate protection and safety for vulnerable refugees in need of urgent evacuation, and is an alternative to detention for hundreds of refugees currently trapped in Libya.”

      https://www.theguardian.com/global-development/2019/nov/28/refugees-being-starved-out-of-un-facility-in-tripoli?CMP=share_btn_tw

    • Au centre du HCR à Tripoli, les migrants d’Abu Salim accusent l’ONU de ne pas les nourrir

      Les migrants actuellement réfugiés dans une partie du centre du HCR à Tripoli, le GDF, accusent l’agence onusienne de les « affamer ». Ces migrants n’ont pas accès aux distributions de nourriture et n’ont plus le droit d’en apporter de l’extérieur. Le HCR, de son côté, se défausse de toute responsabilité et assure que ce sont les autorités libyennes qui sont en charge de l’intendance du lieu.

      « L’ONU nous affame pour qu’on quitte le centre ». Massaoud* ne décolère pas. Ce migrant fait partie des 400 personnes qui se sont réfugiées dans un hangar juste à côté du centre de rassemblement et de départ (GDF), géré par les autorités libyennes en coordination avec le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR). Il avait rejoint le centre après avoir été libéré de la prison d’Abu Salim le 29 octobre.

      Selon lui, depuis leur arrivée, le GDF ne distribue pas de nourriture à ces migrants et depuis quelques jours, leur interdit même d’en faire entrer dans l’enceinte du hangar. En tout, 400 personnes seraient concernées par ces restrictions de vivres - sur les 1 200 hébergées au sein du centre du HCR à Tripoli.

      Ahmed*, un autre migrant du GDF, affirme à InfoMigrants que les autorités font en effet la différence entre deux catégories : les 400 migrants de la prison Abu Salim – arrivés en octobre - et les autres.
      Quelques migrants autorisés à apporter de la nourriture

      « Avant on pouvait faire entrer de la nourriture. Mais depuis ce week-end, la police refuse sans justification », soupire Massaoud qui raconte avoir été battu par les gardes libyens et envoyé dans la prison de Tarek al-Sika plusieurs jours parce qu’il avait justement apporté de la nourriture dans le hangar. Il a ensuite été renvoyé au GDF.

      Contacté par la rédaction, le HCR se dégage de toute responsabilité. Selon l’agence onusienne, ce sont les autorités libyennes qui sont en charge de l’intendance du lieu. Et toujours selon le HCR, les Libyens n’autoriseraient, en effet, les entrées de vivres dans le hangar qu’au compte-goutte.

      « La DCIM, l’organe du ministère de l’Intérieur chargé de surveiller le périmètre de l’installation [du hangar], n’autorise actuellement que peu de représentants des demandeurs d’asile à acheter de la nourriture et des boissons pour le reste du groupe », explique Tarik Argaz, porte-parole du HCR en Libye, dans un mail envoyé à InfoMigrants.
      Les migrants priés de quitter le centre

      Les migrants d’Abu Salim accusent également le HCR de les pousser dehors en les affamant. Mais les exilés affirment n’avoir nulle part où aller et redoutent les combats qui font rage dans la capitale libyenne. De son côté, le GDF se justifie en précisant que le centre est surpeuplé et qu’il est destiné à un « public vulnérable ».

      « Ils nous ont dit que la seule solution pour nous était de sortir du centre et de nous intégrer dans la société libyenne », explique encore Massaoud qui déplore que l’ONU ne traite pas son dossier de réinstallation. « Mais je vais faire quoi dehors ? C’est trop dangereux », s’inquiète le jeune homme.

      L’ONU propose un accompagnement à ceux qui accepteraient de quitter le GDF volontairement. « Le HCR leur offre une assistance pour les aider à s’établir dans les zones urbaines, y compris une assistance financière d’urgence pour une période de deux mois, des articles de première nécessité notamment des matelas, des couvertures, des vêtements, des kits d’hygiène, ainsi que l’accès à des soins médicaux », déclare encore Tarik Argaz.

      Depuis les premières arrivées spontanées début juillet, seulement 40 migrants ont accepté de quitter le GDF et de bénéficier de l’aide du HCR.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/21185/au-centre-du-hcr-a-tripoli-les-migrants-d-abu-salim-accusent-l-onu-de-
      #faim

    • UN Libya migrant center plagued with crowding, TB, food cuts

      The United Nations center in Libya was opened as an “alternative to detention,” a last, safe stop for migrants before they were resettled in other countries. Now, just a year later, it looks increasingly like the notorious Libyan lockups it was supposed to replace.

