• Urbanisme, écologie et pandémie : le retour du balancier ?
    https://metropolitiques.eu/Urbanisme-ecologie-et-pandemie-le-retour-du-balancier.html

    Hélène Rivière d’Arc et Marie-Odile Terrenoire portent un regard critique et subjectif sur la transformation de #Paris. Ces deux habitantes de la capitale, l’une professionnelle de la politique de la ville, l’autre chercheuse émérite, pointent plus largement la prégnance de l’urbaphobie ou la « haine de Paris ». Avant que le « Stop and Go », cette alternance de #confinement et de déconfinement, change radicalement l’ambiance du centre de Paris, trois phénomènes entrelacés avaient déjà contribué à lui #Débats

    / #Covid-19, Paris, mobilité, #centre-ville, confinement

    #mobilité
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/riviere-terenoire.pdf

  • A Paris, Carrefour lance un magasin « Flash » où on paye ses courses en 10 secondes, sans les sortir du panier
    https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/a-paris-carrefour-experimente-un-magasin-connecte-ou-ne-scanne-pas-ses-pr


    Dans ce tout premier magasin Carrefour Flash, 60 caméras au plafond suivent les clients pour constituer leur panier en temps réel. © Radio France - Faustine Mauerhan

    Après la révolution des caisses automatiques, celle des caisses sans scanner ? Le groupe Carrefour, ouvre ce jeudi à Paris, un tout nouveau magasin, où le client se sert dans les rayons et paye sans scanner ses articles. Des caméras et des balances calculent en temps réel son panier.

    Dix secondes pour faire ses courses et dix secondes pour payer : c’est la promesse du nouveau concept de #Carrefour, nommé "Carrefour Flash 10/10" et présenté ce mercredi, au 11 avenue Parmentier dans le 11e arrondissement de #Paris. Dans ce petit magasin de 50 mètres carrés qui ouvre jeudi 24 novembre, on entre et on se sert en rayon comme n’importe où ailleurs. C’est au moment de payer que le client découvre cette révolution : pas besoin de sortir les articles de son sac. Ici, il suffit de se positionner sur un rond bleu, devant une tablette et celle-ci affiche directement notre liste de course. Adieu donc l’étape du scan en caisse. On valide son panier sur l’écran et on paye en sans-contact directement sur la tablette, ou juste à côté sur une caisse automatique.

    Des caméras, des balances et un algorithme

    Pour savoir quels produits le client a pris dans les rayons, 60 caméras observent depuis les murs et le plafond, via une technologie élaborée avec la start-up californienne AiFi. Un algorithme représente ensuite le client sous la forme de points et de traits, comme un petit bonhomme en bâton, qu’on peut suivre dans le magasin, jusqu’à la caisse. 

    Aussi, près de 2.000 capteurs de poids disposés sur les étagères complètent le système, pour définir exactement quels produits ont été pris ou reposés. "On estime que le système est exact à 96%", explique Miguel Angel González Gisbert, directeur technologie et data du groupe Carrefour.


    (ici, le traditionnel #.jpeg n’entraine pas l’affichage
    edit comme le signale @loutre, il faut d’abord ôter « .webp », et aussi n’indiquer que « .jpeg », sans le faire précéder de #)
    Sur les écrans de contrôle, les clients se transforment en avatars anonymes. © Radio France - Faustine Mauerhan

    Les employés sont aussi en charge des autres nouveaux services du magasin, comme le #drive_piéton. "On voulait faire un vrai magasin, et un vrai magasin c’est avec des employés", dit Elodie Perthuisot, directrice exécutive e-commerce, data et transformation digitale du groupe. Les horaires sont aussi les mêmes qu’un magasin de proximité classique. Le modèle du magasin sans caisse fait mouche dans la grande distribution depuis qu’Amazon a créé le sien, Amazon Go. Le géant américain a déjà ouvert une vingtaine de supermarchés aux Etats-Unis et le premier en Europe a vu le jour au Royaume-Uni en mars.

    Mais pour y accéder, il faut disposer de l’application dédiée et récupérer un QR Code qu’on scanne à l’entrée. Puis on sélectionne ses produits et on sort en repassant par un portique, sans payer. Le paiement se fait directement via l’application Amazon et le ticket de caisse est envoyé dans les cinq minutes suivantes. Ici "vous n’avez pas besoin d’être connecté, vous n’avez pas besoin d’appli, pas besoin de QR Code, n’importe qui peut venir acheter", se félicite encore Elodie Perthuisot, faisant du magasin de l’avenue Parmentier, le seul et unique à proposer cette expérience client dans le monde.

    En France, Auchan a lancé un magasin similaire en septembre à Croix, dans le Nord, avec la start-up chinoise Cloudpick, qui est ouvert 24h/24. Casino a aussi un supermarché "autonome" ouvert 24h/24 à Paris depuis 2018, mais le client doit scanner les produits avec son téléphone avant de payer en caisse automatique ou via son application. Monoprix, qui appartient au groupe Casino, a lancé en octobre 2020 un concept plus proche de celui de ses concurrents, avec des mini-magasins nommés "Black Box".

    Carrefour Flash 10/10 a déjà été testé pendant un an au siège du groupe, à Massy, en Essonne. Ce premier magasin ouvert au public constitue une nouvelle phase de test pour le groupe, qui n’a pas pour l’heure pas prévu de le développer ailleurs en France.

    #grande_distribution #société_de_contrôle

  • Paris : quand un hangar de logistique du « dernier kilomètre » se niche sous le périphérique - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/paris-75/paris-quand-un-hangar-de-logistique-du-dernier-kilometre-se-niche-sous-le

    Situé dans le XIXe arrondissement sur un terrain appartenant à la Ville, l’entrepôt P4 permet les livraisons de marchandises tout en laissant les camions à la porte de Paris.

    En cette fin de matinée, porte de Pantin (XIXe), les camions tentent à grands coups de klaxon de se frayer un chemin au cœur d’un trafic dense. À quelques mètres de là, trois #livreurs chargent leurs cargaisons et s’apprêtent à livrer des restaurants du nord de la capitale. Munis de vélos triporteurs, ils sortent du P4, un entrepôt situé sous le tablier du périphérique parisien. Géré par l’entreprise de #logistique urbaine Sogaris, lauréate de l’appel à projet « Logistique urbaine durable » lancé en 2017, l’entrepôt d’environ 1 000 mètres carrés, propriété de la mairie de Paris, est coexploité avec Ecolotrans.

    Yacine Kara, président d’Ecolotrans, société spécialisée en livraison écologique du dernier kilomètre assure la visite, un an après l’ouverture. Dans l’entrepôt, maintenu à une température de 2 à 4 degrés, des camions roulant au gaz naturel sont déchargés tôt le matin par son équipe d’une trentaine d’employés, qui approvisionne ensuite le nord de la capitale (XIXe, XXe, une partie du Xe) et quelques villes de Seine-Saint-Denis (Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas). On compte 600 à 800 mouvements de stock journalier dans le P4.

    Priorité aux modes de livraison doux

    « On ne fait que du transport doux, à vélo, à pied, ou utilisant l’électrique et le gaz naturel. On veut maîtriser les externalités négatives, comme le bruit ou la pollution », détaille le chef d’entreprise, qui dispose d’une flotte d’une dizaine de véhicules électriques et d’une vingtaine de vélos triporteurs sur le site pour livrer de manière « décarbonée ».

    Un impératif : éviter que les camions n’encombrent un peu plus les villes. « Nos cœurs de ville doivent aller vers la fin de la circulation des camions. Pour parvenir à cet objectif, il faut des outils comme celui-ci, se félicite François Dagnaud (PS), maire du XIXe arrondissement. Cet espace permet de préserver l’approvisionnement tout en respectant l’environnement. »

    Ces locaux, les professionnels du secteur ne veulent plus les cacher. Comme le bâtiment P4, récompensé en septembre dernier d’un prix décerné par des professionnels de l’immobilier en septembre dernier, une quarantaine d’entrepôts ont ouvert leurs portes dans toute la France à l’occasion de la semaine de la logistique.

    Les consommateurs ont changé leurs habitudes

    « Avec le Covid, 2020 a été une année charnière dans les modes de distribution. Aujourd’hui, on a une pratique de consommation qui banalise la livraison, analyse Jonathan Sebbane, directeur général de Sogaris, gestionnaire du P4 dans le cadre d’une délégation de service public sur 18 ans. C’est intéressant de pouvoir montrer l’envers du décor pour mieux faire connaître la profession. »

    En plus de l’enjeu écologique, le secteur doit répondre à une problématique économique. Si la logistique est le cinquième plus gros « employeur » privé de France avec environ deux millions de salariés, elle peine néanmoins à attirer et de nombreux postes restent non pourvus. « Il faut des formations qui répondent aux besoins du secteur, chez les demandeurs d’emploi et les personnes en phase de reconversion, note Geoffroy Cailloux, sous-directeur des services marchands auprès de la direction générale des entreprises du ministère de l’Économie. Il y a aussi des postes à forte valeur ajoutée, comme les métiers high-tech, qui peuvent attirer d’autres profils. »

    Pour accompagner le P4, deux autres sites de logistique urbaine portés par Sogaris vont voir le jour à #Paris en 2022 : un entrepôt qui longera le périphérique au niveau de la porte de Champerret, et un « immeuble inversé » rue du Grenier Saint-Lazare (IIIe), en lieu et place d’un ancien parking.

