• Le #Ghana accueille des Africains de l’Ouest expulsés des États-Unis

    Le président du Ghana a annoncé mercredi que son pays avait accepté, sur demande de Washington, d’accueillir des ressortissants originaires d’Afrique de l’Ouest expulsés des États-Unis. Selon John Mahama, 14 personnes sont déjà arrivées au Ghana dans ce cadre, dont « plusieurs » Nigérians, retournés depuis dans leurs pays d’origines.

    Le Ghana a accepté sur demande de Washington d’accueillir des ressortissants originaires d’Afrique de l’Ouest expulsés des États-Unis, a déclaré mercredi 10 septembre le président ghanéen John Mahama.

    « Nous avons été sollicités par les États-Unis pour accueillir les ressortissants de pays tiers expulsés des États-Unis. Et nous avons convenu avec eux que les ressortissants d’Afrique de l’Ouest étaient acceptables », a déclaré John Mahama à la presse.

    Selon lui, 14 personnes sont déjà arrivées au Ghana dans le cadre de cette politique, dont « plusieurs » Nigérians, retournés depuis dans leurs pays d’origines.

    Un #accord régional permet aux ressortissants d’Afrique de l’Ouest de circuler dans la région sans visa.

    L’expulsion de personnes vers des pays tiers - dans lesquelles elles n’ont souvent jamais vécu - est une des mesures phares du président américain Donald Trump contre l’immigration clandestine, avec des centaines d’expulsions déjà réalisées vers le #Panama, le Salvador et le #Soudan_du_Sud.

    Relations « tendues » avec Washington

    L’accord conclu entre le Ghana et les États-Unis intervient alors que Washington a augmenté les droits de douane sur les produits ghanéens et restreint le nombre de visas.

    John Mahama a reconnu mercredi que les relations entre Accra et Washington étaient « tendues » et souligné que le Ghana devait chercher à augmenter ses #exportations vers la #Chine.

    Le #Nigeria voisin a lui refusé à ce stade tout accord avec Washington. Sollicité en juin pour accueillir des ressortissants vénézuéliens, il avait par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Yusuf Tuggar, dénoncé « une pression considérable sur les pays africains ».

    Au Ghana, des manifestations ont et lieu ces derniers mois contre la communauté nigériane, accusée d’être responsable d’une hausse de la criminalité et de la prostitution, et de provoquer une concurrence économique déloyale. Fin juillet, le gouvernement ghanéen et les responsables nigérians avaient tenu des pourparlers afin de tenter d’apaiser les tensions.

    https://www.france24.com/fr/afrique/20250911-ghana-accueille-africains-de-l-ouest-expulses-des-etats-unis
    #externalisation #migrations #réfugiés #pays-tiers #USA #Etats-Unis #expulsions #renvois #El_Salvador

    ping @isskein @reka @karine4

  • "The U.S. military carried out an attack on a “drug vessel” in the Caribbean. It could mark the first shots of a new war."
    via https://diasp.eu/p/17846357

    https://theintercept.com/2025/09/02/trump-military-venezuela-drug-boat

    ♲ Miguel Afonso Caetano - 2025-09-03 09:51:01 GMT

    "President Donald Trump said Tuesday that the U.S. carried out a strike in the southern Caribbean against a drug-carrying vessel that departed from Venezuela. “We just … shot out a drug-carrying boat, lot of drugs in that boat,” he said. “These came out of Venezuela.”A senior U.S. defense official offered a more coherent statement, confirming to The Intercept that “the U.S. military conducted a precision strike against a drug vessel operated by (...)

    • https://theintercept.com/2025/09/02/trump-military-venezuela-drug-boat

      2025-09-02

      [...]

      #SOUTHCOM has been incredibly busy in the last month. The command concluded #PANAMAX-Alpha 2025, a three-phase military exercise with Panama that began in March. Around 1,100 soldiers, national guardsmen, airmen and #Marines took part in #Caribbean Thunder 2025, a training exercise at Camp Santiago in Salinas, Puerto Rico focused on enabling “large-scale combat operations.”

      U.S. troops also took part in Southern Vanguard 25, a military exercise in the Chilean Andes, with members of the Chilean, Argentinian and Peruvian militaries. Forces from Special Operations Command South also traveled to Ilopango, El Salvador, to take part in Fuerzas Comando 2025, a multinational exercise involving commandos from 16 nations across the Americas. U.S. Air Force security forces from Moody Air Force Base in Georgia trained in Panama alongside members from Panama’s National Border Service, National Aeronaval Service, and Panamanian National Police. At the U.S. Army Sergeants Major Academy at Fort Bliss, Texas, top noncommissioned officers hosted senior enlisted leaders from the Colombian military. Senior Marines and naval officers from Argentina, Belize, Brazil, Chile, Colombia, Dominican Republic, Ecuador, El Salvador, Guatemala, Honduras, Mexico, Panama, Paraguay, and Peru attended the 2025 Marine Leaders of the Americas Conference in Washington, D.C.

      “There are no organizations on this planet that are responsible for more dead Americans than the criminal cartels, the narco-traffickers that are operating in the Western hemisphere,” Miller said on Friday, when asked about the Navy build-up off the coast of Venezuela. “And so, what you are seeing is the resolve of the president and the United States military to combat and dismantle drug trafficking organizations, criminal cartels, and these foreign terrorist organizations in our hemisphere.”

      Sperling said he believed the efforts were likely to be counterproductive and result in disaster. “If the U.S. succeeds at militarily escalating the drug war or launching new regime change wars, it will likely spur mass migration and undermine Trump’s own campaign promises,” he told The Intercept. “While some elites and military officials in the hemisphere may gladly accept U.S. funding and training, nobody in the region genuinely believes that the solution to U.S. and European demand for drugs is to wage military campaigns across Latin America.”

      [...]

  • Manifestations au Panama : La Via Campesina exprime sa solidarité avec les mouvements sociaux et dénonce la répression menée par l’État

    La Via Campesina exprime sa solidarité avec l’Unión Indígena Campesina (UIC) et l’Unión Campesina Panameña (UCP), qui se mobilisent actuellement aux côtés d’autres secteurs populaires du Panama pour défendre la souveraineté nationale. Ensemble, ces mouvements dénoncent les violations des droits humains, le non-respect de la Constitution politique de la République, ainsi que la loi controversée 462, qui introduit des réformes majeures du Fonds de sécurité sociale du Panama (CSS). Selon ces mouvements, les réformes condamneraient les travailleur·euse·s à ne jamais pouvoir partir à la retraite et à percevoir des pensions de misère ne dépassant pas 300 dollars. Iels protestent également contre l’implication d’intermédiaires financiers, ce qui entraînerait une privatisation du CSS et une baisse des pensions pour les travailleur·euse·s.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/07/04/les-travailleuses-en-lutte-au-panama-pour-la-retraite-et-la-souverainete/#comment-67828

    #international #panama

  • Manifestations au Panama : La Via Campesina exprime sa solidarité avec les mouvements sociaux et dénonce la répression menée par l’État

    La Via Campesina exprime sa solidarité avec l’Unión Indígena Campesina (UIC) et l’Unión Campesina Panameña (UCP), qui se mobilisent actuellement aux côtés d’autres secteurs populaires du Panama pour défendre la souveraineté nationale. Ensemble, ces mouvements dénoncent les violations des droits humains, le non-respect de la Constitution politique de la République, ainsi que la loi controversée 462, qui introduit des réformes majeures du Fonds de sécurité sociale du Panama (CSS). Selon ces mouvements, les réformes condamneraient les travailleur·euse·s à ne jamais pouvoir partir à la retraite et à percevoir des pensions de misère ne dépassant pas 300 dollars. Iels protestent également contre l’implication d’intermédiaires financiers, ce qui entraînerait une privatisation du CSS et une baisse des pensions pour les travailleur·euse·s.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/02/29/panama-stop-attaques-contre-suntracs/#comment-67158

    #international #panama

  • États-Unis/Panama : Expulsion massive de ressortissants de pays tiers

    Ces personnes ont été privées du droit de demander l’asile selon une procédure régulière, et détenues au secret

    Les États-Unis ont procédé à des expulsions massives de 299 ressortissants de pays tiers vers le Panama, les soumettant à des conditions de détention difficiles et à des mauvais traitements, tout en les privant de toute procédure régulière et du droit de demander l’asile.
    Nombre de ces personnes avaient fui des persécutions en raison de leur origine ethnique, de leur religion, de leur sexe, de leur orientation sexuelle, de leurs liens familiaux et de leurs opinions politiques.
    Les États-Unis devraient traiter les demandes d’asile des personnes arrivant à la frontière américaine et reprendre en charge les personnes expulsées à tort. Le Panama devrait garantir que les personnes présentes sur son territoire puissent accéder à des procédures d’asile complètes et équitables et cesser d’accepter les ressortissants de pays tiers expulsés des États-Unis.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/04/02/une-comparaison-qui-ne-trompe-pas/#comment-66548

    #international #usa #panama

  • Le Panama face aux prétentions de Donald Trump sur son canal

    https://theconversation.com/le-panama-face-aux-pretentions-de-donald-trump-sur-son-canal-251696

    Donald Trump réitère régulièrement son intention de reprendre le contrôle du canal de Panama, poumon économique de l’État panaméen sur lequel ce dernier exerce une pleine souveraineté depuis 1999. En s’appuyant sur l’argument de la construction et de la possession passée du canal par les États-Unis, l’hôte de la Maison Blanche ravive les tensions héritées de cette période coloniale et révèle une vision prédatrice de l’ordre mondial. Le récent rachat par le fonds d’investissement BlackRock de la concession des deux ports, situés aux deux bouts du canal, ne lui suffit pas.