      The facility is jam-packed with nearly 1,200 migrants — about twice the number it was built for — including hundreds who fled from abuse at other detention centers in hopes of sanctuary. Dozens of patients with tuberculosis languish in a room crammed with mattresses. Sewage is overflowing, and armed guards from a local militia have effectively turned the center into a prison.

      Unable to cope, the U.N. last week offered migrants the equivalent of $112 each to leave, and warned that food, already down to emergency rations, would be cut off on Jan. 1 for unapproved arrivals.

      “This is very dangerous because among us there are people who are malnourished,” said a 27-year-old Sudanese man who arrived at the center in July. “If they cut food, they won’t be able to stand it.”

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      This story is part of an occasional series, “Outsourcing Migrants,” produced with the support of the Pulitzer Center on Crisis Reporting.

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      He, like the rest of the nearly dozen migrants who spoke with The Associated Press from the compound, asked to withhold his name because of fears of retaliation. Libyan security officials and U.N. and other aid workers confirmed that the U.N. had lost control of the facility.

      The conditions at the center underscore the predicament the U.N. finds itself in over migration. The UN has criticized the detention of migrants in Libya - a position it reiterated last month when Italy suggested the U.N. High Commissioner on Refugees run more centers as a solution to rampant abuse in Libyan prisons.

      “UNHCR does not and will not run places of detention in Libya,” its spokesman, Charlie Yaxley, told the AP.

      Yet that is effectively what the Tripoli facility has become.

      “It’s not the best possible scenario,” acknowledged Jean-Paul Cavalieri, the head of the UNHCR in Libya.

      Cavalieri lamented the chaos that has accelerated as migrants, acting on their own, escape other detention centers with torture, rape, slave labor and trafficking to what they hope will be UN protection. He said the UNHCR is glad they are free of detention but cannot handle them at its center, known as the Gathering and Departure Facility, where people supposed to be there for days now spend months, stuck in a bureaucratic limbo.

      “What we are trying to do now is to turn the loss of the GDF as a transit center into an opportunity,” Cavalieri said, but he struggled to articulate how. Cavalieri also said there are fears of possible abuse at the U.N. center, including of young girls. UN staff now spend just four hours a day in the compound, migrants and Libyan officials say.

      In a statement after the AP story ran, Vincent Cochetel, UNHCR Special Envoy for the Central Mediterranean, said no one was being forced to leave the center, but “the situation is very tense.” UNHCR said 20 people agreed to leave Friday.

      “We need the GDF (this transit centre) to function again as it was designed for the most vulnerable and most at risk refugees in detention, pending their evacuation out of Libya,” Cochetel added.

      The dilemma has grown out of Europe’s outsourcing of migration to Libya. Europe has poured nearly 425 million euros into Libya since 2016 to keep migrants from reaching its shores — money that goes mostly to the U.N. and other aid agencies to improve conditions for migrants and Libyans displaced by the country’s civil war. The U.N. runs a vast operation within Libya, registering 40,000 refugees and asylum seekers, with about 6,000 inside the detention system and the rest ensconced in communities in Tripoli and beyond.

      But dependence upon European funding and its increasingly restrictive migration policies have left the U.N. in the uncomfortable position of being the arbiter of horror stories. It is the U.N.’s job to decide who has suffered enough to get a coveted resettlement slot in another country.

      Many end up waiting months, sometimes years — often in other detention centers — to find out their fate. The U.N. is now threatening to suspend asylum cases altogether for unauthorized migrants who refuse to leave its GDF facility.

      The facility, like the UNHCR mission in Libya itself, was funded largely by European countries. The idea was that it would be operated by UNHCR, with cooperation from the Libyan government.

      The situation was less than ideal from the outset, Cavalieri acknowledged. Delayed by months of negotiations, UNHCR ultimately agreed to a series of conditions from the Libyan government: armed guards within the compound and Interior Ministry militia at the gates, no freedom of movement for the refugees and asylum seekers, and a single Libyan “partner” for the various lucrative contracts inside.

      Those conditions were never publicly spelled out. When the first group of refugees was resettled from the facility in December 2018, the UNHCR described it as “the first centre of its kind in Libya,” and said it was “intended to bring vulnerable refugees to a safe environment” while solutions were found. More than 2,300 people have passed through in the past year.

      The influx of unauthorized migrants began in July, when an airstrike hit a detention center in Tripoli, killing 54. Survivors walked through the city to the U.N. center and, once the guards admitted them, they refused to leave.

