• L’#Inserm met en évidence de nouvelles #pathologies liées aux #pesticides

    Les liens sont de plus en plus évidents entre usage des pesticides et certains #cancers, en particulier chez les agriculteurs et chez les enfants. C’est ce que montre une nouvelle étude de l’Inserm, huit ans après celle qui faisait référence jusqu’à présent.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/070721/l-inserm-met-en-evidence-de-nouvelles-pathologies-liees-aux-pesticides
    #santé #maladie #industrie_agro-alimentaire #agriculture #rapport

    • Pesticides et santé – Nouvelles données (2021)

      Ce document présente la synthèse issue des travaux du groupe d’experts réunis par l’Inserm dans le cadre de la procédure d’expertise collective pour répondre à la demande de cinq directions de l’État, la Direction générale de la prévention des risques, la Direction générale de la santé, la Direction générale du travail, la Direction générale de la recherche et de l’innovation, ainsi que le secrétariat général du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Ce travail s’inscrit dans le cadre de l’actualisation du rapport d’expertise collective Inserm intitulé Pesticides : Effets sur la santé, publié en 2013.

      Ce travail s’appuie essentiellement sur les données issues de la littérature scientifique disponible en date du premier trimestre 2020. Plus de 5 300 documents ont été rassemblés à partir de l’interrogation de différentes bases de données (PubMed/ Medline, Scopus, Cairn...) et des recherches complémentaires ont été effectuées par les experts ou en collaboration avec le Pôle expertise collective. Le Pôle expertise collective de l’Inserm, rattaché à l’Institut thématique Santé publique, a assuré la coordination de cette expertise.

      Les pesticides regroupent l’ensemble des produits utilisés pour lutter contre les espèces végétales indésirables et les organismes jugés nuisibles. Qu’il s’agisse de pesticides autorisés aujourd’hui ou utilisés par le passé (dont certains sont rémanents), ils suscitent des inquiétudes concernant leurs effets possibles sur la santé humaine et plus largement sur l’environnement. Afin de mieux apprécier leurs effets sanitaires, l’Inserm a été saisi en 2018 par cinq directions générales ministérielles en vue d’actualiser l’expertise collective intitulée « Pesticides : Effets sur la santé » publiée en 2013.

      L’expertise collective de 2021 dresse un bilan des connaissances dans le domaine au travers d’une analyse critique de la littérature scientifique internationale publiée depuis 2013. Plus de 5 300 documents ont été rassemblés et analysés par un groupe d’experts multidisciplinaire. L’expertise commence par une analyse sociologique de la montée des préoccupations concernant les pesticides et une présentation des connaissances sur l’exposition aux pesticides de la population française, puis elle aborde une vingtaine de #pathologies dont les #troubles_du_développement_neuropsychologique_et_moteur de l’enfant, les #troubles_cognitifs et anxio-dépressifs de l’adulte, les #maladies_neurodégénératives, les cancers de l’#enfant et de l’adulte, l’#endométriose et les #pathologies_respiratoires ainsi que thyroïdiennes. Une dernière partie est consacrée à des pesticides ou familles de pesticides particuliers : le #chlordécone, le #glyphosate et les #fongicides_inhibiteurs_de_la_succinate_déshydrogénase (#SDHi). La présomption d’un lien entre l’exposition aux pesticides et la survenue d’une pathologie est appréciée à partir des résultats des #études_épidémiologiques évaluées et est qualifiée de forte, moyenne ou faible. Ces résultats sont mis en perspective avec ceux des #études_toxicologiques pour évaluer la plausibilité biologique des liens observés.

      Exposition en milieu professionnel

      En considérant les études sur des populations qui manipulent ou sont en contact avec des pesticides régulièrement, et qui sont a priori les plus exposées, l’expertise confirme la présomption forte d’un lien entre l’exposition aux pesticides et six pathologies : #lymphomeslymphomes_non_hodgkiniens (#LNH), #myélome multiple, cancer de la #prostate, #maladie_de_Parkinson, troubles cognitifs, #bronchopneumopathie chronique obstructive et #bronchite chronique. Pour les LNH, il a été possible de préciser des liens (présomption forte) avec des substances actives (#malathion, #diazinon, #lindane, #DDT) et avec une famille chimique de pesticides (#organophosphorés), et pour la maladie de Parkinson et les troubles cognitifs avec les #insecticides organochlorés et les organophosphorés, respectivement. Il s’agit essentiellement de pesticides pour lesquels les études se sont appuyées sur des biomarqueurs permettant de quantifier l’exposition. Les études toxicologiques confirment que les mécanismes d’action de ces substances actives et familles de pesticides sont susceptibles de conduire aux effets sanitaires mis en évidence par les études épidémiologiques.

