• Les influences nazies du management moderne
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/du-crime-nazi-au-management-moderne-une-histoire-commune

    Le management, du nazisme à la mondialisation, ou l’art de produire le consentement et l’illusion d’autonomie chez des sujets aliénés. S’il ne dresse pas un réquisitoire contre le management et s’il ne dit pas non plus qu’il s’agit d’une invention du IIIe Reich, Johann Chapoutot, notre invité, souligne une continuité entre les techniques d’organisation du régime nazi et celles que l’on retrouve aujourd’hui au sein de l’entreprise, en atteste la condamnation récente de l’entreprise France Télécom et de ses trois ex-dirigeants pour « harcèlement moral institutionnel ».

    Professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Sorbonne, et après s’être intéressé au régime nazi dans des ouvrages comme Histoire de l’Allemagne (de 1806 à nos jours), paru aux PUF (Que sais-je) en 2014 ou La Révolution culturelle nazie (Gallimard, 2016), il revient avec Libres d’obéir : le management, du nazisme à la RFA (Gallimard, 2020), où il s’intéresse en particulier aux méthodes de la Menschenführung, qui traduit et germanise le terme américain de management. Car, montre-t-il, l’Allemagne du IIIème Reich est le lieu d’une économie complexe où des ingénieurs, juristes, intellectuels formés par les universités de la république de Weimar et courtisés par les nazis réfléchissent à l’organisation optimale de la force du travail. Le IIIe Reich devient ainsi un moment « matrice » (p.16) de la théorie et de la pratique du management pour l’après-guerre.

    #management #nazisme #harcelement-moral #flexibilité #asservissement

  • La révolution sera féministe

    Une création de Charlotte Bienaimé
    Un podcast à soi Un podcast à soi — Numéro 9

    Femmes en lutte dans l’Histoire, à #Carrefour et sur la #ZAD

    https://www.arteradio.com/son/61660140/la_revolution_sera_feministe_9

    « C’est chaque fois les femmes qui s’excusent, jamais les mecs, ou très peu. Il faut que j’arrête de m’excuser de prendre la parole et me sentir légitime de le faire. »

    Juste nécessaire contrepoint en ce moment :)

    #Féminisme #féminisme_en_lutte #facilitations #lutte #chansons_de_lutte #ni_dieu_ni_mec #radio

  • #Julie_BINDEL : Royaume-Uni : Les femmes font les frais du litige entre travaillistes au sujet de l’égalité des transgenres.
    https://tradfem.wordpress.com/2019/12/05/royaume-uni-les-femmes-font-les-frais-du-litige-entre-travaillist

    J’ai été agréablement surprise lorsque j’ai lu le nouveau Manifeste du Parti travailliste. Non seulement ce parti a-t-il promis de mettre fin aux « chambres mixtes » dans les hôpitaux, mais il s’est également engagé à « veiller à ce que les exemptions accordées à des espaces non mixtes par la Loi de 2010 sur l’égalité soient comprises et pleinement appliquées dans la prestation de services ».

    Aussitôt ce manifeste publié hier, un certain nombre de féministes ont tweeté leur soulagement et salué d’éloges cette promesse. Elle marquait un changement important par rapport au manifeste travailliste de 2017 dans lequel le parti avait promis de : « … réformer la Loi sur la reconnaissance du genre (LRG) et la Loi de 2010 sur l’égalité pour assurer la protection des personnes transgenres en changeant la caractéristique protégée de “réassignation de genre” pour en faire l’“identité de genre” et en supprimant d’autres termes périmés tels que “transsexuel”. »

    Beaucoup d’entre nous étions préoccupées par l’érosion des droits sexuels des femmes et des filles aux mains des talibans transgenres, une opération conçue par le lobby Stonewall et appuyée par Dawn Butler, secrétaire des dossiers des femmes et des égalités (sic) dans le cabinet fantôme du Parti travailliste.

    Je me demandais bien comment cette opération était passée d’une proposition visant à éradiquer complètement nos droits à une promesse de les respecter et même de les renforcer. C’est alors que Dawn Butler et ses copines de Momentum (NDT : un caucus radical au sein du Parti travailliste) ont commencé à tweeter leur version de la réalité. Je suppose qu’elles l’ont fait soit pour tenter d’apaiser la meute (des transactivistes) soit, pire encore, pour faire pression sur le parti afin de lui imposer une politique à laquelle il ne s’était pas officiellement engagé.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://blogs.spectator.co.uk/2019/11/women-are-the-losers-in-labours-trans-equality-fight
    #non-mixité #féminisme #Royaume-Uni #Parti_travailliste

    • –1 pour le concept de « talibans transgenre ». Déjà, traiter des ennemi·es politiques de talibans... mais encore moins quand le mot « transgenre » ne se réfère pas de manière évidente à des groupes de pression critiquables mais peut viser des personnes qui ont le simple tort d’être trans...

      Si la Loi sur l’égalité était réformée comme le veut Dawn Butler, cela pourrait signifier que tout homme souhaitant s’identifier en tant que femme, qu’il soit ou non véritablement dysphorique ou qu’il ait subi ou non un traitement quelconque, pourrait avoir accès à des espaces sûrs réservés aux femmes, comme des refuges et des services-conseil en cas de viol et, qu’en cas de contestation, l’on pourrait invoquer la loi sur les crimes motivés par la haine contre toute personne contestant cette politique, s’en plaignant ou cherchant à exclure un homme de ces lieux.

      Dans un contexte carcéral, il appert déjà que des délinquants sexuels violents et prédateurs sautent sur cette occasion pour être transférés dans des prisons pour femmes. Les détenues sont terrifiées. Nombre d’entre elles ont été victimes d’intimidation et d’agressions ; on sait que la population carcérale féminine est particulièrement affectée par des antécédents de maltraitance sexuelle, de viols et de violence familiale dans l’enfance.

      Il ne s’agit pas que d’un épouvantail ou d’un raisonnement par l’absurde : l’auto-détermination du genre, en plus d’être un non-sens social, est une menace bien concrète sur tous les lieux où la non-mixité, conquise de haute lutte, est vitale pour des femmes. J’ai mis ici quelques actes de violence misogyne (violences sexuelles qui vont de l’exhibition au viol de très jeunes enfants) perpétrés par des personnes se définissant comme femmes et auxquelles le droit permet de plier tout le monde à leur volonté, y compris mauvaise foi, haine pathologique des femmes, etc. J’ai entendu parler de 50 % de détenues transgenre en prison au Royaume-Uni pour crimes sexuels (contre 17 % de mecs cis) mais je ne garantis pas ce chiffre. Les mettre en prison avec les personnes de la classe de leurs victimes me semble raide dingue et jusqu’ici seule la NZ a posé des limites à l’auto-identification sur ce critère-ci : une femme trans ne peut pas aller en prison pour femmes si elle a été condamnée pour des crimes sur des femmes.

      https://seenthis.net/messages/803000

  • #Immigrant_Movement_International

    Tania Bruguera’s Immigrant Movement International, presented by Creative Time and the Queens Museum of Art, is a Long-Term art project1 in the form of an artist initiated socio-political movement. Bruguera will spend a year operating a flexible community space in the multinational and transnational neighborhood of Corona, Queens, which will serve as the movement’s headquarters.

    Engaging both local and international communities, as well as working with social service organizations, elected officials, and artists focused on immigration reform, Bruguera will examine growing concerns about the political representation and conditions facing immigrants. As migration becomes a more central element of contemporary existence, the status and identity of those who live outside their place of origin increasingly become defined not by sharing a common language, class, culture, or race, but instead by their condition as immigrants. By engaging the local community through public workshops, events, actions, and partnerships with immigrant and social service organizations, Immigrant Movement International will explore who is defined as an immigrant and the values they share, focusing on the larger question of what it means to be a citizen of the world. Bruguera will also delve into the implementation of art in society, examining what it means to create Useful Art2, and addressing the disparity of engagement between informed audiences and the general public, as well as the historical gap between the language used in what is considered avant-garde and the language of urgent politics.


    http://www.taniabruguera.com/cms/486-0-Immigrant+Movement+International.htm
    #migrations #frontières #cartographie #visualisation #projection #monde #Tania_Bruguera #art #art_et_politique
    #faire_monde

    ping @karine4 @isskein @cede @reka

    voir aussi l’oeuvre « Dignity has no nationality » de la même artiste :
    https://seenthis.net/messages/814368#message814372

    • #Partido_del_pueblo_migrante

      With a platform geared towards the political presence of citizens expelled from their places of origin and access to rights, the Migrant People Party (MPP) is a party of ideas that will break into the 2012 Mexican Elections. Parting from the phenomenon of migration, the party’s political axis is centered in taking steps towards the disappearance of borders, where dignity has no nationality.

