• « On ne peut pas monter dans un bus sans savoir où il part » : la préfecture casse la grève du #Samu_social de #Paris et laisse des familles dans l’inconnu - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/social-et-economie/cgt/tous-les-problemes-vont-se-repeter-la-prefecture-casse-la-greve-du-samu-soc

    Plusieurs dizaines de policiers ont évacué de force, jeudi 13 août, le parvis du Samu social de Paris, où plusieurs centaines de travailleurs et famille non accompagnées ont entamé une #grève il y a plus d’un mois. « Il est hors de question d’expulser des familles et des personnes sans abri pour les remettre à la rue », dénonçait la CGT.

    [...]

    Pour rappel, les travailleurs sociaux du 115 en grève réclament des revalorisations salariales pour l’ensemble du personnel, comme des financements à la hauteur des besoins du terrain. De plus, ils exigent également l’arrêt immédiat des remises à la rue et demandent le respect strict du principe légal de continuité de l’accueil inscrit dans la loi DALO de 2007 : garantir qu’aucune personne ou enfant pris en charge ne puisse être remis à la rue sans solution adaptée.

    Et qui est aux commandes ?

    #hébergement_d'urgence #occupation #préfecture

    • Reportage « Ils envoient les forces de l’ordre face à une situation de détresse sociale » : 450 personnes évacuées du parvis du Samu social de Paris
      https://www.liberation.fr/societe/logement/ils-envoient-les-forces-de-lordre-face-a-une-situation-de-detresse-social

      Depuis un mois, rejoignant les grévistes du 115 et leurs collègues, des familles avec de nombreux enfants avaient monté un campement de fortune devant le siège du service chargé d’orienter les personnes sans abri vers l’hébergement d’urgence. Utopia 56 dénonce une dispersion sans solution de relogement.

      De l’avis général, le timing est assez particulier. Voire carrément cynique. « Invoquer la canicule pour expulser un jour où il fait 39°C… » s’étrangle Pauline Agazzi, salariée d’Utopia 56. Dans l’arrêté d’#évacuation signé par le préfet d’Ile-de-France, les fortes chaleurs et leurs impacts sur la santé étaient l’un des principaux motifs invoqués pour mettre fin au #campement de 450 personnes sans abri qui occupait depuis un mois le parvis du Samu social, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Mais la préfecture a attendu le pic caniculaire, ce jeudi 13 août, pour envoyer les gendarmes et CRS disperser aux aurores l’occupation, sans solution de relogement. Condamnant donc les familles – dont environ 150 mineurs et énormément d’enfants de moins de 5 ans – à l’errance dans un Paris brûlant.

      La veille, entre les barnums qui servaient d’abri de fortune, et les pancartes militantes – « La rue tue, le logement protège, hébergement pour tous·tes maintenant » –, l’angoisse montait mais les petits continuaient de jouer au foot, presque comme si de rien n’était. Depuis la mi-juillet, associations de lutte contre la précarité et familles sans abri avaient rejoint ici le piquet de grève des travailleurs du Samu social, en débrayage reconductible depuis le 23 juin, après que leur direction leur a annoncé la suppression de 861 nuitées d’hébergement quotidien dans les hôtels sociaux et a missionné les écoutants du 115 pour prévenir les familles hébergées qu’après des mois à l’abri, il leur fallait retourner dans la rue. La goutte d’eau pour ces travailleurs de l’ombre de l’hébergement d’urgence, déjà engagés dans des négociations compliquées pour demander l’amélioration de leurs conditions de travail et une revalorisation de leurs salaires, et dont le métier est normalement de trouver des solutions pour les personnes à la rue, pas de les y remettre.

      « Convergence des batailles »

      Avec la saturation de l’hébergement d’urgence en Ile-de-France, le #115 est de toute façon un « pansement sur une jambe de bois », selon Elena Sauterey, éducatrice en centre qui est en grève depuis juin. Parmi les familles, les historiques d’appels sont tous remplis de sollicitations du 115, et les mémoires de ces coups de fil incessants et infructueux, qui se coupent automatiquement au bout d’une heure d’attente et puis rebelote. « Depuis un mois, ça a décroché seulement deux fois, dit Rokia, son bébé dans les bras. Les deux fois ils m’ont dit : “Il n’y a plus de place, rappelez demain.” » Cette mère de trois petits enfants de 6, 3 ans et 8 mois, malienne d’origine en situation régulière, n’est pas considérée comme prioritaire vis-à-vis des critères de plus en plus restreints du Samu social. Pour être considéré comme « P1 » – l’indice maximum de priorité, « les seuls qui ont une chance d’obtenir une place », selon Pierre Kreins, juriste au sein de la structure et gréviste lui aussi –, il faut désormais être enceinte de plus de sept mois ou avoir un bébé de moins de 3 mois, ce qui veut dire que « les bébés de 3 mois et 2 jours ne sont plus considérés comme prioritaires », s’insurge Pauline Agazzi. Au début de l’occupation, une mère et son nourrisson de 3 semaines vivaient sur le campement.

      De l’aveu de Pauline Agazzi, la réunion des salariés du Samu social et des « usagers » du 115, soit « les écoutants qui doivent passer leur temps à dire non aux familles, et les familles, qui se réunissent », ça n’allait pas de soi. Mais cette inédite « convergence des deux batailles » était une manière de dire « même politique publique, même combat », selon les mots de Jordan Bernard, secrétaire général de la CGT au Samu social de Paris. Une manière aussi de se comprendre les uns les autres, de montrer que « ce numéro ne dysfonctionne pas à cause des collègues mais parce qu’il est pensé comme tel » ajoute Elena Sauterey.

      « Ils vont juste délocaliser tout le monde »

      « Ils envoient les forces de l’ordre face à une situation de détresse sociale, se désole Charlotte Kwantes, d’Utopia 56, qui se souvient de précédentes évacuations « très traumatisantes pour tout le monde », notamment en mars dernier à la Gaîté lyrique. Là, il va juste y avoir plus de 400 personnes sur le carreau. » Les termes de l’arrêté préfectoral – qui cite une « situation sanitaire particulièrement préoccupante », la présence sur le campement de maladies aggravées par « la promiscuité, l’absence de conditions de repos adaptées et des difficultés d’accès à une alimentation et une hydratation appropriées » et la canicule qui s’intensifie – ont aussi choqué. Pour Charlotte Kwantes, « c’est hallucinant de lire un tel niveau de mensonges et de mauvaise foi » : « La chaleur, les pathologies qui sont liées à la vie à la rue… Ce sont les choses sur lesquelles toutes les associations interpellent la préfecture, qui est en même temps en train de supprimer les places d’hébergement. »

      Comme le dénonçaient Utopia 56 et la CGT, les seules solutions proposées aux familles étaient des déplacements vers des #sas_régionaux d’accueil temporaire, loin de l’Ile-de-France. Loin aussi des emplois, des écoles où les enfants sont inscrits pour la rentrée, des rendez-vous médicaux ou des démarches administratives. « On méprise tellement les personnes sans abri qu’on considère qu’une solution de trois semaines loin des attaches scolaires, médicales et professionnelles, c’est acceptable », dit le cofondateur d’Utopia 56, Yann Manzi. « Toutes les personnes refusent parce que ça ne répond pas à leurs besoins. Ils vont juste délocaliser tout le monde, ajoute Charlotte Kwantes, qui redoute le retour de multiples campements dans Paris. On va avoir 20 mineurs non accompagnés qui vont retourner sous les ponts. Ce dont ils parlent dans l’arrêté, ça va juste continuer à exister ailleurs. »

      « Ces gens vont être dans la rue encore ce soir. Ils ne vont pas disparaître comme par magie », renchérit Yann Manzi, qui appelle les élus parisiens et des villes qui bordent la capitale à se substituer encore davantage à l’Etat pour mettre à l’abri les familles. Quitte à ensuite présenter la facture à qui de droit, comme l’a fait Strasbourg, qui a attaqué l’Etat en 2022 pour carence dans sa mission d’hébergement des sans-abri et a obtenu gain de cause (et une réparation de plus de 536 000 euros), il y a quelques jours.

      voir https://seenthis.net/messages/1185816

      Au Samu social, où une réunion de négociation destinée à sortir de la crise a été annulée mercredi après la publication de l’arrêté préfectoral, la grève se poursuit, mais l’occupation restera comme un tournant. « Ce ne sont plus seulement des personnes que j’accompagne, dit Elena Sauterey. C’est devenu des frères et sœurs de lutte. »

    • À Paris, le campement de 450 personnes installé dans l’enceinte du Samusocial a été évacué
      https://www.infomigrants.net/fr/post/73073/a-paris-le-campement-de-450-personnes-installe-dans-lenceinte-du-samus

      Jeudi matin, les personnes sans-abris – principalement étrangères, en situations régulière ou irrégulière – se sont vues proposer par la préfecture des places d’hébergement en CAES (centres d’accueil et d’examen de la situation) ou bien en SAS régionaux. Mais face à ces propositions, quelque 300 personnes, sur les 450 présentes, ont préféré quitter les lieux et retourner dans Paris.