      Des liens ont été identifiés pour d’autres pathologies ou événements de santé avec une présomption moyenne. C’est le cas notamment pour la maladie d’#Alzheimer, les troubles anxio-dépressifs, certains cancers (#leucémies, système nerveux central, vessie, rein, sarcomes des tissus mous), l’#asthme et les #sifflements_respiratoires, et les pathologies thyroïdiennes.

      Exposition pendant la #grossesse ou l’#enfance

      Les études épidémiologiques sur les cancers de l’enfant permettent de conclure à une présomption forte de lien entre l’exposition aux pesticides de la mère pendant la grossesse (exposition professionnelle ou par utilisation domestique) ou chez l’enfant et le risque de certains cancers, en particulier les leucémies et les tumeurs du système nerveux central.

      Les études de cohortes mères-enfants ont permis de caractériser les liens entre l’exposition professionnelle ou environnementale (c’est-à-dire en population générale) des mères pendant la grossesse et les troubles du développement neuropsychologique et moteur de l’enfant. Il est difficile de pointer des substances actives en particulier, mais certaines familles chimiques de pesticides sont impliquées, avec un niveau de présomption fort, notamment les #insecticides organophosphorés et les #pyréthrinoïdes dont l’usage a augmenté en substitution aux insecticides organophosphorés. Le lien entre les #organophosphorés et l’altération des #capacités_motrices, cognitives et des fonctions sensorielles de l’enfant est confirmé et les nouvelles études sur les #pyréthrinoïdes mettent en évidence un lien entre l’exposition pendant la grossesse et l’augmentation des #troubles_du_comportement de type internalisé tels que l’#anxiété chez les enfants. Les données expérimentales sur des rongeurs suggèrent une #hyperperméabilité de la barrière hémato-encéphalique aux #pyréthrinoïdes aux stades les plus précoces du développement, confortant la plausibilité biologique de ce lien. De plus, comme le montrent les études récentes d’expologie, ces insecticides, qui ont été à la fois utilisés en #agriculture mais également dans les sphères domestiques, induisent une contamination fréquente des environnements intérieurs.

      Exposition des #riverains des #zones_agricoles

      Les populations riveraines des zones agricoles peuvent être concernées par la dérive des produits épandus sur les cultures. En effet, des études suggèrent une influence de la #proximité aux zones agricoles sur la #contamination par les pesticides du lieu de vie, variable selon les substances, leur mode d’application et la manière d’estimer l’exposition. Des études écologiques ou cas-témoins avec géolocalisation reposant sur la caractérisation de l’activité agricole au voisinage des adresses de résidences suggèrent un lien entre l’exposition des riverains des terres agricoles et la maladie de #Parkinson, et également entre la #proximité_résidentielle à des zones d’#épandages de pesticides (rayon <1,5 km) et le comportement évocateur des troubles du spectre autistique chez l’enfant. Cependant, ces études présentent des limites importantes liées à l’évaluation fine de l’exposition ou à l’absence de données individuelles, ce qui rend le niveau de présomption faible.

      Focus sur le chlordécone, le glyphosate et les inhibiteurs de la succinate déshydrogénase

      Le chlordécone, #insecticide utilisé aux #Antilles_françaises dans le passé, persiste de nos jours dans les milieux naturels insulaires. La consommation des denrées alimentaires contaminées a entraîné une contamination de l’ensemble de la population. La présomption forte d’un lien entre l’exposition au chlordécone de la population générale et le risque de survenue de #cancer_de_la_prostate a été confirmée. En considérant l’ensemble des données épidémiologiques et toxicologiques disponibles, la causalité de la relation est jugée vraisemblable.

      Concernant l’herbicide glyphosate, l’expertise a conclu à l’existence d’un risque accru de LNH avec une présomption moyenne de lien. D’autres sur-risques sont évoqués pour le #myélome multiple et les #leucémies, mais les résultats sont moins solides (présomption faible). Une analyse des études toxicologiques montre que les essais de #mutagénicité sur le glyphosate sont plutôt négatifs, alors que les essais de #génotoxicité sont plutôt positifs, ce qui est cohérent avec l’induction d’un stress oxydantstress oxydant. Les études de cancérogenèse expérimentale chez les rongeurs montrent des excès de cas, mais ne sont pas convergentes. Elles observent des #tumeurs différentes, pour les mâles ou les femelles, qui ne se produisent qu’à des doses très élevées et uniquement sur certaines lignées. D’autres mécanismes de #toxicité (effets intergénérationnels, perturbation du microbiote...) sont évoqués qu’il serait intéressant de considérer dans les procédures d’évaluation réglementaire.

