• #Dongo
    https://www.youtube.com/watch?v=aDacSFxLcxI

    Dodici sono i ragazzi dell’#Oltrepo
    che arrivano a Dongo
    dodici sono i ragazzi dell’Oltrepo

    «Sveglia!» Comanda Ciro
    c’è una missione da preparare
    dalle scuole di viale Romagna
    si scriverà la parola fine

    Son #ribelli_della_montagna,
    sono ruvidi e spigolosi
    Pelleossa ma temprati
    dagli inverni nei boschi passati

    Non c’è tempo bisogna andare
    è quasi l’alba arriva Valerio
    li squadra uno ad uno
    comanda l’ordine e poi il silenzio

    è un silenzio di quelli che piace
    di gente sicura di se
    il tempo è imbronciato
    tra poco la verità

    Sono William Gildo e Giulio
    Codaro Dick Steva e Lino
    Cecca Sipe e Renato
    al camion Barba e Arturo

    Sono William Gildo e Giulio
    Codaro Dick Steva e Lino
    Cecca Sipe e Renato
    al camion Barba e Arturo

    umida e fredda è la pioggia
    i dodici sono inzuppati
    a Como si effettua una sosta
    la missione rimane segreta

    Fatto cambio del furgoncino
    si riparte verso Dongo
    Barba schiaccia il pedale
    per primo devi arrivare

    Sono ore che sembrano giorni
    di un giorno che ne vale altri cento
    ora è davvero più chiaro
    tra poco tutto finirà

    Son le 4 del mattino
    si alza l’alba su piazzale Loreto
    amici abbiamo finito
    mai nessuno più parlerà

    Son le 4 del mattino
    si alza l’alba su piazzale Loreto
    amici abbiamo finito
    mai nessuno più parlerà

    Sono William Gildo e Giulio
    Codaro Dick Steva e Lino
    Cecca Sipe e Renato
    al camion Barba e Arturo

    https://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=59028&lang=fr
    #chanson #musique #antifa #Italie #WWII #seconde_guerre_mondiale #anti-fascisme #libération #partisans

    –—

    Esattamente 74 anni, alle prime luci dell’alba, dalle scuole di Viale Romagna a Milano partiva la missione finale per Dongo. Bisognava creare una squadra. La sera prima, nel quartiere Brera, vi fu una riunione. Al tavolo: il generale Cadorna, il generale Palumbo, Enrico Mattei, Luigi Longo, Enrico Pertini, altri esponenti importanti dell’antifascismo italiano e direttamente dall’Oltrepo’ Pavese Italo Pietra (Edoardo) da Ponte Nizza e il Conte Luchino Dal Verme, il comandante Maino, da Torre degli Alberi.
    Si decise di scommettere su 12 ragazzi provenienti dalle formazioni partigiane dell’Oltrepo’ Pavese, i loro nomi furono: William, Gildo, Giulio, Codaro, Dick, Steva, Lino, Cecca, Sipe, Renata, Barba e Arturo. E questa è la loro storia. Buon Ascolto

    https://www.facebook.com/Bataquaerch/posts/esattamente-74-anni-alle-prime-luci-dellalba-dalle-scuole-di-viale-romagna-a-mil/354410338549597

  • De la #Politique de masse aux réseaux clientélaires : le dépérissement du #Parti_Démocrate
    https://lvsl.fr/de-la-politique-de-masse-aux-reseaux-clientelaires-le-deperissement-du-parti-de

    Incapables de constituer une opposition structurée face à Donald Trump, les démocrates peinent à capitaliser sur l’impopularité du chef d’Etat. Cette fragilité ne découle pas d’erreurs communicationnelles, et pas seulement de l’orientation technocratique de l’establishment du Parti. Les démocrates font les frais d’une mutation entreprise il y a plusieurs décennies. Ayant abandonné les leviers traditionnels […]

    #Les_États-Unis,une_puissance_menacée ? #Etats-Unis #Kamala_Harris #Zohran_Mamdani
    https://www.youtube.com/embed/0GTCcXAEaQ4

  • https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/10/30/pesticides-et-sante-tensions-au-haut-commissariat-a-la-strategie-et-au-plan-

    De toutes les questions environnementales, c’est le sujet sensible du moment. Dans la foulée de la loi Duplomb, en juillet, et des plus de 2 millions de signatures engrangées par la pétition, qui en dénonce les effets délétères sur l’environnement et la santé, le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan (HCSP) a remis à l’Assemblée nationale, mercredi 29 octobre, le rapport qu’elle lui avait demandé sur les politiques publiques de santé environnementale. Le document de 500 pages fait le constat d’une faiblesse globale des politiques publiques consacrées au sujet et formule une série de recommandations pour réduire le fardeau des maladies attribuables aux pollutions de l’environnement. Mais les conditions dans lesquelles la mission a été conduite témoignent de la difficulté à inscrire cette question à l’agenda politique.
    Fortes tensions entre les cinq membres de l’équipe du HCSP chargée de rédiger le rapport et la hiérarchie de leur institution – elle a été placée sous l’autorité de Clément Beaune, nommé haut-commissaire en mai –, demandes d’ajout ou de suppression de certains passages, reformulations, interventions du cabinet de la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, menaces de sanction à l’encontre de l’une des autrices du rapport, signalement aux ressources humaines d’une autre…
    Selon nos informations, c’est sur le volet du texte consacré aux pesticides que les pressions se sont focalisées. Jusqu’à ignorer certaines recommandations du conseil scientifique, chargé de contrôler la rigueur factuelle du texte. Quatre de ses huit membres – tous chercheurs ou inspecteurs généraux spécialistes de santé environnementale – signent d’ailleurs, en annexe du rapport, un commentaire cinglant sur le travail conduit par le HCSP.

    https://archive.ph/BCKK6

    • Pesticides et santé : tensions au Haut-Commissariat à la stratégie et au plan autour d’un rapport commandé par les députés

      Quatre des huit membres du conseil scientifique chargé de superviser le document ont signé un commentaire critique soulignant leurs désaccords sur des amendements, notamment obtenus par le ministère de l’agriculture.

      [...]

      Le rapport est divisé en quatre parties : le #bruit, les polluants éternels (ou #PFAS, pour substances per- et polyfluoroalkylées), la pollution atmosphérique aux #particules_fines et les pesticides.

      [...]

      Selon différentes versions du texte consultées par Le Monde, une étude française citée dans le rapport, indiquant un lien entre la densité de #vignes autour du domicile et le risque de leucémie de l’enfant, se retrouve qualifiée – contre l’avis des cinq rédactrices du texte – de « peu robuste au niveau régional » et « posant question ». Dans leurs commentaires, les quatre membres du conseil scientifique de la mission abondent, et objectent qu’ils avaient demandé « une reformulation qui n’a pas été prise en compte ».
      Même tentative de minimisation de résultats scientifiques sur la question-clé de l’impact sanitaire des traces de pesticides de synthèse dans l’#alimentation. Pour faire pièce à une étude française de 2018 montrant un risque diminué de certains #cancers chez les plus gros consommateurs d’aliments issus de l’#agriculture_biologique, une référence à un simple communiqué de l’Institut national du cancer (INCA) a été ajoutée, qualifiant d’« infox » le lien entre alimentation bio et réduction du risque de cancer.

      En novembre 2024, Le Monde avait révélé que les représentants d’une quarantaine d’équipes de recherche travaillant sur les liens entre nutrition et cancer avaient protesté auprès de l’INCA, demandant que ce communiqué soit corrigé. La direction de l’institution ne leur avait pas répondu. (...)

      ... dans leur texte, les rapporteurs estiment que le montant du budget de la PAC consacré à la réduction des usages de pesticides se monte à environ 700 millions d’euros, soit 8 % du budget de la PAC. Mais, dans la version finale du rapport, une estimation bien plus optimiste leur est imposée, accolée à la leur : avec un autre mode de calcul, ce serait plutôt 2 milliards d’euros fléchés vers la réduction des intrants. Le conseil scientifique s’en indigne, jugeant que 700 millions d’euros sont déjà une estimation haute.

