• Rapport 2020 sur les incidents racistes : la #discrimination_raciale en temps de #pandémie

    En 2020, le Réseau de centres de conseil pour les victimes du racisme a documenté et évalué 572 cas de discrimination raciale. Les victimes ont fait état de discrimination raciale majoritairement sur le lieu de #travail et dans le #voisinage. En période de pandémie, la vie sociale s’est principalement déroulée dans ces lieux.

    Le rapport annuel sur les incidents racistes de humanrights.ch et de la Commission fédérale contre le racisme évalue tous les cas de discrimination raciale documentés par les centres de consultation du Réseau de centres de conseil pour les victimes du racisme durant l’année 2020. Voici un aperçu des conclusions du rapport de notre experte Gina Vega, responsable de l’antenne discrimination et racisme de humanrights.ch et coordinatrice du Réseau de centres de conseil pour les victimes du racisme :

    https://www.youtube.com/watch?v=mhJkpF6Hbhs&feature=emb_logo

    La thématique du racisme structurel, institutionnel et quotidien n’a jamais été abordée autant qu’en cette année 2020, en Suisse et dans le monde. Malheureusement, les débats n’ont que trop souvent tourné autour de la question de l’existence du racisme en Suisse et du caractère sérieux de la problématique.

    Les résultats du rapport démontrent clairement que de nombreuses personnes font l’expérience du racisme ou de la discrimination raciale au quotidien dans leur vie de quartier, au travail, sur Internet et dans les espaces publics en Suisse. Le racisme persiste même en temps de pandémie ! Les restrictions de la vie publique liées à la pandémie ont déplacé les incidents racistes dans la sphère privée, en particulier dans le cadre de la vie de quartier. L’expérience du racisme dans l’environnement de vie, l’endroit où l’on devrait se sentir le plus à l’aise et en sécurité, est particulièrement difficile à vivre pour les personnes concernées. Les gérances immobilières, les propriétaires et le voisinage doivent être sensibilisé·e·s et tenu·e·s responsables des agressions et de l’absence de possibilités d’action pour protéger les locataires.

    Le lieu de travail reste le domaine le plus touché par le racisme. Les stéréotypes et les préjugés sont largement responsables des inégalités de traitement. Les entreprises et les institutions publiques doivent enfin prendre leurs responsabilités en adoptant une position ferme, intransigeante et cohérente contre toutes les formes de racisme et de discrimination et en menant une politique interne de tolérance zéro à l’égard de la discrimination raciale au sein du personnel. À cette fin, la formation continue des employé·e·s et des cadres est essentielle et doit être encouragée.

    Bien que davantage de personnes en quête de conseils se sont adressées aux centres de consultation du Réseau, le rapport ne reflète qu’une partie de la réalité du racisme en Suisse. Le nombre de cas non signalés reste élevé. Cependant, grâce à la documentation, les expériences de racisme décrites deviennent visibles et tangibles. Il apparaît clairement que ces expériences ne constituent pas des cas particuliers individuels et que le racisme représente un problème structurel qui touche la société dans son ensemble.

    Le racisme nous concerne tou·te·s. Nous devons faire des efforts encore plus importants pour intervenir contre le racisme et le condamner. Ce n’est qu’avec des efforts conjoints que nous pourrons créer une société inclusive et antiraciste.

    https://www.humanrights.ch/fr/antennes/discrimination/rapport-racisme-2020

    pour télécharger le rapport :


    network-racism.ch/cms/upload/pdf/2020_humanrights_Rassismusbericht_franz.pdf

    #racisme #rapport #Suisse #2020

    ping @cede

  • Excess mortality during the #Coronavirus pandemic (#COVID-19) - Statistics and Research - Our World in Data
    https://ourworldindata.org/excess-mortality-covid

    We update this page with the latest available data on excess mortality around once a week, usually on Friday. Last update: 17 April 2021.

    #surmortalité #pandémie

  • HCR - Le HCR renforce son appui au Mexique face à la hausse des demandes d’asile
    https://www.unhcr.org/fr/news/briefing/2021/4/607580e8a/hcr-renforce-appui-mexique-face-hausse-demandes-dasile.html

    Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, apporte son appui au Mexique pour renforcer et étendre ses procédures d’asile, dans le contexte d’une hausse spectaculaire du nombre de demandeurs d’asile dans le pays.Durant le premier trimestre 2021, la Commission mexicaine d’aide aux réfugiés (COMAR) a enregistré 22 606 nouvelles demandes d’asile, soit une hausse de 31 pour cent par rapport au premier trimestre 2020 et de 77 pour cent en comparaison de la même période en 2019. Au mois de mars 2021, un nombre sans précédent de 9076 demandes d’asile ont été déposées.Cette tendance à la hausse déjà observée avant la pandémie avait débuté en 2014, alors que le pays avait étendu sa capacité en matière de procédures d’asile et d’intégration des réfugiés. Entre 2014 et 2019, le nombre de demandes d’asile enregistrées au Mexique a augmenté de façon spectaculaire de 2137 à 70 302, soit une hausse de plus de 3000 pour cent.
    Cependant, l’année 2020 a été le théâtre d’un ralentissement de cette tendance à la hausse, lorsque les restrictions de mouvement et la fermeture des frontières liées à la lutte contre la pandémie de Covid-19 ont mené à une baisse significative des demandes d’asile. Dès que les pays ont allégé les restrictions, les demandes d’asile au Mexique ont repris leur trajectoire pré-pandémie à la hausse.La majorité des demandes d’asile sont liées aux violences qui affectent des centaines de milliers de personnes dans certaines régions de l’Amérique centrale, notamment les menaces, le recrutement forcé, l’extorsion, les violences sexuelles et les meurtres. C’est aussi une indication des efforts significatifs menés par le Mexique pour assurer la protection des personnes qui ont fui pour sauver leur vie.

    #Covid-19#migrant#migration#mexique#sante#refugie#demandeurdasile#politiquemigratoire#pandemie#violence#protection

  • #Robert_Boyer : « Le #capitalisme sort considérablement renforcé par cette #pandémie »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/10/02/robert-boyer-le-capitalisme-sort-considerablement-renforce-par-cette-pandemi

    https://robertboyer.org

    La « congélation » de l’#économie a accéléré le déversement de valeur entre des industries en déclin et une économie de plates-formes en pleine croissance – pour faire image, le passage de l’ingénieur de l’aéronautique au livreur d’Amazon. Or cette économie offre une très faible valeur ajoutée, un médiocre niveau de qualification à la majorité de ceux qui y travaillent, et génère de très faibles gains de productivité. J’ai longtemps pensé que ces caractéristiques allaient déboucher sur une crise structurelle du capitalisme, mais je reconnais aujourd’hui que je me suis trompé.

    [...]

    La contingence des événements devrait d’ailleurs inciter économistes et politistes à se méfier des prédictions issues des modèles théoriques auxquels la réalité historique devrait avoir le bon goût de se plier… car c’est rarement le cas. Cinquante ans de pratique de la théorie de la régulation m’ont appris qu’il faut toujours réinjecter dans l’analyse le surgissement des nouvelles combinaisons institutionnelles et politiques que crée de façon contingente la marche de l’histoire. Comme le disait Keynes [1883-1946] : « Les économistes sont présentement au volant de notre société, alors qu’ils devraient être sur la banquette arrière.

    [...]
    Je prendrais un seul exemple, pas tout à fait au hasard : l’économie de la santé. Pour les macroéconomistes, le système de santé représente un coût qui pèse sur la « richesse nationale », et il faut donc le réduire – et les politiques les ont suivis sur cette voie. Depuis vingt ans, les ministres de l’économie ont l’œil rivé sur le « spread », l’écart de taux entre les emprunts d’Etat des différents pays. Leur objectif est que l’économie nationale attire suffisamment le capital pour que celui-ci vienne s’investir ici plutôt qu’ailleurs. Ce n’est pas idiot en soi, mais la conséquence qui en a été tirée a été de limiter la dépense publique de santé, d’éducation, d’équipement…

    [...]

    Je voyage beaucoup au Japon, dont l’absence de croissance depuis plus de vingt ans, malgré la répétition des « plans de relance », est considérée par les macro-économistes comme une anomalie. Et si, au contraire, le Japon explorait un modèle économique pour le XXIe siècle, où les dividendes de l’innovation technologique ne sont pas mis au service de la croissance, mais du bien-être d’une population vieillissante ? Car après tout, quels sont les besoins essentiels pour les pays développés : l’accès de tous les enfants à une éducation de qualité, la vie en bonne santé pour tous les autres, y compris les plus âgés, et enfin la culture, car c’est la condition de la vie en société – nous ne sommes pas seulement des êtres biologiques qui doivent uniquement se nourrir, se vêtir et se loger. Il nous faut donc être capables de créer un modèle de production de l’humanité par l’humain. C’est ce que j’appelle dans le livre une économie « #anthropogénétique ».

    [...]

    La crise du Covid-19, en nous faisant prendre conscience de la fragilité de la vie humaine, pourrait changer les priorités que nous nous donnons : pourquoi accumuler du capital ? Pourquoi consommer de plus en plus d’objets à renouveler sans cesse ? A quoi sert un « progrès technique » qui épuise les ressources de la planète ? Comme le proposait Keynes dans sa Lettre à nos petits-enfants (1930), pourquoi une société où, la pauvreté ayant été vaincue, une vie en bonne santé ouverte sur la culture et la formation des talents ne serait-elle pas attirante et réalisable ? Puisque nous commençons à peine à prendre conscience que « les dépenses de production de l’humain » sont devenues la part majeure des économies développées ; le Covid-19 a donné pour priorité à l’Etat la protection du vivant et l’a contraint à investir pour cela, engageant de fait une « biopolitique », d’abord contrainte mais demain choisie.

    Mais il faudrait une coalition politique puis des institutions nouvelles pour faire de ce constat un projet. Il est malheureusement possible que d’autres coalitions – au service d’une société de surveillance, incarnée dans un capitalisme de plate-forme ou dans des capitalismes d’Etat souverains – l’emportent. L’histoire le dira.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/03/13/pourquoi-un-an-apres-des-pays-asiatiques-enregistrent-un-rebond-de-leur-econ

  • La città post-pandemica non potrà esistere senza giustizia sociale e spaziale

    Dove eravamo arrivati

    Parlare oggi di rigenerazione urbana e innovazione sociale non può avere lo stesso significato di qualche mese fa. È chiaro come l’emergenza pandemica lascerà un segno sia sulla capacità delle comunità urbane di attivarsi, sia sulla possibilità delle istituzioni di sostenerle.

    La letteratura sull’innovazione sociale sottolinea da tempo come le forme di innovazione sociale si attivino soprattutto in aree urbane a forte capitale sociale e che abbiano già sperimentato forme di attivazione dal basso; troviamo inoltre innovazione sociale soprattutto in quelle aree urbane capaci di favorire spazi di relazione caratterizzati da diversità sociale e culturale. Esiste quindi una relazione problematica tra innovazione sociale e diseguaglianze urbane.

    Le ricerche condotte in questi anni hanno inoltre dimostrato che l’innovazione sociale ha un forte bisogno di spazio e delle istituzioni per potersi ancorare e definire progettualità durature nel tempo e potenzialmente inclusive.
    Quali cambiamenti

    Capitale sociale, spazi in disuso, presenza delle istituzioni. L’emergenza pandemica avrà sicuramente un impatto su come questi 3 “ingredienti” dell’innovazione sociale si comporranno nei territori.

    Ci troveremo probabilmente di fronte ad una città mutata, dove le diseguaglianze sono destinate ad aumentare con un impatto su come il capitale sociale e la presenza di vuoti urbani saranno distribuiti nello spazio. Ci troveremo presumibilmente di fronte ad un aumento della dotazione di spazi vuoti, in maniera simile a quanto accadde dopo la crisi del 2008, ma ancora non conosciamo le geografie dell’abbandono e nemmeno le traiettorie con cui le società riabiteranno le città e le aree interne.

    Abbiamo di fronte un enorme spazio di opportunità. Quello di ripensare alla rigenerazione urbana via innovazione sociale non più come un insieme di pratiche, di sperimentazioni. Ma come una componente essenziale della pianificazione urbana se pensiamo che la città post-pandemica debba moltiplicare i suoi anticorpi per combattere le forme crescenti di diseguaglianze sociali e nell’accesso ai servizi pubblici di base.
    Nuove infrastrutture di comunità

    Questo orizzonte di opportunità si è intravisto in pieno lockdown alcuni mesi fa. In tantissimi comuni, in piena emergenza, gli spazi di rigenerazione sono diventati infrastrutture di comunità, servendo i territori e le persone più in difficoltà. Luoghi in cui lasciare la spesa sospesa, dove organizzare i volontari per le distribuzioni di quartiere, dove raccogliere fondi per le famiglie più in difficoltà. In diversi casi si sono create delle collaborazioni inedite tra comunità e istituzioni, andando oltre le classiche frammentazioni tra corpi sociali, per rispondere ad una emergenza sanitaria senza precedenti. Anche la collaborazione tra città e comuni più piccoli su scala metropolitana è spesso stata facilitata dai legami a rete tra questi spazi di comunità. Una infrastruttura sociale importante che in diversi casi ha saputo uscire dai confini comunali.

