• NON-DESIR DE MATERNITE : les femmes ont-elles le droit de s’autodéterminer ?
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2021/07/03/non-desir-de-maternite-les-femmes-ont-elles-le-droit-

    INTERVIEW DE CHLOE CHAUDET

    Par Francine Sporenda

    Chloé Chaudet est maîtresse de conférences en littérature comparée à l’université Clermont Auvergne. Ses recherches et ses publications portent sur les articulations entre littérature, politique et société à l’échelle internationale. Son livre « J’ai décidé de ne pas être mère » (éditions Iconoclaste, 2021) est son premier texte de recherche création.

    FS : Vous dites que le choix de ne pas être mère suscite l’incompréhension et l’agressivité. Mais principalement chez les femmes : ce sont surtout elles qui harcèlent les non-mères avec des questions du genre : « quand est-ce que tu t’y mets ? », « et ton horloge biologique ? », pas les hommes. Pourquoi cette agressivité fréquente des femmes envers les « childfree » ?

    CC : Je ne suis pas tout à fait certaine que l’on puisse qualifier ce phénomène général d’« agressivité » ‒ même, si, évidemment, la répétition exaspérante de ces questions intrusives est très souvent ressentie comme une attaque par les femmes en âge de devenir mères qui, comme moi, n’ont pas d’enfant (que ce soit par choix ou en raison de difficultés à procréer, et dans ce dernier cas on imagine encore plus la violence de telles questions !) De fait, nous autres femmes sommes tellement biberonnées, depuis notre plus jeune âge, à l’idée que devenir mère un jour serait une évidence, le destin le plus épanouissant possible, la meilleure manière de se réaliser en tant que femme, etc., qu’il paraît souvent inconcevable aux femmes qu’il puisse en être autrement. C’est comme si elles avaient intériorisé le fait que la parentalité reposait surtout sur les femmes, et pas uniquement au plan symbolique bien sûr. Je suis persuadée que si l’école, en particulier, œuvrait à transmettre l’idée d’une parentalité partagée, les femmes répercuteraient un peu moins ces injonctions plus ou moins sourdes à la maternité qui sont très répandues en France.

    #child_free #féminisme #natalisme #parasitisme #maternité #parentalité

    • « Tu vas finir seule avec tes chats, qui s’occupera de toi quand tu seras vieille? »

      J’en parlait avec une voisine qui a entre 45 et 50 ans et pas d’enfants et qui n’est pas en couple. Elle me disait que ces ami·es qui sont parents ne l’invitent jamais. D’un coté elle est vu comme une menace pour le couple et surtout il y a la punition sociale qui tombe, puisque elle n’as pas fait d’enfants alors elle doit payé.
      C’est un peu comme pour l’orthographe, celleux qui se sont fait chier a apprendre ces imbécilités entendent bien pourrir la vie de celles et ceux qui ne se sont pas soumis à ces règles idiotes.

    • « Tu vas finir seule avec tes chats, qui s’occupera de toi quand tu seras vieille? »

      Corrèze : une octogénaire retrouvée noyée, son fils soupçonné de meurtre
      Les secours avaient été alertés samedi après la noyade d’une femme de 87 ans dans la Dordogne. Son fils de 59 ans a été présenté à un juge d’instruction ce lundi soir, rapporte France Bleu.

      https://www.leparisien.fr/faits-divers/correze-une-octogenaire-retrouvee-noyee-son-fils-soupconne-de-meurtre-26-

  • Le cinéma comme art de la baffe ? - Ép. 4/4 - Philosophie de la gifle
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/les-chemins-de-la-philosophie-emission-du-jeudi-24-juin-2021

    En l’occurrence, il s’agit de baffes infligées à des actrices

    Le cinéma est le lieu-même où une pensée du corps est mise en scène : que nous dit alors la #gifle au #cinéma ? Ou que dit-elle du cinéma ? De la relation entre #réalisateur et #actrice, acteur ? Celui qui gifle semble vouloir faire taire une #monstruosité, est-elle pourtant plutôt en lui ?

    Hélène Frappat, écrivaine et critique de cinéma

    #misogynie #adolescence #parentalité #pédocriminalité

    • J’ai pris une gifle dans ma vie, c’était ado et c’est mon père qui me l’a collée. J’avais (et j’ai toujours) à peu près le gabarit d’Adjani et mon père celui de Ventura. Moins violente que celle de Ventura, je suis néanmoins passée de station debout à la station assise.
      Je ne sais plus quel était le motif de la discorde, je crois que mon père me demandait de faire un truc que je ne voulais pas faire en lui disant :
      – ça m’emmerde
      – répète
      – ça m’emmerde
      et vlan
      En fait il avait mal compris ce que je disais et entendu « tu m’emmerde ».

      La gifle donnée et moi assise, j’ai lu dans l’expression de mon père un immense désarroi, celui de quelqu’un de désarmé et de blessé.

  • À qui profite la pseudo théorie de l’aliénation parentale ? | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/revue-deliberee/blog/010720/qui-profite-la-pseudo-theorie-de-l-alienation-parentale

    Depuis les années 2000 sont apparues lors d’instances judiciaires des allégations d’ « aliénation parentale » ; certains experts évoquent un tel « syndrome » pour tenter d’expliquer le rejet d’un parent – en général le père - par un·e enfant. L’étude de cette « théorie », de son contexte d’apparition et de diffusion, et de son utilisation, doit pourtant conduire à en écarter toute pertinence.

  • Podcast : “Les Aventures rocambolesques d’Édouard Baer et Jack Souvant”, voyage en Absurdie
    https://www.telerama.fr/radio/podcast-les-aventures-rocambolesques-dedouard-baer-et-jack-souvant-voyage-e

    Épaulé par son ami reporter, l’acteur se met au podcast avec cette réjouissante série de fictions produite pour France Inter. Premier épisode, direction le Sénégal, à la recherche de Benoît Poelvoorde, disparu à la veille d’un tournage…

    https://www.franceinter.fr/emissions/les-aventures-rocambolesques-d-edouard-baer-et-de-jacques-souvant/la-disparition-de-benoit-poelvoorde

    Dans ce premier épisode, Edouard, à la demande d’un producteur de cinéma qui connaît leur lien, entraîne Jack, son ami reporter baroudeur, à la recherche du comédien belge qui vient de s’enfuir d’un tournage parisien et qu’on a signalé dans les rues de Dakar. Pourquoi cette disparition ? Edouard, ami du Belge, saura-t-il le retrouver et le convaincre de revenir ? Edouard Baer et Jack Souvant sautent dans un avion. L’enquête démarre… Sur la route du hasard.

    https://rf.proxycast.org/cb62d1af-2777-4317-a888-e4704f1cd953/22026-22.03.2021-ITEMA_22611103-2021F43552E0001.mp3

    Episode 2 : La piste de Dakar - Une spécialiste informe Edouard Baer et Jack Souvant du passage obligé de tous les Belges à Dakar : le restaurant « Chez Lulu ». Investis de leur mission, nos deux acolytes reprennent espoir, décidés à enquêter dans le milieu du théâtre et du cinéma à Dakar. Ces pistes vont-elles les mener jusqu’à l’ami belge ? Celui qu’on appelle le « Griot blanc » ? Sauront-ils percer le secret de Benoît Poelvoorde ?

    https://rf.proxycast.org/d1c7cd46-6b1f-4f77-9876-b6e9fe65e739/22026-22.03.2021-ITEMA_22611103-2021F43552E0002.mp3

    Episode 3 : Une Rencontre inattendue - En route vers le Sud dans la mystique ville de Joal-Fadiouth, où un mystérieux personnage assure savoir où se trouve Benoît Poelvoorde. Un nom de ville ? Suivre un inconnu ? Edouard Baer et Jack Souvant n’ont plus rien à perdre ! Enfin une piste crédible qui dans les 24 heures leur permettra de résoudre le problème Poelvoorde. A moins que le pays ne leur réserve de nouvelles surprises.

    https://rf.proxycast.org/bc7ea9f4-b340-467b-b72d-47918cfe8ae6/22026-22.03.2021-ITEMA_22611103-2021F43552E0003.mp3

    Episode 4 : On the road again - Alors que la lassitude et l’ennui gagnent nos voyageurs ;, une piste bien intrigante oriente leur recherche. En voiture ! Dans quelle zone secrète se terre Benoît Poelvoorde ?

    https://rf.proxycast.org/c15178b9-bba5-4b04-b637-faa0c58106e0/22026-22.03.2021-ITEMA_22611103-2021F43552E0004.mp3

    Episode 5 : Les dessous de la Françafrique - Edouard Baer et Jack Souvant mettront-ils à jour les accointances entre les réseaux de la Françafrique et ceux du show business ? Ils mènent l’enquête de surprise en surprise, de découverte en découverte. Mais comment appâter un Belge en fuite au Sénégal ? Plus ils s’approchent de Benoît Poelvoorde plus celui-ci se dérobe. Est-ce une disparition ou un complot ? Fini le temps des hasards : il faut agir avec doigté et diplomatie.

    https://rf.proxycast.org/bbccd225-a65b-4fa5-82cb-36b92c4b541e/22026-31.03.2021-ITEMA_22621132-2021F43552E0005.mp3

    Episode 6 : Lawrence d’Arabie ou Apocalpyse now ? - Les deux aventuriers ont enfin retrouvé Benoît Poelvoorde. Mais que cache-t-il ? En voiture, en pirogue, ou à pied, Edouard Baer, et Jack Souvant s’enfoncent dans le brouillard moite de contrées escarpées où le danger rôde. Ils suivent Benoît quoi qu’il en coûte, à la découverte d’un très mystérieux projet : « le Projet Benoît Poelvoorde ».

    https://rf.proxycast.org/60e36426-2d1c-46b3-b5c0-2a72341463a5/22026-02.04.2021-ITEMA_22623662-2021F43552E0006.mp3

    #podcast #Édouard_Baer #Jack_Souvant #Benoit_Poelvoorde #fiction_sonore #audio #radio #France_inter

  • #Covid-19 : le dédoublement des classes au collège pourrait protéger les #parents
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/03/24/covid-19-le-dedoublement-des-classes-au-college-pourrait-proteger-les-parent

    Des épidémiologistes préconisent de tenir compte du risque accru de contamination des adultes dans les foyers abritant des collégiens.

    Tandis que les contaminations par le SARS-CoV-2 augmentent fortement, le rôle des #enfants et des adolescents dans la dynamique de l’épidémie de Covid-19 reste une question essentielle. Les mesures annoncées jeudi 18 mars par le gouvernement de dédoublement des lycées seront-elles suffisantes ? Depuis septembre, la France est parvenue à garder ses établissements ouverts, en imposant le port du masque dès l’école primaire et un mélange de présentiel et de distanciel au lycée.

    « Les écoles ne semblent pas constituer des amplificateurs de transmission : la circulation du virus en milieu scolaire reflète plutôt celle qui est observée au sein de la collectivité » , a indiqué le conseil scientifique dans son avis du 11 mars. Il s’appuie un éditorial publié dans le British Medical Journal , signé par plusieurs épidémiologistes dont le professeur Arnaud Fontanet (Institut Pasteur), membre du conseil scientifique. « Les enfants continuent de faire des formes plus légères de la maladie, et très peu d’études suggèrent que les enseignants seraient plus à risque que d’autres professions », résume Arnaud Fontanet.