      #pesticides #pollution #HCSP #PAC #écologie #ministre_de_l’agriculture means #FNSEA #santé x

  • « La #gauche britannique ne doit pas tout miser sur le parlementarisme » – Entretien avec #James_Schneider
    https://lvsl.fr/la-gauche-britannique-ne-doit-pas-tout-miser-sur-le-parlementarisme-entretien-a

    La politique britannique semble être à un tournant. La première année du gouvernement de #Keir_Starmer a montré à quel point le #parti travailliste est revenu à un programme blairiste, dont les politiques néolibérales et répressives sont de plus en plus rejetées. Dans le même temps, le Reform Party de #Nigel_Farage a fait un bond dans les sondages et semble en passe de remporter les prochaines élections. Mais les choses bougent enfin à gauche, avec le renouveau des Verts depuis l’élection de Zack Polanski à sa tête et le lancement de « #Your_Party » par Jeremy #Corbyn et #Zahra_Sultana

    #Entretiens #Le_Royaume-Uni_à_l'heure_du_Brexit #Angleterre #Grande-Bretagne #Labour #Reform_UK #Royaume-Uni

  • Analyse à chaud : l’annonce du Premier ministre concernant la réforme des retraites
    http://blogs.alternatives-economiques.fr/zemmour/2025/10/14/analyse-a-chaud-l-annonce-du-premier-ministre-concern

    Michaël Zemmour 14/10/2025

    L’annonce du Premier Ministre laisse prévoir un décalage du calendrier de la réforme de 2023, d’environ 3 mois pour les générations 1964 à 1968 (3,5 m de personnes). La cible des 64 ans et 172 annuité continuerait d’être poursuivie au même rythme, décalé d’une année de naissance.

    • Si le morceau est trop gros à faire avaler, tu le découpes en petits bouts que tu éparpilles en proposant de former des équipes pour chaque échantillon.
      Puis tu appelles le PS pour qu’ils fanfaronnent dans les médias sur cette belle réussite.

    • On peut en déduire que les personnes nées en avril 1965 partiront à 63 ans et 171 trimestres. Puis la réforme poursuivra son cours ordinaire (on peut même imaginer que ça aille plus vite).

      je savais bien qu’il y avait une embrouille. Le PS qui se macronise ou l’inverse d’office ça sent pas bon.

    • Le « pari risqué » du Parti socialiste lui profitera-t-il ?
      https://f24.my/BV27

      Comme l’a reconnu le chef de file des députés socialistes, Boris Vallaud, à la tribune de l’Assemblée nationale, le #Parti_socialiste, en acceptant de ne pas censurer le gouvernement, fait un « pari ». Au risque de s’isoler du reste de la gauche ou d’être qualifié de « sauveur de la #macronie » par l’extrême droite.

      « Je suis heureux pour les 3,5 millions de personnes qui pourront partir à la retraite plus tôt. [...] Quand on fait de la politique, on le fait pour changer la vie des gens. En tout cas c’est ma conception », s’est justifié le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, mardi au 20 heures de TF1, estimant que « provoquer une dissolution, ça ne change pas la vie des gens » et se disant « déterminé à arracher d’autres victoires ».

      à l’instar de la main droite atrophiée de Boris, Olivier à des petits pieds.
      https://seenthis.net/messages/1141048

    • En sauvant la Macronie, le P"S" n’a pas pu éviter la dégradation de la note sur la dette de la France par S&P (AAA —> A+) mais ça c’est sûr, ça va « changer la vie des gens », enfin, surtout celle des rentiers ...
      https://www.ouest-france.fr/economie/budget-collectivites-etat/degradation-de-la-dette-francaise-qui-perd-et-qui-gagne-si-les-taux-rem

      « Cela va demander des efforts » (Roland Lescure, ministre de l’économie)

    • Quelques nouvelles d’une vieille baderne issue de la « mouvance » des droitards « raisonnables », histoire de se mettre en jambe pour cette nouvelle semaine de merdasse médiatique ...
      https://www.lepoint.fr/politique/la-taxe-zucman-est-a-la-croissance-ce-que-l-hydroxychloroquine-etait-au-covi

      Ça fait quand même plus d’un demi-siècle qu’ils nous pourrissent la vie ces vieux salopards.

      #croissance #valeur_travail (avec des guillemets) #loi_de_l'offre #emploi (ou plutôt #bullshit_job) #lois_du_marché (libre et non-faussé, mon cul) #dette_publique #dogmes #horreur_économique

    • @sombre pour Le Point ça fait 53 ans qu’il brosse son lectorat dans le sens du poil. Un poil de CSP+
      Claude Imbert , l’un des fondateurs, fut le premier à occuper le poste de rédac chef. Sa vision a profondément marqué le magazine au cours de ses premières années. Plus tard, Franz-Olivier Giesbert et Étienne Gernelle ont respectivement pris les rênes de l’hebdo.
      L’ère numérique a également vu émerger des figures comme Florent Barraco et Jérôme Béglé , qui ont su adapter Le Point à l’évolution du paysage médiatique et faire concurrence, voire alliance avec un autre torche cul Valeurs Actuelles .
      https://www.viapresse.com/abonnement-magazine-le-point-qui-est-le-directeur-du-magazine-le-point
      Où est Géraldine ?
      https://seenthis.net/messages/1125915

    • « Volte-face » ? Le PS n’a pas « trahi », c’est la France Insoumise qui l’a fait passer pour un allié
      https://www.revolutionpermanente.fr/Volte-face-Le-PS-n-a-pas-trahi-c-est-la-France-Insoumise-qui-l-

      En refusant de voter la censure contre Lecornu, le Parti socialiste a une nouvelle fois sauvé le macronisme. Une « trahison » que Jean-Luc Mélenchon et LFI feignent de découvrir. Pourtant, elle s’inscrit dans la droite lignée de 50 années d’attaques antisociales lancées par le PS.

      Alors que les débats battent leur plein à l’Assemblée nationale, le tandem Macron-Lecornu semble avoir trouvé un chemin pour faire passer leur copie du budget 2026 et imposer une nouvelle austérité brutale. Une stabilisation relative que la macronie doit à la bonne volonté du Parti socialiste, toujours prêt à collaborer pour sauver un régime en difficulté. Les socialistes ont ainsi offert leur soutien à un gouvernement illégitime en échange de l’arnaque de la « suspension », ainsi que de pseudo-concessions qui pourraient bien ne jamais voir le jour étant donné que le budget pourrait passer par ordonnance.

      Cette politique de sauvetage de la macronie par le PS n’est une surprise pour personne. Il suffit en effet de remonter au mois de janvier, lorsque le PS refusait de censurer le gouvernement Bayrou et validait en échange du conclave sur les retraites les coupes brutales du budget 2025. Une séquence que les responsables insoumis ont vraisemblablement oubliée puisque, depuis deux semaines, ils n’ont plus de mots pour dénoncer ce qui est à leurs yeux une terrible « trahison » du PS. Mélenchon, dans deux notes de blog publiées le 23 et 25 octobre, fustige notamment ce « changement de ligne » du PS comme « une caricature de l’opportunisme et du cynisme en politique ».