    In una crisi epocale, ‘le iniziative di innovazione sociale si sono moltiplicate uscendo spesso da classici steccati di appartenenza perché al centro è sembrato tornare l’essere umano più che le categorie a cui appartiene’. In un articolo scritto su The Guardian in piena pandemia, Richard Sennett aveva aperto ad alcuni interessanti ragionamenti in questo senso.

    Le esperienze di innovazione sociale, in particolare in emergenza Coronavirus, mostrano che lo spazio conta: spazi innesco specifici o sistemi di spazi da cui partono azioni variegate con effetti territoriali più o meno rilevanti. Senza spazi a cui ancorare il lavoro di comunità, tante azioni di mutuo aiuto non sarebbero state attivate in emergenza Coronavirus.

    È all’interno di spazi che abbiamo visto organizzarsi le comunità. Spazi che sono diventati infrastrutture di prossimità: luoghi capaci non solo di essere spazi di welfare, ma di essere infrastrutture per le istituzioni che hanno provato ad adattarsi per rispondere meglio all’emergenza. Non è un caso che la VII Commissione del Parlamento italiano abbia per la prima volta riconosciuto con una risoluzione il ruolo degli spazi rigenerati a base culturale come vere e proprie infrastrutture sociali a cui le istituzioni si possono ancorare per definire percorsi di welfare innovativi.

    Nella situazione eccezionale che ha portato a collaborare oltre i soliti steccati di appartenenza, spazi abitativi, servizi socio-sanitari, servizi educativi e religiosi, spazi commerciali e spazi abitativi hanno dimostrato la potenzialità, insieme, di generare o catalizzare forme di capitale sociale. In ognuno di questi spazi è stato mobilitato capitale sociale da utilizzare in chiave di cambiamento, a riprova del fatto che quando parliamo di innovazione sociale, si intendono processi capaci di rigenerare a partire dal supporto di tutte le infrastrutture sociali e spazi di welfare presenti sul territorio.
    Le sfide alla pianificazione urbana

    Come questo scritto ha provato a far vedere, gli spazi di rigenerazione urbana via innovazione sociale hanno dimostrato un valore potenziale nuovo. Quello di essere finalmente riconosciuti anche per il loro valore di presidi e infrastrutture di comunità, capaci di mettere in campo forme inedite di sostegno e di welfare, in collaborazione con le istituzioni e altri corpi intermedi.

    A maggior ragione in questo momento torna al centro la necessità per la pianificazione urbana di riconoscere il valore di questo micro-spazi di relazione. Siamo di fronte alla necessità di un cambio di paradigma, non solo per le forme di analisi urbana e territoriale. La pianificazione ha sempre di più il compito di definire possibili traiettorie di cambiamento di cui soggetti diversi si possono appropriare per definire forme di collaborazione anche inedite con la pubblica amministrazione. La pianificazione è posta di fronte sempre di più alla necessità di facilitare processi più che solo progettarli e in quest’ottica lo spazio di prossimità appare come una palestra per l’azione importante. La pianificazione, in particolare in emergenza, necessita di tempi di azione diversi, di saper lavorare per scenari intermedi senza perdere un orizzonte di cambiamento.

    Il Comune di Bologna, spesso pioniere in questo campo, ha lavorato alla definizione di un Piano Urbanistico Generale che identifica 24 strategie di prossimità in cui gli spazi di innovazione sociale diventano occasioni stabili di interazione, luoghi importanti non solo per l’analisi dei bisogni ma anche per definire future traiettorie di trasformazione. Spazi intermedi di progettazione dove poter davvero mettere al valore su scala di prossimità proposte su più settori (abitare, economia, sociale, ambiente, infrastrutture) senza però rinunciare ad una pianificazione su scala più ampia, quella urbana.

    Nella città post-pandemica, il concetto di giustizia sociale e spaziale riprenderà ancora più senso. Porre attenzione (e quindi intervenire) sull’inserimento differenziato allo spazio abitativo, allo spazio pubblico e alla sfera pubblica, alle opportunità lavorative, nonché al reale coinvolgimento nei processi di policy, significa agire in alcune dimensioni sociali e materiali che sono all’origine delle diseguaglianze urbane.

    Sono questi alcuni dei ragionamenti che ci hanno portato, anche quest’anno, a rivedere l’offerta formativa di Master U-Rise dell’Università Iuav di Venezia, potenziandole l’interdisciplinarietà e la capacità progettuale. Perché un professionista che vuole lavorare in ambienti complessi non può rinunciare ad essere allo stesso tempo riflessivo e pratico, a mantenere uno sguardo alto sul mondo ma sapendone maneggiare gli attrezzi giusti una volta sul campo.

    https://www.che-fare.com/urise-citta-post-pandemica-giustizia-sociale-spaziale

    #Elena_Ostanel
    #villes #coronavirus #pandémie #post-pandémie #urban_matter #urbanisme #géographie_urbaine #innovation_sociale #régénération_urbaine #inégalités #friches_urbaines #vide #planification_urbaine #justice_sociale
    #TRUST #master_TRUST

    • Le projet #Neighbourchange de Elena Ostel

      #Neighbourchange

      In and beyond Europe today we witness strengthened structural spatial divisions within city neighbourhoods, with increased inequality and sharper lines of division. Neighbourhoods are increasingly diverse in socio-economic, social and ethnic terms, but many differences also exist in lifestyles, attitudes and activities. Continuing immigration and increasing socio-economic and ethnic concentration in neighbourhoods question social cohesion in local societies worldwide.

      In Europe, high rates of unemployment, austerity and poverty make diverse neighbourhoods and local societies increasingly complex and contested. The polarisation of urban space exacerbates and ethnic concentration in neighbourhoods overlaps with situations of social exclusion and deprivation.

      Against this backdrop, we witness a stalled urban regeneration investment as well as the welfare state provisions across many European cities and disadvantaged neighbourhoods, with finance enormously inhibited outside core economic areas following the 2007 financial crisis; more importantly, dissimilar top-down revitalisation strategies have resulted in new urban dynamics and urban tensions, gentrification processes and social exclusion.

      In this context, urban neighbourhoods have become a privileged unit of policy intervention where community-based initiatives have been experimented with the aim to produce social cohesion and transforming power relations and socio-spatial inequalities. Social innovation has become a buzzword often associated to community-led regeneration processes.

      But the efficacy of community-based initiatives inspired by a social innovative approach needs to be further assessed in a condition when the State is constantly retreating.

      https://www.elenaostanel.com/neighbourchange

  • “Coronation”, d’Ai Weiwei : “Mon film montre l’étendue du contrôle des mentalités en Chine”
    https://www.telerama.fr/ecrans/coronation-dai-weiwei-mon-film-montre-letendue-du-controle-des-mentalites-e

    Vidéaste, architecte, sculpteur, blogueur, photographe, documentariste… Touche-à-tout, Ai Weiwei s’impose comme l’artiste dissident chinois le plus connu au monde. Il en a payé le prix : régulièrement menacé dans son pays, emprisonné quatre-vingt-un jours pour avoir, entre autres, dénoncé la corruption des autorités locales après le tremblement de terre du Sichuan, il a fini par quitter la Chine il y a six ans pour l’Europe, d’où il continue à défendre les droits humains à travers un art contestataire multiforme.
    Après Human Flow, sorti dans les salles françaises en 2017, qui dénonce le sort réservés aux migrants, il propose un documentaire sur le confinement à Wuhan, entre janvier et avril 2020, grâce aux vidéos envoyées par des activistes sur place. Visible sur Explore, la nouvelle plateforme d’Apple TV+, lancée ce jeudi 18 mars (1), Coronation explore, à travers des images chocs, inédites, le quotidien étouffant et ultra contrôlé des habitants, la gestion high-tech de la pandémie de Covid par les autorités. Depuis les environs de Lisbonne, où il vit désormais, le plasticien de 63 ans nous a parlé du film, de ce qu’il révèle de l’évolution de son pays, et partage ses indignations d’artiste en exil.

    Pourquoi vous êtes-vous installé au Portugal ?
    J’avais besoin de trouver un endroit ensoleillé et connecté à la nature. Après avoir dû quitter Pékin, je me suis d’abord installé pendant quatre ans à Berlin, où j’ai enseigné à l’université des Arts, mais cela ne me convenait pas, je n’aimais pas cette ville. Mon fils étudiait en Angleterre, à Cambridge, j’y ai donc ensuite vécu un moment, mais j’ai développé une allergie à l’enseignement et l’environnement académiques. J’habite désormais en dehors de Lisbonne, où je me suis construit un atelier. J’essaie de m’installer vraiment, après soixante-trois ans passés à vivre quasiment comme un SDF parce que mon pays ne m’a jamais accepté.

    Pourquoi, et dans quelles conditions, avez vous décidé de réaliser Coronation ?
    Pour comprendre ma démarche, il faut rappeler qu’en 2003 déjà, lorsqu’est survenue l’épidémie de Sras, j’avais réalisé un court-métrage sur le sujet, Eat, Drink, and be Merry. Cela m’a préparé à ce qui se passe aujourd’hui, car l’histoire se répète : les autorités commencent par cacher, museler l’information, ce qui leur permet de maintenir une prétendue stabilité, mais surtout de conserver leur pouvoir. Au moment du confinement, j’avais de nombreux contacts à Wuhan : des artistes, des activistes, des familles, des patients dans les hôpitaux qui, tous, se sont retrouvés dans une ville verrouillée, où ceux qui ne suivent pas les consignes peuvent se retrouver en garde à vue. Je leur ai proposé de filmer le quotidien de plusieurs habitants, et certains ont commencé à prendre des images, de manière clandestine, avec leur smartphone. Tous les jours, je collectais les séquences qu’ils m’envoyaient par Internet. C’était choquant d’être immergé, à travers leurs yeux, au cœur de cette situation dramatique.

    https://www.youtube.com/watch?v=CA0Hzkbkg78

    Vos preneurs d’images ont-ils pris de gros risques ?
    Paradoxalement, le tournage était à la fois difficile et facile pour eux. Le fait de porter un masque les rendait moins repérables. Et face au danger de l’épidémie, à la mort, à la maladie, les autorités devaient gérer l’urgence, et finalement personne ne prêtait vraiment attention aux personnes qui filmaient.

    Dans ce documentaire, vous montrez à la fois l’efficacité des méthodes chinoises – surtout comparée à la France à la même période – et le côté inhumain, la manière dont le gouvernement a écrasé les individus comme un rouleau compresseur.
    Davantage que développer une argumentation théorique sur les responsabilités ou les causes du virus – ce qui dépasse mes compétences –, j’ai cherché à mettre en évidence le fonctionnement de ce capitalisme autoritaire, à travers des expériences personnelles. Par exemple, l’un des protagonistes essaie de récupérer les cendres de son père, décédé du Covid à l’hôpital. Or les autorités l’empêchent de le faire sans être accompagné d’un membre du parti communiste. Comment gérer cette situation, lorsqu’on est privé d’intimité ? Le film révèle à quel point le contrôle social, le contrôle des mentalités est fort en Chine. Vous ne pouvez pas vivre votre peine en privé. Au contraire, on vous incite à « célébrer » votre chagrin à travers la fidélité au parti. Prendre part à cette grande et puissante machine représente, là-bas le plus grand honneur, la gratification suprême.

    Coronation éclaire la raison pour laquelle la Chine est si puissante : le pays est constitué de 1,4 milliard d’êtres humains qui restent unis grâce à un intense lavage de cerveau. Les citoyens ne débattent pas, ne discutent pas des droits de l’homme ni de la liberté d’expression. Même les jeunes générations ! Dans une scène, on les voit, en pleine pandémie, lever le poing devant le drapeau, et prêter serment en disant qu’elles sont prêtes à obéir, protéger le parti, se sacrifier pour lui, et garder ses secrets. Mais de quels secrets parle-t-on ? Et pourquoi faut-il garder des secrets ? Ce genre de manifestation montre que personne ne remet en cause l’autorité.

    Un an après, que sont devenus les protagonistes et les preneurs d’images de Coronation ?
    Les personnes qui ont filmé n’ont pas été inquiétées. Concernant celles qu’on voit à l’écran, je n’ai le droit de parler que de deux d’entre elles. La première était un ouvrier qui faisait partie des volontaires venus construire les hôpitaux provisoires à Wuhan. Il s’est retrouvé enfermé dans la ville, sans ressources, et a dû vivre dans un parking insalubre pendant plusieurs mois. Une fois rentré chez lui, il n’a pas pu payer les traites de sa voiture, s’est retrouvé dans une totale détresse financière. Un jour, il a rempli le réservoir, il a lavé la voiture, et s’est pendu à un arbre. Cet homme, très doux, timide, a fait partie de ceux qui ont aidé à juguler la pandémie, et n’y a gagné que de la souffrance. C’est une tragédie…

    https://www.youtube.com/watch?v=uL4X26wEDQw

    Quant à celui qui voulait récupérer, seul, les cendres de son père, il n’a toujours pas réussi à le faire. De nombreuses personnes qui, comme lui, ont contesté cette immixtion de l’État dans leur intimité se sont retrouvées dans la même situation de blocage, de deuil impossible.