    • OCCUPATION DEVANT LA MAIRIE DE PARIS CENTRE - rue Eugène Spuller 75003
      https://paris-luttes.info/appel-a-soutien-occupation-21041#maj74566

      Les familles et mineurs isolés expulsés ce matin après leur occupation pendant 1 mois du parvis du Samu Social ont relancé une action contre la Ville de Paris ! Venez rejoindre la mobilisation pour exiger des solutions d’hébergement dignes et adaptées pour toutes et tous ✊

      (il n’y avait pas d’autre choix raisonnable. à cette occasion on se souviendra de l’antique slogan "dispersion, trahison !")

  • Serge Joncour, romancier : « Depuis 2026, l’été n’a plus rien de léger, quelque chose a changé. L’été nous a été volé »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/01/serge-joncour-romancier-depuis-2026-l-ete-n-a-plus-rien-de-leger-quelque-cho

    En temps normal, une telle grisaille un 26 juillet, un jour frisquet de plein été, ce devrait être une journée foutue, une journée ratée, un crève-cœur pour qui avait prévu d’aller à la plage ou au bord d’une rivière. Mais, aujourd’hui, ce mauvais temps se vit comme un don du ciel, un pur bienfait où tout le monde souffle, enfin les corps respirent. La journée pourrie devient la journée bénie. D’autant qu’on le sait tous, la météo l’a dit, dès demain ça repart, les cartes repasseront au rouge dans presque tous les départements, une fois de plus on dépassera 40 °C, on battra tous les records de la semaine d’avant.

    [...]

    Pour 2026, on s’est tous trouvé un job d’été, tous le même : survivre. Quel que soit l’âge ou notre rang dans le règne animal, l’été ne propose qu’une seule activité : tenir. Parce que tout autour de nous des aînés meurent de chaud dans leurs appartements bouilloires, des forêts partent en fumée, des rivières s’assèchent et des terres se fissurent. En plus de ça, dans ce qu’il reste d’eau les noyés se comptent par centaines, presque 1 000 noyades à ce jour et près de 300 qui y sont restés. On fait déjà les comptes alors que l’été n’en est qu’à son premier mois.

    https://justpaste.it/dtsgb

    Alors ? Encore heureux qu’on va vers l’été ?

    #climat #canicules #été #fraîcheur

  • #Journal du regard : Juillet 2026

    https://liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-juillet-2026

    https://www.youtube.com/watch?v=KOOq3n0EpDc

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions

    (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Regard, #Dérive, #Photographie, #Nature, #Paris, #Été, #Jardin (...)

  • A #Paris, dans les boutiques de luxe, le blues des vendeurs : « Avant, on faisait attendre le client, désormais, on l’attend toute la journée »
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/07/27/a-paris-dans-les-boutiques-de-luxe-le-blues-des-vendeurs-avant-on-faisait-at

    La fréquentation des grandes enseignes de #luxe dans la capitale a chuté de 11 % entre janvier et juin. Alors que se délite le bastion d’acheteurs traditionnel du secteur, originaires de Chine, de Russie ou du Golfe, les vendeurs s’inquiètent. Et s’ennuient. (...) Les 20 000 mètres carrés de l’enseigne [La Samaritaine] inaugurée en juin 2021, après 700 millions d’euros d’investissement, sont quasiment déserts. Les touristes pour lesquels a été imaginé ce concept si luxueux font défaut. Lors de sa réouverture, LVMH espérait attirer 5 millions de visiteurs par an, « sous trois ans ». Il n’en est rien.

    https://archive.ph/wjGnt#selection-5271.278-5279.19

  • 350000 sdf : 2 fois plus qu’en 2016 !
    https://bellaciao.org/350000-sdf-2-fois-plus-qu-en-2016

    La grève en action ! Les grévistes du Samusocial de Paris avec la CGT, les camarades d’Utopia56, de la commob travail #Social, etc ont déployé une banderole géante ce lundi 27 juillet sur le toit de l’immeuble du siège du Samusocial de Paris : « 350000 sdf : 2 fois plus qu’en 2016 : Macron coupable. Samusocial en grève reconductible. » Seule la lutte paye, ensemble jusqu’à la victoire ! Rejoignons et Soutenons la grève et l’occupation au Samusocial de Paris. Les prochains rdv : 🔴 jeudi (…) #Contributions

    / #Manifestations, #Grèves, Social, #Solidarités, #Syndicats, #Paris_-_IDF

  • OpenAI Is Showing Kalshi’s World Cup Odds in ChatGPT - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2026/07/13/technology/kalshi-openai-chatgpt-world-cup-odds.html

    The partnership, a first of its kind for the artificial intelligence company, will use the prediction market’s data to power some search results about the soccer tournament.
    Listen · 3:07 min

    Kalshi has struck a partnership with OpenAI tied to the World Cup.Credit...Eric Helgas for The New York Times
    Mike Isaac

    By Mike Isaac

    Mike Isaac covers Silicon Valley from San Francisco.
    July 13, 2026

    Kalshi, the start-up that lets users wager on almost anything, has struck a partnership with the artificial intelligence company OpenAI to show World Cup prediction market data in ChatGPT search results.

    The tie-up, which has not been promoted publicly, uses Kalshi data to display the odds of victory in various matches in user queries in ChatGPT, search results show.

    A ChatGPT search for “France and Spain,” for example, displays a graphic showing that the prediction market has assigned the French a 60 percent chance of winning on Tuesday, attributed to Kalshi data. A search about the countries playing in the other semifinal cites Kalshi data suggesting that England has a 55 percent chance of beating Argentina.

    The deal with a prediction market is a first for OpenAI. For Kalshi, it is part of an ongoing campaign to integrate its wagering data far and wide to increase awareness and — ultimately — to bring more users to its site. Last year, Kalshi cemented a partnership to integrate its data across CNN and CNBC, including a real-time ticker powered by Kalshi data to run during news segments. In January, Polymarket, Kalshi’s largest rival, struck a similar deal to integrate its data across Dow Jones products, including The Wall Street Journal.

    Regulators are facing increasing pressure to crack down on abuses in fast-growing and highly lucrative prediction markets. Correct bets on the timing of the U.S. military’s actions in Iran and Venezuela and company-related news have created growing concerns about leaks of sensitive information and potential insider trading. Earlier this year, a top federal financial agency opened an extensive investigation into Polymarket, raising inquiries about whether the site is was operating within the law.

    OpenAI and Kalshi declined to comment.

    In a recent update to its corporate help web page, OpenAI said that users “cannot place bets through ChatGPT,” and that the partnership appears to be limited to using Kalshi data only “for queries related to the 2026 World Cup.” The company also states that the data is “for informational purposes only.”

    As prediction markets grow in popularity, more Silicon Valley companies are strategizing about how to get in on the action. Last year, Google struck deals with Polymarket and Kalshi to put prediction market results into Google Search results and on its Google Finance page.

    And Mark Zuckerberg, chief executive of Meta, has directed lieutenants to build a stand-alone prediction markets app that would be directly integrated into Facebook and Messenger.

    (The New York Times has sued OpenAI and Microsoft, claiming copyright infringement of news content related to A.I. systems. The two companies have denied those claims.)

    #IA #ChatGPT #Paris_en_ligne

  • Les canicules plus précoces et plus intenses poussent à intensifier la baignade dans le #Grand_Paris

    Dès samedi 4 juillet et jusqu’à la rentrée, il sera possible de se baigner dans le bassin de #la_Villette, à Bercy au niveau du bras Marie, et à quelques centaines de mètres de la tour Eiffel, a annoncé la Mairie de Paris.

