• Pfizer, Moderna… : expropriation des trusts pharmaceutiques ! |
    éditorial de LO
    https://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/pfizer-moderna-expropriation-des-trusts-pharmaceutiques-168628.html

    Selon le quotidien britannique Financial Times, qui a pu consulter le contrat conclu avec l’#Union_européenne, le vaccin #Pfizer va passer de 15,5 à 19,5 euros et celui de #Moderna de 19 à 21,5 euros. Vu le nombre de doses vendues, cela représentera des milliards de profits en plus.

    Ces deux groupes viennent d’annoncer des profits record, mais le rebond épidémique dû au variant Delta leur permet d’imposer des augmentations, alors ils ne se gênent pas ! Protégés par le système de brevets, une poignée de grands #laboratoires_pharmaceutiques peuvent fixer librement leurs prix et priver ainsi les pays les plus pauvres de l’accès aux vaccins.

    La #vaccination est un progrès sur le plan scientifique, mais, dans le système capitaliste, elle est d’abord et avant tout une source d’enrichissement pour une poignée d’actionnaires se moquant totalement de l’intérêt général des populations et de leur santé.

    Biden, Macron et leurs semblables se gargarisent de grandes déclarations hypocrites sur la nécessité de faire du vaccin « un bien commun de l’humanité », mais, en dociles défenseurs des intérêts des capitalistes, ils se gardent bien de remettre en cause le droit de ces grands trusts de détourner à leur profit le travail de tous ceux qui ont concouru à la découverte et à la production des #vaccins. Par contre, vis-à-vis de leur population, ces mêmes dirigeants n’hésitent pas à multiplier les interdictions, les obligations avec menaces de sanctions à l’appui, comme Macron vient de le faire avec la loi sanitaire qu’il entend faire appliquer dès le 9 août.

    À compter de cette date, il faudra donc présenter un #passe_sanitaire pour rentrer dans un hôpital ou un Ehpad, pour prendre le train ou aller au restaurant, et cette obligation concernera aussi les travailleurs de nombreux secteurs. Les soignants auront l’obligation de se faire vacciner, faute de quoi, après le 15 septembre, leur contrat de travail serait suspendu et ils ne toucheraient plus de salaire, à moins de poser des jours de congés. La ministre du Travail a tenu à préciser que les employeurs pourraient aussi procéder à des licenciements. Sous prétexte d’imposer la vaccination, Macron fait passer une loi anti ouvrière qui renforce l’arbitraire patronal.

    Les annonces du ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, sont tout aussi choquantes. Ainsi, à la prochaine rentrée, des élèves non vaccinés pourraient être « évincés » de leur classe. Au même moment, Blanquer refuse de dégager des moyens pour permettre à tous d’étudier dans des conditions correctes et sûres du point de vue sanitaire. Il prévoit même de supprimer 1 800 postes d’enseignants en septembre.

    Ces mesures vont compliquer énormément la vie de bien des gens, et en particulier des travailleurs. Mais Macron s’en moque éperdument ! En digne représentant de la classe patronale, il use des mêmes méthodes autoritaires qui ont cours quotidiennement dans les entreprises.

    Pour se justifier, il invoque l’urgence de réagir à la quatrième vague épidémique. C’est du cynisme, car cette menace était prévisible et, depuis un an, les moyens matériels et humains des #hôpitaux, des #Ehpad et de l’ensemble du système de santé n’ont nullement été augmentés.

    Alors, oui, il y a bien de quoi être en colère contre Macron et Castex qui multiplient les leçons de morale à destination de la population, alors que, depuis le début de l’épidémie, l’État n’a cessé de montrer son incurie. Sa seule préoccupation a été de permettre aux entreprises, en particulier les plus grandes, de maintenir leurs profits.

    Comme ses prédécesseurs, Macron a été l’exécuteur des volontés des grands patrons, des financiers, de la minorité de riches privilégiés qui fait passer ses affaires avant tout. La société paye aujourd’hui les conséquences désastreuses de la domination de cette classe capitaliste totalement irresponsable et exclusivement préoccupée de s’enrichir toujours plus.

    Les manifestations contre la loi sanitaire de Macron se sont poursuivies dans toute la France. Protester contre ces mesures est légitime. Pas au nom de la défense des libertés individuelles, mais pour affirmer la nécessité, au nom de l’intérêt collectif, d’exproprier sans indemnité ni rachat les grands trusts de l’industrie pharmaceutique et de les mettre sous le contrôle de la population. Les agissements de ces groupes montrent que c’est la seule façon d’empêcher que la santé publique dépende des décisions d’actionnaires guidés uniquement par la recherche du profit.

    #capitalisme #expropriation #brevet #parasitisme #collectivisation

  • NON-DESIR DE MATERNITE : les femmes ont-elles le droit de s’autodéterminer ?
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2021/07/03/non-desir-de-maternite-les-femmes-ont-elles-le-droit-

    INTERVIEW DE CHLOE CHAUDET

    Par Francine Sporenda

    Chloé Chaudet est maîtresse de conférences en littérature comparée à l’université Clermont Auvergne. Ses recherches et ses publications portent sur les articulations entre littérature, politique et société à l’échelle internationale. Son livre « J’ai décidé de ne pas être mère » (éditions Iconoclaste, 2021) est son premier texte de recherche création.