    Mais concernant la transmission du virus, les choses varient selon l’âge, comme l’a montré Comcor, une étude que le professeur a conduite avec ses collègues de l’Institut Pasteur, à l’état de prépublication et régulièrement mise à jour. Le risque majeur est en effet que les enfants ramènent le virus au domicile, où il n’y a pas de mesures barrières, et qu’ils le transmettent à leurs parents et grands-parents, davantage sujets aux formes graves de la maladie – sans compter l’impact psychologique que cela peut avoir. Ainsi le fait d’avoir un collégien ou un lycéen ou un enfant gardé par une assistante maternelle accroît le risque pour les adultes du foyer d’être infectés de respectivement 27 %, 29 % et 39 %, souligne ce travail. Quand l’enfant est en maternelle, ce surrisque est de 15 %. Mais avoir un enfant en école primaire n’est pas, jusqu’alors, associé à un surrisque d’infection. « Il reste généralement admis que les enfants de moins de 10 ans sont 30 % à 50 % moins susceptibles d’être infectés, constate le professeur Fontanet. En revanche, les avis sont partagés sur la contagiosité. »

    L’arrivée du variant anglais, environ 60 % plus contagieux, qui devrait représenter 90 % des cas fin mars, pourrait changer la donne. La prochaine analyse, prévue courant avril, devrait éclairer les choses.

    Contagiosité accrue du variant anglais

    En attendant, les derniers chiffres inquiètent. Le nombre de contaminations augmente parmi les 12,4 millions d’élèves français : 15 484 ont été contaminés dans la semaine du 11 au 18 mars, contre 9 221 la semaine précédente, et 1 809 personnels (1 106 une semaine auparavant), selon https://www.education.gouv.fr/covid19-point-de-situation-du-vendredi-19-mars-2021-322762" target="blank" rel="noopener" title="Nouvelle fenêtre" >le dernier point de situation du ministère de l’éducation nationale. De même, le nombre de classes fermées a augmenté de 833 à 2018 en une semaine. Cette hausse est en partie imputable à la multiplication des tests salivaires (250 000 tests réalisés au soir du vendredi 20 mars) mais sans doute aussi à la contagiosité accrue du variant anglais. La situation est particulièrement tendue en Ile-de-France et Hauts-de-France.

    Au regard de la forte poussée épidémique, faut-il aller plus loin ? « Le dédoublement des classes, un jour sur deux ou une semaine sur deux, devrait également être discuté pour les collèges », préconise Arnaud Fontanet. Il propose aussi que les mesures mises en place en Ile-de-France et en Hauts-de-France le soient dans d’autres départements connaissant une poussée épidémique forte, et un taux d’occupation déjà élevé des lits de réanimation, « afin de tester leur efficacité qui repose sur l’adhésion des Français, le principal objectif étant d’éviter les réunions en lieu privé, à son domicile ou ailleurs, là où beaucoup d’infections ont lieu », rappelle-t-il. Quitte à y être moins strict sur la fermeture des commerces.

    Pour Mahmoud Zureik, professeur d’épidémiologie et de santé publique à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, « si on veut limiter drastiquement la circulation du virus, il n’y a pas d’autre solution qu’un confinement strict et la fermeture des écoles ». « L’école joue un rôle, c’est indéniable, la durée des contacts, leur nature, leur fréquence, constituent autant d’ingrédients pour la transmission du virus »_, explique le professeur Zureik.

    « Ne fermer les écoles primaires qu’en dernier recours »

    La France fait figure de quasi-exception en la matière. Car de nombreuses études mettent en évidence l’impact délétère de la fermeture des écoles sur la santé mentale des enfants et sur leur apprentissage, particulièrement pour les enfants du primaire de milieux défavorisés. « La balance bénéfices-risques penche clairement en faveur de l’ouverture des établissements scolaires », rappelait dans nos colonnes, le 17 mars, la pédiatre Christèle Gras-Le Guen, présidente de la Société française de pédiatrie (SFP). « Les situations de stress, d’anxiété, de syndrome dépressif, sévices sur enfants, sont en forte augmentation, d’où l’intérêt majeur à laisser les écoles ouvertes », renchérit le professeur Alexandre Belot, rhumato-pédiatre à l’hôpital Femme-Mère-Enfant de Lyon, également membre de la SFP.

    Dans son dernier avis, le conseil scientifique préconise « de ne fermer les écoles primaires qu’en dernier recours » mais les laisser ouvertes doit s’accompagner « de mesures efficaces de réduction du risque ». Tous les observateurs demandent plus de dépistages ciblés. « Il faudrait s’inspirer d’autres pays comme le Royaume-Uni ou l’Autriche qui diffusent largement les #autotests : deux tests par semaine dans les écoles primaires, un par semaine dans le secondaire », préconise Arnaud Fontanet. Pour ralentir, voire casser les chaînes de transmission.

    Les syndicats déplorent un protocole sanitaire insuffisant [eh ben, depuis le temps...ndc]. « Le déni du ministre de l’éducation nationale [Jean-Michel Blanquer martèle que le virus circule peu à l’école] a retardé de plusieurs mois des mesures de protection nécessaires pour faire baisser la circulation du virus », regrette Mahmoud Zureik. Ce sont, par exemple, l’#aération, les #extracteurs_d’air, penser autrement les #cantines, etc. Un constat partagé par le collectif Du côté de la science, dont il fait partie. « L’objectif de laisser les écoles est noble, mais il faut s’en donner les moyens », tranche l’épidémiologiste.

    #Société_française_de_pédiatrie #conseil_scientifique #du_coté_de_la_science

  • Report 42 - Transmission of SARS-CoV-2 Lineage B.1.1.7 in England: insights from linking epidemiological and genetic data | Faculty of Medicine | Imperial College London
    https://www.imperial.ac.uk/mrc-global-infectious-disease-analysis/covid-19/report-42-sars-cov-2-variant

    The SARS-CoV-2 lineage B.1.1.7, now designated Variant of Concern 202012/01 (VOC) by Public Health England, originated in the UK in late Summer to early Autumn 2020. We examine epidemiological evidence for this VOC having a transmission advantage from several perspectives. First, whole genome sequence data collected from community-based diagnostic testing provides an indication of changing prevalence of different genetic variants through time. Phylodynamic modelling additionally indicates that genetic diversity of this lineage has changed in a manner consistent with exponential growth. Second, we find that changes in VOC frequency inferred from genetic data correspond closely to changes inferred by S-gene target failures (SGTF) in community-based diagnostic PCR testing. Third, we examine growth trends in SGTF and non-SGTF case numbers at local area level across England, and show that the VOC has higher transmissibility than non-VOC lineages, even if the VOC has a different latent period or generation time. Available SGTF data indicate a shift in the age composition of reported cases, with a larger share of under 20 year olds among reported VOC than non-VOC cases. Fourth, we assess the association of VOC frequency with independent estimates of the overall SARS-CoV-2 reproduction number through time. Finally, we fit a semi-mechanistic model directly to local VOC and non-VOC case incidence to estimate the reproduction numbers over time for each. There is a consensus among all analyses that the VOC has a substantial transmission advantage, with the estimated difference in reproduction numbers between VOC and non-VOC ranging between 0.4 and 0.7, and the ratio of reproduction numbers varying between 1.4 and 1.8. We note that these estimates of transmission advantage apply to a period where high levels of social distancing were in place in England; extrapolation to other transmission contexts therefore requires caution.

    • L’hypothèse est que non seulement la variante britannique est beaucoup plus contagieuse (augmentation du R entre 0.4 et 0.7), mais que de plus elle touche nettement plus les jeunes.

      Ici un témoignage d’une matron (infirmière en chef ?) à Londres :
      https://twitter.com/bbc5live/status/1345006866829463552

      “It was minimally affecting children in the first wave... we now have a whole ward of children here.”

      https://video.twimg.com/amplify_video/1344998209962303488/vid/1280x720/vYkmEURfwU8x1Olj.mp4

    • Commentaires de Deepti Gurdasani :
      https://twitter.com/dgurdasani1/status/1344774555718590464

      The Imperial report on the new UK B117 strain is out. Very concerning findings, that highlight why we need to act on this now. These findings suggest that the situation within the UK is likely to get much worse than it is now. Here’s why-

      Un aspect du thread : la nouvelle variante est en train de se répandre principalement chez les jeunes scolarisés (10-19). Sans mesures fortes (fermeture des écoles), elle se répandra dans l’ensemble des tranches d’âge, et la situation déjà difficile en Grande-Bretagne deviendra catastrophique.

    • Thread de Nathan Peiffer-Smadja :
      https://twitter.com/nathanpsmad/status/1345079966728396803

      Pourquoi je suis très inquiet par la diffusion du variant #SARSCoV2 au Royaume-Uni ?

      – Une transmissibilité augmentée de 56% (CI 95% : 50-74%)
      – Des charges virales + importantes chez patients infectés
      (les 2 pouvant être liés !)

      Ce variant va fatalement arriver en France

      Notamment cette recommandation :

      Concrètement, selon ces travaux de modélisation, à confirmer et avec leurs limites, pour que prochaine vague soit moins meurtrière que la précédente au Royaume-Uni il faut

      – Vacciner 2 millions personnes/semaine
      – Confinement général avec toutes les écoles/collèges/lycées fermés

    • @kassem : oui pour les deux premiers référencement.

      Mais dans le thread de Deepti Gurdasani, la part des jeunes, ce n’est pas une comparaison, c’est le constat que la nouvelle variante, considérée comme beaucoup plus contagieuse, est désormais très répandue dans les tranches d’âges des moins de 20 ans, et pour l’instant plus faiblement chez les plus âgés.

      Et que donc si on ne fait rien elle gagnera l’ensemble des tranches d’âge en faisant des dégâts considérables en aggravant une situation déjà très dégradée.

    • COVID-19 : DES ÉPIDÉMIOLOGISTES ET PARENTS D’ÉLÈVES RÉCLAMENT UN REPORT DE LA RENTRÉE SCOLAIRE
      https://www.bfmtv.com/sante/covid-19-des-epidemiologistes-et-parents-d-eleves-reclament-un-report-de-la-r

      De nombreux pays européens ont en effet décidé de reporter la rentrée de quelques jours voire semaines. C’est notamment le cas dans plusieurs régions britanniques, mais aussi en Grèce, en Pologne, en Irlande, aux Pays-Bas et en Autriche. Et précisément ce que réclame le collectif de #parents d’#élèves Ecole et Familles oubliées qui déplore qu’aucun renforcement du protocole sanitaire n’ait été mis en place alors que le nouveau variant du virus « est officiellement déjà présent » sur le territoire français.

      « La rentrée en présentiel doit être décalée, pour permettre la mise en sécurité des établissements scolaires comme de nombreux scientifiques le demandent en France et comme le font la majorité des pays européens », écrivent les responsables du collectif.

