• Minima sociaux. La CAF lèse des bénéficiaires du RSA | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/minima-sociaux-la-caf-lese-des-beneficiaires-du-rsa-678557

    Père divorcé, Frédéric a ses enfants en garde alternée. Pourtant, les allocations familiales ne lui versent qu’un revenu de solidarité active de célibataire. Un cas non isolé.

    Frédéric va enfin être fixé. C’est aujourd’hui, après la réunion d’une commission administrative, que le président du conseil départemental du Cher décidera si les deux enfants de ce cinquantenaire seront pris en compte dans le calcul de son RSA. Pour l’instant, leur présence chez lui, une semaine sur deux, dans le cadre d’une garde partagée, n’est pas reconnue. Calculé comme s’il était célibataire, son RSA s’élève à 559,74 euros par mois. Pourtant, son statut de père est pris en compte lorsqu’il s’agit du partage de l’allocation familiale avec son ex-femme. 66,11 euros, lesquels sont considérés comme un revenu et, à ce titre, comble de l’ironie, déduits de son RSA de célibataire… « Cette situation est complètement aberrante », s’étrangle Florie Gaeta, administratrice CGT de la Caisse d’allocations familiales (CAF) du Cher.

    Avec la CAF, tout n’avait pourtant pas si mal commencé. Quand Frédéric, ex-père au foyer, fait au printemps dernier sa demande de RSA, ses deux garçons sont pris en compte comme étant à sa charge. Il reçoit un premier versement qui s’élève à 1 007,53 euros. Mais, dès le mois suivant, le montant de son allocation est divisé par deux.

    Commence alors pour lui une bataille afin de comprendre le sens de cette baisse. Selon la CAF, l’affaire est simple. En juillet, en remplissant un formulaire avec son ancienne compagne, Frédéric a renoncé aux prestations non divisibles octroyées par la CAF – toutes sauf les allocations familiales. En le faisant, estime l’organisme, il a accepté de ne plus rien recevoir au titre de parent d’enfants à charge, y compris le complément de son RSA. « C’est parce que vous avez souhaité que l’autre parent puisse bénéficier des autres prestations en faveur des enfants que vous ne pouvez prétendre à l’étude d’autres droits en faveur des enfants (c’est la raison pour laquelle votre revenu de solidarité active est calculé sur la base d’une seule personne) », lui ­explique la directrice de la CAF dans un courrier, le 16 septembre.

    « Tous les gens que j’ai consultés partagent mon point de vue »
    Frédéric conteste cette vision des choses. Sur le site officiel de l’administration service-public.fr, il est bien précisé dans un encadré que « selon le juge administratif, l’enfant en garde alternée est à la charge des deux parents. En conséquence, s’ils peuvent prétendre au RSA, chaque parent peut percevoir la moitié de la majoration pour enfant à charge ». Lecture confirmée par le Conseil d’État, la plus haute juridiction en matière administrative, dans un jugement rendu le 21 juillet 2017. De plus, ajoute Frédéric, la majoration au titre d’enfants à charge est financée par le conseil départemental, et ne peut donc être traitée comme une prestation de la CAF. Une analyse confirmée par la responsable technique du RSA au département. Sans effet. « Tous les gens que j’ai consultés partagent mon point de vue », assure Frédéric, ulcéré.

    #CAF #RSA #jurisprudence (pas appliquée) #gardes_alternées #AAH #parents_célibataires

  • violences conjugales – Réseau International des Mères en Lutte
    https://reseauiml.wordpress.com/category/violences-conjugales

    La responsabilité institutionnelle dans la mise en danger des enfants

    Dans une intervention de novembre 2018, Joan Meier et son équipe de recherche complètent les résultats. 4 338 jugements de 2005 à 2015 ont été analysés. Tous types de violences confondus (violence conjugales, violences contre les enfants, violences sexuelles contre les enfants), les accusations réalisées par les mères ne sont reconnues que dans 41 % des cas, et quand une accusation d’aliénation parentale est portée, dans 23 % des situations seulement. En outre ce sont les accusations de violences sexuelles sur les enfants qui sont les moins reconnues (15 %), et elles ne le sont presque jamais quand l’aliénation parentale est mobilisée par le père (2 %, 1 sur 51). Ainsi, lorsque l’aliénation parentale est utilisée par le père comme moyen de défense, la probabilité que le juge reconnaisse la violence est divisée par 2, et presque par 4 quand il s’agit de violence contre les enfants.

    L’accusation d’aliénation parentale par les pères a également une incidence sur la résidence des enfants. En effet, lorsque lorsque la mère accuse le père de violence, la résidence est transférée chez lui dans 26 % des cas quand il ne se sert pas de l’aliénation parentale, et dans 44 % dans cas lorsqu’il mobilise ce pseudo-concept. L’équipe de Joan Meier constate que lorsque les mères accusent le père de violence, que celui-ci mobilise l’aliénation parentale ou pas, ces derniers sont presque trois fois plus susceptibles d’obtenir la résidence des enfants. Elle constate par ailleurs que même lorsque les violences sont reconnues, et que l’aliénation parentale est utilisée, la résidence est transférée dans 43 % des cas (6 sur 14).

    Pour résumer, ces données « confirment les nombreux témoignages de femmes qui dénoncent l’ignorance par les tribunaux de la famille de la violence, ce qui met potentiellement les enfants en danger. Elle confirme également que les accusations d’aliénation sont efficaces pour occulter la violence ». L’étude comporte cependant deux limites principales : elle ne démontre pas que le rejet par les tribunaux des accusations de violences est erroné, mais seulement qu’il est répandu. De plus, l’étude est également axée sur les affaires en appel, qui peuvent présenter certaines différences avec les affaires en première instance.

    #infanticide #féminicide #couple #hétéropatriarcat #famille #divorce #parents #injustice #sexisme #SAP

    • Par l’intermédiaire de la veille féministe de Féminicides par compagnon et ex-compagnon , nous apprenons que plus d’une dizaine d’enfants ont été tués par leur père depuis le début de l’année 2019.

  • Les mères avec les lycéens réprimés par la police : ne touchez pas à nos enfants !

    C’est en tant que mamans unies et déterminées que nous nous adressons à l’État : ça suffit, nous vous interdisons d’humilier, de mutiler et de détruire nos mômes ! Nous ne laisserons pas faire ! Nous protégerons nos enfants par tous les moyens nécessaires, parce que nous les aimons, que c’est notre avenir, et parce que c’est notre devoir de parents !

    Τribune signée par les mamans du Front de Mères, du Collectif des Mères solidaires, du Coolectid des mères Bergson, et du Collectif des mères d’Arago.

    https://blogs.mediapart.fr/front-de-meres/blog/081218/les-meres-avec-les-lyceens-reprimes-par-la-police-ne-touchez-pas-nos

    #lycéens #parents #mères #police #répression #violences_policières #banlieues #quartiers_populaires

  • “Tu vois mon fils, ce que je voulais te dire c’est…” (Séance d’écriture-flash n°7, CM2)
    “Tu vois ma fille, ce que je voulais te dire c’est…” (Séance d’écriture-flash n°8, CM2)

    Consigne : Je vais taper dans les mains une fois et vous devrez faire silence. Mes instructions seront écrites au tableau et vous n’aurez aucune autre indication. Impossible de me poser des questions, impossible d’en discuter avec vos camarades, le silence doit être complet. Lorsque je frapperai par deux fois dans mes mains, cette contrainte sera levée. Des questions ?
    – Prenez une feuille de classeur et un crayon.
    – Écrivez votre prénom.
    – Écrivez une phrase ou un court texte commençant par « Tu vois mon fils / ma fille, ce que je voulais te dire c’est… ».
    – Je chronomètre 3 minutes à l’horloge et je relève les feuilles.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe et syntaxe corrigées par moi) - Écriture-flash n°7