    FS : Vous dites que le choix de ne pas être mère suscite l’incompréhension et l’agressivité. Mais principalement chez les femmes : ce sont surtout elles qui harcèlent les non-mères avec des questions du genre : « quand est-ce que tu t’y mets ? », « et ton horloge biologique ? », pas les hommes. Pourquoi cette agressivité fréquente des femmes envers les « childfree » ?

    CC : Je ne suis pas tout à fait certaine que l’on puisse qualifier ce phénomène général d’« agressivité » ‒ même, si, évidemment, la répétition exaspérante de ces questions intrusives est très souvent ressentie comme une attaque par les femmes en âge de devenir mères qui, comme moi, n’ont pas d’enfant (que ce soit par choix ou en raison de difficultés à procréer, et dans ce dernier cas on imagine encore plus la violence de telles questions !) De fait, nous autres femmes sommes tellement biberonnées, depuis notre plus jeune âge, à l’idée que devenir mère un jour serait une évidence, le destin le plus épanouissant possible, la meilleure manière de se réaliser en tant que femme, etc., qu’il paraît souvent inconcevable aux femmes qu’il puisse en être autrement. C’est comme si elles avaient intériorisé le fait que la parentalité reposait surtout sur les femmes, et pas uniquement au plan symbolique bien sûr. Je suis persuadée que si l’école, en particulier, œuvrait à transmettre l’idée d’une parentalité partagée, les femmes répercuteraient un peu moins ces injonctions plus ou moins sourdes à la maternité qui sont très répandues en France.

    #child_free #féminisme #natalisme #parasitisme #maternité #parentalité

    • « Tu vas finir seule avec tes chats, qui s’occupera de toi quand tu seras vieille? »

      J’en parlait avec une voisine qui a entre 45 et 50 ans et pas d’enfants et qui n’est pas en couple. Elle me disait que ces ami·es qui sont parents ne l’invitent jamais. D’un coté elle est vu comme une menace pour le couple et surtout il y a la punition sociale qui tombe, puisque elle n’as pas fait d’enfants alors elle doit payé.
      C’est un peu comme pour l’orthographe, celleux qui se sont fait chier a apprendre ces imbécilités entendent bien pourrir la vie de celles et ceux qui ne se sont pas soumis à ces règles idiotes.

    • « Tu vas finir seule avec tes chats, qui s’occupera de toi quand tu seras vieille? »

      Corrèze : une octogénaire retrouvée noyée, son fils soupçonné de meurtre
      Les secours avaient été alertés samedi après la noyade d’une femme de 87 ans dans la Dordogne. Son fils de 59 ans a été présenté à un juge d’instruction ce lundi soir, rapporte France Bleu.

      https://www.leparisien.fr/faits-divers/correze-une-octogenaire-retrouvee-noyee-son-fils-soupconne-de-meurtre-26-

  • LE MYTHE DE LA LIBIDO FEMININE FAIBLE

    Récapitulons : les femmes sont génitalement mutilées, lapidées, fémicidées, individuellement et collectivement violées, stigmatisées, slut shamed si elles prétendent prendre le contrôle de leur sexualité. Elles sont utilisées comme instrument masturbatoire disposable, soumises dans les rapports sexuels à des pratiques pornographiques dégradantes et dangereuses (étranglement, tirage de cheveux, etc.), privées de toute possibilité d’expérimenter une sexualité gratifiante par leur réduction au rôle de simples auxiliaires de la jouissance des dominants. Et vivent sous la menace toujours présente de leur violence. A cela s’ajoute la fatigue de la double journée, l’exaspération et le ressentiment envers un conjoint qui vous laisse assumer 80% des tâches domestiques et familiales, la charge mentale, les tue-le-désir des chaussettes sales qui traînent et autres promiscuités quotidiennes qui désérotisent le partenaire. Et on s’étonne—si même elles ne simulent pas un orgasme pour ménager l’ego masculin—qu’elles ne manifestent pas un enthousiasme démesuré pour les rapports sexuels standard ? Attribuer aux femmes des pulsions sexuelles faibles, c’est un peu comme de remplir la gamelle de son chat de navets, lui envoyer une décharge électrique à chaque fois qu’il s’en approche et en déduire qu’il n’a pas faim.

    Toutes les sociétés patriarcales sont obsédées par le contrôle de la sexualité des femmes, et toute manifestation d’autonomie sexuelle de leur part y est vécue comme menaçant leur existence même. Cette sexualité a donc toujours été férocement réprimée depuis des millénaires dans la quasi-totalité des cultures–ce qui fait d’elle une terra incognita.

    On ne peut donc pas avoir la moindre idée de ce que serait une sexualité féminine absolument libre—parce que, au moins dans les temps historiques, elle ne l’a jamais été. Nonobstant les slogans des 70s, la libération de la sexualité féminine—celle où les femmes feraient exactement ce qu’elles veulent sexuellement et surtout ne feraient pas ce qu’elles ne veulent pas–n’a toujours pas eu lieu : avec l’omniprésence du porno, on a de nouveau changé de norme, les femmes sont désormais tenues de « s’éclater » sexuellement mais le projet patriarcal qui sous-tend ces injonctions contradictoires est toujours le même : l’image de la « chaudasse » pornifiée et celle de la bonne mère asexuée ne sont que les deux faces d’une même entreprise immémoriale de répression de toute forme autonome de sexualité féminine.