      Le report du retour en classe permettra, selon eux, de réaliser un état des lieux sur la dangerosité de la nouvelle souche du virus et de l’impact des fêtes de fin d’année sur la progression épidémique, mais aussi d’élaborer « un protocole sérieux pour la réouverture des établissements » avec des effectifs réduits, une aération efficiente des locaux et le déploiement de tests salivaires.

      « Laisser l’épidémie à l’#école, c’est exposer la société toute entière. Et il faudra malheureusement payer collectivement le prix de cet attentisme, qui déjà en mars nous avait conduit à regarder tranquillement la Lombardie sans réagir » ; estiment-ils.

      #covid-19 #Antoine_Flahault et alii

  • Parenté à plaisanterie — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Parent%C3%A9_%C3%A0_plaisanterie

    La parenté à plaisanterie est une pratique sociale typiquement d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale qui autorise, voire parfois oblige, des membres d’une même famille (tels que des cousins éloignés), certains noms de famille (Fall vs Dieng, Niang ou Ndoyene), de certaines ethnies ou des habitants de telle région, territoire et province (on parle alors d’alliance à plaisanterie) à se moquer ou s’insulter, et ce sans conséquence. Ces affrontements verbaux sont analysés par les anthropologues comme des moyens de décrispation, de cohésion ou réconciliation sociale1, voire une pratique sacrée.

    #parenté_à_plaisanterie

  • Eurosurveillance | Secondary transmission of COVID-19 in preschool and school settings in northern Italy after their reopening in September 2020: a population-based study
    https://www.eurosurveillance.org/content/10.2807/1560-7917.ES.2020.25.49.2001911

    Schools in Reggio Emilia province, northern Italy, reopened on 1 September 2020 after a long period of closure due to lockdown and summer holidays. We conducted epidemiological investigations after reopening in 41 classes in 36 different educational settings in this province after the notification of an infection with severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 (SARS-CoV-2).

     
    The first wave of the coronavirus disease (COVID-19) pandemic hit the Reggio Emilia province (northern Italy, 530,000 inhabitants) in March and April 2020, reaching ca 0.9% cumulative incidence (0.4% for age < 50 years and 3.2% for age > 80 years) with a more than 15% fatality rate (0.2% for age < 50 years and 33.4% for age > 80 years) [1,2]. After 5 months of low incidence, the province began the second wave in October (Figure).

    Figure. Daily number of notified COVID-19 cases and deaths since the start of the epidemic in Italy, Reggio Emilia province, 27 February–10 November 2020 (n = 11,878 cases, n = 658 deaths)

    Graphique parlant que l’ajout du suffixe #.jpeg (qui fonctionne fort bien pour toutes sortes d’image non reconnues par seenthis) ne permet pas de faire apparaître ici :

    https://www.eurosurveillance.org/content/figure/10.2807/1560-7917.ES.2020.25.49.2001911.f1

    [...]
     
    Transmission within the schools of Reggio Emilia province, northern Italy, occurred in a non-negligible number of cases, particularly in the age group 10–18 years, i.e. in middle and high schools, while no secondary cases were detected in pre-school children, only one case in primary school and no secondary cases among teachers and staff. At least in the largest cluster that we reported, more prompt isolation and testing of classmates could have reduced virus transmission, suggesting the importance of timeliness in this setting.

    #covid-19 #école #enfants

    • Lockdown light, écoles, demi-classes, réduction des contacts, #vaccin et fin de pandémie. Podcast #68 du 8 décembre 2020 [partie 1], une traduction du podcast de Christian Drosten
      https://inf-covid.blogspot.com/2020/12/lockdown-light-ecoles-demi-classes.html

      (...) l’impression domine que la situation scolaire est sérieuse. Vous pouvez voir qu’il y a une incidence considérable dans les écoles. On doit simplement le reconnaître. [...] Nous avons de bonnes données d’Angleterre qui donnent un aperçu et qui disent que ce sont surtout dans les années après l’école primaire qu’il y a plus d’infections que dans la population normale. L’étude REACT-1 https://www.gov.uk/government/publications/react-1-study-of-coronavirus-transmission-october-2020-interim-results/react-1-real-time-assessment-of-community-transmission-of-coronavirus-covid-19-i, par exemple, le montre très clairement. Nous n’avons pas d’étude comparable en Allemagne. Mais il n’y a aucune raison de penser que ce serait différent ici qu’en Angleterre.
      [...]

      Il existe une étude intéressante menée par deux institutions de sciences sociales, l’Université Columbia et l’Université de Mannheim. [Social network-based strategies for classroom size reduction can help limit outbreaks of SARS-CoV-2 in high schools. A simulation study in classrooms of four European countries https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.11.30.20241166v1] (...) Les écoles sont des nœuds importants. Un cas à l’école est plus important pour la transmission dans la population qu’un cas dans d’autres groupes d’âge.

      [...] les écoles sont impliquées dans la grippe, mais c’est aussi un événement endémique. Et avec une infection pandémique, on s’attend à ce que si les écoles sont touchées, elles seront probablement plus importantes en proportion pour propager la maladie à la population. Je pense que c’est encore important dans la deuxième vague. Il faut clarifier cela à nouveau.

      Il existe une étude de simulation intéressante de ce groupe de travail qui traite précisément de cela. Que peut-on convenablement évaluer et recommander [pour] les écoles. Ils ont utilisé un ensemble de données empiriques très intéressant. À savoir les données des années précédentes, bien avant la pandémie. Des enquêtes sur les comportements de contact ont été réalisées dans les écoles d’Europe, notamment en Angleterre, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Suède. Le tout était centré sur la neuvième année, les 14 à 15 ans.

      [...] À un moment donné, il faudra ouvrir complètement. [...] La population se compose non seulement de patients à haut risque, mais aussi de l’économie et chacun doit faire valoir ses droits. Les événements ne seront plus empêchés ou le nombre de participants réduit. Bien entendu, les prochaines élections générales joueront également un rôle dans toutes ces tensions. Nous arriverons à un moment où les infections dans la population seront généralisées. Nous n’aurons jamais vu cela auparavant. En été, nous aurons alors un effet température qui nous profitera tout comme il l’a fait l’été dernier avec, remarquez, des mesures existantes. Nous sortirons alors de l’été et verrons également un grand nombre d’infections dans une population que nous n’avions pas encore. Dans la population en bonne santé, normale et plus jeune où il n’y a pas de facteurs de risque. Les enfants, par exemple, seront alors fortement infectés, tout comme leurs parents. Même les jeunes adultes qui ne présentent aucun facteur de risque. Nous verrons ensuite un autre type de patient dans les unités de soins intensifs en Allemagne. À savoir ceux qui, en pleine santé, ont développé de manière inattendue une forme sévère. Nous les voyons déjà maintenant, ils sont parfois déjà là. Ils seront alors en grand nombre. Et d’ici là, nous devrons certainement avoir quelque chose de prêt pour ces patients. À savoir de meilleures approches pharmaceutiques pour le traitement de la maladie grave chez ces patients sans risque.

      Bien entendu, la vaccination active se poursuivra alors et le processus de contaminations s’arrêtera de plus en plus, par une combinaison entre ceux qui ont été infectés et ceux qui ont été vaccinés. Mais pour ceux qui seront bêtement frappés, les préparations d’anticorps devront être mises à disposition, c’est-à-dire des mélanges d’anticorps monoclonaux, qui auront très certainement été approuvés. [...] On peut espérer que les prix seront complètement différents lorsque des quantités plus importantes seront demandées. Il faudra également progresser avec l’immunothérapie. Donc avec les substances. Ce ne sont parfois pas des anticorps bon marché qui peuvent influencer l’évolution inflammatoire sévère de la maladie dans la phase de traitement intensif. Ce qui, tout simplement, sauve les poumons. La recherche doit à nouveau s’intensifier. Ensuite, toute la chaîne de rapports politiques jusqu’au ministère de la Santé doit à nouveau s’en occuper. Les prochains problèmes sont déjà préprogrammés. On n’en parle pas encore en public, mais c’est clair pour moi. Je vais le dire ici maintenant, nous ne débarrasserons pas rapidement la population du risque au printemps en vaccinant les groupes à risque, puis en déclarant la pandémie terminée.

    • Fêtes de fin d’année : rater l’école pour mieux lutter contre le Covid
      https://www.liberation.fr/france/2020/12/14/rater-l-ecole-pour-mieux-lutter-contre-le-covid_1808679

      Dans une note publiée lundi soir, le #Conseil_scientifique recommande de ne pas pénaliser les absences scolaires des 17 et 18 décembre pour permettre aux enfants de se confiner avant Noël

      ... que faire des enfants scolarisés, eux, jusqu’au 18 décembre ? Pour le Conseil scientifique, la seule solution, c’est que l’Education nationale fasse preuve d’un peu de souplesse. Il faudrait « laisser une tolérance aux familles qui le peuvent et qui le souhaitent d’élargir de deux jours la période des vacances scolaires afin que l’autoconfinement d’une semaine soit également possible pour les enfants »

      Au Pays des Lumières éteintes, l’article ne relève aucun autre problème que celui que cela va poser aux parents....

      #yaourtpartoutcalciumnullepart

    • En début de semaine, le Groupe JP Vernant avait retouité un message avec la recommandation d’au minimum fermer les cantines cette semaine.

      Quand j’ai lu ça, la première chose que j’ai pensé, c’est : « Ah ben évidemment que non ils vont pas le faire : ce serait admettre qu’on se contamine dans les cantines… ».

      Sinon, puisqu’on en est désormais à admettre que les gamins se contaminent à l’école puis contaminent leurs familles, ça pose un nouveau souci pour Blanquer : s’il y a (comme assez largement prévu) un redémarrage de l’épidémie dans les prochaines semaines, qu’est-ce qu’on fait pour la rentrée scolaire ? On refait mine que les enfants ne contaminent personne et on reconfine tout le monde sauf les écoles ? On prétend qu’on a installé des purificateurs d’air invisibles dans toutes les classes pendant les vacances ?

    • Inferring the effectiveness of government interventions against COVID-19
      https://science.sciencemag.org/content/early/2020/12/15/science.abd9338

      Governments are attempting to control the COVID-19 pandemic with nonpharmaceutical interventions (NPIs). However, the effectiveness of different NPIs at reducing transmission is poorly understood. We gathered chronological data on the implementation of NPIs for several European, and other, countries between January and the end of May 2020. We estimate the effectiveness of NPIs, ranging from limiting gathering sizes, business closures, and closure of educational institutions to stay-at-home orders . To do so, we used a Bayesian hierarchical model that links NPI implementation dates to national case and death counts and supported the results with extensive empirical validation. Closing all educational institutions, limiting gatherings to 10 people or less, and closing face-to-face businesses each reduced transmission considerably. The additional effect of stay-at-home orders was comparatively small.

