• En Alaska, les pétroliers gèlent le sol réchauffé par l’augmentation des températures
    https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2018/06/13/en-alaska-les-petroliers-gelent-le-sol-rechauffe-par-l-augmentation-des-temp

    Toute une économie s’est alors développée pour maintenir les routes et les installations en état : l’entreprise BeadedStream s’est par exemple spécialisée dans la vente de détecteurs de températures aux compagnies pétrolières. L’analyse des résultats des nombreux capteurs dispersés dans le « North Slope », le versant nord de l’Alaska, permet aux autorités et aux industriels de savoir exactement quand les conditions climatiques sont réunies pour accéder aux installations — et de gagner ainsi un temps précieux.

    Inventée dans les années 1970, une autre technologie s’est largement développée lors des dernières saisons hivernales : l’installation de tubes réfrigérants dans le sol pour garder la couche de permafrost gelée.

    « Pour être honnête, le dérèglement climatique est plutôt bon pour nos affaires », s’est satisfait Ed Yarmak, fondateur d’Artic Foundations, qui a vendu des milliers de ses tubes métalliques aux compagnies pétrolières installées en Alaska. En partie enterrés dans le sol, ils en expulsent la chaleur, afin de lutter contre la fragilisation des routes de glace, des pipelines et des bâtiments.

    #paradoxe




  • « Un bébé nait d’un embryon congelé il y a 24 ans »
    https://tempsreel.nouvelobs.com/sante/20171221.OBS9666/un-bebe-nait-d-un-embryon-congele-il-y-a-24-ans.html

    Le faire-part de naissance a été envoyé au monde entier : l’association National Embryo Donation Center annonce la naissance de la petite Emma, née le 25 novembre… d’un #embryon_congelé pendant 24 ans. Presque un quart de siècle.

    « J’ai moi-même 26 ans, nous aurions pu être meilleures amies », a relevé la jeune maman, Tina Gibson, née en 1991.

    Emma est en bonne santé. Elle pesait près de trois kilos à la naissance.

    Tina Gibson et son mari Benjamin, un couple stérile, ont sélectionné l’embryon sur la base de ses #caractéristiques_génétiques, sans savoir depuis combien de temps il avait été congelé. La jeune mère a expliqué avoir seulement appris de la part des docteurs une fois enceinte que l’embryon avait été congelé quelques mois après sa propre naissance.

    • Juste sidérant de lire ça : « La jeune mère a expliqué avoir seulement appris de la part des docteurs une fois enceinte que l’embryon avait été congelé quelques mois après sa propre naissance. »
      L’occasion de reparler du livre de Martin Winckler « Les brutes en blanc » qui manifestement reste pleinement d’actualité.

    • Oui, tout est hallucinant dans cette histoire : la congélation d’embryons afin de maintenir un continuum dans la reproduction de l’espèce (on puise dans le stock quand il y a une demande), la sélection sur critères génétiques (lesquels ? couleur de peau et pas de maladies congénitales, ou d’autres choses encore ?) et l’ignorance dans laquelle ont été maintenu·es les parents. Pourtant, le fait que l’embryon ait été conçu presqu’en même temps que sa mère va nécessairement créer quelque chose de très lourd dans l’histoire familiale et dans le développement même de cette petite fille, de son identité, de la relation entre ses parents et elle. Être un #paradoxe_temporel, ça ne doit pas être simple à vivre.


  • De l’erreur de calcul à l’erreur judiciaire
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/de-lerreur-de-calcul-a-lerreur-judiciaire

    Derrière l’objectivité des chiffres avancés dans certaines affaires judiciaires se dissimule parfois une utilisation mal maîtrisée ou dévoyée des mathématiques. La mathématicienne Leila Schneps décortique ce phénomène redoutable lors d’un entretien paru dans le dernier numéro de la revue « Carnets de science ».


  • Des policiers lui interdisent d’allaiter : « Vous n’allez pas imposer ça aux gens » - L’Obs
    http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-sur-les-reseaux/20170413.OBS7978/des-policiers-lui-interdisent-d-allaiter-vous-n-allez-pas-impos

    "Une minute après, gênée, elle revient accompagnée d’un policier qui prend immédiatement le parti de nous agresser. Il nous explique sur un ton très hostile qu’ils ne nous laisseront pas allaiter et qu’ils n’ont aucune pièce prévue à cet effet.
    Nous répliquons que je n’ai besoin que d’une chaise. Sa réponse ? "Il est hors de question que vous allaitiez en public ! Vous n’allez pas imposer ça aux gens."
    Nous promettons d’allaiter “très discrètement grâce à une pièce de tissu, un lange, qui sert à cacher ma poitrine” (ce sein que la police ne saurait voir). Il reste inflexible, catégorique et nous fait signe de circuler : l’allaitement au commissariat du IIe n’aura pas lieu."

    Le ton monte.
    "Je prends mon courage à deux mains et lui explique qu’à mes yeux, c’est une honte de refuser à quelqu’un de nourrir son bébé. Mon compagnon est avec moi, notre enfant toujours en écharpe. Et là, choc absolu : le policier nous accuse d’être de mauvais parents pour avoir emmené notre fils dans un commissariat. Selon lui, c’est notre comportement qui est honteux, notre fils devrait être à la maison."