    #féminisme #hétérosexualité #mâle-alphisme #viol #culture_du_viol #male_gaze #parasitisme #excision #slut_shaming #harem #éthologie #libido #harcelement

  • Au Texas, les « pro-life » pourront traîner ceux qui pratiquent l’IVG devant les tribunaux

    Promulguée par le gouverneur Greg Abbott le 19 mai dernier, la « Senate Bill 8 » interdira à compter du 1er septembre le recours à l’interruption volontaire de grossesse au-delà de six semaines de gestation, y compris en cas de viol ou d’inceste. Le « Texas Heartbeat Act » vient s’ajouter aux nombreuses autres lois récemment promulguées dans les États républicains pour faire obstacle au droit à l’avortement. À une particularité près : ni l’État du Texas, ni aucune de ses subdivisions ne la feront appliquer.

    Rapporteure du même texte (HB 1515) à la Chambre des représentants du Texas, la représentante Shelby Slawson, qui se définit comme une conservatrice résolue, a qualifié cette proposition de loi d’« avancée considérable pour le Texas et le mouvement pro-vie ». Cette femme de 44 ans, fervente chrétienne et mère de deux enfants, n’a nullement caché l’influence idéologique de sa foi dans l’élaboration du texte. Une grande dévotion que partage Bryan Hughes, sénateur rapporteur de la SB 8, qui avait quant à lui invité les personnes qui le suivent sur Facebook à se joindre à ses prières le jour du 43e anniversaire de la décision « Roe v. Wade » –consacrant l’avortement comme un droit protégé par le 14e amendement.

    Véritable hack juridique, la loi prévoit ainsi l’inaction des pouvoirs publics, se reposant strictement sur les initiatives judiciaires civiles : « Les obligations de ce sous-chapitre doivent être appliquées exclusivement au moyen d’actions civiles privées […]. Aucune application du présent sous-chapitre […] ne peut être mise en œuvre par cet État, une subdivision politique, un procureur de district ou de comté, ou un fonctionnaire ou employé exécutif ou administratif de cet État […]. »

    À LIRE AUSSI Aux États-Unis, les anti-avortement prennent les jeunes d’assaut sur les réseaux sociaux

    En clair : quiconque pourrait traîner une clinique ou un médecin devant les tribunaux pour avoir pratiqué une interruption volontaire de grossesse au-delà de six semaines (durée de gestation à partir de laquelle un rythme cardiaque peut être détecté). Dès lors, il devient difficile de savoir qui poursuivre (puisque les autorités étatiques ne veilleront pas à l’application de ce texte) : comme le note Sabrina Tavernise pour le New York Times, il s’agit par conséquent d’un moyen habile permettant d’éviter tout recours devant la justice pour faire invalider la loi en raison d’une violation manifeste de la jurisprudence « Roe v. Wade ».

    Le quotidien voulu par le sénateur Hughes et la représentante Slawson, dans lequel un voisin ou une voisine pro-life pourrait engager un recours en justice contre celui ou celle qui a pratiqué un avortement, ressemble à s’y méprendre à l’univers dystopique de Margaret Atwood (La Servante Écarlate) dans lequel le rôle des femmes fertiles se résume la procréation et où l’avortement est un crime.

    Néanmoins, cette disposition n’est pas sans soulever une question majeure au sujet de sa constitutionnalité : un point central qui pourrait malgré tout mener à l’invalidation de cette loi par les tribunaux.
    La question de l’intérêt à agir

    En permettant à quiconque d’engager des poursuites contre le corps médical, les deux chambres du Texas dominées par le Grand Old Party pensent avoir trouvé la parfaite parade pour éviter que leur texte ne passe sous les fourches caudines de la justice. Cependant, c’est bien cette même particularité qui pourrait mener à l’invalidation de la loi. En effet, recourir à l’action en justice demande d’avoir un intérêt à agir. En droit fédéral américain, cet intérêt à agir (standing) découle de la « Case and Controversy Clause » de l’Article III de la Constitution. L’existence d’un intérêt à agir, selon la décision de la Cour suprême « Lujan v. Defenders of Wildlife » (1992), est conditionnée par trois critères :

    1. Un préjudice (injury in fact) ;
    2. Un lien de causalité entre le préjudice et les faits reprochés (causation) ;
    3. La possibilité d’obtenir réparation (redressability).

    Bien que le standing soit abordé dans la Constitution texane (Article I, Section 13), sa définition a sensiblement évolué au fil des jurisprudences pour s’harmoniser avec la définition fédérale. Ainsi, dans « Pike v. Texas EMC Management, LLC », la Cour suprême du Texas a réaffirmé que « pour intenter une action en justice, capacité et intérêt à agir sont nécessaires. […] Un plaignant a un intérêt à agir lorsqu’il est personnellement lésé […]. »

    Un détail qui n’a bien entendu pas échappé aux professionnels du droit qui, dans une lettre ouverte publiée en avril, rappellent que « la législature du Texas ne peut pas accorder un intérêt à agir à quelqu’un qui n’a pas personnellement subi un préjudice sans violer la doctrine de la séparation des pouvoirs ».