      #confinement #mesures_sanitaires

    • Nouvelle méthode de détermination de la prévalence en Angleterre : de l’école au lycée, contamination massive : REACT-1 round 7 updated report : regional heterogeneity in changes in prevalence of SARS-CoV-2 infection during the second national COVID-19 lockdown in England

      https://spiral.imperial.ac.uk/bitstream/10044/1/84879/2/REACT1_r7_FINAL_14.12.20.pdf

      #REACT

    • En tant que citoyens de la République française, nous avons décidé de faire une occupation citoyenne des quatre écoles maternelles et primaires du quartier du #Petit_Bard tant que les institutions compétentes ne mettront pas en place les conditions minimales qui garantissent l’égalité et donnent réellement les moyens à nos enfants de réussir. Nous voulons que les institutions entendent nos revendications et dire de façon pacifique que nous n’acceptons plus cette situation et que nous voulons que cela change pour l’intérêt et l’avenir de nos enfants, et enfin que les valeurs d’égalité s’appliquent aussi dans nos quartiers. Nous attendons des représentants de la République qu’ils démontrent vraiment leur volonté politique d’agir pour les valeurs républicaines et la mixité sociale et ethnique.

      C’est par ces mots que le #collectif des #parents_d’élèves du quartier du Petit Bard Pergola à #Montpellier interpelle par courrier le 19 juin 2015 la Ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem et le Président de la République François Hollande. Cette mobilisation débute en mai 2015, en réaction à une décision du Conseil départemental de l’Hérault, de modification de l’affectation des élèves dans les collèges proches du quartier. Cette décision est accusée d’aggraver la #ségrégation_scolaire. Elle atteint son apogée avec le chaînage des grilles des écoles du quartier durant dix-sept jours. Cinq années après, la mobilisation dans le quartier n’a pas cessé. Cet article revient sur son origine, ses modes opératoires, qui en font une mobilisation exemplaire dans la lutte contre les discriminations et la ségrégation scolaire. Elle illustre également les formes de mobilisation dans les #quartiers_populaires contre les mécanismes de relégation sociale et spatiale et l’inanité de l’action des pouvoirs publics, lorsque ces derniers n’en viennent pas à les réprimer à bas bruit (Talpin 2016).

      Une mobilisation collective inscrite dans la durée

      Ce qui caractérise la mobilisation du collectif des parents d’élèves du quartier du Petit Bard Pergola, c’est son inscription dans la durée. Le chainage des écoles en mai 2015 intervient à la suite de l’échec des négociations engagées depuis plusieurs semaines. Débute alors un véritable bras de fer institutionnel. Le collectif à l’origine de la mobilisation est une organisation informelle, émanation très souple des #habitants du quartier sans contours précis. Certains parents d’élèves s’y impliquent épisodiquement, d’autres de façon plus pérenne. Si certaines figures émergent plus que d’autres, il ne souhaite pas non plus se doter de portes paroles ou de leaders.

      Les modes d’action sont guidés par la recherche d’une certaine visibilité : prendre à témoin la presse, organiser des événements festifs sur le quartier, #manifestations de rue, etc. C’est ainsi qu’il parvient à enrôler nombre d’habitants, mais également les enseignants des quatre écoles maternelles et primaires du quartier. L’une de celles-ci devient d’ailleurs le quartier général de la mobilisation. Pendant que les enfants confectionnent les banderoles, les pères fabriquent les pancartes, les mères rédigent les slogans : « Tous des enfants de la République ». « Mixité sociale Bla, Bla ?? » « Non au ghetto oui à la mixité », « Apartheid social ». Au-delà du quartier, le collectif étend ses actions à l’ensemble de la ville de Montpellier : blocage des lignes du tramway, manifestations sur la place de la Comédie et devant le parvis de l’hôtel de ville.

      Par son ampleur, la mobilisation dépasse rapidement le cadre de la #ville. (...)

  • Mort·e·s et disparu·e·s aux frontières européennes : les États irresponsables désignent de nouveaux coupables, les parents !

    Dans la nuit du 7 au 8 novembre 2020, un jeune père iranien assistait impuissant à la mort de son fils de 6 ans au cours de leur traversée en #mer pour rejoindre la #Grèce. Le lendemain, les autorités grecques décidaient de le poursuivre en justice pour « #mise_en danger_de_la_vie_d’autrui ». Il risque 10 ans de prison.

    Trois jours plus tard au #Sénégal, les autorités décidaient de poursuivre plusieurs personnes dont le père d’un jeune garçon de 14 ans décédé lors d’une traversée vers les #Canaries mi-octobre. En payant le passage de son fils, celui-ci serait coupable aux yeux des autorités « d’#homicide_involontaire et de #complicité_de_trafic_de_migrants ». Son procès s’ouvre mardi 1er décembre. Au Sénégal, deux autres pères sont également poursuivis pour « mise en danger de la vie d’autrui et #complicité_d’émigration_clandestine ».

    A la connaissance de nos organisations, c’est la première fois que des autorités publiques s’attaquent aux parents pour criminaliser l’aide à la migration « irrégulière », faisant ainsi sauter le verrou protecteur de la #famille. Il s’agit d’une forme de #répression supplémentaire dans la stratégie déployée depuis des années pour tenter d’empêcher toute arrivée sur le territoire européen, qui révèle jusqu’où peut aller le #cynisme quand il s’agit de stopper les migrations vers l’Union européenne (UE).

    Tandis que les routes migratoires deviennent toujours plus dangereuses en raison de la multiplicité des entraves et des mesures de contrôles le long des parcours, l’UE, ses États et les États coopérant avec elle ne cessent de se dérober de leur #responsabilité en invoquant celles des autres.

    Tout d’abord celle des « #passeurs », terme non-défini et utilisé pour désigner toute une série d’acteurs et d’actrices intervenant sur les routes migratoires jusqu’à s’appliquer à toute personne ayant un lien avec une personne en migration. Ainsi, le « passeur » peut prendre une multitude de visages : celui du trafiquant exploitant la misère à celui du citoyen·ne solidaire poursuivi·e pour avoir hébergé une personne migrante en passant par les personnes migrantes elles-mêmes. Dans leur diversité, l’existence même de ces acteurs et actrices qui viennent en aide aux personnes migrantes dans le passage des frontières est une conséquence directe des politiques restrictives des États, qui rendent leur aide ou leurs services nécessaires.

    Les « passeurs », pointés du doigt et coupables tout désignés des drames aux frontières, ont ainsi constitué un bon #alibi pour les États dans le #déni de leurs responsabilités. Les actions de lutte contre « les passeurs » ont été présentées comme le meilleur moyen pour « sauver des vies » dès 2015, comme en atteste l’opération maritime militaire européenne, #EUNAVfor_Med, visant à l’identification, la saisie et la destruction des embarcations utilisées par les « passeurs ». Loin de « #sauver_des_vies », cette opération a contribué à un changement de pratique des personnes organisant les traversées en Méditerranée : aux gros bateaux en bois (risquant d’être saisis et détruits) ont été préférés des bateaux pneumatiques peu sûrs et moins fiables, mettant encore plus en danger les personnes migrantes et compliquant les opérations de sauvetage. Bien que ces conséquences désastreuses aient été relevées par de nombreux·ses observateur·ice·s, la stratégie de l’UE et de ses États membres n’a nullement été remise en cause [1].

    Autres « #coupables » désignés par les États comme responsables des arrivées sur le sol européen et des drames en Méditerranée : les ONGs de #sauvetage. Tandis que ces dernières tentent de pallier depuis 2015 le manque d’intervention des États en matière de sauvetage en mer, elles subissent depuis 2017 des pressions et des poursuites judiciaires pour les dissuader d’intervenir : refus d’accès aux ports européens pour débarquer les personnes sauvées, saisies des navires, poursuites des capitaines et équipages pour « aide à l’immigration irrégulière » et même « collusion avec les passeurs », etc. Au mépris de l’obligation internationale du secours en mer des navires en détresse, les États membres criminalisent le sauvetage en Méditerranée lorsque celui-ci concerne des personnes en migration.

    Aujourd’hui, pour contourner les mesures de #blocage des personnes migrantes, les routes migratoires se déplacent à nouveau loin des côtes méditerranéennes et les naufrages se multiplient au large des îles Canaries, comme c’était le cas en 2006. Pourtant, l’Union européenne, ses États membres et les États de départ avec qui elle collabore n’interrogent toujours pas les conséquences désastreuses des politiques qu’ils mettent en œuvre.

    Cette logique de #déresponsabilisation des États pour le sort des personnes migrantes et de #criminalisation de celles et ceux qui leurs viennent en aide est aujourd’hui poussée à son comble puisque désormais ce sont des parents, déjà accablés par la perte de leur enfant, qui sont poursuivis et pointés du doigt comme responsable de ces drames. Tandis qu’à l’inverse, les acteurs étatiques et paramilitaires intervenant dans le contrôle des frontières, en particulier l’agence européenne #Frontex, jouissent d’une parfaite #impunité.

    Cette évolution alarmante de la criminalisation des personnes exilées, de leur famille et des solidarités qui se mobilisent autour d’elles cachent en réalité très mal les responsabilités des États dans les drames sur les routes migratoires. Les disparitions et décès aux frontières ne sauraient être uniquement attribués à des « passeurs sans scrupule », des « ONG irresponsables » et des « parents inconscients des risques ». L’Union européenne et les États doivent prendre la mesure des conséquences des politiques migratoires à l’œuvre. C’est bien le durcissement de la règlementation, la sophistication des contrôles aux frontières ainsi que la multiplication des instruments de coopération dans le domaine des migrations rendant le franchissement des frontières toujours plus difficile, qui est à l’origine du développement d’un « business » du passage et des décès et disparitions qui en découlent.

    http://www.migreurop.org/article3011.html

    #parents #père #criminalisation_de_la_migration #décès #mort #mourir_aux_frontières #migrations #asile #réfugiés #frontières #culpabilité

    –---

    Sur l’incrimination du père iranien pour les événements en #mer_Egée :
    https://seenthis.net/messages/885779

    ping @isskein @karine4 @_kg_ @reka

    • Le procès de trois pères ayant aidé leurs enfants à émigrer divise le Sénégal

      Trois pères de famille sont poursuivis au Sénégal pour avoir fait embarquer leurs enfants sur des pirogues à destination de l’Europe. L’un de ces jeunes, mineur, est décédé en mer fin octobre : il s’appelait Doudou et rêvait de devenir footballeur. Le jugement est attendu ce mardi à Mbour, à une centaine de kilomètres au sud de Dakar. Le procureur a requis 2 ans de prison.

      Des pères de famille sur le banc des accusés. Ils sont jugés pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « complicité de trafic de migrants ». Depuis quelques mois, les départs reprennent de plus belle, depuis les plages de Mbour, Dakar ou encore Saint-Louis. Des dizaines de candidats au voyage entassés sur des pirogues surchargées qui tentent de rejoindre l’Espagne en dépit de conditions météo difficiles dans l’Atlantique en cette période de l’année. Des embarcations qui prennent l’eau. Des moteurs en surchauffe. Les pêcheurs ramènent des corps. Les récits dramatiques se succèdent dans les journaux.