    Que les personnes en quête de #fraîcheur mais reparties bredouilles en s’approchant des pontons installés à Paris, ces derniers jours, se rassurent : il sera de nouveau possible de plonger dans la #Seine à partir du samedi 4 juillet, et pendant a minima deux mois. La saison officielle de baignade dans la capitale est lancée. Pendant près de dix ans, celle-ci était cantonnée au #bassin_de_la_Villette, dans le nord de la ville.
    Désormais, et pour la deuxième année, il est aussi possible de plonger dans le fleuve à Bercy, au niveau du #bras_Marie, et à quelques centaines de mètres de la Tour Eiffel. La possibilité de nager dans le #canal_Saint-Martin, sur une zone de 100 mètres, avait été exceptionnellement autorisée, les après-midi et en soirée, depuis le 16 juin, en raison des chaleurs étouffantes qui ont frappé la France et l’Europe. Les autres sites ouvrants, celui-ci doit, dès ce week-end, retrouver son rythme dominical d’avant canicule.
    Il y avait un certain satisfecit sur le visage des trois adjoints au maire (PS) de Paris venus détailler ces modalités à la presse, lundi 29 juin, sur les planches du ponton de Grenelle. Que n’ont-ils pas entendu, ces dernières années, au sujet du projet de rendre à nouveau la Seine baignable un peu plus d’un siècle après son interdiction.

    L’équivalent de dix piscines

    « Les dernières semaines ont prouvé que l’#accès_à_l’eau, et la baignade surtout, y compris en ville, sont nécessaires. Il répond à un #besoin_fondamental de se rafraîchir », a insisté Antoine Guillou, l’adjoint chargé notamment de l’axe Seine et des canaux sous cette nouvelle mandature, après avoir suivi l’#assainissement et la #propreté sous la précédente. « Plus personne ne remet le sujet en question », assure-t-il. « L’ouverture de ces sites extérieurs équivaut à la construction de dix piscines en dur », complète Maxime Sauvage, l’adjoint chargé du sport. Au vu des foules qui ont convergé vers les berges du canal Saint-Martin au plus fort de la vague de #chaleur, des réflexions émergent sur la possibilité d’aller plus loin. Pendant la campagne, Emmanuel Grégoire, désormais maire, a déjà promis d’ouvrir, d’ici à quelques années, une quatrième plage, à #Bastille, dans le #bassin_de_l’Arsenal, ont-ils rappelé.

    Quelques ajustements ont eu lieu par rapport à la première saison, dont la Ville assure qu’elle a attiré près de 100 000 personnes. Le site du bras Marie, aménagé initialement au pied de l’Ile-Saint-Louis, a été déplacé près du pont Louis-Philippe. La localisation d’origine crispait un certain nombre d’usagers économiques du fleuve, notamment les bateaux de promenade. Cent cinquante nageurs en simultané peuvent désormais être accueillis, chaque jour, de 8 heures à 18 heures. Plus à l’ouest, dans le bras Grenelle, la pataugeoire a disparu – trop sujette à la présence de bactéries –, mais la jauge grimpe à 200 personnes (dont 150 nageurs). Le site de Bercy, avec ses deux bassins, reste le plus important : 600 personnes, dont 300 à l’eau. Les plus jeunes sont accueillis partout, à condition qu’ils mesurent plus d’1,20 mètre. Les tout-petits ont leur espace à la Villette.

    Ces trois sites de baignade, comme ceux ouverts dans la #Marne, en amont, et les autres à l’étude ou en chantier sur les deux principaux cours d’eau franciliens, sont un héritage direct des Jeux de Paris 2024. L’ultimatum posé par la tenue d’épreuves dans la Seine a servi de puissant accélérateur à la réalisation de travaux d’#assainissement exigés depuis fort longtemps par la législation européenne, mais maintes fois reportés. Deux #stations_d’épuration ont été modernisées. Des ouvrages pharaoniques ont été réalisés en amont pour stocker les eaux de pluie. La chasse aux mauvais branchements des particuliers - dont les #eaux_usées sont rejetées dans les cours d’eau - se poursuit. Sur les 23 000 identifiés, il en reste près de 11 000 à traiter. En attendant, les campagnes de mesures de la #qualité ont repris. En juin, sur la vingtaine de journées étudiées, seules deux étaient impropres à la baignade.

    « Une année de transition »

    Les vagues de chaleur étant amenées à être plus précoces et à s’étirer dans la saison, en raison du réchauffement climatique lié à l’activité humaine, la question se pose de multiplier les sites de baignade en ville, de pouvoir les activer plus facilement, mais aussi d’imaginer d’autres cadres. Cette réflexion fait écho à ce qui se pratique par exemple en Suisse ou encore au Danemark. « L’année 2026 sera une année de transition pour aller vers un #modèle d’accès à l’eau plus libre », veut croire Clément Brun, docteur en urbanisme et aménagement et auteur d’une thèse sur la baignade à Copenhague. « En réponse à l’explosion de la fréquentation dans le port, une marge de tolérance est laissée à la population dans les endroits considérés comme non dangereux. Les contrôles de police ont lieu dans les endroits critiques. »

    En France, le sujet est notamment juridique, en plus de celui de devoir concilier différents usages (économiques, loisirs). Quand en Suisse, les baigneurs nagent dans le courant à leurs risques et péril, ici, le régime reste celui de l’#autorisation_avec_surveillance, ou de l’#interdiction. « La troisième voie, celle du “risques et périls”, existe mais elle peut malgré tout se retourner contre la collectivité », explique Antoine Guillou. Peut-on imaginer un nouveau #régime national où la baignade serait, à certains endroits, sécurisée mais non surveillée ? « En pleine canicule, ne pas pouvoir se baigner est un #risque. Ouvrir un site sécurisé non surveillé en est un autre. Cela mérite débat. » En attendant, l’ouverture d’autres sites est à l’étude, notamment au nord de la capitale, en Seine-Saint-Denis, sur le canal Saint-Denis et le canal de l’Ourcq.

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/06/30/les-canicules-plus-precoces-et-plus-intenses-poussent-a-intensifier-la-baign
    #canicule #baignade #Paris #France #rivière

  • Vivre au bord du Fleuve

    C’est la #Seine qui a fait naître #Paris au creux de son méandre, une ville comme une île, enserrée par deux bras, au carrefour d’un réseau hydrographique stratégique.

    Un lien très fort s’est noué entre la Seine et les parisiens au fil des siècles. Mais par la force et les idées modernes, les habitants en ont été définitivement détournés.

    L’identité de Paris s’est forgée au fil des siècles au creux du lit de la Seine, avec pour nombril l’île de la Cité. Un fleuve qui dessine la ville et décide de son destin. Un fleuve nourricier, une aorte vitale qui amène à la capitale toutes les denrées, le bois de chauffage, les matériaux de construction, les travailleurs, les ouvriers, les commerçants, les voyageurs, les nouvelles idées. Un fleuve qui permet à la ville de se transformer. Le XVIIIe est le grand moment de la Seine à Paris : toute la vie de la ville part de là. Ça grouille, la foule y est dense au cul des bateaux de marchandises.

    Pourtant déjà les décideurs regardent ces espaces avec suspicion et dégoût, le linge qui sèche sur le toit des bateaux lavoirs doit être effacé de l’image d’un Paris que l’on veut monumentaliser. On veut en extirper le peuple. Et cela sera fait. Coupant définitivement le lien des parisiens à leur fleuve.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/lsd-la-serie-documentaire/vivre-au-bord-du-fleuve-4188776
    #histoire #rivière #modernité
    #podcast #audio

  • #Journal du regard : Juin 2026

    https://liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-juin-2026

    https://www.youtube.com/watch?v=XQBsy2YxmB8

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions

    (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Regard, #Dérive, #Photographie, #Nature, #Paris, #Été, #Jardin (...)

  • La lutte pour la baignade
    https://lundi.am/La-lutte-pour-la-baignade

    La lutte pour la baignade

    ou le mépris de la gauche pour une jouissance populaire

    La récente canicule a ouvert des questions politiques et pratiques nouvelles, parmi elles, celle de l’usage des cours d’eau et donc de la possibilité même de se baigner et de se rafraîchir. La bataille du canal Saint-Martin a forcé le pouvoir à accepter des usages nouveaux (mais en réalité ancien), pendant qu’un peu plus loin sur les bords de la Marne, les autorités ont mobilisé des drones pour surveiller et réprimer les baigneurs. Depuis son expérience politico-aquatique danoise Jens Philip Yazdani propose de réinventer une politique communiste anticapitaliste et sauvage de la baignade.

    […]

    J’ai parfois l’impression que les parisiens d’aujourd’hui ont un peu perdu le fil de l’histoire. Est-ce qu’à tout hasard on aurait pas fondé cette ville ici du fait même qu’y passait un très gros cours d’eau ? Ou c’était juste pour le joli paysage ? Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de remonter si loin dans le temps. Il suffit de suivre le canal de l’Ourcq au-delà de la proche banlieue pour retrouver les traces d’un passé beaucoup plus récent et qui raconte une toute autre histoire.