      Pour les fongicides SDHi, qui perturbent le fonctionnement mitochondrial par l’inhibition de l’activité SDH, un complexe enzymatique impliqué dans la respiration cellulaire et le #cycle_de_Krebs, il n’existe à ce jour pratiquement aucune donnée épidémiologique portant sur les effets possibles de ces substances sur la santé des agriculteurs ou de la population générale. Les études toxicologiques ou mécanistiques montrent que certains SDHi pourraient être considérés comme des #perturbateurs_endocriniens au moins chez les modèles animaux utilisés (poissons). Alors que les SDHi ne présentent aucune génotoxicité, certains montrent des effets cancérogènes chez les rongeurs mais ce résultat est discuté sur la base d’un mécanisme de cancérogenèse non extrapolable aux humains. Des recherches sont nécessaires pour améliorer l’évaluation du potentiel cancérogène des SDHi, et plus généralement des composés non génotoxiques, et pour combler les lacunes dans les données humaines par le renforcement de la biosurveillance et l’exploitation des cohortes existantes.

      En conclusion

      L’expertise souligne l’importance de réévaluer périodiquement les connaissances dans ce domaine. La confirmation et la mise en évidence de présomptions fortes de liens entre certaines pathologies et l’exposition aux pesticides doivent orienter les actions publiques vers une meilleure protection des populations. Ces questions relatives aux liens entre une exposition aux pesticides et la survenue de certaines pathologies s’inscrivent dans une complexité croissante, la littérature faisant apparaître une préoccupation concernant les effets indirects de certains pesticides sur la santé humaine par le biais des effets sur les #écosystèmes. L’#interdépendance en jeu mériterait d’être davantage étudiée et intégrée, au même titre que les aspects sociaux et économiques afin d’éclairer les prises de décisions lors de l’élaboration des politiques publiques.

      https://www.inserm.fr/information-en-sante/expertises-collectives/pesticides-effets-sur-sante

      Pour télécharger l’étude :


      https://www.inserm.fr/sites/default/files/2021-07/Inserm_ExpertiseCollective_Pesticides2021_RapportComplet_0.pdf

      #toxicologie #thyroïde #autisme

  • Pesticides en Loire-Atlantique : colère, honte et oubli, la triple peine des victimes | Mediacités
    https://www.mediacites.fr/enquete/nantes/2021/01/28/pesticides-en-loire-atlantique-colere-honte-et-oubli-la-triple-peine-des-

    Cinquième et dernier épisode de notre grande enquête sur les pesticides en Loire-Atlantique. Où l’on s’intéresse aux victimes des #pesticides et notamment aux premières d’entre elles : les #agriculteurs. Plus fréquemment touchés que le reste de la population par certaines pathologies (maladie de #Parkinson, #lymphomes, #cancers de la prostate), ils doivent batailler pied à pied pour les faire reconnaître comme #maladies_professionnelles. Mais aussi, entre fidélité au métier et culpabilité, lutter contre le silence qui pèse encore sur le sujet au sein de la profession.

    #paywall

  • #Parkinson : une maladie professionnelle invisible causée par les pesticides - Basta !
    https://www.bastamag.net/Parkinson-une-maladie-professionnelle-invisible-causee-par-les-pesticides

    Plusieurs milliers de personnes se voient diagnostiquer, chaque année, une maladie de Parkinson. Autrefois « réservée » aux plus de 70 ans, cette affection neurodégénérative touche désormais des personnes d’une cinquantaine d’années. Nombre d’entre elles ont exercé une activité professionnelle qui les a exposées aux pesticides, dans le milieu agricole surtout. La plupart ignorent qu’elles peuvent obtenir une reconnaissance en maladie professionnelle ; et supportent donc seules les difficultés et les frais qu’imposent cette affection.

  • Des nouvelles du bled : #Pesticides et #Parkinson : à Angers, la justice reconnaît (enfin) l’origine professionnelle de la maladie

    Pesticides : l’origine professionnelle de la maladie de Parkinson reconnue
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2019/03/11/97001-20190311FILWWW00058-pesticides-l-origine-professionnelle-de-la-maladi

    Marcel Geslin, un ancien employé arboricole, mort l’an dernier à 74 ans, a obtenu aujourd’hui la reconnaissance par la justice de l’origine professionnelle de sa maladie de Parkinson, a appris l’AFP auprès de sa famille.

