• Syrian Refugees Return From KRG Due To Unemployment Amid Coronavirus - The syrian observer
    “Due to the continued spread of the coronavirus, businesses in Kurdish Iraq are remaining closed, creating an unemployment crisis for Syrian refugees living in the region”

    For about eight months, the lockdown measures have affected restaurants and many tourist facilities that housed Syrian workers, and according to statistics from the Association of Restaurants and Hotels in Duhok Governorate, which received about 100,000 Syrian refugees in 2019, 30 percent of those refugees worked in the tourism sector.

    The UNHCR in Iraq recorded an increase in returns to Syria, according to press statements by UNHCR media officer Rashid Hussein. “500 Syrian refugees in Duhok Governorate have registered with the UNHCR for voluntary return to Syria,” he explained.

    He added, “The main reasons for the voluntary return, according to refugees, are the economic conditions and the decline in job opportunities in the KRG.”

    Nuri Qasim is a former Syrian refugee who returned to his hometown of Derik three months ago after spending a year and a half in the city of Zakho in KRG. Qasim worked as a construction worker, but his work stopped due to coronavirus and the lack of aid provided by relief organizations to refugees, in addition to some health problems that forced him to return


    https://syrianobserver.com/EN/news/63130/syrian-refugees-return-from-krg-due-to-unemployment-amid-coronavirus

    #Covid-19#Syrie#Iraq#frontière#Pandémie#Travail#Retour_volontaire#Économie#migrant#Politique#réfugiés#migration

  • Bruxelles : un homme retrouvé mort dans sa cellule au commissariat RTBF
    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_bruxelles-un-homme-decede-dans-sa-cellule?id=10677678

    Le parquet de Bruxelles a annoncé ce mardi soir avoir été avisé par la zone de police Bruxelles-capitale-Ixelles qu’un homme était décédé "en cellule". Celui-ci avait été interpellé la veille administrativement.

     » Avisé de ces faits, le parquet de Bruxelles a immédiatement ordonné divers devoirs d’enquête. Il a notamment requis la reprise de l’enquête par le Comité P ainsi que la saisie des images de vidéo-surveillance du complexe cellulaire ainsi que celles de son arrestation" , ajoute un communiqué. Un magistrat du parquet, le médecin légiste, ainsi que le comité P sont descendus sur place.  » Une autopsie sera réalisée demain (mercredi) par le médecin légiste." Objectif : déterminer les circonstances exactes ayant entouré le décès de cet homme.

    Selon le journal La Capitale, la personne serait de nationalité algérienne et âgée d’une trentaine. La cellule est située dans le complexe policier de la rue Royale, où se trouve également la police fédérale.

    #Bruxelles #Belgique #commissariat #violences_policières #police

  • En Corée du Sud, pendant la pandémie des livreurs meurent d’une surcharge de travail - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/180121/en-coree-du-sud-pendant-la-pandemie-des-livreurs-meurent-d-une-surcharge-d

    La situation des #livreurs des #plateformes de #e-commerce devient un problème national en Corée du Sud. Les restrictions sanitaires liées à la #pandémie a augmenté la demande, sans que les entreprises ne s’adaptent. Selon les syndicats, 19 d’entre eux seraient décédés d’une #surcharge de #travail en 2020.

    #livraison #exploitation #droit_du_travail

  • Dans le pandémonium capitaliste
    https://laviedesidees.fr/Robert-Boyer-capitalismes-epreuve-pandemie.html

    À propos de : Robert Boyer, Les capitalismes à l’épreuve de la #pandémie, La Découverte. Robert Boyer offre une lecture des conséquences économiques et politiques de la pandémie qui va à l’encontre de discours iréniques sur l’avènement d’un nouveau monde. Sa #géopolitique des capitalismes jette un regard inquiet sur les conflits entre États et entreprises multinationales.

    #Économie #capitalisme #écologie #crise #Covid-19
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210118_robertboyer.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210118_robertboyer.docx

  • Environ 4 500 migrants honduriens se dirigeant vers les Etats-Unis parviennent à entrer au Guatemala
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/01/16/environ-4-500-migrants-honduriens-arrivent-a-entrer-au-guatemala_6066467_321

    Au moins 4 500 migrants honduriens souhaitant se rendre à pied aux Etats-Unis ont réussi à entrer sur le territoire du Guatemala vendredi soir 15 janvier, après avoir forcé un cordon policier à la frontière, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP). L’estimation du nombre de migrants a été donnée par un chef de la police guatémaltèque au poste frontière d’El Florido, à 220 km à l’est de la capitale Guatemala. Les Honduriens ont pris la route à pied vendredi, formant une caravane humaine animée par l’espoir d’entrer aux Etats-Unis et d’y trouver une vie meilleure, malgré les restrictions imposées par le Guatemala et le Mexique sur leur chemin. Beaucoup de migrants veulent croire que le président Joe Biden, qui sera investi mercredi, assouplira la politique migratoire des Etats-Unis, même si Washington les a déjà mis en garde.
    Des migrants se dirigeant, vendredi 15 janvier, vers la frontière avec le Guatemala en route pour les Etats-Unis, défilent dans la municipalité de Santa Rita, dans le département hondurien de Copan.Le gros de la foule est parti de San Pedro Sula, à 180 km au nord de Tegucigalpa, en direction d’Agua Caliente, frontalière avec le Guatemala, un trajet d’environ 260 km, a constaté l’AFP. Un premier contingent de 300 personnes avait déjà pris la route jeudi.
    Un groupe s’est détaché vendredi du gros cortège pour se diriger vers un autre poste-frontière, celui d’El Florido, plus proche, avec l’intention de rejoindre le reste de la caravane une fois entré au Guatemala. Des centaines de policiers guatémaltèques en tenue antiémeute ont pris position aux postes-frontières de la frontière Guatemala-Honduras.La situation économique de nombreux habitants du pays d’Amérique centrale, déjà soumis à la violence des gangs et des narcotrafiquants, s’est encore détériorée avec le passage de deux puissants ouragans en novembre et les conséquences de la pandémie due au coronavirus SARS-CoV-2.
    Les migrants marchent en colonne le long des routes, sac au dos, la plupart le visage couvert d’un masque en raison de la pandémie de Covid-19.
    Le Guatemala impose aux migrants pour traverser la frontière de présenter des documents d’identité en règle et un test PCR négatif. La police guatémaltèque a annoncé avoir refoulé environ 600 migrants de l’avant-garde de la caravane, faute de documents ou de tests.La décision de ne pas aller à l’épreuve de force avec les migrants a été prise après avoir constaté que leur groupe comportait de nombreuses familles avec des mineurs, a expliqué un chef de la police guatémaltèque au poste-frontière d’El Florido, à 220 km à l’est de la capitale Guatemala. De son côté, le gouvernement mexicain a averti qu’il « ne permettra pas l’entrée illégale [sur son territoire] de caravanes de migrants ». Quelque 500 policiers ont été envoyés à la frontière avec le Guatemala.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#honduras#guatemala#mexique#sante#pandemie#economie#violence#politiquemigratoire#test#emigration

  • Covid-19 : le détail des mesures de renforcement des contrôles aux frontières
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/01/15/covid-19-renforcement-des-controles-aux-frontieres_6066400_823448.html

    L’objectif est clair : « Réduire drastiquement les flux transfrontaliers afin de nous protéger du risque de propagation des souches variantes. » Le premier ministre a annoncé, jeudi 14 janvier, une série de nouvelles mesures durcissant les conditions d’entrée sur le territoire national, en renforçant les contrôles aux frontières.A compter du lundi 18 janvier, les voyageurs désirant entrer en France, en provenance d’un pays extérieur à l’Union européenne, notamment le Royaume-Uni, pays confronté à une flambée épidémique, devront se faire tester avant leur départ. Ils devront en effet présenter un test PCR négatif, effectué moins de 72 heures avant, pour embarquer dans un avion, un train ou un bateau à destination de la France. De plus, a précisé Jean Castex, « les personnes concernées devront s’engager sur l’honneur à s’isoler pendant sept jours une fois arrivées en France, puis à refaire un deuxième test PCR à l’issue » de cette période.
    « Pour les rares pays où il n’est pas possible de réaliser un test sur place, au départ, un laissez-passer consulaire pourra être accordé par nos ambassades, pour motif impérieux », a ajouté, jeudi soir, le premier ministre. La personne se fera alors tester à son arrivée en France et sera contrainte de s’isoler sept jours « dans un établissement désigné par l’Etat ». Les travailleurs transfrontaliers ainsi que les « travailleurs essentiels », tels les transporteurs routiers, bénéficieront d’« exceptions limitées ».

    #Covid-19#migrant#migration#france#frontiere#restrictionsanitaire#sante#pandemie#trvaailleurmigrant#travailleuressentiel#travailleurtransfrontalier

  • Pandemic curbs trend towards ever-increasing migration | | UN News
    https://news.un.org/en/story/2021/01/1082222

    Travel restrictions and other curbs to movement put in place in the light of the COVID-19 pandemic, have put a significant dent in migration figures, but the overall trend shows 100 million more people living outside their countries of origin in 2020, compared to the year 2000, a new UN report revealed on Friday.International Migration 2020 Highlights, published by the UN Department of Economic and Social Affairs (DESA), shows that the pandemic may have slowed migration flows by around two million people last year, cutting the annual growth expected since mid-2019 by around 27 per cent.Since the year 2000, however, there has been a major increase in migration. That year some 173 million people lived outside of their countries of origin. Twenty years later, that figure had risen to 281 million.
    In a statement, Liu Zhenmin, UN Under-Secretary-General for Economic and Social Affairs, said “The report affirms that migration is a part of today’s globalized world and shows how the COVID-19 pandemic has impacted the livelihoods of millions of migrants and their families, and undermined progress in achieving the Sustainable Development Goals.”