      Our platform demands the creation of structures in civil society that:

      . Include migrants in equal conditions as real citizens.
      . Eliminates the differentiation amongst people based on their migratory status.
      . Recognizes that the global system, through migration, generates the characteristics of a trans-

      border modern slavery.
      . Creates and promotes living conditions in which migration is an option, not an imposition.
      . Identifies the inadequate treatment of Mexican institutions towards the Central American

      migrants, which is similar to the one suffered by Mexican immigrants in the United States.
      . Demands a political arena for both citizens and migrants from the receiving places.
      . Claims dignity in migrant treatment.

      . Calls for a public space that is a common property to all.

      In the public sphere, the party points to one of Mexico’s contemporary phenomenons: migration -a political issue displaced from the electoral campaigns of the main political parties of the country. The geographic border between Mexico and the United States allows for a massive migration of Mexicans to the North, while Mexico also experiences the reception and transit of groups coming primarily from Central America. In the Mexican territory, this dynamic generates a time-space related to displacement and associated to the violation of human rights, which further rips out the country’s social fabric. In many cases, Mexican authorities repeat the same unjust conditions experienced by Mexican immigrants in the United States, with the people (permanent or in transit) that reach the country. At the same time, the migrant population in Mexico constitutes a ghost population that lacks political agency.

      The party is an area where all migrants can employ a political presence through education, the active and deliberate use of the media, and a series of creative actions focused on issues that affect the different types of migrants. Presented by the Sala de Arte Público Siqueiros (SAPS), the MPP will hold a series of informal forums for the general public centered on Mexico’s complex migratory issues. During the months preceding the elections, the MPP will align with other groups that work on migration issues, artists and citizens. The MPP will communicate with the social and political spheres through the media. In April, the party will move to a venue in the center of the city. For those who choose to join the party, it is neutral, safe and accessible. Finally in May and June, the MPP will creatively intervene in the public space through a series of actions that will highlight the lack of attention to issues of migration in the electoral campaigns. In August and September, a publication will be edited to commemorate the project. It will be launched at the end of 2012.

      In Mexico City, the MPP (in collaboration with SAPS) is a project that parts from Immigrant Movement International in Queens, New York, initiated by artist Tania Bruguera and sponsored by The Queens Museum of Art and Creative Time. Its purpose is to redefine the citizen-migrant position and access the concept of “useful art,” -a notion that promotes the integration of art in search of sustainable long-term solutions to urgent social and political issues.

      http://www.taniabruguera.com/cms/586-0-Migrant+People+Party+MPP.htm

  • À propos de #Piketty et de la réforme des retraites, je retranscris ici une analyse faite par #Réseau_Salariat qui contextualise ses prises de positions.

    https://twitter.com/ReseauSalariat/status/1201132220909531136

    « Attendez on a raté un truc là, pourquoi tout le monde se met à partager la tribune nulle de Piketty dans Libé là ? Tout le monde a oublié qu’il a directement inspiré la réforme actuelle ?

    Son bouquin « pour un nouveau système de retraites » (2008) plaide pour « des comptes individuels », garantissant plus de « justice », au motif que le système actuel est trop « complexe ».

    Eh oui, c’est à 100 % l’argumentation du gouvernement actuel pour défendre sa réforme. Ben voilà, Piketty plaide depuis longtemps pour la casse de la retraite conçue comme une continuation du salaire, pour la remplacer par un système de comptes individuels…

    Lisez-le si vous aimez vous faire du mal, on croirait du Delevoye :
    http://piketty.pse.ens.fr/files/BozioPiketty2008.pdf
    Tout y est : la « crise actuelle du système de retraites », le besoin d’un système plus « simple » et plus « juste » parce que les gens n’ont plus « confiance » dans le système actuel…

    Et on retrouve le principe central de la réforme : « Les travailleurs accumulent tout au long de leur carrière professionnelle des cotisations de retraite sur un compte individuel » (p. 17)
    Garanti 100 % idéologie du « j’ai cotisé j’ai droit »

    Et même la bipartition du système de retraite, que Macron comme ses prédécesseurs veut accentuer (c’est p. 54) :
    -- une partie « solidaire » : le minimum vieillesse pour les pauvres qui n’ont pas assez cotisé ;
    -- une partie « contributive » pour les bons élèves qui ont bien cotisé

    Alors Piketty aurait changé d’avis ? Pas du tout : il critique la réforme, mais jamais la retraite à points. Comme maintenant sa part de marché c’est « économiste de gauche », il critique Macron pour la forme, dit que la réforme est inégalitaire…

    Et déplore que les riches ne paient pas plus d’impôt. Mais rien sur le principe même de la réforme : en gros, si Macron n’avait pas supprimé l’ISF, il aurait été favorable à la réforme (lol). Bizarrement tout le monde a oublié de l’interroger là-dessus…

    Il est complètement en accord avec cette vision de la retraite comme un différé de cotisation, comme le fruit de l’accumulation sur un compte individuel de la part non consommée de son revenu.

    C’est cette vision qu’il faut combattre : défendons la retraite telle que Piketty & co veulent la combattre, en revendiquant une ce principe du salaire continué : suppression des conditions de cotisation pour avoir droit à une retraite au niveau de son meilleur salaire, à 50 ans !

    Bonus : on a fouillé nos archives, et on est retombé⋅es sur pages délicieuses du journal de l’internationale sardonique, Pour lire pas lu (PLPL), qui constituent d’utile rappel sur le sujet Piketty & les retraites…

    L’ascension sociale d’Élie faisait trépigner de jalousie un autre économiste : #Thomas_Piketty.

    Les journalistes l’appellent « le petit prodige » (PP). En effet, à l’âge ou l’éditorialiste de Libération #Jean-Michel_Helvig interrompait sa croissance intellectuelle (neuf ans et demi), Piketty était déjà néolibéral. Associée à un attirail de diplômes américains, cette précocité lui vaut d’être recruté par tous ceux qu’ensorcelle le conformisme plaqué or : la #Fondation_Saint-Simon (lire #PLPL n°16) lui confie la rédaction de « notes » ; #Serge_July l’embauche comme chroniqueur économique à #Libération ; le #CAE l’intègre dans ses rangs ; l’École des hautes études en sciences sociales de Paris l’élit directeur de recherches.

    Enfin, il devient la coqueluche du #Parti_de_la_presse_et_de_l'Argent (#PPA). La célébration de la baisse des charges sociales et l’exigence d’une mise en concurrence des universités l’amènent tout naturellement à défendre la réforme des #retraites de #Raffarin et à qualifier de « combat injustifiable » la revendication de trente-sept années et demi de cotisation pour tous. Comme la plupart des éditorialistes économiques de Libération, Piketty se cabre quand on parle de taxer le capital : « Les riches sont-ils effectivement assez riches pour payer les retraites ? La réponse à cette question est malheureusement négative. » Et comme tous les économistes qui œuvrent depuis trente ans au désarmement idéologique de la gauche, Thomas s’emploie à « se construire une image progressiste et simultanément [à] maintenir l’essentiel du credo libéral. »