    « Ce n’est pas qu’une victoire pour l’honneur. Nous souhaitons qu’elle contribue à faire évoluer la législation sur les maladies professionnelles liées aux produits phytosanitaires, afin que ce qui est arrivé à mon frère n’arrive plus », a commenté Michel Geslin, frère et tuteur de Marcel, qui a mené le combat administratif pour obtenir cette reconnaissance devant le Tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) du Maine-et-Loire. Employé pendant 37 ans dans la même entreprise arboricole à Loiré (ouest d’Angers) où il a passé toute sa vie, Marcel Geslin était préposé à l’entretien des vergers, la taille, l’éclaircissage, la cueillette... « Il ne manipulait pas lui-même les produits phytosanitaires. Mais comme tous les employés à l’époque, il travaillait dans les rangs pendant et après les traitements », rapporte Michel Geslin.

    Apparus en 2008 après son départ en retraite, ses troubles ont été diagnostiqués « de type Alzheimer » avant d’être requalifiés en « maladie de Parkinson » quelques années plus tard, entraînant l’ouverture d’une demande de reconnaissance en maladie professionnelle provoquée par les pesticides. « Cette reconnaissance nous a été refusée une première fois en 2017 parce que le certificat initial de son médecin traitant n’avait fait mention que de troubles de mémoire. Alors même que la MSA (Mutualité sociale agricole) disposait de tous les avis des spécialistes », regrette Michel Geslin.

    Un deuxième refus sera opposé à la famille en 2018 pour des questions de délai d’instruction. C’est l’avis du Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles de Bretagne, où le cas de Marcel Geslin a été délocalisé, qui se révélera décisif. « C’est un cas emblématique car il montre que les organismes de protection sociale agricole, bien que parfaitement informés, préfèrent laisser filer. Pour qui veut faire reconnaître sa maladie, c’est un parcours du combattant », assure Michel Besnard, porte-parole du Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest, lequel revendique 14 reconnaissances auprès des Tass de la région depuis sa création il y a quatre ans.

    A l’échelle nationale, il n’existe aucune donnée statistique publique sur les maladies professionnelles liées aux produits phytosanitaires. En 2017, Patrice Heurtaut, directeur de la santé-sécurité au travail de la MSA avait indiqué qu’elles représentaient « 2% des maladies professionnelles déclarées au titre du régime agricole ». Phytovictimes, autre association d’aides aux victimes professionnelles, a recensé 429 dossiers depuis sa création en 2011, dont 92 pour des maladies de Parkinson.

    Article du Monde du 09/05/2012 :
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/09/le-lien-entre-la-maladie-de-parkinson-et-les-pesticides-officiellement-recon

    Lundi 7 mai, est entré en vigueur un décret qui reconnaît la maladie de Parkinson comme maladie professionnelle et établit explicitement un lien de causalité entre cette pathologie – seconde maladie neurodégénérative en France après Alzheimer – et l’usage des pesticides.

    #maladies_professionnelles #agriculture_toxique #foutage_de_gueule

    • https://www.terre-net.fr/actualite-agricole/economie-social/article/l-origine-professionnelle-de-la-maladie-de-parkinson-reconnue-202-146202.h

      L’audience s’est tenue devant le tribunal des affaires de sécurité sociale de Maine-et-Loire (Tass) lundi. « Le Comité Régional de reconnaissance des maladies professionnelles de Bretagne a reconnu ce caractère professionnel. Et la Mutualité sociale agricole ne s’y oppose plus. Il n’y a plus d’obstacle. Nous souhaitons qu’elle contribue à faire évoluer la législation sur les maladies professionnelles liées aux produits phytosanitaires, afin que ce qui est arrivé à mon frère n’arrive plus », a commenté Michel Geslin, frère et tuteur de l’employé décédé. Celui-ci, Marcel Geslin, avait travaillé pendant 37 ans dans la même entreprise arboricole à Loiré (ouest d’Angers) où il a passé toute sa vie. Il était préposé à l’entretien des vergers, la taille, l’éclaircissage, la cueillette... « Il ne manipulait pas lui-même les produits phytosanitaires. Mais comme tous les employés à l’époque, il travaillait dans les rangs pendant et après les traitements », rapporte Michel Geslin.

