• Hier j’ai présenté Égologie pour la 32 ou 33e fois mais ça faisait quelques mois que je ne m’y étais pas collée et je n’étais pas en super forme. J’ai causé 30 minutes au lieu de 45 ou 50, cherché mes mots, fait une digression dès le départ et vu pas mal de monde quitter la salle, probablement pour aller écouter des conférencier.es plus pros que moi. Le seul départ qui m’a fait chier, c’est celui d’un Gilet jaune qui a quitté la salle en gueulant qu’on n’avait rien compris à leur colère alors qu’il y avait possibilité de s’entendre et qu’il nous avait présenté des nouvelles de son rond-point où l’écologie est très présente.

    Suite à ça, dans la soirée, une jeune femme du groupe qui m’invitait, pensant que « Aude qui a fait la conf » signifiait que j’avais été bénévole pour l’encadrer, me demande si c’était la conf merdique (je cite de mémoire). Big ugly post-teen mouth. Son pote rattrape le coup, me dit qu’il ne s’est pas exprimé en ces termes et qu’il souhaitait de toute façon me faire son retour, pas très élogieux mais pas injuste. Et me dit qu’on lui a acheté le bouquin en disant espérer qu’il soit mieux structuré. :-/

    Les auteurs et autrices, ça écrit. On l’a oublié. Et moi qui ne cause pas bien, ben je vous invite plutôt à me lire.

    Cc @mona

    • C’est pas seulement une histoire de faille narcissique, c’est toute la question des paroles acceptables, crédibles, assertive, qui s’imposent dans l’espace public. Du caractère insupportable des hésitations, des [edit : modalisations], même. La façade hyper assertive qu’on me demande de cultiver, c’est pas juste que je ne suis pas capable, c’est aussi que ce n’est pas le monde dans lequel je souhaite vivre, avec des conférences où on t’explique la vie dans une langue très savante et à l’aise. Et pourtant, c’est toujours les beaux parleurs qui s’en sortent, même avec un fond indigent. De l’entretien d’embauche pour un job à 1400 net à la présentation de bouquin.

    • Je crois aussi que c’est une question de compétence/savoir-faire qu’on est loin de tou⋅tes avoir et qui s’apprend. Tout comme écrire clairement s’apprend aussi, tout comme organiser un magazine, mettre en page des textes et des illustrations etc ne s’improvise pas (tu le sais bien). Là c’est « mettre en page » des idées mais à l’oral. Et forcément suivant nos parcours de vie, on n’a pas appris la même confiance en soi, la même capacité à improviser des phrases claires et percutantes (moi : je suis nul mais alors NUL à improviser, avoir de la répartie, je pense toujours « ah merde j’aurais dû dire ça » 4h plus tard chez moi).

      Mais ne soyons pas pessimistes : ça s’apprend, donc. Et plus on le fait, plus on est à l’aise, généralement (pas toujours ok). Comme dessiner, faire du tricot, ou n’importe quel savoir-faire. Mais évidemment pour ça il ne faut pas tomber sur des gens qui t’enfoncent dès que tu essayes (« mais ton dessin c’est trop moche »).

      Soutien !

      #oral #parler #confiance #répartie

    • C’est un peu de ma faute aussi, je me suis fait trop confiance pour préparer. Mais parler d’une manière pas familière pour creuser l’écart, être en posture sérieuse, sachante, mouais...

      Bon, aujourd’hui j’ai récidivé devant dix fois moins de monde, interviewée par un bibliothécaire, et c’était super !

    • Salut Aude ! Je dois t’avouer qu’avec ma compagne nous faisons partie des vilains qui t’ont abandonnée en cours de route. Je vais te dire pourquoi le plus brièvement possible. Point numéro un ; tu n’étais visiblement pas en forme et ton argumentaire était difficile à suivre parce que trop dispersé. J’ai acheté ton bouquin dès la première allusion qui y a été fait sur seenthis parce que j’apprécie souvent tes interventions ; je l’ai lu et beaucoup apprécié. Je fais partie de ces gens qui pensent, sans doute comme toi, que l’écologie ne doit surtout pas évacuer la question sociale et en faire même une priorité. Il y avait, dans le bon vieux temps, une revue qui s’appelait « survivre et vivre » et qui faisait du bon boulot de ce côté là. Ta présentation n’était pas à la hauteur de l’écrit c’est vrai, mais le baratin, à l’oral, c’est pas la même chose. Je n’aurais pas aimé être à ta place, et j’ai toujours du mal à intervenir dans une assemblée. J’aime que l’on m’explique les choses clairement et je crains toujours d’être trop brouillon dans mes prises de parole (trop soumis à l’affect et pas assez structuré). Ce que tu racontais était intéressant, mais je me suis très vite mis à la place des gens qui n’avaient pas lu ton bouquin avant et de l’idée qu’ils pouvaient s’en faire. Pour moi c’était pas au top.
      Point numéro 2 : ça faisait bien cinq années qu’on n’avait pas mis les pieds à Primevère et on a été un peu submergés par la masse de choses et de gens à y voir, et surtout par la difficulté de séparer « le bon grain de l’ivraie ». Du coup on a abrégé le séjour sous ta grande tente.
      J’ai été très déçu de le faire aussi parce que je voulais aller te rencontrer à la fin et te dire « coucou, on se connait de nom ou de pseudo... sur Seenthis ». Ça sera pour une prochaine fois, mais faut pas baisser les bras pour si peu. Ton bouquin est bon et mérite que tu te battes pour faire comprendre son contenu, surtout dans ces périodes où l’étiquette écologie colle une peu sur tout et n’importe quoi ! A la revoyure comme on dit par chez moi.