    À Sevran, plusieurs panneaux présentent d’anciennes photographies en noir et blanc montrant les habitants qui se baignaient dans le canal pendant l’été : on y voit des cyclistes, des enfants, ils ont l’air heureux, soulagés, profitant pleinement de la vie commune et des possibilités plus ou moins naturelles de l’endroit (c’est Napoléon 1er qui fit creuser, à d’autres, le canal).

    En remontant le cours d’eau jusqu’à l’écluse de Vignely, on tombe sur un autre panneau installé par la Ville de Paris(qui reste la propriétaire de tout le canal). Son titre : « La vie autour du canal au XIXᵉ siècle » et a pour légende : « Le dimanche, la pêche et la baignade font oublier le dur labeur de la semaine. »

    #eau #baignade #canicule #politique #biopolitique #gauche #urbanisme #urban_matters #villes_fluviales #Paris #Copenhague

  • #Pax_Silica : l’#Europe s’aligne-t-elle sur #Washington contre #Pékin ?
    https://legrandcontinent.eu/fr/2026/06/29/pax-silica-leurope-saligne-t-elle-sur-washington-dans-la-guerre-tec

    En fin de semaine dernière, l’Union a rejoint aux côtés de 9 pays – dont 3 États membres : l’#Allemagne, les #Pays-Bas et la #Grèce – la Pax Silica, une initiative lancée par l’administration #Trump en décembre qui vise à renforcer la coopération dans les chaînes d’approvisionnement de l’#IA et des technologies de pointe.

    Dans sa forme, la Pax Silica vise à appliquer aux pays membres les principes fixés par Washington en matière de déploiement de l’IA.

    – En rejoignant l’initiative, les pays intègrent l’#écosystème #américain de l’IA et acceptent de développer une #interdépendance #technologique avec les #États-Unis.
    – L’alliance compte désormais 24 membres, dont sept pays européens et cinq États membres de l’Union (Grèce, Allemagne, Pays-Bas, #Finlande et #Suède).

    - #Paris avait dénoncé une tentative de « #colonisation de l’Europe » et une #incompatibilité avec le programme de #souveraineté technologique de l’Union, qui vise à réduire la #dépendance #stratégique du bloc, notamment vis-à-vis des États-Unis

    – Dans le cadre de l’accord commercial signé avec Washington à Turnberry en juillet 2025, la Commission s’était notamment engagée à « acheter pour 40 milliards d’euros de puces IA essentielles au maintien de l’avance technologique de l’Union ».

  • Incinérateurs de plastiques : la fabrique d’une « fable écologique »
    https://www.liberation.fr/environnement/incinerateur-a-plastiques-la-fabrique-dune-fable-ecologique-20260611_CFY5

    Les industriels les appellent « chaufferies #CSR », pour combustible solide de récupération. Il s’agit en réalité d’#incinérateurs destinés à brûler les #plastiques non recyclés de nos poubelles jaunes, les restes de meubles en #bois vernis ou peints, des tonnes de #textiles broyés et de #déchets industriels. La chaleur issue de la combustion est récupérée pour alimenter une usine voisine ou un réseau de chauffage urbain. Un business à plusieurs milliards d’euros que les géants Veolia, Suez et Dalkia se disputent… Avec le soutien de la puissance publique. Ces installations bénéficient en effet d’une fiscalité très avantageuse et de centaines de millions d’euros de subventions publiques.

    A mesure que ces projets apparaissent au grand jour, des collectifs de citoyens, notamment des médecins, s’alarment des risques sanitaires et de l’inconséquence de les installer à quelques mètres d’habitations. L’association Zero Waste appelle à un moratoire alors que la France détient près d’un tiers des incinérateurs d’Europe (119 d’ordures ménagères, et 8 CSR), en capacité suffisante pour les déchets actuels. Pourquoi donc en construire de nouveaux alors que l’urgence écologique impose de changer nos modes de consommation ?

    [...]

    A les entendre, les déchets ne sont plus un problème, mais une solution : un combustible made in France. La loi pour la transition énergétique de 2015 a donné une assise légale à ces CSR, et mis le business sur les rails. Débuts timides jusqu’à la guerre en Ukraine, sept ans plus tard. Les tensions d’approvisionnement en gaz deviennent un tremplin inespéré pour la filière, l’argument en or pour convaincre, même avec un rendement énergétique limité.

    Veolia, Suez et Dalkia se positionnent sur ce nouveau marché, où l’on trouve aussi Paprec, Idex, Guyot environnement, Coriance ou encore la multinationale américaine Urbaser qui tente de chiper des parts du gâteau… particulièrement crémeux en cas de deal avec une collectivité : rentrées d’argent assurées pendant vingt-cinq ans.

    [...]

    L’avis du 29 avril, que Libération a consulté, établit l’ambiguïté comptable : « La libération massive et instantanée de ce carbone [liée à la combustion du bois] dans l’atmosphère crée une dette climatique immédiate qui ne pourra être compensée par la croissance forestière que sur un temps long (plusieurs décennies). » Un espoir pour les nombreuses luttes locales sur les projets de chaufferies CSR : « Pire encore que le bois. Vous ajoutez les #Pfas et tout un tas de polluants. Il faut une prise de conscience nationale. »

    A Strasbourg, Thomas Bourdrel, lui aussi médecin et à l’origine du collectif Air santé climat, se désole de l’absence de débat : « J’ai l’impression de revivre la promotion du diesel par les pouvoirs publics, avec cette capacité des politiques à fermer les yeux devant une réalité scientifique. » Son alerte remonte à 2019, lors de la mise en route de l’une des toutes premières chaufferies CSR dans un quartier populaire de Strasbourg. Depuis, selon une note de janvier 2026 de l’Ademe, l’agence de la transition écologique, 44 projets sont à l’étude… En toute opacité : la liste de leur emplacement n’est pas publique et les riverains en apprennent l’existence très tardivement. Libération publie en exclusivité la carte d’une partie de ces incinérateurs nouvelle génération sur les rails.

    [...] « On crée des verrous économiques en misant sur un flux constant de déchets sur la durée. » Pauline Debrabandère, responsable plaidoyer de Zero Waste France, en est convaincue : « Les industriels n’ont aucun intérêt à une réduction de déchets, vu qu’ils gagnent de l’argent en les brûlant. »

    [...]

    La France est championne européenne du nombre d’incinérateurs, et… mauvaise élève en recyclage. Seuls 26% de nos emballages plastiques sont recyclés alors que l’objectif était d’atteindre 50 % en 2025. Résultat : 1,5 milliard d’euros de pénalités versées à l’Union européenne l’année dernière. « Je pense qu’il faut maintenant bouger », a réagi, penaud, Emmanuel Macron, exigeant l’ouverture d’une concertation en vue d’actions concrètes, « la consigne de bouteilles pourra en faire partie ». L’association Zero Waste pointe le peu d’argent public consacré à la prévention et au tri des déchets, qui est pourtant la première alternative pour éviter de multiplier les chaufferies CSR. Cela représentait 1 % du budget des collectivités locales en 2022, contre 39 % pour le traitement. La construction des incinérateurs représente des dizaines de millions d’euros et les contrats d’exploitation se chiffrent pour certains en milliards. Une fois en route, l’installation carbure jour et nuit, sept jours sur sept… pendant vingt-cinq ans en moyenne.

    Chaque four est dimensionné pour un tonnage précis, établi à l’avance dans le cahier des charges. 350 000 tonnes annuelles à Dombasle-sur-Meurthe (Meurthe-et-Moselle), 43 460 à Lannemezan (Hautes-Pyrénées), plus de 400 000 tonnes à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), selon des documents internes consultés par Libération. « Pour avoir la meilleure rentabilité, il faut alimenter en quantité constante », explique, sous couvert d’anonymat, un ingénieur un temps dans le business. Les fours fonctionnent même les jours de canicule, les préfets le savent : pendant la phase de démarrage, il y a toujours plusieurs heures sans aucune filtration des fumées.

    Pour s’assurer un « gisement » suffisant − c’est le terme utilisé −, les industriels voient loin. Ainsi dans sa délibération votée fin décembre, le Conseil de #Paris a validé la possibilité de ratisser dans un rayon de 300 kilomètres pour alimenter la chaufferie qu’il souhaite installer à Vitry-sur-Seine, à cinq kilomètres de la capitale.

    [...] Sur le sujet, les lignes politiques sont, pour le moins, floues. A Paris, le projet de chaudière CSR a été ficelé par Dan Lert, élu écologiste, et compte parmi ses opposants Mathilde Panot, député LFI du Val-de-Marne. Tandis qu’à Montpellier, René Revol, un proche du patron des Insoumis, soutient le projet du maire socialiste Michaël Delafosse…

    [...]