      Le dirigeant insoumis explique même que cette « volte-face politique » constitue un revirement stratégique total de la part du PS : abandonnant le projet du NFP, Faure et ses lieutenants miseraient désormais sur une « grande coalition » avec le centre macroniste sur le modèle des autres grands partis de la social-démocratie européenne. Un changement si profond qu’il serait de l’ordre des « ondes longues de l’histoire politique des partis en France », souligne-t-il. Un discours d’une profonde hypocrisie : Mélenchon feint d’ignorer que le PS n’a, depuis Mitterrand et le tournant de la rigueur, jamais cessé d’être un parti bourgeois qui, au pouvoir en alternance avec la droite, a joué un rôle central dans à la mise en œuvre des politiques austéritaires, anti-ouvrières et racistes des dernières 50 années.
      Une trahison, vraiment ? Le PS, un parti bourgeois intégré au régime

      Dès lors, parler de « trahison » du Parti Socialiste comme le font les insoumis participe à l’illusion que le PS ferait partie de « notre camp social ». Non, les responsables socialistes n’ont pas été « roulés dans la farine » par les macronistes, et ne sont pas tombés dans l’« amateurisme » comme l’affirme LFI. Ils n’ont pas non plus « changé de ligne » comme cherche à le souligner Mélenchon pour mieux se dédouaner de ses responsabilités dans la résurrection de ce parti. Bien loin de « trahir », le PS ne fait que jouer le rôle qu’il a joué historiquement : se faire élire en donnant l’illusion que cela permettra d’obtenir des concessions sociales, puis imposer certaines des plus graves politiques anti-ouvrières, racistes et autoritaires de la Vème République.

      Cela a notamment commencé avec la victoire de Mitterrand en 1981. Il faudra alors seulement attendre deux ans pour que le PS s’adapte aux exigences politiques de la bourgeoisie française et opère le « tournant de la rigueur ». Au programme : gel des salaires, coupes drastiques dans les services publics, privatisations. Cette brusque offensive anti-ouvrière sur fond d’adaptation à l’agenda néolibéral se poursuivra à chaque séjour des socialistes à Matignon ou à l’Élysée. Sous la « gauche plurielle » de Jospin, le PS s’empressera en effet de privatiser à tour de bras : France Télécom, Air France, le Crédit Lyonnais, Thomson ou encore l’aérospatial y passent. Et l’on ne saurait bien sûr oublier les innombrables attaques contre les travailleurs de la présidence de François Hollande, à commencer par la loi Travail dite « El-Khomri » de 2016. Autant d’illustrations de l’intégration profonde du PS au régime au service de l’offensive néo-libérale.

      Tout au long de son histoire, le PS a su démontrer qu’il se plaçait du côté des patrons, dont il s’est toujours efforcé de garantir et de protéger les profits. Dès les premiers mois de son mandat, Hollande offrait au patronat le Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE), un cadeau de 100 milliards d’euros, prolongé en 2014 par le Pacte de responsabilité, qui acte une baisse drastique des cotisations payées par les entreprises et préfigure la politique de l’offre menée par les macronistes aujourd’hui. On ne peut donc guère s’étonner du fait que le PS de Faure se prépare déjà à renoncer à la « Taxe Zucman », qui n’était déjà qu’une bien maigre mesure, pour lui préférer une « Taxe Zucman Light ». De l’avis de Zucman lui-même, celle-ci serait absolument indolore pour le grand patronat en permettant notamment à des milliardaires comme Bolloré et Bernard Arnault d’échapper à cet impôt.

      En plus d’avoir rendu de fiers service à la bourgeoisie française, le rôle du PS au service du renforcement répressif de la Ve République est tel qu’il ferait même pâlir la droite traditionnelle. À commencer par la Loi Chevènement et la Loi sur la sécurité quotidienne, promulguées sous Jospin, la première contre les droits des personnes étrangères et la seconde renforçant les moyens policiers et la surveillance de masse. Cette offensive a été continuée et largement étendue sous Hollande, avec notamment l’inscription du délit d’apologie du terrorisme dans le droit commun, le débat sur la déchéance de nationalité, etc.

      Que ce soit dans ses attaques contre les travailleurs et les étrangers ou dans sa politique pro-patronale, la ligne historique du PS est en symbiose avec la politique menée depuis désormais huit ans par Macron, ancien ministre socialiste. Si ses deux mandats ont encore radicalisé les attaques initiées sous Hollande, le soutien du PS à ces offensives n’en reste pas moins l’orientation politique naturelle de ce parti bourgeois, profondément intégré au régime.
      La résurrection du PS, fruit de la stratégie institutionnelle de LFI

      Pour Mélenchon, qui continue de revendiquer une grande partie du bilan du mitterrandisme, l’histoire du PS est avant tout celle d’une force politique au service de l’émancipation, qui aurait connu quelques errements à partir des années 2000. Ainsi, de son point de vue, le « volte-face » actuel conduit le parti à un retour à ces errements, « à la grande tradition de l’arnaque à la François Hollande », et clôturerait la parenthèse durant laquelle le PS était redevenu un authentique « parti de gauche » à travers sa collaboration aux alliances électorales impulsées par LFI, la Nupes en 2022 et le NFP en 2024.

      Mais cette manière de présenter les choses mystifie la réalité : ce sont précisément ces alliances électorales qui ont produit l’illusion d’un revirement à gauche du PS, permettant ainsi à un parti sorti exsangue du quinquennat de Hollande de se refaire une santé et de se réhabiliter comme force politique d’opposition. Loin de toute rupture avec la période hollandiste, après 2017 les socialistes ont simplement été contraints de mettre en sourdine leurs aspects les plus anti-ouvriers et racistes pour éviter leur disparition politique.

      Si Mélenchon est bien conscient que sans l’union de la gauche aux législatives le PS aurait « été instantanément rayé de la carte électorale » [1], c’est bien qu’il pensait pouvoir imposer son hégémonie sur le PS tout en s’appuyant sur son ancrage national. Une opération de réhabilitation du PS qui s’est retournée contre son initiateur et vient à nouveau illustrer les limites stratégiques de LFI. Cherchant à multiplier les alliances et combines électorales pour combler ses problèmes d’implantation locale sur le territoire, LFI a remis en scelle le PS en lui permettant d’appuyer les politiques macronistes. Les insoumis ont donc une part de responsabilité dans l’impasse que constitue la situation actuelle et le sauvetage du régime mis en œuvre par le PS.

      Cette politique de réhabilitation du PS est le produit de la stratégie institutionnelle de LFI. Comme Mélenchon le rappelle dans Faites mieux, les élections sont pour lui l’alpha et l’oméga de la politique : « La conviction démocratique, les élections sont la forme nécessaire de la mobilisation politique capable d’inverser le cours des choses non seulement par la conquête du pouvoir politique mais par l’implication populaire à construire et à maintenir ensuite ». Une orientation qui conduit LFI à raisonner, non pas sur le terrain de la lutte de classe, mais en termes de réserves potentielles de voix dans l’optique de remporter l’élection présidentielle, cœur névralgique de cette stratégie.

      Loin donc de constituer un changement de cap, le soutien actuel du parti d’Olivier Faure au gouvernement Lecornu illustre simplement qu’après avoir été ressuscité le PS n’a plus besoin de la bouée de sauvetage qu’a constitué LFI et n’hésite plus à réaffirmer sa vocation originaire : stabiliser le régime et appuyer les politiques réactionnaires de la macronie. De ce point de vue, la Nupes et le NFP n’ont été que le tremplin qui a permis à ce parti bourgeois de se refaire une santé et de se replacer au centre du jeu politique pour retrouver tout son pouvoir de nuisance.

      De plus, malgré l’hostilité désormais ouverte et affichée du PS envers LFI, qui se prépare à présenter des candidats socialistes contre les députés insoumis sortants aux prochaines élections, Mélenchon refuse toujours de reconnaître le PS comme un ennemi, mais seulement un adversaire qui peut devenir un partenaire de lutte. Lors d’une récente émission, Mélenchon a en effet prévenu : « Si nous commençons à jeter des pierres aux socialistes, ça va nous défouler c’est clair. Les chefs socialistes que nous voyons nous inspirent un mépris incroyable […] Ne tombez pas dans le piège, il faut fraterniser avec les socialistes de terrain, de la base, il faut s’unir dans l’action ». S’il semble avoir perdu l’illusion de se lier à la direction nationale du parti, il ne désespère pas de continuer à s’allier avec certaines sections locales du PS.