    • Pas de rancune, @la_feuille, j’ai vite compris l’effet salon et offre pléthorique et je me suis reposée sur ça pour ne pas me démotiver. D’habitude je fais la présentation dans des endroits où les gens sont venus passer la soirée, il y a beaucoup d’interconnaissance entre eux et elles, au point que j’ai des fois l’impression d’avoir suscité des débats en interne. Ça se passe beaucoup mieux en général. Y’a des jours où ça va pas trop mais c’est beaucoup mieux quand la rencontre est animée par une personne qui pose des questions, comme le lendemain en bibli. C’était moins logique dans le cheminement mais plus structuré par ces questions, c’est plus vivant, c’est plus reposant pour moi que d’être seule sur une ligne droite, je crois que je ne le ferai plus en version magistrale.

    • Je comprends totalement. Je n’en reviens toujours pas que tout le monde considère que ça va de soi, que parce qu’on a écrit un livre on sait/on aime en parler... Alors qu’écrire et parler ne demande pas du tout les mêmes dispositions, même si certain-e-s peuvent les réunir. On me dit en général que ma timidité ne se voit pas, que je me débrouille bien, mais il reste que je n’aime pas ça du tout, même si j’aime beaucoup les discussions individuelles post-présentations. Et je ne sais toujours pas dans quelle mesure je dois « me soigner », combattre le fait que je n’aime pas ça, et dans quelle mesure je dois au contraire me battre pour imposer que je n’aime pas ça et pour faire accepter que j’en ferai toujours le strict minimum de ce côté-là.

    • Oui, j’ai pensé à toi @mona et j’ai enfin compris pourquoi tu n’aimes pas les présentations de ton livre et nous prives de belles discussions. Je suis vraiment partagée sur cette histoire de techniques de la parole. Autant être clair.e quand on l’ouvre en public mais ces orateurs super efficaces, cette assurance masculine, ces pro de la manip verbale ne sont pas des modèles enviables à mes yeux et j’ai toujours préféré écrire. J’adore les sms, j’aime moins les coups de fil à des personnes que je ne connais pas bien...

      Rien à voir, encore que : l’avant-propos de Coït, le bouquin d’Andrea Dworkin réédité chez Syllepses, via le blog de Christine Delphy.

      https://christinedelphy.wordpress.com/2019/02/26/avant-propos-dandrea-dworkin-a-son-livre-coits
      https://www.syllepse.net/coits-_r_22_i_755.html

      Quand j’ai terminé l’écriture d’Intercourse1, un collègue m’a conseillé d’y ajouter une présentation pour expliquer le contenu du livre. De cette façon, les gens ne seraient pas choqués, apeurés ou irrités, puisque les idées leur seraient déjà familières, mâchées d’avance, plus digestes ; je m’épargnerais des interprétations erronées ou malicieuses, des distorsions délibérées ; et mon empressement à montrer patte blanche attesterait de mon désir que les gens m’aiment ainsi que mon livre, quintessence d’une attitude féminine. Cela serait un genre de demi-génuflexion.