    En effet, l’humanité doit à Piketty une découverte inouïe : l’impôt progressif a des effets redistributifs. Cette conclusion a suscité l’ébahissement intéressé des journalistes qui cherchent à se reclasser dans le courant « altermondialiste ». Au Nouvel Observateur, Laurent Mouchard ne se vante plus comme en 1993 d’avoir été l’un des « instruments de la victoire du capitalisme dans la gauche »(France 2, 02.06.93) ; il interroge Piketty sur les bienfaits de l’impôt et le couvre de caresses (30.08.01). Puis vient le tour d’un autre opportuniste, #Sylvain_Bourmeau, qui interviewe Piketty dans Les Inrockuptibles (17.08.02). Piketty le rassure : « L’affrontement capital/travail est obsolète ». Entre-temps, #Edwy_Plenel a consacré au Petit Prodige une séance de téléachat débridée sur LCI. Le 8 septembre 2001, « Le Monde des idées » s’achève et le RTA se dandine comme un dément. Il agite le gros ouvrage de son invité : « Retenez son nom ! Thomas Piketty, je ne sais pas s’il sera prix #Nobel un jour, mais en tout cas, à trente ans, il fait le livre de la rentrée ! Le livre événement ! Le livre qui est débattu aujourd’hui par tous les politiques !! Une somme, un scoop derrière cette somme ! » À ce stade, les quelques cameramen de LCI pour qui l’effet redistributif de l’impôt progressif sur le revenu n’est plus « un scoop » depuis 1914, hésitent à requérir les services d’un infirmier. Mais le directeur des rédactions du Monde est déchaîné : « C’est un livre savant, stimulant !! Ce n’est pas un livre ardu même s’il est savant ! C’est un livre pédagogique ! Il faut absolument le lire ! Thomas Piketty j’ai fait la publicité pour votre livre mais c’est sincère [...] Pour préparer les débats à venir de la campagne électorale, achetez ce livre, lisez-le, discutez-le, travaillez-le stylo en main !! » (Notre stock de points d’exclamation est quasi épuisé).

    Léché par les simples d’esprit, #Piketty est certain de son génie. Ses travaux s’en ressentent. Le document explosif que publie PLPL montre qu’il aurait dû apprendre à lire avant de soutenir son doctorat. Le 26 novembre 2001, Thomas Le Prodige consacre sa chronique de Libération à la dénonciation de

  • The contract on Corbyn
    Corbyn is not an anti-Semite. His real sin is to fight against injustice in the world, including the version Israel perpetrates
    Gideon Levy Nov 28, 2019
    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-the-contract-on-corbyn-1.8192769

    The Jewish establishment in Britain and the Israeli propaganda machine have taken out a contract on the leader of the British Labour Party, Jeremy Corbyn. The contract was taken out a long time ago, and it was clear that the closer Corbyn came to being elected prime minister, the harsher the conflict would get.

    On Tuesday it reached its climax in an article by the chief rabbi of Britain, Ephraim Mirvis, in an article in The Times. Mirvis has decided that the anxiety of British Jews over Corbyn is justified and he is not fit to be prime minister. He called on Jews not to vote for Labour in the election on December 12.

    Born in South Africa and a graduate of Har Etzion Yeshiva in the settlement of Alon Shvut, Mirvis is the voice of British Jewry. In Capetown, Johannesburg and Har Etzion, he should have learned what apartheid was and why one should fight it. His parents did so, but one doubts that he learned the moral lesson from the regions of disenfranchisement in which he lived in South Africa and the West Bank.

    As opposed to the horrid Corbyn, Mirvis sees nothing wrong with the continued occupation; he does not identify with the struggle for Palestinian freedom, and he doesn’t sense the similarity between the South Africa of his childhood, Har Etzion of his youth and Israel of 2019. That is the real reason that he rejects Corbyn. The Jews of Britain also want a prime minister who supports Israel – that is, supports the occupation. A prime minister who is critical of Israel is to them an exemplar of the new anti-Semitism.

    Corbyn is not an anti-Semite. He never was. His real sin is his staunch position against injustice in the world, including the version Israel perpetrates. Today this is anti-Semitism. The Hungarian Viktor Orban, the Austrian Freedom Party and the extreme right in Europe are not the danger to Jews. Corbyn is the enemy. The new and efficient strategy of Israel and the Zionist establishment brands every seeker of justice as an anti-Semite, and any criticism of Israel as hatred of Jews. Corbyn is a victim of this strategy, which threatens to paralyze and silence Europe with regard to Israel.

    British Jewry might not be faking its anxiety, but it is certainly magnifying the danger. There is anti-Semitism, though less that what is presented, certainly on the left. About half of British Jews are considering fleeing if Corbyn is elected. Let them flee. The survey that showed this could actually encourage anti-Semitism: Are the Jews of Britain conditionally British? To whom is their loyalty?

    The future of all British Jews is much more secure than the future of any Palestinian living under the occupation, and even more secure than that of any Arab living in Israel. Jews are persecuted and are victims of discrimination and racism less so than the Palestinians in the Israel they hold dear. Moreover, Islamophobia in Europe is more common than anti-Semitism, but people talk about it less.

    Mirvis presents no evidence of Corbyn’s anti-Semitism. It sufficed for him to note the fact that Corbyn described as “friends” those who “endorse the murder of Jews” – a reference to Corbyn’s comments on Hezbollah and Hamas. Corbyn is indeed a very harsh critic of the occupation, supports the boycott and compares the closure of Gaza with the siege of Stalingrad and Leningrad. These are anti-Israeli positions, but not necessarily anti-Semitic. The Jews of Britain are blurring this difference as are many Jews throughout the world, intentionally. One can (and should) be a harsh critic of Israel without being anti-Semitic.

    If the Jews of Britain and their chief rabbi were more honest and courageous, they would ask themselves: Isn’t Israel’s brutal occupation policy the strongest motive for anti-Semitism today? There is anti-Semitism, it must be fought, but it must also be recognized that Israel supplies it an abundance of excuses and motives.

    The Jews and Israel’s true friends should hope that Corbyn is elected. He is a statesman who can change international discourse about the occupation and the struggle against it. He is a ray of hope for a different world and a different Israel – and what more could we want.

    #Jeremy_Corbyn

  • « #China_Cables » : au #Xinjiang, le #big_data au service d’une surveillance totale des #Ouïgours
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/11/25/china-cables-au-xinjiang-le-big-data-au-service-d-une-surveillance-totale-de
    #chine

    "Quatre bulletins internes émanant du chef de la sécurité de la région du Xinjiang, Zhu Hailun, obtenus par le Consortium international des journalistes d’investigation (#ICIJ), mettent en lumière l’utilisation du big data pour ratisser au plus large et envoyer une part importante de la population ouïgoure en détention. Les policiers font remonter les informations détaillées sur chaque individu, puis la plate-forme liste des milliers de noms de personnes à interner chaque semaine, sans que l’on sache si la décision relève de l’évaluation d’officiels ou de l’utilisation d’algorithmes.

    Les directives datent du mois de juin 2017, alors que la campagne « Frapper fort contre le terrorisme violent », lancée quelques mois plus tôt par un nouveau secrétaire du #Parti communiste chinois pour la région du Xinjiang, Chen Quanguo, prend toute son ampleur.

    Sur une semaine seulement, du 19 au 25 juin 2017, la base de données « notifie » aux autorités locales 24 412 noms de « personnes suspectes » dans quatre préfectures du sud du Xinjiang. Conséquence directe, 15 683 sont envoyées dans des centres dits « d’éducation et de formation », tandis que 706 sont « détenues pénalement », c’est-à-dire probablement destinées à la prison. Enfin, 2 096 feront l’objet d’une « surveillance préventive ». Malgré ces chiffres accablants, le chef de la sécurité de la région, Zhu Hailun, fait le constat de défaillances qui expliquent que certaines personnes, dont le nom est sorti, n’ont pas été localisées."

  • Purification éthique
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?993-Purification-ethique

    Article paru dans L’Idiot International n°87, 1993, repris dans Essais, Les Belles Lettres 2010, chap. Exorcismes Spirituels I. Rejet de greffe, pp. 744-747. À quoi servent les« affaires », les mises en cause, ces bouffées d’inculpation ou de condamnation d’hommes politiques, ces révélations fiévreuses de leurs malversations, ces fausses factures, cette Haute Cour et ces basses amnisties, toute cette euphorie de pénal, cet emballement fantastique de la machine de Justice, elle-même réélectrisée sans (...) #Insignifiance,_cynisme,_nihilisme

    / Muray P., #Politique, #Progressisme, #Article, #Oligarchie, #Parti_médiatique, #Pseudo-subversion, (...)