      Face à l’impasse de telles stratégies institutionnelles, il est urgent de défendre une autre ligne, loin des combines électorales, pour chercher à reconstruire une gauche révolutionnaire qui critique inlassablement les manœuvres et attaques de tous les partis bourgeois. Une gauche révolutionnaire, qui lutte sur les lieux de travail, dans les quartiers et sur les facs, pour construire les mobilisations qui traversent le pays, sans nourrir d’illusions dans les mécanismes de la Ve République ou dans une hypothétique réforme des institutions. Une gauche qui fait de la lutte des classes son centre de gravité, en totale indépendance politique d’avec les partis du régime comme le PS.

  • Dans le nord de la France, le parti britannique d’extrême droite Ukip revendique mener « une chasse aux migrants » | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1759938932-nord-france-parti-britannique-extreme-droite-ukip-chasse-mig

    En juin ou en septembre, des militants du parti d’extrême droite Ukip ont agressé des personnes exilées près de Dunkerque. Ils entendent revenir régulièrement pour mener des actions de « chasse aux migrants illégaux ».

    #partie_de_chasse #extreme_droite

  • Trump et les grands patrons
    https://laviedesidees.fr/Trump-et-les-grands-patrons

    L’alliance « Trump-Musk » a occulté l’histoire plus conflictuelle des relations entre le #Parti_républicain et le grand #patronat des Etats-Unis. Au cœur des tensions : les mesures protectionnistes des présidents républicains, à rebours de l’agenda libéral défendu par les leaders des multinationales.

    #International #Donald_Trump
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20251007_patrumps.pdf

  • L’expérience de la #participation citoyenne à #Strasbourg
    https://metropolitiques.eu/L-experience-de-la-participation-citoyenne-a-Strasbourg.html

    À Strasbourg, la nouvelle mandature écologiste a mis en œuvre plusieurs dispositifs de participation, mais qui s’avèrent peu appropriés par les habitants et ne transforment pas le fonctionnement des institutions qui les soutiennent. Désignant les actions associant les citoyens aux décisions publiques (Blondiaux 2007), la participation citoyenne émerge dans les années 1960 et s’institutionnalise dans les années 1980 avec des dispositifs pionniers, tel le budget participatif de Porto Alegre. En France, #Terrains

    / Strasbourg, participation, #démocratie_participative, #politiques_publiques

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_bayer.pdf

  • Climate TRACE Shows How and Where Facilities That Contribute to the Climate Crisis Expose 1.6 Billion People to Harmful Air Pollution | Climate TRACE
    https://climatetrace.org/news/climate-trace-shows-how-and-where-facilities-that-contribute-to-the-cl

    Climate TRACE Shows How and Where Facilities That Contribute to the Climate Crisis Expose 1.6 Billion People to Harmful Air Pollution

    New Climate TRACE tool enables anyone to see air pollution plumes flow out of sources that contribute to the climate crisis and into more than 2,500 urban areas.

    September 24, 2025 — New York City | Today, Climate TRACE released a first-of-its-kind tool that makes the microscopic threat of harmful particulate matter (PM2.5) visible to all. The tool shows the flow of air pollution plumes out of sources that contribute to the climate crisis and into the air that 1.6 billion people in more than 2,500 urban areas breathe.

    The new tool shows in striking detail the direct connection between the climate crisis and the air pollution that is a significant threat to public health. With nearly 9 million deaths scientifically attributed to PM2.5 pollution around the world each year, identifying and showing which communities are most at risk is an urgent priority.

    Découvrir l’outil ici :
    https://climatetrace.org/air-pollution

    Et la FAQ :
    https://climatetrace.org/news/plumes-frequently-asked-questions

    #pollution de l’air #particules_fines #PM2.5

  • #Communalisme ou électoralisme ?
    https://ecologiesocialeetcommunalisme.org/2025/09/23/communalisme-ou-electoralisme

    Contre la récupération des #Partis_politiques – ou « partis politiques de fait » – (LFi, PEPS et consorts) Introduction À l’approche des élections municipales de 2026, un phénomène étrange traverse le champ politique français : le mot « communalisme » circule désormais largement hors des cercles qui l’ont construit. Certaines formations, à l’instar de […] L’article Communalisme ou électoralisme ? est apparu en premier sur Atelier d’Écologie Sociale et Communalisme.

    #Ecologie_sociale #Elections #Electoralisme #Mouvements #Pensée_critique

  • Le Laboratoire « #Lille à hauteur d’enfants », une expérience d’intelligence collective
    https://metropolitiques.eu/Le-Laboratoire-Lille-a-hauteur-d-enfants-une-experience-d-intelligen

    Que pourrait être une « #ville_à_hauteur_d'enfants » ? La Ville de Lille a créé un « Laboratoire » pour y répondre de façon concrète. Clément Rivière, son directeur scientifique, présente les résultats et quelques enseignements de cette expérience collective. Cet article présente une expérience d’intelligence collective (au sens d’une mise en commun d’expériences et de savoirs en vue de l’élaboration d’un projet) conduite à Lille (Nord) depuis trois ans, dont j’ai eu l’opportunité d’être l’un des acteurs #Terrains

    / #enfants, ville à hauteur d’enfants, #droit_à_la_ville, Lille, #participation, #ingénierie_territoriale


    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/rivie_re5.pdf

  • 📜 #Anticapitalisme
    https://ecologiesocialeetcommunalisme.org/2025/09/12/%f0%9f%93%9c-anticapitalisme

    L’anticapitalisme est devenu une étiquette-valise, creuse ou fourre-tout, revendiquée sur le vecteur de la Politique politicienne de l’extrême gauche à l’extrême droite, mais aussi par tout un secteur syndicaliste. Ne s’en revendiquent pas moins les écologistes, les anti-industriels, les décroissants et autres mouvances « alternatives ». Mais à gratter un peu ces anticapitalismes, sous des vernis différents […] L’article 📜 Anticapitalisme est apparu en premier sur Atelier d’Écologie Sociale et Communalisme.

    #Le_Communalisme_de_A_à_Z_presque_  ! #Capitalisme #Critique_du_capitalisme_et_de_l'Etat #Etat #Partis_politiques #Syndicalisme

  • Témoignage d’un enfant devenu grand
    https://www.passerelleco.info/N86?id_mag_theme=1027

    « Quand j’étais petit, il n’y avait ni télé, ni micro-onde, ni console de jeux chez moi, mais on faisait des conserves et on discutait des droits des enfants en conseil de famille ». Organisation participative des tâches à la maison, apprentissage précoce de l’expression des émotions et des #besoins, école #freinet, pédagogie #scout. Co-construction du cadre, définir une #charte collective, autonomie et qualités acquises, rencontre avec l’éducation classique lors de l’entrée au collège... Par Ivain. Illustrations de Laetia Marre.

    Dossier à lire dans la revue Passerelle Éco n°86 https://www.passerelleco.info/N86?id_mag_theme=1027 (...)

    #éducation #participation #émotion #cnv #école_alternative #scoutisme

  • Les #enfants sur l’écolieu des Perrières
    https://www.passerelleco.info/N86#artheme1025

    Catherine raconte comment l’Écolieu des Perrières, en Isère, accueille des familles : 7 adultes et 8 enfants. Les enfants y tissent des liens forts entre eux et avec les adultes, développent autonomie et compétences via des projets (pâtisserie, construction, animaux...) et des apprentissages à travers un soutien parental mutualisé, par exemple en accompagnant des adultes dans leurs activités. Défis de la vie en #collectif au regard des enfants. Gestion des conflits par la médiation ou l’auto-régulation. Et au final, malgré les imperfections, les enfants apprécient fortement ce mode de vie !

    Dossier à lire dans la revue Passerelle Éco n°86 https://www.passerelleco.info/N86 ...