      The latest group to arrive, in late October, included more than three dozen tuberculosis patients among several hundred who walked out of Abu Salim detention center, where they had been imprisoned for the last year without regular meals. Those whose families could spare money paid guards to buy them food; others went hungry.

      U.N. officials at the center told the new group, mostly men from sub-Saharan Africa, that there would be no resettlement unless they left — either for another detention center or for the streets of Tripoli. They were given bread and water, and U.N. officials said they had no control over what happened next, according to two Eritrean asylum-seekers. That would be up to the commander of the armed guards at the gates.

      The Eritreans, whose government is considered among the world’s most repressive, refused to leave. They also refused to discuss returning home when an Eritrean diplomat unexpectedly showed up at the invitation of a U.N. migration official, according to the asylum-seekers. His arrival forced them to face a representative of the very government from which they are seeking asylum.

      The tuberculosis patients, meanwhile, are being treated on-site in a crowded room of their own. They receive medicine from the U.N. But the pills are supposed to be taken on a full stomach, and instead the patients are making do with the same biscuits, bread and water they all have subsisted on since their arrival.

      Most of the migrants at the U.N. center fled from worse and are torn between relief and fury — relief to have escaped Libya’s prisons alive, and fury at the impotence of the UN, which they say lacks either the will or the power to make any meaningful decisions about their future, inside the center or out.

      “I hate these organizations. They don’t have any humanity,” said a 15-year-old Eritrean who survived the airstrike, fled to the U.N. facility, and is waiting to learn what will happen to him. His group is not allowed outside because they speak no Arabic and are targets for kidnapping. There are no resettlement slots available other than Libya.

      “What shall we do?” he asked. “We have no options but to stay. Is there any news?”

      The last thing most of those the AP interviewed want is to be turned out into Libyan cities, which are dangerous for everyone — Libyans and foreigners alike — but especially for migrants. They are considered ripe for kidnappings for ransom and for arrest by Libyan authorities who return them to the same detention centers they fled. So migrants inside see few alternatives to their new prison — it’s better than the old one or the streets.

      “You are not allowed out because it’s like you are at the very last stage. You are almost outside Libya. It’s for your own safety,” said Khaled al-Marghani of LibAid, the Libyan group that operates the facility. “If you leave, I won’t be able to let you back in.”

      Hardly anyone seemed eager to accept the latest offer, which the U.N. said came with guarantees from the Libyan government that they would not be re-arrested on the streets. But it is militias that run the streets, and not the central government.

      One Sudanese migrant did agree to leave, seeing little alternative. He said he’ll now try to cross to Europe by sea before he is swept up in a Libyan raid to detain migrants.

      “Instead of living in Tripoli and getting tortured, the sea is less torturous,” he said.

      At a hearing late last month before members of the European Parliament, Annabelle Roig Granjon, a senior officer with UNHCR, fielded questions about how European funds were helping migrants inside Libya, especially in the center that opened a year ago to so much hope.

      “The nature of the center, which was meant to be a transit center, is changing and this is a challenge right now,” she said. “What was meant to be an alternative to detention is turning into something else.”

      https://apnews.com/7e72689f44e45dd17aa0a3ee53ed3c03

    • UN tells migrants to leave Libya transit centre as $6m project flounders

      ‘You will not be considered for evacuation or resettlement if you stay.’

      The UN says it is unable to help most residents of an overcrowded refugee centre in the Libyan capital it once touted as a safe haven. To encourage people to go, it is offering money and aid, even telling them they won’t be able to register as refugees to leave the war-torn country if they remain.

      Originally intended as a temporary residence for a small fraction of refugees – just those who had already been vetted by the UN’s refugee agency (UNHCR) and were scheduled for evacuation or permanent residency in other countries — the Gathering and Departure Facility (GDF) now has some 1,150 residents, well over its stated capacity.

      Most arrived over the last eight months of clashes in Tripoli, including 900 who UNHCR says entered “informally”; some even bribed their way in. As the fighting has intensified, numbers in the centre have risen and many of the people inside are hoping for, or demanding, a way out of the country – even though the UN says it can’t offer that to everyone.

      A flyer UNHCR began distributing late November at the GDF – seen by The New Humanitarian – offers food, cash, primary healthcare, and medical referrals to those willing to leave.

      “You will not be considered for evacuation or resettlement if you stay,” stresses the flyer – the latest in a series of attempts to encourage those who entered informally to leave. Aid, including cash, was also offered earlier. About 100 people have taken up the offer since late November, but others have also likely entered the facility.

      A source within UNHCR Libya, who requested anonymity because of the sensitivity of the issue, criticised the effort to push people out, calling it tantamount to “blackmail” to promise them help if they go and threaten their ability to secure refugee status if they do not.