    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est qu’il faut arrêter de polluer.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est qu’un jour je ne serai plus là et que tu devras…
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime profondément et que ton père ferait tout pour ne pas te perdre. Tu es notre seule et unique chose. On t’aime beaucoup.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est qu’il faut bien travailler en cours, t’amuser avec les potes, sortir souvent mais pas abuser non plus. Profite bien que je t’ai, petit, je ferais tout pour toi. Bisous. Maman.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est…
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que je voudrais que tu deviennes fort au foot.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que tu es bête car tu as répondu à la maîtresse.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que…
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime de tout mon cœur, tu m’apportes beaucoup dans la vie. Tu m’apportes la joie et la bonne humeur. Et surtout je ferais tout mon possible pour toi. Tu es le trésor de ma vie.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que tu es grand et beau et que j’ai hâte que tu ailles au collège.
    – Papa : Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que tu vois, ton frère, il me ressemble et à ta mère aussi.
    Fils : Oui, Papa, je vois.
    Papa : Amène ton frère avec toi.
    Maman : Quand c’est qu’on lui dit que ce n’est pas notre fils ?
    Fils : Papa et Maman sont devenus fous.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est qu’un jour on ira à Paris, en Afrique, en Allemagne, en Espagne, en Italie. Bref, on fera le tour du monde. Mais le plus important c’est qu’on s’amusera en voyageant. On déménagera où tu veux mon fils, je t’aime.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que tu dois travailler beaucoup pour que tu sois le meilleur de ta classe. Et moi, je ne peux pas t’apprendre et ton père travaille. Tu as compris ? C’est bien.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que tu sois intelligent comme tout le monde.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que tu es gentil et je t’aime. Y’a que toi qui peut me comprendre.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime. Je n’ai que toi depuis que ta mère est partie. Tu es la seule personne qui me reste et je prendrai soin de toi, mon fils.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que demain il n’y a pas école. Maître Coutil est content de vous voir tous les jours, et aussi votre maîtresse.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe et syntaxe corrigées par moi) - Écriture-flash n°8

    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que tu es la chose la plus précieuse que j’ai au monde. Je donnerais ma vie pour toi. Je t’aime de tout mon cœur. Mais aussi si tu partais, je le regretterais toute ma vie.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime beaucoup.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que tu vas avoir un petit frère.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que tu passes en 6ème et que le collège n’est pas comme la primaire alors fais attention à toi.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que ton père et moi, on t’aime beaucoup et on voudrait que tu travailles bien à l’école. On t’aime très fort. Bisou ma fille.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que je t’aimerais toujours. On restera ensemble. Un jour tu vivras ta vie mais d’abord restons unies pour toujours. Même si un jour tu feras ta vie autre part, ma fille, je t’aimerai toujours.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que nous t’aimons très fort, ton père et moi.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que tu es la plus importante à mes yeux. Je te garderai toujours à mes côtés.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que je suis très énervée.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que tu es très belle et gentille.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que demain après-midi je pars loin d’ici sans toi car je ne me sens pas bien.
    – Maman : Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est « Joyeux anniversaire ! ». Mais à moi, c’est comme si on m’avait oublié.
    Fille : Ah bon ?
    Maman : Oui. Vas te coucher !
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime de tout mon cœur. Je voudrais que tu fasses de bonnes études et que tu t’amuses bien. Dans ma vie, tu es ce qui m’apporte la joie et le bonheur. Pour moi, tu es un magnifique trésor. Je t’aime plus que tout au monde.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime. Bisous Mams.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est qu’il ne faut jamais être méchante avec les autres, toujours être gentille. Et aussi fais du mieux que tu peux pour l’école et si tu as de bonnes notes, tu auras une récompense, on va faire du shopping. Bref, ma fille, je t’aime.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que j’ai une grave maladie et que bientôt je ne serai plus là !
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est qu’il faut arrêter de faire la guerre.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que tu sois intelligente, que tu passes ton permis et que tu m’écoutes bien.

    #école #témoignage #production_d'écrits #CM2 #genre #transmission #parents_enfants

  • ‘Barbaric’: America’s cruel history of separating children from their parents
    https://www.washingtonpost.com/news/retropolis/wp/2018/05/31/barbaric-americas-cruel-history-of-separating-children-from-their-pa

    The policy has generated outrage among Democrats and immigration advocates. And it has conjured memories of some of the ugliest chapters in American history.

    “Official US policy,” tweeted the African American Research Collaborative over the weekend. “Until 1865, rip African American children from their parents. From 1870s to 1970s, rip Native American children from their parents. Now, rip children of immigrants and refugees from their parents.”

    #separation #enfants #parents #politique #états-unis

  • Bernard Friot – En finir avec les luttes défensives Polémix et la Voix Off - 12 Avril 2018

    Conférence du sociologue Bernard Friot.

    Essayer d’esquiver les coups assénés aux #conquis-sociaux ne suffit pas.

    Passer à une lutte offensive commence par redonner du sens aux mots. Comme le mot « travail » : Activité consistant à produire des richesses, pas à servir le capital.
    http://polemix.dooz.org/BernardFriot1.mp3


    #Parents, #retraités, #chômeurs, #étudiants… produisent des #richesses. Et sont donc des travailleurs qui méritent un salaire.

    Lutter, c’est aussi redonner du sens à notre Histoire populaire :

    Comment, dans la France ruinée de 1946, le ministre communiste

    Ambroise Croizat construit le Régime Général de la Sécurité Sociale, conformément au Programme du CNR – Conseil National de la Résistance…

    #Plainte #Dénonciation #Construction- d-alternatives #travail #capitalisme #économie #critique_de_la_valeur #bernard_friot #salariat #emploi #politique #salaire #allocations_familiales #audio #radio

  • 21 degrés de liberté – 11
    https://framablog.org/2018/03/26/21-degres-de-liberte-11

    Difficile de nos jours de faire nos achats sans être traçables ! Pourtant nos #parents pouvaient effectuer leurs transactions en #liquide sans laisser de traces inutiles. Que restera-t-il de cette liberté pour nos #enfants ? Voici déjà le 11e article de la … Lire la suite­­

    #21_degrés_de_liberté #Internet_et_société #Analogique #anonyme #argent #carte #credit #Liberte #numerique #transaction #ViePrivee

  • Separating children and parents at the border is cruel and unnecessary

    The Trump administration has shown that it’s willing — eager, actually — to go to great lengths to limit illegal immigration into the United States, from building a multi-billion-dollar border wall with Mexico to escalated roundups that grab those living here without permission even if they have no criminal record and are longtime, productive members of their communities. Now the administration’s cold-hearted approach to enforcement has crossed the line into abject inhumanity: the forced separation of children from parents as they fight for legal permission to remain in the country.

    How widespread is the practice? That’s unclear. The Department of Homeland Security declined comment because it is being sued over the practice. It ignored a request for statistics on how many children it has separated from their parents, an unsurprising lack of transparency from an administration that faces an unprecedented number of lawsuits over its failure to respond to Freedom of Information Act requests for government — read: public — records. But immigrant rights activists say they have noticed a jump, and in December, a coalition of groups filed a complaint with Homeland Security over the practice.
    When parents and children cross the border and tell border patrol agents they would like to apply for asylum, they often are taken into custody while their request is considered. Under the Obama administration, the families were usually released to the care of a relative or organization, or held in a family detention center. But under President Trump, the parents — usually mothers traveling without their spouses — who sneak across the border then turn themselves in are increasing being charged with the misdemeanor crime of entering the country illegally, advocates say. And since that is a criminal charge, not a civil violation of immigration codes, the children are spirited away to a youth detention center with no explanation. Sometimes, parents and children are inexplicably separated even when no charges are lodged. Activists believe the government is splitting families to send a message of deterrence: Dare to seek asylum at the border and we’ll take your child.

    http://www.latimes.com/opinion/editorials/la-ed-immigrants-border-asylum-ice-201802305-story.html
    #frontières #unité_familiale #séparation #enfants #enfance #parents #asile #migrations #réfugiés #USA #Etats-Unis #détention_administrative #rétention #dissuasion

    • Familias rotas, familias vaciadas

      Es delgada y pequeña. No rebasa el 1.60. La habitación en la que duerme —en el segundo piso del albergue para veteranos deportados que creó Héctor Barajas— tiene una cama con un oso de peluche que ella misma confeccionó y una mesa para cuatro personas. La sonrisa que a veces asoma en su rostro nunca llega a sus ojos, oscuros y con marcadas ojeras. Se llama Yolanda Varona y tiene prohibido, de por vida, entrar a Estados Unidos, el país donde trabajó 16 años y donde viven sus dos hijos y tres nietos.


      https://www.revistadelauniversidad.mx/articles/d2c0ac01-e2e8-464f-9d4e-266920f634fc/familias-rotas-familias-vaciadas

    • Taking Migrant Children From Parents Is Illegal, U.N. Tells U.S.

      The Trump administration’s practice of separating children from migrant families entering the United States violates their rights and international law, the United Nations human rights office said on Tuesday, urging an immediate halt to the practice.