    Comment le gouvernement chinois a-t-il réagi vis-à-vis du film ?
    La police secrète a contacté ma mère pour dire que le film était problématique. Mais après l’avoir vu les autorités semblent l’avoir trouvé plutôt honnête, et visiblement elles ne sont pas très en colère. Alors que la Chine est constamment pointée du doigt par l’opinion publique, Coronation ne cherche pas de coupables. Moi-même, le film ne me paraît pas si critique. Il révèle les difficultés liées à la pandémie, plutôt que les responsabilités.

    Un an après, Wuhan est devenu la vitrine du triomphe chinois sur le virus, et les opérations de propagande se sont multipliées. Que pensez-vous de la situation actuelle ?
    D’un point de vue purement sanitaire, la Chine peu se féliciter d’avoir effectivement géré la crise. D’une certaine manière, cette pandémie lui a permis de prouver à son peuple qu’avec son régime autoritaire, elle a fait mieux que les États-Unis, le Royaume-Uni, ou l’Allemagne. Aujourd’hui, non seulement elle prétend mieux protéger la vie des gens, mais se révèle aussi de plus en plus confiante et décomplexée dans la manière dont elle les contrôle. En instaurant notamment un « QR code », une carte de santé qui enregistre n’importe quelle activité : où vous êtes, à qui vous parlez, ce que vous achetez… Cette mainmise totale sur les individus est visiblement acceptée, car l’on constate que la population est de plus en plus nationaliste.

    Plus généralement, si on compare avec la période du Sras, la Chine est plus arrogante. Elle comprend mieux la manière dont fonctionne le capitalisme occidental et maîtrise le jeu des grandes puissances. Elle sait qu’elle va être la seule susceptible de profiter économiquement de ce désastre mondial, grâce à sa gestion par le parti unique. Tout le monde obéit au même leader, la nation parle d’une seule voix. De ce point de vue, l’Occident, où les politiciens ont tous des intérêts divergents, servent les intérêts des grandes compagnies, ne peut rivaliser. Surtout dans un moment où de nombreux pays connaissent une crise dans leur propre démocratie.

    Vous avez expliqué, dans le journal La Croix, que la situation en Chine et l’autoritarisme étaient en train de contaminer le monde entier, à cause de la pandémie.
    Il me semble que, même au-delà de la pandémie, les pays occidentaux ont, depuis un moment, de plus en plus de mal à défendre leurs propres valeurs. À mon sens, ils sont hypocrites : ils dénoncent les atteintes à la démocratie, aux droits de l’homme, tout en flattant les autorités chinoises. Rappelez-vous ce moment où, en 2018, votre chef de l’État, Emmanuel Macron, a offert un cheval au président chinois Xi Jinping [lors d’une visite d’État en Chine où des accords commerciaux et de coopération devaient être signés, ndlr]. Quant aux Allemands, ils ont un lien très fort avec la Chine. L’Allemagne ne la critique jamais, et n’a jamais dénoncé la situation au Xinjiang, la région autonome où sont persécutés les Ouïghours… En fait, vos dirigeants admirent la Chine, et la trouvent formidable !

    D’après vous, c’est justement parce qu’aucun pays ne veut fâcher la Chine que Coronation n’a pas pu être montré dans les festivals…
    Nous avons essayé de présenter le film à Venise, à Toronto, à New York. Il a été refusé partout, alors que les retours critiques étaient bons, et qu’il s’agit du premier documentaire indépendant sur le sujet. Il faut comprendre que dans tous ces festivals la Chine représente le marché le plus important. C’est un secret de polichinelle de le dire : aucun pays ne sacrifierait son business, ses intérêts, pour un film comme Coronation… Il suffit de voir comme Hollywood essaie de pénétrer le marché chinois ! L’industrie du cinéma ferait n’importe quoi pour tirer profit de cette manne.

    En tant qu’artiste, pensez vous que la pandémie est en train de changer quelque chose dans la manière de créer, autant en Chine qu’en France ?
    En Chine, pandémie ou non, il n’y a rien qui puisse réellement être qualifié d’art, parce que la censure, en empêchant la liberté, bride aussi l’imagination et le courage. Bien sûr, de bons artistes existent, mais ils ne peuvent pas réellement s’exprimer. De nombreux travaux sont produits, mais ils sont « fake », car en réalité, la population est trop occupée à lutter pour sa survie. Quant à la culture occidentale, je la trouve très indulgente avec elle-même. Elle a créé un marché énorme, sur lequel les œuvres se vendent à un prix astronomique, mais en réalité elle évite de questionner ses propres valeurs. Dans ces conditions, j’estime que l’art occidental est, en partie, corrompu. À l’époque des surréalistes, des artistes comme Picasso, ou Duchamp n’étaient pas seulement des « faiseurs », mais aussi, à leur manière, des philosophes. Mais les artistes d’aujourd’hui ne touchent pas aux vrais problèmes, comme la pandémie, les sujets politiques, la liberté d’expression. Et très peu mettent en cause leur propre gouvernement. Ils se pensent libres, mais c’est un mensonge. Ils ne peuvent pas l’être s’ils ne se battent pas.

    Étant perpétuellement connecté aux problèmes de votre temps, vous n’imaginez pas que l’art soit dénué de contenu politique…
    À partir du moment où vous vivez dans une société et une période données, votre travail est supposé refléter les joies et les peines de votre époque ! Pour moi, séparer les questions politiques et les questions esthétiques est totalement absurde. L’éducation artistique occidentale me paraît à cet égard, problématique. J’ai été professeur d’art en Allemagne, et je trouvais les étudiants paresseux. Ils ne ressentent aucune urgence, parce qu’ils ont une vie confortable, une bonne protection sociale. il y a beaucoup de choses pour lesquelles ils n’ont pas à faire d’effort, et cela n’encourage pas l’esprit critique.

    Vous dites tout cela cela ça mais, dans les pays occidentaux, votre travail est accepté et très reconnu…
    Ce n’est pas tout à fait vrai. Allez dans des musées les plus importants, et demandez-leur s’ils ont une seule œuvre d’Ai Weiwei ! Certaines de mes pièces ont été exposées au Mucem à Marseille, ou au Bon Marché à Paris, j’ai eu droit à une exposition au Jeu de Paume, mais jamais, par exemple, dans des institutions comme le Centre Pompidou. Ce n’est pas grave, et ne me pose pas vraiment de problème. Même si mon père, qui était poète, adorait Paris et la France, où il a fait son éducation dans les années 30. Mais c’était une époque différente…

    Vous semblez porter un regard très négatif sur l’époque dans laquelle vous vivez.
    Je pense au contraire que nous vivons une période fascinante. D’une part, je me sens très chanceux, d’avoir vécu sous le régime autoritaire chinois, puis d’avoir expérimenté le capitalisme à New-York, pendant douze ans lorsque j’étais jeune, et maintenant d’habiter en Europe, d’être toujours vivant, et de continuer à me faire entendre. Par ailleurs, notre courte vie se situe à un moment où elle peut s’étendre à l’infini, grâce aux possibilités offertes par Internet et les réseaux sociaux. Nous vivons dans un système global, qui permet d’avoir conscience de nombreuses situations, de parler de problèmes qui surviennent partout dans le monde, et c’est une première dans l’histoire de l’humanité…

    Aujourd’hui, pouvez-vous retourner en Chine ? Quels sont vos liens avec le pays ?
    Je peux m’y rendre, en revanche, je ne sais pas si je pourrais en sortir. Si j’étais sûr de pouvoir y être en sécurité, j’irais demain, mais ce n’est pas le cas. Tout ce que je peux dire, c’est que pour l’instant, la Chine me laisse tranquille, ainsi que ma famille qui vit toujours là bas. Par ailleurs, je conserve un lien artistique avec le pays. J’y maintiens une activité à travers un atelier de création, mais je ne peux pas trop en parler…

    Vous vivez aujourd’hui dans une ville qui commence tout juste à réouvrir certains lieux après deux mois de confinement. Comment l’avez-vous vécu ?
    Mon existence entière a été confinée, alors je suis habitué ! Lorsque j’étais enfant, ma famille a été envoyée dans un camp de rééducation dans le Xinjiang [en 1958, son père, considéré comme « droitier », a été déporté dans cette région de l’ouest de la Chine, où se trouvent aujourd’hui les camps de concentration des Ouïghours, ndlr]. C’est l’histoire de ma vie ! Le confinement, en fait, me correspond assez bien. Je ne vois pas grand monde. Ici mes amis sont trois chats, un chien et un cochon sauvage. J’ai un voisin, chez qui je vais parfois boire un verre. Je mène une vie tranquille, authentique, et cela me va !

    (1) Une nouvelle offre de vidéo par abonnement dédiée au documentaire, disponible sur l’application Apple TV+, et visible en France, Suisse, Belgique et au Luxembourg. Abonnement : 3,99 €/mois.

    À voir
    on aime beaucoup Coronation, d’Ai Weiwei. Sur Explore.

    Hélène Marzolf

    #Chine #Wuhan #SARS-CoV2 #pandémie #censure #capitalisme_autoritaire

  • Academic freedom is in crisis ; free speech is not

    In August 2020, the UK think tank The Policy Exchange produced a report on Academic Freedom in the UK (https://policyexchange.org.uk/publication/academic-freedom-in-the-uk-2), alleging a chilling effect for staff and students expressing conservative opinions, particularly pro-Brexit or ‘gender critical’ ideas. This is an issue that was examined by a 2018 parliamentary committee on Human Rights which found a lack of evidence for serious infringements of free speech (https://publications.parliament.uk/pa/jt201719/jtselect/jtrights/1279/127904.htm). In a university context, freedom of speech is protected under the Human Rights Act 1998 as long as the speech is lawful and does not contravene other university regulations on issues like harassment, bullying or inclusion. Some of these controversies have been firmly rebutted by Chris Parr (https://www.linkedin.com/pulse/free-speech-crisis-uk-universities-chris-parr) and others who describe how the incidents have been over-hyped.

    Despite this, the government seems keen to appoint a free speech champion for universities (https://www.theguardian.com/commentisfree/2021/feb/15/tories-war-on-the-woke-ministers-statues-protests) which continues a campaign started by #Sam_Gyimah (https://academicirregularities.wordpress.com/2018/07/06/sams-on-campus-but-is-the-campus-onto-sam) when he was minister for universities in 2018, and has been interpreted by some commentators as a ‘war on woke’. In the current climate of threats to university autonomy, many vice chancellors wonder whether this might be followed by heavy fines or reduced funding for those institutions deemed to fall on the wrong side of the culture wars.

    While public concern has been directed to an imagined crisis of free speech, there are more significant questions to answer on the separate but related issue of academic freedom. Most university statutes echo legislation and guarantee academics ‘freedom within the law to question and test received wisdom, and to put forward new ideas and controversial and unpopular opinions, without placing themselves in jeopardy of losing their jobs or privileges they may have at their institutions.’ [Section 202 of the Education Reform Act 1988]. In reality, these freedoms are surrendered to the greater claims of academic capitalism, government policy, legislation, managers’ responses to the pandemic and more dirigiste approaches to academics’ work.

    Nevertheless, this government is ploughing ahead with policies designed to protect the freedom of speech that is already protected, while doing little to hold university managers to account for their very demonstrable violations of academic freedom. The government is suspicious of courses which declare a sympathy with social justice or which manifest a ‘progressive’ approach. This hostility also extends to critical race theory and black studies. Indeed, the New York Times has identified a right wing ‘Campaign to Cancel Wokeness’ (https://www.nytimes.com/2021/02/26/opinion/speech-racism-academia.html) on both sides of the Atlantic, citing a speech by the UK Equalities Minister, Kemi Badenoch, in which she said, “We do not want teachers to teach their white pupils about white privilege and inherited racial guilt…Any school which teaches these elements of critical race theory, or which promotes partisan political views such as defunding the police without offering a balanced treatment of opposing views, is breaking the law.”

    This has now set a tone for ideological oversight which some university leaders seem keen to embrace. Universities will always wish to review their offerings to ensure they reflect academic currency and student choice. However, operating under the cover of emergency pandemic planning, some are now seeking to dismantle what they see as politically troublesome subject areas.

    Let’s start with the most egregious and transparent attack on academic freedom. The University of Leicester Business School, known primarily for its disdain of management orthodoxy, has announced it will no longer support research in critical management studies (https://www.uculeicester.org.uk/redundancy-briefing) and political economy, and the university has put all researchers who identify with this field, or who at some time might have published in CMS, at risk of redundancy. Among the numerous responses circulating on Twitter, nearly all point to the fact that the critical orientation made Leicester Business School distinctive and attractive to scholars wishing to study and teach there. Among those threatened with redundancy is the distinguished former dean, Professor Gibson Burrell. The sheer volume of protest at this anomaly must be an embarrassment to Leicester management. We should remember that academic freedom means that, as a scholar of proven expertise, you have the freedom to teach and research according to your own judgement. When those in a field critical of structures of power have their academic freedom removed, this is, unarguably, a breach of that expectation. Such a violation should be of concern to the new freedom of speech champion and to the regulator, the Office for Students.