    Anthony Castet, maître de conférences en études nord-américaines à l’Université de Tours, partage cet avis et ajoute que « le texte est défaillant puisque les requérantes seront en mesure d’invoquer une privation de liberté en relation avec la “Due Process Clause” du 14e Amendement. En revanche, depuis l’arrêt de 1992 “Casey v. Planned Parenthood”, il revient aux femmes de démontrer de manière spécifique dans quelle mesure la loi incriminée représente un fardeau substantiel caractérisé –le critère de la “charge excessive”. »
    Faire tomber « Roe »

    L’objectif avoué par le Parti républicain, où qu’il soit aux États-Unis, est de faire tomber « Roe v. Wade », la décision historique de 1973. Un objectif qui est à portée de main, à l’heure où l’on attend la décision de la Cour suprême dans l’affaire Dobbs, qui concerne une loi du Mississippi interdisant l’avortement au-delà de quinze semaines.

    En attendant ce moment, l’agenda conservateur suit son cours et cette année, ce ne sont pas moins de quatre-vingt-dix lois qui ont été promulguées à travers le pays pour restreindre le droit à l’avortement. Un activisme législatif dû à la composition actuelle de la Cour suprême, véritable aubaine pour les anti-IVG (« pro-life ») qui, en promulguant des lois volontairement contraires à la jurisprudence « Roe », se donnent une chance de voir la plus haute juridiction du pays la renverser.

    Le professeur Anthony Castet, qui nuance cet optimisme conservateur, note que les juges Kavanaugh et Barrett semblent partager la vision qui est celle du Chief Justice John Roberts, propice au respect de la jurisprudence et attaché à la crédibilité de la Cour.

    Toutefois, dans le « Lone Star State », la « House Bill 1280 » est déjà prête, dans l’éventualité où « Roe v. Wade » viendrait à être renversée totalement ou partiellement par la Cour suprême. Signée le 16 juin dernier par le gouverneur Abbott, elle est une « trigger law » : ce sobriquet, qui renvoie de manière métaphorique au domaine des armes, ne laisse aucun doute sur son rôle. À l’image d’une pression sur la queue de détente d’une arme, elle entrera en vigueur trente jours après une décision renversant « Roe » et rendra illégale toute interruption volontaire de grossesse.

    En outre, la loi criminalisera l’avortement, prévoyant pour toute personne reconnue coupable d’avoir pratiqué un avortement une peine de prison pouvant aller de cinq à quatre-vingt-dix-neuf ans et une amende pouvant excéder 100.000 dollars pour chaque violation. L’univers terrifiant de Margaret Atwood s’est frayé un chemin dans la réalité.

    Margaret Atwood dit elle même que la servante écarlate est uniquement inspiré de faits réels, la réalité est totalement terrifiante. Etre un homme hétéro au Texas en 2021 et ne pas être vasectomisé c’est être une ordure total de parasite. Les texans devraient se faire castrer en masse et ceux qui ne le font pas sont des assassins en puissance.
    #menaretrash #yesallmen #avortement #IVG #parasitisme

  • #Biélorussie, une #dictature ordinaire

    Le temps semble figé en Biélorussie, pays oublié où règne sans partage #Alexandre_Loukachenko, ancien chef de kolkhoze à la tête de l’État depuis 1994. Là-bas, le #KGB s’appelle toujours KGB, les rues portent les noms de Marx et Engels, et la statue de Lénine domine la place centrale de Minsk, comme si l’homme imprimait toujours sa marque au destin du pays. Parades patriotiques et militaires rythment les saisons biélorusses, orchestrées par le président omnipotent, intarissable défenseur de la fibre nationale et dénonçant sans fin l’idée d’un complot occidental pour conserver son pouvoir. Disparitions, assassinats politiques et vagues de répression s’abattent sur ceux qui osent douter, résister, contredire la voix du maître. Car le pays est déchiré entre deux visions : l’une, attachée à Moscou et effrayée par la porosité de la crise ukrainienne frontalière, qui accepte la domination d’un pouvoir autoritaire, et l’autre résistante, qui s’emploie à aider les victimes de la répression et lutte pour la mémoire de ceux que le régime a fait disparaître. Y aura-t-il un « printemps biélorusse » ? La documentariste Manon Loizeau promène sa caméra dans un pays clivé, encombrant voisin de l’Europe qui sait tirer son parti des guerres d’influences entre Bruxelles et Moscou.

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/53901_1
    #film #film_documentaire
    #Loukachenko #frontières #Europe #cimetière #laissez-passer #nationalisme #peur #répression #Alès_Bialiatski #liberté #ordre #contrôle #armée #populisme #résistance #prisonniers_politiques #Vesna #mémoire #totalitarisme #disparus_de_Biélorussie #Dmitry_Zavadsky #accords_de_Minsk #Mikalaï_Statkiévitch #parasites #parasitisme #décret_3 #Maksim_Filipovich #Gomel

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    Citation d’une habitante d’un village coupé en 2 par la frontière entre la Biélorussie et la #Lithuanie (2004) :

    « On était une grande famille. Puis, l’#Union_soviétique s’est effondrée. Les Républiques ont voulu leur #indépendance. Elles ont pensé qu’elles deviendraient riches en ne vivant que pour elles-mêmes. Alors ils ont construit cette frontière. Et on s’est mis à se détester. La #haine, c’est qu’il y a de plus terrible »