      The administration angrily rejected what it called an ignorant attack by the United Nations human rights office and accused the global organization of hypocrisy.

      The human rights office said it appeared that, as The New York Times revealed in April, United States authorities had separated several hundred children, including toddlers, from their parents or others claiming to be their family members, under a policy of criminally prosecuting undocumented people crossing the border.

      That practice “amounts to arbitrary and unlawful interference in family life, and is a serious violation of the rights of the child,” Ravina Shamdasani, a spokeswoman for the Office of the United Nations High Commissioner for Human Rights, based in Geneva, told reporters.

      Last month, the Trump administration announced a “zero tolerance” policy for illegal border crossings, saying that it would significantly increase criminal prosecutions of migrants. Officials acknowledged that putting more adults in jail would mean separating more children from their families.

      “The U.S. should immediately halt this practice of separating families and stop criminalizing what should at most be an administrative offense — that of irregular entry or stay in the U.S.,” Ms. Shamdasani said.

      You have 4 free articles remaining.
      Subscribe to The Times

      The United States ambassador to the United Nations, Nikki R. Haley, clearly showed American irritation with the accusation in a statement released a few hours later.

      “Once again, the United Nations shows its hypocrisy by calling out the United States while it ignores the reprehensible human rights records of several members of its own Human Rights Council,” Ms. Haley said. “While the High Commissioner’s office ignorantly attacks the United States with words, the United States leads the world with its actions, like providing more humanitarian assistance to global conflicts than any other nation.”

      Without addressing the specifics of the accusation, Ms. Haley said: “Neither the United Nations nor anyone else will dictate how the United States upholds its borders.”
      EDITORS’ PICKS
      The Last Days of Time Inc.
      Overlooked No More: She Followed a Trail to Wyoming. Then She Blazed One.
      In Britain, Austerity Is Changing Everything

      The administration has characterized its policy as being about illegal immigration, though many of the detained migrants — including those in families that are split apart — enter at official border crossings and request asylum, which is not an illegal entry. It has also said that some adults falsely claim to be the parents of accompanying children, a genuine problem, and that it has to sort out their claims.

      On Twitter, President Trump has appeared to agree that breaking up families was wrong, but blamed Democrats for the approach, saying that their “bad legislation” had caused it. In fact, no law requires separating children from families, and the practice was put in place by his administration just months ago.

      The Times found in April that over six months, about 700 children had been taken from people claiming to be their parents.

      The American Civil Liberties Union says that since then, the pace of separations has accelerated sharply. Lee Gelernt, deputy director of the group’s immigrant rights project, said that in the past five weeks, close to 1,000 children may have been taken from their families.

      Last year, as Homeland Security secretary, John F. Kelly raised the idea of separating children from their families when they entered the country as a way to deter movement across the Mexican border.

      Homeland Security officials have since denied that they separate families as part of a policy of deterrence, but have also faced sharp criticism from President Trump for failing to do more to curb the numbers of migrants crossing the border.

      For the United Nations, it was a matter of great concern that in the United States “migration control appears to have been prioritized over the effective care and protection of migrant children,” Ms. Shamdasani said.

      The United States is the only country in the world that has not ratified the Convention on the Rights of the Child, she noted, but the practice of separating and detaining children breached its obligations under other international human rights conventions it has joined.

      “Children should never be detained for reasons related to their own or their parents’ migration status. Detention is never in the best interests of the child and always constitutes a child rights violation,” she said, calling on the authorities to adopt noncustodial alternatives.

      The A.C.L.U. has filed a class-action lawsuit in federal court in San Diego, calling for a halt to the practice and for reunification of families.

      https://www.nytimes.com/2018/06/05/world/americas/us-un-migrant-children-families.html

    • U.S. policy of separating refugees from children is illegal, horrific

      Somewhere in #Texas, a 3-year-old is crying into her pillow. She left all her toys behind when she fled Guatemala. And on this day the U.S. government took her mother away.

      When we read about the U.S. administration’s new policy of trying to stop people from crossing its borders by taking away their children, we too had trouble sleeping.


      https://www.thestar.com/opinion/contributors/2018/06/05/us-policy-of-separating-refugees-from-children-is-illegal-horrific.html

    • What’s Really Happening When Asylum-Seeking Families Are Separated ?

      An expert on helping parents navigate the asylum process describes what she’s seeing on the ground.

      Everyone involved in U.S. immigration along the border has a unique perspective on the new “zero tolerance” policies—most notably, the increasing number of migrant parents who are separated from their children. Some workers are charged with taking the children away from their parents and sending them into the care of Health and Human Services. Some are contracted to find housing for the children and get them food. Some volunteers try to help the kids navigate the system. Some, like Anne Chandler, assist the parents. As executive director of the Houston office of the nonprofit Tahirih Justice Center, which focuses on helping immigrant women and children, she has been traveling to the border and to detention centers, listening to the parents’ stories. We asked her to talk with us about what she has been hearing in recent weeks.

      This interview has been edited for clarity and length.

      Texas Monthly: First, can you give us an overview of your organization?

      Anne Chandler: We run the Children’s Border Project, and we work with hundreds of kids that have been released from ORR [Office of Refugee Resettlement] care. We are not a legal service provider that does work when they’re in the shelters. To date, most of our work with that issue of family separation has been working with the parents in the days when they are being separated: when they’re in the federal courthouse being convicted; partnering with the federal public defenders; and then in the adult detention center, as they have no idea how to communicate or speak to their children or get them back before being deported.

      TM: Can you take me through what you’ve been seeing?

      AC: The short of it is, we will take sample sizes of numbers and individuals we’re seeing that are being prosecuted for criminal entry. The majority of those are free to return to the home country. Vast majority. We can’t quite know exactly because our sample size is between one hundred and two hundred individuals. But 90 percent of those who are being convicted are having their children separated from them. The 10 percent that aren’t are some mothers who are going with their children to the detention centers in Karnes and Dilley. But, for the most part, the ones that I’ve been working with are the ones that are actually being prosecuted for criminal entry, which is a pretty new thing for our country—to take first-time asylum seekers who are here seeking safe refuge, to turn around and charge them with a criminal offense. Those parents are finding themselves in adult detention centers and in a process known as expedited removal, where many are being deported. And their children, on the other hand, are put in a completely different legal structure. They are categorized as unaccompanied children and thus are being put in place in a federal agency not with the Department of Homeland Security but with Health and Human Services. And Health and Human Services has this complicated structure in place where they’re not viewed as a long-term foster care system—that’s for very limited numbers—but their general mandate is to safeguard these children in temporary shelters and then find family members with whom they can be placed. So they start with parents, and then they go to grandparents, and then they go to other immediate family members, and then they go to acquaintances, people who’ve known the children, and they’re in that system, but they can’t be released to their parents because their parents are behind bars. And we may see more parents that get out of jail because they pass a “credible fear” interview, which is the screening done by the asylum office to see who should be deported quickly, within days or weeks of arrival, and who should stay here and have an opportunity to present their asylum case before an immigration judge of the Department of Justice. So we have a lot of individuals who are in that credible fear process right now, but in Houston, once you have a credible fear interview (which will sometimes take two to three weeks to even set up), those results aren’t coming out for four to six weeks. Meanwhile, these parents are just kind of languishing in these detention centers because of the zero-tolerance policy. There’s no individual adjudication of whether the parents should be put on some form of alternative detention program so that they can be in a position to be reunited with their kid.

      TM: So, just so I make sure I understand: the parents come in and say, “We’re persecuted” or give some reason for asylum. They come in. And then their child or children are taken away and they’re in lockup for at least six weeks away from the kids and often don’t know where the kids are. Is that what’s happening under zero tolerance?

      AC: So the idea of zero tolerance under the stated policy is that we don’t care why you’re afraid. We don’t care if it’s religion, political, gangs, anything. For all asylum seekers, you are going to be put in jail, in a detention center, and you’re going to have your children taken away from you. That’s the policy. They’re not 100 percent able to implement that because of a lot of reasons, including just having enough judges on the border. And bed space. There’s a big logistical problem because this is a new policy. So the way they get to that policy of taking the kids away and keeping the adults in detention centers and the kids in a different federal facility is based on the legal rationale that we’re going to convict you, and since we’re going to convict you, you’re going to be in the custody of the U.S. Marshals, and when that happens, we’re taking your kid away. So they’re not able to convict everybody of illegal entry right now just because there aren’t enough judges on the border right now to hear the number of cases that come over, and then they say if you have religious persecution or political persecution or persecution on something that our asylum definition recognizes, you can fight that case behind bars at an immigration detention center. And those cases take two, three, four, five, six months. And what happens to your child isn’t really our concern. That is, you have made the choice to bring your child over illegally. And this is what’s going to happen.