      “Asylum seekers are asylum seekers and can’t be denied the right to seek asylum on the basis of their stay at the GDF,” they said, adding that the aid on offer had not included “any future consideration for their protection needs or safety” once they leave.

      The agency has defended its actions.

      UNHCR’s Special Envoy for the Central Mediterranean Situation Vincent Cochetel pointed out that there are only two locations in Libya, both in the Tripoli area, where people can officially register their claim as a refugee with UNHCR, and the GDF is not one of them.

      Cochetel said the agency can no longer provide for or protect the people inside, given that it has become overcrowded and dangerous.

      “We believe the urban environment is safer for them, as long as they have a roof over their heads,” he said, adding that his agency provides various services in Tripoli, where the vast majority of migrants already live and rent accomodations.

      UNHCR “is not in charge of the GDF”, and never was, according to a spokesperson, who said that the centre was under the jurisdiction of the Ministry of Interior, which allows UNHCR and a local NGO, LibAid, to provide services there – like healthcare and food.

      But it was the refugee agency that proposed the project, and a statement released after the GDF’s opening late last year said the facility is “managed by the Libyan Ministry of Interior, UNHCR, and UNHCR’s partner LibAid.”

      According to internal UN documents and several sources, the $6 million facility – paid for by international donors – has now become unsanitary and is in disarray.

      Many of those inside are unsure whether to stay or go.

      “UNHCR is putting a lot of pressure on us to leave the GDF,” one young Yemeni man who said he was in the centre told TNH by WhatsApp. “Should I leave the GDF no matter how dangerous the situation is for us?”
      How it got this bad

      There are more than 600,000 migrants in Libya, including 46,000 registered refugees and asylum seekers. Some came to work, but others aim to make their way to Europe, through a country that has become notorious for the rape, kidnap, and extortion of migrants, and for squalid detention centres run by militias and gangs.

      Originally intended as a waystation for those on their way out of Libya, a UNHCR press release issued last December said the then-new GDF was a place to “bring vulnerable refugees to a safe environment while solutions including refugee resettlement, family reunification, evacuation to emergency facilities in other countries, return to a country of previous asylum, and voluntary repatriation are sought for them”.

      The GDF is no longer the gleaming facility shown off in promotional videos and photos when it opened a year ago, when families posed with their packed bags, and kids smiled in a playground.

      An internal UNHCR report from early November, obtained by TNH, paints a starkly different picture, as do the numerous accounts of those living inside the centre.

      “Sewage water flooded days ago,” it says, adding, “the toilets in all the housing are extremely dirty… [and people] are complaining of the smell”. According to the report, some people had tuberculosis, scabies had begun to spread, and “food is stored in bad conditions”.

      Some of this may be due to overcrowding, although the GDF’s capacity is not entirely clear: last December UNHCR said the facility could hold 1,000 people, but that number was adjusted in subsequent statements – in September, it was 700, and in October 600.

      Numbers at the centre began to increase not long after it opened, although roughly in line with capacity until fighting broke out in Tripoli — with the internationally recognised government in Tripoli and the militias that back it on one side, and eastern forces led by general Khalifa Haftar on the other.

      Thousands of people found themselves trapped in detention centres on front lines, and UNHCR began evacuations to the GDF, including some of the “most vulnerable people” who had survived a July double airstrike on a centre called Tajoura that killed 52 people.

      Other people were evacuated to the GDF from other centres or flocked there themselves, from Tajoura or elsewhere – drawn by the decent living conditions (it reportedly came to be known as “hotel GDF”) or because they saw it as a first step out of the country.

      UNHCR tried to reserve GDF places for people it had previously registered as having a claim to refugee status – but distinguishing between refugees and other migrants has been at the heart of why the centre ran into trouble.

      In late October, hundreds of residents from a separate Tripoli detention centre called Abu Salim managed to leave, and they too headed for the GDF, even though UNHCR described the facility as “severely overcrowded” at the time.

      The guards who surround the GDF eventually let them in. Several sources, including UNHCR’s Cochetel told TNH that the guards — provided by the Tripoli government’s Department for Combating Illegal Migration (DCIM) — took bribes to do so.
      Unrealistic hopes?

      Libya is not a party to the international refugee conventions and does not accept refugees itself.

      That leaves those who have not made it out of Libya and to Europe with limited options.

      The UN’s migration agency, IOM, coordinates “voluntary humanitarian return” for migrants who want to go back to their home countries: nearly 9,000 people have opted for this option in 2019.