    #Muray_P. #Libéralisme

  • #Montpellier : les #policiers traînent par les cheveux une #gilet_jaune, portent plainte contre elle et gagnent 900€ - Le Poing
    https://lepoing.net/montpellier-les-policiers-trainent-par-les-cheveux-une-gilet-jaune-portent-
    #double_peine
    #violences_policieres

    Après deux jours de garde à vue, elle est passée ce lundi 18 novembre en comparution immédiate au tribunal de grande instance de Montpellier. Elle a été condamnée à deux mois de prison avec sursis pour outrage et rébellion, plus 900€ d’amende au total, au bénéfice des deux policiers qui l’ont violentée, et qui se sont constitués #partie_civile.

  • Anti-semitism bandwagon rolled out again
    11 November 2019 – Jonathan Cook
    https://www.jonathan-cook.net/blog/2019-11-11/antisemitism-smears-corbyn
    www.jonathan-cook.net/images/default/jc_fb.jpg

    For a few months over the summer the British corporate media largely lost interest in smearing Labour leader Jeremy Corbyn as an anti-semite. Maybe they had begun to worry that the constant drum-beat of the past three years was deadening the public’s sensitivity to such claims.

    But an election is now weeks away, and the anti-semitism smear bandwagon is being rolled out once again.

    Stephen Pollard, editor of the Jewish Chronicle (who also writes for the Tory-loving Mail, Express, Sun and Telegraph newspapers) has yet again been terrifying readers as best he can, implying not so subtly that voting for Labour might risk a genocide of British Jews. After several years of painting Corbyn – preposterously – as some kind of unkempt, grey-bearded leader of a British Gestapo-in-the-making, Pollard spent the past few days highlighting in the corporate media the predictable results of the latest survey of Jewish public opinion. It suggests that a growing number of Jews are considering leaving Britain if Corbyn manages to oust Boris Johnson from power.

    That we have reached the point where so many British Jews have been persuaded that Corbyn’s vocal criticism of Israel’s oppression of Palestinians means his entire party is infected with a supposed hatred of Jews needs some explaining. It is something I have been trying to do regularly, and in real time, as life has been breathed into these various slurs, both by a corporate media that detests the fairer society a Corbyn party promises and by an Israel lobby that identifies so closely with Israel that it has completely dehumanised Palestinians, to the extent that the crimes against them can be entirely overlooked – treated as no more significant than stepping on an ant.

    In the figure of Pollard, we have a journalist who merges both outlooks, typified in this extraordinary tweet last year that at the time stunned even some of his followers but has now become a staple of the campaign against Corbyn and his democratic socialist politics. Efforts by the left to highlight the class war waged by an elite that’s been sucking the life out of the British economy to enrich itself have been maliciously recharacterised by Pollard and other rightwing journalists (some of whom ensconced themselves in the Labour party during Tony Blair’s rule) as an attack on Jews. But it is not the left that conflates the corporate elite with Jews, it is rightwing journalists like Pollard. (...)

  • « L’alliance entre le #Gauchisme et l’islamisme prétend éviter la guerre » (2/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?975-L-alliance-entre-le-gauchisme-et-l

    Voir la partie précédente (.../...) C : Justement, là on est en pleine affaire [du rappeur] Médine [amené à psalmodier au Bataclan (ce qui ne s’est finalement pas fait)]. Et chez lui, il y a toujours un double sens aux termes : le mot #Islam veut dire paix mais veut dire soumission ; le mot djihad veut dire jihad contre soi-même, c’est-à-dire une espèce d’émancipation religieuse, et veut dire guerre d’extermination , c’est les deux en même temps… Donc il y a toujours une ambiguïté sur lequel on (...) #Comptes-rendus_d'interventions

    / #Politique, #Lieux_Communs, #Islamogauchisme, #Parti_médiatique, #Entretien, #Totalitarisme, #Extrêmes-droites, #Relativisme, Islam, (...)

    http://lahorde.samizdat.net/2018/03/13/cartographie-de-lextreme-droite-francaise-printemps-2018
    http://www.ikhwan.whoswho

  • Comment la #police_des_polices protège les siens

    À Marseille, le 8 décembre 2018, en marge d’une manifestation des « gilets jaunes », des policiers ont fracassé le crâne de Maria∗, 19 ans, lui blessant gravement le cerveau. Notre enquête sur ces violences révèle, preuves à l’appui, la #partialité de l’#IGPN, la police des polices, et sa volonté d’enterrer les faits et nier les responsabilités.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/051119/comment-la-police-des-polices-protege-les-siens
    #violences_policières #France #maintien_de_l'ordre #responsabilité

  • Démission du journaliste Mohammed Zbeeb du journal Al Akhbar, en désaccord sur le ligne éditoriale
    mohammad zbeeb sur Twitter : « صدر ملحق »رأس المال" اليوم من دوني ومن دون غسان ديبة واخرين كانوا من رواد هذه التجربة. منعا لاي التباس، تقدمت باستقالتي من صحيفة « الاخبار »، في الاسبوع الماضي، احتجاجا على موقف ادارة الصحيفة من الانتفاضة. وبالتالي لم اعد مسؤولا عن هذا الملحق. لذا اقتضى التوضيح" / Twitter
    https://twitter.com/mzbeeb/status/1191244266116440064

    صدر ملحق “رأس المال” اليوم من دوني ومن دون غسان ديبة واخرين كانوا من رواد هذه التجربة.
    منعا لاي التباس، تقدمت باستقالتي من صحيفة “الاخبار”، في الاسبوع الماضي، احتجاجا على موقف ادارة الصحيفة من الانتفاضة. وبالتالي لم اعد مسؤولا عن هذا الملحق.
    لذا اقتضى التوضيح

    Le supplément de capital a été publié aujourd’hui sans moi, sans Ghassan Dibba et d’autres pionniers de cette expérience. Pour éviter toute confusion, j’ai présenté ma démission du journal Al-Akhbar la semaine dernière pour protester contre la position de la direction du journal sur l’Intifada. Je ne suis donc plus responsable de ce supplément. Donc, il fallait une clarification

    Mohammad Zbeeb publiait de remarquables articles d’économie politique dans Al Akhbar.

  • Un vrai communiste : Werner Scholem
    Le livre que lui a consacré le spécialiste de la révolution (allemande) de Novembre (1918/19), Ralf Hoffrogge, est disponible en anglais. Pour celles et ceux qui se sont toujours demandé ce que pouvait bien être cette révolution allemande et qui était le frère rebelle de Gershom Scholem.

    Ralf Hoffroge, A Jewish Communist in Weimar Germany: The Life of Werner Scholem (1895-1940)

    Merilyn Moos reviews a new biography of Werner Scholem: an implacable opponent of any accommodation with the far right, and an uncompromising critic of Soviet state capitalism.

    Werner Scholem is a figure rarely heard of in the UK. That he fell out with the Communist Party of Germany (KPD) in the direction of Trotskyism has not helped. This new biography uses Scholem’s life to reveal the long-term impact of the revolutionary days of 1918-19 in Munich and Berlin on both the left and hard right in Germany and the isolation of the Russian Revolution after the failure of the German revolution. It also exposes how early the KPD leadership saw its task as to appeal to members of the ultra-right, rather than to defeat them.

    This 600-page book requires a strong interest in revolutionary politics in Germany in the early 1920s. For those who persevere, the author presents much detail on the period 1919-1926, drawing on a remarkable number of original sources about Scholem’s personal and political life, although not always providing a full analysis of the material it presents.

    Despite the book’s title, the ‘Jewish’ aspect is brief. Scholem was originally a part of a Zionist youth group, Jung Juda. Zionism of the time was secular and had broken with traditional Judaism and with the prevalent assimilationist perspective. Although the book does not suggest this, maybe this involvement encouraged Scholem’s later resilience and refusal to bow to instruction. He soon fell out with Zionism, criticising its ‘war objectives’, which would end up with the occupation of Syria and parts of the Sinai Peninsula.

