• Christine Lagarde à Bruxelles : de bonnes intentions, mais un débat manqué
    https://www.mediapart.fr/journal/international/050919/christine-lagarde-bruxelles-de-bonnes-intentions-mais-un-debat-manque

    Devant la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, Christine Lagarde a joué la bonne volonté consensuelle et la continuité. Mais plusieurs points essentiels du débat ont été oubliés.

    #EUROPE #Parlement_européen,_BCE,_Christine_Lagarde

  • Voir dans le Noir avec Toni Morrison
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/110819/voir-dans-le-noir-avec-toni-morrison

    La mort de Toni Morrison est tout le contraire d’une disparition. C’est une invitation à résister à la prolifération des discours de haine. Son œuvre, qui déploie le lieu de la langue et de l’imaginaire comme un champ de bataille, est une arme contre l’ensorcellement raciste et sexiste de nos sociétés. Dans la nuit xénophobe, elle nous apparaît telle une constellation comme le suggère le titre d’un de ses livres : « Playing in the Dark. » Christian Salmon témoigne sur celle qui fut l’une des initiatrices du Parlement international des écrivains.

    #LITTÉRATURE #Parlement_des_écrivains,_Toni_Morrisson,_Salman_Rushdie,_A_la_Une

  • À l’Assemblée, l’opposition fait front commun contre le Ceta
    https://www.mediapart.fr/journal/france/150719/l-assemblee-l-opposition-fait-front-commun-contre-le-ceta

    Le traité de libre-échange conclu entre l’Union européenne (UE) et le Canada arrive à l’Assemblée nationale, mercredi 17 juillet. Forts du soutien des agriculteurs et des écologistes, tous les groupes d’opposition, sans exception aucune, ont fait savoir qu’ils voteraient contre le projet de loi de ratification.

    #PARLEMENT #Climat,_CETA,_Ecologie,_traité_de_libre-échange,_Canada,_agriculture,_viande_bovine,_Accord_de_Paris

  • Mediapart, le #PARLEMENT et le fantasme du « coupeur de têtes »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140719/mediapart-le-parlement-et-le-fantasme-du-coupeur-de-tetes

    François de Rugy s’indigne : Mediapart, « journal militant », voudrait « couper des têtes » et « les faire rouler dans le caniveau ». Il se trompe lourdement. Depuis dix ans, toutes nos investigations sur le Parlement, qu’elles concernent les frais des élus, leurs retraites cachées, les emplois de femmes et d’enfants ou encore les comptes des groupes, visent à renforcer les contrôles au sein d’institutions si opaques qu’elles suscitent une suspicion généralisée. Seules des enquêtes journalistiques ont permis de faire avancer ces sujets.

    #parlement,_De_Rugy,_Sénat,_Assemblée_nationale,_A_la_Une

  • Miroir du ciel

    Natalie

    https://lavoiedujaguar.net/Miroir-du-ciel

    Paris, le 8 juillet 2019
    Amis,

    L’École de la terre, dans sa version limousine, vient de clôturer sa semaine d’intenses cogitations intitulée : « Désarchiver le passé ». On put entre autres y écouter Rocío Martinez, Jérôme Baschet, Pierre-Olivier Dittmar, Élise Haddad, Alèssi Dell’Umbria, Sophie Wahnich… On put également s’entendre et discuter sans crainte, boire et danser la bourrée, et tant d’autres choses encore.

    Marie-France Houdart, qui est anthropologue et vit à demeure dans la région depuis quelques années, nous entretint — en altitudes boisées, puis, pour conclure, au pied d’une fontaine villageoise — des « Mémoires de l’eau et de la terre ». Sa géniale conférence (laquelle tenait de l’art des conteuses) nous remit en tête ceci : l’eau, miroir du ciel, est un haut lieu de pouvoirs et de légendes. Retour aux sources, manière de nous agiter les mémoires endormies, ou tentative de nous édifier ? Marie-France nous raconta une très ancienne histoire selon laquelle, au fond d’une fontaine vit une vieille. Le sol de sa maison s’enracine à la surface de l’eau car la vieille vit tête à l’envers, et, lorsqu’il lui arrive de grimper tout au fond, donc sur le toit, la vieille touche au ciel. (...)

    #École_de_la_terre #histoire #Limousin #Jérôme_Baschet #Marie-France_Houdart #Mémoires_de_l’eau #chimères #Parlement #goélands #sauroctones #tétrapodes #Apocalypse

  • Facebook , gangster aux 55 milliards de dollars Pia de Quatrebarbes - 21 Juin 2019 - Solidaire
    https://www.solidaire.org/articles/facebook-gangster-aux-55-milliards-de-dollars

    Un chiffre d’affaire de plus de 55 milliards de dollars en 2018 : en quinze ans, le réseau aux 2,2 milliards « d’amis » a engrangé un paquet de fric sur nos informations, quitte à s’asseoir sur quelques lois. Un « #gangster_numérique », a tranché le parlement britannique dans un rapport au vitriol... Comment le réseau social qui voulait « rendre le monde meilleur » en est-il arrivé la ?


    Photo Wachiwit /iStock

    En 2008, quand Facebook débarque en France, c’est la ruée sur les « murs ». On y voit alors un formidable moyen de communiquer, partager des photos, personne ne s’y informe encore, mais on y dissémine naïvement des informations aux quatre vents : scolarité, opinion, statut amoureux....et déjà on #like. Rien de grave a priori, #Mark_Zuckerberg, le concepteur du réseau souhaite alors « rendre le monde meilleur ». Pas « le conquérir, seulement rendre les gens plus ouverts et connectés ».

    L’histoire est typique des innovations du web. 4 ans auparavant, dans sa chambre de Harvard, à Boston, le petit génie veut rencontrer des filles, il crée alors avec des camarades un #trombinoscope des étudiants, « The Facebook ». Les universités américaines s’y branchent, puis les lycées et collèges – Il suffit d’avoir 13 ans et une adresse mail. Et bientôt le monde entier : 2,2 milliards d’utilisateurs, un chiffre d’affaires de 55 milliards de dollars, et le 3e site internet le plus visité.

    De ses utilisateurs, il sait à peu près tout !
    Mais 15 ans après, sa firme est devenue un « gangster numérique au dessus des lois ». La sentence est venue mi-février de la Commission du numérique, de la culture et des médias du #Parlement_britannique. Pendant 18 mois, elle a planché sur le scandale #Cambridge_Analytica. Une centaine de témoins ont été auditionnés, mais le PDG de Facebook, lui, a refusé... A la lecture des 110 pages, on comprend pourquoi et comment #Mark_Zuckerberg a choisi « le profit avant la vie privée ».

    Comprenons bien : Que Facebook sait-il de ses utilisateurs ? A peu près tout ! « La pratique la plus problématique, c’est la captation systématique de nos données personnelles », explique Sylvain Steer, enseignant en droit et membre de l’association la Quadrature du Net. Pour les « amis », ce sont donc les contenus publics, les messages privés sur #Messenger, la listes des personnes, pages et groupes suivis, la façon dont on utilise le service et accède aux contenus et les informations sur l’appareil (adresse IP, fichiers présents, mouvements de la souris, accès au GPS et à l’appareil photo).

    Pour ceux qui n’ont pas de compte, la firme de Palo Alto a la solution : le « profil fantôme ». Les #cookies, les boutons « J’aime » et « Partager » affichés sur de nombreux sites, transmettent à Facebook les informations de navigation... En bref, Facebook s’accorde un pouvoir de surveillance de masse.

    Et quand Mark Zuckerberg répète à tout va, « Facebook ne vend pas les données », le parlement Britannique répond : il ment. En cause, le modèle économique : « la gratuité » pour l’utilisateur contre la monétisation de ses données. « Facebook vend aux annonceurs des catégories de publicité. Ce sont l’ensemble des caractéristiques sociales, économiques et comportementales que le réseau associe à chaque utilisateur afin de mieux le cibler », explique Sylvain Steer. « Avec l’argument fallacieux que c’est pour nous proposer des contenus de la façon la plus adaptée : sous entendu la plus subtile ». Facebook est donc avant tout « une #régie_publicitaire », analyse Yann Le Pollotech, chargé des questions numériques au PCF. 98 % de son chiffre d’affaires mondial provient de la publicité ciblée.