    • C’est pas seulement parler, je crois, le soucis, mais représenter, donc figer.
      J’ai fait une seule intervention comme ça, sur mes photos, ou plutôt, et c’est pour ça que je fais le parallèle, je devais parler « à partir de » mon travail photographique.
      Je m’étais préparée pendant des semaines, essayant de rassembler tout ce que je pouvais, ayant tant et tant à dire, et quand ça s’est terminé, comme peu de personnes étaient parties, j’ai cru que j’avais bien parlé.
      J’ai revu ça en vidéo : une catastrophe ! J’ai tellement voulu y mettre plein de choses que c’est plat ou indigeste, selon d’où on part. Et je crois c’est un peu le souci : on ne sait pas d’où partent les personnes autour.
      Pourtant, parler en public, j’ai appris, grâce à des années d’implication dans les mouvements sociaux, et me battre contre mes tremblements, mes pertes de fil conducteur, ... C’est donc pas trop un problème le placement de voix, la canalisation, ou même l’acceptation de montrer ce qui m’émeut. Mais ça n’a rien à voir avec une « conférence » en fait. Parler en créant avec d’autres, parler en « mouvement » n’a rien à voir avec parler en conférence, en clôture ou en analyse externe de son propre travail... en incarnant la personne qui « sait ». A qui on ne permet pas le doute ni l’errance....
      Je sais pas si c’est très clair, car pour moi ça l’est pas trop. Mais je suis sensible au fait que plusieurs femmes échangent sur la difficulté à parler publiquement ;)

    • C’était un peu l’idée, @val_k, pas seulement pour chouigner (mais un peu aussi). C’est un peu dur, de se voir après, je n’oserais pas regarder une vidéo. Du son, à la limite, quand je suis contente de moi et pas la seule. Mais peut-être que ce qui compte, c’est que les gens restent... et pour toi ils sont restés, voyons le bon côté !

      J’ai posté Dworkin pour le côté : tu as écrit un livre mais maintenant il faut que tu t’expliques ! Non, on écrit des livres qui tiennent tous seuls ou alors il y a un problème ! Après, dans les rencontres il se passe aussi des trucs super. Les éditeurs préparent la deuxième édition et m’ont proposé de revoir mon texte et oui, j’aurais pu ajouter les trucs super intéressants qu’on m’a racontés en rencontres et qui nourrissent ou illustrent mon propos. Mais non, c’est un livre, c’est fini, il y en a un exemplaire au dépôt légal. Après, on peut en parler ensemble.

    • @aude_v Je dirais même que parfois c’est : tu as écrit un livre, tu as pris ton pied, maintenant il faut que tu PAIES :) Et effectivement il y a un truc absurde à vouloir à tout prix transformer la relation de l’auteur-e avec des lecteurs en une relation d’orateur-trice avec un public.

      Il y a aussi le problème du temps et de l’énergie qui ne sont pas illimités, et les rencontres en prennent énormément. En tout cas moi ça me vide, et ce n’est pas évident quand il faut assurer au boulot avant et après. Sans compter que sur mon temps de repos j’ai parfois juste envie de... me reposer.

      Mais je n’en fais pas un truc définitif non plus parce que le plus souvent c’est chaleureux et enrichissant, et puis je sais qu’en tant que lectrice j’ai longtemps aimé que les auteur-e-s soient accessibles - maintenant je comprends mieux qu’ils-elles puissent ne pas l’être. Je crois que je les idéalisais, je les imaginais comme des créatures pas tout à fait humaines qui n’étaient pas confrontées à ces basses contingences de dispositions, de temps et d’énergie !

      Et puis @val_k a raison, le côté genré de la discussion a de quoi interpeller !

    • Ah ah @mona, au-delà des féministes déçues de ne pas pouvoir t’inviter, il y a aussi la dimension économique : ton éditeur doit faire la gueule de te voir refuser autant de faire ce qu’on appelle aussi de la promotion. Moi j’aime bien ces rencontres, pas forcément sur un mode individuel (comme à Montreuil où tu passais beaucoup de temps avec chacun·e), mais il y a un truc qui m’est encore plus difficile que de toujours parler avec assurance et clarté, c’est les dédicaces. Même à mes ami·es je ne suis pas fichue de trouver un bon mot qui rappelle une expérience partagée. Ça aussi, ça doit être décevant, de rouvrir son exemplaire et d’y lire : « Pour X, bonne lecture. »

    • @aude_v J’ai fait tout ce que j’ai pu cet automne, donc j’estime que j’ai rempli ma part du contrat ! Et de toute façon le livre est toujours n°3 des ventes d’essais sur Datalib alors que je n’ai plus fait un entretien ou une rencontre depuis trois mois ! Comme quoi, au bout d’un moment (ou dès le début, peut-être ?), un livre vit sa vie.

      Pareil pour les dédicaces, je suis la reine de la dédicace plate, une horreur.