    Autre cas d’école : Comité 21, une association qui « accompagne les acteurs publics et privés pour faire converger les initiatives et construire des réponses collectives aux défis écologiques, sociaux et économiques ». Cette association est présidée par Antoine Pellion qui est aussi le directeur adjoint du groupe Idex, en charge de développer des centrales d’énergie à partir de CSR. Avant de rejoindre le groupe privé, Antoine Pellion était au cœur de l’appareil de l’Etat. Secrétaire général à la planification écologique entre 2022 et 2025, après avoir été conseiller environnement de Macron en début de premier mandat. Mieux : en 2014, il faisait partie du cabinet de la ministre de l’écologie Ségolène Royal au moment même où se tricotait la loi transition écologique qui donne un cadre légal aux chaufferies CSR. Mélange des genres ? Contacté, Antoine Pellion n’a pas donné suite.

    L’Etat soutient à fond la filière. C’est inscrit dans « la Stratégie nationale bas-carbone » et la programmation pluriannuelle de l’énergie 2026-2035 », rappelle-t-on chez Dalkia, « ravi » que Libération s’intéresse à cette filière en devenir.

    Les chaufferies CSR sont, de fait, boostées par des centaines de millions d’argent public. Entre 2016 et 2024, sept appels à projets ont ainsi été lancés par l’#Ademe, l’agence publique de la transition écologique. Soit 21 projets et 240 millions d’euros de subventions engagées. En 2023, 23 % du fonds économie circulaire (71 millions) a servi à soutenir des projets de chaufferies CSR, note la sénatrice Christine Lavarde (LR), membre de la commission des finances dans un récent rapport d’information. Qui s’étonne, au passage, que des sociétés du CAC40 et cabinets de conseil soient éligibles à cet argent public.

    Le robinet des subventions s’est refermé l’année dernière avec la crise budgétaire. Valérie Jouvin, cheffe du service de valorisation des déchets à l’Ademe, le regrette : « Nous n’avons plus de ligne budgétaire dédié. Mais nous continuons d’accompagner les projets en cours. » A Montpellier, François Vasquez, ancien élu en charge des déchets, enrage. « L’institution chargée de notre transition écologique finance des incinérateurs déguisés, et donne une caution morale aux élus. » Le nouveau maire de Lannemezan, Laurent Lages (sans étiquette), le formule ainsi : « Quand l’Ademe soutient, on a vite fait de penser que c’est un bon projet. » Quel que soit le lieu ? Dans l’analyse des dossiers, l’emplacement, et notamment la proximité avec des #écoles, des habitations ou un hôpital, n’entre pas dans les critères de l’Ademe. « Une réglementation existe, les services de la préfecture et la direction régionale de l’environnement (Dreal) mènent des études d’impact et délivrent les autorisations. Nous, on s’assure que les feux sont verts », répond Thierry Rolland, en charge d’accompagner la filière à l’Ademe.

    L’opportunité des CSR est-elle débattue en interne ? Thierry Rolland balaye : « Non. Les craintes des riverains sont entendables, mais il faut bien faire quelque chose de nos déchets non recyclés. Mieux vaut les brûler que les enfouir. » Pour Francis Finot, cette argumentation s’arrête en chemin : « La combustion ne fait pas tout disparaître. Elle crée des poussières très toxiques en partie captées par les filtres… qui sont ensuite enfouies. »

    Ce soutien public aux CSR pénalise, par ricochet, les solutions alternatives. « Vous avez beau proposer des solutions de recyclage, c’est compliqué de rivaliser. Les élus cherchent la solution la moins chère et la plus rapide », raconte, dépité, un entrepreneur du secteur, qui s’exprime sous anonymat de peur de se mettre des élus à dos.

    Dans ses pronostics optimistes, l’Ademe table sur 20 millions de tonnes de CSR potentiellement mobilisables en 2040, contre un million aujourd’hui. « Une partie pourrait partir à l’exportation », précise Roland Marion, directeur de l’économie circulaire, rappelant l’objectif fixé par le secrétariat à la planification écologique d’atteindre 4 millions d’ici 2030. Dans une note publiée au creux de l’été 2025 sur l’impact environnemental de la filière, l’agence admet que vu « que plus des 2/3 du potentiel de CSR est issu de déchets d’activités économiques et que la composition est fortement incertaine, il n’a pas été possible de définir une composition précise du CSR ». Ces déchets sont donc classés comme non dangereux sans en connaître la composition. A fortiori le cocktail des molécules porté à haute température. Amélie Boespflug, du collectif 3R, en reste sans voix : « Et cela ne questionne aucun responsable de ce pays ? »

  • À #Paris, le mauvais méli-mélo du #préfet de police pour interdire un concert organisé par #LFI | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/politique/180626/paris-le-mauvais-meli-melo-du-prefet-de-police-pour-interdire-un-concert-o
    #barbes
    dans la foulée d’un rassemblement « entre Barbès et la place de la #République »

    La #préfecture argue ensuite qu’elle ne peut assurer de manière certaine la sécurisation du lieu, puisque « les forces de sécurité intérieure seront particulièrement mobilisées » sur d’autres sites pendant la Fête de la musique. Elle rappelle les incidents qui avaient eu lieu le 21 juin 2025 à Châtelet-les-Halles, mais aussi les récentes « #exactions » lors de la finale de la Ligue des champions le 30 mai. Elle invoque par ailleurs le contexte « de menace terroriste aiguë ayant conduit au relèvement du plan Vigipirate ».

    Une démonstration qui a de quoi laisser perplexe : pourquoi dès lors autoriser #Spotify à organiser une soirée gratuite, et qui s’annonce massive, avec DJ sets et concerts place de la Bastille, à seulement quatre stations de métro ?

    Un arrêté « rempli de faussetés » pour #Médine
    Le troisième argument avancé par la préfecture est plus étonnant encore. Il concerne le profil des artistes prétendument invités à monter sur scène, à savoir les rappeurs Médine et #Soso_Maness. Au premier, elle reproche ses « #prises_de_position_controversées » et lui impute un « soutien sans équivoque » à Dieudonné et un tweet « jugé antisémite » – des accusations battues en brèche par le rappeur qui s’en est maintes fois expliqué. Au second, elle fait grief d’avoir scandé le slogan « tout le monde déteste la police » en marge d’un #concert de la Fête de L’Humanité.

    Mais problème : au-delà des raisons discutables invoquées par les autorités, aucun de ces artistes n’a en réalité été convié à monter sur scène par LFI, le 21 juin. S’il a un temps été envisagé comme possible intervenant, Soso Maness confirme à #Mediapart n’avoir pas été « prévu ».

    Également contacté, Médine dément lui aussi avoir été programmé, bien qu’il ait été tête d’affiche l’an passé et compte participer à la marche qui précède le concert. Il dénonce l’arrêté de la préfecture « rempli de faussetés [le] concernant ». La militante #Assa_Traoré, elle, est présentée par la préfecture de Paris comme devant monter sur scène place de la République, alors qu’elle doit seulement participer à la marche contre le #racisme avec le #Comité_Adama.

    lien avec l’actualité strasbourgeoise ?
    https://www.rue89strasbourg.com/strasbourg-lfi-phare-citadelle-meeting-soutien-palestine-390993

    • Ne pas confondre avec le concert pro-israélien qui, lui, semble avoir les faveurs du préfet.
      https://www.i24news.tv/fr/actu/vu-sur-i24news/artc-fete-de-la-musique-a-paris-israel-a-l-honneur

      À l’occasion de la Fête de la musique, l’association The Truth organise un événement inédit à Paris : une grande célébration de la musique israélienne sur la place Victor-Hugo, dans le 16e arrondissement.

      Invité sur i24NEWS, Alexandre François, vice-président de l’association, a présenté cette initiative comme un moment de rassemblement et de partage. « Dès qu’on parle d’Israël en France, c’est un acte de résistance », affirme-t-il. Un constat qui a poussé les organisateurs à mettre à l’honneur une culture qu’ils jugent trop souvent réduite aux seuls enjeux politiques.

      Au programme : artistes israéliens, chanteurs franco-israéliens et DJ venus faire découvrir la richesse et la diversité de la scène musicale israélienne. Parmi les invités figurent notamment Tal Vaknin, les interprètes de la comédie musicale Le Sel et le Miel, ainsi que plusieurs DJ populaires auprès du public israélien.