    #misogynie #sexisme #discrimination #allaitement #police

    LA conclusion de l’article relève l’injonction paradoxale faite au femmes, face tu perd, pile tu ne gagne pas :

    Enfin, si on récapitule : on nous met la pression de ouf pour qu’on allaite (vraiment c’est insensé d’en faire autant). Si on n’allaite pas, on est volontiers culpabilisée et considérée comme une mauvaise mère. On pourrait donc au moins penser que si on allaite, on nous foutra la paix. Mais non : on se fait virer d’un commissariat, parce qu’on est... indécente ? Vous vous foutez de notre gueule ou bien ? Est-ce qu’un jour on fait quelque chose correctement ou jamais, en fait ?

    #injonction_paradoxale #paradoxe #genre #espace_publique #double_contraires


  • Je recolle un article donné par @mad_meg en commentaires

    Quel look adopter pour éviter la reconnaissance faciale ?
    http://www.numerama.com/magazine/27414-quel-look-adopter-pour-eviter-la-reconnaissance-faciale.html

    Avec son projet CV Dazzle, l’artiste américain Adam Harvey travaille sur les coiffures et maquillages qui permettront à ceux et celles qui veulent protéger leur #vie_privée de rendre indétectable leur visage, à l’heure des procédés automatiques de reconnaissance faciale. L’#art contre la #biométrie.

    https://cvdazzle.com

    #surveillance #maquillage #look


  • Prévention des désastres : plus on sait et plus on perd ? – Mondes Sociaux
    http://sms.hypotheses.org/8863

    on ne compte plus les programmes de recherche et d’investissements pour connaître, gérer les risques de désastres, et en réduire les dommages. Dans le même temps, documents à l’appui, les discours alarmistes sur l’accroissement inéluctable des désastres et des pertes qu’ils entraînent sont légion. Comment comprendre ce paradoxe qui consiste à dire que « plus on connaît, plus on gère, et plus on perd »


  • Réformons l’élection présidentielle ! — Science étonnante n°35

    https://www.youtube.com/watch?v=ZoGH7d51bvc

    http://www.college-de-france.fr/site/pierre-rosanvallon/seminar-2012-02-29-10h00.htm

    Le jugement majoritaire : une nouvelle théorie du vote
    Michel Balinski et Rida Laraki - 29 février 2012

    http://www.college-de-france.fr//audio/rosanvallon/2011-2012/Seminaires/sem-rosanvallon-balinsk-20120229.mp3

    http://www.college-de-france.fr/media/pierre-rosanvallon/UPL8954465031560637643_Balinski__Laraki.pdf

    http://www.college-de-france.fr//video/rosanvallon/Cours%202011-2012/Francais/sem-rosanvalon-balinski-laraki-20120229.mp4

    L’exposé proposé par les deux mathématiciens a été l’occasion de se demander si l’ #expression d’une préférence devait être la conséquence d’un choix binaire ou si elle était plus complexe à exprimer. Parce que les #élections ne se résument pas toujours à un choix entre deux pairs, mais qu’elle peuvent être aussi un choix parmi un plus grand nombre, le classement peut être envisagé comme modalité d’expression des préférences. En compliquant ainsi la notion de #majorité, la proposition de Balinski et Laraki permet de réfléchir à la véritable signification de l’élection.

    La proposition de l’adoption du jugement majoritaire comme nouvelle modalité de #vote est issue d’un double constat : l’expression des #opinions par le #scrutin_majoritaire ne traduit pas nécessairement les préférences collectives ; dès lors que plus de deux candidats sont en lice, les résultats du vote peuvent être contradictoires en vertu des #paradoxes de #Condorcet et d’ #Arrow. Selon Balinski et Laraki, si les candidats sont jugés sur la base d’une échelle commune de mentions ordinales, le #scrutin peut

    1) toujours identifier un gagnant,
    2) neutraliser les paradoxes de Condorcet et d’Arrow,
    3) assurer l’égalité des voix des électeurs.

    Le #jugement_majoritaire doit ainsi permettre de dégager le candidat réellement voulu par les électeurs : il prend en compte l’ #opinion de tous les électeurs sur tous les candidats et il donne à l’électeur la #liberté totale d’exprimer ses opinions.

    Si le jugement majoritaire permet assurément de dépasser l’idée qu’une #élection est une élimination, la discussion a soulevé la question épineuse de l’homogénéisation des critères de #jugement entre les électeurs. On a également rappelé que la représentation proportionnelle était un autre moyen d’échapper au #paradoxe majoritaire, dans le cas de l’élection d’une #assemblée. Enfin, on s’est interrogé sur la capacité de persuasion du jugement majoritaire et des conditions de sa mise en œuvre – convient-il notamment de multiplier des expérimentations démocratiques locales en attendant une adoption plus large ?

    Michel Balinski est directeur de recherche de classe exceptionnelle émérite au #CNRS au laboratoire d’Économétrie de l’École polytechnique ; Rida Laraki est chargé de recherche au CNRS en section sciences et technologies de l’information dans le même laboratoire. Ensemble, ils ont publié : Majority Judgement : Measuring Ranking and Electing, #MIT Press, 2010, et « Judge : Don’t Vote », Cahier du laboratoire d’Économétrie de l’École polytechnique, 27, 2010.