    #Covid-19#migrant#migration#pandemie#restrictionsanitaire#frontiere#fluxmigratoire#sante

  • IOM to Portuguese EU Presidency: Reform of Migration Policy Key to Recovery | International Organization for Migration
    https://www.iom.int/news/iom-portuguese-eu-presidency-reform-migration-policy-key-recovery

    As 2021 begins with a promising COVID-19 vaccine in sight, the International Organization for Migration (IOM) encourages the Portuguese Presidency of the Council of the European Union (EU) to advance an ambitious, forward-looking reform of European migration policy that engenders recovery from the pandemic and long-term resilience. In recommendations to the Presidency released today (15/01), IOM outlines four targeted policy proposals that highlight well-managed human mobility and community-centred actions as key contributors to achieving a global, digital, safe and resilient Europe. “Our recommendations converge on the view that integrating migration and reimagining mobility across sectors – including health, climate, development and the digital agenda – can help us build back from the pandemic and strengthen our approach to the challenges on the horizon,” said António Vitorino, IOM Director General.
    “It is cruxial – for migrants and societies alike – that the Presidency advances negotiations to realise the key principles of the Pact on Migration and Asylum put forward by the European Commission last September,” IOM’s Director General said.
    Finding ways to facilitate human mobility and cross-border trade in a coordinated way will be essential to recovery from the COVID-19 engendered economic downturn. It will also enable migrants to continue to contribute to the longer-term, sustainable development of countries of origin and host countries alike. IOM, therefore, encourages the Portuguese Presidency to adapt immigration and border management schemes in a coordinated, health-sensitive and future-oriented way. The EU’s transformation towards a Digital Europe can spearhead the rollout of innovative digital tools that support migration processes, enhance security and protection of identity, and provide contactless passage that reduces sanitary risks. “Collectively investing in and coordinating global health security across borders and sectors will be key to ensuring that no country is disconnected from global human mobility in the future," stressed DG Vitorino.

    #Covid-19#migrant#migration#ue#mobilite#sante#pandemie#politiquemigratoire#risquesanitaire#securite#iom

  • Αίτημα επιστροφής 1.500 προσφύγων στην Τουρκία κατέθεσε η Ελλάδα στην Ε.Ε.
    –-> La Grèce demande à l’UE le #retour de 1 500 réfugiés en Turquie.

    Αίτημα προς την Ευρωπαϊκή Επιτροπή και τη Frontex για την άμεση επιστροφή 1.450 προσώπων, των οποίων έχουν απορριφθεί τα αιτήματα παροχής ασύλου, κατέθεσε το υπουργείο Μετανάστευσης και Ασύλου, επικαλούμενο την Κοινή Δήλωση Ε.Ε.-Τουρκίας. Ωστόσο να σημειωθεί ότι πλέον η έκδοση των αποφάσεων παροχής ασύλου σε πρώτο βαθμό γίνονται με διαδικασίες εξπρές, μη εξασφαλίζοντας επαρκή νομική βοήθεια και κατά συνέπεια δίκαιη απόφαση.

    Στην ανακοίνωση του υπουργείου Μετανάστευσης αναφέρεται ότι η Ελλάδα ζητά να επιστρέψουν στην Τουρκία 955 αλλοδαποί που μπήκαν στη χώρα μας από την Τουρκία και βρίσκονται στη Λέσβο, 180 που βρίσκονται στη Χίο, 128 που βρίσκονται στη Σάμο και 187 στην Κω, επισημαίνοντας ότι τα αιτήματά τους για άσυλο έχουν απορριφθεί τελεσίδικα και ως εκ τούτου είναι επιστρεπτέοι, βάσει της Κοινής Δήλωσης ΕΕ- Τουρκίας.

    Το πρώτο δίμηνο του 2020 καταγράφηκαν συνολικά 139 επιστροφές προς την Τουρκία, με τη διαδικασία να έχει σταματήσει από τις 15 Μαρτίου 2020, καθώς η Τουρκία επικαλέστηκε τις δυσκολίες που επέφερε το ξέσπασμα της πανδημίας του κορονοϊού. Πλέον, το υπουργείο Μετανάστευσης ισχυρίζεται ότι « οι ταχείες διαδικασίες ελέγχων για κορονοϊό στην Ελλάδα και η σημαντική επιτάχυνση της διαδικασίας ασύλου, έχουν δημιουργήσει τις κατάλληλες συνθήκες για την επανέναρξη της διαδικασίας επιστροφών με ασφάλεια όσων αλλοδαπών δεν δικαιούνται διεθνούς προστασίας και εισήλθαν στην Ελλάδα από την Τουρκία ».

    Ο υπουργός Μετανάστευσης και Ασύλου, Νότης Μηταράκης, επισημαίνει στη δήλωσή του ότι η Ελλάδα αναμένει από την Τουρκία « να ενισχύσει τις προσπάθειες στα πλαίσια της Κοινής Δήλωσης : πρώτον, στην αποτροπή διέλευσης βαρκών που ξεκινούν από τα παράλιά της με προορισμό τη χώρα μας. Δεύτερον, στην αποδοχή επιστροφών στη βάση της Κοινής Δήλωσης Ε.Ε.-Τουρκίας, αλλά και των διμερών συμφωνιών επανεισδοχής ».

    Και αναφερόμενος στην ευρωπαϊκή πολιτική για το προσφυγικό/μεταναστευτικό, σημειώνει ότι « το ζητούμενο για την Ευρώπη είναι να κατοχυρώσει στο νέο Σύμφωνο Μετανάστευσης και Ασύλου έναν κοινό μηχανισμό, καθώς και το απαραίτητο νομικό οπλοστάσιο για επιστροφές. Και να οχυρώσει, με αυτόν τον τρόπο, τις χώρες πρώτης υποδοχής απέναντι σε ανεξέλεγκτες μεταναστευτικές ροές, αλλά και τη δράση κυκλωμάτων λαθροδιακινητών ».

    Την ίδια ώρα, με αφορμή το αίτημα του ελληνικού υπουργείου Μετανάστευσης και Ασύλου προς την Κομισιόν και τη Frontex, η οργάνωση-ομπρέλα για τα ανθρώπινα δικαιώματα HIAS Greece εξέδωσε ανακοίνωση στην οποία σημειώνει ότι η ταχεία διαδικασία που ακολουθείται για την εξέταση των αιτημάτων ασύλου δεν εξασφαλίζει σωστή και δίκαιη απόφαση.

    Επίσης οι αιτούντες άσυλο δεν έχουν επαρκή νομική βοήθεια και η διαδικασία της προσφυγής σε δεύτερο βαθμό είναι νομικά περίπλοκη, ουσιαστικά αποτρέποντας τους πρόσφυγες από να διεκδικήσουν την παραμονή τους στη χώρα.

    « Καθίσταται σαφές ότι χωρίς νομική συνδρομή είναι αδύνατον οι αιτούντες/ούσες άσυλο να παρουσιάσουν εγγράφως και μάλιστα στην ελληνική γλώσσα, τους νομικούς και πραγματικούς λόγους για τους οποίους προσφεύγουν κατά της απορριπτικής τους απόφασης », σημειώνει μεταξύ άλλων, τονίζοντας επίσης :

    « Η έλλειψη δωρεάν νομικής συνδρομής αποβαίνει εις βάρος του δίκαιου και αποτελεσματικού χαρακτήρα που θα έπρεπε να διακρίνει τη διαδικασία ασύλου στο σύνολό της, ιδίως αν ληφθούν υπόψη οι εξαιρετικά σύντομες προθεσμίες που προβλέπονται για διαδικασία των συνόρων και τα σημαντικά κενά στη πρόσβαση σε νομική συνδρομή ήδη από το πρώτο βαθμό της διαδικασίας ασύλου ».

    https://www.efsyn.gr/node/276785

    –—

    Traduction de Vicky Skoumbi via la mailing-list Migeurop :

    Le ministère de l’Immigration et de l’Asile a soumis une demande à la Commission européenne et à #Frontex pour le #retour_immédiat de 1 450 personnes dont la demande d’asile a été rejetée, citant la déclaration commune UE-Turquie. Cependant, il convient de noter que désormais, les décisions d’asile en première instance sont prises par des procédures expresses, sans que soit assuré une aide juridique suffisante au requérant, ce qui pourrait garantir une décision équitable.

    L’annonce du ministère de l’Immigration indique que la Grèce demande le retour en Turquie de 955 étrangers qui sont entrés dans notre pays depuis la Turquie et se trouvent à #Lesbos, 180 à #Chios, 128 à #Samos et 187 à #Kos, notant que leurs demandes d’asile ont été définitivement rejetés et qu’il est possible de les renvoyer, en vertu de la déclaration commune UE-Turquie. Au cours des deux premiers mois de 2020, un total de 139 #retours_forcés en Turquie ont été enregistrés, un processus qui est au point mort depuis le 15 mars 2020, date à laquelle la Turquie a évoqué les difficultés supplémentaires causées par l’apparition de la #pandémie de #coronavirus.

    Désormais, le ministère de l’Immigration affirme que "les procédures de #dépistage_rapide du coronavirus en Grèce et l’accélération significative du processus d’asile, ont créé les bonnes conditions pour la #reprise en toute sécurité du processus de retour des étrangers qui n’ont pas droit à une protection internationale et sont entrés en Grèce depuis la Turquie. ». Le ministre de l’Immigration et de l’Asile, #Notis_Mitarakis, souligne dans sa déclaration que la Grèce attend de la Turquie "un renforcement des efforts dans le cadre de la Déclaration commune : premièrement, pour empêcher le passage des bateaux partant de ses côtes vers notre pays". Deuxièmement, par l’acceptation des retours sur la base de la déclaration commune UE-Turquie, mais aussi des accords bilatéraux de #réadmission ". Faisant référence à la politique européenne des réfugiés / immigration, il a noté que « l’objectif de l’Europe est d’établir un mécanisme commun dans le nouveau pacte d’immigration et d’asile, ainsi que l’arsenal juridique nécessaire pour les retours. Et de fortifier, de cette manière, les premiers pays d’accueil contre les flux migratoires incontrôlés, mais aussi l’action des réseaux de passeurs ".