    L’accès aux données des téléphones
    Le réseau ouvre aussi ses données à des développeurs tiers contre rémunération « 250 000 dollars de publicités par an », écrivait le PDG dans un mail obtenu par les parlementaires britanniques. Facebook nie, explique que l’idée n’avait jamais été appliquée. En 2015, pourtant il restreint l’accès sauf pour une liste de 150 entreprises, dont Apple, Amazon, Netflix, ou Airbnb ou encore le site de rencontre #Tinder. Et là, c’est open bar ! Et Zuckerberg écrivait : « je ne vois pas de cas où des données ont été diffusées de développeurs à développeurs et ont causé un réel problème pour nous »... Raté ! 3 ans après, Cambridge Analytica allait prouver le contraire. La société, basée à Londres, a siphonné les données de 87 millions de comptes. La cheville ouvrière de la campagne numérique de Donald Trump en 2016, a réalisé un micro ciblage des électeurs.

    Parmi les autres pépites du rapport : l’accès aux données des téléphones. En 2015, la nouvelle version de l’application sur mobiles #Android pouvait avoir accès au journal des appels téléphoniques. Un cadre de Facebook s’inquiète dans un mail interne que les utilisateurs s’en rendent compte. « Ça serait très risqué : des journalistes (..) qui écrivent des articles sur “Facebook qui utilise sa mise à jour pour espionner votre vie privée” », écrit le cadre. Car le but de la firme, est bel et bien de tout savoir.... Pour cela, il faut capturer l’utilisateur et faire en sorte qu’il y reste. Et le pousser à partager toujours plus d’informations.

    Les #Fake_News rentrent dans cette catégorie. C’est parce qu’elles sont beaucoup plus partagées que Facebook les laisse se propager... Le sociologue Dominique Cardon limite leur portée dans un livre salvateur (1). Pendant la campagne américaine, ces « fake news » ont été le plus consultées par les 10% des électeurs les plus convaincus, y écrit-il. Pour Yann Le Pollotech aussi, « il faut se méfier de ce concept. Depuis que les hommes communiquent, il y a de la #désinformation. Mais ici, il y a aussi une sorte de racisme social : les fake news ne concerneraient que les moins diplômés.. et les gilets jaunes ! A chacun ses Fakes news ; celle des #CSP_+ [cadres supérieurs, NdlR], c’est que les cheminots partent à la retraite à 50 ans avec un pont d’or. Mais ce n’est pas à Facebook de décider ce qui est de l’ordre du complot ou de la #vérité. La seule manière de les éviter : c’est la délibération, le débat démocratique ».

    Mais ce n’est pas le programme du géant. Lui, il a un autre objectif : « enfermer les internautes dans son monde, son univers. Plus que du gangster, cela relève de la #mafia, au sens où c’est aussi une organisation sociale », continue Yann Le Pollotech. Dans ce système, Facebook compte aussi la messagerie #Whatsapp (1,5 milliard d’utilisateurs) et le site de partage de photos et vidéos #Instagram (1 milliard). Et avec elles, toutes leurs données ! En 2014, au moment du rachat de Whatsapp pour 19 milliards de dollars, Zuckerberg promettait « de ne pas combiner les données des comptes Facebook et Whatsapp. Bien sûr, il l’a fait deux ans après », continue Sylvain Steer.

    Depuis les scandales continuent : le 20 mars, Facebook reconnaissait ne pas protéger les #mots_de_passe de centaines de millions de comptes. En février, d’autres applications donnaient accès à Facebook à leurs données : une application pour suivre son cycle menstruel, de sport, de santé... En septembre, 50 millions de comptes étaient piratées.

    Un modèle basé sur l’illégalité
    Que font les législateurs ? En Europe, ils ont franchi une première étape avec le Règlement général pour la protection des données ( #RGPD ), entré en vigueur le 28 mai dernier. Ce dernier impose des formes de consentement éclairé et libre. Mais « Facebook continue de violer les textes, car tout son modèle économique est illégal », rappelle Sylvain Steer. Une plainte collective a été déposée, la CNIL Irlandaise – là où est le siège social de Facebook en Europe- l’examine. Sauf qu’elle prend son temps. « Bien sûr, Facebook comme les autres, fait un lobbying pour retarder sa mise en conformité et prolonger son business », continue-t-il.

    Le Parlement britannique veut la fin du far west... Sauf que Facebook, comme #Google « à force de ne pas être réglementés, se sont imposés comme des autorités centralisatrices sur internet. Les États au lieu de le limiter, continuent à lui déléguer des pouvoirs ». La France en tête, « les gouvernements, demandent à ces plateformes géantes de devenir juges et modérateurs des contenus en ligne. Ce qui devrait être de l’ordre de la justice ou du service public », poursuit Sylvain Steer ... Ou comment les gouvernements donnent à Facebook les clés de la censure. Zuckerberg, lui, s’excuse, encore une fois, et promet « de changer ». En attendant, le nombre d’utilisateurs recule, les jeunes désertent la plateforme... Mais pour Instagram. Et restent ainsi dans le monde clos de Facebook.

    Culture numérique, Dominique Cardon, Les presses de Sciences Po, sorti en février, 19 euros, 428 pages
    (Article paru dans le journal L’Humanité -Dimanche du 28 mars 2019)

    #facebook #surveillance #internet #algorithme #censure #réseaux_sociaux #publicité #données #bigdata #profiling #manipulation #marketing #domination #web #voleur de vies #escroc #gangster #fric

  • « Le succès des écologistes, à 13,5 % des voix, reflète en partie une plus forte mobilisation dans les milieux petits-bourgeois. Les préoccupations autour des problèmes d’environnement ont donné à EELV le terrain sur lequel se positionner. Si une partie de l’électorat petit-bourgeois, les jeunes en particulier, a voté pour eux, c’est pour certains par préoccupation écologique. Pour d’autres, ce vote incarne le même choix ou, plus exactement, le même refus de choix entre la gauche et la droite – sur lequel Macron avait basé la stratégie qui l’a porté au pouvoir –, mais en y ajoutant l’aspect du vote contre Macron. »

    #écologie

    https://mensuel.lutte-ouvriere.org…/elections-europeennes-…

    – Le #parlementarisme, feuille de vigne de la domination de la bourgeoisie
    – L’#abstention des classes populaires
    #reconstruire_la_gauche… ou le #mouvement_ouvrier révolutionnaire ?

  • Malgré les #lobbies, un #Parlement_européen utile à l’#écologie
    https://reporterre.net/Malgre-les-lobbies-un-Parlement-europeen-utile-a-l-ecologie

    Que vous vous promeniez dans une zone #Natura_2000 ou que vous achetiez un véhicule moins polluant qu’auparavant, c’est grâce à l’#Union_européenne. Les limites de pollution aux #particules_fines, la protection des cours d’#eau ou de certaines espèces d’#oiseaux, c’est encore l’Europe. « Plus de 80 % des dispositions du Code de l’#environnement viennent de directives ou de règlements européens », souligne l’avocat Arnaud Gossement, spécialiste du sujet.

  • David Adler : « Proposer une politique transnationale contre l’alternative Macron-Salvini »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/110419/david-adler-nous-avons-sous-estime-quel-point-construire-une-politique-tra

    Pourquoi est-il si difficile de construire un mouvement politique véritablement transnational en #EUROPE, comme s’y essaie l’ex-ministre des finances grec Yanis Varoufakis à l’approche des européennes de mai avec le Printemps européen ? Entretien avec David Adler, coordinateur politique du mouvement de Varoufakis.