    [...]

    https://www.rs21.org.uk/2019/10/18/review-a-jewish-communist-in-weimar-germany

    #Werner_Scholem #révolution_de_novembre #révolution_allemande_de_1918 #république_de_Weimar #communisme #parti_communiste_allemand #KPD #Buchenwald

  • #Alessio_Lega - #Straniero

    «Così ogni tanto cerco attorno / chi dallo sguardo fa sfuggire / sul piombo grigio di ogni giorno / la voglia di partire.

    Siamo stranieri a ’sta città / siamo stranieri a questa terra / a questa infame e dura guerra / alla viltà e al letargo.

    Prendiamo il largo verso altrove / dove non seppellisci i sogni / dove non inghiottisci odio / e arrivi a odiare i tuoi bisogni.»

    https://www.youtube.com/watch?v=s_yZTNSjA50


    #étranger #migrations #partir #musique #chanson #étrangers

    • #Mare_Nero

      Noi siamo il mare nero che di giorno sta calmo si muove lentamente si cela nel profondo in un fruscio leggero intona il proprio salmo un canto che gli viene dal termine del mondo e porta di lontano profumo di speranza invade la tua stanza ti fa sentire strano ti fa apparire estraneo al gregge dei montoni condotti nel macello al suono dei milioni.

      Noi siamo il mare nero che di notte protetto dal buio, si alza in onde, si butta sulla riva e se si tira indietro si avvolge nel suo letto per assalire l’ argine con forza ancor più viva.
      Abbiamo vele nere per spingerci nel mare ma non sono bandiere, attento a non sbagliare!
      Noi siamo libertà, ciò che più fa paura sospesi al centro esatto tra ragione e natura

      Siamo gli anarchici...

      Noi siamo il mare nero, la tenebra feroce sparsa sulle piaghe aperte del sistema il nostro sangue infetto né avvelena la foce e la mano del boia mentre colpisce trema perché non c’è è maniera di strapparci alla vita ogni giorno rapita, riscattata ogni sera perché non c’è è paura che possa incatenare il tempo che ogni giorno riusciamo a liberare.
      Noi siamo il mare nero, acque salate e sporche depositiamo dubbi nel ventre d’ ogni fede abbiam molte madonne, tutte piuttosto porche, e ognuno di noi è un dio che si tocca e si vede ed i nostri rosari sono i caricatori che sgraniamo amari nel ventre dei signori noi siamo la paura della classe più ricca noi siamo la torchiera della corda che l’ impicca.

      Siamo gli anarchici...

      Noi siamo il mare nero, la dinamite accesa in questa calma piatta la miccia si consuma “lavorate tranquilli, andate a far la spesa! Sulle vostre autostrade, sepolti nella bruma” sulla strada che fate, di fretta per consumo non più nebbia ma fumo troverete un estate coglioni come siete apritevi il cervello non confondete ancora l’ ultimo campanello
      Noi siamo il mare nero che un giorno vi ha travolti vi ha trovato schiavi, vi ha mostrato l’ uscita ci siamo illusi che voi troppo stanchi dei molti anni nelle catene, rivoleste la vita ma in cambio del permesso di rientrare nel gregge ci rivendete spesso al potere e alla legge perché è la libertà ciò che vi fa paura... sospesi al centro esatto tra violenza e cultura

      Siamo gli anarchici...

      Noi siamo il mare nero, lutto e disperazione per un passato triste, per un futuro incerto e un mondo concepito in guisa di prigione la tagliola che morde chi esce allo scoperto ci fan sentire logori, stanchi anche di gridare avvelenato il mare, sepolti nei ricoveri ricoverati, matti, pazzi per troppo amore con un sudario grigio disteso sul dolore...
      Ma siamo il mare nero, gli aranci della Spagna agro, zucchero e miele, il vino della terra ubriachi di vita di città in campagna troviam nuovi compagni per far guerra alla guerra
      Altro che “addio Lugano”, cantiamo la memoria ma occupiamo la storia, dove siamo e restiamo dove non siamo andremo, ci andremo per davvero perché siam come il mare, noi siamo un mare nero!

      Siamo gli anarchici...

      https://www.youtube.com/watch?v=aWuUmUVIiAg

      #anarchie

  • #Chansons contre la #guerre

    Chansons reliées au poète et journaliste #Carolus_Cergoly

    Fuma el camin
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=123&v=we7_h2pDE1Q

    Al comando portà
    https://www.youtube.com/watch?v=2o9wWYFKAAU

    El kolo go balà
    https://www.youtube.com/watch?v=5Us2RSTy1v8

    Il suo nome : bandito
    https://www.youtube.com/watch?v=cFop98AlsPs


    https://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=1960&lang=fr

    https://www.antiwarsongs.org/do_search.php?idartista=12897&lang=fr&stesso=1

    #Carolus_Cergoly

    Negli anni venti del XX secolo, in pieno clima futurista, fonda il Circolo del Magalà, che organizza spettacoli al Circolo della Marina Mercantile di Palazzo Reineld, per un pubblico limitato.

    Il suo esordio letterario avviene qualche anno dopo con la raccolta poetica Maaagaalà (Quaderni futuristi 1, Casa d’Arte Bruno Rigo Editore, Trieste 1928) edita con lo pseudonimo Sempresù. Successivamente pubblica la raccolta in dialetto veneto Prime fogie (Delfino, Trieste 1931). Seguono Dentro de mi (Gabbiano, Trieste 1938) e Poesie a Barbara (Renato Fortuna, Trieste 1943) in tiratura limitata a sole cinquanta copie. È autore di scritti e articoli teatrali e cinematografici presso riviste di settore, nonché bozzettista e regista di commedie da lui dirette e allestite.

    Nel 1940 è iscritto come ufficiale nei ruoli della Croce Rossa Italiana, e nel 1942 viene distaccato in Ucraina, durante la Campagna di Russia. Nell’anno successivo è congedato e già nell’agosto del 1944 raggiunge i partigiani; dapprima il gruppo «Giustizia e Libertà», poi la Brigata garibaldina «Fontanot», aggregata al IX Corpus jugoslavo.

    Nel 1945 diventa redattore capo del giornale Il Nostro Avvenire. Nell’immediato dopoguerra è socio fondatore, nonché direttore artistico e letterario, del quotidiano democratico indipendente Il Corriere di Trieste, cui rimane legato sino al 1953.

    Nel maggio del 1959, apre la Galleria dei Rettori inaugurata con una mostra personale del pittore, allora esordiente, Pietro Grassi, dove organizza incontri culturali e mostre di artisti locali come Eleonor Fini, Gianni Brumatti, Ugo Carrà e Maria Lupieri.

    Nel 1970 pubblica Ke se poesi, con la raccolta Il Portolano di Carolus. Poesie in lessico triestino. Due anni dopo edita I canti clandestini. Nove poesie in lessico triestino, ispirate alla guerra partigiana e alla deportazione degli ebrei. Nel 1973 cede la Galleria e pubblica Hohò Trieste. Ballatetta in lessico triestino, cui segue l’anno dopo Inter pocula. Poesie segrete triestine.

    Uno scritto di Pier Paolo Pasolini su Il Tempo lo presenta alla critica italiana (i suoi libri contano le recensioni di Andrea Zanzotto e Giovanni Giudici), e pubblica nel 1976 presso Guanda, auspice Giovanni Raboni, la raccolta di versi Ponterosso. Poesie mitteleuropee in lessico triestino, con il quale supera l’ambito triestino e raggiunge il pubblico nazionale. Ottiene però, già settantenne, la piena notorietà col romanzo Il complesso dell’Imperatore. Collages di fantasie e memorie di un mitteleuropeo, pubblicato da Arnoldo Mondadori Editore nel 1979, che stamperà lo stesso anno, dopo il successo di pubblico (ma non di critica) del romanzo, la raccolta completa delle sue poesie, col titolo di Latitudine nord, nella collana Lo Specchio[1], con prefazione di Giovanni Giudici. Nel 1982 pubblica la raccolta di poesie Opera 79 in sostantivo Amore per le Edizioni S. Marco dei Giustiniani di Genova.

    Nello stesso anno, per Bompiani, esce il racconto Il pianeta Trieste, incorporato nel libro Trieste provincia imperiale, splendore e tramonto del porto degli Asburgo (con F. Fölkel).