    #Démocratie #mathématique


  • Pour le #New_York_Times utiliser l’argent public pour s’acheter un yacht tout en adoptant des mesures d’#austérité pour les autres c’est juste un « paradoxe » de dirigeant « dynamique »
    http://www.nytimes.com/2016/10/16/world/rise-of-saudi-prince-shatters-decades-of-royal-tradition.html

    He has slashed the state budget, frozen government contracts and reduced the pay of civil employees, all part of drastic austerity measures as the Kingdom of Saudi Arabia is buffeted by low oil prices.

    But last year, Mohammed bin Salman, Saudi Arabia’s deputy crown prince, saw a yacht he couldn’t resist.

    While vacationing in the south of France, Prince bin Salman spotted a 440-foot yacht floating off the coast. He dispatched an aide to buy the ship, the Serene, which was owned by Yuri Shefler, a Russian vodka tycoon. The deal was done within hours, at a price of approximately 500 million euros (roughly $550 million today), according to an associate of Mr. Shefler and a Saudi close to the royal family. The Russian moved off the yacht the same day.

    It is the paradox of the brash, 31-year-old Prince bin Salman: a man who is trying to overturn tradition, reinvent the economy and consolidate power — while holding tight to his royal privilege. In less than two years, he has emerged as the most dynamic royal in the Arab world’s wealthiest nation, setting up a potential rivalry for the throne.

    #Saoud #Arabie_Saoudite #vol


  • Attané I., Brugeilles C., Rault W. (dir.), 2015, Atlas mondial des femmes. Les paradoxes de l’#émancipation, Paris, Autrement, 96 p.

    L’Atlas mondial des femmes. Les paradoxes de l’émancipation s’inscrit dans la continuité de deux autres Atlas des femmes dans le monde édités chez Autrement par la géographe Joni Seager, le premier étant sous-titré Emancipation ou oppression : un paysage contrasté (1998) et le second La réalité de leurs conditions de vie (2003). Cette nouvelle version coéditée avec l’INED regroupe les contributions de 25 auteur.es, principalement sociologues et démographes. Ce changement éditorial, qui marque la fin de la politique de traduction d’atlas réalisés par des expert.es anglophones auprès de l’ONU, a pour effet de recentrer la production cartographique sur la France et l’Europe. Le point de départ de l’atlas est que

    « rares sont les pays (...) rassemblant les conditions d’une égalité parfaite entre les femmes et les hommes dans des domaines aussi variés que l’accès à la santé, à l’instruction, à l’emploi, à l’information, les salaires, la représentation politique, la transmission du patrimoine, la liberté d’expression et, dans la sphère privée, la prise de décision au sein du couple et de la famille ou le partage du travail domestique » (p. 7).


    https://cybergeo.revues.org/27766
    #atlas #femmes #paradoxe recension #livre




  • Où sont tous les #extraterrestres ? | Passeur de sciences
    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2016/01/31/ou-sont-tous-les-extraterrestres

    Devenue célèbre sous le nom de paradoxe de Fermi, cette question posée à une époque où, primo, l’aventure spatiale humaine n’avait pas encore véritablement commencé et où, secundo, on était fort loin de découvrir la première planète extrasolaire – il faut bien que les extraterrestres vivent quelque part – a fait cogiter nombre de chercheurs, qu’ils soient astronomes ou biologistes. Les décennies ont passé et bien des inconnues que mettait en lumière le paradoxe de Fermi se sont estompées. On sait que les exoplanètes rocheuses semblables à la Terre sont sans doute pléthore dans la Voie lactée et on a mieux précisé les conditions favorables à l’apparition de la vie. Dans son livre A l’écoute du vivant, le chercheur belge Christian de Duve, Prix Nobel de médecine, expliquait ainsi que « la vie fait partie de l’Univers. C’est une manifestation normale de la matière qui obéit à ses lois. » Une affirmation qui renforçait encore le caractère « poil à gratter » du paradoxe de Fermi car si le passage de l’inerte au vivant est réellement un processus physico-chimique simple, à condition qu’on ait beaucoup de temps devant soi, qu’est-ce qui empêche qu’E.T. soit partout ou qu’il ait du moins laissé des traces visibles par tous ?

    #paradoxe_de_Fermi


  • Kippa : Hollande juge « insupportable » que des citoyens français doivent « se cacher »
    AFP, le 13 janvier 2016
    https://fr.news.yahoo.com/kippa-hollande-juge-insupportable-citoyens-fran%C3%A7ais-doivent-cach

    D’un côté il juge insupportable que des citoyens portant la kippa envisagent se cacher, et d’un autre côté il légifère pour que les citoyennes qui portent le voile soient obligées de se cacher...

    #France #Racisme #Discriminations #Islamophobie #Sexisme #Contradiction #Paradoxe #Honte #Deux_poids_deux_mesures

    • Au delà du « deux poids deux mesures » raciste, je pense qu’il y en a un de sexiste aussi : un homme qui met un truc bizarre sur sa tête, on lui fait confiance, « il sait ce qu’il fait » ; une femme qui met un truc bizarre sur la sienne, on se permet de la critiquer, elle a forcément obéi à quelqu’un...