    #Parlement_européen,_austérité,_Diem_25,_Grèce,_David_Adler,_Yanis_Varoufakis,_UE,_européennes

  • En #France, « la transparence sur les exportations d’#armes est quasi inexistante »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/04/16/en-france-la-transparence-sur-les-exportations-d-armes-est-quasi-inexistante

    A l’exception de la France, tous les pays qui vendaient des armes à l’#Arabie_saoudite ont débattu du bien-fondé de ces transactions financières. L’Espagne, l’Allemagne ou encore le Danemark ont accueilli des débats houleux sur cette question. Mais « au #Parlement français, il n’y a jamais eu le moindre débat ou la moindre discussion »,

    Une fois par an, le Parlement reçoit un rapport sur les #exportations d’#armement de la France. Ce dernier recense les contrats passés, le montant des transactions par pays ou les licences délivrées. Mais, pour le député Sébastien Nadot, il s’agit d’une « vaste #fumisterie » qui ne permet pas aux parlementaires de se saisir de cette question. Cette opacité est aussi critiquée par Aymeric Elluin d’Amnesty International. Pour lui, « la transparence [sur ce sujet] est quasi inexistante dans notre pays ». Par ailleurs, l’organisme qui s’occupe de la délivrance des licences d’export d’armes, la Commission interministérielle pour l’étude des exportations de matériels de guerre (CIEEMG), ne communique pas sur ses méthodes. D’après Aymeric Elluin, il est impossible de savoir si elle a refusé des licences et pourquoi, ou encore sur quels motifs elle en a octroyé.

  • #Désinformation, le rapport – 2
    https://framablog.org/2019/03/20/desinformation-le-rapport-2

    La traduction suivante est la suite et la continuation du travail entamé la semaine dernière sur le long rapport final élaboré par le comité « Digital, Culture, Media and Sport » du #Parlement britannique, publié le 14 février dernier, sur la … Lire la suite­­

    #Dégooglisons_Internet #Internet_et_société #Libertés_Numériques #Non_classé #CambridgeAnalytica #comité #enquête #Facebook #Fakenews #influence #mésinformation ; #Parlementaires #Sénat #Zuckerberg

  • Quand l’Allemagne, qui refuse de dédommager les Grecs victimes de la Wermacht, verse des pensions aux fascistes espagnols de cette même Wermacht ! Yorgos MITRALIAS - 6 décembre 2015 - cadtm.org
    http://www.cadtm.org/spip.php?page=imprimer&id_article=12682

    https://www.legrandsoir.info/quand-l-allemagne-qui-refuse-de-dedommager-les-grecs-victimes-de-la-we

    A l’occasion de la révélation du scandale des pensions que l’Allemagne continue de verser à des étrangers ayant servi le Troisième Reich, nous (ré)publions l’article qui suit, écrit et publié en décembre 2015, en tant que contribution au débat concernant les responsables de l’actuel réveil des pires démons de l’entre deux-guerres.)

    C’était la deuxième semaine d’octobre passé quand la nouvelle est tombée en Espagne comme une bombe : l’Allemagne paye – encore aujourd’hui (!) – des pensions aux fascistes espagnols qui ont combattu aux côtés de la Wehrmacht à Stalingrad ! À la suite de cette révélation, l’un après l’autre, presque tous les journaux espagnols déterraient des semaines durant le passé douloureux et consacraient nombre d’articles à l’infâme Division Azul (Division Azur) et ses 37 000 volontaires qui, avec la bénédiction du dictateur Franco, se sont trouvés il y a 73-74 ans en Russie pour prêter main forte à l’Allemagne nazie et à sa tentative d’écraser le... bolchevisme !

    Le protagoniste, mais aussi le responsable de ce retour inattendu à un passé qu’on croyait définitivement exorcisé, est Andrej Hunko, le député de Die Linke, qui a révélé le scandale par son initiative de demander des explications à la Chancelière Merkel. Connaissant les combats de l’ami Andrej pour la défense des droits du peuple grec, nous osons dire que la motivation première de ses questions parlementaires au gouvernement allemand n’était pas de faire révéler au grand public un, mais plutôt deux scandales : celui, bien visible, du paiement, par l’État allemand, des pensions aux fascistes espagnols, mais aussi d’un autre moins visible, celui du refus permanent de l’État allemand de dédommager les citoyens grecs victimes des atrocités nazies !

    Malheureusement, la nouvelle que le gouvernement allemand paie les fascistes espagnols qui se sont battus aux cotés de l’armée nazie (1) en même temps qu’il refuse obstinément de payer des dédommagements aux victimes grecques de la même armée nazie, ne semble pas avoir provoqué l’émoi tant des autorités que des médias grecs. Aucune réaction, et pire, absolument rien pour informer l’opinion publique grecque. Seulement un silence total et assourdissant...

    Pourtant, ce scandale des scandales ne peut pas rester sans suite. Alors, puisqu’il concentre et combine en lui tous les problèmes de nos temps, le passé cauchemardesque avec un présent et un avenir non moins menaçants, c’est à tous ceux, citoyens grecs, allemands et espagnols qui se sentent directement intéressés, de lui donner la suite qu’il mérite. Et le premier pas vers cette direction est l’interview qui suit. En donnant la parole à Andrej Hunko nous espérons que, cette fois, le mur du silence sera brisé et les réactions seront à la hauteur des circonstances si critiques...
Interview de Andrej Hunko, député de Die Linke, qui a révélé ce scandale.

    Yorgos Mitralias : Quelles ont été les questions parlementaires que tu as adressées au gouvernement allemand concernant les pensions qu’il continue de payer aux anciens combattants espagnols de la Division Azul et quelle a été la réponse officielle de ce gouvernement ?

    Andrej Hunko : Nos questions au gouvernement allemand sur les paiements à des anciens membres de la Division Azul concernaient la somme versée et le nombre des gens qui en ont bénéficiée. Nous voulions savoir la somme d’argent que l’Allemagne paye à ces collaborateurs des nazis et quelle a été l’évolution de cette somme depuis que l’accord bilatéral relatif à cette affaire a été signé en 1962 et ratifié en 1965.

    Les réponses ont mis en lumière le fait que l’Allemagne continue jusqu’à aujourd’hui à payer plus de 100 000 euros par an à 41 anciens membres de la Division Azul ainsi qu’à neuf survivants de leurs familles. Il est très probable que cette somme a été bien plus importante dans le passé, puisque la Division Azul a existé il y a plus de 70 ans et plusieurs de ces guerriers sont morts depuis. Pourtant, le gouvernement ne nous a pas donné les sommes précises pour toute cette période. Il va falloir faire des recherches dans les archives publiques pour pouvoir connaître les sommes exactes.

    Le Gouvernement Allemand nous a dit aussi qu’il ne compte pas mettre fin à ces paiements.

    Y.M. : Nous savons maintenant que l’accord concernant l’attribution des pensions aux vétérans de la Division Azul a été conclu en 1962 entre l’Allemagne fédérale du chancelier Adenauer et le gouvernement du dictateur Franco, lequel, en échange, a accepté de faire de même, c’est-à-dire payer des pensions aux vétérans de la Légion Condor nazie, responsable de plusieurs crimes de guerre durant la guerre civile espagnole, dont la destruction de la ville basque de Guernica. Maintenant, c’est-à-dire seulement quelques jours après le 40ème anniversaire de la mort de Franco (20 novembre 1975), il serait utile de se rappeler que le même régime de Franco, qui a signé cet accord avec l’Allemagne fédérale en 1962, a offert l’asile à des nazis notoires comme, par exemple, #otto_skorzeny ou #léon_degrelle (2) jusqu’à leur mort. Crois-tu que l’accord de 1962 est emblématique des « affinités éclectiques » existant entre le régime de Franco et l’Allemagne fédérale d’après-guerre ?