    Nel 1984 esce, sempre per Mondadori, il secondo romanzo Fermo là in poltrona. Ovvero i teatri della memoria per trastullarsi e fantasticare, scritti da un mitteleuropeo.

    Un giorno prima della morte, il 3 maggio 1987, vide stampato il suo ultimo romanzo L’allegria di Thor. Diario intimo con inchiostri di più colori del mitteleuropeo barone Heinrich Edling von Boffa.

    https://it.wikipedia.org/wiki/Carolus_Cergoly

    #musique #partisans #Italie #Trieste #poésie

    ping @sinehebdo @val_k

  • « Dégoutée » par la politique, Claire Nouvian dégomme Glucksmann, Place publique et le PS - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/politique/degoutee-par-la-politique-claire-nouvian-degomme-glucksmann-place-publiqu

    Claire Nouvian n’a pas aimé, mais alors pas du tout, son court passage dans le marigot politique. Dans une interview à L’Obs, mise en ligne ce lundi, la militante écologiste, l’une des fondatrices, avec Raphaël Glucksmann, de Place publique, annonce qu’elle quitte son mouvement. Et dézingue à tout va.

    Surprise : Les #partis_politiques, ces institutions qui fournissent les candidats aux #élections, le font sur des critères qui ressemblent plus à la vie en entreprise qu’aux aspirations démocratiques des électeurs. (Et on peut faire encore pire : EM.)
    #démocratie #représentation

  • Summer 1961: When France Was Considering Creating a “French Israel” in Algeria - THE FUNAMBULIST MAGAZINE
    https://thefunambulist.net/history/summer-1961-france-considering-creating-french-israel-algeria

    De Gaulle commissions French parliamentary Alain Peyrefitte to consider scenarios of a partition of Algeria in which French interests will remain. In a report that was shortly later published as a book, Peyrefitte thus imagine six hypotheses of partition in a program that he (and many with him) candidly calls an “Israelization of Algeria.” The idea would be to declare the Sahara southern region a “neutral” territory, while the populated north of Algeria would be divided between the new independent Algerian state and another one gathering the European settlers and Algerians who would like to remain French, closely affiliated to France. Although Peyrefitte systematically refers to Israel and its successes (!) throughout his report, he writes that he would prefer a “French-Muslim Lebanon” than “a French Israel” — he indeed considers the hostility of Israel’s neighbors as somehow not desirable for this new state! The most limited scenario would consists in two French ‘islands’ around the cities of Oran and Bone (current Anaba), where the settlers are in majority, while the most extensive one would cover the entire northwestern part of Algeria, all the way to Algiers, which is imagined as a shared city in all hypotheses — remember, we are in the summer of 1961, exactly when the Berlin wall starts to be built.

  • COMMUNITY WORKSHOP | `Izbit Khayrallah - Tadamun
    http://www.tadamun.co/?post_type=voice&p=3131&lang=en&lang=en

    The purpose of the community workshops is to develop an understanding for different neighborhoods in Cairo from the perspective of those who know it the best; its residents. The community workshops start with a brief introduction of TADAMUN project that also showcases success stories of some local initiatives. The participants are then divided into small groups and are asked to draw a map of their area. No instruction is given to influence the type of information or format used. The groups are then asked to comment on their own maps to highlight the following:

    #Egypte #sisi #villes_nouvelles #villes_du_desert #urban_matter #participative_mapping #cartographie_participative #cartoexpériment

  • En #Appuii aux habitants

    Si on vous dit 1968-2018 ? Vous répondez cinquantenaire du joli mois de mai ? Oui, mais pas que : on célèbre aussi les 50 ans du Droit à la ville, livre d’Henri Lefebvre. L’occasion parfaite d’interroger Sylvain, salarié d’Appuii, #association qui lutte aux côtés des habitants de #quartiers_populaires confrontés à la #démolition ou à la #rénovation de leurs lieux de vie.

    Comment est née l’association Appuii [1] ?

    « Tout a commencé en 2005, à La Coudraie, un quartier populaire sur les hauteurs de Poissy, en Île-de-France. Il est situé sur un terrain très attractif, dans une ville et un département plutôt riches. De quoi donner des envies à certains… Le maire avait ainsi pour idée de détruire ce quartier d’habitat social. Mais les habitants ne se sont pas laissé faire, luttant contre une décision qu’ils jugeaient arbitraire et méprisante. Certains d’entre eux sont même allés toquer à la porte de l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette. Et des étudiants ont accepté de leur donner un coup de main – certains se sont investis bien au-delà du cadre de leurs études. Une mobilisation très large, qui a payé : le quartier n’a pas été rayé de la carte.

    La bataille s’est menée sur deux fronts. Un volet ‘‘classique’’ : manifestations, occupation et médiatisation. Et un volet technique, en fournissant des éléments précis, en faisant des propositions, en épluchant les dossiers… Les habitants mobilisés ont ainsi acquis des compétences, jusqu’à être plus au fait des processus urbains que les élus. Et ils l’ont fait dans un vrai esprit de vivacité démocratique : ils se réunissaient et se réunissent encore chaque semaine, ils débattent et avancent ensemble.

    Dans la foulée de cette mobilisation, des chercheurs, amicales de locataires et habitants ont commencé à travailler ensemble dans le cadre d’un programme de recherche-action centré sur la rénovation urbaine et financé par la région Île-de-France. Il s’agissait de monter des actions communes, de réfléchir aux situations de conflit – à Vitry-sur-Seine, ça a même donné un film, Apprendre à travailler ensemble. Un succès. À tel point qu’à la fin du programme, certains participants se sont dit que ça répondait à un vrai besoin et qu’il fallait continuer. Avec pour objectif de créer un outil commun qui réponde aux questions des habitants concernés. À leur envie d’être acteurs, et non passifs ou dépossédés. Une sorte de SOS urbain.

    Tout ça s’est formalisé en 2012 avec la création d’Appuii, association un peu hybride. Y participent des universitaires, des professionnels (ou futurs pros) des métiers de la ville, des militants de quartiers populaires et des habitants qui vivent (ou ont vécu) des projets urbains importants. Toutes les participations sont bénévoles – je suis le seul salarié, chargé de coordonner les différentes actions. »

    En théorie, la loi impose la concertation avec les habitants d’un quartier sur le point d’être rénové, a fortiori quand le financement provient de l’Anru [2]... Ce n’est que de la poudre aux yeux ?

    « La concertation est certes inscrite dans la loi. Et des bureaux d’études sont missionnés par les acteurs institutionnels qui portent un projet urbain, pour le présenter à la population. Mais ça ne marche que dans un sens : les habitants peuvent au mieux exprimer des avis, sans savoir s’ils seront pris en compte. C’est très insuffisant. Il faut de vrais espaces de débat, dans lesquels les habitants disposent d’outils pour faire valoir leurs droits, peser dans le processus, émettre d’autres propositions. D’où l’idée de créer une sorte de plate-forme, de réseau.

    Les discours des décideurs ont évolué sur la question de la participation, mais cette évolution n’a pas forcément été suivie d’effets. Parfois, tout est même fait pour étouffer les initiatives… L’Anru reconnaît elle-même le manque de concertation de sa première vague de rénovation urbaine, dans les années 2000. Elle a donc lancé des conseils citoyens pour la deuxième vague, qui a débuté il y a deux ans. Avec Appuii, on a mené un gros travail pour voir si ces conseils fonctionnaient. Au final, on a constaté qu’ils ne changeaient pas grand-chose : la démolition/reconstruction imposée aux habitants reste la norme. »

    De quelle façon intervenez-vous ?