      Apparus en 2008 après son départ en retraite, ses troubles ont été diagnostiqués « de type Alzheimer » avant d’être requalifiés en « maladie de Parkinson » quelques années plus tard, entraînant l’ouverture d’une demande de reconnaissance en maladie professionnelle provoquée par les produits phytosanitaires. « Cette reconnaissance nous a été refusée une première fois en 2017 parce que le certificat initial de son médecin traitant n’avait fait mention que de "troubles de mémoire". Alors même que la MSA (Mutualité sociale agricole) disposait de tous les avis des spécialistes », regrette Michel Geslin. Un deuxième refus sera opposé à la famille en 2018 pour des questions de délai d’instruction.

      C’est l’avis du Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles de Bretagne, où le cas de Marcel Geslin a été délocalisé, qui a changé la donne. « C’est un cas emblématique car il montre que les organismes de protection sociale agricole, bien que parfaitement informés, préfèrent laisser filer. Pour qui veut faire reconnaître sa maladie, c’est un parcours du combattant », assure Michel Besnard, porte-parole du Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest, lequel revendique 14 reconnaissances auprès des Tass de la région depuis sa création il y a quatre ans. Patrice Heurtaut, directeur de la santé-sécurité au travail de la MSA, avait indiqué en 2017 que la maladie de Parkinson représentait « 2 % des maladies professionnelles déclarées au titre du régime agricole ». Phytovictimes, autre association d’aides aux victimes professionnelles, a recensé 429 dossiers depuis sa création en 2011, dont 92 pour des maladies de Parkinson.

    • https://www.oxygeneradio.com/news/loire-les-pesticides-ont-tue-un-ouvrier-arboricole-20252

      La famille de Marcel Geslin, ouvrier agricole dans des vergers à pommes de Loiré, vient d’obtenir la reconnaissance de sa maladie de Parkinson comme maladie professionnelle due aux pesticides, après 3 ans de combat contre le refus de la MSA.

      La maladie d’un Loiréen vient d’être reconnue d’origine professionnelle. Marcel Geslin est décédé en juillet dernier de Parkinson, après 37 ans d’exposition aux pesticides dans des vergers à pomme de Loiré.

      Cette reconnaissance par le tribunal des Affaires de sécurité sociale (TASS) hier à Angers est « exemplaire » selon le Collectif de soutien aux victimes de pesticides de l’Ouest. La famille de Marcel Geslin s’est battue pendant près de 3 ans contre le refus de la MSA en saisissant le tribunal et deux comités de reconnaissance en maladie professionnelle, à trois reprises.

      « La Mutualité sociale agricole (MSA) n’informe pas ses assurés de leur droit », gronde Michel Besnard du collectif, et cette reconnaissance est « la preuve que les pesticides tuent ». La famille de Marcel Geslin recevra la confirmation du tribunal par courrier le 15 avril.

  • Maladie de #Parkinson : sur la piste du microbiome - A la une - Destination Santé
    https://destinationsante.com/maladie-de-parkinson-piste-microbiome.html

    Pour la première fois, des scientifiques américains ont établi un lien entre la nature des bactéries intestinales et le risque de développer la maladie de Parkinson. Le déséquilibre du microbiome fragiliserait en effet les compétences motrices.

  • ALS (Lou Gehrig’s Disease) : Fishing for Answers | NutritionFacts.org
    http://nutritionfacts.org/video/als-lou-gehrigs-disease-fishing-for-answers

    Diet and Amyotrophic Lateral Sclerosis (ALS) | NutritionFacts.org
    http://nutritionfacts.org/video/diet-and-amyotrophic-lateral-sclerosis-als

    2 courtes vidéos (en anglais) sur une cause de #alzheimer , #parkinson ou #sclérose_latérale_amyotrophique (SLA) dues à un neurotoxique abrégé #BMAA, produite par des #cyanobactéries (aussi appelées « algues bleu-vert »).

    Cela explique les effets de l’accumulation et stockage successif au fur et à mesure de la chaîne alimentaire, ce que est appelé la #bioaccumulation.

    En gros, les végétaux absorbent des BMAA (et les conservent), les animaux qui mangent ces végétaux ou fruits les récupèrent aussi (en plus grande concentration), les animaux qui mangent ces animaux aussi (encore plus concentré)… et les hommes qui mangent ces animaux… absorbent au final un taux relativement élevé de ce neurotoxique.

    https://vimeo.com/118454173

    https://vimeo.com/118455197

    • Et la présence de ces algues bleues semble s’accroître avec l’activité humaine et l’agriculture intensive…

      It’s plausible that humans have been exposed to some level of BMAA throughout their evolutionary history. The increase in algae blooms as a result of human activities is probably increasing this exposure,

      There is a general consensus that harmful algal blooms are increasing worldwide thanks in part to industrialized agriculture. More people means more sewage, fertilizer, manure, which may mean more algae, which may be more exposure to this neurotoxin, leading to a possible increased incidence of neurodegenerative diseases such as Alzheimer’s, Parkinson’s, and ALS. BMAA is a strong contender as the cause of, or at least a major contributor to the cause of both endemic and sporadic ALS and Alzheimer’s disease, and possibly conferring risk for Parkinson’s diseases as well. The ramifications of this discovery are enormous.