    #panama
    #trump
    #transport_maritime
    #container

  • Les #ports « #chinois » de #Panama passent sous pavillon des #Etats-Unis
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/03/04/les-ports-chinois-de-panama-passent-sous-pavillon-des-etats-unis_6576413_323

    « La Chine se fait expulser du Panama et l’Amérique est en train de gagner. Merci, président #Trump. MAGA ! [“Make America Great Again”] », a posté, sur le réseau social X, le compte de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, présidée par l’élu républicain de Floride Brian Mast. « C’est un grand pas dans la bonne direction. Je suis à la tête d’un projet de loi qui ramènerait le canal de Panama sous contrôle américain. Il est temps de contrer l’influence de la Chine sur les chaînes d’approvisionnement américaines », a renchéri Dustin Johnson, représentant républicain du Dakota du Sud.

    La société #CK_Hutchison gère les ports de Balboa et de Cristobal au Panama dans le cadre d’une concession signée pour la première fois en 1997 et prolongée jusqu’en 2047 en 2021.

    Lors de son investiture, M. Trump avait sévèrement critiqué le Panama, l’accusant d’avoir concédé l’exploitation du canal à des intérêts chinois, susceptibles de surveiller les mouvements des navires et de porter atteinte à la sécurité des Etats-Unis. « La Chine gère le canal de Panama. Et nous ne l’avons pas donné à la Chine. Nous l’avons donné au Panama et nous allons le reprendre », avait déclaré le président. L’infrastructure fut creusée par l’armée américaine sous l’égide du président Theodore Roosevelt (1901-1909) et inaugurée en 1914. Elle fut restituée en 1999 au Panama, plus de vingt ans après un traité négocié par le président démocrate Jimmy Carter (1977-1981) ratifié par le Sénat des Etats-Unis.

    Lors d’une conférence de presse avant son investiture, M. Trump n’avait pas exclu d’utiliser la force militaire ou la coercition économique pour reprendre le contrôle du canal. Des responsables panaméens et plusieurs anciens responsables militaires américains avaient déclaré que les installations chinoises ne représentaient pas une menace militaire et ne violaient pas la neutralité du canal.

  • Panama : une fillette meurt dans le naufrage d’un bateau de migrants refoulés des Etats-Unis
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/02/23/panama-une-fillette-meurt-dans-le-naufrage-d-un-bateau-de-migrants-refoules-

    Panama : une fillette meurt dans le naufrage d’un bateau de migrants refoulés des Etats-Unis
    Le Monde avec AFP
    Une fillette vénézuélienne est morte et vingt autres personnes ont été secourues après le naufrage, au large du Panama, d’un bateau transportant des migrants qui se rendaient en Colombie, après avoir été refoulés des Etats-Unis, a annoncé, samedi 22 février, la police aux frontières panaméenne. Le Service national des frontières du Panama (Senafront) a indiqué que le naufrage s’était produit dans la nuit de vendredi à samedi au large de la province côtière indigène de Guna Yala, au nord-est du Panama, « en raison d’une forte houle causée par le mauvais temps ». Le Fonds des Nations unies pour l’enfance a déploré la mort de l’enfant et a appelé les autorités à assurer le retour des migrants en toute sécurité.
    L’embarcation transportait dix-neuf migrants originaires du Venezuela et de Colombie, dont l’enfant de 8 ans, ainsi que deux passeurs, selon un communiqué du Senafront, chargé des opérations de sauvetage. Ils revenaient du Mexique et d’autres pays d’Amérique centrale par cette route pour éviter la dangereuse jungle du Darien, à la frontière avec la Colombie, après avoir été empêchés d’entrer aux Etats-Unis par les politiques d’expulsion du président Donald Trump.
    Un collaborateur de l’Agence France-Presse a capturé des images du départ vendredi de plusieurs embarcations avec des dizaines de migrants à bord depuis le quai rudimentaire de la ville de Carti, d’où est parti le bateau naufragé. « Qu’aurions-nous pu faire d’autre que de rentrer parce que nous ne pouvions plus continuer. Cela fait plus de quinze jours que nous sommes dans cette situation, que nous faisons tout le chemin depuis le Mexique jusqu’ici », pour rentrer, a déclaré un migrant vénézuélien, qui a préféré ne pas s’identifier, vendredi dans le port. Le Senafront a indiqué qu’au départ, trois bateaux devaient entamer ensemble le voyage vers La Miel, à Puerto Obaldia, dans l’est du pays, la dernière ville panaméenne à la frontière avec la Colombie, mais que deux d’entre eux ont suspendu le voyage en raison de « conditions défavorables ». « L’un des conducteurs a ignoré l’avertissement et a poursuivi sa route. Cette décision a conduit à l’incident malheureux », a ajouté la police aux frontières. Depuis Puerto Obaldia, les migrants allaient prendre un autre bateau pour continuer leur voyage vers la Colombie, et certains Vénézuéliens vers leur pays. Après l’arrivée au pouvoir de Donald Trump le 20 janvier, des centaines de migrants sud-américains ont pris le chemin du retour, en passant par des refuges dans plusieurs pays, à pied, en bus ou en bateau.

    #Covid-19#migrant#migration#panama#etatsunis#expulsion#frontiere#mortalite#sante#politiquemigratoire#venezuela#colombie#mexique

  • Le #désespoir de demandeurs d’asile expulsés par Trump et enfermés dans un #hôtel au #Panama

    Venus d’Iran, d’Afghanistan ou de Chine, des centaines de migrants ont été expulsés des États-Unis vers le Panama, qui veut les transférer dans un camp près de la jungle. Sous la pression du gouvernement Trump, plusieurs pays d’Amérique centrale ont en effet accepté d’accueillir des demandeurs d’asile “délocalisés” sur leur sol.

    “Ils sont arrivés du monde entier à la frontière des États-Unis, espérant demander l’asile. Au lieu de cela, ils ont été arrêtés, menottés et envoyés par un vol militaire vers un pays lointain, le Panama, raconte The New York Times.

    Ils affirment avoir été privés de leur passeport et, pour la plupart, de leur portable, puis enfermés dans un hôtel, sans pouvoir parler à un avocat. On leur a dit qu’ils seraient bientôt envoyés dans un camp de fortune près de la jungle panaméenne. À l’hôtel, une personne au moins a tenté de se suicider, selon plusieurs migrants. Une autre s’est cassé la jambe en tentant de s’échapper.”

    Le récit du quotidien new-yorkais, les témoignages qu’il a recueillis et les photos de l’hôtel Decapolis sont saisissants. Ces demandeurs d’asile enfermés depuis près d’une semaine, en violation de la loi panaméenne, ne sont pas originaires d’Amérique centrale mais d’Asie, du Moyen-Orient et d’Afrique. Ce sont “des migrants de pays tels que l’Afghanistan, l’Iran et la Chine, vers lesquels les États-Unis ne peuvent pas facilement envoyer les personnes expulsées”.

    (#paywall)

    https://www.courrierinternational.com/article/refugies-le-desespoir-de-demandeurs-d-asile-expulses-par-trum
    #expulsions #asile #migrations #externalisation #migrations #réfugiés #asile #USA #Etats-Unis #Trump #Donald_Trump #trumpisme

  • TikTok Videos Spread Misinformation to New Migrant Community in New York City
    https://themarkup.org/languages-of-misinformation/2024/09/26/tiktok-videos-spread-misinformation-to-new-migrant-community-in-new-york-

    Quand on travaille professionellement chaque jour avec des informatioms (je m’excuse pour le pléonasme maladroit), on ne se rend pas compte des dégâts causés par les mensonges et imprécisions dont sont victimes les personnes qui ne maîtrisent pas nous outils et n’ont pas notre savoir faire.