    « Appuii n’est ni un labo de recherche, ni une association de professionnels, ni un collectif local de quartier. Mais un peu tout ça mélangé – il y a différentes sensibilités et des membres d’horizons divers. On intervient seulement quand on est sollicités par un groupe d’habitants déjà constitué et mobilisé. Quand c’est le cas, on essaye de rapidement nouer contact avec d’autres habitants et collectifs locaux, puis on élargit à d’autres structures – par exemple, le Dal [3], Pas Sans Nous, des associations de locataires…

    Mais on n’est pas un syndicat des quartiers populaires, il n’y a aucune volonté de représenter. Notre rôle tient d’abord aux conseils (techniques, méthodologiques, voire juridiques), puis à la mise en réseau, en tissant des liens et en apportant des retours d’expérience d’autres quartiers. Avec pour objectif qu’il y ait des échanges entre les groupes concernés par des rénovations urbaines (surtout quand elles relèvent de la politique nationale de l’Anru). Appuii est d’abord un facilitateur. On fait par exemple circuler des chartes de relogement produites par des groupes locaux, afin que d’autres s’en emparent, ainsi que des conseils juridiques, des astuces pour financer un avocat…

    L’association ambitionne aussi, à un autre niveau, d’amener les professionnels à s’interroger sur leurs pratiques. Par exemple, dans le domaine juridique : la plupart des avocats spécialisés dans l’urbain travaillent pour les aménageurs, promoteurs et collectivités. Ils se placent rarement au service d’habitants en lutte. Résultat : il y a peu de recours sur les opérations de renouvellement urbain, et trop peu d’attention est portée aux droits des résidents. D’où notre idée de constituer une sorte de réseau de compétences solidaires. Et ce n’est pas qu’une question de diplôme. Par exemple, quand il y a eu des problèmes de plomberie à La Coudraie, c’est un habitant bossant sur des chantiers qui comprenait le mieux les défauts de la réhabilitation et était capable de les expliquer. »

    Y a-t-il une lutte dont tu voudrais particulièrement parler ?

    « Celle de Fresnes à la cité des Groux, une cité de 200 logements. On a été appelé par l’association locale, Renaissance des Groux, qui lutte contre un projet de démolition totale du quartier, ni justifié, ni concerté. Les gens l’ont appris du jour au lendemain. Ils n’avaient pas l’habitude de s’exprimer et se sont demandé comment empêcher le bailleur d’effacer leur quartier et comment faire face aux pressions. Appuii est alors venue leur prêter main-forte. Depuis deux ans, on a lancé (et participé à) pas mal d’initiatives : des ateliers pour enfants, des pétitions, des recueils de témoignages d’habitants, la construction d’une maquette du quartier, une expo de photos… Le but : redonner une place centrale aux habitants. Pour qu’ils construisent des envies communes pour le futur, sans se laisser abattre par le mépris des institutions – par exemple, le bailleur ne répond ni à leurs sollicitations, ni à leurs courriers… En parallèle, Appuii a aussi lancé une procédure pour avoir accès aux documents administratifs. »

    Comment vois-tu les différentes luttes d’habitants dans l’Hexagone ?

    « Que ce soit en Île-de-France, à Nantes, à Échirolles, à Marseille ou à Clermont-Ferrand, un même constat se fait jour, celui de la nécessité d’une convergence des luttes urbaines. Il faut croiser les luttes, qu’il s’agisse de sauver des terres agricoles ou de combattre des projets imposés et destructeurs. C’est la seule façon d’exister face à la machinerie de communication des métropoles ou promoteurs. Et de faire échec aux logiques de la ville industrielle, puis post-industrielle : relégation des plus pauvres et accaparement des terres pour le seul profit. Des logiques très bien exposées par Henri Lefebvre dans Le Droit à la ville, livre fondamental dont on fête cette année les cinquante ans. Pour célébrer cet anniversaire, une série d’événements auront d’ailleurs lieu de mars à mai à Paris-Nanterre, Grenoble, Tours, Lille, etc. Il ne s’agit pas seulement de commémoration, mais de luttes actuelles pour faire vivre ce droit à la ville. »

    http://cqfd-journal.org/En-Appuii-aux-habitants
    #résistance #urban_matter #villes #géographie_urbaine #logement #droit_à_la_ville #concertation #participation #Fresnes #cité_des_Groux #France

    • Appuii

      L’association APPUII est composée d’enseignants-chercheurs, de professionnels des métiers de la ville, d’étudiants, de membres d’associations locales et d’habitants de quartiers populaires.

      APPUII intervient en soutien à des demandes de collectifs informels ou associations reconnues qui se mobilisent pour que la ville se fasse avec eux et non contre eux.

      Il s’agit de mobiliser des ressources, de renforcer des capacités, de mettre en place des intermédiations avec ces collectifs et associations afin de produire d’autres informations, des #alternatives d’aménagement ou des méthodes de débat.

      APPUII se positionne aussi à l’échelle nationale pour contribuer à alimenter une action sur la ville COOPERATIVE, SOUCIEUSE D’ECOUTE ET D’EGALITE.

      https://appuii.wordpress.com
      #alternative

  • Si faible et si fragile démocratie française
    https://www.mediapart.fr/journal/france/280919/si-faible-et-si-fragile-democratie-francaise

    Tandis que les États-Unis face à Donald Trump illustrent la vitalité d’une culture démocratique contre les abus du pouvoir exécutif, la France offre le spectacle d’une démocratie de basse intensité, confisquée par la monarchie présidentielle.

    #Parti_pris #France,_démocratie,_Présidentialisme,_A_la_Une

  • Ce que l’on sait après l’incendie de l’usine #Lubrizol à #Rouen

    De nombreuses inconnues perdurent sur la nature et les effets des substances émises depuis jeudi par l’usine chimique dans la région de Rouen.

    Par Gary Dagorn , Léa Sanchez , Arthur Carpentier , Assma Maad et Séverine Maublanc Publié hier à 18h47, mis à jour hier à 20h59

    Jeudi 26 septembre, un violent incendie s’est déclaré à Rouen, au sein de l’usine chimique de l’entreprise américaine Lubrizol. Le feu s’est déclaré vers 2 h 40, dans un dépôt de produits conditionnés de type additifs pour lubrifiants, selon la direction de l’usine. En tout, l’incendie a mobilisé 240 pompiers de Seine-Maritime et des départements voisins, aidés de 50 véhicules. Plus de huit heures après l’embrasement, l’incendie a été maîtrisé, puis définitivement éteint vendredi matin.

    Depuis jeudi, l’incendie a dégagé un lourd et épais panache de fumée, provoquant des retombées de suie sur toute la zone nord-est de la ville et suscitant de nombreuses inquiétudes.

    Que fabrique l’usine Lubrizol ?

    Créé en 1954, le site de 14 hectares situé sur les bords de la Seine emploie actuellement 400 personnes, selon la préfecture de Seine-Maritime. Elle est la propriété du groupe chimique américain Lubrizol Corporation, qui appartient lui-même à Berkshire Hathaway, la holding de l’homme d’affaires américain Warren Buffett.

    L’usine fabrique et commercialise des additifs pour enrichir les huiles, des carburants et des peintures industrielles. Jusqu’en 2009, elle était classée #Seveso « seuil bas », jusqu’à ce que des analyses écotoxicologiques conduisent les services de l’Etat à la reclasser dans le « seuil haut ». En 2013, une émission de #mercaptan, un gaz nauséabond toxique, venant de l’usine avait été ressentie à plusieurs centaines de kilomètres à la ronde jusqu’à Paris et en Angleterre.

    Combien d’habitants vivent près de l’usine ?

    A peine plus de trois kilomètres séparent l’usine Lubrizol du centre-ville historique de Rouen. Le site industriel, situé sur la rive gauche du fleuve, se situe au cœur d’un territoire très peuplé : la métropole Rouen-#Normandie compte 490 000 habitants, selon les données 2016 de l’Insee, et regroupe 71 communes. Douze d’entre elles, en plus de Rouen, ont été touchées par des mesures de confinement des maisons de retraite et de fermeture des établissements scolaires, ainsi que des crèches. Elles rassemblent environ 65 000 habitants, en plus des 110 000 de la capitale normande.

    Quelle est la #toxicité des produits qui se sont dégagés ?

    Le préfet a affirmé lors d’un point de situation, vendredi 27 septembre à la mi-journée, que les suies contenaient des « composants essentiellement liés à la combustion d’huile de produits finis, d’additifs chimiques pour huiles et d’#hydrocarbures, d’où d’ailleurs ces suies noires, grasses que nous constatons ».