  • Le français “petit-nègre”, une construction de l’armée coloniale française
    https://www.franceculture.fr/sciences-du-langage/le-francais-petit-negre-une-construction-de-larmee-coloniale

    Son occurrence la plus célèbre a longtemps été affichée sur une boîte de chocolat en poudre : le slogan “Y’a bon Banania” est la représentation la plus connue du français “petit-nègre”. Ce terme indique une manière de parler approximative, faute d’une connaissance de la langue, des #Noirs des #colonies_françaises en #Afrique. A lire Tintin au Congo, ou des oeuvres de l’#époque_coloniale, on pourrait croire, sans se fourvoyer sur l’aspect intrinsèquement raciste de ces représentations, que le français "petit-nègre" résultait réellement d’une bonne volonté d’apprendre la langue française, restée imparfaite, alors même qu’il s’agit en réalité d’une construction de l’empire colonial français. “Le terme apparaît à la fin du XIXe siècle, et indique une double disqualification : il s’agit de parler français comme un “nègre” (= mal) et comme un "enfant" (=mal). C’est un rapprochement raciste commun (les Noirs sont des enfants)”, explique à ce sujet Laélia Véron, docteure en langue française et enseignante en linguistique à l’université du Mans. [...]
    Il détaille alors, en une vingtaine de lignes, les règles du français "petit-nègre", parmi lesquelles l’emploi des verbes à leur forme la plus simple - l’infinitif - ou la suppression des distinctions de genre et nombre. Surtout, il estime que pour se “faire comprendre vite et bien, il nous faut parler aux Noirs en nous mettant à leur portée, c’est-à-dire leur #parler #petit-nègre.”

    #langage #racisme #infantilisation #colonialisme



  • « Pas question d’avocat, ici, c’est moi qui commande. » Témoignages de gardes à vue en Etat d’urgence
    http://www.reporterre.net/Pas-question-d-avocat-ici-c-est-moi-qui-commande-Temoignages-de-gardes-a

    Quand vient mon tour et que plusieurs CRS m’arrachent de ce filet de solidarité bien fragile, je me laisse tomber par terre pour leur compliquer la tâche tout en levant mes bras en l’air en signe de non-agression. D’emblée, malgré les protestations de la foule, une volée de coups de pieds et de matraques s’abat sur mes jambes et mes côtes, suffisamment bien placés pour faire mal sans laisser de traces. Ma non-coopération pacifique énerve les flics qui, en me traînant hors de portée des caméras, me menacent « tu vas dérouiller », « tu vas regretter », « tu vas comprendre ta douleur ». Ils finissent par me plaquer dos au sol, à l’abri des caméras. Un policier se place au dessus de moi et me décoche un coup de poing dans la mâchoire alors que je ne montre aucun signe d’agressivité. Pendant qu’ils me fouillent, les menaces et les petits coups continuent. Juste avant de me faire entrer dans le bus, ils me font un croc-en-jambe et je me retrouve face contre terre.

    #état_d'urgence

    • On a l’impression que le FN est déjà au pouvoir.
      En tous cas y a des flics qui semblent le penser.
      La question que je me pose : est-ce que le pouvoir en place espère que cette « victoire avant l’heure » du FN va démobiliser l’électorat FN avant l’heure et donc que ça va limiter la casse aux élections ? Sinon je n’ai pas d’autre hypothèse rationnelle pour expliquer la situation

    • L’OPJ m’a auditionnée la dernière et je pense que je l’ai autant écoutée. Elle était désabusée de tout, essayait de me faire comprendre qu’ils n’étaient pas tous méchants, qu’ils avaient des ordres. L’OPJ d’une camarade lui a sorti : « On pensait que Sarkozy était le pire, mais là… » C’était pas un commissariat syndiqué Alliance [syndicat policier classé à droite], mais il y a des témoignages d’autres commissariats qui vont dans le même sens.

    • Je lui indique plusieurs noms d’avocats volontaires pour assister les manifestants mais sans être en mesure de donner leurs numéros.

      Eh oh, vous avez déjà entendu parler de la #legal_team ? ou bien ça n’existe plus ? Aucun manifestant ne devrait aller au casse pipe que sont devenues les manifestations en france sans le numéro de la LT écrit au marqueur sur son corps ! Bon, en même temps vu que les volontaires à la Legal Team semblent avoir été assignés à résidence, et la volonté que ça se passe hors la loi du fait même du gouvernement … Après ça fait chier de voir des gamins (l’une parle de l’OPJ qui doit appeler sa mère) qui vont un peu plus déprimer de la démocratie.