      UNHCR, meanwhile, registers asylum seekers and refugees in Libya for possible moves to other countries, including permanent resettlement (774 people this year), or evacuation to countries who have agreed to take them, but not as citizens, like Rwanda (1,410 in 2019).

      Until recently, UNHCR said the Libyan authorities had only allowed it to register people from nine countries for refugee status, but Cochetel said this had now changed and the agency could take the details of people of any nationality.

      In addition to cash and healthcare, UNHCR says people who leave the GDF are eligible for “documentation,” and a spokesperson said “there is a commitment from the authorities not to detain asylum seekers holding UNHCR documents.”

      But, even after registration, these papers do not confer the right to work, nor do they guarantee safety: Libya is a divided country with multiple authorities, none of which are party to refugee conventions and officially recognise UNHCR documents.

      Kasper Engborg, deputy head of office for OCHA Libya, the UN body that coordinates emergency response, explained how those flocking to the GDF often have expectations that go beyond just shelter.

      “They all went there in the hopes that this could be the first gateway to Europe, and they have obviously left [their home countries] for a reason. We are not in a place where we can judge what reasons people left for.

      “They believe as soon as they are in the GDF they are halfway on their way to Europe,” Engborg said, pointing out that not many countries have so far stepped up to offer spots to people who claim asylum in Libya, many of whom come from sub-Saharan Africa.

      A UNHCR report says 6,169 resettlement places have been found since September 2017, and over 4,000 of those have already been allocated.

      “At the end of the day it is the countries who decide who they want to take and how many people,” Engborg said.

      UNHCR’s Cochetel put it differently: “[Many] people believe UNHCR is a travel agency and we should resettle them all.” With limited spots available, he asked, “how do we do that?”

      While much of the blame for the current chaos in the GDF appears to have been placed on the new influx of people and a lack of resettlement spaces, others say the current situation points to problems that were there from the start.

      The GDF is across the street from the headquarters of the DCIM and a detention centre it runs, allowing people to slip between the facilities.

      That means, according to multiple sources who work in Libya’s aid operation, all of whom requested anonymity, that physical and administrative control has largely been dictated by local authorities, and occasionally the militias that back them and provide armed security.

      UNHCR’s Cochetel said the agency had limited choice in who it would work with in the GDF, and which firms to contract for services.

      It’s “costing us enormous amounts of money; we cannot choose the partners”, he said. “We pay for food four times the level we should be paying.”

      Two sources, both of whom requested anonymity, said part of the problem at the GDF stems from the fact that UNHCR never had a clear-cut agreement with the Libyan authorities – who are themselves split – on how the agency and its local partner, Libaid, would be able to operate inside the facility.
      What’s next?

      As controversy for the centre continues to swirl, it’s not clear what’s next for the GDF, and more importantly, for the people inside.

      A UNHCR spokesperson said a catering contract that provides hot meals to the people who entered the centre without vetting will end at the start of next year, but the UN denies it will let GDF residents go hungry. It says, too, that it will not shut off the electricity or stop providing aid altogether.

      “People are not going to be left in a starving situation,” said Engborg. “[If people do not leave] then other solutions will be found.”

      But those solutions – one floated by a UNHCR spokesperson includes the possibility that the facility could “be run as an open centre, administered by the Libyan government, where different UN agencies and partners could provide various services” – would have to be approved by the authorities in Tripoli.

      If conditions don’t improve, the UN could pull out altogether.

      The spokesperson said that “for the UN to remain engaged, the centre would need to be a purely civilian facility where agencies and residents would have unhindered access and freedom of movement”.

      One DCIM source, who requested anonymity because they were not authorised to speak to the media, said Tripoli authorities were unlikely to allow an unguarded centre on their doorstep.

      So far, there is little sign of others stepping in. Several international groups involved in providing aid to migrants and refugees declined to speak on the record about the GDF or say if they would pitch in to help those currently there.

      In the meantime, emotions are running high inside the centre, as desperate texts sent out to various media outlets lay bare.

      “It is a very confusing situation, and it is also a very difficult situation, because you are dealing with people’s hopes and emotions,” Engborg said. “Therefore, whatever rational decision that we often need to take, we are up against people’s legitimate hopes and emotions.”

      Leaving the GDF may mean a registration appointment, cash, and other help. But for some, staying may keep some semblance of safety and the dream of a new life elsewhere alive.

      Only around 100 residents have taken the UN up on its offer since it began distributing flyers, according to an aid worker in the centre. But the UN’s attempts to coax people out of the GDF and dissuade others from entering have largely proven unsuccessful. And, with no agreed resolution, it might get worse still.