    Dans le même temps, à l’occasion de la demande du ministère grec de l’Immigration et de l’asile à la Commission et à Frontex, l’organisation de défense des droits de l’homme HIAS Greece a publié une déclaration dans laquelle elle note que la procédure rapide suivie pour l’examen des demandes d’asile ne garantit pas décision juste et équitable. De plus, les demandeurs d’asile ne bénéficient pas d’une aide juridique suffisante et la procédure de recours en deuxième instance est juridiquement compliquée, ce qui empêche les réfugiés de défendre leur droit de séjour dans le pays. « Il devient clair que sans assistance juridique, il est impossible pour les demandeurs d’asile de présenter par écrit et qui plus est en langue grecque, les raisons juridiques et réelles pour lesquelles ils font appel de la décision de rejet de leur demande », notent-t-ils, entre autres, en soulignant : « L’absence d’assistance juridique gratuite se fait au détriment du caractère équitable et efficace de la #procédure_d'asile dans son ensemble, en particulier compte tenu des délais extrêmement courts prévus de la #procédure_à_la_frontière (#Border_procedure) et des lacunes importantes déjà en matière d’accès à l’#aide_juridique, dès la première instance de la procédure d’asile ".

    #Grèce #Turquie #asile #migrations #renvois #expulsions #réfugiés #accord_UE-Turquie #déboutés

    ping @isskein @karine4

  • Madagascar : l’archipel de Nosy Be attend désespérément le retour des touristes
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/01/12/madagascar-l-archipel-de-nosy-be-attend-desesperement-le-retour-des-touriste

    L’île malgache de Nosy Sakatia a rarement si bien mérité sa réputation de petit paradis de carte postale. Plus rien ne vient troubler la beauté de ses paysages et de ses fonds marins. Pas même les touristes qui, habituellement, affluent vers ce sanctuaire de tortues marines géantes situé à dix minutes en bateau de la célèbre Nosy Be, l’île principale d’un petit archipel au nord de Madagascar. Depuis l’irruption de la pandémie de Covid-19, en mars, ils ont déserté les lieux. « En vingt ans d’activité, on n’a jamais connu de saison comme cela », soupire Christine Marindaza, qui, avec son mari Richard – natif de l’île –, tient des bungalows sur la plage et un restaurant. « Pas de touristes internationaux depuis mars, seulement des résidents de Madagascar, malgaches ou expatriés… Ça ne représente rien sur un exercice et le pouvoir d’achat n’est pas le même non plus », Le 1er octobre, le gouvernement avait pourtant annoncé la reprise des vols internationaux pour amorcer un redémarrage de l’activité touristique sur Nosy Be. Le président Andry Rajoelina s’y était déjà rendu en personne, fin juillet, pour rassurer les opérateurs. Mais le 23 octobre, la deuxième vague de l’épidémie sévissant en Europe a poussé les autorités à interdire l’embarquement vers Madagascar dans une dizaine de pays. Parmi eux, la France et l’Italie, qui représentent près de 95 % des touristes se rendant habituellement sur l’archipel de Nosy Be. Toutes les réservations effectuées pour novembre et décembre ont été annulées d’un coup, laissant les entrepreneurs désemparés.Lors des crises politiques passées, en 2002 ou 2009, le tourisme local avait déjà connu des périodes de creux. « Mais les gens continuaient de venir parce qu’ils ne se sentaient pas concernés par ce qui se passait à Antananarivo. Cette fois, c’est international. C’est la première fois que je vois nos îles si désertes », témoigne Christine Marindaza. Comme tous les opérateurs touristiques, le couple a bénéficié d’un report de charges octroyé par le gouvernement, mais il survit essentiellement grâce à ses économies et au soutien financier d’amis de l’étranger. Sur Nosy Be, même les hôtels de luxe ont fermé en attendant la réouverture des frontières.

    #Covid-19#migrant#migration#madagascar#sante#economie#tourisme#luxe#frontiere#pandemie

  • WHO’s Covid mission to Wuhan: ’It’s not about finding China guilty’ | Coronavirus | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/jan/12/who-experts-covid-mission-not-about-finger-pointing-at-china
    https://i.guim.co.uk/img/media/6acdc29443a8e9282d279d3fd0df409f2c8c0c19/0_50_5802_3481/master/5802.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    When the scientists on the World Health Organization’s mission to research the origins of Covid-19 touch down in China as expected on Thursday at the beginning of their investigation they are clear what they will – and what they will not – be doing.They intend to visit Wuhan, the site of the first major outbreak of Covid-19, and talk to Chinese scientists who have been studying the same issue. They will want to see if there are unexamined samples from unexplained respiratory illnesses, and they will want to examine ways in which the virus might have jumped the species barrier to humans. What the mission will not be, several of the scientists insist, is an exercise in “finger pointing at China” – something long demanded by the Trump administration and some of its allies.
    While some of the scientists will travel to China, others will be part of a wider effort that has drawn in global experts in diseases.
    The importance of being on the ground in China, of seeing sites associated with the Wuhan outbreak, was underlined by Fabian Leendertz, professor in the epidemiology of highly pathogenic microorganisms at Germany’s public health body, the Robert Koch Institute, and part of the team.Involved in tracking down the source of the 2014 Ebola outbreak in west Africa to a bat colony in a tree, he has also worked on identifying when measles may have first jumped to humans. While some have built up considerable expectations around the first visit, Leendertz cautions that his experience suggests it can take time to get to the initial bottom of outbreaks, if at all.
    “We will see how long it takes. There’s small possibility we will only come up with scenarios, that we wont be able to come up with a scientific proof. For example my group published a paper last summer in Science where we found it was probably 25,000 years since measles spread from cattle to humans. Hopefully it won’t take that long,” he joked.
    Leendertz, like other colleagues involved in the mission, is clear, however, about one thing. “This is not about finding China guilty or saying ‘it started here, give or take three metres.’ This is about reducing the risk. And the media can help by avoiding Trump style finger-pointing. Our job is not political.“There will never be no risk, which is why it’s not the time to say it is farming animals or people going into bat caves for guano. It has be a data-based investigation and at the moment there is very limited data around the origin.“We know the closest relative viruses in bat species. But we still need to find the original reservoir, if there were intermediate hosts and even intermediate human hosts.”And while China has suggested other places outside of the country where the virus could have originated Leendertz believes that Wuhan remains the best starting point.“I think the WHO philosophy is a good one. Start at the point which has the most solid description of human cases even if we do not know that the Wuhan wet market was the point where it first spilled over into humans or was simply the first mega spreading event.
    “From Wuhan we can go back in time to follow the evidence. [The origin] may stay in the region. It may go to another part of China. It may even go to another country.”While there was a conversation in the team about whether the research could be done remotely, when it looked for a moment last week the visit might be blocked by China, he is not convinced that would have been a useful strategy.“You can’t do an investigation of any outbreak remotely,” he told the Guardian. “It’s just not really possible. I don’t want to give the impression we’ll be taking swabs or finding bats, but it is really important to see the locations and the settings, the wet market in Wuhan, the virology institute, to see the wildlife farms, the potential interface between the virus and humans.“We have already had a few productive online meetings with our Chinese counterparts but it is better to be sitting down and brainstorming to develop hypotheses.”Leendertz’s remarks on finger pointing were echoed by fellow team member Marion Koopmans in an interview with the Chinese television channel CGTN.“The WHO warned about the risk of emerging diseases, and I don’t think any country is immune to that. So I don’t believe this is about blaming. It’s about understanding and learning that for the future of our global preparedness. So, I don’t think we should be pointing fingers here. But it is important to start in Wuhan, where a big outbreak occurred. We need to have an open mind to all sorts on the hypothesis. And that’s what we’ve been asked to do. But we need to start in Wuhan where we first learned about the situation.”
    Professor John Watson, a UK member of the team and a former deputy chief medical officer, echoed many of the same sentiments. “I’ve worked on outbreaks mainly in the UK,” he told the Guardian. “And although in theory you could do it remotely being on the spot makes a big difference. Understanding how a place works and having direct contact with the individuals involved.“I am going into this with an entirely open mind and the colleagues on the team I have managed to speak to are the same. This is a chance to go and find out the facts: what is available to know now and what lines of investigation might be fruitful in the future. I’m not sure a single trip will find all the answers, it may never be wholly sorted, but it is a start.”
    Leendertz is clear about one thing, however. While the international scientists on the team do the investigation, the complex and sensitive diplomacy around access will be handled by the WHO amid concerns in some circles that China might try and obstruct the work.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#oms#sante#pandemie#circulation#coronavirus#propagation#expert#ebola

  • #Flop : Première journée de dépistage massif à Roubaix : à peine 1036 personnes testées, dont 3 cas positifs
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/roubaix/premiere-journee-depistage-massif-roubaix-peine-1036-pe

    Timide participation pour la première journée de dépistage massif organisé cette semaine à Roubaix. Ce lundi 11 janvier, 1036 roubaisiens ont été testés dans les six centres déployés. Trois tests se sont révélés positifs.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=zj_gZ8O3cvk&feature=emb_logo

    Dans la salle Lejeune ce matin, il y avait plus de journalistes que de roubaisiens venus se faire tester pour le top départ de la campagne de dépistage massif organisée cette semaine dans la ville.

    Un démarrage en douceur donc, puisque l’ARS a comptabilisé 1036 personnes venues se faire tester en ce lundi 11 janvier dans les six centres déployés, soit un peu plus d’1% de la population totale de la ville. Parmi eux, trois tests se sont révélés positifs.

    Aucun objectif chiffré officiellement fixé, mais...
    Officiellement, les autorités sanitaires ne se fixent aucun objectif chiffré. D’un côté, l’Agence Régionale de Santé des Hauts-de-France explique s’être  « mis en disposition pour réaliser 30 000 tests sur la semaine, ce qui est déjà très significatif je pense pour une campagne de ce niveau-là", a indiqué Benoit Vallet, son directeur. Soit un tiers de la population, et une moyenne de 5000 tests par jour. Bien loin du bilan de cette première journée donc...