    #écolieu #participation #intergénérationnel #vie_collective #apprentissages_autonomes

  • #Complot Thomas Legrand Patrick Cohen, Raphaël Glucksmann et le parti socialiste... comment réagissent les médias :

    Le Monde
    Le Monde joue à l’idiot en ne parlant que de Rachida Dadi, rien sur Glucksmann, pas une ligne sur Glucksmann :

    Thomas Legrand et Patrick Cohen accusés de connivence avec le PS contre Rachida Dati : « Ce rendez-vous n’était pas un café entre amis »
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/09/06/thomas-legrand-et-patrick-cohen-accuses-de-connivence-avec-le-ps-contre-rach

    Pareil pour France Info , pas un mot sur Glucksmann

    Thomas Legrand suspendu par France Inter après la diffusion de vidéos avec deux membres du PS

    https://www.franceinfo.fr/economie/medias/thomas-legrand-suspendu-par-france-inter-apres-la-diffusion-de-videos-ave

    Le seul moment où on lit le nom Glucksmann c’est pour citer les propos de Mélenchon, sans explication on ne comprend rien, pourquoi parlerait-il de Glucksmann alors que ça concerne Dati :

    Les principaux opposants au gouvernement ont également accablé les protagonistes, dont la discussion portait plus largement sur la situation politique, en particulier de la gauche. « Vidéo consternante » dans laquelle « deux journalistes essentiels de l’officialité PS complotent pour valoriser un axe “de Ruffin à Canfin” et Glucksmann », a écrit le leader de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon.

    Même chose dans La Croix et Libération et Le Figaro :

    Filmés avec des élus du PS, Thomas Legrand et Patrick Cohen se défendent de tout "complot"

    « Vidéo consternante » dans laquelle « deux journalistes essentiels de l’officialité PS complotent pour valoriser un axe +de Ruffin à Canfin+ et Glucksmann », a écrit le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon, sur X, tandis que la cheffe de file des députés du RN, Marine Le Pen, a affirmé que « le service public ne peut pas être la succursale du Parti socialiste, pas plus qu’il ne pourrait l’être de n’importe quel autre parti politique », et appelé à « réfléchir à sa privatisation ».

    https://www.la-croix.com/filmes-avec-des-elus-du-ps-thomas-legrand-et-patrick-cohen-se-defendent-de

    Filmés avec des élus du PS, Thomas Legrand et Patrick Cohen se défendent de tout « complot »

    « Vidéo consternante » dans laquelle « deux journalistes essentiels de l’officialité PS complotent pour valoriser un axe « de Ruffin à Canfin » et Glucksmann », a écrit le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon, sur X, tandis que le président du RN, Jordan Bardella, y a vu « une preuve supplémentaire » de « la partialité du « service public » en faveur de la gauche ».

    https://www.liberation.fr/economie/medias/filmes-avec-des-elus-du-ps-thomas-legrand-et-patrick-cohen-se-defendent-d

    Le journaliste Thomas Legrand suspendu par France Inter après des propos litigieux sur Rachida Dati

    La séquence dans son ensemble a suscité de nombreuses réactions dans la sphère politique. À commencer par Jean-Luc Mélenchon qui a qualifié la vidéo de « consternante » sur X. « Deux journalistes essentiels de l’officialité PS, Thomas Legrand et Patrick Cohen, complotent pour valoriser un axe “de Ruffin à Canfin” et Glucksmann. La caste choisit ses masques politiques. » « La gauche et ses valeurs ! », a aussi ironisé la députée RN Hélène Laporte sur le même réseau.

    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/un-journaliste-suspendu-par-france-inter-apres-des-propos-litigieux-sur-rac

  • Il cammino dei ribelli

    A piedi nella sconosciuta Val Borbera, tra Piemonte, Liguria, Emilia e Lombardia, alla scoperta di storie medievali, feudali e partigiane. Un cammino tra villaggi e natura selvaggia in Appennino, incontrando donne e uomini testimoni di una ostinata rinascita contadina, sociale e spirituale, sulle sponde del venerato Borbera. Un’esperienza di turismo lento per rilanciare una terra spopolata e bellissima. Un grande anello tra #Arquata #Scrivia e il #monte_Antola, percorribile tutto l’anno con la guida del Cammino dei Ribelli (in libreria, edita da Terre di Mezzo). E’ possibile pernottare in tenda o in b&b e alberghi, ritirare la credenziale e vivere incontri speciali lungo il percorso.

    https://www.ilcamminodeiribelli.it

    Le #guide :

    Un cammino sociale nato dal basso per ricucire i frammenti di un territorio spopolato e farlo rinascere.
    Sette tappe tra boschi e villaggi di pietra, in un angolo nascosto tra Liguria e Piemonte: la val Borbera. Da sempre terra di confine, ha ospitato partigiani, nomadi e banditi; oggi è rifugio dei nuovi ribelli che sfidano la natura selvaggia e ci mostrano un altro modo di vivere.

    Un percorso ricco di storie da incontrare a ritmo lento, immersi nel silenzio vibrante di una valle modellata dall’acqua.
    Con tutte le informazioni per mettersi in cammino, la cartografia, le tracce Gps, le altimetrie e i luoghi dove dormire, anche per chi è in tenda e per chi viaggia col proprio cane.

    Una guida, un racconto di rinascita, per conoscere le pratiche di ostinata resistenza culturale di questa Valle e dei suoi abitanti. E sentirsi parte di un grande progetto collettivo.

    https://www.terre.it/prodotto/il-cammino-dei-ribelli
    #voyage #alternative #Italie #randonnée #rebelles #Val_Borbera #marche #marche_à_pied #parcours #partisans #Apennins #montagne

  • La #migration est un #fait_social_total

    Parti pris · Omniprésente dans le paysage audiovisuel et les discours politiques, la question de l’immigration est sans conteste l’#obsession du #complexe_politico-médiatique français. Mais les deux visions principales qui s’affrontent – à #droite et à #gauche – pêchent considérablement par #distorsion et #omissions et peinent à embrasser la #dimension_globale de ce fait social.

    Si l’entrée de l’immigration dans le #débat_public fut progressive, on peut considérer comme un premier tournant les #agressions_racistes de #1973 et leur #médiatisation. En effet, le sujet va gagner en #visibilité à partir de ces événements et de leurs conséquences politiques, bien avant, comme on peut le lire parfois, la percée du #Front_national, au milieu des années 1980, et son affrontement avec les mouvements antiracistes.

    L’occasion est alors donnée aux immigrés de se présenter à la société française et de raconter leurs #conditions_de_travail et de vie. C’est aussi une opportunité, pour la société française, de débattre d’un sujet qui ne quittera plus les champs médiatique et politique, au point d’éclipser toutes les autres préoccupations citoyennes et même de les absorber, puisque le traitement qui en est fait suggère insidieusement sa responsabilité dans tous les #problèmes_sociaux.

    Si l’on peut penser que la surreprésentation de la question de l’immigration est imputable aux exigences et aux intérêts propres au secteur des médias, au vu de l’appétence de ces derniers pour les polémiques, on est bien en peine de justifier son #omniprésence dans le #discours_politique qui en a fait un #enjeu_électoral majeur. Cette évolution du #débat, en ampleur et en intensité, s’est accompagnée d’une #polarisation de plus en plus marquée et de la résurgence d’un #racisme_décomplexé, qui dénonce l’immigration comme un #poids pour le pays d’accueil et n’est contré que par une #rhétorique utilitariste qui associe immigration et #bénéfices_économiques.