      While “some people are leaving… new people are coming in”, said Cochetel. “They bribe, pay their way in… I have the feeling that more people will go there, thinking they will get better assistance at the GDF. [But] it’s not true.”

      https://www.thenewhumanitarian.org/news/2019/12/10/UN-migrants-Libya-transit-centre-project

    • Non, en Libye les migrants en centres de détention n’ont pas plus de chance d’être réinstallés en Europe

      En Libye, des trafiquants font payer à des migrants leur entrée en centre de détention en leur faisant croire qu’ils seront plus rapidement évacués et réinstallés en Europe. C’est totalement faux mais plusieurs centaines de personnes, désespérées, ont déjà été victimes de cette arnaque.

      Depuis l’été dernier, il arrive que des migrants paient pour être enfermés dans des centres de détention en Libye. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (UNHCR), informé de cette situation par des victimes de cette arnaque, les trafiquants demandent entre 200 et 500 dollars à certains migrants pour une place en centre de détention. Pour les convaincre de payer, ils leur promettent un accès facilité aux équipes du HCR et une réinstallation plus rapide en Europe.

      « Les trafiquants leur font la promesse qu’une fois qu’ils auront payé, le HCR sera pour eux comme une agence de voyage vers l’Europe. Parfois, ils leur disent même que le HCR a déjà planifié un rendez-vous avec eux », s’indigne Vincent Cochetel, représentant du HCR pour la Méditerranée centrale, contacté par InfoMigrants.

      Entre 200 et 500 dollars pour une place dans des centres dont les conditions de vie inhumaines (manque de nourriture et d’eau, absence d’hygiène et de soins, traitement dégradants…) sont régulièrement dénoncées par les ONG ? Pour Vincent Cochetel, le succès de cette nouvelle pratique des trafiquants est le signe d’une détérioration des conditions de vie des migrants en Libye. Si les personnes croient aux promesses des trafiquants et finissent par payer pour aller dans ces centres, c’est qu’elles se sentent trop en danger en dehors.

      « Les gens sont désespérés »

      « Beaucoup de quartiers de Tripoli sont touchés par des frappes aériennes et des coupures d’électricité et d’eau. Les gens se trouvent dans un cul de sac, ils n’ont pas assez d’argent pour traverser ou ne veulent pas prendre de risques car, avec l’hiver, l’eau est froide et la mer plus agitée. Ils sont désespérés et pensent qu’ils seront plus visibles dans ces centres », explique Vincent Cochetel.

      Certaines nationalités craignent également l’enlèvement. En Libye, selon le représentant du HCR, moins on parle l’arabe, plus on a une couleur de peau foncée et plus les risques d’être enlevé sont élevés.

      Pour alimenter cette nouvelle branche de leur économie, les trafiquants cibleraient en particulier les personnes membres des communautés érythréenne et soudanaise. Une rumeur persistante –bien que fausse – affirme que ces personnes ont plus de moyens financiers grâce à leurs diasporas.

      Le sentiment d’insécurité des migrants risque d’être renforcé par la fermeture, fin 2019, du centre de rassemblement et de départ (Gathering and Departure Facility, GDF) du HCR, à Tripoli. Pour compenser la fermeture de ce centre surpeuplé, L’agence onusienne assure qu’elle va renforcer ses programmes d’assistance dans des zones urbaines. Mais depuis avril 2019, le sud de la capital libyenne est en proie à un conflit armé.

      En juillet 2019, le centre de détention de Tajourah, près de Tripoli, a été la cible d’une frappe aérienne qui a fait plus de 44 morts et 130 blessés.
      « Les gens n’ont pas besoin d’être en détention pour être enregistrés »

      Pour les migrants qui ont accepté de payer pour se retrouver en centres de détention, les voies de recours sont inexistantes. Surtout dans un pays où « le système de détention officiel fait partie du ’business model’ des trafiquants », estime Vincent Cochetel,

      Le HCR lui-même reconnaît qu’il ne peut pas faire « grand-chose de plus que de prévenir les gens qu’ils n’ont pas besoin d’être en détention pour être enregistré ». « On essaye de faire passer le message dans différentes communautés. Mais parfois, ce qu’on dit a moins d’impact que le discours des trafiquants », déplore le représentant du HCR.

      Face à ce nouveau danger pour les migrants, la solution est de renforcer l’information dans les langues que les gens parlent. « Nous devons aussi bien équilibrer nos efforts de réinstallation pour qu’il n’y ait pas la perception qu’on réinstalle plus les gens en détention que ceux en milieu urbain », ajoute Vincent Cochetel.