    De l’autre, certains scientifiques semblent être plus prudents et espèrent tester entre 5 et 10% des quelques 100 000 roubaisiens.

    Roubaix est la troisième ville de France à accueillir un dépistage massif sur une semaine. En décembre dernier, 11% de la population de l’agglomération du #Havre avait été testée lors d’une action opération. A #Charleville-Mézières, à peine 6% des habitants y avaient participé. . . . . . . . . . . . .

    #confiance #crédibilité #covid-19 #coronavirus #santé #pandémie #test #surveillance #france

  • Covid-19 : le prolétariat dévoilé
    http://www.regards.fr/politique/article/covid-19-le-proletariat-devoile

    En valorisant subitement les travailleurs les plus précarisés, en les exposant plus que les autres au risque sanitaire, la pandémie a provoqué l’implacable retour du réel social et dévoilé la structure de classe de notre société.

    Comme pour toutes les perturbations durables du fonctionnement de l’activité économique et sociale (catastrophes naturelles, crises, guerres, etc.), la pandémie s’est traduite par la visibilisation de l’invisibilisé. Ce que l’idéologie dominante parvient habituellement à masquer s’impose par le simple spectacle du réel. Ce que les médias dominants parviennent classiquement à voiler surgit au premier plan. Le mécanisme de crédibilisation par des « débats écrans » (sur le « communautarisme », le « danger islamisme », les « assistés sociaux parasites », etc.) perd son efficace. Bref, la pandémie fait fonction de révélateur du réel social.


    L’ampleur de la polarisation sociale
    Un premier dévoilement, déjà enclenché avec le mouvement des « Gilets jaunes », a été celui de l’ampleur de la polarisation sociale, que deux images résument : celle des départs vers les résidences secondaires à l’annonce du confinement et celle des travailleurs restés au « front » (caissières, personnels hospitaliers, éboueurs, etc.). Le retour de la faim dans les quartiers populaires a été une autre illustration de cette polarisation qui s’est installée dans la société française du fait des politiques néolibérales de ces quatre dernières décennies.

    Loin du roman d’une société subissant de manière identique un fléau, ce qui est apparu de manière évidente pour une partie majoritaire de notre société est l’inégalité devant le risque de contamination, la vulnérabilité à géométrie variable selon l’appartenance sociale, l’existence de deux pôles sociaux vivant des quotidiennetés matérielles aux antipodes les unes des autres. Le bilan humain de la pandémie sera à cet égard parlant, à la condition qu’il soit établi en prenant en compte les critères du niveau de revenu et du territoire d’habitation. L’exigence d’un tel bilan doit, pour cette raison, être intégrée dans les luttes sociales à venir.

    Sans jamais avoir lu Marx, chacun a pu se rendre compte que l’ « accumulation des richesses à un pôle (…), c’est égale accumulation de pauvreté (…) au pôle opposé » (Le Capital, livre premier). Tous ceux qui ne sont pas entièrement déconnectés des quartiers populaires peuvent constater l’ampleur de la colère sociale qui s’exprime – non pas du fait de la misère et de la précarité (qui étaient antérieures à la pandémie), mais en raison de la conscientisation de la polarisation sociale. Le spectacle médiatique de ceux qui trouvaient des vertus au confinement (par réinvestissement de la sphère familiale, retour sur soi, pratique du sport, de la cuisine ou du jardinage, etc.) et les tentatives idéologiques des grands médias visant à l’« esthétiser » ont encore plus accentué cette conscience d’une société polarisée. Les habitants des HLM surpeuplés et plus largement des logements populaires urbains, pour qui le confinement était invivable, se sont trouvés devant l’image indéniable d’une profonde dualité sociale.

    L’utilité sociale des emplois négligés
    Le second dévoilement, inédit cette fois depuis plusieurs décennies, fut l’inversion de l’ordre de valorisation des différents types d’emploi dans notre société. Contrainte de répondre à l’urgence sur le plan sanitaire et soucieuse de faire fonctionner l’économie pour préserver le plus possible ses profits, la classe dominante ne pouvait pas ne pas modifier son discours de légitimation. Infirmières, éboueurs ou travailleurs de l’industrie furent ainsi pragmatiquement mis à l’honneur. Alors que, depuis le tournant néolibéral de la décennie 80, le sommet de l’échelle de la valorisation sociale s’exprimait par les termes de « gagnant », de « start-uppeur », de « premier de cordée », d’« entrepreneurs », etc., ce furent les emplois habituellement négligés qui démontrèrent par les faits leur utilité sociale, leur caractère économiquement incontournable et vital pour l’ensemble du fonctionnement social. Ce qui se dévoile ainsi, c’est la base matérielle de la structure sociale. Ce qui devient indéniable, c’est l’existence contemporaine d’un « prolétariat » que des décennies de luttes idéologiques ont tenté d’occulter au prétexte des mutations réelles des différentes classes sociales.

    Sans jamais avoir lu Karl Marx, chacun a pu constater l’existence d’un prolétariat, c’est-à-dire d’une « classe des travailleurs salariés modernes qui, ne possédant pas en propre leurs moyens de production, sont réduits à vendre leur force de travail pour vivre » (Friedrich Engels, note du Manifeste du parti communiste, 1888). Les salariés qui ont été contraints de continuer à travailler et à prendre les transports en commun – y compris ceux des secteurs « non vitaux » ou sans que les conditions de protection ne soient réunies – n’avaient pas moins peur que les autres. Ceux qui étaient confinés et espéraient, du fait de la dégradation brusque de leur revenu, une reprise rapide du travail – même avec des protections insuffisantes – n’étaient pas des inconscients et des irresponsables. Ils étaient simplement contraints de « vendre leur force de travail pour vivre ». Seule la réduction idéologique de la notion de « prolétariat » aux travailleurs de l’industrie ou aux travailleurs surexploités avait pu banaliser l’idée d’une disparition du « prolétariat ». L’expérience de la pandémie contribue à déchirer ce voile déformant.

    La visibilisation soudaine de ce prolétariat fait apparaître au grand jour son statut social, c’est-à-dire ses niveaux de revenu et ses conditions de travail. C’est ainsi la dégradation ininterrompue de ce statut depuis le tournant néolibéral – en d’autres termes, l’accélération des processus de précarisation, de paupérisation et de flexibilisation de la condition salariale subalterne – qui surgit sur le devant de la scène. La centration sur les personnels de santé liée à l’urgence sanitaire a mis en exergue qu’aucun secteur n’était épargné par cette dégradation continue. Non seulement le prolétariat s’est imposé comme réalité incontestable, mais la tendance à sa transformation en précariat généralisé également. La réapparition de la faim dans les quartiers populaires situe le pôle extrême de ce précariat constitué par tous ceux contraints au travail informel (celui couramment mal nommé « travail au noir »), à l’intérim ou aux CDD à répétition. Pour eux, la baisse de revenu fut immédiate et sans filet. Pour eux, la pandémie fut synonyme de restrictions alimentaires.

    Les travailleurs pour ce qu’ils sont
    Le troisième dévoilement réalisé par l’épreuve de la pandémie et du confinement fut la mise en évidence du caractère coloré et sexué de ce prolétariat en voie de précarisation généralisée. Tout en étant peu mis en exergue par les commentaires journalistiques, la féminisation des emplois les plus précaires a ainsi été exposée quotidiennement. #Caissières, #aides-soignantes, #infirmières, etc. : ces emplois avaient tendance à être idéologiquement construits comme naturellement « féminins », alors qu’ils ne le sont que par assignation discriminante.

    Le même dévoilement s’est opéré à propos de la « race » visibilisant l’assignation des immigrés et de leurs héritiers français dans ces secteurs brusquement considérés comme absolument vitaux et qui sont, comme pour les « emplois féminins », caractérisés par la précarité, les faibles salaires et les mauvaises conditions de travail. Alors que ces salariés étaient absents des écrans et des discours, les reportages sur les éboueurs, les chauffeurs ou les ouvriers du bâtiment les ont fait apparaître pour ce qu’ils sont : des travailleurs assignés aux segments les plus surexploités du marché du travail.

    Ceux qui n’apparaissaient médiatiquement que sous des figures stigmatisantes (à l’occasion de reportages sur « la crise des banlieues », sur le « communautarisme », sur « l’islamisme », etc.) ont pour une fois eu un autre visage. Même les sans-papiers ont vu – certes de manière marginale et peu relayée médiatiquement – leur image se transformer par les demandes émanant de grosses exploitations agricoles en faveur d’une autorisation exceptionnelle pour les employer. Ce que rend ainsi visible la pandémie est l’ampleur de la segmentation sexiste et raciste du marché du travail. Le sexe et la « race » apparaissent comme des modes de gestion du rapport de classes.

    Une conscience plus aiguë
    Le quatrième dévoilement porte sur l’autre extrémité de la polarisation sociale, celle de la classe dominante. Les premières mesures économiques du gouvernement ont été prises en sa faveur. Alors que se succédaient les plans d’aide sectoriels, aucune mesure significative d’allégement n’a été prise pour les salariés. Le gel des loyers et des charges n’a jamais été envisagé, alors même que le confinement faisait baisser drastiquement les revenus des plus précaires. Le « plan d’urgence économique » voté le 23 avril prévoit 900 millions d’euros pour les ménages touchant le RSA, 4 milliards pour les primes des personnels soignants et 20 milliards pour la recapitalisation des grandes entreprises publiques. Aucune contrepartie à ces nouvelles aides aux entreprises n’est prévue : ni le gel de la distribution des dividendes, ni la fixation de conditions de maintien de l’emploi. En somme, la logique qui s’exprime reste la logique néolibérale résumée dans la formule « socialisation des pertes et privatisation des bénéfices ». L’État assure bien une fonction de redistribution, mais du bas vers le haut. Un ruissellement à l’envers, en quelque sorte.