      TM: Even if they crossed at a legal entry point?

      AC: Very few people come to the bridge. Border Patrol is saying the bridge is closed. When I was last out in McAllen, people were stacked on the bridge, sleeping there for three, four, ten nights. They’ve now cleared those individuals from sleeping on the bridge, but there are hundreds of accounts of asylum seekers, when they go to the bridge, who are told, “I’m sorry, we’re full today. We can’t process your case.” So the families go illegally on a raft—I don’t want to say illegally; they cross without a visa on a raft. Many of them then look for Border Patrol to turn themselves in, because they know they’re going to ask for asylum. And under this government theory—you know, in the past, we’ve had international treaties, right? Statutes which codified the right of asylum seekers to ask for asylum. Right? Article 31 of the Refugee Convention clearly says that it is improper for any state to use criminal laws that could deter asylum seekers as long as that asylum seeker is asking for asylum within a reasonable amount of time. But our administration is kind of ignoring this longstanding international and national jurisprudence of basic beliefs to make this distinction that, if you come to a bridge, we’re not going to prosecute you, but if you come over the river and then find immigration or are caught by immigration, we’re prosecuting you.

      TM: So if you cross any other way besides the bridge, we’re prosecuting you. But . . . you can’t cross the bridge.

      AC: That’s right. I’ve talked to tons of people. There are organizations like Al Otro Lado that document border turn-backs. And there’s an effort to accompany asylum seekers so that Customs and Border Patrol can’t say, “We’re closed.” Everybody we’ve talked to who’s been prosecuted or separated has crossed the river without a visa.

      TM: You said you were down there recently?

      AC: Monday, June 4.

      TM: What was happening on the bridge at that point?

      AC: I talked to a lot of people who were there Saturdays and Sundays, a lot of church groups that are going, bringing those individuals umbrellas because they were in the sun. It’s morning shade, and then the sun—you know, it’s like 100 degrees on the cement. It’s really, really hot. So there were groups bringing diapers and water bottles and umbrellas and electric fans, and now everyone’s freaked out because they’re gone! What did they do with them? Did they process them all? Yet we know they’re saying you’re turned back. When I was in McAllen, the individuals that day who visited people on the bridge had been there four days. We’re talking infants; there were people breastfeeding on the bridge.

      TM: Are the infants taken as well?

      AC: Every border zone is different. We definitely saw a pattern in McAllen. We talked to 63 parents who had lost their children that day in the court. Of those, the children seemed to be all five and older. What we know from the shelters and working with people is that, yes, there are kids that are very young, that are breastfeeding babies and under three in the shelters, separated from their parents. But I’m just saying, in my experience, all those kids and all the parents’ stories were five and up.

      TM: Can you talk about how you’ve seen the process change over the past few months?

      AC: The zero-tolerance policy really started with Jeff Sessions’s announcement in May. One could argue that this was the original policy that we started seeing in the executive orders. One was called “border security and immigration enforcement.” And a lot of the principles underlying zero tolerance are found here. The idea is that we’re going to prosecute people.

      TM: And the policy of separating kids from parents went into effect when?

      AC: They would articulate it in various ways with different officials, but as immigration attorneys, starting in October, were like, “Oh my goodness. They are telling us these are all criminal lawbreakers and they’re going to have their children taken away.” We didn’t know what it would mean. And so we saw about six hundred children who were taken away from October to May, then we saw an explosion of the numbers in May. It ramped up. The Office of Refugee Resettlement taking in all these kids says that they are our children, that they are unaccompanied. It’s a fabrication. They’re not unaccompanied children. They are children that came with their parents, and the idea that we’re creating this crisis—it’s a manufactured crisis where we’re going to let children suffer to somehow allow this draconian approach with families seeking shelter and safe refuge.

      TM: So what is the process for separation?

      AC: There is no one process. Judging from the mothers and fathers I’ve spoken to and those my staff has spoken to, there are several different processes. Sometimes they will tell the parent, “We’re taking your child away.” And when the parent asks, “When will we get them back?” they say, “We can’t tell you that.” Sometimes the officers will say, “because you’re going to be prosecuted” or “because you’re not welcome in this country” or “because we’re separating them,” without giving them a clear justification. In other cases, we see no communication that the parent knows that their child is to be taken away. Instead, the officers say, “I’m going to take your child to get bathed.” That’s one we see again and again. “Your child needs to come with me for a bath.” The child goes off, and in a half an hour, twenty minutes, the parent inquires, “Where is my five-year-old?” “Where’s my seven-year-old?” “This is a long bath.” And they say, “You won’t be seeing your child again.” Sometimes mothers—I was talking to one mother, and she said, “Don’t take my child away,” and the child started screaming and vomiting and crying hysterically, and she asked the officers, “Can I at least have five minutes to console her?” They said no. In another case, the father said, “Can I comfort my child? Can I hold him for a few minutes?” The officer said, “You must let them go, and if you don’t let them go, I will write you up for an altercation, which will mean that you are the one that had the additional charges charged against you.” So, threats. So the father just let the child go. So it’s a lot of variations. But sometimes deceit and sometimes direct, just “I’m taking your child away.” Parents are not getting any information on what their rights are to communicate to get their child before they are deported, what reunification may look like. We spoke to nine parents on this Monday, which was the 11th, and these were adults in detention centers outside of Houston. They had been separated from their child between May 23 and May 25, and as of June 11, not one of them had been able to talk to their child or knew a phone number that functioned from the detention center director. None of them had direct information from immigration on where their child was located. The one number they were given by some government official from the Department of Homeland Security was a 1-800 number. But from the phones inside the detention center, they can’t make those calls. We know there are more parents who are being deported without their child, without any process or information on how to get their child back.

      TM: And so it’s entirely possible that children will be left in the country without any relatives?

      AC: Could be, yeah.

      TM: And if the child is, say, five years old . . .?

      AC: The child is going through deportation proceedings, so the likelihood that that child is going to be deported is pretty high.

      TM: How do they know where to deport the child to, or who the parents are?

      AC: How does that child navigate their deportation case without their parent around?

      TM: Because a five-year-old doesn’t necessarily know his parents’ information.

      AC: In the shelters, they can’t even find the parents because the kids are just crying inconsolably. They often don’t know the full legal name of their parents or their date of birth. They’re not in a position to share a trauma story like what caused the migration. These kids and parents had no idea. None of the parents I talked to were expecting to be separated as they faced the process of asking for asylum.

      TM: I would think that there would be something in place where, when the child is taken, they’d be given a wristband or something with their information on it?

      AC: I think the Department of Homeland Security gives the kids an alien number. They also give the parents an alien number and probably have that information. The issue is that the Department of Homeland Security is not the one caring for the children. Jurisdiction of that child has moved over to Health and Human Services, and the Health and Human Services staff has to figure out, where is this parent? And that’s not easy. Sometimes the parents are deported. Kids are in New York and Miami, and we’ve got parents being sent to Tacoma, Washington, and California. Talk about a mess. And nobody has a right to an attorney here. These kids don’t get a paid advocate or an ad litem or a friend of the court. They don’t get a paid attorney to represent them. Some find that, because there are programs. But it’s not a right. It’s not universal.

      TM: What agency is in charge of physically separating the children and the adults?

      AC: The Department of Homeland Security. We saw the separation take place while they were in the care and custody of Customs and Border Protection. That’s where it was happening, at a center called the Ursula, which the immigrants called La Perrera, because it looked like a dog pound, a dog cage. It’s a chain-link fence area, long running areas that remind Central Americans of the way people treat dogs.

      TM: So the Department of Homeland Security does the separation and then they immediately pass the kids to HHS?