    Cet article sur The Markup explique comment de nombreuses vidéos Tiktok en wolof contribuent à l’exode des jeunes Sénégalais.

    26.9.2024 by Malick Gai - Misinformation on TikTok influenced these Senegalese migrants to come to the United States. Now they are being fed even more misleading information about navigating their new home

    Welcome to The Markup, where we use investigative reporting, data analysis, and software engineering to challenge technology to serve the public good. Sign up for Klaxon, a newsletter that delivers our stories and tools directly to your inbox.

    This article is copublished with Documented, a multilingual news site about immigrants in New York, and The Guardian US, which covers American and international news for an online, global audience.

    One video told viewers that new migrants easily get work permits and good jobs in the United States. Another warned viewers, once they are in the U.S., not to change their postal address or transfer their asylum case if they move to another state. Another instructed them to re-apply for asylum if they do not receive an acknowledgment letter within a few months.

    These videos were all posted on TikTok in French or Wolof, the languages spoken by many of the West African migrants who have arrived in New York City in the last two years.

    Documented reviewed hundreds of videos like these. Some aimed to inform, advise or persuade viewers and appeared to be well-meaning. Many featured migrants sharing their first-hand experiences of the asylum process to encourage others in their position, and some filmed candidly in supermarkets, on park benches, or in their cars.

    Other videos, however, were not so well-meaning.

    An industry of highly coordinated smuggling organizations are using social media apps like TikTok to promise seamless travel services — procuring airplane tickets, helping with visa applications, or providing places to stay during your trip to the U.S. One migrant from the Republic of Congo told Documented he was led by one smuggler to Brazil, where another agent then hosted him for two months in a safehouse with 10 other African migrants and took them onward to Panama by passing through the treacherous Darién Gap.

    Documented spoke with five Senegalese men who migrated to New York City in the past year who said that TikTok played a significant role in their decision to make the arduous journey to the U.S. Like thousands of other migrants who have made their way to the U.S. from China, Latin America and West Africa, these five men were inspired by testimonials from other migrants they saw on TikTok about their journeys to the city. And like many other migrants, they were frustrated that the hardship they faced in the U.S. stood in stark contrast to the optimistic videos that inspired them to make the journey. Even after arriving in the U.S., TikTok continues to play an outsized role in their new lives. ByteDance, TikTok’s parent company, did not respond to a request for comment at the time of publication.

    In the last five months, Documented analyzed the TikTok viewing history of five Senegalese migrants between 22 to 36-years-old, and who all arrived in New York in the past two years. For many members of this predominantly non-English speaking community, this was the first time they left their home country, and navigating life in New York City felt isolating and filled with incomprehensible rules and uncertainty. TikTok became a valuable place to get information, and provided people with seemingly helpful tips from how to open a bank account to how to pronounce common English phrases.

    Documented identified about 300 videos that had been watched by at least three men who shared their TikTok history. Between pranks and soccer clips, the men watched videos that provided either partial or inaccurate content about vital matters like how to fill out legal forms for requesting asylum, that if acted upon, could derail their asylum processes and integration into American society.

    In one of the misleading videos, the poster speaks about Mayor Eric Adams’ policies towards the city’s migrant population.

    The video, narrated in Wolof, features a man translating and explaining what he claims is a news story. He displays a screenshot of an English headline from the Manhattan Institute website, along with a photo of Mayor Adams.

    In the video, the man falsely asserts that Mayor Adams is handing out $50 million in cash to distribute among New York City’s migrant community, urging viewers to “share this video widely” as it could be “life-changing” for immigrants.

    Here’s what really happened. In February, Mayor Adams introduced a program providing pre-paid debit cards for migrant families to use on food and baby supplies — not $50 million in unconditional cash payments.

    Ass Malick Lo, 30, heard about people taking the Central American route to the U.S. in August 2023, both through social media and some people he knew from his home country of Senegal. He watched live feeds of people on the route as well as pre-recorded videos. He had the contact information of an uncle in New York City and used his savings, borrowed from a friend and sold his car in order to make the trip.

    When he arrived in New York, Lo said he was dependent on TikTok — videos helped him escape his surroundings, made him laugh and feel like he was with friends speaking Wolof. The social media app became one of the only sources of information and emotional support he could easily turn to when in doubt.

    “Migrant influencers are filling a void — sometimes providing hopeful information, but it might not always be truthful,” said Elora Mukherjee, professor of law at Columbia Law School where she directs the Immigrants’ Rights Clinic. Mukherjee said that it’s dangerous to have some of the most commonly reiterated misinformation online about how it is “easy” to travel, seek asylum and work legally in the U.S.

    “I was made to believe that when you come, you will have papers and find work, but that’s not the case,” Lo said.

    Instead, after filing their application for asylum, migrants must wait at least six months before they can get a work permit. Asylum seekers and local officials have called for reforming work permit eligibility rules as their top priority to ease the burden on the city to shelter and provide for their basic needs.

    “We should be a unified front on all levels of government calling for expedited federal work permits to ensure asylum-seekers can legally work,” Councilmember Shahana Hanif said in an Oped in 2023. Congresswoman Alexandria Ocasio-Cortez​​ has called on the White House to produce work permits in an interview with Documented last year. “What we are asking is for the federal government to get out of our way, so that our economy can function and we can integrate new Americans the way New York and New York City always has,” she said.

    Made to rely on back-to-back shelter stays, and hand-outs of food, clothing and other daily necessities, in an effort to sustain themselves, asylum seekers sometimes find unauthorized and unregulated short-stint employment like delivering food, loading shipping containers and dishwashing in kitchens.

    “It is this built-in waiting period that overburdens the city, and until people are able to work lawfully, instability and often exploitation will continue,” said Mukherjee.

    “I’m lucky to be literate. I have come across migrants who missed deadlines for fingerprinting, or appointments with judges because they don’t understand the content of the letters they receive about their asylum cases,” said Lo, who holds a French language bachelor’s degree.

    Through his struggles to find stability in the U.S., Lo has grown to understand the harms of misinformation not only for himself but for the Senegalese migrant community he belongs to.

    Now, Lo fact-checks the information he gets on TikTok by translating government websites from English to French and following verified news channels on social media.

    “I would use TikTok with skepticism and verify the information I see before acting on it, knowing what I know now,” said Lo.

    #migration #Sénégal #USA #Brésil #Panama

  • L’Actu des Oublié•es : Retrouvez toute la saison IV !

    https://audioblog.arteradio.com/blog/157476/podcast/227080/saison-iv-e-p14-no-a-la-mineria-equateur

    L’Actu des Oublié’es a consacré en ce mois d’avril deux épisodes aux luttes contre l’industrie minière, alors que les menaces comme les résistances se multiplient.
    Deuxième épisode en Equateur, où le gouvernement du président Noboa mène l’offensive en faisant appel à la police, à l’armée et même à des paramilitaires financés par les multinationales pour imposer des consultations aux populations. Pourtant, fort d’une constitution qui le protège (un peu), organisé et solidaire, le peuple équatorien résiste et maintient vivaces les flammes de la résistance.

    #écologie
    #soulèvement
    #panama
    #luttes
    #podcast
    #radio
    #amérique

  • L’Actu des Oublié•es : Retrouvez toute la saison IV !

    https://audioblog.arteradio.com/blog/157476/podcast/225891/saison-iv-e-p13-no-a-la-mineria-panama

    L’Actu des Oublié’es a consacré en ce mois d’avril deux épisodes aux luttes contre l’industrie minière, alors que les menaces comme les résistances se multiplien.
    Premier épisode au Panama, où le peuple a déferlé dans les rues contre la plus grande mine de cuivre du continent latinoaméricain... avec l’enjeu de bannir l’industrie minière du pays.

    #écologie
    #soulèvement
    #panama
    #luttes
    #podcast
    #radio
    #amérique

  • Panama’s next president says he’ll try to shut down one of the world’s busiest #migration routes
    https://apnews.com/article/panama-immigration-mulino-darien-f46becc989e0f2c944922b03e6417a3f

    But masses of people took the challenge and set out on foot through the jungle-clad Colombian-Panamanian border. A crossing that initially could take a week or more eventually was whittled down to two or three days as the path became more established and entrepreneurial locals established a range of support services.

    It remains a risky route, however. Reports of sexual assaults have continued to rise, some migrants are killed by bandits in robberies and others drown trying to cross rushing rivers.

    Even so, some 147,000 migrants have already entered #Panama through Darien this year.

    Previous attempts to close routes around the world have simply shifted traffic to riskier paths.