    Les quatre dévoilements rapidement décrits ci-dessus dessinent le visage de la société française contemporaine : une société fortement polarisée socialement ; segmentée selon, entre autres, des critères sexistes et racistes ; comprenant un pôle marqué par le précariat absolu ; inscrite dans une tendance au déclassement généralisé ; et gérant les impacts économiques de la pandémie par une redistribution vers le haut. Les classes populaires, tous segments confondus, sortent également de cette expérience douloureuse avec une conscience plus aiguë de ces réalités habituellement déformées par l’idéologie dominante. Plus que jamais, la lutte des classes – dans les formes multiples qu’elle peut prendre – est une réalité prégnante. L’issue de l’étape actuelle de cette lutte, c’est-à-dire celle de la question « Qui paiera l’impact économique de la pandémie ? », sera fonction de notre capacité collective à forger un « nous » incluant les différents segments des classes populaires et prenant comme centralité les plus paupérisés, les plus précaires, les plus discriminés.

    Saïd Bouamama

     #saïd_bouamama à propos des #déplorables #Social #pauvreté #précarisation #médias #ruissellement #Gilets_jaunes #travail #pandémie #invisibles

  • #Covid-19 : « Il est à craindre que l’aggravation de l’actuelle vague impose mi-janvier un nouveau confinement »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/01/11/covid-19-il-est-a-craindre-que-l-aggravation-de-l-actuelle-vague-impose-mi-j

    Même s’il est de plus en plus mal vécu par la population, le confinement strict et précoce est la meilleure arme contre la propagation virale, défendent, dans une tribune au « Monde », les médecins et autres membres de l’association PandémIA .

    Nous alertions en novembre sur les risques de « stop and go », alternance de confinements et déconfinements contemporains de multiples vagues, comme celle s’amorçant sous nos yeux. Avons-nous encore échoué ? La pandémie a-t-elle toujours une vague d’avance ? L’ampleur de la deuxième vague nous a surpris, à cause de plusieurs facteurs : un relâchement, flagrant cet été, des mesures barrières, puis le refroidissement saisonnier propice à la propagation du virus, plus résistant au froid et à l’humidité, avec une probabilité plus grande de le trouver en milieu confiné.

    La pandémie a changé de nature également. Les 25 000 mutants du Covid décrits jusqu’ici étaient sans conséquence évidente sur l’histoire de la maladie. Cependant, deux nouveaux mutants sont apparus (Royaume-Uni et Afrique du Sud), beaucoup plus contagieux, apparemment sans conséquences sur la virulence. Ces mutations facilitent l’entrée du virus dans les cellules et en augmentent les quantités produites dans la salive, principal vecteur de transmission. Modifient-elles également la résistance du virus dans l’environnement ? Sa capacité à échapper au système immunitaire ? L’émergence de ces variants pose aussi le problème de la sensibilité des tests PCR, de l’efficacité de nos stratégies pour les identifier et limiter leur diffusion, et surtout des potentielles conséquences sur l’efficacité des vaccins.

    Surveillance des eaux usées

    Alors que l’amélioration des techniques de réanimation (oxygénation moins invasive) et des traitements spécifiques (corticoïdes, anticoagulants) permettait de baisser la mortalité de 40 % à moins de 25 % chez les patients sévères, une surmortalité a été observée pendant la deuxième vague, soulevant de nombreuses questions. Serait-ce un effet « comptable », de nombreux décès de la première vague n’ayant pas été reconnus Covid, car non diagnostiqués, ou une conséquence de sa durée, plus longue ?

    Notre incapacité à mieux gérer les déconfinements, en anticipant la recirculation du virus, est aussi en question. Notre groupe avait montré que la surveillance de la présence du virus en quantité croissante dans les eaux usées permettait d’annoncer la remontée de l’incidence de la maladie, et ses conséquences sur l’afflux hospitalier et les décès. Les travaux conduits dans le cadre du réseau Obépine avaient notamment alerté sur le retour du virus, dès le 20 juin, les indicateurs « individus-centrés » n’ayant perçu cette recirculation qu’un mois plus tard.

    Ces constatations auraient pu conduire à un reconfinement plus strict et plus précoce, et pas à des stratégies faites de demi-mesures, non retenues par nos voisins. Ainsi, la deuxième vague est arrivée en France en novembre, avec la surmortalité décrite plus haut. Pour l’instant, les restrictions sont limitées à un couvre-feu à 18 heures dans certains départements, avec un effet probablement réduit. Il est à craindre que l’aggravation de l’actuelle vague impose mi-janvier un nouveau confinement, du fait, de nouveau, des graves pressions sur le système de santé. Le confinement strict et précoce est la meilleure arme contre la propagation virale, même s’il est de plus en plus mal vécu par la population.

    Vacciner, une urgence et une nécessité

    Reste enfin la vaccination, qui doit passer du stade de l’espoir à celui de la réalité ! Nous ne pouvons gâcher la chance et la prouesse scientifique de pouvoir en disposer aussi rapidement. Ne revenons pas sur la non-préparation d’un processus qui aurait dû être anticipé depuis au moins trois mois, ni sur le scepticisme généralisé des Français, très lié à la cacophonie, alimentée dans certains médias et par des réseaux sociaux incontrôlables !

    L’instauration d’une politique de vaccination lisible en France est enfin en cours. C’est une urgence et une nécessité sanitaire, sociale et politique, sans méconnaître les difficultés de l’organisation et de la logistique. Pour commencer, la quantité de doses disponibles, qui justifie qu’on privilégie encore les sujets les plus à risque de décès [sauf, et c’est dégueulasse, les porteurs de comorbidité non vieux...] , et les soignants dont on a grandement besoin. L’incertitude que cette vaccination puisse réellement réduire la circulation virale reste un problème. Si on est sûr qu’elle réduit l’incidence des formes graves, sa capacité à limiter la contagiosité reste débattue, bien que la baisse d’incidence des patients symptomatiques aura des conséquences épidémiologiques indubitables [?] .

    La constitution d’une immunité collective arrêtant la circulation du virus prendra de nombreux mois pendant lesquels les mesures barrières devront être respectées ! Restent enfin les interrogations sur l’efficacité in fine de ces vaccins sur les mutants, ce qui amènerait à fabriquer en urgence de nouveaux vaccins, à attendre leur mise à disposition et, paradoxalement, à justifier a posteriori la lenteur choisie ou subie par la France !

    On n’en a pas fini de ce Covid-19. D’autres pandémies suivront, notamment à la suite d’une pression sur les écosystèmes liée à la mondialisation. Il sera indispensable de tirer les leçons de cet épisode unique depuis la grippe espagnole. En attendant, tentons de juguler cette troisième vague. Les travaux doivent être poursuivis pour optimiser les tests, comme des autotests salivaires, mesurer mieux la reprise de la circulation virale en fin de confinement (surveillance des eaux usées au niveau national), et surveiller les mutations par séquençage. Il faudra aussi poursuivre les recherches thérapeutiques auprès des nouveaux malades (leurres pour le virus, molécules antivirales, substances anti-inflammatoires) et identifier mieux les zones de contamination pour pouvoir limiter le nombre d’activités non essentielles fermées (en rouvrant les stations de ski, les cinémas, ou les théâtres par exemple), et surtout restaurer la confiance du plus grand nombre. Le Covid nous a révélé combien nous étions, chacun, vulnérables. A nous de comprendre, et surtout de mettre en pratique, que seules la solidarité et l’intelligence collective pourront vaincre définitivement ce virus microscopique.

    Par l’association Fondation PandemIA : Sadek Beloucif, anesthésiste réanimateur ; Patrick Berche, microbiologiste ; Yvon Maday, mathématicien ; Vincent Maréchal, virologue ; Alexandre Mignon, anesthésiste-réanimateur ; Didier Payen, anesthésiste-réanimateur ; Gilles Pialoux, infectiologue.

    Tout le monde ici (ou presque...) avait bien compris qu’un reconfinement devait venir, voilà que c’est officiel, si Le Monde a encore cette fonction.

    #stop_and_go #pandémie #confinement #reconfinement #eaux_usées (un mois d’avance sur les lectures fondées sur les test individuels !?) #vaccination

  • School closures cut Covid-19 infections, says study

    The closure of Swiss schools in the spring of 2020 was one of the most effective measures to reduce travel and so the transmission of Covid-19, says a new study.

    Researchers at the Federal Institute of Technology ETH Zurich found that the closure of schools reduced mobility by around a fifth, report Sunday newspapers Le Matin Dimanche and Sonntagszeitung.

    “The closure of the schools reduced mobility by 21.6%,” ETH professor of computer science and management Stefan Feuerriegel, who led the study, told French news agency AFP.

    The Swiss research team analysed 1.5 billion movements between February 10 and April 26, 2020, using data from Swiss mobile operators to assess the impact of measures against Covid-19 on mobility. All changes in postcode areas were taken into account.

    According to the study, the ban on gatherings of more than five people reduced mobility by 24.9%, while the closure of bars, restaurants and other non-essential shops brought a drop of 22.3%, while school closures came just behind.

    “If the schools are closed, we can hope for a big change in behaviour,” says Feuerriegel. “Not only do children stay at home, but sometimes it also means a change for the parents.”

    Le Matin Dimanche says the study is likely to rekindle controversy over whether schools should be closed to combat the spread of Covid-19. While governments in Switzerland and elsewhere closed schools during the first wave of the pandemic, they have since sought to keep them open if possible.

    Studies have suggested that school closures are harmful to the education particularly of younger children and increase inequalities between them. And while children are unlikely to develop serious forms of Covid-19, their role in spreading it remains unclear.

    https://www.swissinfo.ch/eng/school-closures-cut-covid-19-infections--says-study/46275244
    #écoles #école #contamination #fermeture #covid-19 #coronavirus #pandémie #enfants #ETHZ

    ping @simplicissimus

    • Schweizer Studie: Schulschließungen zählen zu effektivsten Maßnahmen

      Eine Studie der ETH Zürich zeigt, dass Schulschließungen wirken. Noch mehr Effekt haben allerdings Kontaktreduzierungen und Beschränkungen in der Gastronomie.