    « #Grand_remplacement », « #invasion_migratoire » et « #submersion_migratoire »

    Porté par la droite et l’#extrême_droite, mais pas seulement, ce discours raciste développe l’idée que l’immigration représente non seulement une #charge_sociale, mais aussi une #menace_identitaire et sécuritaire pour les Français. Les immigrés sont ici présentés comme des individus #indésirables et en surnombre – on parle de « grand remplacement », d’« invasion migratoire » et de « submersion migratoire » – qui menaceraient la #sécurité et l’#identité nationales. L’argumentaire principal mobilisé pour défendre cette thèse est l’#incompatibilité des caractéristiques culturelles et religieuses des populations immigrées avec les valeurs de la #République, avec une focalisation sur l’#islam. Ce discours prône ouvertement l’arrêt des flux migratoires et même la possibilité du retour dans le pays d’origine. Sauf que…

    Lorsqu’il s’agissait de répondre à un besoin de #main-d’œuvre et d’abaisser les #coûts_du_travail, la droite, de connivence avec le #patronat, était favorable à l’immigration, notamment dans les années 1960, lorsque les constructeurs automobiles et les patrons des mines recrutaient massivement dans les pays du Maghreb. Ou encore au début des années 2000, lorsque le discours gouvernemental a fait de « l’#immigration_choisie » un leitmotiv. Aujourd’hui encore, cette pratique est maintenue et « protégée » parce que voulue par les élites économiques, bien que décriée sur les plateaux télévisés.

    De l’autre côté du spectre politique, l’argument utilitaire est mobilisé pour défendre les populations immigrées. Il est de plus en plus porté par la gauche, qui aime à rappeler la contribution des étrangers pendant la Grande Guerre et la Seconde Guerre mondiale ainsi que dans les #mines, les #usines et sur les grands #chantiers portés par le développement de l’#industrialisation, et qui souligne aujourd’hui le rôle des #médecins_étrangers dans le maintien du système de #santé_publique. Discours utilitariste donc (qui s’appuie sur les résultats de recherches en sciences économiques et en démographie conduites notamment par l’OCDE, la Banque mondiale et le FMI) mais qui est présenté comme humaniste par ses tenants, qui mettent en avant la #solidarité avec les immigrés et défendent une politique de #régularisation des #sans-papiers.

    Justifier le jeu du #capitalisme

    Ce discours est apprécié par la population concernée et il est souvent et naïvement repris par elle, puisqu’elle y trouve une justification à sa présence, au point de faire son totem de cette phrase qu’on entend souvent dans les bouches d’immigrés : « On travaille. » Mais la gauche dénie ici le fait que l’importation de populations étrangères dévalue les #classes_populaires (son principal électorat), qui se sont d’ailleurs progressivement détournées d’elle. En effet, valoriser la #participation des immigrés revient à justifier le jeu du capitalisme, qui utilise la #concurrence entre travailleurs et l’importation de main-d’œuvre pour casser les grèves, baisser les #salaires et ne pas améliorer les conditions de travail.

    Autrement dit, lorsqu’une partie de la gauche renonce à sa position historique sur la #régulation de l’immigration, elle protège ce que #Karl_Marx qualifie de « secret grâce auquel la classe capitaliste maintient son #pouvoir ». Elle devient dès lors ce que le sociologue #Ramón_Grosfoguel appelle une #gauche_impérialiste, dans le sens où « elle construit un #projet_politique où elle ne demande qu’à améliorer sa situation à l’intérieur des murs [frontières], à l’intérieur des espaces impérialistes, sans les remettre en cause, sans problématiser la #domination que ce #système-monde exerce sur les habitants à l’extérieur des murs [frontières]… Elle ne remet pas en question les #structures_de_pouvoir qui produisent le #pillage et l’#appauvrissement de la grande majorité de la population mondiale, qui vit juste à l’extérieur des murs et est soumise aux formes les plus despotiques, les plus appauvries et les plus violentes de l’accumulation du capital ». Pire, dans une démarche paternaliste, elle appelle à renforcer l’#aide_publique_au_développement au lieu de militer pour la #désimpérialisation.

    Dans les deux discours présentés ci-dessus, il y a des omissions et des distorsions si considérables qu’elles altèrent complètement l’appréhension du sujet de l’immigration. Il s’agit également de discours prisonniers de leurs points de vue et de leurs antagonismes réciproques, jusqu’à donner parfois l’impression qu’ils se définissent non pas en fonction des besoins de la réalité et des idées qu’ils défendent mais bien en réaction l’un à l’autre. À cela s’ajoute le fait que l’immigré est systématiquement abordé comme #objet et non comme #sujet, ce qui contribue à normaliser une #pensée_impérialiste qui ne participe qu’à stigmatiser les populations immigrées et à les dépouiller de leur #agentivité.

    Les trois quarts des migrations africaines sont intracontinentales

    Il s’agit d’un double phénomène : émigration-immigration. Toute étude ou tout discours qui ferait l’économie de l’un se condamnerait à l’incompréhension de l’autre, car l’un et l’autre sont les deux faces d’une même pièce. On comprend donc qu’une réflexion sur les conséquences de l’#immigration dans les pays d’arrivée doit nécessairement et impérativement s’accompagner d’une réflexion sur les #causes de l’#émigration dans les pays de départ.

    Une mise en perspective plus large permettra donc de montrer que les migrations ne concernent pas seulement les pays occidentaux – il s’agit d’un phénomène mondial –, voire qu’ils ne sont concernés que dans une moindre mesure, puisque les trois quarts des migrations africaines, par exemple, sont intracontinentales. Cela permettra également de jeter la lumière sur les problèmes réels ou supposés qui poussent des personnes du Sud à affluer en masse vers le Nord (pauvreté, conflits armés, accroissement démographique…), ainsi que sur les problèmes réels ou supposés qui poussent l’Occident à recruter des étrangers (déclin démographique, pénurie de main-d’œuvre, déserts médicaux…).

    Cette approche, qu’on pourrait qualifier de globale, est cruciale, parce qu’elle permet de démontrer combien une réflexion intramuros est vouée à l’échec, la seule manière de comprendre et de gérer la question migratoire étant d’établir un dialogue bilatéral, qui implique non seulement les pays d’émigration et les pays d’immigration mais aussi les populations migrantes et les sociétés d’accueil.

    L’immigration en #France est liée à l’#histoire_coloniale

    Il est aussi nécessaire de prendre en considération le rôle de l’histoire coloniale (esclavage, mobilisation militaire forcée et recrutement de travailleurs dans les colonies) dans la création des schémas migratoires ainsi que les rapports de force qui existent entre pays anciennement colonisateurs et pays anciennement colonisés. En effet, l’histoire de l’immigration en France est fondamentalement liée à l’histoire coloniale qui l’a créée, ce qui implique que, pour comprendre les migrations aujourd’hui volontaires, il est essentiel de revenir sur les #migrations_forcées dans les anciennes colonies, puisqu’elles ont des trajectoires identiques mais surtout qu’elles obéissent d’abord et avant tout aux besoins des pays occidentaux.

    Qualifiée comme telle – parce que c’est ce qu’on veut voir en elle, ce qu’on aimerait qu’elle soit et qu’elle le demeure –, l’#immigration_de_travail est une expression qui porte en elle un refus : regarder l’immigré autrement que comme un agent au service du capital, un corps au service des possédants. Or l’immigré est une personne, qui vient avec son histoire, sa religion, sa langue, sa façon d’être au monde, ses représentations et ses croyances, bref sa #culture. Il vient également avec ses besoins et ses aspirations : se marier, se perpétuer et vivre auprès de sa famille. Pourtant, et alors que, comme l’écrit le sociologue et non moins émigré-immigré #Sayad_Abdelmalek, « la chose était prévisible dès le premier acte d’immigration », tout semble se réaliser, du moins dans un premier temps, dans une logique du #provisoire.

    Ce sont là les #illusions qui accompagnent le phénomène migratoire, très bien expliquées par Abdelmalek Sayad. « L’image de l’émigration comme “#rotation” continuelle exerce sur chacun un fort pouvoir de séduction : la société d’accueil a la conviction de pouvoir disposer éternellement de #travailleurs […] sans avoir pour autant à payer (ou fort peu) en problèmes sociaux ; la société d’origine croit pouvoir se procurer de la sorte et indéfiniment les ressources monétaires dont elle a besoin, sans qu’il résulte pour elle la moindre altération ; les émigrés sont persuadés de s’acquitter de leurs obligations à l’égard de leur groupe […] sans avoir pour cela le sentiment de se renier. »

    L’illusion du provisoire

    C’est cette triple fonction des illusions qui maintient la notion de provisoire et lui donne une place centrale dans les #imaginaires de chacun, malgré sa mise en défaut par la réalité. C’est-à-dire, même après que le turnover a été révolu, que les séjours de travail se sont allongés jusqu’à devenir quasi permanents (transformant radicalement les rapports aux groupes d’appartenance et au #pays_natal), que les profils et les trajectoires migratoires se sont complexifiés, et que l’immigration de travail s’est transformée en #immigration_familiale, puis en #immigration_de_peuplement. La notion de provisoire est une consolation pour l’émigré face à sa désertion, pour la société d’origine face à sa désintégration et pour la société d’accueil dans son rêve de purification.