      […]

      L’événement, qui se déroulera de 17h à 21h, bénéficiera d’un important dispositif de sécurité mis en place en coordination avec les autorités françaises et le SPCJ. Une organisation désormais bien rodée puisque cette fête est organisée pour la troisième année consécutive.

    • Fête de la Musique : Tal Vaknin, réserviste et soutien de l’armée israélienne, monte sur scène à Paris
      https://www.aa.com.tr/fr/france/f%C3%AAte-de-la-musique-tal-vaknin-r%C3%A9serviste-et-soutien-de-l-arm%C3%A9e-isra%C3%A9lienne-monte-sur-sc%C3%A8ne-%C3%A0-paris/3971927

      Un concert de musique israélienne mettant à l’affiche le chanteur Tal Vaknin, réserviste actif ayant publiquement affiché son soutien à l’armée israélienne, soupçonnée de génocide à Gaza par plusieurs institutions internationales, est organisé place Victor Hugo à Paris.

      L’artiste, qui s’est fréquemment mis en scène en uniforme militaire, chantant des hymnes de soutien et des prières pour les troupes de Tsahal, va se produire dimanche lors d’un concert parrainé par l’association « The Truth », de 17h00 à 21h00 dans le cadre de la Fête de la Musique.

      Jeudi, un concert gratuit organisé par le mouvement la France Insoumise (LFI), programmé dimanche soir place de la République, avait été annulé par arrêté préfectoral.

      La préfecture a invoqué le risque de troubles à l’ordre public et la présence d’« invités controversés ».

      Jean-Luc Mélenchon, leader du mouvement LFI, avait réagi avec virulence, dénonçant un « scandale démocratique grave ».

      Il avait accusé le président du CRIF, Yonathan Arfi, et le maire PS de Paris Centre, Ariel Weil, d’avoir fait pression sur le préfet pour obtenir l’interdiction du concert LFI.

      Un recours en référé a été déposé en urgence contre l’arrêté devant le tribunal administratif.

    • Et finalement, La France insoumise obtient gain de cause. Le tribunal administratif a décidé, ce vendredi 19 juin, de suspendre l’interdiction émise par la préfecture de police de Paris concernant les concerts organisés par le mouvement mélenchoniste place de la République pour la Fête de la musique, avançant « qu’aucun des éléments produits par le préfet ne permettait de conforter [les risques de troubles à l’ordre public] ».

      https://www.liberation.fr/politique/fete-de-la-musique-le-tribunal-administratif-autorise-le-concert-de-lfi-a

    • Dans l’article de Libé signalé par MadMeg

      L’événement pensé dans le prolongement de « la marche contre le racisme et l’extrême droite » lancée par le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko – et qui, en début d’après-midi, s’élancera à Paris de Barbès pour descendre le boulevard Magenta – pourra donc bien se tenir dimanche.

      Dans un autre un peu plus tard.
      Bras de fer La Licra demande au maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, de ne plus utiliser un logo ressemblant au sien
      https://www.liberation.fr/politique/la-licra-demande-au-maire-de-saint-denis-bally-bagayoko-de-ne-plus-utilis

      Un symbole similaire aux trois visages de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) est utilisé par la commune depuis 2024, avant l’élection du nouveau maire insoumis. Ce dernier critique le timing de la requête.

      https://france3-regions.franceinfo.fr/paris-ile-de-france/seine-saint-denis/la-licra-reclame-le-retrait-d-un-logo-de-saint-denis-semb

      La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme demande à la municipalité de Saint-Denis d’abandonner son identité visuelle aux trois visages, pointant un risque de confusion avec sa propre marque. Une démarche purement technique selon l’association, mais fermement contestée par le nouvel édile Bally Bagayoko, qui dénonce un calendrier suspect et un coût financier lourd pour la commune.

      La Licra qui reproche à Bally Bagayoko de copier sa marque. ça va me faire la journée. Je connais l’idéologie de la licra qui est moins nette que la nouvelle france du maire de 93 et de son compagnonnage.

  • A Paris, sous les tentes du métro Stalingrad, l’« errance » sans fin des exilés
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/06/12/a-paris-sous-les-tentes-du-metro-stalingrad-l-errance-sans-fin-des-exiles_67

    A Paris, sous les tentes du métro Stalingrad, l’« errance » sans fin des exilés
    Un tiers des personnes vivant dans les rues de la capitale ont le statut de réfugié, estime l’Office français de l’immigration et de l’intégration. Mais, faute de logement et de travail, beaucoup se retrouvent dans le campement informel du 10ᵉ arrondissement.
    Par Mustapha Kessous
    Ce village de toiles s’étire sur plusieurs centaines de mètres. Des tentes par dizaines et d’innombrables couchages usés par les intempéries. Et, au milieu, des rats qui se faufilent et se cachent sous les matelas. Il y a aussi ce vacarme incessant de la circulation et du métro aérien. Et, partout, des visages épuisés. Il n’y a pas grand-chose à faire dans ce camp de migrants, posé sur le terre-plein central du boulevard de La Chapelle, dans le 10e arrondissement de Paris, où vivotent quelque 850 Afghans, Erythréens ou Sud-Soudanais.
    Certains font défiler sans fin des vidéos TikTok sur leur téléphone, d’autres y jouent aux petits chevaux, d’autres encore prient en égrenant les perles de leur chapelet. Ici, les journées s’écoulent pour beaucoup dans l’attente : une réponse pour un travail ou un logement, un rendez-vous administratif ou une consultation médicale.
    En cet après-midi du début du mois de juin, les équipes de Médecins du monde ont garé leur camion à l’entrée du boulevard, à deux pas de la station de métro Stalingrad. Devant la portière arrière, des hommes attendent leur tour pour voir une infirmière ou une docteure. A l’intérieur, les consultations prennent parfois des allures de confession. Les soignants, avec l’aide de traducteurs, auscultent des corps marqués par la route, nettoient des plaies et distribuent quelques médicaments. « Beaucoup de primo-arrivants sont de jeunes Soudanais, il en vient tous les jours », constate Paul Alauzy, le coordonnateur de la veille sanitaire de l’association.
    D’autres exilés reviennent chaque lundi, semaine après semaine, mois après mois. Stalingrad n’abrite pas seulement des migrants fraîchement arrivés en France. Depuis l’hiver 2025, le nombre d’occupants est passé d’une centaine à plus de 800. « Contrairement à ce qu’on pourrait croire, il n’est pas seulement peuplé de demandeurs d’asile qui viennent de fuir les guerres, mais aussi de personnes qui ont obtenu le statut de réfugié. Certaines errent depuis des mois ou des années et finissent par rejoindre le camp, précise M. Alauzy. C’est l’autre réalité de la migration. »
    Selon Médecins du monde, 60 % des occupants du campement sont des demandeurs d’asile, 20 % ont obtenu le statut de réfugié, et les 20 % restants ont épuisé tous les recours et vivent sans papiers. Plus généralement, on estime qu’un tiers des personnes vivant dans la rue à Paris ont le statut de réfugié, avance Didier Leschi, directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). « C’est paradoxal, mais beaucoup d’entre eux étaient mieux pris en charge lorsqu’ils demandaient l’asile, souligne-t-il. Une fois le statut de réfugié accordé, ils perdent certaines aides et doivent se débrouiller seuls. » Paul Alauzy assène : « La machine à les intégrer est en panne. »
    Ce campement précaire, où plane une constante odeur d’urine, est un point de ralliement pour ces personnes ayant obtenu une protection ou un titre de séjour. « Avoir des papiers ne marque pas forcément la fin de l’errance migratoire et ne suffit pas toujours pour commencer à construire sa vie », dit M. Leschi. Beaucoup échouent dans le camp – ou reviennent à la « case départ » – après avoir perdu leur emploi ou leur logement. Là-bas, ils retrouvent des « frères » avec lesquels ils ont partagé les épreuves de la route ou des compatriotes qui ont connu la même chose. « C’est un repère quand on n’a plus rien », résume un Somalien de 26 ans derrière d’élégantes montures de lunettes, qui souhaite rester anonyme.
    Cet ancien étudiant en mathématiques, qui a quitté Mogadiscio en 2020 – l’asile lui a été accordé deux ans plus tard – s’est retrouvé ici, il y a deux mois, quand son colocataire lui a demandé de quitter leur appartement. « Mon contrat de magasinier s’était terminé, et je n’avais plus les moyens de payer ma part du loyer, explique-t-il. C’est temporaire ici. J’ai eu un entretien pour un travail. J’espère l’avoir. Mais c’est dur, c’est comme si j’étais un éternel migrant. »
    Casquette imitation Gucci sur la tête, bagues argentées à tous les doigts, ce Gambien de 43 ans dort sous l’une des tentes depuis deux mois également. Il possède un titre de séjour italien, obtenu après son arrivée à Lampedusa, en 2013. « J’étais en Allemagne ces dernières années, je n’avais plus de boulot. On m’a dit de venir en France, que c’était un bon pays et qu’on pouvait trouver un travail, raconte-t-il. Je constate que ce n’est pas facile. »Avant d’arriver à Paris, on lui a parlé de Stalingrad, où il rencontrerait des « gens comme lui » et des associations qui pourraient l’aider. Les semaines passent, et Mohamed Lamine n’a toujours pas trouvé de travail, même non déclaré. « Ces personnes constituent malheureusement un nouveau sous-prolétariat que l’on retrouve sous le métro aérien », déplore le directeur général de l’OFII. Ils sont nombreux à avoir « erré de pays en pays en Europe », constate Paul Alauzy. « La France est un pays de rebond : on tente d’obtenir ici ce qu’on n’a pas réussi à obtenir ailleurs », atteste Didier Leschi.
    C’est aussi le cas pour Mohamed Abdallah. Cet homme de 40 ans qui frôle les deux mètres a quitté son Ethiopie natale, en 2016, alors secouée par de violentes manifestations antigouvernementales. Pendant près d’une décennie, il a vécu en Allemagne, où il a rencontré son épouse et vu naître sa fille, aujourd’hui âgée de 1 an et demi. Là-bas, il n’est jamais parvenu à obtenir un titre de séjour.
    Alors la France s’est imposée comme un dernier recours, et le camp de Stalingrad comme un ultime espoir. Il est venu seul, il y a moins d’un an. Sa demande d’asile a été rejetée ; il doit prochainement comparaître devant la Cour nationale du droit d’asile. « La migration, c’est tourner en rond, confie Mohamed Abdallah. Je n’en peux plus de tourner en rond. »En fin de journée, un jeune Soudanais semble soulagé. Il y a encore un mois, Adam Salé, 25 ans, dormait à Stalingrad. « Je touche désormais le RSA et je peux me payer un tout petit hôtel. J’étais à la rue depuis quatre ans. » Ce jour-là, il est venu prendre des nouvelles de ses amis dans le camp. Il a obtenu l’asile en 2020, après son arrivée en France alors qu’il n’était encore qu’un adolescent. Aujourd’hui, Adam Salé cherche désespérément un travail, n’importe lequel. Il rêve aussi d’un appartement et d’une vie sociale et sentimentale. Il s’arrête de parler. Il plonge la tête dans son carnet et recopie les mêmes phrases, en s’appliquant sur chaque lettre comme un écolier soignant son écriture. Puis, il lève la tête : « L’exil, c’est l’errance. On est toujours perdu. »

