• Au XIXe siècle, les odeurs corporelles sont fortement liées à la morale et à l’hygiène. Elles jouent un rôle important dans l’éducation des jeunes filles #genre #filles #odeurs #parfum

    https://sms.hypotheses.org/25137

    Au XIXème siècle, les odeurs sont entourées de beaucoup de mystères… Invisibles et immatérielles, longtemps comparées à des ondes ou à des molécules, elles restent fortement liées à des considérations morales, et sont souvent associées à la vertu ou au contraire, à la séduction et à la sexualité.

    Dans la deuxième moitié du XIXème siècle, en particulier sous le Second Empire, la société française réaffirme fortement les valeurs familiales. En conséquence, l’éducation religieuse des jeunes filles connaît un nouvel essor : elle « s’attache moins à instruire qu’à former de bonnes ménagères et de pieuses mères de famille » qui doivent apparaître soignées. S’appuyant sur les nombreux manuels d’éducation qui apparaissent alors, ainsi que sur des textes d’auteur·e·s de l’époque, la chercheuse Érika Wicky montre à quel point la maîtrise des odeurs, incarnée par l’hygiène et la parfumerie, est associée à des enjeux sociaux majeurs.

    L’autrice étudie également la valeur métaphorique associée à l’olfaction. Celle-ci devient le moyen de rendre sensible aux jeunes filles des notions abstraites telles que la vertu, la pudeur ou l’innocence. Le discours médical prenant de plus en plus de place dans la société française de l’époque, cet article montre les contradictions entre les préconisations d’hygiène des médecins et des institutions religieuses. Selon l’autrice, « l’olfaction se trouve ainsi placée non seulement à l’articulation du matériel et du spirituel, du corps et de l’âme, mais aussi au carrefour de conceptions du corps divergentes » (...)

  • Les sacrifiés de la sucrerie de Toury, Florence Aubenas
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/06/03/les-sacrifies-de-la-sucrerie-de-toury_6041561_3224.html


    MALIK NEJMI / VU POUR « LE MONDE »

    Les 128 salariés de cette usine d’Eure-et-Loir ont beaucoup travaillé pendant le confinement, notamment en produisant de l’alcool pour les gels hydroalcooliques. Mais cela n’empêchera pas la fermeture du site et leur licenciement le 30 juin.

    Ça commence comme Le Déserteur , l’hymne antimilitariste de Boris Vian : « Monsieur le président, je vous fais une lettre… » Kévin Rabouin, 31 ans, ne le connaissait pas quand il a écrit à Emmanuel Macron, en rentrant de l’usine, une nuit d’avril, à l’heure des séries sur Netflix. D’ailleurs, M. Rabouin ne s’insurge pas contre « l’effort de guerre » : il la jouerait plutôt à l’inverse, une cantate – sans rime ni musique – pour ceux qui ont œuvré jusqu’au bout, en plein coronavirus. « Monsieur le président, (…) Dans cette conjoncture exceptionnelle de pandémie, mes collègues et moi travaillons. Nous travaillons car, comme mentionné sur l’attestation de notre employeur, nous sommes “indispensables”. Nous fabriquons du sucre pour donner à manger aux Français et de l’alcool pour les produits d’entretien et le gel hydroalcoolique. Nous travaillons le jour, la nuit, dimanche et fériés, nous participons à cet “effort de guerre” en prenant des risques pour notre santé. »

    La phrase suivante tombe comme un couperet, mais sans une plainte : « Nous sommes dévoués malgré notre licenciement le 30 juin. » A cette date, et tandis qu’Emmanuel Macron multiplie les déclarations sur la nécessité de reconstruire « l’indépendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique française », le glas sonnera pour la sucrerie de Toury, en Eure-et-Loir. Et Kévin, Flèche, Mathieu, Benjamin, Julien, Nénesse et les 128 salariés rejoindront cette nouvelle catégorie de Français, tout juste nés de la crise sanitaire : les travailleurs à la fois « indispensables » et « virés ».