      Im Kampf gegen die Corona-Pandemie haben sich in der Schweiz Schulschließungen als eine der effektivsten Maßnahmen erwiesen. Das geht aus einer Studie hervor, die am Sonntag von der ETH Zürich veröffentlicht wurde. Demnach wurde die Mobilität um 21,6 Prozent reduziert, als die Schweizer Behörden im März 2020 die Schließung der Schulen anordneten.

      Schulschließungen verminderten die Mobilität und führten damit zu einer Verringerung der Covid-19-Erkrankungen, meinte der ETH-Forscher Stefan Feuerriegel. Für die Studie wurden mit Hilfe von Telekommunikationsdaten 1,5 Milliarden Bewegungen ausgewertet. Die Schulen waren im Frühjahr wegen der Pandemie rund zwei Monate geschlossen.

      Aus der ETH-Studie ergibt sich, dass zwei Faktoren die Mobilität noch stärker verringerten als Schulschließungen. Auf dem Spitzenplatz rangiert mit 24,9 Prozent das Verbot von Treffen mit mehr als fünf Menschen, knapp dahinter liegt mit 22,3 Prozent die Schließung von Restaurants, Bars und Geschäften, die für den täglichen Lebensunterhalt nicht notwendig sind.
      Weltweite Debatte über Schulschließungen

      Über Schulschließungen als Mittel zur Eindämmung der Covid-19-Pandemie wird weltweit heftig gestritten. Die Gefahr, dass Kinder eine Erkrankung mit dem Covid-Erreger erleiden, ist vergleichsweise gering, aber es ist nicht klar, in welchem Maße sie Covid-Viren übertragen. Zu dieser Frage nahmen die ETH-Autoren nicht Stellung. Sie zeigten jedoch auf, dass Schulschließungen dazu beitragen, das Risiko eine Übertragung des Virus deutlich zu verringern. „Unsere Analyse belegt, dass Schulschließungen ein Mittel sind, die Verbreitung zu verlangsamen, indem sie die Mobilität verringern“, sagte Feuerriegel.

      https://www.diepresse.com/5920862/schweizer-studie-schulschliessungen-zahlen-zu-effektivsten-massnahmen

    • Et voilà l’étude, enfin trouvée...
      Monitoring the COVID-19 epidemic with nationwide telecommunication data

      n response to the novel coronavirus disease (COVID-19), governments have introduced severepolicy measures with substantial effects on human behavior. Here, we perform a large-scale,spatio-temporal analysis of human mobility during the COVID-19 epidemic. We derive hu-man mobility from anonymized, aggregated telecommunication data in a nationwide setting(Switzerland; February 10–April 26, 2020), consisting of∼1.5 billion trips. In comparison tothe same time period from 2019, human movement in Switzerland dropped by 49.1 %. Thestrongest reduction is linked to bans on gatherings of more than 5 people, which is estimated tohave decreased mobility by 24.9 %, followed by venue closures (stores, restaurants, and bars)and school closures. As such, human mobility at a given day predicts reported cases 7–13 daysahead. A 1 % reduction in human mobility predicts a 0.88–1.11 % reduction in daily reportedCOVID-19 cases. When managing epidemics, monitoring human mobility via telecommuni-cation data can support public decision-makers in two ways. First, it helps in assessing policyimpact; second, it provides a scalable tool for near real-time epidemic surveillance, therebyenabling evidence-based policies.

      https://arxiv.org/pdf/2101.02521.pdf

  • LE VIRUS FAIT CORPS EN NOUS-MÊME

    Le virus n’est pas un ennemie envahisseur à combattre et à vaincre, car c’est perdu d’avance. Des virus il y en a partout, on en a des millions dans le corps, ils sont en nous-même et on apprend toujours à vivre avec. Vouloir les combattre c’est se détruire.


    Le danger de l’épidémie n’est pas la contagion mais la peur et la psychose mortifère que les médias et les politicards génèrent. Ce n’est pas un problème de vaccins, de prolifération, de gouttelettes, de protection, de distanciation, de confinement, de restriction des libertés, de maintien de l’ordre et de répression, mais bien une question de vitalité, d’environnement propice, de prévention, de médicaments et de soins, de qualité des soins dans de bonnes conditions...


    Il s’agit maintenant de libérer la médecine de la corruption qui la gangrène, de libérer la recherche scientifique de l’emprise de la finance et de la main mise des trusts pharmaceutiques, d’émanciper la population de la dictature de l’État et de la marchandise par sa libération.


    Toujours ingouvernable


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    _#Coronavirus #Covid19 #Vaccins #Soins #Tests #PCR #OGM #Épidémie #Pandémie #Virus #Masques #Distanciation_

  • La Chine bloque l’enquête de l’OMS sur les origines du SARS-CoV-2
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/07/la-chine-bloque-l-enquete-de-l-oms-sur-les-origines-du-sars-cov-2_6065473_32

    Les dix experts-enquêteurs internationaux n’ont toujours pas reçu les autorisations pour entrer sur le territoire chinois. La Chine ne semble pas disposée à laisser l’Organisation mondiale de la santé (OMS) enquêter sur l’origine du SARS-CoV-2. Alors qu’une équipe internationale de dix scientifiques était, mardi 5 janvier, en route pour Pékin, certains de ses membres avaient encore des « problèmes de visas ». « Aujourd’hui, nous avons appris que les responsables chinois n’ont pas encore finalisé les autorisations nécessaires à l’arrivée de l’équipe en Chine », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Les silences de la Chine, un virus repéré dès 2013, la fausse piste du pangolin... Enquête sur les origines du SARS-CoV-2 « Je suis très déçu de cette nouvelle, étant donné que deux membres avaient déjà commencé leur voyage et que d’autres n’ont pas pu voyager à la dernière minute », avait ajouté le diplomate, pourtant considéré depuis le début de la crise comme proche de Pékin. Mercredi 6 janvier, Pékin a pourtant confirmé que le problème n’était pas qu’administratif. « La recherche de la source est très compliquée. Pour assurer le bon déroulement des travaux du groupe international d’experts en Chine, les procédures nécessaires doivent être respectées et des arrangements spécifiques pertinents doivent être pris. A l’heure actuelle, les deux parties sont en cours de négociation à ce sujet », a déclaré Hua Chunying, porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois.
    La désignation des dix experts-enquêteurs avait déjà été au centre d’intenses tractations entre Pékin et l’OMS. La Chine avait déjà obtenu de coopter les scientifiques en question et de restreindre leur marge de manœuvre. En particulier, les termes de l’accord conclu entre la Chine et l’organisation onusienne stipulent que leur enquête « s’appuiera (…) sur les informations existantes et viendra compléter, plutôt que dupliquer, les efforts en cours ou existants ». Les enquêteurs de l’OMS devront donc se fonder, au moins en partie, sur des travaux déjà conduits sous l’égide de Pékin, sans être habilités à reproduire eux-mêmes certaines analyses.
    Une grande part de leur travail sera d’identifier le « chaînon manquant » ayant permis le passage du SARS-CoV-2, le virus à l’origine de la pandémie de Covid-19, de son réservoir naturel – une espèce de chauve-souris rhinolophe – à l’homme. Les chercheurs s’interrogent en particulier sur l’espèce animale ayant pu servir de « tremplin biologique » vers les humains. Cependant, des membres de la mission cités dans la presse scientifique ont déclaré que toutes les hypothèses seraient considérées, suggérant à mots couverts qu’une erreur de manipulation intervenue dans l’un des laboratoires de virologie de Wuhan n’était pas exclue.« Les études préliminaires n’ont pas généré de pistes crédibles permettant de restreindre le domaine de recherche, lit-on dans le mémo de cadrage de l’enquête internationale. Les études se concentreront donc sur l’élaboration de plans d’étude complets pour aider à générer des hypothèses sur la façon dont l’épidémie a pu commencer à Wuhan. » Mais plus le temps passe, moins la Chine accepte d’être désignée comme étant le pays à l’origine du virus

    #Covid-19#migrant#migration#chine#wuhan#mondialisation#circulation#virus#santé#pandemie#oms#circulationctherapeutique#expert

  • Les élevages de visons en Chine à l’origine du Covid-19 ? Les indices s’accumulent | Yann Faure et Yves Sciamma
    https://reporterre.net/Les-elevages-de-visons-en-Chine-a-l-origine-du-Covid-19-Les-indices-s-ac

    Et si la pandémie était née dans des élevages intensifs d’animaux à fourrure en Chine ? Le « chainon manquant » entre la chauve-souris et l’humain pourrait bien être le vison — le chien viverrin est également suspecté. Ceci expliquerait la volonté tenace de la Chine — premier producteur mondial de fourrure — de verrouiller l’information scientifique. Source : Reporterre

  • China blocks WHO while Covid conspiracy theories fly - Asia Times
    https://asiatimes.com/2021/01/china-blocks-who-while-covid-conspiracy-theories-fly