  • Les Saoudiennes peuvent se présenter aux élections mais sans parler aux électeurs
    http://www.slate.fr/story/108629/femmes-saoudiennes-elections

    Pour la première fois en Arabie saoudite, les femmes sont autorisées à voter et à se présenter aux élections municipales de décembre 2015. Mais il y a un bémol de taille : les 366 femmes qui se sont inscrites pour faire campagne n’auront pas le droit de parler aux électeurs masculins, conformément à la ségrégation entre les sexes de rigueur dans le royaume.

    #ségrégation #misogynie #sexisme #paradoxe #injonction_paradoxale #discrimination


  • http://www.franceculture.fr/emission-culturesmonde-devenir-femme-et-apres-14-d-amina-wadud-a-beyon
    50 minutes
    Devenir femme et après ? (1/4) - D’Amina Wadûd à Beyoncé : décloisonner le féminisme 2
    12.10.2015 - 11:00
    A l’occasion du Women’s forum qui se tiendra du 14 au 16 octobre à Deauville, CulturesMonde se consacre cette semaine aux droits des femmes et aux inégalités de genre. Du black feminism aux féminismes islamiques : quels sont les nouveaux courants du féminisme, les conflits entre les idées… et les figures pour les incarner ?

    #radio #feminisme #blackFeminism #intersectionnalité #christine_delphy #islamoféminisme


  • Eric Maurin : “ Le conformisme est devenu la marque d’une société totalement dérégulée

    #paradoxe

    La source traditionnelle du #conformisme se trouve dans notre amour-propre, notre désir d’être à la hauteur, notre souci de l’opinion des autres. On vérifie par exemple qu’un même salarié s’investit en moyenne beaucoup moins dans son travail, s’absente beaucoup plus souvent, quand il travaille à l’abri du regard des autres que quand il partage son bureau avec un collègue, surtout si ce dernier est lui-même très investi.

    http://www.lesinrocks.com/2015/10/05/actualite/eric-maurin-le-conformisme-est-devenu-la-marque-dune-societe-totalement-

    Liens supplémentaires :
    http://plunkett.hautetfort.com/archive/2015/10/03/societe%C2%A0-eric-maurin-analyse-le-contresens-liberal-5694270

    • J’ai bien aimé ce commentaire de l’article sur « Société : Eric Maurin analyse le contresens libéral » :

      A propos d’#individualisme : la génétique dément cette vision des hommes, et la pseudo-morale qui en découle (« mon corps m’appartient, je fais ce que je veux de ma vie, ma liberté ne s’arrêtant que là où commence celle des autres... »).
      En effet nous ne nous contentons pas de transmettre les gènes dont nous avons hérité ( ce qui déjà trahit les liens intergénérationnels, mais de manière passive), nous modifions notre patrimoine génétique par nos modes de vie , alimentation, stress, drogues et autres traitements chimiques, méditation,... Ainsi, ma façon de vivre va s’inscrire dans les gènes de mes descendants.
      Autrement dit, je suis responsable, par mes actes du quotidien, de ce que je transmets aux générations futures. Donc, que je sois homme ou femme, le choix de mon alimentation, de mes activités physiques, de mon mode de vie, n’engage pas que moi, ne regarde pas que mon petit couple individualiste, mais engage aussi l’avenir de l’humanité. Comment dit-on déjà ? Ah oui, tout est lié. Tous co-responsables , parce que très concrètement co-créateurs .




    • En allant un peu plus loin dans le raisonnement, si de l’argent peut arrêter la faim dans le monde et la guerre, ça suggère que ces guerres sont le fait de la pauvreté, misère, tensions autours des ressources ... Bref des guerres entre pauvres. Et que l’immense majorité de ces deux trillions qui sont engagés par les USA sont vus comme un budget de guerre mais que les opérations menées par les USA ne sont pas comptées comme faisant partie de la « guerre mondiale ».

      #propagande_vicieuse

    • Selon Camdessus en 2005 il fallait à l’époque 2000 milliards de dollars pour alimenter 100 % des habitants de la planète en eau potable et pour fournir des chiottes dignes de ce nom. Soit 1 % de ce qui était à l’époque de la masse d’argent annuellement spéculée.


  • (1) Nous avons besoin de temps et nous ne pouvons pas revenir en arrière
    https://www.facebook.com/notes/dimitris-alexakis/nous-avons-besoin-de-temps-et-nous-ne-pouvons-pas-revenir-en-arrière/10152797176808246?notif_t=like_tagged

    L’intégralité du texte ci-dessous - l’accessibilité des pages FB n’étant pas toujours assurée...

    ❝Avant de parler de « trahison », de « capitulation » et de « reniement », je crois qu’il faudrait d’abord revenir à l’événement majeur de ces dernières semaines qu’est l’événement même des élections. Pour la première fois, un parti de « gauche radicale » a remporté des élections en Europe. Ces élections sont l’événement qui a bouleversé le paysage et créé une situation nouvelle à l’échelle de l’Europe entière. Les critiques sévères formulées ces derniers jours par Stathis Kouvelakis, Kostas Lapavitsas, Tariq Ali et Manolis Glèzos à l’encontre du gouvernement grec (« capitulation » face aux diktats de la BCE et du ministre des Finances allemand, « reniement » du programme de Thessalonique, voire « trahison » des dirigeants) font à mon sens l’impasse sur une question : Alexis Tsipras aurait-il été élu si son parti avait adopté avant les élections la stratégie de rupture avec l’Europe que plusieurs, au sein de Syriza, préconisaient ? Le peuple grec aurait-il soutenu aussi fortement, avant et surtout après les élections, un programme ayant pour horizon immédiat la sortie de l’euro et/ou de l’UE ?

    Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une hypothèse d’école ; je crois au contraire qu’il faut prendre au sérieux le fait que les électeurs se sont prononcés en faveur d’un programme social fondé sur une renégociation (certes hypothétique) des accords liant la Grèce au service de la dette.

    La ligne défendue par « l’aile gauche » de Syriza avant les élections reposait sur la conviction qu’il est impossible de lutter contre les politiques d’austérité et de faire advenir une autre politique dans le cadre de l’euro ; en l’absence de « partenaires » dignes de ce nom et de dialogue possible, Syriza devait adopter une stratégie de rupture et placer au centre du débat la question de la sortie de l’euro. La critique qu’ils formulent aujourd’hui est que la ligne majoritaire, celle qui l’a finalement emporté au sein du parti, reposait sur une ambiguïté — une ambiguïté qui, à l’épreuve du réel, a volé en éclats.

    Reste que les électeurs se sont prononcés en faveur d’une option différente de celle que prônait « l’aile gauche » de Syriza. La proposition majoritaire avait sans doute nombre d’ambiguïtés et d’angles morts (la proposition d’une sortie de l’euro ne comporte-t-elle pas, elle aussi, d’énormes zones d’ombre ?), c’est pourtant bien sur cette proposition que nous nous sommes prononcés en votant.

    L’isolement de la Grèce, les concessions faites et les pressions subies par le gouvernement grec dans les jours et les heures ayant précédé la signature de l’accord (menaces d’asphyxie économique combinées au bank run en cours) donnent apparemment raison aux tenants de la rupture : cette négociation le couteau sous la gorge n’en est pas une et nos « partenaires », emmenés par la droite allemande, nous ont déclaré la guerre. Le gel décidé par la BCE et les propos de Wolfgang Schäuble, avant et après l’accord, sont parfaitement clairs sur ce point.

    Mais, qu’on le veuille ou non, Syriza a bien été élu pour mettre en œuvre le programme de Thessalonique ET conduire une renégociation d’ensemble des accords liant la Grèce au service de la dette. Cette proposition était peut-être bancale, il n’empêche : l’alternative que Syriza a proposée aux électeurs grecs était sous-tendue par l’idée qu’un espace de négociation était (peut-être) possible, qu’une brèche pouvait (peut-être) être ouverte, que la politique européenne pouvait (peut-être) être infléchie. En ce sens, ce vote était aussi un message adressé aux dirigeants de l’UE mais surtout aux opinions publiques européennes. En ce sens, c’était un vote européen.

    Quelles que soient ses ambiguïtés de départ, cette proposition devait être honorée par le gouvernement élu — à moins de considérer l’événement même du vote comme un événement mineur. Pour le dire autrement : il fallait essayer, il fallait en passer par là et aller au bout de ce processus.

    Les critiques formulées aujourd’hui par l’ « aile gauche » de Syriza reposent à mon sens sur une légitimation « après coup » de la stratégie de rupture d’avec l’UE : « après coup » parce qu’elles font l’impasse sur la véritable séquence des événements. C’est un peu mettre la charrue avant les bœufs.

    Dans cette séquence, le fait que la déclaration de guerre ait été formulée dans un premier temps par la Banque centrale européenne puis, dans un second temps, par le ministre allemand des Finances est tout sauf anodin et pèsera certainement sur la stratégie du gouvernement, sur la lecture que le peuple grec et les peuples européens font et feront de ces événements, sur le soutien populaire que le peuple grec peut espérer à l’avenir.

    J’ai le sentiment qu’en suivant jusqu’au bout la stratégie annoncée avant les élections — jusqu’à l’accord de Bruxelles, qui marque sans doute la fin de ce processus —, le gouvernement grec a pris à témoin le peuple grec, les citoyens grecs qui l’ont élu, ceux qui, en très grand nombre, ont soutenu sa stratégie de renégociation, et tous les peuples d’Europe.

    Moins que de « capitulation », il faudrait peut-être parler de « clarification » : la pièce qui se jouait jusqu’alors en coulisses, avec les gouvernements grecs précédents, se joue à présent au grand jour, sous les yeux des peuples (je ne pense pas que la publication de l’ensemble des documents de la « négociation » par le ministre des Finances grec soit un pur artifice de communication).

    Si la violence des institutions européennes apparaît aujourd’hui à nu, si l’Europe s’est trouvée acculée à répondre par la violence, le déni de la démocratie, le chantage, aux exigences du gouvernement grec, il faudrait prendre garde de ne pas oublier qu’elle l’a fait en réponse et par réaction aux élections grecques et à la stratégie suivie par le gouvernement après les élections — une stratégie reposant d’une certaine façon sur un « comme si » : « Faisons comme si l’Europe était démocratique ; faisons comme si une véritable négociation pouvait avoir lieu ; faisons comme si les revendications d’un gouvernement élu pouvaient être entendues ; faisons comme si l’Europe pouvait prendre en compte la crise humanitaire qui ravage la société grecque ; faisons comme si l’Europe pouvait entendre la voix de la raison. » On peut comprendre sous cet angle le fait que le ministre des Finances grec n’ait pas utilisé l’argument ou l’arme de la sortie de l’euro — comme le fait qu’il ne se soit pas seulement référé à Marx et à Keynes, mais aussi, non sans humour, à Emmanuel Kant… C’est un peu le paradoxe du comédien : s’il s’agissait de faire « comme si », il fallait le faire sérieusement, jusqu’au bout.