    « Combien de temps il nous reste avant la fermeture ? » , lance Flèche. Ils sont une poignée d’ouvriers à boire des bières chez Kévin Rabouin, petit rite de déconfinement dans l’ombre verte des grands arbres. Aucun n’a le courage de répondre. On entend juste M. Rabouin lui-même batailler avec les saucisses et le barbecue. Marché mondial, restructuration, fusion. L’histoire est banale, eux-mêmes le disent, ils ont vu fermer tant d’usines, y compris des sucreries. Mais pour être sincères, ils ne pensaient pas que ça leur arriverait, à eux. L’autre jour, dans un bureau de l’usine, Mathieu, 30 ans, est tombé par hasard « sur le numéro de téléphone d’un gros ponte » . Une question lui brûlait les lèvres, il aurait voulu appeler : « Pourquoi nous ? On est des bons, pourtant. »

    Sucrerie petite mais performante

    Mathieu revoit l’émotion de sa mère le jour où il a été embauché : « Ça y est, tu as réussi ta vie. » A Toury, 2 900 habitants, il fallait voir le respect quand un employé de la sucrerie venait demander un emprunt à l’agence du Crédit mutuel. « Pour toi, pas la peine de prendre l’assurance perte d’emploi » , glissait le conseiller. L’usine fumait depuis cent quarante-cinq ans. Elle fumerait encore après eux. Une institution. Tous les jeunes voulaient y entrer, même ceux qui jouaient les caïds.

    Autour, la terre de Beauce dévore l’horizon jusqu’au ciel, un paradis agricole, avec des éoliennes plus hautes que les cathédrales, et l’A 19, surnommée « l’autoroute à betteraves », qui défile devant les cinq sucreries au sud de Paris. Trois d’entre elles appartiennent à Cristal Union, numéro 2 français, dont celle de Toury, acquise en 2011. A l’époque, la stratégie du groupe est de devenir le plus gros possible : les quotas européens pour la betterave doivent être supprimés en 2017 et ouvrir la concurrence sur le marché international. Evidemment, Toury n’est pas le Brésil, maître du monde sucrier avec ses plantations de canne. Mais Cristal Union, jusque-là basée dans l’est de la France, compte faire baisser ses prix de revient en multipliant les sites et en allongeant la durée d’exploitation.

    Au moment de son rachat, la sucrerie de Toury est « en bon état et avec des bénéfices » , se souvient Marcel Jolu, alors directeur général. Ici, on broie 10 000 tonnes de betteraves par jour, une petite structure même à l’échelle nationale, où certaines en font deux fois plus. Mais ses performances la classent parmi les meilleures du pays. En plus de la fabrication du sucre, Toury distille du bioéthanol et de l’alcool, recherché par les laboratoires pharmaceutiques et les parfumeurs de la « Cosmetic Valley », de Chartres à Orléans.

    Tous les salariés se souviennent du premier geste de Cristal Union : faire disparaître le buste d’Arthur Lambert, le fondateur. Le symbole ne trompe pas : la sucrerie vient de basculer d’un fonctionnement resté familial à celui d’un groupe agro-industriel, à la tête d’une dizaine d’usines. Voitures de fonction, va-et-vient de cadres parachutés. Un nouveau management est mis en place. « C’était notre usine et ils voulaient nous apprendre à faire du sucre » , dit Kévin Rabouin. Lui, c’est un garçon du coin, cool, pas le genre à s’exciter et qui vote du bout des doigts, surtout pour faire plaisir à ses parents.

    Les cours plongent

    En général, appartenir à un groupe permet des économies de fonctionnement. Ici, ça semble marcher à l’inverse. Les travaux et l’entretien ne sont plus réalisés en interne, mais facturés par des entreprises extérieures. Tout achat doit désormais transiter par la centrale de Cristal Union. Avec stupeur, Kamal, magasinier, voit les prix des fournitures bondir. Le manche à balai passe de 3 à 32 euros, le raccord d’eau de 4,60 à 65 euros. « Quand on disait : “C’est trop cher”, on nous répondait : “Qu’est-ce que ça peut te faire ? C’est toi qui paies ? On va vous booster, vous serez une usine pilote.” » Une déviation routière à 600 000 euros est financée par le département et la commune quand Cristal Union décide de remodeler son site.