    China has yet to explain why it delayed approval for a World Health Organization (WHO) team of experts to visit the country, significantly at a time when state media publish claims that the coronavirus pandemic started elsewhere.The WHO team’s members were supposed to arrive in Beijing this week and possibly make a field visit to Wuhan, where Covid-19 cases apparently first emerged a little more than a year ago and before the disease began its lethal global spread. The unexpected delays triggered today rare criticism from WHO Director-General Tedros Adhanom Ghebreyesus, who said he was “deeply disappointed” by the delay in issuing visas for the team.Ghebreyesus said that the 10-member group could not enter China for an epidemiological survey of the novel coronavirus, a key part of the WHO’s endeavor to ascertain the likely origins of the respiratory disease.
    He said the infectious disease experts, led by food safety and zoonotic diseases scientist Peter Ben Embarek, were still waiting for their visas to travel to China.
    Reports indicate Embarek made a sortie to the country in July and convinced Beijing to open its doors to WHO personnel to conduct a prognosis probe.
    At the beginning of last year Chinese authorities closed Wuhan after a ‘viral pneumonia of unknown origin’ was reported. This year, the city has recovered and people crowded together for a New Year’s countdown. Chinese Foreign Ministry spokeswoman Hua Chunying said on Tuesday in response to a media question that she had “no new information” on the WHO team’s trip and itinerary. Instead, Hua reiterated Beijing’s latest line, first purveyed by Foreign Minister Wang Yi, that “more signs and studies worldwide” had suggested Covid-19 could have “multiple sources” and that the pandemic had erupted globally across “multiple locations” since the second half of 2019.Hua said related surveys have indicated a much earlier emergence of the pathogen in many more places than previously thought. She also hoped other countries could make “joint efforts” with the WHO to trace Covid-19 to its source. “We hope scientists can uphold professionalism and truth to find [Covid-19] origins worldwide, and that other countries can cooperate with and assist [the WHO] like what we have been doing since day one,” claimed Hua.
    While several WHO officials and experts like Embarek were indeed allowed into China in 2020, Wuhan was glaringly and constantly missing on their Beijing-approved itineraries.It’s not clear yet that the delay in the WHO expert team’s arrival reflects a change in policy by Beijing. In December, the state-run nationalistic Global Times revealed a WHO “advance team” could go to Wuhan in January to inspect a wet market trading in exotic wildlife in the city that is believed to be a possible origin of the virus.
    The paper also cited WHO officials as saying that all team members from Japan, Qatar, Denmark, Russia and others would first be put in quarantine in Beijing for 14 days. It added that an “open, fair” WHO investigation would help debunk the “mudslinging, fake news and conspiracy theories about the ‘China virus’” being spread by some American politicians, not least outgoing US President Donald Trump.

    #Covid-19#migration#migrant#chine#oms#pandemie#expert#circulation#visas#epidemiologie#originevirus

  • How modelling Covid has changed the way we think about epidemics | Coronavirus | The Guardian
    http://www.theguardian.com/commentisfree/2021/jan/04/covid-model-epidemic-collaboration-experiment
    https://i.guim.co.uk/img/media/00c5902c5c83fcee36c7e405c0e81c7810b62697/0_448_6720_4032/master/6720.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Outbreak research should ideally be fast, reliable and publicly available. But the pressures of real-time Covid-19 analysis – which many academics have done in their spare time without dedicated funding – can force difficult choices. Should researchers prioritise updating scenarios for governments and health agencies, writing detailed papers describing their methods, or helping others adapt the models to answer different questions? These are not new problems, but the pandemic gave them new urgency. In the US, for example, the most comprehensive Covid-19 databases have been run by volunteers. The pandemic has flagged inefficient and unsustainable features of modelling and outbreak analysis, and illustrated that there is a clear need for change.
    Alongside coverage of specific modelling studies, mathematical concepts have also become part of everyday discussions. Whether talking about reproduction numbers, lags in data, or how vaccines might protect the non-vaccinated through “herd immunity”, journalists have started to think more deeply about epidemic dynamics. Prior to the outbreak, I never thought I’d end up fielding media requests to discuss a statistical parameter such as “K”, which quantifies the potential for super-spreading.Unfortunately, there have been challenges with coverage too. Some modelling results – particularly in the early stages of the pandemic – were widely misinterpreted, like the headlines in March suggesting half of the UK might have already been infected. Throughout summer and autumn, research groups also had to contend with media critics who misled the public with claims that the pandemic was over, dismissing warnings about the potential for a large second wave. Given the European epidemic waves to date, there can be little doubt that in the absence of control measures, Covid-19 would have been catastrophic for our health systems. Across the world, populations altered their behaviour in response to growing epidemics, but the extent of this unprecedented shift – and its effect on spread – was extremely hard to predict at the start of last year. Although infections such as Ebola and Sars have previously spurred behaviour change, Covid-19 triggered shutdowns of society on a scale unseen since the 1918 influenza pandemic.
    As well as modelling the spread of disease, researchers have had to track the dynamics of social behaviour. Because of modern digital footprints, they have been able to do this in more detail than ever, providing unique insights into how individuals and communities respond to outbreaks. These behavioural changes, whether driven by explicit government policies or local awareness of infection risk, have in turn had complex social, economic and health impacts. Untangling such effects will no doubt be the subject of research far into the future.Covid-19 has cemented a growing trend for research teams that work across multiple aspects of disease dynamics, from modelling and epidemiology to immunology and human behaviour. In the UK, researchers involved in modelling the disease have set up studies of social interactions and infection levels within communities, with these datasets then feeding back into new models.
    As well as interdisciplinary links, there have also been new international connections. Political responses to the pandemic have been country-specific, but throughout 2020, scientific insights – including datasets, modelling results and code – have been shared and built upon by teams across multiple continents. Past epidemics have brought mathematical tools to new audiences, but the scale of Covid-19 has resulted in epidemiological ideas being exchanged across disciplines and borders as never before. If sustained, such collaborations and networks could be hugely valuable in tackling other global epidemic challenges in future.The events of last year have altered the dynamics of many diseases, beyond Covid-19, as seen in the disappearance of certain seasonal infections or the disruption of vaccination programmes. Had the pandemic not happened, I would have spent much of 2020 abroad, setting up studies of influenza, Zika and dengue. When these projects eventually resume, will we see smaller outbreaks than before, or belated large epidemics? The pandemic has created a tragic “natural experiment”, a once-in-a-century jolt to disease ecosystems that could produce unexpected insights into immunity, social behaviour, seasonal effects and evolution. We’ve learned a lot about Covid-19 in the past 12 months, but there’s much more that modelling will help us discover in the coming years.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#epidemiologie#modelisation#interactionsociales#reseau#immunité#pandemie

  • Comment s’engager en pandémie ? Avec Barbara Stiegler
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/comment-sengager-en-pandemie-avec-barbara-stiegler

    Dans De la démocratie en Pandémie ; Santé, recherche, éducation, qui paraît ce 14 janvier, elle reprend le propos de Richard Horton, rédacteur en chef de _The lance_t, pour qui l’épidémie de #Covid-19 n’est pas une #pandémie mais une « syndémie », une maladie causée par les inégalités sociales et par la crise écologique entendue au sens large, elle montre que toutes les conditions sont réunies pour que le même type d’épidémie se reproduise régulièrement. Si nous ne vivons pas une pandémie, nous vivons “en Pandémie” écrit-elle, dans un nouveau continent mental parti d’Asie pour s’étendre à toute la planète, avec de nouvelles habitudes de vie et une nouvelle culture. (...)

    Alors que la plupart des gouvernements ont commencé par s’enferrer dans le déni, elle note un revirement brutal dans leurs réactions à la crise, expliqué par la peur. Il fallait ainsi frapper fort par un confinement total et pour éviter la flambée populaire, utiliser le moment actuel pour faire passer en force toute une série de #lois_liberticides. Barbara Stiegler dénonce ainsi une “Manufacture du consentement”n expression qu’elle emprunte à Walter Lippmann.

    Surtout, elle souligne la nécessité urgente de mobilisation contre une vision idéaliste de l’après. Alors que l’#université est elle-même menacée par une numérisation à tout va et après s’être engagée auprès des Gielts jaunes puis des grévistes contre la réforme des retraites ; #Barbara_Stiegler se porte aujourd’hui contre les visions prophétiques d’un "monde d’après" qui serait plus juste et plus égalitaire. Elle souligne qu’on devait plutôt s’attendre à un durcissement des pouvoirs dominants. La rupture avec l’ancien monde ne pourrait se conquérir qu’au prix de mobilisations sociales et politiques de très grande ampleur.

  • « L’une des leçons du #Covid-19 est que la #catastrophe n’est pas complètement à exclure »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/01/02/l-une-des-lecons-du-covid-19-est-que-la-catastrophe-n-est-pas-completement-a

    Il suffit pourtant de réécouter le cours donné le 18 février 2019 au Collège de France par l’épidémiologiste Arnaud Fontanet (CNAM, #Institut_Pasteur) pour comprendre à quel point le potentiel catastrophique d’une #pandémie semblable à celle que nous vivons était présent à l’esprit des chercheurs travaillant sur le sujet. Evoquant la pandémie de 2002-2003 due au SARS-CoV-1, Arnaud Fontanet se défendait alors de tout discours alarmiste en disant que cet épisode pandémique avait été « une grande répétition par rapport à ce qui pourrait nous arriver ». « On peut finalement dire qu’on a eu beaucoup de chance, ajoutait-il. Si l’épidémie a été contenue relativement rapidement, cela tient à quelques propriétés du #virus, qui auraient pu être tout à fait différentes. »

    #paywall

    #dystopie

    • Même si la pandémie devrait finir par être maîtrisée, les grands périls environnementaux, eux, génèrent une lente dérive, dont tout porte à penser qu’elle sera sans retour, alerte dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au « Monde »

      Chronique. L’année qui s’achève restera sans doute comme l’année de la dystopie, celle où l’actualité scandée jour après jour nous aura semblé tout droit sortie d’un roman d’anticipation. De même que la transformation des expériences quotidiennes les plus banales – déambuler dans les rues au milieu d’une foule masquée, saluer ses collègues du coude, n’entrer dans les commerces qu’après avoir procédé à ses ablutions hydro-alcoolisées – semble frappée d’irréalité. Le répéter n’est pas très original : la pandémie de Covid-19 a été non seulement le fait majeur de l’année qui s’achève, mais aussi l’événement qui a le plus marqué la marche du monde depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.
      Le plus perturbant est que cette dystopie que nous vivons désormais semblait impensable à la majorité d’entre nous il y a encore très peu de temps, alors qu’elle était considérée de longue date comme possible, voire plausible, par la communauté scientifique compétente.