    #Covid-19#migration#migrant#france#campement#paris#exil#asile#sante#droit#logement#integration

  • Émeutes de 2024 en #Nouvelle-Calédonie : #non-lieu général ordonné en faveur des militants indépendantistes
    https://la1ere.franceinfo.fr/emeutes-de-2024-en-nouvelle-caledonie-non-lieu-general-ordonne-en-

    Selon des sources proches du dossier, un non-lieu général a été ordonné en faveur des militants indépendantistes de la #CCAT poursuivis dans le cadre des émeutes de 2024 en Nouvelle-Calédonie, a appris vendredi 5 juin l’AFP.

    #kanaky

  • #Journal du regard : Mai 2026

    https://liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-mai-2026

    https://www.youtube.com/watch?v=rzOLeO22OI4

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions

    (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Regard, #Dérive, #Photographie, #Paysage, #Nature, #Paris, #Printemps, #Forêt (...)

  • Marcel : « Mais pourquoi n’entend-on pas … » - Piaille
    https://mastox.eu/@realmarcel1/116617233909363697

    le 22 mai 2026 TF1 a écrit | Paris : une rixe impliquant des supporters de l’OGC Nice éclate, 65 personnes interpellées, six blessés dont un grave

    https://static.piaille.fr/cache/media_attachments/files/116/617/233/970/941/145/original/682b0bedea1e5184.mp4

    la voiture des flics à l’arrêt de l’autre coté du quai de valmy ...

    #xdroite #fascistes

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/05/22/nice-lens-une-rixe-a-implique-une-centaine-de-supporters-jeudi-soir-a-paris-

    Le maire du XIe arrondissement, David Belliard, a dénoncé sur X « un cortège de militants d’extrême droite en plein Paris, qui se battent et sont violents ». « Ces gens n’ont rien à faire là. Nous ne voulons ni d’eux ni de leur idéologie raciste ici », a ajouté l’élu écologiste.

  • « On est jetés en pâture » : à Paris, les animateurs du périscolaire dénoncent « une suspicion généralisée » | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/190526/est-jetes-en-pature-paris-les-animateurs-du-periscolaire-denoncent-une-sus

    Des centaines d’agents de la ville de Paris ont manifesté, mardi 19 mai, pour s’inquiéter des suspensions systématiques mises en œuvre par le nouveau maire au nom du principe de précaution. Mais surtout pour réclamer des moyens indispensables à un accueil sécurisé des enfants.
    Mathilde Mathieu
    19 mai 2026

    « Stop répression ». Sur la banderole en tête de cortège, le mot claque. Alors que la ville de #Paris est confrontée à une explosion sans précédent des signalements d’animateurs pour des violences sur des enfants, les agent·es périscolaires ont manifesté, mardi 19 mai après-midi, contre la politique de « tolérance zéro » mise en œuvre par le nouveau maire socialiste Emmanuel Grégoire, consistant à suspendre au premier soupçon. « Il y a trop d’amalgames, on est jetés en pâture avec les pédocriminels », confie une animatrice. « L’autre jour, un soignant m’a demandé mon métier, confie une autre. J’ai répondu bibliothécaire. »

    Pas toujours raccord par le passé, les organisations syndicales ont appelé cette fois à un rassemblement commun pour dénoncer un « climat de suspicion généralisée et d’arbitraire ». Et ont réclamé « des moyens pour les agents pour protéger les enfants ». Sous la pluie, ils et elles sont ainsi des centaines – sur 14 000 dans la capitale – à se serrer les coudes, certain·es grévistes depuis plusieurs jours, à deux pas du quartier de Bastille où ont explosé les premiers scandales de pédocriminalité, il y a un an.

    Selon la procureure de Paris, pas moins de quatre-vingt-quatre enquêtes pénales sont aujourd’hui en cours dans des écoles maternelles, une vingtaine dans des écoles élémentaires, et une dizaine dans des crèches. En parallèle, une centaine d’animateurs et d’animatrices auraient été suspendu·es par la municipalité depuis le 1er janvier pour des suspicions de violences de toutes natures, y compris des violences éducatives ordinaires . La dernière statistique officielle faisant état de soixante-dix-huit cas remonte à début avril.

    Autrement dit : la parole des enfants est enfin mieux écoutée par les familles et les institutions. Et si la justice a écarté toutes poursuites dans quelques affaires d’animateurs initialement suspendus, plusieurs ont récemment été mis en examen pour des violences sexuelles sur des élèves. Au moins un a été envoyé en détention provisoire, en avril, soupçonné d’avoir commis des faits à l’égard de trois élèves de maternelle.
    Quatre procès sont par ailleurs annoncés dans la foulée de celui qui s’est tenu début mai, à huis clos, pour juger un animateur de l’école Titon, soupçonné de harcèlement sexuel et d’agressions sexuelles sur des élèves de CM2 (lire nos révélations).

    Aligné avec l’objectif de lutte contre ces violences, le cosecrétaire général du Supap-FSU (syndicat le plus représentatif au sein de la profession avec l’Unsa) estime que les consignes passées par Emmanuel Grégoire au lendemain de son installation, début avril, sont toutefois déraisonnables, hormis sur les violences sexuelles. « On a des agents complètement démunis qui ne savent plus quoi faire quand des enfants se battent, qui n’osent plus toucher un bras, de peur que ça leur retombe dessus », assure Nicolas Léger.

    « Le principe de précaution prime sur la présomption d’innocence, comme si on était des citoyens de seconde zone, cingle son homologue de l’Unsa, Claude Lasserre. Au moins, quand les #animateurs sont contractuels ou titulaires, ils sont suspendus dans le cadre d’une procédure. Mais quand il s’agit de #vacataires [l’immense majorité des agent·es à Paris – ndlr], la ville s’en défait du jour au lendemain, comme des “agents kleenex”. Elle cherche à se protéger elle-même ! » L’attaque est rude.