    If the devastation in the School of Business were not enough humiliation for Leicester, in the department of English, there are plans to cancel scholarship and teaching in Medieval and Early Modern literature. The thoughtless stripping out of key areas that give context and coherence within a subject is not unique to Leicester – similar moves have taken place in English at University of Portsmouth. At Leicester, management have offered the justification that this realignment will allow them to put resources towards the study of gender and sexuality. After all, the Vice Chancellor, Nishan Canagarajah, offered the keynote speech at the Advance HE conference in Equality, Diversity and Inclusion on 19th March (https://www.advance-he.ac.uk/programmes-events/conferences/EDIConf20#Keynotes) and has signalled that he supports decolonising the curriculum. This might have had more credibility if he was not equally committed to extinguishing critical scholarship in the Business School. The two positions are incompatible and reveal an opportunistic attempt to reduce costs and remove signs of critical scholarship which might attract government disapproval.

    At the University of Birmingham, the response to the difficulties of maintaining teaching during the pandemic has been to issue a ruling that three academic staff must be able to teach each module. The explanation for this apparent reversal of the ‘lean’ principle of staffing efficiency, is to make modules more resilient in the face of challenges like the pandemic – or perhaps strike action. There is a consequence for academic freedom though – only the most familiar, established courses can be taught. Courses that might have been offered, which arise from the current research of the academic staff, will have to be cancelled if the material is not already familiar to other colleagues in the department. It is a way of designing innovation and advancement out of courses at the University of Birmingham.

    Still at Birmingham, UCU is contesting a proposal for a new ‘career framework’ (https://www.timeshighereducation.com/news/strike-warning-over-birminghams-or-out-probation-plan) by management characterised as ‘up or out’. It will require newly appointed lecturers to achieve promotion to senior lecturer within five years or face the sort of performance management procedures that could lead to termination of their appointment. The junior academics who enter on these conditions are unlikely to gamble their careers on academic risk-taking or pursue a challenge to an established paradigm. We can only speculate how this apprenticeship in organisational obedience might restrain the pursuit of discovery, let alone achieve the management’s stated aim to “develop and maintain an academic culture of intellectual stimulation and high achievement”.

    Meanwhile at the University of Liverpool, Vice Chancellor Janet Beer is attempting to apply research metrics and measures of research income over a five-year period to select academics for redundancy in the Faculty of Life Sciences. Staff have been threatened with sacking and replacement by those felt to hold more promise. It will be an unwise scholar who chooses a niche field of research which will not elicit prime citations. Astoundingly, university mangers claim that their criteria are not in breach of their status as a signatory to the San Fransisco Declaration on Research Assessment (https://news.liverpool.ac.uk/2021/03/08/project-shape-update). That is correct insofar as selection for redundancy by grant income is clearly such dishonorable practice as to have been placed beyond contemplation by the international board of DORA.

    It seems we are reaching a pivotal moment for academic freedom for higher education systems across the world. In #Arkansas and some other states in the #USA, there are efforts to prohibit the teaching of social justice (https://www.chronicle.com/article/no-social-justice-in-the-classroom-new-state-scrutiny-of-speech-at-public).

    In #France, the education minister has blamed American critical race theory (https://www.theatlantic.com/ideas/archive/2020/11/france-about-become-less-free/617195) for undermining France’s self-professed race-blindness and for causing the rise of “islamo-gauchisme”, a term which has been cynically deployed to blunt any critique of structural racism.

    In Greece, universities are now bound by law to ensure policing and surveillance of university campuses (https://www.crimetalk.org.uk/index.php/library/section-list/1012-exiting-democracy-entering-authoritarianism) by ‘squads for the protection of universities’ in order to suppress dissent with the Orwellian announcement that the creation of these squads and the extensive surveillance of public Universities are “a means of closing the door to violence and opening the way to freedom” and an assertion that “it is not the police who enter universities, but democracy”.

    Conclusion

    It occurs to me that those public figures who feel deprived of a platform to express controversial views may well be outnumbered by the scholars whose universities allow their work to be suppressed by targeted intellectual purges, academic totalitarianism and metric surveillance. It is telling that assaults on academic freedom in the UK have not attracted comment or action from the organisations which might be well placed to defend this defining and essential principle of universities. I hereby call on Universities UK, the Office for Students and the freedom of speech champion to insist on an independent audit of academic freedom and autonomy for each higher education institution.

    We now know where intervention into the rights of academics to teach and research autonomously may lead. We also know that many of the candidates targeted for redundancy are UCU trade union officials; this has happened at University of East London and the University of Hull. Make no mistake, this is a PATCO moment (https://www.politico.com/story/2017/08/05/reagan-fires-11-000-striking-air-traffic-controllers-aug-5-1981-241252) for higher education in the UK as management teams try to break union support and solidarity in order to exact greater control in the future.

    Universities are the canary down the mine in an era of right-wing authoritarianism. We must ensure that they can maintain their unique responsibility to protect against the rise of populism and the dismantling of democracy. We must be assertive in protecting the rights of academics whose lawful and reasoned opinions are increasingly subject to some very sinister threats. Academic freedom needs to be fought for, just like the right to protest and the right to roam. That leaves a heavy responsibility for academics if the abolition of autonomy and academic freedom is not to be complete.

    http://cdbu.org.uk/academic-freedom-is-in-crisis-free-speech-is-not
    #liberté_académique #liberté_d'expression #UK #Angleterre #université #facs #justice_sociale #black_studies #races #race #approches_critiques #études_critiques #privilège_blanc #économie_politique #Leicester_Business_School #pandémie #crise_sanitaire #Birmingham #Liverpool #Janet_Beer #concurrence #Grèce #Etats-Unis #métrique #attaques #éducation_supérieure #populisme #démocratie #autonomie #canari_dans_la_mine

    ping @isskein @cede

    • The Campaign to Cancel Wokeness. How the right is trying to censor critical race theory.

      It’s something of a truism, particularly on the right, that conservatives have claimed the mantle of free speech from an intolerant left that is afraid to engage with uncomfortable ideas. Every embarrassing example of woke overreach — each ill-considered school board decision or high-profile campus meltdown — fuels this perception.

      Yet when it comes to outright government censorship, it is the right that’s on the offense. Critical race theory, the intellectual tradition undergirding concepts like white privilege and microaggressions, is often blamed for fomenting what critics call cancel culture. And so, around America and even overseas, people who don’t like cancel culture are on an ironic quest to cancel the promotion of critical race theory in public forums.

      In September, Donald Trump’s Office of Management and Budget ordered federal agencies to “begin to identify all contracts or other agency spending related to any training on ‘critical race theory,’” which it described as “un-American propaganda.”

      A month later, the conservative government in Britain declared some uses of critical race theory in education illegal. “We do not want teachers to teach their white pupils about white privilege and inherited racial guilt,” said the Tory equalities minister, Kemi Badenoch. “Any school which teaches these elements of critical race theory, or which promotes partisan political views such as defunding the police without offering a balanced treatment of opposing views, is breaking the law.”

      Some in France took up the fight as well. “French politicians, high-profile intellectuals and journalists are warning that progressive American ideas — specifically on race, gender, post-colonialism — are undermining their society,” Norimitsu Onishi reported in The New York Times. (This is quite a reversal from the days when American conservatives warned darkly about subversive French theory.)

      Once Joe Biden became president, he undid Trump’s critical race theory ban, but lawmakers in several states have proposed their own prohibitions. An Arkansas legislator introduced a pair of bills, one banning the teaching of The Times’s 1619 Project curriculum, and the other nixing classes, events and activities that encourage “division between, resentment of, or social justice for” specific groups of people. “What is not appropriate is being able to theorize, use, specifically, critical race theory,” the bills’ sponsor told The Arkansas Democrat Gazette.

      Republicans in West Virginia and Oklahoma have introduced bills banning schools and, in West Virginia’s case, state contractors from promoting “divisive concepts,” including claims that “the United States is fundamentally racist or sexist.” A New Hampshire Republican also proposed a “divisive concepts” ban, saying in a hearing, “This bill addresses something called critical race theory.”

      Kimberlé Crenshaw, a pioneering legal scholar who teaches at both U.C.L.A. and Columbia, has watched with alarm the attempts to suppress an entire intellectual movement. It was Crenshaw who came up with the name “critical race theory” when organizing a workshop in 1989. (She also coined the term “intersectionality.”) “The commitment to free speech seems to dissipate when the people who are being gagged are folks who are demanding racial justice,” she told me.

      Many of the intellectual currents that would become critical race theory emerged in the 1970s out of disappointment with the incomplete work of the civil rights movement, and cohered among radical law professors in the 1980s.
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      The movement was ahead of its time; one of its central insights, that racism is structural rather than just a matter of interpersonal bigotry, is now conventional wisdom, at least on the left. It had concrete practical applications, leading, for example, to legal arguments that housing laws or employment criteria could be racist in practice even if they weren’t racist in intent.

      Parts of the critical race theory tradition are in tension with liberalism, particularly when it comes to issues like free speech. Richard Delgado, a key figure in the movement, has argued that people should be able to sue those who utter racist slurs. Others have played a large role in crafting campus speech codes.

      There’s plenty here for people committed to broad free speech protections to dispute. I’m persuaded by the essay Henry Louis Gates Jr. wrote in the 1990s challenging the movement’s stance on the first amendment. “To remove the very formation of our identities from the messy realm of contestation and debate is an elemental, not incidental, truncation of the ideal of public discourse,” he wrote.

      Disagreeing with certain ideas, however, is very different from anathematizing the collective work of a host of paradigm-shifting thinkers. Gates’s article was effective because he took the scholarly work he engaged with seriously. “The critical race theorists must be credited with helping to reinvigorate the debate about freedom of expression; even if not ultimately persuaded to join them, the civil libertarian will be much further along for having listened to their arguments and examples,” he wrote.

      But the right, for all its chest-beating about the value of entertaining dangerous notions, is rarely interested in debating the tenets of critical race theory. It wants to eradicate them from public institutions.

      “Critical race theory is a grave threat to the American way of life,” Christopher Rufo, director of the Center on Wealth and Poverty at the Discovery Institute, a conservative think tank once known for pushing an updated form of creationism in public schools, wrote in January.

      Rufo’s been leading the conservative charge against critical race theory. Last year, during an appearance on Tucker Carlson’s Fox News show, he called on Trump to issue an executive order abolishing “critical race theory trainings from the federal government.” The next day, he told me, the White House chief of staff, Mark Meadows, called him and asked for his help putting an order together.

      Last month, Rufo announced a “new coalition of legal foundations and private attorneys that will wage relentless legal warfare against race theory in America’s institutions.” A number of House and Senate offices, he told me, are working on their own anti-critical race theory bills, though none are likely to go anywhere as long as Biden is president.

      As Rufo sees it, critical race theory is a revolutionary program that replaces the Marxist categories of the bourgeois and the proletariat with racial groups, justifying discrimination against those deemed racial oppressors. His goal, ultimately, is to get the Supreme Court to rule that school and workplace trainings based on the doctrines of critical race theory violate the 1964 Civil Rights Act.

      This inversion, casting anti-racist activists as the real racists, is familiar to Ian Haney López, a law professor at the University of California, Berkeley, who specializes in critical race theory. “There’s a rhetoric of reaction which seeks to claim that it’s defending these higher values, which, perversely, often are the very values it’s traducing,” he said. “Whether that’s ‘In the name of free speech we’re going to persecute, we’re going to launch investigations into particular forms of speech’ or — and I think this is equally perverse — ‘In the name of fighting racism, we’re going to launch investigations into those scholars who are most serious about studying the complex forms that racism takes.’”

      Rufo insists there are no free speech implications to what he’s trying to do. “You have the freedom of speech as an individual, of course, but you don’t have the kind of entitlement to perpetuate that speech through public agencies,” he said.

      This sounds, ironically, a lot like the arguments people on the left make about de-platforming right-wingers. To Crenshaw, attempts to ban critical race theory vindicate some of the movement’s skepticism about free speech orthodoxy, showing that there were never transcendent principles at play.

      When people defend offensive speech, she said, they’re often really defending “the substance of what the speech is — because if it was really about free speech, then this censorship, people would be howling to the high heavens.” If it was really about free speech, they should be.

      https://www.nytimes.com/2021/02/26/opinion/speech-racism-academia.html

      #droite #gauche #censure #cancel_culture #micro-agressions #Trump #Donald_Trump #Kemi_Badenoch #division #critical_race_theory #racisme #sexisme #Kimberlé_Crenshaw #Crenshaw #racisme_structurel #libéralisme #Richard_Delgado #Christopher_Rufo #Ian_Haney_López

    • No ‘Social Justice’ in the Classroom: Statehouses Renew Scrutiny of Speech at Public Colleges

      Blocking professors from teaching social-justice issues. Asking universities how they talk about privilege. Analyzing students’ freedom of expression through regular reports. Meet the new campus-speech issues emerging in Republican-led statehouses across the country, indicating potential new frontiers for politicians to shape campus affairs.