      Pour le procureur, ceux qui ont laissé partir leurs enfants dans ces conditions ont fait preuve de grave négligence en organisant leur voyage. Le jeune Doudou Faye a trouvé la mort en mer. Son père avait payé un passeur 250 000 FCFA (un peu moins de 400 euros). Il n’a pas parlé de ce projet à la mère de l’adolescent. Une affaire qui a suscité émotion et indignation au Sénégal, et à l’étranger.
      Naufrages

      Des jeunes, mineurs, qui embarquent à destination de l’Europe avec des rêves plein la tête, Moustapha Diouf en a connu beaucoup. Président de l’AJRAP, l’association des jeunes rapatriés de Thiaroye sur Mer près de Dakar, il a lui-même fait la traversée en pirogue en 2006, vers les îles Canaries. « Depuis une quinzaine d’années maintenant, il y a des parents qui poussent leurs enfants à partir » explique-t-il.

      Moustapha Diouf est lui-même père de famille. Quand il évoque le cas de Doudou, il ne peut s’empêcher de penser à son fils de 14 ans. « La tempête, le froid, le manque d’eau, c’est insoutenable », se souvient-il avant d’ajouter : « Vous voyez ce qui se passe ici ? On ne peut pas retenir les gens… Il y a beaucoup de lassitude. On est fatigué. On nous parle de l’émergence au Sénégal, mais nous, nous ne sommes pas parvenus à émerger ». Lors de son procès, le père de Doudou Faye a dit « regretter » son acte. Ses avocats affirment que ce père « avait l’espoir d’un avenir meilleur pour son enfant, et qu’il puisse aussi aider sa famille ». Pour la défense, ces pères ne sont « pas des coupables, mais bien des victimes ». Des avocats qui disent « ne pas comprendre la nouvelle stratégie du parquet »
      Un procès pour dissuader ?

      Jusqu’à présent, les autorités sénégalaises s’employaient surtout à démanteler les réseaux de passeurs, et à interpeller de temps à autre les migrants qui voulaient monter à bord, ou ceux qui organisaient les départs à terre. Pour le sociologue Aly Tandian, professeur à l’université Gaston Berger de Saint-Louis et directeur de l’Observatoire sénégalais des migrations, « viser » directement les familles des candidats à l’immigration est une première.

      « Le Sénégal s’est engagé dans une politique répressive, ce procès est destiné à alerter et clarifier la position du Sénégal. On a pu entendre des critiques dénonçant la quasi absence des autorités et leur incapacité à résoudre le problème, donc ce procès est une réponse forte apportée par l’État » conclut-il.
      L’État rejette toute responsabilité

      Interpellée lors d’une conférence de presse fin novembre, la ministre de la Jeunesse préfère pointer du doigt la « pression sociale ». Pour Néné Fatoumata Tall, les exigences sont fortes vis-à-vis de la jeunesse « dans leurs quartiers, dans leurs maisons ». Elle en appelle au sens de la responsabilité. Selon elle, il faut que les familles arrêtent de dire tous les jours à leurs enfants « que telle personne (partie à l’étranger) a réussi à construire un immeuble pour ses parents, alors qu’il n’est pas mieux élevé que toi (resté au pays). Ces mots reviennent souvent dans les foyers et c’est une pression insupportable », affirme la ministre.

      Pour le sociologue Aly Tandian, mettre en cause les familles ne conduira pas à enrayer le phénomène : « Faut-il s’engager dans cette logique d’épicier ? Ce n’est pas faire un procès aux parents qui va sensibiliser les populations. Il faudrait plutôt essayer de comprendre les causes profondes, et apporter une réponse ». Selon lui, « la logique sécuritaire a déjà suffisamment montré ses limites ». Les pères des jeunes migrants risquent donc deux ans de prison ferme. Mais pour le directeur de l’Observatoire sénégalais des migrations, ils ont de toute façon « déjà été condamnés aux yeux de la communauté ».

      https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201207-le-proc%C3%A8s-de-trois-p%C3%A8res-ayant-aid%C3%A9-leurs-enfants-%C3%A0

    • Immigration : les pères de migrants sénégalais condamnés à une peine inédite

      Trois pères de famille ont été jugés, mardi 8 décembre, au Sénégal pour avoir facilité et payé le trajet illégal de leurs fils en pirogue à destination des Canaries. Un procès qui illustre la nouvelle stratégie du gouvernement sénégalais pour tenter d’enrayer les départs illégaux vers l’Europe.

      C’est une première au Sénégal. Trois pères de famille ont été condamnés à une peine de prison d’un mois ferme et de deux ans avec sursis pour avoir payé un passeur pour que leur fils parte en pirogue aux îles Canaries. Reconnus « coupables pour mise en danger de la vie d’autrui », ils ont cependant été relaxés pour le « délit de complicité de trafic de migrants » par le tribunal de grande instance de Mbour, au sud de Dakar.

      « Depuis 2005, il existe une loi qui punit de cinq à dix ans d’emprisonnement et prévoit une amende de 1 à 5 millions de F CFA (de 1 520 € et 7 600 €) toute personne participant à la migration illégale. Mais jusqu’à présent, il était surtout question de punir les passeurs et les facilitateurs. C’est la première fois que les parents des candidats au voyage sont poursuivis et condamnés en justice », souligne Aly Tandian, sociologue et directeur de l’Observatoire sénégalais des migrations.

      Parmi les condamnés, Mamadou Lamine Faye. Il a versé 250 000 F CFA (environ 400 €) pour que son fils, Doudo, âgé de 14 ans, puisse partir aux Canaries. La mort de l’adolescent, plus jeune passager de l’embarcation qui a fait naufrage le 26 octobre dernier, a ému la population sénégalaise. « J’ai vraiment été choqué par cet acte irresponsable. Les conditions de vie peuvent être très difficiles ici, mais elles ne doivent pas servir d’excuse pour envoyer un innocent à la mort. Ce n’est pas à l’enfant de ramener de l’argent pour sa famille ! », s’emporte Simal, père de trois enfants.

      Ces dernières semaines, les naufrages de pirogues se sont succédé, ainsi que le nombre de disparus et de décès en mer, suscitant une vive émotion dans la population. En réponse à ces drames, une nouvelle stratégie, plus répressive, a été adoptée par le gouvernement sénégalais pour tenter de stopper le flux de départs vers l’Europe.

      Une orientation qui divise la population. « Les familles participent au départ des jeunes : certaines mamans vendent leurs bijoux pour réunir la somme à payer et les parents poussent leur enfant à partir. S’ils savent qu’ils risquent la prison, peut-être que ça les fera réfléchir, surtout en région où la pression est immense », rapporte Souleymane, jeune Dakarois qui a lui-même fait la traversée illégalement en 2006, sans que sa famille ne le sache et qui a été intercepté par les garde-côtes espagnols.

      À Mbour, ville de pêcheurs particulièrement touchée et qui a vu plusieurs de ses jeunes mourir en mer ces derniers temps, Ousmane Wade Diop, un militant de la société civile, pense que cette décision de justice va calmer les gens un temps seulement : « Ils auront peur des conséquences, mais cela ne les empêchera pas de continuer… en cachette. Il y a un sentiment de désespoir trop profond, une trop grande frustration », regrette-t-il.

      Cette gestion sécuritaire de la migration est décriée par le sociologue Aly Tandian. Il la juge trop répressive. Et il y voit surtout un moyen pour l’État de réaffirmer son engagement dans le dossier migratoire, alors qu’il était accusé par la population d’un certain immobilisme.

      Si les avis divergent sur le procès, tous soulignent la nécessité de résoudre les causes des départs. Les racines du mal que sont le chômage et la pauvreté sont pointées du doigt. « La pêche et le tourisme sont les deux mamelles de la région de Mbour mais actuellement, ces secteurs ne fonctionnent plus à cause du Covid-19 tandis que les accords de pêche conclus avec l’Union européenne privent les pêcheurs de leur travail », insiste Wade Diop.

      Aussi, de nombreux Sénégalais doutent de l’impact du procès sur des populations aux prises avec d’autres préoccupations du quotidien, comme le juge Aly Tandian : « La migration n’est pas un phénomène, c’est un fait social, explique-t-il. Les départs n’ont jamais cessé, c’est la médiatisation qui avait diminué. La population est tout à fait consciente des risques, elle est même surinformée ! Mais tant que ses attentes, c’est-à-dire de l’emploi, ne seront pas remplies, les départs continueront. »

      https://www.la-croix.com/Monde/Immigration-peres-migrants-senegalais-condamnes-peine-inedite-2020-12-09-1

  • Loin des petitesses, loin de la violence de ce monde (violence dont il avait évidemment conscience et qu’il combattait), le géographe anarchiste #Élisée_Reclus avait le goût du #bonheur. Et il en donne. Quel plaisir de le lire : vraiment c’est bienfaisant.


    Thread de Ludivine Bantigny sur twitter :
    https://twitter.com/Ludivine_Bantig/status/1330647060522164224

    « Notre commencement de savoir, nos petits rudiments de connaissances historiques nous disent qu’il ne faut point tolérer de maîtres, à tout #ordre il faut répondre par la #révolte. L’histoire nous dit que toute #obéissance est #abdication, que toute #servitude est une mort anticipée »

    « Nous sommes révolutionnaires parce que nous voulons la #justice. » Sans intérêts d’argent, de caste, de position. Pour étudier le grand livre des connaissances humaines, vivre d’une vie libre, puissamment consciente et fraternelle, s’occuper des enfants et avec eux de la #nature.

    Et ce sera pour tous un bonheur dont nous n’avons aujourd’hui aucune idée, de vivre dans un monde où nous ne verrons […] point de faméliques demandant un sou, point d’hommes valides se faisant soldats ou même policiers, parce qu’ils n’ont pas d’autres moyens de gagner leur vie.

    « Puisque la nature est profanée par tant de spéculateurs précisément à cause de sa #beauté, il n’est pas étonnant que dans leurs travaux d’#exploitation les agriculteurs et les industriels négligent de se demander s’ils ne contribuent pas à l’enlaidissement de la terre. »

    Dans le souvenir de la #Commune : « Il me souvient, comme si je la vivais encore, d’une heure poignante de ma vie où l’amertume de la #défaite n’était compensée que par la joie mystérieuse et profonde, presque inconsciente, d’avoir agi suivant mon cœur et ma volonté… »

    Notre idéal de bonheur : une #communauté_d’égaux
    Quel est d’abord notre objectif révolutionnaire ?
    L’#affection_mutuelle, le #respect_de_soi et de la #dignité_d’autrui.
    Pour cela : supprimer l’#accaparement.
    [Que vienne un temps où les humains] pourront enfin se dire égaux sans ironie.

    « L’histoire d’un #ruisseau, même de celui qui naît et se perd dans la mousse, est l’histoire de l’#infini. »
    Reclus observe « les #champignons groupés fraternellement en petites assemblées », le « ravin et ses voûtes d’ombre ».
    Car chez Reclus la nature redonne courage pour les #luttes.