  • La farouche indépendance virile, l’autonomie orgueilleusement revendiquée qui définit la masculinité, il faut y regarder de plus près.Deux cas intéressants : l’écrivain américain Henry David Thoreau, considéré comme un précurseur de l’écologie. Dans son livre « Walden ou la vie dans les bois », il raconte comment il a décidé de quitter la ville de Concord (Massachusets) d’où il était originaire et où il habitait, pour aller s’installer près de l’étang de Walden, dans une cabane de 13m2, vivant en solitaire dans les bois, en contact direct avec la nature, cultivant ses légumes, cueuillant des fruits et des noix, en autarcie complète.Parce qu’il rejetait les préjugés et l’étroitesse d’esprit des habitants de sa petite ville totalement absorbés dans leurs mesquines préoccupations quotidiennes, se méfiait de la tyrannie de l’Etat, ne s’identifiait pas aux objectifs consuméristes et matérialistes déjà présents dans la société américaine de l’époque et dénonçait l’esclavage du travail. Il voulait être solitaire et autonome pour pouvoir être libre.Ca c’est ce qu’il raconte dans son livre.Mais en fait de solitude, Thoreau recevait à Walden de nombreuses visites d’amis et d’admirateurs, et se rendait tous les jours à pied à Concord, ce qui ne lui prenait que 20 minutes, pour échanger des potins sur la vie locale. L’étang de Walden était loin d’être solitaire : à la belle saison, il y avait des nageurs, des canoteurs et des pécheurs, et des patineurs en hiver. Et surtout il rentrait presque tous les jours chez sa mère à Concord qui lui préparait de la nourriture, lui raccommodait ses vêtements et lavait son linge.
    Comme Rousseau qui a été une de ses inspirations, Thoreau a présenté dans ses livres une image idéalisée de lui même–parfaitement autosuffisant, capable de survivre seul dans des conditions primitives grâce à son ingéniosité et à sa capacité de résistance, n’ayant besoin de personne, ne comptant que sur lui-même pour satisfaire à ses besoins vitaux.En fait, c’est une inversion patriarcale : de même que Rousseau vivait avec une femme, domestique et mère, qui le libérait des soucis matériels et lui permettait d’écrire des pages sublimes sur la liberté, droit inaliénable de l’homme (au sens d’individu de sexe masculin), Thoreau avait derrière lui le soutien logistique d’une femme, mère et domestique, qui lui permettait, comme l’ont écrit certains critiques « de jouer à l’Indien dans les bois » et de refuser de devenir adulte.Quand des auteurs masculins parlent de (leur)liberté, celle-ci repose toujours sur l’asservissement d’une ou plusieurs femmes. Comme l’avait souligné Nietzsche, le surhomme ne peut exister sans esclaves, l’homme patriarcal non plus. Autre grand écrivain américain, Jack Kerouac, auteur du livre « Sur la route » qui a inspiré les désirs d’émancipation de générations d’adolescent.es américain.es (Bob Dylan entre autres) et été la bible des mouvements beatnik et hippie. Canadien français (et Breton) d’origine, sa famille s’installe aux Etats-Unis. Après quelques petits boulots vite abandonnés, Kerouac rencontre plusieurs personnages hors normes (les futurs écrivains Allan Ginsberg et William Burroughs, le légendaire Neal Cassady) qui stimulent son désir de se libérer des étouffantes conventions sociales de l’Amérique très conservatrice des années 50.Cassady est passionné de voitures et de vitesse, avec lui et sa bande de copains allumés, Kerouac va sillonner l’Amérique de part en part sur les grandes routes qui la traversent. En stop, en voiture, en bus Greyhound. Ouverts à toutes les rencontres, à toutes les expériences–drogues, sexe, alcool, prostituées. De New York à la Virginie, Louisiane, Californie, Colorado, Illinois, Mexique, etc. Bouger sans arrêt, ne jamais s’arrêter, ne jamais être prisonnier d’aucun lieu ni de personne, être sans attaches, sans responsabilités, libres comme le vent. Son livre « Sur la route », ont écrit des critiques, est « une ode aux grands espaces américains, à la découverte de mondes nouveaux », à la liberté.Sauf que… C’est sa mère, qu’il surnommait « mémère », qui lui a donné l’argent pour acheter des tickets de bus et payer l’essence des voitures. Et quand il ne sillonnait pas les grands espaces, la figure emblématique du rebelle de la littérature américaine habitait chez sa mère, et c’est là où il a écrit tous ses livres.

    Derrière chaque « grand homme », « grand écrivain », « grand artiste », il y a une/des femmes exploitées, « maternisées », parasitées. Ils n’ont pu réaliser leur grande oeuvre que parce ils avaient à leur disposition des servantes féminines loyales et dévouées–épouses, mères, domestiques–pour laver leurs chaussettes. Et les nourrir émotionnellement. »

    https://sporenda.wordpress.com/2021/03/31/la-farouche-independance-virile-lautonomie-orgueilleusement-reve

    #invisibilisation #femmes #parasitisme #virilité #masculinité

    • Vous avez plusieurs fois dit publiquement que vous ne souhaitiez pas avoir d’enfants, que la parentalité était loin d’être une évidence pour vous : est-ce une position « politique », motivée par des considérations particulières, féministes ou écologistes par exemple ?

      En fait, je n’en ai tout simplement pas envie. Et si je n’avais pas envie de boire un verre de lait à 16 h, ce serait un désir qui n’aurait rien de politique. Mais parce que je suis une femme, trentenaire, dans une société où il est encore majoritairement attendu que je veuille faire des enfants, ce non-désir d’en avoir – ou ce désir de ne pas en avoir – devient un sujet politique. De fait, j’en fais un moi-même puisque j’ai tendance, finalement, à en parler pour que celles qui sont dans mon cas se sentent moins seules.