      Mais qui aurait pris au sérieux, voilà seulement dix-huit mois, un discours alertant sur l’émergence d’une infection respiratoire capable de se propager à l’ensemble du globe en quelques semaines, de tuer plus d’un million huit cent mille individus en moins d’un an, de précipiter des dizaines de millions d’autres dans la pauvreté, de faire plonger les cours du brut au-dessous de zéro, de contraindre les gouvernements à confiner simultanément plus de la moitié de l’humanité et à réduire de manière spectaculaire les libertés individuelles – jusqu’à interdire aux familles de visiter leurs mourants et, de facto, aux parents et aux amis de se réunir pour célébrer la nouvelle année ?

      Qui aurait pris au sérieux une telle dystopie ? Pas grand monde. En témoignent le retard à l’allumage de la plus grande part des responsables politiques aux affaires face à la progression de la maladie, ou encore le choix des autorités sanitaires françaises, en théorie les mieux informées du risque pandémique, de se séparer de leurs stocks stratégiques de masques quelques mois avant l’émergence du nouveau coronavirus, au motif de menues économies.

      Scénario plausible

      Il suffit pourtant de réécouter le cours donné le 18 février 2019 au Collège de France par l’épidémiologiste Arnaud Fontanet (CNAM, Institut Pasteur) https://www.college-de-france.fr/site/arnaud-fontanet/course-2019-02-18-17h00.htm pour comprendre à quel point le potentiel catastrophique d’une pandémie semblable à celle que nous vivons était présent à l’esprit des chercheurs travaillant sur le sujet. Evoquant la pandémie de 2002-2003 due au SARS-CoV-1, Arnaud Fontanet se défendait alors de tout discours alarmiste en disant que cet épisode pandémique avait été « une grande répétition par rapport à ce qui pourrait nous arriver ». « On peut finalement dire qu’on a eu beaucoup de chance, ajoutait-il. Si l’épidémie a été contenue relativement rapidement, cela tient à quelques propriétés du virus, qui auraient pu être tout à fait différentes. »

      Ainsi, un scénario considéré comme plausible par les meilleurs connaisseurs du sujet peut apparaître si improbable à la majorité d’entre nous qu’il est ramené à une sombre prophétie de « marchands de peur ». Et balayé d’un revers de main. La catastrophe n’est pas jugée impossible parce qu’elle est matériellement impossible, mais précisément parce qu’elle est une catastrophe.

      Dans un livre important publié il y a près de deux décennies et auquel la pandémie de Covid-19 a rendu toute son actualité ( Pour un catastrophisme éclairé, Seuil, 2002), le philosophe Jean-Pierre Dupuy prenait à témoin Henri Bergson pour illustrer cette idée. De la première guerre mondiale, Bergson disait, avant qu’elle ne se déclare, qu’elle lui apparaissait « tout à la fois comme probable et comme impossible – idée complexe et contradictoire qui persista jusqu’à la date fatale ».

      Les détracteurs de l’#écologie_politique lui reprochent souvent sa rhétorique trop systématiquement catastrophiste, héritée de certains de ses textes fondateurs des années 1960 et 1970 – de La Bombe P de Paul Ehrlich au célèbre rapport du Club de Rome. Et de fait, ce catastrophisme – bien différent de celui de Jean-Pierre Dupuy et réinvesti depuis quelques années par les « collapsologues » – a probablement desservi la cause environnementale. Pour autant, l’une des leçons du Covid-19 est que la catastrophe n’est pas complètement à exclure.

      Evénements inimaginables

      Pendant une année, le Covid-19 nous aura plongés dans un monde de crainte et de solitudes, de danger et d’étrangeté. Mais d’ici un an, peut-être un peu plus, le monde sera probablement débarrassé de la nouvelle maladie. Les grands périls environnementaux, eux, génèrent une lente dérive vers la dystopie, dont tout porte à penser qu’elle sera sans retour.
      On le voit : le réchauffement a aussi contribué aux événements parmi les plus inimaginables de l’année écoulée. Eclipsés par le nouveau coronavirus, les incendies monstres qui ont ravagé l’Australie entre décembre 2019 et février 2020 sont vite sortis des esprits, mais qui aurait pu croire qu’un cinquième environ des forêts de l’île-continent pourrait brûler en moins de trois mois ? Et que des animaux sauvages fuyant les brasiers iraient chercher secours – ainsi qu’on l’a vu dans de stupéfiantes images – auprès des humains ?

      Des grands feux australiens à la destruction, cet automne, de deux vallées alpines sous des torrents de boue emportant les maisons et vidant les cimetières de leurs morts, le climat produit lui aussi son lot de catastrophes dont la brutalité semble aussi, de plus en plus souvent, relever de la science-fiction. « Qui aurait cru qu’une éventualité aussi formidable pût faire son entrée dans le réel avec aussi peu d’embarras ? », se demandait Bergson à propos de la Grande Guerre. Cette question, nous n’avons pas fini de nous la poser.

      #catastrophe #pandémie #incendies #réchauffement_climatique #dystopie #libertés_individuelles #libertés_publiques

  • Coronavirus live: Vietnam reports first case of new Covid variant; Irish health officials warn virus is ’absolutely rampant’ - latest updates | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/live/2021/jan/02/coronavirus-live-vietnam-reports-first-case-of-new-covid-variant-latest
    https://i.guim.co.uk/img/media/915f5f9988ca05661de92f91151e43c3cb42bcee/0_47_3600_2159/master/3600.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Vietnam reports first case of new Covid variant spreading around Britain
    Vietnam has detected its first imported case of the new Covid-19 variant that is spreading rapidly around Britain, the health ministry said on Saturday. The variant was identified in a 44-year-old woman returning to Vietnam from Britain, who was quarantined upon arrival and tested positive for the virus on 24 December. “Researchers ran gene-sequencing on the patient’s sample and found the strain is a variant known as “VOC 202012/01”, the ministry said in a statement. Vietnam, which has recorded 35 Covid linked deaths, is still operating repatriation flights to bring its citizens stuck in the UK home amid the pandemic.

    #Covid-19#migrant#migration#vietnam#grandebretagne#sante#virusmutant#circulation#pandemie#contamination

  • Coronavirus emerged in many places, Chinese foreign minister says | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/china/diplomacy/article/3116176/coronavirus-emerged-many-places-chinese-foreign-minister-says

    Coronavirus emerged in many places, Chinese foreign minister says
    China was first to identify the pathogen, but research suggests it was prevalent elsewhere, Wang Yi tells state media Country is ‘resolutely against the politicisation of the pandemic and labelling the virus’, he says
    Chinese Foreign Minister Wang Yi says China is resolutely against the politicisation of the pandemic.
    Coronavirus evidence is growing that the pathogen emerged in multiple locations around the world, Chinese State Councillor and Foreign Minister Wang Yi said on Saturday.“We raced to report the epidemic first,” he said in an interview with Xinhua.“More and more research studies have shown that the pandemic is likely to have emerged in many places around the world.”
    China identified the first cases of a then unknown pneumonia-type disease in Wuhan on December 31, 2019, and soon after closed down a seafood market from where it was thought to have originated. But Beijing insisted it had found no evidence of human-to-human transmissions until three weeks later, a claim that sparked widespread criticism from the West, which accused China of a cover-up. Wang’s comments echo those of some of China’s top health officials and state media, as the government has sought to reshape the narrative on the origin of the virus.In November, Zeng Guang, a former chief epidemiologist at the Chinese Centre for Disease Control and Prevention (CDC), said that although Wuhan was where the coronavirus was first detected it might not have been where it originated.
    Wu Zunyou, the CDC’s incumbent chief epidemiologist, said the virus could have come into the country on frozen seafood or meat products.But Wang is the most senior government official to promote the idea, which has been welcomed domestically but shunned by most Western audiences.
    “We are on the front line of the struggle for public opinion,” he told Xinhua. “We are resolutely against the politicisation of the pandemic and labelling the virus, and will never allow lies to contaminate the objective narrative and collective memory of fighting the pandemic.”
    His comments came as the World Health Organization (WHO) is preparing to send a group of international experts to Wuhan for a six-week mission this month to investigate the origin of the virus based on human and animal samples collected by Chinese researchers.However, George Gao Fu, director of the CDC, said in an interview with Xinhua last week that the WHO team did not have an easy task.“It may take a long time to find the virus,” he said. “It’s also possible that the virus will disappear before we find the origin.”
    Beijing has said repeatedly that similar studies should be conducted in other countries, while Chinese nationalist tabloid newspaper Global Times has called for the WHO team to look into people who visited Wuhan before the outbreak, including foreign athletes who took part in the Military World Games in the city in October 2019.Research conducted in other countries, including Italy and the US, has suggested that the novel coronavirus might have been circulating elsewhere in the world before it was identified in Wuhan and became a pandemic.A study carried out by the United States Centres for Disease Control and Prevention found antibodies for Covid-19 in blood samples collected from American subjects on December 13, 2019, two weeks before China announced the pneumonia caused by a new virus..
    A study based on serological samples in Italy suggested their may have been antibodies against the virus as early as September 2019.Those findings, however, are not conclusive. Government records seen by the South China Morning Post in March traced the first Chinese Covid-19 patient back to November 17, 2019 or even earlier, though the case might have been identified retrospectively.
    China’s first confirmed Covid-19 case traced back to November 17, 2019
    14 Mar 2020. Mike Ryan, director of the WHO’s Health Emergencies Programme, said in November that it would be “highly speculative” for the WHO to say the coronavirus did not emerge in China.“It is clear from a public health perspective that you start your investigations where the human cases first emerged,” he said, adding that any evidence gathered in China might then lead the inquiry to elsewhere in the world.
    Besides trying to redirect the narrative on the origins of the coronavirus, Wang highlighted China’s contribution to the global effort to combat the pandemic. “Made in China has become a continuous supply line in the global fight against the pandemic. We were the first to pledge to make vaccines a global public good.”

    #Covid-19#migrant#migration#chine#pandemie#globalisation#santeglobale#oms#santepublique