      AC: I don’t have a bird’s-eye view of this, besides interviewing parents. Parents don’t know. All they know is that the kid hasn’t come back to their little room in CBP. Right? We know from talking to advocates and attorneys who have access to the shelters that they think that these kids leave in buses to shelters run by the Health and Human Services Office of Refugee Resettlement Department of Unaccompanied Children Services—which, on any given day there’s like three thousand kids in the Harlingen-Brownsville area. We know there are eight, soon to be nine, facilities in Houston. And they’re going to open up this place in Tornillo, along the border by El Paso. And they’re opening up places in Miami. They’re past capacity. This is a cyclical time, where rates of migration increase. So now you’re creating two populations. One is your traditional unaccompanied kids who are just coming because their life is at risk right now in El Salvador and Honduras and parts of Guatemala, and they come with incredible trauma, complex stories, and need a lot of resources, and so they navigate this immigration system. And now we have this new population, which is totally different: the young kids who don’t hold their stories and aren’t here to self-navigate the system and are crying out for their parents. There are attorneys that get money to go in and give rights presentations to let the teenagers know what they can ask for in court, what’s happening with their cases, and now the attorneys are having a hard time doing that because right next to them, in the other room, they’ve got kids crying and wailing, asking for their mom and dad. The attorneys can’t give these kids information. They’re just trying to learn grounding exercises.

      TM: Do you know if siblings are allowed to stay together?

      AC: We don’t know. I dealt with one father who knew that siblings were not at the same location from talking to his family member. He believes they’re separated. But I have no idea. Can’t answer that question.

      TM: Is there another nonprofit similar to yours that handles kids more than adults?

      AC: Yes: in Houston it’s Catholic Charities. We know in Houston they are going to open up shelters specific for the tender-age kids, which is defined as kids under twelve. And that’s going to be by Minute Maid Stadium. And that facility is also going to have some traditional demographic of pregnant teenagers. But it’s going to be a young kid—and young kids are, almost by definition, separated. Kids usually do not migrate on their own at that age.

      TM: That’s usually teens?

      AC: Teens. Population is thirteen to seventeen, with many more fifteen-, sixteen-, and seventeen-year-olds than thirteen- and fourteen-year-olds. They’re riding on top of trains. You know, the journey is very dangerous. Usually that’s the age where the gangs start taking the girls and saying “you’re going to be my sex slave”–type of stuff. I’ve heard that it’s going to be run by a nonprofit. ORR does not hold the shelters directly. They contract with nonprofits whose job it is to provide essential food, mental health care, caseworkers to try to figure out who they’re going to be released to, and all those functions to nonprofits, and I think the nonprofit in charge of this one is Southwest Key.

      TM: So how long do the kids stay in the facility?

      AC: It used to be, on average, thirty days. But that’s going up now. There are many reasons for that: one, these facilities and ORR are not used to working with this demographic of young children. Two, DHS is sharing information with ORR on the background of those families that are taking these children, and we’ve seen raids where they’re going to where the children are and looking for individuals in those households who are undocumented. So there is reticence and fear of getting these children if there’s someone in the household who is not a citizen.

      TM: So if I’m understanding correctly, a relative can say, “Well, I can pick that kid up; that’s my niece.” She comes and picks up the child. And then DHS will follow them home? Is that what you’re saying?

      AC: No. The kid would go to the aunt’s house, but let’s just imagine that she is here on a visa, a student visa, but the aunt falls out of visa status and is undocumented and her information, her address, is at the top of DHS’s files. So we’ve seen this happen a lot: a month or two weeks after kids have been released, DHS goes to those foster homes and arrests people and puts people in jail and deports them.

      TM: And then I guess they start all over again trying to find a home for those kids?

      AC: Right.

      TM: What is explained to the kids about the proceedings, and who explains it to them?

      AC: The Health and Human Services Office of Refugee Resettlement goes through an organization called the Vera Institute of Justice that then contracts with nonprofit organizations who hire attorneys and other specialized bilingual staff to go into these shelters and give what they call legal orientation programs for children, and they do group orientation. Sometimes they speak to the kids individually and try to explain to them, “This is the process here; and you’re going to have to go see an immigration judge; and these are your rights before a judge; you won’t have an attorney for your case, but you can hire one. If you’re afraid to go back to your country, you have to tell the judge.” That type of stuff.

      TM: And if the child is five, and alone, doesn’t have older siblings or cousins—

      AC: Or three or four. They’re young in our Houston detention centers. And that’s where these attorneys are frustrated—they can’t be attorneys. How do they talk and try to console and communicate with a five-year-old who is just focused on “I want my mom or dad,” right?

      TM: Are the kids whose parents are applying for asylum processed differently from kids whose parents are not applying for asylum?

      AC: I don’t know. These are questions we ask DHS, but we don’t know the answers.

      TM: Why don’t you get an answer?

      AC: I don’t know. To me, if you’re going to justify this in some way under the law, the idea that these parents don’t have the ability to obtain very simple answers—what are my rights and when can I be reunited with my kid before I’m deported without them?—is horrible. And has to go far below anything we, as a civil society of law, should find acceptable. The fact that I, as an attorney specializing in this area, cannot go to a detention center and tell a mother or father what the legal procedure is for them to get their child or to reunite with their child, even if they want to go home?

      And my answer is, “I don’t think you can.” In my experience, they’re not releasing these children to the parents as they’re deported. To put a structure like that in place and the chaos in the system for “deterrence” and then carry out so much pain on the backs of some already incredibly traumatized mothers and fathers who have already experienced sometimes just horrific violence is unacceptable.

      https://www.texasmonthly.com/news/whats-really-happening-asylum-seeking-families-separated

      Mise en exergue d’un passage :

      The child goes off, and in a half an hour, twenty minutes, the parent inquires, “Where is my five-year-old?” “Where’s my seven-year-old?” “This is a long bath.” And they say, “You won’t be seeing your child again.”

    • Why the US is separating migrant children from their parents

      US Attorney General Jeff Sessions has defended the separation of migrant children from their parents at the border with Mexico, a measure that has faced increasing criticism.

      The “zero-tolerance” policy he announced last month sees adults who try to cross the border, many planning to seek asylum, being placed in custody and facing criminal prosecution for illegal entry.

      As a result, hundreds of minors are now being housed in detention centres, and kept away from their parents.
      What is happening?

      Over a recent six-week period, nearly 2,000 children were separated from their parents after illegally crossing the border, figures released on Friday said.

      Mr Sessions said those entering the US irregularly would be criminally prosecuted, a change to a long-standing policy of charging most of those crossing for the first time with a misdemeanour offence.

      As the adults are being charged with a crime, the children that come with them are being separated and deemed unaccompanied minors.

      Advocates of separations point out that hundreds of children are taken from parents who commit crimes in the US on a daily basis.

      As such, they are placed in custody of the Department of Health and Human Services and sent to a relative, foster home or a shelter - officials at those places are said to be already running out of space to house them.

      In recent days, a former Walmart in Texas has been converted into a detention centre for immigrant children.

      Officials have also announced plans to erect tent cities to hold hundreds more children in the Texas desert where temperatures regularly reach 40C (105F).

      Local lawmaker Jose Rodriguez described the plan as “totally inhumane” and “outrageous”, adding: “It should be condemned by anyone who has a moral sense of responsibility.”

      US Customs and Border Protection (CBP) officials estimate that around 1,500 people are arrested each day for illegally crossing the border.

      In the first two weeks of the “zero-tolerance” new approach, 658 minors - including many babies and toddlers - were separated from the adults that came with them, according to the CBP.

      The practice, however, was apparently happening way before that, with reports saying more than 700 families had been affected between October and April.

      Not only the families crossing irregularly are being targeted, activists who work at the border say, but also those presenting themselves at a port of entry.

      “This is really extreme, it’s nothing like we have seen before,” said Michelle Brané, director of Migrant Rights and Justice at the Women’s Refugee Commission, a New York-based non-governmental organisation that is helping some of these people.

      In many of the cases, the families have already been reunited, after the parent was released from detention. However, there are reports of people being kept apart for weeks and even months.

      Family separations had been reported in previous administrations but campaigners say the numbers then were very small.
      Whose fault is it?

      Mr Trump has blamed Democrats for the policy, saying “we have to break up the families” because of a law that “Democrats gave us”.

      It is unclear what law he is referring to, but no law has been passed by the US Congress that mandates that migrant families be separated.

      Fact-checkers say that the only thing that has changed is the Justice Department’s decision to criminally prosecute parents for a first-time border crossing offence. Because their children are not charged with a crime, they are not permitted to be jailed together.

      Under a 1997 court decision known as the Flores settlement, children who come to the US alone are required to be released to their parents, an adult relative, or other caretaker.

      If those options are all exhausted, then the government must find the “least restrictive” setting for the child “without unnecessary delay”.