  • Les enjeux de l’alimentation en eau potable des villes

    Mathilde Resch et Émilie Lavie
    Les enjeux de l’alimentation en eau potable des villes
    Introduction
    Issues associated with drinking water supply in cities
    Introduction
    –-
    Sandrine Petit, Marie-Hélène Vergote et Emmanuel Dumont
    #Dijon, « ville sur la Saône ». Frontières urbaines, #réseaux_d’eau_potable et territoires de la #ressource en eau

    –-

    Sébastien Hardy et Jérémy Robert
    Entre grand système et #alternatives d’#approvisionnement en eau à #Lima et  #La_Paz
    –-

    Ismaël Maazaz
    Hydraulic bricolages : coexisting water supply and access regimes in #N’Djamena, #Chad
    –-

    Xavier May, Pauline Bacquaert, Jean-Michel Decroly, Léa de Guiran, Chloé Deligne, Pierre Lannoy et Valentina Marziali
    Formes, facteurs et importance de la #vulnérabilité_hydrique dans une métropole européenne. Le cas de #Bruxelles

    –-

    Angela Osorio
    La #gestion_communautaire de l’eau dans les #páramos de #Bogota (#Colombie). Le cas du réseau #Piedra_Parada y #Cerrito_blanco

    –-

    Audrey Vincent et Philippe Fleury
    Reconquérir la #qualité de l’eau potable par le développement de l’#agriculture_biologique et de systèmes alimentaires dédiés. Le cas de la #vallée_de_la_Vanne et de la ville de #Paris

    https://journals.openedition.org/echogeo/22090
    #revue #eau #eau_potable #villes #alimentation #urban_matter #géographie_urbaine #TRUST #master_TRUST

  • AUX SOURCES DE L’UTOPIE NUMÉRIQUE : DE LA CONTRE-CULTURE À LA CYBERCULTURE - Le blog d’un épicurieux
    https://blog-epicurieux.fr/aux-sources-de-lutopie-numerique-de-la-contre-culture-a-la-cyberculture/#more-73

    Au début des années 1990, de nombreux experts ont vu dans la création du Web l’acte de naissance d’une communauté virtuelle. Les ordinateurs en réseau rendaient possible le dépassement des frontières physiques et ouvraient une ère de communion électronique. Cette utopie à portée de main trouve son origine dans la contre-culture nord-américaine. Fred Turner remontera le fil reliant le Whole Earth Catalog, journal emblématique des communautés hippies, à Wired, magazine fanion des technologies numériques.

    #Fred_Turner #Conférence #Paris_2014

  • Le silence des médias face aux manifestations de masses anti restrictions sanitaires partout dans le monde (TFTP)
    https://www.crashdebug.fr/le-silence-des-medias-face-aux-manifestations-de-masses-anti-restrictions

    Des manifestations anti Covid partout dans le monde, et pas un mot dans les médias mainstream, d’ailleurs la France n’est pas en reste, puisque ce samedi 20 novembre avait lieu conjointement une manifestation des Gilets jaunes et contre le passe sanitaire.

    Manif à Paris pour fêter les trois ans des Gilets Jaunes et contre le Pass Sanitaire !✊

    Regardez ce monde !💪 pic.twitter.com/hK3ntQ9pDI — ❗️𝙴𝚗𝙼𝚘𝚍𝚎𝙼𝚊𝚌𝚊𝚛𝚘𝚗™️❗️ (@EnModeMacaron) November 20, 2021

    #Paris Marée jaune pour les 3 ans du mouvement à Paris #GiletsJaune #Manifs20novembre #GiletsJaunesSaison2 pic.twitter.com/SvAncX43iY — Charli☀️🦎 (@CharliB97783485) November 20, 2021

    Par Matt Agorist

    Comme le TFTP l’a rapporté cette semaine, malgré le fait que de nombreux pays à travers la planète atteignent des taux de vaccination aussi élevés que 100%, (...)

    #En_vedette #Actualités_internationales #Actualités_Internationales

  • Une série en cinq épisodes, signée Jacques Denis.

    Chez Roger Boîte Funk, la soirée des soirées #hip_hop

    PAM revient sur les débuts du hip-hop en France. En guise d’intro, bienvenue Chez Roger Boîte Funk, la soirée emblématique des nuits hip-hop à Paris.

    https://pan-african-music.com/chez-roger-boite-funk

    #rap #graff #danse #musique #paris

    Avec #Sidney, quand le H.I.P. H.O.P. réveillait la France

    PAM revient sur les débuts du hip-hop en France. En 1984, l’émission H.I.P. H.O.P. débarquait comme un OVNI à la télé française et ouvrait grand les fenêtres sur la culture hip-hop. Animée par Sidney, on ne compte plus les vocations qu’elle a suscitées.

    https://pan-african-music.com/avec-sidney-quand-le-hip-hop-reveillait-la-france

    #Dee_Nasty, le son des origines

    Le #DJ et animateur de l’émission culte Deenastyle fait lui aussi partie des pionniers du hip-hop français. À soixante ans passés, il continue d’ouvrir les oreilles et de pratiquer le noble art du scratch.

    https://pan-african-music.com/dee-nasty-le-son-des-origines

    • alors si on suit vincent piolet, roger boite funk c’est presque le milieu, du début, du hip hop. Visiblement, le vrai pionnier, c’est phil barney.

      Qui connaît l’histoire du premier français à avoir sorti un disque hip-hop en 1983 à Los Angeles aux côtés d’un certain Andre Young, futur Dr Dre ? Qui connaît l’histoire des premières soirées hebdomadaires hip-hop au début des années 1980 (Émeraude, Bataclan) ? Celle des premiers graffeurs qui rompent avec les pochoiristes ? Des premiers breakers s’entraînant sur un lino posé à même le trottoir ? Ce livre explore la naissance d’un mouvement qui était encore une contre-culture (absence d’argent, d’institutions et de médias) dans les années 1980, loin d’imaginer qu’il allait devenir une culture de masse. En parallèle des mouvements artistiques qui la composent, l’histoire du hip-hop français ne peut faire l’économie du récit de phénomènes sociaux ayant joué un rôle de premier plan (les derniers bidonvilles de Nanterre, la naissance de la banlieue etc.) Pour construire cet ouvrage, Vincent Piolet s’est basé sur les interviews d’une centaine de personnes, allant d’artistes reconnus (Kool Shen, Stomy Bugsy, Bando) à des acteurs anonymes mais respectés de l’underground (Style J, Saxo, Iron 2), ayant tous pavé un chemin favorable à l’explosion du hip-hop français qui n’aura lieu que dix ans plus tard. https://lemotetlereste.com/musiques/regardetajeunessedanslesyeuxnouvelleedition

  • Le jardin de l’Archevêché menacé par la Mairie de Paris
    . . . . . .
    Résumons : la mairie de Paris mène une « concertation » dont le résultat est à 94 % que l’on ne doit pas toucher à l’existant, et surtout en aucune manière au square Jean XXIII. Et plutôt que de donner un cahier des charges qui respecterait ce choix des Parisiens, en interdisant de toucher au jardin qu’il faudrait seulement restaurer, on met en compétition quatre groupements avec des « compétences paysage tout à fait centrale ». Il est parfaitement évident que des paysagistes vont faire œuvre de paysagistes, et qu’ils toucheront forcément au square Jean XXIII. Emmanuel Grégoire ose même dire qu’il veut « rénover » ce jardin - qui n’a nul besoin d’autre chose que d’être restauré comme il était avant que la base vie du chantier ne s’y installe -, qu’il veut le « végétaliser » - mais que veut dire « végétaliser » un jardin déjà abouti ? - et que ces exigences - dont personne ne veut, à part la mairie de Paris - seraient « difficile à concilier » avec le dessin actuel du jardin ?

    Que celui-ci, dans sa forme actuelle, qui est son état historique, soit déjà condamné dans l’esprit de la Ville de Paris ne fait donc aucun doute. Et encore moins quand on entend dire dans la même réunion qu’on n’est même pas sûr que tous les arbres auront survécu au traitement infligé par l’installation de la base vie et le déroulement des travaux…

    => https://www.latribunedelart.com/le-jardin-de-l-archeveche-menace-par-la-mairie-de-paris

    #saccage #Paris

  • [France] Plus d’un million de logements vides… On squatte qui ?
    https://fr.squat.net/2021/11/15/france-un-million-de-logements-vides-on-squatte-qui

    EN FRANCE, 1,1 MILLION DE LOGEMENTS SONT VIDES DEPUIS AU MOINS DEUX ANS Il y a quelques jours, les chiffres des logements privés vides des communes françaises ont été mis en ligne en accès libre par le gouvernement. On y apprend qu’au 1er Janvier 2019 à #Toulouse, 29 195 habitations n’étaient pas occupées, soit 11.4% […]

    #Lille #Lyon #Marseille #Montpellier #Nantes #Nice #Paris #Strasbourg

  • Hauts-de-Seine : entre pollution et Covid-19, les purificateurs d’air ont le vent en poupe chez les particuliers - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/hauts-de-seine-entre-pollution-et-covid-19-les-purificateurs-dair-ont-le-

    La société Abiotec, basée au Plessis-Robinson, s’est associée à un distributeur pour ouvrir dans la capitale un showroom dédié à la vente directe de purificateurs d’air aux particuliers. Un marché qui se développe depuis le début de la pandémie de Covid-19.