    Une colère qui déborde

    Parmi les vacataires ainsi remerciés ces dernières semaines, Mediapart peut citer le cas de Claude*, cadre commercial retraité qui exerçait depuis six ans dans une école élémentaire, où il proposait une activité jeu d’échecs, aidait aux devoirs, dépannait à la cantine. À la mi-avril, il a été convoqué pour se voir signifier la fin de ses interventions.

    Et lundi 18 mai, les parents d’élèves en ont été informé·es par mail en ces termes : « Un signalement [a été] porté à la connaissance [de la ville] par une autorité extérieure à l’école […]. Il s’agirait de comportements inappropriés et contraires à la charte de l’animateur, notamment la prise de photos et vidéos d’enfants lors d’activités, diffusées au cadre familial de l’animateur […]. Nous ignorons le caractère avéré ou non de cette information. »

    Auprès de Mediapart, Claude s’insurge d’un tel flou. « En deux ans, j’ai dû faire deux photos d’enfants devant leur partie d’échecs, pour qu’ils puissent la reprendre un autre jour ! » Mais il raconte aussi avoir été visé, au début des années 2010, par un signalement d’élève qui se serait rétractée en quelques jours. La ville l’a, en tous cas, informé avoir été récemment destinataire d’« une remontée du parquet de Paris qui interroge [sa] posture professionnelle ».

    « Je ne sais pas de quoi il s’agit exactement et il n’y aura pas d’enquête administrative, donc je n’ai aucun moyen de me défendre », regrette ce retraité. Aux yeux de nombreuses familles de victimes, comme de collectifs de parents engagés dans la lutte contre les violences faites aux enfants, le principe de précaution appliqué ici sera sans doute jugé bienvenu. Claude, lui, parle d’une « chasse aux sorcières » et compte distribuer des tracts dès mercredi matin devant l’école, celle où ses propres enfants avaient été inscrits, pour « défendre sa réputation ».
    Dans les prochains mois, des cas similaires ne manqueront pas d’être portés devant la justice administrative, avec l’aide de représentants syndicaux. La ville de Paris le sait d’ailleurs, qui a vite pris la mesure de la colère explosive sur le terrain.

    « Une approche proportionnée »

    Alors qu’Emmanuel Grégoire avait opté pour l’automaticité des suspensions au premier signalement, toutes violences confondues, de premiers « bougés » ont été annoncés aux organisations, il y a une dizaine de jours. « Ils ont entendu notre demande de plus de discernement en dehors des signalements pour violences sexuelles, affirme Nicolas Léger (FSU). Pour des agents qui tirent le bras, qui crient, qui ont une mauvaise pratique éducative, il faut procéder à des suspensions au cas par cas, après des enquêtes flash. Ils nous ont dit que ça allait être effectif tout de suite. » « Rien de concret pour l’instant, s’impatiente Claude Lasserre (Unsa). Ils devaient nous donner un tableau pour le détail, mais on attend. »

    Recul ou avancée, la ville confirme en tout cas le double régime qui devrait s’imposer : « En cas de violences sexuelles, au moindre signalement, une mesure de suspension immédiate et systématique est prise ; et aucun retour de l’agent devant un enfant n’a lieu. » Mais « concernant les autres types de violence », des suspensions « peuvent » être décidées « en fonction de la gravité des faits », la municipalité revendiquant « une approche proportionnée ».

    En annonçant guère de moyens supplémentaires pour renforcer les équipes – ou alors très loin des revendications des syndicats –, Emmanuel Grégoire ne s’est pas donné les moyens de faire passer la pilule de sa politique « de précaution ».

    « Le système actuel ne nous permet pas de répondre correctement aux besoins des enfants, rappelle Adam Semail, secrétaire général de la CFDT-Interco de Paris. Avec un tel niveau de précarité, les meilleurs talents vont ailleurs. » Avec des #horaires_fractionnés et des rémunérations minimalistes, le métier n’attirait déjà pas, avant la crise, les équipes travaillant régulièrement en #sous-effectifs.

    « On attend des engagements sur la “déprécarisation” et les titularisations, ça peut être voté rapidement au conseil de Paris de juillet, insiste Nicolas Léger. Si Emmanuel Grégoire veut arriver un jour à ce qu’il y ait des effectifs doublés sur certains temps périscolaires, il faut réduire les taux d’encadrement [fixés à dix-huit enfants par agent·e en école élémentaire par exemple –ndlr] [bande de teubés : faut les augmenter, ndc]. On revendique aussi des formations d’État réellement diplômantes, pas ce qu’annonce la ville avec une espèce de Bafa renforcé [qui serait proposé dans une école bientôt créée – ndlr]. »
    « C’est très douloureux comme situation », déplore Brigitte, quinze ans de métier derrière elle et beaucoup de passion. « C’est l’échec de la gauche. Avec ce nouveau climat, beaucoup d’agents vont partir, ça va être l’hécatombe à la rentrée. » Avec un risque d’aggravation des conditions de travail.

    Ce qui la désole le plus, au fond, c’est que les alertes sur les violences commises par certains animateurs n’ont pas manqué ces dernières années. Brigitte, comme plusieurs de ses collègues rencontrées ces derniers mois par Mediapart, ont tenté de mobiliser leur hiérarchie quand un animateur se montrait violent. Ou encourageait « une baston », se présentait ivre ou sollicitait des élèves sur Snapchat. « Mais il y a un déni de responsabilité sidérant et des gens qui sont vite en limite de compétences dans certaines Caspe [ces services déconcentrés dans les arrondissements qui supervisent les équipes – ndlr]. Quand tu dénonces un problème, tu deviens le problème. »

    Sous couvert d’anonymat aussi, une collègue appuie : « Quand on remontait ce qui n’allait pas, c’était pris pour des enfantillages. » Alors aujourd’hui, la colère déborde. Trop brutal, trop tard. Installée lundi soir par Emmanuel Grégoire, la convention citoyenne sur le périscolaire consacrée « à la protection et aux temps de l’enfant », est attendue au tournant.

    #enfance #Ville_deParis #VSS

  • #Journal du regard : Avril 2026

    https://liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-avril-2026

    https://www.youtube.com/watch?v=2Z9dBCevKX0

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions

    (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Regard, #Dérive, #Photographie, #Paysage, #Nature, #Paris, #Printemps, #Jardin (...)

  • Perec aux #archives de #Paris
    https://laviedesidees.fr/Perec-aux-Archives-de-Paris

    Quelles traces de la vie de Georges Perec portent les archives publiques ? Comment éclairent-elles l’histoire populaire de Belleville autant que la trajectoire de l’écrivain ? Une exposition sur l’enfance de l’auteur explore ces pistes, aux archives de Paris.

    #Arts #littérature #biographie
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20260501_perec.pdf

  • Seth Gueko - Titi Parisien 2
    featuring Jarod, Haroun, Davodka, L.I.K, Hayce Lemsi, Costa, Loko, Rocca, Matcap, Kanoé, et l’aimable participation de MC Jean Gab’1
    https://www.youtube.com/watch?v=v10kbwianYM

    Seth Gueko - Titi Parisien 3 (prolongation) [Clip officiel]
    featuring Busta Flex, L’indis (les 10’), Nakk, Test (ATK), Cyanure (ATK), Dabaaz (Triptik), Joe Lucazz, Abuz, Lavokato (les 10’) et Medine
    https://www.youtube.com/watch?v=oHCzJm5zAhI

    #musique #rap #hip-hop #transmission #Paris

  • IA : Un giga data center ultrapolluant aux portes de Paris | Le Canard enchaîné
    https://www.lecanardenchaine.fr/environnement/53735-un-giga-data-center-aux-portes-du-chateau

    Le plus grand #centre_de_données du pays doit voir le jour d’ici deux ans, au sud de #Paris, près de #Vaux-le-Vicomte. Un rapport de l’autorité environnementale révèle que «  #Campus_IA  », un équipement présenté comme exemplaire, consommera la puissance électrique d’un #EPR à lui tout seul, émettra des #fumées #toxiques et laissera fuiter des #PFAS dans l’air...

    Une consommation électrique de mégalopole, plusieurs centaines de groupes électrogènes, des mégaclimatiseurs remplis de PFAS… Sans trop d’égards pour l’environnement, le plus grand #datacenter de #France, voire d’#Europe, doit sortir de terre d’ici à 2028 à #Fouju. Ce village de #Seine-et-Marne (600 habitants) se situe à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de la capitale. Non loin de là, le vénérable château de Vaux-le-Vicomte pourra offrir, de ses étages élevés, une vue imprenable sur le centre de données. Royal  !

    #Data_center