    La #délocalisation d’une partie de la société vers un autre pays, comme l’entretien de relations sociales et affectives entre ceux qui partent vivre à l’étranger et ceux qui restent dans le pays natal, semble créer une route qui grandit en même temps que la communauté d’expatriés. L’existence d’une solidarité intracommunautaire semble également faciliter, quand elle ne l’encourage pas directement, le passage à l’acte. En effet, l’idée de trouver des compatriotes ou même des membres du cercle familial (qui peuvent aider financièrement et psychologiquement) rassure le candidat à l’émigration sur la faisabilité de son #projet_migratoire et elle atténue sa peur de la #solitude et de l’#isolement. C’est ce qui explique le fait qu’on retrouve dans des villes et des quartiers à fortes densités immigrantes toute une communauté d’immigrés souvent originaires d’une même région et ayant parfois des liens de parenté.

    Les coûts importants des procédures administratives pour les demandes de visa et le pourcentage très élevé de refus dans certains pays (plus de 50 % en Algérie) rendent la voie légale souvent inaccessible. Le recours à la #clandestinité devient une possibilité de dépasser ces #blocages. En effet, traverser la Méditerranée dans une embarcation et franchir la frontière illégalement est une option choisie par des milliers de personnes chaque année, malgré les #risques et malgré les actions de prévention et de lutte contre la migration illégale.

    Maintenir coûte que coûte une #hiérarchie_sociale

    Ce qu’on peut relever du débat tel qu’il se présente aujourd’hui autour de la migration, c’est qu’elle est posée comme problème pour certaines populations et pas pour d’autres. Par exemple, en France ou en Allemagne, les réfugiés syriens ou afghans ne sont pas perçus comme les réfugiés ukrainiens. Le #traitement_médiatique qui leur est réservé n’est pas le même, pas plus que les dispositions prises pour leur #accueil et leur #insertion.

    Cet exemple permet d’inscrire la question dans le tableau plus large de la migration des pays du Sud vers les pays du Nord. Cette migration a ses spécificités et ses problématiques propres et elle ne saurait être confondue avec les mobilités intra-européennes ou euro-australo-américaines, par exemple, qui ne sont pas source de tensions, les populations qui en sont issues étant considérées comme assimilables, sinon semblables. Il n’en a pas toujours été ainsi. On se souvient du racisme envers les Bretons à Paris, des Britanniques envers les Irlandais, des Français envers les Italiens, les Espagnols, les Portugais…

    Ainsi posée, c’est la question du #racisme qui émerge comme point nodal de la migration, considérée par les uns comme phénomène social et par les autres comme problème social. Cette discrimination, qui a longtemps trouvé sa justification dans la #théorie_des_races et l’#infériorité_biologique supposée des uns par rapport aux autres, est remplacée, depuis la Seconde Guerre mondiale, par un #racisme_culturel, c’est-à-dire par un ensemble de pratiques et de discours dans lesquels la culture de certains groupes sociaux (généralement racisés) est essentialisée et infériorisée, l’objectif étant toujours le même : maintenir coûte que coûte une hiérarchie sociale.

    Faire l’impasse sur le #système-monde

    Penser l’État-nation dans un contexte d’#interdépendance_internationale est une ineptie, tout comme l’est le fait de chercher à préserver les intérêts d’un État ou à établir un #ordre_national plus juste dans un monde ravagé par les injustices, où l’on assiste au pillage des richesses humaines et naturelles par des multinationales occidentales ; un monde où rien ne protège les plus démunis de la prédation des États les plus puissants, qui se maintiennent par une #force_de_travail bon marché et des #matières_premières bradées. En effet, dans ce marché international qu’est devenu le monde et qui est régi par les intérêts économiques du capital et ses injonctions, le racisme apparaît comme une condition essentielle pour conserver une main-d’œuvre privée de droits, une force de travail à bas coût, non seulement dans les périphéries mais aussi au cœur des puissances économiques.

    Le racisme fonctionne donc selon des besoins cycliques. D’une part, il permet d’offrir des compétences à la demande et une main-d’œuvre bon marché dans les périodes de croissance, et, d’autre part, il permet d’exclure certaines populations du marché du travail dans les périodes de crise. Pour que cette mécanique puisse se perpétuer, les discriminations doivent persister, les frontières se renforcer et les populations « déplaçables » se résigner à leur #instrumentalisation. C’est ainsi que la splendide forteresse (le #centre) se protège contre les populations issues des #périphéries. C’est à ces conditions que peut se maintenir indéfiniment cet #ordre inique à l’échelle mondiale et c’est à ce niveau que doit s’inscrire la lutte pour la #justice_sociale.

    Ainsi déployée, la question migratoire déborde complètement celle des attitudes individuelles ou collectives vis-à-vis des immigrés, tout comme elle ne saurait être attribuée aux seuls faits politique ou économique, puisqu’elle est un fait social total, et que toute tentative de la saisir par un seul bout est vouée à l’échec. Il faut donc réinventer le débat, lui donner l’ampleur qu’il mérite et mettre à jour le lien direct qui lie les migrations avec les #guerres menées en Afrique et au Moyen-Orient, avec l’#extractivisme effréné et l’#exploitation irresponsable des #ressources des pays du Sud. Ce faisant, la question migratoire reprendra la place qui est la sienne au cœur de la lutte anti-impérialiste.

    https://afriquexxi.info/Migration-fait-social-total
    #utilitarisme #humanitarisme #paternalisme #diaspora #approche_globale #voies_légales #Etat-nation #nationalisme #nationalisme_méthodologique #périphérie #anti-impérialisme
    ping @reka @karine4 @_kg_ @isskein

  • #Outre-Mer : de la fragmentation néolibérale à la fièvre identitaire
    https://lvsl.fr/outre-mer-de-la-fragmentation-neoliberale-a-la-fievre-identitaire

    Alors que les fractures se creusent sous l’effet de la mondialisation et de l’individualisation des consciences, les promesses du « pacte républicain » semblent plus lointaines que jamais pour les territoires ultra-marins. Pour Jeanne Belanyi, directrice de l’observatoire des Outre-mer de la Fondation Jean-Jaurès, leur situation constitue un miroir grossissant des maux qui affectent l’ensemble du pays. […]

    #Politique #néolibéralisme #Particuliarisme #républicanisme #République #universalisme

  • Retrouver une assise populaire de masse : les leçons de l’histoire du PCF
    https://lvsl.fr/assise-populaire-de-masse-apprendre-histoire-parti-communisme-francais

    Alors que la question de la reconquête des classes populaires est sur quasiment toutes les lèvres, le débat stratégique se réduit trop souvent à la simple question de la ligne #Politique à adopter. Suffit-il de tenir un bon discours pour rallier à nouveau les classes populaires à la gauche ? La sociologie établit que les classes […]

    #Jean_Quétier #Marx #Organisation #Parti_communiste_français #Parti_politique

  • #Jeannette_Jara : une « communiste » à la tête du #Chili ?
    https://lvsl.fr/jeannette-jara-une-communiste-a-la-tete-du-chili

    C’est dans la surprise générale que Jeannette Jara s’est imposée avec un score de 60 % (825 835 voix) lors de la primaire de la coalition « Unité pour le Chili ». Ancienne ministre du Travail et de la Protection sociale du gouvernement de #Gabriel_Boric, figure majeure de la gauche, elle se projette dans un duel avec […]