    • Tu agis et tu pleures comme un enfant de 5 ans. Tu n’as pas remarqué que tu as atteint l’âge adulte ? Si tu veux que notre démocratie survive aux tentatives d’islamisation par la terreur organisées par certains musulmans alors il te faut rentrer dans le rang. Tes états d’âmes et les pleurnicheries d’enfant gâté sont totalement sottes et anachroniques.

    • il te faut rentrer dans le rang

      L’Etat et sa police effectivement traite les personnes comme des enfants de 5 ans, rentrer dans quel rang ? les gardes chiourmes disent ça en maternelle ou à l’armée (c’est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de différence dans l’ordre du mépris) et que c’est bien ainsi que l’on peut résumer ce qui se passe.
      Le rang, quel merveilleux non futur …

    • Do not feed the troll : bloquez-le pour qu’il ne vienne pas sur vos messages. Mais ne perdez pas de temps à discuter avec : c’est pas les forums de l’Express ici.

    • Oui @Nidal, c’est ce que je fais normalement, mais ce type de message démontre à quelle impasse de réflexion ce genre de politique (si cela s’appelle encore comme ça, un endroit où il n’y a plus de nous) peut mener.

    • On est face à une des bricoles policières pour ne pas s’encombrer du droit à voir un avocat en garde à vue, droit qui par ailleurs ne sert à peu près à rien si ce n’est à voir quelqu’un d’autre que des flics (pas d’accès au dossier, donc pas moyen de distinguer entre le pipo des flics et les éléments qui pèseraient éventuellement en faveur d’une accusation, de préparer une défense en comparution immédiate.

      Face à la police / Face à la justice
      http://www.guidejuridique.net
      On ne peut appeler personne, tout juste éventuellement « faire prévenir un proche », droit pas toujours respecté non plus même si il faut y insister. Si une équipe de défense militante reçoit un tel coup de fil cela sert au recensement des arrêtés, et éventuellement à constituer des éléments quant aux « garanties de représentation » (domicile, travail, promesse d’embauche) qui permettent de plaider une mis en liberté lors d’une audience.

      Quant au « gamins (l’une parle de l’OPJ qui doit appeler sa mère) qui vont un peu plus déprimer de la démocratie », vraiment, c’est du mélo.

      La conclusion « Maintenant que je sais ce que c’est, je peux entrer plus avant en désobéissance. » est juste, simplement, il y a là encore (en attedant les prochaines GàV) une grande naïveté à croire aux flics gentils comme à toute parole policière. Les OPJ qui se sont plaints et qui ont convaincu qu’ils ne sont pas tous « méchants » (la belle affaire !) ont juste préparé le terrain à une confiance dans la parole de leurs collègues pour la prochaine fois (Reporterre oeuvre d’ailleurs en ce sens régulièrement avec ses dénonciations des extrémistes : ie ceux qui gobent pas ces bobards). Ce qui manque à un telle désobéissance, psychologisante, c’est ce minium d’une psychologie populaire qui ne cultive pas, elle, d’illusions sur cette démocratie : une « parole de flic » c’est ce à quoi il est idiot de se fier.

    • Enfermés, humiliés, agressés, on transforme notre rage ?
      https://paris-luttes.info/enfermes-humilies-agresses-on-4405

      Appel pour toutes celles et ceux qui ont été arrêté’es, en garde à vue, ou qui ont vécu la #répression depuis le début de la COP 21, à se retrouver, pour en #parler, pour évacuer, pour créer autour de ces expériences.
      Ne restons pas dans l’impuissance et seules. (...)

      Vivre la mauvaise expérience d’une garde à vue, n’est jamais un moment très relaxant et bon pour notre moral.
      D’autant plus si c’est pendant l’état d’urgence, que c’est la première manif de sa vie, qu’on a pas été préparé, qu’on a rien à se reprocher, bref autant de raisons qui font que ce moment peut laisser une trace.
      C’est souvent ce qui reste invisible qui devient le plus violent. Que ce soit le stress, les angoisses, la peur, l’enfermement, je crois qu’il ne faut pas que cela reste un fardeau.

    • Quant au « gamins (l’une parle de l’OPJ qui doit appeler sa mère) qui vont un peu plus déprimer de la démocratie », vraiment, c’est du mélo.

      Tu sais quoi ? je t’emmerde @colporteur


  • La Quadrature du Net c’est terminé. - Korben
    http://korben.info/la-quadrature-du-net-cest-termine.html

    Ce dernier cri de la Quadrature n’est pas de bon augure et sa disparition sera un caillou de moins dans la chaussure de toutes les corporations qui souhaitent nous empêcher de surfer librement. Qu’on aime ou pas la Quadrature du Net pour x ou y raisons, cette disparition sera une perte pour nous tous.