      The case initially applied to unaccompanied child arrivals, but a 2016 court decision expanded it to include children brought with their parents.

      According to the New York Times, the government has three options under the Flores settlement - release whole families together, pass a law to allow for families to be detained together, or break up families.

      It is worth noting that Mr Trump’s chief of staff John Kelly - who previously served as the head of Homeland Security - said in 2017 that the White House was considering separating families as a means of deterring parents from trying to cross the border.
      What do the figures show?

      The number of families trying to enter the US overland without documentation is on the rise. For the fourth consecutive month in May, there was an increase in the number of people caught crossing the border irregularly - in comparison with the same month of 2017, the rise was of 160%.

      “The trends are clear: this must end,” Mr Sessions said last month.

      It is not clear, though, if the tougher measures will stop the migrants. Most are fleeing violence and poverty in Central American countries like El Salvador, Guatemala and Honduras and staying, for many, could mean a death sentence.

      Human rights groups, campaigners and Democrats have sharply criticised the separations, warning of the long-term trauma on the children. Meanwhile the UN Human Rights Office called on the US to “immediately halt” them.

      But Mr Sessions has defended the measure, saying the separations were “not our goal” but it was not always possible to keep parents and children together.
      What is the policy in other countries?

      No other country has a policy of separating families who intend to seek asylum, activists say.

      In the European Union, which faced its worst migrant crisis in decades three years ago, most asylum seekers are held in reception centres while their requests are processed - under the bloc’s Dublin Regulation, people must be registered in their first country of arrival.

      Measures may vary in different member states but families are mostly kept together.

      Even in Australia, which has some of the world’s most restrictive policies, including the detention of asylum seekers who arrive by boat in controversial offshore centres, there is no policy to separate parents from their children upon arrival.

      Meanwhile, Canada has a deal with the US that allows it to deny asylum requests from those going north. It has tried to stem the number of migrants crossing outside border posts after a surge of Haitians and Nigerians coming from its neighbour. However, there were no reports of families being forcibly separated.

      “What the US is doing now, there is no equivalent,” said Michael Flynn, executive director of the Geneva-based Global Detention Project, a non-profit group focused on the rights of detained immigrants. “There’s nothing like this anywhere”.

      Republicans in the House of Representatives have unveiled legislation to keep families together but it is unlikely to win the support of its own party or the White House.

      https://www.bbc.com/news/world-us-canada-44503514?platform=hootsuite

    • Les récits de la détresse d’enfants de migrants créent l’émoi aux Etats-Unis

      Plus de 2000 enfants ont été séparés de leurs parents depuis l’entrée en vigueur en avril de la politique de « tolérance zéro » en matière d’immigration illégale aux Etats-Unis. Ces jours, plusieurs témoignages ont ému dans le pays.

      http://www.rts.ch/info/monde/9658887-les-recits-de-la-detresse-d-enfants-de-migrants-creent-l-emoi-aux-etats-

    • Etats-Unis : quand la sécurité des frontières rime avec torture d’enfants mineurs

      Au Texas, dans un centre de détention, un enregistrement audio d’enfants migrants âgés entre 4 à 10 ans pleurant et appelant leurs parents alors qu’ils viennent d’être séparés d’eux, vient de faire surface.

      Cet enregistrement a fuité de l’intérieur, remis à l’avocate Jennifer Harbury qui l’a transféré au média d’investigation américain ProPublica. L’enregistrement a été placé sur les images filmées dans ce centre. Il soulève l’indignation des américains et du monde entier. Elles sont une torture pour nous, spectateurs impuissants de la barbarie d’un homme, Donald Trump et de son administration.

      Le rythme des séparations s’est beaucoup accéléré depuis début mai, lorsque le ministre de la Justice Jeff Sessions a annoncé que tous les migrants passant illégalement la frontière seraient arrêtés, qu’ils soient accompagnés de mineurs ou pas. Du 5 mai au 9 juin 2018 quelque 2’342 enfants ont été séparés de leurs parents placés en détention, accusés d’avoir traversé illégalement la frontière. C’est le résultat d’une politique sécuritaire dite de “tolérance zéro” qui criminalise ces entrées même lorsqu’elles sont justifiées par le dépôt d’une demande d’asile aux Etats-Unis. Un protocol empêche la détention d’enfants avec leurs parents. Ils sont alors placés dans des centres fermés qui ressemblent tout autant à des prisons adaptées.

      https://blogs.letemps.ch/jasmine-caye/2018/06/19/etats-unis-quand-la-securite-des-frontieres-rime-avec-torture-denfants

    • Aux États-Unis, le traumatisme durable des enfants migrants

      Trump a beau avoir mis fin à la séparation forcée des familles à la frontière, plus de 2 000 enfants migrants seraient encore éparpillés dans le pays. Le processus de regroupement des familles s’annonce long et douloureux.


      https://www.courrierinternational.com/article/aux-etats-unis-le-traumatisme-durable-des-enfants-migrants
      #caricature #dessin_de_presse

  • Les #parents-rois s’installent à l’#école | Le Devoir
    http://www.ledevoir.com/societe/education/131550/les-parents-rois-s-installent-a-l-ecole

    Un nouvel empereur essaie de diriger le quotidien des #enseignants. Après l’enfant-roi qui fait la pluie et le beau temps dans la classe, c’est désormais le tour du parent-roi de semer ses exigences et de dicter la conduite du prof, bafouant au passage le cadre scolaire et la gestion de classe. Dérangés par ces parents interventionnistes, des enseignants s’inquiètent du règne du « Moi, mon enfant »...

  • Société de gestion des réseaux informatiques des commissions scolaires (GRICS) - Mozaïk-Portail pour les parents
    http://www.planete-education.com/recit/Societe-de-gestion-des-reseaux-informatiques-des-commissions-scol

    Mozaïk-Portail pour les parents offre toute l’information nécessaire aux parents pour faire le suivi du cheminement et de la réussite scolaire de leurs enfants ainsi que des outils de communication avec le personnel de l’établissement scolaire. Tous les enfants d’une même famille sont regroupés, peu importe qu’ils fréquentent le primaire ou le secondaire ! De plus, il permet aux parents de se connecter à partir de la tablette tactile, du téléphone mobile ou d’un ordinateur. Simple, intuitive et conviviale, cette solution permet d’entretenir le lien entre les parents et l’école.

    #portail #parents #enfants #outils #primaire #secondaire #écoles #Québec

  • Filiation – le nom de famille de l’enfant et son intérêt supérieur
    http://www.nmcg.fr/fr/news/798/filiation-le-nom-de-famille-de-l-enfant-et-son-interet-superieur

    FILIATION - Le nom de famille de l’enfant et son interet superieur

    I/ Rappel des règles applicables en matière d’établissement de la filiation

    1 – La filiation entre les parents et un enfant s’établit de façon différente selon qu’il est issu d’une union matrimoniale ou d’une relation libre.

    Lorsqu’un enfant est né d’une relation hors mariage, les parents doivent procéder à la reconnaissance de leur progéniture, qui peut s’effectuer avant ou après sa naissance.

    Il s’agit d’un acte volontaire, contrairement aux couples mariés où la filiation est automatiquement établie à l’égard des deux parents par le jeu de présomptions.

    La reconnaissance se définit comme un acte juridique solennel unilatéral par lequel une personne déclare sa paternité ou maternité à l’égard de l’enfant.

    2 - Le caractère volontaire de cette reconnaissance amène parfois certains parents, pour des raisons notamment de séparation du couple, à ne pas reconnaître l’enfant. Ce dernier a donc la filiation établi à l’égard d’un seul de ses parents (sa mère), pouvant engendrer, outre des effets psychologiques néfastes pour l’enfant, une absence de droits juridiques pour l’autre parent.

    C’est la raison pour laquelle, le parent à l’égard duquel la filiation est établie, peut engager une action devant les tribunaux au nom de l’enfant mineur, afin que l’établissement de la filiation de l’autre parent soit judiciairement ordonné, tel est le cas de l’arrêt du 11 mai 2016 rendu par la première chambre civile de la cour de cassation.

    II/ Faits et procédure

    1 - L’enfant A, née le 13 mai 2011 est reconnue par sa mère, Madame X dès sa naissance. Elle assigne le prétendu père en établissement du lien de filiation à l’égard de l’enfant.