    Andrej Hunko : Je crois que cette hypothèse est juste. Cependant, ça ne reflète pas seulement les rapports de l’Allemagne d’après-guerre avec le régime fasciste de Franco. Je pense qu’on peut y voir la preuve de la continuité du personnel nazi dans l’administration publique, les forces armées, et les services secrets de l’Allemagne d’après-guerre. Dans de nombreux cas la dénazification a été soit inexistante soit très limitée et plusieurs postes ont été occupés par des nazis notoires dans certains cas. Pour donner un exemple, un de ces cas le plus célèbre a été celui de #reinhard_gehlen qui a fondé le service secret BND de l’Allemagne fédérale.

    Vu sous cet angle, ce n’est pas une surprise que l’Allemagne du gouvernement Adenauer ait signé un tel accord avec l’Espagne de Franco. Naturellement, ceci ne le rend pas moins nauséabond.

    Y.M. : Quel a été en Allemagne l’impact de vos questions parlementaires et de la réponse du gouvernement allemand ? Est-ce qu’il y a eu des réactions faisant le rapprochement entre cette affaire scandaleuse et le refus permanent des gouvernements allemands de payer des réparations et des dédommagements à l’État grec et aux citoyens grecs victimes des atrocités nazies ?

    Andrej Hunko : Évidemment, nous avons essayé de faire ce rapprochement dans nos commentaires aux réponses du gouvernement allemand. Pour moi c’est un scandale que l’Allemagne d’aujourd’hui refuse de payer des dédommagements et des réparations aux victimes. Elle n’a même pas remboursé l’emprunt forcé que l’Allemagne a imposé à la Grèce durant l’occupation. Il suffit d’un coup d’œil aux arguments utilisés par le ministère allemand des affaires étrangères pour justifier le non remboursement, pour constater qu’ils sont scandaleux.

    De l’autre côté, des gens qui se sont battus volontairement aux cotés de la Wehrmacht dans la guerre d’extermination qu’elle menait en Europe de l’Est continuent encore aujourd’hui d’être payés par l’Allemagne. Ceci m’est incompréhensible.

    Pourtant, les réactions des médias allemands ont été bien limitées. On a parlé des réponses du gouvernement mais il n’y a pas eu de débat autour de cette question. Je crois que la réaction des médias espagnols a été bien plus importante. Une raison pourrait être que la dictature fasciste en Espagne soit terminée beaucoup plus récemment que celle en Allemagne.

    Y.M. : Que dirais-tu si des militants et des mouvements sociaux grecs, espagnols et allemands donnaient suite à cette affaire scandaleuse ? Est-ce que tu crois qu’il serait utile et possible d’entreprendre une telle initiative ?

    Andrej Hunko : Oui, certainement. Nous y avons fait un pas au niveau parlementaire en posant cette question au parlement européen en collaboration avec Josu Juaristi Abaunz du Pays basque, qui est membre du groupe parlementaire de La Gauche unie européenne-Gauche verte nordique (CUE/NGL). Nous travaillons toujours actuellement pour recueillir plus d’éléments concernant les paiements à des volontaires fascistes et l’absence des dédommagements aux victimes de la guerre et de l’occupation. Je crois pourtant fermement que l’association des militants à cette affaire serait non seulement un important symbole de solidarité internationaliste, mais qu’elle pourrait finalement contribuer à ce que justice soit rendue à tous ceux qui ont souffert de la tyrannie fasciste ou qui se sont battus contre elle.

    Yorgos Mitralias
    Journaliste, Giorgos Mitralias est l’un des fondateurs et animateurs du Comité grec contre la dette http://www.contra-xreos.gr , membre du réseau international CADTM et de la Campagne Grecque pour l’Audit de la Dette. Membre de la Commission pour la vérité sur la dette grecque http://www.cadtm.org/Discours-de-la-presidente-du et initiateur de l’appel de soutien à cette Commission.

    Notes :
    (1) Voir l’article (en grec) : http://contra-xreos.gr/arthra/928-1936-2015.html
    (2) Otto Skorzeny https://fr.wikipedia.org/wiki/Otto_Skorzeny était un officier des SS connu pour ses missions audacieuses, dont la libération de Mussolini en 1943. Léon Degrelle https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_Degrelle était le fondateur et le chef du mouvement fasciste belge #Rex, avant de prendre la tête de la Division SS Wallonie sur le front de l’Est.

    #Gréce #Wehrmacht à #Stalingrad #allemagne #espagne #division_azul #facisme #franco #atrocités_nazies #Adenauer #légion_condor #Gernica #atrocités #parlement_européen #Die_Linke

  • Glyn #Moody sur l’article 13 – Une aberration judiciaire
    https://framablog.org/2019/02/13/glyn-moody-sur-larticle-13-une-aberration-judiciaire

    Glyn Moody est infatigable dans son combat contre les dispositions néfastes de la #Directive européenne sur le droit d’auteur dont le vote est maintenant imminent. Il y consacre une série d’articles dont nous avons déjà proposé deux traductions. Voici un … Lire la suite­­

    #Droits_numériques #Libertés_Numériques #Libres_Cultures #article13 #Copyright #droit_d'auteur #filtres #ParlementEuropeen

  • Glyn #Moody sur l’article 13 – Mensonges et mauvaise foi
    https://framablog.org/2019/02/09/glyn-moody-sur-larticle-13-mensonges-et-mauvaise-foi

    Glyn Moody est un journaliste, blogueur et écrivain spécialisé dans les questions de #Copyright et #Droits_numériques. Ses combats militants le placent en première ligne dans la lutte contre l’article 13 de la #Directive européenne sur le droit d’auteur, dont … Lire la suite­­

    #Internet_et_société #Libertés_Numériques #article13 #droit_d'auteur #filtres #ParlementEuropeen

  • Glyn #Moody sur l’article 13 – Les utilisateurs oubliés
    https://framablog.org/2019/02/09/glyn-moody-sur-larticle-13-les-utilisateurs-oublies

    Pour faire suite à l’article de Glyn Moody traduit dans le Framablog voici un autre billet du même auteur, publié ce vendredi 8 février, qui évoque des possibilités d’aménagement de l’article 13, mais surtout la nécessité de faire entrer dans … Lire la suite­­

    #Droits_numériques #Libertés_Numériques #article13 #Copyright #droit_d'auteur #ParlementEuropeen

  • Les élections européennes, à quoi ça sert ?
    http://www.radiopanik.org/emissions/lactualite-en-3d/les-elections-europeennes-a-quoi-ca-sert-

    Le 26 mai prochain, sur le territoire de l’Union européenne, se déroulera l’élection des parlementaires européens. Suffrage méconnu concernant une institution souvent décriée et dont la place dans le paysage institutionnel européen reste encore obscure, les élections européennes seront cette année sans doute quelque peu particulières. Á l’heure du Brexit ou de la montée des partis populistes parfois hostiles à la construction européenne, l’Union européenne apparait à la croisée des chemins tant sa légitimité que ses actions font l’objet de critiques persistantes. Qu’il s’agisse de la crise migratoire, des enjeux climatiques ou encore du projet d’une défense européenne, les défis posés à l’Union européenne sont nombreux et les doutes quant à sa capacité à y répondre le sont tout autant. Aujourd’hui dans ce nouvel (...)

    #Union_Européenne #CRISP #Elections #mai_2019 #Parlement_européen #Union_Européenne,CRISP,Elections,mai_2019,Parlement_européen
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/lactualite-en-3d/les-elections-europeennes-a-quoi-ca-sert-_06014__1.mp3

  • Pêche_électrique

    https://www.youtube.com/watch?v=q3MZyBoQX2E

    Entretien avec Claire Nouvian, fondatrice de l’Assocation Bloom https://www.bloomassociation.org/nos-actions/nos-themes/peche-electrique qui s’est battue contre la Commission européenne et les lobbies pour l’interdiction de la pêche électrique. Et on le sait, quand on vient nous voir c’est que le cas est désespéré : quand il y a encore de l’espoir on va voir les gens de la majorité !