    Mais lors de la suppression des quotas européens, rien ne se passe comme prévu : le cours du sucre s’effondre face à une surproduction mondiale. En France, la sécheresse puis de nouvelles règles sur les insecticides ont, en plus, plombé la récolte. Le 19 avril 2019, à Toury, les salariés sont appelés à se rassembler sur le parking. Il est 9 heures, un peu plus peut-être. L’annonce tombe dans la stupeur générale : fermeture définitive dans un an. L’usine est cataloguée « vieillissante » , notamment après une panne qui l’a handicapée quinze jours en 2018.

    Représentant CGT, Frédéric Rebyffé prévient le syndicat. Personne ne réagit vraiment au siège, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Aucun permanent national ne se déplace non plus lors de la manifestation à travers la ville, pas même « la Commerciale », comme on surnomme celle qui descend chaque année collecter les cotisations, une cinquantaine en tout. « On n’est peut être pas assez nombreux pour eux » , rigole Stéphane, un syndiqué. A l’automne, une délégation de parlementaires et d’élus locaux monte plaider la cause de l’usine auprès du ministre de l’agriculture et de l’alimentation, Didier Guillaume. « Ce qui intéresse Cristal Union ? Le fric, le fric, le fric » , martèle Philippe Vigier, député (UDI) d’Eure-et-Loir. En sortant de la réunion, Jean-Louis Baudron, président de la communauté de communes Cœur de Beauce, demande au ministre : « Vous croyez que ça va changer quelque chose ? » . Et l’autre : « Non. »

    A contre-courant de l’histoire

    La décision serait-elle la même, aujourd’hui, à Toury ? « Beaucoup ne le pensent pas, l’usine aurait toute sa place maintenant » , dit Laurent Leclercq, maire de la ville, lui aussi salarié de Cristal Union sur un autre site. La fermeture semble même aller à contre-courant de l’histoire. La crise sanitaire a fait exploser le chômage, révélé les fragilités et les dépendances françaises dans des secteurs essentiels. Partout, la demande d’alcool pharmaceutique bat des records, elle progresse en bioéthanol : une station-service est d’ailleurs en train de se monter à Toury. Ici comme ailleurs, on s’est enflammé pour le « made in France » et les circuits courts. Un fabricant local de pâtes fait un malheur, les asperges se sont arrachées chez les producteurs. Dans la cour de sa ferme, Eric Delorme, 50 ans, a installé un drive pour vendre ses pommes de terre. Ses champs sont à 6 km de la sucrerie, où la famille livre ses betteraves depuis trois générations. Mais au moment du rachat par Cristal Union, Eric Delorme a dû débourser 100 000 euros pour rester fournisseur : le groupe fonctionne en effet sur un modèle coopératif, auquel les planteurs doivent adhérer moyennant un droit d’entrée et une prise de participation. En échange, des garanties leur avaient été données pour la période redoutée d’après la suppression des quotas. Le groupe s’engageait à acheter les récoltes à un prix-pivot fixé d’avance : 27 euros la tonne sur trois ans, à partir de 2017.

    « Au début, on ne savait pas trop, mais on avait confiance : un agriculteur de la Marne est à la tête du groupe » , dit M. Delorme. Avec l’effondrement du cours mondial, la tonne sera, en réalité, payée 22 euros en 2018 et 2019. « Je suis beauceron : j’avais donné ma parole, eux la leur. Ils nous ont menés en bateau. On aime la betterave, la passion nous sauve. Sinon, toute la culture serait déjà partie à l’étranger. » En France, premier producteur européen, quatre sucreries viennent de fermer sur un total de 26. Trois groupes internationaux se les partagent, à l’exception de deux indépendants. Aujourd’hui, ce sont eux qui rémunèrent le mieux les agriculteurs, jusqu’à 25 % de plus.

    En apprenant la fermeture, les ouvriers ont d’abord pensé bloquer Toury. Kévin Rabouin se souvient des discussions dans les bâtiments, dans une ambiance électrique, au milieu des dirigeants qui répétaient : « Votre boîte est pourrie, la retaper coûterait trop cher. » La grève ? Les équipes n’arrivent pas à s’y résoudre. Elles veulent « vivre à fond » la dernière « campagne » , des mois de travail intense, jour et nuit, hors du temps, où les betteraves fraîches sont écrasées, à mesure du ramassage. Regarder encore une fois la fumée de l’usine remplacer les nuages. Respirer son odeur avec délice, si redoutée pourtant des visiteurs. « On s’est dit : “Notre sucrerie, elle est belle. C’est eux qui ne savent pas la faire tourner. On va leur montrer de quoi on est capable.” » , raconte Kévin Rabouin. Aux chefs qui donnent un ordre, Albin, 30 ans, s’entend soudain répondre : « Retourne dans ton bureau. L’usine, elle est à nous. » Bientôt, les ouvriers travaillent en roue libre, maîtres à bord. « On est redevenu ce qu’on était avant, on a retrouvé notre fierté. »