    Dans le cadre de cette procédure, une expertise biologique a été réalisée, concluant à la paternité de l’intéressé. Outre l’établissement de la filiation et l’organisation des modalités d’exercice de l’autorité parentale en découlant, le juge a ordonné que le nom du père s’accolerait au nom de famille de l’enfant, (soit au nom de la mère), tel que l’article 331 du Code civil le lui permet.

    2 - La Cour d’appel infirme le jugement rendu en première instance aux motifs que l’intérêt de l’enfant s’apprécie au regard du contexte familial et que l’enfant pourrait subir le désintérêt de son père, contraire à son intérêt et justifiant ainsi le refus d’accoler le nom du père à celui de la mère.

    La mère forme un pourvoi en cassation de l’arrêt rendu au moyen que « l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale dans toutes les décisions le concernant, notamment quand il s’agit pour une juridiction de lui attribuer un nom dans le cadre d’une action judiciaire relative à la filiation ».

    Elle explique également que le nom permet à son enfant de préserver son identité et les relations familiales qu’il a nouées avec son grand-père paternel. Ainsi, selon la mère, le nom de famille du père fait partie intégrante de son identité.

    Selon quelles considérations le juge ordonne ou non d’accoler le nom du second parent venant d’établir sa filiation au nom de famille de l’enfan ?

    III/ La réaffirmation par la cour de cassation de la prise en compte de l’intérêt de l’enfant pour statuer sur son nom

    1 - La cour de cassation, dans son arrêt du 11 mai 2016 rejette le pourvoi au motif « qu’accoler au nom de la mère celui d’un père qui n’entendait pas s’impliquer dans la vie de l’enfant et s’intéresser à lui risquait de confronter en permanence ce dernier au rejet dont il était l’objet de la part du père ».

    Pour fonder sa décision, la haute Cour se fonde d’une part sur le contexte familial existant. En effet, l’enfant a noué des liens forts et solides avec sa famille paternelle pouvant justifier, sans un souci d’identité et de symbolique, que le nom de famille de son père soit accolé à celui de sa mère. Cette considération familiale serait en parfaite conformité avec l’intérêt de l’enfant.

    D’autre part, les juges prennent à l’inverse en considération le défaut d’intérêt du père, marqué à la fois par la présente procédure judiciaire et son opposition à ce que l’enfant porte son nom de famille. Ainsi, rattacher l’enfant au nom de son père dont il fait l’objet d’un rejet serait à son intérêt supérieur.

    Mettant en balance les intérêts en jeu, la cour de cassation a pris sa décision en définissant un équilibre respectant le plus possible l’intérêt de l’enfant au regard des considérations d’espèce.

    2 - La cour en profite également pour rappeler que « le nom n’avait pas d’incidence sur le lien de filiation, qui était judiciairement établi et (…) plus contesté ».

    Par Albane Jannone et Nicolas Graftieaux

    #nom #patriarcat #paternité #maternité #famille #parents #filiation

    • Outre l’établissement de la filiation et l’organisation des modalités d’exercice de l’autorité parentale en découlant, le juge a ordonné que le nom du père s’accolerait au nom de famille de l’enfant, (soit au nom de la mère), tel que l’article 331 du Code civil le lui permet.

      Voila comment la justice impose le nom d’un éjaculateur lâche et démissionnaire infoutu de mettre uen capote, au prétexte que c’est un couillophore son nom est un symbole qu’il faut transmettre. J’ai jamais vu qu’on obligeait les enfants à porter le nom de leur mère alors que les enfants affublés du seul nom de leur paternel sont majoritaire.

      #fraternité #domination_masculine

  • Qu’est ce que le Front de Mères, ce collectif qui veut devenir un syndicat des parents d’élèves dans les quartiers populaires ? | Bondy Blog
    http://www.bondyblog.fr/201712051138/quest-ce-que-le-front-de-meres-ce-collectif-qui-veut-devenir-un-syndicat-d

    LESBÂTISSEURS Le Front de Mères souffle sa première bougie. Cette association rassemble parents, professionnels de l’éducation et militants. Objectif : devenir un représentant légitime des parents d’élèves dans les quartiers populaires.

    #bagnolet #quartiers_populaires #éducation #parents #école

  • Parents en soutien des enseignants contre les discriminations à l’école | Le Club de Mediapart

    Des enseignants sont attaqués parce qu’ils dénoncent les mécanismes discriminatoires qui opèrent au sein de l’école. Nous souhaitons leur dire que nous partageons la même analyse, que nous les soutenons, et qu’ensemble, parents et enseignants, nous ferons de l’école un espace plus égalitaire, réellement bienveillant à l’égard de tous les enfants.

    #école #racisme #éducation #discriminations #quartiers_populaires #parents

  • #Garde_alternée, la loi de la discorde

    En Suisse, après une séparation, le juge n’accorde la garde alternée que si les parents communiquent suffisamment bien ensemble. En France, ce jeudi 30 novembre, les députés se penchent sur une proposition de loi des centristes : la #double_domiciliation des enfants devient le principe de base en cas de séparation. Un texte qui sème la discorde.


    https://www.lacite.info/politiquetxt/garde-alterne-loi-discorde
    #France #Suisse #parentalité #divorce #séparation #parents #enfants

  • Allo maman bobo : « Mon fils n’a que des copines »
    http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2017/10/18/allo-maman-bobo-mon-fils-n-a-que-des-copines_5202401_4497916.html

    Louis, 7 ans, est peut-être un don Juan en herbe. A moins qu’il ne soit aussi délicat que mature. C’est ce que pense fièrement sa mère lorsqu’elle le voit, à la sortie des classes ou au square, entouré d’une horde de fillettes. Son père, lui, ne le voit pas du même œil et ne peut s’empêcher de craindre pour sa virilité et son orientation sexuelle futures, même s’il s’en défend.
    Composition de sa fratrie

    A un âge où il s’ouvre à l’altérité, Louis apprécie la compagnie des filles, voilà tout. C’est l’unique certitude que l’on puisse formuler. Si cela tourmente ses parents, à eux de s’assurer que le goût du petit garçon pour les amitiés exclusivement féminines ne masque pas une difficulté. Son penchant peut très bien être conditionné par la composition de sa fratrie (des grands frères qui le bousculent ?) ou lié aux interactions avec son entourage (un père très autoritaire ? des personnalités féminines fortes ?).

    Petit cours d’hétérosexisme dans le monde. Au lieu de dire a ce père misogyne et homophobe qu’il devrait se faire vasectomisé pour le bien de l’humanité. Le monde aide les famille qui ont la tare d’avoir "des personnalités féminines fortes" à surmonté leurs tourments.
    #homophobie #virilisme #misogynie #sexisme #éducation #parents

    La première phrase sur le Don Juan de 7 ans est bien lourde de culture du viol. Un garçon de 7 ans qui fréquente des filles de son age c’est pour Don Juaner, c’est à dire se comporter comme une prédateur sexuel. Don Juan collectionnait les femmes comme des trophées de chasse. Et bien sur si il apprécie sincèrement les filles et qu’il ne fait pas que les utilisé pour de la domination sexuelle alors c’est très suspect et les parents ont besoin qu’un·e psychologue leur dise quoi faire pour que leur fils déteste les filles comme le font les autres garçons. Le Don Juanisme est présenté comme une chose positive et rassurante par cette mère fictive.

    La seconde phrase contiens aussi son pesant de stéréotypes "A moins qu’il ne soit aussi délicat que mature."
    Car si on est une fille ou qu’on est un garçon qui apprécie la compagnie de filles c’est qu’on est délicat·e et mature. Ca sous entend que les garçons sont rustres et immatures. Ca sous entend aussi qu’un garçon qui apprécie les filles deviens un peu une fille et donc homosexuel (validant le cliché des gay dévririlisés/féminisés). Cette idée est souligné par les craintes du père "pour sa virilité et son orientation sexuelle futures".

    Je cherche l’article Allo maman bobo : « Ma fille n’a que des copins » et comment traduire "Don Juan en herbe" au féminin...

    Pour une fois il y a un commentaire qui me semble judicieux sous l’article :
    Oiseau Moqueur propose "une thérapie pour les parents peut être ..."