    “People migrate for many reasons and frequently don’t have safe, orderly and legal ways to do it,” said Giuseppe Loprete, chief of mission in Panama for the U.N.’s International Organization for Immigration. “When the legal routes are not accessible, migrants run the risk of turning to criminal networks, traffickers and dangerous routes, tricked by disinformation.”

  • La #jungle du #Darien

    Le Darien est une jungle située à la frontière entre la Colombie et le Panama où transite des centaines de migrants qui cherchent à atteindre le rêve américain.

    C’est à l’extrême sud du Panama que se trouve le Darien, la province la plus pauvre du pays. Une région de plus de 5000 km2, où il faut traverser des zones marécageuses, du relief et de la jungle.

    C’est le seul endroit où s’interrompt la route panaméricaine qui parcourt les Amériques, de l’Alaska jusqu’à la Patagonie. On appelle cette interruption la « #brèche_du_Darien », et cela peut donner à nos auditeurs une idée de la complexité de l’environnement, et des difficultés auxquelles sont confrontés les migrants qui traversent cette région.

    Selon un décompte officiel, 48 migrants sont mort ou ont été portés disparus dans le Darien en 2023. Mais c’est un chiffre considéré comme très en dessous de la réalité, d’après les récits des migrants…

    Les migrants qui traversent le Darien qualifient cette jungle de « première frontière » des Etats-Unis .

    Le périple des migrants commence en Colombie , sur les rives du #Golfe_d’Urabà, où s’arrête la route panaméricaine.

    Les migrants traversent le Golfe à bord de bateaux touristiques, pour se rendre sur l’autre rive, plus proche de la frontière. Ici, ils achètent les services de guide et les abris proposés par les communautés afro-colombiennes et amérindiennes locales, sous le contrôle du #Clan_del_Golfo. Un puissant cartel de drogue colombien, qui, supervise désormais l’organisation des routes migratoires du côté colombien de la frontière. Selon l’armée colombienne, le cartel prélève sur chaque migrant une centaine de dollars en moyenne, engrangeant un gain considérable (selon le Panama, 820 millions de dollars en 2023).

    En échange d’une somme allant de 270 à 1 000 dollars, selon les itinéraires, les migrants sont conduits dans la jungle par les passeurs colombiens , jusqu’à la frontière avec le Panama. De là, ils poursuivent seuls la traversée de la jungle.

    Pendant plusieurs jours, les migrants sont exposés aux dangers liés au terrain, comme des crues soudaines et des glissements de terrain en raison de pluies torrentielles, aux maladies, au manque d’eau et de nourriture… A cela s’ajoute la menace des bandes armées qui profitent de la vulnérabilité des migrants et qui se livrent au racket et aux agressions sexuelles.

    A la sortie de la jungle, les migrants arrivent dans les communautés autochtones du Panama qui vivent le long du #fleuve. Elles ont adapté leur économie à ces flux migratoires, et proposent contre rémunération hébergement, nourriture et transport en #pirogue vers des centres d’accueil temporaires, gérés par l’Etat panaméen et l’OIM, l’Organisation mondiale pour les migrations. Les migrants qui parviennent jusque-là, s’ils ont l’argent nécessaire, tentent ensuite de poursuivre leur route en bus, jusqu’à la frontière avec le Costa Rica, pour ensuite remonter l’Amérique centrale et le Mexique jusqu’aux Etats-Unis.

    Malgré les #dangers liés à la nature hostile et aux gangs armés, cette route attire de plus en plus de migrants…

    Lorsque le Panama a commencé à tenir des chiffres sur les flux migratoires à travers le Darien, en 2010, on avait comptabilisé 559 personnes. En 2015 et en 2016, sous la pression de la crise économique et politique au Venezuela, et des flux migratoires vénézuéliens et latino-américains qu’elle avait entraîné, on avait atteint un premier pic, d’environ 30 000 migrants. Des chiffres qui paraissent dérisoires aujourd’hui.

    En 2023, un demi-million de migrants a traversé le Darien. Un chiffre record qui, selon toute attente, sera dépassé cette année, selon le Panama.

    Si auparavant, cette route migratoire s’inscrivait dans des dynamiques régionales latino-américaines, elle voit passer aujourd’hui les migrants du monde entier. En 2023, les autorités du Panama ont recensé 40 nationalités , allant de Haïti à la Chine, de la Somalie au Nigeria, du Venezuela à la Syrie…

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-cartes-en-mouvement/la-jungle-du-darien-3552674
    #Colombie #Panama #cartographie #visualisation #migrations #réfugiés #frontières #risques #décès #morts_aux_frontières #mourir_aux_frontières

    ping @reka

  • Nous avons une bataille importante entre nos mains au Panama.

    Le gouvernement a déclaré une guerre contre SUNTRACS, un syndicat de travailleurs de la construction affilié à Building and Wood Workers’ International (BWI).

    Comme le reporte BWI, SUNTRACS est pénalisé par des traitements persécuteurs, répressifs, et intimidants par les autorités panaméennes pour son rôle de premier plan dans les manifestations qui ont fait échouer une concession minière de 40 ans pour la société transnationale First Quantum Minerals. La politique extractif aurait causée de graves dégâts sociaux et environnementaux.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/02/29/panama-stop-attaques-contre-suntracs/#comment-60402

    #international #panama

  • Panama : Stop attaques contre SUNTRACS

    Action conjointe avec l’IBB (Internationale des travailleurs du Bâtiment et du Bois), il concerne une fédération syndicale internationale regroupant 361 syndicats libres et démocratiques, représentant un total de 12 millions de travailleurs dans les secteurs de la construction, des matériaux de construction, du bois, de la sylviculture et des secteurs connexes dans 115 pays. La mission principale de l’IBB est de sauvegarder et de promouvoir les droits des travailleurs afin d’améliorer leurs conditions de travail et de vie, en affirmant que les droits syndicaux sont intrinsèquement des droits de l’homme, enracinés dans les principes d’égalité, de solidarité et de démocratie.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/02/29/panama-stop-attaques-contre-suntracs

    #international #panama

  • Le Nicaragua, florissante plaque tournante des migrants à destination des Etats-Unis
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/02/02/le-nicaragua-florissante-plaque-tournante-des-migrants-a-destination-des-eta