    Des purificateurs d’air, Sandrine Cals, assistante de direction pour le groupe Etam, en possède deux. Un pour le salon, un autre entre le bureau et la chambre, dans son appartement du VIIIe arrondissement de #Paris. « Comme j’avais déjà attrapé le Covid une fois, je voulais m’équiper pour renouveler l’air à la maison avec une machine certifiée anti-covid, raconte la jeune femme. L’idée, c’était de me rassurer. »

    #paywall

  • Durée de trajet depuis #paris en train+vélo et comparaison avec la voiture
    http://carfree.fr/index.php/2021/11/09/duree-de-trajet-depuis-paris-en-trainvelo-et-comparaison-avec-la-voiture

    Pour voyager de Paris vers le reste de la #france le plus rapidement possible, faut-il prendre la voiture ou un combo train & #Vélo ? Des experts en visualisation de données Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Transports_publics #carte #cartographie #intermodalité #trains #vitesse

  • « Je me souviens du ticket de métro », Philippe Garnier
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/11/07/je-me-souviens-du-ticket-de-metro_6101243_3232.html

    Lorsqu’un objet quotidien s’éloigne, on le voit soudain dans son étrangeté. Sur le point de disparaître, il connaît – ou non – un instant de transfiguration. Je me souviens du ticket de métro. Chaque jour, il plongeait dans le lecteur magnétique et en ressortait avant l’ouverture du portillon. Son trajet instantané préfigurait la longue traversée du sous-sol. C’était une petite clé en carton, une clé aussitôt périmée qui venait ensuite hanter le fond d’une poche en compagnie de clés métalliques et durables. On aurait pu y voir aussi un bulletin de vote miniature, un bulletin grâce auquel nous votions obligatoirement pour notre trajet, qu’il soit libre ou contraint.

    Que ces comparaisons lui servent de tombeau.

    Dans les transports en commun d’Ile-de-France, le ticket est en voie de disparition. Il survivra quelque temps, vendu à l’unité, mais la carte à puce est vouée à le remplacer. Au fil des décennies, ce bout de carton a évolué. Il a changé de couleur et de typographie. Il est apparu en 1900 rose, crème ou bistre, selon la ligne et le statut social du voyageur, avec un décor parisien en fond d’impression. Plus tard, le tarif de première classe ayant disparu, il a revêtu différentes teintes plus égalitaires – havane, jaune orangé, jade et mauve – avant de finir blanc avec une bande brun foncé. Il a porté des mentions diverses – « Métropolitain parisien », avec la consigne « A la sortie, jeter dans la boîte » – et s’est même intitulé « carte hebdomadaire de travail » en 1941. L’étonnant, c’est la modestie et la sobriété de ces messages. Rien de comparable aux billets de banque avec leur mission symbolique et régalienne.

    Surtout, l’existence du ticket est devenue de moins en moins « matérielle ». Au départ, simple rectangle de papier, il était systématiquement poinçonné. Trois mille cinq cents fois par jour en moyenne, un employé de la RATP en prélevait une part infime, de la taille d’un confetti. Cette perforation nous paraît aujourd’hui frénétique et un peu folle. Pourtant, elle témoigne d’une époque où les moyens de surveillance étaient moins développés qu’aujourd’hui. La « prise de corps » était sans doute plus radicale, y compris pour le ticket, mais la menace d’un contrôle global, encore absente.

    Fini l’anonymat des vagabondages en sous-sol

    Le passage, commenté par le philosophe Gilles Deleuze, des sociétés de surveillance aux sociétés de contrôle s’est traduit par ces détails à peine perceptibles. Tout s’est ensuite déroulé à bas bruit, les gestes, les poinçons et les percussions du monde mécanique faisant place au feulement discret de la lecture magnétique, ponctué de quelques signaux sonores. Aujourd’hui, plus les données sont numérisées et centralisées, moins on en ressent physiquement les effets et moins on nous demande d’initiatives ou de gestes individuels. Le ticket aura suivi cette pente avant de disparaître.

    Le téléphone portable deviendra l’organisateur de nos trajets souterrains. Ce support unique favorise l’agrégation de données universelles. Légale ou non, bienveillante ou non, l’intrusion aura lieu. Fini l’anonymat des vagabondages en sous-sol. Nos trajets seront connus des opérateurs, ainsi que le temps que nous passons dans le métro, y compris, comme autrefois l’écrivain argentin Julio Cortázar (1914-1984), pour nous y égarer et chercher notre double. L’ingénu papier fera place à d’invisibles microconducteurs. Une puce suffira à nous identifier. Elle pourvoit déjà à nos voyages immobiles sur les écrans. Elle exerce sur nous un tel ascendant qu’un jour peut-être nous ne prendrons le métro que sur son injonction.

    La dématérialisation du ticket en annonce d’autres. Les changements de support ne sont ni neutres ni stables. Bientôt peut-être, le même capteur saura si nous avons fraudé et si, de façon plus globale, nous sommes des consommateurs solvables et en bonne santé. Tout semble converger vers ce QR code central dont la pandémie de Covid-19 nous a rapprochés. D’autres disparitions du papier se profilent. Les jours de la monnaie fiduciaire sont peut-être comptés. Quant au bulletin de vote déposé dans l’urne – sorte de ticket périodique de l’élu et du citoyen –, nul ne peut miser sur sa survie à long terme.

    Le ticket de métro est-il pour autant le rempart de nos libertés ? Pour le croire, il faudrait voir une petite fin du monde dans le moindre changement de code-barres. On passerait à coup sûr à côté des véritables dangers. De plus, ces rectangles de carton magnétisé portent un lourd héritage. Ils viennent d’une époque d’étroite surveillance où la paperasse tamponnée circonscrivait – elle la circonscrit encore – l’activité humaine. Laissez-passer, permis, coupons, mandats, cartes d’assuré, d’identité ou de résident, affichage public, mais aussi billets de banque et tickets en tous genres… Pendant des siècles, les édifices politiques, économiques et policiers ont reposé sur un frêle et écrasant édifice de papier. « Les chaînes de l’humanité torturée sont en papiers de ministères », disait l’écrivain praguois Franz Kafka (1883-1924). Tel est pourtant le paradoxe du ticket : si son apparition, il y a plus d’un siècle, a pu être vécue comme un carcan, cela n’enlève rien à la tendresse qu’on peut lui porter aujourd’hui.

    Pense-bête et marque-page

    Ce bout de carton rayonne désormais par sa fragilité. Sur son espace étroit, on notait parfois un numéro de téléphone ou une adresse accompagnée d’un minuscule dessin griffonné. Le pense-bête disparaissait pendant des mois, des années. Il resurgissait dans un livre, comme marque-page, ou sous un pied de table. Retrouver une couleur ancienne, un jaune des années 1980, par exemple, m’est toujours apparu comme un heureux présage. A la fin du Salaire de la peur (1953), d’Henri-Georges Clouzot, Jo, personnage interprété par Charles Vanel, meurt dans son camion en brandissant son porte-bonheur : un ticket de métro offert par son ami Mario (Yves Montand) à la station Pigalle. C’est peut-être à cela que devraient servir les derniers tickets : après avoir accompagné la part la plus routinière de nos vies, ils seraient brandis comme des laissez-passer dans les circonstances les plus extrêmes, qu’elles soient heureuses ou tragiques.

    #Paris

  • Les policiers parisiens rappelés à leur devoir de courtoisie et de politesse « en toute circonstance »
    http://www.davduf.net/les-policiers-parisiens-rappeles-a-leur-devoir-de

    Lu sur le site de LCI (dont l’un des « journalistes police », en d’autres temps, qualifiait les « violences policières » de « préoccupations de l’ultragauche » mais qui entend désormais les évoquer ) | Dans une note d’instruction, la hiérarchie de la préfecture de police rappelle à ses troupes le comportement qu’elle attend dans ses rangs : entre autre tutoiement interdit et « menottage justifié de manière explicite » La hiérarchie ne veut pas de vague ni avant ni pendant la présidentielle, aucune bavure ou (...) Revue de presse, du web & veille en tous genres

    #Revue_de_presse,du_web&_veille_en_tous_genres

  • « Le massacre de la Saint-Barthélemy s’est joué entre voisins »
    https://www.lemonde.fr/le-monde-des-religions/article/2021/10/24/le-massacre-de-la-saint-barthelemy-s-est-joue-entre-voisins_6099676_6038514.