    « Travailleurs indispensables »

    L’année précédente, il avait fallu treize jours pour sortir le premier kilo de sucre. Cette fois, trente-six heures ont suffi. Record battu, objectifs dépassés. « On a demandé le palmarès du rendement, boîte par boîte : ils ont refusé de nous le donner » , assure Stéphane, syndiqué CGT. A la fin, tous les téléphones se sont levés dans la cour pour filmer les cheminées qui s’éteignaient une à une. Les yeux se brouillent, les mains tremblent. « Cette histoire, ça va encore finir en “gilets jaunes” » , lâche quelqu’un.

    Le « monde d’après », Frédéric Rebyffé, le représentant CGT, en a surtout entendu parler à la télé. Il n’est pas sûr d’y croire, « un discours d’homme politique » , selon lui. L’élection présidentielle de 2002 lui revient à l’esprit, le FN au second tour et les banderoles qui proclamaient « Plus jamais ça ». Avec le recul, il trouve que « rien n’a bougé, sauf en pire. Pas un gouvernant ne changera nos vies : chacun doit le faire soi-même ».

    Les dernières semaines, seule la distillerie travaillait encore pendant le confinement, tout entière tournée vers la fabrication du gel hydroalcoolique. « On est fier d’avoir décroché l’agrément “travailleurs indispensables” » , poursuit Kévin Rabouin. Un matin, sur la table du petit déjeuner, sa compagne a trouvé la lettre adressée à Emmanuel Macron. Il a fallu qu’elle arrive au bout pour réaliser que c’est Kévin qui la signait, lui qui n’écrit jamais. Le président, lui, n’a pas répondu.

    #travail #ouvriers

  • Sociologie du vote au Brésil.
    mathieu gallard https://twitter.com/mathieugallard/status/1049162148461654016

    Résultats quasiment définitifs (99,98% des bureaux de vote dépouillés) du premier tour de l’élection présidentielle au #Brésil :

    ➡️ #Bolsonaro (extrême-droite) 46%
    ➡️ #Haddad (gauche) 29,3%
    ➡️ #Gomes (centre-gauche) 12,5%
    ➡️ #Alckmin (centre-droite) 4,8%


    Qui a voté pour #Bolsonaro ? D’après les derniers sondages réalisés avant le premier tour, avant tout les classes moyennes et supérieures aisées et diplômés, même s’il est au coude-à-coude avec #Haddad parmi les catégories populaires.


    etc, etc...

  • La Brique Lille sur les ondes - le numéro 50 : Les chiens ne font pas des chats
    On a pris le magnétophone, l’escalier (400 marches) , et on a frappé à la porte, au milieu du chant des sirènes lilloises.
    – Présentation du N° 50 : Ré création Permanente et de son dossier : L’enfance et l’éducation, l’offensive.
    
- Le collège sécuritaire de Lille Moulin : Bienvenue à Alcatraz ! Chacun(e) à sa place.

    – Le beau bar de génération identitaire : La Citadelle à Lille.
    
- Métro de Lille, drôle d’odeur à Saint Maurice Pellevoisin.

    – Plus il y a de riches au M2, plus il y a d’arbres : L’Argent des Mulliez planqué chez les 3 Suisses. Notre bourgeoisie locale.