    Le préfet a écarté, à plusieurs reprises, tout risque de « toxicité aiguë » dans l’air. Des seuils légaux de toxicité aiguë sont fixés par les autorités ministérielles pour chaque composé chimique.

    Le professeur André Picot, ancien directeur de l’unité prévention en risques chimiques au CNRS, explique dans Paris-Normandie que, sans connaître la « nature des produits », il est « extrêmement risqué d’avancer qu’il n’y a pas de toxicité aiguë ou, en tout cas, subaiguë, c’est-à-dire une toxicité non négligeable ». Selon lui, il ne faut, cependant, « pas systématiquement alarmer, tant qu’on ne connaît pas le degré de dangerosité des produits consumés ».

    Des produits radioactifs s’y trouvaient-ils ?

    Des internautes se sont inquiétés d’un tableau, réalisé par l’inspection des installations classées et datant de 2006, faisant état de la présence de substances « radioactives (utilisation, dépôt, stockage) sources scellées conformes », pour un volume de 6 882 mégabecquerels (MBq).

    Le préfet de Seine-Maritime a toutefois assuré, vendredi matin, « qu’il n’y avait pas de produits radioactifs » stockés sur le site. Cette #radioactivité s’explique, en fait, « par la présence de huit machines utilisées pour évaluer le niveau et la densité dans des bacs », explique Céline Reuter, responsable de l’unité d’expertise des sources à l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Ces appareils de mesure, répandus dans le secteur industriel, fonctionnent grâce à du césium 137, un élément radioactif scellé dans une double enveloppe métallique. « Aucune des sources n’a été touchée par l’incendie. On a fait une levée de doute. Il y a eu confirmation », précise Jean-Yves Lagalle, colonel des pompiers de Seine-Maritime.

    Des victimes ont-elles été recensées ?

    L’incendie n’a causé aucune victime directe. Sur les réseaux sociaux, des internautes ont fait part d’irritations ou encore de maux de tête. Vendredi à la mi-journée, Benoît Jardel, médecin du SAMU, a fait savoir que 51 personnes décrites comme « fragiles », « sensibles » ou ayant des pathologies respiratoires ont été examinées dans différents établissements de santé dans la journée de jeudi et dans la nuit suivante. Cinq d’entre elles, toutes des adultes, sont restées dans des services d’hospitalisation de courte durée.

    Pourquoi l’indice de qualité de l’#air a-t-il cessé d’être diffusé jeudi ?

    Jeudi 26 septembre, alors que l’incendie était en cours, de nombreux internautes se sont émus de l’arrêt de la diffusion de l’indice Atmo à Rouen. Cet indicateur journalier décrit la qualité de l’air dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants en se basant sur la mesure de dioxyde de soufre, d’ozone, de particules fines et de dioxyde d’azote. Mais son mode de calcul « ne prend en compte ni les odeurs ni les polluants atypiques émis lors d’accident », précise l’association régionale Atmo Normandie. En outre, l’organisme ne dispose pas de stations de mesure dans la zone vers laquelle s’est dirigé le panache de fumée et a donc décidé de suspendre, jeudi matin, la diffusion de cet indice en considérant qu’il n’était « pas représentatif de la situation » sans cesser pour autant de réaliser des mesures. Il a été remis en ligne vendredi 27 septembre dans la matinée. Atmo Normandie précise avoir mis en place « des mesures complémentaires dont l’analyse complexe ne peut être en temps réel, car faite en laboratoire de chimie ».

    Quels risques pour l’#agriculture et les milieux naturels ?

    Des retombées d’hydrocarbures ont été constatées à Rouen et ses environs, dans des jardins, propriétés agricoles ou encore sur des légumes. Selon la chambre d’agriculture de la Seine-Maritime, plusieurs agriculteurs et laiteries ont déjà tiré la sonnette d’alarme. A titre de précaution, le préfet de la Seine-Maritime a émis des recommandations spécifiques :

    – les éleveurs qui possèdent des animaux en plein air doivent « les rentrer et sécuriser leur abreuvement et leur alimentation en les plaçant sous abri ». Il est interdit de nourrir les bêtes avec des « aliments souillés » et il faut « faire pâturer les ruminants sur des pâtures saines ».

    – les agriculteurs ne doivent rien récolter « en l’attente de précisions ultérieures » et de ne pas chercher à nettoyer les champs impactés.

    – les riverains ne doivent pas consommer les produits de leurs jardins s’ils ne sont pas épluchés ou correctement lavés. « Un plan de surveillance renforcé sera mis en place, tant sur les denrées végétales que d’origine animale, pour garantir la parfaite salubrité des produits destinés à la consommation humaine. »

    Des inquiétudes demeurent sur une éventuelle pollution des nappes phréatiques. Le préfet a affirmé, vendredi, qu’il n’y avait « a priori » pas de risques les concernant. Mais l’association environnementale Robin des bois s’est interrogée sur les réseaux de l’usine « saturés » et le « risque de migration des hydrocarbures et autres déchets toxiques dans les nappes phréatiques ». L’association met en garde contre le lavage des voitures ou des maisons encrassées : « Si les gens nettoient ça au Kärcher, on va se retrouver avec des eaux polluées qui vont aboutir ou bien dans la Seine, ou bien dans la station d’épuration. »

    Quel a été le précédent incident dans cette usine ?

    En janvier 2013, un bac de dialkyldithiophosphate de zinc s’était décomposé, émettant du mercaptan, fortement odorant – c’est lui qui donne au gaz de ville son odeur spécifique – et toxique à très forte dose. Le panache du gaz s’était étendu de la Manche à l’Ile-de-France.

    La décomposition de ce produit chimique avait été causée par la température excessive et par un temps de séjour trop long dans le bac. Le traitement « trop tardif » de la décomposition opéré par les employés n’a pas permis de minimiser l’émission de mercaptan et l’a même favorisée. Toutefois, l’enquête publique avait ensuite noté que « les concentrations correspondant aux effets irréversibles n’avaient pas été atteintes dans l’environnement ». L’entreprise avait été condamnée en avril 2014 à une amende de 4 000 euros pour nuisance olfactive, mais le délit de mise en danger de la vie d’autrui avait alors été écarté.

    A la suite de l’incident, l’entreprise s’est engagée sur plusieurs années dans des travaux afin de réduire la probabilité de survenue d’événements de type « mercaptan » ou « autres émanations ». Le préfet a assuré jeudi que l’usine était « aux normes telle que nous l’avons vue en 2019 », en rappelant qu’« elle ne l’a pas toujours été » et qu’en 2017, « elle a fait l’objet d’une mise en demeure » en raison de « 17 manquements », puis que « la mise à niveau a été réalisée ».

    Que signifie le classement Seveso ?

    C’est le nom d’une directive européenne prise en 1982, six ans après l’émotion suscitée par la catastrophe écologique et sanitaire de l’usine chimique Icmesa, située sur la commune de Seveso, à une vingtaine de kilomètres au nord de Milan, en Italie. La directive incitait les pays européens « à se doter d’une politique commune en matière de prévention des risques industriels majeurs » et demandait « aux Etats et aux entreprises d’identifier les risques associés à certaines activités industrielles dangereuses et de prendre les mesures nécessaires pour y faire face . »

    Le dernier cadre de cette directive, Seveso 3 a été établi en 2012. Entrée en vigueur en 2015 en France, elle « introduit des normes plus strictes en matière d’inspection et renforce l’obligation d’information du public, du personnel et des exploitants des établissements voisins ».

    La directive Seveso distingue deux type d’installations (seuil haut et seuil bas) dont les mesures de sécurité et les procédures varient. Selon la base nationale des installations classées, la France compte 1 378 sites Seveso (634 en seuil bas et 744 en seuil haut) sur lesquels des études sont menées pour évaluer les risques et des plans de prévention des risques technologiques (PPRT) qui limitent l’urbanisation, sont mis en place. Le PPRT de Lubrizol avait été approuvé en 2014.

    Gary Dagorn , Léa Sanchez , Arthur Carpentier , Assma Maad et Séverine Maublanc

    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/09/27/ce-que-l-on-sait-au-lendemain-de-l-incendie-de-l-usine-lubrizol-a-rouen_6013