    Les petites ondulations que je provoque à la surface de l’eau se propagent au loin[…] jusqu’à l’espace indistinct. De même toute pensée vigoureuse, toute parole ferme, tout effort dans le grand combat de la justice & de la #liberté se répercutent[…] jusqu’au plus lointain avenir.

    Les gens de gouvernement désespérant de leur cause en sont venus à ne demander à leurs maîtres que la « poigne » leur seule chance de salut.
    À leur sujet le doute n’est pas permis : nul #préjugé ne les arrête pour la conquête du #pouvoir et des écus.
    É. Reclus Évolution et révolution.

    Si le #capital garde la force nous serons tous des #esclaves de ses #machines, cartilages rattachant les dents de fer aux arbres de bronze ou d’acier[…] C’est en vain que vous ferez appel à la #pitié. Le tigre peut se détourner de sa victime mais les livres de banque sont sans appel.

    Aux enfants : « Notre titre de parents ne nous fait en rien vos supérieurs et nous n’avons sur vous d’autres droits que ceux de notre profonde #affection. À vous, mes enfants, de dire si nous avons abusé de notre force pour vous maintenir dans la faiblesse ».

    #Elisée_Reclus #anarchisme #parentalité

    • Elisée Reclus est l’un de mes « maîtres à penser » si tant est qu’on ait besoin de tels personnages. C’est vraiment une personnalité remarquable et sa conception de l’anarchisme et des rapports entre l’homme et la nature sont plus qu’indispensables à connaître. Beau texte !

  • À se brûler les ailes

    En Écosse, à la rencontre de Gemma, adolescente querelleuse grandissant dans un monde fait de pigeons voyageurs et de violence. De l’adolescence à la maternité, une vie bouleversée lorsque des jeux en apparence innocents se muent en véritables crimes.

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/57246_1
    #désindustrialisation #aciérie #Ecosse #Thatcher #Margareth_Thatcher #Motherwell #jeunesse #jeunes #quartiers_populaires #habitat #violence #drogue #alcool #maternité #parentalité
    #film #film_documentaire

  • –-> Les autorités grecques arrêtent et poursuivent un réfugié afghan, le père d’un enfant mort noyé pendant la traversée depuis la Turquie, pour « #mise_en_danger de l’enfant. »
    https://twitter.com/EricFassin/status/1326088902839504903

    Greek authorities arrest father of dead migrant child

    Greek authorities have arrested a migrant whose son died while attempting to reach a Greek island from the nearby Turkish coast on suspicion of endangering a life, a crime that could carry a penalty of up to 10 years in prison.

    The 25-year-old man and his 6-year-old son, both Afghans, were among a total of 25 people who were found on the shores of the eastern Aegean island of Samos early Sunday. The coast guard said the body of the 6-year-old boy was found with one woman on a part of the coast that was particularly difficult to access, while the others were found in small groups elsewhere.

    According to the coast guard, the migrants said they had come across from the Turkish coast in a dinghy. Authorities said it was unclear what had happened to the boat, and exactly how the child had died.

    The coast guard said Monday a 23-year-old who had been identified as having driven the boat was arrested on suspicion of migrant smuggling, while the boy’s 25-year-old father was arrested on suspicion of violating endangerment laws. The endangerment of a person which leads to death can result in a prison sentence of up to 10 years.

    Greece is one of the most popular routes for people fleeing conflict and poverty in the Middle East, Asia and Africa and hoping to enter the European Union. The vast majority make their way to eastern Greek islands from the nearby Turkish coast.

    Although the distance is small, the journey is often perilous, with smugglers frequently using unseaworthy and vastly overcrowded boats and dinghies that sometimes capsize or sink.

    Although it is common for Greek authorities to arrest whoever is identified as having steered a migrant vessel to Greece, in the cases of shipwrecks it is rare for the surviving parents of children who die to be charged with criminal offences.

    “These charges are a direct attack on the right to seek asylum and it is outrageous that a grieving father is being punished for seeking safety for him and his child,” said Josie Naughton, founder of the aid organization Help Refugees/Choose Love.

    “Criminalizing people that are seeking safety and protection shows the failure of the European Union to find a solution to unsafe migration routes that forced thousands to risk their lives to seek protection,” Naughton said.

    Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved. This material may not be published, broadcast, rewritten or redistributed without permission.

    https://www.washingtonpost.com/politics/courts_law/greek-authorities-arrest-father-of-dead-migrant-child/2020/11/09/1b9ff304-229d-11eb-9c4a-0dc6242c4814_story.html

    #Grèce #réfugiés #asile #migrations #fermeture_des_frontières #décès #mort #responsabilité #honte #réfugiés_afghans #justice (sic) #père #parents

    Je ne sais pas quels tags utilisé pour cette nouvelle... on touche tellement le fonds...

    ping @kaparia

    • Grèce : le père de l’enfant mort en mer arrêté pour « #mise_en_danger_de_la_vie_d’autrui »

      Les autorités grecques ont arrêté le père de l’enfant mort lors de la traversée de la mer Égée sur une embarcation de fortune. Cet Afghan de 25 ans est accusé de « mise en danger de la vie d’autrui » et risque jusqu’à 10 ans de prison.

      Un Afghan de 25 ans, père de l’enfant de six ans dont le corps a été retrouvé dimanche en mer Égée, a été arrêté par les autorités grecques. Le père et son fils avaient embarqué sur une embarcation de fortune, composée de 23 autres personnes, depuis les côtes turques dans le but de rejoindre les îles grecques.

      Il risque jusqu’à 10 ans de prison. C’est à notre connaissance la première fois que le parent d’un enfant mort lors d’une traversée de la mer est inculpé. Cette arrestation, inédite, inquiètent les ONG.
      « Attaque directe contre le droit de demander l’asile »

      « Cette accusation est une attaque directe contre le droit de demander l’asile. Il est scandaleux qu’un père en deuil soit puni pour avoir cherché la sécurité pour lui et son enfant », a réagi à l’AFP Josie Naughton, fondatrice de l’organisation humanitaire Help Refugees / Choose love.

      « La criminalisation des personnes qui recherchent une protection montre l’échec de l’Union européenne à trouver une solution aux routes migratoires dangereuses », a ajouté la militante.

      Le Conseil européen pour les réfugiés et exilés a pour sa part estimé que « cette nouvelle tragédie montre la nécessité urgente de trouver des voies sûres et légales » permettant aux demandeurs d’asile de rejoindre l’Europe en toute sécurité.
      Un autre passager arrêté pour trafic de migrants

      Selon les autorités, le corps du petit garçon a été découvert sur une partie de la côte difficile d’accès, avec une femme rescapée à ses côtés.

      Les raisons de ce naufrage sont pour l’heure encore floues, ont affirmé les garde-côtes grecs, tout comme les circonstances ayant entraînées la mort de l’enfant de six ans.

      Les passagers de ce canot avaient dans un premier temps été portés disparus. Une partie d’entre eux ont été retrouvés dimanche sur les rives de l’île de Samos, Dix personnes ont été secourues non loin de l’île grecque et six autres ont réussi à rejoindre les côtes à la nage.

      Un jeune de 23 ans, identifié comme le capitaine du bateau, a quant à lui été arrêté pour trafic de migrants.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/28411/grece-le-pere-de-l-enfant-mort-en-mer-arrete-pour-mise-en-danger-de-la

  • Une fois bébé arrivé, bon nombre de pères souhaitent plus de jours de congé

    Voilà bientôt deux décennies que la Suisse discute de l’introduction d’un congé paternité. Jusqu’ici, le Parlement s’y est toujours opposé. Mais la tendance est en train de changer, et le peuple pourra prendre une décision clé en septembre.

    À la naissance de son premier enfant, Hauke Krenz a reçu un seul jour de congé de son employeur. C’était il y a cinq ans. Ensuite, il aurait dû laisser sa femme et son nouveau-né seuls, et retourner au #travail. Mais pour lui, il n’en était pas question : « J’aurais eu mauvaise conscience. Je voulais faire partie de cette famille dès le début, endosser des responsabilités et nouer un lien étroit avec mon enfant », explique ce père vivant dans la commune genevoise de Lancy : « Un jour de congé, ce n’est souvent même pas suffisant pour vivre pleinement la naissance. »

    Cet économiste d’entreprise a donc utilisé son congé annuel pour pouvoir être auprès de sa femme et de son enfant pendant les semaines suivant la naissance. En même temps, il s’est « plaint avec véhémence » à son employeur de ne pas avoir la possibilité de prendre un congé paternité plus long. Entre-temps, l’ancien employeur de Hauke Krenz a changé sa #politique_familiale : à la naissance de son deuxième enfant, il y a deux ans, l’économiste a pu prendre dix jours de congé paternité. Un changement culturel est apparemment en marche.

    Les jeunes employés cherchent des modèles de congé attrayants

    De fait, Hauke Krenz n’est pas un cas isolé. En Suisse, de nombreuses jeunes familles sont aujourd’hui d’avis que les pères ont eux aussi un rôle important à jouer après la naissance. Par conséquent, de plus en plus d’entreprises proposent un congé paternité pour rester attrayantes auprès des jeunes employés. L’entreprise pharmaceutique Novartis, par exemple, est la pionnière suisse en matière de congé paternité : elle octroie 90 jours de congé aux pères qui travaillent chez elle après la naissance d’un enfant. Des entreprises comme Migros, Coop ou Swisscom accordent 15 jours.

    Il faut savoir que le congé paternité en tant que tel n’est pas légalement réglementé en Suisse. Seul le congé maternité de 14 semaines est inscrit dans la loi. Après la naissance de leurs enfants, les pères n’ont toujours droit qu’à un seul jour de congé. Les employeurs sont libres de leur accorder ou non un congé paternité plus long.

    Mais cela pourrait bientôt changer, et tous les pères se verraient attribuer le droit de prendre dix jours de congé – d’un seul tenant ou un à un – au cours des six premiers mois suivant la naissance de leur enfant. C’est du moins ce que prévoit le projet sur lequel les Suisses voteront le 27 septembre 2020.
    Plus de 30 tentatives sans succès

    En Suisse, le congé paternité fait débat depuis des années déjà. À compter de 2003, 30 interventions parlementaires ont été déposées au plan fédéral pour demander un congé paternité ou un congé parental à répartir entre la mère et le père. Mais le Parlement s’y est toujours opposé. L’argument massue a chaque fois été le même : les coûts. D’après les calculs de la Confédération, l’actuel projet de congé paternité coûterait 230 millions de francs par an.