      « Celles », et ceux aussi ? Le désir d’enfant est-il nécessairement un sujet genré ?

      Certes, mais les hommes de mon âge ont beaucoup moins le discours de l’horloge biologique ! C’est justement là qu’intervient la dimension politique, selon moi, parce qu’il n’y a pas tant de représentation de femmes sans désir d’enfants, pour l’heure. Et donc en faire une déclaration publique, c’est montrer à quel point la maternité n’est pas du tout une composante essentielle à mon statut de « femelle » – femelle au sens de ma réalité biologique intangible de femme cisgenre, non de ses attributs qui nécessiteraient des jupons et du rouge à lèvres – le terme de « féminité » me gêne sur les constructions et les projections qui sont faites autour de ça.

      Mais suis-je totalement libre de ce désir ? N’y a-t-il aucune part de déterminisme, derrière ? Je n’ai pas fait une analyse totale du sujet. Je viens d’une famille où on a vraiment une trajectoire de transfuge qui se passe comme un relais de génération en génération, où l’enfant va toujours plus loin. Est-ce que c’est cela qui me pèse et qui me donne envie d’arrêter ? Je ne sais pas. J’aime bien l’idée de « faire clairière » comme dit Mona Chollet, dans Sorcières.

      Après, personnellement, je concède avoir toujours eu beaucoup de fascination pour l’extinction démographique volontaire, comme à Sparte. C’est sûrement quelque chose que l’humanité est la seule espèce à pouvoir faire – vous imaginez si on découvrait que les dinosaures se sont éteints volontairement, dans une sorte de grand consensus ?! (rires) Si on arrêtait tous d’avoir des enfants, on arriverait comme ça, qui va piano va sano, à l’extinction démographique de notre espèce, et il y aurait sûrement quelque chose d’assez joli là-dedans… mais pour autant, je ne fais pas du tout la morale aux gens qui veulent et font des enfants !

      On avais discuté au premier confinement du besoin de réactivé le mot « femelle » en réaction au discours transacticviste qui prive les femmes du mot qui les désignent.
      https://seenthis.net/messages/838517
      Nous y voici donc, et je me demande si les féministes vont elles aussi devoir se renommé « femellistes » afin de pouvoir se consacré aux discriminations que subissent les femmes femelles ?
      Pour la remarque sur l’horloge biologique des hommes et leur rapport à la reproduction, je trouve que ca ne va pas assez loin. Les mâles sont incapables de se reproduire sans utilisé le corps des femelles, on peu parlé de parasitisme.
      https://www.youtube.com/watch?v=I4MtKmB1RZY


      Parasitisme aussi bien au niveau biologique, que politique car la gestation détruit la vie social, professionnelle et économique des femmes femelles autant que leur corps et leur psychisme (dépression post-partum).
      #childfree #parasitisme

  • Banques : les chemins de la spéculation
    https://journal.lutte-ouvriere.org/2020/10/14/banques-les-chemins-de-la-speculation_152228.html


    #capitalisme #finance #spéculation #parasitisme

    L’argent déversé par la Banque centrale européenne, en principe pour relancer l’économie, est donc loin d’être allé à des investissements productifs. Les banques et les grandes entreprises considèrent que les capacités de production sont déjà trop importantes, non pas par rapport aux besoins de la population, mais par rapport au marché solvable. Des sommes gigantesques affluent donc vers la spéculation, ce qui permet à la bourgeoisie de poursuivre son enrichissement. Le reste de la population, lui, ne fait que s’appauvrir, tandis que la société est de plus en plus menacée par une crise financière aux conséquences dévastatrices.

  • SNCF : entreprise publique ou machine d’influence ?
    https://www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/secrets-d-info-21-octobre-2017

    « Certains directeurs d’agences sont en quelque sorte les conseillers particuliers du président. Il a plus confiance en eux qu’en ses directeurs de communication. Ils viennent régulièrement le voir à son bureau ».

    #enquête #communication #parasitisme #sncf

  • Hunger in Africa, Land of Plenty | Inter Press Service
    http://www.ipsnews.net/2017/10/hunger-africa-land-plenty

    Observers typically blame higher population growth, natural calamities and conflicts for hunger on the continent. And since Africa was transformed from a net food exporter into a net food importer in the 1980s despite its vast agricultural potential, international food price hikes have also contributed to African hunger.

    The international sovereign debt crises of the 1980s forced many African countries to the stabilization and structural adjustment programmes (SAPs) of the Bretton Woods institutions. Between 1980 and 2007, Africa’s total net food imports grew at an average of 3.4% per year in real terms. Imports of basic foodstuffs, especially cereals, have risen sharply.

    One casualty of SAPs was public investment. African countries were told that they need not invest in agriculture as imports would be cheaper. . Tragically, while Africa deindustrialized thanks to the SAPs, food security also suffered.

    #faim #alimentation #parasitisme #Afrique

  • #Quartiers : des moyens, peu d’amélioration
    http://www.lagazettedescommunes.com/480481/quartiers-des-moyens-peu-damelioration


    C’est exactement ça : ce plan a répondu aux attentes [de pognon frais] des professionnels et comme d’hab’, ce n’est pas arrivé jusqu’aux habitants. #parasitisme institutionnel

    Chômage, pauvreté, accès aux soins… La situation des quartiers prioritaires reste préoccupante. La réforme de la #politique de la# ville engagée par la « loi Lamy » a répondu aux attentes des professionnels . Les avancées concernent les contrats de ville, la mobilisation du droit commun et la rénovation urbaine.