    #Bloom #pêche_électrique #chaluts #ressources_halieutiques #poissons #pêche #destruction #pays-bas #france #commission_européenne #union_européenne #parlement_européen


     

  • L’autoroute vers la France entièrement bloquée à Rekkem par les syndicats du transport
    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_des-militants-de-la-csc-transcom-menent-une-action-au-poste-frontiere-de

    Les syndicats du transport manifestaient lundi au poste-frontière de Rekkem et bloquaient l’autoroute l’autoroute E17 en direction de la France. 

    Les syndicats du transport se sont rassemblés aux alentours de 07h30 lundi matin. Ils ont d’abord mené une petite action sur un parking avant de bloquer complètement l’autoroute E17. Ils dénoncent les plans de l’Europe autour des temps de conduite et de repos des conducteurs de poids lourds et de bus.

    Ils veulent informer les chauffeurs de poids lourds et de bus des dangers du paquet « mobilité » voulu par les autorités européennes qui vise à raccourcir les temps de repos des chauffeurs, et donc d’allonger leur présence sur les routes.

    Les syndicats trouvent cela dangereux. « A Rekkem, nous allons informer de manière proactive les chauffeurs de poids lourds mais aussi les automobilistes sur les dangers de l’applications – si elles passent – de nouvelles législations européennes sur les temps de conduite et de repos, explique Roberto Parillo, président de la CSC Transcom. L’Europe veut diminuer le temps de repos des chauffeurs. En faisant cela, elle mettrait en danger la sécurité des chauffeurs et des citoyens. »

    Cette action a lieu à de nombreux postes frontière européens.

    #transport #transports #camions #ue #union_européenne #parlement_européen #esclavage

    • Belgique : La réforme du transport routier qui divise l’Europe revient ce jeudi au Parlement européen _ Belga - 8 Janvier 2019 - RTBF

      La réforme du transport routier, qui divise l’Europe des transporteurs, revient ce jeudi en commission du Parlement européen, alors que la Belgique s’oppose toujours à certaines modifications concernant le « cabotage ».

      Ouest vs. est 
      Cette réforme divise l’Europe du transport en deux blocs : d’un côté se retrouvent des pays de l’ouest qui dénoncent le dumping social de l’est - une forme de concurrence déloyale due à des normes sociales moins élevées, qui allègent donc le coût des chauffeurs routiers -, de l’autre ceux qui accusent l’ouest de vouloir maintenir un protectionnisme déguisé.

      La réforme est compilée dans un « paquet mobilité ». Elle touche notamment aux règles de temps de repos encadrant les travailleurs « détachés », ceux venant d’un autre pays de l’Union européenne. Déjà soumis aux eurodéputés en plénière en juillet dernier, le paquet avait été renvoyé en commission, où les élus doivent à nouveau prendre attitude ce jeudi.

      La réforme ne va pas assez loin pour certains
      En Belgique, les fédérations de transporteurs routiers apprécient certaines améliorations proposées sur les conditions de travail dans le secteur, comme le repos hebdomadaire normal qui devra être pris en dehors de la cabine, alors que de nombreux routiers passent une partie du week-end dans leur poids lourd arrêté sur un parking. Mais la réforme ne va pas encore assez loin aux yeux de certains, car des dérogations seront possibles si le parking autoroutier est suffisamment équipé.

      Par ailleurs, un conducteur devra retourner dans son pays d’établissement au moins toutes les quatre semaines, sauf dans certains cas particuliers, prévoit la réforme.

      Discussions autour du « cabotage »
      En revanche, la Belgique n’apprécie pas un autre point de l’accord, portant sur le « cabotage ».

      Cette pratique consiste pour un transporteur à effectuer des opérations dans un pays où il est arrivé dans le cadre d’une livraison internationale. Entre deux séries de cabotage dans un autre pays, le transporteur devrait respecter une « période de carence » minimale de cinq jours, afin d’éviter que cette activité à l’étranger ne devienne quasi permanente, selon les termes de l’accord.

      Or, actuellement, des camionneurs belges partent de Belgique conduire des marchandises par exemple en France, où ils font trois opérations de cabotage avant de rentrer le week-end en Belgique et repartir la semaine suivante, expliquait dernièrement encore le ministre fédéral des Transports, François Bellot. « Ce ne sera plus possible » si la réforme passe, selon lui. La France est en effet parvenue à imposer sa période de carence.

      En revanche, la Belgique soutient la mise en place du tachygraphe intelligent qui permettra des contrôles plus fréquents du cabotage. Toutefois, les camions qui réalisent des transports internationaux ne devront en être équipés qu’à partir de fin 2024, une date qu’il conviendrait d’avancer selon certaines fédérations.

      Si le paquet mobilité passe les écueils de la commission parlementaire jeudi puis de la plénière la semaine prochaine à Strasbourg, il devra encore être négocié avec le Conseil, avant que les deux instances ne se prononcent définitivement, peut-être avant les élections de mai.

      Au Conseil, la Belgique continuera de s’opposer à cette modification sur le cabotage. Le poids de la Roumanie, qui a pris la présidence semestrielle du Conseil, pourrait être déterminant.

      #cabotage #travailleurs_détachés #dumping_social #eurodéputés #carence

  • Pétain, la vie d’un salaud et la persistance des ordures. Jacques-Marie Bourget - 10 Novembre 2018 - Le blog de Jacques-Marie Bourget
    https://blogs.mediapart.fr/jacques-marie-bourget/blog/101118/petain-la-vie-dun-salaud-et-la-persistance-des-ordures
    et https://www.legrandsoir.info/petain-la-vie-d-un-salaud-la-persistance-des-ordures.html

    Pétain grand chef de guerre à Verdun : faux. Pétain complotant contre la République dès 1935 : vrai. Pétain complice des banques des financiers, des industriels pour que nous ayons Hitler plutôt sue le Front Populaire : vrai. C’est vrai que ça méritait un éloge.

    J’aime beaucoup le Président Macron. Dans cette période où l’on doit chaque soir passer la balayette sous son lit afin de débusquer le terroriste qui doit s’y cacher, avec lui on rigole. Macron c’est, recyclé, le vieux slogan publicitaire d’un grand magasin : « A tout instant il se passe quelque chose aux Galeries Lafayette ». Cette fois le Président a décidé de nous distraire avec Pétain. C’est inattendu, ça fait vieux monde... Mais tant pis. Après avoir fait la guerre aux Russes – par son émanation de RT France – il était logique qu’il louât le Maréchal ; que revoilà.


    Pour être juste, car le temps est au certifié, à l’exact, au vérifié, à l’équitable, remarquons que ce malheureux Macron est mal entouré. Autour de lui s’ébat une nuée de jeunes gens qui ne l’aident guère. Paresseux ? Non. Mais le hasard fait que tous ces biens diplômés n’avaient qu’un seul livre d’histoire, et qu’ils ont fini de le colorier. Benalla aurait pu être un rempart en rendant, par l’écran de ses larges épaules, le discours pétainiste inaudible. Mais Benalla, « l’épaule droite », nous manque, j’espère que les prud’hommes vont le réintégrer.

    Personne, au Palais, aucun vieux bouc intello, mariné dans le jus des archives, pour indiquer au Président l’emplacement des champs de mines. Et l’histoire de Pétain, son action, sa philosophie sont du TNT. Une bombe à retardement qu’il ne faut pas toucher, pas plus que le sarcophage de Tchernobyl. Réactiver le Maréchal ça pue, ça déchire, ça blesse, ça injurie, ça offense, ça ment, ça met plus de boue qu’une crue de l’Aude. En plus on se demande quelle raison peut-il y avoir de parler de ce sycophante ? Pourtant, sur le ton de l’ancien bon élève de troisième, certains prétendent : « Mais il y a deux bouts au cadavre. Le très au poil des poilus, puis l’horreur de Montoire et des lois anti juives ». Eh non. Le Pétain c’est comme le merlu oublié l’avant-veille sur la table : tout est à jeter. Et que le président de l’Assemblée se nomme Ferrand n’est pas un argument ultime pour louer le Maréchal.