  • ▶ Krøll sur le tapis roulant (la maladie de Parkinson en caméra cachée)

    https://www.youtube.com/watch?v=D4m-Zq6y_Cc

    Titre du spot : « Krøll sur le tapis roulant »

    Ce spot est totalement charmant. Réalisé par les Norvégiens pour faire connaître les symptômes de la maladie de Parkinson. Krøll s’arrête en haut du tapis roulant et bloque le passage. « Un des problèmes de ceux qui sont atteints, est de savoir quand il faut commencer à marcher » . Subtilement illustré dans ce petit film. Douceur et humour : « sourire et considération sont aussi des bons médicaments »

    Oui, je fais peut-être bisounours, mais ça nous changera un peu de l’IS et du gouvernement israélien.

    Ajoutée le 31 oct. 2014

    Plutselig ser de Trygve som står bom stille i enden av rulletrappa.

    Nysgjerrig etter å ha sett »Parkinsons skjulte kamera«? Noe du lurer på om parkinson? Sjekk www.parkinson.no, følg oss på Facebook, ring Parkinsontelefonen 22008280 (alle hverdager klokken 10-16)

    Video: Solo Førland & Braign
    Musikk: Paal Flaata "Don`t you walk away (takk!)

    #santé #parkinson #campagne_d_information

  • Le lien entre la #maladie de #Parkinson et les #pesticides officiellement reconnu

    C’est un pas de plus vers la reconnaissance des #maladies_professionnelles des #agriculteurs. Lundi 7 mai, est entré en vigueur un décret qui reconnaît la maladie de Parkinson comme #maladie_professionnelle et établit explicitement un lien de causalité entre cette pathologie – seconde maladie neurodégénérative en France après Alzheimer – et l’usage des pesticides.


    http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/09/le-lien-entre-la-maladie-de-parkinson-et-les-pesticides-officiellement-recon
    #agriculture #santé

    • Pesticides, quand les victimes se rebiffent
      http://www.franceinter.fr/emission-interception-pesticides-quand-les-victimes-se-rebiffent

      La France est la première puissance agricole de toute l’Union Européenne. Mais c’est aussi la première consommatrice de pesticides. Elle occupe le 3e rang dans le monde dans ce domaine.

      Les écologistes ne sont plus les seuls à demander un strict contrôle de ce que l’on appelle pudiquement « les produits phytosanitaires » dans l’agriculture. Les scientifiques tirent la sonnette d’alarme.

      L’an passé, un rapport de l’Agence Sanitaire Française soulignait les liens, désormais indubitables, entre l’exposition à ces produits et les pathologies graves qui se répandent dans le monde rural, notamment des formes très virulentes de cancer, ainsi que des maladies dégénératives telles d’Alzheimer ou Parkinson.

      Ces mêmes scientifiques alertent également sur les dérèglements endocriniens que ces pesticides occasionnent.

      http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=973126

  • Google croque une start-up spécialisée dans les cuillères anti-tremblement
    http://www.nextinpact.com/news/89813-google-croque-start-up-specialisee-dans-cuilleres-anti-tremblement

    L’une des dernières acquisitions de Google ne concerne ni les systèmes mobiles, ni les drônes ou encore les véhicules sans pilote. Non, le géant du Net a préféré mettre la main sur Lift Labs, une start-up spécialisée dans la fabrication d’ustensiles high-tech destinés faciliter les repas de ceux souffrant de la maladie de Parkinson.

    L’article parle de cuillère, mais il s’agit surtout d’une sorte de manche électronique/robotique sur lequel on pourra venir pluger des instruments parmi lesquels des cuillères, fourchettes, clefs, etc.
    À voir sur http://www.liftlabsdesign.com

    #Google_X_Lab #Maladie_neurodégénérative #Orthopédie #Parkinson #Santé

  • Jardins, forêts et maladie de LYME
    http://blogs.mediapart.fr/blog/daniele-barbier/010514/jardins-forets-et-maladie-de-lyme

    La maladie de #Lyme est appelée la nouvelle « grande imitatrice », puisque celle ci peut singer des nombreuses maladies telles que : le #lupus, la #fibromyalgie, #Parkinson, #Alzheimer, #arthrite_chronique, certaines affections psychiatriques, maladies auto-immunes, syndrome de fatigue chronique, SEP, SLA…

    Voici une liste non exhaustive des principaux #symptômes de la maladie pouvant aider au diagnostic.