      Depuis novembre 2017, le HCR a mis en place un système d’évacuation des réfugiés susceptibles d’obtenir une protection internationale dans un pays européen. Pour cela, les personnes doivent avoir été enregistrées en tant que réfugiés par l’agence onusienne. Ces enregistrements se font depuis les centres de détention officiels gérés par le département de lutte contre la migration illégale (DCIM, selon l’acronyme anglais) ou depuis le centre du HCR, à Tripoli.

      Les migrants évacués sont alors envoyés vers le Niger ou le Rwanda, dans l’attente de leur réinstallation dans un pays d’accueil. Mais les États européens et le Canada n’acceptent les réfugiés qu’au compte-goutte. Sur les quelques 50 000 réfugiés enregistrés par le HCR en Libye, seuls quelque 4 600 ont été réinstallés depuis novembre 2017.

      Les migrants qui parviennent à quitter les centres de détention et tentent de rejoindre l’Europe par la mer sont quasi-systématiquement interceptés par les garde-côtes libyens et renvoyés en détention.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/21425/non-en-libye-les-migrants-en-centres-de-detention-n-ont-pas-plus-de-ch

    • « A Tripoli, la vulnérabilité des demandeurs d’asile est immense »

      Selon la porte-parole du Haut-Commissariat pour les réfugiés, le nombre de candidats à la traversée vers l’Europe interceptés par les gardes-côtes libyens a « augmenté de plus de 120 % » en janvier.

      Caroline Gluck est porte-parole du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) en Libye. Elle alerte sur la détérioration de la situation des migrants en Libye et déplore le manque de solution d’évacuation pour les plus vulnérables. Depuis l’assaut déclenché en avril 2019 par le maréchal dissident Khalifa Haftar contre le gouvernement d’accord national (GAN) de Tripoli, la sécurité s’est considérablement dégradée dans la capitale. Le HCR a décidé de fermer son centre de rassemblement et de départ de Tripoli.
      Quelle est aujourd’hui la situation des migrants en Libye ?

      Environ 640 000 migrants se trouvent actuellement en Libye et le pays continue d’être une terre d’accueil pour des travailleurs étrangers. Il faut ajouter à ces personnes 47 000 réfugiés et demandeurs d’asile, sachant que le HCR enregistre chaque mois un millier de demandeurs d’asile supplémentaires, qui ont pour beaucoup été libérés de centres de détention ou été victimes de trafiquants. Ils ont urgemment besoin d’aide. Ils sont Syriens, Soudanais, Erythréens, Palestiniens… Leur vulnérabilité est immense, en particulier pour ceux originaires d’Afrique.

      La Libye n’est pas un pays sûr, ni une terre d’asile. Les réfugiés y sont considérés comme étant dans l’illégalité et peuvent à tout moment être arrêtés et détenus. Il leur est souvent difficile de trouver un logement, a fortiori depuis le regain de la guerre civile à partir d’avril 2019, qui a provoqué le déplacement de 150 000 Libyens à l’intérieur du pays. Migrants et nationaux se retrouvent en concurrence pour trouver des logements abordables.

      De façon générale, le contexte sécuritaire a des conséquences considérables pour l’ensemble des agences internationales et des ONG. Plus du quart des effectifs libyens du HCR ont été déplacés à cause du conflit. Toutes nos activités sont ralenties. Notre présence est limitée aux villes de Tripoli, Benghazi et Misrata et nous ne pouvons pas apporter notre aide à tous ceux qui en ont besoin. En outre, les dysfonctionnements du système bancaire font que nous avons du mal à déployer notre programme de soutien pour les personnes vivant en milieu urbain. Quelque 5 000 foyers reçoivent jusqu’à présent cette assistance qui représente, pour une personne seule, 250 dollars [230 euros]. Ce n’est pas assez.
      Un an à peine après son ouverture, le HCR a annoncé la fermeture de son centre de transit pour réfugiés à Tripoli. Pourquoi ?

      Il y a encore 119 personnes au sein du centre de rassemblement et de départ (GDF) et nous aimerions le fermer la semaine prochaine. La suite qui sera donnée n’est pas encore claire. Ce centre devait être un lieu de transit pour des réfugiés particulièrement vulnérables avant leur évacuation de Libye et, éventuellement, leur réinstallation en Europe ou en Amérique du Nord.