    • l’avenir est au #parasitisme_social. À chaque interaction sociale naturelle doit se substituer un service proposé par un prestataire commercial qui saura ficher et monétiser cette relation : c’est LA loi, c’est comme ça, There Is No Alternative.

      Ou peut-être que si , en fait.

    • Moui mais. L’avantage de ces plate-formes (disclaimeure : je suis sur Ulule et Leetchi), c’est la mise en relation. On touche beaucoup de gens en peu de temps, y compris des gens qu’on ne connaissait pas. Donc, le crowdfunding tradi, bio, avec des mails aux copains, ça ne passe pas à l’échelle, sauf pour les gens qui sont déjà hyper-connectés (et qui ont déjà un réseau, par exemple associatif, à « parasiter »).

    • Non mais ya déjà plein de réseaux, y compris les trucs pourris privateurs, qui permettent de « liker », « partager », etc, et donc diffuser massivement une information à des gens qui ne sont pas proches. Donc pas besoin d’ajouter un intermédiaire supplémentaire, sachant qu’il y en a déjà plein en amont. Là actuellement pour tous ces projets, le « toucher des gens » il se fait d’abord par Facebook ou autre, avant de se faire par la plateforme de crowfunding, quelle qu’elle soit. Donc on a Faceebook puis KissKiss ou autre. Alors qu’on pourrait n’avoir déjà que Facebook, et une solution sans intermédiaire pour la récupération.

      Après il reste le problème de la confiance et de la non-complétion du projet souscrit, ça me parait être un problème plus important à résoudre que la diffusion. Quand il y a un intermédiaire (connu ! assez pour avoir confiance), les gens savent que si le projet n’arrivent pas à terme, ils savent qu’ils vont bien être remboursés, puisque l’argent n’est même pas encore donné au projet final. Alors que quand le projet récupère directement l’argent… la confiance peut être là hein, mais cela dépend donc complètement du projet et si on le connait déjà ou pas, etc. Et du coup ça peut freiner celleux qui ne connaissent pas, qui auraient pu être intéressés, mais qui peuvent prendre peur de donner directement de l’argent au projet sans savoir si ça va aboutir, sans être sûr d’être rembourser si ça n’atteint pas la somme nécessaire.

      Tout ça ne sont que réflexions à la va-vite hein, mais c’est ce que je me dis intuitivement pour l’instant.

    • Ainsi que je l’ai dit à l’autrice, c’est la monétisation des coordonnées des gens sans leur accord ainsi que le rapport aux banques qui est surtout dénoncé et là dessus certaines plateformes ont fait des efforts.

      J’ai du y faire appel en urgence l’année dernière j’avais passé pas mal de temps à chercher un système respectueux. Je m’étais finalement arrêtée sur « le pot commun » où je n’ai trouvé aucune mention d’utilisation des données : https://www.lepotcommun.fr/conditions-generales-d-utilisation
      J’avais fait ce choix après avoir lu plein de d’articles et de questionnements éthiques. Entre autres Seenthis m’avait beaucoup servi : http://seenthis.net/recherche?recherche=crowdfunding&follow=all&tag=%23crowdfunding

      Actuellement c’est plutôt le site participatif « helloasso » qui semble le plus utilisé par les gens aux démarches éthiques : https://www.helloasso.com/tarifs

      Il me semble que mettre toutes les solutions de #crowdfunding #financement_participatif ensemble au même niveau reviendrait à mettre tous les réseaux sociaux sur le même niveau... genre assimiler twitter et facebook avec seenthis :D

  • BBC’s World’s Sneakiest Animals reveals why females lions grow manes | Daily Mail Online
    http://www.dailymail.co.uk/news/article-3371256/Leo-lion-No-Leonora-females-grow-manes-develop-deeper-roar-like-males-s


    In disguise: This ’lion’ in the Okavango Delta, Botswana, is actually a lioness that has grown a mane

    Leo the lion? No, Leonora… how females grow manes and develop a deeper roar like males to scare off rivals
    • Scientists discover female lions are developing manes and deeper roars
    • They evolutionary trait helps fool other prides into thinking they are males
    • The adapted lionesses have been filmed for the first time by a BBC crew
    • The World’s Sneakiest Animals is set to be broadcast on Christmas Day

    Quand la #théorie_du_genre devient pratique !

  • Au Bélarus, être chômeur est désormais puni - L’Obs
    http://tempsreel.nouvelobs.com/l-histoire-du-soir/20150416.OBS7399/au-belarus-etre-chomeur-est-desormais-puni.html

    Le président autoritaire du Bélarus, Alexandre Loukachenko, a fait voter au début du mois d’avril une loi controversée sur le « #parasitisme_social », rapporte « The Guardian », jeudi 16 avril. Conséquence, après 183 jours sans activité, les #chômeurs devront désormais payer une taxe.

    Pour les autorités, « toute personne en bonne santé a le devoir de travailler et de remplir son obligation constitutionnelle d’aider l’#économie nationale ». Problème, le Bélarus est l’un des pays les plus pauvres d’Europe. (...)

    Pour Vital Yurchanka, c’est un retour à l’époque soviétique, où toute personne physiquement capable de travailler avait le devoir d’aider à bâtir l’utopie soviétique. « C’est comme si nous étions en 1937 : va travailler ou on t’y forcera », déclare l’ancien vendeur.