    1. Piqûre de tique
    2. Rougeurs au niveau de la piqûre ou érythème migrant
    3. Rougeurs ou boutons sur d’autres endroits du corps
    4. Douleurs articulaires (genou, poignet, doigts, coude, hanche…)
    5. Orteils et pieds gonflés
    6. Douleurs aux chevilles
    7. Sensation de brûlures sous les pieds ou aux mains
    8. Crampes au pied
    9. Accès de fièvre, de transpiration ou frissons
    10. Douleurs musculaires et crampes, difficulté de marcher
    11. Fatigue, épuisement, manque d’endurance
    12. Perte de cheveux anormale
    13. Inflammation de glandes
    14. Mal à la gorge
    15. Douleurs au pelvis ou aux testicules
    16. Menstruations irrégulières
    17. Seins douloureux, production de lait (lactation)
    18. Troubles de la vessie et de la fonction urinaire
    19. Troubles de la libido
    20. Estomac irritable et sensible
    21. Troubles de la fonction intestinale (constipation, diarrhée)
    22. Douleurs dans la poitrine et les côtes
    23. Souffle court, toux
    24. Palpitations cardiaques, extrasystoles, arythmie…
    25. Douleurs et/ou inflammations des articulations (arthrite)
    26. Raideurs/craquements de la nuque, du cou et du dos
    27. Lancements ou douleurs lancinantes dans les muscles
    28. Picotements, engourdissements
    29. Tremblements d’un ou de plusieurs membres
    30. Douleur dans les mâchoires, les dents ou/et à la mastication
    31. Tics nerveux au visage, à la paupière
    32. Paralysie faciale
    33. Yeux/vision : double, trouble, douleurs
    34. Oreilles/ouïe : bourdonnements, sifflements, douleurs
    35. Étourdissements, perte de l’équilibre, mal de mer accru
    36. Cerveau pas clair, qui a du mal à fonctionner
    37. Mal à la tête
    38. Confusion
    39. Difficultés pour penser (pensée confuse), se concentrer et lire
    40. Perte de mémoire court terme et oublis
    41. Problèmes d’orientation : se perdre ou aller là où on ne voulait pas
    42. Problèmes pour écrire et/ou pour parler
    43. Dépression, irritabilité, sautes d’humeur
    44. Troubles du sommeil : trop, pas assez, se réveiller la nuit ou trop tôt
    45. L’alcool provoque des effets renforcés
    46. Changement de poids (perte ou gain) inexpliqué

    Tiré des Guidelines du Dr Burrascano (en anglais), médecin américain spécialiste des maladies à tiques.

    #santé

  • Deux formes différentes de Parkinson caractérisées - Communiqués et dossiers de presse - CNRS
    http://www2.cnrs.fr/presse/communique/3275.htm

    Deux formes différentes de Parkinson caractérisées

    Pourquoi la maladie de Parkinson se manifeste-t-elle par des symptômes aussi différents d’un patient à l’autre ? Un consortium de chercheurs, menés par une équipe du Laboratoire CNRS d’enzymologie et biochimie structurales1 tient une piste solide. La maladie de Parkinson est causée par une protéine nommée alpha-synucléine dont les agrégats formés à l’intérieur des neurones finissent par tuer les neurones. Les chercheurs sont parvenus à caractériser et produire deux types d’agrégats d’alpha-synucléine différents entre eux. Mieux, ils ont montré que l’une de ces deux formes est beaucoup plus toxique et a une plus grande capacité à envahir les neurones. Cette découverte rend compte, à l’échelle moléculaire, de l’existence de profils d’accumulation d’alpha-synucléine différents d’un patient à l’autre. Publiés le 10 octobre dans Nature Communications, ces résultats sont une avancée notable dans la compréhension de la maladie de Parkinson. Ils permettent d’envisager de développer des thérapies adaptées pour chaque forme de cette maladie.
    La maladie de Parkinson est la seconde maladie neurodégénérative la plus fréquente, après Alzheimer. Elle touche en France environ 150 000 personnes. Selon les patients, elle se manifeste par des tremblements incontrôlables (chez 60% des patients), ou par des symptômes plus diffus, comme la dépression, des troubles du comportement et différentes perturbations motrices. Ces différences dans les symptômes permettaient déjà de parler de plusieurs maladies de Parkinson.