    « Le Massacre de la Saint-Barthélemy », une huile sur bois du peintre François Dubois, est exposée au musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne (Suisse).
    WIKIPEDIA

    C’est une vision inédite du massacre de 1572 que l’historien Jérémie Foa offre dans son ouvrage « Tous ceux qui tombent ». Reconstituant une microhistoire soucieuse de nommer les victimes anonymes, il exhume les « vies minuscules » emportées.

    « Saint-Barthélemy » : le nom revient souvent dans le débat comme un spectre, synonyme de la folie d’un meurtre collectif. Mais qui connaît réellement ce massacre d’août 1572, si emblématique des guerres de religion ?

    Grâce à un travail d’archives approfondi, Jérémie Foa, maître de conférences en histoire moderne à l’université d’Aix-Marseille, offre une nouvelle perspective sur cet épisode jusque-là essentiellement raconté depuis les grands du royaume. Dans Tous ceux qui tombent. Visages du massacre de la Saint-Barthélemy (La Découverte, 352 pages, 19 euros), l’historien, actuellement en résidence au prestigieux Institute for Advanced Study de Princeton, aux Etats-Unis, a cherché à raconter l’événement par le bas, en rendant un visage aux anonymes massacrés.

    A travers 25 enquêtes pointilleuses, l’auteur met au jour les victimes et les tueurs, simples passants ou ardents massacreurs, dans leur humaine trivialité, et exhume ainsi ces « vies minuscules » emportées lors de ce funeste massacre.

    • Dans quel contexte advient le massacre de la Saint-Barthélemy ?

      La France connaît des guerres de religion depuis dix ans lorsque la Saint-Barthélemy éclate, dans la nuit du 23 au 24 août 1572. Ces conflits opposent les catholiques à la minorité protestante, qui représente environ 2 millions de sujets sur les 20 millions du royaume. Le protestantisme est légal en France depuis 1562, grâce à un édit de la reine Catherine de Médicis.

      Malgré plusieurs poussées de violence, la Saint-Barthélemy advient dans un contexte de paix, qui dure depuis l’édit de Saint-Germain, en août 1570. C’est pour le consolider que Catherine de Médicis a l’idée de marier sa propre fille, Marguerite de Valois – la future reine Margot –, à un grand aristocrate protestant, Henri de Navarre, qui deviendra Henri IV. Cette union est censée pérenniser la paix. Le mariage a lieu le 18 août 1572, à Paris. Pour l’occasion, de nombreux grands protestants s’y rendent, ce qui va créer des tensions avec les habitants – le culte protestant étant alors interdit dans la ville.

      Dans cette situation explosive survient un nouveau fait : l’amiral de Coligny, aristocrate protestant très proche du roi, est visé, le 22 août, par un tireur embusqué qui le cible à l’arquebuse, et le blesse sans le tuer. Le tireur a été envoyé par les Guise, grande famille catholique opposée depuis toujours à la réconciliation avec les protestants. Les aristocrates huguenots, furieux, menacent donc de prendre les armes.

      Qu’est-ce qui déclenche précisément le massacre ?

      Dans la nuit du 23 au 24 août se tient un conseil du roi Charles IX, au Louvre, lors duquel les conseillers catholiques décident d’une liste d’une vingtaine de grands protestants à abattre. Si le détail de cette séance reste flou, on sait que, peu après minuit, des soldats quittent le Louvre avec pour mission de les tuer : ils vont notamment défenestrer Coligny.
      Cette initiative pousse les habitants de Paris, et en particulier les miliciens, qui sont des bourgeois élus pour garantir la sécurité, à suivre eux aussi le geste royal en l’interprétant comme une autorisation à tuer leurs voisins protestants. Au total, quelque 3 000 d’entre eux seront massacrés entre cette nuit et le 28 août.

      Malgré les lettres répétées du roi pour faire cesser les exactions, la vague se répand en province, en particulier à Orléans, Lyon et Toulouse. Cette séquence ne s’arrêtera que mi-octobre, faisant environ 10 000 morts au total.

      Pourquoi avoir fait le choix de raconter cet épisode à travers les « vies minuscules » ?

      Les enjeux posés par la Saint-Barthélemy me captivent, et plus globalement le XVIe siècle – ma thèse portait sur les édits de pacification sous Charles IX (1560-1574). Je cherche à comprendre comment une personne peut soudain tuer son propre voisin, et à éclairer la logique qui conduit à tuer au nom de Dieu.

      Cela résonne avec d’autres génocides, comme en Yougoslavie et au Rwanda : le XVIe siècle me permet ainsi d’interroger d’autres époques. La Saint-Barthélemy me tient particulièrement à cœur, bien que je ne sois pas protestant, ni même croyant : je ne peux m’empêcher d’éprouver une empathie pour les victimes – et, a contrario, une antipathie pour les meurtriers.

      Cet intérêt pour les vies minuscules me vient en particulier de mes lectures rattachées au courant de la « #microhistoire », ainsi que des travaux de la spécialiste du XVIIIe siècle Arlette Farge. La Saint-Barthélemy a fait l’objet d’innombrables études, mais toujours depuis les palais et les grands ; je voulais donc traiter l’événement à travers les petits, les humbles.

      Quel regard nouveau cette approche par le bas permet-elle de jeter sur la Saint-Barthélemy ?

      L’élément le plus saisissant est que ce sont des voisins qui ont tué leurs voisins ! L’image d’absolutisme de l’Etat ne correspond pas du tout à la réalité : sa présence est très légère, et l’administration n’avait aucun moyen d’identifier qui était protestant ou pas. On a souvent accusé Catherine de Médicis du massacre, mais elle était bien incapable de reconnaître les personnes à cibler.

      Les études se sont souvent intéressées aux donneurs d’ordre, mais pas aux exécutants du massacre. Or seuls les habitants pouvaient savoir qui n’allait pas à la messe un dimanche, ou qui s’était absenté pour combattre de l’autre côté durant la dernière guerre de religion. Cette étude par le bas montre que le massacre s’est joué dans le voisinage, car il ne pouvait être mis en œuvre que par les riverains, et en particulier les miliciens.

      Tous les Parisiens étaient-ils impliqués ?

      Non, et c’est une autre surprise : les archives montrent que la plupart des Parisiens se livrent à de nombreuses autres activités que celle de tuer. C’est ce que j’ai appelé « les archives sans sang ». Celles-ci, troublantes pour l’historien, documentent des occupations ordinaires pour des milliers de Parisiens continuant leur routine dans ce massacre – mettre son enfant en apprentissage, faire du commerce, acheter des biens…

      On réalise ainsi, de façon saisissante, que l’ordinaire persiste dans l’extraordinaire. La question est alors : faut-il l’interpréter comme de l’égoïsme, ou comme un moyen de rester dans la banalité pour ne pas céder à la violence ?
      Enfin, mon enquête met aussi au jour l’existence de « Justes », qui ont par exemple aidé des protestants en rédigeant des certificats de catholicité ou en les hébergeant. Ainsi, même dans une période de crise radicale, il demeure toujours une marge de liberté : on peut décider de sauver son voisin, d’être indifférent à son sort ou de le tuer.

      Quel était le « modus operandi » du massacre ?

      Comme ce sont des voisins qui connaissent leurs victimes, la plupart du temps, ils frappent simplement à la porte. On tire la clochette, la victime descend, et soit celle-ci est abattue sur le champ, d’un coup d’épée, soit elle l’est en pleine rue. Mais je pense que la majorité des assassinats ont néanmoins eu lieu dans les #prisons car ces lieux de réclusions sont les plus efficaces pour éliminer sans trace.

      Beaucoup de protestants s’y sont rendus sans imaginer ce qui allait leur arriver, par habitude d’y avoir déjà été envoyés par le passé pour leur religion. Ces prisons étant en bord de Seine, elles ont facilité l’évacuation des cadavres, jetés à l’eau. Ces massacres dans les prisons se sont également produits à Lyon et à Toulouse.

      Comment expliquez-vous qu’une telle dynamique de la haine se soit déclenchée ?

      L’explication la plus convaincante est celle de l’historien Denis Crouzet, qui souligne l’angoisse eschatologique puissante éprouvée par les catholiques à cette époque. La peste n’est pas si loin et des bouleversements interviennent – guerres, maladies, mais aussi découverte de l’Amérique et réforme protestante.

      Cette sensation de vivre la fin des temps décuple l’angoisse face au jugement dernier. Les catholiques s’interrogent alors : peut-on tolérer la présence d’hérétiques, comme le sont les protestants, sans que cela nuise à notre salut ? Tuer des hérétiques est ainsi une façon de s’assurer place au paradis.

      Vous empruntez à Sigmund Freud sa notion de « narcissisme des petites différences ».

      En effet, et c’est la seconde explication à mon sens : pour ces riverains catholiques qui vivent à côté de protestants, il n’y a finalement rien de plus insupportable que ces « hérétiques » qui leur ressemblent autant. Cette absence de signe distinctif de l’ennemi génère aussi de l’angoisse, comme si le diable leur ressemblait. Le massacre devient une occasion de faire cesser cette ressemblance, d’où les défigurations massives sur les victimes – yeux arrachés, nez coupés –, comme pour différencier enfin les hérétiques et les rendre physiquement diaboliques.