    #International #L'Amérique_latine_en_question #Gauche_chilienne #José_Antonio_Kast #néolibéralisme #Parti_communiste

  • Bas-Rhin : Force Ouvrière invite le RN, la CGT s’y oppose et se fait virer
    https://www.blast-info.fr/articles/2025/bas-rhin-force-ouvriere-invite-le-rn-la-cgt-sy-oppose-et-se-fait-virer-2B

    Comment un député du parti d’extrême droite a-t-il pu se retrouver au milieu d’une tribune syndicale, aux côtés du numéro un du troisième syndicat français, FO ? A en croire Théo Bernhardt, sa présence n’a jamais posé problème aux syndicalistes de BDR Thermea [usine de pompes à chaleur dont la direction a annoncé 320 suppressions de postes le 21 mai]. « Quand j’ai appris le plan de licenciement, explique-t-il à Blast, via des contacts au sein de l’entreprise, j’ai joint l’intersyndicale, composée de FO, la CGC et la CGT et je les ai rencontrés quelques jours plus tard. Ils ont chaleureusement accueilli mon soutien. Lorsqu’ils ont annoncé une manifestation pour le 5 juillet, j’ai publiquement fait savoir que je m’y rendrais. » De nombreux élus locaux font de même, et l’intersyndicale prévoit, en fin de manifestation, des prises de parole des différents soutiens. Dont Théo Bernhardt.

    L’information remonte jusqu’aux sièges parisiens des confédérations. « Il n’y a qu’à la CGT que cela a posé problème », affirme le député. Lazarus et Kern, les délégués de FO et de la CGC, confirment n’avoir eu aucune remarque de leurs confédérations. Mais à la CGT, ça coince. « Nous sommes absolument intransigeants avec l’extrême droite, et il n’est pas question pour nous de partager une tribune avec un député RN », martèle Laurent Feisthauer [secrétaire de l’union départementale CGT du Bas-Rhin]. « Notre direction a fait connaître son opposition catégorique à notre délégué dans l’entreprise, Olivier Weiss. Ce dernier appelle alors Théo Bernhardt pour lui dire qu’il n’y aura aucune prise de parole politique, et qu’il ne s’exprimerait donc pas à a tribune. »

    [...] Mais le reste de l’intersyndicale n’est pas d’accord : « Weiss lui-même n’était pas opposé à la présence de Bernhardt, mais nous a dit que c’était délicat vis-à-vis de sa confédération. Mais dans l’usine, les salariés gueulaient et ne comprenaient pas que l’on ne donne pas la parole au RN, alors que ce député nous soutenait. Nous l’avons alors convaincu de désobéir à sa direction ». Le 2 juillet, Théo Bernhardt s’en félicite : « Je serai bien présent parmi vous le samedi 5 juillet. »

    [...] Quoi qu’il en soit, l’affaire, sans précédent, illustre le fossé qui sépare les positions de principe très hostiles à l’extrême droite des directions des centrale syndicales et la réalité du terrain. [Feisthauer, CGT :] « Notre ligne intransigeante, c’est vrai, est parfois difficile à faire respecter localement. Certains délégués savent que dans leur entreprise cette ligne est impopulaire. Et il peut y avoir çà et là, y compris chez nous, des délégués qui ont des sympathies pour le RN. Quand cela apparaît publiquement, nous les excluons. »

    Il y a quelques précédents connus, comme Fabien Engelman, maire RN d’Hayange depuis 2014. En octobre 2010, il est secrétaire de la section CGT des fonctionnaires territoriaux de la commune de Nilvange (Moselle) lorsqu’il rejoint le Front national (futur RN). En mars 2011, il est exclu de la CGT, ainsi que les 26 membres de sa section de Nilvange, qui avaient refusé de le désavouer. « La CGT, comme Solidaires, la FSU, la CFDT et, de plus en plus l’UNSA, ont une ligne extrêmement claire vis à vis de l’extrême droite », explique Arnaud Benoist, syndicaliste à Solidaires et adhérent de VISA (Vigilance syndicale antifasciste, créée en 1996, qui compte plus de 300 adhérents). « Les autres syndicats ont une ligne plus fluctuante, arguant du caractère apolitique de leur organisation. C’est le cas de FO, ce qui n’empêche pas que nous avons néanmoins des adhérents à FO. »

    #syndicats #partis #FO #CGT #CGC #RN

    • Quels effets de l’adhésion syndicale sur le vote ? - Focus sur les élections législatives de 2024
      https://silogora.org/quels-effets-de-ladhesion-syndicale-sur-le-vote

      Ainsi, et contrairement à ce qu’on observe dans d’autres pays européens, la relation entre adhésion syndicale et comportement électoral n’est pas plus faible parmi les travailleurs et travailleuses des classes populaires. Elle est même plus importante en ce qui concerne le vote RN : au sein des classes populaires, l’adhésion syndicale fonctionne donc encore souvent un rempart face au vote RN, même si ces données électorales attestent aussi d’une pénétration incontestable de ce vote dans leurs rangs militants.

  • #Iran : derrière la propagande, les profiteurs de guerre
    https://lvsl.fr/iran-derriere-la-propagande-les-profiteurs-de-guerre

    « Changement de régime », « armes de destruction massive », « guerre contre le terrorisme »… la rhétorique de l’ère Bush, longtemps taboue, retrouve droit de cité dans la Maison Blanche. Les néoconservateurs, conspués par Donald #Trump un mois plus tôt seulement, ont remporté une victoire éclatante : le #conflit avec la République islamique d’Iran débute enfin. Le tournant du chef […]

    #International #Israël #moyen-orient #parti_républicain

  • Qualité de l’air : les particules ultrafines à proximité du trafic routier empoisonnent la santé des Parisiens – Libération
    https://www.liberation.fr/environnement/pollution/qualite-de-lair-les-particules-ultrafines-a-proximite-du-trafic-routier-e

    Dans la capitale, les niveaux de ces particules de la taille d’un virus, sont deux à trois fois plus élevés sur les grandes artères que dans les quartiers préservés des voitures, alerte un nouveau rapport d’AirParif ce vendredi 20 juin.

    « oué mé fau pa punir les povres qui peuve pa fèr autrement que polluer, yeanamar de l’écologipunitive »

    Nos contemporains sont des crétins.

    • Oui, bien sûr. Par contre pour pouvoir (à peu près) se loger dans l’agglomération parisienne ou toute autre ville, quand tu n’as pas de gros revenus, tu ne peux que choisir des zones à proximité du trafic routier (périph’s grands axes et boulevards). Et à ces endroits-là, tu ne trouves pas seulement des « voitures de pauvres » mais aussi des camions et toutes sortes de véhicules qui font circuler des marchandises ou des personnes liées à des activités professionnelles, artisans indépendants ou salariés d’entreprises de services. Ce matin, dans mon bled, c’étaient les tracteurs (énormes) qui dégradaient fortement la qualité de l’air rendu bien aussi pestilentiel que celui des périph’s urbains.

    • Si les autres #particules fines, les PM10 et PM2.5, sont réglementées, ce n’est pas le cas des ultrafines [#PUF, <0.1 micromètre], qui échappent encore à toute norme. « La directive européenne de 2024 impose leur surveillance, mais sans fixer de seuil à ne pas dépasser », précise Airparif.

      Etude sur les particules ultrafines à Paris
      https://www.airparif.fr/etudes/2025/etude-sur-les-particules-ultrafines-paris-campagnes-de-mesure-hiver-printem

      La comparaison des concentrations en nombre de PUF aux autres villes européennes considérées dans cette étude indique que les niveaux mesurés à #Paris lors des campagnes en 2022 et 2023 sont plus forts que ceux des autres villes pour ces mêmes périodes, à la fois en proximité au trafic routier et en situation de fond.

      Trois fois plus qu’à Londres par exemple...