    Les Soeurs Chamots (Ta geule)
    https://www.youtube.com/watch?v=6TVYc-nylf8

    Leur Soundcloud : https://soundcloud.com/les-chamots

    Loïc Lantoine : Quand les Cigares
    https://www.youtube.com/watch?v=GFzmO5_KMoQ


    Rappel : Les Willot, quatre frères dans le vent (Images d’archive INA)
    https://www.youtube.com/watch?v=IN5k6zx_4ik

    A propos du rachat des usines Boussac par la société Ferinel (Bernard Arnault)
    https://www.youtube.com/watch?v=2hgBYD10MZs

    #La_Brique #Lille #Enfance #Education #Ecole #Lille_Moulin #Collège #identitaire #fn #Métro #kéolis #Parfum #Mulliez #Croix #3_Suisses #Immobilier #Audio #Radio #Radios_Libres #Radio_Campus_Lille #violence_sociale

  • Beautiful maps of what our cities actually smell like - The Washington Post
    http://www.washingtonpost.com/blogs/wonkblog/wp/2015/06/07/maps-what-your-city-smells-like

    Even so, a group of brave people is sniffing their way around several global cities in order to create a series of “city smell maps.” The researchers, who come from institutions including Cambridge University and the Web company Yahoo, have so far created maps for London and Barcelona.

    The results are interesting, and kind of pretty. For example, here’s a “smelly map” of London, with “emissions” smells, which the researchers describe as smells of car exhaust, gasoline and dust, marked in red and nature smells, which include flower, grass and soil, marked in green. Unsurprisingly, the auto emissions smells follow the city’s major roadways, while the nature smells are concentrated in parks and green spaces.

    Londres

    Barcelone

    Le nuancier des #senteurs #parfums #odeurs

    #cartographie #sens

    • « C’est en sélectionnant uniquement des fleurs qui vivent plus de dix jours dans un vase que les roses ont perdu leur parfum », précise Jean-Claude Caissard

      (...) Le parfum a toujours été un caractère extrêmement fragile et difficile à préserver d’une fleur à l’autre. « Sur une descendance de roses, 90 % ne garderont pas le parfum de leurs parents. C’est ce qu’on appelle un caractère génétique quantitatif », précise Jean-Claude Caissard. Dans 10 % des cas, la rose garde une odeur mais qui n’est pas forcément celle prévue : « Le parfum que va avoir une rose est toujours une surprise ! Certaines sentent l’ananas par exemple », ajoute le chercheur.

      (...) « Le problème des roses parfumées est qu’elles ont des pétales plus fragiles. Elles supportent donc mal les voyages en avion », explique Blandine Veith. Dans une logique de marchandisation massive, le commerce des roses est devenu international. L’Amérique du Sud et l’Afrique de l’Est concentrent l’essentiel des grandes fermes mondiales. Un seul critère sur place : la #rentabilité. « Au Kenya, on produit des roses en toute saison, inodores et à des coûts salariaux très inférieurs à ceux de l’Europe », ajoute la sociologue. En bout de course, ces roses inondent les fleuristes du Nord et « aboutissent à la commercialisation d’uniquement deux types de roses standardisés », explique Blandine Veith. L’évolution de la rose, première plante à avoir pu être brevetée, dépendrait donc surtout d’enjeux économiques…

      #parfum #roses #fleurs #sélection

  • Grâce à l’Étudiant, on sait désormais pourquoi il y a tant de chômeurs : c’est parce qu’ils ne savent pas choisir le bon parfum pour l’entretien d’embauche http://www.letudiant.fr/trendy/beaute/zen-etudes/examens-entretiens-d-embauche-quel-type-de-parfum-choisir.html

    « Pour Stéphana, 23 ans, en 5ème année d’école de management, il ne faut surtout pas "cocoter". Grande amoureuse des parfums, dont elle conserve toujours plusieurs échantillons dans sa trousse à maquillage, elle s’est efforcée lors de son dernier entretien de ne pas trahir sa personnalité : "Je portais un jean et une petite veste, j’avais le look de la vraie Parisienne que je suis, donc j’ai choisi sans hésiter Parisienne d’Yves Saint Laurent, qui n’est pas envahissant mais qui reste jeune et trendy sans déranger. Résultat : ça a marché, j’ai obtenu le stage que je convoitais !" »

    #parfum #emploi #entretien_d_embauche

  • "A designer is creating “smell maps” of cities"

    http://www.citymetric.com/horizons/designer-creating-smell-maps-cities-377

    When you think of the cities you’ve visited, you probably recall the skyline, the architecture or the quirky details of a city’s streets. You’re less likely, unless the place still had open sewers, to think of the smell.