    Le Nicaragua, florissante plaque tournante des migrants à destination des Etats-Unis
    Par Angeline Montoya, Sandrine Morel (Madrid, correspondante) et Julia Pascual
    « Billet pour le Nicaragua disponible. Prix : 8 500 dollars » ; « Billet d’avion Sénégal-Nicaragua disponible. Intéressés inbox plus d’infos merci » ; « Billets et dossiers 3 millions [de francs CFA] »… Sur Facebook, les annonces sont pléthoriques. Voilà plus d’un an qu’une route migratoire a pris son essor pour des Sénégalais désireux de rejoindre les Etats-Unis. Ils réservent des vols à destination de Managua, au Nicaragua, puis remontent l’Amérique centrale par la voie terrestre jusqu’à leur destination finale. « En 2023, des agences de voyages se sont dites submergées de demandes à Dakar », rapporte Nelly Robin, de l’Institut de recherche pour le développement. « A un moment, jusqu’à 300 personnes prenaient l’avion chaque jour, ajoute Aly Tandian, président de l’Observatoire sénégalais des migrations. Des vols se sont développés via Casablanca et Madrid ou via la Turquie. Pour tous ces pays, les Sénégalais n’avaient pas besoin de visa. »
    Cette situation est sur le point d’être contrariée. Mardi 30 janvier, le gouvernement espagnol, soucieux de dissuader d’éventuels demandeurs d’asile, a décidé qu’à compter du 19 février, les Sénégalais qui font escale à l’aéroport de Madrid Barajas devront disposer d’un visa de transit aéroportuaire. Depuis le 20 janvier, ce sésame est aussi exigé des Kényans. En août 2023, ce sont les ressortissants d’Ouzbékistan qui se sont vu imposer cette formalité par l’Espagne, et un an plus tôt, les Turcs…
    Tierno (le prénom a été modifié) a rejoint les Etats-Unis à l’automne 2023. Ce Sénégalais de 29 ans a atterri à Managua le 29 septembre et est entré en Arizona douze jours plus tard. Aujourd’hui, il est hébergé chez un compatriote dans l’Ohio. « J’attends d’obtenir mon permis de travail, dit-il. Après, il y a du boulot dans des entrepôts comme ceux d’Amazon. »
    Tierno a longtemps voulu se rendre en France, où vit l’un de ses frères. « Mais on regarde les infos et j’ai beaucoup d’amis en Europe, je sais que leur situation n’est pas facile, surtout quand tu n’as pas de papiers, nous confie le jeune diplômé de géographie. Aux Etats-Unis, le working permit dure cinq ans et te permet de faire partie du pays. »
    La migration sénégalaise outre-Atlantique n’est pas inédite. « Au début des années 2000, il y avait des vols vers le Brésil, rapporte Nelly Robin. Certains Sénégalais ont continué vers les Etats-Unis. Aujourd’hui, l’essor de la route via le Nicaragua est aussi lié à la dangerosité des routes transsahariennes et de la voie maritime via les Canaries. » Tierno a déboursé près de 7 000 euros pour son voyage qu’il a réalisé en avion, mais aussi en bus, en voiture, en pirogue pour remonter l’Amérique centrale et le Mexique. « Au Nicaragua, se souvient-il, tu sors de l’aéroport, il y a beaucoup de gens qui te proposent leurs services. J’ai payé 60 dollars [55 euros] un certain Pedro pour aller au Honduras. J’ai logé dans son hôtel et on a voyagé dans des 4 × 4. On était un groupe avec des Camerounais, des Mauritaniens, des Indiens… »
    Selon des données gouvernementales obtenues par le New York Times, le nombre de ressortissants africains appréhendés à la frontière avec le Mexique est passé de plus de 13 000 en 2022 à plus de 58 000 en 2023, parmi lesquels une majorité de Mauritaniens et de Sénégalais.
    Depuis trois ans, le Nicaragua est devenu un tremplin pour ces migrants, notamment ceux qui veulent éviter la traversée de la terrible jungle du Darien, entre la Colombie et le Panama. Le régime autoritaire de Daniel Ortega a vu dans ce flux non seulement un moyen de remplir les caisses de l’Etat, mais également une arme de politique étrangère contre les Etats-Unis, qui lui ont imposé de nombreuses sanctions ces dernières années.
    En 2021, Managua a supprimé l’obligation de visa pour les Cubains, alors que l’île communiste connaît le plus grand exode de son histoire. En 2022 et 2023, cette exemption a été étendue à de nombreux autres ressortissants de la région, notamment haïtiens, puis originaires d’Afrique et d’Asie. « En avril 2023, le gouvernement nicaraguayen a chargé une société privée basée à Dubaï de gérer les contrats avec des compagnies de vols charters à travers l’Asie, l’Europe et l’Afrique, car le pays n’avait ni les connaissances ni les capacités pour le faire », explique Manuel Orozco, expert en migration du Dialogue interaméricain, un centre de réflexion basé à Washington. Résultat : « Entre juin 2023 et fin janvier 2024, 160 000 étrangers sont arrivés à l’aéroport international Augusto C. Sandino de Managua, signale le chercheur. [Parmi eux], 39 % venaient d’Haïti et 40 % de Cuba. »
    Lire aussi : Article réservé à nos abonnés A la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, des arrivées de migrants en forte hausse
    A leur arrivée à Managua, les passagers s’acquittent d’une sorte de « taxe » informelle oscillant entre 150 et 200 dollars, selon les témoignages. Les compagnies aériennes, elles, paient jusqu’à 3 000 dollars de frais par atterrissage. Sans compter les taxes d’aéroport exigées des passagers. Au total, plusieurs millions de dollars alimentent le régime nicaraguayen.
    Le 21 novembre 2023, le département d’Etat imposait des sanctions contre les dirigeants de sociétés proposant des vols charters « destinés à être utilisés principalement par des personnes migrant de manière irrégulière vers les Etats-Unis ». Sous la pression, Haïti a décidé de les suspendre et plusieurs compagnies aériennes, comme les dominicaines SkyHigh Aviation Services et Air Century, lui ont emboîté le pas, tandis que d’autres poursuivent leurs activités.ñ
    Une partie de ces migrants ne fait que passer par l’Europe. Mais depuis le mois d’août, la situation dans l’aéroport de Madrid-Barajas, principal hub de correspondance avec l’Amérique latine, est chaotique. Selon les syndicats policiers, près de 450 personnes s’y trouvaient retenues fin janvier, dans des salles de rétention. Les conditions sont si déplorables que la Croix-Rouge a décidé, le 23 janvier, de jeter l’éponge et de laisser la police se charger de l’aide humanitaire.
    Selon des travailleurs de l’aéroport, interrogés par le site d’information Elespanol.com, les migrants retenus sont majoritairement des Sénégalais, arrivés de Casablanca avec pour destination des pays d’Amérique latine, et comme objectif final, les Etats-Unis. « Certains demandent l’asile à peine descendus d’escale, d’autres restent dans le terminal en essayant de poursuivre leur voyage et demandent l’asile quand ils n’y parviennent pas. Parfois, ils sont allés jusqu’en Amérique latine et ont été renvoyés à leur dernière escale… », détaille Elena Muñoz, coordinatrice des questions juridiques pour la Commission espagnole d’aide aux réfugiés.Ils ont pu se retrouver confrontés à un billet de correspondance faux ou annulé, à une carte de crédit qui ne fonctionne pas, ou à l’impossibilité de s’acquitter, au Salvador, dernière escale avant Managua, de la nouvelle « taxe d’amélioration aéroportuaire » de 1 130 dollars. Créée en octobre, elle est censée financer les travaux d’agrandissement de l’aéroport, mais ne s’applique qu’aux citoyens africains et indiens… Le nombre de demandes d’asile déposées à Barajas a bondi de 766 en 2022 à 2 800 en 2023, et a atteint 860 pour le seul mois de janvier.
    Pression américaine
    En France, la police aux frontières (PAF) a elle aussi assisté à l’essor de ces routes migratoires, par le biais notamment de candidats originaires d’Asie. « Le phénomène est apparu pendant la crise du Covid, explique Julien Gentile, le chef de la PAF à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Ça s’est porté sur Roissy à partir du moment où Madrid a commencé à soumettre certaines nationalités à des visas de transit aéroportuaire. »Le commissaire Gentile relate ainsi le cas de ces passagers ouzbeks débarquant à Roissy jusqu’au début du mois de décembre 2023. Ils embarquaient depuis la Turquie sur des vols Istanbul-Lomé, avec une escale prévue à Paris. En transit à Roissy, ils ne prenaient pas leur correspondance pour le Togo et se « faisaient oublier » en zone internationale pendant plusieurs jours afin d’être certains de ne pouvoir être renvoyés en Turquie, qui refuse les réacheminements de voyageurs au-delà de sept jours. Une fois ce délai passé, ils achetaient un billet d’avion pour le Nicaragua. Comme il n’existe pas de vol direct, ils transitaient par le Panama.
    A priori, cette migration n’a aucune incidence pour la France. Mais, sous la pression des Etats-Unis, le Panama a commencé à refuser les Ouzbeks et à les renvoyer vers Paris. Embarrassée par ces candidats à l’émigration, la France a instauré le 7 décembre une obligation de visa de transit aéroportuaire pour les Ouzbeks. C’est ce qui s’était aussi produit en avril 2021, avec l’instauration de ce visa pour les Indiens face à l’arrivée en nombre de ressortissants du Pendjab. « C’était des agriculteurs venus avec l’argent d’une année de récolte qui voulaient rejoindre le Canada via des escales à Paris et des destinations en Amérique du Sud », se souvient le commissaire Gentile. Une route réapparue le 21 décembre, lors de l’immobilisation d’un avion en provenance des Emirats arabes unis avec quelque 300 Indiens à son bord. Ils effectuaient une escale technique à l’aéroport de Vatry (Marne) et avaient pour destination finale le Nicaragua.

    #Covid-19#migrant#migrant#nicaragua#espagne#senegal#panama#etatsunis#routemigratoire#emigration#escale#sante

  • Comment le Nicaragua est devenu le raccourci des migrants africains et asiatiques vers les Etats-Unis
    https://www.seneweb.com/news/International/comment-le-nicaragua-est-devenu-le-racco_n_429343.html