      Quels destins exhumés des archives vous ont le plus touché ?

      J’ai été très ému par Marye Robert, dont l’histoire constitue le premier chapitre. Elle n’était jusqu’alors connue que sous le nom de son mari au moment du meurtre, via une simple phrase, terrible : « Le commissaire Aubert remercia les meurtriers de sa femme. » Cela m’a horrifié, faisant notamment écho à un drame arrivé dans mon entourage personnel. Pour des raisons à la fois scientifiques et intimes, j’ai donc été fier de retrouver son inventaire après décès et de pouvoir lui rendre son nom.

      Il semble que la confession protestante de Marye Robert ait valu à son mari une incarcération en 1569, pour des œufs trouvés à leur domicile en plein Carême. Cet homme, qui occupe un office très prestigieux, trouva peut-être dans l’élimination de sa femme un moyen commode de supprimer les menaces sur sa carrière, dans ce temps où divorcer était presque impossible.

      La mort de Louis Chesneau m’a aussi touché. Ce protestant est un savant hébraïste, dont les dernières années de sa vie montrent une descente aux enfers : sa foi lui vaut de perdre son emploi et d’être exilé de Paris durant trois ans. Devenu indigent, il vit de mendicité et est contraint de vendre ses livres. Le jour de la Saint-Barthélemy, il se réfugie chez un ami, Ramus, ce qui revenait à se jeter dans la gueule du loup car celui-ci était un protestant célèbre. Chesneau est mort défenestré.

      Et du côté des tueurs ?

      Le troisième visage que je retiens est celui de Thomas Croizier, qui est l’un des meurtriers principaux de la Saint-Barthélemy. Cet orfèvre habitait quai de la Mégisserie – qu’on appelle alors « vallée de Misère » –, et sa maison avait une trappe donnant sur la Seine : il a pu ainsi se débarrasser de nombreux cadavres, car il a tué beaucoup de protestants chez lui. Après le massacre, il continuera à régner dans les rues durant trente ans. Puis il s’est soudain exilé, à la fin de sa vie, après avoir participé à une expédition punitive, sans qu’on sache si cette ultime vie en ermite était motivée par l’envie d’échapper à la justice, ou par la seule culpabilité.

      Plus largement, en me penchant sur le devenir des tueurs, je me suis aperçu que la plupart ont vécu dans l’aisance et parfois les honneurs. Pour beaucoup, le crime paie. Comme pour Thomas Croizier qui, six mois après la Saint-Barthélemy, achètera à un prix dérisoire, avec l’aval de Catherine de Médicis, l’hôtel particulier d’une de ses victimes… La morale de l’histoire conduit à constater qu’il n’y en a pas : les pires criminels sont morts dans le confort de leur lit.

      Face à ce déchaînement de violence, n’y avait-il aucun anticorps ?

      Il y a d’abord ceux que j’ai qualifiés par anachronisme de « Justes », comme Jean de Tambonneau. Ce catholique, conseiller au Parlement, vivait sur l’île de la Cité dans une grande demeure où il cachera une quarantaine de protestants : c’est un exemple de grandeur morale, comme il y en a parfois dans les circonstances tragiques.

      Ensuite, les logiques familiales dans les familles mixtes ont permis à de nombreux protestants de trouver un refuge pour échapper au massacre. Enfin, dans plusieurs villes, comme Saint-Affrique dans l’Aveyron, des pactes d’amitié entre catholiques et protestants ont été signés : l’idée de citoyenneté prévaut sur la différence religieuse, et c’est une façon de vivre ensemble qui s’invente alors.

      Quels enseignements la Saint-Barthélemy offre-t-elle pour notre temps ?

      La première leçon est que la proximité peut engendrer de la haine lorsque la fréquentation de la différence n’est pas acceptée et assimilée. Il est donc très important de trouver des stratégies pour appréhender les différences, et savoir les valoriser plus que les livrer à la haine par le silence.

      Cet événement montre aussi qu’il subsiste, même dans les pires crises de notre histoire, une marge de manœuvre. Et cette liberté, qui distingue les bourreaux des justes, aucun événement de l’histoire ne peut la supprimer : il existe toujours la possibilité de choisir.

      Paradoxe, les éditions la Découverte qui publient actuellement tant de travaux de choix appartiennent à Bolloré.

      #Saint-Barthélemy #histoire #Paris

    • y avait aussi sur Médiapart : https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/191021/la-saint-barthelemy-matrice-des-guerres-civiles

      La Saint-Barthélemy, matrice des guerres civiles
      19 octobre 2021 Par Joseph Confavreux

      Comment peut-on renouveler un objet d’histoire autant parcouru que la Saint-Barthélemy dont, il y a déjà un siècle, l’historien Henri Hauser jugeait qu’il avait fait couler « à peine moins d’encre que de sang » ? L’historien Jérémie Foa, maître de conférences à l’université Aix-Marseille convainc, avec son ouvrage intitulé Tous ceux qui tombent. Visages du massacre de la Saint-Barthélemy (La Découverte), de la possibilité et de la nécessité de revenir sur cette nuit parisienne de la fin août 1572, inaugurant plusieurs semaines de massacres partout en France, conclues par la mort d’environ 10 000 protestants.

      Parce qu’il écrit de manière aussi précise qu’élégante, parce qu’il propose une micro-histoire faisant revivre les liens entre victimes et tueurs, parce que le chercheur s’est éreinté les yeux dans des archives inédites, parce qu’il propose, à partir de là, des hypothèses importantes, Jérémie Foa répond par le fait à la question qu’il pose lui-même en ouverture de son ouvrage : pourquoi « s’échiner à bêcher ces terroirs du déjà-lu et du si bien dit » ?

      Certes, la légende noire et longtemps dominante d’une préméditation du massacre par la Couronne, et plus précisément par la reine Catherine de Médicis, a été depuis longtemps détricotée notamment par l’historien Denis Crouzet, tandis que la chercheuse Barbara Diefendorf a, quant à elle, montré le rôle décisif de la milice parisienne dans les violences.

      Mais Jérémie Foa déplace la focale sur les « vies minuscules » prises dans les massacres pour mieux partir à la rencontre des « épingliers, des menuisiers, des brodeurs, des tanneurs d’Aubusson, des rôtisseurs de la Vallée de Misère, des poissonniers normands, des orfèvres de Lyon et des taverniers de la place Maubert ». Avec une question qui traverse tout le livre et taraude son auteur : « Comment des hommes ordinaires ont-ils pu soudain égorger leurs voisins de toujours ? »

      En effet, comme le montre l’ensemble du livre, « la Saint-Barthélemy est un massacre de proximité, perpétré en métriques pédestres par des voisins sur leurs voisins. Les tueries de l’été 1572 ont le quartier non seulement pour théâtre mais surtout pour condition – c’est parce qu’ils partageaient le quotidien de leurs cibles que les assassins ont su si vite où, comment et qui frapper ». À l’été 1572, écrit-il, « les liens de voisinage sont des chaînes ».

      Sources peu exploitées

      Une perspective qui évoque, plus proche de nous, certains des massacres commis pendant les guerres de Yougoslavie ou le génocide des Tutsis au Rwanda, à propos desquels Jérémie Foa cite la chercheuse Hélène Dumas, auteure du livre Le Génocide au village (Le Seuil, 2014), dans lequel elle pointait le fait qu’au « cœur de l’intimité sociale, affective et topographique entre les tueurs et les victimes se situe la question redoutable de la réversibilité des liens forgés dans le temps d’avant, lorsque le voisinage, la camaraderie, la pratique religieuse, jusqu’aux liens familiaux, se muent en autant de moyens favorisant la traque et la mise à mort ».

      Pour saisir ces « meurtres infimes et infâmes », Jérémie Foa a travaillé notamment à partir des registres d’écrou de la Conciergerie, alors la principale prison parisienne, « parsemés d’indices sur l’identité voire l’intimité de victimes à venir et des bourreaux en herbe ». Mais surtout à partir de sources peu exploitées, les minutes notariales, a priori « peu réputées pour conserver la mémoire des évènements ».

      Jérémie Foa réussit néanmoins à faire parler ces dernières, parfois plusieurs décennies après les massacres, parce qu’un inventaire après décès permet de saisir l’identité de celui qui s’est approprié les biens des huguenots ou parce qu’un nom permet de comprendre une carrière établie sur les cadavres des protestants.

      Jérémie Foa ouvre ainsi ses micro-histoires par un chapitre qu’il intitule « La femme du commissaire ». Dans Les mémoires de l’Estat de France, un martyrologe protestant rédigé par le pasteur Simon Goulart dans la décennie 1570, égrenant les vies de huguenots morts en raison de leur foi pendant les guerres de religion, un passage a particulièrement marqué le chercheur. Il est aussi bref que sordide, et ainsi rédigé : « Le commissaire Aubert demeurant en la rue Simon le France près la fontaine Maubué, remercia les meurtriers qui avoyent massacré sa femme. »

      Même s’il n’est pas possible d’exclure, dans de telles lignes, un artifice rhétorique donnant l’exemple d’un monstrueux écart à la norme pour mieux montrer que « le massacre est un temps d’inversion radicale », l’historien décide de persévérer et d’aller fouiller dans les archives notariales laissées derrière lui par ce commissaire Aubert. Cela lui permet de redonner un nom à cette victime restée jusque-là anonyme, allant même jusqu’à retrouver la liste des vêtements que la morte a sans doute portés.