    But, according to graphic designer Kate McLean, a city’s smells can be equally unique. Take Glasgow: when McLean, a graphic designer, set out to map the smells of Scotland’s largest city, in different areas, she found perfume, wet moss, carbolic soap, and the rather specific “hot Bovril at the footy”..

  • L’explication derrière l’odeur enivrante des livres | ICI.Radio-Canada.ca

    http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/2014/06/04/006-le-parfum-des-livres-decrypte-par-un-scientifique.shtml

    Un professeur de chimie en Grande-Bretagne a décidé de décrypter le mystère de l’odeur des livres sur son blogue. Il ne s’agit guère d’une découverte, mais plutôt de la vulgarisation sous forme graphique des résultats d’une étude menée il y a cinq ans par des universitaires londoniens.

    Dans son billet, le professeur explique que de multiples composants chimiques entrent dans la fabrication d’un livre. Impossible selon lui d’en identifier un seul qui serait responsable de cette odeur si caractéristique.

    Et le blog du monsieur en question :

    What Causes the Smell of New & Old Books ? | Compound Interest

    http://www.compoundchem.com/2014/06/01/newoldbooksmell

    Everyone’s familiar with the smell of old books, the weirdly intoxicating scent that haunts libraries and second-hand book stores. Similarly, who doesn’t enjoy riffling through the pages of a newly purchased book and breathing in the crisp aroma of new paper and freshly printed ink? As with all aromas, the origins can be traced back to a number of chemical constituents, so we can examine the processes and compounds that can contribute to both.

    #livre #livre_papier #fragrances #senteurs

  • Les senteurs de l’URSS | Russia Beyond the Headlines

    http://fr.rbth.com/art/2014/05/06/les_senteurs_de_lurss_28987.html

    C’était l’usine de production de parfums Nouvelle Étoile, fondée il y a plus d’un siècle, qui fabriquait les marques les plus célèbres de parfums soviétiques. Outre le fameux Moscou Rouge, l’entreprise produisait une large gamme de fragrance tout à fait accessible aux citoyens du pays. Ainsi, en 1927, la compagnie a présenté pour la dixième anniversaire de la révolution d’Octobre la fragrance Pavot rouge, qui captivait le peuple soviétique génération après génération grâce à sa senteur orientale et épicée.

    #ex-urss #soviétisme #parfums

  • Les parfums ont-ils un sexe ? - Le Courrier
    http://www.lecourrier.ch/111621/les_parfums_ont_ils_un_sexe

    Au-delà des codes créés par le marketing, notre expert met aussi en avant le facteur « habitude », qui lui est fortement lié. « L’esprit s’habitue à associer les odeurs aux personnes qui les portent. Certains parfums comme Coco Chanel, Opium, Shalimar sont identifiés comme féminins par habitude, parce qu’on les a sentis sur nos mères pendant des années, alors que les frontières olfactives sont parfois très floues. »

    Si les fragrances sont ainsi segmentées, Quentin Bisch est catégorique : les odeurs en soi n’ont pas de genre. « Les fleurs ne sont pas forcément féminines et les bois ne sont pas plus masculins. Nous répondons à des codes culturels, héritage de notre inconscient collectif. Toutefois les codes marketing évoluent et nous nous affranchissons peu à peu de certains clichés : les triptyques femme-grâce-fleur et homme-force-épices. Il existe déjà de très belles roses au masculin et de grands féminins boisés épicés ! »

    Malgré la mode des parfums unisexes, notamment l’énorme succès de CK one, la tendance reste à la distinction des genres. Alors qu’il était étudiant, Quentin Bisch travaillait dans une parfumerie. Pour contrer ce phénomène, il guidait indifféremment ses clients vers des parfums dits féminins ou masculins. « J’ai proposé des parfums féminins à des hommes qui les ont appréciés à l’aveugle mais ont refusé de les acheter une fois les produits dévoilés. Une femme qui avait trouvé le parfum de ses rêves, un parfum masculin, était revenue l’échanger en magasin, à contrecœur, après des remarques de son entourage. Les circuits de distribution classent les parfums généralement par genre avec un espace dédié pour chacun. Je rêverais d’une enseigne où les parfums seraient rangés par odeurs et non par genres, cela ouvrirait de nouvelles approches olfactives et des comportements inédits. »

    #genre #parfum #marketing