    Comment le Nicaragua est devenu le raccourci des migrants africains et asiatiques vers les Etats-Unis
    Par : AFP - Webnews | 30 décembre, 2023 à 10:12:21 | Lu 702 Fois |
    L’Airbus A340 de la compagnie roumaine Legend Airlines, qui se rendait à Managua depuis Dubaï, a été immobilisé le 21 décembre lors d’une escale à l’est de Paris, en raison de soupçons « de traite d’êtres humains ». Lundi 276 passagers indiens ont été renvoyés vers Bombay, 27 personnes sont restées en France, dont deux soupçonnées d’être des passeurs et présentées devant un juge d’instruction parisien. La police indienne a également ouvert une enquête. Les passagers auraient payé des dizaines de milliers de dollars à des passeurs pour atteindre les États-Unis, a affirmé à l’AFP un commissaire de police indien.
    Manuel Orozco, expert en migration au sein du groupe de réflexion Inter-American Dialogue, a expliqué à l’AFP que le gouvernement du président nicaraguayen Daniel Ortega, qui considère les États-Unis comme un « ennemi », avait facilité « un réseau de services aériens internationaux » afin que les migrants « puissent atteindre plus rapidement la frontière entre Mexique et États-Unis », utilisant le Nicaragua comme « un raccourci ». Une action « préméditée » selon lui, « pour augmenter le poids de la crise migratoire vers les États-Unis et capter des revenus » en visas et taxes aéroportuaires. « Nous avons recueilli des données sur plus de 500 vols charters » et « même l’autorité aéroportuaire » a passé un contrat « avec des entreprises privées situées à Dubaï pour former des fonctionnaires à la gestion de la paperasserie internationale », a ajouté l’expert. L’avocate de Legend Airlines, Liliana Bakayoko, a confirmé à l’AFP que les ressortissants indiens « devaient obtenir leur visa à l’aéroport » de Managua et que le Nicaragua avait approuvé la liste des passagers avant qu’ils n’embarquent, comme le prévoit la procédure migratoire.Sans cette approbation « l’avion ne pouvait pas obtenir l’autorisation d’atterrir au Nicaragua et donc de décoller » de Dubaï, a-t-elle expliqué. Le flux de migrants asiatiques et africains entrant au Honduras par sa frontière terrestre avec le Nicaragua - où ils arrivent directement en taxi ou en bus depuis l’aéroport - a quintuplé, passant de 14 569 en 2022 à 76 178 en 2023 (+522 %).
    Les migrants traversent ensuite le Guatemala pour entrer au Mexique jusqu’à la frontière Sud des États-Unis, au prix de milliers de dollars pour de nouveaux passeurs.
    L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) souligne une « tendance significative » des migrants africains et cubains souhaitant se rendre aux États-Unis à choisir « les routes aériennes vers l’Amérique centrale en évitant le Darién », la jungle entre Colombie et Panama. Cubains, Haïtiens, Chinois, Vietnamiens et Africains avaient rejoint ces dernières années la vague de Vénézuéliens qui traversent cette dangereuse frontière naturelle où ils sont livrés aux trafiquants ainsi qu’à la rudesse de l’épaisse jungle, considérée comme « l’enfer » des migrants. Plus d’un demi-million ont emprunté cette année cette route longue de 266 km, plus du double qu’en 2022. Le Nicaragua, selon Manuel Orozco, est depuis 2021 un « tremplin » vers les États-Unis pour les Cubains et les Haïtiens pour lesquels aucun visa n’est requis.Une moyenne de 50 vols charters par mois ont transité entre La Havane et Managua de janvier à octobre 2023. Depuis Port-au-Prince, les vols sont passés de 30 en août, à 100 en septembre et 130 en octobre, selon Inter-American Dialogue. Comme le Panama, hub international, San Salvador est également une plaque tournante d’Amérique centrale pour migrants à bord de vols commerciaux à destination du Nicaragua, a expliqué à l’AFP un porte-parole de la Direction générale des migrations du Salvador. À l’instar du Costa Rica et du Panama, le Salvador a imposé en octobre une taxe aéroportuaire de 1 130 dollars (1 498 $ canadiens) aux ressortissants africains et indiens en transit. Ces derniers mois, les autorités colombiennes ont, elles, remarqué qu’une majorité des passagers de vols en provenance de Turquie étaient des Africains en transit vers San Salvador, via un vol depuis Bogota, pour se rendre au Nicaragua. « Des personnes qui [...] veulent migrer et paient des billets et d’autres choses pour éviter de passer par le Darién », a expliqué cette semaine le vice-ministre colombien des Affaires étrangères, Francisco Coy.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#nicaragua#sansalvador#costarica#panama#transit#etatsunis#cuba#haïti#chine#vietnam#afrique#venezuela#routemigratoire#inde#turquie#OIM#aviation

  • Le canal de Panama frappé par la sécheresse, circulation restreinte pendant un an
    https://www.lemonde.fr/climat/article/2023/08/26/circulation-restreinte-pendant-un-an-dans-le-canal-de-panama-en-raison-de-la


    L’extrémité du canal de Panama sur la côte Pacifique, le 25 août 2023.
    IVAN PISARENKO / AFP

    L’eau de pluie est indispensable au bon fonctionnement des écluses qui permettent de franchir la chaîne de montagnes que traverse l’isthme.

    C’est une conséquence inattendue du changement climatique et du phénomène El Niño : l’accès au canal de Panama, voie de passage des navires marchands entre l’Atlantique et le Pacifique, sera réduit pendant un an en raison du manque de pluies.

    Depuis le 30 juillet, le nombre de navires autorisés chaque jour est passé de 40 à 32 et leur tirant d’eau, la hauteur de la partie immergée du bateau, a été réduit à 44 pieds (13,4 mètres). « Aujourd’hui, nous prévoyons [de prolonger ces mesures] pour un an, à moins qu’en septembre, octobre et novembre de fortes pluies ne tombent dans le bassin-versant du canal et remplissent les lacs », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Ilya Espino, administratrice adjointe du canal.

    Cette annonce doit permettre aux clients du canal de mieux « planifier » leurs passages, a-t-elle ajouté. Les restrictions ont en effet eu une conséquence spectaculaire : des embouteillages de navires, patientant, de part et d’autre du canal, pour pouvoir traverser. Il y en avait 130 jeudi et le total est monté à 160 courant août.

    Le temps d’attente a, lui, grimpé en flèche : auparavant de trois à cinq jours, il a atteint dix-neuf jours pour revenir à onze aujourd’hui. « Nous gérons facilement une file d’attente de 90 navires », mais « 130 ou 140, cela nous pose des problèmes et entraîne des retards », reconnaît Mme Espino.

  • Severe drought in Panama hits global shipping industry
    https://www.ft.com/content/86839bc7-1926-4bf6-b593-1720f7fbd8b4

    A severe drought in Panama is leading to unusually long delays and tough restrictions along one of the world’s most important trade routes, illustrating the challenge climate change poses to global commerce.

    High temperatures and one of the driest years on record have led authorities in the Central American country, which is usually one of the world’s wettest, to lower the number of crossings and bar ships with heavy loads from using the Panama Canal.

    The restrictions — rare during Panama’s wet season, which lasts from May to December — have led big carriers including German group Hapag-Lloyd to announce surcharges for routes that rely on the gateway between the Atlantic and Pacific. While lower demand for goods exports has lessened the impact, vessels with loads still light enough to use it are facing extended waits of more than two weeks.

    “The Panama Canal is really the wild card in the container shipping market right now,” said Peter Sand, chief analyst at Xeneta. “Shippers should consider their options and manage their risks as Panama congestion is on the rise.”

    More than 3 per cent of world trade by volume, including liquid gas from the US and soft fruits from South America, passes through the nearly 110-year-old canal, which also provides essential income for Central America’s richest country per head of population.

    Up to 29 per cent of container trade crossing the Pacific travels through the canal, according to data provider MDS Transmodal.

    #transports_maritime #porte-conteneurs #logistique #climat #sécheresse

  • Si tu connais rien en reggaeton (un peu comme moi).

    Histoire, tubes, critiques, avenir : TOUT SUR LE REGGAETON (avec Geos et Victor)
    https://www.youtube.com/watch?v=HEgR8f72BoM

    REGGAETON THÉORIE : Et si on prenait le reggaeton au sérieux ? [DOCUMENTAIRE]
    https://www.youtube.com/watch?v=w2LgNpGrxPU

    #musique #reggaeton #histoire #danse #Amérique_du_sud #Amérique_centrale #Panama #Porto_Rico #riddim #reggae #dancehall #rap #dembow

  • HCR - Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés préconise la création d’un mécanisme régional pour faire face aux déplacements sans précédent au Mexique et en Amérique centrale
    https://www.unhcr.org/fr-fr/news/press/2021/12/61a9e616a/haut-commissaire-nations-unies-refugies-preconise-creation-dun-mecanisme.html

    Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés préconise la création d’un mécanisme régional pour faire face aux déplacements sans précédent au Mexique et en Amérique centrale
    GENÈVE – Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a conclu une visite de dix jours au Mexique, au Salvador et au Guatemala par un appel sans équivoque en faveur de la mise en place d’un mécanisme régional qui permettrait de renforcer, de coordonner et de créer des synergies entre les différents programmes, politiques et initiatives visant à faire face à l’ampleur et à la complexité sans précédent qui caractérisent les mouvements de population au Mexique et en Amérique centrale. « Plutôt que d’ériger des murs pour retenir les gens, nous devrions plutôt aider ceux qui se déplacent à rester chez eux en créant les conditions nécessaires pour qu’ils n’aient pas besoin de partir et que ceux qui doivent s’enfuir trouvent ce dont ils ont besoin plus près de chez eux », a expliqué Filippo Grandi. « Ce dont nous avons besoin, c’est d’un mécanisme régional pour générer des synergies entre les différents programmes, alliances, plateformes et forums existants qui tentent de s’attaquer aux causes structurelles de la mobilité humaine et de trouver des solutions. »
    Le déplacement de près d’un million de personnes au Mexique et en Amérique centrale est dû à un certain nombre de facteurs économiques, sociaux et humanitaires interconnectés, notamment le manque d’opportunités, l’insécurité causée par les gangs et le crime organisé, les ravages de la pandémie de Covid-19 et les effets du changement climatique. En outre, les migrants et les demandeurs d’asile venant de plus loin au sud et des Caraïbes transitent de plus en plus par l’Amérique centrale. Cette année, plus de 100 000 hommes, femmes et enfants ont entrepris la traversée de la jungle du Darien entre la Colombie et le Panama, tandis qu’au cours des six premiers mois de 2021, le Mexique a reçu le troisième plus grand nombre de demandes d’asile au monde. « Le Mexique et le Guatemala ne sont pas seulement des lieux de transit, mais de plus en plus des pays où les réfugiés et les migrants trouvent la sécurité et un accès à des opportunités », a déclaré Filippo Grandi. « Dans ces deux pays, j’ai vu de nombreuses manifestations de générosité, un accueil chaleureux et de véritables efforts pour intégrer les réfugiés dans le tissu social et économique. J’ai également rencontré de nombreux réfugiés qui sont heureux de travailler, d’étudier et de contribuer de différentes manières au bien-être de leurs communautés d’accueil ». Le HCR collabore avec les gouvernements, la société civile et d’autres partenaires pour renforcer les systèmes d’asile au Mexique, au Guatemala et dans d’autres pays d’Amérique centrale, et plaide pour des alternatives migratoires en faveur de ceux qui en ont besoin. De nombreuses personnes déracinées par la violence dans la région ne franchissent pas de frontières internationales mais restent dans leur propre pays. Au cours de sa visite, le Haut Commissaire a pu constater les efforts déployés par le Salvador pour renforcer sa législation, ses politiques publiques et ses programmes afin de répondre aux besoins de protection, de services et d’assistance pour les personnes déplacées à l’intérieur du pays. Le mardi 30 novembre, le Haut Commissaire a participé à la 4e réunion annuelle du Cadre régional de protection et de solutions (MIRPS, selon l’acronyme espagnol), qui réunit le Belize, le Costa Rica, le Salvador, le Guatemala, le Honduras, le Mexique et le Panama dans le but de coordonner les réponses régionales et nationales visant à s’attaquer aux causes profondes des déplacements forcés, à apporter des réponses efficaces aux besoins de protection de la population déplacée, des demandeurs d’asile, des réfugiés et des rapatriés ayant besoin de protection, ainsi qu’à la recherche de solutions durables.

    #Covid-19#migrant#migration#ameriquecentrale#mexique#guatemala#salvador#honduras#costarica#belize#panama#sante#pandemie#crise#violence#vulnerablité#deplacementforce#protection#rapatrie#asile#unhcr

  • Immortel
    Mario Vargas Llosa élu à l’Académie française

    Epinglé dans les Pandora Papers, candidat résolument libéral à la présidence du Pérou en 1990, l’écrivain péruviano-espagnol a été lauréat du Nobel en 2010 mais n’a jamais écrit en français.

    https://www.liberation.fr/culture/livres/mario-vargas-llosa-elu-a-lacademie-francaise-20211125_B3EUPQTIAVANRKJR6WH

    L’écrivain péruviano-espagnol Mario Vargas Llosa a été élu, jeudi, à l’Académie française, qui a fait une exception à l’âge limite pour cet homme de 85 ans. Le romancier, Prix Nobel de littérature en 2010, a obtenu au premier tour 18 voix, contre une pour le réalisateur Frédéric Vignale, un blanc et deux nuls. Sa candidature avait été retenue par les Immortels alors que depuis 2010, il faut avoir moins de 75 ans pour se présenter à cette élection. En revanche, il n’existe aucune règle quant à la nationalité.

    D’autres étrangers ont ainsi été élus à l’Académie par le passé, comme l’Américain Julien Green et l’Algérienne Assia Djebar, aujourd’hui décédés, ou le Canado-Haïtien Dany Laferrière, qui y est entré 2013. En revanche, et c’est sa particularité, Mario Vargas Llosa n’a jamais publié en français. Il le parle couramment, pour avoir immigré à Paris en 1959, mais n’écrit qu’en espagnol. Elu à l’Académie royale espagnole en 1994, il vit aujourd’hui à Madrid.
    Résolument à droite

    Son œuvre traduite en français, essentiellement aux éditions Gallimard, est abondante, depuis la Ville et les Chiens en 1966, jusqu’à Temps sauvages en 2021. Il a été le premier écrivain étranger à entrer à entrer de son vivant dans la prestigieuse collection de la Pléiade, en 2016. Né à Arequipa (sud du Pérou) le 28 mars 1936, cet enfant de la classe moyenne, après un passage à l’Académie militaire de Lima, se destine aux études littéraires, à Lima puis Madrid, et au journalisme. Il a notamment travaillé au desk espagnol de l’AFP à Paris.

    Son talent d’écrivain fera de lui l’une des figures de la révélation au monde de la littérature latino-américaine dans les années 60, aux côtés du Colombien Gabriel García Márquez, de l’Argentin Julio Cortázar ou des Mexicains Carlos Fuentes et Juan Rulfo. Il a aussi eu une carrière politique, avec une candidature à la présidence du Pérou en 1990, résolument à droite. Il y a affirmé des opinions libérales controversées, qui heurtaient une bonne partie de l’électorat. Attiré dans sa jeunesse par la révolution cubaine, Mario Vargas Llosa s’en est détaché dans les années 70. Il a ensuite été l’un des critiques les plus virulents de certains régimes autoritaires latino-américains, comme le Venezuela de Hugo Chavez.
    Cinq sièges vacants

    Lors de l’élection présidentielle péruvienne de juin, il soutenait la candidate de la droite populiste Keiko Fujimori, fille de l’ancien président Alberto Fujimori, battue au second tour. Dernièrement, la polémique a concerné des soupçons d’évasion fiscale. D’après les révélations de plusieurs médias dans l’affaire des « Pandora Papers », Mario Vargas Llosa a été actionnaire entre 2015 et 2017 d’une société des îles Vierges britanniques, un paradis fiscal. Lui dément toute intention d’échapper à quelque impôt que ce soit.

    L’Académie française n’avait pas accueilli de lauréat du Nobel depuis François Mauriac, élu en 1933, récipiendaire du prix suédois en 1952, et décédé en 1970. Sur les 40 sièges de l’institution conçue comme la gardienne de la langue française, cinq restent vacants, et les 35 autres sont occupés par 29 hommes et six femmes.

    Faute de candidatures de valeur, l’Académie éprouve des difficultés notoires à attribuer ces sièges vacants. Son influence a reculé, le prestige de l’« habit vert » n’est plus du tout le même qu’au siècle précédent, et beaucoup de linguistes jugent ses avis non pertinents. Le fauteuil pris par le Péruviano-Espagnol est le numéro 18, précédemment occupé par le philosophe Michel Serres, et avant cela, entre autres, le philosophe Alexis de Tocqueville, le maréchal Foch ou l’ancien chef de gouvernement Edgar Faure.

    Vargas Llosa a aussi été épinglé pour les Panama Paper, pas seulement les Pandora Paper, c’est un habitué de l’exile fiscale, chez les académiciens on pratique cet art à un niveau internationale.
    https://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/08/panama-papers-l-ecrivain-mario-vargas-llosa-compte-offshore-un-jour-prix-nob

    #af #académie_française #art #argent #exil_fiscal #panama_papers #pandora_papers

  • Tod eines opportunistischen Killers
    https://www.heise.de/tp/features/Tod-eines-opportunistischen-Killers-6222916.html?seite=all

    20.10.2021 von Gerd Roettig - Colin Powell zeigt vor den UN am 5. Februar 2003 eine Ampulle, vermeintlich mit Milzbranderregern. Der Irak, sagte er, verfüge wahrscheinlich über solche Massenvernichtungswaffen. Bild: U.S. Government

    Colin Powell war nicht der größte Lügner der Regierung Bush Juniors. Bei der Durchsetzung des Angriffskriegs auf den Irak vor knapp zwei Jahrzehnten spielte er aber eine Schlüsselrolle.