      (paywall)
      https://www.chronicle.com/article/no-social-justice-in-the-classroom-new-state-scrutiny-of-speech-at-public

  • Migrants left stranded and without assistance by COVID-19 lockdowns | | UN News
    https://news.un.org/en/story/2021/04/1089302

    Migrants left stranded and without assistance by COVID-19 lockdowns
    Travel restrictions during the COVID pandemic have been particularly hard on refugees and migrants who move out of necessity, stranding millions from home, the UN migration agency, IOM, said on Thursday. According to the International Organization for Migration (IOM), the first year of the pandemic saw more than 111,000 travel restrictions and border closures around the world at their peak in December. These measures “have thwarted many people’s ability to pursue migration as a tool to escape conflict, economic collapse, environmental disaster and other crises”, IOM maintained. In mid-July, nearly three million people were stranded, sometimes without access to consular assistance, nor the means to meet their basic needs.
    In Panama, the UN agency said that thousands were cut off in the jungle while attempting to travel north to the United States; in Lebanon, migrant workers were affected significantly by the August 2020 explosion in Beirut and the subsequent surge of COVID-19 cases.
    Border closures also prevented displaced people from seeking refuge, IOM maintained, but not business travellers, who “have continued to move fairly freely”, including through agreed ‘green lanes’, such as the one between Singapore and Malaysia. By contrast, those who moved out of necessity - such as migrant workers and refugees – have had to absorb expensive quarantine and self-isolation costs, IOM said, noting that in the first half of 2020, asylum applications fell by one-third, compared to the same period a year earlier. As the COVID crisis continues, this distinction between those who can move and those who cannot, will likely become even more pronounced, IOM said, “between those with the resources and opportunities to move freely, and those whose movement is severely restricted by COVID-19-related or pre-existing travel and visa restrictions and limited resources”. This inequality is even more likely if travel is allowed for anyone who has been vaccinated or tested negative for COVID-19, or for those with access to digital health records – an impossibility for many migrants.
    Frontier lockdowns also reduced options for those living in overcrowded camps with high coronavirus infection rates in Bangladesh and Greece, IOM’s report indicated. In South America, meanwhile, many displaced Venezuelans in Colombia, Peru, Chile, Ecuador and Brazil, lost their livelihoods and some have sought to return home – including by enlisting the services of smugglers

    #Covid-19#migrant#migration#sante#IOM#pandemie#restrictionsanitaire#confinement#circulation#frontiere

  • #Sénégal, les pirogues de la dernière chance

    Début mars, des #révoltes populaires d’une ampleur inédite ont secoué le Sénégal. Aux origines profondes de cette colère, une situation sociale et économique catastrophique, empirée par la #pandémie. C’est cette même #précarité doublée d’un avenir obstinément bouché qui pousse de nombreux jeunes à prendre la mer en direction de l’Europe, par les Canaries. Un périple trop souvent meurtrier. Des militants et voyageurs sénégalais nous ont parlé de cette #route_atlantique, de ses dangers, et de ce qui pousse tant de personnes à braver la mort.


    http://cqfd-journal.org/Senegal-les-pirogues-de-la

    #cartographie #visualisation #asile #migrations #réfugiés #risques #Afrique_de_l'Ouest #Canaries #îles_Canaries

  • Les vaccins protègent aussi ceux qui ne les reçoivent pas Nathan Jeffay - 5 avril 2021 - Time of israel
    https://fr.timesofisrael.com/les-vaccins-protegent-aussi-ceux-qui-ne-les-recoivent-pas-etude-en

    Comme les médecins l’espéraient, les injections aident non seulement les personnes vaccinées, mais fournissent aussi une "protection croisée" au reste de la population.

    Les espoirs d’obtenir une immunité collective contre la COVID-19 ont reçu un coup de pouce majeur lundi, après qu’une nouvelle étude israélienne a montré que les personnes vaccinées protégeaient aussi ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas se faire vacciner.

    L’étude, qui n’a pas encore été examinée par des pairs, a révélé que l’effet est si frappant, qu’avec chaque augmentation de 20 points des taux de vaccination des adultes dans une population donnée, le risque que les enfants y reçoivent un résultat de test positif est diminué de moitié.


    Des personnels médicaux et des malades, portant des masques, brandissent des drapeaux israéliens alors que les forces aériennes font une démonstration de vol acrobatique au dessus de l’hôpital Hillel Yaffe à Hadera, dans le nord d’Israël, le 29 avril 2020. (Crédit ;Ariel Schalit/AP)

    Les taux d’infection en Israël ont considérablement baissé ces dernières semaines. Cela n’est pas surprenant, car il a été abondamment démontré qu’une personne qui prend le vaccin Pfizer-BioNTech, administré à ce jour à plus de la moitié de la population israélienne, est très peu susceptible de tomber malade de la COVID-19.

    Mais la recherche est limitée lorsqu’il s’agit de savoir si les vaccins réduisent le risque de transmission du virus.

    Les scientifiques ont remarqué le fait que les personnes qui ont attrapé la COVID-19 après une seule injection ont une charge virale plus faible et semblent donc moins susceptibles de transmettre le virus. Mais il n’est pas encore tout à fait clair comment ce fait se traduit dans la vie réelle : les personnes non vaccinées sont-elles réellement plus à l’abri du virus lorsque leur entourage est vacciné ?

    Il s’agit d’une question importante étant donné le fait que si des vaccins sont en passe d’être approuvés prochainement pour les enfants âgés de 12 ans et plus, les moins de 12 ans ne seront pas vaccinés dans un futur proche, et environ un million d’Israéliens adultes n’ont pas été vaccinés. Le personnel des organisations médicales ne pense convaincre qu’environ la moitié d’entre eux.

    La nouvelle recherche répond par un « oui » retentissant à la question de savoir si les personnes vaccinées protègent leur entourage. Elle a examiné les données médicales provenant d’enfants – qui ne peuvent pas encore recevoir de vaccins – dans quelque 223 communautés israéliennes et a constaté que, plus la vaccination est répandue parmi les adultes de l’entourage, moins les enfants sont susceptibles d’être testés positifs.

    « Ces résultats fournissent des preuves fondées sur l’observation que la vaccination protège non seulement les vaccinés individuels, mais fournit également une protection croisée aux personnes non vaccinées de la communauté », ont écrit les chercheurs de l’Institut technologique Technion-Israel et des services de santé Maccabi.

    Les enfants ont fourni l’échantillon d’étude idéal, car ils ne sont pas vaccinés – à de très rares exceptions. Mais la question clé à laquelle ils permettent de répondre concerne les adultes. Ceux qui ne sont pas vaccinés parce qu’ils refusent ou ne peuvent pas se faire vacciner pour des raisons médicales sont-ils protégés par la vaccination d’autrui ?

    Si la réponse est oui, comme le suggère la recherche, cela indique qu’en dépit de toute l’incertitude quant au pourcentage de vaccination dont une société a besoin pour obtenir l’immunité collective, Israël va fermement dans cette direction. Et d’autres populations qui vaccinent largement le seront aussi.

    La recherche, qui a été publiée en ligne, a comparé le taux de vaccination chez les adultes sur des intervalles de trois semaines, par rapport aux données de test COVID d’enfants de l’entourage 35 jours plus tard. Ils ont trouvé une corrélation claire entre l’ampleur de la vaccination des adultes et l’ampleur de la baisse de résultats positifs chez les tests des enfants.

    « Nous constatons que des taux de vaccination plus élevés sont associés à un taux d’infection plus faible plus tard chez le groupe non vacciné », ont déclaré les chercheurs, dirigés par Tal Patalon de Maccabi et le professeur Roy Kishony du Technion.

    Pendant plusieurs semaines, les médecins se sont montrés prudents lorsqu’il s’agissait de discuter d’immunité collective, en raison du peu de données soutenant l’idée que les vaccins empêchent la transmission, et du sentiment qu’Israël s’approche d’un maximum en termes de taux de vaccination, car la plupart des adultes ont reçu des vaccins mais les enfants ne le peuvent pas.

    A présent, avec la publication de cette étude et le début des préparatifs pour vacciner les enfants de 12 à 15 ans – après que Pfizer a trouvé ses vaccins très efficaces concernant ce groupe d’âge – l’immunité collective est une fois de plus fermement à l’ordre du jour.

    #covid-19 #immunité #coronavirus #sars-cov-2 #immunité_collective #vaccin #vaccination #confinement #vaccins #immunité_de_groupe #santé #pandémie #sars-cov2

  • Allemagne : les expulsions se poursuivent malgré la pandémie - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/31190/allemagne-les-expulsions-se-poursuivent-malgre-la-pandemie

    L’Allemagne a expulsé plus de 750 personnes vers l’Afrique en 2020. La plupart des pays africains sont mal préparés à accueillir les demandeurs d’asile déboutés et le coronavirus ne ferait qu’aggraver la situation.Touré raconte le cauchemar qu’il a vécu en janvier dernier, au moment d’être confronté à la possibilité d’être expulsé. « J’étais malade d’inquiétude. Je n’ai pratiquement pas pu bouger pendant trois semaines. J’avais des nausées, des vertiges, je ne pouvais pas sortir », se souvient le Guinéen.Pour protéger son identité, il n’utilise que son nom de famille. Touré dit craindre les forces de sécurité dans son pays. La police guinéenne l’aurait arrêté et torturé pour ses idées politiques avant qu’il ne prenne la fuite vers l’Europe.
    Normalement, un homme comme Touré serait le bienvenu en Allemagne. Il parle couramment l’allemand, a un emploi stable dans un centre d’hébergement et ambitionne de terminer ses études cet été. Mais son droit à rester en Allemagne devient de plus en plus hypothétique. Bien qu’il a évité l’expulsion en janvier, les autorités lui ont accordé un sursis d’à peine six mois."Il m’arrive de ne pas à trouver le sommeil parce que je me dis que quelqu’un pourrait venir me chercher en pleine nuit", explique Touré. Il dit aussi avoir des problèmes de concentration ce qui handicape ses études et sa préparation aux examens. La seule façon pour Touré de se sortir de cette situation est de fournir aux autorités allemandes un passeport pour prouver son identité. Or, l’ambassade de Guinée à Berlin ne délivre pas de passeports. Sa seule option serait actuellement de prendre un avion pour rentrer en Guinée et y faire les démarches administratives. Mais pour Touré, cette option n’est pas envisageable. « Il est fort possible que l’on me torture à nouveau. Qui sait, je pourrais arriver à l’aéroport et ensuite plus personne n’entendra parler de moi. »
    Malgré la pandémie de coronavirus, l’Allemagne continue donc à mener des expulsions. Selon le gouvernement allemand, l’an denier, 755 personnes ont été renvoyées, la plupart vers les pays du Maghreb comme la Tunisie, le Maroc et l’Algérie. D’autres demandeurs d’asile ont été expulsés vers le Nigéria, le Ghana et la Gambie.Et pour le moment, ce rythme d’expulsions se poursuit. En janvier, un avion a décollé de Munich vers le Nigéria avec à son bord 24 personnes, dont certaines condamnées par la justice.Une démarche dénoncée par l’activiste Rex Osa et son réseau « Refugees » Refugees" (Les réfugiés pour les réfugiés) qui soutient les Nigérians dans le sud de l’Allemagne."Ils se retrouvent les uns à côté des autres dans l’avion pendant six ou sept heures de vol. S’il y a une personne infectée parmi le groupe, ils sont tous exposés au coronavirus", estime Rex Osa, qui craint que les expulsions n’augmentent le risque de propagation du Covid-19 dans les pays d’origine des migrants. Rex Osa n’est pas le seul à demander l’arrêt des expulsions. Plusieurs organisations d’aide aux migrants ainsi que des instances religieuses expriment les mêmes préoccupations.
    De nombreux pays africains ne disposent en effet pas de suffisamment de médecins, de lits en soins intensifs ou de ventilateurs pour prendre en charge les patients atteints du coronavirus. De plus, les campagnes de vaccination d’envergure ne sont menées que dans une poignée de pays.
    A ce problème sanitaire vient s’ajouter une difficulté qui n’est pas nouvelle, à savoir le manque de perspectives économiques pour les personnes renvoyées, dont la plupart ne savent pas comment s’en sortir dans leur pays d’origine. Alors les recours en justice sont souvent le seul espoir pour les demandeurs d’asile déboutés. En décembre, un tribunal administratif de l’État du Bade-Wurtemberg, dans le sud de l’Allemagne, a empêché l’expulsion d’un demandeur d’asile afghan. Le juge a estimé que la situation en Afghanistan était devenue si mauvaise en raison de la pandémie que les migrants expulsés n’ayant pas de famille ou de biens sur place étaient exposés au risque d’une « misère extrême ».Enfin, comme pour le Guinéen Touré, certains migrants sont menacés d’expulsion pour ne simplement pas avoir les documents nécessaires à prouver leur identité. Or avec la pandémie et les restrictions de déplacement, obtenir de tels documents officiels peut s’avérer encore plus compliqué."La pandémie n’a pas dissuadé les autorités à obliger les demandeurs d’asile à s’identifier", note l’activiste Rex Osa. "Ils continuaient à recevoir des lettres leur rappelant les délais dans lesquels ils devaient présenter leurs documents, même si les frontières étaient fermées et le travail des ambassades à l’arrêt."Après le vol charter vers le Nigeria en janvier, les autorités bavaroises responsable des demandes d’asile et des expulsions ont concédé que « l’actuelle pandémie de coronavirus pose de nouveaux défis (aux autorités) ainsi qu’aux pays d’origine. La situation médicale inhabituelle actuelle due à la pandémie ne change cependant pas fondamentalement la situation juridique actuelle. »
    En attendant, Touré espère une fin heureuse. L’ambassade de Guinée à Paris doit commencer à traiter les demandes de passeport et il espère pouvoir s’y rendre pour obtenir son droit de rester en Allemagne.