      Mais nous avons été dépassés par la réalité du terrain. En juillet, après le bombardement aérien du centre de détention de Tajoura [est de Tripoli], nous y avons accueilli de façon exceptionnelle 400 personnes. Les réfugiés ont cru qu’en entrant dans notre centre, ils pourraient quitter les pays. Fin octobre début novembre, 400 personnes du centre de détention d’Abu Salim [quartier de Tripoli], qui n’étaient pas prioritaires, sont venues au GDF. Les gardes de la DCIM [département libyen de lutte contre la migration illégale, qui relève du ministère de l’intérieur], qui surveillent le complexe dans lequel se trouve le GDF, les ont laissés faire. On a su que certains payaient pour pouvoir entrer. Les lieux sont devenus surpeuplés.

      D’autres événements ont précipité notre décision de fermeture. En janvier, trois obus de mortier sont tombés près du GDF et des débris ont atterri près d’un entrepôt à l’intérieur du complexe. Au même moment, nous avons appris que la DCIM construisait un site militaire à proximité immédiate du GDF. Fin janvier, deux journées d’entraînement de forces armées y ont eu lieu. Le site a perdu sa vocation civile et les réfugiés devenaient une cible militaire. Nous ne pouvons plus y travailler.

      Nous sommes conscients de nos échecs et de nos vulnérabilités. Nous recherchons un nouveau site pour que des réfugiés particulièrement vulnérables y transitent avant des vols d’évacuation. Mais nous avons aussi besoin que la communauté internationale offre plus de places de réinstallation. Seuls 2 400 réfugiés ont pu être évacués de Libye en 2019. Ce qui est vrai pour la Libye est vrai à l’échelle mondiale. Nous estimons qu’1,4 million de réfugiés en danger dans des pays de premier accueil ont urgemment besoin d’être évacués. En 2019, le HCR n’a pu en réinstaller que 63 000, soit 4,5 % des besoins mondiaux.
      Le sujet est moins présent dans l’actualité, mais les traversées de la Méditerranée se poursuivent…

      En janvier, les gardes-côtes libyens ont intercepté 1 040 personnes qui tentaient de traverser la Méditerranée pour rejoindre l’Europe. Il y a un an, ils en avaient intercepté 469. Cette augmentation de plus de 120 % est le fait de la guerre en Libye. Les gens sont désespérés. Des Libyens tentent aussi la traversée.

      On observe par ailleurs un changement depuis peu : les gens interceptés en mer ne sont plus systématiquement ramenés dans des centres de détention. Nous comprenons qu’il y a actuellement onze centres de détentions officiels, placés sous la responsabilité du ministère de l’intérieur, contre seize il y a encore quelques semaines. Il y a d’autres centres de détention non officiels, mais le HCR n’y a pas accès.

      Nous ne pouvons que spéculer sur les raisons des fermetures de certains centres officiels. Peut-être que les ressources du gouvernement sont employées sur d’autres fronts, peut-être que notre plaidoyer a eu un effet même si je pense qu’il est limité. La situation continue d’évoluer au jour le jour. Ce qui est certain, c’est que la Libye a besoin de paix. Nous espérons que les pourparlers progresseront mais, à ce stade, nous ne pouvons que constater le soutien militaire apporté par des pays étrangers malgré le cessez-le-feu et l’embargo sur les armes.

      https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/02/14/a-tripoli-la-vulnerabilite-des-demandeurs-d-asile-est-immense_6029581_3212.h
      #vulnérabilité

  • Lee Perry : Rainford, le nouveau testament du Dali du dub
    http://pan-african-music.com/lee-perry-rainford-testament-du-dali-du-dub
    le titre de l’album fait référence au nom de naissance de Lee Scratch Perry
    Rainford Hugh Perry


    https://leeperry.bandcamp.com

    https://leeperry.bandcamp.com/track/makumba-rock-extended-discoplate-version

    A follow-up to his recently released and critically-acclaimed Rainford set. The A-side of this EP serves up an extended version of album highlight “Makumba Rock”, vocal mashed into dub in classic Jamaican discomix style/ On the flip is the essential non-album track “Heaven & Hell”, a psychedelic funk shuffle with decaying horns disintegrating into the fog of effects and relentless Upsetter wisdom. Both cuts are exclusive to this release, the latest in On-U’s long-running and highly collectable discoplate series.

    https://seenthis.net/messages/764990
    http://on-usound.com

    https://leeperry.bandcamp.com/track/heaven-hell


    http://pan-african-music.com/60-albums-semestre-2019
    #Lee_Scratch_Perry #reggae #dub #On-U-Sound #Adrian_Sherwood #pam #bandcamp