    Il y a des lustres – et même des lampadaires, mon merveilleux ami Alain Riou journaliste à l’ancienne – c’est-à-dire ultramoderne – m’avait prêté un livre (qui m’a été ensuite volé) : « L’affaire Pétain », signé Cassius (j’ai appris plus tard que c’était là le pseudo du grand chercheur Henri Guillemin). Ce bouquin avait été publié en Suisse juste après la guerre. C’est dans ses pages que j’ai découvert l’envers d’une histoire qui n’était donc qu’un décor, du Potemkine. Celle qui a conduit la France à la catastrophe de 1940.

    La véritable histoire, celle qui n’a pas été écrite à l’encre d’Epinal, nous dit que la défaite est le résultat d’un lent complot. Son ordre de mission, secret, s’inscrivait dans les petits papiers du Comité des Forges et ceux de son outil armé, la Cagoule : « Mieux vaut Hitler que le Front populaire ». Pétain, dans ce putsch, devait être notre Hitler, notre Mussolini, notre Franco français. Le guide gaulois au sein de l’Europe nouvelle. Etonnant pour un petit pépère, héros en retraite, qui, nous a-t-on claironné- n’a accepté le pouvoir qu’en faisant « don de sa personne à la France », pour nous « préserver du pire ».

    J’ai ensuite potassé L’étrange défaite de Marc Bloch, un homme qui devrait être au Panthéon. Ou plutôt non. Puisqu’on y trouve maintenant un peu n’importe qui, au gré des livres lus à Emmanuel par sa grand-mère. Bloch fut historien, militant de la paix, torturé et assassiné par la Gestapo le 16 juin 1944.

    Le fil de ce complot pétainiste est contenu dans l’ouvrage de Bloch écrit en 1940 mais publié six années plus tard. L’intellectuel résistant a déjà percé le mystère de la défaite d’une France qui, en 1939, avait « la première armée du monde ». Et Bloch de nous expliquer avec calme comment l’élite bancaire et la haute bourgeoise ont livré le pays aux nazis : pourquoi le Maréchal était là.

    Le dernier clou dans le cercueil de cette histoire fausse comme un jeton, je l’ai planté en dévorant Le Choix de la défaite d’Annie Lacroix-Riz. Une femme à laquelle, en guise de pardon, Macron devrait envoyer une gerbe de fleurs. Les preuves sur Pétain étirant son crime sont, dans cette Bible, les notes secrètes, les rencontres cachées, les extraits de livres et de journaux, les télégrammes, les arrêtés et lois scélérats. En lisant Lacroix-Riz, en devenant intime avec les bourreaux, on éprouve la honte rétroactive du complice. On devient le secrétaire, le greffier du complot de Laval et Pétain. Puisque ces deux-là ne se sont pas découverts en 1940, puisqu’ils ont préparé leur coup de l’Etat Français bien avant la débâcle. Ainsi c’est un comploteur factieux, un assassin de la République qui a pris le pouvoir. Pas du tout un maréchal gâteux, à moustaches, qui aimait les fleurs les chiens et prendre les petites filles sur ses genoux.

    Maintenant, tordons le bâton de ce Pétain « héros de Verdun », qui a fait image d’Epinal dans la pensée du Président. En 1940, alors ministre des Colonies, Georges Mandel écrit : « C’est une erreur que de nommer Pétain au cabinet. Il était défaitiste durant la guerre. Je crois que nous allons vers un armistice. Sa présence en est une preuve ». Tiens, ça coûte pas cher et ça peut éviter des grosses bêtises, abonnons l’Elysée à la revue Historia. Elle n’est pas de niveau universitaire mais écrit souvent juste. L’an dernier le magazine historique publie, sous la signature de Jean-Yves Le Naour, docteur en histoire, un article très clair intitulé : « Pétain l’imposture de Verdun ». Voilà. Au printemps, au moment de préparer les cérémonies de novembre, il suffisait de demander à Benalla (qui était encore au staff) de traverser la rue et de se procurer Historia. Pardon, cher docteur Le Naour, si je cite votre texte à la hache, il s’agit donc de Verdun en1916 :

    « ...la situation qui se rétablit in extremis le 26 février ne doit rien à sa présence ni à ses ordres, mais au sacrifice des poilus, d’une part, et aux instructions du général de Castelnau... il multiplie les ordres : il y fait avancer le 20e corps, arrivé en renfort... le 26 février, l’offensive allemande est enrayée. Sans cette intervention énergique de Castelnau, la chute de la rive droite de la Meuse ...était inéluctable.

    La vérité...Pétain attrape mal et se réveille le 26 avec une toux vive, une pneumonie pour les uns, une bronchite pour d’autres. Quoi qu’il en soit, il est contraint de garder le lit... On est, en tout cas, très loin de la légende de l’homme qui, par son seul charisme, redonne confiance à la troupe.

    S’il est flatté par la presse, qui lui tresse des lauriers de papier, la raison est purement politique.

    Les politiques, exaspérés par Joffre, en ont assez du « grand-père » et rêvent de s’en débarrasser...Le rapport avec Pétain ? En autorisant les éloges sur le général chargé de la défense de Verdun, le gouvernement est tout simplement en train de préparer un successeur à Joffre... Le portrait de Pétain paraît en couleurs dans L’Illustration, puis en noir et blanc dans Le Miroir. Il s’attache en même temps les services des écrivains Henry Bordeaux et Louis Madeleine, ce qui démontre un sens aigu de la publicité. Passé du grade de colonel à celui de général d’armée en seulement deux ans, Pétain se sent pousser des ailes... La gloire de Pétain, qui apparaît en mars 1916, alors que la situation est toujours précaire, est donc une gloire fabriquée ».

    Bon, c’est quand même un historien, un chercheur, docteur des Universités, qui écrit ça. Et grand merci à lui. Même si c’est moins bien qu’Éric Zemmour, notre Michelet de BFM University. Je n’ai pas évoqué le sort immonde des « mutins », ces révoltés que Pétain a fait fusiller à la chaîne, pour l’exemple. On ne fait pas Verdun sans aller à rebrousse poilus.

    En 1925 ce héros au sourire si doux s’ennuie, et le Chemin des Dames épuise ses nuits. Pour mettre une claque à Lyautey, qui patine au nord du Maroc dans la guerre du Rif, on nomme Pétain à sa place. L’idole accepte, ce qui entraine la démission de son aide de camp, le colonel De Gaulle. Le Rif et ses bougnoules sont un double bonheur pour le Maréchal. La mano en la mano avec son compère fasciste, l’espagnol Antonio Primo de Ribera qui participe au carnage maghrébin pour le compte de Franco, Pétain et son frère d’armes utilisent des armes chimiques. En 1926 les pauvres rifains sont anéantis, Pétain a enfin gagné une guerre. « Chimie, vous avez dit chimie ? », heureusement que Macron n’a jamais appris ça... Il aurait été foutu de donner l’ordre à nos frégates d’aller, à l’Ile d’Yeu, bombarder la tombe du Maréchal.
Eloigné du rififi, le héros s’ennuie. Ses collègues maréchaux qui voient autour d’eux monter en pouvoir trop de rastaquouères plutôt rouges, proposent à Pétain de s’allier dans un projet de putsch. Peu soucieux de mettre son statut et sa statue en danger, il fait le sourd, ce qui est de son âge. Bénéfice, il apparait aux hommes politiques comme un « républicain ». Si bien qu’en 1934 il est adoubé dans le gouvernement Doumergue comme ministre de la Guerre. A partir de cet instant il prépare la victoire de l’Allemagne. Il réduit d’un tiers les crédits alloués à la Défense, refuse la solution d’armée blindée proposée par De Gaulle. Ce choix est politiquement trop dangereux car il implique le recrutement de 40 000 mécaniciens a priori catalogués comme de la graine « rouge ». Après l’assassinat de Louis Barthou, qui prêche la nécessité vitale de signer une alliance avec l’URSS, c’est Pétain qui impose son compère Laval. Alors, le Maréchal n’a plus aucun ennemi. Ni à droite ni à l’extrême droite. Il a aussi appui de ses amis synarques et son Laval en Sancho Pança : la fusée de l’Etat Français est sur sa rampe. Face à ces perspectives heureuses le patronat offre au Maréchal une très jolie villa à Villeneuve Loubet.