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#afrique#sante#retour#expulsion#demandeurdasile#droit#pandemie

  • Ethiopie : jetées par leurs employeurs libanais, les « bonnes » tentent de se reconstruire
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/04/01/ethiopie-jetees-par-leurs-employeurs-libanais-les-bonnes-tentent-de-se-recon

    Elles débarquent à l’aéroport d’Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie, par vagues successives depuis un an. Des centaines et des centaines de femmes, rapatriées par les autorités éthiopiennes, qui travaillaient comme domestiques au Liban avant de se retrouver sans toit ni emploi.Pendant des mois, alors que le pays du Cèdre s’enfonçait dans une crise économique, sociale et sanitaire, elles ont attendu sur le trottoir du consulat éthiopien de Beyrouth. Certaines jetées là par des employeurs venus les déposer en voiture comme on se débarrasse d’encombrants. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 60 000 migrants éthiopiens ont été rapatriés du Moyen-Orient depuis janvier 2020. Des hommes, souvent employés en Arabie saoudite et au Yémen, mais aussi quantité de femmes, recrutées comme « bonnes » au Levant et dans la péninsule.
    Sur les quelque 250 000 domestiques étrangères travaillant au Liban, on estime que près de la moitié sont éthiopiennes. Des travailleuses de tous âges, souvent venues de milieux modestes et ruraux, à qui des agences de recrutement ont fait miroiter l’eldorado.Coups, harcèlement, privation de nourriture, exploitation… Au Levant, les « bonnes » sont souvent confrontées aux abus et au racisme de leurs employeurs. Leur salaire – quand il leur est versé – oscille entre 100 et 300 dollars par mois. Un montant à peu près deux fois supérieur au revenu moyen en Ethiopie, mais qui est loin de compenser les maltraitances que certaines subissent.
    Le phénomène est tel que plusieurs centres ont ouvert en Ethiopie pour prendre en charge les revenantes, notamment depuis la grande vague de rapatriement de 2013, suite à un coup de filet des autorités saoudiennes contre les sans-papiers. A l’époque, plus de 160 000 Ethiopiens avaient été expulsés du Moyen-Orient. Malgré les fermetures de frontières et les restrictions de déplacement, le Covid-19 a créé un nouvel appel d’air.
    « Nous avons été très surpris de l’afflux. En temps de pandémie, on s’attendait justement à une accalmie », confie Fiseha Melese, responsable des programmes d’Agar, une association qui vient en aide aux Ethiopiennes rapatriées.Après un rapide test psychologique à leur départ à Beyrouth puis à leur arrivée à Addis-Abeba, les femmes les plus fragiles sont dirigées vers des structures comme Agar, qui compte trois centres dans la capitale éthiopienne – un pour les hommes et deux pour les femmes. Créée en 2005 pour subvenir aux besoins des personnes âgées, l’association s’est reconvertie il y a sept ans dans l’accompagnement psychologique des migrants victimes de violences au Moyen-Orient. Au total, elle a accueilli 911 femmes en 2020. Presque deux fois plus que les années précédentes.
    « Maltraitées, déprimées, sexuellement agressées »
    Elles sont vingt-quatre à vivre aujourd’hui dans l’un de ses refuges, une maison anodine de trois étages en bordure d’Addis-Abeba. Complètement protégées du monde extérieur, nourries, logées, blanchies, les pensionnaires peuvent rester jusqu’à un an, selon leur état. Certaines sont là depuis quelques jours, d’autres depuis plus de six mois. Elles sortent peu, essentiellement pour des rendez-vous avec des psychiatres à l’hôpital.
    « C’est comme un puzzle qu’il faut reconstituer, explique Eden Ayele, la psychologue de l’association Agar. Nous avons affaire à des femmes maltraitées, déprimées et parfois sexuellement agressées. L’une d’entre elles est restée neuf mois enfermée dans une cave. On l’obligeait à faire du pain, à raison de quinze heures par jour. Elle n’a pas vu la lumière du jour pendant presque un an. » Connu pour ses effets délétères, le système libanais du kafala (tutelle) est la porte ouverte à beaucoup d’abus. En toute impunité, certains employeurs confisquent les passeports de leurs domestiques ou restreignent les mouvements. C’est pour échapper à ces mauvais traitements que Wekitu Nata a fui sa « Madame ».Finis les coups, les insultes, les retards de paiement. Finis aussi les papiers qui lui permettaient de travailler légalement au Liban. La jeune femme, vêtue de ses seuls habits de domestique, a erré au hasard des rues de Beyrouth jusqu’à trouver des compatriotes prêts à l’héberger. Elle a vécu plusieurs années clandestinement dans la capitale libanaise avant d’être rapatriée en décembre 2020.

    #Covid-19#migrant#migration#liban#ethiopie#sante#santementale#retour#crise#economie#pandemie#kafala#domestique

  • Achieving Path-Dependent Equity for Global COVID-19 Vaccine Allocation — Anthony D. So, Joshua Woo (Med)
    https://www.cell.com/med/abstract/S2666-6340(21)00106-9

    Committing to global access for COVID-19 vaccines is key to avoiding a resurgence of the pandemic. However, the vaccine rollout continues to highlight longstanding inequities and agreements between countries and vaccine manufacturers that undermine a globally coordinated approach. The surest path out of this pandemic is one towards greater equity.

  • Retours difficiles des migrants en pleine pandémie de COVID-19 | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/fr/stories/retours-difficiles-des-migrants-en-pleine-pandemie-de-covid-19
    https://storyteller.iom.int/sites/default/files/styles/facebook_graph_/public/drag-n-drop/75-Malagasy-women-returnees-Daniel-Silva_0.jpg?itok=FFoHGyQ6

    Bayarmaa* est bloquée au Viet Nam depuis qu’elle a perdu son emploi à cause de la COVID-19. Affamée et confrontée à des problèmes de logement, cette ressortissante mongole n’a pas pu payer le traitement médical dont elle avait besoin pour une maladie chronique récurrente. Profondément inquiète et frustrée de ne pouvoir aider sa fille, la mère de Bayarmaa, restée au pays, est également tombée malade. Jour après jour, la situation de Bayarmaa s’est aggravée jusqu’à ce qu’elle décide de demander l’aide du Ministère mongol des affaires étrangères et de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).L’impact généralisé de la pandémie de COVID-19 sur la mobilité humaine mondiale en raison des restrictions de voyage, des fermetures des frontières et des mesures de confinement visant à enrayer la propagation du virus a bloqué des millions de migrants, dont Bayarmaa, à travers le monde. Dans un rapport de septembre 2020 sur l’impact de la COVID-19 sur les migrants, le Groupe de travail de l’OIM sur le retour pendant la COVID-19 a décrit en détail la situation critique de près de trois millions de migrants bloqués dans le monde. De nombreux autres migrants se seraient retrouvés bloqués au cours des mois suivants. Le Groupe de travail a été créé en réponse au défi complexe que représente l’organisation des retours volontaires pendant la pandémie, et pour aider les missions à relever efficacement ce défi. En 2020, l’OIM a facilité le retour volontaire de plus de 50 000 migrants à travers le monde. Plus de 1 000 migrants (53 % de femmes et 47 % d’hommes) ont été soutenus par le Groupe de travail sur le retour pendant la COVID-19 pour rentrer chez eux de manière sûre et digne à l’échelle mondiale.
    Chaque retour a été unique en son genre et a mis en évidence les conditions différentes et extrêmes auxquelles les migrants ont été confrontés dans le contexte de la pandémie de COVID-19 avant leur retour.
    Parmi ceux qui sont rentrés se trouvaient des travailleurs migrants et leur famille, des voyageurs, des étudiants internationaux, des enfants non accompagnés, des femmes enceintes, des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, d’autres personnes à la recherche de soins médicaux et des victimes de traite des êtres humains.

    #Covid-19#migrant#migration#OIM#retour#pandemie#travailleurmigrant#famille#sante#vulnerabilite

  • #Covid-19. Les #Stylos_rouges portent #plainte contre #Blanquer pour « #mise_en_danger_de_la_vie_d’autrui »

    Le groupe d’enseignants, qui revendique 72 000 membres sur sa page Facebook, saisit la Cour de justice de la République pour « mise en danger délibérée de la vie d’autrui ».

    Les Stylos Rouges, sorte de « Gilets jaunes du monde enseignant » qui revendiquent 72 400 membres sur leur page Facebook, annoncent qu’ils ont déposé plainte pour « mise en danger délibérée de la vie d’autrui » ​contre le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer devant la Cour de Justice de la République. Ceci "​« afin qu’il réponde de ses #mensonges, de son refus de sécuriser les écoles et de son incapacité à protéger les personnels, élèves et leurs proches face au Covid-19 »."


    https://twitter.com/stylos_les/status/1375119032135917575

    Depuis des mois, syndicats et gouvernement s’opposent sur le nombre d’élèves contaminés dans les écoles. Lors de sa conférence de presse, tenue ce jeudi 25 mars, le ministre de la Santé, #Olivier_Véran a indiqué que 2 962 classes et 105 #établissements_scolaires étaient fermés . Selon Santé publique France, le taux d’incidence chez les 0-9 ans a quadruplé depuis le début de l’année pour atteindre 165 cas pour 100 000 habitants dans la semaine du 14 au 20 mars. En Ile-de-France, ce taux monte à 275 chez les 0-9 ans et 673 chez les 10-19 ans.

    Vers un renforcement du protocole sanitaire

    Pas question de fermer les écoles, maintient le gouvernement, qui annonce, par la voix d’Olivier Véran, un « protocole sanitaire renforcé ».

    Lire aussi : Covid-19. Vacances avancées, demi-jauge… Quelles solutions pour contenir le virus à l’école ?

    Face aux critiques, le ministère de l’Éducation nationale vient de mettre en ligne une campagne de communication qui décline les slogans suivants : "Aller à l’école, c’est continuer à apprendre" ; "aller à l’école, c’est rester en bonne santé"​.

    Pas du goût du SNUipp, le premier syndicat du premier degré, qui relaie la campagne en taguant les slogans ​de posts rageurs tels que « conditions dégradées par manque de moyens et d’anticipation » ​ou « classes fermées par manque de remplaçants »​. Le Snes réclame pour sa part l’organisation « urgente » ​d’une réunion sanitaire et « la neutralisation » ​du Grand oral du baccalauréat.

    https://www.ouest-france.fr/politique/jean-michel-blanquer/covid-19-les-stylos-rouges-portent-plainte-contre-blanquer-pour-mise-en

    #justice #coronavirus #pandémie #Jean-Michel_Blanquer #écoles

  • Origines du #Covid-19 : la piste d’une fuite du laboratoire de Wuhan relancée, la Chine aux abois - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2021/03/15/origines-civd-19-piste-fuite-laboratoire-wuhan-relancee-chine-aux-abois

    Qu’on se souvienne, il y a un peu plus d’un an, de ces images de pangolins malades, d’animaux sauvages vendus sur les étals du marché humide de #Wuhan, de quelques chauves-souris égarées. Un scénario qui a longtemps masqué l’origine véritable du virus. Pour lancer la contre-attaque, la propagande de Pékin en était arrivée à accuser l’armée américaine d’être responsable de la contamination à Wuhan lors de Jeux militaires mondiaux organisés dans la ville en octobre 2019. Début septembre dernier, des médias officiels chinois avaient même diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo évoquant « 200 mystérieux laboratoires de biosécurité mis en place par l’armée américaine tout autour du monde », susceptibles d’avoir laissé s’échapper le nouveau coronavirus. Puis elle était passée à une thèse tout aussi improbable de produits surgelés importés de l’étranger.
    La réalité est, bien entendu, à chercher ailleurs. Une piste devient de plus en plus crédible, mais que les autorités chinoises cherchent par tous les moyens à étouffer : celle de la contamination d’ouvriers en 2012 dans une mine du Yunnan qui aurait ensuite circulé à bas bruits jusqu’à ce qu’une éminente chercheuse chinoise ne ramène le virus au laboratoire P4 de l’Institut de virologie de Wuhan. Y a-t-il eu un accident et le virus se serait-il échappé du laboratoire ?