    Cette maladie, pour laquelle il n’existe pas de traitement curatif à ce jour, est causée par l’agrégation sous forme de dépôts fibrillaires d’une protéine naturellement abondante à la jonction des neurones, l’alpha-synucléine. Ces agrégats d’alpha-synucléine mal repliée se propagent d’un neurone à l’autre. Lorsqu’ils envahissent un nouveau neurone, ils sont capables de recruter l’alpha-synucléine normale pour l’ajouter au dépôt. C’est pourquoi, pour beaucoup de chercheurs, l’alpha-synucléine des agrégats doit être considérée comme une protéine infectieuse c’est-à-dire un prion. Très toxiques, les dépôts d’alpha-synucléine finissent par déclencher un processus d’apoptose, le suicide cellulaire.

    #Parkinson

  • #Pesticides : Des médecins du Limousin lancent l’alerte - 20minutes.fr
    http://www.20minutes.fr/article/1119025/ynews1119025?xtor=RSS-176

    Selon eux, « des liens sont établis entre l’utilisation de pesticides et certaines pathologies ». Ils citent notamment des #cancers, des troubles neurologiques comme la maladie de #Parkinson, des leucémies et tumeurs cérébrales chez l’enfant. Ils rappellent également que « de nombreux pesticides sont des perturbateurs endocriniens, substances chimiques soupçonnées d’être l’une des causes de la recrudescence de certains troubles (infertilité, cancers hormonodépendants, obésité, etc.) ».

    #santé #agrobusiness

  • Personal genetics company patent raises hackles : Nature
    http://blogs.nature.com/news/2012/05/personal-genetics-company-patent-raises-hackles.html

    Avec ses #brevets #génétiques 23andme est-elle en train de trahir ses clients ?

    According to a blog by company’s co-founder Anne Wojcicki, the #patent “relates to our discovery of a variant in the SGK1 gene that may be protective against #Parkinson’s disease in individuals who carry the rare risk-associated LRRK2 G2019S mutation.”
    (...) “I had assumed that 23andMe was against patenting genes and felt in total cahoots all along with you guys. If I’d known you might go that route with my data, I’m not sure I would have answered any surveys.”

  • #Pesticides : les tableaux des maladies professionnelles en agriculture sont révisés
    http://www.actu-environnement.com/ae/news/revision-tableaux-maladie-professionelles-agriculture-pesticides

    Comme annoncé à l’occasion du salon de l’agriculture, les tableaux des #maladies_professionnelles en agriculture ont été révisés par un décret publié le 6 mai au Journal Officiel. Un nouveau tableau (n°58) fait son apparition et relie la maladie de #Parkinson à l’exposition aux pesticides. « Il est créé au vu de l’état des connaissances chez l’homme permettant d’établir un lien de causalité entre la maladie de Parkinson et les pesticides », peut-on lire dans le décret.

    #santé

  • #Santé au travail, les #pesticides dans le viseur - Regards.fr
    http://www.regards.fr/environnement/sante-au-travail-les-pesticides

    Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les fabricants de pesticides : à partir de décembre, la maladie de #Parkinson pourra être reconnue comme #maladie_professionnelle chez les agriculteurs. La Commission supérieure des maladies professionnelles en agriculture (Cosmap) a en effet donné son accord, le 1er juin dernier, pour la création d’un nouveau tableau portant sur les « maladies neurodégénératives liées aux produits phytosanitaires ».

    Cette avancée importante ouvre le nécessaire et urgent débat sur les conséquences de l’usage des produits chimiques et agents cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques sur la santé des paysans. On peut dire merci à la Fédération nationale agroalimentaire et forestière de la CGT d’avoir porté le fer sur cette question. Car, tout à nos angoisses (légitimes) de bien faire manger bio nos petits zenfants, les citoyens-responsables-indignés- amapistes que nous sommes avaient presque oublié que les premiers exposés aux saloperies pulvérisées dans les champs français sont les paysans et notamment ceux qui sont sur le terrain : salariés agricoles, petits exploitants, saisonniers, etc.

    Leurs employeurs « agromanagers », eux, sont un poil moins concernés. D’ailleurs, le syndicat qui les représente le mieux, la FNSEA, a voté contre la création de ce tableau… Raté pour cette fois, messieurs.

    Et toc !