    Les émeutes fascistes de 1934 ont, dans leur musette, le bâton de ce maréchal déjà prêt à l’offrande de lui-même. Ça ne marche pas et, retour du maudit bâton, voilà le Front populaire avec ses rouges de rouge et le « juif » Blum au gouvernement. Désormais militer aux côtés des nazis, des fascistes, c’est sauver la France de sa racaille cosmopolite. Lors de son court passage comme ambassadeur de France à Madrid, Pétain a toutes les facilités pour pactiser avec les nazis, qui sont là, et les sbires de Mussolini qui sont là aussi. Dans les journaux, le Maréchal continue sa péroraison entamée en 1936 « La France est un bateau sans gouvernail ni pilote ». Il avance, lui et ses sponsors, les banques, les « 200 familles », ceux que l’existence de l’impôt indigne.

    Le reste ? C’est un tout plus connu. En juin 1940 le croupion d’un Parlement de lâches vote les pleins pouvoirs à Pétain. La milice, les rafles, les tortures, les tueries, la trahison, l’indignité forment un quotidien qui est son essence et son existence. Entre deux siestes, il rectifie de sa petite main blanche le projet de « Statut des juifs ». Qu’il rature afin de rendre encore plus grand le crime. Le 24 octobre 1940, à Montoire, en serrant la main d’Hitler il signe le pacte de leur association de criminels.

    En résumé, voilà le monument inhumain, l’homme sans qualités qu’Emmanuel Macron a célébré lors des hommages de Verdun. C’est une faute d’attention. Et un bégaiement : François Mitterrand s’est fait décorer de la Francique par Pétain, et par inadvertance.

    Jacques-Marie BOURGET

    #petain #manu #emmanuel_macron #sycophante #Henri_Guillemin #europe #hitler #mussolini #franco #Marc_Bloch #élites #annie_lacroix-riz #laval #verdun #imposture général_de_Castelnau #Joffre #Front_populaire #Parlement #juifs #françois_mitterrand

  • En Lettonie, la coalition sortante subit une déroute Ruptures - 08 octobre 2018
    https://ruptures-presse.fr/actu/lettonie-elections-concorde-otan-ue
    https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-21-10-2018

    Les électeurs lettons étaient appelés à renouveler leurs députés le 6 octobre. Dans ce pays balte de 1,9 million d’habitants, 54% d’entre eux se sont déplacés, soit 4 points de moins qu’en 2014.

    Le gouvernement sortant s’est prévalu d’avoir fidèlement appliqué les réformes souhaitées par l’Union européenne (fiscalité, système de santé…), ce qui a contribué à accroître un mécontentement social latent, alors même que l’émigration, notamment de la jeunesse, reste forte, en particulier vers les pays anglo-saxons. Plusieurs scandales de corruption – dont celui qui a tout récemment impliqué le gouverneur de la Banque centrale – ont également marqué la campagne, dans une Lettonie parfois décrite comme « la capitale européenne du blanchiment ».

    Enfin, les discriminations, linguistiques mais aussi sociales, que subissent les personnes d’origine non lettone (40% de la population, notamment les russophones) demeurent des enjeux politiques majeurs.

    Pour le quatrième scrutin consécutif, c’est la formation cataloguée comme « pro-russe », Concorde (Saskana, traduit en anglais par Harmony), qui arrive en tête, avec 19,9% des suffrages (-3,1 points). Le fait nouveau est l’émergence d’un jeune parti, décrit comme populiste, KPV (« A qui appartient le pays ? »), qui rafle d’emblée la deuxième place, avec 14,2% des voix.

    Or le KPV, à la différence de tous les partis installés, n’a jamais exclu une alliance parlementaire avec Concorde. Jusqu’à présent, celle-ci, bien qu’en tête du choix des électeurs, a toujours été tenue à l’écart du pouvoir car elle est accusée d’être proche de Moscou.

    Concorde, historiquement ancrée dans la communauté russophone, attire également des Lettons « de souche » notamment du fait des mesures sociales qu’elle préconise
    En réalité, Concorde se veut un parti d’orientation sociale-démocrate. Certes historiquement ancrée dans la communauté russophone, elle attire également des Lettons « de souche » (dont certaines personnalités étaient candidates sur ses listes) notamment du fait des mesures sociales qu’elle préconise. Lors de cette campagne, Concorde avait notamment proposé de tailler dans le budget de la défense au profit des secteurs de l’éducation et du logement. Un casus belli pour les partis actuellement au pouvoir, qui mettent leur point d’honneur à atteindre, voire à dépasser, le niveau du budget militaire ordonné par l’OTAN.

    Cinq partis (dont trois principaux) étaient associés dans la coalition parlementaire sortante, menée par l’Union des Verts et des paysans (droite). Cette formation qui a toujours été partie prenante du pouvoir depuis 2002 s’effondre, passant de 19,5% à 9,9% des suffrages. Son alliée gouvernementale, l’Alliance nationale (AN) ne s’en sort guère mieux avec 11% des voix contre16,6% il y a quatre ans. L’AN est l’une des formations les plus ultra, notamment en matière de restrictions à l’utilisation de la langue russe. Quant au troisième partenaire de la coalition sortante, Nouvelle unité, il ne rassemble que 6,7%, contre… 21,9% en 2014.

    Outre le KPV, deux formations profitent de la déconfiture des partis au pouvoir : le Nouveau parti conservateur, qui passe de 0,7% à 13,6%, ainsi que la Nouvelle alliance libérale / FOR, récemment créée, avec 12% des voix. Il est vrai qu’en Lettonie, où n’existe pas vraiment de culture politique anciennement ancrée, les disparitions et recréations de partis se succèdent avec des frontières idéologiques souvent bien floues. L’opposition à la Russie et aux habitants russophones, la fidélité à l’OTAN et à l’UE, et les orientations libérales forment cependant un ciment commun aux partis gouvernementaux.

    « la ligne euro-atlantique constitue le cadre fondamental de notre action et je n’accepterai aucune exception à cette ligne » – le président letton
    C’est ce qui avait conduit le président de la République, issu de l’Union des Verts et des paysans, à avertir les électeurs avant le scrutin : « la ligne euro-atlantique constitue le cadre fondamental de notre action et je n’accepterai aucune exception à cette ligne ». Il lui revient désormais de désigner la personnalité qui devra former une future majorité au sein d’un Parlement éclaté en sept groupes parlementaires.

    Concorde et le KPV disposent ensemble de 39 sièges (24 et 15 respectivement), ce qui constitue l’alternative la plus logique au pouvoir actuel. Mais ce total est cependant insuffisant pour atteindre la majorité absolue au sein de l’Assemblée qui compte 100 députés.

    Le dirigeant de Concorde, qui est également maire de la capitale, Riga, a cependant averti qu’« aucune coalition stable et capable de gouverner n’est possible » sans sa formation. « Sinon, a-t-il poursuivi, vous pourriez avoir une coalition de xénophobes et de partisans des droits des homosexuels, et un tel gouvernement ne tiendrait pas plus de deux ou trois semaines », faisant référence aux Conservateurs et à la Nouvelle alliance libérale.

    Tout porte cependant à croire que les élites installées finiront par trouver une formule écartant une « coalition pro-Kremlin / populistes » qui constituerait selon elles une hérésie pour ce pays balte, dont les dirigeants sont depuis près de trente ans convaincus – ou feignent de l’être – que les troupes russes s’apprêtent à les envahir. Les mêmes continuent à témoigner d’une indulgence notable envers les nostalgiques de l’Allemagne nazie, nostalgiques qui ont pignon sur rue dans le pays.