    Toute la stratégie du gouvernement grec repose peut-être sur ce « comme si ». Il s’agit peut-être d’un simulacre ou, comme le dit Manolis Glèzos, d’une « illusion », mais je crois qu’il n’était pas possible de faire l’économie de ce pas. Il n’était pas possible, à ce stade, de ne pas accorder (un minimum de) créance au semblant de démocratie dont les institutions européennes se paraient jusqu’à présent, pas possible de faire « comme si on n’y croyait pas » — parce qu’une très grande partie des électeurs de Syriza y croyaient (encore), voulaient (encore) y croire — moi y compris.

    Et maintenant ?

    Maintenant, quelque chose a eu lieu : une grande majorité de Grecs ont soutenu les tentatives du gouvernement à Paris, à Londres, à Rome, à Bruxelles, et se sont avec lui heurtés à un mur. Maintenant, les choses sont sensiblement différentes. Maintenant, nous ne sommes plus seulement dans l’ « après » et l’espérance des élections mais dans l’ « après » et le réel de l’accord de Bruxelles et du chantage. Maintenant, nous sommes de plus en plus nombreux à ne plus croire que cette Europe-là laisse la place à autre chose qu’à l’asphyxie politique et à la barbarie néo-libérale.

    Nous essayons de tirer les conséquences des événements qui viennent de s’écouler, nous parlons, nous parlons sans cesse, nous ne cessons de lire et ce que nous disons et ce que nous entendons, dans la rue, au travail, en discutant avec des amis ou des inconnus, c’est : soit une autre Europe, soit la sortie de l’euro.

    Ce sont des sujets dont la société doit s’emparer et discuter — pas seulement une fraction, minoritaire ou majoritaire, et pas seulement les instances d’un parti, mais la société tout entière.

    Et il n’est pas exclu (c’est en tous cas mon espoir) que le repli du gouvernement après la signature de l’accord de Bruxelles puis l’envoi à la Troïka de l’essentiel du programme de Thessalonique ouvrent la voie à ce débat-là — dans la société grecque, déjà, mais aussi, bien sûr, au-delà.

    Nous avons besoin de temps et nous ne pouvons pas revenir en arrière.

    #Syriza #Grèce #dette #austérité #eurogroupe



  • Il est beau le choeur de l’Opéra de Paris....Quid de tous les enquiquineurs qui parlent pendant les représentations et qui ont le bon goût d’être bien blancs et dégarnis ? Ca ne les dérange certainement pas....et quid d’un contrat avec l’opéra de Mascate où se rend entre autres le Philharmonic de Vienne ?

    Une femme portant un niqab invitée à quitter l’Opéra Bastille - Société - MYTF1News
    http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/une-femme-portant-un-niqab-invitee-a-quitter-l-opera-bastille-8504674.html

    « Ça s’est passé de manière fluide »

    « On m’a alerté au cours du deuxième acte », a précisé Jean-Philippe Thiellay, rappelant que la loi de 2011 interdit de se masquer le visage dans l’espace public. « Certains choristes ont indiqué qu’ils ne voulaient pas chanter » si une solution n’était pas trouvée, a-t-il raconté. « Cela ne s’était jamais présenté » auparavant à l’Opéra de Paris, a-t-il ajouté. Lors d’une pause musicale, un contrôleur est allé voir la spectatrice et son compagnon - des touristes du Golfe, selon Metronews.


  • Médecines douces, le livre choc
    http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2014/09/médecines-alternatives-le-livre-choc.html

    La troisième raison est la plus importante. Puisque ces médecines sont, la plupart du temps, un simple effet #placebo, il est plus efficace à long terme de rechercher cet effet dans l’exercice normal de la médecine fondée sur la science. Autrement dit, faire une ordonnance avec le « bon » médicament, dans un climat de confiance entre médecin et patient - ce qui déclenche l’effet placebo qui s’ajoute ainsi à l’effet direct du médicament - sans avoir à mentir au patient. Maintenir l’effet placebo de l’#homéopathie, par exemple, signifie en réalité perpétuer un mensonge massif, au regard de ce que l’on sait de l’efficacité de cette dernière en tant que remède actif.

    #science #médecine

    • En effet, le passage important est « ce que l’on sait de ».
      Parce que jusqu’à ce que quelqu’un trouve comment ça marche ; en effet, on ne « sait pas » selon les critères cartésiens (il est toujours utile de rappeler que Descartes affirmait les conclusions et, ensuite, faisait ses manip pour arriver à ce qu’il voulait arriver).
      Et puis un jour on s’aperçoit que la terre est ronde.
      Le mépris que peuvent avoir ces gens-là pour les savoirs, les sachant, se voyant, eux, comme des savants, sans tenir compte d’un minimum d’histoire de l’humanité, c’est impressionnant !
      #homéopathie #sciences #escroquerieintellectuelle

    • Scientifiquement parlant, la question serait de comprendre comment fonctionne l’effet placebo, effectivement. Par contre les expériences en double aveugle montrant qu’un traitement type homéopathie n’a aucun effet supplémentaire par rapport à un placebo pur, on peut raisonnablement en conclure (si on « croit » en tous cas à la démarche scientifique) que l’homéopathie en question n’a aucun effet propre détectable.