    #pandémie #accident_de_recherche #Chine #culture_du_silence

    • Hmmm ? Plus de stéréotypes que de faits ? Regardons ça de plus près :

      Regardons plus attentivement cette piste menant du Yunnan à l’Institut de virologie de Wuhan. Un article très documenté publié le 22 décembre par Le Monde explique la séquence. Le 25 avril 2012, un homme de 42 ans est admis à l’hôpital de Kunming, la capitale provinciale du Yunnan, à quelque 1 500 km au sud-ouest de Wuhan. Il est sujet à une toux persistante depuis deux semaines, souffre d’une forte fièvre et surtout d’une détresse respiratoire qui s’aggrave. Le lendemain, trois autres patients, âgés de 32 à 63 ans, frappés de symptômes semblables, sont admis dans le même établissement. Le surlendemain, un homme de 45 ans y est à son tour hospitalisé. Un sixième, 30 ans, les rejoint une semaine plus tard.
      Tous partagent plus ou moins les mêmes symptômes de pneumonie sévère. Leurs scanners thoraciques indiquent une atteinte bilatérale des poumons, avec des opacités en verre dépoli, qui sont aujourd’hui reconnues comme relativement caractéristiques du Covid-19, bien que non spécifiques. Trois d’entre eux présentent des signes de thrombose, une obstruction des vaisseaux là encore assez typique des complications du nouveau coronavirus.
      Tous ont en commun d’avoir travaillé dans une mine désaffectée à Tongguan, dans le canton de Mojiang. Une mine peuplée de plusieurs colonies de rhinolophes – dites « chauves-souris fer à cheval » – où les six hommes ont passé jusqu’à deux semaines à cureter les galeries du guano des mammifères volants. Trois d’entre eux meurent à l’hôpital, après respectivement douze, quarante-huit et cent neuf jours d’hospitalisation. Les deux plus jeunes en réchappent après un séjour de moins d’une semaine, tandis qu’un autre, âgé de 46 ans, ne sortira de l’hôpital de Kunming que quatre mois après son admission.
      Or ce coronavirus du Yunnan, l’institut de virologie de Wuhan en a collecté des échantillons dès 2012. Une information confirmée par la direction du laboratoire dans un article publié par la revue Nature le 17 novembre dernier. Que s’est-il passé depuis ? Pékin garde le silence le plus absolu sur cette piste et la mine en question est aujourd’hui hermétiquement fermée, maintenue soigneusement à l’écart des regards indiscrets. La culture du silence et de la dissimulation du gouvernement chinois une nouvelle fois mise en lumière, mais cette fois-ci sur un sujet planétaire. Des équipes de journalistes étrangers ont été chassées sans ménagement par des villageois en colère tandis que des caméras ont été installées à l’entrée de la mine et que des barrages routiers bloquent tout passage sur les voies d’accès au site.

  • Initiative de travailleur·euse·s et étudiant·e·s grec·que·s en France
    pour les droits démocratiques

    https://lavoiedujaguar.net/Initiative-de-travailleur-euse-s-et-etudiant-e-s-grec-que-s-en-Franc

    Nous sommes jeunes, travailleur·euse·s et étudiant·e·s grec·que·s, vivant à Paris indigné·e·s de la politique autoritaire du gouvernement grec, qui a culminé ces dernières semaines.

    En tant qu’initiative née par le bas et organisée par des biais de la démocratie directe, sans représenter aucun parti politique, nous sommes solidaires avec le peuple grec, qui proteste contre la répression policière en faveur de la démocratie. Il est temps de tirer la sonnette d’alarme contre ce régime autoritaire en cours de construction, contre la censure, la répression de la liberté de parole et de pensée ainsi que contre les violations des droits humains fondamentaux en Grèce. Nous souhaitons que notre lutte rejoigne la lutte du peuple français, contre le racisme et l’impunité des violences policières, carcérales et judiciaires. Nous applaudissons les appels à la justice pour les victimes des violences policières en France. Enfin, nous restons solidaires avec la lutte contre la nouvelle loi de sécurité globale, porteuse d’atteinte à la liberté d’informer et d’être informé·e·s, tout en globalisant la surveillance.

    Le gouvernement grec se veut totalement réticent à renforcer le système national de santé et à prendre des mesures pour gérer la crise sanitaire, dont l’impact est omniprésent tant en Grèce, qu’en France ainsi qu’au reste du monde. En revanche, sous prétexte de la pandémie, les restrictions imposées pour cette cause lui servent afin de poursuivre son agenda politique. (...)

    #Grèce #Paris #initiative #démocratie #violences #pandémie #politique_autoritaire #répression #censure

  • Aux Canaries, la mort d’une enfant de 2 ans met un visage sur le drame de l’immigration
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/03/23/aux-canaries-la-mort-d-une-enfant-de-2-ans-met-un-visage-sur-le-drame-de-l-i

    Aux Canaries, la mort d’une enfant de 2 ans met un visage sur le drame de l’immigration. Cette jeune Malienne est officiellement la 19e personne à périr cette année dans la dangereuse traversée entre les côtes africaines et l’archipel espagnol. Un sauveteur tente de réanimer une enfant dans le port d’Arguineguin, sur l’île de Grande Canarie, le 16 mars 2021. Elle était Malienne et avait 2 ans : ce week-end, la mort d’une petite fille après plusieurs jours d’agonie dans un hôpital des Canaries a provoqué une vive émotion en Espagne et mis un visage sur le drame de l’immigration africaine. Ramenée mardi 16 mars par les sauveteurs au port d’Arguineguin, sur l’île de Grande Canarie, cette petite Malienne avait fait la traversée depuis le continent africain sur une embarcation de fortune transportant 52 migrants, dont sa mère et sa sœur.Les images poignantes des secouristes de la Croix-Rouge s’efforçant de la réanimer sur le quai de ce port ont fait la une des médias espagnols. En état critique et souffrant d’hypothermie sévère, elle avait été transférée dans l’unité de soins intensifs d’un hôpital de l’île, où elle a passé cinq jours, avant de décéder dimanche. Elle est officiellement la 19e personne à périr cette année dans la dangereuse traversée entre les côtes africaines et l’archipel espagnol des Canaries, un périple entrepris chaque année par des milliers de migrants. « Nabody est le visage du drame humanitaire que représente l’immigration », a affirmé sur Twitter le président de la région des Canaries, Angel Victor Torres, en utilisant le prénom donné à cette petite fille par la presse espagnole et démenti depuis par l’un des médecins de l’hôpital où elle a été soignée. Son véritable nom n’a pas été révélé. « Dix-neuf vies dont nous connaissions les noms perdues en 2021. Des centaines, des milliers dont nous ne connaissions pas les noms avant. Elle recherchait une vie meilleure. Elle avait 2 ans. Repose en paix », a ajouté M. Torres.« Il n’y a pas de mots pour décrire autant de douleur […] C’est un choc pour notre conscience à tous », a pour sa part déclaré le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, en remerciant « ceux qui ont lutté jusqu’au bout pour lui sauver la vie ». Cité par la presse locale, Juan Miguel Vela, l’un des deux secouristes ayant réanimé la petite fille sur le port, a jugé « fou de devoir en arriver à une situation si extrême pour se rendre compte d’une réalité que nous voyons tous les jours ».
    Les côtes africaines sont situées à une centaine de kilomètres de la partie la plus à l’est de l’archipel. Mais les passagers de l’embarcation ont raconté aux secouristes être partis de Dakhla, un port du Sahara occidental situé à 450 km au sud, et avoir passé quatre ou cinq jours en mer. Cette route migratoire entre l’Afrique et les Canaries est particulièrement dangereuse en raison de courants extrêmement forts.L’an dernier, 1 851 migrants, voyageant dans des embarcations généralement surchargées et en mauvais état, ont perdu la vie sur cette route maritime, selon l’ONG Caminando Fronteras. « Même si cette route a le taux de mortalité le plus élevé, elle est de plus en plus empruntée », l’Europe ayant passé des accords avec plusieurs pays pour lutter contre l’immigration illégale en Méditerranée, déplore cette ONG. Selon les organisations de défense des droits humains, la situation a empiré récemment en raison de la crise économique provoquée par le Covid-19. « Si initialement la pandémie a ralenti les flux migratoires, elle a finalement accéléré le départ de migrants travaillant dans le tourisme, la pêche ou d’autres emplois précaires, qui se sont retrouvés sans ressources », a souligné l’Association pour les droits de l’homme d’Andalousie dans un rapport publié lundi.
    Cette augmentation de l’immigration vers les Canaries rappelle la crise migratoire de 2006, qui avait vu environ 30 000 migrants faire la traversée. L’an dernier, 23 023 migrants sont arrivés aux Canaries, un chiffre huit fois supérieur à celui de 2019. Une situation qui a provoqué le chaos dans l’archipel, où des milliers de migrants ont dû dormir parfois à même le sol dans le port d’Arguineguin, dans des conditions déplorables dénoncées par les ONG.Depuis le début de l’année, le flux des arrivées ne s’est pas tari, avec 2 580 migrants parvenus aux Canaries entre le 1er janvier et le 15 mars, contre 1 219 sur la même période de 2019, selon des chiffres officiels.

    #Covid-19#migrant#migration#mali#UE#espagne#canaries#départ#mortalite#sante#crise#economie#pauvreté#pandemie

  • Three Ways the Pandemic Has Made the World Better - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/health/archive/2021/03/three-ways-pandemic-has-bettered-world/618320

    par Zeynep Tufekci

    This has been a year of terrible loss. People have lost loved ones to the pandemic. Many have gotten sick, and some are still suffering. Children have lost a year of school. Millions have lost a steady paycheck. Some have lost small businesses that they’d built for decades. Almost all of us have lost hugs and visits and travel and the joy of gathering together at a favorite restaurant and more.

    And yet, this year has also taught us much. Strange as it may sound, the coronavirus pandemic has delivered blessings, and it does not diminish our ongoing suffering to acknowledge them. In fact, recognizing them increases the chance that our society may emerge from this ordeal more capable, more agile, and more prepared for the future.

    Here are three ways the world has changed for the better during this awful year.

    1. We Now Know How to Code for Our Vaccines
    Perhaps the development that will have the most profound implications for future generations is the incredible advances in synthetic messenger RNA (mRNA) biotechnologies.

    But amid all this came historic developments. The new mRNA technology, on which several vaccines—notably Pfizer-BioNTech’s and Moderna’s—are based, is an epochal scientific and technical breakthrough. We are now coding for vaccines, and thanks to advances in science and industrial production, we can mass-produce them and figure out how to deliver them into our cells in a matter of months.

    This is all new. Neither Moderna nor BioNTech had a single approved product on the market before 2020. Each company essentially designed its vaccine on a computer over a weekend in January 2020—BioNTech’s took just a few hours, really. Both companies had vaccine candidates designed at least four weeks before the first confirmed U.S. COVID-19 fatality was announced, and Moderna was producing vaccine batches to be used for its trials more than a month before the World Health Organization declared a pandemic. In 2021, the companies together aim to produce billions of stunningly efficacious vaccine doses,

    The mRNA vaccines work differently. For these, scientists look at the genetic sequence of a virus, identify a crucial part—such as the spike protein, which it uses as a key to bind onto cells’ receptors in order to unlock and enter them—produce instructions to make just that part, and then send those instructions into our cells. After all, that’s what a virus does: It takes over our cells’ machinery to make more of itself. Except in this case, we instruct our cells to make only the spike portion to give our immune system practice with something that cannot infect us—the rest of the virus isn’t there!

    Until this year, that was the dream behind the synthetic mRNA technologies: a dream with few, scattered adherents, uphill battles, and nothing to show for it but promise. This year, it became a reality.

    In 2020, we figured out how to make messenger RNA with precision, by programming the exact code we wanted, producing it at scale (a printing press for messenger RNA!), and figuring out a way to inject it into people so the fragile mRNA makes it into our cells. The first step was pure programming: Uğur Şahin, the CEO of BioNTech, sat at his computer and entered the genetic code of the spike protein of the mysterious virus that had emerged in Wuhan. Moderna employees had done the same thing the weekend after the genomic sequence was released on January 10. The Moderna vaccine candidate was called mRNA-1273 because it encoded all of the 1,273 amino acids in the SARS-CoV-2 spike protein—the code was so small that it could all be represented with little less than half the number of characters that fit on a single-spaced page.

    The rest of the process relied on key scientific and industrial innovations that are quite recent. Messenger RNA are fragile—they disintegrate easily, as they are supposed to. The lipid nanoparticles we envelop them in to use as delivery systems were approved only in 2018. Plus, the viral spike protein is a notorious shape-shifter. It takes one form before it fuses with our cells and another one afterward. The latter, postfusion form did not work well at all for developing vaccines, and scientists only recently figured out how to stabilize a virus’ spike in its prefusion form.

    This may allow us, finally, to transition from a broadcast-only model of medicine, wherein drugs are meant to be identical for everyone in a particular group, to targeted, individualized therapies. Plus, these technologies are suitable for small-scale but cheap-enough production: a development that can help us treat rare diseases that afflict only a few thousand people each year, and are thus usually ignored by mass-market-oriented medical technologies.

    It’s also no coincidence that these two mRNA vaccines were the fastest to market. They can be manufactured rapidly and, crucially, updated blazingly fast. Şahin, the BioNTech CEO, estimates that six weeks is enough time for the company to start producing new boosters for whenever a new COVID-19 variant emerges. Pfizer and Moderna are both already working on boosters that better target the new variants we’ve seen so far, and the FDA has said it can approve these tweaks quickly.
    2. We Actually Learned How to Use Our Digital Infrastructure
    The internet, widespread digital connectivity, our many apps—it’s easy to forget how new most of this is. Zoom, the ubiquitous video service that became synonymous with pandemic work, and that so many of us are understandably a little sick of, is less than 10 years old. Same with the kind of broadband access that allowed billions to stream entertainment at home and keep in touch with family members and colleagues. Internet connectivity is far from perfect or equally distributed, but it has gotten faster and more expansive over the past decade; without it, the pandemic would have been much more miserable and costly.

    Technology also showed how we could make our society function better in normal times.

    According to the CDC, telehealth visits increased by 50 percent in the first quarter of 2020, compared with the same period in 2019. Such visits are clearly not appropriate for every condition, but when warranted, they can make it much easier for people to access medical help without worrying about transportation, child care, or excessive time away from work. Remote access to medical help has long been a request from people with disabilities and people in rural areas, for whom traveling to clinics can be an extra burden.