  • Et si le problème de la France était la gouvernance de ses entreprises ? | 365 mots
    http://www.365mots.com/2012/11/et-si-le-probleme-de-la-france-etait-la-gouvernance-de-ses-entreprises

    je reste persuadé que les 20 milliards de crédits d’impôts distribués aux entreprises ne serviront à rien. La précédente décharge fiscale date de 2011 et a permis, via la suppression de la taxe professionnelle, de transférer 7,5 milliards d’euros par an des entreprises vers les ménages. La croissance et la courbe du chômage n’ayant même pas esquissé un début de frémissement depuis cette date, je vous prie de bien vouloir me permettre d’émettre de forts doutes sur l’utilité de la nouvelle mesure.

    Une question d’objectifs et d’intérêts

    Depuis maintenant plusieurs décennies, on écoute les chefs d’entreprises et leurs conseils pour la bonne marche du pays si benoîtement que c’en est suspect. Certes, ce sont des gens très intelligents au sens stratégique souvent hors normes, mais ne nous voilons pas la face : leur intérêt n’est pas celui du pays.

    • En tant que dirigeant d’entreprise (oui j’avoue :-) je suis mille fois d’accord avec tout ça...

      La France a un problème de gouvernance d’entreprises

      La réponse à ces question est que ceux qui prennent les décisions, les actionnaires, ont trouvé à l’étranger un moyen d’utiliser leur capital de manière plus efficace : au lieu de gagner 3 % tous les ans, ils ont obtenu 15 %. Une fois que leur stratégie court-termiste n’a plus fonctionné – dans le cas de Lejaby, suite à l’absence de toute R&D et à la suppression de tout investissement – ils ont mis la main sur d’autres sociétés et ont fait la même chose. Prendre possession de quelque chose, le vider de sa substance, et l’abandonner, cela s’appelle de parasitisme.

      La France a un gros souci de gouvernance d’entreprise. La force actuelle de l’Allemagne, où malgré l’absence de salaire minimum, le coût du travail est équivalent au nôtre, c’est qu’elle a un tissu très important de moyennes entreprises, dont les actionnaires sont les patrons, des gens qui y travaillent, qui y mettent physiquement les pieds tous les matins, qui ont des attaches personnelles dans leur région d’implantation et qui ne peuvent pas se dire, tous les quatre matins « allons-y, délocalisons en Chine ». C’est de ce patronat-là que la France a besoin, c’est ce patronat-là qu’il faut aider, ces entreprises-là qu’il faut développer.

      #gouvernance #parasitisme

    • C’est de ce patronat-là que la France a besoin, c’est ce patronat-là qu’il faut aider, ces entreprises-là qu’il faut développer.

      J’ajoute que de notre côté on bannit le mot « patron », sans doute un peu par idéologie, mais parce ce qu’on veut abandonner cette distinction. On est pour le moment les 3 actionnaires uniques d’une boite de 30 personnes, mais on ne s’estime propriétaire de rien, juste responsables, au niveau de la stratégie générale. J’allais dire « au plus haut niveau », mais c’est une vision hiérarchique. On est juste responsable de la trajectoire de l’entreprise, de sa pérennité dans le temps. On est l’arbitrage de dernier recours. Mais on n’est pas « au dessus ».

      La notion de propriété ne sert à rien, on ne veut pas de ses privilèges, il n’y a donc pas de dividendes. On considère que le bénéfice est un déficit inversé, c’est à dire le fruit d’une mauvaise gestion : soit une remunération trop faible de nos ressources (collaborateurs, fournisseurs..), soit un coût de vente trop cher de nos produits.
      Bon comme nos clients sont d’affreux capitalistes, on leur vend cher, et on met de l’argent de côté, mais idéalement faudrait pas, car on sait tous que dans la chaîne de valeur, celui qui paie la note à la fin, c’est l’individu...

      On agit dans notre société comme si on était mandaté pour la développer, créer de l’emploi et la rendre performante, comme un élu local a en charge une collectivité qui ne lui appartient pas et dont il ne doit en tirer aucun privilège, si ce n’est que le fait d’avoir un boulot intéressant grâce aux responsabilités.

      On ne veut pas distinguer le « patron » du reste de l’équipe, car chacun a une fonction, une mission et des responsabilités indispensables, on veut sortir du schéma hiérarchique, paternaliste et infantilisant traditionnel de l’entreprise.

      Voilà pourquoi je ne suis pas un révolutionnaire, j’espère encore un peu faire tâche d’huile, même s’il faudra 18 générations pour devenir un modèle dominant, j’espère encore un peu :-)

    • Je ne comprends pas ton distinguo : même si dans la pratique quotidienne vous vous efforcez d’être au service de tous les employés (ce que je veux bien admettre), le jour où quelque chose va mal, vous n’êtes pas à égalité. Si l’un de vous est malade, ou désire se barrer, ou si vous vous fâchez, les trois actionnaires sont dans une bien meilleure posture que les 27 autres.

    • @fil : bien sûr, au niveau des institutions, la distinction existe. Ensuite, à nous de gérer le projet pour évoluer dans une direction satisfaisante : on vise une scoop à terme si on est sûr que la gouvernance sera ok. Pour le moment il y a encore besoin de sortir de l’infantilisme culturel du salarié.
      Dans le mot patron, on entend à la fois « patrimoine » et « paternalisme ». C’est tout ça qu’on veut bannir...