    • Il y a un #paradoxe qui me taraude depuis longtemps, c’est que :
      1) il a été démontré que l’effet placebo pouvait dans de nombreux cas avoir un réel effet sur le corps, et guérir certaines affections, bénignes et parfois importantes ;
      2) parmi ces cas, il y en a un certain nombre où l’effet placebo suffit et permet de guérir ;
      3) logiquement, il y a donc pas mal de fois où l’on peut utiliser uniquement une méthode placebo (pas forcément médocs, il y a aussi l’histoire des guérisseurs, etc), sans l’ajouter à un truc « actif », ce qui permet de guérir sans donner à son corps des choses superflues ;
      4) de ce que je comprends, le placebo est une histoire de confiance, de croyance, un phénomène psycho-somatique, qui depuis la conscience et l’inconscient a des conséquences réel sur le corps ;
      5) mais le problème, c’est que si on SAIT que le médecin nous donne un placebo, ou que le guérisseur a un effet placebo, ou que nous-même on prend en auto-médication un placebo : ça ne peut plus marcher puisqu’on y « croit » moins ! puisqu’on est plus persuadé que c’est un « vrai » médicament ou un « vrai » guérisseur/magicien/etc qui va nous soigner.

      Du coup c’est con, parce que le principe même du placebo permettrait de nous guérir de plein de choses « naturellement », sans ingestion de chimie chelou, etc. Mais si on le sait… on y croit plus. Donc comment on fait pour avoir un effet placebo seul et qui marche, sans pour autant que quelqu’un nous mente ou que l’on se mente à soi-même ? Tordu !

      C’est un sujet compliqué qui à mon avis n’a pas assez d’études importantes, sûrement pas assez de financement, vu qu’au final ça permettrait de se passer d’une partie des productions de #big_pharma

      cc @allergie :)

    • Les psychologues appellent ça du « transfert positif », les pharmacologues « effet placebo », les médecins « confiance », les sociologues « une forme d’empathie ».

      C’est ce qui fait que deux personnes soignantes (je quitte le cadre fermé des médecins) seront plus ou moins efficaces pour une personne donnée en fonction de la capacité de l’un et de l’autre à s’impliquer émotionellement dans la prise en charge.

      Les guérisseurs, autant que les médecins, ont leur fans : « lui il est bon » alors que techniquement la plupart ont sensiblement les mêmes connaissances techniques. C’est la manière dont le traitement (médicamenteux ou non) est proposé au demandeur d’aide, comment il le reçoit et comment il en vie l’évolution qui fera que l’on aura un effet placebo ou un effet nocebo.

      Le malade et le soignant doivent être en phase, échanger, se comprendre et le traitement sera efficace. Toute distorsion dans cette phase diminue l’effet de la prise en charge. C’est une des raisons, pas la seule je te l’accorde, pour laquelle les médecins disent rarement du mal d’un autre médecin (si ça marche, s’il y a confiance, il faut pas casser ça si c’est pas franchement néfaste).

      Beaucoup de praticiens de médecine « parallèle » (non validée scientifiquement) sont doués dans la création de cette relation, peut-être plus qu’en médecine classique, cela permet d’obtenir une bonne implication et donc de bons résultats avec ou sans effet pharmacologique. (j’ai répondu sans lire les messages avant le tiens @rastapopoulos ;-) mais maintenant que j’ai lu je ne change rien à ma réponse).

    • ton point 5 n’est pas confirmé par la recherche

      Placebo effect works even if patients know they’re getting a sham drug | Science | theguardian.com
      http://www.theguardian.com/science/2010/dec/22/placebo-effect-patients-sham-drug

      “Not only did we make it absolutely clear that these pills had no active ingredient and were made from inert substances, but we actually had ’placebo’ printed on the bottle,” said Kaptchuk. “We told the patients that they didn’t have to even believe in the placebo effect. Just take the pills.”

      The results, published in the scientific journal PLoS ONE, showed that the placebo pills were more effective at relieving symptoms compared with doing nothing at all.

    • C’est sûr que pouvoir trouver un moyen d’activer « naturellement » (sans prise de substance active) les capacités de l’organisme à se défendre comme dans le cas d’un effet placebo serait assez idéal. Puisque l’organisme, dans certains cas, a des défenses qui ne sont activées que par un contexte de « croyance » particulier, ça serait intéressant d’étudier comment ça fonctionne (j’imagine que ça a déjà été fait). Je trouve que l’article traite assez bien la question en disant : l’effet placebo existe aussi quand on va voir son médecin, et il peut s’ajouter à l’effet du médicament prescrit, du coup c’est tout bénef’.