    Work, too, has been transformed. Suddenly, hundreds of millions of people around the world had to figure out how to get things done without going into the office. It turns out that for many white-collar jobs, this is not just possible; it comes with a variety of upsides.

    3. We’ve Unleashed the True Spirit of Peer Review and Open Science

    On January 10, 2020, an Australian virologist, Edward Holmes, published a modest tweet: “All, an initial genome sequence of the coronavirus associated with the Wuhan outbreak is now available at Virological.org here.” A microbiologist responded with “And so it begins!” and added a GIF of planes taking off. And so it did indeed begin: a remarkable year of open, rapid, collaborative, dynamic—and, yes, messy—scientific activity, which included ways of collaborating that would have been unthinkable even a few decades ago.

    Well, no more. When the pandemic hit, it simply wasn’t tenable to keep playing the old, slow, closed game, and the scientific community let loose. Peer review—the real thing, not just the formal version locked up by for-profit companies—broke out of its constraints. A good deal of the research community started publishing its findings as “preprints”—basically, papers before they get approved by formal publications—placing them in nonprofit scientific depositories that had no paywalls. The preprints were then fiercely and openly debated—often on social media, which is not necessarily the ideal place for it, but that’s what we had. Sometimes, the release of data was even faster: Some of the most important initial data about the immune response to the worrisome U.K. variant came from a Twitter thread by a tired but generous researcher in Texas. It showed true scientific spirit: The researcher’s lab was eschewing the prestige of being first to publish results in a manuscript by allowing others to get to work as fast as possible. The papers often also went through the formal peer review as well, eventually getting published in a journal, but the pandemic has forced many of these companies to drop their paywalls—besides, the preprints on which the final papers are based remain available to everyone.

    Working together, too, has expanded in ways that were hard to imagine without the new digital tools that allow for rapid sharing and collaboration, and also the sense of urgency that broke through disciplinary silos.

    The pandemic happened at a moment of convergence for medical and digital technology and social dynamics, which revealed enormous positive potential for people. Nothing will erase the losses we experienced. But this awful year has nudged us toward dramatic improvements in human life, thanks to new biotechnologies, greater experience with the positive aspects of digital connectivity, and a more dynamic scientific process.

    #Zeynep_Tufekci #Pandémie #Changement_social

  • Des migrants bloqués arrivent en Ethiopie depuis le Yémen à bord du premier vol de retour depuis le début de la pandémie de COVID-19 | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/des-migrants-bloques-arrivent-en-ethiopie-depuis-le-yemen-bord-du-premier-vol-d

    Aden/Addis-Abeba - Aujourd’hui, un vol transportant 140 migrants bloqués a quitté l’aéroport international d’Aden pour Addis-Abeba. Il s’agissait du premier vol à destination de l’Ethiopie depuis le Yémen dans le cadre du programme de retour humanitaire volontaire (RAV) de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) depuis la déclaration de la pandémie mondiale de COVID-19. « Ce vol est une bouée de sauvetage pour les migrants qui étaient bloqués depuis des mois dans des conditions dangereuses », a déclaré António Vitorino, Directeur général de l’OIM. « Dans les mois à venir, nous espérons voir davantage de migrants rentrer chez eux en toute sécurité auprès de leurs proches de cette manière. »
    Malgré une diminution du nombre de migrants arrivant au Yémen - passant de 138 000 en 2019 à un peu plus de 37 500 en 2020 -, les dangers auxquels ils sont confrontés ont drastiquement augmenté au cours de l’année écoulée. Incapables de poursuivre leur traversée du Yémen jusqu’au Royaume d’Arabie saoudite, de nombreux migrants bloqués n’ont pas d’abri, d’eau et de nourriture. Les migrants sont également exposés à un risque croissant de xénophobie, d’exploitation et de détention.« J’ai une famille à nourrir en Éthiopie, alors je suis parti pour trouver du travail », a déclaré Mohammed, un jeune homme de 25 ans à bord du vol de retour.
    « Je suis venu au Yémen pour rejoindre l’Arabie saoudite, mais je n’ai pas réussi. Je ne peux pas décrire ma situation ici, car elle a été très difficile. J’étais sans abri et pauvre. Je suis heureux de rentrer chez moi, mais je retourne dans ma famille les mains vides. Je ne repartirai plus jamais », a-t-il ajouté.Le transit par le Yémen était déjà une entreprise périlleuse avant même la COVID-19. Les migrants traversent d’abord les déserts brûlants de la Corne de l’Afrique, puis le golfe d’Aden dans des bateaux tellement surchargés que les passagers meurent souvent d’asphyxie. Au Yémen, ils sont exposés aux enlèvements, à la torture et aux mauvais traitements, tout en affrontant un conflit meurtrier. Si les hommes constituent la majorité des personnes voyageant sur cet itinéraire, les femmes et les enfants restent les plus vulnérables. Depuis le début de la pandémie, la Matrice de suivi des déplacements de l’OIM indique qu’au moins 9 000 personnes ont sombré dans un désespoir tel qu’elles mettent leur vie entre les mains de passeurs afin de retourner vers la Corne de l’Afrique lors de dangereuses traversées par bateau. Les réseaux de trafic illicite qui opèrent le long de cette route à travers le Golfe forcent parfois les migrants à sauter d’embarcations surchargées. Au début du mois, l’OIM a signalé que 20 migrants ont perdu la vie dans ces circonstances. Depuis 2020, les équipes de l’OIM à Aden ont enregistré plus de 6 000 migrants exprimant le souhait de retourner en Éthiopie. En décembre, le gouvernement éthiopien s’est rendu dans la ville antique côtière et a vérifié la nationalité de 1 100 personnes, première étape du processus de retour volontaire. Les migrants restants de ce groupe devraient voyager dans les semaines à venir. En outre, des milliers d’autres migrants restent bloqués ailleurs au Yémen, notamment à Ma’rib, où l’OIM espère étendre ses efforts de retour prochainement.

    #Covid-19#migrant#migration#yemen#ethiopie#arabiesaoudite#cornedelafrique#sante#pandemie#trafic#vulnerabilite#retour#OIM

  • Le Covid-19 déferle sur la Papouasie-Nouvelle-Guinée, jusqu’ici assez épargnée
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/03/20/le-covid-19-deferle-sur-la-papouasie-nouvelle-guinee_6073879_3244.html

    « Restez dans vos provinces, restez dans vos villages, restez dans vos districts, a exhorté, mardi, James Marape. [Le virus] est hors de contrôle (…), nous devons le contenir. » Jeudi, son gouvernement a annoncé qu’il allait limiter les déplacements non essentiels, rendre le port du masque obligatoire et fermer les écoles. Des confinements locaux sont également prévus, notamment dans la capitale, où la population devra rester chez elle, sauf « pour raisons médicales, professionnelles ou commerciales ».
    Dans ce pays pauvre du Pacifique, tous les observateurs craignent un effondrement du système de santé. « Les capacités hospitalières sont très limitées, avec des infrastructures usées voire délabrées et peu de personnel médical », souligne Alexandre Dayant, spécialiste de la région Pacifique au Lowy Institute. L’ensemble de l’archipel ne compte que 500 médecins et 4 000 infirmiers. Dans la capitale, il n’y a que six lits équipés de respirateurs.
    « Cela fait à peine quelques semaines que la courbe connaît une progression exponentielle et les hôpitaux sont déjà au bord de la saturation. Les gens ont peur », ajoute Matt Cannon, responsable de l’organisation St John Ambulance en PNG. La situation est d’autant plus inquiétante que de nombreux rassemblements, avec un respect très relatif des gestes barrières, ont eu lieu ces derniers jours pour rendre hommage à Michael Somare, l’ancien premier ministre considéré comme le « père de l’indépendance », décédé le 26 février.
    Si le nombre de cas continue à augmenter, où seront soignés les malades ? La forte proportion du personnel médical infecté a déjà contraint plusieurs établissements à fermer leurs portes ou à réduire leurs services. Dans un pays où la violence est endémique, des médecins disent craindre des émeutes.Pour soutenir son voisin, l’Australie a annoncé, mercredi, l’envoi de matériel, d’une équipe d’experts et de 8 000 doses de vaccin destinées au corps médical. Elle a également renforcé ses patrouilles maritimes dans le détroit de Torrès où seulement une poignée de kilomètres séparent la PNG de l’île australienne la plus proche. « Pour Canberra, la priorité est d’éviter que le virus ne se répande sur son territoire, mais aussi dans le Pacifique, où l’Australie reste un partenaire privilégié. Si les pays de la région, qui jusqu’à présent ont réussi à contenir l’épidémie, étaient confrontés à une flambée des cas, cela pourrait avoir des conséquences sur l’équilibre des pouvoirs dans la zone en renforçant la position de la Chine qui pourrait utiliser les vaccins comme une arme diplomatique », explique Alexandre Dayant.
    Depuis un an, l’île-continent a multiplié les mesures d’aides financières et matérielles dans son pré carré. Samedi 13 mars, avec les Etats-Unis, le Japon et l’Inde (ses alliés du Dialogue quadrilatéral pour la sécurité), elle s’est également engagée à doper sa production de vaccins à destination de la région indo-pacifique. Face à la dégradation de la situation sanitaire au PNG, elle vient aussi de faire appel à l’Union européenne en lui demandant un accès urgent à un million de doses du vaccin AstraZeneca, qu’elle a déjà commandées et payées pour elle-même, afin de pouvoir les expédier vers l’archipel. Pékin a proposé, à plusieurs reprises, ses vaccins à la PNG mais ils n’ont pas été acceptés dans l’attente d’une homologation par l’Organisation mondiale de la santé.

    #Covid-19#migration#migrant#nouvellepapouasie#australie#chine#pacifique#frontiere#circulation#pandemie#sante#vaccination#politique

  • Corona Aktuell : les programmes allemands et suisses sont liés – Politique
    https://verietyinfo.com/canadafr/corona-aktuell-les-programmes-allemands-et-suisses-sont-lies-politique

    Majorque à partir de dimanche n’est plus une zone à risque

    En raison d’une forte baisse du nombre d’infections coronariennes, le gouvernement fédéral lève les restrictions sur les voyages à Majorque. Depuis dimanche, l’île de vacances la plus populaire d’Allemagne, à l’instar des autres îles Baléares et de certaines régions du continent espagnol, n’est plus une zone à risque, a rapporté vendredi en ligne l’Institut Robert Koch.

    Cela est dû à l’annulation de l’avertissement de voyage émis par le ministère fédéral des Affaires étrangères. Cela signifie que des vacances à Majorque sont à nouveau possibles sans quarantaine et sans obligation de test après le retour. À partir de dimanche, cela s’appliquera à la majeure partie du Portugal, qui a jusqu’à présent été classé comme une zone de variantes virales avec des règles particulièrement strictes.

    La décision du gouvernement fédéral envoie un signal important, notamment en ce qui concerne les vacances de Pâques, qui commencent deux semaines plus tard dans la plupart des États fédéraux. Parce qu’on ne sait toujours pas si des vacances en Allemagne sont possibles. Les hôtels sont toujours fermés dans toute l’Allemagne, la chancelière Angela Merkel et les ministres d’État ne discuteront pas des ouvertures possibles avant le 22 mars. Dans leur dernière décision du 3 mars, les gouvernements fédéral et des États ont appelé « d’urgence » tous les citoyens à « s’abstenir de voyager qui n’est pas absolument nécessaire chez eux et à l’étranger ».

    À Majorque et dans d’autres îles Baléares, telles que Minorque, Ibiza et Formentera, le nombre d’infections est beaucoup plus faible que dans tous les États fédéraux d’Allemagne. Avec un bon 21 nouvelles infections pour 100 000 habitants en sept jours, l’archipel, qui pendant longtemps en décembre et janvier affichait les pires effectifs d’Espagne, est aujourd’hui l’une des régions les plus performantes. La valeur seuil pour la classification en tant que zone à risque est de 50.

    #covid #pandémie #tourisme

  • Needle to know - How useful are vaccine passports? | Leaders | The Economist
    https://www.economist.com/leaders/2021/03/13/how-useful-are-vaccine-passports

    How useful are vaccine passports?Identity schemes have a part to play in the return to life as normal, but only a modest one THE WORLD has stumbled through the pandemic by nationalising risk. In heavily infected countries the state has shut citizens in their homes for weeks at a time, letting them out only for exercise and to buy food. As vaccination spreads, and hospitals are less likely to be overrun, governments must gradually move choice back to the individual, where it belongs. How?
    Information is part of the answer. This week the Centres for Disease Control and Prevention issued the first guidance on what vaccinated people can do. More is needed. True, covid-19 is still poorly understood and the risk for individuals will depend on their own circumstances. Yet, as our covid-19 risk estimator in this issue explains, the data already cast some light on what puts you at risk if you are diagnosed with the disease. Age is closely tied to death, so do not visit your unvaccinated grandparents, however healthy they may be. Comorbidities can lead to a spell in hospital even for the young, so don’t imagine you are safe just because you’re under 35

    #Covid-19#migrant#migration#sante#passeportvaccinal#comorbidite#nationalisme#pandemie#rsiquesanitaire