    Der vor wenigen Jahren verstorbene Schriftsteller #Gore_Vidal beschrieb seine Heimat einst als United States of Amnesia, als Land des Vergessens. Vidal, einer der scharfzüngigsten Kritiker der Regierung Georg W. Bushs – oder, wie er sie selbst nannte, #Cheney-Bush-Junta – befürchtete bereits damals, dass deren völkerrechtliche Verbrechen in Serie nicht nur nicht aufgeklärt zu werden drohten, sondern alsbald historisch verklärt werden würden.

    Diese Befürchtung bestätigte sich einmal mehr vor wenigen Monaten, als auch hiesige Medien den Tod von Ex-Pentagon-Chef Donald Rumsfeld mit ausgesprochen milden Tönen quittierten. Gegen den notorischen Scharfmacher und Hauptarchitekten des neokonservativen Programms einer über Leichen gehenden US-Hegemonie war immerhin auch hierzulande Klage wegen Kriegsverbrechen, gefährlicher Körperverletzung und Verstoßes gegen die UN-Folterkonvention eingereicht worden, woran sich offenbar nur noch die Wenigsten zu erinnern vermochten.

    Mit Colin Powell ist gestern nun ein weiteres führendes Mitglied der ersten Regierung Georg W. Bushs im Alter von 84 Jahren gestorben. Und erneut kommen die meisten Nachrufe einer Geschichtsfälschung gleich, in dem sie Powell beinahe als naives Opfer einer Politik beschreiben, für die er selbst nicht gestanden hätte.

    Anders als Rumsfeld, der sich in seiner politischen Laufbahn schon früh als aktiver Kriegstreiber empfahl, nahm Powell tatsächlich stets die Rolle des befehlsergebenen Soldaten ein, mithilfe derer er sich auch in der US-amerikanischen Öffentlichkeit einen Nimbus von Glaubwürdigkeit und Integrität zu erkaufen wusste:

    Ein soziales Kapital, das der Regierung Bush-Cheney sehr zupasskam, als es darum ging, die Weltöffentlichkeit mit dem Lügenmärchen von Saddam Husseins Massenvernichtungswaffen hinters Licht zu führen und die US-Gesellschaft für den völkerrechtswidrigen Angriffskrieg gegen den Irak zu mobilisieren.

    Powells spätere Behauptung, dass seine 2003 vor den UN abgelegte Falschaussage auf einem „großen Versagen der Geheimdienste“ gründete, ist gelinde gesagt wenig glaubhaft.

    Powell trug mit seiner UN-Rede zum Krieg bei

    Selbst Powells ehemaliger Stabschef Lawrence Wilkerson urteilte später, dass die Rede sowohl wegen ihrer „Unaufrichtigkeit“ als auch wegen Powells „Gravität“ einen entscheidenden „Beitrag der zweijährigen Bemühungen der Bush-Regierung leistete, die Amerikaner für den Krieg zu gewinnen“.

    „Diese Bemühungen“, schrieb Wilkerson 2018, „führten zu einem Krieg, der zu katastrophalen Verlusten für die Region und die von den USA geführte Koalition führte und den gesamten Nahen Osten destabilisierte“.

    Trotz millionenfachen Leids, unzählbarer Toten und einer auf absehbare Zeit hoffnungslosen Lage eines mutwillig zerstörten Staates, der erst durch die US-Invasion zum Exporteur terroristischer Gewalt wurde, blieben die Hauptakteure unbehelligt.

    Während Georg W. als welpenmalender netter Onkel auch in Talkshows des liberalen Mainstreams wieder gern gesehener Gast ist und Dick Cheney immer noch damit beschäftigt sein dürfte, sein in Öl- und Waffenindustrie gemachtes Geld zu zählen, äußerte Powell bereits 2005, seine Rede vor der UN-Vollversammlung zu bereuen, und befreite dabei gleichzeitig Leute wie Ex-CIA-Chef George Tenet von ihrer Verantwortung.

    Dabei hatte der „gute Soldat“ (Powell über Powell) bereits seine frühe Karriere damit begründet, stets das zu liefern, was seine Vorgesetzten von ihm hören wollten.

    1968 war der damals Anfang Dreißigjährige im Dienstgrad eines Majors nach #Vietnam versetzt und zu jener Division abkommandiert worden, aus deren Reihen nur kurze Zeit zuvor das Massaker von Mỹ Lai begangen worden war: Diesem waren mehr als 500 vietnamesischen Zivilisten zum Opfer gefallen, was nach Bekanntwerden wesentlich zum Anwachsen der Antikriegsproteste in den USA führen sollte.

    Eine direkte Mittäterschaft an diesen Kriegsverbrechen ist Powell nicht anzulasten. Sehr wohl war er aber Teil der Vertuschung und des Stillschweigens durch die US-Armee.

    In Berichten an die Armeeführung spielte Powell die Gewaltexzesse als Ausrutscher herunter. Hinweisen auf andere Kriegsverbrechen ging er nur halbherzig nach: „Es mag vereinzelte Fälle von Misshandlung von Zivilisten und Kriegsgefangenen geben, aber dies spiegelt keineswegs die allgemeine Haltung der gesamten Division wider.“

    Die Beziehungen zwischen den US-amerikanischen Soldaten und der vietnamesischen Bevölkerung seien vielmehr ausgezeichnet.

    Powell sagte, was seine Vorgesetzten hören wollten

    Diese Haltung, seinen Vorgesetzten genau das zu sagen, was sie hören wollten, und nicht die Wahrheit zu sagen, wurde zu einem der Markenzeichen der militärischen Karriere Powells, auf deren Höhepunkt er es zum Vier-Sterne-General brachte und als solcher federführend an der US-Invasion in #Panama (1989) und des Zweiten Golfkrieges (1991) beteiligt war.

    Auch seine Auffassung von Recht und Unrecht dürfte Powell bereits aus dem Vietnamkrieg mitgebracht haben, der Vieles der von Bush und Konsorten begonnenen und unter Obama fortgesetzten Kriegsserie im Nahen Osten vorweggenommen hatte. In seinen Vietnam-Memoiren aus den 90er-Jahren erinnerte sich Powell:

    Wenn ein Hubschrauber einen Bauern in einem schwarzen Pyjama entdeckte, der auch nur entfernt verdächtig aussah, umkreiste der Pilot ihn und feuerte auf ihn. Wenn er sich bewegte, wurde dies als Beweis für feindliche Absichten gewertet, und der nächste Schuss fiel nicht vor ihm, sondern auf ihn. Brutal? Das mag sein (….) Aber das Töten oder Getötetwerden im Gefecht führt dazu, dass die Wahrnehmung von Recht und Unrecht getrübt wird.
    Colin Powell

    Wie sehr durch die ewig dauernden Kriege die Wahrnehmung von Recht und Unrecht auch jenseits der Gefechte getrübt ist, zeigt nun die Mystifizierung Powells, die dessen Tod unmittelbar folgt.

    Sie macht vor dem „progressiven“ Lager nicht halt. Jamaal Bowman, afroamerikanischer Kongressabgeordneter und Mitglied der Democratic Socialists twitterte Stunden nach Powells Tod, dass für ihn als schwarzer Mann, „der gerade versuchte, die Welt zu verstehen, Colin Powell eine Inspiration“ gewesen sei. „Er stammte aus New York City, besuchte das City College und stieg in die höchsten Ränge unserer Nation auf.“

    In der Tat gehörte Colin Powell einer Generation Afroamerikaner an, für die das Militär neben dem Hochleistungssport eine der sehr wenigen Möglichkeiten sozialen Aufstiegs in einer zutiefst rassistischen und segregierten Gesellschaft bot.

    Gleichzeitig sollte dies nicht vergessen machen, dass Powell dabei Nutznießer von Kämpfen anderer war, für die er selbst nie bereit zwar, sich einzusetzen.

    Der Bürgerrechtsaktivist Kwame Ture machte bereits in einem Fernsehinterview 1995 darauf aufmerksam, dass Powell seine Position als ranghoher Militär ironischerweise den Errungenschaften der Bürgerrechtskämpfe im Allgemeinen und dem Wirken von #Martin_Luther_King im Besonderen zu verdanken habe.

    Letzterer hatte seinen Einsatz für die Emanzipation der Schwarzen in den USA in dem gleichen Schicksalsjahr #1968 mit dem Leben bezahlen müssen, als Ersterer mit seiner soldatischen Karriere in Vietnam durchstartete.

    Für Kwame Ture gab es bereits damals keinen Zweifel: „Mr. Powell ist ein Lügner. Mr. Powell ist ein Verräter an seinem Volk, und Mr. Powell ist ein Verräter an der Menschheit. Wenn Sie King lieben, können Sie Powell niemals lieben.“

    #USA #impérialisme #guerre #histoire #militaire