      Je me suis longtemps dit que même si l’homéopathie est une escroquerie scientifique, après tout, faire en sorte que des personnes arrivent à soigner certains troubles sans avoir à prendre de substance active, ça peut justifier de continuer à en prescrire. Après je suis assez convaincu par l’argument de l’article qui dit que ça peut aussi être dangereux, dans la mesure où accepter certains « mensonges » (d’un point de vue scientifique) peut laisser la place à des dérives du type charlatanisme, remise en cause de techniques éprouvées comme la vaccination, etc.

    • Imho il faut toujours remettre en cause et se remettre en cause en matière de traitement de fond et c’est le but d’une consultation médicale de suivi : est-ce que je fais est toujours pertinent ? Est-ce que je peux faire mieux ? A quel prix (je ne pense pas finance hein mais à quel prix de contrainte pour le patient) ? Est-ce que j’ai vraiment besoin de ce que je prescris ?

      Pour les vaccins c’est aussi vrai : lesquels maintenir obligatoires ? bénéfice/risque…

    • J’offre mon corps à la science :) Le BCG n’a pas pris sur moi gamine, ça a même provoqué une infection au bras mais ma petite sœur a eu la bonne idée de m’envoyer un gros bouquin dessus (elle visait les fesses) et ça a percé l’abcès. J’ai hurlé de douleur, ma grand-mère m’a entendu de chez une voisine de l’autre côté de la rue, elle a déboulé complètement paniquée. Plus tard on m’a dit que j’étais immunisée, je n’avais pas besoin du vaccin. A part ça je suis allergique à la pénicilline (grosse réaction œdème et urticaire, impossible de boire et manger), et à un autre antibio qui m’a foutu en vrac (40 de fièvre, la moitié du corps endolori). Mais bon, je ne vais pas chez le médecin à reculons, non non.

    • Soin :
      – Attention que l’on porte à faire quelque chose avec propreté, à entretenir quelque chose : Il manque de soin dans sa tenue.
      – Attention portée à présenter quelque chose avec netteté, minutie : Il a présenté son devoir avec soin.
      – Souci de bien faire, effort, peine scrupuleuse que l’on se donne : Mon premier soin fut de tout remettre en place.
      Charge, devoir de veiller à quelque chose, de s’en occuper : Laissez-moi le soin du ravitaillement.
      – Produit cosmétique : Un soin raffermissant pour la peau.

      Soigner :
      – S’occuper du bien-être de quelqu’un, être attentif à prévenir ses désirs, à lui faire plaisir : Soigner ses invités. Soigner ses relations.
      – S’occuper avec soin de quelque chose, être attentif à son bon état, à son aspect, à sa propreté ou à son bon fonctionnement : Soigner sa tenue. Soigner son jardin.
      – Procurer les soins nécessaires à la guérison, à l’amélioration de la santé de quelqu’un, d’un animal : Soigner un blessé.
      – Essayer de faire disparaître une maladie, de l’éliminer par des soins, des remèdes : Soigner son rhume.
      – Être attentif à faire quelque chose et à le présenter au mieux : Soigner sa prononciation.

      Pour être attentif et porter attention, nul besoin d’être médecin ni de prescrire des médicaments.

      A mettre en parallèle avec cette définition de la santé de l’OMS datant de 1946 « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité » ( http://www.who.int/suggestions/faq/fr ) : prendre soin de quelqu’un ou de soi ce n’est pas limité à la maladie mais cela comporte de prendre pleinement possession de son corps au mieux de ses possibilités, de son esprit, de même, et de sa relation aux autres.

      Cela renvoie chacun à sa responsabilité pour sa santé : entretenir et développer ses capacités physiques, intellectuelles et sociales.

      Cela reste dans le sujet de la thématique je pense : les approches qui permettent aux gens d’améliorer leur santé (trépied physique/intellectuelle/sociale) peuvent être différentes de celles qui visent à stopper ou guérir une maladie, voire parfois simplement à seulement soigner un symptôme…

      Exemple : j’ai des problèmes de genou avec de l’arthrose. Je vais chez mon médecin qui me donne des antalgiques, ceux-ci amènent leur lot d’effets secondaires, le rhumatologue m’infiltre pour diminuer le recours aux ains per os et l’orthopédiste envisage de me mettre une prothèse le jour où ce ne sera plus tenable. Autre approche : je prends conscience que mon arthrose dans le discours de tout ces soignants est liée en grande partie à mon surpoids, je ne peux pas trop bouger à cause de mon arthrose et du coup je me vois mal perdre du poids aisément… Je lis, j’apprends et je vois qu’il y a différentes manière de réguler son poids : je revois mon alimentation, je revois l’organisation de mes journées pour être moins sédentaire, je me déplace en vélo, j’augmente ma masse musculaire sans charges, je fais des exercices en piscine pour ne pas aggraver l’arthrose et je perds du poids. J’ai moins besoin d’antalgiques, pas besoin d’infiltrations et finalement la prothèse n’a plus d’intérêt immédiat.

      J’ai amélioré ma santé sur de nombreux points : physiquement mon corps est amélioré : moindre inflammation chronique, moins de charge mécanique articuliare, mentalement j’ai compris de nombreux mécanismes d’action, socialement je vis différemment et me suis ouvert de nouveaux horizons sociaux par ce nouveau mode de vie. Dans ce cas, courant, la médecine médicament est anecdotique dans l’amélioration de ma santé mais elle n’est pas forcément négligeable. Voilà.