    C’est la première fois que la population suisse peut se prononcer directement sur un congé paternité légal de dix jours, et cela est le fruit d’une initiative populaire déposée en 2017, qui exigeait un congé paternité de quatre semaines. L’association « Le congé paternité maintenant ! » a toutefois retiré son initiative il y a un an en faveur d’un contre-projet du Parlement, qui a proposé un compromis de dix jours de congé. Mais certains jugent que même ce compromis va encore trop loin. Un comité interpartis qui s’oppose « à la hausse constante des ponctions sur les salaires » a rassemblé des signatures pour un référendum, et obtenu ainsi de force la votation qui s’annonce.
    Contre : les pères sont responsables « pendant 18 ans »

    L’image du père est en train de changer en Suisse, les opposants au projet ne remettent pas cela en question. « De nombreuses jeunes femmes possèdent aujourd’hui une excellente formation, et veulent continuer de travailler même après une naissance », déclare la conseillère nationale UDC Diana Gutjahr, elle-même à la tête d’une entreprise et, avec d’autres politiciens de droite, du comité référendaire. D’après elle, le comité ne désapprouve pas le fait que de nombreux pères veuillent aujourd’hui jouer un rôle actif au sein de la famille. Mais : « Un congé paternité de dix jours payé par l’État ne fait pas de l’homme un père prévenant. Les pères doivent être prêts à assumer leurs responsabilités et à être présents pour leurs enfants pendant 18 ans au moins. »

    Deux autres points déplaisent en outre au comité référendaire : le financement des deux semaines de congé, qui relève dans le projet du régime des allocations pour perte de gain à l’instar du congé maternité, et l’ingérence de l’État dans le marché du travail libéral. « Les assurances sociales sont déjà endettées à présent : il ne faut pas les mettre davantage à contribution. Elles sont là pour amortir les difficultés financières, non pour exaucer tous les désirs de luxe », assène Diana Gutjahr. Elle souligne qu’on prive ainsi également les entreprises de la possibilité de réglementer individuellement le congé paternité et de se doter ainsi d’un avantage concurrentiel.
    Pour : il faut dans tous les cas un « père présent »

    Or, ce sont justement les réglementations individuelles qui gênent les partisans du projet : « Pour qu’une vie de famille commence bien, il faut un père présent. Les pères devraient donc tous avoir la possibilité d’y prendre part dès le début, et pas seulement ceux qui peuvent s’offrir un congé non payé ou qui travaillent dans une entreprise proposant déjà un congé de paternité plus long », relève Adrian Wüthrich, homme politique PS et président de Travail Suisse, l’organisation faîtière des travailleurs. « Par ailleurs, la Suisse est le seul pays qui n’a pas de congé paternité ou de congé parental légal en Europe », souligne-t-il, « alors que les pères jouent depuis longtemps un rôle central dans la garde des enfants. »

    Quel que soit le résultat de la votation : Hauke Krenz n’a jamais regretté sa décision de rester plus longtemps à la maison après la naissance de ses enfants. « Je pense que cela permet de créer un lien plus naturel et plus étroit avec l’enfant », déclare-t-il. Et il a même renforcé ce lien, puisqu’il s’occupe actuellement de ses enfants à plein temps et a provisoirement laissé son métier de côté. Explication : « Dans dix ans, je ne veux pas me dire que j’ai manqué cette période. »

    https://www.revue.ch/fr/editions/2020/04/detail/news/detail/News/une-fois-bebe-arrive-bon-nombre-de-peres-souhaitent-plus-de-jours-de-conge
    #parentalité #congé #congés #congé_paternel #congé_paternité #congé_parental #enfants #enfance #Suisse

  • Un livre conseillé par une personne rencontrée lors du voyage dans les Appenins (amie d’ami·es)... et dont j’ai beaucoup aimé la vision sur l’#allaitement

    Il mio bambino non mi mangia - #Carlos_González

    La madre si prepara a dare da mangiare a suo figlio mentre lo distrae con un giocattolo. Lei prende un cucchiaio e lui, subito, predispone il suo piano strategico contro l’eccesso di cibo: la prima linea di difesa consiste nel chiudere la bocca e girare la testa. La madre preoccupata insiste con il cucchiaio. Il bambino si ritira allora nella seconda trincea: apre la bocca e lascia che gli mettano qualsiasi cosa, però non la inghiotte. I liquidi e i passati gocciolano spettacolarmente attraverso la fessura della sua bocca e la carne si trasforma in un’immensa palla.

    Questa situazione, più caratteristica di un campo di battaglia che di un’attività quotidiana, illustra con umorismo la tesi centrale di questo libro: l’inappetenza è un problema di equilibrio tra quello che un bambino mangia e quello che sua madre si aspetta che mangi. Mai obbligarlo. Non promettere regali, non dare stimolanti dell’appetito, né castighi. Il bambino conosce molto bene ciò di cui ha bisogno.

    Il pediatra Carlos González, responsabile della rubrica sull’allattamento materno della rivista Ser Padres, sdrammatizza il problema e, indicando regole chiare di comportamento, tranquillizza quelle madri che vivono il momento dell’allattamento e dello svezzamento come una questione personale, con angustia e sensi di colpa.

    Le mamme impareranno a riconoscere:

    – l’importanza dell’allattamento al seno;

    – quello che non bisogna fare all’ora dei pasti;

    – i luoghi comuni e i falsi miti legati allo svezzamento…

    e soprattutto a rispettare le preferenze e le necessità del loro bambino.

    https://www.bonomieditore.it/home-collana-educazione-pre-e-perinatale-ora-lo-so/il-mio-bambino-non-mi-mangia
    #maternité #livre #parentalité #éducation #alimentation #enfants #enfance #bébés

  • On est plusieurs ici à pouvoir témoigner : il ne faut jamais rien commiter sur git.spip.net quand on est bourré.

    Ça d’accord, ça semble assez évident. Mais écrire une fausse lettre de la Fée des dents, complètement bourré, ça, est-ce qu’on peut ? (TLDR : on peut, mais on devrait pas.)

    #parents_indignes

  • Du coeur au ventre
    #Documentaire d’Alice Gauvin. 38 minutes. Diffusé le 28 octobre 2012 dans 13h15 Le Dimanche sur France 2.

    Il y a 40 ans, une jeune fille de 17 ans, Marie-Claire était jugée au #Tribunal de Bobigny. Jugée pour avoir avorté.
    Nous sommes en 1972 et l’#avortement est interdit en #France.
    Les #femmes avortent quand même, dans la #clandestinité et des conditions dramatiques, parfois au péril de leur vie.
    Des femmes, des médecins vont s’engager pour briser la #loi_du_silence et obtenir une loi qui autorise l’#interruption_volontaire_de_grossesse.
    C’est l’histoire d’un #combat, d’un débat passionné. Sur la #vie, la #mort, et un acte encore #tabou aujourd’hui.
    « Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement » dira Simone Veil à la tribune de l’Assemblée nationale. « Il suffit d’écouter les femmes ».

    https://vimeo.com/77331979


    #IVG #film #film_documentaire #histoire #justice #planning_familial #avortement_clandestin #faiseuses_d'anges #Suisse #décès #343_femmes #résistance #lutte #avortement_libre #343_salopes #Marie-Claire_Chevalier #procès_de_Bobigny #procès_politique #Gisèle_Halimi #injustice #loi #aspiration #méthode_Karman #Grenoble #Villeneuve #Joëlle_Brunerie-Kauffmann #Olivier_Bernard #manifeste_des_médecins #choix #désobéissance_civile #maternité #parentalité #liberté #Simon_Veil #Simon_Iff #clause_de_conscience #commandos #anti-IVG #commandos_anti-IVG #RU_486 #centre_IVG #loi_Bachelot #hôpitaux_publics #tabou

  • Gloubiboulga à tester concernant les Impots en france : avec un enfant majeur à charge et quand on risque d’être non imposable, mieux vaut qu’iel est sa propre déclaration que de profiter d’une demie part supplémentaire qui ne vous sert pas.

    De ce que je déduis des heures que je viens de passer à éplucher les articles du code des impots … mais je peux me tromper.

    Apparait ainsi la possibilité de réclamer et obtenir vos droits car le calcul de ces droits sociaux ( cmu/caf/etc) omet systématiquement ce que vous avez dépensé pour elleux … en se basant uniquement sur le Revenu fiscal de référence

    La déduction totale (pension alimentaire comprenant les frais d’études) de ce Revenu fiscal de référence ne peut pas dépasser 5 947 € par enfant.

    https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2

    #parent_isolé #pauvreté #fiscalité #analphabétisme_administratif
    #optimisation_fiscale

    Et vous pouvez toujours revenir sur votre déclaration (errare …)

    La déduction est d’un montant forfaitaire de 3 535 € par enfant (le double si votre enfant est marié ou pacsé). Vous n’avez pas à fournir de justificatif. Vous devez indiquer cette déduction dans la partie Charges déductibles prévues par l’article 156 et 156 bis de votre déclaration d’impôt.

  • #Déconfinement_sélectif et #expérimentations_sanitaires : la #colère et le #dégoût

    La décision présidentielle de rouvrir les #écoles, #collèges et #lycées le 11 mai n’a dupé personne, que ce soit parmi les professeurs ou ailleurs : ce dont il s’agit, ce n’est pas de pallier les #inégalités_scolaires qu’engendrerait l’arrêt des cours, ce qui est l’argument officiel, mais tout bonnement de remettre les #parents au #travail. Que cette décision intervienne deux jours après les déclarations du président du #Medef invitant les #entrepreneurs à « relancer l’activité » sans plus attendre n’a sûrement rien d’un hasard du calendrier.

    Selon la méthode désormais classique des interventions présidentielles, le ministre #Blanquer est intervenu le lendemain pour « préciser les modalités » de cette #réouverture. Est alors apparu le caractère fonctionnel de ce qui pouvait n’être qu’un effet de discours parmi d’autres : la réouverture des écoles ne se fera pas d’un seul coup le 11 mai, mais d’abord dans les #quartiers_populaires et les #régions_rurales. La communication ministérielle joue elle aussi sur la corde compassionnelle, voire #humanitaire : « le premier critère est d’abord social, les publics les plus fragiles ».

    C’est donc ces « publics les plus fragiles » qui auront la chance de reprendre le travail en premier. Les autres, les moins fragiles, c’est-à-dire les plus favorisés, c’est-à-dire ceux qui télétravaillent actuellement depuis leur résidence secondaire en Dordogne pourront garder leurs enfants chez eux et rester à l’abri du virus. Entre ces deux catégories, tout un tas de gens se demandent encore à quelle sauce ils vont être mangés.

    Il est intéressant de noter que ce sont précisément ces « #publics_les_plus_fragiles » qui se trouvaient déjà être au travail, que c’est parmi ces « publics » que se trouvent ceux pour lesquels la période du confinement n’aura jamais signifié un arrêt de l’activité. La différence est qu’il s’agit là de poser les condition d’une réouverture générale de cet indispensable vivier de #main-d’œuvre bon marché que sont les quartiers populaires, de remettre tout le monde au travail.

    C’est donc encore une fois sur les plus pauvres que la #politique_compassionnelle toute particulière du gouvernement va venir s’abattre, comme un fléau supplémentaire.

    Cette politique peut et doit se lire à plusieurs niveaux, puisque ce qui caractérise toute crise véritable de la totalité capitaliste c’est son existence simultanée à tous les niveaux de cette totalité. Ici, il s’agit d’une #crise_sanitaire qui existe dans ses effets comme dans la gestion de ceux-ci aux niveaux politique, économique, social, etc.