    Il reste que les électeurs lettons, et pas seulement les russophones, viennent de leur infliger une gifle retentissante, notamment sur la base d’un mécontentement social grandissant. Mais du côté de Bruxelles, un seule chose compte : que la Lettonie ne vienne pas s’ajouter à la litanie des pays menacés par les « populistes »… https://ruptures-presse.fr/actu/suede-elections-lofven-akesson

    #Lettonie, #parlement, #députés, #élection, #election2018, #Saeimas, #résultats, #chiffres, #partis, #OTAN #NATO #ue #union_européenne #populisme

  • Résultats des elections du Parlement en Lettonie - 13. Saeimas vēlēšanas

    1.548.100 électeurs lettons ont été appelés à élire leurs 100 députés à la 13è Saeima, Parlement de la République de Lettonie, ce 6 octobre 2018.

    Les 16 listes ont rassemblé 1461 candidats de 46,5 ans d’âge moyen, dont 997 Hommes (68,2%) et 464 femmes (31,8%). Le plus jeune candidat a 21 ans, et le plus vieux candidat 88 ans.

    Voici les résultats des élections édités au fur et à mesure dans la nuit du 6 au 7 octobre 2018, mis à jour le 7 octobre 2018 à 14h56(Lv) avec 99,39% des votes qui présentent la composition de la Saeimas de la république de Lettonie.

    1.548.100 Electeurs se sont répartis sur un total de 1078 bureaux de vote.
    Le nombre de votants comptabilisés : 845.196 soit 54,60% de participation.

    Votes comptabilisés à 14h56 (Lv) : 844.925
    Enveloppes valides : 843.920
    Votes valides : 839.000 soit 99,39% des votes.

    Répartition des voix et nombre de sièges parmi les 16 listes partisannes

    lire : https://www.lettonie-francija.fr/resultat-election-parlement-13-saeima-lettonie-1618

    #Lettonie, #parlement, #députés, #élection, #election2018, #Saeimas, #résultats, #chiffres, #partis,

  • Eric Andrieu, un eurodéputé sous pression
    https://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2018/10/05/eric-andrieu-un-eurodepute-sous-pression_5364878_3244.html ?

    Soupçons de piratage informatique, intimidations... Depuis qu’il a pris la présidence de la commission d’enquête du Parlement européen sur les procédures d’homologation des pesticides, le Français et son équipe confient n’avoir jamais connu une telle série d’événements troublants.

    Le lobby de l’agro-industrie semble vraiment aussi puissant et manipulateur que celui du tabac. Il va vraiment falloir arrêter avec TOUS les pesticides agricoles (il en faut pour d’autres usages, comme les voies de chemin de fer).
    Vive les coquelicots

    #Pesticides #Lobby #Parlement_européen #Démocratie

  • Les indemnités des eurodéputés sont secrètes L’essentiel/afp - 25 Septembre 2018 - L’essentiel
    http://www.lessentiel.lu/fr/news/europe/story/les-indemnites-des-eurodeputes-sont-secretes-21555375

    Le Parlement européen a le droit de refuser l’accès aux documents relatifs aux indemnités des eurodéputés, a estimé, mardi, la justice européenne.

    Le tribunal de l’Union européenne était saisi par plusieurs journalistes et associations de journalistes, qui s’étaient vu empêcher par le Parlement l’accès aux documents relatifs aux indemnités journalières, aux frais de voyage, aux indemnités de frais généraux et aux frais d’assistance parlementaire des eurodéputés. Il rappelle dans son arrêt que « les institutions de l’Union peuvent refuser l’accès à un document dans le cas où sa divulgation porterait atteinte à la protection de la vie privée et de l’intégrité de l’individu ». « Or, l’ensemble des documents sollicités contiennent des informations concernant des personnes physiques identifiées (à savoir les eurodéputés) », ajoute-t-il.

    Le tribunal souligne cependant que « l’accès aux documents contenant des données à caractère personnel peut néanmoins être accordé si le demandeur démontre la nécessité du transfert et s’il n’existe aucune raison de penser que ce transfert pourrait porter atteinte aux intérêts légitimes de la personne concernée ». Mais il ajoute que les journalistes qui ont demandé à voir les documents en question « ne sont pas parvenus à démontrer en quoi le transfert des données personnelles en cause serait nécessaire pour assurer un contrôle suffisant des dépenses engagées ».


    Un salaire mensuel de 6 611,42 euros
    Les frais de voyage des eurodéputés correspondent aux frais de transport pour se rendre à Bruxelles ou Strasbourg, où se situe le Parlement européen, en avion (classe affaires), en train (première classe) ou en voiture. Les indemnités journalières sont, elles, versées à hauteur de 313 euros par jour de présence à Bruxelles ou Strasbourg, pour couvrir les frais de logement ou de repas.

    L’indemnité de frais généraux est versée à hauteur de 4 416 euros par mois pour couvrir les coûts des activités menées dans la circonscription électorale. Les frais d’assistance parlementaire peuvent atteindre 24 526 euros par mois - non directement versés à l’eurodéputé - pour recruter des assistants et un secrétariat. Chaque eurodéputé touche un salaire net de 6 611,42 euros par mois.

     #pognon_de_dingue #ruissellement #en_vedette #pognon #ue #union_européenne #europe #ruissellement #parlement_européen

  • Directive #Copyright : pourquoi l’échec, comment lutter
    https://framablog.org/2018/09/21/directive-copyright-pourquoi-echec-comment-lutter

    Oui, le vote de la directive Copyright est encore un violent coup contre les #Libertés_Numériques chères aux libristes. Notre mobilisation a-t-elle manqué de vigueur pour alerter les députés européens et faire pression sur leur vote ? Ont-ils été plus réceptifs … Lire la suite­­

    #Dégooglisons_Internet #Droits_numériques #Internet_et_société #Non_classé #Censure #Doctorow #droit_d'auteur #EFF #ParlementEuropeen #Plateformes #UE

  • Belgique L’ULB appelle à rejeter tout simulacre de loi sur la sortie de l’IVG du code pénal Belga - 19 Septembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_l-ulb-appelle-a-rejeter-tout-simulacre-de-loi-sur-la-sortie-de-l-ivg-du-

    Le conseil d’administration de l’Université libre de Bruxelles (ULB) a adopté lundi soir une motion relative à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), a indiqué mardi Nicolas Dassonville, porte-parole de l’université.

    Le CA s’est dit particulièrement inquiet de la tournure que prennent les débats parlementaires relatifs à l’IVG en Belgique. Alors qu’un texte sur l’IVG sera soumis mercredi matin au vote des parlementaires, l’université demande instamment par cette motion que, dans toute proposition législative qui serait adoptée, les femmes ne soient plus pénalisées pour un acte qui relève avant tout de la santé publique et d’un choix personnel. Le CA souhaite de plus que les recommandations des experts entendus au Parlement soient prises en considération, avant tout vote, de façon à abroger des conditions obsolètes d’application de la loi qui n’ont pour seul effet que d’infantiliser les femmes. Enfin, les députés sont appelés, à travers cette motion, à user de leur liberté de vote, liberté essentielle à la dignité parlementaire sur les questions éthiques en particulier.


    Pour rappel, aucune majorité n’a été trouvée pour dépénaliser de manière pleine et entière l’IVG. Les ambitions du texte de loi proposé par la majorité, adopté en première lecture en juillet par la Commission Justice de la Chambre et soumis au vote mercredi, sont bien moindres. Ainsi, il prévoit de sortir l’IVG du Code pénal mais de maintenir les sanctions pénales, sans allonger le délai légal de 12 à 18 semaines comme recommandé par les experts. Pour l’opposition, l’ULB et les 1600 manifestants descendus dans la rue le 9 septembre dernier à Bruxelles, la sortie de l’IVG du code pénal n’est plus qu’une apparence trompeuse, le texte ayant été entièrement vidé de sa substance.

    #IVG #Droit #loi #femmes #infantilisation #Belgique #parlement #code_penal