      Une autre recherche dans les archives de la préfecture de police lui apprend ensuite que Nicolas Aubert fut enfermé, en 1570, à la Conciergerie, au motif qu’on avait trouvé en sa maison un morceau de jambon et plusieurs œufs en période de carême. Les réformés ne croyaient pas en l’effet des interdits alimentaires sur la foi. Nicolas Aubert a beau, contrairement à sa femme, être catholique, les achats faits par sa femme de foi huguenote lui vaudront d’être jeté en prison et d’y croupir de longs mois.

      « Est-ce durant ce temps qu’il en vient à haïr sa femme au point de souhaiter sa mort ? », alors que cela fait plus de trente ans que les époux sont mariés, interroge Jérémie Foa avant de conclure : « Il est probable que ce “merci” ait été inventé de toutes pièces par Simon Goulart pour rythmer son récit, dramatiser la scène et émouvoir le lecteur. Mais c’est ce merci obscène qui, en rendant l’enquête inévitable, m’a permis de redonner nom à la femme laissée sans vie un soir d’été 1572 : Marye Robert. »

      Ceux qui tuent en tirent profit

      Le livre accumule ensuite d’autres histoires saisies à « ras du sang », enchâssées dans les grands événements que l’on croit connaître mais qui se donnent à voir de façon plus fine une fois le livre refermé sur deux conclusions qui résonnent plus globalement avec la façon dont se déclenchent, se déroulent et se concluent les guerres civiles.

      La première est que non seulement ceux qui inaugurent les guerres civiles finissent par en tirer profit, au moins à court terme. Mais aussi que, même si le pouvoir n’est pas le responsable direct des exactions en amont, quand il a laissé faire, il finit par les accompagner et les légitimer en aval. Ainsi, constate Jérémie Foa, « quinze ans après le massacre, tout est oublié. Partout, les tueurs, leurs amis, leurs familles ont prospéré, gravi les échelons du cursus honorum ; ils sont entourés et honorés de la présence des puissants ».

      En effet, non seulement les tueurs de la Saint-Barthélémy n’ont pas été jugés et ont bénéficié de fait d’une amnistie complète, mais ils ont même été choyés par la monarchie. Une « chose est de savoir si quelqu’un a ordonné, au sommet, les massacres », écrit alors l’historien sans prétendre trancher définitivement la question. Mais « une autre est de constater que les massacreurs ont bénéficié leur vie entière du soutien de la Couronne, de Catherine de Médicis, d’Henri III, qu’ils ont profité des ressources symboliques, politiques, militaires et économiques de la monarchie ».

      Un massacre préparé

      La seconde conclusion dont on ne peut s’empêcher de penser qu’elle nous concerne encore est que l’ouvrage étaye « obstinément une thèse a priori paradoxale : sans être préméditée, la Saint-Barthélemy a été préparée ». L’extermination de 1572 est, pour le chercheur, une « actualisation d’habitus cohérents, elle mobilise des groupes de travail soudés antérieurement, qui attestent la troublante continuité entre l’avant et l’instant du crime, entre l’arrière-plan de la vie et le front des tueries ».

      D’autres situations de violence ont montré que les basculements sanglants, en dépit des brutalisations inédites qu’ils opèrent, n’étaient soudains qu’aux yeux de celles et ceux qui ne voulaient pas les voir. Jérémie Foa rappelle ainsi que des massacres peuvent se former dans un « entre-deux » et une « zone grise entre ordinaire et extraordinaire » qui se déploie lorsque les digues se fracturent ou que la vigilance se dissout, même si cette « zone grise » se transforme alors en zone de guerre dont la violence donne un sentiment d’assister à quelque chose d’incroyable quelque temps auparavant.

      Le plus tragique, en la matière, étant la façon dont les huguenots, comme d’autres victimes collectives de l’histoire, « habitués au harcèlement par une décennie de persécutions, anesthésiés par la présence faussement rassurante de leurs voisins », comprirent « trop tard qu’en dépit de gestes fort semblables à ceux des ans passés, malgré les airs déjà vus des bruits de bottes et les vociférations familières des miliciens, il y avait quelque chose d’inouï, de radicalement inédit dans la Saint-Barthélémy ».

    • TOUS CEUX QUI TOMBENT. VISAGES DU MASSACRE DE LA SAINT-BARTHÉLÉMY, Jérémie Foa [Note de lecture]
      https://antiopees.noblogs.org/post/2021/10/24/jeremie-foa-tous-ceux-qui-tombent-visages-du-massacre-de-la-saint

      Pas de planification centrale du massacre de masse, donc. Par contre, Jérémie Foa s’élève contre l’image d’une populace hurlante, sauvage, barbare, participant en masse à la curée. Loin de là, il peut même intituler l’un de ses chapitres : « Saint-Barthélémy, connais pas ». Entendons-nous, il y parle bien des contemporains du massacre, habitant les mêmes villes, à commencer par Paris, que celles où il fut perpétré. Par déformation professionnelle, si je puis dire, les historiens ont pour habitude de chercher dans les archives les traces de l’événement, et ont tendance à ignorer l’énorme silence de la grande majorité des actes « ordinaires ». Jérémie Foa cite quelques extraits de documents datés de ce 24 août 1572, testaments, pactes de mariage, contrat de location… « Que faire de ces archives sans sang ? demande-t-il. Que faire de ce dont on ne parle pas d’habitude ? Car, bien sûr, si l’on parcourt haletant des milliers de pages de paléographie, c’est pour trouver du spectaculaire. Las. On trouve en masse des documents qui parlent de tout sauf des violences et qui composent pourtant le bruit de fond du massacre. » (p. 124) Mais alors, devrait-on parler d’une sorte de « séparation » entre l’événement – le massacre – et la vie « ordinaire » ? « Cette imperméabilité des temps et des espaces, poursuit Foa, fut-elle sincère ou artificielle ? Si certains n’ont vraiment rien vu, d’autres ont détourné les yeux et fait semblant de ne rien voir. L’important est de percevoir la persévérance d’un rythme ordinaire à travers les nombreux actes administratifs sur lesquels la curiosité savante est souvent passée bien vite. Combien d’historiens les ont laissés de côté et, c’est compréhensible, ignorés précisément parce qu’ils ne relevaient pas du “contexte” ? Pourtant, ces documents qui ne parlent pas du massacre en parlent malgré eux : ils témoignent de l’épaisseur d’un monde capable de ne pas s’émouvoir, avançant imperturbable. Ce stoïcisme du social est aussi un moyen de survivre. Fermer les yeux, regarder ailleurs. » (p. 126, soulignement de l’auteur.) On pourrait désespérer du genre humain qui « laisse faire », voire est complice par défaut des pires horreurs. Mais on peut aussi suivre Jérémie Foa dans la conclusion de ce chapitre : « […] braquer le projecteur sur la vie quotidienne pendant le massacre, c’est pointer du doigt les vrais responsables : dire que de très nombreux Parisiens ont, les jours d’hécatombe, fait tout autre chose que la chasse aux huguenots, ce n’est pas nier les tueries. Il est toujours délicat d’interpréter le sens et les conséquences de cette passivité ordinaire : détourner les yeux, est-ce approuver, consentir, participer du bout des lèvres ? Les archives des notaires ne permettent pas de répondre à ces questions. Mais elles invitent à recentrer le regard vers la poignée de miliciens […], le groupe d’hommes motivés et organisés, qui ont mis en œuvre les massacres, tandis que la majorité de leurs voisins catholiques faisaient autre chose, vaquaient à leurs occupations, vivaient leur vie. S’intéresser aux sources de l’ordinaire, c’est refuser de pointer en bloc les Parisiens, pire, le « peuple », trop souvent accusé des pires tueries, pour mieux s’arrêter sur ceux, bons bourgeois, capables, en temps voulu, d’organiser un impitoyable massacre de civils. » (p. 128)

  • #MDR #France : Première défaillance d’un fournisseur d’électricité Le Figaro - Guillaume Guichard
    https://www.lefigaro.fr/societes/premiere-defaillance-d-un-fournisseur-d-electricite-20211022

    L’entreprise Hydroption, spécialiste des clients industriels, a été placé en redressement judiciaire.

    La flambée des prix de l’électricité a fait sa première victime. Le fournisseur Hydroption, spécialisé dans les clients professionnels, a été placé en redressement judiciaire jeudi par le tribunal de commerce de Toulon, d’après une information de l’agence de presse spécialisée GreenUnivers, confirmée au Figaro par l’entreprise. Hydroption était en procédure de sauvegarde depuis 2018. Si le fournisseur est inconnu du grand public, il compte parmi ses clients la mairie de Paris ainsi que, jusque très récemment, l’armée et l’État. « Nous avons l’ambition de continuer l’exploitation car nous avons signé de nouveaux contrats aux prix actuels du marché », assure le président de l’entreprise basée à Toulon, Michel de Keréver.