    Les considérations d’ordre purement sanitaires sont alors intégrées à la chaîne des décisions politiques, à leur niveau particulier, et conditionnées à la logique d’ensemble de ces décisions, qui est d’ordre économique et social. La #recherche_scientifique elle-même intervient à son niveau dans la production des savoirs permettant de formuler les doctrines, les thèses étant sélectionnées non tant en raison de leur rigueur que de leur utilité pratique dans les décisions qui fondent l’action de l’Etat. Le but étant de préserver l’ordre économique et social, c’est-à-dire prioritairement, dans le cas qui nous concerne, de relancer l’#activité_économique sur laquelle repose l’ensemble social.

    Mais s’il s’agit bien, d’un point de vue économique, de remettre les gens au travail, et en particulier les plus pauvres, qui sont aussi ceux dont le travail ne peut se faire par internet, qui doivent mettre les mains à la pâte et au mortier, cette remise au travail n’est pas dépourvue d’arrière-pensées d’ordre sanitaire, qui ne sont pas sur la vie des prolétaires d’un meilleur effet que les considérations purement économiques.

    Ces arrière-pensées ne sont pas mises en avant dans les discours du gouvernement, puisque le discours public reste aujourd’hui celui de « la santé d’abord », ce que tout le monde entend comme la santé de chacun. Le problème est que la « santé » qui est contenue dans le terme « sanitaire » n’a pas le même sens pour nous en tant qu’individus que pour l’Etat qui se trouve être en charge de sa gestion : il s’agit alors de « santé publique », ce qui est d’un tout autre ordre que la santé tout court, celle que l’on se souhaite pour la nouvelle année. Dans cette optique, la santé publique est une chose toute différente de l’activité qui a pour finalité de soigner des gens. Les soignants font l’expérience quotidienne de cette différence. Pour eux comme pour les malades, et pour tous ceux qui doivent travailler quotidiennement au risque de contracter et transmettre le virus, ce sont tout autant les défaillances bien réelles de la gestion sanitaire de la crise qu’il nous faut redouter, que la pleine prise en charge de cette même gestion.

    En l’occurrence, pour l’Etat français, la doctrine officielle reste celle mise en œuvre par l’Etat chinois (qui s’embarrasse moins de discours compassionnels), qui est aussi préconisée par l’OMS et par son propre Conseil scientifique : celle du confinement des populations. Le virus circulant à travers les contacts individuels, il s’agit de limiter ces contacts. L’autre doctrine est celle de l’immunité collective, qui reste cependant valable, mais à condition de disposer des vaccins nécessaires, comme pour une grippe ordinaire ; on vaccine les plus fragiles, on laisse le virus courir dans le reste de la population, qui finit par s’immuniser à son contact répété. En revanche, sans vaccin ni traitement efficace, si on laisse courir le virus en espérant obtenir une immunité de masse, il faut s’attendre selon les projections, à un bilan de 40 à 80 millions de morts à l’échelle planétaire, ce qui est insoutenable en termes économiques, sanitaires, et sociaux.

    Cependant, l’activité économique ne peut pas cesser totalement en attendant qu’on dispose des traitements et vaccins nécessaires. Il faut donc pour l’Etat qui est en charge de cette crise trouver des solutions intermédiaires, qui combinent les nécessités sanitaires et les nécessités économiques.

    Actuellement, le niveau de contamination dans la population française est environ de 10%, pour obtenir une immunité collective il faudrait atteindre un seuil de 60%, on voit qu’on est loin du compte.

    En revanche, les « publics les plus fragiles » sont ceux qui ont été le plus touchés par le virus, et ce non pas seulement en raison d’une surmortalité liée à des cofacteurs tels que problèmes cardio-vasculaires et autres pathologies qui se retrouvent parmi des populations dont l’état sanitaire est déjà dégradé, voire aux problèmes liés au mal-logement, etc., mais d’abord parce que ces populations n’ont jamais véritablement cessé de travailler. En clair, s’ils ont été les plus frappés c’est qu’ils ont été les plus exposés. Mais, outre d’en faire un « public » particulièrement frappé, cela crée aussi des zones sociales où le niveau de contamination dépasse largement les 10% nationaux.

    C’est pour cela qu’on peut se demander si le gouvernement ne serait pas en train de mener sur ces territoires (en gros, sur les banlieues) une expérimentation socio-sanitaire in vivo, c’est-à-dire à tenter d’obtenir une immunité de masse, ou en tout cas de voir si cette immunité est possible, dans quelles conditions et à quel coût sanitaire, et ce sur les dos des plus pauvres. On voit ici que cette expérimentation est rendue à la fois possible par les seuils de contamination induits par la pauvreté dans ces zones, et nécessaire par la demande pressante de reprendre la production, et donc de libérer de la main-d’œuvre.

    C’est la doctrine du stop and go, alternative au pur et simple laisser-faire cher aux libéraux qui est ici testée sur les habitants des quartiers populaires : une fois passé le premier pic épidémique et les capacités de soin désengorgées, on fait redémarrer l’activité, en sachant que des recontaminations vont avoir lieu, et qu’un nouveau pic épidémique va se produire, et on renouvelle l’opération jusqu’à absorption du virus par la population. Il faut simplement souligner que cette méthode est uniquement théorique, et qu’elle repose sur l’hypothèse que ce virus réagisse comme ceux sur lesquels on l’a bâtie. Et que donc, on ne sait pas si cela va fonctionner, d’où le caractère expérimental de la chose.

    Par ailleurs, avant même d’avoir des réponses sur la possibilité d’obtenir une immunité de masse à un coût sanitaire acceptable, la réouverture des écoles en milieu rural revient à ouvrir la vanne du virus sur des régions qui ont été jusqu’ici peu touchées, en espérant que la protection par masques et gel et le fait de maintenir les plus fragiles en confinement (personnes âgées et personnes souffrant de pathologies entraînant une surmortalité) suffira à limiter la casse.

    On assiste donc ici à un zonage socio-sanitaire de l’extension du virus. Ce zonage suit une logique à la fois sanitaire, politique et économique. On voit ici à quel point la logique sanitaire ne recouvre pas celle de la santé des individus, ni même une logique scientifique relevant d’une gestion épidémiologique de cette crise. La logique ici à l’œuvre est celle de la gestion de la population par l’Etat, et si on voit à quel point cette gestion convient aux impératifs économiques dont l’Etat est le garant, il faut aussi comprendre les a priori sociaux qui se cachent derrière cette gestion. Il apparaît ici qu’en cas d’un deuxième pic épidémique, l’Etat a choisi de placer en « première ligne » des populations qu’on peut qualifier de son point de vue d’expendable, et vis à vis desquelles au cas où le déconfinement donnerait lieu à des mouvements de protestation comme c’est déjà le cas un peu partout, une réponse autoritaire serait facile à justifier et à mettre en œuvre, puisqu’on la mène déjà au quotidien. Le caractère expérimental de ce déconfinement sélectif intègre la possibilités des révoltes comme une variable supplémentaire.

    On ne détaillera pas ici à quel point ce sont les plus « fragiles socialement » qui ont été le plus touchés par les conséquences de l’épidémie de Covid-19, avec quelle perversion logique le désastre s’articule chez les plus pauvres pour devenir plus désastreux encore, ni à quel point les conséquences se sont pour eux fait sentir à tous niveaux : pour les femmes, par l’accroissement des violences conjugales et la responsabilité accrue de la reproduction familiale occasionnée à l’échelle mondiale par le chômage, le manque de ressources, la maladie, pour les racisés (on connaît l’effrayante disproportion raciale des décès liés au Covid-19 aux Etats-Unis), pour les prisonniers et les réfugiés, pour les travailleurs les plus précaires, etc. Il faudra y revenir par ailleurs. Il nous fallait dire ici, contre ceux qui veulent « sauver le système de santé », que la sollicitude sanitaire de l’Etat est aussi terrible pour les prolétaires que ses défaillances, et que cette fameuse économie censée être source de tous les maux.

    Tout cela devra être précisé. Pour l’heure on se contentera de dire ce que l’utilisation de cette « fragilité » aux fins d’un retour à la normale qui est lui-même ce qui engendre et justifie ces « fragilités », nous inspire de colère et de dégoût.

    https://carbureblog.com/2020/04/16/deconfinement-selectif-et-experimentations-sanitaires-la-colere-et-le-d
    #déconfinement #confinement #France #11_mai #classes_sociales #inégalités #télétravail #santé_publique #gestion_sanitaire #défaillances #vaccin #immunité_de_groupe #immunité_collective #banlieues #expérimentation #stop_and_go #pic_épidémique #zonage_socio-sanitaire #géographie #gestion_de_la_population #pauvres #fragilité
    via @isskein et @reka

  • #catalogue de #films sur les #migrations

    La #liste de films ci-après a été réalisée par le RÉSEAU TRACES afin de faciliter la diffusion publique de films, l’organisation de projections qui seraient l’occasion d’échanges, mais également pour alimenter toute démarche de recherche. Cette liste est bien sûr non exhaustive et sera mise à jour très régulièrement. Il s’agit de films qui sont recommandés par des membres du réseau Traces dans une grande diversité.

    Nous tenons à votre disposition des liens de visionnement de la plupart des films, en accord avec leurs distributeurs, sur simple demande par email à reseau.traces@gmail.com.

    Nous pouvons aussi vous conseiller et vous orienter dans cette liste en fonction de thématiques ou de sensibilités qui vous intéresseraient plus particulièrement.

    http://traces-migrations.org/2020/04/09/films-sur-les-migrations
    #réseau_traces #cinéma
    #réfugiés #frontières #ressources_pédagogiques

    Liste de OUF ! #wow

    ping @isskein @_kg_ @karine4 @sinehebdo @reka

  • Plateforme Enfance & Covid

    Etre 24h sur 24 confinés avec les enfants pendant des jours et des jours (en plus du télétravail etc.) demande beaucoup de ressources. La plateforme Enfance & Covid www.enfance-et-covid.org vous propose des #fiches_pratiques, des #vidéos, des #informations pour vous donner des pistes pour essayer différentes façons de faire avec les #enfants durant cette période inédite. Vous avez des questions, vous avez l’impression de vous retrouver dans une impasse, n’hésitez pas à contacter le #numéro_vert. Parents, futurs parents et professionnels de la petite enfance, 160 professionnels bénévoles sont disponibles pour vous de 10h à 18h du lundi au samedi pour vous accompagner au quotidien dans cette période difficile.

    Les 5 options du numéro Vert 0 805 827 827 :

    Vous êtes parent et vous avez des questions taper 1
    Vous êtes #professionnels_de_l'enfance taper 2
    Votre question concerne la #grossesse ou un #nouveau-né taper 3
    Votre question concerne l’#école_à_la maison taper 4
    Vous avez besoin d’un #soutien_psychologique taper 5

    N’hésitez pas à diffuser l’information autour de vous !

    Pour le comité Enfance & Covid

    Rebecca Shankland

    Psychologue, Maître de Conférence, Département Carrières Sociales

    Responsable de l’Observatoire de la Parentalité et du Soutien à la Parentalité

    Université Grenoble Alpes

    http://www.enfance-et-covid.org

    #enfance #enfants #confinement #conseils #parentalité