    #transphobie #genre #sens_commun #don_Juan

  • « Le jour où notre fille est devenue un garçon » - Le Temps
    https://www.letemps.ch/societe/2017/06/30/jour-fille-devenue-un-garcon

    Nous avons eu une fille pendant trente ans. Désormais, cette fille est partie. Nous devons faire notre deuil et admettre que nous avons un garçon, Mialy, avec lequel nous construisons un lien, répond le père de famille. Rien ne sert de s’accrocher au passé. Ça me fait un peu bizarre quand il se promène en caleçon et exhibe ses cuisses qui ont pris du volume. Ou alors quand il est torse nu. Mais c’est la vie, je dois m’habituer. La seule chose que je demande à Mialy, qui exerce une activité artistique, c’est de ne pas se rendre en Russie ou dans certains pays d’Afrique où les gays et transsexuels sont souvent en danger. J’ai peur pour lui.

  • Des maisons de repos sans soins ? Solidaire - Michelle Heijens - 3 Février 2017
    http://solidaire.org/articles/des-maisons-de-repos-sans-soins

    Aujourd’hui, travailler dans une maison de repos n’a rien d’une partie de plaisir. Le personnel soignant tire la sonnette d’alarme : neuf soignants sur dix estiment que les personnes âgées ne reçoivent plus les soins dont elles ont besoin à cause de la pression croissante sur le personnel. Comment en est-on arrivé là ?


    Nous voulons tous que nos vieux jours et ceux de nos parents ou grands-parents soient agréables. Or cela devient de moins en moins évident. C’est ce qui ressort d’une enquête de la CSC. Le syndicat a interrogé plus d’un millier de membres du personnel soignant dans le secteur des maisons de repos. Les résultats sont consternants. 87 % des soignants estiment que les résidents des maisons de repos ne reçoivent pas les soins nécessaires. La mission principale de ce secteur – dispenser des soins – ne peut plus être assurée. Il est donc logique que les tâches moins indispensables, mais pourtant également très importantes, ne puissent être effectuées. Quatre soignant(e) sur cinq disent ne pas avoir le temps d’écouter les préoccupations des personnes âgées. Le manque de personnel mène même à des erreurs et à des accidents. Près de quatre sur dix signalent qu’au cours de la dernière année, le manque de personnel a entraîné des incidents comme l’octroi d’une mauvaise médication ou une chute d’une personne âgée.

    Choisir entre du personnel supplémentaire ou des langes
    Voilà pour ce qui est des chiffres. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement pour les résidents et pour le personnel ? Un membre du personnel soignant d’une maison de repos témoigne : « Le matin, nous sommes deux pour faire la toilette de 24 personnes. C’est un travail intensif. Tout doit être fait entre sept heures et neuf heures et demie. À neuf heures et demie, les résidents doivent être attablés pour le petit déjeuner. Le soir, on commence à les mettre au lit à six heures. Ils doivent être couchés à huit heures parce qu’après il n’y a plus assez de personnel. Pour moi, le plus grave, c’est que nous ne pouvons plus rien faire d’autre avec les gens. On n’a même plus le temps pour papoter un peu avec eux. Dernièrement, on nous a dit qu’on pourrait peut-être avoir une personne soignante en plus si on ne devait pas dépenser autant en langes. Je trouve ça vraiment grave : on ne peut avoir une personne en plus que si on laisse les personnes âgées dans des langes sales ! On économise déjà maintenant sur la nourriture des résidents. Et il faudrait en plus économiser sur les langes ? Et ça, alors que les résidents paient 1 700 euros par mois. »

    Pas le temps d’un peu parler avec les personnes âgées
    Tant les chiffres que les témoignages de l’enquête montrent les conséquences atterrantes du manque de personnel dans les soins aux personnes âgées. Comment en est-on arrivé à ce manque de personnel ? Une première cause est le sous-financement des soins pour les personnes de grande dépendance. Ces dernières années, le nombre de ces personnes a augmenté jusqu’à 14 000. À cause du manque de lits, le gouvernement incite les personnes âgées à rester le plus longtemps possible chez elles. Ce n’est que quand ce n’est vraiment plus possible autrement que l’on entre dans une maison de repos. Ce qui fait que trois personnes âgées sur quatre en maison de repos ont aujourd’hui besoin de soins intensifs. Mais les maisons de repos et de soins ne reçoivent pas l’argent nécessaire à ces soins intensifs. Le personnel en place doit donc faire plus avec moins. Avec, comme conséquence, que le personnel n’a plus la possibilité de converser avec les résidents. Pour nombre d’entre eux, aller au lit à six heures du soir est une réalité.

    Deuxième cause : les normes basses en matière de personnel. Une récente étude de Steunpunt Welzijn, Volksgezondheid en Gezin (bien-être, santé publique et famille) nous apprend que les homes pour personnes âgées ont plus de personnel en service que ce qui est prescrit par la loi. La norme légale est si basse que le secteur public emploie quatre soignants en plus par dix travailleurs que ce qui est légalement exigé. Ce personnel supplémentaire n’est pas financé par les pouvoirs publics. L’argent provient principalement des résidents qui année après année doivent payer de plus en plus cher. En décembre dernier, on constatait que le prix du séjour dans une maison de repos avait augmenté pour atteindre le prix moyen de 1 640 euros, sans compter les frais médicaux ou les frais de lessive.

    Diminuer la pression sur le personnel et les résidents
    Tant pour les résidents que pour le personnel, il est très important de réduire la pression de travail dans les maisons de repos et de soins. Pour les personnes âgées, c’est leur « chez eux ». Elle y passent en général chaque heure de la journée. Elles y mangent, y dorment, y vivent, et la personne soignante est parfois la seule personne à qui elles parlent dans une journée. Une norme d’encadrement plus haute et plus de financement pour le personnel constituent donc une nécessité. Mais il faut aussi un juste financement des lits pour personnes de grande dépendance, actuellement sous-financés. Le ministre flamand du Bien-Être Jo Vandeurzen (CD&V) a déclaré que le gouvernement flamand investira cette année 26 millions d’euros dans du personnel supplémentaire. Or selon l’étude de Welzijn, Volksgezondheid en Gezin, le coût total de personnel dans les maisons de repos et de soins pour personnes âgées s’élève à 2,4 milliards d’euros. Les 26 millions d’euros de subsides supplémentaires pour le personnel promis par le ministre Vandeurzen représentent donc 1,1 %. Des cacahuètes.

    Par ailleurs, il faut aussi penser de manière novatrice pour s’attaquer au problème de la forte pression de travail dans les maisons de repos. En 2014, les autorités de la Ville de Göteborg, en Suède, ont décidé de mener une expérience. Pendant deux ans, le personnel soignant de la maison de repos et de soins Svartedalen ne travaillerait plus que six heures par jour. Ce changement a eu un effet important sur le personnel soignant. La diminution de la pression et du stress a été très bénéfique. Le rapport est très clair à ce sujet. Trois quarts des soignants de Svartedalen se sentent bien, calmes et en forme. Les sentiments positifs se sont rapidement traduits par une évolution positive dans l’absentéisme pour maladie. Alors qu’à Svartedalen, le nombre total de jours d’absence pour maladie par membre du personnel était de quinze jours par an, dans d’autres maisons de repos il est 31 jours ! Par ailleurs, à Svartedalen, il y a trois fois moins de malades de longue durée que dans les autres maisons de repos. Chez nous, le personnel et nos vieux parents méritent aussi ces résultats positifs. 

    #maisons_de_repos #Personnel_soignant #EPHAD #Hospice #Retraite #Vieux #Fin_de_vie #France #Belgique #Civilisation #Civilisation #Infirmiére #personnes_âgées #Suède #Göteborg #Soins #parents #grands-parents #normes

  • Protection de l’#enfance : « Le numéro de dossier l’emporte sur le jeune » - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2016/06/13/protection-de-l-enfance-le-numero-de-dossier-l-emporte-sur-le-jeune_14589

    J’attends des professionnels qu’ils soient plus attentifs à la parole de l’#enfant. Aujourd’hui, elle n’est pas prise au sérieux, ou partiellement. J’attends aussi des professionnels qu’ils arrêtent le #placement judiciaire et se posent la question de la responsabilité parentale. On pose seulement la question des enfants en danger, pas celle des parents. Il faut les accompagner à être #parents, qu’il y ait une obligation de soin car la majorité a des problèmes psychiatriques.

    Quand j’étais en #famille d’accueil, on m’a fait rentrer chez des parents complètement dépravés [pour le week-end, ndlr]. C’était sordide. C’étaient deux jeunes gens tournés vers l’alcool et la pornographie, qui avaient des troubles psychiatriques. J’aurais voulu rentrer chez mes parents s’ils avaient été soignés.