    Fin 2020, Hydroption dit avoir fait le mauvais choix de réduire ses achats d’électricité pour 2021, échaudé par la très faible consommation de ses clients l’an passé. Las, le Covid-19 a reflué et l’économie nationale a repris de plus belle. Ses clients ont donc davantage consommé, forçant le fournisseur à aller s’approvisionner sur les marchés de court terme à des prix de plus en plus prohibitifs ces derniers mois.

    Facture salée
    Acculé, Hydroption a tenté de négocier avec l’armée et la direction des achats de l’État pour revoir les termes de leurs contrats. Ceux-ci ont préféré changer de fournisseur, quitte à payer plus cher - les prix de marché très élevés sont actuellement répercutés sur les nouveaux clients par tous les fournisseurs. 


    Pour l’État, la facture risque d’être salée. Hydroption avait décroché en 2020 un mégacontrat de 2,2 TWh avec la direction des achats pour les années 2022 et 2023. Le surcoût lié au changement de fournisseur pourrait se chiffrer à plusieurs dizaines de millions d’euros. En revanche, les discussions avec la mairie de Paris continuent. Mais son contrat avec Hydroption, prépayé lors de la signature, s’achève au 31 décembre.

    #Electricité #privatisation d’ #EDF #énergie #france #économie #electricité #en_vedette #mairie_de_Paris #Paris #Armée_Française #Spéculation #Marché dans les régles de l#union_européenne #UE

  • Droit à l’image de la tour Eiffel
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    L’image de la tour Eiffel de jour est dans le domaine public : son utilisation est libre de droit, elle est reproductible sans autorisation préalable de la SETE, gestionnaire de l’image du monument pour le compte de la Mairie de Paris.

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    La tour Eiffel est le symbole de Paris et de la France à travers le mondee.
    Elle embarque tout un imaginaire à sa simple évocation et nombreux sont les artistes et réalisateurs qui lui rendent hommage au travers de films, reportages, photographies, peintures, œuvres interactives…

    Mais la tour Eiffel est aussi populaire et accessible. Son image se retrouve alors sur différents objets qui sont finalement autant de témoins de la magie qu’elle représente.
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    Occupation d’espace de jour et de nuit..

    Prise de vue de Paris depuis la Tour

    Panorama imprenable à 360° sur Paris

    Hauteur de vue modulable (57 et 116 mètres) grâce aux 2 étages

    Décor principal du tournage

    Une silhouette mondialement connue
    Différents espaces proposés :
    parvis, étages, zones non ouvertes au public

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    Fictions télévisuelles & émissions
    Documentaires & reportages

    Le service Valorisation du fonds Patrimonial/Droits à l’Image se fait un devoir d’étudier chaque projet au cas par cas, afin d’adapter au mieux les exigences techniques et artistiques de chaque production au cahier des charges du monument, et de proposer un tarif au plus juste pour chaque opération.
    Pour les tournages de nuit, des droits d’image sont à prévoir, l’ensemble des éclairages étant protégés.

    Contactez-nous : documentation@toureiffel.paris

    Vous êtes journaliste et votre reportage a pour sujet la tour Eiffel elle-même ou son actualité ?

    Contacter notre service presse

    tournage_jour

    Logistique & informations pratiques

    Les tournages ont lieu de jour comme de nuit, majoritairement hors présence du public pour ne pas interférer avec l’exploitation du monument.
    Ascenseur de service spécifique entre le sol et le 2ème étage. Profondeur 2,30 m – Largeur 2,50 m – Hauteur 2,20 m. Ouverture porte 1,30 m x 2,10 m.
    Solutions techniques et règles de sécurité seront étudiées lors d’un repérage (besoins électriques, régie, accès des équipes et du matériel...).
    Prolongations d’illuminations possibles au cas par cas.
    Stationnement : les véhicules peuvent stationner avenue Gustave Eiffel le temps de décharger. Ils devront ensuite être déplacés. Vous pouvez vous rapprocher de la Mission Cinéma de la ville de Paris qui vous aidera à trouver des solutions.

    #film #vidéo #tournage #droit #copyright #Paris #France #nuit #photographie

  • INFO FRANCEINFO. Les Parisiens déménagent, la capitale perd 6 000 écoliers en un an
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/deconfinement/info-franceinfo-les-parisiens-demenagent-la-capitale-perd-6-000-ecolier

    Cette année, la ville de Paris compte 6 000 écoliers de moins que l’année scolaire précédente (2019-2020), soit une baisse inédite de 5%, a appris franceinfo auprès du rectorat de Paris mardi 12 octobre 2021. La crise sanitaire est une des causes de cette baisse, avec le départ de nombreuses familles de la capitale. Cette chute de 6 000 élèves dans les écoles publiques du premier degré est beaucoup plus importante que lors de l’année précédente. Au mois de septembre 2020, 3 700 écoliers en moins avaient été décomptés.
    Baisse généralisée dans tous les arrondissements

    En moyenne, depuis dix ans, la ville de Paris perd 2 500 écoliers chaque année. Si 43 classes ont tout de même été ouvertes dans des quartiers de Paris qui restent dynamiques comme les 13 et 17e arrondissements, 63 classes ont fermé au total lors de cette rentrée scolaire à Paris. Tous les arrondissements de la capitale sont concernés, mais les arrondissements les plus touchés par les baisses sont les 9e, 10e et 11e arrondissements. « C’est assez énorme, on a jamais eu autant de pertes d’élèves en un an », témoigne la directrice d’une école du 20e arrondissement de Paris qui compte cette année 115 élèves, contre 140 l’an dernier.

    Selon cette directrice, beaucoup de familles sont parties vivre en banlieue ou en région. « Nous, on en profite, ajoute-t-elle. Nous avons des classes avec des petits effectifs, ce sont de très bonnes conditions pour les enseignants et les élèves. » Le nombre moyen d’élèves par classe est de 20,5 à Paris, selon les chiffres du rectorat. Ce qui n’empêche pas la directrice d’être inquiète sur le futur de son école : « Nous allons travailler sur les effectifs de la rentrée scolaire, et il faudra probablement envisager des fermetures de classes ».

  • Ignorez les #enfants – Brûlez la planète
    http://carfree.fr/index.php/2021/10/14/ignorez-les-enfants-brulez-la-planete

    Samedi 9 octobre 2021, les arrêts de bus à #paris qui harcèlent continuellement les passants avec des #publicités sur la surconsommation, les voyages bon marché, les voitures et les combustibles Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #Fin_du_pétrole #Pollution_automobile #Réchauffement_climatique #actions #activisme #climat #énergie #pétrole #SUV

  • Christo
    http://www.weck.fr/2021/10/12/christo

    En 1985, quand Christo a emballé le pont Neuf, j’étais encore lycéen. Je faisais déjà beaucoup de (mauvaises) photos. Je ne savais pas vraiment ce que je cherchais à faire avec l’appareil photo. J’apprenais doucement et, de toute manière, le BAC et la suite des études me préoccupaient davantage que la photo. J’étais arrivé un […]

    #Paris #Portraits

  • Un #écrivain #noir dans le #Paris des #années_1950 et de la #guerre_d'Algérie
    https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/un-ecrivain-noir-dans-le-paris-des-annees-1950-et-de-la-guerre-d-algerie

    En 1951, dans un essai intitulé Je choisis l’#exil, le romancier Richard #Wright explique sa décision de s’installer à Paris après la guerre. « C’est parce que j’aime la liberté », écrit-il, « et je vous dis franchement qu’il y a plus de liberté dans un pâté de maisons parisien que dans l’ensemble des États-Unis d’Amérique ! » Les noirs Américains qui ont fait de Paris leur foyer dans la période s’étendant des années 1920 jusqu’à l’époque des #droits_civiques sont sûrement peu nombreux à penser le contraire. À des romanciers comme Wright, Chester Himes et James #Baldwin, à des artistes et musiciens comme Joséphine Baker, #Sidney_Bechet et Beauford Delaney, Paris offrait un sanctuaire contre la ségrégation et la discrimination, ainsi qu’un endroit où échapper au puritanisme américain. Une expérience aussi éloignée que possible de la « vie abîmée », caractéristique de l’exil selon #Theodor_Adorno. Ils pouvaient se promener dans la rue avec un amant, une amoureuse ou un conjoint blanc sans être insultés, et encore moins agressés physiquement ; ils pouvaient descendre à l’hôtel ou louer un appartement où ils voulaient, tant qu’ils pouvaient payer ; ils pouvaient jouir, en bref, de quelque chose qui ressemblait à la normalité, sans doute le plus beau cadeau de Paris aux exilés noirs américains.

    Baldwin, qui s’était installé à Paris en 1948, deux ans après Wright, reçut ce cadeau d’abord avec joie, mais il finit par s’en méfier, soupçonnant une illusion, et une illusion coûteuse. Si les Noirs « armés d’un passeport américain » étaient rarement la cible du racisme, les Africains et les Algériens des colonies françaises d’outre-mer n’avaient pas cette chance. Dans son essai de 1960 intitulé Hélas, pauvre Richard, publié juste après la mort de Wright, il accusait son mentor de célébrer Paris comme une « ville refuge » tout en restant silencieux sur la répression de la France envers ses sujets coloniaux : « Il m’a semblé que ce n’était pas la peine de fuir les fantasmes américains si c’était pour adhérer à des fantasmes étrangers. »1 Baldwin se souvient que lorsqu’un #Africain lui dit en plaisantant que Wright se prenait pour un Blanc, il prit la défense de Wright. Mais la remarque le conduisit à « s’interroger sur les avantages et les dangers de l’expatriation ».

  • « Gare de Lyon, Nation, Châtelet » : les panneaux de direction « obsolètes » vont disparaître des rues de Paris
    https://www.francebleu.fr/infos/societe/fin-des-panneaux-directionnels-a-paris-1633629643

    Vous ne connaissez pas Paris par cœur ? Il va falloir penser à consulter votre GPS si vous souhaitez vous repérer dans la capitale. La mairie de Paris a décidé d’enlever les plus grands panneaux de direction. Ces panneaux blancs, cerclés de noir, qui trônent au bout d’immense mâts depuis 25 ou 30 ans, vont disparaître. A l’exception de ceux qui indiquent parkings et hôpitaux, par exemple.


    La Ville de Paris estime que ces panneaux, très encombrants sur les trottoirs étroits, n’ont plus leur place dans les rues de la capitale. « Ils gênent la progression des fauteuils roulants, des poussettes et des personnes », a expliqué Caroline Grandjean, directrice de la voirie et des déplacements lors de la première opération de démontage menée jeudi rue de Lyon, dans le 12e arrondissement. A terme la quasi-totalité des 1.800 panneaux de ce type que compte la capitale vont être désinstallés.

    Des panneaux devenus « obsolètes »
    Avec l’essor des GPS, la Ville de Paris estime que ces panneaux sont inutiles désormais. « Ça correspondait à un besoin il y a 20 ou 30 ans mais aujourd’hui, ils sont devenus totalement obsolètes », justifie Emmanuel Grégoire, Premier adjoint à la maire de Paris. Alors qu’une grue s’affaire pour démonter l’un de ces panneaux, certains passants s’inquiètent toutefois : « comment on va faire maintenant ? Si je n’arrive pas à mettre Waze ou une autre application ? » s’exclame Murielle, une habitante du quartier. « Moi j’ai l’habitude de les regarder quand je cherche mon chemin ». 

    Certains riverains craignent également que les personnes qui n’habitent pas Paris soient très vite perdus et causent des accidents en cherchant leur direction. D’autres sont ravis, comme Jo Henry, boulangère et gérante de « Mon père était boulanger » qui regarde la grue s’affairer : « Je ne sais pas si ça servait vraiment à quelque chose parce que les gens venaient souvent nous demander leur chemin » explique-t-elle « et c’est bien mieux comme ça, ça va moins polluer, visuellement et même pour l’environnement, beaucoup sont cassés. »

    Cette action s’inscrit dans le cadre du programme de la Ville de Paris « pour une nouvelle esthétique », qui vise à désencombrer l’espace public. Moins de panneaux de direction pour les automobilistes donc en revanche, la mairie de Paris va en installer sur les nouvelles pistes cyclables, les « coronapistes » avec une signalisation durables, avenue de l’Opéra ou de la République par exemple.

    #gps ou #smartphone obligatoires dans le #paris d’#anne_hidalgo . Faire de la place pour les #Panneaux_publicitaires #signalisation #paris #entre_soi

    • Quelque soit la ville, les trottoirs sont encombrés systématiquement, par des dispositifs délirants placés n’importe comment.

      Normal, les grands élus des métropoles ne se déplacent qu’en voiture de fonction.

    • Il y a bien 7-8 ans que je lis des délires contre les panneaux de direction dans les groupes d’idéologues pseudo-écolos des villes. Cette lubie circule aussi chez les faux intellectuels et les urbanistes à la mords-moi le noeud depuis quelques temps.
      C’était donc prévisible que ça allait sortir chez un de leurs clowns.

  • Affaire Gabriel Matzneff : l’annulation du procès de l’écrivain pour « apologie » de la pédocriminalité confirmée en appel
    https://www.francetvinfo.fr/culture/livres/affaire-gabriel-matzneff/affaire-gabriel-matzneff-l-annulation-du-proces-de-l-ecrivain-pour-apol

    Il n’y aura pas de procès pour « apologie » de la pédocriminalité. La cour d’appel de Paris a confirmé, mercredi 6 octobre, l’annulation pour raisons de procédure d’un procès contre l’écrivain Gabriel Matzneff pour « apologie » de la pédocriminalité, initié par l’association de protection de l’enfance l’Ange bleu.

    L’écrivain Gabriel Matzneff à Bordighera (Italie), le 16 février 2020. (VALERY HACHE / AFP) _

    L’Ange bleu avait fait appel d’une décision en mai dernier du tribunal correctionnel de Paris. Ce dernier avait invalidé sa citation à comparaître visant l’écrivain et annulant la tenue de son procès fixé au 28 septembre 2021.

    Trois articles dans lesquels il évoquait sa relation avec une mineure
    En janvier 2020, l’association avait cité l’écrivain en lui reprochant d’avoir fait l’apologie d’actes pédocriminels « et précisément du crime de viol aggravé » en évoquant sa relation avec Vanessa Springora (alors que celle-ci était mineure) dans trois articles parus dans L’Obs, le Parisien et l’Express. Cette dernière venait de publier un livre, Le Consentement, dans lequel elle mettait en cause Gabriel Matzneff, aujourd’hui âgé de 83 ans, pour ses relations sexuelles avec des mineurs.

    Le tribunal correctionnel de Paris avait estimé que la citation devait être déclarée nulle car l’association n’avait pas mentionné d’adresse à Paris. Il n’avait pas examiné les autres arguments soulevés par l’avocat de Gabriel Matzneff.

     #matzneff #grand_homme #viol #pédocriminalité #déni #grands_hommes #pédophilie #gabriel_matzneff #violophilie #élites officielles lamentables de la #France et encore plus de #paris #culture_du_viol #déni #phallosophe #lolita

  • #Journal du #Regard : Septembre 2021
    http://liminaire.fr/journal/article/journal-du-regard-septembre-2021

    https://www.youtube.com/watch?v=4PzZ3_uttwg

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions Nous ne faisons qu’apparaître dans un monde soumis comme nous au pouvoir du temps. Dans le silence qui suit la fin du signal de départ. Dans un seul et unique instant. Non pas suites sans principe de (...) #Journal / #Vidéo, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Paris, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Politique, #Regard, #Dérive, #Ciel, #Normandie, #Paris (...)

  • #Montreuil : face aux expulseurs, organisons-nous !
    https://fr.squat.net/2021/09/30/montreuil-face-aux-expulseurs-organisons-nous

    Rendez-vous mercredi 6 octobre à 18h au squat Le Marbré à Montreuil pour partager des expériences et créer des alliance face aux expulsions de nos squats. Depuis janvier 2021, plusieurs squats d’organisation politique se sont fait expulser à #Paris après seulement quelques jours d’occupation et en dehors des procédures habituelles. Récemment, c’est un squat anarcha-féministe […]

    #124_boulevard_de_Belleville #39_rue_des_Deux_Communes #expulsion #féministes_&_queers #Le_Marbré #manifestation #procès #Seine-Saint-Denis

  • A Paris, inauguration en grande pompes d’un laboratoire de la philantropie
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2021/09/30/a-paris-inauguration-en-grande-pompes-d-un-laboratoire-de-la-philantropie_60


    Le Philanthro Lab, dans le 5e arrondissement de Paris. STEPHANE LAGOUTTE/CHALLENGES-REA

    ÉCONOMIE FRANÇAISE

    Le tout premier Philanthro-Lab, un environnement entièrement consacré aux projets philanthropiques, sera inauguré par Anne Hidalgo, Valérie Pécresse et Gabriel Attal ce jeudi 30 septembre dans le 5e arrondissement de #Paris.

    C’est Phillipe Journo (Compagnie de Phalsbourg) qui régale

    « Philippe Journo est un patron « très exigeant », « sur le terrain en permanence » mais « loyal et généreux, c’est son côté méditerranéen » et -« profondément humain », confient ses collaborateurs, qui lui doivent une disponibilité vingt-quatre heures sur vingt-quatre « voire quarante-huit heures sur vingt-quatre ». (...) J’ai alors découvert qu’être investisseur dans l’immobilier commercial, c’était le rêve »

    https://justpaste.it/7oe88

    Présenté comme un self made man à la Tapie, ce fils d’instituteur et de petit commerçant s’est lancé avec 500 000 francs fournit par son père, commerçant pas si « petit » semble-t-il.

    #immobilier #centres_commerciaux #Philippe_Journo #philantropie